L'empire de la défense contre-attaque !

TOP 14... 17ème journée                       Racing 92 – La Rochelle       19 – 12

Le Racing et La Rochelle, la guerre des dauphins...

La guerre des étoiles montantes !

Dimanche, en fin d’après-midi, dans la nouvelle salle de spectacle de l’U Arena, à Nanterre, près de La Défense, on jouait le spectacle le plus attendu de la 17ème journée, le combat de la meilleure défense contre la meilleure attaque, dans une guerre de dauphins.

Après avoir anéanti la machine offensive des rebelles Noirs et Jaune qui jouaient le côté lumineux de la force dans la première partie de saison, l’Empire des Galactiques du Racing ont contre-attaqué dans des assauts fatals qui ont mis à mal les Chevaliers du jeu d'attaque.

La fulgurance de Teddy Iribaren, Dark Vador impitoyable de la force obscure, allait en une demi-heure terrasser l’alliance de la défense rochelaise.

Le demi de mêlée francilien, accélérant à chaque ballon, mettait les siens systématiquement dans l’avancée, ouvrant des brèches mortelles : Nakarawa pour Nyanga qui arrachait le premier essai, puis Carter pour Dupichot qui volleyait pour Imhoff en bout de ligne, dix minutes plus tard, et enfin, une croisée pour Lambie offrait l’essai du bonus offensif.

Fanny, les Maritimes essuyaient une sanglante défaite, en rentrant au vestiaire à la pause. Mais ils n’avaient pas dit leur dernier mot.

Après une première riposte d’Amosa (suppléant du héros Vito, blessé), tout en puissance, poussé par ses avants, les Rochelais entamaient la seconde période de la meilleure des façons pour reconquérir du terrain.

La meilleure attaque du championnat faisait entrer ses forces vives et son maitre à jouer Broke James, pour assurer la reconquête de l’espace temps qui filait sous ses yeux.

À dix minutes du terme, James offrait une passe au pied millimétrée à son centre Jordaan pour le deuxième essai des visiteurs, les ramenant à sept longueurs de leur adversaire.

La fin de match sera un duel sans merci, ni répit, pour les deux équipes, jusqu’à cette derrière cartouche manquée par les Rochelais qui rendaient la balle aux locaux. Mais la vanité de ces derniers leur faisait jouer cette munition (pour quoi ? on se le demande) plutôt que de valider leur victoire en tapant en touche, privant ainsi de point de bonus leur adversaire.

Cela a bien failli leur jouer un mauvais tour quand les Maritimes récupéraient le cuir et orchestraient une dernière contre-attaque dont le coup de pied de James était à deux doigts de trouver son ailier pour l’essai du match nul. Heureusement Dupichot surgissait et sauver les siens du bout du pied, in extrémis.

Le nouveau dauphin est bien francilien désormais.

La force obscure de la défense aura eu raison de la meilleure attaque qui n’a pas dit son dernier mot, à la troisième place du podium, et que l’on devrait retrouver dans un nouvel épisode avec le retour du jeu d'attaque.

  

Les autres matches en bref...

Oyonnax (14) – Montpellier (1)          30 – 43

Un leader moche et méchant

L’ogre montpelliérain est tout sauf gentil. Car il n’a eu aucune pitié devant des Oyomen sans défense, multipliant les ballons portés et lançant leur obus Nadolo pour la mettre en pièce, tout en puissance.

C’était méchant mais aussi pas beau à voir, six essais pour le plaisir de faire mal quand on attendait du jeu montpelliérain qu’il nous fasse du bien en tribune, en nous offrant du spectacle.

Mais à Charles-Mathon, les joueurs comme le public ont dû ronger leur frein jusqu’à ce que le leader mettre le sien, laissant ainsi les locaux se faire du bien en fin de rencontre avec trois essais au compteur.

Tout va bien pour le MHR en tête du championnat, quand Oyonnax ne sort pas de sa place de relégable. Heureusement, devant personne n’en a profité.

Toulon (4) – Stade Français (11)         43 – 5

Ashton et les autres…

Toulon n’a fait qu’une bouchée de l’équipe parisienne, venue à Mayol en slip et en chaussettes. C’est Ashton qui s’est chargé tout seul de la rhabiller pour l’hiver en inscrivant un triplé en une mi-temps.

