À nu... mais toutes bronzées !

COUPE DU MONDE Féminine, la demie...          Angleterre – France           20 – 3

                               La petite finale...               France – États-Unis            31 – 23 

Ah! Cette colo en Irlande !

"Hâlées les Bleues !"

On ne pensait pas si bien crier, les filles, mardi dernier, dans les travées du Ravenhill Stadium à Belfast, avant que nos Bleues ne tombent dans les travers d’une demi-finale compliquée.

On aurait A-DORÉ meilleur finale dans cette coupe du monde, played in Ireland.

La pluie n’a pas aidé, certes, en tombant, drument… chaque ballon des mains des Françaises dès que la défense anglaise leur tombait dessus.

Sans solutions et simplement armées de leur courage, les Bleues n’ont pu habiller leur jeu face aux Red Roses qui les ont laissées venir en petites culottes dans leurs 22 se piquer aux épines de contre-attaques saillantes.

Une première période de regrets, de n’avoir su être plus opportunistes malgré la domination adverse (3-3 à la pause), une seconde mi-temps d’humilité et de vaillance pour une issue qui ne pouvait être que fatale, une fois de plus, en demi-finale de coupe du monde.

À force de défendre devant un siège britannique de plus en plus pressant, les Bleues ont logiquement craqué, laissant Sarah Bern franchir l’en-but à l’heure de jeu. L’essai de Annery, justement refusé pour un pied en touche, comme celui offert aux Anglaises après la sirène resteront aussi anecdotiques que symptomatiques d’une équipe vulnérable quand elle est aux aboies.

Waterloo nous revoilà !

Un pied défaillant, une occupation absente, trop de ballons rendus, un manque de créativité criant, autant de poids sur les épaules de la pauvre Caroline Drouin encore bien jeune pour ce haut niveau, mais qui ne manque pas de talent pour s'y hisser un jour.

Et que dire de la touche ? Autant d’occasions de rendre les ballons. A ce niveau, c’est impardonnable, capitaine expérimenté Mignot. Vous avez trop donné le bâton pour vous faire battre. Et vous avez logiquement été battues.

Ce sera donc la petite finale pour nos Tricolores face aux Américaines. Bouh !!!

 

Un ultime rayon de soleil… pour bronzer !

Qui a dit qu’il ne faisait pas beau à Belfast ? 

Après la pluie, un arc-en-ciel d’essais s’est érigé sur la pelouse du Ravenhill Stadium laissant de nouveau entrer le soleil dans le jeu des Tricolores. Comme lors du premier tour. Cocorico !

Elles avaient envie de bien faire pour cette dernière, les filles. Comme une dernière journée de plage avant de prendre le ferry ou l’avion pour la France. 

Ah ! Les jolies colonies en Irlande !

Pas de crème, pas de protection niveau 50 contre les UV de la pression. On se donne à fond, sur le ventre des rucks et des mêlées, impeccables, sur le dos de la défense américaine, transpercée.

Mais il aura fallu attendre, un bon quart d’heure, que nos Bleues sortent du bain dans lequel elles ont cru bon plonger, têtes premières, à prendre des vagues gigantesques plus grandes qu’elles au risque de s’y noyer. Mais heureusement, plus de peur que de mal, elles s’en sortiront avec trois points de pénalité seulement pour les Américaines.

Puis, après avoir pris le large, elles ont déroulé… la serviette.

Lénaïg Corson donne le ton !

S’allongeant sur un premier essai de LénaIg Corson, femme du match, tout du long, plein de détermination, à défaut de facilité, si elle avait simplement donné à son ailière.

À peine le temps de se retourner que Marjorie Mayans s’étalait à son tour derrière la ligne d’en-but, bien servie par Jade Le Pesq à la sortie d’un regroupement, la demi-de-mêlée étant à l’origine de chaque animation, en bon G.O de club, pour des séquences de jeu fabuleuses.

Jade feintait une percée, attirant toute la défense adverse sur elle avant de servir au cordeau son capitaine, Gaëlle Mignot, dans l’intervalle pour le troisième essai de cette première période. Ça commençait à taper sur les têtes des nanas de Malibu, en alerte. Mais heureusement avant la pause, elles se rafraîchissaient aussitôt pour éviter l’insolation avec un essai de Gustaitis (19-10).

Au retour des vestiaires, ça chauffait de nouveau pour les Françaises qui se laissèrent reprendre au score après une nouvelle pénalité de Kelter (19-13).

