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L E S B R E V E S D O V A L I E . C O M - l'Hebdo du Rugby par Antonio -
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19 juin 2022

Les brèves d'Ovalie - Edition n°483

À la foire d'empoigne !

TOP 14... Demi-finales                             Castres – Toulouse        24 – 18

Des Castrais en finale !

Des demies remises à neufs…

Mais non, personne n’a volé sa place en finale, vendredi et samedi soir à Nice.

C’est juste que les Castrais et les Montpelliérains, au vu de leur saison et du jeu proposé, ont su profiter des temps faibles de leurs concurrents, notamment pendant les doublons, pour prendre la tête du championnat et mettre les favoris toulousains, rochelais et bordelais dans le dur de phases finales éprouvantes.

Et quand il fait 40° à l’ombre de leur jeu, ça n’aide pas !

Alors, il n’y a rien d’autre à dire que « Bravo ! » pour ces coups de show offerts successivement par le CO, puis le MHR, dans un Allianz Riviera chaque fois plein comme un œuf, où des « neufs », justement, ont fait parler d’eux.

De la Toto tamponneuse au petit manège d’Arata

Tout avait pourtant bien démarré pour les champions en titre, vendredi soir, par ce coup d’éclat de Lebel qui mystifiait, d’entrée, la défense tarnaise, pas encore en place. Ramos transformait et ajoutait même trois points supplémentaires pour mener 10-0 avant la pause-hydratation qui allait revigorer les troupes de Broncan remontées comme jamais pour faire leur retard, grâce à leur double botte secrète :

Une intense pression et le pied d’Urdapilleta !

Quant aux Toulousains, ils ont cru bon continuer de se reposer sur le pied d’occupation de leurs stratèges, Dupont et Ntmack, pour laisser venir la "vraie" pause dont leurs organismes avaient tant besoin.

Seulement, à rendre le ballon et prendre de plein fouet la pression tarnaise, Toto Dupont plus que les autres, les Haut-Garonnais, émoussés, se sont mis à la faute, parfois grossière, leur valant deux cartons jaunes, contre Arnold puis Marchand, qui ont laissé leur équipe en infériorité numérique jusqu’à la fin de la première période, le temps pour le buteur argentin de passer neuf points et à Palis de croire au premier essai, après un joli saut de cabri dans l’en-but, alors qu'il effleurait à peine le ballon.

L’entame du second acte allait, d'entrée, mettre la lumière sur le demi de mêlée uruguayen, quand la suite finira d’éteindre le prodige toulousain, Toto, tamponné de toutes parts. Car c’est en filou qu’Arata inscrivait le premier essai du CO, derrière un ruck, après avoir ramassé le cuir pour se faufiler dans l’en-but en évitant un plaquage, et aplatir en deux temps, pour ne pas dire qu’il avait rampé comme on l’aurait sans doute sifflé s’il avait été… oups, je me reprends : « et aplatir en deux temps, pour ne pas dire de conneries. »

Si Antoine Dupont était bien muselé par la défense adverse, Ntamack, lui, avait les jambes libres pour l’enfumer et planter le deuxième essai qui relançait complètement le champion de France (16-15), si seulement Ramos avait eu la précision au bout du pied d'un Ramos.

Oui, mais voilà, l’arrière international, brillant toute la saison, manquait la transformation et, plus tard, la pénalité de la gagne, à 19-18, après en avoir passée une, comme son homologue tarnais. Des détails qui auront leur importance tant les hommes de Mola accusaient le coup en fin de rencontre.

Tandis qu’à trois minutes du terme,  l’homme du match, Urdapilleta, surprenait la défense toulousaine – le monde du rugby et les mauvaises langues comme la mienne avec – alors que tous croyaient au drop pour valider la victoire, monsieur flairait la passe au pied millimétrée pour Nakosi sur son aile, le fidjien passant aussitôt à l’intérieur pour Dumora qui n’avait plus qu’à aplatir derrière la ligne.

Du grand art, oui, monsieur, et ils sont castrais !

Non, elle n’a pas été volée, cette place en finale, comme en 2018, pour un remake face à des Montpelliérains aussi entreprenants et récompensés, samedi soir, toujours à Nice.

 

Aprasidze, le neuf du MHR qui éclot

Montpellier – Bordeaux          19 – 10

On s’attendait à des duels d’internationaux français en finale, entre Dupont et Lucu ou encore Ntamack et Jalibert, ce sera finalement les héros des charnières géorgio-italo-sud-américaines montantes, entre Arata et Aprasidze, ou encore Urdapilleta et Garbisi.

Entré pour le dernier quart d’heure, en place du Français Paillaugue - qui remplaçait lui-même le prodige sud-africain Reinach -  alors que les Montpelliérains ne menaient que de trois longueurs (13-10), le demi de mêlée géorgien allait définitivement entériner la victoire des siens par deux coups de pied monstrueux, de 50 mètres.

Il faut dire qu’en dehors de ce premier essai, magnifiquement conclu par Rattez, en début de partie, les Cistes ont eu beaucoup de déchets et ont vu revenir sur eux les Girondins, exploitant la moindre faille, comme sur cette relance tonitruante de Guirado qui laissait le ballon retomber vers Jalibert. L’ouvreur des Bleus, d’un coup de pied extérieur, s’engouffrait alors dans la défense montante du MHR pour égaliser à 10-10. Il aura fallu ce drop de Bouthier juste avant la pause, pour rester devant.

La deuxième période laissera place à la stratégie du coaching pour pallier le manque de fraicheur des joueurs, surtout côté bordelais, très maladroits ou peu inspirés, obligeant Urios à sortir Jalibert pour mieux le faire entrer après.

Une stratégie aussi peu payante que les efforts de ses hommes sur le terrain, Trinh Duc n’apportant pas l’effet escompté, comme les décalages de Buros sur l’aile de Cordero, pour les retours de Jalibert et Seuteni, pour les dernières minutes.

Un jeu du taquin qui a laissé le même trou d’air sur le terrain.

Deux fautes et deux pénalités plus loin, Aprasidze offrait la victoire du coaching à Saint-André et une place en finale, je vous disais, la troisième de l’histoire du MHR (2011 et 2018), pour tenter de décrocher, enfin, un premier titre et prendre sa revanche sur le CO.

Quant au jeu flamboyant de l’UBB, entrevue la semaine passée, il a complètement été éclipsé par la fatigue, c’est sûr, la canicule, on s’en doute, mais aussi un peu par beaucoup de bruits pour rien shakespeariens, dans la semaine, autour des cas Woki et Jalibert.

 

La semaine prochaine…

C’est le Stade de France…

Une finale pour la revanche de 2018 :

         Castres – Montpellier, vendredi 24 juin à 20h45

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Commentaires
P
L’UBB, rarement en mesure de déborder la défense de Montpellier a manqué de physique et de niaque. Encore un échec demi-finale.<br /> <br /> Lucu et Jalibert sont tombés sur du rugueux et des drops<br /> <br /> Fatigue aussi du côté de Toulouse. Dupont et Ntmack ont tout donné, pas de pot pour Ramos.
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