L E S B R E V E S D O V A L I E . C O M - l'Hebdo du Rugby par Antonio -

17 décembre 2017

Les brèves d'Ovalie - Edition n°288

Au pied du sapin...

CHAMPIONS CUP... 4ème journée                     Clermont – Saracens       24 – 21

Parra, un pied à toute épreuve !

Les Sarries en cadeau !

Si Noël tombait au mois de mai, Clermont serait champion d’Europe chaque année.

Cet adage, tellement vrai, pourrait atténuer la joie des Jaunards qui n’en sont pas à leur premier exploit.

Souvenez-vous de 2013, l’élimination historique du triple champion en titre, le Leinster, en phase de poule, nos héros n'avaient enchainé que des victoires jusqu’à cette finale, perdue dans l’antre des Irlandais déchus, à Dublin, contre qui vous savez.

Depuis dix ans, l’ASM nous a habitués à briller avant Noël pour se faire sonner les cloches après Pâques.

Et pourtant, cette fois, on pourrait croire que c’est la bonne.

Car, en deux rencontres, notre champion de France a démontré qu’il avait désormais tous les atouts pour succéder au double champion d’Europe en titre qu’il vient de battre à plates coutures, 9 points à 1.

Cette saison, à l’image de son capitaine demi de mêlée, en meneur de meute, Clermont n’a jamais paru aussi mûr et complet.

Au niveau du jeu, d’abord, dans tous les secteurs, après une démonstration époustouflante lundi dernier à l’Allianz Park de Londres qui a viré à l’humiliation pour les Anglais (14-46). Whaou !

Au niveau du mental, ensuite, après une reprise en main de maître d’un deuxième round très mal entamé et qui a failli sonner le glas d’une terrible désillusion devant son public au stade Marcel-Michelin.

Quels pieds on a eu à voir ce Clermont-là évoluer dans ces deux registres !

Une conquête parfaite, des mouvements fabuleux, un spectacle grandiose pour un feu d’artifice d’essais, avec un Raka des grands jours. Ça, c’était lundi, comme vous savez. Et c’était notre putain de pied à tous.

Parra et Spedding ont pris les leurs pour construire une victoire, loin d’être acquise au bout du premier quart d’heure, avec 13 points dans la musette et deux trois-quarts à l’infirmerie. Ça, c’était ce dimanche, et ça ne pouvait pas plus mal commencer pour les Jaunards, attentistes, encore sur leur nuage londonien.

Un moment d’inattention et le demi de mêlée Spencer faussait compagnie à la défense locale pour inscrire un premier essai. Quelques instants plus tard, menés 13-0, les héros du lundi perdaient sur la même action leurs deux meilleures armes pour affoler la défense anglaise, Raka et Penaud.

Il ne leur en fallait pas plus pour tomber du nuage en un éclair et commencer une longue traversée de la Manche en solitaire pour regagner la terre ferme du volcan auvergnat et cracher ce qu'il avait dans le ventre.

Le courage et le travail des avants, à l’image d’un Fritz Lee monumental, face à une agressivité à la limite des règles, comme trop permise à ces anglais, permettront à Parra et Spedding de remonter la pente jusqu’à la pause, à un point de leur adversaire.

La seconde période faillit démarrer en nouvelle catastrophe sauvée in-extrémis par Yato, toujours précieux. Il fallut beaucoup d’engagement, d’abnégation devant des décisions arbitrales pas toujours équitables ou compréhensibles qui laissèrent Abendanon dix minutes  sur la touche, le temps pour Lozowski d’inscrire un deuxième essai pour les Sarries, en supériorité numérique. Quand des gestes inadmissibles sur un terrain de rugby par ces derniers ne leur coûtèrent que deux cartons au lieu du double, au moins. 

Mais les Clermontois allaient ronger leur frein pour accélérer à nouveau...

et se créer des occasions de marquer, malheureusement vaines. Parra, en patron taille XXL, continuait de compenser par son pied adroit (un seul échec sur sept tentatives) pour égaliser (21-21).

Et c’est à nouveau par son pack impérial que Clermont obtenait la pénalité de la gagne, lointaine, mais dans les cordes de Spedding qui, malgré des crampes, s’appliquait à donner la victoire aux siens, méritée.

Mais au delà du mérite, quelque chose a changé dans cette équipe, à travers ce match, et malgré la poisse qui la poursuit depuis le début de saison, ou sa neuvième place dans le TOP 14, c’est qu’elle gagne désormais, avec la manière et la maitrise.

Alors il se pourrait bien qu’au pied du sapin de Pâques, cette fois, Parra offre le plus beau des cadeaux à ses supporters, quelque part du côté de San Mamés à Bilbao.

Mais d’ici là, il faudra aux Clermontois valider leur ticket avec le plus de points possibles pour recevoir en quarts, au Michelin, le plus mauvais second de poule qui, ironie du sort, pourrait bien être à nouveau ces Sarries…

Encore faudra-t-il que les Anglais battent les Ospreys chez eux. Car au même moment les Gallois ont pris la seconde place de la poule 2 en battant facilement Northampton avec le bonus (32-15).

 

Les autres matches en bref...

Dans la poule 1, dimanche après-midi, La Rochelle s’est bien fait piquer par la guêpe des Wasps, dans sa ruche londonienne (21-3). Fallait pas énerver la bestiole la semaine passée ! De quoi vacciner les Maritimes avec cette première défaite dans une compétition où tout leur souriait un peu trop. Moins saillants, avec peu de munitions et pas aidés par les règles du jeu de monsieur Clancy (décidément on nous aime pas en Irlande), ils ont subi les assauts des Anglais, en quête de bonus offensif… en vain.

Un faux pas sans conséquence pour les Français qui ont toujours leur destin en mains, en tête de leur poule, deux longueurs devant l’Ulster, large vainqueur vendredi des Harlequins (52-24).

Un gros duel en Irlande du Nord attend donc les Rochelais pour la première place.

Dans la poule 3, samedi après-midi, à l’Altrad Stadium, Montpellier a décroché une précieuse victoire bonifiée face à Glasgow (36-26), après avoir longtemps couru après le score, avec seulement deux essais contre trois pour les Écossais. Au retour des vestiaires, Paillaugue et les siens (Nadolo à la baguette magique), ont repris les commandes en rajoutant trois nouvelles réalisations dont un doublé de Immelman dans une partie complètement débridée que les Glaswégiens n’étaient pas loin de renverser à la fin.

Les Héraultais se replacent bien derrière l’intouchable Leinster qui est venu à bout d’Exeter après une entame catastrophique (22-17). Les Irlandais, invaincus, ont démontré qu’ils avaient de la ressource après avoir perdu Sexton et pris deux essais en début de rencontre. Son remplaçant, Nacewa, allait remettre les siens dans la partie, grâce à quatre pénalités, avant que McGrath ne les fasse passer devant avec le seul essai celte, celui de la victoire.

Tout est encore possible pour les Montpelliérains qui auront un huitième de finale à jouer à Exeter en janvier, avant de recevoir ces terribles Irlandais, quasi qualifiés. C’est pas encore gagné !

Dans la poule 4, samedi encore, pour la dernière dans l’antre historique de Colombes, c’est en demi-teinte que le Racing 92 a dominé une équipe de Castres autant remaniée que vulnérable (29-7). Loin des grandes envolées rochelaises ou clermontoises, les Racingmen ont assuré l’essentiel avec un bonus offensif qui les relance à défaut de les rassurer.

De son côté, le Munster a méticuleusement déjoué les attaques des Tigres du Leicester pour l’emporter au final, grâce au pied de Keatley (16-25). Les Irlandais prennent la tête de la poule devant les Franciliens.

Dans la poule 5, samedi toujours, Toulon a cédé la place de leader à Bath en s’inclinant chez les Anglais avec le bonus défensif (26-21). Après un mauvais départ et une première période attentiste que Watson a éclaboussé de sa classe, les Varois ont bien réagi en seconde mais n’ont pu que limiter la casse. Il y avait largement mieux à faire, avec un peu plus de sérieux et de vitesse dans le jeu.

Dans l’autre rencontre, les Scarlets se sont imposés facilement à Trévise (12-31), contre toute attente, à force de dire du bien de ces surprenants Italiens. Cette poule est totalement relancée et chaque point risque de valoir très cher désormais. Les Toulonnais, à hauteur des Anglais et un point devant les Gallois, ont encore leur destin entre les mains pour en sortir. 

Tous les résultats officiels du week-end >> 

Pour l’heure, à J-2, voici les huit qualifiés dans l’ordre :

1 – Clermont (1er p2, 18 pts, +57)                 8 – Montpellier (2ème p3, 13 pts, +7)
2 – Leinster (1er p3, 18 pts, +38)                     7 – Ospreys (2ème p2, 13 pts, +21)
3 – La Rochelle (1er p1, 15 pts, +94)             6 – Ulster (2ème p1, 13 pts, +26)
4 – Munster (1er p4, 15 pts, +39)                    5 – Bath (1er p5, 13 pts, +29)

Toulon, à 13 points également, échoue au goal-average pour l’instant (+1). Quant au Racing 92 (11 pts) et Castres (7 pts), une place de meilleur second sera compliquée à décrocher.

Sinon on compte déjà quatre équipes éliminées :

Harlequins (p1) – Northampton (p2) – Glasgow (p3) – Leicester (p4) – Trévise (p5)

 

En ce qui concerne la Challenge Cupvous trouverez également tous les résultats sur le site officiel de l’EPCR.

À deux journées du dénouement, on peut d’ores et déjà dire que :

C’est fini pour Agen, Oyonnax et Brive.

Ça devient un chemin de croix pour Toulouse.

Alors que Bordeaux, Lyon et Paris se replacent dans la course à la deuxième place.

Seul Pau continue de cartonner, un pied et demi en quarts.

 

La semaine prochaine…

Le TOP 14 réveillonne avec vous !

Pas dit que les cadeaux soient au rendez-vous au pied de chaque stade. Mourad en a déjà commandé plein au père Noël pour Mayol, vidéo à l’appui. Pas sûr qu’Oyonnax leur offre le spectacle attendu, mais un terrain miné ou un nouveau bourbier, ça oui.

Le titre de champion d’automne pourrait sourire à l’Altrad Stadium, à moins que les Rochelais ne créent la surprise à Chaban-Delmas. Sinon, du côté d’Armandie, il devrait y avoir du combat, du sang et des larmes.

A ne pas rater donc !

 

Au programme, dès vendredi 22 décembre :

  • Racing 92 – Toulouse, à 20h45 (C+ sport) : Rêve de podium.

Puis samedi 23 décembre :

  • Agen – Brive, à 14h (C+) : Avec une odeur de sapin,
  • Bordeaux – La Rochelle, à 16h (C+) : S’offrir la tête du roi,
  • Montpellier – Lyon, à 18h (C+) : S’offrir le trône,
  • Castres – Stade Français, à 20h45 (C+) : La tête au carré,
  • Pau – Clermont, à 20h45 (C+) : Oublier l’euphorie européenne,
  • Toulon – Oyonnax, à 20h45 (C+) : Attention au pétard dans la papillote.

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10 décembre 2017

Les brèves d'Ovalie - Edition n°287

Que je t'aime !

CHAMPIONS CUP... 3ème journée                     La Rochelle – Wasps       49 – 29

Balès ou comment allumer le feu dans un stade...

Un bel hommage…

Non, notre rugby national n’est pas mort !

La prestation rock and roll de notre boss en France a ébloui toute l’Europe dimanche après-midi, dans son antre de Marcel-Deflandre.

Qui n’est pas tombé sous le charme de son rugby total ? Comme si le French Flair avait ressurgi d’outre-tombe face à ce qui ce fait de mieux outre-Manche.

Même les Anglais ont eu le coup de foudre dès les premières notes de musique de la machine rochelaise, une fois mise en route. Un coup sur la tête, dans une déferlante d’éclairs de génie qui allaient foudroyer ces visiteurs imprudents d’avoir voulu marquer les premiers.

