Promo sur les Boks !

TEST-MATCH... novembre (3),                France – Afrique du Sud      10 – 19

france afs 2013

10-19, les Boks ? … on croit rêver, c’est déjà Noël !

Les Bleus se sont offert en avance une défaite à bon prix.

D’ailleurs il n’y a pas que les prix que les fournisseurs du jeu des Boks ont cassés mais aussi les élans des Bleus, net, d’entrée. Première minute, premier coup de pied de Parra qui veut dégager, premier contre et premier essai de Pietersen.

C’est ça la fibre, ça va bien trop vite !

Et cette fibre toute puissante du jeu des Boks, les Bleus ont pu la tester dans les rucks... une tuerie !

Morné Steyn enquille logiquement dans la boite les points gagnés justement par des fautes françaises répétées. 13-0, les sud-africains gèrent tranquillement grâce à leur pack de Boks plus mobiles.

Dans ce premier temps de jeu, ils vont aller jusqu’à vendre à leurs adversaires une offre des plus alléchantes : 75% de possession, appels illimités du ballon et surtout sans engagement une affaire pour nos Bleus à qui jusque-là on en demandait vraiment beaucoup trop.

Et voilà que le XV des Coqs a des ailes et surfe sur la seule occasion offerte par ces Boks en toute fin de première période grâce à un essai de Huget sur une bonne passe de Parra qui redonne espoir à tout le Stade de France après sa bourde de début de match et sa pénalité foirée (13-7).

Mais 10-19, les Boks, c’est vraiment pas cher payé, je vous disais !

Quand on sait que Monsieur Barnes a eu recours à la vidéo pour refuser aux sud-africains deux essais complètement valables dès la reprise. La suite est une maîtrise et une puissance des Boks face à des Bleus dominés en conquête et surtout incapables d’approcher des 22 adverses.

Steyn, puis Lambie en toute fin de match ajouteront deux pénalités pour les visiteurs quand Doussain n’en passera qu’une seule pour les locaux. Anecdotiques !

Si les Bleus peuvent être satisfaits du score plus que flatteur, ils n’ont pas fait illusion dans leur capacité à se hisser au niveau des Springboks, à l’aise et bien plus puissants dans tous les secteurs.

Une tournée de novembre au final qui ne nous apprend rien bien de plus sur l’avenir du XV de France, pas plus qu’elle nous inquiète outre mesures.

Tout est à refaire... ou à faire quoi !

 

En bref…

La dixième place au classement IRB revient à l’Argentine qui a su prendre le dessus sur l’Italie dans sa cité romaine (19-14).

L’Ecosse a mieux contenu que son voisin irlandais la victoire de l’Australie à Edimbourg (15-21).

Il semble que ça n’a pas été très facile pour le Pays de Galles de venir à bout des Tonga à Cardiff (17-7).

La grosse sensation nous vient d’Irlande qui a failli venir à bout de la Nouvelle-Zélande à Dublin (22-24), menant à la mi-temps, une belle réaction d’orgueil des coéquipiers de Sexton et O’Driscoll après l’humiliante défaite la semaine passée face aux Wallabies.

Mais ces All Blacks, on le sait, peuvent accélérer quand ils veulent, bien au dessus du niveau européen.

 

Et pendant ce temps dans notre TOP 14…

Je ne sais pas si c’est moi qui tient absolument à rendre hommage à Georges Lautner qui nous a quitté vendredi ou si ce sont les protagonistes du TOP 14 eux mêmes dans leurs prestations à scénarios issus des films du feu réalisateur aux dialogues d’enfer.

Un peu des deux, je pense !

Déjà, souvenez-vous, le numéro des brèves « Ne nous fâchons pas ! »

Parce que dès vendredi, il y avait du « Tonton flingueur » dans l'air avec l’équipe de bras cassés catalane composée comme il a pu par un Marc Delpoux, remonté comme jamais et venu à Mayol pour faire un coup, c’est sûr, ses hommes de mains s’appliquant à flinguer toutes les actions des varois transformés en manchots d’un soir.

« Bougez pas ! Les mains sur la table. Je vous préviens qu'on a la puissance de feu d'un croiseur et des flingues de concours. 

