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L E S B R E V E S D O V A L I E . C O M - l'Hebdo du Rugby par Antonio -
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  • Revivez ici les grands moments du rugby à XV... avec les fameuses "Brèves d'Ovalie" d'Antonio ! Retrouvez tous les résultats du TOP 14 à la CHAMPIONS CUP, en passant par le Tournoi des VI Nations et la Coupe du monde, bien sûr !
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21 mars 2021

Les brèves d'Ovalie - Edition n°423

Et là ! et là !

VI NATIONS... 5è journée                     France – Galles      32 – 30

Et là ! Et là !!! Le capitaine des Bleus peut exulter.

Au bout du bout... hou hou hou hou ! 

« C'est comme une gaieté, comme un soupir

Quelque chose, je n’sais quoi

Qui ressemble au destin

Et nous fait finir étrangement bien

Pendant tout le match tu broies du noir

Tu te balances entre le bon et le désespoir

Car y a quelque chose qui merde en toi

Pourtant t’y crois, t’y crois…

ET LÀ, ET LÀ !

Au bout du bout hou hou hou hou !

Ce j'n'sais quoi

Hou hou hou hou hou hou hou !

Que d'autres n'ont pas

Qui nous met dans tous nos états

Et là, et là !

Au bout du bout hou hou hou hou !

Cette drôle de foi (tu l’as !)

Hou hou hou hou hou hou hou !

Cette drôle de joie (on l’a !)

Ce don du ciel qui la rend belle

Cette victoire

Au bout du bout hou hou hou hou !

Cette équipe

Cette jeunesse

Hou hou hou hou hou hou hou !

Elle a

Ce tout petit supplément d'âme

Cet indéfinissable charme

Cette petite flamme

Tape en pick and go, sur ces Poireaux

Sur tous ces Diables Rouges en travers du chemin

Puis passe le cuir jusqu’à Dulin

Cet essai en coin, ou être roi

Ou trouver encore la grinta qui dort en toi

Tu vois, ça ne s'achète pas

Maintenant tu l’as

Et là… »

Ne le lâche pas ! Ce destin que tu as entre les mains.

Samedi soir, après ces 80 minutes complètement folles, dans un suspense intenable, presque vain, tellement je n’y croyais plus, tellement ils ne le méritaient même plus, j’ai eu envie de chanter toute la nuit, comme dans ma jeunesse où les France – Galles rimaient avec Grand Chelem (comme en 97), évidemment.

Un match qui ressemblait à une finale, en attendant de jouer celui, pas moins important, contre les Écossais, au Stade de France, vendredi prochain, un match qui est parti sur des chapeaux de roues qui se sont dégonflées, au fil des minutes, comme si nos Bleus avaient oublié de gonfler à bloc les pneus de leur détermination et huiler le moteur de leur jeu.

Car, après l’essai tout en puissance de Taofifenua, récompensant cinq premières minutes quasi parfaites, le XV de France s’est mis à reculer, et a pris l’eau en défense, ne voyant pas venir Biggar s’intercaler comme un avant pour enfoncer la ligne.

Heureusement, les relances de Dulin, comme les mouvements des trois-quarts et la vista de notre charnière, allaient encore nous gratifier d’un sublime second essai, par l’incontournable Dupont. Seulement la domination était galloise et les emmerdes allaient devenir françaises. C’était logiquement que Navidi marquait le deuxième essai des visiteurs après une longue séquence dans nos 22 quand malheureusement Taofifenua devait quitter les siens après une torsion du genou, puis Jalibert, sur commotion.

Une pénalité de part et d’autre et les Bleus de N’Tamack regagnaient les vestiaires avec une parité heureuse (17-17) qui me laissait espérer une réaction en seconde période.

Mais ma déception a été à son comble tant j’ai trouvé nos conquérants de l’Aviva Stadium, et même de Twickenham, sans jus, sans vista, tels des Coq errant à leur perte et celle d’un match qui était en train de leur échapper. Je ne parlerai même pas de la décision arbitrale d’accorder un essai litigieux (encore) tant il était évident (pas l’essai) que les Gallois y reviendraient encore plus forts.

Parce qu’ils étaient plus forts, ces Diables Rouges !

Plein de détermination, l’essai de Josh Adams montrait combien les Bleus étaient approximatifs, dans leurs passes et gestes défensifs, ouvrant la voie de notre en-but aux Gallois. Biggar ajoutaient deux pénalités qui nous laissaient loin derrière (17-27), plein d’amertume, tant on savait qu’il fallait, non seulement gagner, mais aussi avec un bonus offensif, ou eux sans celui défensif.

