Que la bête meure...

VI NATIONS... 3è journée                      Écosse – France     17 – 36

Fickou, si précieux et efficace !

Et que le rêve de Grand Chelem ressuscite !

Deux ans, qu’ils attendaient ça, nos Bleus !

Après deux désillusions terribles et blessantes –

la première, déjà à Murrayfield, où le rêve de Grand chelem s’était envolé avec le son des cornemuses et des balles qui fusent dans l’en-but tricolore – 

la seconde, l’année dernière, au Stade de France, où le titre nous avait échappé, à trop aimer jouer, à trop embrasser un French Flair retrouvé après une trop longue absence –

il était temps de se venger de ces monstrueux Écossais, et tuer enfin notre bête noire.

C’est chose faite ! Samedi après-midi, en ouverture de la troisième journée du tournoi, nos Coqs ont terrassé le monstre de jeu et de culot qu’a été jusque-là ce XV du Chardon, emmené par son impétueux capitaine Stuart Hogg.

Et quelle démonstration de maestria, d’efficacité et de sang froid !

Car rien n’était gagné au vu de la première période, en manque flagrant de maîtrise, à l’image de l’engagement de Ntamack, directement en touche ou encore de la première pénalité, face aux poteaux, manquée par Jaminet. On pouvait craindre le pire.

Pourtant, il a suffi de trois éclats, trois pépites, trois exploits individuels pour mettre le XV de France en orbite d’une victoire sans partage.

Le premier est signé Antoine Dupont, dès la septième minute, sous pression dans ses 22, après des renvois au pied hasardeux de Ntamack puis Jaminet pour répondre au jeu d’occupation stratégique d’Hogg et Russel, le meilleur joueur du monde allait faire parler toute sa classe en une action fabuleuse, remontant jusqu’aux 22 adversaires, éliminant un à un tous ses adversaires. Les soutiens bonifièrent aussitôt cette aubaine en perforant le dernier rideau, Fickou relayant son demi de mêlée pour servir Baille, puis Marchand qui offrait le premier essai dans l’intervalle à Willemse.

PHÉ-NO-MÉ-NAL !

Dans la foulée, les locaux réagissaient sur un temps fort qui n’aboutit, fort heureusement, qu’à une pénalité concrétisée par Russel (3-7). Mais sur le renvoi, c’est Jaminet qui allait, cette fois, être bien inspiré. Après avoir réglé sa botte sur la transformation précédente, il exécutait un parfait 50-22, plein d’audace, offrant une touche offensive à Marchand à quelques mètres de l’en-but calédonien.

Une touche qui aboutira, à nouveau, sur une action extraordinaire. Woki, impérial en l’air, Alldritt, opportuniste pour déporter le ballon du maul et bluffer la défense, Dupont en relais avec ses centres pour écarter à toute vitesse le cuir au large, jusqu’à Penaud qui sauvait in-extrémis le passage en touche pour servir, à l’intérieur, Baille qui délivrait l’offrande à Moefana pour le deuxième essai tricolore.

SEN-SA-TION-NEL !

La transformation manquée par Jaminet allait ouvrir une page de domination écossaise, affichant un manque de maîtrise et de lucidité de nos Bleus trop enthousiastes, il faut croire, à l’image de la chistéra foirée de Marchand pour Penaud, alors qu’il y avait plus simple à faire.

Acculés dans ses 22, le XV de France finit par encaisser logiquement un essai par le plus déterminé des Écossais, Rory Darge, le jeune troisième ligne aile qui avait la lourde tâche de faire oublier l’absence de Watson. Il aura impressionné tout le match.

Alors que la fin du premier acte était tout à l’avantage des locaux, multipliant les temps forts, sur le point de faire craquer la défense française sous pression, sur une percée fantastique de Van Der Merwe qui échouait à deux doigts d’Hogg, les Bleus allaient encore trouver leur salut, sur la dernière action, après la sirène, un jeu au large et un exploit individuel de Fickou, décidément sur tous les coups, balle en main, traversant en diagonale le pré, pour aller marque seul en coin et creuser l’écart avant la pause (10-19).

PRO-DI-GIEUX !

La seconde période sera libératrice pour nos Coqs, qui marchent sur l’eau dans ce tournoi, et qui n’ont pas hésité à marcher sur ce XV de chardons pourtant ardents, sans douleur.

