L E S B R E V E S D O V A L I E . C O M - l'Hebdo du Rugby par Antonio -

03 mai 2020

Les brèves d'Ovalie - Edition n°393

Claque de fin !

TOP 14 : Quoi, pas de Brennus pour Bordeaux ?

Jalibert, révélation de la saison

La saison 2019-2020 est terminée.

L’annonce du plan de déconfinement par le gouvernement a mis une claque aux espoirs de la LNR de voir se dérouler une quelconque phase finale.

On vient de lui retirer son dernier scénario-respirateur, la saison ne reprendra plus son souffle par elle-même.

Quid du champion de France de cette saison avortée ?

Au football, la ligue professionnelle n’a pas eu froid aux yeux, ni peur de froisser les uns ou les autres, elle a mis fin, le plus simplement du monde, aux championnats, en l’état, en attribuant titres et relégations à qui de droit.

Pourquoi la LNR n’en ferait-elle pas autant avec le TOP 14 et la PRO D2 ?

Bordeaux et Colomiers sont champions, point !

Le Stade Français relégué pour laisser la place au promu, où est le problème ?

On sait, et on se souviendra, dans quelles conditions ces titres auront été acquis. Tout comme la non qualification de Toulouse en Champions Cup, la saison prochaine, aussi injuste tout cela peut-il nous sembler, aux uns et aux autres.

Mais c’est comme ça. La crise sanitaire en a décidé.

Quillan a bien eu son titre en 1929, en pleine crise boursière, dans son derby des Corbières face à Lézignan.

Quel rapport ? Aucun, mais je voulais le dire quand même.

Chapeau, Monsieur Bourrel, au nez et à la barbe des grands Béziers, Narbonne, Carcassonne et Perpignan, en grande dépression, vous êtes un crack aux yeux des Boudjellal et Lorenzetti.

Ce n’était pas la crise financière pour tout le monde à ce que j’ai pu lire ici ou là :

QUILLAN 1929 : CHAPEAUX MELONS ET CASQUES À POINTE 
<< par Florent Chaumy (blog Rucknmaul) >>

La comparaison est absurde, je sais, tout comme de ne pas décerner le titre au groupe de joueurs de Monsieur Marti qui ne l'aura pas volé, tant Bordeaux a dominé les débats jusqu’à la 17ème journée, avec huit longueurs d'avance sur son poursuivant lyonnais (comme le PSG).

C’est simple, et c’est mieux que pas de champion du tout, à mon avis.

J’espère que ce ne sera pas le vôtre, histoire d’alimenter une polémique aussi inutile qu’elle comblera un instant le vide laissé par l’arrêt de nos compétitions sportives préférées.

Rendez-vous en septembre pour un ultime espoir de reprise !

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11 avril 2020

Les brèves d'Ovalie - Edition n°392

L'UBB au Stade de France !

Comment peut-il en être autrement ?

Finale UBB LOU 2020 (3)_2

Rien ne semblait pouvoir les arrêter !

Et pourtant, un virus s'est immiscé dans leur logiciel de victoires (13 sur 17 rencontres), de domination d'un championnat presque sans partage, avec huit longueurs d’avance sur un LOU pourtant mort de faim et longtemps leader. 

Les Bordelais ont tout simplement époustouflé ce TOP 14 et méritent de défendre leur chance de Brennus, tout comme ces Lyonnais aussi méritants.

Le Coronavirus a peut-être gagné la bataille de la phase régulière, aucun calendrier ne lui étant possible, mais pas la guéguerre d’une issue par la grande porte (du Stade France), désormais entre les mains de généraux de clubs égocentrés sur leurs intérêts et frustrations.

La LNR a organisé des réunions stériles entre ces puissants qui cherchent à tirer profit de la situation coûte que coûte, dans une mauvaise foi proportionnelle à leur mauvaise saison. Pourtant la situation est claire :

Nous ne pourrons pas reprendre avant le mois de juin !

L’EPCR, de son côté, pour ses coupes d’Europe, a déjà annoncé vouloir grappiller trois week-ends à la fin de l’été jusqu’à l’automne pour terminer sa saison 2019-2020.

Tout en rêvant à voix haute de Coupe du monde des Clubs, allo quoi ! (ici la terre, vous me recevez ?)

Les tournées internationales, avec le VI Nations à terminer, devraient aussi souffrir d’un calendrier déjà surchargé et sans doute être annulées, cette année. World Rugby et le Six Nations Rugby n’ont encore rien acté.

Cela laisse une petite fenêtre de tir pour terminer en beauté notre TOP 14 au mois de juillet.

Voici mon plan*, mon Paulo !

(*) Sous réserve d'une fin de confinement validée pour le 31 mai 2020
Ajout après l'allocution du président de la république le 13 avril

Reprenons les entraînements début juin (plutôt dès le 11 mai) pour une préparation physique de remise en forme de trois semaines (2 mois finalement). C’est un minimum ! (c'est parfait !)

A partir du 26 juin (11 juillet), sur la base des classements actuels figés de TOP 14 et PRO D2, nous disputerons en trois week-ends les montées et les descentes entre les deux niveaux de ligue (pas de descente en Fédérale vu que les championnats amateurs ont été annulés).

Les 25-26 juin (11-12 juillet), barrages pour les derniers qualifiés à la Champions Cup :

  • CLERMONT – TOULOUSE, au Marcel-Michelin.
  • LA ROCHELLE – MONTPELLIER, au Marcel-Deflandre.

Pas de phase finale pour eux !

à moins de remplacer cette qualif européenne par des barrages à domicile : RACING 92 - CLERMONT  et  TOULON - LA ROCHELLE

Les 26-27 juin (11-12 juillet), barrages pour déterminer les deux relégables de TOP 14 :

  • BRIVE – PARIS, à Amédée-Domenech de Brive.
  • PAU – AGEN, au Hameau de Pau.

Les 26-27 juin (11-12 juillet)demi-finales de PRO D2 :

  • COLOMIERS – OYONNAX, à Colomiers.
  • PERPIGNAN – GRENOBLE, à Aimé-Giral.

Le 4 juillet (19 juillet), finale de PRO D2.

  • COLOMIERS ou OYONNAX – PERPIGNAN ou GRENOBLE, à Ernest-Wallon, par exemple.

Les 3-4 juillet (17-18 juillet), demi-finales de TOP 14 :

  • BORDEAUX – TOULON, à l’Allianz Riviera de Nice.  (ou Bordeaux-vainqueur de Toulon-La rochelle)
  • LYON – RACING 92, à l’Allianz Riviera de Nice. (ou Lyon-vainqueur de Racing 92-Clermont)

Les 3-4 juillet (18 juillet), finale de la relégation entre les perdants des barrages :

  • BRIVE ou PARIS – PAU ou AGEN, à Chaban-Delmas, par exemple.

(le perdant descend directement, le vainqueur jouera un barrage pour sauver sa peau contre le perdant de la finale de PRO D2, le vendredi 24 juillet, par exemple, mais ça reste FACULTATIF)

***

Pour enfin, le 11 juillet (25 juillet), la finale du TOP 14 au Stade de France.

 ***

* Reprise des championnats de la saison 2020-21 dans la foulée, dès le 24 juillet (8 août) !

afin de libérer quelques week-ends aux matches de rattrapage de l’EPCR ou du VI Nations.

Chaque joueur devra bénéficier d'au moins une semaine de vraies vacances, en juillet-août, selon son utilisation dans le plan précédent et les matches amicaux programmés pour les clubs non concernés.

 

Voilà, mon Paulo,

Les Brèves d’Ovalie ont réglé pour toi ce casse-tête insoluble avec 30 casse-couilles.

De rien, mon ami...

Faut juste demander. Sinon, pour les invitations à la finale, tu me les envoies comme d'hab'  !

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14 mars 2020

Les brèves d'Ovalie - Edition n°391

Ô TOP 14, suspends ton vol !

LNR_Corona_2

Le chef de l’État a parlé, la fédé a répété, la ligue a plussé…

Il n’y aura donc plus de manifestations festives et sportives jusqu'à nouvel ordre...

donc plus de tournoi des VI Nations, plus de TOP 14, au moins jusqu’à fin avril pour ce dernier quand le France-Irlande avait déjà été reporté au mois d’octobre, toutes dates à déterminer.

L’EPCR devrait également décaler les quarts de finale européens planifiés début avril.

C’est le coronavirus qui décide !

comme tout le reste dans le monde, de l’économie à la politique, en passant par le programme télé privé de sport tout le week-end.

« Qu’allons-nous devenir ? »

Netflix s’en frotte les mains, sans jamais se moucher du coude, pas besoin ! on leur mange déjà dans la main sans peur de choper le virus de leurs séries à gogo.

Le COVID19 règne sur le monde tel que l’aurait rêvé un Trump, un Erdogan ou un Poutine avec chacun son empire américain, ottoman ou russe. Mieux, le coronavirus pourrait même, grâce à un désastre sanitaire sans précédent, les virer tous de leur pouvoir en sursis, aux prochaines élections. Trop fort !

Déjà qu’il a cloué au sol la moitié des avions de la planète, mis à l’arrêt les industries polluantes du territoire chinois, réduisant drastiquement les émissions de carbone là où les accords de Paris pour le climat n’en ont obtenu même pas le quart.

Et le rugby dans tout ça ?

Jouer à huis clos, c’était se tirer une balle dans le pied, financièrement parlant bien sûr, répondent à l’unisson les présidents de club. Et puis le public se serait retrouvé confiné ailleurs, dans les pubs, passant le COVID19* à son voisin sur une phrase dévissée : « Il est hors-jeu merde !!! », une faute de main pas lavée, un coup de coude volontaire après un éternuement suspect.

(*) Le COVID19 n’a rien à voir avec le pseudo sur Rugbyrama de Corentin Vidal de Brive-la-Gaillarde qui, lui, n’était virulent que contre les arbitres et les Jaunards et surtout incurable, ce qui a obligé le site a fermé toutes les manifestations sur son forum (je blague !).

Il aurait aussi fallu protéger les joueurs, simuler les mêlées avec un mètre entre les premières lignes, se laver les mains après chaque passe, ne plus raffuter avec les mains mais les coudes, ce qui aurait eu au moins le mérite de clarifier la règle déjà en place.

Non, le huis clos, ce n’était pas une bonne idée.

Alors on réfléchit du côté de la LNR pour rebondir, au mieux, début mai, en reprenant la compétition en décalé, avec éventuellement une adaptation du format, avec ou sans phase finale, avec ou sans relégation.

Mais puisque c’est le coronavirus qui décide, il devrait être parti prenante des réunions. Donc attention, monsieur Goze, à votre âge, à ne pas trop vous exposer à ses arguments, pensez à vous en laver les mains, comme savez déjà le faire pour tout ce qui est des vraies réformes dont notre rugby a besoin.

 

La semaine prochaine…

Les brèves sont en quarantaine !

Jusqu’à nouvel ordre.

.

Rien ne vous empêche de lire ou relire ce bon bouquin pour retrouver ma bonne humeur ;-)

Salon_Des Bleus_Affiche (1x)

 

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08 mars 2020

Les brèves d'Ovalie - Edition n°390

Un rêve meurt et file...

VI NATIONS... 4ème journée                   Écosse – France      28 – 17

Des Bleus pris en étau entre fautes et maladresses

Sombres héros de l’amer

Je dédie cette brève à ces Bleus naufragés et leurs peines qui ont jeté l’ancre ici à Murrayfield alors qu’ils voguaient sur la route du Grand Chelem.

À ces sombres héros de l’amer qui n’ont pas su traverser l’océan du vide qu’ont laissé derrière eux 80 minutes de fautes, de mauvais choix et de mauvais sorts, qui ont mis fin à ce bleu désir de nouvelle victoire.

