Un Coujou... un coup joue pas !

TOP 14... 7ème journée                         Brive – Racing 92        25 – 16

Toute la puissance de Koyamaibolé...

Faut y arrêter avec le refrain du petit poucet briviste qui vient à bout de l’ogre visiteur par le cœur et les tripes. Au stade Amédée-Domenech, c’est plutôt

« on t’écœure et on t’étripe »

Thibault Dubarry, le troisième ligne du Racing, était sur le pré, lui, dans les zones sombres des rucks. 

Il démêle pour nous le vrai du vieux mythe :

« [C'est une équipe qui] joue intelligemment en s’appuyant sur ses bases, ses qualités. Ils ont été très bons en conquête et pour nous faire tomber dans leurs pièges. C’est frustrant de jouer contre une équipe aussi pragmatique. Je souhaite bien du courage à ceux qui vont se rendre en Corrèze. Brive n’est pas une petite équipe. Loin de là, même. »

Loin de leur niveau, surtout, les Racingmen ont déjoué samedi soir devant les Coujous. Ou plutôt, les Coujoux les ont fait déjouer en les faisant tomber justement dans ces pièges tendus par un duo implacable : un pack d’avants qui enserre sa proie pour en assurer la conquête avant que le pied de Gaëtan Germain ne ramasse les points dans sa gibecière. Imparable !

Quand on connaît la puissance du pilier francilien Tameifuna, on en arrive à se demander par quelle roublardise son vis-à-vis Lucas Pointud parvient à prendre systématiquement le dessus.

Secret de mêlée bien gardé, pour ces braconniers de la conquête au sol...

piégeant des zozos de plus de cent kilos avec on ne sait quels gluaux pour les garder liés et impuissants aux branches de leur première ligne.

Difficile de jouer ensuite pour l’adversaire, aussi champion soit-il, quand tu n’as pas le ballon. Et les Racingmen ne l’ont pas eu suffisament pour faire plus parler la poudre de leurs trois-quarts en l’absence de son génie cartésien néo-zélandais.

Ils ne nous auront servi que de la poudre aux yeux par intermittence, ces Racingmen, marquant les premiers par Imhoff au bout de dix minutes, avant de subir une égalisation par le rouleau compresseur Koyamaibolé (30ème) et la loi du jeu au pied de Germain, par une règle de trois classique et efficace.

Le dernier quart d’heure, en supériorité numérique, ne permettra pas aux visiteurs de renverser le cours de la rencontre. Et pourtant, il y avait la place.

Le cœur et les tripes des Coujous, diront les uns...
leur pragmatisme, diront les autres.

« Je souhaite bien du courage à ceux qui vont se rendre en Corrèze. Brive n’est pas une petite équipe. Loin de là, même. »

A bon entendeur. Thibault Dubarry les aura prévenus.

 

En bref...

Clermont (1) – Castres (9)                     29 – 19

Déjà d'un niveau européen

Le nouveau leader auvergnat a montré qu’il peut enclencher la vitesse supérieure à tout moment quand il est en difficulté. Le CO l’a appris à ses dépens après avoir mené brièvement à la pause, grâce notamment à un essai d’Urdapiletta.

Au retour des vestiaires, Cancoriet et Nakaitaci ajoutaient, en moins de dix minutes, deux essais à celui de Strettle en première période. De quoi imaginer un bonus offensif dans la demi-heure restante. Que nenni !

Car les Castrais ont su hausser leur niveau et se sont battus comme des diables pour recoller au score et tenter de récolter un bonus défensif qui aurait été mérité. En vain.

Un point de perdu de part et d’autre. Mais les deux équipes ont montré qu’elles étaient prêtes pour affronter l’Europe dans quinze jours.

 

Toulouse (5) – Grenoble (14)                  31 – 3

A sens unique

4 essais à rien. Y a rien d’autre à dire sur ce match, sans passion, ni opposition crédible de la part de Grenoblois déjà la tête à la PRO D2 sans doute.

Les Toulousains n’ont pas été plus méchants que ça, s’arrêtant de scorer avant l’heure de jeu (51ème).

Deux équipes qui nous laissent perplexes. La première ira défier l’ogre clermontois au Michelin la semaine prochaine quand la seconde devra impérativement l’emporter chez elle face à son compère relégable basque.

Réveil !

 

Pau (10) – Bordeaux (6)                        28 – 30

Coaching gagnant

Première victoire à l’extérieur pour ces Bordelais qui cherchaient leurs marques hors de leur base depuis le début de saison.

Dans le money-time, les deux remplaçants, Lonca et Beauxis en ont été les instigateurs. Le premier pour intercepter une balle aux Palois et inscrire l’essai égalisateur, le second pour le transformer en deux points de plus au compteur. Le coup parfait.

Un match tendu entre deux formations indisciplinées que Taylor et Madigan (avant l’entrée de Beauxis) ont réglé au pied avant le dénouement que l’on sait. Bordeaux revient dans le TOP 6 et peut préparer sa tournée européenne avec ambition et sérénité.

