L E S B R E V E S D O V A L I E . C O M - l'Hebdo du Rugby par Antonio -

09 décembre 2018

Les brèves d'Ovalie - Edition n°332

Le Racing fait son cirque d'hiver

CHAMPIONS CUP... 3ème journée               Racing 92 – Leicester       36 – 26

Quand Russel brille, au bout Zébo !

Quand les Tigres sortent de leurs cages...

L’enceinte du Paris La Défense Arena avait des allures de chapiteau dimanche après-midi. L’entrée du maître des lieux, en dresseur de tigres impérial, a enthousiasmé son public durant 80 minutes, pour un troisième succès consécutif dans sa tournée européenne.

Le numéro du Racing face aux terribles fauves de Leicester nous en a mis encore plein les yeux, autant avec ses figures incroyables que ses clowneries inattendues.

Dès la sortie de leurs cages, les Anglais ont feulé une envie de mordre à faire frémir les spectateurs sur leurs sièges. Le XV français s’est alors contenté de serrer les fesses et les dents, attendant que l’instant propice lui sourisse.

Huit minutes ont suffi. Le temps pour Nigel Owens d’assister le numéro parisien par un carton jaune contre Tuilagi, pour un en-avant volontaire, et le maître à jouer a fait le reste.

Une penaltouche, un maul bien exécuté et, un temps de jeu plus loin, Iribaren lance Vakatawa pour le premier essai.

Cinq minutes plus tard, toujours en supériorité numérique, une nouvelle touche et Le Roux dévie un ballon pour Vakatawa qui décale Dulin qui sert Imhoff sur son aile. Un essai de première main imparable. La foule applaudit.

Pas pour longtemps, les poils dans les tribunes se hérissent quand Holmes surgit dans l’intervalle et signe le premier essai anglais de sa griffe, sans qu’aucun francilien ne parvienne à le plaquer. Coup de froid dans les tribunes.

Tout cela pour exulter à peine dix minutes plus tard sur une chistera après-contact de grande classe de Russel pour Zebo et le troisième essai maison de la partie qui s’emballe.

Dulin déboule à cent à l’heure, pousse au pied pour Imhoff qui feint l’essai du bout des doigts, tel un Argentin au football. Owens ne se laisse pas prendre. Mais que c’est chaud !

Le maître a plus d’un tour dans son sac.

Avec sa meilleure carte sur le terrain, en la personne de Chouzenoux, très présent et précieux en touche comme dans le jeu courant, il va réaliser l’essai du bonus offensif en un tour de main, en contre sur une incursion incisive de Nakarawa.

Pour le show et l’effroi, une nouuvelle réaction anglaise aboutit après une longue séquence offensive partie d’un ballon porté, Kalamafoni concluant en plongeant par dessus le regroupement. Malgré une pénalité manquée par le stratège Russel, le Racing mène sereinement à la pause (26-14).

Seulement au retour des vestiaires, rien ne va se passer comme prévu. Un incident sort Ben Arous sur blessure (cervicales) perturbant la vigilance du jeu adverse. Tuilagi déchire alors le rideau francilien tenu par le seul Nakarawa pour le troisième essai des Tigers.

La réaction du maître ne se fait pas attendre, mais la finition n’est pas au rendez-vous, cafouillant une balle d’essai par trop de précipitation alors qu’une pénalité sous les poteaux s’offrait à lui. Mais heureusement, il se rattrape sur la suivante, Russel aussi, en la passant, tenant les fauves à dix longueurs derrière.

Puis un nouvel éclat de Russel, à l’heure de jeu, trouve la porte du cinquième essai. L’ouvreur écossais s’infiltre dans la défense adverse, sur une course de 40 mètres, avant de servir Vakatawa, repris, mais qui peut libérer son ballon pour Clemenczak qui s’arrache avec pour l’aplatir dans l’en-but.

Dès lors, les turn-over s’enchainent à cent à l’heure. Le Racing contre-attaque le premier, à une passe de marquer à nouveau dans les 22 adverses, avant de se faire intercepter par Ford qui poursuit au pied jusque dans les 22 français, Zebo sauvant la maison in-extrémis. Seulement Ford joue rapidement la touche pour son ailier Thompstone qui part inscrire l’essai du bonus offensif sous les poteaux. Complètement dingue ce numéro !

Les cinq dernières minutes se déroulent sous le feu des projections anglaises dans le camp du Racing qui s’en sort in extrémis, avec des turn-over heureux encore une fois…

Quel cirque ce match !

J’en ai encore des frissons. Le match retour, la semaine prochaine promet une rencontre tout aussi spectaculaire.

Le Racing prend la tête de la poule 4, cinq points devant l’Ulster qui a arraché la victoire chez les Scarlets d’un petit point (24-25). Comme les Franciliens chez les Gallois.

La course pour la première place est loin d’être acquise pour nos Français qui auront à se déplacer chez les Irlandais en janvier.

 

Les autre matches en bref…

Wasps (4) – Toulouse (1)           16 – 24                      Bath (3) – Leinster (2)                  10 – 17

Un Stade Toulousain au plus que parfait

Dans la poule 1, comme pour le Racing, Toulouse domine les débats avec une troisième victoire sur trois. Et, comme pour le Racing, le match chez les Irlandais du Leinster vaudra son pesant de cacahuètes, pour le spectacle et la première place du groupe.

Les Wasps, samedi, n’y ont vu que du feu, face à la robustesse défensive des Français et le talent irrésistible de leurs trois-quarts. Kolbe, dans un numéro sensationnel en première période, puis Guitoune en seconde, sous l’impulsion d’un Dupont toujours aussi actif, offraient les deux essais toulousains quand les Anglais ne parvenaient en inscrire qu’un.

De leur côté, les Anglais de Bath n’ont pas pu arrêter la machine irlandaise et se sont incliné comme leurs compatriotes de poule, quasiment out d’une éventuelle qualifcation.

Munster (1) – Castres (3)          30 – 5                        Exeter (4) – Gloucester (2)           19 – 27

Oh hisse c’est… trop haut !

Dans la poule 2, le champion de France n’a pas fait le poids face au troisième ténor irlandais qui n’a pas vu grand monde le battre à Thomond Park, si ce n’est bien sûr… (bon ok, je me tais).

Pourtant les Munstermen n’ont pas réussi à prendre le bonus offensif, faute d’avoir démarrer le match en deuxième période, inscrivant trois essais contre un seul pour le CO par Laveau. Les Tarnais ne sont pas encore éliminés mais il va falloir crapahuter au match retour et se défaire des anglais de Gloucester qui ont le vent en poupe, vainqueur à Exeter.

Une poule assez ouverte, ma foi, derrière le favori irlandais.

Lyon (4) – Glasgow (2)              22 – 42                      Saracens (1) – Cardiff Blues (3)    51 – 25

Circulez les Bizuts, y a plus rien à voir !

Dans la poule 3, Lyon fait ses classes dans l’élite européenne, prenant claque sur claque.

Trois matches, trois défaites, zéro point au compteur, zéro essence dans le moteur. Pourtant ce n’était que Glasgow, une équipe solide et d’expérience, certes, mais pas plus terrifiante que nos écuries du TOP 14 que le Lou ne semble pourtant pas craindre du haut de sa quatrième place.

Va comprendre, Charles !

Les Écossais ne se sont pas fait prié pour inscrire les quatre essais du bonus (quand nos Français en marquaient trois parArnold, Nakaitaci, McLeod) et s’installer derrière les Saracens, épouvantail de cette poule, invaincus et faciles vainqueurs des Gallois de Cardiff.

Toulon (4) – Montpellier (3)      38 – 28                      Edimbourg (1) – Newcastle (2)     31 – 13

Même combat

Dans la poule 5, nos deux clubs français s’opposaient pour s’échanger la dernière place dans un chassé croisé qui ne devrait pas les mener plus haut.

Depuis sa victoire contre Grenoble, Toulon semble métamorphosé et en confiance avec un jeu plus efficace. Montpellier en a fait les frais, dans une dynamique inverse de défaites, plus inquiétante.

Pourtant les visiteurs ont fait presque jeu égal avec quatre essais aussi et un bonus offensif qui les laissent autant dans la course avec le même nombre de points. Seulement, celui qui perdra un des trois matches restants pourra dire adieu à la qualification.

Et ça commence entre eux dès la semaine prochaine au GGL Altrad Yves-du-Manoir Stadium.  

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

En ce qui concerne la Challenge Cup, vous trouverez également tous les résultats sur le site officiel de l’EPCR.

15 sur 15 pour Clermont et La Rochelle, qui dit mieux ? Personne, évidemment.

Pau  se remet dans la course aux qualifs, comme Grenoble qui s’est défait difficilement d’Agen, en péril, quand Paris, Bordeaux et Perpignan sombrent définitivement.

 

Le TOP 16 des Féminines... 9ème journée.

Poule 1
Montpellier (1) – Rennes (5)                 55 – 5
Lons
(6) – ASM Romagnat (3)               0 – 8
Paris
(4) – Rouen (7)                             38 – 7
Blagnac
(2) – Villelonguet (8)               (reporté au 13/01/2019)

Poule 2
Grenoble (4) – Bobigny (3)                   12 – 20
Lille
(6) – Caen (7)                                24 – 12
Toulouse
(1)– Bayonne (2)                   50 – 7
Bordeaux 
(5) – Tarbes (8)                    27 – 7

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Montpellier et Toulouse sont toujours invaincues, quand Villelonguet et Tarbes n’ont toujours pas remporté le moindre match. Entre ces deux mondes un TOP 12 bataille dans l’espoir d’une demi-finale.

Tous les résultats et classements >>

 

La semaine prochaine…

Cette fois on va chez toi !

La quatrième journée de Champions Cup ressemblera à une revanche dans les matches retour de la troisième journée.

De belles affiches et sans doute l’occasion pour Toulouse de s’assurer une qualification et pour le Racing de grappiller des points précieux pour faire de même.

Montpellier aura l’occasion de se relancer, enterrant alors les espoirs des Toulonnais. Quant au champion de France et à Lyon, les têtes seront sans doute déjà au TOP 14.

 

Au programme*  à partir de samedi 15 décembre :

  • Glasgow – Lyon, 14h : du tourisme en Écosse
  • Cardiff Blues – Saracens, poule 3
  • Toulouse – Wasps, 16h15 : direction les quarts !
  • Leinster – Bath, poule 1
  • Castres – Munster, 18h30 : se montrer en champion
  • Gloucester – Exeter, poule 2

Puis dimanche 16 décembre :

  • Leicester – Racing 92, 14h : une revanche déjà saignante
  • Ulster – Scarlets, poule 4
  • Montpellier – Toulon, 16h15 (FR2) : le perdant condamné
  • Newcastle – Édimbourg, poule 5

 

S’agissant de la Challenge Cup et les 8 autres clubs du TOP 14, veuillez consulter le site officiel de l’EPCR qui vous en détaillera le programme.

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de BeIn Sports

 

Du côté du TOP 16 féminin,

Retrouvez ici le programme de la prochaine journée : >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

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02 décembre 2018

Les brèves d'Ovalie - Edition n°331

Paris sous une marée de jaunes...

TOP 14... 11ème journée               Toulouse – Stade Français        49 – 20

Des Parisiens dépassés

Et de Rouge et Noir !

Dimanche après-midi à Ernest-Wallon, le Clasico entre les deux clubs les plus titrés de France a sombré dans le chaos total du jeu parisien.

Après vingt minutes de manifestation équilibrée et organisée, avec un essai plein de détermination de Macalou pour répondre aux forces offensives toulousaines agressives d’entrée (Huget trouvant la faille dès la cinquième minute), les Stadistes de la capitale ont rapidement pété les plombs.

Agressions gratuites, plaquages à retardement, saccages de maul et autres fautes d’antijeu, tout y est passé, Paris s’est grillé dans son indiscipline à défaut d’avoir su mettre le feu dans son jeu, comme en début de saison.

