Tout focus sur Ford !

TOP 14... 9ème journée                         Toulon – Grenoble        42 – 12

Des avants et des trois-quarts en jambes !

Constructeur de jeu mobile...

Depuis la mise à pied du manager du RCT, Dominguez, cette semaine, par son frénétique et impatient président (qui ne supportait plus de voir sa Ferrari rouler à la vitesse d’une 2CV et se faire doubler par des voitures françaises équipées de jeu Michelin crissant aux premières places sur la piste du TOP 14) tout le monde d'Ovalie n'avait d’yeux que pour son successeur : Mike Ford.

Comme si en une semaine, et face à une formation grenobloise qui roulerait en Zoé (comprenez, une équipe à autonomie limitée carburant tant bien que mal dans une ambiance électrique depuis le départ de Landreau), l’ancien stratège de Bath allait faire des miracles.

Et pourtant. Si on se doute qu’avec l’ancien pilote argentin la victoire aurait été sans doute acquise, on peut légitimement se poser la question sur la manière.

Un jeu enfin ambitieux, avec du mouvement, de la puissance, des accélérations et …

des essais à propulsion et à profusion.

Six, pour un bonus offensif qui récompensait un jeu spectaculaire (enfin !) tel que le club varois avait habitué son public par son prestigieux passé.

Dès la cinquième minute, Bastareaud concrétisait la première offensive toulonnaise, initiée par Nonu et relayée par le duo de sa charnière, Escande-Trinh Duc.

Si l’ouvreur international toulonnais ne rassurait pas au pied (peu en réussite dans ses tentatives, hormis face aux poteaux), il se rattrapait dans son jeu d’occupation qui mettait son équipe dans l’avancée.

La mêlée fera le reste, mettant au supplice son vis-à-vis jusqu’à obtenir deux essais de pénalité, un par mi-temps.

Entre temps les visiteurs se créaient de belles occasions dont deux, orchestrées par leur arrière, de retour de blessure, Aplon, iront au bout. L’honneur et l’espoir étaient saufs.

Sauf que Toulon dominait sans partage et tuait le match juste avant la pause par Gorgodze, après une belle sautée de Guirado qui envoyait son deuxième ligne dans l’en-but (20-5).

La seconde période sera une démonstration de la puissance du pack d’avants local, moteur de huit chevaux vrombissant en mêlée ou ballon porté pour écraser la défense adverse. Outre un nouvel essai de pénalité justifié, Suta puis Muller termineront le travail dans un esprit de fête, les journaux comme le jeu toulonnais retrouvant leurs ailes.

Dans le ciel de Mayol, comme au tableau d’affichage, chacun prenait son envol.

Grâce à Ford, Toulon renoue avec un rugby « Fiesta » et retrouve son rang tout en haut du classement. Mais pour combien de temps ?

Ford a la côte pour le moment. Seulement la mécanique du rugby nécessite un rodage plus long s'il ne veut pas voir son jeu caler en haut de cette côte... comme pour son prédécesseur.

 

En bref...

Brive (10) – Clermont (1)                     16 – 40

Comme les grands

Ne cherchez pas l'équipe B ou C à Clermont, elle n'existe pas. Ce groupe est d'une homogénéïté à toute épreuve. Imaginez des jeunots aller gagner à Amédée-Domenech, terre inviolable de Corrèze tant les Coujoux savent y mettre leurs coeurs, leurs tripes et toute la malice qu'on leur connait.

Le talent et la performance ne manquent pas chez ces Jaunards de moins de 25 ans à l'expérience éprouvée, encadrés par des vétérans avec des jambes de 20 ans. Fernandez-Cassang, autour de papa Rougerie et des internationaux en plein bourre comme Nakaitaci, Chouly et Koleshvili ont tout simplement surclassé des Brivistes pourtant bien en place... au début.

Germain aura tenu la barraque. Pas longtemps, le temps que Fernandez et Cassang parachèvent eux-même la domination auvergnate qu'ils ont brillament orchestrée. Deux essais pour l'un, un seul pour l'autre quand Nakaitaci offrait le quatrième, pour le bonus offensif.

Clermont est un leader incontestable qu'il sera difficile d'aller chercher en jouant comme cela chaque week-end avec une telle relève.

Brive aura réagi avec son coeur et ses tripes, mais surtout avec ses nerfs en seconde période et un seul essai pour récompenser ses efforts. Décidément l'équipe clermontoise est leur bête noire.

 

Montpellier (3) – La Rochelle (4)      12 – 11

La "Bouldoire" à trois points

Désormais Bouldoire signifiera "grosse boulette" sur la côte charentaise, et pour un certain bout de temps.

