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L E S B R E V E S D O V A L I E . C O M - l'Hebdo du Rugby par Antonio -
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16 août 2015

Les brèves d'Ovalie - Edition n°181

Qui est "in", qui est "out" ?

Test-match de Coupe du monde,                  Angleterre – France     19 – 14

Angleterre France 2015 test2

« Jusqu’à neuf c’est O.K. tu es "in"
après quoi tu es K.O. tu es "out" » 

Disait la chanson de Serge.

C’est idem pour le coq du XV de France et son jeu flamboyant. Voilà comment je pourrais résumer le début de rencontre de ce centième Crunch, samedi soir à Twickenham.

Jusqu’à neuf minutes, on a bien cru qu’il allait s’envoler ce jeu à la française, et le coq avec !

Démontrant ainsi à tous ses détracteurs (et on est nombreux) qu’il était prêt à tutoyer les cieux et décrocher la lune ce soir, en attendant de décrocher mieux... plus tard.

Oui mais voilà, il ne faut pas plus de neuf autres minutes pour que les locaux inversent la tendance.

« Qui est "in", qui est "out" ? »

Moitié bouillon et moitié spleen, l’équipe de France se fait cueillir par un XV de la Rose plus vif et éclatant que le rouge des maillots des Bleus.

11ème minute, Anthony (Watson) ne carbure pas au mazout, après un maul et un passage petit côté, il récupère le cuir et mystifie Brice Dulin. Cadrage débordement d’école, c’est extrêmement propre, le faux ailier français en tombe en syncope. Premier essai anglais.

18ème minute, le prodige de Bath récidive. Oublié sur son aile par une défense française à la déroute, il est servi par Farrell et n’a plus qu’à se jeter dans l’en-but pour un doublé personnel.

Les Bleus s’accrochent et restent dans le match, notamment grâce au pied de Morgan Parra qui recolle comme il peut les morceaux... et au score. 12-9 à la pause.

Mais ce 100è Crunch n'est qu'illusion, ne nous y trompons pas !

Le résultat dans ce match importe peu. Les anglais comme les français cherchent avant tout des repères après cinq mois sans compétition. Mais surtout, les sélectionneurs veulent offrir du temps de jeu à ceux qui sont susceptibles de ne pas participer à l’aventure de la Coupe du monde. Tel est là, le véritable enjeu !

Car ils seront cinq à quitter le groupe.

Et il y a de grandes chances que ces cinq-là étaient tous sur la feuille de match, samedi soir.

« Qui est "in", qui est "out" ? », revient la chanson.

Ce sont autant de matches dans le match. Les seuls qui compteront finalement aux yeux de Saint-André et de son staff.

« Vous n’aurez pas d’autres chances pour nous convaincre ! »

Car les vrais titulaires attendent, eux, du côté de Marcoussis, le match retour qui aura lieu samedi prochain, au Stade de France, cette fois.

Ils étaient visés samedi soir donc, ces Bleus en doublures... surveillés, scrutés même, pour un verdict cruel.

  • Xavier Chiocci  ou Vincent Debaty ?
  • Uini Atonio ou Nicolas Mas ?
  • Loann Goujon, Louis Picamoles, Fulgence Ouedraogo ou Yannick Nyanga ?
  • Rory Kockott, Morgan Parra, Rémi Talès ou François Trinh Duc ?
  • Alexandre Dumoulin, Rémi Lamérat ou Gaël Fickou ?

L’un d’eux, à chaque ligne, quittera le groupe. Chaque premier cité, au vu de ses performances samedi soir, n’a pas les faveurs de mes pronostics.

Vincent Debaty a beaucoup avancé balle en main, Nicolas Mas a été propre en mêlée quand la première ligne de fin de match a subi avec Uini Atonio, notamment.

Louis Picamoles a été précieux comme on pouvait s’y attendre, à se demander pourquoi se priver d’un tel profil en n°8 quand on voit Damien Chouly si peu décisif. Par contre l’entrée de Loann Goujon a montré ses limites et son manque d’expérience, perdant de nombreux ballons dans l’avancée.

Les flankers Fulgence Ouedraogo et Yannick Nyanga n’ont pas démérité et ont fait leur boulot, en défense surtout.

A la charnière, même si les automatismes n’étaient pas là, derrière, pour bonifier leur association, j’ai beaucoup aimé la paire Parra-Trinh-Duc, dynamisant le jeu d’entrée avec le demi-de-mêlée sortant des ballons propres, enfin ! De plus Parra a été très performant au pied quand Kockott a manqué la transformation sur le seul essai français.

Pour autant les entrées de Rory et de Rémi Talès dans une fin de match éprouvante sont difficiles à juger, même si les titulaires ont marqué des points selon moi. Moins sûr que ce soit l’avis de PSA.

Enfin, dans les lignes de trois-quarts, le poste piège de Brice Dulin à l’aile a déstabilisé l’arrière de métier qui n’a jamais été dans son match. Pour autant, il ne sera pas inquiété, je pense, de par le besoin de couvrir son poste de formation avec Scott Spedding.

C’est donc du côté des trois-quarts centres que le staff écrémera son groupe, sans doute. On ne peut pas dire que la paire de centre Dumoulin-Lamérat ait été très en vue. Le premier étant très en dessous d’un Fickou quand ce dernier est entré. Sa sortie en seconde période n’augure rien de bon quant à son avenir.