Mais dis donc, on n'est quand même pas venus pour beurrer les sandwichs ! »

Mais le chef des catalans n’a pas passé une soirée tranquille, s’en prenant tantôt à ses joueurs : « Si on bricolait plus souvent, on aurait moins la tête aux bêtises. » ... tantôt à l’arbitre : « Mais il connaît pas Raoul, ce mec ! … »

Toulon s’accorde une bien piètre victoire donc, face à Perpignan, dans un match sans essai (15-9) mais avec un bonus défensif bienvenu pour les hommes de Delpoux qui avec son infirmerie bien pleine a du souci à se faire pour les matches à venir dont la réception des clermontois dès la semaine prochaine.

Clermont, justement, a su envoyer du jeu et décrocher sa 67ème victoire d’affilée à domicile, et pas des moindre, bonifiée s’il vous plaît, avec six essais à la clé contre deux pour un Racing-Métro aux abonnés absents (47-14). Une « valise » dans laquelle le duo d’entraîneurs Travers et Labit se serait bien caché pour rentrer à Paris tellement ses joueurs lui ont fait honte… ou juste certains, « quelques messieurs trop tranquilles ».

Montpellier à domicile s’est fait surprendre par le champion de France, Castres (16-20), dans un remake de « la maison assassinée » ?

La première de René Ranger, « l’inconnu dans la maison », à Yves du Manoir ne restera pas dans les annales, les montpelliérains redescendant à la quatrième place, un point devant les castrais revenus enfin dans le top 6.

« Pas de problème » par contre pour Toulouse qui prend la troisième place, un point derrière les co-leaders varois et auvergnat grâce à sa victoire minimaliste (14-3), avec un XV remanié, privé de quinze joueurs clés, face à un valeureux promu, Oyonnax, « présumé dangereux », qui ne voulait pas sombrer à sa place de relégable.

Le stade Français hérite de la dernière place qualificative, une aubaine après avoir mangé « des pissenlits par la racine » sur la pelouse du stade Chaban-Delmas à Bordeaux (23-45).

Des parisiens qui se sont « laissé aller comme dans une valse » d’essais (6) qui leur a fait tourner la tête jusqu’à tomber avant de revenir sur la fin. Une petite correction de bon augure avant de recevoir le leader toulonnais samedi prochain où il faudra faire preuve d’orgueil à Jean Bouin.

Biarritz a créé l’exploit de battre Brive chez lui (14-9), alors que les brivistes avaient le vent en poupe ces derniers mois. On a envie de dire « ils sont fous ces sorciers » tant il aura fallu désensorceler les biarrots dans leur inexorable succession de défaites.

« On aura tout vu » ou presque. Il ne manque que la victoire de Bayonne sur le fil à domicile face à Grenoble, grâce notamment au pied de Bustos Moyano (24-21).

En bas de classement les biarrots reviennent dans la partie et devront confirmer à la maison pour recoller à Oyonnax et Bayonne dans une lutte au maintien qui n’a pas dit son dernier mot.

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

La semaine prochaine…

Le TOP 14 nous offre sa dernière journée des matches aller qui nous amènera à la mi-temps du championnat avec une bonne idée des protagonistes aux phases finales et à la relégation.

Ce 13ème round permettra également à certains gros de préparer, avec leurs internationaux, les échéances européennes qui vont suivre, cruciales pour espérer une qualification finale.

Autant dire qu’entre les blessés, le retour des internationaux bien usés, les enjeux des deux championnats majeurs, cette journée s’annonce comme un casse-tête pour les entraîneurs.

Dès vendredi soir 29 novembre :

  • Perpignan – Clermont, 20h45 (c+ sport) : match à coaching.

Puis samedi 30 n novembre :

  • Stade Français – Toulon, 15h (c+) : Jean Bouin toujours invincible ?
  • Oyonnax – Brive, 18h30 (r+) : la guerre du maintien a commencé,
  • Castres – Bayonne, 18h30 (r+) : le retour du champion,
  • Racing Métro – Montpellier, 18h30 (r+) : oublier l’Europe,
  • Biarritz – Bordeaux, 18h30 (r+) : le salut passe par là,
  • Grenoble – Toulouse, 20h40 (c+ sport) : c’est le moment de les prendre.