Arrêt net à l'Arena

TOP 14... 2ème journée                          Racing 92 – Clermont            17 – 40

Betham, bête noire de la défense du Racing !

La défense dans tous ses états...

On ne dira plus U Arena désormais, mais...

Houuuu ! l’Arena !

Je me moque, bien évidemment, tant l’enceinte francilienne qui avait vu en janvier dernier le jeu de l’ASM se fracasser sur sa pelouse synthétique (58-6), jusqu’au K.O impressionnant du jeune Ezeala qu’on avait cru un instant… mort, a assisté sans défense au retour de bâton du jeu auvergnat qui a infligé à son équipe une humiliante correction.

On ne dira plus U Arena désormais, c’est vrai, mais Paris La Défense Arena.

Ainsi l’avaient décidé les propriétaires des lieux avant que la sacro-sainte défense du Racing n’en prenne un sacré coup, dimanche après-midi, par l’armada offensive clermontoise.

Un pied-de-nez plutôt drôle, non ?

Car le Racing ça n’a jamais été Paris, et aujourd’hui clairement plus le roi de la défense. Cette première défaite du club francilien, dans son antre à la pelouse et au jeu superficiels, sonne comme un glas sur ses ambitions affichées, à voir la tête de Lorenzetti après le match et entendre la voix étranglée d'Éric Bayle (son premier supporter) au micro de Canal+ pendant.

Parce que sans conquête et sans munitions offensives comme cela a été le cas en première période, difficile de rivaliser face à une machine déjà rodée comme l’ASM.

Dès les premières minutes, les visiteurs ont mis la main sur le ballon et poussé leur hôte à la faute, Laidlaw engrangeant les points avant que Lopez ne fasse éclater toute sa classe par un drop bien claqué puis une passe millimétrée pour le premier essai de Fofana.

19-3 à la pause pour les Jaunards, c’était mal barré pour les néo-Parisiens.

Et pourtant, dès l’entame de la seconde période, après un coaching payant de la paire Labit et Travers (entrées simultanées de Chat, Gomes Sa, Kakovin, Le Roux et Sanconie), les locaux allaient trouver la faille par Vakatawa et se relancer dans la partie.

Mais c’était compter sans leur indiscipline et leur impuissance à contenir les assauts clermontois. Un plaquage plus que dangereux sur Fofana, soulevé à deux par Le Roux et Imhoff, allait coûter un simple carton jaune au premier fautif alors que le centre international n'était pas loin de retomber sur les cervicales, une faute qui, soit dit en insistant,  avait coûté deux cartons jaunes aux Clermontois fautifs la saison passée pour une action similaire. Je dis ça, je dis tout. Non mais !

Qu’à cela ne tienne, peu de temps après, les Racingmen se retrouvaient à treize pour des fautes répétées attribuées à Gomes Sa en mêlée fermée, ce qui allait offrir des occasions aux Auvergnats de frapper plus fort en inscrivant une pénalité puis deux essais coup sur coup, par leurs ailiers de dépannage, Betham et Penaud, en moins de dix minutes.

Le match était plié. Et ce n’est pas le carton jaune reçu par Fofana pour plaquage haut ou l’essai de Zebo sur la sirène qui allait adoucir le choc.

Le Racing était K.O sur le tapis de son nouveau Paris La Défense Arena.

Une claque monumentale, comme une collision de Vakatawa, qui vengeait alors le jeune Ezeala, écarté volontairement de ce match par Azéma pour ne pas polluer son excellent début de saison par une pression médiatique négative.

Clermont aurait presque pu prendre le bonus offensif, mais après la saison cauchemardesque passée, ne fera pas la fine bouche devant ce beau succès chez un des sérieux prétendants au titre. Forte de ses deux victoires, l’ASM prend logiquement la tête du classement, en attendant un nouveau choc avec son dauphin, de vrais parisiens, cette fois.

Ah oui, j'oubliais... j'aime pas le Racing :-)

 

Les autres matches en bref...

Stade Français (2) – Bordeaux (6)        20 – 8

Moteur diesel mais rugissant

Le XV parisien a attendu le retour des vestiaires pour monter sur ses grands chevaux et enfumer la défense girondine, piloté par un Plisson inspiré, offrant deux essais, à Waiséa puis Hamdaoui, en moins de dix minutes.

Pourtant, menant au score à la pause, grâce au seul essai d’une première période stérile, par Connor, l’UBB n’a pas existé dans le deuxième acte, acculée dans son camp, sans rampe de lancement pour contrer la puissance des locaux, surtout en mêlée.

Castres (3) – Lyon (11)                          19 – 16

Coup de pied… au cul !

On peut dire que le champion de France a été chanceux de repartir avec la victoire après avoir été mené à la pause par des Lyonnais agressifs (3-16) et surtout avoir échoué au pied par six fois sur huit, (in)successivement par Udarpiletta et Kockott.

Pourtant, revenant au score (16-16), en seconde période, grâce à un doublé de Combezou dès le retour des vestiaires (tiens tiens, on dirait le match précédent), le CO a su tenir bon et décrocher sa victoire par un dernier coup de botte, au petit bonheur la chance, de Kockott, à la toute dernière minute.

Dommage pour le Lou qui méritait mieux. Ce match lui restera sans doute en travers de la gorge, après déjà un nul à domicile la semaine passée.

