Quatre quarts... et pudding !

CHAMPIONS CUP... 6ème journée                Clermont – Bordeaux     28 – 37

Clermont Bordeaux 2016

Un dessert de phase finale
qui crunche sous la dent !

5 clubs anglais contre 3 français, ça ne va pas être de la tarte pour nos Tricolores.

Que de la crème anglaise avec tout en haut les Sarries sur le gâteau, les seuls invaincus de la compétition qu’un bon Toulouse n’a pas su dompter samedi à Ernest-Wallon.

Le triple champion en titre toulonnais va devoir s’employer pour venir à bout de l’autre grand favori français, le Racing 92, au parcours presque parfait, chez qui il a la lourde tâche de se déplacer.

Quant au troisième larron du pays des grenouilles, que l’on n’attendait pas forcément à la table du goûter, le Stade Français, il aura le plaisir de se refaire les griffes chez sa proie du jour, le Tigre de Leicester pour des retrouvailles qui promettent toujours un jeu très ouvert avec beaucoup d’essais.

Mais la surprise du chef est venue de l’établissement du Michelin... où le favori auvergnat a fini bon dernier en passant par tous les états après un suspense incroyable et des faits de jeux ébouriffants, incroyables, dans tous les sens du terme.

"Chef, je crois que j'ai avalé ma part de gâteau de travers !"

Alors que les Jaunards semblaient avoir leur destin en mains, après que Exeter dans l’autre rencontre du groupe se chargeait d’écarter leur principal rival gallois, voilà que les Bordelais allaient jouer un mauvais tour à leurs compatriotes.

Et tout ça, rien que pour le plaisir du jeu et aussi un peu… celui d’entendre pleurer une fois encore le Michelin.

J’en ris jaune encore … hihi !

Pourtant le match des Clermontois est parti à cent à l’heure. A peine le temps de dire ouf, qu’en deux temps (d’une minute chacun) trois mouvements, les locaux menaient 14-0 grâce à deux essais coup sur coup. Le premier par Davies sur une percée de Nakaitaci qui surprenait la défense bordelaise endormie, le second par ce même Nakaitaci qui enfonçait le clou et endormait du même coup les siens.

Et quand une défense clermontoise dort, c'est toute l'attaque adverse qui ronfle.

En deux temps plus tard et trois autres beaux mouvements, les visiteurs rendaient la monnaie de leur pièce aux Jaunards. Par Botha d’abord après une percée de Beauxis, puis par Taofifenua après un maul efficace sur une penal-touche. 14 partout puis 14-17 à la pause après une pénalité de Serin sur la sirène.

Le calvaire des clermontois ne faisait que commencer. En seconde période Serin appuyait là où ça faisait mal. Nouvelle pénalité et Bordeaux menait 20 à 14.

Premier tournant du match, l’entrée tonitruante de Rougerie et le carton jaune pour Kepu à la 53ème minute laissant les Bordelais en infériorité numérique durant dix minutes. Le temps nécessaire à Chouly puis Jedrasiak d’offrir le bonus offensif aux siens et de laisser croire à la qualification quoi qu’il arrive du côté d’Exeter (28-20).

Seulement, avoir le bonus offensif n’est pas « gagner ». Les Clermontois devraient le savoir plus que quiconque depuis le temps qu’ils jouent de désillusion en désillusion cette saison, à domicile.

Surtout quand à la 67ème minute Bardy faisait son entrée à la place de Lapandry.

En deux temps (d'une minute à peine chacun) et trois mouvements illicites, le flanker portugais était flanké à la porte du jeu pour dix minutes. Le temps nécessaire à Riva puis à Saili d’anéantir la défense clermontoise et les rêves du public auvergnat, en décrochant à leur tour le bonus offensif et surtout une victoire que l’on pensait improbable quelques minutes aupravant.

Mais l’histoire ne se termine pas là. Car sans le savoir, si la dernière pénalité de Bernard sortait les Auvergnats du bonus offensif et de la qualification, celle obtenue à la fin du match par ces derniers (c'est le cas de le dire) auraient pu permettre aux coéquipiers de Parra de se qualifier.

Or le demi de mêlée préfèrait la jouer rapidement à la main. Pour parvenir à quoi puisque même un essai ne leur donnait pas la victoire ?

Cruel destin ou juste mérite ?

Bordeaux tombait avec sa proie du jour quand Exeter, large vainqueur des Ospreys (33-17), récoltait le fruit de son travail en terminant premier de la poule.

Ironie de l’histoire, Clermont reste seul dernier… une belle leçon d’humilité ou une belle remise en question de tout un groupe qui n’est l’ombre que de lui même depuis le retour de ses internationaux de la Coupe du monde.