Comment ce jeune arrière de vingt ans a pu gâcher ce qui allait être la sensation du week-end ? Une victoire, qui plus est méritée, des Maritimes sur les terres de Seigneur Altrad, face à ses terribles Boks... pas si terribles au fond.

Tu parles, Charles ! ... Qu'est-ce qui t'a pris de balancer ce ballon à la main alors que le plus novice des rugbymen que je suis n'a jamais vu faire ça par qui que ce soit. T'es arrière, t'as un pied, sers-t-en !

Si les Montpelliérains s'en sont remis au pied de leus buteurs, Steyn puis Botica pour la victoire, les Rochelais ont eu le mérite de dominer toute la partie et inscrire le seul essai du match par son pilier Atonio, dès la 4ème minute. Dominés, sans jus ni imagination, les locaux n'ont pu compter que sur une "Bouldoire" pour s'offrir trois points de plus, au score et au classement... Inespéré !

Montpellier, heureux sur le podium, peut néanmoins s'inquiéter pour la suite. Quant à La Rochelle, elle peut s'en mordre longtemps les doigts... ou taper sur ceux du pauvre Bouldoire.

 

Pau (12) – Toulouse (5)                      20 – 24

Contre toute attente

On l'attendait cette première victoire à l'extérieur du Stade Toulousain. Et après une quinzaine européenne catastrophique, on ne l'attendait pas chez ces Palois qui avaient besoin de se relancer dans ce championnat.

Le match n'a pas été des plus spectaculaires, "un bien vilain match" nous dit Thierry Dusautoir, mais il fera les affaires de son équipe avec une victoire arrachée sur un contre de Tekori à dix minutes de la fin.

Deux essais partout, des maladresses paloises surtout et une petite forme de sa star All-Black, Colin Slade, à l'origine du dernier contre et donc de la défaite, la troisième à domicile pour la Section Paloise. Ca commence à faire beaucoup.

Toulouse reste dans le TOP 6, en bonne place, dans une course acharnée où la moindre défaite vous en éjecte aussitôt.

 

Castres (9) – Bordeaux (6)               33 – 27

Quand ce Bordeaux nous enivre !

Décidément cette saison Bordeaux n'en finit pas de nous régaler avec son jeu et son culot, poussant ses adversaires à surenchérir pour notre plus grand plaisir.

Un grand match (même si je ne l'ai pas vu) avec trois essais partout et une maîtrise suffisante des Castrais pour l'emporter, avec un duel de buteur en grande forme entre Urdapiletta et Madigan. Dommage que Beauxis rate la dernière pénalité car le point de bonus défensif aurait été largement mérité.

On en redemande et cette fois, j'essayerai de ne pas rater le spectacle.

 

Bayonne (14) – Racing 92 (7)             3 – 16

A l'arrêt.

Bayonne a marqué les trois premiers points puis plus rien. Le Racing, bien au dessus, s'est contenté du minimum, avec un seul essai de Imhoff, pour repartir avec une victoire qu'il sera dorénavant assez facile d'acquérir à Jean Dauger pour tout visiteur tant on ne sent pas les Basques dans la partie, au niveau du TOP 14.

J'espère me tromper, mais la PRO D2 est déjà dans les têtes.

 

Stade Français (8) – Lyon (11)           25 – 19

Pas le pied à regarder...

A jeu égal, Paris a pris le dessus sur son adversaire grâce aux pieds de Steyn puis de Plisson quand Harris répondait deux tons en dessous.

Sinon mis à part un essai de chaque côté, par Waisea (3è) et Couilloud (36è), pas grand chose à se mettre sous la dent à Jean-Bouin. C'est triste à regarder et ça n'augure rien de bon pour ces deux équipes à l'avenir. A suivre.

 

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

La semaine prochaine…

Le TOP 14 remet sa tournée… Pression pour tout le monde !

La 10ème journée promet encore quelques sueurs froides aux prétendants à la relégation, mais aussi à ceux qui espèrent faire partie du club des Six.

A ne pas manquer, dès samedi 5 novembre :

  • Bordeaux – Stade Français, à 14h45 (C+ sport) : pour du spectacle,
  • Clermont – Grenoble, à 18h30 (r+) : ça sent la fessée,
  • Brive – Bayonne, à 18h30 (r+) : se refaire une santé,
  • Toulouse – Castres, à 18h30 (r+) : un petit air de barrage,
  • Racing 92 – Montpellier, à 20h45 (C+ sport) : l'heure de vérité,

Puis dimanche 9 octobre :

  • La Rochelle – Pau, à 12h30 (C+ sport) : reprendre de la hauteur,
  • Lyon – Toulon, à 16h15 (C+) : entre Toulonnais.