Car rien n’a souri aux Bleus, dimanche après-midi, à Édimbourg, à commencer par la blessure de Chat à l’échauffement, obligeant Mauvaka à prendre sa place sur le banc.

Tout n’a été ensuite qu’une succession de fautes et de maladresses.

D’entrée, les Français manquent tout, N’Tamack l’occasion d’ouvrir le score, 45 mètres face aux poteaux, Fickou son premier ballon haut qui met les siens sous pression, Cros son plaquage qui devient malgré lui cathédrale et lui inflige un carton jaune (alors que le rouge lui pendait au nez).

À quatorze, tout devient compliqué et les maladresses continuent, N’Tamack, encore, qui commet une faute de main grossière, comme s’il était ailleurs, s’obligeant à plaquer, tête la première, Johnson qui a récupéré le ballon. Protocole commotion au bout de huit minutes seulement, le héros de Cardiff ne reviendra pas, laissant sa place à un Jalibert qui ne sauvera pas le naufrage annoncé.

La mêlée française subit et se fait pénaliser. Trois points pour Hastings à la fin de l’infériorité numérique, ce n’est pas catastrophique, loin de là, malgré une nouvelle faute concédée ensuite par le capitaine Ollivon, offrant un 6-0 à l’ouvreur local.

Mais les maladresses continuent, Willemse puis Ollivon semblent échapper une savonnette sur des passes peu assurées de Dupont à qui on aurait bien passé un savon s’il n’avait pas été aussi adroit au pied, juste après, sur une passe millimétrée pour Penaud, tel un ouvreur de grande classe, pour le premier essai français.

Enfin, une action d’envergure de nos Bleus au bout de trente minutes de jeu !

Mais que de fautes encore, derrière, et d’inattentions. C’est assez incroyable. Mais le pire est à venir. Une bagarre d’écoliers dans la cour des 22 tricolores et Haouas qui est filmé fautif d’un coup au visage sur Ritchie.

C’est rouge et le début du calvaire des Bleus !

On croit revivre le quart de finale au Japon. Pourtant, 9-7 à une minute de la pause, tout peut encore se reprendre en seconde période.

Mais les Français semblent déjà rentrés aux vestiaires, à moins qu’ils n’en soient jamais vraiment sortis. Car Hastings lance ses trois-quarts dans une défense désorganisée et Maitland conclue aisément le premier essai maison pour mener 14-7 au terme d’un premier acte plutôt brouillon.

Pauvre XV de France, le sélectionneur a dû lui chanter dans les bronches un air comme :

« Tout part toujours dans le dos
Du fond de leurs lignes sereines
Ne vois-tu rien venir ? » 

Always lost in Murrayfield résumera pourtant la seconde mi-temps.

« Amis, qu'on crève d'une absence
Ou qu'on crève un abcès
C'est le bateau qui coule ! »

L’abcès d’un manque d’expérience et de réussite qui font des mauvais choix un naufrage. Dès la reprise, le XV du Chardon remet les cannes de Hogg en action et la défense française en péril devant le même Maitland qui n’a aucun mal à réaliser son doublé sur son aile.

Always lost in Murrayfield !

21-7, les locaux marchent sur l’eau et sur les rucks, mordant la limite des hors-jeux sans être inquiétés par l’arbitre néo-zélandais. Tandis que les Tricolores peinent à finir une action, empêtrés dans leurs maladresses et des choix d'une charnière qui rend quasi tous les ballons à l’adversaire.

Et quand le staff pense déjà au bonus défensif en indiquant la pénalité plutôt qu’une penaltouche, on se dit que ces Bleus-là ne sont vraiment pas aidés. Trois points pour Jalibert comme un renoncement ou un signe d’impuissance quand de l’autre côté on bénit la chance.

Une touche écossaise dans le camp français, un ballon parfaitement intercepté par Cretin, entré en place de Penaud (blessé), un rebond mauvais qui trompe Dupont et le talonneur coupable qui repart avec le ballon jusque dans l’en-but pour la douche écossaise.

Quand rien ne va, décidément… Always lost in Murrayfield !

Et ce n’est pas l’essai du capitaine Ollivon, plein de rage et pulsée par l'entrée de Ramos, en fin de rencontre, qui va changer quelque chose au naufrage de ce néo XV de France.

Un rêve de Grand Chelem meurt et file entre ses doigts, à Murrayfield.

Mais pas le titre qu’il faudra désormais arracher aux mains des Anglais ou des Irlandais, lors de la dernière journée au Stade de France, samedi prochain (ou plus tard, selon l’emploi du temps du coronavirus) face au XV du Trèfle, dans une course à trois où l’avantage est largement dans le camp anglais dorénavant.

D’ici là, il faudra panser les plaies du French flair (malmené en cale) et trouver une nouvelle embarcation sans les naufragés Dupont, N'Tamack et Chat, blessés.

 

L’ autre match...

Angleterre – Pays de Galles           33 – 30

Tout tonus mais sans bonus

La veille, les Anglais l’ont emporté dans l’illusion d’une déconcertante facilité.

Agressifs d’entrée, ciblant ostentatoirement Biggard, découpé à chaque ballon haut par des double-lames tranchantes, les locaux ont tué dans l’œuf les intentions galloises, prenant le jeu à leur compte, dans des phases offensives collectives rapides et efficaces.

4ème minute, Watson concluait un premier mouvement lumineux, puis Daly trente minutes plus tard, Farrell ajoutant, chaque fois, une transformation et une pénalité derrière pour voir le XV de la Rose mener tranquillement 20-9, après 3 pénalités de Halfpenny.

Seulement le XV du Poireau ne lâche rien, c’est bien connu, et ce n’est pas à un Français qu’on va l’apprendre. Dès le retour sur le pré, il surprenait son hôte, la tête encore aux vestiaires, par un essai de 90 mètres de Tipuric, transformé par Biggar. 20-16, tout semblait à refaire.

Et les Anglais allaient reprendre leur travail de sape, récompensés par une première pénalité passée par Ford, puis l’essai de Tuilagi devant une défense galloise aux aboies.

33-16, la messe n’était pas encore dite pour ces Diables Rouges qui crachèrent le feu de l’enfer dans le champ de roses, piétinées, poussant les hommes de Jones à la faute, hors-jeu (oh ! le pléonasme) et plaquages illicites, punis de deux cartons jaunes en fin de rencontre, permettant aux visiteurs d’inscrire deux essais coup sur coup. Mais trop tard, l’essentiel était fait pour les gardiens de Twickenham.

Une victoire sans bonus qui les laisse maîtres de leur destin face à des Italiens prenables.

 

Irlande – Italie                   (reporté)

Classement :     1-Angleterre : 13 pts (+15) – 2-France : 13 (+13) – 3-Écosse : 10 (+14) –
                       4-Irlande* : 9 (+5) – 4-Pays de Galles : 7 (+25) – 6-Italie *: 0 (-72)

 (*) un match en moins

  

Les Bleuets et les Bleues…

Écosse – France U20            22 – 29

Course-poursuite

Les jeunes Écossais ont donné le ton dans le premier acte, marquant les premiers points (3-0) avant que les Bleuets n’égalisent par le pied de Moura. Puis les champions du monde ont pris le jeu à leur compte, marquant par deux fois (Joseph puis Dridi), mais les jeunes Écossais ont chaque fois répondu dans la foulée, pour revenir à égalité à la pause (17-17).

En seconde période, les Français ont réussi à creuser l’écart avec deux nouvelles salves (Hulleu et Brennan), sur de belles inspirations de Debaes, avant que les locaux ne le réduisent en fin de match par un troisième essai, sans conséquence.

Une belle victoire bonifiée qui, malgré les deux défaites, place les U20 en seconde position derrière l’Irlande dont le match en Italie a été reporté (cause Coronavirus).

Car, dans l’autre match, les Baby Roses ont une nouvelle fois perdu chez eux (j’avais zappé l’autre jour leur défaite contre les Irlandais), mais cette fois contre les Gallois (22-23). Désormais, seul le XV du Trèfle est en passe de gagner le tournoi, voire de réaliser le grand Chelem. Mais pour cela il lui faudra gagner contre nos minots à Aimé-Giral la semaine prochaine et en Italie, à la fin de la coronovirustrose.

 

Écosse – France féminine         (reporté)

Le match a été reporté en dernière minute (comme Irlande-Italie) à cause d’un cas de coronavirus détecté chez une joueuse écossaise. Seules les Anglaises ont joué face aux Galloises, l’emportant aisément (61-7) pour leur quatrième victoire consécutive, sur la voie d'un Grand Chelem, en attendant leur dernier match en Italie (reporté aux calendes grecques).

  

La semaine prochaine…

Le tournoi passe au stade 5…

Tandis que la France est sur le point de passer l’état d’alerte face au coronavirus au stade 3, le stade 5 du tournoi des VI nations est menacé* de report sur son sol.

En effet, la 5ème journée risque* d’être amputée d’une finale au stade de France entre le XV du Trèfle et celui du Coq. Déjà, la rencontre en Italie face à l’Angleterre, également en course pour le titre, était reportée pour cause de coronavirus.

Reste le match pour rien entre Gallois et Écossais qui risque de faire fuir la majorité des téléspectateurs. Autant aller se promener à l’air pollué aux particules fines que de risquer de choper le virus à travers des éclats de voix ou de pintes de stout.

 

Au programme*  à partir de vendredi 13 mars :

  • France U20 – Irlande, à 21h à Perpignan (report confirmé)

Puis samedi 14 mars :

  • Pays de Galles – Écosse, à 15h15 (finalement reporté)
  • Italie – Angleterre (reporté)
  • France – Irlande, à 21h (report confirmé)

Enfin, dimanche 15 mars :

  • France féminines – Irlande, à 14h30 à Lille (report confirmé)

 (*) mise à jour le 9/3/2020 : Les matches reportés se joueront en octobre

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02 mars 2020

Les brèves d'Ovalie - Edition n°389

Stupeur et tremblements

TOP 14... 17ème journée                       Agen – Clermont      15 – 32

Gros effort (payant) des avants de l'ASM

Au tournant.

À dix journées du terme de la phase régulière, les jeux sont loin d’être faits pour les six élus à la phase finale, tout comme pour les deux promis à la relégation.

Et ce week-end, les 7 matches de la 17ème journée du championnat ont secoué les 14 protagonistes entre stupeur et tremblements...

à l’image de Clermont en mal de tête et sueurs froides.

Tremblants toute la première période, comme chaque fois depuis le début de saison, les Jaunards ont retrouvé un second souffle salvateur en deuxième, tel un bon présage dans la dernière ligne droite. C’est qu’ils jouaient gros à Armandie, après leur défaite coupable au Michelin face au leader, pour revenir dans la partie chez des Agenais qui, eux, jouaient encore plus gros pour leur survie.

Dès le premier quart d’heure, Moala perforait le premier rideau sur un turn-over pour offrir une première munition à Lopez qui, d’une passe millimétrée au pied, envoyait Abendanon derrière la ligne pour le premier essai, transformé par Laidlaw, impeccable après déjà une première pénalité réussie.

L’ASM menait 10-0 dans une entame parfaite. Trop beau pour durer.

Et ça n’a pas raté ! Cinq minutes plus tard, la danseuse Nanai-Williams nous gratifiait d’un salto arrière sur un ballon haut de Berdeu, entraînant dans sa chute le dernier défenseur Jeune et Bleu, Tiberghien, laissant l’en-but grand ouvert à Decron pour aplatir.

Mais heureusement pour Azéma, deux hommes en forme allaient faire la différence sur un temps fort, Yato et Moala, le centre néo-zélandais cassant in fine deux plaquages pour inscrire le second essai clermontois.

