En rouge et All Black

TOP 14... 21è journée                     Toulon – Toulouse    25 – 10

Fekitoa illumine le Vélodrome

Show devant !

Terminer sa saison sur une victoire de prestige au Vélodrome, le RCT de Mourad ne pouvait rêver mieux. Tel un show programmé avec un scénario bien ficelé.

Cela faisait 14 matches que Toulouse n’avait pas connu la défaite en TOP 14 !

Depuis septembre et cette défaite chez le champion de France. Et si on y ajoute les sept rencontres de coupe d’Europe, les Toulousains n’ont perdu qu’une seule fois face, là aussi, au tenant du titre irlandais qu’ils vont retrouver à Dublin pour une revanche explosive.

Bref, autant vous dire que Mourad, les Toulonnais et le public de la côte d’Azur ne sont pas peu fiers (désolé pour le pléonasme, mais là je suis obligé) de faire partie du cercle très fermé des deux seules équipes qui ont fait plier les invincibles Rouge et Noir de Haute-Garonne.

Et comment !

Les Rouge et Noir de la rade ont ENFIN! retrouvé leurs couleurs, celles chatoyantes des victoires passées, comme si Wilkinson avait pris possession de Carbonel et Giteau de Fekitoa.

Les deux prodiges de la ligne d’attaque locale ont enflammé le Vélodrome qu’une pluie battante d’intentions adverses a bien tenté d’éteindre. En vain.

Pourtant, les Toulousains avaient mis du rythme d’entrée en jouant tous les ballons. Mais c’est Pietersen qui concrétisait une des premières actions toulonnaises pour faire le break après une pénalité de chaque côté.

Sous la pluie, Toulouse balbutiait son jeu, laissant Toulon profiter des trop nombreux ballons rendus et creuser l’écart avec un essai extraordinaire de Fekitoa. Une relance de 80 mètres avec l’ailier All Black au départ et à l’arrivée, en passant par les relais explosifs des frangins fidjiens Tuisova-Nakosi et celui plus improbable du soigneur varois s’infiltrant dans la défense toulousaine contre son gré avant d’être fauché.

15-3, à la pause. Les Toulousains sont revenus sur la pelouse (qui a autant pris l’eau qu’eux) avec les mêmes maladresses et le ciel qui continuait de leur tomber sur la tête comme les ballons des mains. Rien ne tournait ovale pour le leader, même en supériorité numérique quasi toute la seconde période, après un carton jaune contre Tuisova et un rouge contre Fresia (auteur d’un coup de poing grotesque sur Tauzin).

À croire, décidément, que jouer à 14 est un avantage !

Car en effet, les Rouge et Noir de la rade se sont sentis pousser des ailes, comme ceux de la Garonne la semaine dernière, et ont enfoncé le clou de leur domination par un nouvel essai de leur précieux All Black (pour son doublé), suivi d’une pénalité de Trinh Duc (25-3).

L’emporter avec le bonus offensif aurait été peut-être un peu trop pour l’émotif Mourad, alors les visiteurs lui ont épargné l’infarctus bête au coup de sifflet final en coupant le sifflet à la défense toulonnaise à dix minutes du terme. Essai du demi de mêlée Pagès (tout juste entré à la place de Bezy), après un pilonnage intensif de ses avants.

Mais la victoire n’en sera pas moins belle et mémorable… Qu’on se le dise, Toulon n’est pas mort. Et même si la saison est terminée pour lui, il n’a pas fini de jouer les épouvantails.

C’est tellement plus facile de jouer sans enjeu, ni pression.

 

Les autres matches en bref...

Clermont (2) – Racing 92 (4)             31 – 31

Du charabia et du Charabas

Dimanche, en clôture de cette 20ème journée, le jeu auvergnat nous a de nouveau offert son patois incompréhensible.

Dominer aussi largement son adversaire pour désarticuler ensuite ses intentions et se laisser dicter sa conduite par lui, en ravalant essai sur essai avant de retrouver son esprit et la victoire, c’est du Clermont tout craché cette saison.

Sauf que cette fois, monsieur Charabas n’avait pas l’intention de faciliter l’expression du jeu des Jaunards en seconde période, pourtant dominateurs en mêlée. L’arbitre en décidera autrement, d’autorité. Rien de méchant, mais suffisant pour redonner confiance à ces Racingmen qui en avaient bien besoin après leur élimination en coupe d’Europe et qui ont failli sur une ultime pénalité remporter ce match.

Boudiou, c'éti pa un immonde ça !

Pau (11) – Lyon (3)                            24 – 27

Avantage Lou

Dimanche midi, les deux formations ont eu une mi-temps chacun. C'est tout ce que j'ai compris.

Lyon, d’abord avec 3 essais contre 1 pour mener 24-10, puis Pau avec deux nouveaux essais en seconde période pour recoller au score.

Insuffisant. Car les visiteurs avaient à leur compte une pénalité de plus qui suffira au bonheur de conserver leur place sur le podium.

Castres (5) – La Rochelle (8)              25 – 11

Le CO c’est du solide

Samedi soir, les Rochelais auront bien essayé de faire parler la poudre de leur ligne d’attaque, mais les Castrais ne les auront laissés passer qu’une seule fois par Andreu en première période, avant de leur répondre aussitôt par Combezou.

