Quarante de fièvre !

VI NATIONS (F)... 2è journée               France – Irlande     40 – 5

Chaud devant !

Un front celte chaud bouillant...

Si, ce week-end, les températures sont descendues jusqu’en-dessous de zéro dans toute la France...  à Toulouse, l’ambiance d’Ernest-Wallon est montée, elle, jusqu’à quarante, exaltée par l’envie de nos Bleues de dévorer tout cru ces Irlandaises, clouées au lit de leurs 22, avec des sueurs froides et la tremblote, à chaque attaque tricolore.

Car nos « Affamées » n’ont pas eu à trembler, elles, en dehors de ce cafouillage sur leur première touche qui a vu le premier essai des visiteuses, par Eve Higgins, justement refusé pour un plaquage sans ballon, en amont de l’action.

Ouf ! Elles ont eu chaud, nos Bleues.

Dès lors, elles se sont remobilisées et bien couvertes en défense, histoire de ne pas prendre froid bêtement sur le prochain ballon des Celtes. Et cela a payé !

Elles ont ensuite déroulé leur « savoir-flair » pour envoyer à dame Melissande Llorens, sur son aile. Un premier essai pour une première sélection, sous les yeux de son public, venu exprès de Blagnac… C’était beau et magique !

Laure Sansus allait alors marquer cette rencontre de son empreinte, en marquant un doublé par mi-temps, avec son sens du jeu et sa filouterie. La "femme du match"... juste géniale !

Les avants, grande force de ce XV de France, n’ont pas été en reste, avec deux essais, tout en puissance, d’Audrey Forlani puis de Clara Joyeux, assurant le bonus offensif et quasi la victoire, juste avant la pause (26-0). Royal ! même si on peut déplorer un 0 sur 4 dans les transformations de Caroline Drouin, décidément pas à l’aise dans l’exercice.

(Mais pourquoi ne pas faire jouer Jessy Trémoulière à l’arrière pour qu’elle puisse buter à sa place ? Elle est largement plus adroite, la Montferrandaise de Romagnat... Quoi ?)

En seconde période, les Irlandaises ont enfin fait parler d’elle, par la même Eve Higgins, à la conclusion d’une percée de Linda Djougang, après une longue et belle séquence.

Mais les Bleues n’avaient pas dit leur dernier mot qui sera donné à Émilie Boulard, en bout de ligne, d’une nouvelle action bien inspirée par la suppléante de Caroline, à l’ouverture, Jessy Trémoulière qui n’aura pas tremblé, elle! pour transformer ce sixième et dernier essai.

Quarante de fièvre en tribune pour une promenade de santé sur le pré…

Nos « Affamées » peuvent s’octroyer des « petites vacances » (certes, studieuses) outre-Manche, à Glasgow et Cardiff, en short mais sans tongs (il s’agit tout de même de respecter tous les adversaires) avant le choc à Bayonne face aux favorites Red Roses.

Ce Crunch sera une autre paire de manches pour désigner, sans doute, le vainqueur du Grand Chelem, tant le niveau de ces deux équipes survole celui des autres nations.

Rendez-vous le 30 avril prochain !

 

Les autres matches en bref…

Italie – Angleterre                0 – 74

Pays de Galles – Écosse       24 – 19

Quand je vous disais...

Les Red Roses ont écrasé les Italiennes, à Parme, avec pas moins de 12 essais (0-31 à la pause), quand les Galloises ont décroché un deuxième bonus offensif en leurre, face à de faibles Écossaises qui ont pourtant glané leur premier point, grâce au bonus défensif.

Inutile de feindre le suspense, le tournoi se jouera en un match, le 30 avril prochain !

Clsst : 1-Angleterre, 10 pts (+126) – 2-France, 10 (+68) – 3-Pays de Galles, 10 (+13) –
4-Écosse, 1 (-52) – 5-Irlande, 0 (-43) – 6-Italie, 0 (-107) 

 

La 22ème journée de TOP 14 en bref…

Castres (4) – Toulouse (5)                    19 – 13

Dupont et ?

Car oui, une équipe ne peut pas se reposer uniquement sur un joueur, aussi influent et décisif soit-il.

Si Dupont aura permis à Toulouse de prendre les devants jusqu’à l’heure de jeu, après les essais d’Arnold et Mallia, encore faudrait-il que ses coéquipiers assurent, en défense, en discipline et au tir au but (Ramos affichant un piètre 1 sur 4).

