Ready to lose !

TOP 14... 17ème journée,             Racing Métro – Toulouse    25 – 5

Noves 2014

Tout a été minutieusement orchestré… La LNR et la FFR ont refermé leur piège sur leur cible :

Toulouse ne remportera pas son vingtième titre cette saison !

Parce que vous n’allez pas me faire croire qu’il n’y a pas d’acharnement sur le groupe toulousain de la part du staff de l’équipe de France qui a littéralement réquisitionné toute l’ossature du XV du déca-nonuple champion de France.

De sa ligne de défense, à toute sa troisième ligne en passant par son meneur polyvalent à l’ouverture comme à la mêlée, pas moins de sept joueurs cadres, le chef d’état major des Bleus n’a pas laissé grand chose au mlaheureux Guy Novès qui a du composer avec les restes et quelques jeunes, pas encore sous la lumière.

Et pourtant, cela ne saurait tarder quand on a vu le potentiel du jeune Arthur Bonneval, frère du déjà excellent et sélectionné Hugo Bonneval au Stade Français, tous deux éblouissants ce week-end dans leurs équipes respectives.

Bref, revenons à nos moutons et aux loups de la FFR qui ont décimé le troupeau du pauvre berger haut-garonnais qui était déjà amputé de trois cadres incontournables blessés, le tantôt capitaine, tantôt soldat Thierry Dusautoir, le maître d’œuvre Luke McAlister et le perforateur Florent Fritz.

Samedi après-midi, le XV toulousain s’est rendu au Stade de France, conscient de ses faiblesses quand en face, son hôte, le Racing Métro affichait ostentatoirement tous ses internationaux, ceux pas français, mais européens tout de même et pas des moindres, comme l’irlandais Sexton et les gallois Phillips, Lydiate et Roberts. Seul Szwarzewski semblait manquer réellement au XV francilien.

Alors faudra m’expliquer comment les sélections irlandaise et galloise parviennent à briller dans le tournoi chaque année en laissant leurs joueurs dans leurs clubs respectifs juste avant le début du tournoi alors que notre sélectionneur national immobilise sa sélection à Marcousis sous prétexte d’une préparation égale à celle de ses adversaires.

Le président toulousain René Bouscatel et son entraîneur ont raison de dénoncer une telle aberration autant qu’une injustice pour les clubs qui transforme cette 17ème journée du championnat en mascarade de son gestionnaire, la LNR.

Alors on peut parler du match, des deux contres qui ont tué la rencontre et les chances des visiteurs avec dès l’entame, suite à un mauvais choix de Beauxis, puis plus tard sur une interception, légèrement hors-jeu d’Andreu relayé par un Sexton survolté et décisif pour la deuxième fois, offrant l’essai à son demi de mêlée international gallois, Philips, comme un pied de nez à qui vous savez.

La seconde période ne laissera aucune illusion. A nouveau, dès l’entame, Andreu conclut une première occasion francilienne pour inscrire l’essai du bonus offensif et laisser les toulousains fanni (25-0).

Mais au bout, il y a quand même une justice. Je vous parlais du jeune Bonneval entré en seconde période au poste de centre et qui, à la dernière minute, a mystifié toute la défense locale pour lancer une attaque toulousaine qui se conclura de l’autre côté après une fixation intelligente de Clerc qui passe à Gear qui passe à Matanavou qui marque l’essai et prive les Racingmen du bonus.

Une belle claque pour Toulouse tout de même qui met un genou à terre, à la dernière place du TOP 6.

Parce que ça n’a pas été tout rose pour tout le monde ce week-end !

 

En bref…

Le Stade Français peut voir la vie en rose après sa victoire bonifiée sans contestation possible face à Castres (32-6) tant les parisiens ont dominé leur sujet à l’image du jeune nouveau sélectionné Bonneval, tout simplement phénoménal.

Le champion de France n’a pas existé à Jean Bouin, sans ses cadres certes, mais en face les absents étaient plus nombreux et ne se sont pas fait ressentir. Un beau groupe stadiste prometteur désormais seul leader.

Car Clermont, également sans ses internationaux et ses nombreux cadres blessés ou au repos, n’a pas su tenir tête à Bayonne plus discipliné que le XV auvergnat dans un match sans essai et sans bonus (9-18).

Les basques sortent de la zone relégable en attendant le match entre Biarritz et Oyonnax, reporté pour terrain inondé. Des Oyonnaxiens désormais sous pression.

En dessous des parisiens et des clermontois, bien installés en tête, ils sont six à se battre pour les quatre places restantes.

Et ce sont Grenoble et Montpellier qui ont fait les meilleures affaires du week-end en gagnant à domicile respectivement face à Perpignan (25-19) et Bordeaux (28-23), prenant chacun la quatrième et cinquième place, coincés entre les castrais et les toulousains.

La plus mauvaise affaire est pour le champion d’Europe, Toulon qui a concédé la défaite à Brive, plus solide en conquête et impressionnant de culot (10-23). Les varois sortent du top 6 pour la première fois depuis bien longtemps à hauteur des Racingmen, revenus dans la course à la qualification.

Les cinq équipes restantes, Bordeaux, Brive, Perpignan, Bayonne et Oyonnax sont toujours plus concernées par le maintien qu’une place qualificative plus que compromise.

Quant à Biarritz, son sort semble entériné même si mathématiquement tout est possible. Encore faut-il que les biarrots se battent sur le terrain contre leurs adversaires plutôt qu’entre eux à l’entraînement. Pas gagné !

Tous les résultats officiels du week-end >> 

 

La semaine prochaine…

Le tournoi des VI Nations fait son entrée.

Le verdict de la stratégie de PSA va tomber. J'espère que ce ne sera pas sur le coin de la gueule du XV de France... qui en a, de la gueule !

Car on est plus fort que les anglais, on le sait. Encore faut-il que les joueurs s’en rappellent une fois en équipe de France !

Au programme, samedi 1er février, sur France 2 :

  • Pays de Galles – Italie, 15h30 : une petite mise en gueule,
  • France – Angleterre, 18h : une grosse mise au point.

Puis dimanche 2 février, toujours sur France 2 :

  • Irlande – Ecosse, 16h : Guinness et cornemuse !