Alors forcément, au bout, il y a de la casse !

Quatre cartons jaunes qui ont fait tâche par-dessus les maillots roses, en infériorité numérique tout le reste du match, facilitant le barrage des forces de l’ordre locales en défense, et surtout leurs assauts répétés, maîtrisant un adversaire aculé dans ses 22.

Marchand, Huget pour son doublé, N’Tamack, Cros, puis Mermoz, autant de salves qui ont terminé dans l’en-but parisien, appuyées par les jets de pénalité de Ramos. L’essai de dernière minute de Liebenberg, pour le Stade Français, restera anecdotique et bien illusoire. Car les dégâts sont considérables.

Paris, dauphin d’hier, descend de son piédestal en trois journées de défaites, éjecté du TOP 6, manu militari par des Hauts-Garonnais en ordre de marche désormais derrière des « gilets jaunes » qui font la loi dans ce TOP 14 et se sont encore fait entendre, ce samedi, du côté des élites de monsieur Altrad.

 

Les autre matches en bref…

Montpellier (9) – Clermont (1)              23 – 28

Attention à la marée de Jaunards

Recevoir le leader n’est pas une sinécure.

Le MHR en a fait les frais, samedi, dans son stade qu’il faut désormais appelé le GGL Stadium (naming de capitaliste oblige), face au maillot jaune qui a le vent en poupe depuis quelques week-ends, à l’extérieur comme à la maison.

Dès la 11ème minute, Fofana héritait d’une passe au cordeau de Lopez pour transpercer la défense héraultaise, comme dans du beurre. Pienaar avait beau compenser au pied, Parra passait une seule pénalité pour reprendre l’avantage à la pause (10-9).

Au retour des vestiaires, il n’y avait que des jaunes sur le rond-point du GGL. Et même quand les locaux faisaient le forcing dans les 22 clermontois, Cruden se claquait en dévissant un coup de pied pour son ailier qui atterrissait dans les bras de l’ailier adversaire, Penaud, qui en deux trois évitements (hé oui, ça existe encore) s’offrait une course de 90 mètres pour le second essai auvergnat.

Toeava rajoutait l’essai du bonus offensif dans une rencontre maîtrisée des pieds et de la tête par les visiteurs. Pourtant, l’entrée du banc clermontois, en fin de rencontre, coïncidait avec un relâchement coupable qui permettait aux Montpelliérains d’inscrire deux essais, coup sur coup, et de troquer leur bonus offensif contre un bonus défensif.

Pas très sérieux ces Jaunards, s’ils veulent que le Brennus prenne en compte leurs revendications. Mais une belle victoire tout de même en terre héraultaise, laissant Montpellier toujours dans l’embarras d’une 9ème place.

La Rochelle (3) – Racing 92 (5)            16 – 11

Il pleut mais personne ne se mouille

Certes, la pluie aura empêché de voir un grand match face à deux formations qui en promettaient sur le papier.

On a dû se contenter d’un essai partout, d’un carton jaune partout, d’une transformation et d’une pénalité de plus pour les locaux qui leur ont permis de s’imposer, laissant le point de bonus défensif sur la sirène à Iribaren.

Pas une si mauvaise après-midi finalement pour les deux protagonistes, bien installés dans le TOP 6, les Maritimes grimpant même pour la première fois sur le podium.

Lyon (4) – Pau (11)                                 30 – 10

Toujours les crocs

Lyon est toujours aussi intraitable sur son territoire. Et ce n’est pas le petit agneau palois qui allait faire peur au grand méchant Lou.

Il n’y avait qu’une seule équipe sur le pré de Gerland. Cinq essais, un bonus offensif dès la demi-heure de jeu, les Lyonnais ont explosé la Section qui n’a jamais existé dans ce match, juste sauvé l’honneur dans le dernier quart d’heure.

Lyon, c’est du solide encore cette saison, quand Pau dégringole depuis quelques semaines et s’invite dans le cortège du maintien.

Perpignan (14) – Bordeaux (6)              11 – 22

Ça sent déjà le sapin

Noël n’est même pas arrivé que déjà la PRO D2 est offerte en cadeau aux Catalans, leur rugby dans les chaussettes.

Non pas qu’ils ont démérité, encore une fois, ils se sont battu comme des diables et n’étaient pas loin du compte. Oui, mais sur une heure de jeu, le dernier quart d’heure n’étant que souffrance et désillusion, le point de bonus défensif s’envolant avec le moindre espoir de gagner un jour un match.

Certes, l’UBB a dû aller chercher sa victoire, mais, comme les autres, avec de la patience, elle a fini par l’obtenir, à l’usure, pour se hisser enfin dans le TOP 6.

Castres (7) – Agen (12)                          13 – 16

Monumental !

Ils sont fous ces Agenais. Tout l’inverse des Catalans. Du courage, du combat, de l’abnégation, mais avec un petit plus de savoir faire, de savoir jouer ou déjouer les plans de l’adversaire.

Devant à la pause grâce au petit Berdeu (à suivre), puis dépassé après l’essai de Combezou, les Lot-et-Garonnais ont eu de la ressource dans les dernières minutes pour arracher essai de la victoire, par Zafra, mais pas par hasard.

Agen se paye le champion de France, bien trop indiscipliné dans ce match et qui sort du pelont de barragistes.

Toulon (10) – Grenoble (13)                    22 – 3

Le réveil a sonné

Les Toulonnais ont attendu la seconde période pour faire parler l’opportunisme et l’efficacité de leurs attaquants, figeant les Grenoblois derrière leurs trois points acquis en première période.

Bastareaud, en contre, puis Tuisova, en puissance, donnaient des ailes au RCT qui concluait ce festival par l’essai du bonus de l’incontournable Guirado, comme si on assistait à un France-Fidji à Mayol.

Toulon se réveille, distançant ses concurrents au maintien et se rassurant avant l’échéance européenne dont la qualification ne semble plus être une préoccupation.

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

Le TOP 16 des Féminines... 8ème journée.

Poule 1
ASM Romagnat (3) – Rouen (7)            39 – 0
Rennes 
(4) – Blagnac (2)                       5 – 42
Villelonguet
(8) – Lons (6)                    8 – 12
Paris
(5) – Montpellier (1)                    0 - 53

Poule 2
Bobigny (4) – Tarbes (8)                       31 – 0
Caen
(7) – Grenoble (3)                        8 – 25
Bayonne
(2)– Lille (6)                           29 – 3
Bordeaux
(5) – Toulouse (1)                 0 – 19

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Ce n'est pas tant qu'on connaisse déjà les demi-finalistes du printemps prochain, mais Blagnac, Montpellier, Toulouse et Bayonne s’éclatent ou, plutôt, éclatent journée après journée, leurs adversaires, l'ASM Romagnat, Rennes, Grenoble et Bobigny cherchant juste à jouer les trouble-fête.

Tous les résultats et classements >>

 

La semaine prochaine…

Place de nouveau à l’Europe !

La deuxième quinzaine européenne devrait confirmer le hors-jeu des Toulonnais et Lyonnais, pas à niveau, comme elle pourrait valider les tickets pour les quarts de finale des Toulousains et Racingmen, au dessus du lot.

Quant aux Castrais et Montpelliérains, deux échecs mettraient un terme à tout espoir de qualification.

Au programme*  à partir de samedi 8 décembre :

  • Lyon – Glasgow, 14h : question d’honneur
  • Saracens – Cardiff Blues, poule 3
  • Toulon – Montpellier, 16h15 : une impasse solidaire ?
  • Edimbourg – Newcastle, poule 5
  • Wasps – Toulouse, 18h30 : rester devant 
  • Bath – Leinster, poule 1

Puis dimanche 9 décembre :

  • Munster – Castres, 14h : sur un malentendu
  • Exeter – Gloucester, poule 2
  • Racing 92 – Leicester, 16h15 (FR2) : en patron
  • Scarlets – Ulster, poule 4

 Calendrier complet de tous les matches >>

 

S’agissant de la Challenge Cup et les 8 autres clubs du TOP 14, veuillez consulter le site officiel de l’EPCR qui vous en détaillera le programme.

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de BeIn Sports

 

Du côté du TOP 16 féminin,

Retrouvez ici le programme de la prochaine journée : >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

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25 novembre 2018

Les brèves d'Ovalie - Edition n°330

Le syndrome nippon

TEST MATCH... Tournée d'automne (3)        France – Fidji        14 – 21

pourquoi ont-ils viré Novès ?

Quel gâchis !

Un an après la désillusion face au Japon (23-23) entraînant le licenciement de Guy Novès et son staff pour faute grave…

et presqu’un an avant l'humiliation tant redoutée, aux yeux du monde, sur les terrains nippons,

les Bleus se sont encore (dé)fait dessus, samedi soir, sous les yeux d’un Stade de France à moitié plein, de l’espoir que suscitait cette victoire lilloise contre les Pumas, à moitié vide surtout, de l’enthousiasme que le jeu tricolore ne provoque plus en tribunes.

C’est donc devant mon écran de télévision, comme la plupart des supporters français, que j’ai assisté à l’effondrement du XV de France devant de solides Fidjiens, disciples du TOP 14, appliqués, puissants et enthousiastes, eux!, révélant au delà de la simple défaite un rugby français au paroxysme de sa déliquescence.

Les fautifs, bien sûr, comme l’an passé sur le pré synthétique de l’U Arena, sont d’abord les joueurs qui se sont vu trop beaux, après cette victoire à Lille tant espérée depuis l’Angleterre en mars dernier.

Il faut reconnaître qu’ils étaient beaux, dans leur première intention...

à soutenir Garreth Thomas (agressé pour son homosexualité), des jolis lacets arc-en-ciel au bout des pieds. Une manière astucieuse, au bout du compte, de garder toujours la tête dans les nuages, tout en bouffant les pissenlits par la racine, le nez sur leurs godasses.

Parce que les Bleus se sont fait marcher dessus par les trois-quarts rouleaux-compresseurs adverses. Apathiques dès l’entame, les Français ont rendu tous les ballons avant de se faire renverser par Radradra puis Tuisova, en une demi-heure.

Il ne restait plus qu’à lancer Guirado à la rescousse de la maison Bleue, adossée à la colline des ballons portés, seule arme encore efficace face à une modeste défense fidjienne.

Deux essais partout à la pause, et une avance heureuse pour nos Coqs (14-12) quand on compte les occasions des visiteurs et cet essai refusé, certes justement, pour hors-jeu au départ de l'action.

La seconde période laissait présager une rébellion des Français qui n’est jamais venue. Je ne m’acharnerai pas sur untel ou untel, car c’est bien collectivement que ce XV de France a sombré, incapable de naviguer ensemble avec un cap commun.

Pas un point ne sera marqué. Et les meilleures occasions seront encore fidjiennes, avec un second essai refusé. L’entrée de Dupont, plus dynamique et rapide que Serin, ne servira à rien, tant chacun semblait perdu à son poste. Pire, les Bleus se mettront à la faute, offrant à Volavola les points nécessaires à la victoire des siens. Méritée.

Où est le projet de jeu ?

Je me le demande encore. Brunel ne semble insuffler aucun schéma évident. Comme si le seul plan de jeu était tantôt « sauve qui peut », tantôt « brille qui peut ». Y a pas d'équipe, juste des individus en concurrence les uns avec les autres, jouant leurs places pour être du voyage au Japon, juste un capitaine qui se cache derrière ses ballons portés et qui cause plus après le match que pendant, juste un gratteur-sauveur de situations, encensé pour ses exploits de défense mais dont le poids ne pèse pas en attaque pour sa fluidité. 

Défaillant en touche, bousculé en mêlée, statique en relance, le XV de France a révélé face à ses Fidjiens son impuissance, tactique et physique.

Ben alors, les gars ? C’est notre TOP 14 en face !

