Un Bordeaux supérieur, à bonifier !

TOP 14... 13ème journée                       Bordeaux – Bayonne      22 – 3

L'UBB en route pour le Brennus !

Un cru brennusimé en 2020 ?

L’UBB, championne d’automne… la belle affaire !

La belle s’affaire surtout à bonifier son jeu pour satisfaire toujours plus un public avide de jeu plein et de victoires en décrochant fissa le précieux sésame du bonus offensif pour mieux écraser ses adversaires et garder la tête (froide) d’un TOP 14 désormais à sa botte.

Démonstration face à Bayonne.

Dès le coup d’envoi donné par les visiteurs, les hommes d’Urios descendent déjà le vert de Chaban, cul-sec, pour inscrire le premier essai sur la première relance au pied de Lesgourgues qui rebondit sur la tête de Cros pour finir dans les mains de Buros dont la course, stoppée in-extrémis devant l’en-but par la défense basque, profite à Dubié qui aplatit sur la ligne.

Sept minutes plus tard, même descente de Buros, de plus de soixante mètres, après une interception de Cros dans son camp. Mais l’ailier local est rattrapé par la patrouille, contrôlé positif à l’en-avant au départ de l’action.

Le jeu festif bordelais commence un peu à tanguer et fait des dégâts sur un plaquage à retournement de Dubié sur Rouet qui vaudra au trois-quarts centre local, beurré comme une biscotte, un petit jaune, avalé en dix minutes. Le temps pour Lafage, l’ouvreur basque, de passer les seuls points des siens, concrétisant leur seul temps fort en première période.

Car dans la foulée, c’est encore Lesgourgues qui paye son coup… de rein, ouvrant l’espace à ses trois-quarts qui décalent le ballon, en deux temps trois mouvements, sur leur deuxième ligne Douglas pour le deuxième essai maison.

Dix-minutes plus tard, le prodige demi-de-mêlée, après avoir fait manger l’herbe à ses avants pour fixer la défense bayonnaise, sert généreusement Dubié qui offre le troisième ballon d’essai à son compère au centre, Lamérat, pour le point de bonus.

Botica arrose cela d’une deuxième transformation sur trois, avant de rajouter une pénalité juste avant la pause. "À la tienne !"

Les Bordelais rentrent au vestiaire, pleins comme des coings.

La seconde période n’accouchera de rien de bon, malgré une domination des locaux dont le jeu flamboyant ne marche plus droit, à nouveau contrôlés positif à l’en-avant, à chaque coin de ruck, avec l’interdiction définitive de le conduire.

Un jeu à consommer avec modération, faut croire, pour tenir 80 minutes… comme un champion d’automne doit tenir toute une saison.

Il est là le hic de cette première partie de saison, glorifiée par un titre honorifique qui n’aura aucune valeur si L’UBB ne se bonifie pas dans la deuxième. 

Alors, ce Bordeaux 2020, sera-t-il un cru brennusimé comme en 1991 et 1969 ?

Il reste une moitié de chemin à faire. Souhaitons aux hommes d’Urios qu’il ne devienne pas un chemin de croix, à l’image de cette deuxième période.

  

Les autres matches en bref...

Agen (14) – Lyon (2)                                12 – 13

Le Lou s’en sort bien

Absent des débats et du combat en première période, indisciplinés ou contrés, les Lyonnais encaissent deux essais pour un finalement heureux 12-0 à la pause, après un essai de pénalité agenais et un autre de Zafra.

Le retour des vestiaires leur sourira enfin, grâce à l’essai de Chiocci transformé par Wisniewski en fin de match, juste suffisant pour l'emporter d'un petit point.

Ouf ! que ce fut laborieux mais surtout cruel pour les Agenais qui ont manqué de réussite chez eux et s’enlisent au classement après neuf défaites de rang.

Toulon (3) – Castres (12)                         43 – 3

À sens unique

Dimanche, les Varois ont carrément marché sur la défense tarnaise poussée à la faute grossière qui a débouché d’entrée par deux essais de pénalité avant que Carbonel, Taofifenua, Cordon et Ikpefan ne corsent l’addition au fil d’un match à sens unique.

3 points pour le CO, à la 7ème minute et puis plus rien.

Toulon conserve sa place sur le podium avec 6 longueurs d’avance sur le septième.

Pau (10) – La Rochelle (4)                       13 – 44

Le retour en grâce de Plisson

Le nouvel ouvreur rochelais s’éclate et distribue les points et les occasions d’essais à ses coéquipiers qui se régalent à ses côtés. Lavault, Vito, Sinzelle et Aguillon quand l’ex-parisien ne marque pas lui même.

Les Palois ont fait les frais d’un collectif maritime qui les a submergés jusqu’à sombrer une quatrième fois à domicile, malgré l’essai de Marques juste avant la pause.

La Rochelle s’installe dans le TOP 6 et peut voir 2020 avec sérénité maintenant qu’elle ne joue plus l’Europe. Mais attention à la période du tournoi, Galthié pourrait bien lui piquer ses vedettes, et pourquoi pas un retour de Plisson en Bleu.   

