Ruckommotion

TOP 14... Demi-finales                                  La Rochelle – Toulon            15 – 18

Le rugby commotion, ça cogne !

Le tube du vendredi soir !

On a tous dans l’cœur une petite course d’un ailier

Un neuf rusé s’f’sant la malle
à la sortie d’une mêlée

On a tous dans l’cœur un bijou de passe sautée

Un vieil offload de rêve pour du spectacle sur le pré

Et le rugby chantait

Et le rugby chantait

Pas comme… ce truc qui cogne encore des corps contre corps

Le « commotion »

Je ne vais pas vous faire tous les couplets de reprise de ces 80 minutes déjà jouées vendredi dernier, lors du premier barrage qui opposait les Montpelliérains déjà aux Toulonnais.

C’était le même ordre de barbarie de ce rugby moderne qui fait valser les corps, à défaut du ballon, au coude à coude, crâne contre crâne et le protocole commotion aux vestiaires.

Parce qu’il y avait de quoi encore déchanter au Stade Vélodrome, après cette première demi-finale qui s’est résumée à deux coups de pied. Un drop de James pour ouvrir le bal du rugby-commotion, un autre de Belleau pour le fermer sur une victoire.

Triste rugby du vendredi soir.

Que dire d’autre du match ? Les Rochelais, incroyables leaders de cette phase régulière, n’ont malheureusement pas su déjouer ce piège, en répondant de la même manière aux rentre-dedans toulonnais, par Bothia, Atonio ou Gourdon, comme si quelqu’un avait lancé, au coup d’envoi, un concours de tampons. Affreux !

Pourtant, au retour des vestiaires, après une première période navrante à voir Broke James prendre un maigre avantage sur Halfpenny (9-6), les Maritimes avaient repris le jeu à leur compte en tentant quelques actions intéressantes.

Seulement, ils se sont trouvé incapables d’aligner trois passes sans commettre un en-avant. Pire, au bout de 50 minutes, ils étaient déjà cramés, à être restés trois semaines sans jouer.

Quand à la 51ème minute, comme dans tout balloche qui tourne mal, monsieur Gaüzère renversait un bon gros rouge qui tâche sur la robe du match qui n’avait plus qu’à changer de physionomie. Comment lui en vouloir ? Le règlement, c’est le règlement.

Si ce n’est qu’il faudrait peut-être le revoir, ce règlement.

À savoir :

1-    faire en sorte qu’il n’y ait plus possibilité d'un jeu aussi violent

2-    d’arrêter de mettre des cartons sur des faits sans tenir compte des circonstances.

Car oui, Aiguillon plaque son adversaire en le retournant, ce dernier retombant sur la tête. Non, il n’y avait pas intention de faire mal, ni d’appuyer son geste. Ce qui précédait était bien plus dangereux et effrayant.

Mais ne nous attardons pas plus sur ce fait de jeu. Car même à 15 les Rochelais n’auraient pas eu les jambes pour venir à bout d’un match qu’ils avaient mal préparé, selon moi. D’autant plus qu’ils avaient mal abordé cette première période, sans ambition de jeu face à une pauvre équipe varoise uniquement recentrée sur sa défense, certes appliquée et efficace.

Une demi-finale gagnée par Toulon, sans gloire, mais sans injustice non plus. Car La Rochelle est tout simplement passée à côté de son match. Dommage pour ces Rochelais dont on n'oubliera pas la saison incroyable. Chapeau les gars !

Reste à savoir ce que va pouvoir proposer cette équipe varoise sans jeu, face à la machine à jouer clermontoise. D’autant que Toulon devra se passer de son buteur Halfpenny, parti en tournée avec les Lions Britanniques.

Mais Toulon est une grande équipe, capable de se sublimer à tout moment.

Alors...

 

Clermont – Racing 92               37 – 31

Et une de plus !

Ça y est, ils l’ont fait. Les Jaunards ont décroché une finale de plus pour leur collection quand les journalistes se régalent déjà à entretenir leurs statistiques, à défaut de parler de rugby et des performances de cette équipe... extraordinaire !

Car encore une fois, les hommes d’Azéma ont montré toutes leurs qualités, leur supériorité (même en infériorité numérique) pour dominer du pied à la tête (avec sa charnière rodée) le champion de France en titre.

Parce qu’il fallait le faire et parce que personne ne les a aidé à le faire !

Ils ont beau dominer, marquer des essais somptueux, accepter la lourde sanction (carton rouge en début de seconde période), se battre et contenir l’adversaire durant quarante minutes en infériorité numérique, rien ne leur est jamais épargné.

Quand Masoe fauche Penaud en l’air, celui-ci retombant sur la tête, dans la même configuration que Aguillon la veille, monsieur Raynal sort le carton jaune, sans état d’âme, devant une équité encore bafouée.

Qu’à cela ne tienne, Clermont fait le dos rond et dédouble ce mental qu’on dit lui faire défaut lors des matches décisifs.

Déjà les Jaunards avaient tenu à un point des Sarries jusqu’à dix minutes de la fin alors qu’ils auraient pu prendre l’eau dès le premier quart d’heure. À nouveau samedi soir à Marseille, ils ont tenu bon et même creusé l’écart dans un match à sens unique où les Racingmen n’existeront que dans les dix dernières minutes, quand Clermont lèvera le pied pour ne pas se tuer à la tâche avant sa finale.

Trois essais de Tameifuna et Masoe (pour un doublé) quand les Clermontois en inscrivaient quatre par, penaud, Lopez (pour un doublé) et enfin Fritz Lee.

Deux premières réalisations (Penaud et Lopez), en première période, tout simplement somptueuses, avec un jeu au large qui nous donnait l’impression de prendre la mer depuis les tribunes du Vélodrome, à babord comme à tribord.

Une victoire sans partage des Clermontois qui, malgré de nombreux blessés et l’absence de Van der Merwe suite à son rouge, a tout pour finir sa saison en beauté.

Car il est à toi d’être champion, toi l’Auvergnat…

Vous connaissez la chanson.

  

Fin de barrage … qualification Champions Cup

Northampton – Stade Français        23 – 22

Un triste point final

Je n’ai pas vu le match. Mais ce point final qui donne l’avantage aux Saints de Picamoles et les qualifie pour la Champions Cup de la saison prochaine, est dur à avaler pour les Parisiens qui ont fait le jeu tout une mi-temps.

Menant 22 à 9 à la pause après les essais de Waisea et Camara, le Stade Français n’a plus inscrit le moindre point en seconde période, encaissant un essai de Fodden alors que les Français jouaient à 14, puis un autre de Tuala alors que cette fois les Anglais évoluaient à 13. La transformation de Mallinder donnera alors la victoire aux Anglais.

Dommage de terminer ainsi quand la fin de saison des Parisiens avait été jusque-là tout simplement énorme.

Il n’y a plus qu’à se projeter vers une nouvelle saison avec le nouveau repreneur allemand Hans-Peter Wild.

 

La semaine prochaine…

On touche du bois pour la finale !

Qui va décrocher le bouclier de Brennus entre nos deux ténors de notre championnat ?

  • Clermont – Toulon

À suivre dimanche 4 juin, sur C+ et France 2, à 20h45.

 

Mais le saviez-vous ?

Depuis l’ère du rugby professionnel (1996), c’est la 8ème finale de Clermont, la 5ème de Toulon, pour un seul sacre chacun (2010 et 2014, respectivement).

Histoire de remettre en place les statisticiens en herbe. Il se pourrait que les Varois rattrapent les Auvergnats en nombre de finale perdues... je dis ça, je dis tout ;-)