Trois essais en première période par Aiguillon, Bourgarit et Bothia, pour mener largement à la pause (30-12), puis trois autres en seconde pour le doublé de Bothia et celui de Rattez. La Rochelle a passé la quatrième et roule sur sa victoire bonifiée.

Quel panache et quel régal !

Une partition qui aurait été parfaite si les Maritimes n'avaient pas plié durant ce quart d’heure de flottement en fin de match qui a permis aux Wasps de repartir avec cinq essais et le bonus offensif. Quand je vous disais qu’ils n’étaient pas des manches.

Mais quelle performance pour cette équipe française quand on sait qu'elle découvre pour la première fois le haut niveau européen et qu'elle signe ce dimanche un troisième succès consécutif… et avec le bonus offensif, s’il vous plaît !

C’est juste incroyable, surréaliste et pourtant… il faudra se faire à l’idée que cette équipe-là domine aujourd’hui le rugby français et européen dans les plus grands stades. Et si La Rochelle est dans le cœur de tous les Français aujourd’hui, c’est sans doute parce que…

On a tous quelque chose en nous de son rugby.

Quand le beau jeu s’étale, comme un soleil d’été, que le pré de ce stade devient un champ d’essais… Ô que je t’aime que je t’aime que je t’aime… quand tu joues comme ça !

Si seulement certains avaient l’envie d’avoir la même envie d’avancer sur chaque ballon, avec le même enthousiasme, la même ambition et surtout le même soutien infaillible.

Tu nous promets l’essai à chaque balle que tu touches, tu nous promets le ciel à chaque match qui débouche... sur des victoires belles, pour que nos nuits soient douces.

C’est moi où j’ai l’impression de faire des vers ? Quelle est donc cette musique qui chante dans ma tête ? D’où me viennent ces airs qui me hantent depuis hier ?

La Rochelle ! ... Certains l’appellent l’idole des Jaunes (et noir), il en est même qui l’envient (en broyant du noir… en jaune), des qui ont oublié de vivre... le rugby.

Alors moi, je lui dis merci… merci d’avoir ressuscité notre rugby, tant aimé depuis cinquante ans. Ce rugby que la France avait cru mort, cloué dans un stade entre quatre planches, un triste soir de novembre.

Car le French Flair, comme les légendes, ne meurt jamais pour qui sait en jouer.

Et Les Maritimes nous l’ont démontré dans un Crunch que l’on aimerait revoir l’année prochaine au Stade de France en retrouvant notre icône nationale prête, pour nous, à...

ALLUMER LE FEU !

 

 

Les autres matches en bref...

Dans la poule 1, l’Ulster a su prendre le meilleur chez les Harlequins, dans un match au score étriqué (5-17) sous la neige, dans des conditions difficiles, alors qu'un peu plus loin on avait préféré reporter le match.

Les Rochelais dominent outrageusement cette poule et cette compétition avec le maximum de points et de chances de se qualifier pour les quarts de finale. 

Dans la poule 2, dimanche après-midi, Clermont a vu son match chez les Saracens annulé, pour cause d’intempéries empêchant les spectateurs d’accéder au stade en toute sécurité. Curieuse décision, quand on sait qu’à quelques kilomètres de là, l’accès au Stoop de Twickenham ne posait pas de problème aux supporters des Harlequins.

Une sage décision, on va dire, qui n’arrange pas les supporters clermontois. Ils ne pourront sans doute pas rester jusqu’au lendemain, jour du report de la rencontre (lundi 15h, non finalement à 18h30, et à huis clos).

Ajout de la rédaction 11/12 : Victoire écrasante de Clermont chez les Sarries (14-46), historique, comme celle au Munster l'an passé ou encore chez le Leinster, il y a quelques années. Les Auvergnats sont les chasseurs de champions, une aubaine pour les futurs qualifiés en quarts qui se passeraient bien des Saracens, de retour en forme. Car ce lundi, les Anglais étaient méconnaissables, à l'image de Farrel (fantomatique). Par contre, il y a eu un Raka de gala et un festival d'essais à faire rougir un Rochelais. Fabuleux ! ... Merci !

Dans l’autre match, à Northampton, les Ospreys se sont régalés en disposant des Anglais dans un match plein et bonifié, avec onze essais à la clé (32-43).

Les Gallois se replacent en outsiders derrière les deux ogres de cette poule. C’est fini pour Northampton.

Dans la poule 3, vendredi soir, Montpellier s’est rassuré en décrochant un succès bonifié à Glasgow (22-29), grâce encore à la puissance de ses avants qui aura fait la différence dans un match brouillon des deux côtés.

Les Héraultais se replacent ainsi dans la course aux premières places à hauteur de Exeter défait chez lui par le Leinster (8-18), intraitable comme toujours, en coupe d’Europe.

Les Irlandais sont désormais à six longueurs de leurs poursuivants quand le leader écossais de la PRO 14 peut déjà dire adieu à la qualification.

Dans la poule 4, samedi après-midi, Castres a su faire le dos rond chez lui avant de l'emporter face à un Racing 92 pourtant dominateur (16-13). Les Franciliens ont laissé filé le match à l’image de cette balle de Thomas, dans l’en-but castrais alors que l’essai était tout fait ou encore des tentatives manquées au pied de Gibert puis Iribaren, en fin de rencontre. C’est finalement le seul essai tarnais (par Vaipulu, à la 70è) qui aura le dernier mot.

De son côté, le Munster n’a pas fait de quartier face aux Tigres du Leicester en l’emportant avec bonus (33-10). Les Irlandais sont seuls aux commandes dans cette poule, quand les trois autres protagonistes ont tout à faire encore pour espérer une deuxième place qualificative.

Dans la poule 5, samedi encore, Toulon s’est bien compliqué la tâche pour battre Bath alors que le point de bonus lui tendait les bras (24-20). Heureusement que Belleau était là pour donner la victoire aux siens sur un exploit personnel, pourtant très risqué.

C’est le monde à l’envers chez les Varois qui sont incapables de finir des actions collectives bien menées et qui par individualité, soit marquent, soit offrent des points. Que de cadeaux de Noël avant l’heure pour ces Anglais qui n’en demandaient pas tant et repartent avec un point de bonus défensif qui en vaut deux puisque les Toulonnais n’ont pas réussi à prendre celui du bonus offensif.

Dans l’autre rencontre, Scarlets a eu beaucoup de mal à prendre le meilleur sur Trévise, décidément au niveau de cette coupe d’Europe (33-28). Il n’y a plus « d’équipe italienne ».

Avec trois victoires à l’arrachée, Toulon domine cette poule au classement, contre le cours du jeu qu’il propose. Tant mieux pour la suite, en espérant que le triple champion d’Europe nous montrera autre chose en Angleterre.

à noter, au passage : Sale temps pour les Rosbifs, ce week-end ! ;-)

Tous les résultats officiels du week-end >> 

 

En ce qui concerne la Challenge Cupvous trouverez également tous les résultats sur le site officiel de l’EPCR.

Pau cartonne, Toulouse et le Stade Français reprennent espoir.

Bordeaux, Agen, Brive et Lyon chutent, Oyonnax sombre.

 

La semaine prochaine…

On reprend les mêmes et on s’invite chez l’autre…

Vous connaissez la musique de cette quinzaine européenne d’avant Noël. Les matches retour promettent de belles affiches, à commencer par celle entre Clermont et le champion en titre.

Les Anglais de Bath et des Wasps auront aussi un sentiment de revanche qui laissent à espérer deux autres Crunchs aussi appétissants face, respectivement, à Toulon et La Rochelle.

 

A suivre, dès samedi 16 décembre :

  • Montpellier – Glasgow, 14h (beIN) : En remettre une couche,
  • Racing 92 – Castres, 16h15 (beIN) : Se remettre à l’endroit,
  • Bath – Toulon, 18h30 (beIN) : Reprendre les cadeaux offerts.

Puis, dimanche 17 décembre :

  • Wasps – La Rochelle, 14h (beIN) : Encore !
  • Clermont – Saracens, 16h15 (Fr2) : On joue ou bien ?

Tous les matches >>

 

S’agissant de la Challenge Cup et les 8 autres clubs du TOP 14, veuillez consulter le site de l'EPCR qui vous en détaillera le programme.

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03 décembre 2017

Les brèves d'Ovalie - Edition n°286

Le Lou en voie de disparition ?

TOP 14... 12ème journée                       Toulon – Lyon       39 – 11

Ashton, le lévrier anglais qui fait tomber le Lou

Ashton en chasseur de meute.

Dans le Var, le Lou, on n’aime vraiment pas.

Depuis qu'il y a saigné la plupart de ses brebis, avec le départ de Mignoni (lui qui l'a relancé en France), comme Michalak, Pélissié, Armitage, Wulf, Ivaldi, Gill et Belan, tous les éleveurs de champions qui sont passés par Toulon vous le diront. 

Et le père Galthié, ancien chasseur des Cévennes, s’en méfie encore plus que quiconque.

« Je n’aime pas les voir traîner dans nos 22 pendant que nos avants pacagent »

Depuis que Mourad Boudjellal a pris les rênes du RCT, il a remplacé les agneaux de la région par des chiens de garde des Pyrénées... outre-Pacifique, une race aux griffes un peu plus tranchantes que les patous Bastareaud du coin, des champions du monde de l’attaque qu’on appelle Nonu, Radradra ou Fekitoa, sans parler du lévrier anglais insaisissable, Ashton.

Et Mourad l’avait mauvaise depuis ses trois dernières défaites consécutives, dont celle amère, chez lui, face à la meute de son meilleur ennemi, Lorenzetti, celle-là même qui avait pris chère face au Lou, justement, à Colombes.

« C’est révoltant de voir notre défense prise à la gorge par des attaques surprises et solitaires, alors qu’elle broute tranquillement une relance dans notre champ. »

Alors ne lui parlez pas de la défense du Lou !

Elle en a pris un sacré coup samedi soir à Mayol, sous une lune et devant des tribunes presque pleines. Plus de dix milles moutons hurlaient à sa mort, sous les coups de crocs des chiens enragés varois, attaquant en meute un visiteur bien trop isolé.

Car les Racés Canidés Toulonnais n’ont pas attendu pour faire mordre la poussière à ce prédateur égaré, ancien roi protégé du TOP 14, descendu de son piédestal depuis un mois, avec aussi trois défaites consécutives.

Les premières charges monstrueuses des bêtes varoises eurent raison d’une défense impuissante, notre patou Bastareaud concluant avec autorité, sur une ultime percussion, le premier essai dans son pré.

La meute toulonnaise, en rouleau compresseur, roula sur sa proie, laissant libre cours(e) à son finisseur d’élite, Ashton, d’atteindre sa cible et inscrire un doublé pour un bonus offensif victorieux.

À 29-6, avant même l’heure de jeu, le visiteur déjà éteint, la queue basse, replié sur sa défense et abandonnant toute idée de se casser à nouveau les dents sur ce mur de férocité, semblait capituler.

Mais la chasse au Lou n’était pas terminée.

Le public exulta quand Chiocci puis Pietersen abattirent deux nouvelles cartes dans l’en-but lyonnais avant que l’ancien de la maison varoise, Gill, ne sauve l’honneur des siens.

Une quatrième défaite consécutive pour l’ex-leader d’octobre. La Rochelle, Clermont, Toulouse puis samedi soir Toulon l’ont tour à tour prié de descendre des sommets, avant de se rendre à Montpellier pour sans doute une extinction des sommets du TOP 6.

Mignoni parviendra-t-il à sauver sa bête traquée ?  

 

Les autres matches en bref...

La Rochelle (1) – Montpellier (2)          26 – 14

Bouge de là !

Enfin ! La logique s’opère dans ce TOP 14. Brillants depuis le début de saison, avec un jeu total et désormais efficace, les Maritimes ont pris la tête du championnat. Une place de leader chippée à son adversaire du jour, en mal de jeu et de réussite depuis la tournée internationale.

Les Rochelais ont dominé cette rencontre non sans mal, face à la puissance réputée des Montpelliérains. Mais ces derniers ont payé cher leur indiscipline par la botte locale parfaite de Balès.