Racing 92 (5) – Clermont (8)                  27 – 19

La tête à l’Europe

Les deux équipes avaient fière allure sur le papier, leur jeu beaucoup moins sur le pré synthétique, pourtant propice au spectacle.

Clermont n’y était pas en première période et le Racing a pris les intervalles béants que son adversaire lui a laissé, Tameufina puis Thomas, faciles sur un ballon porté (même si celui-ci ne touche jamais le sol) puis sur un Raka mystifié. Au retour des vestiaires, Laidlaw laissait Iribaren partir seul à l’essai derrière une mêlée, avant que le buteur écossais ne punisse l’indiscipline locale pour faire revenir son équipe dans la partie, enfin, grâce notamment à un essai transformé de Penaud.

Mais l’envie et l’adresse des Jaunards, époustouflantes en coupe d’Europe, n’y étaient pas, comme si les têtes étaient déjà au Michelin pour la finale qui les attend contre l’Ulster, samedi prochain.

En attendant, moi j’y étais, au stade de l’Arena, avec la rage en dedans, ô pas tant pour la récurrente partialité de monsieur Cardona, mais pour l’accueil et l’organisation qui ont été en dessous de tout. On est entrés après 7 minutes de jeu, après que trois pauvres employés à l’entrée ont fini de palper des milliers de spectateurs. Quant à l’ambiance sonorisé pendant le match… au secours ! On ne peut pas dire que le DJ avait l’oreille musicale des bandas qui faisaient, elles, leur job.

Triste rugby à Nanterre. Plus jamais ! même pour y voir le Racing éteindre le Munster dimanche et devoir y revenir en quart de finale au printemps.

Montpellier  (6) – Brive (9)                     29 – 26

Indiscipline indiscipline !

Que ce soit du côté briviste, d’abord, ou montpelliérain, ensuite, l’indiscipline aura été le facteur X d’un match qui a accouché de plus de pénalités que d’actions d’essais.

Les Coujoux marqueront les premiers et les derniers, en fin de chaque période, par Scholes et Laranjeira, tandis que les locaux devront employer la force de leurs avants pour fixer la défense briviste et libérer des espaces à Bouthier et Darmon, ce dernier ayant fait oublier la blessure de Nadolo en début de match.

Brive arrache un bonus défensif sur le gong, mais aurait aussi bien pu repartir avec la victoire. Les Boks du MHR ont beau être champions du monde, pour certains, cela ne se voit pas sur le terrain.

Stade Français (13) – Toulouse (7)         30 – 18

Jean Bouin s'offre le champion

Qui aurait cru que ce vieux Clasico allait relancer la lanterne rouge ?

Menés 6-0, un drop de Sanchez a suffi pour sonner la révolte des Parisiens dans leur antre, faisant alors la course en tête avec un premier essai de Macalou. Deux suivront au retour des vestiaires, en moins de deux minutes, par Fickou puis à nouveau Macalou (très en vue, de quoi séduire Galthié), pour mener 27-6.

Enfin, à l'heure de jeu, les Toulousains ont fait entrer leur banc, un coaching payant avec des avants plus conquérants. Un premier maul écroulé illicitement leur vaudra un essai de pénalité, un second réussi enverra Kolbe derrière la ligne, privant définitivement les locaux du point de bonus offensif.

Toulouse, sans le moindre point ramené de la capitale, sort du TOP 6.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

La semaine prochaine…

La coupe d’Europe peaufine ses quarts...

On sait que le Leinster et Exeter sont d’ores et déjà qualifiés, Montpellier, La Rochelle, les Ospreys, Bath et les Harlequins éliminés.

Clermont et le Racing jouent chacun une finale pour un quart à domicile, quand Toulouse peut se permettre un faux pas avant sa réception de Gloucester.

Quant au Lou, il doit espérer un miracle à Dublin pour avoir une nouvelle chance d’espérer.

Au programme*  à partir de vendredi 10 janvier :

  • La Rochelle – Sale, 20h45 (poule 2) 
  • Glasgow – Exeter (sam 16h15)

Puis samedi 11 janvier :

  • Clermont – Ulster, 14h (poule 3)
  • Bath – Harlequins (ven 20h45)
  • Connacht – Toulouse, 16h15 (poule 5)      -> FR2
  • Gloucester – Montpellier, 18h30 (poule 5)  

Enfin, dimanche 12 janvier :

  • Leinster – Lyon, 14h (poule 1)
  • Northampton – Trévise (même heure)
  • Racing 92 – Munster, 16h15 (poule 4)       -> FR2
  • Ospreys – Saracens (sam 14h)

 

S’agissant de la Challenge Cup et les 8 autres clubs du TOP 14, veuillez consulter le site officiel de l’EPCR qui vous en détaillera le programme.

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de BeIn Sports

 

Du côté du TOP 16 féminin, c'est la trêve hivernale jusqu'au 22 mars 2020.