Au suivant !

TOP 14... 13ème journée  //  XV de France... Édition spéciale !

Joyeux Novès !

Parodie de Jacques… 

Tout nu sous sa casquette
dans l’ombre d’son palmarès

Rêvant de coup’ du monde,
des sales gosses à sa main

« Au suivant, au suivant »

C’était il y a deux ans et nous étions enfin

Content de ce suivant de celui qu’il suivait

« Au suivant, au suivant »

C’était il y a deux ans et on se déniaisait

De ce bordel ambulant d’une armée en débâcle

« Au suivant, au suivant »

 

On aurait bien aimé, juste un peu plus d’adresse

Un peu plus de victoires ou… lui laisser du temps

« Au suivant, au suivant »

Juste après Waterloo, comment rêvait d’Arcole

Ce fut l’heure où on r’grette d’avoir mis Picamoles

« Au suivant, au suivant »

Mais je jure que d’entendre ce président d’mes fesses

C’est des coups à vous faire une armée d’impuissants 

« Au suivant, au suivant »

 

Dire qu’il jurait encore à chaque de ses confesses

Que cette voix jamais on l’entendrait clamer

« Au suivant, au suivant »

Cette voix qui sout’nait l’bon et le mauvais Novès

Au prochain Six Nations jusqu’à la Coupe du monde

« Au suivant, au suivant »

Mais depuis ce week-end, à l’heure de festoyer

Entre "pages" du Midol, il semble murmurer :

« Au suivant, au suivant »

 

Tous les suivants du monde devraient s’donner la main

Voilà ce que Noël me crie dans ce délire

« Au suivant, au suivant »

Pour qu’on ne délire plus et qu’on arrive à construire

Une équipe de France et le rugby de demain

« s’ensuivant, s’ensuivant »

Des tournois en Grand Ch’lems où on n’s’rait plus vaincus

Jusqu’à notre Coupe du monde sans qu’il n’y’ait jamais plus

De suivant, de suivant !!!

 

Quelle triste parodie, à la tête de notre rugby !

Jacques Brunel, à la tête de l’UBB, au garde à vous devant le sergent Laporte, le rugby français de la flotte jusqu’au genoux… et le vieux con a dit d’avancer. La chanson suivante trotte déjà dans ma tête.

Ils connaitrait mieux le terrain, notre sergent chef… Alors on va continuer d’avancer dans cette traversée du haut niveau où on aura bientôt plus pied, sans chercher à construire, un radeau avec un calendrier allégé, un pont avec des formations adaptées, des armes chargées d'un jeu ambitieux... que sais-je encore ?

Non, autant jeter le bébé avec l’eau du grand bain dans lequel Novès a lancé tous ces jeunes, inexpérimentés, et qui, pour certains, se sont sans doute cru arrivés. 

Brunel, à la tête du XV de France, comme le toutou à son maître, en 2007, là où notre XV de France s’est fait croquer par deux fois par des Pumas en apprentissage. Il serait accompagné, dans une sorte de tournante, dit-on, par les meilleurs du TOP 14, Azéma ou Galthié, sans qu’on se soucie des enjeux opposés entre les championnats et l’équipe de France. 

Aberrant, ubuesque !

Et pendant ce temps-là, à Bordeaux, on jouait, l’air de rien, le coach girondin assurant ses troupes, au conditionnel, qu’il partirait sans doute, si on l’appelait.

« Au suivant, au suivant »

Et pendant ce temps-là, à Bordeaux, on gagnait, l’air de rien, faisant tomber le leader qui se voyait priver du titre honorifique de champion d’automne. La belle affaire ! 

« Au suivant, au suivant »

Quoi commenter d’autre ce week-end, au lendemain de Noël ? Plus très envie de participer à ce cirque...

Alors "Joyeux Novès", les amis, sur l’air de cette parodie du grand Jacques… et son suivant qui n’a pas fini d’être suivi, à force de ne jamais traiter le mal de notre rugby à la racine.

 

Les matches en bref...

Bordeaux (8) – La Rochelle (2)             29 – 19

C’est cadeau !

Malgré ce contexte pesant dans les rangs bordelais, ce sont les Rochelais qui ont balbutié leur jeu, offrant bien trop d’occasions aux locaux qui ont pris le match en main, à l’image du cadeau de Rattez pour Cros en première période. Joyeux Noël !

Pourtant le carton rouge logique donné à Dubié pour une cravate sur Rattez, à l’heure de jeu, a remis le leader dans la partie, inscrivant un essai par Amosa. Seulement le pied de Jalibert suffisait à contenir le retour au score des visiteurs, jusqu’à l’essai de Ravai qui validait une victoire méritée de l’UBB.

Les Maritimes cédent, du coup, leur trône aux Montpelliérains, victorieux des Lyonnais.

Montpellier  (1) – Lyon (7)                    38 – 17

Dix minutes pour sombrer…

Qui aurait cru, voyant le score final, qu’il y avait 17 partout, à dix minutes du terme de ce match incroyable ?

Car ce sont bien les visiteurs qui ont marqué les points et les esprits les premiers, par Gil dès la quatrième minute, avant que Picamoles ne relance à lui seul la machine locale, en manque totale de réussite au pied, que ce soit par Steyn ou Paillaugue.