Pas suffisant pour pallier au manque criant d’engagement des Jaunards sur l’action suivante où les locaux parvenaient à aplatir le cuir en coin devant des visiteurs en tourisme défensif.

15 partout à la pause, après un carton jaune contre Fisher qui n’allait pas arranger les affaires des Asémistes entamant la seconde période en infériorité numérique.

Et pourtant, le sort allait leur sourire dès le retour des vestiaires quand Laidlaw se faisait contrer dans son en-but, en lutte pour aplatir le premier avant Gergalenner. Tout s’est joué à la vidéo, à un dixième de seconde, finalement en faveur du demi de mêlée clermontois, tout heureux. Il s’en est fallu de peu d’un coup fatal derrière la tête des Jaunards.

Sans doute le tournant du match... et de la saison ?

Comme un réveil brutal, en pleine sieste dans le hamac d’Armandie, les visiteurs allaient reprendre du poil de la bête qu’on a connue par le passé et éteindre à petit feu le collectif agenais, lui confisquant le ballon et armant quelques contre-attaques de premières mains derrière un énorme travail des avants, sous la baguette de Laidlaw. L’international écossais écartait tantôt au large ou se créait lui-même une brèche dans le dos de la défense, pour l’essai de Yato puis celui de Lapandry en finisseurs faciles.

Et la cerise sur le gâteau, pour ces Clermontois sans âme depuis le début du championnat, viendra encore de Yato, sur un dernier ballon porté, propulsant le flanker fidjdien dans l’en-but pour l’essai du bonus offensif… le tout premier de la saison !

Agen sombre dans la zone relégable quand Clermont se hisse à nouveau dans le TOP 6.

Car, derrière, d’autres ont eu moins de chance, comme Montpellier et Toulouse, sortis respectivement par Pau et Bayonne, deux protagonistes à la course au maintien qui n’allaient pas manquer l’occasion de distancer les Agenais.

 

Les autres matches en bref...

Pau  (12) – Montpellier (8)                     19 – 15

Pau à la conquête !

Les Palois ont tenu bon dans un match compliqué, face à l’ogre montpelliérain emmené par le champion du monde Pollard, dans l’ombre d’Hastoy qui a pris le dessus au pied, en première période (9-6), récompensant une domination de son pack en mêlée, avant que son homologue héraultais lui repasse devant en seconde, peu avant l’heure de jeu (12-15).

Mais là où les visiteurs échouaient à bonifier leurs temps forts par un essai, les locaux allaient y parvenir, à cinq minutes du terme, pour ce qui sera, au bout du compte et du courage, l’essai d’une victoire précieuse.

Bayonne (9) – Toulouse (7)                   20 – 10

De pluie et de rage

3-0 à la pause, cela en dit long sur le niveau de jeu produit par les deux formations sous la pluie à Jean-Dauger.

Le second acte sera à peine plus jouissif et surtout très décevant de la part des champions de France, brouillons et indisciplinés. Il faudra attendre l’entrée de Médard et un exploit perso de Fouyssac pour voir le premier essai et le premier beau mouvement toulousains.

Mais derrière Bayonne enquille les points grâce aux fautes adverses et inscrit même un essai plein de détermination par Alofa, après avoir mis Kolbe sur les fesses et renversé le ruck suivant. Une opération parfaite qui hisse le club basque à sept longueurs de la relégation.

Brive (11) – Lyon (2)                              30 – 16

Jurand, héros d’un jour

L’ailier briviste aura effacé à lui seul la défaite à Amédée-Domenech contre Agen (sur le même score), grâce à un triplé qui récompensait une domination et une détermination sans faille des Coujoux qui ont éteint toute velléité lyonnaise, pendant près d'une heure.

27-6 à la pause, puis 30-11 à l’heure de jeu, les hommes de Mignoni se sont réveillés trop tard avec l’essai de Kabeeche de fin de match qui s’ajoutait à celui de Regard plus tôt.

Pas de quoi inquiéter le LOU, bien ancré à sa deuxième place, tandis que Brive s’éloigne de la zone relégable.

Bordeaux (1) – Castres (10)                  26 – 24

Avertissement sans frais

Le leader a eu plus que chaud aux fesses. Malmenés en première période par les Castrais, après deux essais de Caminati et Capo Ortega, les Bordelais réagissaient enfin avec une contre attaque conclue par Connor, puis une autre lancée par Radradra avec Diaby à la finition.

20-12 pour entamer la deuxième mi-temps, cela augurait d’un festival de jeu à Chaban, comme on en avait pris l’habitude. Et pourtant, c’est l’ancienne équipe d’Urios qui allait inscrire deux nouveaux essais, par Nakosi et Jelonch, quand Botica se contentait de deux pénalités, finalement suffisante pour l’emporter.

Mais il s’en est fallu de peu que Kockott égalise sur la dernière transformation. Avec Urios, Bordeaux est châtré, c’est sûr !

Toulon (4) – Stade Français (14)           19 – 18

Une lanterne rouge vif

Les Parisiens étaient venus à Mayol pour faire un coup. Et ils ont presque réussi, après une première période cadenassée où seuls les buteurs Belleau et Segonds ont pu s’illustrer (6-3).

En seconde période, les Toulonnais ont frappé les premiers par Rebbadj avant de se faire happer par la rage et l’habileté de la lanterne rouge qui inscrit deux beaux essais par ses trois-quarts du groupe des Bleus, Etien puis Hamdaoui.

Menant 18-16, les Parisiens gâchent un exploit à portée de main, à cause d’une position de hors-jeu de Maestri qui offre les trois points à Carbonel pour la victoire sur le fil des siens.

Paris repart avec un petit point qui le place à une longueur d’Agen, maigre consolation au vu du match. Tandis que Toulon s’installe dans le carré d’as du TOP 14.

Racing 92 (3) – La Rochelle (5)            49 – 0

Plus que parfaits !

Parfaits en défense, parfaits dans la finition, les Racingmen ont tsunamisé les Maritimes qui ont pris l’eau d’entrée dans cet océan de munitions franciliennes.

Cette 17ème journée commençait sur des chapeaux de roue, samedi après-midi.

7 essais à rien… Baubigny, Russel, Laborde, Klemenczak, Sanconnie, Machenaud, Kolingar envoient le Racing sur le podium, en place du naufragé du jour

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

La semaine prochaine…

Le VI nations prend le relais !

Nos Bleus poursuivent leur route vers l’exploit retentissant d’un dixième grand chelem, espéré depuis dix ans. Mais, pour cela, il faudra s’imposer à Murrayfield sur des Chardons brûlants tant les Écossais ne lâcheront rien.

De leur côté, Anglais et Gallois vont se battre pour être là, à l’affût derrière, en cas de faux pas des Frenchies. Tandis que les Irlandais attendront de voir pour jouer leur match contre des Italiens coronavirustiférés. Comme si la cuiller de bois ne suffisait déjà pas à leur malheur.

Côté U20 et Féminines, il n’y a rien d'autre à espérer qu'une seconde place, le grand chelem ne devant pas échapper respectivement aux XV du Trèfle et de la Rose.

Au programme*  à partir de vendredi 6 mars :

  • Écosse – France U20, à 21h

Puis samedi 7 mars :

  • Irlande – Italie, reporté cause coronavirus (idem pour U20 et Féminines)
  • Angleterre – Pays de Galles, à 17h45
  • Écosse – France féminines, à 20h45

Enfin, dimanche 8 mars:

  • Écosse – France, à 16h

(*) Tous les matches sont retransmis par France TV

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23 février 2020

Les brèves d'Ovalie - Edition n°388

Toit et clapets fermés !

VI NATIONS... 3ème journée                   Pays de Galles – France      23 – 27

Sur la route du Grand Chelem

Soit dix ans !

Samedi soir, vers 19h30, heure française et de gloire, les Diables Rouges sont retournés en enfer dans leur antre enflammé, toit et clapets fermés.

Ils ne vont pas l’ouvrir de sitôt !

Comme toute cette semaine, soit disant que l’expérience était avec eux, que nos jeunes étaient trop bleus, qu’ils n’étaient bons qu’à tricher en mêlée, et blablabla, et blablabla... Notre néo XV de France en a pris pour son non-grade, les gueules ouvertes, d’arrogance, fort de dix ans de succès gallois, ici, au Millennium*

(*oui, je ne me fais pas au naming ambiant, ce stade mythique restera le Millennium pou moi).

Seulement, samedi après-midi, s’ils ont cru bon fermer le couvercle de leur cocotte-minute dans le but de nous promettre l’enfer au milieu des flammes des chants de suppôts de Pivac, ils ne se doutaient pas que nos jeunes Bleus allaient aussi leur fermer la porte de la victoire au nez, le French flair retrouvé, sans qu’ils n’aient rien à y redire… ou presque.

Comme en 2010, soit dix ans !

Deux interceptions, par Palisson puis Trinh Duc, et la France menait 20-0 à la pause. Les Gallois revenaient en seconde, petit à petit, bien aidés par l'arbitre sud-africain, Kaplan, qui sortira Parra dix minutes, le temps pour les locaux de se refaire le poireau. Mais rien n’arrêtera ces Bleus programmés pour décrocher un troisième succès de rang (20-26). C’était écrit.

Comme samedi, au Millennium... La chandelle lumineuse de N’Tamack, le rebond favorable et Bouthier qui s’en va inscrire le premier essai. Jusqu’à cet arbitrage partial de monsieur Carley, refusant un essai à Fickou après une séquence somptueuse de passe à XV, dont une serait illicite, à la vidéo. Mon oeil !

Mais qu’à cela ne tienne… qu'à la rage de Willemse (impeccable travailleur de l’ombre avec son compère de seconde ligne, Le Roux), transperçant l’en-but après une touche bien captée par le capitaine exemplaire Ollivon.

Ce capitaine, parlons-en, Titi tout craché, secondé par deux flankers hors-pairs, Alldritt et Cros, qui ne sont pas sans rappeler Harinordoquy et Bonnaire, sécateurs aiguisés et capteurs de munitions.

Alldritt, toujours dans l’avancée, tellement précieux que monsieur Carley n’a eu aucune honte à l’envoyer sur la touche dix minutes pour une faute fantôme, des fois que les locaux auraient la bonne idée de marquer dans les arrêts de jeu de la première période.

Heureusement, en vain ! Les Bleus mèneront 17-9 à la pause.

Seulement, au retour des vestiaires, le pilonnage britannique a repris et, cette fois, Lewis a franchi la ligne, ramenant les siens à un petit point des Tricolores (16-17). Tout est à refaire !

Qu’à cela ne tienne… qu’au flair de notre ouvreur, touché par la grâce, interceptant une passe de Tompkins, sur une offensive galloise, pour filer seul dans l’en-but et frapper un grand coup derrière la tête de ces Diables Rouges qui pensaient avoir fait le plus dur.

Mais il était encore à venir, le plus dur pour les locaux, après la transformation de N’Tamack et une dernière pénalité qui les distançaient de onze longueurs. Ce qui allait obliger monsieur Carley à intervenir : carton jaune pour Haouas, pour une mêlée écroulée et essai accordé à Biggar à quatre minutes du terme, alors que le ballon semblait si peu maîtrisé et aplati.

4 minutes et 4 points à défendre, encore plus forts, à 14 contre 16.

Quand, dans les dernières secondes, Tompkins se met à déchirer le premier rideau dans une course folle, on se dit que le cauchemar de l’ère Brunel va ressurgir. Mais cette fois, la double lame fraîchement entrée, Chat-Cretin, a collé le Gallois au sol, mains sur la balle, l’arbitre ne peut que constater l’échec du trois-quarts centre local. La pénalité est française et le dernier ballon pour les tribunes. Ouaiiiis ! 