Talebula, Radradra, Vatobua, Tuisova, Volavola, Yato, Nakarawa, ce sont vos coéquipiers. N’avez-vous pas d’orgueil ? Ou tout simplement pas envie de jouer ?

Bien sûr les joueurs sont fautifs, mais que dire du discours de Brunel, avant match et après ? Aussi apathique dans la voix que ses gars, vomissant des excuses qu’il ravale à chaque match. Comme son prédécesseur, diront certains, celui qui avait gravement fauté après ce match nul face aux Japonais.

Mais alors à qui la faute ?

Que ce soit ce un vieux ou un autre, c’est toujours la même chanson... une chanson de Brel qui s'impose soudain à mon oreille...

Ils étaient usés nos quinze Bleus
Ils finissaient en malheureux
Les douze mois s'appelaient novembre
Quel rugby ont eu nos parents 
Entre French-flair et les grand-chelems
Ils étaient vieux avant que d'être
80 minutes d’un jeu blême
Laissent au visage un teint de cendres
Oui notre Monsieur, oui notre bon Maître
Pourquoi ont-ils viré Novès ?
Pourquoi ont-ils viré Novès ?


On ne peut pas dire qu'ils furent esclaves
De là à dire qu'ils ont vécu
Lorsque l'on part aussi vaincu
C'est dur de sortir de l'enclave
Et pourtant l'espoir fleurissait
De ces victoires qui nous leurraient
Aux quelques uns qui refusaient
De ramper jusqu'à la détresse
Oui notre bon Maître, oui notre Monsieur
Pourquoi ont-ils viré Novès ?
Pourquoi ont-ils viré Novès ?

 

Les autres résultats internationaux

  • Roumanie (0) – Uruguay (1)                               20-27
  • Japon (1) – Russie (0)                                         32-27
  • Géorgie (2) – Tonga (0)                                       20-9
  • Italie (1) – Nouvelle-Zélande (3)                        3-66
  • Écosse (2) – Argentine (0)                                  14-9
  • Angleterre (3) – Australie (1)                             37-18
  • Irlande (4) – États-Unis (1)                                57-14
  • Pays de Galles (4) – Afrique du Sud (2)             20-11

 (entre parenthèses le nombre de victoires sur la tournée)

Seuls les Irlandais et les Gallois ont réussi leurs quatre tests, les Anglais et les All Black échouant une fois.

 

Mondial 2019… fin des qualifications

  • Canada  – Hong-Kong                        27-10

Les Canucks ont assuré le dernier ticket pour la Coupe du monde au Japon en battant successivement les Allemands (29-10), les Kenyans (42-17) et enfin les Néo-Chinois de Hong-Kong dans la phase de repêchage.

Les Canadiens retrouveront les All Black et les Springboks dans la poule B. Bon courage !

 

10ème journée du TOP 14 en bref…

Bordeaux (8) – Toulon (12)                     36 – 25

En attendant Urios

C’est l’info de cette trêve internationale. Rory Teague limogé, Christophe Urios prendra le relais la saison prochaine. Un joli coup pour l’UBB qui lui a donné des ailes samedi face aux Toulonnais.

Les hommes de l’intérimaire Worsley ont tenu leur match après avoir parfaitement réagi au premier essai de Bonneval dès l’entame. Connor, Seuteni et Woki marquaient tour à tour pour passer devant au score que Broke James confortait au pied, grâce à l’indiscipline varoise. Le carton rouge dès la 36ème minute pou Taofifenua allait compliquer les affaires des hommes de Collazo.

Malgré une fin de match toulonnaise sous l’impulsion de Trinh Duc inscrivant un 3ème essai, les visiteurs partaient de trop loin pour espérer décrocher leur premier point à l’extérieur.

En attendant Urios, Bordeaux colle au peloton du TOP 6 quand Toulon erre toujours au fond du classement.

Agen (13) – Montpellier (9)                     15 – 18

Un bon Pienaar

Le demi de mêlée sud-africain aura été précieux dans cette victoire poussive des siens, auteur du deuxième essai et de deux pénalités qui auront suffi à tenir les Agenais derrière tout le match.

McIntyre et Berdeu se sont contentés de passer des pénalités pour accrocher le bonus défensif, les offensives agenaises étant trop maladroites pour inquiéter une solide défense héraultaise.

Une victoire qui relance le MHR dans le même peloton que l’UBB.

Racing 92 (3) – Grenoble (11)     24 – 23

À deux doigts…

Les Racingmen ont frôlé la catastrophe en laissant filer une seconde période qu’ils semblaient maîtriser après un doublé de Vakatawa en première.

Seulement Germain était en grande forme et a permis à son équipe de coller au score après avoir inscrit le premier essai, et même de passer devant après l’incursion d’Alexandre sur une balle de première main de Saseras. Il faudra un essai de patience de Clemenczak et transformé par Iribaren, à cinq minutes du terme, pour libérer les locaux et empocher les quatre points de la victoire.

Le Racing grimpe sur le podium, grâce notamment au faux pas de son voisin parisien.

Pau (10) – Toulouse (2)                           13 – 15

Bénis des Dieux... du Stade !

Tout semble sourire aux Toulousains, pourtant privés de nombreux cadres internationaux comme Kolbe, Medard, Huget et Marchand. Appliqués, à l’image de la précision au pied de Ramos, et opportunistes avec deux essais en début de chaque période (Tauzin et Bonneval).

Les Palois ont eu moins de chance, avec quelques points laissés en route au pied de Daubagna ou d’Hastoy sur un drop manqué. Un seul essai à leur actif, par Saili, en réponse à Tauzin en première période.

Toulouse préserve sa place de dauphin, à quatre longueurs du leader.

Perpignan (14) – Castres (6)                   12 – 16

Et à la fin…

Perpignan s’incline.

Que c’est dur de ne pas être récompensé de ses efforts à chaque match. Quatre pénalités à becter, pas un seul essai. Ce n’est pas contre les solides Castrais que les Catalans allaient décrocher leur première victoire.

L’essai de Spedding les laissera derrière tout le match, à quelques points pourtant. Mais quand on n’a pas le niveau du TOP 14, dur dur de s’imposer sur 80 minutes.

Stade Français (5) – La Rochelle (4)   12 – 14

Et re…

Les Parisiens ont eu le même sort que les Catalans. Incapables de surmonter le mauvais temps et leurs mauvais temps de jeu, ils ont couru après le score, après le seul essai du match, par le Rochelais Orioli.

Pas un grand match pour le public qui s’était déplacé pour un brunch géant à Jena-Bouin. J’espère qu’il y en avait plus dans les assiettes.

Clermont (1) – Lyon (7)                          31 – 11

Le tarif du Michelin

Clermont enchaîne son cinquième succès bonifié à domicile, sans surprise.

Si ce n’est qu’il a fallu attendre la seconde période pour voir la machine s’exécuter face à une équipe lyonnaise valeureuse mais trop fautive, terminant même la partie à treize.

Quatre essais à un, même sans les internationaux, les Jaunards ont de la réserve et surtout les retours de Raka, Fofana et Parra, excusez du peu. Pas de quoi les détrôner de leur première place.

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

 

La semaine prochaine…

Le TOP 14 reprend ses droits d’exclusivité

La 11ème journée du TOP 14 risque de mettre au repos des internationaux émoussés et blessés dans leur orgueil, ainsi que d’autres cadres avant la deuxième quinzaine européenne qui déterminera pour beaucoup les objectifs de la deuxième partie de saison.

Au programme*  à partir de samedi 1er décembre :

  • Montpellier – Clermont, à 14h45 : un vrai test
  • Castres – Agen, à 18h : viser le podium
  • Lyon – Pau, à 18h : se racheter
  • La Rochelle – Racing 92, à 18h : toujours plus haut
  • Toulon – Grenoble, à 20h45: laisser l'autre derrière

Puis dimanche 2 décembre :

  • Perpignan – Bordeaux, à 12h30 : Et si c'était la bonne ?
  • Toulouse – Stade Français, à 16h50 : le Clasico des Stadistes

 

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du TOP 16 féminin,

Retrouvez ici le programme de la prochaine journée : >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

 

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18 novembre 2018

Les brèves d'Ovalie - Edition n°329

Quand le rugby affame...

TEST MATCH... Tournée d'automne (2)        France – Nouvelle-Zélande        30 – 27

Extra ces Affamées !

Le coupe-faim des grandes fringales de jeu.

Elles nous ont régalés, ces femmes de Hayraud, enfin à la une… sur la deux. Merci France TV !

Samedi après-midi, au Stade des Alpes à Grenoble, les Affamées, comme elles aiment se faire appeler, en toute humilité, nous ont offert un spectacle de très haut niveau face aux championnes du monde défaites pour la première fois depuis quatre ans.

Un exploit monumental qui mérite qu’on s’y attarde en leur offrant ici une vraie une, à la hauteur de l’événement, et non par souci d’une équité sur laquelle elles se sont assises depuis longtemps.

Je n’en fais pas trop, je fais ici juste ma part pour dire haut et fort le plaisir que j’ai eu à regarder ce match et qu’il serait grand temps de s’enthousiasmer autour d'elles en France, les médias tous ensemble, et pour de vrai, au lieu de s’apitoyer toute la semaine à gros titres vendeurs sur les hommes en galère de Brunel.

Il est loin le temps où le rugby féminin français nous paraissait au ralenti et concentré sur l’unique ballon porté pour aller à dame.

Samedi, les filles nous ont tout fait.

À commencer par cette marseillaise en cercle pour répondre au haka des Néo-zélandaises, de quoi inspirer l’auteur que je suis pour une saison 2 des « Bleus à la belle étoile » (pub !).

Car elles voulaient en découdre les filles et ne pas se laisser impressionner après leur défaite la semaine passée à Toulon face à ces mêmes Black Ferns (0-14). Leur détermination se lisait sur leurs visages et dès la première action, elles étaient dans les 22 adverses le mors aux dents. On sentait qu’il allait se passait quelque chose. Et pour cause, elles allaient les bouffer.

À la sixième minute, sur la première touche et le premier ballon porté, elles enclenchaient la machine jusque dans l’en-but pour le premier essai par Julie Duval. Les championnes du monde réagissaient aussitôt par une attaque fulgurante pour filer sous les perches et égaliser par Stacey Waaka.

Le match était lancé, impossible alors de décoller du canapé.

Une première période dans un train à grande vitesse, de part et d’autre, qui ressemblait presque à du rugby à 7 quand Maëlle Filopon bluffait toute la défense, après un gros travail de distribution de Pauline Bourdon, pour le deuxième essai.

Malheureusement, la trois-quarts centre se blessait gravement au genou sur l’action. Mais une minute plus tard, les Affamées tricolores n’avaient pas fini de dévorer du terrain avec une course incroyable de Romane Ménager qui finissait le travail de ses camarades le long de la ligne, en équilibriste, sans que les Black ne puissent l’arrêter. Wahou !

La réponse du berger à la bergère ne se fit pas attendre, Faamausili répliquait en force pour recoller au score juste avant la pause (19-14). Quatre essais en une mi-temps, on était loin du 0-0 de la semaine dernière.

Dès le retour des vestiaires, l’appétit des Françaises était loin d’être rassasié. Une nouvelle salve offensive sur l’aile gauche par la seconde ligne Lénaïg Corson qui évitait la touche in extrémis dans une sorte de pas de danse et envoyait Caroline Drouin le long de la ligne embrasser l’en-but. Sensationnel !

Quand deux minutes plus tard, devinez ! … Exactement, les Black Ferns répondaient par une déferlante de passes qui allait engloutir la défense tricolore et se terminer par l’essai inéluctable de l’arrière Winiata.

Vénères,  elles ne lâchaient rien, ces Black Ferns.