Mais notre G.O n’allait pas laisser partir ses copines sans le sourire d’un bronzage sur la face du podium. Jade prenait ses responsabilités et allait marquer en coin, côté gauche, non sans se prendre un coup à la tête au passage. Elle aurait aussi mérité être la femme de cette petite finale. Mais elle en aura été la parfaite meneuse jusqu’à sa sortie, bien relayée par une Caro Drouin plus libérée... enfin!

Julie Annery complétait cet étalage de crème de rugby, comme on avait aimé que nos Françaises nous en badigeonnent en première partie de compétition, avec un cinquième essai, sur le côté droit cette fois. Pour un nouveau feu d'artifices...

Le bronze ne pouvait plus échapper à nos belles Bleues !

Même si dans les dix dernières minutes, les drôles de dames d’Hollywood ont joué à nous faire peur en enquillant des points au pied et un deuxième essai par Emba.

Mais c'est fait ! Nos Bleues sont médaillées de bronze pour la sixième fois en huit coupes du monde. Une place qui leur colle à la peau et qui leur sied encore une fois plutôt bien, quand on connaît le niveau des deux finalistes et les secteurs encore perfectibles de ce groupe tricolore... La touche, le jeu au pied, la justesse des passes et un brin de plus de folie.

Mais je préfère garder en mémoire ces croisées, ces chistéras, ces appuis déroutants qui nous viennent du jeu à 7 et cette mêlée conquérante avec une troisième ligne de rêve aux doux noms de Safi, Julie, Marjorie et Romane.

Merci les filles pour ces vacances en Irlande, j'ai A-DORÉ votre bronzage !

 

La finale

Angleterre – Nouvelle-Zélande               32 – 41             

Quel show des Ferns and Roses !

Quel tour de chant ! Du haka à la remise des médailles, en passant par le champ de bataille, ces Blacks-Ferns nous ont enchantés, dans tous les sens du terme, en faisant chuter les championnes en titre de leur piédestal.

Et pourtant, au regard de la première période, on ne voyait pas comment un troisième sacre pouvait échapper aux Red-Roses, tant elles ont semblé tenir cette finale de mains de maîtresses.

Oui, mais ça c’était jusqu’à l’heure de jeu, avant que les Néo-Zélandaises ne s’envolent de leurs propres élans et récupèrent leur dû, pour un cinquième couronnement.

Winiata, insaisissable !

Une finale dantesque, digne de la dernière finale des hommes en 2015, avec pas moins de dix essais.

Une première réalisation de l’arrière black Winiata, à la 7ème minute, lançait les hostilités, après une échappée formidable le long de la ligne (0-7).

Les Anglaises ripostaient en imposant leur puissance en mêlée, obligeant l’arbitre à leur accorder un essai de pénalité (24ème 10-5).

Le festival de Thomson sur son aile pouvait commencer, bien servie une première fois par sa maîtresse à jouer, McLean (32ème 17-5) avant que Natua, pour les Fougères noires, démarre le sien juste avant la pause (17-10).

La seconde période sera un chassé croisé d’essais pour un doublé de Thomson et un hat-trick de Natua avant que Winiata n’achève l’œuvre néo-zélandaise comme elle l’avait entamée.

Une finale somptueuse qui nos a offert le meilleur des rugbys à 15 et à 7. Un régal !

  

Autres résultats…

5ème place       Canada – Australie                43 – 12

7ème place       Pays de Galles – Irlande      27 – 17

9ème place       Italie – Espagne                   20 – 15

11ème place    Japon – Hong-Kong              44 – 5

  

En silence, la reprise du TOP 14…

Oyonnax (7) – Toulouse (7)                        23 – 23

Brive (12) – La Rochelle (4)                        10 – 19

Montpellier (1) – Agen (14)                        48 – 19

Stade Français (11) – Lyon (3)                   16 – 25

Racing 92 (6) – Castres (9)                        25 – 21

Bordeaux (5) – Clermont (10)                    32 – 25

Toulon (2) – Pau (13)                                  41 – 14

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Sans commentaires.

Oui, vraiment.

En faisant le choix délibéré de programmer cette première journée de TOP 14 aux mêmes heures que les finales de la coupe du monde féminine, ce qui aurait été impensable pendant la coupe du monde masculine en 2015, la LNR et la FFR ont montré encore une fois toute l’hypocrisie de leur soutien à ces filles qui représentaient pourtant la France dans une compétition majeure. Par contre, quand il s'agit de chipoter sur l'heure du match dominical, afin de la passer à 17h, avant qu'elle ne soit ramenée finalement à 16h50, la FFR sait être convaincante. Grotesque !