Quant à Pau, le maintien reste une réalité, tout heureux de voir le couple iséro-basque dans la panade. 

 

Bayonne (13) – Lyon (12)                      22 – 22

Quand la poisse colle aux Basques

Un essai partout en première période et une course poursuite haletante entre deux trios de buteurs.

Armitage, Harris puis Michalak pour le clan des Lyonnais. Du Plessis, Rouet et Lagarde pour celui des Bayonnais. Ce dernier aura le dernier mot, pour un match nul parfait, évitant une cinquième défaite d’affilée au club basque.

Un sursit qui va demander à Bayonne d’aller chercher un exploit à Grenoble pour espérer recoller au LOU, seulement à 5 points devant.

Le championnat est encore long avant de dramatiser pour le second relégable.

 

Stade Français (8) – La Rochelle (2)      31 – 26

Juste à temps

Je n’ai pas vu le match ni le résumé. Bah oui, dimanche j’étais à la campagne, dans une zone reculée de l’Île de France, où le ballon ovale n’avait pas sa place. Ca fait du bien aussi de ne pas aller à la messe ovalienne de temps en temps.

La Rochelle, à l’image de James, a raté le coche, semble t-il pour un nouvel exploit à l’extérieur. Tant mieux pour Paris.

 

Toulon (3) – Montpellier (4)                     28 – 6

Toulon passe au vert

Je n’ai pas vu le match ni le résumé. Bah oui, dimanche j’étais à la campagne, dans une zone reculée de l’Île de France... ah oui, vous savez.

Apparemment le voyant était au vert chez les rouge de Toulon inaugurant un Vélodrome sous sa nouvelle couleur sponsorisée : Orange.

Le MHR n’a pas existé semble-t-il, dans un match en trompe-l’œil en lisant la presse spécialisée ce matin. Pas de quoi s’alarmer pour les Montpelliérains toujours dans le carré de tête juste derrière son bourreau du week-end. 

Le RCT est toujours à vendre et son fonds de commerce vient de prendre de la valeur. Bonne nouvelle, Mourad ! Sèche donc tes larmes, tu vas encore nous saloper le Midol !

 

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

Le IV Nations en bref...

Afrique du Sud – Australie               18 – 10

Suspense jusqu’au bout

Les Springboks se sont mis en bonne position pour terminer avec brio cette édition du Rugby Championship en s’imposant à domicile face aux Australiens, désormais derrière.

Sans avoir brillé outre mesure et grâce uniquement au pied d’un Morné Steyn retrouvé, les Sud-Africains auront l’occasion la semaine prochaine de s’offrir une finale pour la seconde place face aux All Blacks invaincus dans ce tournoi quand les Australiens tenteront de leur barrer la route, en cas de défaite, en s’imposant en Argentine.

Seulement les Pumas n’ont pas dit leur dernier mot. Car une victoire bonifiée contre les Wallabies couplée à une défaite probable des Springboks leur offrirait une deuxième place à hauteur de ces derniers.

Quel suspense !

 

Argentine – Nouvelle-Zélande         17 – 36

Carton plein

5 fois 5 = 25. Un tournoi plein, avec 5 bonus offensifs sur 5.

Les All-Blacks sont aussi effrayants que leur jeu est époustouflant. Un rugby d’une autre sphère… l’hégémonie-sphère du sud. 

4 essais en dix minutes, en fin de première période et début de seconde. La messe était dite et les Pumas s’en retournaient à leurs chères études de ce sport qui n’en finit pas de lui infliger des leçons. Mais l'essentiel est d’apprendre. Et pour ça, on peut voir que les Argentins apprennent vite.

A suivre la semaine prochaine face à l’Australie. Une affiche alléchante.

 

Classement : 1- Nouvelle-Zélande 25 pts ; 2- Afrique du Sud 10; 3- Australie 9; Argentine 5

  

La semaine prochaine…

Le IV Nations nous délivrera le nom du dauphin des All-Black.

Quand le TOP 14 nous offrira des affiches aussi séduisantes pour une dernière avant la quinzaine européenne.

 

Au programme du TOP14 à partir de samedi 8 octobre :

  • Racing 92 – Stade Français, à 14h45 (C+ sport) : le derby de la peur,
  • Bordeaux – Brive, à 18h30 (r+) : s’installer en haut,
  • Grenoble – Bayonne, à 18h30 (r+) : le couteau sous la gorge,
  • Montpellier – Castres, à 18h30 (r+) : réaction explosive,
  • La Rochelle – Toulon, à 20h45 (C+ sport) : Attention à la « Déflandration ».

Puis dimanche 9 octobre :

  • Lyon – Pau, à 12h30 (C+ sport) : malheur au perdant
  • Clermont – Toulouse, à 16h15 (C+) : préparons l’Europe.

 

Au programme du IV Nations, samedi 8 octobre : 

  • Afrique du Sud – Nouvelle-Zélande, 17h05 : faire tomber le maître.
  • Argentine - Australie, 20h30 : comme une finale.