Chute à l'arrière du peloton !

TOP 14... 24ème journée                            La Rochelle – Castres      18 – 26

Les Rochelais stoppés net dans la course au titre !

Vous avez dit Godard ?

Dimanche midi, une nouvelle vague a déferlé sur Marcel-Deflandre, renversant les Maritimes dans un scénario à faire bondir tous les spectateurs et commentateurs de leurs sièges… avec au bout de la langue la célèbre réplique de Godard.

Je ne parle pas de Jean-Luc Godard, le réalisateur controversé des années 60, mais de Jean-René Godard, le commentateur du Tour de France sur sa moto, pas moins à bout de souffle, le petit soldat de France 2 qui suivait les coureurs cyclistes au mépris du danger.

« Chute à l’arrière ! Terrible chute ! »

Tout Marcel-Deflandre et les abonnés Canal (derrière leurs télés) ne peuvent croire que le maillot jaune (et noir) du début de saison vient de perdre la course au TOP 6. Car il va être difficile désormais pour le Stade Rochelais de se remettre en selle et refaire son retard sur les six premiers, lors des deux dernières étapes, notamment avec le col d’Ernest-Wallon.

Le Castres Olympique a fait tomber, avec un engagement de tous les instants, et dans les règles, un adversaire direct à la qualification, profitant de sa chute pour le doubler et intégrer le peloton dans la course finale.

Les buteurs tarnais avaient beau se heurter aux barres sans marquer, le jeu des visiteurs était plus agressif et dominateur en première période, affolant la défense locale, dépassée par un slalom époustouflant de Tulou dans ses 22. Le troisième ligne centre castrais aplatissait entre les perches pour donner l’avantage aux siens qui menaient logiquement à la pause (10-3).

Les Rochelais réagissaient aussitôt au retour des vestiaires par un essai en force du pilier Boughanmi, tout juste entré en place d’Atonio, après une longue séquence de ses coéquipiers dans les 22 castrais. Balès ne transformait pas et laissait son équipe derrière, à deux longueurs qu’elle ne parviendra jamais à rattraper.

Sur une nouvelle échappée d’un visiteur, Dumora cette fois, Battle héritait de la passe décisive de son arrière et marquait de nouveau pour le CO qui creusait l’écart grâce à une pénalité supplémentaire d’Urdapilleta (23-11).

À nouveau, les locaux, piqués à vif, répondaient en force par leur homme en forme, Boughanmi, pour son doublé. Broke James, tout juste entré, transformait et ramenait son équipe à cinq points (18-23).

Seulement il restait trop peu de temps et de munitions pour espérer renverser le sort de cette course contre la montre. D’autant que les Maritimes cumulaient les fautes, donnant une occasion à Urdapiletta de les sortir définitivement du bonus défensif.

Rien ne va plus à La Rochelle !

Le favori et maillot jaune du début de tour (du championnat) de France, n’est que l’ombre de lui-même depuis quelques mois, subissant sa deuxième défaite à domicile, après Toulon.

Trois points séparent les Rochelais des Castrais, dernier qualifié provisoire pour les barrages. Pas un gouffre à première vue, mais une mission bien compliquée au vu de leur calendrier (déplacement à Toulouse, réception de Paris) et le besoin aussi vital de leurs futurs adversaires de l'emporter.

Les Maritimes n’ont plus leur destin entre les mains… Tout comme une autre victime, à l’arrière du peloton qui a chuté samedi dans son antre du Hameau.

 

Les autres matches en bref...

Pau (7) – Agen (11)                                22 – 33

Coup d’arrêt

La Section Paloise est tombée de haut, samedi au stade du Hameau, face à une équipe agenaise qui a joué crânement sa chance, tellement les locaux ne les attendaient pas.

Mal leur en a pris, à les laisser jouer et à croire qu’il serait facile de revenir. C’était mal connaître les Lot-et-Garonnais qui ne lâchent rien et qui savent bien que chaque point est bon à prendre dans leur course folle au maintien depuis la première journée du TOP 14.

D’entrée, les visiteurs ont frappé fort avec un doublé de Nakosi (frère du toulonnais Tuisova) qui a créé la panique dans le camp palois. Heureusement, les locaux sont revenus grâce à trois essais (Lespiaucq, Vatubua et Daubagna) pour mener à la pause (22-20).

Seulement en seconde période Pau n’a rien produit et a subi la loi des Agenais qui, au culot, ont inscrit deux nouveaux essais, laissant le demi-finaliste européen fanny de points terrain.

Désormais, comme pour La Rochelle, la Section n’a plus son destin en mains et devra obligatoirement remporter ses deux derniers matches pour espérer disputer les phases finales. En attendant, place à l’Europe.

Quant à Agen, cet exploit lui ouvre les portes d’une nouvelle saison dans l’élite du rugby français. Bravo !

Oyonnax (13) – Brive (14)                      40 – 17

Des Coujoux, un pied en PRO D2

Les Oyomen n’ont laissé aucun espoir aux Brivistes, ici à Charles-Mathon.

