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L E S B R E V E S D O V A L I E . C O M - l'Hebdo du Rugby par Antonio -
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  • Revivez ici les grands moments du rugby à XV... avec les fameuses "Brèves d'Ovalie" d'Antonio ! Retrouvez ici tous les résultats du TOP 14 à la CHAMPIONS CUP... en passant par le Tournoi des VI Nations et la Coupe du monde, bien sûr !
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5 décembre 2021

Les brèves d'Ovalie - Edition n°455

Prise de tête

TOP 14... 12è journée                            Bordeaux (1) – Toulouse (2)      17 – 7

Quand Picamoles se charge de Dupont

Hé ! Dupont…  Pan pan Lucu !

À Chaban-Delmas, samedi soir, à 21 heures, deux semaines précisément après l’exploit de nos Tricolores au Stade de France face aux All Blacks, nos héros étaient de retour pour un duel au sommet du TOP 14, entre le leader et son dauphin.

Ils étaient 3 du côté girondin, 6 du côté toulousain.
(Jalibert, Lucu, Woki face à Ntamack, Dupont, Cros, Jelonch, Mauvaka, Baille)

Devant plus de 32.000 spectateurs, le champion de France virtuel 2020 (je vous réexplique >>) recevait le champion de France réel en titre, après une IPA amère lors de la dernière demie (souvenez-vous >>).

C’est bien simple, depuis sa prise en main de l’UBB en août 2019 et la victoire sur le Stade Toulousain au bout de son premier match officiel, Urios ne l’a jamais plus battu depuis, encaissant cinq défaites consécutives, dont la dernière lui est restée en travers de la gorge.

Quand on sait ce que ce meneur d’hommes est capable de dire dans un vestiaire pour remonter ses troupes (lire l’édition précédente sur le match au Racing >>), on pouvait penser que ses gars n’allaient pas se laisser impressionner par les stars toulousaines, encensées dans le monde entier, et encore moins chambrer.

Mais ce n’est pas la mentalité de la bande à Dupont et Ntamack, dont on peut reconnaître autant l’humilité que l'immense talent.

De quoi, néanmoins, titiller la charnière girondine du banc tricolore !

Car l’enjeu était double, et de taille, ce week-end, avant la quinzaine européenne, en dehors de l’orgueil des suppléants et de mettre fin à la mauvaise série : une place de leader et une stature de futur champion.

Des vaines prises de bec à cette incontestable prise de tête, il n’y a qu’un homme, samedi soir, qui a su faire tomber la bête noire : Maxime Lucu.

Le demi de mêlée de l’UBB a tout simplement été magistral dans son animation et la gestion d’une seconde période sous pression, en tant que capitaine, après la sortie prématurée de son compère, Jalibert, blessé à la cuisse, remplacé par Trinh-Duc.

Si on peut oublier la première période, sous des trombes d’eau, où seul l’ouvreur maison a su tirer son épingle du tee, en passant deux pénalités pour récompenser la domination des siens, en mêlée et dans les rucks, et mener petitement 6-0 à la pause, le second acte, lui, a tenu toutes ses promesses.

Car, dès l’entame, les Rouge et Noir ont appuyé sur l’accélérateur, à la manière des All Blacks, et inscrit un essai par Cros, servi au cordeau par l’incontournable Dupont derrière une charge de Jelonch. Les internationaux ont fait parler la poudre du jeu toulousain pour reprendre le match en mains (6-7).

On pouvait craindre pour la suite, quand on connait les fins de match du meilleur demi de mêlée du monde. Seulement, c’était sans compter un homme dans son ombre qui allait lui voler la vedette en réagissant trois minutes plus tard.

Lucu passait trois points, en l’absence de Jalibert, et redonnait l’avantage aux siens (9-7).

Mais ce n’était pas tout, le néo capitaine allait mettre dans les meilleures dispositions ses trois-quarts, par des coups de pied de pression, et même combiner avec son talonneur, Maynadier, derrière une touche, pour envoyer son flanker Vergnes-Taillefer à dame. Sa transformation trouvera le poteau, malheureusement extérieur (14-7).

Cela ne l’empêchera pas d’haranguer ses gros pour empêcher, justement, les stratèges d’en face de leur faire la misère. L’ancien international, Picamoles, s’est chargé du contrat sur Dupont, l’invitant à faire un tour d’auto-tamponneuse chaque fois qu’il touchait un ballon. Efficace, comme toutes les possessions récupérées dans les zones de rucks par les Girondins, plus prompts au combat que leurs adversaires, incapables de mettre un jeu devant l’autre.

Dupont sortira avec la grimace quand Lucu finira d’achever le travail sur une dernière pénalité qui mettra à l’abri son équipe d’une nouvelle défaite, avant de sortir sous l’ovation méritée du public de Chaban.

Un ban qui pourrait l'en chasser d'un autre...

De là à pousser sur le banc du XV de France notre Messi de mêlée, il ne faut pas pousser, justement. Le Toulousain a de la marge, autant que le Bordelais a largement gagné sa place de suppléant de luxe, loin devant Serin et Couilloud.

