La guerre des mercenaires !

CHAMPIONS CUP... Quarts de finale               Racing 92 – Toulon        19 – 16

Racing Toulon 2016

Out, les triples champions ! 

C’est par un ultime coup de pied au but que les mercenaires triples tenants du titre européen ont été mis dehors dimanche après-midi au stade de Colombes.

Et il fallait avoir les nerfs solides pour regarder ce match, très engagé, hyper tendu et extrêmement serré au score comme dans les défenses.

Et quand vous êtes à l’étranger, à suivre ce type de rencontre, en streaming sur internet avec arrêts sur images permanents, c’est usant.

C’est parti à cent à l’heure !

Avec un essai de part et d’autre : Imhoff à la 3è minute, interceptant un premier ballon de Mermoz, suivi de la réponse d'Ollivon, cinq minutes plus tard, sur une percée de Tuisova et une séquence offensive de belle facture des Toulonnais.

Dix minutes de folie pour trente de combat intense, sans merci qui ne laisseront place qu’à un bras de fer des défenses bien musclées et qui laisseront des traces sur les organismes.

Les machines de guerre étaient en route !

10 partout à la pause. La seconde période sera un duel de buteurs, entre Machenaud et le duo Pelissié-Armitage, avec autant de réussite que de ratés.

A 16 partout, à deux minutes du terme, on se dirigeait tout droit vers des prolongations qui n’auguraient rien de bon pour le plaisir des yeux tant les défenses avaient pris le pas sur le jeu.

Et quand le pilier varois remplaçant Chilachava commet une faute dans ses 22 mètres, face aux poteaux, tout le monde a compris que Machenaud ne manquera pas une deuxième fois la cible, à cette distance.

C’en est fini de la belle série de Toulon en Coupe d’Europe !

Quand monsieur Barnes siffle la fin du match, on a de quoi rester sur notre faim tant ces mercenaires aux noms aussi prestigieux que des Steve McQueen, Yul Brynner ou Charles Bronson, nous ont offert un spectacle sans grandes envolées, sans actions et courses poursuites au score dignes du film que l’on nous promettait.

Seul le suspense aura su y trouver sa place.

Les bandidos du varois Boudjelall, Nonu, Giteau, Vermeulen, les frères Armitage, O’Connor, Tuisova, Taylor, Smith, Gorgodze et le malheureux Chilachava, n’auront pas réussi à piler les paysans sur leur route et appliquer leur loi, comme depuis trois ans en Europe.

Le paysan Lorenzetti avait cette fois les armes pour lui répondre avec un choix de mercenaires avisés autour du champion du monde Dan Carter (Imhoff, Masoe, Charteris, Rococoko, Goosen, Van der Merwe, Vartanov, Castrogiovanni, Phillips et Carizza) qui les attendaient de pied ferme.

Les Franciliens vont devoir se retrousser les manches pour aller gagner en terre anglaise dans leur première demi-finale européenne. Car son voisin parisien y a laissé bien des plumes.

 

En bref...

Leicester – Stade Français                       41 – 13

La gifle !

Le Stade Français n’en finit pas de se faire corriger partout où il se déplace.

Après la joue droite en TOP 14, voilà qu'il tend la gauche en Coupe d'Europe !

Même avec Parisse, les Parisiens n’ont pas fait le poids face aux Tigres du Leicester, leur offrant même les occasions de marquer, comme s’ils allaient en manquer.

Trois essais par mi-temps contre un seul de Dupuy côté français, les Anglais se sont baladés et ont infligé une belle correction à leurs visiteurs, venus poser leur jeu en slip, une fois de plus, comme pour un fameux calendrier.

Seulement il n’y a pas eu photo et les Parisiens ont pu aller se rhabiller après une nouvelle déconvenue.

Le Stade Français peut désormais penser à la saison prochaine, n’ayant quasiment plus rien à jouer, Agen et Oyonnax se chargeant de les maintenir en TOP 14. Un luxe !

 

Saracens – Northampton                    29 – 20

Doucement mais sûrement…

Longtemps menés, les Sarries ont attendu le dernier quart d’heure pour réagir et passer devant grâce à deux essais, le premier par Ashton (68è) puis le second par Wyles (77è).

Les Saints auront manqué de tuer le match en première période, après l’essai de Pisi (16è) et une domination stérile, ne leur donnant que 4 points d’avance à la pause.

Farrell de son côté remettra les siens dans le match avant que les Londoniens ne fassent la différence en fin. L’essai de Lawes dans le money-time ne permettra pas à Northampton de revenir.

 

London Wasps – Exeter                       25 – 24

Sur le fil…

D'autres Londoniens ont décroché leur ticket pour les demies grâce à un essai de Piutau à la toute dernière seconde avant que Gopperth ne réussisse la transformation de la gagne, après un match incroyable, paraît-il.

La demi-finale à Twickenham sera donc 100% londonienne. Une première, je crois.

 

Les affiches des demies :

         Saracens    v      London Wasps

         Leicester    v      Racing 92

 

Résultats de la Challenge Cup :

         Harlequins  – London Irish  (38-30)    v      Grenoble – Connacht   (33-32)

         Sale – Montpellier          (19-25)    v      Gloucester – Newport    (21-23)

Montpellier et Grenoble se sont qualifiés pour les demies, grâce notamment à leurs buteurs respectifs, Paillaugue et Wisniewski, auteurs d’une vingtaine de points au pied chacun.

Seul les Héraultais recevront leur demi-finale (vainqueurs à l’extérieur, comme Newport, mais mieux classé à l’issue de la phase de poule). Les Isérois devront, quant à eux, se déplacer outre Manche, chez les Harlequins.

 

La semaine prochaine…

A J-6 des phases finales, le TOP 14 ne rigole plus.

La 21ème journée du championnat nous offre de belles affiches pour se rapprocher un peu plus des barrages.

 

A commencer dès vendredi soir 15 avril :

  • Grenoble – Castres, à 20h45 (c+ sport) : malheur au perdant !

Puis samedi 16 avril avec :

  • Pau – Toulon, à 14h45 (c+) : match de gala dans le Béarn,
  • Brive – Oyonnax, à 18h30 (r+) : un plein d’espoir,
  • Clermont – Agen, à 18h30 (r+) : le choc des extrêmes,
  • La Rochelle – Bordeaux, à 20h45 (c+ sport) : un Bordeaux aux aboies.

Enfin, dimanche 17 avril avec :

  • Stade Français – Montpellier, à 14h30 (r+) : pour ce qu’il en restera,
  • Toulouse – Racing 92, à 16h15 (c+) : une répétition de finale ?