Une hirondelle ne fait pas le printemps !

VI NATIONS... 5ème journée                  France – Angleterre        21 – 31

France Angleterre 2016

Oui mais le printemps est bel et bien là…
à voir éclore les bourgeons
d’un grand Chelem de ce XV de la Rose là.

Les Bleus n’ont rien pu faire, samedi soir, pour empêcher l’équipe d’Angleterre de venir cueillir chez nous son 13ème grand Chelem de son histoire, le 2ème depuis que le tournoi est passé à 6 nations.

13 ans que les Anglais attendaient ça !

Et le cueillir au Stade de France, chez son meilleur ennemi, lors du traditionnel Crunch, cela avait (on se doute) d’autant plus de saveur pour des Rosbifs.

A l’inverse, pour nous, Français, c’est aussi dur à avaler que les épines de leur emblème.

Alors, je le dis tout de suite, tant que j’ai encore un peu de fair-play au fond de la gorge.

« ‘ravo ! c’est mmm… ‘érité ! »

Parce que ces Anglais-là étaient bien plus forts que notre équipe de France, encore au printemps de sa vie, depuis que Novès en a accouché, il y a deux mois.

Après que l’on se soit tous plus ou moins adonnés en babillages gentils au dessus du berceau, il faut reconnaître que le petit Coq commence à nous gaver un peu avec ses balbutiements  qui n’en finissent pas.

« Mais laissez-lui du temps à notre XV de France. Regardez comme il est mimi. Oh oui, il est mimi, ce Virimi ! … Oh ! Il a fait tomber la baballe ! … Mais c’est pas grave ! »

« On a manqué un petit plus » a lâché adorablement Scott Spedding, à la fin de la rencontre avec un accent et des yeux d’enfant coupable tout aussi craquants.

« Mais laissez leur du temps ! On a eu quelques belles actions, non ? … Deux, trois peut-être…  Mais quelle envie ! Quelle générosité ! Oh ! … Pauvre Jeff Poirot, il n’a pas vu Dany Care, lui filer entre les doigts… Mais, ce n’est pas grave, tu apprends mon petit. »

C’est tellement beau à voir l’apprentissage à la télé !

Et l’équipe d’Angleterre, en bonne maîtresse d’école, leur a donné une belle leçon de réalisme et d’efficacité à nos Bleus, encore ignorants sur bien des secteurs de jeu, et notamment balle en mains.

En vingt minutes, après le premier essai de filou de Dani Care (12è) où la défense française est restée statique, les anglais ont fait la démonstration de la palette de leurs talents, en touche, en mêlée, dans les rucks, en relance et jeu au large, jusqu’à ces séquences de jeu au ras avec leurs avants qui mettront à nouveau en échec cette défense tricolore pour un deuxième essai, signé Dan Cole.

Et pourtant, on a bien cru en seconde période que nos élèves allaient dépasser le maître au tableau d’affichage, à deux points seulement, grâce notamment au pied de Maxime Machenaud, appliqué et sans fautes (18-20). Il n'en sera rien.

« Mais laissez leur... »

Ta gueule ! ... Les rares actions d’envergure de nos Bleus se sont heurtées systématiquement à une inefficacité criante, rendant les ballons à son professeur qui leur a démontré pour la troisième fois comment il fallait s’y prendre. C’est Watson qui se chargera de concrétiser une passe au pied géniale de Youngs. Presque trop facile.

« Bah oui, évidemment ! … Mais bon, on va y arriver… un jour, c’est sûr ! … Regardez comme ils ne lâchent rien, ils en veulent nos petits, hein ?  ... Laissons-leur... euh! … »

Les Français sont courageux, généreux, tout ce que l’on voudra, mais ils ne sont pas encore à la hauteur de leur adversaire du jour qui aura marqué trois fois quand les puceaux de Novès n’auront pas joui une seule fois derrière l’en-but.

Alors oui, laissons-leur le temps de grandir et regardons devant, avec l’espoir que les quelques pépites entrevues dans ce tournoi, cette force et cette envie nouvelle de jouer, et de ne rien lâcher, nous offrent de belles futures victoires.

En attendant, c’est une défaite de plus, certes, mais…

Nous dirons d’elle… qu’elle ne fait pas le printemps.

 

En bref…

Pays de Galles – Italie           67 – 14

Pour le meilleur et pour le pire.

Ils ont tenu 30 minutes les Italiens avant de craquer totalement face à la puissance et la vitesse de cette équipe galloise, bien au dessus avec ses trois-quarts de feu… Biggar, Roberts, Davies et North.