Le jeu tarnais de seconde période illustrera la marque de fabrique d’Urios. L’usure, le dégoût et le pragmatisme de fin de match pour récolter assez de pénalités et un essai décisif qui laisseront l’adversaire loin derrière.

Le champion de France n’a pas fini de nous emmerder.

Bordeaux (6) – Perpignan (14)           31 – 22

Un point envolé

Les Bordelais n’ont pas su être patients et appliqués pour mettre en place leur jeu et une victoire bonifiée qui leur tendait les bras.

Trop brouillons, ils ont perdu le fil du match en seconde période, après deux cartons jaunes qui les ont laissés à treize et mis en difficultés, au lieu de finir le travail qu’ils avaient bien commencé.

Au final, trois essais partout et un point de bonus envolé.

Grenoble (13) – Stade Français (7)      21 – 17

Germain tient bon

Les Grenoblois ont fait preuve d’humilité face à plus forts qu’eux, serrant les fesses et le tee pour passer chaque pénalité que leur offraient des Parisiens toujours aussi indisciplinés et mal inspirés.

Germain aura tenu bon sous ses bottes de sept lieux… pour chasser l’ogre d’une nouvelle défaite qui les aurait éloignés encore un peu plus d’Agen. 

Montpellier (9) – Agen (12)                33 – 17

Doucement mais sûrement

Les Montpelliérains enchaînent une quatrième victoire consécutive, qui plus est bonifiée, dans cette remontada qu’ils ont entamée depuis le mois de mars.

Même si les Agenais n’ont rien lâché, ils n’ont rien pu faire face à cette armada enfin en route pour son objectif premier. Atteindre les phases finales.

Mais le MHR a encore du chemin à faire et des exploits à réaliser.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

Le TOP 16 des Féminines... 13ème journée.

Poule 1
Villelonguet  (8) – Rouen (7)              15 – 7
Rennes
(4) – ASM Romagnat  (3)      22 – 25
Paris
(4) – Lons (6)                             21 – 7
Montpellier 
(1) – Blagnac (2)            48 – 7

Poule 2
Caen (7) – Tarbes (8)                         29 – 16
Toulouse
(1) – Lille (6)                      39 – 5
Bayonne
(2) – Bobigny (3)                44 – 10
Bordeaux
(5) – Grenoble (4)             5 – 10

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

À une journée de la fin de la phase régulière, on connaît quasiment tous les qualifiés pour les quarts de finale.

  • Montpellier – Grenoble
  • Bayonne – ASM Romagnat
  • Toulouse – Rennes ou Paris
  • Blagnac – Bobigny

Dans la dernière journée, seule la poule 1 entretiendra un peu de suspense, la poule 2 ayant déjà mis les choses en ordre.

L’ASM Romagnat ne devrait pas avoir de mal à valider son ticket face à la lanterne rouge Villelonguet qui a obtenu ENFIN sa première victoire à domicile.

Tandis que Paris devra réaliser un exploit à Blagnac (déjà qualifié) sans que Rennes ne s’impose à Lons. Autant dire, deux miracles.

À noter que pour connaître qui descendra en division inférieure, des matches auront lieu en parallèle entre les quatre dernières de chaque poule. Les perdantes joueront à nouveau entre elles pour désigner les deux lauréates.

Tous les résultats et classements >>

 

La semaine prochaine…

5, 4, 3, 2, 1 partez !

À J-5, le TOP 14 attaque sa dernière ligne droite pour déterminer qui va partir… du TOP 14 ou vers les phases finales.

Si pour Perpignan, l’issue semble déjà jouée (à moins d’un miracle), pour Grenoble et Agen, il s’agira d’éviter le match de barrage piège chez le finaliste de PRO D2. Et là, tout reste possible, d’autant que le premier reçoit le deuxième avec un calendrier plutôt favorable.

En haut du classement, il ne fait aucun doute pour moi que Toulouse et Clermont seront demi-finalistes. Par contre, derrière, il reste quatre places à prendre pour sept prétendants qui vont se livrer un combat sans merci et priver trois d’entre eux de Champions Cup la saison prochaine, comme c’est déjà la cas pour Toulon, désormais en vacances.

Alors, est-ce que Montpellier, dans sa remontée fantastique, La Rochelle et Paris vont réussir à destituer de l’actuel TOP 6 Lyon, Castres, le Racing 92 et Bordeaux, aux calendriers compliqués pour certains ?

A vos pronostics, en commentaires !

  • Qui sera 13ème ? Grenoble ou Agen ?
  • Qui seront les 6 (dans l’ordre) pour les phases finales ?

 

Dès le week-end prochain, avant les demi-finales européennes, certaines affiches ont déjà des airs de phases finales.

Au programme, samedi 13 avril :

  • Bordeaux – Castres, à 14h45 : répétition d’un barrage
  • Lyon – Perpignan, à 18h : s’accrocher au podium
  • Stade Français – Agen, à 18h : recoller au TOP 6
  • La Rochelle – Pau, à 18h : oublier l’Europe !
  • Grenoble – Toulon, à 20h45 : condamner Perpignan

Puis dimanche 14 avril :

  • Racing 92 – Montpellier, à 12h30 : l’heure de vérité pour les Cistes
  • Toulouse – Clermont, à 16h50 : prêts pour les demies… d’Europe ?