Victoire aux Bleu et Jaune !

TOP 14... 20è journée                             Clermont (9) – Lyon (3)      25 – 16

Parra, grand libérateur des Jaunards !

Avec un coup de pouce du destin...

Ne jamais perdre espoir, c’est la leçon qu’auront retenu les Jaunards dans cette guerre acharnée de la 20ème journée du TOP 14. Car, jusqu’à la dernière minute, jusqu’au dernier coup de ballon, un rebond peut changer le cours d’une bataille, et vous offrir la victoire.

Et c’est ce qui s’est passé au Michelin, samedi soir, alors qu'un bataillon de soldats rouges était venu envahir son terrain, avec les armes pour infliger une lourde défaite à son voisin, dans le seul but de devenir le leader du nouvel ordre national du championnat.

Dès lors que la guerre était déclarée aux Auvergnats, le Lou dans la bergerie, tous les drapeaux Bleu et Jaune de la Yellow Army se sont aussitôt manifestés en tribunes, en soutien.

Tandis que les petits soldats de Gibbes appuyaient leur résistance sur la puissance de leurs avants, dans des mauls destructeurs et des mêlées fermées punitives, les belligérants de Mignoni, eux, profitaient d’un jeu plus aérien, et des espaces libérés pour envoyer leurs trois-quarts aux assauts du camp clermontois, à l’image de Niniashvili, intenable bombardier à l’aile, et prêt à tout pour arriver à ses fins.

Comme cette faute cynique qui lui vaudra un carton jaune sur le premier essai clermontois, conclu par le bulldozer Lavanini, après un travail de sape du pack avant.

Un premier acte pas beau à voir mais qui tient en vie les locaux agressés.

8-6, à la trêve, le temps de reprendre des forces, de part et d’autre, avant de reprendre la guerre de tranchées, dominée devant par les locaux qui, sur un nouveau ballon porté en cocktail Molotov, éclataient la défense agressive adverse jusque derrière sa ligne pour le second essai, signé du talonneur Fourcade (15-6).

Dix minutes plus tard, la réponse de l’armée rouge ne s’est pas fait attendre, par un mouvement d’ampleur aérien, soutenu au sol par des colonnes de chars d’assaut, pour une entrée impitoyable de Barassi dans l’en-but des Jaunards. Acculés dans leur 22, ces derniers subissaient alors la révolte lyonnaise, commettant trop de fautes dont Berdeu allait transformer une pénalité pour logiquement passer devant au score, à un quart d’heure de la fin (15-16).

C’était sans compter l’artilleur embusqué qu’est Morgan Parra, encore précieux samedi soir, n’attendant qu’un faux pas pour punir ces envahisseurs sans scrupule. Et c’était chose faite, sur un maul qui piégeait le fauteur de troubles et permettait aux locaux de sortir momentanément la tête hors de l’eau (18-16).

Car les dernières minutes des combats étaient à l’avantage des visiteurs qui avançaient, menaçants, dans les 22 des Bleu et Jaune, la fin s’annonçant proche…

Jusqu’à ce coup de pouce du destin.

Une interception miraculeuse de Tiberghien qui tapait à suivre pour personne, un rebond contraire du ballon devant Berdeu dont la course semblait l’entraîner trop loin, et Barraque qui n’avait plus qu’à ramasser l’offrande de la providence pour libérer les siens.

Une bataille heureuse qui ravive l’espoir de la fin de la guerre…

Celle d’avoir le droit, pour les Jaunards, de vivre librement les phases finales en intégrant la communauté du TOP 6, si celle-ci veut bien d’elle. Et ce n’est pas gagné. Mais il faut y croire !

 

Les autres matches en bref…

Castres (4) – Montpellier (2)                25 – 9

À bout de souffle

Après dix matches sans défaite, le MHR s’est incliné presque sans combattre chez des Castrais, toujours aussi intraitables à domicile, même en infériorité numérique.

Les Tarnais se targuent même de décrocher un bonus offensif à quatorze pendant quarante minutes et malgré des pénalités à gogo contre eux. C’est dire si, en face, l’équipe remaniée de PSA, sans Garbisi, Reinach, Pollard, Rattez ou encre Bouthier (sur le banc), était motivée.

Bref, trois essais à rien, signés Cocagi, Urdapiletta et Combezo, sans conséquence pour les Cistes qui conservent néanmoins leur deuxième place derrière les Girondins.

Bordeaux (1) – Pau (10)                         16 – 23

Quelle claque !

Bordeaux aura du mal à se remettre de cette baffe collée à la dernière minute par des Palois décomplexés, emmenés par un Le Bail, à la mêlée, très inspiré et dans tous les coups, au pied, comme dans ce dernier essai qui allait doucher Chaban.

Ça avait déjà mal démarré pour l’UBB qui perdait Jalibert à l’échauffement et encaissait un premier essai, par Manu, avant de réagir avant la pause, par Lamérat, pour mener 10-5. Au retour des vestiaires, Trinh Duc pensait avoir assuré l’essentiel en claquant une pénalité puis un drop pour maintenir l’écart (16-10) après le doublé de Manu, non transformé par Hastoy, en manque de réussite.

Mais le pied de Le Bail et sa vista allaient faire la différence, dans le dernier quart d’heure dans un scénario improbable. À cinq minutes du terme, alors que les deux équipes étaient dos à dos (16-16), l’essai de Cobilas se voyait refusé pour un pied palois salvateur, faisant retomber l’euphorie des supporters en tribune, avant qu’elle ne se transforme en véritable trauma quand Le Bail perçait la défense pour servir Hastoy sur un plateau pour l’essai de la victoire.

Quatrième défaite de rang pour le leader, atteint à son tour du syndrome toulousain.

