Une étoile au Michelin !

TOP 14... 7è journée,     Clermont  –  Stade-Français     28 – 25

Il faut croire que passer au stade Marcel Michelin crée un véritable déclic chez ses visiteurs.

Allez savoir ce qu’ils viennent chercher. Tels des grands chefs rêvant de cuisiner le meilleur du rugby, sans doute, ils sont en quête de repères autant que de reconnaissance dans le plus grand des guides, dans ce monument du beau jeu et du meilleur public… le Michelin !

Ici personne n’ose imaginer repartir avec ce sésame, cette victoire, comme une étoile qui sacrerait celui qui aura fait tomber un géant au pays de l’Ovalie, sur son terrain, dans sa propre cuisine, après 46 victoires consécutives. Rien que ça !

Mais ici tous semblent s’appliquer, plus qu’ailleurs, pour y parvenir et il s’en faut de peu à chaque fois qu’ils décrochent la une de cet exploit.

Un grand déclic pour une petite claque !

Après Perpignan, avec une équipe amputée, puis le Racing Métro, voilà le Stade Français métamorphosé en équipe qui retrouve les valeurs du rugby et le goût du jeu au point de cuisiner les jaunards dans leur camp et faire bouillir son public jusqu’à la limite du temps réglementaire.

Oui mais voilà, à la fin, le vainqueur est toujours clermontois, comme une claque, plus ou moins grande, où le maître de maison décuple ses efforts et son savoir-faire pour revenir dans un match aux mains adverses et l’emporter sur le fil.

A chaque fois, c’est pareil. Les jaune et bleu veulent trop en faire, tout en démonstration de leur allant et panel de jeu, à tel point qu’ils s’emmêlent les mains quand ils attaquent et s’entravent les pieds quand ils défendent. Et ce vendredi soir, en ouverture de la 7ème journée du top 14, ils n’ont pas fait exception.

Première minute de jeu, Paris s’ouvre l’en-but clermontois pour un premier essai surprise par Warwick qui leur donne confiance.

Si les auvergnats réagissent par Domingo quelques minutes plus tard, il n’empêche que l’ailier parisien, Vuidravuwalu, va se régaler par deux fois à la demi-heure de jeu, laissant les locaux sans voix, sur le terrain comme en tribune.

22-7 avant que Parra ne réduise le score par une pénalité pour regagner le vestiaire avec trois points de plus et douze points de retard.

La seconde période offrira un match à sens unique aux spectateurs confiants, ils en ont vu d'autres je vous disais, et puis James est passé aux commandes. Mais pour autant la défense parisienne, ressoudée, ne laissera rien passer, l’occasion est trop belle, quitte à faire des fautes, que Parra concrétisera à chaque fois.

13, 16 puis 19, les jaune et bleu se rapprochent et se voient même refuser logiquement à la vidéo un essai de Fofana mais peu importe, James est dans un grand jour et égalise par un drop bien botté (22-22).

Pourtant une nouvelle faute clermontoise offre l’avantage à Porrical et son équipe. Tout est à refaire. Parra s’en charge et égalise sur la pénalité suivante (25-25). Le suspense est à son comble.

On se dit que ce score de parité est un moindre mal pour les deux équipes. C’était sans compter l’homme du match, le maître à jouer de cette équipe, Broke James, qui claque le drop de la gagne, sur le gong de la fin du match, un geste qui le fuyait depuis ce quart de finale de coupe d’’Europe perdu d’un point qui annonçait son déclin.

Ne cherchez plus le guide au Michelin !

Il est tout trouvé. Et mon petit doigt me dit qu’il ne manque pas grand-chose pour qu’il offre enfin à ce maillot jaune et bleu sa première étoile.

Rendez-vous dans quinze jours pour le premier acte de la quête clermontoise, ici dans ce chaudron des grands chefs, face aux Scarlets.

 

En bref…

Toulon a du céder sa place de leader aux clermontois, après sa large défaite à Toulouse qui recolle à 3 points à la troisième place. J’espère au moins pour les stars varoises que les vacances en Corse ont été aussi bonnes que le score a été corsé (32-9).

Quant à Biarritz, il n’a pas eu la même réussite dans son derby basque que les auvergnats et, malgré sa domination face à Bayonne, il a du concéder la victoire à son voisin, tout heureux lui de se sortir de la dernière place (15-16).

Montpellier en profite pour se coller derrière à la cinquième place, grâce à sa victoire sur Castres, acquise dans la douleur (19-12).

Mais la grosse surprise vient de Grenoble qui a disposé du Racing-Métro de belle manière (27-13), éjectant ainsi son adversaire du jour et les castrais hors du TOP 6. Chapeau !

Pour achever le tableau de cette septième journée, Agen et Perpignan ont eu du mal a obtenir gain de cause et de leurs matchs face respectivement à Bordeaux (19-15) et Mont-de-Marsan (15-6).

Bordeaux et Paris sont les deux malheureux du week-end, récompensés seulement d’un point de bonus défensif alors qu’ils méritaient mieux, et se retrouvent aux deux avant-dernières places, tout en restant collés au peloton du maintien.

Ce championnat est plus que serré, il est captivant !

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

La semaine prochaine…

Des matchs au sommet pour atteindre ou rester dans le TOP 6 tout comme pour reprendre ou garder la première place

  • Biarritz – Toulon
  • Racing-Métro – Montpellier
  • Castres – Clermont
  • Grenoble – Perpignan

Des rencontres cruciales pour fuir la relégation

  • Bayonne – Agen
  • Bordeaux – Toulouse
  • Mont-de-Marsan – Stade Français