Pour éviter que le Stade Français ne prenne froid, Bastareaud, Escande et Lakafia l’ont réchauffé par trois nouveaux essais, taillés sur mesure en seconde période.

Quant à Paris, il sauvait l’honneur par Panis, histoire de ne pas rester Fanny. Quoi de plus normal au pays de Pagnol.

Toulon intègre le carré de tête après avoir démontré qu’il a tous les ingrédients pour postuler au titre, cette saison encore.

Agen (13) – Toulouse (5)                      25 – 52

Vous avez dit palindrome ?

Curieux tout de même ! Cela fait deux fois de suite que les Agenais terminent sur un score qui peut se lire dans les deux sens (souvenez-vous 71-17 à Lyon).

Et après ? me direz-vous. Cela pourrait peut-être expliquer pourquoi les Lot-et-Garonnais ont eu beau jouer dans tous les sens, de gauche à droite ou de droite à gauche, de long en large ou au large et de travers, les Toulousains étaient bien les plus forts.

Huit essais dont un triplé de Fickou et un doublé de Huget, deux hommes en forme internationale, comme le veut la formule quand on souhaite sous-entendre qu’ils ont largement leurs places dans le XV de France, surtout quand on a vu à leurs postes respectifs un Lamérat ou pire, un Vakatawa.

Zéro toulousain en Écosse, du jamais vu. C’est comme si une pizza napolitaine n’avait pas de tomate. Et pourtant les tomates, elles auraient bien été utiles en fin de ce non match des Tricolores, ne serait-ce que pour napper les tronches de certains joueurs qui ne seraient pas du coup sortis en discothèque et n’auraient pas fait de mal à d’innocentes tables de nuit.

Je m’égare, me direz-vous. Pas complètement, parce qu’à voir ces Toulousains animer leur jeu, on en viendrait presque à regretter Doussain. Oui, vous avez raison, je ne vais pas bien, comme la situation d’Agen depuis son bonus offensif contre Castres qui a dû lui monter à la tête et provoquer ces palindromes… non ?

Non, vous avez raison.

Lyon (6) – Clermont (10)                     36 – 10

Adieu Brennus, je t’aimais bien

C’est une certitude, ou presque, le champion ne disputera pas les phases finales. En tout cas, pas en déjouant comme cela.

Car samedi soir, ça en était presque risible, à le voir se tirer, non pas une, mais quatre balles dans les pieds où elles se sont emmêlées à chaque approche des Lyonnais de l’ en-but clermontois, pour quatre essais cadeau.

Fernandez d’abord, puis Nakaitaci ensuite, y sont allés chacun de leur bourde pour offrir deux essais aux locaux. Jedrasiak les imitait dans la foulée et comme si cela ne suffisait pas, ces deux derniers écopaient d’un carton jaune stupide presque en même temps laissant leurs copains à 13, le temps pour les Lyonnais de passer dans une défense amoindrie comme dans du beurre.

Hormis cela, ce sont bien les Auvergnats qui ont dominé et lancé les hostilités, inscrivant un essai, à l’usure, par Jarvis, quand les locaux leur répondaient de même sur la sirène par Clément.

Un bonus offensif qui a de quoi réjouir tout lyonnais, actuel ou futur comme Nakaitaci qui, malgré lui (?), aura été le loup dans la bergerie clermontoise, bouffant la feuille de match à lui seul.

Lui qui se disait avoir faim de jouer, il faut croire que samedi il était passé chez McDo avant.

Bordeaux (9) – Castres (7)                  6 – 7

Et merde !

Le score vous dit tout. Un match de merde, dans des conditions climatiques de merde.

Un essai de mérite contre deux pénalités de merde et une frustration bordelaise de merde, à cause d’un essai de merde refusé par un arbitre de mérite (car merde, on ne critique pas l’arbitrage, sauf si c’est Clermont qui est la victime).

Allo quoi ? Où est passé le jeu de l’UBB avec ses essais à profusion ?