Ils l’ont fait, ces bleus de Bleu ! Dix ans de disette effacés, ici, au Millennium, et les cruelles dernières défaites enfin vengées.

Ne reste plus qu’à tracer la route du Grand Chelem, tout droit jusqu’au Stade de France, en passant par Murrayfield, où seules les cornemuses nous siffleront aux oreilles.

Ils vont le faire, comme en 2010... je veux !

 

Les autres matches...

Angleterre – Irlande        24 – 12

Méconnaissables

A l’image du premier essai casquette, où Sexton se troue complètement dans son en-but, laissant Ford aplatir, à la surprise générale, ce match entre deux nations qui ont occupé, chacune leur tour, le premier rang mondial l’an passé, a surpris par son niveau de jeu et d’intensité plus que médiocre.

On se régalait de voir le père de Farrell mener son quinze du Trèfle sur la route d’un Grand Chelem jusqu’au Stade de France. Il n’en a rien été. Son fils a mis les épines de son XV de la Rose sur son chemin, réduisant le jeu des Irlandais à néant, et celui des Anglais à trois essais tombés comme trois cheveux dans une soupe de rugby.

Bref, on s’est fait chier à voir Sexton faire dans son froc, tout en se réjouissant de ce résultat comptable qui pourrait bien suffire à nos Tricolores, en cas de succès bonifié à Murrayfield ou au Stade de France.

Et à tous les voir aussi mal jouer, il y a la place pour un Grand Chelem !

 

Italie – Écosse             0 – 17

À la petite cuiller… de bois !

Les Italiens se sont une nouvelle fois fait ramasser par la supériorité de leurs adversaires, ou plutôt par leur infériorité à les attaquer et marquer le moindre essai.

Sauf que, cette fois, la cuiller sentait le bois du sapin, tant on imagine mal la Squadra Azzurra s’imposer face à l’Irlande ou l’Angleterre.

Et pourtant, défensivement, ils étaient là ces Ritals, empêchant les assauts calédoniens d’arriver à dames, jusqu’à ce que Hogg se fasse la malle en solitaire pour le premier essai au bout d’une vingtaines de minutes. Harris, en début de seconde période, puis Hastings à la dernière minute saleront gentiment la note dans un autre triste match de faible niveau.

De quoi rêver grand pour nos Bleus à Murrayfield !

 

Classement :     1-France : 13 pts (+24) – 2-Angleterre : 9 (+12) – 3-Irlande : 9 (+5) 
                       4-Pays de Galles : 6 (+28) – 5-Écosse : 6 (+3) – 6-Italie : 0 (-72)

 

Les Bleuets et les Bleues…

Pays de Galles  – France U20          14 – 11

C’est la faute à Dennis

La tempête qui a soufflé sur la Grande Bretagne vendredi soir aura eu raison d’un match brouillon aux conditions très difficiles, plongeant la tête sous l’eau à nos Bleuets au lieu qu’ils la gardent sur les épaules de champions du monde héritées de leurs glorieux prédécesseurs.

Oui la tempête, c’est vrai, mais être aussi statiques et timorés sur le premier essai encaissé (12è), indisciplinés et gâcher autant d’occasions, montre tout le chemin à parcourir encore pour ces minots avant de jouer dans la cour des grands. A l’image de ce temps fort avant la pause où les mêlées écrasantes rejouées à foison n’aboutissaient pas (l’arbitre n’aidant pas) , alors qu’il suffisait peut-être de prendre les trois points pour passer devant à 9-7 à la pause.

Cela résume un peu ce qui a fait défaut à ces jeunes bleus, et déjà constaté dans les matches précédents. L’entrée de Joseph en seconde période n’y changera pas suffisamment, malgré l’essai en force et en supériorité numérique dès le retour des vestiaires par Lotrian pour enfin passer devant au score (11-7). Car à l’heure de jeu, les Gallois trouvaient à nouveau la faille sur un essai de Strong, trop forts pour cette défense en papier, mâché par une pluie battante.

Une défense battue qui ne parviendra plus à remettre la main sur un bon ballon, comme elle n’espèrera plus rien dans ce tournoi, désormais à la botte des Irlandais, vainqueurs chez les Anglais (21-39).

 

Pays de Galles – France Féminines           0 – 50

80 minutes de silence

Il y avait comme une chape de plomb sur Cardiff, dimanche midi quand les filles ont foulé la pelouse de Arms Park, non loin du Millennium, incendié la veille.

Pas envie de jouer, les Galloises ? Ou juste pas le niveau ? Les deux, sans doute, tant les Françaises se sont promenées et ont cueilli les essais comme on cueille des cèpes après une averse dans une chaude atmosphère, sans opposition, ou presque, le jeu des diablesses rouges n’offrant qu’un  silence de plomb.

Doublé de Banet, doublé de Sansus, N’Diaye, Ménager, Annery et Boudaud, 8 essais à zéro. Une claque monumentale qui ne devrait pas susciter des vocations chez les jeunes Galloises, occupées à consoler papa et les frangins, à la sortie des pubs.

Pendant ce temps-là, les Anglaises se sont mises sur la bonne voie d’un grand chelem après avoir balayé les Irlandaises (34-0). Ne restent que les Italiennes pour les faire tomber à Padoue, lors de la dernière journée. Les Bleues peuvent toujours rêver ou prier.

 

La 16ème journée de TOP 14 en bref...

Clermont (7) – Bordeaux (1)                 22 – 31

Michelin à plat

10-0 et puis plus rien, complètement à plat, le XV Jaune et Bleu s’est mélangé les pinceaux pour rendre vert de rage Azéma sur son banc, impuissant, regardant les Bordelais repeindre le match aux couleurs du jeu d’Urios, palette complète de défense, de culot et d’engagement.

Doublé de Cros, Lamérat et Gimbert s’offraient un bonus offensif devant un public auvergnat médusé.

Lyon (2) – Racing 92  (5)                      29 – 20

Lyon dans le coup

En réaction en première période, tout en maîtrise en seconde, les Lyonnais ont évité le piège tendu par des Franciliens généreux. Trop, sans doute, les Racingmen ont beaucoup été pénalisés en fin de rencontre, ce qui a fait la différence, et les a laissés sans bonus défensif malgré les essais de Lauret et Trinh Duc.

Mignot, Couilloud ont fait le bonheur d’un Gerland toujours invaincu.

La Rochelle (3) – Toulon (4)                  17 – 12

Duel Plisson vs Belleau

Plisson, Belleau, Plisson, Belleau… les pieds ont parlé durant une heure dans une rencontre très serrée entre les deux équipes (12-9), quand Retière faisait la différence pour le seul essai du match, laissant Belleau reprendre le point de bonus défensif que les siens n’ont pas volé.

Marcel-Deflandre reste une forteresse imprenable et place à nouveau les Maritimes sur le podium quand les Toulonnais ne bougent pas, un point derrière.

Toulouse (6) – Montpellier  (8)              25 – 7

Le champion accélère

Privés de nombreux internationaux, les Toulousains composent comme ils peuvent, retrouvant Holmes à la charnière, associé à Pagès, tous deux auteurs des premiers essais qui ont lancé la machine locale.

Le MHR a bataillé, en vain, inscrivant un seul essai en fin de rencontre, par Nadolo, quand les chmpions de France en ajoutaient deux, par Tauzin et Lebat, pour à chaque fois décrocher le bonus offensif.

Toulouse monte dans le TOP 6, avec la manière, quand Montpellier reste à la porte, avec Clermont.

Castres (9) – Pau (14)                            26 – 16

Sauve qui Pau !

Le CO s’en sort bien quand la Section s’enfonce.

Toujours aussi pragmatiques, les Castrais ont profité des maladresses des visiteurs pour prendre le dessus sur un match serré qu’ils ont fini à 14 en serrant les fesses.

Deux essais à un, Laveau et Combezou pour le CO contre Puech pour Pau.

Brive (10) – Agen (12)                           16 – 30

A la conquête

Les Agenais ont conquis leur succès, avec brio, chez des Coujoux indisciplinés et sans conquête.

3 essais contre un (doublé de Tolot, Masilevu contre Jurand), à une marque du bonus offensif. Les Lot-et-Garonnais sortent de la zone de relégation, quand les corréziens ont manqué l’occasion de s’en éloigner un peu plus.

Bayonne (11) – Stade Français (13)       28 – 17

Indiscipline quand tu les tiens

Les Parisiens ont perdu au jeu de l’indiscipline, laissant Lafage prendre le dessus sur leur buteur Sanchez.

En seconde période, les Basques seront les premiers à inscrire un essai, par Tisseron, quand les visiteurs, à la peine, marqueront le leur en fin de rencontre, en vain.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

La semaine prochaine…

Le TOP 14 la joue solo…

 

Au programme* le samedi 29 février :

         Racing 92 – La Rochelle, à 15h30 

         Agen – Clermont, à 18h

         Bayonne – Toulouse, à 18h

         Pau – Montpellier, à 18h

         Brive – Lyon, à 20h45

Puis dimanche 1er mars :

         Bordeaux – Castres, à 12h30

         Toulon – Stade Français, à 16h45

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

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16 février 2020

Les brèves d'Ovalie - Edition n°387

Chaban-Delmas, mon amour !

TOP 14... 15ème journée                       Bordeaux – Lyon      37 – 19 

Radradra, le facteur X de Chalban !

Urios, dieu de l’amour du jeu bien fait

À vivre une belle histoire d’amour avec son public, sans jamais faillir dans son lit conjugal, avec des victoires éclatantes au bout de 80 minutes d’ébats euphoriques, Chaban-Delmas tient le haut de l’affiche, aux côtés de deux autres dieux des stades que sont Marcel-Deflandre et Matmut-Gerland.

À ne pas confondre avec Ernest-Wallon et Gégel-Altrad qui, s’ils n’ont jamais vraiment connu la défaite cette saison, ils ont concédé au moins un match nul, un holà mal vécu en tribunes.

Et samedi après-midi, en ouverture de la quinzième journée du TOP 14, après ceinture durant trois semaines qui laissait craindre une baise de régime, Chaban et son public ont exulté une fois de plus, en dominant le leader lyonnais, avec classe et panache, un bouquet d’essais magnifiques en premières mains et en bonus, un orgasme offensif, certainement pas simulé.

Bonne Saint Valentin !

Seulement, à Bordeaux, on n'a pas attendu ce jour pour déclarer son amour au jeu débridé. Urios se charge de maintenir leus cœurs à l'ouvrage chaque semaine. La preuve, ce titre de champion d’automne récompensant dix victoires sur treize matches, et avec la manière.

Pourtant, Chaban avait bien coché ce jour et réservé une surprise à sa belle en tribunes, après six semaines d’abstinence et une large cabriole face à Bayonne.

Vêtu d’un XV de départ élégant, même dans un costume privé de la pièce maîtresse Jalibert, il avait fière allure sur le pré. Les premières minutes furent empreintes d’une timidité très fleur bleue, à faire gerber Couilloud (sorti prématurément), rapidement chassée par un pied osé (sous la table) de Botica qui marquait les trois premiers points.

Mais, maladroit, ce Bordeaux-là se mit à bafouiller son jeu sur la défensive quand celui-ci ne demandait qu’à se laisser prendre et s’emballer. Une penaltouche lyonnaise et un ballon porté suivant gâchaient le moment intime des retrouvailles, pour le premier essai opportun des visiteurs, par Ivaldi, transformé par Wisniewski.

« Détends-toi » semblaient lui dire des milliers d’yeux en tribunes.

Et pourtant, le pilier gauche Paiva dût sortir, blessé à la cheville, comme Radradra, dix minutes, après un carton jaune. Rien n’allait à Chaban. En tribune, on était tendu, comme si l’amour n’arrivait pas à se faire entendre.