Alors moi, j’ai fait le choix de regarder le finale de cette coupe du monde qui nous a offert bien plus de spectacle que le TOP 14 pourrait en proposer en réunissant les 26 journées de sa phase irrégulière. Merci France TV !

Et à lire les résultats, comme les commentaires des médias qui ne semblaient nullement souffrir de cette hypocrisie, il apparait que certaines équipes avaient encore la tête en vacances. Je dis ça, je ne dis rien. Je ne commenterai pas, je vous ai dit.

Tous les résultats officiels du week-end >>

  

Les résultats du IV Nations... 2ème journée.

Nouvelle-Zélande – Australie          35 – 29

Argentine – Afrique du Sud             23 – 41

Et re !

Une deuxième journée qui pourrait ressembler à la première, au vu des résultats. Pas tout à fait.

La rencontre entre les tenants du titre (chez eux) et les Wallabies a été tout simplement exceptionnelle et a montré que ces deux équipes (avec 5 essais de part et d’autre) étaient vraiment au dessus du lot. Menés 17 à rien, les All-Blacks ont su réagir pour s’offrir une victoire sur le fil avec un niveau de jeu et un suspense grandissant.

Dans l’autre match, les Pumas ont confirmé leurs faiblesses, si ce n’est régression (je n’ai pas vu le match) face à des Springboks toujours aussi redoutablement puissants, et pour la première fois vêtus de rouge (en hommage aux 25 ans de la fin de l’Apartheid, paraît-il).

Reste à voir si ces Sud-Africains sauront tenir la dragée haute aux deux autres concurrents. Les All-Blacks semblent plus que jamais favoris.

Réponse dans 15 jours !

 Une drôle de tournée...
Clique pour lire !

 

La semaine prochaine…

Le TOP 14 fait sa rentrée ... deuxième !

Le temps à la préparation est terminé. On passe aux choses sérieuses. La deuxième journée du championnat de France pointe le bout de son nez, avec des équipes plus ou moins prêtes au vu de la première journée.

Je sais, je me répète par rapport à la semaine dernière. Mais apparemment nous allons, elles et moi, repartir sur de bonnes bases, cette fois. Hein ?

Cette saison, il y a trois gros favoris, je disais et je répète, que l’on devrait retrouver très rapidement aux six premières places. Faites un effort, les clubs concernés !

Clermont, le champion en titre avec sa recrue star, Greg Laidlaw, pour seconder une autre star au poste de demi de mêlée, Morgan Parra. Ça promet !

Toulon, l’inévitable finaliste, après des phases régulières souvent chaotiques, sera à suivre de près. Rien que pour voir Chris Ashton évoluer au sein de cette armada, chaque match vaudra le détour.

Montpellier, avec l’arrivée du stratège Cotter et des recrues comme Cruden, Pienaar, Picamoles ou Camara, pour ne citer qu’elles, on peut s’attendre à un rugby total. Même s’il leur faudra le temps pour mettre en place un jeu ambitieux.

Derrière, le Racing 92La Rochelle, Castres et Toulouse, devraient se positionner dans la bataille du haut de classement.

Encore, faudra-t-il ne pas rater l’entame et accumuler du retard dans un TOP 14 toujours aussi serré. Oyonnax et Agen, les nouveaux promus, feront figure de petits poucets. Mais on connaît le caractère de ces équipes qui n’en sont pas à leurs premières dans l’élite et qui savent y enchainer quelques saisons. Méfiance pour les autres.

Alors, à vos marques, prêts... cette fois ?

  

Au programme à partir de samedi 2 septembre :

  • Agen – Racing 92, à 14h45 (C+) : Un promu qui donne faim.
  • Stade Français – La Rochelle, à 16h45 (C+) : Paris déjà en danger,
  • Castres – Bordeaux, à 18h45 (r+) : Se lancer…
  • Lyon – Brive, à 18h45 (r+) : Sur sa lancée…
  • Montpellier – Oyonnax, à 18h45 (r+) : Un nouveau promu à croquer.
  • Toulouse – Pau, à 20h45 (C+ Sport) : Montrer un nouveau visage.

Puis dimanche 3 septembre :

  • Clermont – Toulon, à 16h50 (C+) : Des sacrées retrouvailles, déjà !