Quand ça "crunche" sous la dent !

CHAMPIONS CUP... quarts de finale,                  Clermont – Northampton     37 – 5

Clermont Northampton 2015

Sur un boulevard… Abendanon !

Plus long que le boulevard parisien entre la place de République et la Madeleine où jonchent tous les théâtres de la capitale, il en est un qui a joint depuis samedi soir le Stade Marcel-Michelin à celui de Geoffroy-Guichard, dans une représentation magistrale de son arrière anglais…

Quel phénomène !

Le meilleur joueur samedi dans ce premier quart de finale aux allures de remake du crunch époustouflant de fin de tournoi du VI nations…

Et il était anglais, messieurs ! … Hé oui, Philippe !

Le seul qui a brillé sur la pelouse clermontoise quand les quinze de Northampton n’ont eu que l’herbe à se mettre sous la dent pendant plus d’une heure.

37 à zéro, une maîtrise absolue clermontoise dans tous les secteurs et quatre essais d’envergure !

Un doublé de Nakaitaci, dont le premier à la Nakaitaci, la vidéo à l’appui (merci encore une fois), à deux doigts de bouffer une entame parfaite, ouf ! … Sacré Noa !

Un essai de Fofana sur un numéro flamboyant du héros du jour, Abendanon, avant qu’en seconde période l’arrière des jaunards ne marque le sien.

Un essai improbable alors qu'il défendait sur sa ligne un essai tout fait pour les anglais, arrachant le cuir entre les mains de son compatriote pour griller de vitesse et de politesse toute la défense adverse sur une course de plus de cent mètres… Hou !

Le boulevard Abendanon était tout tracé !

Il aura fallu un petit coup de main de la part de monsieur Lacey donnant un carton jaune vicieux à Bonnaire, à qui il semblait dire « vas-y tu peux la jouer », pour derrière offrir une pénalité et un surnombre aux malheureux Saints fannis. Dans la foulée, monsieur Lacey, toujours lui, faisant écran sur la défense de Rado, permettait aux britanniques de sauver la mise avec un essai de Waller non transformé.

Mais la victoire de l'ASM n’a fait aucun doute, étincelante, humiliante presque pour le champion d’Angleterre en titre et en route pour un doublé en PremierShip.

Il n’y a plus qu’à le prendre ce boulevard, pour les auvergnats, jusqu’à Saint-Etienne et le prolonger, qui sait, jusqu’à Twickenham… où, comble de l’absurde ou de la bêtise, le sélectionneur du XV de la Rose n’aurait alors à admirer en tribune que nos anglais de France que sa fédération lui interdit de sélectionner.

Mais en attendant, il faudra affronter à nouveau d’autres rosbifs, dans une revanche de la demie de l’an passé qui sent déjà la poudre.

On ne doute pas que le chaudron de Goffroy-Guichard sera acquis à la cause clermontoise.

 

Racing Métro – Saracens               11 – 12

Comme des couillons !

Ils étaient prévenus, les racingmen. Monsieur Owens est du genre tatillon, demandez aux clermontois !

Il ne s’agit pas d’être bons, de dominer, de mériter, il faut être irréprochable, balle en mains, sur ses appuis, balle en ruck… Il les a attendu à chaque tournant et les franciliens se sont laissés avoir à chaque occasion… comme des couillons !

Dimanche à Colombes, le deuxième Crunch a viré au cauchemar pour les racingmen.

Une première période bourrée de fautes de mains alors qu’il aurait du y avoir au moins deux essais pour les locaux, une première période où Sexton a été inexistant (déjà le mal du pays ?) et Roberts poussif (loin de ses prestations du tournoi des VI nations).

Heureusement qu’il y avait Machenaud pour porter cette équipe et lui permettre de passer devant à cinq minutes de la fin. Un essai et deux pénalités, c’est bien simple, il a inscrit tous les points.

Oui mais voilà, monsieur Owens a réservé la dernière pour son équipe favorite, il faut croire. Une sanction sévère pour une faute stupide du seconde ligne entrant, Fabrice Metz, qui se précipite plus qu’il ne plonge vraiment et qui aurait du savoir que monsieur Owens ne rigole pas avec son règlement…

Une dernière action de pick and go pour garder le ballon dans son camp au lieu de le renvoyer dans celui adverse. Comme c’est couillon aussi !

Les Sarries auront le plaisir de retrouver les clermontois une nouvelle fois en demi finale et mon petit doigt me dit qu’ils inviteraient bien monsieur Owens à la fête pour les aider un petit peu.

Ils en auront plus que besoin !

 

Toulon – London Wasps                32 – 18

Un moteur grippé mais quelle maitrise au pied !

Voilà comment on peut résumer la prestation du champion d'Europe en titre, cette machine à marquer que l'on sait puissante mais qui peine à faire rugir son moteur sur 80 minutes.

Deux essais seulement face à une équipe londonienne modeste. Un en début de match, par Bastareaud, et un second à la fin, par Williams.

Pour le reste, les varois peuvent remercier Fred Michalak, l'homme du match, qui a passé tous les autres points au pied avec un taux de réussite maximum. A défaut de briller, les toulonnais ont secoué leur adversaire pour les pousser à la faute.

Pas très convaincants, surtout quand on les voit se faire prendre par deux fois en seconde période aussi facilement.

Une victoire aussi facile qu'en trompe l'oeil.

Car après la déconvenue à Marseille face aux toulousains, il s'agira d'être plus sérieux et constant face au Leinster dans ce même stade lors des demies.

Ils ont les moyens de leurs ambitions, on peut leur faire confiance pour être au rendez-vous.

 

Leinster – Bath            18 – 15

Mais non, les irlandais ne sont pas morts !

Sans grande démonstration de force, sans même un essai, les leinstermen ont arraché leur ticket pour les demies contre des anglais plus joueurs mais plus indisciplinés aussi.

Les essais de Ford et de Homer n’auront pas suffit à faire plier le triple champion d’Europe sur ses terres.

Rendez-vous au Stade Vélodrome pour une belle affiche face au champion en titre.

 

Résultats de la Challenge Cup

Gloucester  – Connacht   (14-7)         v          Exeter – Newcastle (48-13)

London Irish – Edimbourg (18-23)     v          Newport – Cardiff Blues (25-21)

    

La semaine prochaine…

Une petite halte au stand TOP 14…

Le temps de recharger les batteries ou regonfler les pneus de nos formules 1 !

La 22ème journée du TOP 14 promet du jeu, de l’engagement et des sueurs froides pour les autres protagonistes qui bataillent pour un ticket en barrages ou pour rester dans l’élite du meilleur du rugby de l’hémisphère nord.

 

A suivre donc, dès vendredi soir 10 avril :

  • La Rochelle – Stade Français, à 20h45 (c+ sport) : pour un grand pas vers le maintien !

Puis samedi 11 avril avec :

  • Racing Métro – Montpellier, à 14h45 (c+) : oublier l’Europe,
  • Toulouse – Bayonne, à 15h (r+) : appuyer sur l’accélérateur !
  • Brive – Lyon, à 15h (r+) : le tout pour le LOU !
  • Clermont – Oyonnax, à 15h (r+) : sur les braises encore chaudes du Michelin !
  • Grenoble – Toulon, à 16h35 (c+) : je t’aime, moi non plus !
  • Castres – Bordeaux, à 20h45 (c+ sport) : à l’envi, à la mort !