Dès la semaine prochaine, on devrait voir de quoi nos deux super neuf sont capables dans l’arène européenne. Pour Lucu, ce sera de nouveau à Chaban contre les Tigres du Leicester, quand Dupont se rendra à Cardiff avec le même genre de réception musclée.

 

Les autres matches en bref…

Castres (6) – Racing 92 (8)                  25 – 3

Le Racing ne sait plus jouer

Le CO a enlevé toute illusion au Racing de rester dans le TOP 6 avant la trêve européenne, lui chipant même la place, après sa victoire bonifiée. Les Franciliens ne semblent pas avoir digéré leur sévère défaite à domicile face à Bordeaux (14-37), la semaine dernière, contrairement à celle frustrante des Tarnais à Montpellier (25-24).

D’entrée, les locaux ont mis le pied au plancher pour inscrire le premier essai par Palis sur une passe au pied millimétrée de Dumora. Une demi-heure de domination pour mener 17-3 après un drop opportuniste du même Dumora et l’essai de Ben-Nicholas.

Le reste du match n’a été que pur gâchis, encore ! de la part des Racingmen, comme la semaine dernière. Et, cette fois, on ne pourra pas dire que c’était de la faute de Thomas, à trop chambrer son adversaire, puisqu’il ne jouait pas. Ses partenaires méritaient, eux, d'être chambrés tant ils ne sont parvenus à rien en dehors des trois points de Machenaud, tantôt maladroits, tantôt se heurtant à un mur défensif infranchissable, alors que les occasions ne manquaient pas.

C’est que les Castrais sont rodés en défense, on le sait, et surtout pragmatiques en attaque. Et ça n’a pas raté face à des Racingmen peu vigilants. Sur leurs rares incursions dans le camp francilien, ils ont réussi à scorer, sur une pénalité puis un essai, synonyme de bonus offensif, après la sirène, par Dumora, omniprésent dans ce match.

Les Racingmen n’y ont vu que du feu à défaut d’y voir du jeu avec l’armada d’attaquants de renom et les nombreux ballons qu’ils avaient en leur possession. Pas de bon augure avant leur déplacement outre-Manche, à Northampton.

Clermont (7) – Biarritz (14)                  39 – 11

Quand l’ASM met le paquet

Les Jaunards ont bien été aidés dans cette rencontre par un pack biarrot faiblard, complètement enfoncé par le maul clermontois, portant le ballon dans l’en-but par son talonneur béarnais, Beheregaray, et par trois fois, je vous prie.

Dès le début du match, c’est une mêlée dominatrice qui donnait le ton et offrait derrière le premier essai à Ravai bien servi par Lopez dont c’était le retour, ma fois remarqué, tant le stratège a œuvré pour la victoire de son équipe jusqu’à cet essai de Penaud.

En moins d’une heure, les visiteurs encaissaient cinq essais sans faire d’histoire, en dehors des 6 points pour le compte de Perraux, et parvenaient enfin à sauver l’honneur par Jonas, avant que Hanrahan, dès son entrée, ne leur remette du blues, du blues, du blues avec une sixième salve.

Un bonus offensif qui fait du bien aux Auvergnats, enfin dans le peloton du TOP 6, et surtout avant de recevoir les Irlandais d’Ulster qu’ils connaissent bien. Tandis que c’est le status quo pour les Basques à la dernière place aux côtés des Catalans, pas mieux vernis au GGL Stadium

Montpellier (3) – Perpignan (13)          30 – 6

Bouthier vs Jaminet

Ce duel entre l'ex-futur arrière du XV de France et le futur-ex, a donné raison au premier « bleu » de Galthié avec son armada montpelliéraine mieux armée que l’équipe du promu perpignanais.

Pourtant, les Catalans ont tenu une mi-temps (6-6 à la pause), grâce à Jaminet qui a répondu à Garbisi avec précision, avant de voir son équipe sombrer au retour des vestiaires, faible de son indiscipline et poussée par des Cistes déterminés. Les locaux ont trouvé la faille, à force d’insister, par Rattez, Lucas et Eymeri, décrochant un bonus offensif, à l’usure presque, qui les consolide sur le podium.

Pas de quoi rassurer complètement Saint-André avant le déplacement périlleux à Exeter. Ce sera une autre paire de manche, si ce n’est pas une paire de baffes qui les attend.

Lyon (4) – Brive (12)                              41 – 0

Des Coujoux aux abonnés absents

Il faut croire que les Brivistes étaient déjà en vacances (exempts de la première journée la Challenge Cup), tellement ils ont limité leurs forces et l’engagement pour jouer ce match à Gerland.

L’équipe-bis corrézienne aura tenu vingt minutes avant de prendre l’eau et une claque, sans voir le jour, durant l’heure suivante face à un Lou mort de faim.

Cinq essais successifs, trois par mi-temps, signés Ngatai, Barassi, Taufua, Arnold et Saghinadze quand les Coujoux restaient honteusement fannis.