Si à cela vous ajoutez la lumineuse cavalcade de Jordaan, driblant au pied N’Ganbede jusque dans l’en-but en première période, et les crochets dévastateurs de Broke James qui ont mystifié toute la défense adverse en seconde, vous obtenez une belle victoire que le seul essai héraultais de Ruffenach n’a pas suffi à obtenir un bonus défensif, longtemps à portée de point.

Les Rochelais sont donc les nouveaux leaders et devraient, comme la saison passée, ne plus lâcher leur trône. Mais les hommes de Cotter n'ont pas dit leur dernier mot. Le duel n'est pas terminé.

Stade Français (11) – Racing 92 (4)      27 – 17

Jean-Bouin n'oublie pas

Il n'est pas loin le temps où les travées du stade de la porte d'Auteuil tremblaient à l'idée de voir venir son voisin et rival. Même si le temps de la fusion est révolue, le Racing ne sera jamais le bienvenue à Jean-Bouin.

Et les Parisiens l'ont fait savoir d'entrée à leur adversaire qui semblait serein, assis sur ses quatre victoires consécutives, presque certain d'en décrocher une cinquième ici.

Que nenni ! 24-0 au bout de trente minutes, le ton était donné, après trois essais des Stadistes, dont le premier de Macalou et un doublé de Waisea, avant la première réaction des Racingmen par Fa'aoso.

La seconde période verra les visiteurs prendre le dessus sur des Parisiens toujours vulnérables à l'heure de jeu, Dulin profitant d'une belle relance de Imhoff pour conclure en relais avec Iribaren. Mais cela sera bien insuffisant pour faire tomber les Parisiens, Plisson assurant l'essentiel pour éloigner le Racing du moindre point de bonus.

Le derby aura ravi au moins le public de Jean-Bouin.

Toulouse (6) – Castres (5)                    31 – 41

Quelle claque !

Les Toulousains ne s’attendaient pas à ça après leur prometteuse victoire à Lyon. C’était oublier l’étonnant réalisme castrais qui lui avait valu quatre victoires d'affilée, dont les deux dernières face à Toulon et La Rochelle.

Après un chassé croisé au score qui équilibrait les débats, les visiteurs ont assommé leur hôte à l’heure de jeu sur une échappée de Caminati conclue par Taumoepeau, aussitôt suivie par un ballon porté jusque dans l’en-but par Jenneker. Six essais contre quatre dont un de pénalité, Toulouse s’inclinait sans même le bonus défensif.

Une belle claque qui coïncide avec le retour des internationaux et de leur doute. Tiens tiens !

Le CO s’installe dans le TOP 6, au pied du podium, une belle affaire, une performance historique même, tant il n’avait pas gagné à Ernest-Wallon depuis la mort de Claude François.  

Pau (10) – Bordeaux (8)                         27 – 17

Il est beau mon Hameau !

C’est dans une enceinte nouvellement bien remplie (18000 places au lieu de 13000) que les Palois ont offert à leurs supporters leur quatrième victoire à la maison face à des Bordelais qui avaient pourtant à cœur de rattraper le nul concédé chez eux face à Brive.

Après une première période dominée par les visiteurs, la Section a remis la main sur un match qui semblait lui échapper, comme la précision au pied de Colin Slade. Il aura suffi de deux essais dans le second acte (par Daubagna dès l’entame, puis par Malié, dix minutes plus tard), d’un adversaire moins précis et inspiré, ainsi que de la botte plus adroite de Taylor pour que le nouveau Stade du Hameau exulte au coup de sifflet final.

Pau se rapproche désormais de Bordeaux au classement, à cinq longueurs du TOP 6.

Clermont (9) – Agen (13)                       35 – 26

Poussif, laborieux, pitoyable.. cherche synonymes désespérément !

Le champion de France commence à nous habituer à ses frasques rugbystiques. Dominateur mais imprécis et maladroit. À chaque contre, il s’est fait punir, et par le même homme, Tinsley, toujours à l’affut et à la conclusion pour un triplé.

Du coup, l’ASM a dû multiplier les efforts pour creuser l’écart et aller chercher un bonus offensif que tous ont pris à domicile face aux promus. Mais à chaque fois, la punition est là. La moindre maladresse se paye cash.

Si le match pouvait sembler agréable à regarder, avec neuf essais et des Agenais loin de laisser le jeu aux mains des locaux, on ne peut s’empêcher de penser que ces Auvergnats cherchent le bâton pour se faire battre, avec quelques offensives en slip pour finir à poil, sur une faute de main, devant la ligne d’en-but.

Certes, Clermont fait tourner pour jouer sur tous les tableaux, championnat, coupe d’Europe et scène internationale, mais on peut se demander ce qui l’attend chez les Saracens dimanche prochain…

Au moins, ce serait bien de changer de slip avant de s’y rendre.

Brive (12) – Oyonnax (14)                      33 – 30

D’un cheveu…

L’égalité parfaite aurait été méritée pour les Oyomen, un peu comme la semaine passée face aux clermontois, car les Coujoux ont eu très chaud jusqu’au bout.

Heureusement pour eux, Botica avait préféré visé la victoire sur sa dernière pénalité en optant sur une pénal-touche vaine, alors que le point supplémentaire du match nul lui tendait les bras de ses perches.

Un duel de tous les dangers pour la dernière place que les Brivistes ont joué avec la peur, à l’image de Germain, pas dans un bon jour sur ses tentatives au pied.

Trois essais partout, une pénalité de moins pour les visiteurs qui restent lanterne rouge malgré le point de bonus défensif.

 

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

La semaine prochaine…

La coupe d’Europe revient et promet d'être sans pitié.

Dans la cour des grands de la Champions Cup, la double confrontation qui vient sera cruciale pour s’installer à la première place, notamment pour nos trois favoris, La Rochelle, Toulon et Clermont.

Ce dernier aura la tâche la plus compliquée en devant ramener au moins un point de plus sur le champion en titre.

Pour Montpellier, Castres et le Racing 92, une défaite à domicile serait synonyme d’élimination directe.

 

A suivre, dès vendredi 8 décembre :

  • Glasgow – Montpellier, 20h45 (beIN) : Plus le droit à l’erreur.

A suivre, dès samedi 9 décembre :

  • Toulon – Bath, 16h15 (beIN) : C’est qui le patron ?
  • Castres – Racing 92, 18h30 (beIN) : Arrangements entre amis ?

Puis, dimanche 10 d&cembre :

  • La Rochelle – Wasps, 14h (beIN) : Prendre le large,
  • Saracens – Clermont, 16h15 (Fr2) : Comme on se retrouve !

Tous les matches >>

 

S’agissant de la Challenge Cup et les 8 autres clubs du TOP 14, veuillez consulter le site officiel de l’EPCR qui vous en détaillera le programme.

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26 novembre 2017

Les brèves d'Ovalie - Edition n°285

Des bébés bien vaccinés, là !

TEST MATCH... Tournée d'automne  (3)          France – Japon       23 – 23

Quand Docteur Novès les vaccine

« Dites 23 ! »

L’équipe de France est malade. Gravement.

La batterie de tests de ce mois de novembre a révélé le mal profond qui l’a gagnée, en quatre défaites, tant ce match nul apparaît comme la plus difficile à avaler.

Si les Japonais ont montré un niveau de jeu aussi surprenant que de grande qualité, nos Bleus n’ont jamais réussi à rivaliser dans l’intensité et la vitesse d’exécution du leur. Et quel leurre !

Dans cette enceinte toute neuve de Nanterre, chaudement couverte pour leur éviter justement de jeter plus d’effroi dans une tournée à l’ambiance de plus en plus glaciale en tribunes, nos jeunes Coqs se sont faits plumer de toute envie, de toute combativité et de tous moyens de remporter le seul match, au bout du compte, à leur portée de bec.

Un bec que les hôtes de la prochaine coupe du monde leur ont cloué en 80 minutes, gâchant du même coup la fête d’une autre victoire, celle d’avoir gagner le droit d’être les suivants, en France, en 2023. Tandis que nos Bleus tentaient de soigner leurs plaies béantes dans tous les secteurs du jeu, s’essoufflant, les bouches ouvertes, le comité organisateur français autour de la FFR, lui, n’avait qu’un seul mot à nous servir pour diagnostiquer le mal.

« Dites 2023 ! 

- C’est grave, docteur ? »

Professeur Novès et ses infirmiers avaient beau nous assurer que non, que leurs bébés avaient besoin de prendre des forces et de s’immuniser contre les maladies de haut niveau, aussi bien mentales que techniques, ils n’en restaient pas moins perplexes à la fin de cet ultime examen. Au moins ils sont bien vaccinés, là !

Pas seulement contre le classique DTP qui englobe le doute, la trouille et la pression. Mais aussi contre bien d’autres maladies chroniques à ce niveau, et surtout en France : les en-avants, les ballons rendus, la précipitation, le manque de soutien, les contre-rucks, les placages ratés, le manque d’initiative et l’absence cruel d’automatismes qui ont causé tant de pertes de balles dans les 22 adverses.

Durant ces quatre tests, ces 'b'leus ont donc été piqués au vif pour protéger la santé de l’équipe de France, à l’avenir… au moins jusqu’en 2023. Elle n’en sera que plus forte et prête à combattre les All Blacks, les Springboks et même ces incroyables Cherry Blossoms dont le jeu a ébloui l’U Arena, samedi soir, comme personne ne l’aurait imaginée.

Quel trio étincelant derrière avec Matsushima, Talekawa et l’auteur du deuxième essai, Lafaele, complété des très remuants ailiers Lemeki et Fukuoka. Dommage que YuTamura n'ait pas été plus adroit au pied. Retenez bien ces noms (si vous y parvenez) car on pourrait bien en retrouver un ou deux au RCT les saisons prochaines.

Il ne sert à rien de refaire ici le match (vous avez déjà assez souffert pendant 80 minutes) en accusant les joueurs et le staff tricolores, cela ne changera rien au problème de fond. Les vaccins, on le sait, ça fait mal pendant trois jours et après on est tranquille pour la vie, en faisant des rappels de temps en temps.

On va donc continuer à souffrir en silence pendant ces trois premières années de Novès et aller au Japon avec des couilles de Springbok, des jambes de Wallaby et une sérénité de Kiwi, le couteau du French Flair entre les dents et ramener ce putain de Trophée Webb Ellis en France.

À moins qu’on oublie tout simplement de leur rendre celui que les All Black nous ont prêté pour faire les fanfarons avec à la mi-temps de ce mortel France-Japon dans cette enceinte où seuls les joueurs français avaient oublié que c’était d’abord une salle de spectacle.

Les Cherry Blossoms, dans l’animation, ainsi que le public dans sa ola ou son concours de lancer d’avions, ne s’y sont pas trompés, eux.

Sinon, le U Arena ? … euh… Comment dire ? sensations bizarres et écrans illisibles. C’est une salle avec ses parfums caoutchouteux, pas un stade. Allez donc y voir par vous-même, mais personnellement, je n’ai pas été emballé.

 

Les autres matches en deux mots...

Géorgie – États-Unis                                21 – 20          Les Lélos sur le fil

Italie – Afrique du Sud                             6 – 35           Une Squadra sans armes

Écosse – Australie                                    53 – 24          Un de moins et les Wallabies sombrent

Angleterre – Samoa                                 48 – 14          Le XV de la Rose déroule

Roumanie – Tonga                                   20 – 25          Des Chênes trop fragiles

Fidji – Canada                                           57 – 17          Sans partage

Pays de Galles – Nouvelle-Zélande        18 – 33          Une heure d’illusions avant la claque classique

Irlande – Argentine                                 28 – 19          Des Irlandais au TOP

 

 

La 11ème journée du TOP 14 en bref...

Racing 92 (4) – Montpellier (1)            26 – 0

Une dernière à Colombes réussie

Les Racingmen confirment leur prestation à Toulon en infligeant, avec le bonus s’il vous plait, une petite fessée au leader, aux abonnés absents et reparti fanni. Sans conséquence pour lui puisque le trône est sauf.

Les Franciliens ne pouvaient rêver mieux comme dernière au stade Yves du Manoir avant de découvrir le gymnase de Nanterre.