Une seconde période animée par un duo Ntamack-Penaud, fabuleux, à l’image du dernier essai, conclu par l’ailier clermontois, pour son doublé, sur une passe au pied millimétrée de l’ouvreur toulousain. Penaud aura fait son show dès le retour des vestiaires, avec un coup de pied par-dessus dont le rebond rétro profitera à Danty pour l’essai du bonus (10-26), avant de conclure lui-même, sur son aile, une nouvelle explosion de savoir-Flair.

Le deuxième essai écossais, à la dernière minute, ne sera que juste récompense pour l’ailier très en jambes, Van der Merwe, sans conséquence sur l’issue du match.

Nos Bleus impressionnent… sur la route du Grand Chelem !

Cependant, il reste encore deux autres grosses finales à jouer avant de rêver de gloire et de titre après douze ans de disette.

 

Les autres matches en bref…

Angleterre – Pays de Galles             23 – 19

Tout en souffrance

Le XV de la Rose pensait avoir fait l’essentiel en première période, dans son antre de Twickenham, en dominant son voisin britannique, acculé dans ses 22 et poussé à la faute que Smith s’est fait un plaisir de transformer, par quatre fois, en points de pénalité (12-0).

Quand l’essai anglais de Dombrandt, dès le retour des vestiaires, allait piquer au vif les Gallois, entamant une remontada improbable à 17-0.

Deux essais, coup sur coup, d’Adams puis Tompkins, en moins de dix minutes, ramenaient le XV du Poireau à cinq longueurs des locaux (17-12). Le match était relancé et les Rosbifs dans le dur jusqu’au bout, sauvés par l’inspiration et la réussite de leur buteur, Smith, logiquement élu homme du match.

Mais, ne lâchant rien, comme on les connaît, les Diables rouges arrachaient le point de bonus défensif, sur le fil, après un troisième essai de Hardy qui concluait un second acte époustouflant de la part des Gallois, laissant le XV de la Rose sur les genoux.

Le XV de France sait désormais à quoi s’attendre face à ses deux prochains adversaires… redoutables.

Irlande – Italie                                 57 – 6

Tout en déséquilibre

Les Italiens n'étaient déjà pas favoris dans ce déplacement à Dublin. Mais sans talonneur, dès la 20ème minute (le titulaire blessé et le remplaçant expulsé définitivement pour un geste dangereux), à 13 contre 15 surpuissants Irlandais, il ne fallait pas espérer autre chose qu'un match à sens unique.

Quatre essais en première période (Carberry, GibsonPark, Lowry, O'Mahony), classiques, pour le bonus ninimum, cinq en seconde (Lowe, deux fois, Lowry encore, Baird et Treadwell), encore plus faciles, avec l'entrée de Sexton et une fin de match à 15 ontre 12.

La Squadra Azzurra comptabilise sa 32ème défaite consécutive dans le tournoi. L'Irlande a quinze jours pour préparer son déplacement à Twickenham où elle jouera le titre, si la France ne réalisait pas le Grand Chelem.

 

Clsst : 1-France, 14 pts (+52) – 2-Irlande, 11 (+67) –3-Angleterre, 10 (+34) –
4-Écosse, 5 (-19) – 5-Pays de Galles, 5 (-23) – 6-Italie, 0 (-111) 

 

La 3ème journée des Bleuets en bref….

ÉcosseFrance U20                      17 – 30

Contre vents et marées

Ça n’a pas été simple pour nos Bleuets, vendredi soir, dans le petit stade adossé à Murrayfield. Ils se sont emmêlés les pinceaux dans le premier quart d’heure, encaissant un carton rouge sévère contre Jefferson Lee-Joseph, à la lutte sur un ballon haut, ce qui allait compliquer leurs affaires.

Heureusement, le buteur Dayral, pas en veine au pied, avait égalisé à 3 partout avant l’essai du match, signé Capilla, sur une remontée de 80 mètres, initiée par Théo Ntamack (comme son frère face aux All Blacks), le troisième ligne centre signant l’essai suivant, dix minutes plus tard, ce qui lui vaudra d’être l'homme du match.

