Le French Flair de retour à Twickenham

CHAMPIONS CUP... 2è journée             Harlequins – Racing 92      7 – 49

Zebo, dynamiteur de défense

À l’heure de la correction !

C’est dans le petit stade de Twickenham, le Stoop, que nos Racingmen sont venus faire un petit pèlerinage, dimanche après-midi, histoire d’y laisser cette fois une empreinte indélébile de la suprématie du rugby français sur celui des Rosbifs.

Vous allez me dire : « Mais il insiste, le bougre ! », et vous avez raison. J’ai la rancune tenace et...

la vengeance
est une assiette anglaise qui se mange froide.

Le spectre de l’injustice qui planait encore au-dessus du stade mythique voisin a pu enfin se dissiper et, tel un grand smog, se répandre en frimas au-dessus de la capitale londonienne, saisissant d’effroi ses habitants devant l’évidence :  

Le French Flair a de nouveau pris d’assaut Twickenham.

Ça a commencé d’entrée avec les canes de Thomas qui a passé en revue toute la défense anglaise pour aller inscrire le premier essai de la partie, après seulement quatre minutes.

Dix plus tard, c’est au tour du pack francilien de démontrer toute sa puissance dans un maul parfaitement mené et conclu par le talonneur Le Guen. Machenaud transforme à chaque fois et ajoute même deux pénalités pour arrondir le score, 20-0 à la pause.

Sur l’engagement de la seconde période, par Russel, Care tape une chandelle que récupère Zebo pour amorcer le premier assaut français, mettant sur orbite son ailier Taofifenua qui fixe le dernier défenseur avant de remiser intérieur pour son arrière, au départ de l’action. Et de trois pour le Racing, sans la transformation de Machenaud.

Dix minutes plus tard, un nouveau maul des Frenchies fait pression sur les Anglais qui laissent s’envoler Colombe pour l’essai du bonus tout en puissance. Machenaud se rate encore au pied, mais ça fait quand même 30-0 à l’arrivée.

Et ce n’est pas fini. Dans la foulée, un bon travail de sape des avants, suivi d’un bon ballon au pied de Russel pour Taofifenua et l’ailier passe la ligne après avoir résisté au bon vieil Ashton, à l’ombre de son plaquage.

Il aura fallu attendre une heure de jeu pour voir enfin les Rosbifs transpercer la défense française, par l’entrant Chrisholm, et tromper Thomas pour un essai de Steele, également tout juste entré à la place de Care.

Coaching gagnant de courte durée 

car le coach francilien répond avec les entrées de Baubigny et Trinh Duc, qui ajoutent chacun un essai dans les dix dernières minutes, histoire de corser l’addition et d’enlever tout doute quant à l’ampleur de la correction infligée à nos meilleurs ennemis.

Twickenham se souviendra du passage de notre French Flair jusqu’à sa prochaine venue le
13 mars prochain, cela ne fait aucun doute. 
Quant au Racing, il rejoint Lyon en tête de poule.

 

Les autres matches par poule, en bref…

Poule B (suite)

Clermont (5)  – Munster (4)        31 – 39

Jeunesse et vieux démons

En 26 secondes et 26 minutes, Clermont a été flamboyant, extraordinaire même.

26 secondes pour le premier essai de Raka sur l’engagement de Lopez. Woh ! Merci Yato !

26 minutes d’un festival à sens unique pour trois nouvelles salves offensives des Clermontois, avec un essai de pénalité suite à un antijeu de Daly, puis deux autres de Penaud et Fourcade. Que demander de mieux ?

Seulement, les Irlandais sont toujours restés dans le match grâce au pied impeccable de Hanrahan qui a grignoté une pénalité entre chaque essai (28-9).

Et puis, plus rien. Le volcan du Michelin s’est éteint. Après avoir fait le dos rond, le Munster s’est remis la tête à l’endroit pour marquer avant la pause, par Haley (28-16).

La seconde période sera un véritable cauchemar pour ces Jaunards dont le pack remanié était composé de jeunes prometteurs (comme les frères Lanen) ou avait obligé Yato à redescendre dans la cage. En conquête, comme dans les rucks, les jeunots seront pénalisés, laissant Hanrahan combler petit à petit le retard, à coup de pied au cul de cette formation asémiste passive et dépassée.

Incapables de remettre la main sur le ballon, les Clermontois vont subir la loi du plus fort mentalement et physiquement (car les Irlandais, très agressifs, n’ont jamais douté de leur force) et encaisser coup sur coup deux essais, par l’énorme Stander et O’Byrne, pour se faire chiper la victoire et même le bonus défensif, n’ayant plus que leurs yeux pour pleurer et le point de bonus offensif pour se consoler.