Lyon (3) – Toulouse (5)                         9 – 17

La descente aux enfers

Gros problèmes en conquêtes, touches offensives perdues, défense toulousaine intraitable, le Lou a laissé filer le match pour une troisième défaite consécutive, la deuxième à domicile. Ça commence à faire mal à la tête pour les hommes de Mignoni.

Les Toulousains, eux, surfent sur la vague Holmes, impérial en 10 en place de Doussain (à se demander ce qui passe parfois dans la tête de Mola) et remontent à la 5è place au classement.

La Rochelle (2) – Pau (10)                      44 – 14

Emporté par la vague

Il est une autre vague qui vaut celle de Nazaré quand elle se met en roue libre, c’est celle du jeu offensif des Maritimes. 6 essais dont un doublé de Rattez ont littéralement submergé la défense paloise, impuissante.

Les Rochelais sont de retour… Le duel pour la première place promet un gros match, samedi prochain.

Castres (6) – Toulon (8)                        20 – 19

Toulon au bord de la crise de nerfs

C’est le troisième revers de rang pour le RCT, ce qui a fini par agacer son président et même Galthié, un peu énervé en bord de terrain, avant d’aller faire sa pige de commentateur pour France 2. On en serait presque venu aux mains avec Urios qui a préféré frapper son homologue du doigt, une première.

Altercation ridicule comme la prestation des Toulonnais, pourtant toujours bien servis par leurs trois-quarts, irréprochables. Ashton, Nonu et Fekitoa y sont encore allés de leur essai quand Caminati parodiait l’anglais dans un saut de l’ange presque parfait et que l’arbitre offrait l’essai de pénalité de la victoire aux Tarnais grâce à puissance de leur pack.

Ça cloche toujours chez les Varois, exclus du TOP6.

Bordeaux (7) – Brive (13)                      27 – 27

Accident de parcours

Les Bordelais se sont faits surprendre par des Brivistes entreprenants. 4 essais pour les Coujoux dont un doublé de Lapeyre, ce qui n’est pas un pléonasme ici.

Les locaux s’en sont remis à la botte de Jalibert pour arracher le nul, sans vraiment briller comme à leur habitude. Alors que Brive aurait pu espérer mieux avec plus de réussite au pied. Un moindre mal finalement pour l’UBB.

Oyonnax (14) – Clermont (9)                 32 – 32

Incompréhensible !

Vous pourrez me dire ce que vous voudrez, les blessés, les internationaux, les jeunes, le sursaut d’orgueil des Oyomen, un Botica extra, Clermont est juste inexcusable, cette fois encore.

Quand une équipe de ce calibre, avec des Rougerie, Fofana, Parra, Lee et j’en passe mène 29-10 à la pause, le bonus offensif en poche, elle n’a pas le droit de ne pas canaliser son adversaire en gérant ses temps faibles. C’est le mal clermontois qui devrait confirmer une saison blanche, à oublier.

Bravo aux Oyomen qui grappillent les points comme il faut pour espérer se maintenir.

Agen (12) – Stade Français (11)             29 – 13

Pour le maintien

Les Parisiens ont joué vingt minutes puis les Agenais ont pris le relais pour une victoire amplement méritée, avec un doublé de Nakosi pour trois essais contre un seul, celui d’Arias en début de rencontre.

Agen est en bonne posture pour se maintenir, les débats en bas de classement n’ont pas fini d’être passionnants avec les Stadistes qui ont décidé de s’en mêler.

 

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

La semaine prochaine…

Un dernier petit tour en TOP14 et puis s’en vont…

Le championnat revient avant une nouvelle quinzaine européenne cruciale. Autant dire que les cadors du championnat vont s’y préparer comme il se doit, quitte à se passer des meilleurs… ou pas.

Une belle affiche en haut de classement ouvre le bal de cette 12ème journée pour se finir avec le derby fratricide parisien. Ce serait dommage pour tout le monde de faire l'impasse.

 

Au programme, à partir de samedi 2 décembre :

  • La Rochelle – Montpellier, à 14h45 (C+) : Bouge de là !
  • Brive – Oyonnax, à 18h (r+) : éclairé à la lanterne rouge,
  • Pau – Bordeaux, à 18h (r+) : se ressaisir immédiatement,
  • Toulouse – Castres, à 18h (r+) : dans la dynamique,
  • Toulon – Lyon, à 20h45 (C+ sport) : une 4ème défaite consécutive pour qui ?

Puis dimanche 3 décembre :

  • Clermont – Agen, à 12h30 (C+) : le volcan en éruption,
  • Stade Français – Racing 92, à 16h50 (C+) : un derby en fusion.

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19 novembre 2017

Les brèves d'Ovalie - Edition n°284

En attendant 2023...

TEST MATCH... Tournée d'automne  (2)          France – Afrique du Sud       17 – 18

Roulez jeunesse ... jusqu'en 2023 !

"On n’a pas été invités !"

Ce XV de France semblait dépité face à cette nouvelle défaite, tel un jeune premier éconduit par sa belle, cette Sud-africaine qui lui avait déjà laissé un goût amer lors du dernier bal, en juin.

Samedi soir, sur la piste du Stade de France, les Bleus attendaient donc une invitation pour prendre leur revanche.

Seulement ils n’ont rien vu venir. Pas sympa, ce match, c’est le moins qu’on puisse dire.

Ne pas inviter l’hôte du Stade de France, c’est un comble tout de même.

Tandis que les Français attendaient leur carton d’invitation pour prendre part à la fête, les Springboks, que les Irlandais n’avaient pas ménagés une semaine auparavant à Dublin (38-3), en profitaient pour s’installer dans le match dès l’entame avec un essai de Leyds, suivi d’une pénalité de Polard (0-8).

Les Français, vexés, tapèrent alors l’incruste, à la 25ème minute, sur une balle chipée en touche par Jedrasiak, avant que le reste de l’équipe ne la mette hors de portée de l’adversaire sur l’aile de Thomas et que le jeune Belleau ne l’avale tout rond dans une échappée finale jusqu’entre les perches.

Revenus à un point, après sa propre transformation, le demi d’ouverture tricolore ouvrait même, à moitié, une porte à ses compères en passant devant par une pénalité à une vingtaine de mètres (10-8).

Pendant ce temps-là, son homologue africain manquait toutes ses tentatives, à deux doigts de sortir les siens du bal et laisser nos Bleus seuls sur la piste de danse.

Mais c’est justement quand on pensait le carton d’invitation en poche que Monsieur Owens allait en sortir un autre de la sienne, fatal pour un de nos Coqs, pris la main dans le sac d’une faute grossière d’anti-jeu.

Serin offrait l’occasion à Polard et les siens, en supériorité numérique, de s’installer à nouveau dans la rencontre avec trois points de plus et un nouvel essai de Kriel (10-18).

Le retour du jeune demi de mêlée allait offrir une dernière réaction d’orgueil comme un rachat personnel et collectif, sur une ultime charge offensive conclue par lui-même. Un leurre encore pour le minot de Bordeaux. Ce n'était décidément pas son jour, rendant le ballon sur la dernière munition au lieu de le jouer pour l'emmener dans le camp adverse. Les Springboks, peu effrayants pourtant, n'en demandaient pas tant pour conserver le cuir et la victoire.

Mais la victoire, cette semaine, semblait ailleurs pour le rugby de France, du côté de Londres. 

Laporte a sa Coupe du monde, en 2023 !

Au nez à la barbe des Irlandais et des Sud-africains. Il ne nous reste plus qu’à trouver d’ici là un rugby qui aille avec, pour ne pas faire comme les Anglais en 2015. Mais notre staff semble des plus optimistes… comme Yannick Bru.

« Je ne suis pas inquiet pour le rugby français. Au contraire, avec l’obtention de la Coupe du monde 2023, il va avoir des jours très positifs dans un avenir que j’espère le plus proche possible. »

Moi je le serai, optimiste, quand on se décidera à mettre la charrue de notre rugby derrière les bœufs qui dirigent ses instances.

Installez des cadres en équipe de France et faites jouer nos jeunes dans les clubs pro, chaque week-end … et pas l’inverse !

 

Les autres matches en deux mots...

Japon – Tonga                       39 – 6            Les Nippons sont prêts, nos Bleus prévenus

Italie – Argentine                 15 – 31          Des Pumas trop forts pour la Squadra

Roumanie – Samoa               17 – 13         Les chênes tiennent bon

Angleterre – Australie          30 – 6            Un XV de la Rose royal

Pays de Galles – Géorgie      13 – 6            Diable que ce fut laborieux !

Écosse – Nouvelle-Zélande  17 – 22          Un XV du Chardon sans complexe

Irlande – Fidji                        23 – 20          Des Irlandais un peu trop relâchés

 

 

La 10ème journée du TOP 14 en bref...

Clermont (9) – Lyon (2)                         39 – 18

Parra en leader

Secoués par le leader, les champions de France se sont appuyés, une nouvelle fois, sur la force athlétique de Raka (auteur d’un doublé et d’une passe décisive pour Strettle) et celle mentale d’un Parra des grands jours.

Le demi de mêlée, ex-international, a de nouveau dépanné à l’ouverture (Fernandez s’étant blessé au genou dès la 22ème minute), pour prendre le jeu en mains et mener les siens vers une victoire bonifiée. À l’image de son propre essai plein d’opportunisme et du dernier, arraché par Timani, qu’il pousse jusque dans l’en-but.

Le leader lyonnais est tombé de son piédestal au Michelin, malgré deux concrétisations de Wulf, puis Tuva, Beauxis n’ayant pas été dans un bon jour au pied.

L’ASM peut être heureuse d’avoir sous la main un joueur du niveau et de l’expérience de Parra en cette période internationale, pourrie par la malchance au poste de la charnière. Et si c’était son destin de s’aguerrir au poste de demi d’ouverture, malgré lui ? L’avenir nous le dira.

Montpellier (1) – Toulouse (5)              32 – 22

Tout bonus pour le nouveau leader

Montpellier n’a pas trop souffert de l’absence de ses internationaux, contrairement à son adversaire qui ne joue pas pareil sans son moteur Dupont. Holmes aura tenu la dragée haute au pied avant de voir le MHR prendre l’ascendant, notamment en seconde période, en supériorité numérique.

Quatre essais, de Serfontein, Ngandebe (prometteur ce gamin à l'aile) en première mi-temps, puis de Mogg et Tomane en seconde suffiront à conserver un bonus offensif face au seul essai toulousain (Dyk).

Un bonus qui vient à point nommé et qui offre la place de leader à la formation de Cotter. Elle ne devrait pas la concéder de si tôt.

Toulon (8) – Racing 92 (4)                    29 – 40

Le leurre des Fantastiques

Encore une fois, le RCT a montré le vide de son collectif avec un plein d’individualités. Ashton, Nonu, Pietersen, Radradra et Fekitoa, des trois-quarts phénoménaux, animés par un wisniewski de retour.

Pourtant c’est bien le XV du Racing qui a fait le jeu à Mayol sous la baguette de Pat Lambie, impeccable dans l’occupation et au pied face aux perches, passeur décisif sur le premier essai de Dulin. Carter peut continuer à se la couler douce.

Fekitoa, Pietersen et Ashton ne faisaient qu’atténuer, par leurs fulgurances, la domination des visiteurs, donnant espoir à tout un stade qui pouvait croire, après le doublé de Pietersen (53è), à la victoire de son équipe. Et pourtant, ce sont bien les Racingmen qui allaient la cueillir, comme cette balle interceptée par Andreu, avant que Dupichot n’enfonce le clou, par deux actions splendides, dont il conclura la dernière sur la sirène, ôtant même le bonus défensif aux locaux.

Toulon fait rêver avec ses « Fantastiques » qui font le show à chaque fois, mais sur le fond de jeu, les hommes de Galthié tâtonnent. À passer son temps à la télé, le manager varois risque de faire comme à Montpellier, passer à côté de l’essentiel.

En attendant, le Racing lui pique sa 4è place et le sort du TOP 6.