Quoi dire de plus, si ce n’est que les Gallois peuvent regretter leur première période médiocre à Twickenham car les Diables Rouges avaient tout pour remporter ce tournoi, de loin les meilleurs avec les Anglais selon moi.

Quant à la Squadra Azzurra, son chantier semble aussi immense que celui de notre équipe de France, mais avec une cuiller de bois aux fesses, lourde à trainer.

 

Irlande – Ecosse                   35 – 25

Pour le plaisir !

Je n’ai pas vu ce match qui, paraît-il, était très agréable avec 4 essais irlandais contre 3 écossais, et deux équipes joueuses qui n’avait rien d’autre à espérer que de se faire plaisir sur le pré.

 

Classement final :

1. Angleterre (10) – 2. Pays de Galles (7) – 3. Irlande (5) – 4. Ecosse (4) – 5. France (4) – 6. Italie (0)

 

Alors que chez nos Bleuets et nos Bleues...

France – Angleterre       41 – 17    (Bleuets)

Avec des bottes de 7 lieues !

Le petit poucet du XV de France a réussi, lui, à s’emparer du Crunch, vendredi soir, à Pau.

Il a enfilé les essais comme on enfile des bottes de sept lieues, s’ajustant comme par enchantement à son jeu et lui permettant de gagner la cour des 22 adverses en un rien de temps.

L’ogre anglais, trop fatigué semble-t-il, s’est rapidement assoupi et fait rouler dans l’herbe sur le pré du stade du Hameau.

7 essais au final (triplé de Penaud, doublé de Ngandebe, Retière et Cancoriet) pour une belle seconde place derrière les Gallois, auteur d’un Grand Chelem attendu, après leur victoire face aux modestes Italiens.

 

France – Angleterre       17 – 12    (Bleues)

A nous les petites Anglaises… et le titre !

Quelle hargne elles ont mis nos Françaises pour remporter cette finale et priver leurs meilleures ennemies d’un Grand Chelem sur nos terres, à Vannes. Un exemple, messieurs !

A l’image de leur capitaine, Gaëlle Mignot, qui finira le match sur une jambe (plutôt mourir que de capituler face à l’ennemi!) les Bleues ne vont rien lâcher et tenir une victoire dans la douleur d’une défense héroïque.

Reines du ballon porté, le capitaine courage mettra ses coéquipières sur les rails de trois essais et d’une défense intraitable face à des Anglaises coriaces jusqu’au bout, maintenant un suspense intenable.

Une belle finale avec quelques belles combinaisons des Tricolores qui ne trouveront pas l’en-but malheureusement. Mais que ces Anglaises étaient bien organisées défensivement.

Une sacrée performance pour nos Féminines, donc, qui décrochent un premier titre bien mérité. Bravo !

 

13ème journée de TOP 14 en retard… et en rimes !

Le printemps remet les pendules à l’heure !

Montpellier (4) – Racing 92 (2)                    60 – 7

Neuf essais pour une fessée, le leader s’est troué chez les Boks de Montpellier.

Clermont (1) – Toulouse (6)                         32 – 23

Un nouveau leader s’en frotte les mains, en disposant difficilement des Toulousains.

Pau (11) – Castres (7)                                   21 – 16

Rien ne sert de courir il faut buter à point(s), et Colin Slade le fait bien.

Grenoble (10) – Brive (9)                              26 – 22

Une mi-temps chacun, Grenoble s’en sort bien.

Stade Français (12) – La Rochelle (8)          33 – 20

Le Champion relève la tête à Jean-Bouin, avec un bonus offensif, enfin !

Oyonnax (13) – Agen (14)                             30 – 28

La rencontre des condamnés, oui mais les Oyomen ne sont plus derniers.

Bordeaux (5) – Toulon (3)                            15 – 12

Déjà joué à la Saint-Valentin, alors ce week-end pas question de points.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

  

La semaine prochaine…

Le TOP 14 reprend ses droits et ses internationaux…

Pour le compte d’une 19ème journée avec quelques belles affiches alléchantes.

Elle démarrera dès samedi 26 mars avec :

  • Racing 92 – Toulon, à 14h45 (C+) : le choc des titans mercenaires,
  • Brive – Castres, à 18h (r+) : au pied des barrages,
  • Grenoble – La Rochelle, à 18h (r+) : assurer le maintien,
  • Agen – Montpellier, à 18h (r+) : ne pas baisser les bras.
  • Pau – Oyonnax, à 20h45 (C+) : un ultime espoir pour les Oyomen.

Pour s’achever dimanche 27 mars par :

  • Bordeaux – Clermont, à 16h15 (C+) : des retrouvailles amères. 
  • Toulouse – Stade Français, à 21h (C+) : le classico des Stadistes.