Au retour des vestiaires, Nagsa pour le MHR, puis Regard pour le LOU s’activaient pour se retrouver dos à dos, à dix minutes de la fin d’un match serré où les coups de pied de Steyn continuaient à susciter les sifflets du public.

Et c’est par ce même François Steyn que la révolte des Cistes allaient se faire. Une chevauchée extraordinaire pour le deuxième essai de Nagusa, puis une autre suivie d’un coup de pied millimétré pour le même Nagusa et un triplé. Tomane inscrivait enfin l’essai du bonus offensif sur une touche directe qui trompait les Lyonnais.

Montpellier est donc le champion d’automne, sur la bonne voie de dominer la phase retour avec quelques certitudes dans tous les secteurs du jeu.

Castres (3) – Stade Français (11)          28 – 6

Et le CO déroule

En une mi-temps, la messe était dite à Pierre-Fabre, Paris n’a pas résisté au charme de cette équipe castraise, offensive et infranchissable.

Un essai de Combezou puis un autre de pénalité sur un ballon porté puissant ont eu raison de la première période, avant que ce même Combezou n’enfonce le clou pour l’essai du bonus offensif.

Le CO monte sur le podium, au nez et à la barbe de bien des cadors du TOP 14.

Racing 92 (4) – Toulouse (6)                23 – 19

La première à la U Arena

Premiers points de Ramos pour Toulouse, premier essai de Lauret pour le Racing et première victoire des locaux dans leur nouvel antre, plus une salle qu’un stade je vous et disais déjà lors du dernier France-Japon, sensation confirmée par les joueurs qui se plaignaient de l’aération pour son côté suffoquant.

Pas un grand match de rugby. Après une domination des Franciliens en première période, les Toulousains avaient l’opportunité de reprendre la main en seconde, sur l’essai de Huget. Mais la baisse de régime des locaux ne profitera pas plus à ces visiteurs, en petite forme, qui n'ont même pas joué leur dernier ballon, se contentant d’un point de bonus défensif. C’est dire l’ambition des hommes de Mola.

Toulon (5) – Oyonnax (14)                     49 – 25

Ici, c’est Toulon !

On commence à les connaître nos amis Toulonnais.

Je mène 10-0 (après l’essai de Pietersen d’entrée). Je me fais peur en encaissant trois essais en dix minutes, Ikpeffan, Botica et Fabbri, passant la défense varoise comme dans du gruyère. Je me reprends juste avant la pause (essai de Clerc, son 99ème en championnat, à une marque du record). Puis je rentre aux vestiaires avec un point de retard (18-19).

Je reviens avec de vraies intentions après avoir pris une remontée de bretelles par le coach et j’écrase l’adversaire avec quatre nouveaux essais (Matthewson, Van der Merwe, Manoa et Nonu). Mayol exulte, le bonus en poche.

Et c’est le stratège Galthié qui devrait sauver notre équipe de France ?

Pau (9) – Clermont (10)                         22 – 21

Parra oui, mais…

Le champion de France et le double tombeur du double champion d’Europe n’a pas su, encore une fois en championnat, dominer son jeu et ses nerfs pour l’emporter.

Slade puis Taylor profiteront de leurs erreurs quand Spedding, malgré un bel essai, manquera de précision au pied pour tenir le score. Il faudra attendre l’entrée de Parra pour que les Asémistes maîtrisent la fin de partie et repassent devant au score.

C’était sans compter une énième erreur de jeunesse, celle de Kakabadze qui giflait un adversaire et offrait un superbe cadeau aux supporters palois, la pénalité de la gagne. Taylor ne ratait pas l’occasion de sortir ce cadeau de sa botte de Noël.

Et c’est la psychologie d’Azéma qui devrait redonner de la sérénité à notre quinze de France ?

Agen (12) – Brive (13)                            27 – 13

Et McYntre…

Ça ne pouvait pas plus mal démarrer pour le SUA, carton jaune et essai de pénalité (0-10).

Ça ne pouvait pas mieux finir pour les Lot-et-Garonnais, à dix minutes de la fin, 13-13, deux éclairs de génie au pied de McIntyre et deux essais de belles factures de Laporte et Bosch.

Agen est loin d’être mort, et Brive loin d’être sauvé, quand on a vu le potentiel des Oyomen à Mayol. Cette lutte pour le maintien promet d’être acharnée jusqu’à la dernière journée.

 

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

La semaine prochaine…

Le TOP 14 sort les cotillons

Une année s’achève et un autre championnat commence… celui des matches retour de la phase régulière.

Un réveillon qui commence par un choc entre Rouge et Noir qui nous mettra en appétit, quand les ténors du podium iront se faire les crocs chez les plus vulnérables, mais aussi morts de faim.

 

Au programme de la 14ème journée, samedi 30 décembre :

  • La Rochelle – Agen, à 14h (C+) : Reprendre son bien,
  • Stade Français – Bordeaux, à 16h (C+) : Profiter de la confusion,
  • Brive – Montpellier, à 18h (C+) : un poison plein d’arêtes,
  • Oyonnax – Racing 92, à 18h (C+) : aux forceps,
  • Toulouse – Toulon, à 20h45 (C+) : Retrouver le niveau.

Puis dimanche 31 décembre :

  • Lyon – Pau, à 14h (C+) : Pour un nouvel élan,
  • Clermont – Castres, à 16h (C+) : Michelin en danger.