Et du talent, il y en avait à revendre devant, avec sa première ligne composée de Perchaud et Bellemand, intenable, qui allait offrir le troisième essai à son capitaine, Gailleton, au retour des vestiaires, pour mener 23-3.

S’ensuivit des temps forts écossais et des maladresses françaises à répétition qui aboutirent à l’essai de Norrie, obligeant les Français à remettre la marche en avant pour inscrire l’essai du bonus offensif par leur talonneur Sa, troisième héros de la soirée de cette prodigieuse première ligne.

Seulement, les dernières minutes allaient ressembler aux premières, avec un deuxième carton rouge, mérité celui-ci, contre Coulon, pour un plaquage cathédrale dangereux, ouvrant la voie au deuxième essai du XV du Chardon, par Taylor. Les Bleuets réussirent à tenir bon malgré tout, à 13 contre 15, et à conserver la victoire bonifiée qui les laisse en vie dans ce tournoi, à la troisième place, à hauteur des Anglais.

Il n' a plus qu'à espérer que, dans quinze jours, en Angleterre, les Baby Roses battent les Irlandais pour leur offrir une finale en France.

 Clsst : 1- Irlande, 14 pts (+76) – 2-Angleterre, 11 (+40) –3- France, 11 (+38) –
          4-Pays de Galles, 5 (-64) – 5-Italie, 4 (-47) – 6-Écosse, 1 (-43).              

 

Pour rappel, le Tournoi féminin est désormais programmé après celui de ces messieurs, fin mars.

 

La 19ème journée de TOP 14 en deux mots et quelques chiffres…

Lyon (3) – Biarritz (14)                          34 – 15

Tout bonus

17-10 à la pause, doucement mais sûrement, bonus en poche, 5 essais à 2…

Arnold x2, Charcosset, Taufua et Pélissier pour le LOU, Soury et Artru pour le BO.

Racing 92 (4) – Castres (5)                  45 – 25

Sans concession

16-9 à la pause, festival offensif en seconde période, 5 essais à 4…

Lauret, Vakatawa x2, Baubigny, Gibert pour le Racing, Zeghdar x2, Dumora et Palis pour le CO.

Pau (11) – La Rochelle (7)                     16 – 22

Popelin renverse Hastoy

6-9 à la pause, Pau sur la défensive, en vain et sans bonus, 1 essai à 2…

Joseph pour la Section, Popelin et Liebenberg pour les Maritimes.

Clermont (9) – Perpignan (13)              52 – 12

Carton plein

24-7 à la pause, jeu à sens unique, 7 essais à 2…

Rozière x2, Moala x2, Parra, Tiberghien et Barraque pour l’ASM, Chouly et Sawailau pour l’USAP.

Brive (10) – Toulon (12)                         17 – 10

Solides Coujoux

11-10 à la pause, des Toulonnais sans arguments repartent à vide, 1 essai partout…

Tuicuvu pour le CAB, Wainiqolo pour le RCT.

Montpellier (2) – Stade Français (8)     30 – 3

Au sommet !

15-3 à la pause, la série des Cistes continue (et de 10), dans les pattes du leader, 3 essais à rien…

Mercer, Bécognée et Ngandebe pour le MHR, avec bonus offensif.

Toulouse (6) – Bordeaux (1)                 12 – 11 

Fin de cauchemar 

9-8 à la pause, d'une courte tête, sans essai sauf un pour les visiteurs...

Dubié pour l'UBB. 

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après ce week-end)

Tous les résultats officiels du week-end >> 

  

La semaine prochaine…

Le Tournoi se remet en pause…

Retour en France pour l’exclusivité d’un championnat toujours aussi faussé sans les internationaux.

Au programme* de la 20ème journée du TOP 14, dès le samedi 5 mars :

         Castres – Montpellier, à 15h                    

         Biarritz – Toulon, à 17h                    

         Bordeaux – Pau, à 17h

         La Rochelle – Brive, à 17h       

         Perpignan – Racing 92, à 17h             

         Clermont – Lyon, à 21h05

Puis dimanche 6 mars :

         Stade Français – Toulouse, à 21h05           

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du TOP 16 féminin

Retrouvez les résultatset le calendrier sur >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

(*) Faute de suivi médiatique en direct, je ne commente plus les résultats