Une terrible déconvenue qui nous en rappelle d’autres, ces dernières saisons, à force de ne jouer qu’une mi-temps et s’écrouler dans la seconde. Les vieux démons sont de retour.

Clermont est désormais contraint à un nouvel exploit à Thomond Park, en janvier. On aimerait y croire avec le retour de certains cadres comme Vahaamahina et un banc plus solide.

Toulouse (3)  – Exeter (7)                     28 – 0   (sur tapis vert, cause Covid côté Exeter)

Glasgow (12)  – Lyon (1)                       0 – 28   (sur tapis vert, cause Covid côté Glasgow)

Atout Covid

Le dernier match à Glasgow a fait des dégâts ans les rangs d’Exeter, une victoire bonifiée (42-0) des Anglais qui leur coûte cher aujourd’hui, avec des cas contacts, suite à des cas positifs dans l’effectif écossais qui empêchent le champion en titre d’aligner une équipe compétitive. Idem pour le club glaswégien.

Toulouse et Lyon s’en frottent les mains, de gel hydro-alcoolique, bien sûr, pour ramasser la mise sur tapis vert et pointer en tête de poule.

Gloucester (8)  – Ulster (9)                    38 – 34

Connacht (10)  – Bristol (6)                    18 – 27

Les caves de la Rose se rebiffent

Gloucester, à l’arrachée, et Bristol avec plus de maîtrise, les Anglais ont eu raison de la combativité des provinces irlandaises, de quoi les relancer dans cette compétition.

 

Poule A

La Rochelle (4)  – Bath (10)         28 – 0   (sur tapis vert)

Scarlets (5)  – Toulon (7)            28 – O  (sur tapis vert)

Un test EPCR négatif pour le RCT

Suite au refus des Toulonnais de jouer au pays de la nouvelle galle, le coronavirus, l’EPCR attestait ainsi vendredi :

« L’EPCR a été informée que le RC Toulon estime que le match de la 2e Journée de Champions Cup face aux Scarlets au Parc y Scarlets ne peut pas être joué de manière suffisamment sûre pour son équipe et les membre de son encadrement.

Suite à la confirmation par les Scarlets qu'un de leurs joueurs a été testé positif au COVID-19 après le match de la Journée 1 contre Bath Rugby du week-end dernier, le joueur en question s'est isolé conformément aux directives de santé publique et ses deux contacts proches n’ont pas été sélectionnés dans l'équipe pour la rencontre de la Poule A de ce soir face au RC Toulon.

Un Comité d’évaluation des risques médicaux a été convoqué plus tôt dans la journée pour examiner les problèmes potentiels liés au dépistage et au traçage des Scarlets. Le comité a estimé que le risque de transmission supplémentaire avait été contenu avant de recommander que le match puisse se dérouler en toute sécurité.

En apprenant l’inquiétude du RC Toulon concernant ce match, il a été suggéré que le match soit éventuellement reporté à une date ultérieure pendant le week-end pour permettre à n’importe lesquels des joueurs du club toulonnais de se retirer de la feuille match s’ils le souhaitaient. Il a aussi été suggéré au RC Toulon d’aligner des joueurs volontaires de son effectif du tournoi pour remplacer ceux qui se seraient retirés et que l'équipe des Scarlets pourrait se soumettre à des tests PCR supplémentaires. »

On s’étonne de la mention des « deux contacts proches » autour d’un joueur évoluant dans un XV de départ qui a joué la semaine dernière contre Bath et dont douze cas contact ont poussé le club anglais à déclarer forfait pour son déplacement à La Rochelle. Sans doute, s’agissait-il d’un ailier, à la Teddy Thomas, capable de rester 80 minutes à l’écart du jeu et de ses coéquipiers. On peut en douter.

Le RCT a donc refusé et renvoyé ses joueurs sur la rade, conscient des conséquences préjudiciables d’un match perdu sur tapis vert, et donc remporté avec le bonus offensif par le club gallois, à l’origine des cas Covid.

Un comble, une hérésie, un test EPCR réussi pour nuire à ce RCT qui, par le passé, lui a causé bien des soucis judiciaires. On aurait aimé entendre Mourad, mais le maître du club triple champion d’Europe, ce n’est plus lui.

Tandis que les Rochelais, eux, prenaient les cinq points du match gagné sur tapis vert.

Bordeaux (3)  – Dragons (12)      47 – 8

Y a pas eu photo !

Une pénalité en première période puis un essai non transformé à la fin de la seconde, voilà tout ce qu’ont pu produire les Dragons gallois à Chaban-Delmas, samedi soir.

Les Girondins les ont étouffés d’entrée, par un essai de Diaby, avant que Cordero et Lamotte ne concrétisent leur domination juste avant la pause (19-3).