Le pied de Caroline Drouin répondait à celui de Cocksedge pour mener de trois petits points en fin de match. Trois points de rien du tout que nos Affamées allaient défendre coûte que coûte, dans un engagement total et une solidarité à faire pleurer de nouveau le XV de France masculin quand sur le fil, elles volaient la balle en touche aux championnes du monde pour valider une victoire historique. Quel exemple, messieurs ! Elles l’ont fait !

Les hommes de Brunel ne pouvaient plus se cacher. Et ils ont répondu présent, le soir-même au stade Pierre-Mauroy de Lille. C’était la moindre des choses. Merci Mesdames !

 

Les Bleus...

France – Argentine                28 – 13

Jour 1 !

Samedi soir, les Bleus ont donc mis fin à leur série de défaites, contre tout le monde et surtout contre les Pumas depuis leurs cinq dernières rencontres. Enfin !

Les médias vont pouvoir cesser leur pessimisme ambiant et hausser à leur tour le niveau de leurs articles en construisant autour du renouveau de ce XV de France à la victoire retrouvée.

Car ce jour de victoire est le premier d’une longue série… si si !

Je veux y croire comme je vous le chante. Et si on le chante tous ensemble, avec notre innocence d’enfant, qui plus est juste avant Noël, alors tout peut devenir merveilleux jusqu’à la coupe du monde. Hein Louane, bien vrai ? Car c’est le jour 1 !

Jour 1

Victoire numéro 1

La victoire suprême

Dis-moi que tu m'aimes

Je veux un jour numéro deux

Une suite à Paris

Supplément Fidji

Je t'ai regardé toute la nuit

Perdre sur le fil n'est plus permis

80 minutes sur du velours

Recommencer est une nécessité

Jour 2

Variation du jeu

Que vas-tu leur faire ?

Une balade en solitaire

Chaque jour

La victoire suprême

Jusqu’au Grand Chelem

Car c'est le jour 1

Celui qu'on retient

Celui qui s'efface quand tu te ramasses

Quand tu joues bien

C'est celui qui revient

Ah ! ça fait du bien de changer de disque un peu. Pour ce qui est du niveau, je reviendrai la semaine prochaine. Ne croyez pas que je me moque ou que je compte bâcler cette victoire de notre XV de France.

La victoire a été belle, et avec la manière.

Bravo au public lillois qui dans son stade au toit fermé, comme au Millénnium, a eu la ferveur des Gallois pour porter notre équipe, pourtant cueillie à froid par les Pumas (essai de Moyano dès la 2ème minute).

Bravo aux joueurs, à ce mental de fer pour revenir dans la partie et à cette ligne de trois-quarts qui a su passer les rideaux de la défense argentine pour nous faire grimper à ceux de notre enthousiasme par deux fois.

Mention spéciale à Fickou, homme du match, pour cette incursion magistrale et cette passe extraordinaire jusqu’à Thomas, auteur d’un doublé d’offrandes immanquables (en gros, lui ou un Grosso, c’était pareil).

Bons retours d’Huget et de Fall (ce dernier remplaçant Médard, blessé dès la première minute et qui a offert malgré lui l’essai assassin argentin) relayeurs impeccables du premier essai de Thomas (ou Grosso).

Je tire également mon chapeau à Bastareaud, gratteur infatigable qui me rappelle son ancien coéquipier de club, Steffen Armitage, (morphologie identique avec un centre de gravité bas). Je reste scotché par sa performance autant que par cette idée qu’ont les entraîneurs de mettre un profil de troisième ligne comme le sien en deuxième centre de la ligne d’arrières. Il serait plus utile à mon sens à la place de Picamoles. En attendant, il a sauvé plusieurs fois la baraque et avancé debout balle en main… comme un bon troisième ligne centre.

Bravo à la charnière qui a géré parfaitement au pied la pression adverse, avec Serin toujours aussi précis au but. Pour autant, je ne peux m’empêcher de penser que le demi de mêlée bordelais, balle en main et dans les rucks, est un ralentisseur qui laisse trop de temps à l’adversaire pour se replacer. En quatre minutes de jeu, Dupont, a mis plus de vitesse que son titulaire tout le match. D’accord, j’exagère.

Bravo à Guirado, encore, qui n’en finit pas de marquer, héritant d’un cadeau en seconde période pour le troisième essai sur une interception à deux mètres de l’en-but argentin.

Bravo au pack tricolore pour cette domination écrasante en mêlée, avec une mention spéciale pour Iturria et Vahaamahina, désormais indispensables chez les Bleus.

Bravo aux Pumas, enfin, qui ont réussi à nous offrir une opposition encore plus perméable que celle des Sud-Africains la semaine dernière. Car oui, il faut regarder les choses en face, ce n’était pas une grande équipe argentine, surtout pour ceux qui ont vu le match des Irlandais face aux All Black.

Cela n’enlève rien à la victoire de nos Bleus et sa manière. Il s’agit de s’adapter, chaque match, à l’adversaire. Et les Bleus l’ont parfaitement fait, comme on espère qu’ils récidiveront samedi prochain contre les Fidjiens... Jour 2.

 

Les autres résultats internationaux

  • Roumanie (0) – États-Unis (1)              5-31
  • Uruguay (0) – Fidji (1)                          7-68
  • Géorgie (1) – Samoa (1)                       27-19
  • Italie (1) – Australie (1)                         7-26
  • Angleterre (2) – Japon (0)                     35-15
  • Écosse (1) – Afrique du Sud (2)             20-26
  • Irlande (3) – Nouvelle-Zélande (2)        16-9
  • Pays de Galles (3) – Tonga (0)               74-24

 (entre parenthèses le nombre de victoires sur la tournée)

  

La semaine prochaine…

Jour 2... donc.

Les Bleus vont tâcher de terminer cette tournée sur une bonne note et éviter le piège fidjien, en enchaînant une deuxième victoire d'affilée. On a des raisons de leur faire confiance.

Au programme ce samedi 24 novembre :

  • Roumanie – Uruguay (13h)
  • Japon – Russie (15h)
  • Géorgie – Tonga (15h)
  • Italie – Nouvelle-Zélande (15h)
  • Écosse – Argentine (15h30)
  • Angleterre – Australie (16h)
  • Irlande – Etats-Unis (19h30)
  • Pays de Galles – Afrique du Sud (18h20)
  • France – Fidji (21h, France 2)

 

Pendant le même temps, le TOP 14 nous propose sa dixième journée, en doublon. 

Au programme*  à partir de samedi 24 novembre :

  • Bordeaux – Toulon, à 14h45 : moins serein les Bordelais ?
  • Agen – Montpellier, à 18h : changer de zone 
  • Pau – Toulouse, à 18h : profiter des absences
  • Perpignan – Castres, à 18h : y croire toujours
  • Racing 92 – Grenoble, à 18h : toujours plus haut

Puis dimanche 25 novembre :

  • Stade Français – La Rochelle, à 12h30 : TOP 6 en jeu
  • Clermont – Lyon, à 16h50 : en patron

 

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

 Les Féminines, elles, sont en vacances…

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11 novembre 2018

Les brèves d'Ovalie - Edition n°328

Sur le fil... du rasoir !

TEST MATCH... Tournée d'automne (1)           France – Afrique du Sud        26 – 29

Iturria, il nous a tout fait !

De la joie en sale défaite !

On avait tout pour être heureux et faire la fête samedi soir au Stade de France. Du jeu, des ballons, deux essais et quatre points d’avance à deux minutes de la fin du match.

Tout n’était pas parfait, loin de là, mais il y avait des sourires et de la joie dans les tribunes avec cette marseillaise entonnée dans ces derniers instants qui devaient sceller, enfin, une belle victoire française.

On avait de quoi être tous sereins, comme les premiers points impeccablement passés par le demi de mêlée bordelais titulaire en place de Parra, après une première période dominée par ces Bleus pleins de bonnes intentions offensives et solides en défense.

À l’image des coups de pied de Lopez, d’occupation comme dans le dos, qui ont déstabilisé la défense sud-africaine aux aboies, ou encore des percées de Médard ou de Thomas, malheureusement trop solitaires, ce dernier vendengeant même un essai tout fait à trop vouloir finir seul. Heureusement le capitaine Guirado allait donner l’exemple, s’extirpant du maul suite à une penaltouche pour inscrire le premier essai plein de détermination.

On pouvait voir venir la seconde période et oublier ces touches et ces points offerts trop facilement à l’adversaire. On pouvait même rêver de faire cavalier seul quand Bastareaud bénéficiait d’une chandelle de Lopez pour doubler la mise. 23-9, en quarante-deux minutes…

la confiance prenait enfin ses aises dans le camp tricolore.

Un peu trop. Dès le renvoi, Vahaamahina cafouillait la réception et offrait l’essai à Nkosi. C'était déjà Noël pour les Springboks !

Comme s’il ne suffisait pas des fautes inutiles qui permettaient à Pollard de nous coller un peu plus au train. Le doute chassait alors la confiance, à l’image du premier échec au pied de Serin quand Pollard ramenait, lui, les siens à un point des Français.

On pouvait malgré tout garder espoir quand l’explosif Dupont suppléait Serin après que celui-ci donnait une avance de quatre longueurs au XV de France, maître de son destin dans le dernier quart d’heure.

On avait de quoi y croire quand Iturria sauvait la maison bleue sur une incursion de Kolbe dans l’en-but et quand Dupont couvrait les arrières de sa défense débordée, un peu plus tard.

On ne pouvait pas perdre ce match, on n’en avait pas le droit.

Les Sud-Africains n’ont eu quasiment aucun ballon, sauf ceux qu’on a bien voulu leur donner. Et pourtant… Il faudra qu’on m’explique comment on fait pour perdre ce match en moins de deux minutes, comment on s’obstine à leur rendre des ballons qui ne demandaient qu’à être réchauffés en pick-and-go dans le camp adverse.

78ème … les Boks sont dans notre camp, on vient de leur rendre le ballon, un de plus. Penal-touche, nouvelle munition, on a tout à craindre, mais la défense est organisée. Lopez gratte un ballon, Iturria s’en saisit et tape un coup de pied magistral (de son camp) qui trouve une touche à cinq mètres de l’en-but adverse. Le monde à l’envers. La touche est vite jouée par Kolbe, mais la relance sud-africaine sourit aux Tricolores grâce à un en-avant improbable.

Il reste une minute avec une mêlée à suivre dans les 22 des Springboks. Ces derniers n’y croient plus, ça se voit dans leurs yeux tandis que la marseillaise résonne dans leurs oreilles. Y a juste à tenir le ballon et avancer sereinement jusqu’au coup de sifflet final.

Une minute, c’est rien… La mêlée se tient, les Français sont bien, ils la jouent presque trop vite alors que le pack adverse semblait à la peine. Si elle avait été à rejouer, la fin aurait été tout autre. Mais Babillot se saisit du cuir et avance. Les pick-and-go commencent. Iturria se couche, le ballon bien au chaud, une fois, puis deux… une de trop car le meilleur gratteur sud-africain met la main sur le cuir, le soutien français étant inefficace. Nouvelle erreur. Il reste vingt secondes aux Boks pour taper en touche et jouer une dernière munition. Seulement Pollard ne la trouve pas et Penaud se saisit du ballon pour mettre fin à la rencontre et fêter la victoire, sans se rendre compte qu’il mord la ligne. Nouvelle erreur, il n’avait qu’à laisser filer la balle pour jouer la touche derrière.

Quand rien ne veut sourire aux Bleus. Mais le pire était à venir. Dans les quatre minutes de temps supplémentaire, les Boks enchaînent pénalité sur pénalité et trouvent enfin la faille (la 2ème sera la bonne) dans le rideau bleu qui se baisse alors sur le Stade de France sur une nouvelle tragédie shakespearienne… « To win or not to win ? »

Sur le fil… les Bleus concédent une nouvelle défaite.

