Oyoyo, que c'est beau !

TOP 14... 8ème journée,                    Oyonnax – Toulon         25 – 22

Oyonnax toulon 2013

Il ne fallait pas rater ça !

Ils étaient 11299 au stade Charles-Mathon pour remonter le moral des troupes et le compteur d’invincibilité  remis à zéro après cette défaite dure à encaisser face à Paris la semaine dernière.

Deux ans de travail acharné de supporters irréprochables, avalés en une soirée pour un petit point d’écart, comme un coup de poignard.

Qu’à cela ne tienne, à Oyonnax on ne se laisse pas abattre pour autant. On a remis les bouchées doubles dans les tribunes et sur le terrain à 120% de leurs capacités.

11299, les uns sur les autres, les coudes et les cœurs serrés, lâchant leurs hymnes à gorges déployées mais ne lâchant jamais leur équipe sur le champ d’une bataille annoncée perdue d’avance face à des mercenaires armés jusqu’aux dents et à la renommée de tueurs à travers le monde.

Armitage, Mitchell, Smith, Bastaraud, Giteau, Claassen, Wilkinson, Rossouw, Masoe, Williams, Botha, Hayman, Noirot, Sheridan, tous internationaux de renoms dont quatre champions du monde. Seul Bruni fait office de jeunot sur le XV varois de départ.

Le XV local, lui, n’affiche aucune star pas plus que la moindre peur face au champion d’Europe en titre venu dans l’Ain avec l’intention de faire un grand coup.

Ce serait sans compter la bravoure et la détermination des oyonnaxiens sur le terrain comme en tribunes.

« Ici, ici, c’est Oyonnax ! », qu’on se le dise.

Et ils se le sont dit d’entrée les locaux, en rouge et noir, volant dans les plumes blanches de leurs adversaires et renversant leur défense dès les premières minutes. Essai en deux temps trois mouvements de Denos en bout de ligne. Le public exulte, le match est lancé.

Malheureusement l’arrière d’Oyonnax se blesse sur l’action et doit quitter ses coéquipiers. Un coup dur que Barnard saura palier à tous les postes avec un bon jeu au pied et un drop opportuniste en fin de première mi-temps. Tout comme l’ouvreur Urdapilleta qui sera aussi irréprochable que décisif.

Son duel avec Jonny Wilkinson aura raison du champion du monde anglais qui craquera sur la fin du match.

Delon Armitage répond à tous ses détracteurs de France et de Navarre et permet à Toulon de passer devant à la mi-temps. 19-16.

Là on se dit que ça va être très dur pour Oyonnax de rivaliser avec le banc varois. Les entrées successives de Castrogiovanni, Van Niekerk, Chiocci confirment l’impression. Toulon domine, pousse, les locaux et leur public résistent comme ils peuvent avec courage, abnégation et talent.

Au pied, le buteur Urdapilleta égalise puis redonne l’avantage aux siens avant que Jonny réplique et égalise à son tour. La fin de match ressemble à un film de John Wayne dont la cavalerie à bout de souffle ne semble jamais venir pour sauver le fort de Mathon attaqué de toute part. Tu parles, Charles !

Mais le héros ne tarde pas à se montrer à deux minutes de la fin. Il s’appelle sans conteste Urdapilleta, claquant un drop magistral, faisant mettre un genou à terre à son adversaire qui dégaine par Jonny, un drop qui rate sa cible, un deuxième échec après une pénalité déjà quelques minutes auparavant.

Toulon craque, Toulon capitule… Et de un !

Oyonnax et tout son public savoure, cette première victoire, la plus belle sans doute, historique, celle d’une nouvelle très longue série.

On le leur souhaite. Merci pour le spectacle et le suspense !

 

En bref…

En tête du classement, le Stade Français ne rompt pas face à Montpellier (18-11) venu à Jean-Bouin avec l'ambition d’offrir à son coach, Fabien Galtier, une victoire sur son ancienne terre retrouvée.

Les parisiens ont été propres et solides dans leur antre toujours imprenable et au public retrouvé.

C’est Clermont qui profite des défaites de ses concurrents directs pour empocher la deuxième place grâce à son bonus offensif obtenu à domicile, avec l’aide du bon dieu à défaut du bon jeu, après la messe dimanche face à Bordeaux (40-11).