Castres (7) – La Rochelle (3)                31 – 15

Trop facile

À démarrer aussi aisément, avec une réussite qui leur a souri aussi rapidement, les Castrais ont déroulé un jeu parfait en première période pour mener 21-3 à la pause, le bonus offensif en poche.

Oui, mais il fallait être aussi efficaces au retour des vestiaires pour le conserver et ne pas laisser les Rochelais remettre la main sur le ballon. Indisciplinés, les Tarnais cumulaient les cartons jaunes, permettant aux visiteurs de marquer deux fois et priver le CO de son précieux point de bonus.

L’essai de Smith en fin de rencontre assurera la troisième victoire consécutive des Tarnais qui recollent au peloton du TOP6 quand les Maritimes conservent leur place sur le podium.

Bordeaux (6) – Agen (12)                      33 – 23

Peur sur Chaban

Un peu comme à Castres, les Bordelais ont démarré parfaitement leur rencontre pour mener 27-5 avant de se déliter et perdre Jalibert, sur blessure à la cheville (50è), puis Clerc sur carton rouge (63è).

Talebula prendra le but et inscrira même un drop pour sécuriser une victoire que les Agenais ont tout fait pour contrarier. Après l’essai de Laporte en première période, Miquel et Tisley avaient ramené leur équipe à quatre points.

L’UBB a eu chaud et Agen repart sans rien.

Pau (10) – Brive (13)                               34 – 15

Comment se compliquer la vie

Un peu comme à Castres… vous connaissez le couplet.

Une première mi-temps maitrisée par les Palois avec trois essais, un bonus offensif aussitôt enlevé par les Coujoux avant la pause. Et puis une seconde période brouillonne, avec beaucoup d’indiscipline, sept cartons dont un rouge de chaque côté à l’issue du match, tant monsieur Hourquet finit par perdre patience.

La Section n’a jamais réussi à reprendre le bonus malgré l’essai de Ramsey à l’heure de jeu, les Brivistes transformant leur camp en un champ de bataille âpre.

Stade Français (11) – Oyonnax (14)      39 – 35

Paris aux deux visages

Dimanche midi, à Jean-Bouin, le Stade Français a fait du Stade Français.

Joueur, époustouflant, jusqu’à l’heure de jeu. Cinq essais signés Ensor (deux fois), Pyle, Zhvania et O’Connor pour mener 39-16 alors que les Oyomen n’avaient marqué que deux fois par Codjo et Gondrand.

Et puis y a plus personne. Où juste l’adversaire qui remonte petit à petit le score. Trois essais de Ma’Afu, Botica et Sobela donnaient des sueurs froides à tout un stade et le bonus défensif aux visiteurs.

C’est ça Paris, à Jean-Bouin. Mais quel spectacle au moins !

 

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

 

La semaine prochaine…

Redoublement pour tout le monde !

Le TOP 14 et la tournée d’automne du XV de France poursuivent leurs chemins, côte à côte, chacun dans son « faussé ». Le premier, privé de ses forces vives, le second de ses certitudes avant d’affronter une équipe du Japon décomplexée.

Est-ce que tout cela a un sens ?

Et si, pour mettre fin aux doublons, on ne regardait pas, on ne se déplaçait pas dans les stades, histoire de leur dire que l’on n’en veut plus, que l’on n’en peut plus de ces aberrations qui faussent tout, faisant du championnat une loterie et des prestations du XV de France une tournée au ridicule ?

Et si ma tante en avait, oui je sais, on l’appellerait… en équipe de France !

Alors continuons comme si de rien n’était, puisqu’au fond, rien ne semble bien grave puisqu'on a la coupe du monde en 2023...

 

Au programme du TOP 14 à partir de samedi 25 novembre :

  • Castres – Toulon, à 14h45 (C+) : attention au réveil des Fantastiques,
  • Agen – Stade Français, à 18h (r+) : un vrai duel pour le maintien,
  • Bordeaux – Brive, à 18h (r+) : maintenir la cadence,
  • Oyonnax – Clermont, à 18h (r+) : le champion en croisade,
  • La Rochelle – Pau, à 18h (r+) : retrouver la maitrise,

Puis dimanche 26 novembre :

  • Racing 92 – Montpellier, à 12h30 (C+) : l’affiche des cadors,
  • Lyon – Toulouse, à 16h50 (C+) : remettre les pieds sur terre, et vite.

 

Le programme des matches internationaux, ce samedi 25 novembre :

  • Géorgie – États-Unis, 15h
  • Italie – Afrique du Sud, 15h
  • Écosse – Australie, 15h30
  • Angleterre – Samoa, 16h
  • Roumanie – Tonga, 17h
  • Fidji – Canada, 18h
  • Pays de Galles – Nouvelle-Zélande, 18h15
  • Irlande – Argentine, 18h30
  • France – Japon, 20h45  

 

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12 novembre 2017

Les brèves d'Ovalie - Edition n°283

J'en reste Baas-Baas !

TEST MATCH... Tournée d'automne            France – Nouvelle-Zélande       18 – 38

                                   Barbarians  Maori All Blacks       19 – 15

Merci pour tout, Monsieur Rougerie !

Ne nous y trompons pas…

Samedi soir, au Stade de France, il n’y a pas eu de match. Tour à tour, les All Blacks, en première période, puis nos Coqs, révoltés en seconde, ont été en démonstration face à un adversaire en contemplation.

On nous disait nos Bleus en herbe prêts à plonger dans le grand bain, face à ce qui se fait de mieux dans le rugby de haut niveau, les champions du monde.

Il n’en a rien été durant la première période, les minots se sont contentés de regarder jouer les maitres qui leur ont donné une leçon dont ils se souviendront longtemps.

Un jeu de passes à quinze, avec une dextérité et une vitesse d’exécution à couper le souffle et les élans offensifs de nos Coquelets qui auront tout juste le temps d’appliquer les notes qu’ils auront prises avec un essai en coin de Teddy Thomas. Quatre essais et 31-5 à la pause.

Rangez vos cahiers, fermez vos cartables, la classe est finie, y a plus rien à voir !

Sauf qu’il y avait un second acte que les Néo-Zélandais ont pris par dessus la jambe dès l’entame, à l’image de cette faute grossière de SB. Williams qui offrait un essai de pénalité à l’équipe de France. Les Bleus allaient alors infliger un 13-0 illusoire, en moins de dix minutes, à ce prestigieux adversaire, en infériorité numérique et flagrante baisse de régime.

Et puis plus rien. Si ce n’est de belles intentions et cet espoir, tout du long de la dernière demi-heure, de marquer cet essai qui les remettrait dans le match. Il s’en est fallu de peu à chaque fois, que ce XV tricolore ne franchisse la ligne, mené par un Dupont survolté et insaisissable, Thomas étant même à deux doigts de pied (en touche) d’inscrire un doublé et de faire vibrer le Stade de France.

Mais derrière cette réaction, certes prometteuse individuellement, mais en trompe-l’œil collectivement, se cachait les mêmes lacunes, ce manque de justesse et de finition que la pluie n’a pas aidé à combler, les Bleus échouant systématiquement au pied du mur néo-zélandais, là où ils auraient dû concrétiser leur domination avec des actions d’envergure abouties.

La réalité est bien plus difficile à avaler, à l’image de la fin de rencontre. Ces Bleus n’ont jamais rivalisé dès lors que les champions du monde décidaient d’accélérer, dessinant le cinquième essai en deux temps trois mouvements parfaitement exécutés et conclu par Naholo pour son doublé. Les All Blacks ont ainsi démontré, à qui avait  pensé le contraire, qu’ils n’ont jamais craint, une seule seconde, de voir filer cette victoire promise dès les premières minutes.

Car non, samedi soir au Stade de France, il n’y a pas eu de match.

Le vrai duel qu’il y a eu entre nos jeunes pousses françaises et de terribles All Blacks a eu lieu la veille, à Bordeaux, dans une ambiance extraordinaire, emmené par le grand frère Roro, aux bords des larmes pour sa dernière sélection internationale.

Les Barbarians tricolores, à la tunique « tri-bleutée » mythique, formant désormais la réserve officielle du XV de France, ont offert un combat digne des grandes batailles rugbystiques face à de redoutables guerriers de Nouvelle-Zélande.

De l’enthousiasme, du culot, de l’adresse et un essai plein d’opportunisme, voilà comment les Baas-Baas ont répondu à l’impressionnant haka Timatanga dès l’entame de cette rencontre, emmenée par un Couilloud qui en avait et un Rebbadj qui emportait tout sur son passage sur un contre que concluait parfaitement Chouzenoux (23è).

8-3, à la pause, au retour des vestiaires, le combat allait être aussi âpre que les minots français déterminés à ne pas laisser ces Maoris reprendre le match à leur compte après l’essai de Wainui (44è). Sur un ballon porté par un pack enragé, Pélissié aplatissait derrière l’en-but pour redonner l’avantage aux bleus Baas-Baas.

Un essai de pénalité, accordé bien généreusement par l’arbitre nippon peu inspiré, allait compliquer la tâche des Barbarians dans une fin de match irrespirable que le pied de N’Tamack aura permis de gérer avec quatre longueurs d’avance. Quatre petits points que la bravoure des avants aura également permis de conserver jusqu’au coup de sifflet final.

Quelle joie et quelle ambiance à Chaband !

Et quelle émotion de voir Aurélien Rougerie terminer sa carrière internationale sur cette victoire toute en symbole de passage de témoin à ces jeunes pleins d’envie et de talents.

Jalibert, Couilloud, Rebbadj, Ramos, N’Tamack, Pélissier, Chouzenoux et bien d’autres… retenez bien ces noms !

Parce que sont les jeunes pousses du XV de France. Et qu’à les arroser de jeu chaque week-end dans leurs clubs, comme le demandait Roro à la fin du match, l’équipe nationale en récoltera les fruits, bien plus vite qu’on ne pense. 

En espérant que contre les Springboks, samedi prochain, nos Bleus sauront s’inspirer de ces Baas-Baas-là et ne regarderont pas leur adversaire jouer une mi-temps avant de s’imposer.

Mais avec Dupont, Penaud, Thomas, Belleau et les autres, moi je veux bien y croire encore.

 

Une drôle de tournée des Bleus...

  

Les autres matches en deux mots...

Italie – Fidji                           19 – 10               La Squadra Azurra se rassure

Géorgie – Canada                  54 – 22              Des Lélos impressionnants

Écosse – Samoa                    48 – 38               Festival à Murrayfield

Angleterre – Argentine        21 – 8                 Des Anglais appliqués

Pays de Galles – Australie   21 – 29               Des Wallabies supérieurs

Irlande – Afrique du Sud      38 – 3                L’exemple irlandais

 

La semaine prochaine…

Le TOP 14 joue les doublures...

Pour sa dixième journée, le championnat de France fait son retour, en parallèle du deuxième grand test pour notre XV de France.

Pas de quoi réjouir clubs et supporters, privés pour la plupart de leurs forces vives. Pourtant, il faudra bien jouer le jeu pour ne pas perdre des points déjà difficiles à gagner, en temps normaux.

Samedi soir, les internationaux, eux, tâcheront de remporter leur premier test face à des Springboks humiliés à Dublin, et après que l'équipe bis aura pris sans doute une deuxième leçon, mardi, de nouveau face à d'autres All Blacks.

 

Au programme du TOP 14 à partir de samedi 18 novembre :

  • Clermont – Lyon, à 14h45 (C+) : le nouveau derby régional,
  • Bordeaux – Agen, à 18h (r+) : sur les pas des Baas-Baas,
  • Castres – La Rochelle, à 18h (r+) : l’aubaine tarnaise,
  • Montpellier – Toulouse, à 18h (r+) : le choc de ténors,
  • Pau – Brive, à 18h (r+) : se rassurer,

Puis dimanche 19 novembre :

  • Stade Français – Oyonnax, à 12h30 (C+) : ne pas se rater cette fois,
  • Toulon – Racing 92, à 16h50 (C+) : avec les restes.

