Mon beau Jean Bouin !

TOP 14... 13ème journée,                  Stade Français – Toulon      23 – 0

paris Toulon 2013

Le roi du top 14 est mort !

Il a été mangé tout cru ce samedi après-midi dans l'antre parisien !

De quoi faire rugir de plaisir tout un stade pour qui c’était Noël avant l’heure. Et pour cause !

Ce match au sommet s’est déroulé comme un calendrier de l’Avent... ou presque. Un point par jour de décembre jusqu’à la veillée de Noël et un joli cadeau au pied du Jean Bouin.

          Mon beau Jean Bouin
                Roi dévoré
         Que j’aime ta verdure !

Voilà un chant que l’on pourrait désormais entonner dans l’enceinte vorace parisienne tant elle ne cesse de réjouir ses supporters depuis qu’elle s’est refait une beauté.

6ème victoire consécutive, et pas des moindre, après Biarritz, Clermont, Brive, Montpellier, Bayonne, c’est maintenant le tour du leader.

Et pourtant à y regarder de plus près, j’y étais, les toulonnais ont eu toutes les opportunités pour prendre le match à leur compte et même le tuer dès la première période.

Que nenni !

Le match sans de Michalak, sur une autre planète, la compression dans le vide d’un Bastareaud au bout du rouleau quand ses coéquipiers sont à bout d’idées pour concrétiser ses temps forts, laissent un score en faveur des parisiens à la mi-temps, récompensés juste une fois par le pied de Dupuy (3-0).

La seconde période et le banc « coffre-fort » des varois, plus garni que celui du Crédit Agricole d’Aurillac, c’est dire, avec les entrées successives de Botha, Castrogiovanni, Smith et surtout Giteau, le seul encore actif et dangereux, comme toujours, ne suffiront pas à remettre sur son trône le roi du TOP 14, déchu du titre de champion d’automne.

Que fanni !

L’essai de Plisson confirmera toute la passivité de la défense toulonnaise et la concentration lunaire de Michalak.

16 puis 23 à rien, après un essai casquette inscrit par Doumayroux dans les arrêts de jeu, anecdotique certes mais douloureux tout de même au tableau d’affichage.

A la sortie, 23 bons à riens se sont cachés dans les vestiaires, prêts à se faire sonner les cloches par un Bernard Laporte certainement remonté, on peut le comprendre, et qui ne sera pas là pour leur chanter Noël en avance.

Alors, dans un élan de générosité, parce que Noël c'est aussi pour les mauvais petits garçons… 

Sous ton maillot rouge et blanc
Ton entraîneur porté par le vent
Te descendra et va te gronder
Petit Toulon, il est l'heure d'aller se coucher

Ton jeu se voile
A quoi bon ton étoile
Tu t’es pris une branlée

Entends-tu les clochettes tintinnabuler ?

Et demain matin, petit Toulon
Tu r’trouveras à la maison
Tous les joueurs dont tu as rêvés
Petit Toulon il est l'heure d'aller se coucher

Ben quoi ?

 

En bref…

Le champion d’automne s’appelle Clermont, seul sur son trône, après avoir acquis sa deuxième victoire à l’extérieur, avec maîtrise à défaut de brio, à Perpignan (30-23).

Les clermontois ont profité d’un coaching sur mesure et des pépins successifs des catalans, diminués physiquement, pour reprendre le match en mains en seconde période.

Toulouse, comme Castres, s’affichent avec les toulonnais en dauphins des clermontois, à quatre points derrière, grâce à un bonus défensif obtenu à Grenoble (18-25) pour le premier et une victoire bonifiée à domicile face à Bayonne (46-16) pour le second.

Six essais pour des castrais en pleine bourre et désormais sur le podium quand les grenoblois ont contenu les ardeurs des toulousains menant pourtant en seconde période. Les isérois ne sont plus qu’à un point de la porte du TOP 6.

Paris avec sa victoire référence face au champion d’Europe prend la cinquième place, un point derrière les deuxièmes et un point devant Montpellier défait à colombes par le Racing Métro (12-17), les héraultais bénéficiant d’un point de bonus défensif important pour rester au paradis.

Les franciliens reviennent à trois points du TOP 6, un point seulement devant les catalans, les gros perdants du week-end dans la course à la qualification aux phases finales.

En bas du classement, Biarritz fait l’objet d’une nouvelle désillusion à domicile face à Bordeaux sans complexe et toujours solide (15-22).

De son côté Oyonnax n’a pas raté l’occasion de creuser l’écart avec ces basques-là pour revenir sur d’autres basques, premiers non reléguables, les bayonnais, et réduire l’écart avec son adversaire du jour, Brive qu’il recevait (26-9).

A mi-parcours, tout semble encore possible, même si Clermont et Biarritz ont pris chacun une belle option pour jouer les demi-finales ou la PRO D2 la saison prochaine.

Tous les résultats officiels du week-end >> 

 

La semaine prochaine…

Alors que la position de la LNR sur la prochaine coupe d’Europe laisse perplexe la ligue anglaise, désormais seule avec sa nouvelle compétition, la H Cup de l'ERC, morte de rire, reprend du service pour deux week-ends sur les terrains et nos écrans télé skyrisés.

La troisième journée européenne, toujours cruciale pour se positionner aux premiers postes dans chaque poule, propose de beaux duels en perspectives pour nos français.

Dès vendredi 6 décembre :

  • Castres – Ospreys, 21h (c+ sport) : attention, gros danger !

Puis samedi 7 décembre :

  • Exeter – Toulon, 14h35 (r+) : le moment d’afficher son statut,
  • Clermont – Scarlets, 14h35 (C+) : un bonus sinon rien,
  • Racing Métro – Harlequins, 16h40 (Fr2) : c'est qui le patron ?

Dimanche 8 décembre, enfin :

  • Munster – Perpignan, 13h35 (sport+) : sans prétentions,
  • Leicester – Montpellier, 16h (c+) : exploit requis,
  • Toulouse – Connacht, 16h (Fr2) : tenir la barre… haute !

Tous les matchs sur le site officiel de l'ERC >>

 

En ce qui concerne la petite compétition du Challenge Européen (Amlin Cup) qui concerne les 7 autres club du TOP 14, je vous invite à consulter le site officiel de l’ERC qui vous en détaillera le programme.