Michelin, l'usine à bonus...

TOP 14... 8ème journée                           Clermont – Castres     41 – 6

Un international peut en masquer un autre...

et à malus en Bleu !

Au stade Marcel-Michelin, les ouvriers ne chôment pas sur la chaîne de montage des victoires bonifiées. Samedi après-midi, pour leur quatrième réception, les travailleurs auvergnats ont réalisé un quatrième bonus offensif de très belle facture.

Mais derrière cette performance parfaite sous leur bleu de travail se cache une autre réalité qui n’a pas de quoi donner le sourire aux sept joueurs sélectionnés en équipe de France pour la tournée de novembre.

Après Fofana, la semaine passée, voilà que Parra, jeudi à l’entraînement, puis Lamérat, en plein match samedi, se blessent à leur tour et doivent déclarer forfait pour le rassemblement de dimanche à Marcoussis. La poisse pour ces trois internationaux d’Auvergne, déjà privés, les saisons passées de ces rendez-vous nationaux pour des bobos de dernière minute.

Dimanche, c’est avec des précautions toutes particulières que Lopez, Penaud, Iturria et Vahaamahina ont dû se rendre au centre national d’entrainement parisien, espérant que la malédiction des Jaunards tricolores s’arrête là. À suivre.

En attendant, samedi au Michelin, l’usine offensive clermontoise a tourné à plein régime… totalitaire.

Les champions de France n’ont tout simplement pas existé.

Au garde à vous dans les rucks, laborieux en touche, les Castrais ont subi l’engagement et l’agressivité des auvergnats qui ont usé habilement du jeu au pied pour pallier aux conditions météo défavorables, sous une pluie constante.

Si la mêlée clermontoise n’a pas été sans reproche, aucune situation dangereuse des visiteurs n’a réussi à mettre à mal la défense de l'ASM, ne concédant que deux pénalités à Kockott et un carton jaune (à Slimani).

Pour le reste, les Jaunards ont maitrisé l’occupation au pied inspiré de Lopez et saisi chaque occasion pour lancer leurs trois-quarts de feu. Penaud, d’abord, à la 10ème minute, Betham ensuite, à la 24ème, et enfin l'imparable Raka, quatre minutes plus tard, pour clore une première période bien menée et déjà avec le point de bonus (21-6).

Au retour des vestiaires, Laidlaw creusait tactiquement l’écart au pied, par deux pénalités, enfonçant un peu plus les espoirs des champions en titre, pourtant bien plus déterminés et incisifs. Seulement, entre maladresses répétées et mauvais choix, rien ne semblait contrarier la défense locale en place où Cancoriet n'en finissait pas d'impressionner, comme Yato, tout juste entré.

Et ce sont justement ces deux troisième-lignes méritant qui allaient conclure ce feu d’artifice auvergnat en fin de rencontre avec deux nouveaux essais, tout en explosivité, pour percer le rideau défensif castrais.

Et c’est sur l'essai de Cancoriet, relayé par Lamérat, que ce dernier allait subir un KO violent, sur un coup de genou involontaire de Rado (l’ancien de la maison) en pleine course, en pleine tête.

Le champion a dû s’incliner la tête basse (à la 9ème place du classement) devant le seul patron de cette nouvelle saison, intraitable à domicile quand il fait tourner ses machines aussi bien huilées. Même si juste derrière, les deux Stades les plus titrés de France restent dans la roue du maillot jaune.

 

Les autres matches en bref...

Stade Français (2) – Montpellier (7)   25 – 20

Sauvés par Macalou !

Samedi soir, Paris a failli se faire piéger par des Montpelliérains timorés mais toujours pragmatiques, à défaut d’impressionner vraiment.

A l’image des échecs face aux perches de Steyn et du raté de Zyl sur un rebond menant à l’essai du MHR qui faisait passer celui-ci pour la première fois devant à dix minutes du terme, les Parisiens ont manqué de concentration en seconde période.

Alors que Waisea et Fickou semblaient avoir fait l’essentiel en première pour mener 15-10 à la pause, et malgré l’essai de Crudden, il a fallu attendre le sursaut d’une ultime action en fin de match pour voir Macalou conclure l’essai de la victoire, sur une passe décisive d’un Fickou très présent et en forme internationale.

Tant mieux, cela nous fera oublier Lamerat-Fofana pour une paire Fickou-Penaud qui devrait nous ravir en Bleu. 

Montpellier repart avec un point de bonus défensif précieux qui le tient à hauteur de la sixième place.

Perpignan (14) – Toulouse (3)            18 – 36

Deux classes d’écart

C’est toujours la même histoire avec les Catalans.

Ils sont bourrés d’intentions autant que de fautes, proposant de belles séquences jusqu’à s’épuiser en seconde période où les visiteurs en profitent pour leur voler le butin de la victoire.

Et quand, vous avez une équipe toulousaine emmenée par un Dupont aussi en jambes et en réussite, il n’y avait rien d’autre à faire que de subir et d’applaudir.

Un coup du chapeau sensationnel du demi de mêlée international qui offre le bonus offensif aux siens et une place de titulaire indiscutable en équipe de France, ne nous laissant aucun regret quant à l’absence de Parra, comme si les malheurs des Clermontois étaient une volonté divine pour laisser la place à ces pépites-là.