Perpignan (13) – Racing 92 (5)             34 – 13

L’aubaine catalane

Après Toulouse, c’est au tour du Racing de se faire corriger à Aimé-Giral par une équipe catalane plus pragmatique que réellement supérieure à son adversaire.

Il aura suffi de quatre contres pour inscrire quatre essais, par Pelepele, Delguy, Tisley et Oviedo, quand les Racingmen jouaient à l’envers, gâchant toutes leurs munitions, sauf celle conclue par Tanga.

Il faut dire que les locaux ont tout fait pour pourrir leurs avancées et défendre leur camp bec et ongles.

Une belle affaire, à l’arrivée, pour l’USAP qui, avec cette victoire bonifiée, condamne la lanterne rouge basque, distancée de dix longueurs. Quant au Racing, il peut se mordre les doigts de tant d’inefficacité.

Biarritz (14) – Toulon (12)                     17 – 45

Le BO varois coule le BO basque

Samedi, à Aguiléra, Toulon a fini d’enfoncer le Biarritz Olympique, désormais un pied ancré en PRO D2.

Les Varois ont retrouvé de l’allant et enfin des solutions pour se défaire de leur hôte qui leur a longtemps collé aux basques. Menant seulement de quatre longueurs (17-21), avant l’heure de jeu, avec deux essais partout (d’abord Cordin et Luc pour le RCT, puis Kuridrani et Cubelli pour le BO), les visiteurs ont profité d’un relâchement des locaux, à bout de force et sans banc décisif, pour saisir toutes les opportunités et inscrire trois nouveaux essais par Carbonel, Danglot et un dernier de pénalité, synonyme de bonus offensif.

De quoi redonner de l’espoir aux oubliés du groupe France, comme Serin et Carbonel, pour une fois bien inspirés dans leur association. Toulon respire un peu, en attendant ses deux matches de retard.

La Rochelle (6) – Brive (11)                  41 – 15

Sans opposition

Les Maritimes n’ont eu aucun problème à déferler sur une équipe corrézienne qui a débarqué à Marcel-Deflandre en touristes, comme souvent quand elle se déplace à l’extérieur, chez un gros.

Six essais à deux, trois doublés rochelais (Botia, priso et Leyds) pour deux marques anecdotiques des Coujoux (Tirefort et Dufour), sur leurs rares temps forts.

La Rochelle monte dans le wagon du TOP 6, grâce son bonus offensif, et à Toulouse…

Stade Français (8) – Toulouse (7)        23 – 16

Paris s'offre le Clasico

Le Stade Français récidive à Jean-Bouin, comme il y a trois semaines, à Ernest-Wallon, sur le fil, terrassant le champion de France pour la seconde fois.

Pourtant l'équipe bis toulousaine avait montré de belles intentions pour arrvier à égaliser à 16 partout, après l'essai de Cramont, en première période, qui répondait à celui de Waisea dès l'entame folle des locaux.

On aurait pu en rester là, mais Laumape, après la sirène, en a décidé autrement. Remontant le terrain depuis sa base, cassant deux plaquages, il offrait l'essai de la victoire à Hamdaoui faisant exulter tout Jean-Bouin qui n'a pas vu de défaite depuis la venue de Montpellier en novembre.

Paris recolle à Toulouse au pied du TOP 6, avec Clermont dans le rétroviseur pour un finish qui promet afin de monter dans le wagon des phases finales. 

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après ce week-end)

Tous les résultats officiels du week-end >> 

  

La semaine prochaine…

Cardiff nous voilà !

Le XV de France a un nouveau rendez-vous crucial, pour la quatrième journée du tournoi, dans l’antre du Millénnium qui avait accouché de l’exploit de sa première coupe du monde, en 2007, éliminant les All Blacks en quart de finale, comme à la maison, souvenez-vous !

Sauf que là, ce sont bien les Diables rouges qui seront chez eux pour faire tomber nos Bleus de leur piédestal et les priver, au moins, de Grand Chelem.

Vous l’avez compris, les Tricolores jouent une nouvelle finale, dès vendredi soir, face aux Gallois, avant l’ultime au Stade de France, pour un Crunch que l’on espère historique.

Encore faudra-t-il que le XV de la Rose fasse aussi bien que nos Bleus, à Twickenham, face à la bande de Sexton !

 

Au programme* de la 4è journée du VI Nations, dès le jeudi 10 mars, avec les Bleuets :

         Pays de Galles – France U20, à 21h           (L’Équipe TV)

Puis le vendredi 11 mars, donc, avec les Bleus :

         Pays de Galles – France, à 21h             

Enfin, le samedi 12 mars :

         Italie – Écosse, à 15h15             

         Angleterre – Irlande, à 17h45

 (*) Tous les matches (sauf U20) sont retransmis par les chaînes de France TV

 

En parallèle, le TOP 14 proposera deux matches* en retard :

         Montpellier – Toulon (J14), samedi 12 mars à 21h05

         Clermont – Bordeaux (J17), dimanche 13 mars à 21h05

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 


À noter ce match événement, comptant pour la qualification à la prochaine coupe du monde, dans le cadre du championnat européen des Nations, en parallèle du tournoi chaque année :

         Espagne – Portugal, dimanche 13 mars à 12h45

(Le vainqueur aura de grande chance de se qualifier directement avec la Géorgie, quand le perdant devra batailler avec la Roumanie pour la 3ème place permettant des play-off)


 

Du côté du TOP 16 féminin

On se repose pour laisser place à la préparation du tournoi qui démarre le 26 mars pour nos Bleues affamées.

Reprise du championnat le 8 mai !

Retrouvez les résultats*et le calendrier sur >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

(*) Faute de suivi médiatique en direct, je ne commente plus les résultats