Il était une fois la résolution !

VI Nations... 4ème journée,                  Italie – France     0 – 29

Italie France 2015

Sergio Parisse et les siens ont réalisé le film parfait pour aider nos Bleus à retrouver le chemin de la victoire !

Le rugby spaghetti, on adore !

L'individualisme et l'anarchie de la défense italienne, à la faute de tous les instants et dans tous les secteurs du jeu, auront été les piliers du rugby proposé ce dimanche après-midi à Rome.

« Giù la testa, coglione ! » (Baisse la tête, couillon !)

Littéralement dominé et transparent, le XV italien a passé son temps à se coucher pour plaquer au sol toute explosion de jeu des français, impulsé par un Spedding et un Nakaitaci très enclins à allumer les mèches.

Un peu facile comme scénario, me direz-vous. Trop, en effet !

Car on ne peut pas dire que l’on a reconnu cette squadra Azzura qui a tenu tête dans ce même stade aux irlandais pendant plus d’une heure et encore moins celle qui a fait sensation à Edimbourg, il y a quinze jours. Cotter doit être vert !

A l’image des ouvreurs qui se sont succéder, le jeune catalan, Allan, ratant une pénalité facile face aux perches avant de se blesser dans la foulée, puis le vieux Orquera, pas plus inspiré et dynamique pour mettre ses trois-quarts sur orbite comme Haimona contre les anglais (Ils leur ont collé trois essais tout de même), les italiens n’ont été que l’ombre d’eux mêmes, défendant à tout bout de champ, surtout dans leur camp, enchaînant faute sur faute et priant le ciel que la valise ne soit pas trop lourde.

Le ciel les aura à moitié entendu car nos Bleus ont mis le temps avant d’oser sortir les révolvers et descendre les 80 mètres qui les séparaient du magot.

Lopez, décidément, aura été trop maladroit encore, jouant au pied quand il fallait garder le ballon et tentant une percée solitaire pour finalement se débarrasser du cuir à défaut d’assurer une passe qui aurait offert le premier essai à Fickou.

Sa sortie à la mi-temps sur blessure sera presqu’une aubaine. D’un 9-0 en première période, Plisson et les siens multiplieront la note par trois. Un minimum !

A commencer par cette fulgurance de Spedding qui remonte tout le terrain, nous faisant oublier l’absence de Dulin, et sert parfaitement Goujon qui crée le surnombre et lance Maestri à l’essai. Splendide !

Cela faisait trois ans que l’on en rêvait, depuis l’essai de Fofana à Twickenham.

Bien sûr, le score aidant, les Bleus se sentent pousser des ailes et Plisson tente un peu tout et n’importe quoi et ça lui réussit moins que ses tentatives au pied qui sécurisent un score pourtant déjà très large. 

"Mais jouez les ces pénalités bon sang !"

Il faudra attendre la dernière minute pour concrétiser une domination totale qui aurait du virer à l’humiliation. C’est Bastareaud qui tout en puissance inscrira le deuxième essai comme un avant. Tout un symbole du mal français.

On domine mais on est incapable de faire jouer nos trois-quarts pour conclure au large. 

Les italiens restent fannis. Et pour cause, ils ont toujours joué les pénal-touche pour tenter de marquer cet essai de consolation qui n’est jamais venu. Trop peu d’occasions, trop brouillons, face à une défense française bien en place et dominatrice en conquête, notamment en mêlée fermée.

Ne boudons pas leur plaisir (parce que moi…), apprécions avec eux ce film réjouissant, à défaut d’un vrai divertissement ou d'un scénario à suspense ou encore de répliques d’anthologie qui nous laisseraient espérer une suite meilleure samedi prochain à Twickenham.

Parce qu’il paraît que l’on peut encore rêver d’une victoire. Si !

 

Par contre, il n'y aura pas de grand chelem pour les filles défaites en Italie sur le fil (12-17) qui comme les Bleus et les Bleuets joueront le titre en Angleterre, avec plus de chance qu'eux en poche.

 

Pays de Galles – Irlande       23 – 16

Sensation au Millénnium !

Ces diables de gallois ont carrément privé le XV du Trèfle d’un grand chelem qui lui tendait les bras.