 

Le programme des matches internationaux, ce samedi 18 novembre :

  • Japon – Tonga, 6h40
  • Italie – Argentine, 15h40
  • Roumanie – Samoa, 15h
  • Angleterre – Australie, 15h30
  • Pays de Galles – Géorgie, 15h30
  • Écosse – Nouvelle-Zélande, 18h15
  • Irlande – Fidji, 18h30
  • France – Afrique du Sud, 20h45  

 

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05 novembre 2017

Les brèves d'Ovalie - Edition n°282

Ce bon roi Jalibert

TOP 14... 9ème journée                       Toulouse – Bordeaux       38 – 37

La claque n'est pas passée loin pour les Toulousains !

« S’il la met, c’est le roi ! »

Samedi après-midi, à la fin de ce premier round de la 9ème journée du TOP 14, aucun des joueurs Bordelais n’aurait pu en vouloir à leur jeune buteur, malheureux.

Mathieu Jalibert, 18 ans, a été sans conteste l’homme de ce match complètement fou. Il aurait pu être sacré roi et la victoire devenir sa reine si seulement il avait su prendre son pied avec, à la toute dernière seconde, sur cette ultime pénalité, tel un baiser qui aurait scellé leur union… bordelo-béglaise.

La belle languissait pourtant à ses pieds depuis quarante minutes que son équipe et elle flirtaient ensemble, au nez et à la barbe du prétendant toulousain qui en avait fait sa promise en vingt premières minutes époustouflantes.

Car l’entame a été sans partage, au niveau des points tout du moins. 24-3, en dix minutes chrono pour les locaux, le temps pour Ramos de donner le ton avec une première pénalité, puis Kolbe de contrer à lui seul l’opportunisme des visiteurs, la main sur le jeu. Réceptionnant impeccablement un ballon haut, l’ailier sud-africain relançait les siens pour un essai d’anthologie qu’il conclura logiquement sur son aile. Guitoune l’imitait, trois minutes plus tard, sur une belle percée de Fickou, tandis que Ramos transformait sans faute. À peine le temps de dire ouf, avec une pénalité de Jalibert, les Bordelais encaissaient l’essai du bonus offensif par Marchand, après un joli numéro encore de Kolbe.

Oui, mais le hic, c'est que les Toulousains n’ont jamais vraiment eu le ballon.

Et le jeune Jalibert a été le fil conducteur de la rébellion bordelaise qui allait assommer debout leur hôte et ses supporters. 34 points en quinze minutes de folie !

Pélissié à la manœuvre sur un ballon porté, puis Lesgourgues en filou bien servi par Ravai qui retenait toute l’attention de la défense adverse sur lui. Talebula en rajoutait une couche, tout en force, pour l’égalisation quand Barraque surprenait une nouvelle fois ces Haut-Garonnais, au profil bas, complètement dépassés dans cette première période, Guitoune sanctionné d’un jaune pour un plaquage haut sur le marqueur.

Au retour des vestiaires, malgré l’infériorité numérique des siens, Kolbe ramassait un ballon qui trainait pour un contre fulgurant de cinquante mètres, redonnant de l'espoir dans les tribunes d’Ernest-Wallon.

« TOU-LOU-SAINS ! TOU-LOU-SAINS ! »

Si les supporters avaient retrouvé de la voix, ils allaient autant perdre de fair-play en même temps que leur équipe perdait le savoir-faire des premières minutes.

Jalibert, lui, continuait d’orchestrer le jeu d’UBB, sous les sifflets, en passant une pénalité à un quart d’heure de son sacre... inévitable. Seulement monsieur Gaüzère allait jeter le trouble dans une fin de match au renversement incroyable, voire douteux.

L’ouvreur bordelais faisait parler ses cannes et son talent pour offrir l’essai de la gagne sous les perches à Cros. Mais un arbitrage vidéo révélait un passage à vide de Connor sur Fritz, peu évident sur son influence dans l’action d’envergure qui suivit. Sur la pénal-touche toulousaine suivante, Tekori enfonçait, tout en puissance, un ballon porté jusque dans l’en-but.

Le cinquième essai local était transformé par Ramos et donnait un petit point d’avance vulnérable à Toulouse, dans un scénario renversant.

Mais ce n'était pas fini, après la sirène et une nouvelle confusion arbitrale (sur un avantage bordelais qui se transformait, on ne sait bien pourquoi, en mêlée), une pénalité était toutefois accordée aux visiteurs, grâce à la poussée écrasante de leur pack.

Le sacre du minot était imminent. C'était une certitude. Sauf que…

le bon roi Jalibert avait mis sa botte à l’envers.

Pas de quoi fanfaronner à la fin de ce premier couplet, je vous épargnerai toute parodie autre que celle de cette victoire. Car selon les dires de Saint Mola, Bordeaux méritait mieux et ce gamin-là était tout, sauf mal culotté.

Toulouse s’en sort bien, quand Bordeaux a trouvé dans cette défaite bonifiée une belle satisfaction dans l’animation du jeu par cet ouvreur prometteur qui a même effacé l’entrée d’une autre pépite, Romain N’Tamack.

Deux espoirs au même poste pour la coupe du monde 2023… certainement pas en France. Mais ça, c’est un autre débat.

En attendant, sur les autres terrains, d’autres demis d’ouverture, plein d’avenir ou pas, se sont fait remarquer.

 

Les autres matches en bref...

Lyon (1) – La Rochelle (3)                        15 – 19

Les vieux loups en action

Sous la pluie, à Gerland, ce sont des vieux briscards à l’ouverture qui ont orchestré ce duel au sommet. À défaut de grandes envolées rugbystiques, les coups de pied de Michalak et James ont occupé l’espace et fait parler d’eux, dans un équilibre quasi parfait avec cinq réussites chacun, malgré un échec du Rochelais compensé par la transformation du seul essai du match.

Car c’est bien le coup de bluff de Balès qui, en renard des surfaces autour des rucks, a fait basculer ce match en faveur des Maritimes, laissant le Lou sur sa fin avec seulement le bonus défensif à se mettre sous la dent.
Le demi de mêlée rochelais s'est faufilé tout seul dans la défense locale pour plonger entre les perches.

Des Lyonnais gênés par la pluie incessante et une conquête défaillante en l’absence de quelques joueurs clés, mais qui n’ont jamais lâché à l’image de Michalak qui n’a jamais été aussi fringuant que depuis qu’il ne joue plus en équipe de France.

Première défaite du leader à domicile, sans conséquence au classement, si ce n’est pour La Rochelle qui grimpe sur le podium derrière les Montpelliérains.

 

Montpellier (2) – Clermont (10)             28 – 24

Pouce, je n'joue plus !

C'est ce qu'on disait à mon époque dans la cour de récré, quand on n'en pouvait plus face à plus fort.

L'équipe rajeunie de Clermont (9 espoirs) n'a pas tenu deux mi-temps. Une première période de culot avec deux essais plein d'entrain pour lancer le jeu (Fernandez, Lee) avant que Betham n'en rajoute un dernier dès la reprise sur un contre de 80 mètres, face à des Montpelliérains contraints de répondre avec leur puissance de feu, Nadolo et Steyn (par deux fois, chacun).

Puis à l'heure de jeu, il n'y avait ni les jambes ni la tête pour relancer les offensives, juste de quoi réfréner celles montpelliéraines. Le courage permettra de limiter la casse avec un bonus défensif mérité.

Pourtant ces jeunes n'ont pas à rougir de leur performance à l'image de Septar ou Trussardi, ils ont tenu leurs places, aux côtés d'un Fernandez inspiré et en jambes et de papa Rougerie qui a montré l'exemple. Les hommes de Cotter ont souffert mais ont aussi montré qu'ils étaient les patrons ici à l'Altrad Stadium, avant de l'être bientôt dans ce TOP 14.

Un match amical de pré-saison sympathique... Dommage pour les Clermontois qu'il compte pour le championnat.

 

Racing 92 (6) – Pau (9)                         23 – 20

L’envie d’avoir Lambie

À Colombes, on se languit du retour de Carter tant les Racingmen jouent au ralenti dès qu’il est en tribune. Alors Talès a pris tant bien que mal les commandes de cette équipe poussive pour un essai laborieux de Nakarawa juste avant la pause, contre le cours du jeu, puisque les locaux étaient en infériorité numérique.

Machenaud et Slade ont nquillé les pénalités de part et d’autre et les Racingmen balbutié leur jeu dans une domination stérile qui a profité aux Palois, quand Daubagna jouait rapidement une pénalité pour offrir l’essai à Halai en coin.

Slade donnait l’avantage aux siens qui subissaient la pression dans une fin de rencontre éprouvante. Deux cartons jaunes, coup sur coup,  laissaient les visiteurs à 13 et c’est sur ce coup de patte magistral de Lambie pour l’essai de Andreu que les Racingmen arrachaient la victoire qui les maintient dans le TOP 6.

 

Agen (12) – Toulon (5)                           26 – 24

Le petit Poucet d’Armandie a le dernier mot

Ashton, Fekitoa, Nonu, Tuisova et Radradra, une ligne de trois-quarts qui valait trois milliards et trois essais du meilleur marqueur français… l’Anglais Ashton. La seule satisfaction de cette armada toulonnaise, à la dérive devant et à la charnière insignifiante.

Et dire que Galtier préfère conserver McAlister au détriment de Wisniewski que j’espère voir bientôt en Auvergne.

Car McAlister, samedi soir, ne valait pas un certain McIntyre, artisan de la victoire agenaise, arrachée avec les tripes, les crampes et le cœur. 23 ans, le petit Poucet australien a corrigé à lui seul l’ogre varois, pénalités parfaites et une transversale impeccable pour Tisley, auteur du deuxième essai, après celui de Marchois porté par son pack d’avants.

Marchois, McIntyre, Tilsey, Verdu, et patatra… l’ogre toulonnais tombait sous la botte d’un autre demi d’ouverture en herbe. Le jeune Hugo Verdu éclipsait l’entrée de son homologue de la même promotion (déjà en vue), Louis Carbonel, qui venait de manquer la transformation du dernier essai de Ashton, en passant, lui, et sans trembler, la pénalité de la gagne.

Qui a dit que l’on manquait de 10 en France ? Il faut juste un peu de patience.

Deuxième victoire à Armandie qui donne un peu d’air aux Lot-et-Garonnais, après celle contre le Racing. Avec le bonus défensif, Toulon reste dans le TOP 6.

 

Oyonnax (14) – Castres (8)                    19 – 32

De froides retrouvailles

Urios, Tichit et Urdapiletta revenaient en terrain connu. Sans état d’âme, ils ont pris le dessus d’entrée sur leur ancienne équipe, avec un essai de Babillot puis de l’incontournable Dumora, avant que McDonald pour Oyonnax ne réduise le score.

En seconde période, les buteurs feront le reste, à l’avantage de l’Argentin Urdapiletta face au Néo-Zélandais Botica, son équipe ayant été plus pénalisée, notamment en mêlée.

Une défaite qui jette un froid sur Charles-Mathon, les Oyomen sont désormais lanterne rouge, car les Coujoux n’ont pas laissé passer l’occasion de relever la tête.

 

Brive (13) – Stade Français (11)             20 – 19

Et entra Plisson…

Les Parisiens étaient à deux doigts, avec Morné Steyn à la baguette, de créer la sensation à amédée-Domenech, dimanche à l’heure du déjeuner. Une entame parfaite, avec un premier essai de Steyn suite à une touche vite jouée par Camara, puis un second de ce même Camara, après une touche volée par Flanquart et exploitée par Waisea sur son aile.

Il faudra une riposte des locaux à la sirène de la première période pour se remettre dans le match, grâce à Laranjeira, bien servi par Ugalde (l’autre ouvreur en vue de ce match).

Car l’ouvreur français de 25 ans récidivera, à l’heure de jeu, pour marquer lui-même le second essai briviste et faire passer les siens devant pour la première fois, Germain portant la marque à 20-14.

Et puis Plisson entra… Une première pénalité manquée pour revenir à trois points des Coujoux, puis ce fut la transformation sur l’essai de Cerqueira, en coin. Pourtant il ne manquait qu’un point. Et le ponpon aura été ce drop préparé, face aux perches, qu’il rate complètement, contré par la défense, avant de gâcher une dernière action sur une passe mal ajustée.

