Parce que, quoi !

H CUP... La finale,                          Toulon – Saracens         23 – 6

Toulon Saracens 2014

Parce que Toulon !

Parce que champion,

Parce que chapeau !

Parce qu’ils l’ont fait,

Parce que sous pression,

Parce que les anglais,

Parce que le bouillon,

Parce qu’ils ont résisté,

Parce que tous les ballons,

Parce que sublimés,

Parce que Jonny,

Parce que son pied,

Parce qu’un génie,

Peut en cacher un autre,

Parce que Giteau,

Parce que son pied,

Parce que Giteau,

A l’arrivée.

Parce qu’ils sont grands,

Parce qu’ils sont forts,

Parce que les loups grognent,

Parce que Toulon mord !

Parce que derrière des troisièmes lignes,

Se cachent de vrais trois-quarts,

Parce que Smith pour Lobbé,

Parce que Lobbé pour Smith,

Parce que Smith… quel essai !

Parce que les terribles guerriers du Pilou Pilou… Ah !

Qui ont soulevé et plaqué les montagnes jusqu’à l’amer,

Aaah ! …

Jusqu’à l’écoeurement de la meute anglaise qui n’a pas franchi une seule fois la défense varoise intraitable.

Houuuu !

Langues pendantes, gueules ouvertes, usés, cassés, dominés, domptés, pauvre meute…

« p’tits loups, p’tits loups »,

a-t-on presqu’envie de les consoler au coup de sifflet final, défaits, les oreilles et la queue basses, à l'image d'un Farrell dépité et happé par la classe d'un futur retraité.

Toulon l’a fait !

C’est juste énorme… Et à l'instar de son mentor, Jonny Wilkinson, la star, pour sa dernière devant des milliers de compatriotes britanniques qui l’ovationnent, pour son ultime sacre européen, dans l’antre aussi magique que mythique, le Millénnium, Toulon s’inscrit dans l’histoire de son club et du rugby mondial.

Toulon est pour la postérité un grand d’Europe…

le dernier à avoir inscrit son nom sur le trophée de la feue H Cup, pour la septième fois pour un club tricolore, une fois de plus que nos amis anglais et irlandais, et c’est déjà une belle et double satisfaction.

Les Saracens n’auront pas accompli la première partie de leur quête, ce fameux doublé, coupe d’Europe-championnat, qui tend désormais les bras aux varois. Hier encore impossible, samedi prochain au Stade de France, il n’a jamais autant apparu à portée de main des toulonnais à la force inébranlable.

Pas sûr que les castrais, frais comme des gardons, l’entendent de cette oreille.

Tout comme le prochain adversaire des Sarries dans la finale de Premiership, en pleine réussite et maîtrise dans sa finale du Challenge Européen, la Amlin Cup.

 

Bath – Northampton       16 – 30

Déjouer sur l’herbe…

Vendredi soir, aux abords du Millennium, dans le modeste stade d’Arms Park de Cardiff, on a eu droit à une belle assiette anglaise au menu avec du rugby froid dans une ambiance familiale entre britanniques.

Autour du rosbif, il y avait surtout un jeu de cochon pas très abouti, avec trop de pénalités manquées du côté de Bath (pauvre Ford) et trop d’attaques maladroites du côté des gars de Northampton, le jeu dans le pâté en première période et qui se feront prendre comme des cornichons pour le premier essai du match dans un contre élémentaire de cent mètres d’un certain Watson (13-6).

En seconde période, la réussite au pied de l’ouvreur de Northampton, Meyler, permettra aux siens de refaire leur retard et de passer devant tranquillement avant d’enfoncer définitivement le clou en fin de match avec deux essais dont un tout en puissance après plusieurs temps de jeu par Dowson et l’autre sur un contre de cent mètres de Dickinson sans jambes qui doit combiner avec son ailier North qui aplatit dans la confusion.

Northampton remporte avec pragmatisme le dernier trophée de l’Amlin Cup, son deuxième, quand Bath repart fanny pour la troisième fois.

 

Ce week-end également…

Qualification à la nouvelle CHAMPIONS CUP

Stade Français – London Wasps        6 – 20     (29-30)

Paris redouble…

Samedi, en début d’après-midi, Jean Bouin a été le théâtre d’une nouvelle déconvenue pour les parisiens, à l’image de leur fin de saison.

Les stadistes seront passés à côté de leur match comme ils sont passés à côté des barrages et comme ils passeront à côté de la nouvelle édition de la coupe d’Europe.

Pourtant il ne leur manquait qu’un petit point pour venir à bout d’anglais pas si exceptionnels, juste appliqués, concernés et avec une véritable envie de décrocher cette place qualificative quand les parisiens n’ont accumulé que suffisance, fautes de main, la tête déjà aux vacances sans doute.

Paris n’a pas retenu sa leçon de fin de saison et redouble logiquement son challenge européen pour parfaire son rugby l’an prochain.

 

PRO D2

Agen – La Rochelle        22 – 31

Quatre ans après...

Dimanche, en début d’après-midi à Bordeaux, les rochelais ont mis plus de coeur que les agenais pour accéder au TOP 14 et rejoindre les lyonnais déjà promus. Ils n’ont fait qu’une bouchée de leurs adversaires en première période, menant de 18 points à la pause (3-21).

La réaction agenaise a mis trop de tend à venir en seconde période pour parvenir à refaire son retard. Pourtant, avec 3 essais partout, cette finale a proposé du jeu et du spectacle, ce qui a ravi le public de Chaban-Delmas, plus du côté des supporters rochelais qui peuvent féliciter leur équipe de ce retour dans l'élite depuis quatre ans qu'elle en était partie. 

Souhaitons que cette fois La Rochelle ne fasse pas juste un aller-retour et perdure un peu plus longtemps en TOP 14.

 

Fédérale 1

Montauban – Lille         35 – 12   (12-17)

Massy – Tyrosse            17 – 9   (19-21)

Pas de surprises dans cette deuxième manche des demi-finales, Montauban et Massy retrouveront la PRO D2 et disputeront la finale pour déterminer le champion de Fédérale 1.

Dommage pour mes amis du côté de Tyrosse et de Lille.

 

La semaine prochaine…

C’est le dernier round de la saison, dernier combat pour Toulon… pour le sacre ultime, le bouclier de Brennus.

Castres, champion en titre, compte bien imiter son adversaire double champion d’Europe et conserver à son tour celui de France.

A suivre donc sur France 2 :

  • Toulon – Castres, Samedi à 21h : une revanche pour un doublé !