« Je ne t’intéresse plus ? Tu as quelqu’un d’autre, c'est ça ? C’est cette Coupe d’Europe ! »

Ngatai rajoutait même trois points, de plus de cinquante mètres, histoire de faire avaler de travers, au public, l’entrée de ce menu qui se voulait gourmand.

Et puis Radradra fit son retour, avec une belle fleur dans les mains, histoire de se faire pardonner. Une passe de Botica sur un pas de danse en sortie de ruck et le trois-quarts centre tournoya dans l’en-but de toute sa puissance pour l’essai de l’égalisation.

La seconde période laissait place au seul désir de jouer.

Si le gingembre n’est plus reconnu comme aphrodisiaque, à Bordeaux, ils ont Semi Radradra pour rendre hystérique toute une tribune et la pousser à hurler son plaisir sans retenue. Dès la première bouchée du second acte, Buros remonta un ballon pour l’offrir au facteur X de son équipe qui s’enfonça dans une défense aux aboies, arrachant tous les rideaux et concluant vigoureusement la première action bordelaise.

Il faudra du temps aux locaux pour se remettre de tant d’émotions, hou ! Wisniewki puis Ngatai remontèrent le score petit à petit, d’une pénalité à l’autre, quand Lucu, tout juste entré, tenait péniblement à distance les intrus.

20-19 seulement, à dix minutes du terme d’une déclaration de flammette devant un public dont le désir de victoire était à son comble.

« Pitié, ne me laisse pas comme ça ! »

C’était clair, il fallait finir le travail, avec le bonus offensif. Et Chaban n'allait pas se défiler.

Au culot, Cordero sortait son talent, déshabillant la défense lyonnaise d’une passe au cordeau pour Tamanivalu qui, sur une course radradrasiaque concluait en coin. Jouissif, certes, mais cela ne pouvait pas combler un public aussi excité devant ce Chalban-là… irrésistible !

Alors Cordero s’exécuta à nouveau, comme un finisseur hors-pair, passant toute la défense adverse pour se laisser glisser jusque dans l’en-but, dans un dernier essai orgasmique qui ne trouvera pas équivalent ce jour dans les autres stades.

« Oh ! Chaban, mon amour, qu’est-ce tu m’as encore fait ? »

Rien d’autre que d'assumer son statut de bourreau d'écœurement et retrouver sa place au sommet d’un championnat à ses pieds avant que le XV d’Urios ne déclare sa flamme, au printemps, au Stade de France à un certain Brennus.

  

Les autres matches en bref...

Racing 92 (3) – Toulouse (8)                30 – 27

Au bout du suspense

Les Racingmen ont semblé regarder les Champions de France faire le jeu pour leur répondre à chaque fois, à l'arrachée, et à chaque fin de mi-temps.

En première période, les locaux égalisent sur le gong (17-17) pour deux essais de part et d'autre (Akhi et Tauzin pour le ST, Sanconnie et Laborde pour le Racing). En seconde, c'est Klemenckzak qui répond, après la sirène, à l'essai de Guitoune, mais cette fois, pour l'essai de la gagne, puisque le duo de buteurs local a passé une pénalité de plus que celui visiteur, Bézy-Kolbe, l'arrière toulousain champion du monde ayant évolué tout le match à l'ouverture, en l'abence de N'Tamack, Holmes et Ramos.

Incroyable scénario de course-poursuite qui a laissé le public francilien dans le doute pendant plus de 80 minutes.

Le Racing monte sur le podium quand Toulouse reste au pied du TOP 6.

Toulon (4) – Brive (9)                            34 – 17

Des Coujoux dans les roues

Samedi, à Mayol, personne ne semblait avoir la tête à la reconnaissance envers son emblématique président dont l’égo ne semble avoir d’égal que l’indifférence de son successeur, Bernard Lemaître.

Pourtant, les trois étoiles, arborées au cœur de la tunique varoise, ont été cousues au fil de la démesure d’un homme dont aucun rêve ne semblait trop loin pour être décroché, et mieux vaut trois fois qu’une, dans ces années glorieuses (2013 à 2015), pour trois sacres européens et un Brennus en bonus.

Alors, moi je vous le dis, Monsieur Boudjellal : « Respect et bravo ! Le RCT vous doit beaucoup. »

Sur le terrain, l’armada varoise avait tout pour exploser cette équipe briviste, combattante mais limitée. Un doublé de Ikpefan, au bout de vingt minutes, laissait présager le pire. Et pourtant, les Coujoux allaient revenir, presque trop facilement, par un coup de Tournebize derrière un lancement en touche.

17-10 seulement à la pause, les Toulonnais revenaient en force des vestiaires avec un essai de pénalité sur un ballon porté monstrueux emmené par Parisse. Mais encore une fois, les visiteurs tenaient bon et profitaient d’une faiblesse de Carbonel dont le coup de pied devant sa ligne se faisait bêtement contrer pour le deuxième essai corrézien. Il faudra toute la hargne du champion du monde Etzebeth pour à nouveau creuser l’écart, cinq minutes plus tard, mais sans la capacité d’inscrire l’essai du bonus dans le dernier quart d’heure.

Toulon a laissé un point en bord de route… avec son ancien président.

Stade Français (12) – La Rochelle (5)    21 – 20

Sanchez d’un cheveu

Samedi soir, à Jean Bouin, il y avait un match dans le match, entre le retour de l’enfant prodige, Plisson, et son successeur, Sanchez. Ce dernier aura eu le dernier mot dans une rencontre pourtant dominée par les Maritimes, et notamment grâce à leur ouvreur.

Mais voilà, une moins bonne réussite au pied (deux transformations manquées), un carton jaune en fin de match préjudiciable, et Plisson offrait la dernière munition à son rival pour l’essai de la gagne, dans la dernière minute.

Menés 13-8 à la pause, après un essai partout (Arrate puis Liebenberg), les Rochelais avaient fait la différence en seconde période, par Bourgarit, puis Bosch, avant le coup de grâce de Sanchez.

Paris sort enfin de la zone relégable quand La Rochelle reste en sécurité dans le carré VIP.

Pau (13) – Clermont (6)                         20 – 23

Improbable retour de flamme jaunâtre

Tous les internationaux clermontois (ou presque) qui n’étaient pas de la danse du VI nations étaient là. Fofana, Raka, Cancoriet, Iturria, Vahaamahina, Falgoux et Slimani, dans le XV de départ, Parra et Lopez, sur le banc.

Mais rien n’y a fait en première mi-temps, le blues des oubliés en Bleu s’est fait ressentir d’entrée, ave l’essai palois de Votu. Et puis, tout n’a été que course derrière le score, comme on en a pris l’habitude depuis le début de saison, Laidlaw punissant l’indiscipline locale pour un 10-6 heureux à la pause.

Et puis Parra est entré, dès le retour des vestiaires, tel un chef de meute vexé de jouer les seconds couteaux, un peu comme Serin en équipe de France. Iturria déchirait le rideau palois pour le premier essai auvergnat, enfin !

13-10 pour les visiteurs, tout semblait revenu dans l’ordre des choses quand la mêlée fermée sans Slimani se faisait sanctionner. 13 partout, à dix minutes du terme et, à nouveau, un trou d’air dans le camp clermontois offrait le deuxième essai aux locaux, par Le Bail.

Parra ramenait les siens dans le bonus défensif avant que l’improbable percée du pilier remplaçant Uhilia, tel un trois-quarts centre, mettait Raka en orbite pour l’essai de la victoire des Jaunards.

Incroyable coup dur pour la Section qui devra se contenter du bonus défensif quand l’ASM, elle, lui rendait la monnaie de sa pièce après le scénario inverse du match aller.

Montpellier (7) – Bayonne (11)              31 – 29

Le MHR pris aux basques

Les Bayonnais n’ont rien lâché pendant 80 minutes, promettant l’enfer à leur hôte, marquant dès que les occasions se présentaient, avec culot et brio aussi, pour quatre essais (Collet, Duhau, Delonca et Muscarditz) qui ont répondu, à chaque fois, à ceux des Montpelliérains (triplé de Nadolo et Reilhac).

C’était le monde à l’envers à l’Altrad Stadium. Les couleurs des maillots étaient inversés (bleu ciel pour le MHR et bleu foncé pour l’Aviron), comme les tactiques de jeu, les Basques multipliant les ballons portés et les Héraultais les courses balles en main.

Menant 31-15, à l’heure de jeu, les locaux n’ont jamais réussi à tuer le match. Pire, ils ont douté jusqu’au bout, dans un dernier quart d’heure à suspense, avec seulement deux longueurs d’avance.

Bayonne repart avec un point précieux qui les maintient hors de la zone rouge.

Agen (14) – Castres (10)                         24 – 43

A l’usure

Les Agenais sont partis de trop loin pour espérer l’emporter chez eux, face à des Castrais qui les ont plombés en fin de chaque mi-temps, avec deux essais coup sur coup.

Les locaux sont bien revenus à huit longueurs, en seconde période, grâce à la bonne entrée de la charnière suppléante (Verdu-Berdeu) mais, usés et fautifs (essai de pénalité fatal, plus carton jaune), la fin de match les tuera définitivement.

Un gros coup réussi par les Tarnais, qui plus est avec le bonus offensif, de quoi sortir la tête haute dans cette course au maintien qui n’a pas dit son dernier mot entre les six derniers protagonistes.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

La semaine prochaine…

Premier vrai doublon !

Le tournoi des VI nations revient en doublure de la 16ème journée de TOP 14.

Avec des enjeux cruciaux, pour nos Bleus, d’abord, à Cardiff, puis pour les Irlandais, à Twickenham, tous deux, sur la même route d’un grand Chelem, avant de se rencontrer pour la dernière journée au Stade de France. On en rêve !

Mais Gallois, comme Anglais, n’ont pas dit leur dernier mot pour remporter le tournoi.

En France, le championnat poursuivra ses luttes intestines, à la fois pour accéder au TOP 6 ou pour rester dans l’élite.

Préparez l’apéro, dès vendredi soir, pour qu’il dure jusqu’à l’heure du dîner dimanche.

 

Au programme*  à partir de vendredi 21 février :

  • Pays de Galles – France U20, à 20h35

Puis samedi 22 février :

  • Italie – Écosse, à 15h15
  • Pays de Galles – France, à 17h45

Enfin, dimanche 23 février :

  • Pays de Galles– France féminines, à 13h
  • Angleterre – Irlande, à 16h

 (*) Tous les matches sont retransmis par France TV

Côté TOP 14, au programme* le samedi 22 février :

         La Rochelle – Toulon, à 15h30 

         Bayonne – Stade Français, à 20h30

         Brive – Agen, à 20h30

         Castres – Pau, à 20h30

         Clermont – Bordeaux, à 20h45

Puis dimanche 23 février :

         Lyon – Racing 92, à 12h30

         Toulouse – Montpellier, à 16h50

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

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09 février 2020

Les brèves d'Ovalie - Edition n°386

Des têtes brûlées

VI NATIONS... 2ème journée                       France – Italie      35 – 22

Antoine Dupont, chef d'escadrille

Mission accomplie, Pappy Boyington !

Ce dimanche, la nouvelle est tombée. Le pilote préféré de mon enfance s’est éteint, sans mystère, dans l’ouest de sa Californie, à 84 ans.

En regardant ce match, c’était comme si le ciel et le jeu de l’équipe de France avaient voulu lui rendre orage dans un combat exalté, dans le vent de celui de la semaine dernière, comme un nouvel épisode d’une bonne série au Stade de France.

Comment ne pas faire le lien avec le Major Antoine « Baby » Dupont, à la tête d'une escadrille de jeunes insouciants et rebelles pilotant au culot son French-Flair, en quête d’aventures et de Grand Chelem.

