Une étoile plein les yeux

CHAMPIONS CUP... Finale                      Leinster – La Rochelle   21 – 24

Première étoile pour les Jaune et Noir

Ils l’ont fait, eux !

Qui aurait mis une pièce sur ces Maritimes, empruntés en demie contre des Racingmen encore moins fringants quand, en face, le Leinster avait éteint, sans partage, le grand Stade Toulousain de Dupont & co ? Pas moi.

Et pourtant, les Rochelais y croyaient, eux !

Pas forcément dans la maîtrise, mais dans le cœur et les tripes, c’est clair ! à regarder ce dernier quart d’heure, plein de rage et de détermination pour inscrire l’essai vainqueur, alors qu’un Toulouse cinq étoiles aurait patiemment passé des points pour achever la bête derrière.

Ce n’est pas dans l’ADN des Jaune et Noir !

Un peu comme les Jaunards de Cotter ou d’Azéma, échouant d’un cheveu à trop vouloir jouer face à des machines à compression défensive, je craignais le pire.

Mais cette fois, et j’en suis heureux, la fougue, le culot et l’entêtement des Maritimes ont eu raison du grand Leinster, complètement déboussolé.

What the fuck ? Qu’est-ce qu’ils foutent, là ?

3 essais à rien, tout de même !

Si le XV dublinois a clairement mis la main sur le match d’entrée, avec le pied de son maître à buter, Sexton, les Rochelais ont réveillé le Vélodrome avec un premier essai sensationnel de Rhule qui a enfumé toute la défense celte par sa vitesse.

Dès lors, les Français, portés par un public enflammé, enchaînèrent les occasions, ne laissant que des miettes aux visiteurs de la cité phocéenne. Mais trop de maladresses et de précipitations allaient gâcher cette domination, et l’indiscipline offrir les munitions pour que les Leinstermen repassent devant à la pause (12-7).

Alors qu’au retour des vestiaires, les coéquipiers de Sexton remettaient la main sur le ballon et le jeu, poussant les Jaune et Noir, à l’agonie, à la faute (18-10), les avants rochelais s’apprêtaient à livrer un tout autre match, lancés derrière une touche de Bourgarit qui concluait l’avancée des siens dans l’en-but, derrière un ballon porté (18-17).

L’espoir était de retour à l’heure de jeu, à l’heure d’un exploit monumental.

L’entrée du banc d’O’Gara, et notamment de Retière, en place du jeune Berjon, exceptionnel à la mêlée, allait renforcer la dynamique pour renverser le match et jeter nos vils pronostics à la poubelle.

Un dernier quart d’heure de folie où les Maritimes ont fait le siège dans les 22 irlandais, s’entêtant à vouloir inscrire un essai, à cause de la bêtise du jeune Lavault, sans cervelle, qui a cru que son croche-patte inutile pouvait passer inaperçu à la vidéo, laissant les siens finir la partie en infériorité numérique, mais en supériorité psychologique. Ils se l’étaient dit et répété dans la semaine :

Pas question de repartir, une nouvelle fois, sans le titre !

Quatre points à remonter, à coup de charges et de pick and go, jusqu’à la délivrance et cette extension du bras de Retière, pour aplatir le cuir dans un trou de souris, sur la ligne.

Waouh ! West parachevait l’œuvre d’une transformation après la sirène pour voir luire dans leurs yeux l’éclat de cette première étoile qui restera gravée dans leurs coeurs mais surtout sur l'emblématique tunique Jaune et Noir.

Le Stade Rochelais devient le quatrième club français à remporter la grande coupe d'Europe, après Toulouse (1996, 2003, 2005, 2010, 2021), Brive (1997) et Toulon (2013, 2014, 2015).

  

La finale de la Challenge Cup en bref…

Lyon – Toulon            30 – 12

Mignoni efface Azéma

Vous le savez déjà, les deux hommes entraîneront le RCT, côte à côte, la saison prochaine. Et si vous vous demandiez qui des deux aura le dessus sur l’autre, dans cette force de collaboration, vous avez eu la réponse, vendredi soir, au stade Vélodrome, lors de cette petite finale européenne.

L’aura de Mignoni a, à l'évidence, plus d’impact sur ses hommes que celle de son adversaire du jour et futur partenaire.

Car, si la rencontre a semblé équilibrée, dans les vingt premières minutes, après un essai de chaque demi de mêlée (Couilloud puis Serin), elle a très vite basculé à l’avantage des Lyonnais bien plus tranchants et inspirés que les Varois, dépassés... émoussés ?

Menés 10-7 à la pause, le tournant du match arrivera, dès le retour des vestiaires, avec cette double peine contre les Varois, un carton jaune contre Luc pour un en-avant volontaire et l’essai logique de pénalité.

Barassi éteignait définitivement les vélléités toulonnaises dans la foulée, avec une troisième salve quand Berdeu puis Ngatai creusaient l’écart, au pied levé, à force de fautes toulonnaises.

Même si Kolbe aura le dernier mot avec le second essai varois, la prestation des hommes d’Azéma ne méritait guère autre chose qu’une défaite. Sans doute étaient-ils cramés par un calendrier chargé sur les deux tableaux.

Le déplacement crucial au Racing pour jouer un barrage paraît bien compliqué.

Lyon aura également un huitième de finale à jouer face à l’autre titré rochelais, mais avec l’avantage du terrain. Rien n’est donc terminé pour nos deux grands européens, en quête d'un doublé, comme les Toulousains l'an dernier.

 

Les résultats des demi-finales du TOP 14 féminin…

Blagnac – ASM Romagnat           15 – 8            à Brive

Toulouse – Bordeaux                 31 – 12           à Dax

Les résultats des demi-finales de PRO D2…

Mont-de-Marsan – Nevers           26 – 15

Bayonne – Oyonnax                    32 – 20

 

La semaine prochaine…

Le TOP 14 livre son verdict des phases finales

Avec deux véritables huitièmes de finale pour les trois finalistes des coupes européennes, un duel à distance entre Catalans et Coujoux, et des protagonistes qui défendront cher leurs places de demi-finaliste ou de barragistes, cette dernière journée promet un suspense à couper le souffle...

Et qui devrait nous tenir en haleine en prime time, dimanche soir.

 

Au programme* de la 26ème et dernière journée du TOP 14, dimanche 5 juin à 21h05 :

         Lyon – La Rochelle                 Un huitième de finale

         Racing 92 – Toulon                Un autre huitième de finale

         Toulouse – Biarritz                Une formalité pour un barrage

         Clermont – Montpellier          Un espoir pour une place en Champions Cup

         Stade Français – Brive           Un œil sur Aimé-Giral

         Perpignan – Bordeaux           Un œil sur Jean-Bouin

         Pau – Castres                          Sans pression ou presque….

 (*) Tous les matches sont retransmis en MULTIPLEX sur Canal+

Mais avant, d’autres finales auront lieu…

 

Du côté du TOP 14 féminin, le samedi 4 juin avec :

     Toulouse – Blagnac, à 19h                       (à Grenoble)

 

Puis du côté de la PRO D2, le dimanche 5 juin, avec :

    Mont-de-Marsan – Bayonne, à 17h45       (à Montpellier)