Ce fil du rasoir sur lequel ils jouent leur peau à chaque rencontre, à la recherche d’une victoire référence depuis trop longtemps, espérant la trouver du côté de Lille la semaine prochaine face aux coriaces Pumas que les Irlandais ont eu du mal à renverser ce samedi à Dublin. 

 

Les autres résultats internationaux

  • Russie (1) – Namibie (0)                        47-20
  • Italie (1) – Géorgie (0)                            28-17
  • Écosse (1) Fidji (0)                                54-17
  • Angleterre (1) – Nouvelle-Zélande (2)  15-16
  • Pays de Galles (2) – Australie (0)           9-6
  • Etats-Unis (0) – Samoa (1)                     29-30
  • Irlande (2) – Argentine (0)                     28-17

 (entre parenthèses le nombre de victoires sur la tournée)

 

Les Féminines

France – Nouvelle-Zélande       0 – 14

Sèches mais battantes sous la pluie

Malgré le score, les Bleues ont tenu leur rang face aux championnes du monde, à Mayol vendredi soir.

Dominatrices en mêlées et dans les mauls, intraitables en défense, les Françaises ont tenu bon et offert quelques pépites offensives par un jeu au pied dynamique de Pauline Bourdon. Mais rien n’y a fait en première période, ni le pied défaillant de Montserrat Amédée, ni la pluie faisant glisser les ballons à cinq mètres de la ligne.

0-0  à la pause et énormément d’efforts concédés.

Le retour des vestiaires des Black Ferns leur promettait l’enfer. Les Tricolores n’ont pas été déçues. Après s’être usées contre les assauts répétés des Néo-Zélandaises, elles ont fini par craquer physiquement.

Par deux fois. D’abord sur une énième mêlée devant leur ligne. Essai en force de Blackwell. Puis, quelques minutes plus tard, débordement de Wickliffe pour le deuxième.

14 à rien à l’arrivée. Jamais bien loin des championnes du monde, les Bleues n’ont pas réussi à concrétiser leurs quelques belles initiatives offensives, par trop de fautes de mains. À l’image de la dernière action, sur un beau coup de pied de Pauline qui finit par un en-avant.

Les filles ont une semaine pour corriger ces approximations et espérer mieux rivaliser face à ces Black Ferns toutefois prenables. La revanche à Grenoble samedi prochain !

 

Les Baa-baas…

Barbarians – Tonga       38 – 49

Je joue un peu, beaucoup, à la folie ou pas du tout

À Chaban-Delmas, samedi après-midi les Baa-Bass se sont fait étriller durant une heure par des Tongiens d’une facilité déconcertante, inscrivant 7 essais (contre deux) pour mener 49-14, avant que les Français, aux cœurs vaillants et emmenés par un Balès entrant très inspiré, ne réagissent et remportent la seconde période aux points avec quatre nouveaux essais.

Un match spectaculaire, très ouvert, trop parfois, mais dans l’esprit Baa-baas toujours. Et c’est ça qui est bien !

 

La semaine prochaine…

« La boîte à gifles » continue ?

C’est le nouveau jeu sur France 2, « La boîte à gifles », qui consiste à opposer deux joueurs internationaux sur une série de trois questions et à baffer le bon bumper sur le casque de son adversaire pour répondre par vrai ou faux. Super drôle… ou pas.

Parce que des gifles, on aimerait bien que nos Bleus arrêtent d’en prendre sur le terrain, ce n’est pas pour en rajouter en studio. Alors si on pouvait samedi prochain à Lille faire plutôt jouer Lartot et Galthié pour notre plus grand plaisir et voir nos Tricolores gifler enfin les Pumas sans se faire griffer au score, alors ce sera un deuxième test réussi.

Seulement il faudra beaucoup d’ambitions offensives pour venir à bout d’une Argentine très joueuse, samedi prochain au stade Pierre Mauroy.

Au programme ce samedi 17 novembre :

  • Roumanie – Etats-Unis (13h)
  • Uruguay – Fidji (14h)
  • Géorgie – Samoa (15h)
  • Italie – Australie (15h)
  • Angleterre – Japon (16h)
  • Écosse – Afrique du Sud (18h20)
  • Irlande – Nouvelle-Zélande (20h)
  • Pays de Galles – Tonga (21h)
  • France – Argentine (21h, France 2)

 

Chez nos Féminines, les Bleues auront droit à leur revanche face à ces mêmes Black Ferns samedi 17 novembre au stade des Alpes de Grenoble.

  • France – Nouvelle-Zélande (14h30, France 4)

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04 novembre 2018

Les brèves d'Ovalie - Edition n°327

Ce Puma francilien !

TOP 14... 9ème journée                           Montpellier – Racing 92        13 – 27

Quand Imhoff sort les griffes

Imhoff, la griffe d’un grand Racing

De loin, déjà, avec leurs maillots albicélestes, on avait tendance à les prendre pour ces Pumas sud-américains. Et puis en s’approchant un peu, voyant les ballons leur tomber des mains à chaque offensive, on se rappelait qu’il s’agissait de ces Racingmen de notre TOP 14, concentrés en défense et hors-jeu le reste du temps.

Mais dimanche après-midi, en clôture de la 9è journée du championnat, les Ciel et Blanc nous ont bluffés pour de bon. Et pour cause, dans leur cheptel, il y avait un vrai Puma de race argentine qui a sorti les griffes et pris les Montpelliérains à la gorge, pratiquement tout seul.

Juan Imhoff a tout simplement époustouflé la rencontre !

Par ses courses déroutantes et efficaces et ses interceptions assassines qui ont scellé le sort des hôtes et du match.

Dès l’entame, le Racing, emmené par un Russel inspiré et un Zebo incisif, lançait le félin sud-américain sur son aile pour le premier essai, sans qu’aucun Héraultais ne parvienne à l’arrêter. Dans la foulée, sur une touche bien négociée, le maul des visiteurs enfonçaient la défense locale pour un second essai par le demi de mêlée Iribaren.

12-0 en dix minutes, de quoi faire mal à la tête aux supporters de l'Altrad Stadium. Mais heureusement, une faute d’anti-jeu de Chavancy, prié de quitter ses camarades dix minutes, allait leur permettre de revenir dans la partie, par Reilhac d’abord, puis Van Rensburg juste avant la pause (10-12).

Seulement, une fois la supériorité numérique passée en seconde période, les Pumas franciliens allaient reprendre du poil de la bête et mordre à nouveau l’en-but les premiers par le rusé Imhoff, à l’affût pour prendre en chasse son adversaire, interceptant une passe de Serfontein avant de filer à vive allure sur une course de cinquante mètres pour le troisième essai.

Un nouveau carton jaune contre le Racingman Chouzenoux ne permettra pas cette fois aux locaux de revenir, butant sur une défense hargneuse et solide, tels des fauves sur la carcasse d’une bête déjà morte.

Pire, à la dernière minute, Imhoff allait frapper encore !

Une nouvelle interception du Puma et le voilà reparti vers l’en-but, rattrapé par la patrouille locale, ce qui ne l’empêchait pas de servir ses coéquipiers et permettre au jeune demi de mêlée Gibert de conclure le quatrième essai, celui d’une victoire définitivement acquise.

Et quelle prise, chez un prétendant au TOP 6 !

Le Racing y prend place, au cinquième rang, tandis que le MHR en sort, désormais neuvième, attendant son tour qui n’est pas prêt d’arriver tant la concurrence est rude au portillon. 

 

Les autres matches en bref...

Lyon (4) – Stade Français (3)   41 – 6

Le festin lyonnais

Dimanche, à l’heure du déjeuner, les Parisiens n’ont pas eu le temps de digérer leur bon début de rencontre. Trente minutes à picorer des points, à droite et à gauche, pour un modeste 6-0 avant de se sentir ballonnés le reste du temps sans pouvoir retenir les remontées des Lyonnais, en bouchon dans leur 22, toute la seconde période, avec 5 essais et un cuisant 41-0.

La jeunesse parisienne aura appris à ses dépens d’avoir mangé trop vite et de ne pas être restée à table jusqu’à la fin du repas. Seulement leurs ainés n’ont rien fait pour les éduquer en ce sens, à part Steyn.

Trop facile donc pour les Arnold, Buckle, Ngatai et Nakaitaci qui sont entrés dans l’en-but comme dans du beurre, posé sur la table. Un vrai festin pour les supporters de Gerland.

Lyon remonte dans le TOP 6 à la quatrième place, tandis que les Parisiens descendent d’un petit cran.

La Rochelle (6) – Agen (13)        33 – 29

Sale bête agenaise !

Les Maritimes ont été mal habitués à Mayol, pensant qu’à domicile face à ces modestes Agenais, ce serait encore plus facile. Seulement quand on reçoit Agen, il ne faut faiblir et sortir les tripes jusqu'au bout, car on a vite fait de voir revenir ce chien enragé qui ne lâche jamais son os jusqu’à la dernière minute de jeu.

Pourtant les Rochelais pensaient avoir fait le plus dur (après avoir encaissé un essai de pénalité au bout d’un quart d’heure) en revenant au score en première période grâce à Gourdon. Menant même 16-13 à la pause, les locaux allaient prendre le meilleur sur leur adversaire dans le second temps, par le pied de West et un nouvel essai par Aguillon.

Mais Berdeu, suppléant de McIntyre, recollait au score, profitant des fautes rochelaises, quand Laporte répondait encore à Balès qui croyait s’être débarrassé du sale cabot. Encore cinq minutes après le coup de sifflet final et les Agenais créaient la même surprise que les Rochelais à Mayol !

Castres (7) – Pau (10)                37 – 10

À l’orgueil

Après la déroute à Clermont, les champions de France ont réagi avec autorité à la maison face à de pâles visiteurs. Quatre essais en une mi-temps, quand l’équipe paloise bis n’inscrivait que trois malheureux points par Daubagna. La messe était dite, la seconde période ne laissant place à aucun suspense.

Le cinquième essai de Tulou, toujours aussi actif et précieux, permettra d’assurer le bonus offensif après l’essai de la Section par Steffen Armitage. Même avec le plein de points, le CO reste à la porte du TOP 6.

Toulouse (2) – Bordeaux (8)   40 – 0

Jeu blanc !

Le score parle de lui-même. Les Bordelais n’étaient pas invités, ils ont été spectateurs en pesage au milieu du pré d’Ernest-Wallon, regardant les Toulousains faire le jeu.

Un jeu blanc, avec cinq essais et un doublé de Arthur Bonneval.

À croire que l’UBB n’est sereine qu’à domicile ou alors qu’avec ses internationaux. Toulouse prend la deuxième place, à trois longueurs du leader.

Grenoble (11) – Clermont (1)   27 – 27

Un nul rageant et arrangeant

Germain pourra s’en vouloir d’avoir laissé passer tant de points au pied et la victoire, surtout sur cette dernière pénalité, à la dernière seconde, le ballon mourant sur le poteau.

Le nul ne semblait pas volé pour autant, les Auvergnats offrant du jeu et des essais, un de plus que leur hôte, après être passés à travers la première période (11-3).

Les Grenoblois ont même cru frôler la correctionnelle quand Timani, Raka puis Yato inscrivaient tour à tour les essais clermontois pour mener 27-20 à dix minute du terme. Heureusement, le pack conquérant local récompensait tous leurs efforts en offrant l’essai de l’égalisation à Taufa, avant que Germain n’ait l’occasion de rattraper ses échecs passés. En vain.

Rageant oui, mais arrangeant aussi car deux points c’est déjà pas mal face à la machine clermontoise.

Toulon (12) – Perpignan (14)   26 – 16

Savéa il a marqué !

« Savea il a marqué, Savéa il a marqué … Moi j’suis sûr que Toulon y va gagner ! »

À Mayol, ça y est, les supporters tiennent leur chanson et leur chance aussi de rester en TOP 14, tant Perpignan n’en finit pas de s’accrocher à la dernière place.