Trop court, trop tard ! … la réaction irlandaise en seconde période n’aura pas suffit pour reprendre en main le cours du match.

Un essai splendide de Williams contre un de pénalité logique pour le maul irlandais écroulé, une défense galloise héroïque jusqu’au bout face à des fautes et maladresses adverses aussitôt punies par Halfpenny, voilà comment les favoris irlandais ont laissé filer leur destin.

Désormais les cartes sont rebattues, les diables rouges reviennent à hauteur des ogres verts quand de leur côté les anglais n’allaient pas les laisser seuls dans la bataille finale pour le titre.

 

Angleterre – Ecosse      25 – 13

Trop faciles !

C’est parti à cent à l’heure, ce match à Twickenham !

On a bien cru que le XV de la Rose allait manger tout cru le XV écossais tant les essais semblaient tout faits. Mais il faut croire qu’en Angleterre les vendanges se font en mars… Que de gâchis !

Les rosbifs l’apprendront à leurs dépends n’inscrivant qu’un seul essai en première période comme leurs visiteurs du jour qui ajouteront une pénalité de plus pour mener à la pause.

Heureusement la seconde période sera plus sérieuse pour les sujets de sa majesté qui saignent le XV du Chardon dès l’entame avec un essai de Ford qui permet aux siens de prendre l’avantage et le garder par la suite avec une nouvelle pénalité.

Les écossais joueront avec leur cœur pour revenir dans le match mais en vain, Nowell leur coupera l’herbe sous le pied avec le troisième essai anglais en fin de match.

Une victoire logique mais peu fructueuse au nombre énorme d’occasions obtenues par les favoris désormais de ce tournoi. Un finish qui promet sur les trois derniers matchs, la semaine prochaine…

Car oui, les Bleus peuvent remporter le titre à Twickenham, s’ils battent les anglais de 8 points et qu’auparavant les irlandais et les gallois perdent respectivement en Ecosse et en Italie.

Cela demande trois miracles, effectivement !

 

En bref, la 20ème journée du TOP 14

Les extrêmes se démarquent !

A Bayonne, Castres s’est écroulé sur l’ultime pénalité de Bustos Moyano après le temps réglementaire (21-19) et après avoir effectué une belle première période. Les tarnais se meurent en fin de classement à hauteur de Lyon, incroyablement brave mais logiquement défait chez lui contre un Toulon solide et puissant (14-22).

Deux relégables désormais distancés de six longueurs !

Car à La Rochelle, comme à Brive, on a pris les points et même un bonus chez les corréziens face à un Racing Métro amoindri (36-12) quand les rochelais se sont contentés de ramener les pieds sur terre à Oyonnax (30-20), barragiste une petite semaine.

La sensation de ce samedi est venue du côté de Jean Bouin où le Stade Français, à l’opposé de la semaine passée, s’est troué contre Grenoble (21-30) … Paris insolite, quand je vous disais !

Les isérois n’en finissent pas de séduire et méritent amplement leur place dans le TOP 6.

Ce n’est pas le cas de Toulouse qui avec Montpellier son adversaire du jour n’en finit pas de nous emmerder à mourir, à jouer et gagner petitement (18-13).

Vivement que Bordeaux soit récompensé par sa qualité de jeu produit et atteigne son objectif d’ici la fin de la saison régulière, et ce malgré sa défaite à Clermont (23-31) vendredi alors qu’ils ont mené pendant une heure.

Seulement les clermontois ont démontré leur capacité à renverser une situation difficile à domicile grâce notamment à l’entrée de leur stratège Broke James, toujours aussi précieux.

Toulon, Clermont, deux leaders sur un même fauteuil confortable, désormais à six longueurs de leurs poursuivants !

 

La semaine prochaine…

Le VI nations reste sous les projecteurs pour son final plein de suspense quand le TOP 14 s’octroie une nouvelle pause avant d’aborder une fin de saison aussi palpitante.

A suivre samedi 21 mars sur France 2 :

  • Italie – Pays de Galles, à 13h35 : besoin d'un carton plein pour les dragons !
  • Ecosse – Irlande, à 15h30 : cinq points de plus que les anglais pour le XV du Trèfle !
  • Angleterre – France, à 17h : le XV de la Rose, son destin entre les mains !