T'as le look coq oh !

TEST-MATCH... novembre (2),                  France – Tonga      38 – 18

france tonga 2013 2

Ne nous fions pas aux apparences !

Les Bleus n'ont pas mis une claque aux Tonga, tout juste ont-ils essayé de masquer leur jeu aux tongiens, pas nés de la dernière pluie, surtout quand il s'agit d'une averse de mauvais coups en continu.

Le jeu de nos coqs tricolores, habillé d'apparâts trompeurs et d'un Parra trop heureux d'enquiller les points, peut prêter à confusion.

Certes les Bleus ont gagné, enfin ! … et bien ! … de vingt points… mazette !

Mais à quoi, au juste ?

Non, la mêlée française ne concourait pas à la qualification aux prochains jeux olympiques dans la catégorie de la lutte gréco-romaine !

Non, Yoann Maestri n’a pas pris le Stade de France pour un ring et les clameurs du public stupéfait pour des encouragements à mettre KO le pilier tongien, un poids lourd en boxe, en rien pacifique.

Mais non, les trois quarts de part et d’autre ne jouaient pas à chat perché, rendant le ballon chaque fois que l’un était plaqué, dans des turn-over hallucinants.

A moins que ce n’était un ballon prisonnier. Mais oui !

Chaque zone d’en-but constituant les prisons où personne n’avait vraiment envie d'aller.

Car les Bleus ont eu des occasions en première période, de quoi mettre le feu et tuer le match.

Ca s’est vu et on y a cru dès les premières minutes. Parra assurait son premier coup de pied et Guitoune pour sa première sélection passait la défense tongienne à la limite du hors-jeu servi au millimètre sur une passe au pied par Tales, préféré à Michalak dont le maquillage n'était pas tout à fait prêt semble-t-il.

La suite est un matraquage de coups et de fautes des aigles des mers qui ont survolé les rucks et réussi à casser les ailes des trois quarts français, qui comme des déménageurs avertis avaient l’impression de recevoir des buffets de cent kilos balancés depuis le troisième étage.

Une fois ça va, après tu réfléchis à deux fois avant de plaquer, un temps de réflexion fatal qui laissera la part belle aux attaques du front de mer tongien.

14-0 à la demi-heure de jeu, les Bleus bénéficiant de pénalités justifiées tant les fautes se sont multipliées. Puis les visiteurs ont pris le dessus dans les dernières minutes inversant la tendance et revenant à 14-6 par deux pénalités du botteur Apikatoa.

Il aura fallu l’expulsion momentanée du demi de mêlée tongien Moa pour que la dernière mêlée fermée française, au delà du temps réglementaire, une aubaine, ouvre la porte à Chouly, dans un trou de souris, du deuxième essai des coqs tricolores. Cocorico !

21-6 à la mi-temps. Pas glorieux, d’autant que dès le retour des vestiaires, Maestri se laisse entraîner comme un bleu par le pilier Taumalolo dans un combat de boxe aussi réel que grotesque. Carton rouge chacun mérité et voilà le match qui se termine à 14 dans chaque camp.

La seconde période, malgré les apparences, ne ressemble à rien à du rugby propre et maîtrisé. Des coups continuent à pleuvoir sur le stade, dans les rucks ou dans les gueules qui s’ouvrent, et finissent pas pénaliser les coupables, en pénalités ou essais de part et d’autres.

Dulin trouvera la faille le premier, suivi par Vainikolo, puis Kayser dans la douleur en fin de match, suivi à nouveau par l’incontournable  Vainikolo.

Le score est flatteur, la manière laisse perplexe, comme le look de Michalak, entré dans le dernier quart d’heure, comme si Jean Dujardin tournait la suite de The artist.

Et c’est vrai qu’en coupant le son de la télé… ben ça le fait !

J’espère que contre les Springboks samedi prochain, les dialogues du jeu français seront un peu plus enlevés et efficaces, si ce n’est pour nous émouvoir et nous transcender, au moins pour nous faire rire… A suivre !

 

En bref…

Samedi après-midi à Twickenham, l’Angleterre n’a pas fait mieux que la France face à la Nouvelle-Zélande (22-30). 

Le XV de la Rose a même encaissé un point et un essai de plus que nos Bleus. YES !

Les All Blacks, menés de deux petits points à l’heure de jeu, après s’être fait pénalisé bien trop souvent dans le match, ont haussé le ton pour inscrire le troisième essai qui a remis les rosbifs à leurs places… dans l’autre hémisphère du ballon ovale, la notre.

Au même moment, l’Italie se rassurait face aux Fidji (37-31), une victoire aussi curieuse qu’étriquée quand on sait que les fidjiens ont inscrit cinq essais contre trois pour la Squadra Azzurra, c’est dire s’ils ont été pénalisés et punis par le buteur italien, Orquera.

De son côté le Pays de Galles n’y est pas allé de mains mortes face à l’Argentine (40-6), décidément à côté de la plaque dans ses prestations cette année. 

Une réaction est attendue à Rome samedi prochain.

Samedi soir, l’Australie a retrouvé des couleurs à Dublin, au moins celle de l’espoir, volée sans conteste au XV du Trèfle et d’Irlande (32-15) qui lui a apparemment porté chance après un tournoi des Four-Nations désastreux.

Pas un essai pour les coéquipiers de Sexton, seul marqueur de la partie.

Et pour terminer dimanche après midi, une pluie s'est abattue sur Murrayfield, le XV d'Ecosse logiquement sous l'eau face à l'Afrique du Sud (0-28) s'est noyé rapidement face à des Springboks apparemment tranquille, sans forcer, au lire des médias. 

On est prévenu. Je ne donne pas cher de la peau de nos coqs samedi prochain.

 

La semaine prochaine…

La tournée d’automne se poursuit avec un dernier test pour nos Bleus. Et pas n’importe lequel, face aux Springboks cette fois. L’enjeu est de taille. Une victoire serait juste extraordinaire et une référence bienvenue pour la suite.

Mais ne nous faisons pas d’illusions, les sud-africains, comme les All Blacks, sont bien au dessus du lot, même si dans une hémisphère un niveau en dessous.

Retour au Stade de France, samedi 23 novembre pour l’affiche du jour :

  • France – Afrique du Sud, 21h (Fr2) : bluffez-nous ! ... non, j'rigole !

A suivre également:

  • Italie – Argentine, à 15h : une place dans le top 10 en jeu,
  • Ecosse – Australie, à 19h : des sueurs froides en perspectives.
  • Pays de Galles – Tonga, à 20h30 : les tongiens en enfer.

Et enfin, dimanche 24 novembre :

  • Irlande – Nouvelle-Zélande, à 15h : mission impossible.

 

Le TOP 14 reprend également pour une journée en doublon, l’occasion pour les petits de faire tomber les gros amputés de leurs internationaux.

La 12ème journée démarre dès vendredi soir avec :

  • Toulon – Perpignan, 20h45 (c+ sport) : avantage au leader.

Le reste samedi après midi :

  • Brive – Biarritz, 14h15 (r+) : plus près du graal ou de l’enfer,
  • Montpellier – Castres, 14h15 (r+) : enfoncer le champion,
  • Bayonne – Grenoble, 14h15 (r+) : relancer le championnat,
  • Bordeaux – Stade Français, 14h15 (r+) : resserrer les rangs,
  • Toulouse – Oyonnax, 14h15 (r+) : s’accrocher au podium,
  • Clermont – Racing Métro, 14h30 (c+) : une affiche sans stars.