Dimanche, à l’heure de l’apéro, il n’y avait rien à se mettre sous la dent, juste deux pénalités de Serin et cet essai de Dumora sur un coup de pied d’Urdapilleta dans le dos de la défense girondine à la demi-heure de jeu. Puis rien, pas une autre cacahuète, juste un fond de sel de suspense dans un match sans spectacle.

La bonne affaire pour le CO qui rattrape sa défaite à domicile contre le Racing et recolle au TOP 6. Pour l’UBB, les phases finales s’éloignent.

Brive (12) – Pau (8)                            16 – 21

La magie Votu !

Il aura suffi aux Palois de deux éclairs de Votu, en seconde période, après une course folle de Taylor puis une chistéra de Tomas, pour annihiler les deux essais brivistes de la première période (Pètre et Hirèche) et passer pour la première fois devant pour ne plus lâcher le score.

Si à cela on ajoute l’indiscipline récurrente locale, les Coujoux ne se sont jamais donné les moyens de refaire leur retard en infériorité numérique après le carton rouge de leur talonneur pour un coup de boule stupide.

Brive a manqué l’occasion de s’éloigner de la zone rouge et même de passer devant Paris. Le maintien est loin d’être acquis. Tandis que Pau peut rêver tranquillement de barrages en continuant sur cette dynamique, avec déjà quatre victoires à l’extérieur.

 

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

Qualifications Mondial 2019…

Russie – Espagne                 13 – 20      (10/02/2018)

Espagne – Roumanie            22 – 10      (18/02/2018)

E viva España !

Le Championnat Européen des Nations qui se déroule en parallèle du tournoi des VI Nations délivrera le 18 mars prochain le pays qui aura l’honneur d'ouvrir les festivités du mondial face au Japon, dans la poule A.

La Géorgie étant déjà qualifiée, c’est l’Espagne qui semble bien partie pour être l’heureuse élue en ayant battu ses deux principales rivales, la Russie, il y a une semaine et la Roumanie, ce dimanche, la Belgique et l’Allemagne n’étant logiquement pas une menace .

La Roumanie ou la Russie pourra toujours se rattraper en suivant la phase de repêchage qui commencera par un duel contre le Portugal… souvenez-vous >>

 

La semaine prochaine…

Les Bleus nourris à la cuillère de bois...

Après le trophée honorant les victimes de la Première Guerre Mondiale issues des communautés du rugby écossais et français remporté par le XV du Chardon lors de la deuxième journée du tournoi du VI nations (virgule, respirez !), le XV de France pourrait bien décrocher le trophée le moins convoité de la compétition déshonorant les victimes des défaites à répétition issues des communautés du rugby français et italien.

Les Bleus ont leurs chances. L’occasion pour nos héros d’aller fêter ensuite cette neuvième défaite de rang en discothèque et d’éteindre des lampadaires qui se prendraient pour des lumières ou cogner des tables de nuit qui se mettraient sur leur chemin.

Sinon, le tournoi va nous offrir du vrai jeu avec un duel à distance entre les deux favoris, l’Irlande et l’Angleterre, le premier recevant quand le second aura un déplacement piège… à Édimbourg.

À suivre, vendredi 23 février, sur France 2 :

  • France – Italie (21h)

Puis samedi 24 février, sur le même canal :

  • Irlande – Pays de Galles (15h15)
  • Écosse – Angleterre (17h45)

 

De son côté, le TOP 14 poursuivra son petit bonhomme de chemin de phase régulière dans une 18ème journée, synonyme de doublon et d’opportunités pour les équipes les moins touchées par les sélections.

À suivre, dès samedi 24 février :

  • Montpellier – Bordeaux, à 14h45 (C+) : Altrad contre Marti
  • Castres – Lyon, à 18h (R+) : le TOP6 en jeu
  • Clermont – Oyonnax, à 18h (R+) : peut-on encore rire ?
  • Stade Français – Agen, à 18h (R+) : un grand pas vers le maintien
  • Pau – Racing 92, à 20h45 (C+ Sport) : dans la cour des grands

Puis dimanche 25 février:

  • Toulouse – Brive, à 12h30 (C+) : confirmer
  • La Rochelle – Toulon, à 16h50 (C+) : un avant-goût de phase finale