Grenoble (12) – Toulouse (4)                 20 – 23

Coup de pied… au but !

On peut dire que le Stade Toulousain sait être opportuniste à l’extérieur, après son nul à Gerland lors de la première journée.

Ce match aurait pu se terminer par une parité logique au score, tant sur le jeu et l’engagement, les deux équipes ont fait part égale.

Deux essais plein de détermination des Isérois (Kilioni 39è,Tadjer 66è) pour répondre à chaque période aux deux des Toulousains (Bezy 37è, Tekori 48è). Deux transformations et deux pénalités des buteurs attitrés, Pourteaux et Ramos, pour une indiscipline partagée.

Mais en fin de match, le carton jaune infligé à Visinia pour plaquage dangereux, sera reçu 5/5 par le pied de Ramos qui offrira un nouvel avantage aux siens (tiens, on dirait le match précédent !) tandis que les isérois préféraient taper en touche une pénalité pour la gagne plutôt qu'entre les perches pour le match nul.

Un choix regrettable qui évitait un nouveau nul pour les Toulousains en leur laissant la victoire.

 Montpellier (5) – La Rochelle (9)         36 – 14

Goosen trouve l’ouverture

19-0 dans une première période sans partage, gérée au point par le pied de Pienaar et dans le jeu par celui de Goosen (suppléant Cruden à l’ouverture, choix fort de Cotter), les Héraultais sont à la conclusion de deux essais par l’opportuniste Reilhac et Martin avant de regagner le vestiaire.

La seconde période sera une gestion des locaux pour deux nouvelles salves de Willemse et Ruffenach, répondant aux deux belles réactions rochelaises, mais vaines, par Sinzelle et Andreu.

Montpellier s’est rassuré à défaut de montrer autre chose que la puissance de leurs avants, cette fois efficaces face à une défense plus friable et indisciplinée que celle des Castrais la semaine passée. Il ne manquait que le bonus offensif pour un sentiment de mission accomplie.

Agen (10) – Perpignan (13)                    25 – 23

Candidats au maintien… du spectacle

Quel match entre les deux préposés à la relégation, d’après les spécialistes, quel exemple surtout !

Du jeu, de l’engagement, des crampes et du suspense, tout y était dimanche midi à Armandie. Jusqu’au bout du bout, à l’usure des organismes, Agenais et Catalans ont tout donné pour arracher la victoire.

Trois essais pour les locaux (doublé de McIntyre, Vaka) contre deux pour les visiteurs (Château et Selponi), des buteurs en pleine bourre, de près comme de loin, peu de déchets, McIntyre puis Verdu quand Jackson échouait au plus mauvais moment, à la dernière seconde pour la pénalité de la gagne.

Un grand ouf de soulagement pour le public lot-et-garonnais, pas très fair-play sur les tentatives de l’international irlandais. Une première victoire qui fait du bien comme le point de bonus défensif mérité des Catalans qui laissent la place de relégation à un invité plus qu’inattendu.

Pau (8) – Toulon (14)                             20 – 10

Zéro pointé… du doigt

Il paraît que Savea a foulé le pré du Hameau, remplaçant Bonneval après une heure de jeu insipide des Varois et l’illusion d’un essai prometteur de Tuisova dans le premier quart d’heure.

Les locaux ne menaient alors que de quatre petits points (14-10) après leur seul essai de première période par Dougall et trois pénalités de Slade, punissant l’indiscipline des visiteurs.

Mais rien… Vingt minutes où l’ailier champion du monde n’a pas vu un seul bon ballon digne de son nom, à faire avaler le slip fétiche de Mourad dans le vestiaire des visiteurs. Slade en a profité pour passer deux autres pénalités et priver les stars de la Rade d’un petit point de bonus défensif.

Zéro pointé qui ne passera pas inaperçu aux yeux des médias… Toulon est relégable à 24 journées de la fin.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

  

La semaine prochaine…

Quand le TOP 14 vole la vedette au Four Nations.

À Mayol, la réception du champion de France sent déjà la poudre, à canon ou aux yeux, cela dépendra de la prestation des stars varoises et du jeu insufflé par le coach Collazo.

Tandis qu’au Michelin, la bataille pour la première place fera rage dans une confrontation qui promet du spectacle offensif.

Une troisième journée à ne manquer sous aucun prétexte !

Au programme* du TOP 14 à partir de samedi 8 septembre :

  • Bordeaux – Montpellier, à 14h45 : montrer ce qu’on a dans le ventre
  • Toulouse – La Rochelle, à 17h : jouer les premiers rôles
  • Perpignan – Lyon, à 19h : lancer sa saison
  • Racing 92 – Agen, à 19h : (sans se) prendre la tête
  • Clermont – Stade Français, à 21h : déjà en patron

Puis dimanche 9 septembre :

  • Grenoble – Pau, à 12h30 : réaction attendue
  • Toulon – Castres, à 16h50 : allumez le feu… ou éteindre l’incendie

 

Du côté du IV Nations, on ne se fait aucune illusion quant aux succès des hôtes de cette troisième journée.

Au programme* samedi 8 septembre :

  • Nouvelle-Zélande  - Argentine, 9h35
  • Australie - Afrique du Sud, 12h05

 

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+