Mais que ce fut dur encore une fois. Un essai en début de chaque période aura permis aux Toulonnais de tenir la partie, même s’ils étaient légèrement menés à la pause. Trinh Duc aura dû pallier à l’inefficacité des Fekitoa et autres trois-quarts, quand Savéa (enfin !) marquait son premier essai de la saison.

Pour comparaison, Ashton à la même époque comptait déjà sur les derniers doigts de sa deuxième main. Mais sa femme vient de tweeter qu'il avait tendance à s'endormir au volant de ses actions. On est rassuré.

Les Catalans ont tout donné, comme d’hab, et tenu tête dans l’engagement et la solidarité défensive, avant de s’écrouler, comme d’hab, physiquement à l’heure de jeu.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

Le TOP 16 des Féminines... 7ème journée.

Poule 1
Montpellier (1) – Rouen (7)                   88 – 0
Rennes
(3) – Lons (6)                            29 – 25
Paris
(4) – Blagnac (2)                          19 – 22
Villelonguet
(8) – ASM Romagnat  (5)  3 – 46

Poule 2
Bayonne (1) – Grenoble (4)                  38 – 17
Bordeaux
(3) – Lille (6)                         8 – 13
Caen
(7)– Bobigny (5)                           12 – 72
Toulouse
(2) – Tarbes (8)                     78 – 0

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Montpellier fait cavalière seule devant Blagnac dans la poule 1 quand Toulouse (avec deux matches en retard) reste invaincue derrière Bayonne dans la poule 2.

Tous les résultats et classements >>

  

La semaine prochaine…

C’est la tournée d’automne !

Celle du rachat de l’image de l’équipe de France, celle du retour des espoirs comme Dupont et Lopez en une charnière durable (au moins jusqu’à la Coupe du monde), celle de victoires références face à des nations à notre portée (Afrique du Sud, Argentine, Fidji).

En espérant qu’elle ne tourne pas au vinaigre d’entrée, face aux Springboks reboostés avec leur victoire chez les All Blacks au dernier IV Nations, et vaincus d’un petit point samedi chez les Anglais (11-12).

Car les tests internationaux ont débuté ce week-end pour d’autres nations.

Japon-Nouvelle-Zélande     31-69
Pays de Galles-Écosse        21-10
Angleterre-Afrique du Sud  11-10
Irlande-Italie                     54-7

 

Au programme ce samedi 10 novembre :

  • Russie – Namibie (12h)
  • Italie – Géorgie (15h)
  • Écosse – Fidji (15h30)
  • Angleterre – Nouvelle-Zélande (16h)
  • Pays de Galles – Australie (18h20)
  • États-Unis – Samoa (18h30)
  • Irlande – Argentine (19h30)
  • France – Afrique du Sud (20h45, France 2)

 

Chez nos Féminines, les Bleues affronteront les Black Ferns dès vendredi 9 novembre au stade Mayol.

  • France – Nouvelle-Zélande (21h, France 4)

 

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28 octobre 2018

Les brèves d'Ovalie - Edition n°326

Michelin, l'usine à bonus...

TOP 14... 8ème journée                           Clermont – Castres     41 – 6

Un international peut en masquer un autre...

et à malus en Bleu !

Au stade Marcel-Michelin, les ouvriers ne chôment pas sur la chaîne de montage des victoires bonifiées. Samedi après-midi, pour leur quatrième réception, les travailleurs auvergnats ont réalisé un quatrième bonus offensif de très belle facture.

Mais derrière cette performance parfaite sous leur bleu de travail se cache une autre réalité qui n’a pas de quoi donner le sourire aux sept joueurs sélectionnés en équipe de France pour la tournée de novembre.

Après Fofana, la semaine passée, voilà que Parra, jeudi à l’entraînement, puis Lamérat, en plein match samedi, se blessent à leur tour et doivent déclarer forfait pour le rassemblement de dimanche à Marcoussis. La poisse pour ces trois internationaux d’Auvergne, déjà privés, les saisons passées de ces rendez-vous nationaux pour des bobos de dernière minute.

Dimanche, c’est avec des précautions toutes particulières que Lopez, Penaud, Iturria et Vahaamahina ont dû se rendre au centre national d’entrainement parisien, espérant que la malédiction des Jaunards tricolores s’arrête là. À suivre.

En attendant, samedi au Michelin, l’usine offensive clermontoise a tourné à plein régime… totalitaire.

Les champions de France n’ont tout simplement pas existé.

Au garde à vous dans les rucks, laborieux en touche, les Castrais ont subi l’engagement et l’agressivité des auvergnats qui ont usé habilement du jeu au pied pour pallier aux conditions météo défavorables, sous une pluie constante.

Si la mêlée clermontoise n’a pas été sans reproche, aucune situation dangereuse des visiteurs n’a réussi à mettre à mal la défense de l'ASM, ne concédant que deux pénalités à Kockott et un carton jaune (à Slimani).

Pour le reste, les Jaunards ont maitrisé l’occupation au pied inspiré de Lopez et saisi chaque occasion pour lancer leurs trois-quarts de feu. Penaud, d’abord, à la 10ème minute, Betham ensuite, à la 24ème, et enfin l'imparable Raka, quatre minutes plus tard, pour clore une première période bien menée et déjà avec le point de bonus (21-6).

Au retour des vestiaires, Laidlaw creusait tactiquement l’écart au pied, par deux pénalités, enfonçant un peu plus les espoirs des champions en titre, pourtant bien plus déterminés et incisifs. Seulement, entre maladresses répétées et mauvais choix, rien ne semblait contrarier la défense locale en place où Cancoriet n'en finissait pas d'impressionner, comme Yato, tout juste entré.

Et ce sont justement ces deux troisième-lignes méritant qui allaient conclure ce feu d’artifice auvergnat en fin de rencontre avec deux nouveaux essais, tout en explosivité, pour percer le rideau défensif castrais.

Et c’est sur l'essai de Cancoriet, relayé par Lamérat, que ce dernier allait subir un KO violent, sur un coup de genou involontaire de Rado (l’ancien de la maison) en pleine course, en pleine tête.

Le champion a dû s’incliner la tête basse (à la 9ème place du classement) devant le seul patron de cette nouvelle saison, intraitable à domicile quand il fait tourner ses machines aussi bien huilées. Même si juste derrière, les deux Stades les plus titrés de France restent dans la roue du maillot jaune.

 

Les autres matches en bref...

Stade Français (2) – Montpellier (7)   25 – 20

Sauvés par Macalou !

Samedi soir, Paris a failli se faire piéger par des Montpelliérains timorés mais toujours pragmatiques, à défaut d’impressionner vraiment.

A l’image des échecs face aux perches de Steyn et du raté de Zyl sur un rebond menant à l’essai du MHR qui faisait passer celui-ci pour la première fois devant à dix minutes du terme, les Parisiens ont manqué de concentration en seconde période.

Alors que Waisea et Fickou semblaient avoir fait l’essentiel en première pour mener 15-10 à la pause, et malgré l’essai de Crudden, il a fallu attendre le sursaut d’une ultime action en fin de match pour voir Macalou conclure l’essai de la victoire, sur une passe décisive d’un Fickou très présent et en forme internationale.

Tant mieux, cela nous fera oublier Lamerat-Fofana pour une paire Fickou-Penaud qui devrait nous ravir en Bleu. 

Montpellier repart avec un point de bonus défensif précieux qui le tient à hauteur de la sixième place.

Perpignan (14) – Toulouse (3)            18 – 36

Deux classes d’écart

C’est toujours la même histoire avec les Catalans.

Ils sont bourrés d’intentions autant que de fautes, proposant de belles séquences jusqu’à s’épuiser en seconde période où les visiteurs en profitent pour leur voler le butin de la victoire.

Et quand, vous avez une équipe toulousaine emmenée par un Dupont aussi en jambes et en réussite, il n’y avait rien d’autre à faire que de subir et d’applaudir.

Un coup du chapeau sensationnel du demi de mêlée international qui offre le bonus offensif aux siens et une place de titulaire indiscutable en équipe de France, ne nous laissant aucun regret quant à l’absence de Parra, comme si les malheurs des Clermontois étaient une volonté divine pour laisser la place à ces pépites-là.

Au final, Toulouse s’envole sur le podium quand Perpignan ne gagne toujours pas.

Racing 92 (4) – Pau (10)                    48 – 28

Comment se compliquer la vie

À l’Arena Paris-La-Défense, les Racingmen aiment se compliquer la vie, quand ce n’est pas carrément perdre chez eux, comme contre Clermont puis Lyon.

Déjà la semaine passée, face aux Irlandais de L’Ulster, le Racing avait manqué son entame de match, pour partir avec un handicap bien compliqué à rattraper.

Samedi, le scénario s’est répété. Menés 3-12 en quinze minutes, après deux essais palois coup sur coup, par Daubagna, les Franciliens ont dû s’activer pour remonter au score et passer devant, grâce à un Joseph béni des Dieux, offrant le premier essai à Chat et concluant le deuxième lui-même. Une interception de Volavola juste avant la pause mettait les locaux en bonne disposition pour s’attaquer au bonus offensif, à leur portée.

Seulement, au retour des vestiaires, l’entame offrait la première munition aux visiteurs qui revenaient dans le match et compromettaient les ambitions franciliennes. Pourtant Vakatawa puis Imhoff (par deux fois) leur donnaient l’occasion de plier le match et d’espérer ce point de bonus. Mais un nouvel essai de Nicot contrariait une nouvelle fois l’objectif visé.

La victoire est là pour le Racing, mais reste frustrante aux yeux des entraineurs quand il y avait la place pour mieux, tandis que là ça fait un point de perdu et deux longueurs de retard sur le podium.

Bordeaux (5) – Lyon (6)                    35 – 13

Rien ne va plus pour le Lou

Inexistants en Coupe d’Europe face à des grosses cylindrées, les Lyonnais semblent avoir perdu leur dynamique en même temps que leur demi de mêlée Couilloud.

Comme si la mécanique offensive était enrayée ou manquait de jus. Pelissié et Beauxis à la charnière n’ont pas trouvé les failles de la défense bordelaise pour exister dans ce match, dominé par les locaux.

Après une première période peu efficace de l’UBB (un seul essai de Serin), la seconde sera plus fructueuse avec trois réalisations de Radradra, Diaby et enfin Lesgourgues sur le gong pour l’essai du bonus offensif.

Une aubaine pour Bordeaux qui grimpe aussi sec dans le TOP 6 juste devant sa victime du jour, en sursis.

Toulon (13) – La Rochelle (8)             9 – 13

Pauvre Mayol !

La météo avait prévenu des intempéries dans le Var, fermant des routes par peur de submersion par des ondes maritimes. Et pourtant, personne n’avait pensé à fermer Mayol avec le risque de submersion dans le jeu par les Maritimes. Ça a été finalement une petite vague, un essai de West d’entrée de jeu et puis plus rien.

Les Varois se sont noyés dans un verre d’eau, incapables d’inscrire un essai avec sa flopée d’internationaux. Une misère qui les place à l’avant dernière place avant de recevoir la lanterne rouge dans un match déjà crucial pour le maintien.

Agen (12) – Grenoble (11)                           9 – 9

Embourbés

Un match engagé et plaisant au premier abord, avec plein d’intentions offensives de part et d’autre mais fermé au second, chacun ne voulant rien lâcher défensivement.

McIntyre aura laissé Germain égaliser en fin de rencontre pour un nul finalement mérité.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

Le TOP 16 des Féminines... 6ème journée.

Poule 1
Blagnac (2) – Montpellier (1)            9 – 15
Rouen 
(7) – Villelonguet (8)             24 – 7
Lons 
(6) – Paris (3)                            12 – 19
ASM Romagnat 
(4) – Rennes (5)      3 – 29

Poule 2
Tarbes (8)  – Caen (7)                        3 – 7
Bobigny 
(5)  – Bayonne (2)               15 – 29
Grenoble 
(4)  – Bordeaux (3)            17 – 31
Lille 
(6)  – Toulouse (1)                     5 – 30

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Montpellier distance Blagnac dans la poule 1 quand Bayonne colle toujours à Toulouse dans la poule 2.
À noter les premières victoires de Rouen et Caen.