La mission semblait presque impossible, sauf pour des Gallois.

Et c’est là, que la métamorphose s’est produite, plus qu’un coaching gagnant. Rien n’allait pour le XV de France, de carton jaune (pour Haouas) en carton rouge (pour Willemse), son envie crevait les yeux. Un peu trop selon monsieur Pearce, d’autant que le XV du Poireau montrait des signes de fatigue qui le poussait lui aussi à la faute.

Ces dix dernières minutes étaient lancées comme une bouteille à l’amer défaite qui se profilait, les Bleus enchaînaient les temps forts comme les mauvais gestes, les mauvaises passes et les mauvais choix, tandis que les Diables haletaient à chaque charge.

De pénalité en pénalité, à quatorze contre quatorze puis contre treize (les visiteurs n’en pouvant plus), nos Coqs s’empêtraient dans des mêlées que les Gallois allaient faire durer pour jouer la montre, à trois minutes du terme.

« Quelle bêtise, quelle inexpérience ! » je hurlais derrière mon téléviseur.

Mais, contre toute attente, cela paya, avec la détermination du pack et de son capitaine, Ollivon, inscrivant l’essai de l’espoir, pour deux minutes de folie.

Et là ! Et là !

Après une longue séquence de jeu au près, orchestré par Serin, des pick and go meurtriers où les Diables Rouges semblaient appeler « maman ! » à chaque coup de boutoir, l’appel s’est fait soudain au large. Serin libérait le cuir pour son capitaine qui s'appuyait sur N'Tamack pour l'envoyer au large, à Fickou puis Vincent jusqu’à Dulin pour l’essai en coin, vainqueur…

comme des GaUlois !

Quel pied de vivre ça au moins une fois ! On n’était pas les meilleurs, loin de là, mais on a fini les plus forts... pour une fois.

« Quelque chose, comme une gaieté, comme un soupir, un je ne sais quoi, qui ressemble au destin et nous fait finir étrangement bien. »

Maintenant, à nous d’en faire quelque chose de bien, vendredi prochain.

 

Les autres matches en bref…

Irlande – Angleterre             32 – 18

Sexton éteint Ford et Farrell

Le XV du Trèfle a dominé outrageusement celui de la Rose, pendant une heure (26-6), à quinze contre quinze, avec deux essais de Earls et Conan, en première période contre deux faméliques pénalités pour Farrell.

Il aura fallu l’expulsion définitive de Akhi (très contestable), un monstre de défense et précieux perforateur, pour que Youngs et May parviennent à sauver les apparences d’une équipe d’Angleterre en perdition, malgré les performances XXL encore de Itoje et Curry. (je me répète, je sais).

Sexton et les siens auront trouvé la manière d’écœurer leur adversaire dans les rucks et les relances dans le dos. Ford n’a jamais pesé dans la rencontre, à se demander s’il mérite sa place.

La bonne nouvelle, c’est que les Anglais finissent avant dernier du tournoi, soit dernier du tournoi des V nations.

 

Écosse – Italie                                    52 – 10

La défaite sans fin

Cinquième match pour la Squadra Azzurra dans ce tournoi et cinquième déroute avec les quasis 80 mêmes minutes pour plus de quarante points dans la musette malgré un essai d’honneur et un combat, toujours vain.

C’est l’histoire sans fin d’une équipe prometteuse, avec quelques pépites et quelques éclats, mais incapable de compenser ses lacunes défensives face à des machines offensives aussi organisées que celle du XV du Chardon.

Pourtant ils ont marqué d’entrée, les Transalpins, par Bisi, avant de subir les assauts incessants des Écossais et prendre l’eau en moins de trente minutes. Quatre essais de Cherry, Van der Merwe, Graham et Jones qui mettaient sur orbite l’attaque calédonienne.

En seconde période, quatre autres banderilles, plantées par Cherry (pour son doublé), Steele, Johnson et Van der Merwe (pour un autre doublé), achevaient la trop faible Squadra Azzurra qui a multiplié les fautes et les cartons, pour s’offrir sa onzième cuiller de bois, la sixième d’affilée.

Tandis que les coéquipiers de Stuart Hogg s’offrent, sans surprise, une victoire bonifiée qui leur ouvre les portes d’une seconde place à aller chercher au Stade de France, vendredi prochain. 

