Même pas peur !

TOP 14... 10ème journée,     Toulon – Stade Français    24 – 19

En ce lendemain de fête d’Halloween, le Stade Français s’est rendu au stade Félix Mayol déguisé en sorcière rose... prête à jeter un mauvais sort à l’encontre de la phénoménale série des vampires varois.

Ces derniers, premiers impressionnants de notre championnat, n’ont pas eu à changer leurs costumes de monstres épouvantables du ballon ovale qu’ils portaient déjà, ici même, contre des bayonnais terrifiés et tétanisés (59-0 quand même !).

Oui mais voilà, les enfants de la terreur ont eu beau frapper à la porte de la défense parisienne, ils ont eu bien du mal à récolter les friandises de leur travail, inhabituellement laborieux.

Même pas peur !

Seul Jonny Wilkinson a été convaincant, dans sa terrible efficacité au pied, en bon élève récitant presque sans faute (8/9) sa table de 3 et récoltant à lui tout seul tous les bonbons de son équipe. Pour le reste, les sorcières parisiennes ont soufflé le show et l’effroi aux toulonnais.

La farce était presque parfaite !

Mené 12 à 6 seulement à la pause, grâce aux pieds de Dupuy et Plisson, Paris subit en début de seconde période, en infériorité numérique, privé de son arrière Bonneval qui reviendra avec une hargne payante. En attendant Jonny amasse les confiseries. 15-6 puis 18-6. Le public se régale à ses frais.

La réaction parisienne ne se fait pas attendre et Porrical, tout juste entré en jeu, concrétise le travail de ses attaquants à l’heure de jeu, juste avant que Delon Armitage ne soit exclu pour dix minutes. 18-9 puis 18-12, dix minutes plus tard, le bonus défensif est dans la poche. On sent que Toulon baisse de régime et Bonneval en profite pour inscrire un essai extraordinaire sur un contre de plus de 80 mètres. Il déborde au pied, comme un footballeur, toute la défense varoise, surprise, alors qu’elle s’apprêtait à marquer de l’autre côté. Allez hop, aboules les friandises !

Porrical en prend deux de plus pour son compte personnel en passant la transformation.
18-19. Paris crée la sensation en menant à Mayol, à 8 minutes du terme.

Seulement deux minutes plus tard, les parisiens se font prendre par la patrouille ou par la trouille et immédiatement punir par le grand sorcier Wilkinson, l’arme fatale du RCT qui repasse devant, 21-19. Et comme un malheur n’arrive jamais seul, surtout en ce jour maléfique où le diable et ses suppôts rôdent, l’arbitre offre la balle de match à Wilkinson qui la charge sur son tee avant de dégainer impeccablement entre les deux yeux des perches parisiennes.

Le Stade Français aura réussi à empocher un point de bonus et surtout, sous son costume rose à fleurs, à faire peur au leader. Tandis que Toulon aura trouvé des points à reprendre sur son costume de monstre invincible, avant de se rendre dans l’antre imprenable du stade Marcel Michelin où l’ogre auvergnat pourrait bien n’en faire qu’une bouchée.

Euh… faut-il encore que les jaunards reprisent les manches du jeu qui fait leur réputation.

 

En bref…

Clermont, justement, qui se déplaçait à Agen, n’a pas su élever le niveau de jeu de son adversaire dans une première mi-temps médiocre. Heureusement on verra des essais en seconde, trois contre un pour les jaune et bleu, pas suffisant pour un bonus offensif, tout juste pour celui défensif des agenais (18-11).

Toulouse a retrouvé des belles couleurs face au Racing-Métro, à l’image d’un fabuleux McAlister. Les toulousains repartent avec un bonus offensif rassurant (32-13) qui les ramène à 2 points des clermontois, eux, toujours à 5 longueurs des toulonnais.

Juste derrière, prêt à se mêler à ce trio dominant, Montpellier a rempli son contrat en empochant un bonus contre Mont de Marsan qui aura résisté comme il a pu avant de lâcher prise… dès la reprise (32-16). Plus qu’à 2 points des haut-garonnais, les héraultais comptent bien jouer les fauteurs de troubles.

Castres et Grenoble n’ont pas tremblé pour conserver leurs précieuses places dans le TOP 6, sans bonus, respectivement contre Perpignan, dans un match fou que les castrais auraient pu perdre (38-36), et Biarritz, sans brio ni solution pour espérer quoi que ce soit, malgré un deuxième essai vain en fin de match (34-21).

Au classement, derrière ce TOP 6, les perdants du jour se voient rattrapés par Bayonne qui est venu à bout de Bordeaux à l’heure de jeu grâce à un essai de Spedding (22-11).

C’est Agen et Bordeaux qui se partagent la place du second reléguable devant Mont-de-Marsan. Les prochaines journées vont être primordiales pour ce duo s’il ne veut pas se faire distancer par le peloton.

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

La semaine prochaine…

Ca y est, les internationaux ont quitté leurs clubs à l’appel de leurs sélectionneurs pour la tournée d’Automne. Une absence, lors de la prochaine journée en doublon, qui n’aura pas un très gros impact pour des équipes impactées comme Montpellier, Perpignan, Castres, Paris ou le Racing qui n’ont pas la même profondeur de banc que Toulouse, Toulon ou Clermont.

En effet, la 11ème journée semble se faire affronter ces équipes lésées entre elles, hormis peut-être pour Paris et Castres qui affrontent des adversaires au complet et le couteau de la PRO D2 sous la gorge.

Au programme dès vendredi 9 novembre :

  • Toulouse – Montpellier à 20h50, pour une place sur le podium,

Samedi, ensuite :

  • Clermont – Toulon à 15h, alerte à la tempête sur le Michelin,
  • Paris – Agen à 17h, pour accrocher le bon wagon ou une casserole,
  • Racing Métro – Mont de Marsan à 17h, pour faire le plein sans en perdre une goutte,
  • Biarritz – Perpignan à 18h30, l’occasion de jouer les premiers rôles,
  • Bordeaux – Castres à 18h30, va falloir monter le niveau pour ne pas descendre,
  • Grenoble – Bayonne à 18h30, un promu qui monte face à un promis à la descente.