Tous les résultats et classements >>

  

La semaine prochaine…

On reste concentré sur le TOP 14 avant la trêve.

La neuvième journée du championnat devrait se jouer sans les internationaux réunis à Marcoussis pour la tournée de Novembre qui s’ensuivra la semaine suivante en France.

De bon augure pour les clubs pas ou peu concernés qui affronteront les plus affectés comme Clermont, Toulouse, Paris ou le Racing 92. 

Au programme*  à partir de samedi 3 novembre :

  • Grenoble – Clermont, à 14h45 : une aubaine pour Grenoble ?
  • Castres – Pau, à 18h45 : l’orgueil du champion blessé
  • La Rochelle – Agen, à 18h45 : objectif TOP 6
  • Toulon – Perpignan, à 18h45 : fini de rire, maintenant on pleure
  • Toulouse – Bordeaux, à 20h45 : un coup des Bordelais ?

Puis dimanche 4 novembre :

  • Lyon – Stade Français, à 12h30 : se refaire la cerise
  • Montpellier – Racing 92, à 16h50 : recoller au peloton de tête

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du TOP 16 féminin,

Retrouvez ici le programme de la prochaine journée : >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

 

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22 octobre 2018

Les brèves d'Ovalie - Edition n°325

Du rugby 4 étoiles !

CHAMPIONS CUP... 2ème journée                    Toulouse – Leinster     28 – 27

Médard, étoile filant dans l'en-but

Deux constellations au zénith de l’Europe

Les deux plus grands palmarès européens s’affrontaient ce dimanche à Ernest-Wallon.  

Le Toulouse des premiers titres (1996, 2003, 2005 et 2010) recevait le Leinster des suivants (2009, 2011, 2012) et surtout du dernier (2018), un champion en titre invaincu depuis avril 2017 et cette défaite en demi-finale contre Clermont.

De quoi nous mettre des étoiles plein les yeux !

Et cela n’a pas manqué pour qui ne s’égarait pas dans le ciel bleu toulousain mais restait attentif dès l’entame à ce qui se passait sur le pré.

Car dès la première minute, Ramos concrétisait au pied la première avancée des locaux. 3-0, puis 6-0 en moins de cinq minutes, le ballon telle une étoile filant entre les perches adverses.

Toulouse brillait, multipliant les temps forts, éclipsant la défense dublinoise dans l’obscurité de ses fondamentaux. Quand Médard, à la 12ème minute concluait une belle course du capitaine Marchand, boosté sans doute par sa première sélection en Bleu.

Même si Ramos manquait la transformation, l’arrière toulousain allait se rattraper sur la pénalité suivante pour afficher un inattendu 14-0 face au tenant du titre qui avait humilié les Wasps la semaine passée.

Mais l’éclaircie, trop belle en plein mois d’octobre, allait s’estomper au fur et à mesure que les nuages irlandais avançaient dans les 22 toulousains, à une vitesse bien supérieure. Sexton passait les trois premiers points, puis trois autres jusqu’à ce qu’un essai d’O’Brien assombrissent la domination locale, ramenant les visiteurs à une longueur des Haut-Garonnais.

Mais le vent en poupe de ces Toulousains à la constellation de conquête, d’engagement, de relances et de culot retrouvés, allait balayer le ciel des cumulus celtes au ballon porté, et nous offrir un éclat de génie dans le ciel d'Ernest-Wallon. Tolofua mystifiait deux Irlandais avant de passer à Guitoune qui fixait un dernier défenseur pour le déborder en un tchik tchak époustouflant jusqu’à l’en-but.

Toulouse reprenait le large 21-13, juste avant la pause, après une première période d’une clarté éblouissante d’intentions. Seulement, au retour des vestiaires le quadruple champion d’Europe déploya sa constellation de jeu de conquête, tout en maitrise et puissance, pour assombrir en quinze minutes le tableau d’affichage local.

Un essai de Ryan puis de Cronin et les visiteurs menaient à leur tour 27-21, sûrs de leur force pour tenir jusqu’au coup de sifflet d'une nouvelle victoire.

Mais c’était sans compter la fougue de l’enfant prodige, à son meilleur niveau après sa longue blessure. Dupont faisait son entrée, prodiguant des ballons à ses avants comme ses trois-quarts pour une reconquête du camp adverse digne de la guerre des étoiles.

Le match a changé de configuration, Huget, Guitoune, tour à tour se retrouvaient en situation de faire marquer, mais les fautes de main gâchaient les munitions. Quand le sauveur de la semaine dernière allait de nouveau faire parler de lui. Médard héritait d’un ballon en or de Madaule pour éliminer les derniers adversaires et aplatir le troisième essai toulousain, permettant alors à Ramos de repasser enfin devant avec la transformation.

Les dix dernières minutes n’échapperont pas aux locaux, vaillants et la main sur le ballon pour décrocher la une au firmament d'un exploit retentissant dans cette coupe d’Europe.

Le champion est tombé !

Le ciel se redessine dans cette poule 1, comme sur le continent, Toulouse en tête, le Leinster juste derrière, car les deux autres protagonistes n’ont pas su se départager (35-35), dans un match apparemment aussi somptueux, avec 5 essais de part et d’autre et pas une pénalité. Waouh !

 

Les autres poules en bref...

Poule 2     Castres (2) – Exeter (4)             29 – 25         
               Munster (1) – Gloucester (3)       36 – 22

Un champion de France incroyable

Les Castrais n’en finissent pas de nous étonner, en TOP 14 comme en Coupe d’Europe. Menés 14-0 en quatorze minutes, ils reviennent dans le match jusqu’à reprendre la main à 19-14, par un essai de Vialelle et le pied de Dumora.

Puis soudain, le CO voit rouge, les Anglais égalisent juste avant la pause, avec un troisième essai. Mais les locaux reviennent plus forts et déterminés des vestiaires et, par Mafi puis le pied de Le Bourhis, reprennent les commandes d’un match qu’on voyait déjà perdu, en infériorité numérique.

Castres n’est jamais aussi fort que quand il est blessé dans son orgueil et dans sa chair, agressif en défense et opportuniste à la moindre occasion. Exeter l’a appris à ses dépens.

Dans l’autre match, le Munster (favori) avance sereinement dans sa poule, juste devant les Français. Le double affrontement de novembre promet d’être aussi alléchant que décisif pour la qualification.

 

Poule 3     Saracens (1) – Lyon (4)              29 – 10         
               
Cardiff (3) – Glasgow (2)             12 – 29

Un Lou mangé tout cru

Les Lyonnais découvrent la grande coupe d’Europe et apprennent de défaite en défaite.

Face aux expérimentés et agressifs chasseurs anglais, on ne donnait pas cher de la peau du Lou. Les Sarries ont traqué et tué la bête, sans forcer, juste ce qu’il fallait pour accrocher la tête d’un premier bonus offensif au mur du classement.

Lyon n’a plus qu’à se tourner vers un TOP 14 qui lui veut bien moins de mal. Au contraire.

 

Poule 4     Racing 92 (1) – Ulster (3)        44 – 12         
               
Leicester (2) – Scarlets (4)         45 – 27

France 2 – Irlande 0

Les Racingmen, comme les Toulousains, ont remporté leur duel face à une autre équipe irlandaise, prétendante au titre. Après un début de match difficile, Russel et les siens ont remis leur bleu ciel-et-blanc de chauffe pour renverser la vapeur dans un stade acquis à leur cause. En deux temps et cinq mouvements, par Iribaren puis Lauret en première période, puis Ihmoff, Thomas et Zebo en seconde, le Racing a dominé son adversaire au pied et de la tête, décrochant une seconde victoire et un bonus offensif qui placent le club francilien aux commandes de sa poule.

Le Leicester se place stratégiquement juste derrière après sa première victoire (bonifiée) face aux Gallois.

 

Poule 5     Édimbourg (2) – Toulon (4)                 40 – 14
                Newcastle
(1) – Montpellier (3)        23 – 20

Les pieds dans le tapis

Rien ne va plus, dans cette poule 5, où les Toulonnais n’existent toujours pas et où les Montpelliérains se tirent une balle dans le pied en laissant échapper une victoire qu'ils tenaient dans les derniers instants.

Dix minutes de jeu supplémentaire pour des Anglais, 45 phases de pick-and-go pour l’essai de la gagne des locaux, déjà heureux à Mayol la semaine passée. Décevant pour des Montpelliérains, auteurs d’un seul essai par Willemse, incapables de se mettre à l’abri plus avant, trop concentrés sur leur défense, sans grandes velléités offensives en dehors d’un pack puissant et du pied de Pienaar.

Si rien n’est perdu pour le MHR, le RCT, lui, peut se concentrer sur son maintien en TOP 14. Je ne commenterai même pas son non-match à Édimbourg. Une calamité de plus.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >> 

 

En ce qui concerne la Challenge Cup, vous trouverez également tous les résultats sur le site officiel de l’EPCR.

Clermont et La Rochelle dominent, Bordeaux et Perpignan se neutralisent, Agen, Grenoble et Pau réagissent tandis que Paris se tire une deuxième balle dans le pied.

 

Le TOP 16 des Féminines... 5ème journée.

Poule 1
Rennes (5) – Villelonguet (7)      75 – 7
Blagnac
(2) – Rouen (8)              90 – 0
Paris
(3) – ASM Romagnat (4)    5 – 5
Montpellier
(1) – Lons (6)           54 – 3

Poule 2
Lille (4) – Tarbes (8)                   29 – 13
Bayonne
(2) – Caen (7)              69 – 0
Bordeaux
(6) – Bobigny (5)       14 – 24
Toulouse
(1) – Grenoble (3)      (reporté au 23/12)

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Montpellier et Blagnac se détachent dans la poule 1 quand Rouen et Villelonguet sont sèchement écartés de cette compétition d’élite.

Dans la poule 2, Toulouse mène la danse quand Bayonne et Grenoble jouent les premiers outsiders. Caen et Tarbes ne parviennent toujours pas à se hisser au niveau.

Tous les résultats et classements >>

 

La semaine prochaine…

Le TOP 14 revient avec des ambitions…

Entre des dauphins à la course pour rattraper Clermont, des exclus du TOP 6 morts de faim pour y refaire leur place et un Toulon embarqué malgré lui dans la course au maintien, la 8ème journée du championnat de France promet de belles confrontations engagées avec de la sueur et des larmes.

Au programme*  à partir de samedi 27 octobre :

  • Clermont – Castres, à 14h45 : duel de champions
  • Agen – Grenoble, à 18h : chassé-croisé dans la course au maintien
  • Perpignan – Toulouse, à 18h : gagner, enfin ?
  • Racing 92 – Pau, à 18h : revenir dans le TOP 6
  • Stade Français – Montpellier, à 20h45 : qui premier dauphin ?

Puis dimanche 28 octobre :

  • Bordeaux – Lyon, à 12h30 : un peu plus près de toi
  • Toulon – La Rochelle, à 16h50 : Collazo reçoit son ex

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du TOP 16 féminin,

Retrouvez ici le programme de la prochaine journée : >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

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15 octobre 2018

Les brèves d'Ovalie - Edition n°324

Un jour avec, un jour sans

CHAMPIONS CUP... 1ère journée                        Bath – Toulouse     20 – 22 

                                                   Toulon – Newcastle     25 – 26

Jour noir pour Toulon

Rouge et noir, perd et manque !

Dimanche, il ne faisait pas bon jouer au rugby pour nos clubs français, alors que samedi tout leur souriait, à l’image de nos deux meilleurs représentants multi étoilés du circuit européen, en rouge et noir.