Si les visiteurs ont rivalisé en première période, en seconde ils ont logiquement été distancé face à la détermination et l’efficacité des locaux, emmenés par un Botica en grande forme.

Cinq essais à trois à l’arrivée. Il ne manquait que le point de bonus offensif pour que la fête soit totale, un regret qui pourrait avoir une conséquence sur le plan comptable à la fin de cette phase régulière.

En attendant, Oyonnax cède sa place de relégable à Brive qui n’a plus son destin en mains pour se maintenir. Mais rien n’est fait pour autant, avec seulement deux longueurs de retard. Il faudra obligatoirement pour les Coujoux aller gagner à Paris.

Lyon (5) – Stade Français (12)               44 – 3

Une faim de Lou

Les Lyonnais ont mangé tout cru des Parisiens pourtant accrocheurs durant le premier quart d’heure.

Et puis Couilloud a montré la voix avant de s’éteindre en début de seconde période sur une charge illicite de Flanquart (sorti sur blessure à l'épaule). Un essai de pénalité, Clément, Mignot, Arnold et enfin Pélissié complétaient le tableau de chasse de l’équipe locale.

Un bonus offensif qui replace idéalement Lyon dans le TOP 6, tandis que le Stade Français devra valider son maintien, dans quinze jours à Jean-Bouin, contre la lanterne rouge pour une confrontation à la vie, à la mort.

Toulon (4) – Montpellier (1)                  32 – 17

Ashton… #recordbattu

Dans ce duel de prétendants au Brennus aux airs de finale dans un stade Vélodrome presque plein, on ne retiendra que le record d’essais battu par Ashton. Détenu par Nalaga avec 21 réalisations, l’arrière anglais le passait à 22 dès la première occasion toulonnaise.

Pour le reste, l’équipe remaniée de Montpellier s’est réveillée en seconde période après avoir encaissé un 29-7 en première. À l’inverse, Toulon s’est endormi sur ses lauriers, subissant le retour des hommes de Cotter, avec un Ngandebe intenable sur son aile (un bon espoir pour le XV de France).

Incapables d’aller chercher le point de bonus offensif, les coéquipiers de Bastareaud se sont contentés d’assurer la victoire, en tenant leur défense, avec trois malheureux points dans leur musette. Triste prestation à deux visages. Tandis que le MHR reste un leader serein à deux journées de la fin.

Toulouse (2) – Racing 92 (3)                42 – 27

Objectif demie !

Ce choc avait un enjeu crucial pour les deux équipes, une place directement qualificative en demi-finale. Seulement le Racing se devait aussi de ménager ses cadres en vue d'une autre demi-finale, en coupe d'Europe.

Remaniée, cette équipe francilienne emmenée par les remplaçants Carter, Imhoff et Rococoko (excusez du peu !) a subi la loi toulousaine durant plus d'une heure, menée 42 à 6, après avoir encaissé cinq essais, carrément.

Et puis le coaching de la paire des Laurent a eu un effet dévastateur pour les locaux avec l'entrée de Szwarzewski qui a montré la voie à ses coéquipiers. En moins de dix minutes, les Racingmen allaient inscrire trois essais et priver les Toulousains d'un point de bonus offensif qui pourrait leur manquer au bout du compte.

Toulouse l'emporte nénamoins dans un match fou, mais frustrant, et vole la seconde place à son adversaire du jour, mais à égalité de points. La bataille va être rude jusqu'au bout pour conserver ce fauteuil, pour deux.

Clermont (9) – Bordeaux (10)                33 – 3

Dites 33 !

« Ben vous n’êtes plus malades, apparemment ! »

Trois essais et un bonus offensif qui compte pour du beurre, dans un match sans enjeu et sans entrain, face à un adversaire en service minimum.

Trois points de Serin, le Bordelais ne voulait pas être en reste face à son concurrent clermontois en équipe de France, Parra, auteur d’un sans faute et d’un capitanat efficace auprès de ses gros qui ont fait tout le travail, dans des conditions météo difficiles.

Pas un grand match, juste une victoire sans intérêt avant de clore une saison qui commence à devenir longue au pays des volcans.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

La semaine prochaine…

Les demies sont servies !

Retour à la coupe d’Europe avec le programme des demi-finales où le Racing 92 et Pau tenteront de décrocher leurs tickets pour Bilbao, chacun dans sa compétition.

 

Au programme de la Champions Cup, samedi 21 avril :

  • Leinster – Scarlets, à 16h30 (BeIn) à l’Aviva Stadium (Dublin)

Puis dimanche 22 avril:

  • Racing 92 – Munster, à 16h15 (Fr2) à Chaban-Delmas (Bordeaux)

 

Au programme de la Challenge Cup, vendredi 20 avril :

  • Gloucester – Newcastle, à 20h45 (BeIn) au Kingsholm Stadium (Gloucester)

Puis samedi 21 avril:

  • Cardiff Blues – Pau, à 14h (Fr4) à l’Arms Park (Cardiff)