Tout feu tout flamme !

TOP 14... 6è journée,     Toulon  –  Castres     33 – 12

Et tout flambe !

Le RCT de Bernard Laporte n’en finit pas d’enflammer le public de Mayol et ce championnat par ses stars et ses performances flamboyantes. Sixième victoire consécutive et avec le bonus offensif, s’il vous plait !

Les dés sont jetés sur le TOP 14, Toulon a la baraka… Rien ne va plus ! Ou tout va trop bien pour les varois que rien ne semble pouvoir arrêter dans leur lancée vers le titre.

A la fin de ce match à sens unique où les castrais n’ont pu éteindre l’incendie dans leur défense, volontairement allumé par l’infernal trio pyromane que constitue Giteau, Michalak et Wilkinson, le stratège toulonnais se gargarisait de cette rhétorique, un sourire jusqu’aux oreilles.

« Comme je dis à mes joueurs, ne vous enflammez pas mais gardez la flamme ! »

Et d’ajouter.

« je leur dis chaque jour la chance que j’ai d’entraîner une telle équipe. J’ai la banane en arrivant chaque matin à l’entraînement »

Et la banane, cette envie de faire du jeu et de se sublimer, les joueurs varois semblent l’avoir entamée par le bon bout. Un sans faute qui confirme leur talent mais surtout un état de forme autant qu’un état d’esprit irréprochable.

D’accord, ça démonte toutes mes analyses précédentes tant le résultat et la manière sont au rendez-vous.

Que dire de cette percée flamboyante de Giteau qui intercepte un ballon entre deux gros castrais et file droit à l’en-but pour le premier essai de la partie. Cinq minutes de jeu et déjà 10-0 avec la botte de Wilkinson aux commandes.

Kockott aura beau réduire le score en passant des pénalités pour Castres, le jeu est toulonnais sous la houlette de Michalak associé à la charnière à son bourreau de 2003, souvenez-vous cette demi-finale de coupe du monde où Wilkinson a écoeuré son homologue français.

Michalak pour Wilkinson, puis Mermoz qui déchire le premier rideau et Oriolli, le talonneur termine le travail initié par le duo de chef d’orchestre. 17-12 à la mi-temps, les castrais s’accrochent mais ne verront pas le jour en seconde période pas plus qu’ils ne marqueront le moindre point.

Smith et Wilkinson parachèveront l’œuvre toulonnaise, le premier en inscrivant l’essai du bonus, concluant une action combinée entre Wilkinson et Mermoz, encore !...  le second, ajoutant deux pénalités et un drop. Rien que ça. C’est beau et énervant pour qui est en face.

S’il n’y a pas de quoi s’enflammer pour les toulonnais, tant la saison est encore longue, il semble que la Provence côte d’Azur est déjà bien embrasée, surtout quand on sait que dans l’autre sport local, les marseillais opèrent exactement le même début de saison en ligue 1 de football. 

Il se pourrait bien que les toulousains jouent les pompiers de service dès le week-end prochain !


Des basques qui collent !

Racing-Métro  – Biarritz    13 – 12

Les racingmen ont été bien inspiré de marquer ce premier essai dès le début des hostilités et de prendre cette avance de dix points.

Parce que les biarrots ont collé au cul des franciliens à les faire douter pendant plus d’une heure jusqu’à la fin.

L’interception de Saubade qui va au bout et marque l’essai entre les poteaux est heureuse, presque divine. A la mi-temps les basques ont une pénalité de plus en poche que les locaux qui bénéficient de l’avantage en points de l’essai salvateur (13-9).

Au retour des vestiaires, Biarritz met une pression d’enfer sur le Racing qui est à deux doigts de prendre un essai. Il s’en tirera à moindre mal avec une pénalité encaissée qui ramène Biarritz à un point (13-12). S’en suit une course poursuite qui n’est pas sans rappeler celle des clermontois contre ces mêmes Racingmen. Sauf que cette fois l’issue sera à l’avantage des franciliens.

Près de quarante minutes sans un seul point, au bout d’un suspense haletant, mais le temps ne suffira pas aux deux équipes pour faire la différence ! … Quarante minutes, dos à dos, se neutralisant et leurs buteurs échouant à tour de rôle, pour prendre l’avantage pour le BO, par Baby, Traille puis Peyrelongue, tous trop courts ou creuser l’écart pour le Racing, par Germain, malchanceux avec un poteau.

Et pourtant que les biarrots ont mis de l’allant pour surprendre cette défense du Racing réputée et avérée infranchissable. Ils ont eu chaud aux fesses les racingmen, sans réussir à décoller au score et ces basques surtout, aussi collants que des malabars qui en ont sous la godasse.

Deux belles équipes qui confirment qu’elles joueront les premiers rôles et qu’il faudra se lever tôt pour les déloger du TOP 6.

 

En bref…

Mont de Marsan n’aura pas su relancer sa saison face à un concurrent direct au maintien, Agen qui prive les montois du moindre point chez eux et leur inflige une défaite qui fait mal au moral et les condamne presque avec un zéro pointé en six journées (16-28).

Clermont, en haut de tableau, n’aura pas laissé échapper sa 46ème victoire à domicile, avec le bonus offensif, face à un XV de Grenoble motivé et appliqué qui contrariera ce bonus par deux fois, en vain (44-20).

Même opération pour Toulouse à Bayonne qui se remet de son non match à Montjuic de la semaine passée, avec un bonus offensif qui met les basques à nouveau dans une posture difficile, reléguable devant Mont de Marsan (6-35).

Bordeaux-Bègles concède une défaite à domicile, dure à digérée, à un point du bonus défensif, face à Montpellier qui se replace dans la course du haut de tableau (15-23).

Pour finir, bonne nouvelle pour les parisiens, le Stade Français ne laisse pas Perpignan contrarier ses ambitions et s’impose de belle manière grâce notamment à l’ex-catalan Porrical impeccable au pied (34-24). Les deux formations se placent en milieu de tableau dans le peloton des équipes qui fuient la zone reléguable.

Les perdants du jour, outre Mont de Marsan au fond du trou, sont Bayonne et Bordeaux-Bègles qui occupent respectivement la douzième et la onzième place du classement.

Toulon confirme sa suprématie sur ce championnat, quand Clermont et Toulouse s’affichent comme des incontournables aux premières places. Et cela pourrait s’avérer dès le week-end prochain après le choc entre Toulouse et Toulon à Ernest-Wallon.

Derrière, le Racing-Métro, Biarritz, Castres et Montpellier seront des outsiders sérieux et les prétendants logiques au TOP 6, sauf qu’avec trois sièges restants, attention au jeu de la chaise musicale.

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

La semaine prochaine…

Le match au sommet à ne pas rater, bien sûr, le premier duel des grosses écuries :

  • Toulouse – Toulon

Mais il y a aussi de quoi se régaler avec

  • Biarritz – Bayonne, le derby basque, un classique ! 
  • Clermont – Paris, toujours une belle affiche !
  • Montpellier – Castres, pour une place au soleil !
  • Agen – Bordeaux, l'autre derby d'Aquitaine.

A suivre également :

  • Perpignan – Mont-de-Marsan
  • Grenoble – Racing-Métro