Paris, carrément !

TOP 14... 5ème journée,           Stade Français – Clermont         23 – 16

SF ASM 2013

A Jean Bouin, ce dimanche 8 septembre, à 21h, pour sa deuxième réception dans son nouvel antre, le Stade Français a sorti le vice champion d’Europe… Whouaaah ! … maintenant son invincibilité à deux matchs consécutifs… Ouais ! … et surtout intégrant le très prisé carré VIP du haut de classement… Oh ! … derrière sa victime du jour… enfin plutôt de la nuit, un Montpellier métamorphosé face à Toulouse, on verra ça plus tard, et le leader légitime qu’est le champion d’Europe en titre, Toulon.

« Ben Mazette ! … Ils ont du sortir le grand jeu ! » me direz-vous.

Euh, non ! … Pas vraiment ! … Il n’y a même pas eu le spectacle habituel d’avant-match, comme au Stade de France l’an passé, avec des reconstitutions de péplum, des cascades de hautes voltiges, des femmes nues du Crazy-Horse dont les seins oviformes nous ramenaient avec délicatesse et poésie vers la descente majestueuse du ballon du match, seul centre d’intérêt qui allait suivre désormais, presque avec regrets.

Non, rien de tout ça. J’y étais. Tout juste une partie de jambes à l’air de pom-pom-girls enjouées sur un air pop branché aux basses saturées dans un stade rose à points jaunes de 15000 spectateurs.

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Mais quel stade ! … Caché derrière un Parc des Princes grisâtre autant que grisé par son football, la brillance et l'élégance des lignes de sa structure en béton fibré associé à des inclusions de verre, n’auront pas fini d’émerveiller ses visiteurs.

Avançant, bouche bée et pleine, ma saucisse Sainte-Jeanne, telle intitulée par son traiteur, dans un bout de pain, la moutarde dégoulinant à mon insu sur mon maillot déjà jaune, j’admirais l’œuvre des architectes.

Ce que je ne savais pas, c’est que le spectacle s’arrêterait là, en même temps que j’entrais dans cette enceinte qui allait accoucher d’un petit… mais alors tout petit match.

Parce que si les clermontois ont dominé les (d)ébats en première période, la domination fut bien trop stérile, de par l’impuissance notamment de son ouvreur qui ratait l’immanquable par deux fois, pour espérer semer toute graine de victoire dans cette rencontre.

Pendant ce temps, les parisiens se contentaient de déchanter leur jeu comme un pied. Pas une seule action à la main dans les 22 adverses. C’est bien simple, c’était la fête à la saucisse, non pas la mienne, avalée depuis longtemps, mais celle d’un Jean Bouin dont le chant résonnait à mes oreilles avec désagrément.

« J’aime le Jean Bouin et la saucisse, j’aime le Jean Bouin, c’est… »

Oups !... je m’égare, mais les acteurs sur le terrain aussi. Première période de merde pour rester aussi grossier que leurs jeux proposés. Paris, 3 – Clermont 6.

Au retour des vestiaires, le match fort heureusement s’emballe et les parisiens prennent l’ascendant sur des Jaunards, certes maladroits, à l’image du jeune Tawalo pas très inspiré, mais aussi émoussés pour certains comme Fofana et Sivivatu, pas très en jambes, ou alors trop prévisibles.

A l’heure de jeu, Paris ouvre le bal avec un premier essai par Bonneval, transformé, puis une pénalité de Dupuy laisse les visiteurs à la traîne (16-6), avant qu’une percée de Stanley offre un essai à Julien Pierre que James transforme et redonne espoir à son équipe (16-13).

Seulement cinq minutes plus tard, les parisiens trouvent à nouveau la faille dans la défense clermontoise dépassée ou désabusée, au choix, grâce à Williams notamment avant que l’ailier Arias aplatisse dans un beau mouvement en coin (23-13).

L’ASM n’est plus dans les clous du bonus défensif. Sa réaction ne se fera pas attendre et mettra toute la défense de Paris aux aboies. Et le premier à mordre, au delà du règlement, pour anéantir l’occasion d’essai, bien sûr c'est Papé, d'une faute d’anti jeu grossière qui lui vaudra un carton rouge, plus que mérité, tant il a eu ce mauvais état d’esprit tout le match.

James assurera la pénalité pour obtenir le point de bonus minimum. Mais que de regrets il peut avoir au vu de la première mi-temps.

Pour autant la victoire du Stade est méritée et prometteuse pour l’avenir, dans ce beau stade et avec son public retrouvé qui ne s’est pas économisé à chanter son soutien dans les tribunes.

Une bien maigre consolation pour ce match d’un niveau très moyen.