On se régale et on s’inquiète devant notre télé !

Car ces « têtes brûlées » nous ont enthousiasmés sur des séquences extraordinaires tout comme leur jeu s'est délité à trop n'en faire qu’à leurs têtes dans l’euphorie d’actions bâclées, oubliant les fondamentaux en conquête et en défense.

Mais quel flair ce Dupont en première période !

Il aurait dû être élu l’homme du match, tant il a mis cette équipe sur les rails, ou plutôt dans le couloir d’une victoire aérée, qui aurait pu l’être plus si seulement on avait pu compter sur un buteur en réussite (7 points laissés en route par N'Tamack en première période).

Dès l’entame, le demi de mêlée toulousain survole la partie, accélérant le jeu et mitraillant les ballons jusqu’à en faire perdre la tête à l’ennemi transalpin, N’Tamack concrétisant le premier temps fort par une première pénalité puis par un petit coup de pied rasant bien inspiré que Thomas n’a plus qu’à cueillir dans l’en-but pour le premier essai.

Fabuleux !

La transformation ne passe pas, mais peu importe, Dupont remet ça, dix minutes plus tard, poussant ses avants inlassablement devant l’en-but jusqu’à ce que le capitaine Ollivon s’arrache pour conclure le deuxième essai.

La transformation ne passe toujours pas, mais peu importe, Dupont remet ça, juste avant la pause, bis repetita, à gauche, à droite, puis une sautée pour Alldritt et le troisième essai qui nous fait oublier le relâchement coupable sur l’essai italien, juste avant, Thomas planant complètement dans la défense telle une carlingue sans contrôle des commandes de plaquage.

Cette fois la transformation passe, en double bandes, poteau gauche puis droit. On se dit que la chance va nous sourire en seconde période avec une bonne avance au compteur (23-10). On s'attend au carnage. Seulement, on alterne encore le bon comme le mauvais.

Le bon, toujours en attaque, avec une combinaison d’école qui leurre la défense italienne et envoie N’Tamack à l’essai du bonus offensif. Quel flair ce petit !

Le mauvais, avec ces touches encore perdues et ces relâchements qui laissent à désirer en défense, laissant la Squadra Azzurra bombarder une deuxième fois l’en-but français depuis son porte-ballon, relevant la tête dans la bataille, loin d’être terminée (28-17).

C’est alors qu’entre le banc, avec Jalibert et Serin, morts de faim !

Ce dernier, vexé de ne pas avoir joué une seule seconde du Crunch dernier, s’offre un essai en solitaire sur une pénalité rapidement jouée. Un petit bijou de numéro neuf, un petit coup de pied pour lui-même, et un ballon récupéré dans sa course effrénée jusque dans l’en-but.

Bravo petit ! Mais de là à oublier la prestation de haut-vol de Dupont, il en faudra un peu plus.

Mais c’est encore les Italiens, plus agressifs qui auront le dernier mot, pour le troisième essai par Bellini, certes pour rien, mais comme un avertissement sans frais pour la suite de la compétition.

Car ces trous d’air récurrents, totalisant près d’une demi-heure dans ce combat, pourraient bien suffire à faire perdre à ces têtes brûlées la bataille de Cardiff dans quinze jours.

Mais en attendant, savourons ce deuxième succès qui place la France à la première place du tournoi, pour la première fois depuis dix ans vraisemblablement.

Souhaitons qu'au bout la série ait le même succès que celle de mon héros disparu…  

RIP, Pappy Boyington !

 

Les autres matches...

Irlande – Pays de Galles        24 – 14

Fin de série galloise

Invaincus dans le tournoi depuis huit matches, après leur Grand Chelem l’année dernière, les Diables Rouges ont subi la loi du XV du Trèfle sur ses terres à Dublin.

Samedi après-midi, à l’Aviva Stadium, les Irlandais ont su prendre le meilleur parti des conditions climatiques propices à l’embourbement du jeu autour des rucks.

Minutieusement et patiemment, les coéquipiers de Sexton ont usé les velléités offensives galloises derrière des petits tas jusqu’à concrétiser un coup d’éclat de Larmour sur une remise de Murray. Au bout de vingt minutes, l’arrière local très en jambes enfonçait à lui tout seul une défense acculée dans ses 22.

Malgré un contre mené par Biggar qui trouvait Williams pour l’essai gallois, quelques minutes plus tard, le pack celte poursuivait son labeur de sape et inscrivait deux nouveaux essais juste avant et après la pause, par Furlong puis Van der Flier.

La seconde période, comme on pouvait s’y attendre, sera verrouillée par les stratèges locaux, avec en cerise sur le gâteau, l’essai du bonus offensif en fin de match par Conway, après une ultime charge au ras, évidemment.

La réduction du score sur la sirène par Tipuric restera anecdotique et n’empêchera pas la seconde victoire des Irlandais, seuls désormais, avec les Français, en lice pour un Grand Chelem.

Mais les Gallois n’ont pas dit leur dernier mot pour ce qui est de gagner le tournoi. Car tout reste possible.
Les Bleus seront bien reçus au Millennium dans quinze jours et auront fort à faire pour y réaliser un exploit.

Mais, après cette élimination cruelle en Coupe du monde, on veut plus qu’y croire.

 

Écosse – Angleterre              6 – 13

Et Stuart Hogg…

Pauvre capitaine du XV du Chardon !

Déjà la semaine dernière, il vendangeait un essai sous les poteaux qui aurait pu changer l’issue du match contre les Irlandais, à Dublin. Voilà qu’il se retrouve, samedi, au cœur  d’un sauvetage manqué, offrant une mêlée à cinq mètres aux Anglais, à dix minutes de la fin d’une rencontre jusque-là injouable à cause de conditions météo exécrables, alors que le score était toujours de 3-3.

Derrière la mêlée, Genge concluait des charges au ras devant l’en-but calédonien pour l’essai d’une victoire qui n’allait pas échapper aux visiteurs de sa Majesté, même une pénalité de chaque côté plus tard.

Rien à dire sur ce non match de rugby, sous une pluie battante et un vent capricieux qui semblaient les seuls à se jouer des acteurs sur la pelouse de Murrayfield, au point que les Écossais laissaient s’échapper la moitié des ballons et Farrell la moitié de ses coups de pied.

Ah si ! Comment ne pas souligner ce magistral Flower of Scotland , au son des cornemuses puis A capella, comme le veut la tradition locale, qui a été la seule action d’avant-match à couper le souffle et qui aurait mérité, à mon sens peu conventionnel du rugby, un essai de pénalité contre les Anglais d’entrée.

On était donc loin de l’extraordinaire 38-38 de l’an dernier à Twickenham qui avait permis à l’Écosse de conserver deux éditions d’affilée le trophée de la Calcutta Cup, désormais à nouveau aux mains du XV de la Rose.

Avec un deuxième point de bonus gratté, il ne reste plus qu’au XV du Chardon de laisser la cuiller de bois une nouvelle fois aux Ritals.

 

Classement :       1-France : 9 pts (+20) – 2-Irlande : 9 (+17) – 3-Pays de Galles : 5 (+32) –
                         4-Angleterre : 5 (0) – 5-Écosse : 2 (-14) –6-Italie : 0 (-55)

 

Les Bleuets et les Bleues…

France U20  – Italie         31 – 19

Pour le moins difficile !

Difficile de reconnaître nos doubles champions du monde, emmenés par un des rares rescapés de cette sacrée épopée, Jordan Joseph, tant ils ont peu maîtrisé, une fois de plus (après la défaite face à l’Angleterre la semaine dernière), laissant le pire les plomber d’entrée et le meilleur les sauver en fin de match.

Parce que ces nouveaux Bleuets sont vraiment talentueux, à l’image de Legarrec à la mêlée, de Maravat le flanker, au four et au moulin, de Tiberghien et Dridi, feu-follets virevoltants derrière ou encore le seconde-ligne Guillard*, élu « Gamin du match » vendredi soir.

(*) Et dire que ce minot yvelinois jouait à côté de chez moi, à plaquer un de mes abonnés, Bibi’bendum, aussi discret sur ce blog que sur un terrain (wouah ! comment je t’ai plaqué, là, Bibi !)

Mais collectivement, ce n’est pas encore ça. Beaucoup d’envie, ça oui, mais beaucoup de déchets et d’inattention aussi qui coûtent cher à l’arrivée. Douze minutes de jeu et 12-0 pour les Italiens qui, il faut le souligner, sont loin d’être des quiches, balle en main, à l’instar du numéro 8 explosif, Cannone, qui n’est pas sans nous rappeler un certain Parisse. Agressif et bien en place, le XV de la Squadra Azzurra a mené la vie dure à ces Bleuets, comme elle a mené au score une heure durant, et c’était mérité.

Les petits Français ont bien inscrit deux essais en première période, par Tiberghien et Farissier, mais les Italiens en ont rajouté un troisième entre temps pour mener 19-14 à la pause.

Les petits Coqs reviendront des vestiaires avec de meilleures intentions, privant leur adversaire de ballon, et de point, en les usant à petit feu. Mais que ce fut long à venir, dans le dernier quart d’heure, trois petits points de Debaes, l’ouvreur suppléant entré dès la 20ème minute, avant que Dumortier ne trouve enfin la faille grâce à ce même Debaes dont la vista offrait une belle transversale au trois-quarts entré à la mi-temps.

Et comme une bénédiction du ciel, l’entrée dans les deux dernières minutes de Peysson allait offrir l’essai d’un bonus offensif miraculeux après la sirène et plusieurs charges au ras dont la dernière de Joseph sera la bonne pour le cadeau à son coéquipier de ligne.

Que ce fut compliqué encore, mais heureux cette fois. D’autant plus que les Anglais ont peiné en Écosse (17-21) et que les Irlandais ont éteint les Gallois (36-22). De quoi espérer un faux pas des Rosbifs face aux Celtes dans quinze jours et relancer le tournoi pour nos champions du monde, troisièmes derrière eux.

 

France Féminines – Italie         45 – 10

Une bonne claque !

Rien n’aura résisté aux Filles, samedi soir à Limoges, au stade Beaublanc –rouge, j’ai envie d’ajouter tant il était comble et éclatant de Marseillaises pour soutenir nos Françaises.

Une première période parfaite, démarrée en trombe et auréolée de trois essais de belles factures, par Forlani puis un doublé de Banet, avant cette interception anecdotique de Barattin pour la Squadra Azzurra juste avant la pause.

Menant 24-10, au retour des vestiaires, les Tricolores ont remis le bleu de chauffe et tué le match d’entrée, avec l’essai du bonus offensif par Annery, transformé par Trémoulière, auteure d’un sans faute au pied (assez rare pour le souligner).

Dès lors, les Italiennes ont été étouffées dans leur camp et ont subi la loi des Françaises qui ont confisqué le ballon. C’est qu’elles n’ont pas oublié leurs désillusions – et de la semaine dernière (contre les Anglaises), et de l’année passée (contre ces mêmes Ritales). Un essai de pénalité puis un dernier de rage, par Sansus, à l’image de son équipe, en fin de match, corseront l’addition, validant une victoire rondement menée, qui valait bien un pas de danse chorégraphié devant un public enflammé.

Les Bleues se remettent dans la course derrière les Anglaises, en cas de faux pas. Mais faut pas rêver, les Écossaises risquent de prendre cher à domicile contre les Red Roses (match reporté à lundi) et les Irlandaises sont toujours devant, après leur large victoire contre les Galloises (31-12).

 

La semaine prochaine…

Le TOP 14 revient en force !