Pau (9) – Toulon (11)                             16 – 16

À bout de force

Les deux équipes jouaient gros pour ne pas sombrer au classement.

Les deux équipes se sont aussi appuyées sur leurs gros pour inscrire chacune un essai, en force, au bout d’une petite heure stérile et tendue que le ciel a compliqué encore plus en leur tombant dessus en trombes d’eau.

Nakarawa avait pourtant donné l’avantage aux Toulonnais, appuyés par le pied de Carbonel, pour mener 16-9 à dix minutes du terme. Mais l’indiscipline répétée des visiteurs, sanctionnée par deux cartons jaunes, allait changer la donne et permettre aux locaux d’égaliser sur le fil, par leur flanker suppléant Gorgadze, à bout de force.

Deux points qui semblent satisfaire les deux équipes au vu des circonstances du match. Un moindre mal avec quinze jours devant elles pour peaufiner les automatismes en Challenge Cup, voire souffler (pour Toulon, exempt de la première journée), avant de revenir en force pour le Boxing day.

Stade Français (10) – La Rochelle (5)    25 – 20

Renversants, ces Parisiens !

Un renversement de jeu improbable, après trente minutes d'une domination sans partage des Maritimes qui ont inscrit trois essais, par Bourdeau, Retière, puis Rhule, décrochant même le bonus offensif (6-20). Les Parisiens ont réagi en deux minutes, pour égaliser juste avant la pause, grâce au doublé incroyable de Waisea (20-20).

La seconde période a accouché d'un troisième essai parisien, signé Etien et de rien d'autre, si ce n'est beaucoup de déchets et de maladresses, des deux côtés, mais surtout chez les visiteurs (10 points laissés au pied de Plisson), voire même du côté arbitral, pour une fin heureuse qui a réjoui et rassuré le public de Jean-Bouin.

Les Rochelais devront se contenter d'un point de bonus défensif, avec énormément de regrets, et d'inquiétude aussi, avant de recevoir les Glaswégiens. Quand les Parisiens pourront toujours compter sur leur potentiel chance pour revenir avec des points de Connacht.

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après ce week-end)

Tous les résultats officiels du week-end >> 

  

La semaine prochaine…

La Coupe d’Europe revient avec le même format !

L’EPCR a finalement adopté le format alambiqué de la saison passée qui nous offrira des huitièmes de finale, après quatre journées seulement de phase régulière.

Ainsi, en Champions Cup, nos 8 clubs du TOP 14 affronteront, sur deux poules, deux clubs outre-Manche chacun en matches aller-retour, comme suit :

Poule A

  • La Rochelle    vs  Glasgow et Bath
  • Racing 92       vs  Northampton et Ospreys
  • Clermont        vs  Ulster et Sale
  • Montpellier   vs  Exeter et Leinster

Poule B

  • Toulouse        vs  Cardiff et Wasps
  • Bordeaux       vs  Leicester et Scarlets
  • Castres           vs  Harlequins et Munster
  • Stade Français vs Connacht et Bristol

Les 8 premiers de chaque poule se qualifieront pour les huitièmes de finale.

Quand, en Challenge Cup, nos 6 clubs français restants affronteront, sur les mêmes quatre journées, une seule fois chaque adversaire de poule, avec deux matches à domicile et deux à l'extérieur, selon les poules définies comme suit :

Poule A

  • Toulon et Biarritz avec les Zèbre, Newcastle et Worcester

Poule B

  • Lyon et Perpignan avec Gloucester, les Zèbre et Newport

Poule C

  • Brive et Pau avec les Saracens, London Irish et Édimbourg

Les premiers de poule et les 5 meilleurs suivants se qualifieront pour les huitièmes de finale qui seront complétés par les 8 équipes reversées de la Champions Cup.

 

Et ça commence dès vendredi 10 décembre, en Champions Cup, avec au programme :

         Northampton – Racing 92, à 21h                   

Puis samedi 11 décembre :

         Cardiff – Toulouse, à 14h

         Bordeaux – Leicester, à 16h15          -> FR2

         Clermont – Ulster, à 18h30

         Exeter – Montpellier, à 21h                   

Enfin, dimanche 12 décembre :

         Connacht – Stade Français, à 14h

         La Rochelle – Glasgow, à 16h15       -> FR2 

         Castres – Harlequins, à 18h30

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de beIN Sports

S’agissant de la Challenge Cup et les 6 autres clubs du TOP 14, veuillez consulter le site officiel de l’EPCR qui vous en détaillera le programme.           

 

Du côté du TOP 16 féminin

Retrouvez les résultats*et le calendrier sur >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

(*) Faute de suivi médiatique en direct, je ne commente plus les résultats

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Commentaires
P
Moi, qui a un pied à Paris et l'autre à Bordeaux je ne peux que me réjouir des résultats des parisiens et des Bordelais ce week-end. Pourvu que ça dure… J'ai trouvé les toulousains un peu frileux. Bien ennuyeuse la prestation des Rochelais.
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