 

En bref…

En tête du classement, Toulon et Montpellier forment des leaders légitimes tant leurs victoires, à Biarritz (24-13) pour le premier, bonifiée face à Toulouse (25-0) pour le second, ont été acquises avec la manière.

Petite ironie de l’histoire. Le non sélectionné international Trinh Duc, souffre douleur de nos sélectionneurs successifs, a juste été impérial. Va comprendre, Charles !

Mais Charles, celui de Oyonnax s’en moque complètement, il confirme son invincibilité à la maison en se payant le champion de France, Castres (19-9) après avoir déjà eu la tête du vice champion d’Europe. Bravo au promu qui titille désormais le TOP 6 avec sa proie du jour.

C’est le cas également d'un ex-promu, Grenoble, grand vainqueur de son rival au maintien, Bordeaux (21-14), venu pourtant en Isère pour faire des misères à son hôte.

Le Racing-Métro relève enfin à la fête grâce à sa victoire sur Perpignan (19-16) dont Sexton a été un des artisans et que son homologue catalan, Hook, n’a pas réussi à endiguer lors de sa dernière tentative de pénalité. C’est pas encore ça pour les franciliens.

Et pour finir, Brive a ôté les illusions de Bayonne en s’imposant à domicile (17-10) alors que les basques avaient tout mis en œuvre, jusqu’à l’humiliation des ses jeunes à Clermont, pour faire un coup en Corrèze lors de cette dernière rencontre en huit jours. Mauvais calcul !

Les grands perdants de cette triplette de matchs en 9 jours, inventée par la Bêtise avec un grand « B » de la LNR, pour ne pas être grossier, sont tous les clubs justement dont le nom de la ville commence par un « B », à commencer par Biarritz, 'b'on dernier, derrière Brive, Bayonne et Bordeaux. Le quatuor de la 'b'aise, quoi !

Mais ça craint surtout pour Biarritz à 6 points désormais de la sixième place et qui n’a pas fini de se faire du souci avec ce qui l’attend dès la semaine prochaine…

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

Tournoi des IV nations

Nouvelle Zélande – Argentine         28 – 13

Ils nous auront fait plaisir ces Pumas.

Ouvrant le score avec le premier essai, ils vont repousser les champions du monde, chez eux, dans leurs retranchements avant de céder dès la demi heure de jeu. On s’attendait alors à la correction promise en seconde période.

C’était sans compter une pluie battante acquise à la cause des ciel et blanc qui, avec le courage et l’application de la meute argentine, retiendra les élans des All Blacks, les privant alors d’un bonus offensif qui leur tendait pourtant les bras.

Ca n’a pas été le cas des Springboks !

 

Australie – Afrique du Sud               12 – 38

Inexistants !

Les Wallabies n’ont rien montré chez eux à Brisbane si ce n’est leur désarroi sur le terrain comme dans ce tournoi, à la rue et logiquement à la dernière place. Les sud-africains se sont baladés, empochant sans sourciller le bonus offensif qui les place désormais seul en tête, à un point des All Blacks avant le grand choc du week-end prochain en Nouvelle-Zélande, première partie d’une double confrontation décisive.

Il sera temps alors pour l’Australie de se réveiller au moment de recevoir l’Argentine lors de cette quatrième journée… cruciale, donc !

Vivement que l’on y soit !

Classement :
1 - Afrique du sud : 14 pts, 2 - Nouvelle-Zélande : 13 pts, 3 – Argentine : pts, 4 - Australie : 0 pts.

 

La semaine prochaine…

Le TOP 14 et le Four-Nations s’illustreront à nouveau donc pour leurs 6ème et 4ème journées respectives avec toujours autant d’enjeux et d’affiches alléchantes.

Dès vendredi soir, 13 septembre, à qui sourira la chance ?

  • Perpignan – Montpellier, à 18h45 (c+ sport) : le défi catalan.

Puis samedi 14 septembre :

  • Castres – Toulon, à 14h55 (c+) : quand Brennus s’offre une Heineken,
  • Toulouse – Biarritz, 18h30 (r+) : enfoncer le clou,
  • Stade Français – Brive, 18h30 (r+) : Jean Bouin, jamais deux sans trois ?
  • Clermont – Grenoble, 18h30 (r+) : chez l’ogre Michelin, faudrait pas pousser !
  • Bordeaux – Oyonnax, 18h30 (r+) : se démarquer,
  • Bayonne – Racing-Métro, 20h35 (c+ sport) : le mauvais calcul des basques.

 

Mais au lever du jour, dans l’autre hémisphère on s’en sera déjà mis plein les mirettes avec :

  • Nouvelle-Zélande – Afrique du Sud, 7h35 (différé 9h30), c+ sport)
  • Australie – Argentine, 10h05 (différé 12h, c+ sport)