Après ces deux belles prestations au Stade de France, nos internationaux vont pouvoir se ressourcer une semaine avant l’instant de vérité de l’ère Galthié, au Millennium. L’occasion pour les Topquatorziens, bien reposés depuis quinze jours devant leurs télés, d’entrer en jeu dans d’autres stades de France.

Et le programme est alléchant, à commencer, samedi, par un choc au sommet chez le champion d’automne, motivé pour retrouver son fauteuil, pour terminer, dimanche, avec un duel somptueux à l’Arena Paris La défense entre les deux meilleures équipes du championnat, à mon sens, même privées de leurs forces vives internationales.

Au programme* le samedi 15 février :

         Bordeaux – Lyon, à 15h30 

         Montpellier – Bayonne, à 18h

         Pau – Clermont, à 18h

         Toulon – Brive, à 18h

         Stade Français – La Rochelle, à 20h45

Puis dimanche 16 février :

         Agen – Castres, à 12h30

         Racing 92 – Toulouse, à 16h45

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

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03 février 2020

Les brèves d'Ovalie - Edition n°385

Born to run !

VI NATIONS... 1ère journée                       France – Angleterre      24 – 17

Ollivon, le Boss d'un Crunch mémorable

Comme un concert de Bruce Springsteen…

Au Stade de France. J’en avais rêvé, ils l’ont fait !

Ce Crunch avait des airs d’un concert du Boss, croyez-en un expert. Emmené, tambour battant, cuivres et guitares rugissants, par l’hymne springsteenien qui couvrait déjà, à mon oreille... ma marseillaise.

In the day we sweat it out on the streets
of a runaway American dream
At night we ride through mansions of glory
in suicide machines
Sprung from cages on Highway 9,
chrome-wheeled, fuel-injected
And steppin' out over the line, baby, this town rips the bones from your back
It's a death trap, it's a suicide rap, we gotta get out while we're young
'Cause tramps like us, baby we were born to run

Je vous traduis en gros le message :

Allons enfants de la patrie ! le jour est arrivé de ne plus courber l’échine devant ce rêve de Grand Chelem qui nous fuit. Il est fini le temps de voir passer des châteaux de gloire sous notre nez face à des machines suicidaires, jaillissant de leurs cages sur l’autoroute de nos 22 pour faire le plein d’essais.

Allons enfants de la patrie ! contre nous de la tyrannie de ces rosbifs arrogants, champions du monde du vice, qui nous promettent l’enfer, dépassez vos limites jusqu’à vous casser le dos, sortez vous de ce piège mortel, saisissez votre chance tant que vous êtes jeunes, parce que vous êtes des vagabonds, nés pour courir !

Et comment ! Quelle entame rock-and-roll sur la scène du Stade de France !

Une heure de pur plaisir, 24-0, une domination sans partage, trois essais, les Anglais humiliés, un pied... de leur enfer !

Des premières minutes fébriles pourtant, une première touche manquée par Marchand et des Anglais en ordre de bataille Waterlootoise dans nos 22, quand la touche suivante, dans le camp britannique, allait tout changer. Une première percée de Vakatawa, suivie par une autre de Thomas, puis c’est au tour de Fickou de saisir son intervalle, le tout orchestré par Dupont et N’Tamack pour une remise intérieure sur Rattez, en finisseur impeccable pour le premier essai de la ligne de trois-quarts tricolore. Wouh ! ça déménage !

Dès lors, la domination était française, poussant les Anglais à la faute que N’Tamack ne manquait pas de punir sans trembler. Même Nigel Owens, l’arbitre gallois, était d’humeur frenchie quand, sur l’action suivante, il décidait (avec l’appui de la vidéo) que le ballon avait rebondi sur le bras de Lawes et que l’essai d’Ollivon sur une percée de Rattez était tout à fait valable. Le XV de la Rose, qui s’était arrêté de jouer, ne s’en remettra pas.

17-0 en vingt minutes, on n’avait pas vu ça depuis… oups !

Depuis le France-Galles de l’année dernière ! Pas de bon augure, pouvait-on penser alors en voyant nos Bleus rentrer aux vestiaires après avoir tenu ce score.

Sauf qu’avec Galthié, ce n’est plus la même musique... C’est le Boss au Stade de France ! 
Le retour sur le pré se fera alors en fanfare springsteenienne : "no retreat, no surrender !"

Well, we busted out of class
Had to get away from those fools
We learned more from a three-minute record, baby
Than we ever learned in school

Car vous l’avez compris, ces jeunes Bleus aussi : finis les discours, les pronostics des imbéciles, on apprend plus en 40 minutes d’une première période aussi riche et intense que celle-ci qu’on peut en apprendre dans tous les stages à Marcoussis.

Moins d’un quart d’heure a suffi pour voir à nouveau le capitaine des Bleus terminer une action, en patron sur la scène du Stade de France, sur une percée de Dupont, pour son deuxième essai, le troisième tricolore.

24-0 et une demi-heure à tenir, ça peut être long ! Mais le refrain du Boss à ses coéquipiers était clair dans les vestiaires :

Well, we made a promise we swore we'd always remember
No retreat, no surrender
Like soldiers in the winter's night with a vow to defend
No retreat, no surrender

Car oui, ils s’étaient fait une promesse, celle de ne pas réitérer les erreurs de leurs prédécesseurs, l’an passé dans ce même stade, pour cette même première journée. Ils devaient s’en rappeler, chaque minute de souffrance à venir quand Johnny May allait les faire douter, par deux fois, sur deux instants d’errance défensive qui ramenaient les Anglais à dix longueurs des Français.

Et tels des soldats dans une nuit d’hiver à Verdun, avec une seule cause à défendre, ils allaient tenir, à défaut d'aller chercher ce bonus offensif… sans céder, si ce n'est cette ultime pénalité qui offrira, sur le fil, le point de bonus défensif à ce XV de la Rose revenu de loin...

Mais ils n'auront pas capitulé, cette fois.

Putain que c’est bon de voir jouer le Boss au Stade de France et réciter ses gammes avec autant d’allant et d’énergie, même si tout n’a pas été parfait loin de là, en conquête notamment.

Comment ne pas rêver que la musique aille à son terme, au bout du rêve d’un grand chelem, sur la "route du tonnerre" qui attend ces Bleus, à Murrayfield et dans l’enfer du Millennium surtout, en passant à nouveau par ce stade de France, dès la semaine prochaine, face à des Italiens largement à leur portée.

Alors, et si on la prenait cette route, les gars, hein ? Et si on se tirait loin de cette image de losers pour gagner... enfin !

'Cause tramps like us, baby we were born to run !

 

Les autres matches...

Irlande – Écosse                   19 – 12

Sexton, à l’arrachée

Elle est loin la balade irlandaise de la dernière coupe du monde face à un XV du Chardon apathique (27-3), les Écossais ont donné bien du fil à retordre dans ce match aux coéquipiers de Sexton, capitaine et artisan de cette nouvelle victoire.

L’ouvreur et buteur du XV du Trèfle a offert tous les points à son équipe, avec un essai dès la dixième minute et des coups de pied au but, souvent heureux, tant les Calédoniens lui ont offert des pénalités cadeau.

De leur côté, les Écossais ont joué au « hourra rugby » qu’on leur connaît, euphorique et désordonné, mais surtout très maladroit à la finition, à l’image de l’essai tout fait que Hogg mange tout seul en échappant le cuir au moment d’aplatir. C’était au retour des vestiaires, l’égalisation était toute proche.

Hastings aura aussi manqué quelques coups de pied, à faire regretter celui du retraité clermontois Laidlaw. Jusqu’au bout, le XV du Chardon aura poussé pour marquer cet essai égalisateur, en vain. La défense celte a été intraitable, comme à son habitude, à la limite de fautes que monsieur Reynal a rarement décelées, ce qui aurait pu aider justement ces malheureux Écossais. 

 

Pays de Galles – Italie          42 – 0

Fané et fanni

Courageux défensivement mais totalement stérile offensivement, le jeu des Italiens a logiquement fini fané et fanni, juste bon à être cueilli à la cuiller de bois à la fin du tournoi.

Les Gallois n’ont même pas été étincelants, juste pragmatiques en première période, avec deux essais seulement, après avoir assuré le score par la botte de Biggar, pour aller chercher le bonus offensif dans le deuxième acte, sans forcer leurs talents.

Et du talent, il y en a eu dans ce XV du Poireau, avec le triplé d’Adams, omniprésent, bien servi par un Biggar facétieux sur le deuxième essai de son ailier, avec une passe entre les jambes magnifique. Thompkins et North complèteront le festival d’essais qui aurait pu être plus spectaculaire.

La réception de la Squadra Azzura la semaine prochaine au Stade de France ne devrait être qu’une formalité pour nos Bleus.

Classement :        1-Pays de Galles : 5 pts (+42) – 2- France : 4 (+7) – 2-Irlande : 4 (+7)
                          4- Écosse : 1 (-7) – 4-Angleterre : 1 (-7) – 6-Italie : 0 (-42)

 

Les Bleues et les Bleuets…

France féminine – Angleterre         13 – 19

Guns and Red Roses

À Pau, au stade du Hameau, les Françaises ont rendu les armes, ce dimanche en début d’après-midi, face à des Anglaises intraitables qui ont mis en joue durant 80 minutes le jeu de leur hôte.

Plus agressives, plus efficaces, les Red Roses ont pris le dessus sur nos Bleues en moins de vingt minutes, claquant deux essais de belles factures, un en bout de ligne et l’autre sur un ballon porté d’école anglaise.

Il faudra toute la détermination de la capitaine Gaëlle Hermet pour revenir dans la partie en servant au cordeau sa demi de mêlée Laure Sensus. Jessie Trémoulière y allait de sa patte pour réduire un peu plus le score avant la pause (10-12) et nourrir tous les espoir dans le second acte.

Seulement, au retour des vestiaires, les velléités offensives locales semblaient tirer à blanc quand les Anglaises tiraient à balle réelle à l’heure de jeu pour l’essai de la victoire. Blessées dans la chair de leur jeu, et aussi dans leur orgueil, les Françaises se contentèrent d’un tir de pénalité pour le point de bonus défensif à défaut de pouvoir aller chercher mieux.

Les Red Roses, tenantes du titre, étaient décidément trop bien armées pour se faire descendre de leur piédestal. Et on ne voit pas, qui des autres nations, pourrait bien les priver d’un sacre cette année encore.

 

France U20  – Angleterre          24 – 29

Grenoble dans tous ses états

Stade des Alpes, Grenoble. Une première mi-temps au ralenti, beaucoup de mêlées, peu de ballons, un essai pour les Anglais malgré une légère domination et un point de retard à la pause (9-10). Rien de grave jusque-là.

Un second acte plein de fougue et d’envie… trop, peut-être. Surtout en supériorité numérique, après avoir repris le score sous la botte de l’impeccable Moura (12-10). Encaisser deux essais en contre, c’est inexcusable à ce niveau, alors qu’il y avait de quoi tuer le match, avec un peu plus de maîtrise et de patience.

Et pourtant ils ont eu la rage de revenir à 24 partout, dans le dernier quart d’heure, grâce à un essai de Joseph puis un autre de Dumortier, avant de craquer à nouveau sur le fil, encaissant un quatrième essai en force des jeunes Rosbifs, saignant nos petits champions du monde, fébriles dans leur chair.

Cela n’enlève rien au talent de ces Bleuets, à l’image d’un Haddad encore tranchant ou le jeune demi de mêlée Le Garrec très prometteur ou encore les trois-quarts Tiberghien et Vili, le feu dans les jambes.

Il semble désormais compliqué d’espérer un faux pas des champions en titre. Reste à terminer le tournoi avec un sans faute, à commencer la semaine prochaine par des Italiens, vainqueurs au Pays de Galles (7-17), à prendre très au sérieux.