Classement :  1-Pays de Galles, 20 pts (+61) – 2-Irlande, 15 (+48) – 3-France*, 15 (+41) 
4-Écosse* 11 (+43) – 5-Angleterre, 10 (-9) –6-Italie, 0 (-184)

  (*) avec un match en retard 

 

DU NEUF chez les filles :

* Le tournoi des VI Nations féminin démarrera le week-end des 3 et 4 avril.

 

* Nouvelle compétition annuelle internationale pour le rugby à XV féminin

« Soulignant son engagement à multiplier les occasions de jouer au plus haut niveau, mais aussi les retombées économiques et l’engagement des fans tout en augmentant la compétitivité du rugby féminin sur la route d’une Coupe du Monde de Rugby élargie à 16 équipes en 2025, World Rugby lance le WXV, une nouvelle compétition annuelle sur trois niveaux qui débutera en 2023. » … Tous les détails à retrouver sur le site de la FFR >> 

En gros, il y aura 3 tournois WXV (super nom pour le Scrabble) comme suit :

WXV1

  • Le WXV 1 sera composé de six équipes réparties dans des poules qui s’affronteront entre elles. Le tournoi sera autonome et se déroulera dans un seul lieu qui sera défini d’une année sur l’autre.
  • Les équipes participantes seront les trois meilleures équipes du Tournoi des Six Nations féminin (Europe) ainsi que les trois meilleures équipes du tournoi interrégional entre les États-Unis, le Canada, la Nouvelle-Zélande et l’Australie (Océanie / Rugby Americas North (RAN))
  • Il n’y aura pas de système de promotion ou de relégation dans le premier cycle du WXV 1.

WXV2

  • Le WXV 2 sera composé de six équipes réparties dans des poules qui s’affronteront entre elles. Le tournoi sera autonome et se déroulera dans un seul lieu qui sera défini d’une année sur l’autre.
  • Les équipes participantes pour 2023 seront deux équipes européennes, la quatrième meilleure équipe du tournoi interrégional entre les États-Unis, le Canada, la Nouvelle-Zélande et l’Australie (Océanie / RAN), ainsi qu’une équipe d’Océanie, une d’Asie et une d’Afrique.
  • La sixième place régionale en WXV 2 à la fin de chaque saison sera reléguée en WVX 3.

WXV3

  • Le WXV 3 sera composé de quatre équipes et organisé dans un seul lieu où les équipes joueront une fois l’une contre l’autre ; le vainqueur et le classement seront déterminés en fonction des points cumulés.
  • Les équipes participantes seront deux équipes d’Europe, une équipe d’Asie, une équipe d’Afrique ou d’Amérique du Sud (un barrage déterminera cette équipe).
  • L’équipe qui sortira en tête du WXV 3 sera promue en WXV 2 à la fin de chaque saison.
  • L’équipe qui arrivera quatrième et l’équipe la mieux classée en suivant dans le classement mondial World Rugby disputeront un match de barrage pour une place dans le WXV 3 la saison suivante. 

 

La semaine prochaine…

Les Bleus iront chercher le titre… sur des chardons !

Pour cela, ils devront inscrire au moins 4 essais et l’emporter avec plus de 20 points d’écart.

Chiche !

Au programme, le vendredi 26 mars, en direct sur France 2 :

         France – Écosse, à 21h                    

 

Le TOP 14 enchaînera avec un samedi « total » rugby, aussi alléchant qu’un « Boxing Day », pour sa 20ème journée.

Avec au programme le 27 mars :

         Stade Français – Clermont, à 14h45

         Bayonne – Racing 92, à 17h15

         Bordeaux – La Rochelle, à 17h15

         Brive – Agen, à 17h30

         Castres – Pau, à 17h30

         Toulouse – Montpellier, à 17h45

         Lyon – Toulon, à 21h05

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du TOP 16 féminin

Les Play-Off se déroulent jusqu'au 2 mai, sur 6 journées aller-retour que je ne commente plus, faute de couverture médiatique en direct.

Cependant, il ne fait aucun doute que Montpellier et Toulouse seront une nouvelle fois en finale. Blagnac et l’ASM Romagnat sont bien parties pour leur servir de sparring-partner en demies.

Retrouvez résultats et calendrier sur >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

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Commentaires
P
Oui, c'est vrai et c'est jouissif. Une rencontre dont on se souviendra longtemps. Mais reconnaissons que les poireaux avec plus de jus que nos coquelets élevés à la Fabien Galthié.<br /> <br /> Reste à en écosser 15 'autres vendredi prochain
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