Les bordelais auraient bien pu créer une surprise à Michelin tellement les auvergnats ont été peu appliqués en première période (ça devient une triste habitude). Oui mais à 12 contre 15 en fin de match, c’est mission impossible !

Toulouse, lui, a perdu samedi soir à Perpignan (16-20). Il s’en est fallu de peu pourtant, dans un match où chacun a eu sa mi-temps, sans réussir à prendre le large pour les catalans en première.

Un bonus défensif, comme pour Toulon qui place les toulousains à hauteur de Montpellier, à la quatrième place, à un point juste derrière les toulonnais sur la troisième marche du podium.

Derrière, Castres revient sur les talons de son adversaire du jour, le Racing-Métro, qui n’a pas réussi à satisfaire les revenants Travers et Labbit sur les terres de leur premier sacre (19-15). Pourtant le point de bonus défensif permet aux franciliens de rester devant dans le top 6, laissant les castrais et les catalans à un point derrière.

En bas de classement, c'est une toute autre affaire et la meilleure pour Brive qui obtient un bon et mérité match nul à Grenoble (12-12) laissant Bayonne se débattre avec les bordelais pour la deuxième place reléguable, malgré sa victoire dans le derby basque contre Biarritz (27-19).

Un très mauvais coup pour les biarrots dont le sort a été très vite scellé par monsieur Berdos sans pitié. Carton rouge, essai refusé d’un côté, accordé de l’autre. Même le bonus défensif leur échappe sur une dernière pénalité pourtant pas des plus difficiles. Quand rien ne va ! 

Biarritz avec 9 points de retard sur le premier non reléguable aborde le deuxième tiers du championnat en pleine crise, Blanco songeant même à démissionner. Comme d’hab’, il n’en sera rien ! 

Et dire que presque autant de points (10) séparent le premier de l’avant dernier de ce TOP 14, décidément des plus serrés.

Tous les résultats officiels du week-end >>

  

Tournoi des IV nations

Argentine – Nouvelle Zélande  15 – 33

Un faux suspense en première période !

Menés de deux points à la pause (9-11), les Pumas ont du rêver d’un exploit dans les vestiaires. Tellement fort qu’ils ont oublier de se réveiller au retour, les All Blacks retrouvant leur jeu et leur efficacité, à l’image de leurs avants plus hargneux.

Une victoire bonifiée qui place les champions du monde en bonne posture avec cinq points d’avance sur leur prochain et ultime adversaire qu’est l’Afrique du Sud. 

 

Afrique du Sud – Australie               28 – 8

Comme un goût d’inachevé !

On le savait. Il n’y aurait pas photo dans ce match où le premier affrontement en Australie avait été un non match des Wallabies. Pourtant les Springboks dominateurs oublient le bonus offensif au passage.

La finale à Johannesbourg promet d’être âpre pour obtenir un bonus offensif face aux All Blacks !

Quant au dernier duel entre Pumas et Wallabies à Rosario en Argentine, il s’agira de ne pas finir dernier et d’obtenir une première belle et franche victoire pour les sud-américains.

 

Classement :
1 – Nouvelle-Zélande : 23 pts, 2 – Afrique du sud : 18 pts, 3 – Australie : 4 pts, 4 – Argentine : 2 pts.

  

La semaine prochaine…

C’est le dénouement du Four-Nations avec deux belles affiches, samedi 5 octobre, deux défis à relever, le premier pour les Springboks et le second pour les Pumas.

  • Afrique du Sud – Nouvelle Zélande, 16h : une finale offensive.
  • Argentine – Australie, 23h40 : une première pour l’histoire ?

Pendant le même temps, ce week-end, le TOP 14 affiche sa dernière journée avant le premier round européen.

Du coaching et des mises en place en perspective !

La 9ème journée, dès vendredi 4 octobre :

  • Biarritz – Perpignan, 20h45 (c+ sport) : attention aux vautours !

Puis samedi 5 octobre :

  • Toulon – Clermont, 14h55 (c+) : les têtes à l’Europe,
  • Brive – Castres, 18h30 (r+) : un champion prenable ?
  • Racing Métro – Grenoble, à 18h30 (r+) : gérer oui mais gagner d’abord,
  • Bordeaux – Bayonne, à 18h30 (r+) : question de survie,
  • Montpellier – Oyonnax, à 18h30 (r+) : rester concentré,
  • Toulouse – Stade Français, 20h40 (c+ sport) : oublier l’Europe.