Car en face, le pragmatisme et l’efficacité, ça les connaît. Il n’aura pas fallu beaucoup d’occasions aux Castrais pour inscrire un essai (par Barlot) et les pénalités suffisantes (par Botica) pour revenir dans la partie, remporter le derby et laisser repartir le champion de France sans le moindre point terrain.

Le CO grimpe à la troisième place, quand Toulouse devra se contenter de rester derrière, pour l’instant. Mais comme le souligne le meilleur joueur du monde, il va falloir que « tout le monde » monte le curseur de son niveau de jeu. La coupe d’Europe arrive à point nommé.

Clermont (8) – Brive (12)                        41 – 10

Autre derby, autre son de cloche

L’ASM a brillé au Michelin, face à des Coujoux plus empruntés et indisciplinés, arrachant le bonus offensif en toute fin de rencontre grâce au doublé de Moala qui complétait les essais de Raka, Lee et Penaud.

Malheureusement, ce dernier s’est blessé à la cheville, amputant ses chances de participer à la quinzaine européenne face aux Tigres du Leicester. Une perte conséquente pour l’attaque clermontoise, pas encore complètement sereine, même si la charnière Parra-Lopez reste très rassurante, laissant un petit espoir de qualification pour les phases finales.

Quant à Brive, la tête semblait tournée vers le prochain match à domicile face à Lyon avant le déplacement crucial à Perpignan qui pourrait valider son maintien. Le Challenge européen ne semble pas une priorité.

Lyon (7) – Toulon (9)                             10 – 43

Azéma éteint Mignoni

Les deux managers qui doivent se partager le coaching du RCT la saison prochaine, opposaient leurs deux formations actuelles à Gerland, ce samedi. Et on peut dire que le message du Varois en place, à son futur associé lyonnais, a été des plus clairs : « Tu vois, ça, c’est mon Toulon ! »

Les hommes d’Azéma ont carrément éteint les locaux de Mignoni en seconde période. Si les Lyonnais ont tenté d’exister dans le premier acte, après l’essai d’entrée de Couilloud, ce sont bien les visiteurs qui ont dominé les débats, sous l’impulsion des feux-follets Kolbe et Villière et du maître à jouer Carbonel, bien aidés de leurs avants comme Isa, à la conclusion de l’essai qui a permis aux Varois de passer devant à la pause (10-11).

Au retour des vestiaires, Kolbe trompait Nakaitaci pour l’essai casquette qui allait signer l’arrêt de mort du Lou, le doublé d’Hériteau et l’essai de Villière clôturant ce festival offensif bonifié qui relance complètement Toulon dans la course au TOP 6.

Car, contrairement à ce que je pensais jusque-là, avec la bande à Ollivon, Gros, Rebbadj, Etzebeth, Isa, Serin, Carbonel, Hériteau, Kolbe, Villière et Luc, aussi morte de faim, je ne donne pas cher de la peau du prochain animal qu’elle va rencontrer.

La dernière journée de Challenge sera un bon entraînement avant deux mois cruciaux qui devraient au moins offrir le titre européen aux Varois. Quant au Lou, il sera compliqué de se relever après une telle claque à domicile.

Perpignan (13) – Montpellier (1)          13 – 20

Et Van Resburg…

Les Catalans avaient la victoire au bout du pied à dix minutes du terme, à quinze contre treize, alors que le score était de 13 partout et après un essai de part et d’autre (Van Resburg pour le MHR puis Tedder pour l’USAP). Seulement, ils ont opté pour la penaltouche au lieu de prendre les points.

Et leur cauchemar allait s'appeler Van Resburg, déjà auteur du premier essai, le seconde ligne contrait la fameuse touche et, cinq minutes plus tard, marquait sur un contre. Les coéquipiers de Jaminet venaient d’avoir tout faux, redonnant aux Cistes le moral qui était en berne jusque-là.

Une victoire presque miraculeuse, ou plutôt offerte au leader par les locaux. Décidément le MHR est en veine, à défaut de proposer un jeu alléchant et efficace. Drôle de TOP 14 !

Perpignan a perdu une belle occasion de se rapprocher de Brive.

Biarritz (14) – Pau (10)                           19 – 42

Une balade paloise contrariée

La Section a totalement dominé le premier acte chez son voisin, inscrivant deux essais à rien, par Seneca et Le Bail, pour mener 0-23 à la pause, avant que les Biarrots ne se réveillent au retour des vestiaires, privant les visiteurs du bonus offensif, grâce à trois essais dont un doublé de Peyresblanque et un autre de pénalité, tandis que les Béarnais peinaient à en rajouter trois, par Barret, Hastoy et Rey.