 

En bref…

Dans la poule 2, donc, après avoir sorti la calculette entre les 3 premiers à égalité avec 16 points, les points terrain et le goal-average ont donné raison à Exeter, seul qualifié en tant que premier de poule. Bordeaux, deuxième ne pouvant postuler pour une place de meilleure deuxième.

Dans la poule 1, Oyonnax éliminé, a présenté une équipe très remaniée face à Ulster qui n’en attendait pas moins pour prendre le point de bonus (56-3) et espérer une place de meilleur deuxième. Seulement avec 18 points, cela n’a pas suffi.

Quant à Toulouse, face aux Saracens, le doublé de McAlister, au meilleur de sa forme, n’aura pas fait trembler les Anglais (17-28), invaincus et logiquement meilleurs premiers avec 28 points.

Dans la poule 3, le Racing 92 a subi sa première défaite à Glasgow (22-5) dans un match plaisant des Ecossais qui ne jouaient que pour l’honneur de ne pas perdre.

De son côté Northampton a fait l’essentiel en inscrivant 4 essais qui les qualifient en meilleur deuxième face aux Scarlets (22-10) grâce notamment aux défaites des Ospreys et de Clermont dans la poule 2.

Dans la poule 4,  le Stade Français a fait chanter Jean-Bouin par sa victoire époustouflante et bonifiée face au leader du Leicester déjà qualifié (36-21).

La victoire du Munster à Trévise (5-28) est anecdotique tout comme le fait que les Parisiens retrouveront les Tigres anglais chez eux en quart de finale.

Enfin dans la poule 5, Toulon est venu à bout des anglais de Bath (14-19), non sans mal mais grâce au flair de Habana qui a su intercepter un bon ballon pour offrir le deuxième essai au champion en titre.

On a hâte de voir les Toulonnais au complet début avril pour aller affronter les coéquipiers de Carter à colombes dans un duel franco-français aux airs d’une finale à Barcelone.

Sinon, WaspsLeinster (51-10), sans commentaires.

 

Voici les tableaux finaux :

         Saracens (1) – Northampton (8)      v      London Wasps (4) – Exeter (5)

         Leicester (2) – Stade Français (7)    v      Racing 92 (3) – Toulon (6)

Pour les demi-finales, l’équipe qui gagnera à l’extérieur recevra en priorité, l’ordre de classement de la phase de poules départageant les deux concernées.

C’est à dire que pour la première demi-finale, elle se déroulera en priorité à :

Exeter puis Northampton puis les Saracens, les Wasps étant certains de se déplacer en cas de victoire.

Pour la seconde demi-finale, elle se déroulera en priorité à :

Toulon puis Paris puis Leicester, le Racing 92 étant certain de se déplacer en cas de victoire.

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

En Challenge Cup, nos français se sont accrochés !

Et deux d’entre eux ont réussi à décrocher leurs tickets pour les quarts de finale.

Grenoble, d’abord, avec son destin en mains, en disposant d’Edimbourg (34-23) à la maison.

Montpellier ensuite en écrasant les Harlequins (déjà qualifiés) devant son public (42-9).

Par contre il n’a pas manqué grand chose à Brive, défait à Newcastle (27-23) pour rejoindre ses compatriotes.

Agen n’a pas aidé les Brivistes en perdant contre les London Irish chez lui (17-31), les Anglais arrachant la dernière meilleure 2è place.

Tableau final de la Challenge Cup :

         Harlequins (1) – London Irish (8)     v      Grenoble (4) – Connacht (5)

         Sale (2) – Montpellier (7)              v      Gloucester (3) – Newport (6)

Idem pour les demi-finales, l’équipe qui gagnera à l’extérieur recevra en priorité, l’ordre de classement de la phase de poule départageant les deux concernées.

En ce qui concerne la Challenge Cup, vous trouverez également tous les résultats sur le site officiel de l’EPCR.

 

La semaine prochaine…

Le TOP 14 reprend ses droits.

L’occasion pour les bannis de l’Europe de se redonner une raison de vivre, de jouer, les uns pour les autres enfin… en rêvant de bouclier, qui sait, un soir de juin à Barcelone.

A suivre, dès vendredi 29 janvier :

  • Brive – La Rochelle, à 20h45 (C+ sport) : garder le bon cap.

Puis samedi 30 janvier :

  • Clermont – Montpellier, à 14h45 (C+) : la peur du Michelin,
  • Agen – Grenoble, à 18h30 (r+) : se donner un peu d’air et d’espoir,
  • Racing 92 – Oyonnax, à 18h30 (r+) : l’occasion de rester seul aux commandes,
  • Castres – Bordeaux, à 18h30 (r+) : une place dans le TOP 6,
  • Toulouse – Pau, à 20h45 (C+ sport) : objectif première place.

Enfin, dimanche 31 janvier :

  • Toulon – Stade Français, à 16h15 (C+) : comme des champions.