Au retour des vestiaires, les locaux ne se sont pas contentés de l’essai du bonus, avec le doublé de Cordero, mais ont appuyé là où ça fait mal, avec un jeu au large emmené par notre Jaja national, auteur du cinquième essai, quand Cordero, pour son triplé, et Lam complétaient le festival bordelais.

L’UBB se positionne idéalement dans le peloton de tête pour sa qualification, aux côtés de son voisin rochelais.

Wasps (2)  – Montpellier (11)     33 – 14

Andrew Brace, épisode 3

Pas besoin de résumer l’arnaque bien ficelée contre nos Bleus de l’arbitre gallois à Twickenham du premier épisode, ni sa fuite du territoire français après son échec au stade Marcel Michelin pour faire gagner Bristol, dans le deuxième.

Andrew Brace a cette fois démarré la partie tambour battant, infligeant dès la 8ème minute un carton rouge pour plaquage haut contre l’arrière ciste, Immelman. Rien à redire, me direz-vous, mais à bien regarder les images, on pense au coup de coude de Stockdale dans la tête de Dupont la semaine dernière qui n’a rien valu contre le joueur irlandais.

Bien joué, Andrew ! Tu sais y faire toi, au moins.

Déjà que le XV Montpelliérain avait peu d’armes pour espérer quelque chose de ce déplacement outre-Manche, là, en infériorité numérique, il s’est retrouvé en slip pour défendre son camp.

Pourtant les Héraultais ont tenu la baraque un peu plus d’un mi-temps, en répondant aux deux essais locaux par un contre de Lozowski, puis une échappée de Reilhac au retour des vestiaires, pour mener 14-12. De quoi nourrir des regrets et pourrir le portrait de monsieur Brace. Car le reste du second acte sera un récital des avants londoniens, qui useront les visiteurs par des pick and go incessants pour inscrire cinq essais au total et caracoler en tête aux côtés du Leinster, grâce à ce nouveau bonus offensif.

Ainsi le clone de Joubert a définitivement coupé le sifflet d’une équipe française.

Leinster (1)  – Northampton (9)           35 – 19

Sale (8)  – Édimbourg (6)                      15 – 16

En deux mots

Les Irlandais du Leinster ont fait le job pour mener la danse dans cette poule quand la surprise est venue d’Édimbourg vainqueur, sur le fil, chez les Anglais de Sale, désormais hors course, comme leurs compatriotes de Bath et Northampton, et comme nos Montpelliérains et les Dragons gallois.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >> 

 

La 2ème journée de la Challenge Cup, en un mot…

Castres (13)  – Newcastle (8)                  17 – 26

Brive (12)  – Zebre (5)                              16 – 18

Bayonne (10)  – Leicester (4)                  20 – 28

London Irish  (1) – Pau (9)                     26 – 17

Cardiff (3) – Paris (14)                             28 – 0    (sur tapis vert)

Benetton (7) – Agen (6)                          0 – 28   (sur tapis vert)

Worcester (11) – Ospreys (2)                  29 – 38

Sans intérêt

Les Français n’y sont pas, seul Agen bénéficie du forfait des Italiens cause Covid.

Circulez y a rien à voir !

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

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La semaine prochaine…

Joyeux Boxing Day !

Qui dit Noël, dit le jour d’après (férié outre-Manche) et son fameux Boxing Day, avec ses matches de la Premier League du ballon rond.

Cette tradition britannique séculaire a été importée, il y a quelques années, en France par le diffuseur Canal+ pour la calquer sur notre championnat du ballon ovale. Non pas le 26, comme en Grande-Bretagne, mais le dimanche suivant Noël.

Une après-midi dominicale de 9 heures de rugby non-stop qui permet aux sportifs du réveillon de relâcher leurs estomacs avec des émotions et quelques bières.

« La Tuborg, c’est fait pour ça ! » (citation du film Calmos)

 Au programme*, ce dimanche 27 décembre, donc, la 12ème journée de TOP 14 :

         La Rochelle – Montpellier, à 14h                    

         Brive – Lyon, à 16h

         Castres – Bayonne, à 16h

         Pau – Stade Français, à 16h

         Racing 92 – Agen, à 16h

         Toulouse – Bordeaux, à 18h                  

         Toulon – Clermont, à 21h       

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Pour rappel, le match en retard de la journée entre CASTRES et BRIVE se joue mardi à 21h !

 

Du côté du TOP 16 féminin

Les matches de la phase régulière ont été suspendus, par décision de la FFR, à cause de la crise sanitaire… Reprise le 24 janvier 2021 !

Retrouvez résultats et calendrier sur >> site FFR : competitions-elite-1-feminine