"As-tu bien vu le stade ? ... Profite !"

Si je n’ai pas parlé de la deuxième ligne dans cet écrémage, c’est que je pense que PSA conservera logiquement les quatre sélectionnés pour revenir en Angleterre. Idem pour Szarzewski, pas à la hauteur des attentes, en touche notamment, il y aura sans doute trois talonneurs à Londres.

C’est pourquoi en seconde période, après l’heure de jeu, et après avoir encaissé le troisième essai anglais - une pure démonstration de jeu au large du XV de la Rose orchestré par ses trois-quarts, Chistéra de Slade, Farrell au pied pour May qui conclut magnifiquement - le jeu des français s’est tourné vers son banc alors que leurs adversaires peinaient physiquement, surtout en mêlée.

En supériorité numérique (carton jaune pour Clark, auteur d’une faute dans un ruck), le XV de France par Ouedrago parvient à faire craquer la défense anglaise. Une touche bien captée par Yoann Maestri, un maul bien formé qui rentre dans l’en-but comme dans du beurre.

On aurait pu faire mieux. On aurait dû même. Les essais non conclus par Dulin en première période et par Atonio en seconde montrent combien on pêche en finition quand les anglais, eux, sont réalistes et efficaces.

L'honneur est sauf néanmoins et la prestation des Bleus loin du ridicule.

Voilà ce que l’on peut dire de ce premier test-match, à balle réelle, du XV de France, pas complètement « in », ni complètement « out », qui pêche encore et toujours sur ses automatismes et que l’on espère plus affûté et inspiré la semaine prochaine au Stade de France avec les titulaires et pourquoi pas, à nouveau quelques-uns des meilleurs en vue à Twickenham.

A suivre…

 

Les autres matches de préparation.

Nouvelle-Zélande – Australie  41 – 13

Les néo-zélandais avaient à cœur de laver l’affront essuyé la semaine passée à Sydney (19-27), laissant alors échapper leur quatrième titre consécutif du Four Nations au profit de leurs meilleurs ennemis outre mer de Tasman. Samedi, ils ont aligné leur XV type pour rectifier le tir et infliger à domicile une correction aux australiens, revenus les pieds sur terre.

Les Champions du monde en titre sont bien là !

Irlande – Ecosse  28 – 22

Quant aux irlandais, ils ont eu du fil à retordre face à des écossais entreprenants et efficaces dans un match de préparation qui a laissé place à de nombreux nouveaux joueurs que les sélectionneurs avaient besoin de tester. Après leur victoire à Cardiff, face aux gallois (35-21), les hommes de Schmidt poursuivent leur série de succès, bien installés à la deuxième place du classement mondial devant les australiens.

Les Champions d'Europe font aussi figure de favoris !

Argentine – Afrique du Sud  12 – 26

Sans avoir vu le match, tout ce que je sais, et de source sûre puisque c'est Gaby qui me l'a dit, c'est que les Springboks ont enfin pris leur revanche face aux Pumas après que ces derniers les aient humiliés à Durban lors du Four Nations (25-37), leur laissant même une cuiller dont il n'avait jamais vu le bois jusque-là. Deux nations qui se cherchent, dans tous les sens du terme, loin de convaincre à un mois de la coupe du monde.

L'Angleterre et l'Australie complètent le dernier carré des prétendants au titre suprême.

Quand l'Afrique du Sud et l'Argentine suivent en outsiders, au même niveau que le Pays de Galles et la France .


La semaine prochaine…

Le TOP 14 fait son retour sans ses internationaux.

Jusqu’au mois de novembre, Coupe du monde oblige, le championnat de France devra composer avec ses jeunes et les non sélectionnés.

Un casse-tête que tous les grands clubs ont anticipé dans leurs recrutements respectifs, faisant appel au besoin de « jokers Coupe du monde ».

La première journée nous laisse dans l’expectative donc.

  • Qui va profiter de ce contexte particulier ?
  • Quelles vont être les bonnes surprises, les mauvaises ?
  • Quelles nouvelles révélations, nouvelles pépites, ce début de saison va-t-il nous offrir ? (comme en 2011 avec Wesley Fofana)

Je m’impatiente déjà que ça commence !

A suivre dès vendredi 21 août :

  • Toulon – Racing Métro, à 20h45 (C+ sport) : Un premier choc.

Samedi 22 août, ensuite :

  • La Rochelle – Clermont, à 14h45 (C+) : laisser les tongs au vestiaire.
  • Bordeaux – Castres, à 18h30 (r+) : une première pour les staffs,
  • Toulouse – Brive, à 18h30 (r+) : ne plus jouer à se faire peur,
  • Montpellier – Oyonnax, à 18h30 (r+) : pour un premier retour sur investissement !
  • Grenoble – Agen, à 18h30 (r+) : ne pas se rater.

Enfin, dimanche 23 août pour clore la journée :

  • Stade Français – Pau, à 16h15 (C+) : Duel de champions.

 

Pendant le même temps, la préparation à la Coupe du monde se poursuit avec d'autres test-matches.

A suivre notamment, samedi 22 août :

Italie - Ecosse (20h)

France - Angleterre (21h)

 

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Commentaires
P
Bonne analyse. Cela dit, l'équipe anglaise est nettement un cran au-dessus de nos valeureux joueurs auxquels 1/4 d'heure de jeu c'est déjà beaucoup
Répondre
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