Flippant le dauphin !

TOP 14... 24ème journée,           Toulon – Clermont    26 – 26 

Ca pouvait être la finale de ce championnat. Ca aurait du l’être.

Oui mais voilà, il y a les phases finales.

C’est le paradoxe de notre TOP14. Trop de matchs, un calendrier trop chargé selon certains, des doublons absurdes pendant le VI nations et des impasses calculées comme lors de ce duel au sommet, ce combat de coqs acharné, auquel on voudrait nous faire croire entre les deux leaders alors que les meilleurs joueurs visiteurs sont dispensés, ménagés en vue des échéances à venir, toutes les demies en poche.

Où est l’enjeu de ce match, si ce n’est une première place plus confortable que la seconde, permettant de choisir le jour de sa demie et sans doute éviter des toulousains toujours redoutables ?

Mais qui vaut-il mieux éviter entre Toulouse, Montpellier ou encore un Racing en pleine réussite ?

Cotter l’a bien compris. Inutile de dépenser de l’énergie dans un tel match. Son équipe est totalement remaniée, compétitive certes, mais remaniée. Absents, les Byrne, Rougerie, Sivivatu, Nalaga. De nos artilleurs du quart de finale en H Cup, seul Fofana subsiste sur le banc. Au repos, les Bonnaire, Vosloo, Cudmore, Hines, Domingo, Kayser, Zirakashvili, la locomotive du train d’enfer imposé par le pack auvergnat. Exit, James et Parra les métronomes du jeu clermontois. Rien que ça !

Alors monsieur Boudjellal vous pouvez bien vous gargariser aux micros de mes confrères, vrais journalistes eux, pour clamer haut et fort votre première place et la logique de vous déclarer champion sans phase finale.

Seulement vous oubliez juste que si le championnat était tout autre, les confrontations, tout comme votre première place le seraient également.

Alors un peu de modestie, monsieur Boudjellal, contentez-vous de craner dans le bain du Vélodrome, aux premières places, à voir votre dauphin amuser la galerie à votre gloire, sans apparats, ni James, Bonnaire etc.

Quoi, je disserte et j’en oublie de parler du match. Quel match ?

Si je dois rejoindre pour une fois le président du RCT, c’est bien sur l’inutilité de ces phases finales qui, rappelez-vous, l’an dernier ont été d’un niveau pitoyable jusqu’à la finale, alors qu’un tel match comme ce dimanche ou encore celui de Clermont contre Toulouse la semaine prochaine devraient être décisifs pour désigner le champion.

Alors quoi, que le dauphin ait fait flipper le requin dans son bassin avec des remplaçants de qualité certes, à l’image de l’ouvreur néo-Z Delany et de l’ailier Nakaitaci, impressionnants, mais des remplaçants tout de même, avant de s’incliner dans un match nul flamboyant de gala sous le soleil de Marseille, franchement... on s’en tape le coquillard.

Toulon est premier… et Toulouse sera champion. Ainsi s’écrit notre rugby, monsieur Boudjellal, depuis bien des saisons.

Un peu d’humilité, voyons !

 

En bref…

Toulouse n’a pas saisi l’occasion de mettre la pression sur les clermontois en s’inclinant de justesse à Montpellier (8-10), Beauxis ratant la transformation de l’égalisation à la dernière minute. Un petit score pour un grand match pourtant. Mais que d’incroyables maladresses pour conclure !

Difficile pour les toulousains de ravir la deuxième place, directement qualificative pour les demi-finales, même en s’imposant au Stade Marcel Michelin le week-end prochain. Par contre, derrière ça pousse, même si la marge avec le quatrième ne donne pas au champion de France de quoi s’inquiéter.

Une quatrième place, synonyme de barrage à domicile, à la corde entre les montpelliérains, les castrais et les Racingmen qui devront se départager lors de la dernière journée, notamment entre les deux derniers à Colombes. Alléchant !

En effet Castres n’a pas réussi à se défaire d’un Bordeaux d’un cru exceptionnel à Pierre Antoine, pas loin de remporter le match, ce qui n’aurait pas été volé face aux locaux décevants (23-23). Alors que Mont-de-Marsan a résisté comme il a pu et de belle facture au rouleau compresseur du Racing Métro avant de sombrer en seconde période (9-34). Bonus offensif qui ramène les franciliens à hauteur des castrais, à un point des héraultais.

Les jeux semblent faits pour ce TOP 6 même si rien n’est mathématiquement perdu pour Perpignan beau vainqueur de Biarritz dimanche (33-28) et qui se déplace chez les héraultais lors de la dernière journée avec une petite chance si les montpelliérains venaient à faire un faux pas à Bayonne samedi prochain.

En tout cas la septième place, qualificative en H Cup au cas où Clermont ou Toulon remportait le titre européen cette année, n’échappera sans doute pas aux catalans. A noter que Perpignan peut aussi, comme Biarritz et le Stade français, se qualifier à la prochaine édition de la H Cup en remportant cette saison la Amlin Cup dans laquelle ils concourent encore en demi-finales.

Vous savez tout ce qu’il y a à savoir pour cette fin de saison.

La défaite d’Agen chez lui face au Stade Français (20-28) confirme officiellement la descente du club lot-et-garonnais en PRO D2. Quant à la belle victoire de Bayonne contre Grenoble (31-24), avec un Rokoçoko flamboyant, elle ne fait que laisser des regrets aux basques et resserrer les rangs dans le ventre mou du classement.

Désormais, c’est en haut que ça se passe, de la première à la septième place !

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

La semaine prochaine…

L’avant dernière journée du championnat nous offre de beaux affrontements en perspective, notamment entre nos deux sparring-partners de haut de classement et le derby parisien, capital pour les Racingmen.

Au programme, samedi 20 avril après-midi :

  • Clermont – Toulouse à 15h, en tenue européenne.
  • Bordeaux – Biarritz à 18h30, se faire plaisir,
  • Agen – Perpignan à 18h30, une occasion d’espérer pour les catalans,
  • Castres – Mont-de-Marsan à 18h30, corriger le tir,
  • Bayonne – Montpellier à 18h30, tenir les catalans à distance,
  • Grenoble – Toulon à 20h40, déplacement périlleux pour le leader.

Dimanche enfin :

  • Stade Français – Racing-Métro à 16h10, la fête des voisins au Stade de France.