 

Le premier tournoi pro des clubs du 7 : SUPERSEVENS

Demi-finales :   Racing 92 – Stade Français       19 – 14             Pau – Toulon   22 – 21

3ème place :       Toulon – Stade Français          33 – 19

Finale :           Racing 92 – Pau                    28 – 12               

Gala parisien

C’est dans l’Arena de Paris la Défense que le premier tournoi professionnel des clubs de rugby à 7 s’est tenu, ce samedi, en une seule journée, de 10h à 23h.

16 équipes – constituées à partir des effectifs des clubs du TOP 14, plus deux invités : Les Baabas, (Barbarians français, melting-pot de joueurs de PRO D2) et Monaco – se sont disputés le premier trophée de cette compétition, en mode tournoi en salle.

Chaque club du championnat de France ont joué le jeu sans pour autant engager la moindre vedette du rugby à XV, présentant essentiellement des jeunes sans temps de jeu et aussi des joueurs prêtés de la PRO D2. Autant dire que l’enjeu était moindre pour eux, et du coup, pour les supporters.

C’est donc logiquement que les Baabas ou Monaco ont réussi à sortir leur épingle de ce jeu de dupe, quand le Racing, hôte d’un jour, se devait de faire meilleur figure que les autres, tout comme son voisin parisien. Toutefois, l’idée de ce tournoi est intéressante pour donner du temps de jeu aux futurs talents de l’équipe de France du 7, notamment pour les JO de 2024, sachant que les prochaines éditions se dérouleront plus longuement, en trois étapes, en août puis en novembre.

Mais pour cette première, les supporters franciliens (chez eux) ont pu jubiler devant leur équipe qui a décroché brillamment le premier titre face aux Palois.

Classement :     1-Racing 92 – 2-Pau – 3-Toulon – 4-Paris
                       5-Babaas – 6-La Rochelle – 7-Monaco – 8-Agen
                       9-Montpellier – 10-Bordeaux – 11-Clermont – 12-Castres
                       13-Toulouse – 14-Lyon – 15-Brive – 16-Bayonne

Tous les résultats >>

 

La semaine prochaine…

Sur la route du Grand Chelem

À moins d'un cataclysme que l'on ne leur pardonnerait pas, nos Bleus auront pour mission, dimanche, de faire un carton plein de confiance, d'essais et de points face à des Italiens sans arme offensive.

Mais avant, samedi, à l'issue de leur duel, Irlandais ou Gallois seront privés de Grand Chelem...

À ne pas manquer !

 

Au programme*  à partir de vendredi 7 février :

  • France U20 – Italie, à 21h à Aix-en-Provence

Puis samedi 8 février :

  • Irlande – Pays de Galles, à 15h15
  • Écosse – Angleterre, à 17h45
  • France féminines – Italie, à 21h à Limoges

Enfin, dimanche 9 février :

  • France – Italie, à 16h

 (*) Tous les matches sont retransmis par France TV

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26 janvier 2020

Les brèves d'Ovalie - Edition n°384

Sauve qui peut !

TOP 14... 14ème journée                       Brive – Pau      33 – 26

                                        Bayonne – Agen      22 – 23

Laranjeira, sauveur de Brive !

Laranjeira, Berdeu, d’un cheveu !

Six équipes ont la tête en bas, entêtés à tenter de la relever pour rester dans l’élite coûte que coûte. Brive, Pau, Bayonne, Castres, Agen et Paris se défient dans un mouchoir de poche de sept longueurs. Ce week-end, deux affiches les confrontaient pour le meilleur ou pour le pire.

Les Coujoux, d’abord, samedi après-midi, accueillaient les Palois de Ben Smith dans leur stade d’Amédée-Domenech. Un match enlevé qui a démarré en trombe (l’œil) pour les locaux après des charges successives en pick and go qui ont amené le premier essai de Fa’aso.

Seulement, le jeu passait à la main des visiteurs et de leur meneur, Hastoy, étincelant en première période, dont les percées fantastiques déchiraient tout rideau défensif et ouvraient des brèches systématiques que Vatubua puis Septar n’ont eu plus qu’à conclure en bout de ligne. Laranjeira limitait la casse au pied pour réduire l’écart. Pau menait 23 à 13 à la pause, puis 26-13 à l’heure de jeu.

Quand un banc de Coujoux allait tout changer…

Devant, surtout, le pack briviste enfonçait systématiquement son vis-à-vis en mêlée, offrant à Laranjeira des munitions pour recoller au score et repartir dans le camp palois, jusqu’à ce que le buteur local flaire le bon coup et subtilise un ballon cafouillé dans les 22 adverses pour l’essai de l’égalisation entre les perches.

Mais l’exploit de l’arrière corrézien, au flair indéniable, survenait une nouvelle fois là où on ne l’attendait plus, dans un nouveau cafouillage alors que la sirène avait retenti, que le ballon avait été rendu aux mains des Palois dans l’action de la dernière chance.  Laranjeira, encore lui, surgissait de nulle part pour l’essai de la victoire qui laissait les visiteurs dépités, si proches des quatre points, qui allaient s’en contenter de deux et qui repartaient finalement avec rien.

Quel dénouement et quel sauvetage de l’arrière briviste, auteur de 28 points, qui n’est pas sans nous rappeler son prédécesseur Germain qui avait plus d’une fois, par le passé, sauver la baraque d’Amédée Domenech.

Fin de série de défaites pour Agen

Dans l’autre choc du bas de tableau, Bayonnais et Agenais ont bataillé jusqu’à la dernière minute sur la pelouse de Jean-Dauger pour tenter de décrocher enfin une première victoire depuis trois mois qu’elle leur échappait.

Et c’est d’un cheveu, d’un petit point, d’une transformation réussie par Berdeu sur leur deuxième essai que les visiteurs l’ont emporté.

Et c’est d’un même cheveu, du même petit point, d’une pénalité manquée de plus par Fajardo (deux contre une seule pour Berdeu) que les locaux se sont sabordé. Le duel des buteurs suppléants aura fait basculer ce match alors que durant la première heure, le basque Lafage avait pris le dessus sur son vis-à-vis, Lagarde.

Les Agenais ont subi longtemps ce match, même s’ils ont marqué les premiers au bout de vingt minutes, par Sadie, bien servi par Taulagie, avant de voir Bayonne réagir par Rouet sur une magnifique percée de Montribot.

13 partout à la pause, Lafage allait punir les fautes adverses en seconde période pour distancer Agen de six longueurs. Et puis Fajarodo faisait son entrée, incapable de mettre les siens à l’abri sur ses deux premières tentatives, Berdeu en profitant pour revenir à 19-16. La troisième sera la bonne pour l’ouvreur basque mais les Agenais n’allaient pas lâcher pour autant, et sur un ballon porté par des avants remontés, Verdu écartait sur les extérieurs jusqu’à Taulagi en bout d’alignement pour l’essai de la victoire, transformé par Berdeu en coin.

Agen recolle à deux points de Bayonne au classement et quitte surtout sa dernière place au détriment des Parisiens pas plus vernis que des Basques au Michelin…

  

Les autres matches en bref...

Clermont (7) – Stade Français (14)       29 – 19

Sauvés par McIntyre

Les Parisiens n’auraient pas pu mieux entamer leur guet-apens au Michelin, avec un 13-0 au bout de vingt minutes, après un carton jaune contre le talonneur local Ulugia, un essai en force de Waisea et deux pénalités de Sanchez. Parra a contenu l’hémorragie jusqu’à la pause (9-13) avant que Sanchez ne creuse à nouveau l’écart sous sa botte (9-19), au retour des vestiaires.

Et puis McIntyre est entré, avec l’autre buteur maison, Laidlaw, et le match a été tout autre.

Premier essai auvergnat par l’ouvreur suppléant australien, plein de rage, et transformation du buteur remplaçant écossais, toujours aussi précis dans ses tirs au but, punissant des Parisiens soudain très indisciplinés. Le second sera inscrit par Yato, aussi issu du banc, pour une victoire à l’arrachée… de places de titulaires qui peuvent se remettre en questions.

Clermont n’en finit pas de gagner à la peine, quand Paris perd toujours autant avec brio, à l’extérieur.

Castres (12) – Racing 92 (4)                  0 – 27

Jour sans

Le CO est complètement passé à côté de son match, à Pierre-Fabre, subissant une domination totale des Racingmen, presque trop faciles.

Quatre essais (doublé de Dulin, Chavancy et Sanconnie), un carton rouge contre Rallier, talonneur castrais remplaçant, dès le retour des vestiaires, bref, un jour sans rugby pour les Tarnais.

Castres se rapproche de la relégation à grand pas.

Lyon (1) – Toulon (5)                             27 – 12

Le nouveau boss

Indisciplinés en première période, malgré un premier essai rapide par Mignot, les Lyonnais ont corrigé le tir en seconde, laissant les Toulonnais sans ballon et sans le moindre point à leur actif quand, eux, plantaient deux essais supplémentaires (Wulf, Arnold) pour un bonus offensif bienvenue.

Le LOU reprend la première place, dès la première journée des matches retour, comme un message vers ses concurrents directs : « Venez nous déloger pour voir ! »

Les Toulonnais, méritants, n'ont pas tourné avec le même régime quand Carbonel et Serin font tourner la machine.

Toulouse (6) – Bordeaux (2)                 22 – 14

Chute logique

Le champion d'automne est descendu de son trône à Ernest-Wallon après un début de rencontre disputé et un Radradra encore impressionnant sur le premier essai bordelais.

Mais les Toulousains étaient sereins et bien sur leurs bases, à l'image d'un Ramos décisif à l'ouverture, auteur d'une passe décisive pour le premier essai de Placines et le sien, splendide, avec plein de détermination, à se demander ce que peut bien foutre Bouthier à sa place en équipe de France.

Les locaux ont été plus pragmatiques que flamboyants dans l'ensemble, à l'image de l'essai en contre de Kolbe en première période, gérant la victoire jusqu'à son terme, malgré l'essai du Bordelais Pélissier en fin de match.

Toulouse entre dans le TOP 6, mais devra batiller encore pour y rester.

La Rochelle (3) – Montpellier (8)          35 – 30

De haut

Les Maritimes s’en tirent bien après avoir dominé des Montpelliérains durant une heure, menant 35-11, ils ont laissés revenir leur adversaire en fin de match au risque de se faire surprendre.

Quatre essais de part et d’autre (dont triplé remarqué de Retière) et un bonus offensif qui s’envole pour les locaux, à force de jouer trop facile face à une équipe héraultaise qui n’affichait pas que des bras cassés.

Un avertissement sans frais qui laisse les Rochelais sur le podium, à cinq longueurs de leur adversaire du jour et donc de quitter le TOP 6.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

La semaine prochaine…

Premiers pas pour nos bleus !

Le tournoi des VI nations fait son entrée avec un Crunch alléchant qui va mettre nos jeunes Bleus à l’épreuve du haut niveau face à ce qui se fait de mieux en Europe, les finalistes de la dernière coupe du monde…

Les Anglais ont beaucoup à se faire pardonner après la grande désillusion au Japon. Seront-ils remontés ou abattus ? A quelle sauce les Rosbifs vont-ils manger nos Bleus ?

Côté féminin et des Bleuets, le défi est aussi relevé.

Au programme*  à partir de samedi 1er février :

  • Pays de Galles – Italie, à 15h15
  • Irlande – Écosse, à 17h45
  • France U20 – Angleterre, à 21h à Grenoble

Puis dimanche 2 février :

  • France féminines – Angleterre, à 13h30 à Pau
  • France – Angleterre, à 16h

 (*) Tous les matches sont retransmis par France TV

Posté par NewZeland2011 à 19:13 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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