Une large victoire frustrante, à seulement quatre points, toutefois suffisante pour assurer le maintien.

Bordeaux (2) – La Rochelle (3)             15 – 16

Le derby de West

L'ouvreur néo-zélandais aura été le grand artisan de cette préciseuse victoire rochelaise, à Chaban-Delmas. Orchestrant parfaitement le jeu, pour les deux seuls essais de la partie, conclus par Danty puis Rhule, en première période, et inscrivant la pénalité de la gagne, sur le fil, malgré un taux de réussite nul jusque-là.

Les Bordelais, eux, s'en sont remis à la botte de Lucu, à défaut de passer la défense hermétique des Maritimes, pour un chassé-croisé jusqu'au bout, pensant tenir la victoire avant la sanction finale comme un bon coup de pied au cul, rappelant que rien n'est encore acquis dans cette phase régulière pour voir les phases finales, même bien assis à la seconde place, à dix longueurs de la porte de sortie.

La Rochelle accède au podium, à cinq points de sa victime du jour, pouvant rêver de demies directes.

Racing 92 (6) – Stade Français (11)     53 – 20

Déluge parisien dans le dernier derby

Les hommes de Quesada auront tenu une mi-temps face à la marée de leurs voisins ciel et blanc. Menés seulement 15-13 à la pause, grâce à l'essai d'Etien pour répondre à ceux de Gomes Sa et Thomas, ils ont pris la foudre du jeu francilien sur la tronche dès le retour des vestiaires.

Thomas y est allé de son doublé, imité par Lauret, tandis que Chouzenoux et Imhoff ont intensifié ce déluge d'essais, noyant celui de Barré dans ce flot à sens unique.

Le Racing revient en trombe dans le TOP 6 avec un message clair : "On est là, et bien là !", tandis que le Stade Français peut dire adieu aux phases finales et regarder dans son rétroviseur.

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après ce week-end)

Tous les résultats officiels du week-end >> 

 

La semaine prochaine…

La Champions Cup lance sa phase finale…

Dans sa nouvelle formule, la grande coupe d’Europe intègre des huitièmes de finale, en matches aller et retour, plus tirés au sort par la main innocente de la Covid que déterminés par les résultats sportifs de sa phase régulière, avortée au bout de quatre journées seulement.

Un grand n’importe quoi qui laisse peu de chance à Clermont et Toulouse, tombés dans le tableau du Leinster chez qui, en cas de qualification, ils devront chacun se rendre, respectivement en quarts et en demie.

Dans l’autre tableau, tout est ouvert, pour atteindre la finale, pour Paris, Montpellier, Bordeaux, le Racing et La Rochelle, avec un net avantage terrain pour ces deux derniers, en quarts comme en demie.

Vous remarquerez que nos deux duels franco-français sont exactement ceux de la dernière journée de TOP 14. Drôle de coïncidence !

Et ça commence dès vendredi 8 avril, avec le programme suivant des huitièmes-aller :

         Connacht – Leinster à 21h

Puis samedi 9 avril :

         Bordeaux – La Rochelle à 14h

         Sale – Bristol à 14h

         Toulouse – Ulster à 16h15                 -> FR2

         Exeter – Munster à 18h30

         Stade Français – Racing 92 à 18h30

Enfin, dimanche 10 avril :

         Montpellier – Harlequins à 14h

         Clermont – Leicester à 16h15            -> FR2

 

S’agissant de la Challenge Cup et les 6 autres clubs du TOP 14, veuillez consulter le site officiel de l’EPCR qui vous détaillera le programme de la dernière journée de la phase régulière qui déterminera les qualifiés pour les huitièmes de finale, la semaine prochaine en un tour.     

Toulon et Lyon sont déjà qualifiés, quand BrivePerpignan, Pau et Biarritz devront aller chercher une des trois premières places qualificatives (ou la meilleure quatrième) de leurs poules respectives.

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de beIN Sports

 

En parallèle, le tournoi des VI Nations féminin se poursuit avec sa 3ème journée lors de laquelle nos Bleues ne devraient faire qu’une bouchée bonifiée des faibles Écossaises, dimanche 10 avril :

         Écosse – France, à 14h, à Glasgow    -> FR2       (juste avant Clermont-Leicester)