Décidément l’ouvreur suppléant du XV de France n’est pas dans son assiette. Une aubaine pour Belleau...

Jalibert, N’Tamack, Verdu, Lavernhe, Ugalde et Carbonel.

Les doublons ont du bon, finalement ;-)

 

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

La semaine prochaine…

C’est la tournée de Novès !

Les Bleus entament leur tournée d’automne face aux All-Blacks tandis que le TOP 14 s’octroie un repos mérité, le temps pour les clubs pillés de vider les infirmeries ou de faire des courses de dernière minute avant les doublons dévastateurs.

Deux rencontres pour nos Tricolores avec deux équipes, pour deux impressions, une sur la joue gauche, l’autre sur la droite :

  • Samedi d’abord, au Stade de France
  • Mardi 14 ensuite, à Lyon.

En espérant que l'on ne trinquera pas trop le verre vide dans cette tournée et qu'il y aura du fond dans le jeu proposé avant de toucher le fond avec leur jeu imposé, d'un autre niveau.

Le programme, ce samedi 11 novembre :

  • Italie – Fidji, 15h
  • Angleterre – Argentine, 15h30
  • Écosse – Samoa, 15h30
  • Pays de Galles – Australie, 18h15
  • Irlande – Afrique du Sud, 18h30
  • France – Nouvelle-Zélande, 20h45    (puis mardi 14/11, 19h30)

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02 novembre 2017

Mondial 2019 - Calendrier et qualifications

Les Pumas d'entrée !

À ne pas confondre avec la "pluma"... au jeu plus tendre en bouche, cette partie de viande de l'arrière de l'épaule du cochon, quand elle est cuisinée par le chef incontournable du feu Bistrot du 1er (Paris), un vrai régal à voir jouer dans nos assiettes.

Pas comme ces cochons de Pumas de 2007 qui ont mis les pieds dans le plat, en entrée de notre Coupe du monde, un plat que nos Bleus ont mangé froid et régurgité lamentablement au petit coin d'une finale réchauffée pour la troisième place. Gloups !

Oui, ce sera encore l'Argentine pour démarrer au Japon
samedi 21 septembre 2019 !

Juste avant le dessert, avec ce Nouvelle-Zélande - Afrique du Sud, la crème de la crème.

Mais regardez plutôt le calendrier détaillé par le comité organisateur nippon et World Rugby.

WC 2019 Calendrier nov 2017

Mais au fait... que reste-t-il à jouer dans les qualifications en cours ?

EUROPE 1

Le vainqueur du Championnat de Rugby Européen, qui se déroulera en parallèle du prochain Tournoi des VI Nations en 2018, aura le privilège d'ouvrir les festivités du mondial face au Japon, dans la poule A, le vendredi 20 septembre 2019.

La Roumanie est largement favorite devant la Russie, l'Allemagne, l'Espagne et la Belgique, sachant que la Géorgie est hors compétition car directement qualifiée (Poule D). Réponse le 18 mars 2018 !

Mais le second aura encore une chance de participer au long processus des Play-Off, suivis de la phase de repêchage, tout comme le vainqueur du prochain match entre le Portugal et la République Tchèque (à voir ce 18 novembre 2017). Mais ça c'est encore une autre paire de manche.

AFRICA 1

Le vainqueur du Rugby Africa Championship intégrera la poule B de la Nouvelle-Zélande et de l'Afrique du Sud, pour y faire de la figuration et exploser les compteurs des scores, à 3 chiffres.

La Namibie est assez au dessus du lot pour décrocher cette place devant le Zimbabwe, le Maroc, l'Ouganda, la Tunisie et le Kenya. Réponse en 2018 (calendrier non communiqué).

Le second sera convié au bal du repêchage, sans grande illusion.

AMERICAS 2

Les USA étant déjà qualifiés (dans la poule de la France), il ne reste qu'une place à prendre pour intégrer la poule des Australiens (D) et qui se jouera entre le Canada (logique favori) et l'Uruguay en matches aller-retour. Réponse le 3 février 2018.

Le perdant, vous l'avez deviné, jouera sa carte dans le tournoi de repêchage qui suivra et délivrera le dernier qualifié de la poule B.

PLAY-OFF 

Ce processus concerne l'Europe et l'Océanie comme suit : 

l'équipe qui arrive à la troisième place des Tri-Nations du Pacifique jouera les éliminatoires en deux matches contre la deuxième équipe la mieux classée du Championnat de rugby européen (excepté la Géorgie).
Le vainqueur des deux rencontres sera qualifié pour la RWC 2019.
Le perdant aura encore une chance lors du tournoi de repêchage – Éliminatoire 1 ... Réponse en 2018.

Autant inscrire les Samoa directement dans la dernière ligne de la poule A !

Tout savoir sur le processus de qualification >>

Alors patience avant que la vraie fête commence !

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29 octobre 2017

Les brèves d'Ovalie - Edition n°281

Une peur bleue...

TOP 14... 8ème journée                       Racing 92 – Bordeaux       29 – 13

"Me touche pas, ou je te mets à l'envers !"

De ne pas en être !

Samedi, sur la pelouse du futur ex-stade historique de Colombes, dix joueurs avaient les yeux qui brillaient avant le coup d’envoi. Ils vont affronter les All Blacks dans quinze jours au Stade de France ou au Parc OL de Lyon (déjà dégradé par le graffiti de Groupama), selon.

Encore fallait-il être sûr de briller sur le terrain, cette après-midi, pour convaincre le staff de l’équipe de France, et surtout ne pas se blesser, suite à un mauvais choc, un mauvais appui, pour ne pas passer à côté de l’événement.

Au coup de sifflet de monsieur Ruiz, la joie sur les visages faisait place à l’interrogation et au doute, quand la peur grignotait déjà les estomacs.

« Guy Novès est-il en tribune, ou bien est-ce Jeff Dubois ? »

« Moi, je jouerais bien au Stade de France. Pourquoi pas moi ? »

« Moi, ils ne m’ont même pas sélectionné. Et pourtant je joue à la place de Carter. »

Talès ruminait ses premiers ballons, sous pression. Plutôt bien, même. Et c’est sans rancune, qu’au bout de 25 minutes, il offrait une superbe passe à Vakatawa qui décalait parfaitement son collègue en sélection, Teddy Thomas, pour le premier essai du match. Les indics du père Novès n’allaient pas manquer d’être impressionnés.

Les deux ailiers internationaux pouvaient jubiler.

Mais pas longtemps. Car cinq minutes plus tard, Vakatawa allait subir une double peine : se faire voler la vedette par un autre ailier concurrent, également sélectionné, Nans Ducuing, mais aussi se faire sanctionner d’un carton rouge pour un placage cathédrale sur Dubié, synonyme de suspension probable pour la tournée d’automne.

Deux internationaux bordelais étaient à la manœuvre. Serin, d’abord, qui jouait vite une pénalité à la main dans le camp francilien et servait Dubié, obligeant Vakatawa à l’irréparable. Ducuing, ensuite, qui réceptionnait la passe de son trois-quarts centre pour aplatir juste sur la ligne de l’en-but local, devant les yeux cachés du staff tricolore.

À la pause, Vakatawa et ses coéquipiers faisaient grise mine, menés d’un point. D’autant qu’au retour des vestiaires, le jeune Jalibert, sélectionné avec les Barbarians de Rougerie, inscrivait le doublé pour les visiteurs, après une charge pleine d’autorité d’un autre international, Tauleigne, bien en vue.

Seulement c’était sans compter sur le retour de Chat, un autre postulant chez les Bleus. Remplaçant Swarzewski, le talonneur francilien allait faire une entrée fracassante en conduisant le premier ballon d’un pack rageur jusque derrière la ligne.

Avec Machenaud, Thomas, Chavancy, même en infériorité numérique, ils enfoncèrent le clou de leur supériorité homérique et se sublimèrent dans une nouvelle action d’essai, conclue cette fois par Maka.

Les Racingmen prenaient alors le large, Chat s’invitant de nouveau sous les projecteurs du XV de France avec un doublé après une jolie transversale au pied de l’ex-doublure internationale à l’ouverture.

« Sinon, moi c’est Talès, et je peux jouer à l’ouverture… pour dépanner !  Je dis ça, je dis rien… je…. Hein ? … non ? … Bon ! »

Les Bordelais laissaient passer l’occasion de faire un coup à Colombes, comme si leurs internationaux avaient voulu en garder sous le pied pour Marcoussis et le Stade de France. En attendant, les Racingmen, eux, peuvent jubiler de leur performance et de leur belle victoire qui les replacent dans la course au TOP 6 juste derrière leur adversaire du jour.

Sauf Vakatawa, sans doute privé de tournée, si la commission de discipline applique son règlement. Mais il ne devrait pas être le seul. Le Roux, ménagé avant le match pour une blessure gênante, est pressenti forfait. Comme Ouedraogo, à Montpellier.

Et que dire du jeune Lambey, époustouflant à Lyon et malheureux pourtant.

 

Les autres matches en bref...

Lyon (1) – Oyonnax (12)                        52 – 18

Lambey, cruel destin

Le seconde ligne lyonnais a tout simplement été étincelant, samedi face à Oyonnax, hormis son carton jaune avant la pause. De quoi donner des sueurs froides à Maestri, Jedrasiak et compagnie.

Mais le destin en aura décidé autrement. Après une chistéra magnifique sur le deuxième essai de Couilloud, celui du bonus offensif, à l’heure de jeu, le prometteur futur Bleu se tordait le genou et disait adieu à Marcoussis et au Groupama Stadium où il aurait sans aucun doute honoré sa première cape devant son public.

Quel dommage et quelle injustice !

Concernant le match, les Oyomen ont tenu une mi-temps avant que la machine lyonnaise ne se mette en route et enchaine les essais, les uns derrière les autres, menée par un Beauxis qui a retrouvé une seconde jeunesse et qui nous ferait presque regretter de ne pas nous dépanner à la prochaine tournée. Calmez-vous, je déconne !

Sept essais contre deux honorables pour les visiteurs, dépassés, face à un toujours aussi séduisant leader.

 

Pau (8) – Montpellier (2)                       16 – 22

Picamoles, non sans mal

Montpellier a réalisé un joli coup au Hameau, tout en maitrise retrouvée, avec notre international favori qui nous a fait une frayeur en fin de match avec son genou bandé. Ce ne serait rien, jusqu’à preuve du contraire dès lundi à Marcoussis.

Trois essais, de Nadolo, Tomane et notre Louis national, ont enfin offert la victoire au MHR qui venait d’enchainer trois défaites consécutives.

Les Palois ont réagi trop tardivement pour espérer au moins décrocher le bonus défensif. Une contre performance qui les éloignent du TOP 6 mais qui n’enlèvera pas au moins le sourire à l’un d’entre eux, le jeune pilier Hamadache partcipant à l’aventure des Bleus.

 

La Rochelle (3) – Toulouse (5)              37 – 21

Rien de bien neuf !

Neuf internationaux se sont tirés la bourre dimanche, en clôture de cette journée, pour une victoire encore plein d’allant des Maritimes dans leur antre inviolable de Marcel-Deflandre.

Pourtant les Maestri, Pointud, Fickou, Huget et Dupont en tête, ont eu belle allure, par intermittence. Mais même, en supériorité numérique après le carton rouge de Demotte, ils n’ont pas réussi à renverser ce match. Au contraire, les Rochelais ont accéléré et inscrit un quatrième essai, à deux doigts du bonus offensif.

Priso, Doumayrou, Gourdon, Lacroix ont de belles cartes à jouer avec le XV de France. Mais que dire de Sinzelle, à l’ouverture, encore étonnant avec un essai à son actif. De quoi donner des regrets à Novès.

La Rochelle revient sur le podium et c’est bien dommage qu’elle se rende la semaine prochaine chez le leader sans ses forces vives. L’affiche était pourtant alléchante.

 

Toulon (4) – Brive (14)                           41 – 24

Trinh Duc en patron…

Et Belleau en couverture… Je n’ai pas dit à l’ouverture. Puisque Galtier l’a aligné samedi au centre derrière le vieux François.