Au final, Toulouse s’envole sur le podium quand Perpignan ne gagne toujours pas.

Racing 92 (4) – Pau (10)                    48 – 28

Comment se compliquer la vie

À l’Arena Paris-La-Défense, les Racingmen aiment se compliquer la vie, quand ce n’est pas carrément perdre chez eux, comme contre Clermont puis Lyon.

Déjà la semaine passée, face aux Irlandais de L’Ulster, le Racing avait manqué son entame de match, pour partir avec un handicap bien compliqué à rattraper.

Samedi, le scénario s’est répété. Menés 3-12 en quinze minutes, après deux essais palois coup sur coup, par Daubagna, les Franciliens ont dû s’activer pour remonter au score et passer devant, grâce à un Joseph béni des Dieux, offrant le premier essai à Chat et concluant le deuxième lui-même. Une interception de Volavola juste avant la pause mettait les locaux en bonne disposition pour s’attaquer au bonus offensif, à leur portée.

Seulement, au retour des vestiaires, l’entame offrait la première munition aux visiteurs qui revenaient dans le match et compromettaient les ambitions franciliennes. Pourtant Vakatawa puis Imhoff (par deux fois) leur donnaient l’occasion de plier le match et d’espérer ce point de bonus. Mais un nouvel essai de Nicot contrariait une nouvelle fois l’objectif visé.

La victoire est là pour le Racing, mais reste frustrante aux yeux des entraineurs quand il y avait la place pour mieux, tandis que là ça fait un point de perdu et deux longueurs de retard sur le podium.

Bordeaux (5) – Lyon (6)                    35 – 13

Rien ne va plus pour le Lou

Inexistants en Coupe d’Europe face à des grosses cylindrées, les Lyonnais semblent avoir perdu leur dynamique en même temps que leur demi de mêlée Couilloud.

Comme si la mécanique offensive était enrayée ou manquait de jus. Pelissié et Beauxis à la charnière n’ont pas trouvé les failles de la défense bordelaise pour exister dans ce match, dominé par les locaux.

Après une première période peu efficace de l’UBB (un seul essai de Serin), la seconde sera plus fructueuse avec trois réalisations de Radradra, Diaby et enfin Lesgourgues sur le gong pour l’essai du bonus offensif.

Une aubaine pour Bordeaux qui grimpe aussi sec dans le TOP 6 juste devant sa victime du jour, en sursis.

Toulon (13) – La Rochelle (8)             9 – 13

Pauvre Mayol !

La météo avait prévenu des intempéries dans le Var, fermant des routes par peur de submersion par des ondes maritimes. Et pourtant, personne n’avait pensé à fermer Mayol avec le risque de submersion dans le jeu par les Maritimes. Ça a été finalement une petite vague, un essai de West d’entrée de jeu et puis plus rien.

Les Varois se sont noyés dans un verre d’eau, incapables d’inscrire un essai avec sa flopée d’internationaux. Une misère qui les place à l’avant dernière place avant de recevoir la lanterne rouge dans un match déjà crucial pour le maintien.

Agen (12) – Grenoble (11)                           9 – 9

Embourbés

Un match engagé et plaisant au premier abord, avec plein d’intentions offensives de part et d’autre mais fermé au second, chacun ne voulant rien lâcher défensivement.

McIntyre aura laissé Germain égaliser en fin de rencontre pour un nul finalement mérité.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

Le TOP 16 des Féminines... 6ème journée.

Poule 1
Blagnac (2) – Montpellier (1)            9 – 15
Rouen 
(7) – Villelonguet (8)             24 – 7
Lons 
(6) – Paris (3)                            12 – 19
ASM Romagnat 
(4) – Rennes (5)      3 – 29

Poule 2
Tarbes (8)  – Caen (7)                        3 – 7
Bobigny 
(5)  – Bayonne (2)               15 – 29
Grenoble 
(4)  – Bordeaux (3)            17 – 31
Lille 
(6)  – Toulouse (1)                     5 – 30

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Montpellier distance Blagnac dans la poule 1 quand Bayonne colle toujours à Toulouse dans la poule 2.
À noter les premières victoires de Rouen et Caen.

Tous les résultats et classements >>

  

La semaine prochaine…

On reste concentré sur le TOP 14 avant la trêve.

La neuvième journée du championnat devrait se jouer sans les internationaux réunis à Marcoussis pour la tournée de Novembre qui s’ensuivra la semaine suivante en France.

De bon augure pour les clubs pas ou peu concernés qui affronteront les plus affectés comme Clermont, Toulouse, Paris ou le Racing 92. 

Au programme*  à partir de samedi 3 novembre :

  • Grenoble – Clermont, à 14h45 : une aubaine pour Grenoble ?
  • Castres – Pau, à 18h45 : l’orgueil du champion blessé
  • La Rochelle – Agen, à 18h45 : objectif TOP 6
  • Toulon – Perpignan, à 18h45 : fini de rire, maintenant on pleure
  • Toulouse – Bordeaux, à 20h45 : un coup des Bordelais ?

Puis dimanche 4 novembre :

  • Lyon – Stade Français, à 12h30 : se refaire la cerise
  • Montpellier – Racing 92, à 16h50 : recoller au peloton de tête

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du TOP 16 féminin,

Retrouvez ici le programme de la prochaine journée : >> site FFR : competitions-elite-1-feminine