Et ils ont été bons et complémentaires, à l’image du premier essai conclu par Belleau sur un coup de pied ajusté de Trinh Duc. L’ouvreur varois a été très actif et mené son équipe à la victoire, tandis que le minot se contentait d’une mi-temps à cause d’une douleur au pied.

Rien de bien grave, Nonu prenait sa place et Ashton assurait le spectacle de seconde période avec un doublé qui laissait les Coujoux loin derrière. Ces derniers profitaient néanmoins d’une baisse de régime à l’heure de jeu pour inscrire trois essais et afficher meilleure figure. De bon augure pour la suite.

Toulon, lui, a retrouvé ses marques avec un Trinh Duc enfin maitre de son jeu.

 

Castres (9) – Agen (13)                          43 – 28

Un festival de pétards mouillés

C’est à n’y rien comprendre. Ce CO-là joue avec le feu et pourrait bien se brûler les ailes, indispensables pour s’envoler jusqu’au TOP 6.

En dix minutes, en seconde période, ça a été la panique dans la défense castraise, au point d’encaisser trois essais coup sur coup, annulant alors subitement un bonus offensif tout juste acquis. Le temps pour Urios de gueuler en bord de touche et de remettre son équipe sur les rails, avec trois nouvelles salves et une victoire à nouveau bonifiée à la clé. Et c'est encore un international qui a fait le boulot. Le troisième ligne Jelonch !

Les Agenais n’ont pas réussi à tenir le coup, malgré leur courage, obligés de concéder des fautes et deux cartons jaunes qui les ont réduits à quatorze jusqu’à la fin. Mais cela finira par payer. La lutte pour le maintien risque d’être sans merci avec Brive et Oyonnax.

 

Clermont (10) – Stade Français (11)      33 – 10

Un champion en souffrance

Un match qui se résume au pied de Parra et la mêlée fermée de Slimani. Point.

À Clermont, pour le rugby on repassera. Le champion de France fait le dos rond, entre son effectif et son jeu qui lui échappent, petit à petit (dernier blessé en date, Cassang), il s’applique à gagner tout aussi petitement mais sûrement. Trois essais contre un, avec Raka et Lee toujours, sinon rien.

Le retour de Fofana aura été un épiphénomène, ne pesant pas plus lourd que ma plume ce soir, dans cette brève. Paris n’aura pas mieux brillé.

Et dire que 8 clermontois vont rejoindre Marcoussis, la plus grosse délégation de la sélection française. Encore un casse-tête pour Azéma avant le casse-pipe à Montpellier, dimanche prochain.

 

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

La semaine prochaine…

Le TOP 14 entre dans le dur !

Ils sont 46 à rejoindre Marcoussis cette semaine. Jouer contre les Blacks c'est comme partir à la guerre. Combien reviendront intacts dans leurs clubs ?

En attendant, ces derniers s'organisent et prient pour que les dégâts soient moindres lors des bombardements des visiteurs. Il va falloir se serrer la ceinture et réapprovisionner les effectifs. Mais la mobilisation n'est pas générale !

Agen, Brive, Oyonnax et Lyon surtout, jubilent car, en zone libre de toute sélection. Pau et Castres limitent la casse avec un ou deux réquisitionnés seulement.

Tandis que pour les autres, la guerre des doublons fait rage !

 

Au programme du TOP 14 à partir de samedi 4 novembre :

  • Toulouse – Bordeaux, à 14h45 (C+) : redistribution des cartes,
  • Lyon – La Rochelle, à 18h45 (r+) : l’aubaine du Lou,
  • Oyonnax – Castres, à 18h45 (r+) : relever la tête,
  • Racing 92 – Pau, à 18h45 (r+) : attention au piège,
  • Agen – Toulon, à 20h45 (C+) : une belle prise !

Puis dimanche 5 novembre :

  • Brive – Stade Français, à 12h30 (C+) : reconquérir son territoire,
  • Montpellier – Clermont, à 16h50 (C+) : 8 JIFF, 3 espoirs et 2 Crabos. Pas mieux !

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22 octobre 2017

Les brèves d'Ovalie - Edition n°280

Les Vito'Folies

CHAMPIONS CUP... 2ème journée                      La Rochelle – Ulster        41 – 17

Vito mène la danse, en embuscade...

L’autre festival de La Rochelle !

C’est un grand huit à lui tout seul, une de ces attractions qui donnent le frisson et le vertige, autant au public qu’à l’adversaire. Victor Vito.

À La Rochelle, le rugby est devenu un festival quasi chaque week-end autour de l’ancien international All-Black, meilleur joueur du TOP 14 de la saison dernière. Chacun de ses gestes, chacune de ses partitions encensent le stade Marcel-Deflandre...

sur des airs de jeu total qui font la part belle au rugby à la française.

« Ici, ici… c’est La Rochelle ! » Ce tube n’est pas loin de rentrer bientôt dans les Charts tellement l’Europe et les Irlando-britanniques (après le succès bonifié chez les Harlequins la semaine passée) sont en train de découvrir le phénomène du rugby rochelais emmené par son leader charismatique aux envolées époustouflantes.

Que dire de cette action de la 56ème minute lorsque Vito surgit dans les airs, se saisissant du ballon d’une main, tel un globetrotter de Harlem, lançant Jordaan jusque dans l’en-but. L’essai sera justement refusé pour un pied en touche…

Mais quel spectacle à couper le souffle !

Au départ, tout semblait équilibré, sur le papier, comme sur le terrain. Les Ulstermen démarraient en trombe mais les locaux leur coupaient l’herbe sous le pied, contre le cours du jeu. Troisième minute, une interception de Botia suffit pour laisser filer Sinzelle comme un avion à l’essai, sur une passe de Lamb bien ajustée.

La réaction irlandaise ne se fit pas attendre. Cinq minutes plus tard, un joli travail des trois-quarts de l’ulster envoyait Lealifano égaliser sur une aile, l’ouvreur irlandais passant lui-même la transformation.

La première partie se jouait sur un tempo élevé, les deux équipes se rendant coup pour coup. Lamb, blessé, dut laisser sa place à Jordaan et le soin de buter à Balès, excellent dans l’exercice. À la pause, La Rochelle menait gentiment 13-10 avec une domination en mêlée quand l’Ulster gérait l’occupation.

Mais la seconde partie allait mettre en scène la star du festival, dans une ambiance électrique. Il aura suffi de dix minutes pour que Vito fasse trembler les tribunes en surgissant une première fois sur une relance de Lacroix. Doumayrou servait le néo-zélandais dans sa course pour le deuxième essai maison.

À partir de cet instant, il n’y avait plus qu’une seule équipe sur la scène emmenée par un gratteur de ballon ovale, aux mains géniales, tel Jimi Hendrix jouant dans toutes les positions.

Après l’essai refusé à Jordaan, malgré un geste extraordinaire, en seulement dix minutes, il allait offrir (plus ou moins directement) trois essais de concert, à Gourdon, Aguillon puis Eaton.

Un bonheur d’offensives... pour un bonus offensif !

L’essai de Bowe ne permettra pas aux Ulstermen de revenir sur un des bonus. Il concèderont logiquement leur première défaite dans cette compétition où ils faisaient figure de favoris, un statut réservé désormais à ces incroyables Rochelais dont chaque presttion force le respect.

Parce que les Maritimes n’ont pas fini de nous régaler, en coupe d’Europe comme en TOP 14.

 

En bref…

Dans la poule 1, en clôture de cette journée, les Wasps n’ont pas été en reste,  écrasant avec presque la même manière des Rochelais, les Harlequins (41-10).

Les Londoniens seront donc les prochains adversaires des Français dans une double confrontation intéressante en décembre.

Dans la poule 2, samedi après-midi, Clermont a payé cher sa victoire bonifiée sur Northampton (24-7). Fracture ouverte de la malléole pour Lopez, dès la 20ème minute qui a jeté un froid sur toute l’équipe, menant alors 7-0 (Essai de Lee). Complétement déstabilisée, elle reprendra les rênes du match juste avant la pause, grâce à un grand Parra à l’ouverture et un Cassang inspiré pour conclure, plutôt deux fois qu’une. Falgoux offrira l’essai du bonus comme une délivrance, à un quart d’heure du terme.

De leur côté, les Saracens ont eu énormément de mal à se défaire des Ospreys (36-34) à qui ils ont dû laisser les deux points de bonus dans un match serré à 9 essais. Les Gallois n’ont pas fini de jouer les trouble-fêtes entre Anglais et Clermontois dont le double affrontement de décembre promet encore du sang et des larmes.

Dans la poule 3, dimanche, Montpellier s’est fait surprendre à domicile par Exeter (24-27), une contre performance qui met les hommes de Cotter dans l’obligation de tout gagner jusqu’à la fin, malgré les deux points de bonus offensif et défensif. Les champions d’Angleterre ont su mettre de la vitesse pour contrer systématiquement les locaux et décrocher une victoire bonifiée sur le fil.

Dans l’autre rencontre, le Leinster a fait sereinement le plein à Glasgow (18-34) et pointe en tête du classement avec le maximum de points, deux longueurs devant les Anglais.

Dans la poule 4, samedi, le Racing 92 a résisté une heure avant de craquer face au Munster, à Thomond Park (14-7). Une heure à 0-0, c’est autant soporifique qu’une performance pour les Français qui ont eu un passage à vide, le temps d’encaisser deux essais. Heureusement Nakarawa, cinq minutes avant la fin, arrachait l’essai du bonus défensif.

De son côté, Castres a complètement sombré chez les Tigres du Leicester (54-29), malgré une belle réaction en seconde période dont le triplé de Smith offrait le bonus offensif aux Tarnais. Mais 7 essais encaissés tout de même !

Les Anglais et les Irlandais mènent la danse dans un groupe néanmoins très serré. Les deux équipes françaises ont encore leur mot à dire.

Dans la poule 5, samedi après-midi, Toulon s’est de nouveau fait très peur à Trévise l’emportant sur le gong d’un cheveu (29-30). Les équipes italiennes ce n’est plus ce que c’était ! Il va falloir prendre très au sérieux ces Trévisans qui avaient déjà donné du fil à retordre à Bath, vainqueur patient chez les Scarlets (13-18), grâce au pied de Priestland.

Les Varois n’ont même pas pu aller chercher le bonus offensif, bloqués à deux essais (Radradra et Tuisova), exactement comme les Anglais avec qui ils partagent logiquement la première place. Leur double confrontation de décembre sera déterminante pour sortir de la poule.

Tous les résultats officiels du week-end >> 

 

En ce qui concerne la Challenge Cupvous trouverez également tous les résultats sur le site officiel de l’EPCR.

Seul Pau confirme, Lyon se rattrape et Brive étrille Oyonnax comme il aimerait bien le refaire en TOP 14.

Pour Agen, Toulouse, Bordeaux, et surtout Paris, c'est juste pitoyable.

 

La semaine prochaine…

On passe à l'heure du TOP 14... avec des effectifs plus courts.

Il y aura eu de la casse durant cette quinzaine européenne, de la fatigue surtout, pour les équipes qui auront joué à fond chaque match.

Il se peut que d’autres, essentiellement en Challenge Cup, profitent de cette aubaine pour aligner leur équipe-type en meilleure forme.

Une 8ème journée à suivre de près.

 

Au programme, à partir de samedi 28 octobre :

  • Toulon – Brive, à 14h45 (C+) : attention aux apparences trompeuses,
  • Lyon – Oyonnax, à 18h (r+) : conforter le leadership,
  • Pau – Montpellier, à 18h (r+) : garder la dynamique européenne,
  • Racing 92 – Bordeaux, à 18h (r+) : retrouver ses marques,
  • Clermont – Stade Français, à 20h45 (C+ sport) : le grand retour de Fofana ?

Puis dimanche 29 octobre :

  • Castres – Agen, à 12h30 (C+ sport) : attention au changement d’heure,
  • La Rochelle – Toulouse, à 16h50 (C+) : « Déflandration » programmée.

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