Rien ne va plus pour les Toulonnais, déjà empêtrés dans les dettes de jeu au casino du TOP 14. Avec les meilleures cartes en mains, encore une fois, les hommes de Collazo ont joué une partie de poker à l’envers face à des Anglais opportunistes qui n’en demandaient pas tant.

Pourtant, moins de trente secondes après leur entrée sur la pelouse de Mayol, les Toulonnais marquaient les premiers points et les esprits avec un essai bien senti de Taofifenua. À peine dix minutes et Trinh Duc portait l’avance à dix longueurs, de quoi voir venir sereinement la partie avec d’aussi belles intentions et un Savea en jambes.

Et puis Toulon retombait dans ses travers, brouillon, maladroit, faible en touche, et surtout très indiscipliné, offrant à Hodgson autant d’occasions de faire le retard des siens, et même à Cooper de concrétiser une série de pick and go devant la ligne d’en-but varoise. Menés 16-10, les Français allaient trouver la faille par Lakafia, suite à un ballon porté tout en puissance, sans que Trinh duc ne transforme l’essai pour repasser devant à la pause.

Au retour des vestiaires, malgré un petit point de retard, on sentait les locaux en passe de renverser cette équipe anglaise, certes vaillante, mais tout de même modeste. Seulement les Rouge et Noir continuaient de jouer à l’envers, multipliant les fautes grotesques, offrant tous les points à l’adversaire dont un essai de pénalité, suite à un plaquage haut, sanctionné en plus d’un carte jaune pour Ikpefan. En fin de rencontre, Savea laissait de nouveau ses coéquipiers à quatorze et avec un point de retard alors que Guirado avait permis juste avant aux siens de reprendre l’avantage.

Rien ne va plus, je vous disais, chez ces joueurs qui ont perdu tout sens du collectif, à l’image de ces imbroglios sur le terrain entre le choix du capitaine de chercher une penal-touche ou celui de l’ouvreur de tenter la pénalité qu’il sentait bien.

Au final Toulon perd encore à domicile et se tire déjà une balle dans le pied pour démarrer sa campagne européenne.

Samedi, les Français avaient la baraqua sur les terrains outre-Manche, à l’instar des Toulousains, tout heureux de l’emporter à Bath.

L’arrière anglais, Burns, aurait dû être le héros de ce match, avec vingt points à son actif si seulement il avait plutôt pensé à aplatir un essai tout fait au lieu de sourire pour la photo de son sacre, à cinq minutes du terme. Seulement Médard surgissait en embuscade et éjectait le ballon des mains de l’Anglais qui, tel un dé, retombait sur la mauvaise farce de l’arrière français, devenu ce héros malgré lui.

Médard avait déjà ouvert la voie vers cette victoire en inscrivant le premier essai du match à la huitième minute avant que Roberts et Burns ne calment sa joie et ne reprennent  les commandes de la partie.

Il faudra attendre l’heure de jeu et le deuxième essai de Guitoune, en supériorité numérique après le carton jaune d’Ellis, pour que Toulouse repasse devant et tienne ce score jusqu’au bout presque miraculeusement.

Le Racing 92 aura la même réussite chez les Scarlets (13-14), au bout du suspense.  Tandis que les Montpelliérains, à domicile, ont été heureux d’avoir marqué trois fois en première période, les Écossais les laissant fanni en seconde (21-15).

Dimanche, le Lou et le CO n’ont pas eu de chance. Les Lyonnais n’ont pas résisté bien longtemps, chez eux, contre Cardiff pour leur première (21-30). Quant aux Castrais, ils n’ont pas réussi à revenir face aux saignants rosbifs de Gloucester (19-14).

Tous les résultats officiels du week-end >> 

 

En ce qui concerne la Challenge Cup, vous trouverez également tous les résultats sur le site officiel de l’EPCR.

La Rochelle et Clermont cartonnent, les autres déjà abandonnent.

 

La semaine prochaine…

L’Europe poursuit son tour de chauffe.

Et ça chauffe déjà pour certains de nos frenchies. À Lyon, comme à Toulon, le prochain déplacement peut coûter cher.

Toulouse et le Racing 92 auront l'occasion de montrer ce qu'ils valent face à ce qui se fait de mieux en Irlande.

 

Au programme*  à partir de samedi 20 octobre :

  • Castres – Exeter, 14h : tenter d’exister
  • Munster – Gloucester, poule 2
  • Édimbourg – Toulon, 16h15 : exploit obligé
  • Poule 5 de Montpellier
  • Racing 92 – Ulster, 18h30 : l’heure de vérité
  • Leicester – Scarlets, poule 4
  • Saracens – Lyon, 18h30 : sauve c’que j’peux !
  • Cardiff – Glasgow, poule 3

Puis dimanche 21 octobre :

  • Newcastle – Montpellier, 14h : peut mieux faire
  • Poule 5 de Toulon
  • Toulouse – Leinster, 16h15 (FR2) : l’heure de vérité 2
  • Wasps – Bath, poule 1

 Calendrier complet de tous les matches >>

 

S’agissant de la Challenge Cup et les 8 autres clubs du TOP 14, veuillez consulter le site officiel de l’EPCR qui vous en détaillera le programme.

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de BeIn Sports

 

Du côté du TOP 16 féminin,

Retrouvez ici le programme de la prochaine journée : >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

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07 octobre 2018

Les brèves d'Ovalie - Edition n°323

Promu relégué de classe...

TOP 14... 7ème journée                        Montpellier – Toulon     29 – 17 

"C'est mon ballon ! ... _ Bouge de là, petit !"

Toulon joue les cancres !

À regarder le fond de classement, au milieu du GAP, le trio Grenoble-Agen-Perpignan promis à la relégation, le triple champion d’Europe fait tache, à une semaine d’entamer une nouvelle campagne européenne en terre anglo-saxonne.

Et ironie du sort, c’est dans la poule de ces mêmes Montpelliérains, vainqueurs ce week-end, que les Toulonnais vont tâcher de relever leur niveau, au ras des pâquerettes depuis le début de saison.

À qui la faute ? ... Les joueurs, Collazo ?

D’après la barbe parlante à queue de cheval du Canal Rugby Club, le néo-manager varois ne saurait pas communiquer avec ses joueurs. Il gueulerait trop, assène Chabal, ce qui serait la cause du manque de confiance sur le terrain. Allons bon !

Les derniers champions du monde dénichés par le président toulonnais, Savea, Messam, seraient-ils en « or » de verre, plus fragiles que du cristal ? Alors, silence…

C’est donc sur la pointe des pieds que sont entrés les visiteurs sur le pré de l’Altrad Stadium dimanche après-midi, sans ouvrir le score durant une demi heure avant le premier essai d’Ikpefan, en exploit personnel, bien servi par la paire de centres varoise remuante qu’ont constitué Trinh-Duc et Pietersen.

Pour le reste de la première période, les locaux ont ouvert leur gueule, eux, bien en grand pour avaler deux essais bien ficelés par Fall puis Nagusa, après avoir perdu leur star sud-africaine Goosen à l’ouverture sur un essai refusé.

Ce gros coup dur n’a pas empêché les Cistes de repartir tambour battant, au retour des vestiaires, interceptant un ballon heureux qui retombait dans les mains de Serfontein pour le troisième essai local. Un essai à l’image des intentions toulonnaises, Belleau balle en main, ne sachant comment se débarrasser du ballon à défaut de lancer une attaque.

Picamoles sonnait une quatrième fois les cloches des stars varoises, pour un bonus offensif presque trop facile, comme pour Clermont la semaine passée.

Néanmoins le banc du RCT apportera une maigre  consolation avec l’essai de Meric sur une attaque de Savea, relayée par l’inspiré Trinh-Duc.

Pas de quoi sauter au plafond !

Juste d’enlever le bonus offensif aux Montpelliérains qui se mordront les doigts d’avoir relâcher l’étreinte en fin de match. Cela ne les empêche pas de grimper à la quatrième place, à cinq points du leader.

Quant au RCT, rien ne va dans son jeu, aussi brouillon et inefficace que son effectif se veut fantastique aux yeux de son président.

En attendant de faire illusion dans la prestigieuse compétition européenne, le triple champion d’Europe pointe aux portes de la relégation.

 

Les autres matches en bref...

La Rochelle (9) – Clermont (1)           16 – 12

Tombé du ciel !

Clermont n’a pas eu de chance dans ce match. Après une première période en demi-teinte, ponctuée de fautes converties en points par West, le leader a cru reprendre la partie en main dès le retour des vestiaires avec ce premier essai de Penaud, revenant à 9-5.

Seulement d’un coup, le ciel lui est tombé dessus, une pluie diluvienne, en plus des Rochelais, des ballons des mains et surtout monsieur Cayre qui a vu des attentats partout, infligeant pas moins de 3 cartons aux Jaunards, dont un rouge, tombé du ciel.

En infériorité numérique jusqu’au bout, et pas vraiment aidé quand les fautes locales restaient impunies (plaquages hauts et mêlées rochelaises douteuses), c’était un peu trop pour le leader. Trop d’indiscipline, certes, mais à qui la faute, à 12 contre 14. Le match tournait au grotesque, laissant la place aux Maritimes de creuser l’écart avant que la hargne des Clermontois ne leur offre un second essai pour arracher le bonus défensif.

Pas brillants, les 31 acteurs sur le pré, c’est le moins qu’on puisse dire.

Castres (5) – Stade Français (2)         9 – 14

Paris bluffant

Après sa défaite à domicile dans le derby parisien, le Stade Français a bluffé tous les pronostics en allant cueillir à son tour le champion de France sur ses terres.

Un match propre, pour ne pas dire parfait, mené par un Plisson impeccable au pied, pas comme la semaine passée, permettant aux siens de mener 9-0 à la pause.

La seconde période sera une gestion parfaite des visiteurs, agrémentée d’un essai assassin, dès l’entame, par Arias, présageant une fin heureuse.

Paris, comme Clermont, impressionne de maitrise dans ce TOP 14.

De bon augure pour notre XV de France quand on sait que ces deux clubs sont un vivier d’internationaux et, qui plus est, ne joueront que la Challenge Cup avant la prochaine tournée et la coupe du monde.

Racing 92 (7) – Lyon (3)                   13 – 19

Une fâcheuse habitude

Comme l’an dernier le Lou s’est senti chez lui dans l’arène des Racingmen, obligés de courir après leur bête noire pour calmer leurs ardeurs.

D’autant que le vieux loup à l’ouverture qu’est Beauxis a su tirer profit de chaque situation pour creuser l’écart au pied et offrir le premier essai du match à Gil.

Les Franciliens, menés 16-6 à la pause, ont tout tenté pour revenir, touchant enfin l’en-but par l’incontournable chasseur Zebo. Mais les Lyonnais ont tenu bon jusqu’au bout pour repartir une nouvelle fois des terres parisiennes avec une précieuse victoire. 

Toulouse (6) – Agen (13)                   10 – 0

Un derby sous l’eau

À Ernest-Wallon, la pluie a contrarié les intentions des deux meilleurs ennemis du rugby garonnais qui ont montré de l’envie, de l’engagement mais sans pouvoir concrétiser leurs actions, en dehors du seul essai de Bezy en première période, complétée d’une pénalité et d’une transformation de Holmes.

Les Agenais n’ont jamais fermé le jeu, ni lâché, comme à leur habitude, faisant souffrir les coéquipiers de Dupont qui faisait son retour après huit mois d’absence.

Une victoire finalement compliquée pour les Toulousains après leur défaite à domicile face à l’autre voisin tarnais.

Le déplacement à Bath samedi prochain s’annonce aussi pénible.

Grenoble (11) – Bordeaux (8)             28 – 25

Et de deux !

Grenoble tient sa deuxième victoire de la saison, construite en première mi-temps grâce à trois essais de Laterre, Fifit et Fourcade avant de contenir le retour des Girondins qui parviennent à égaliser en deuxième, en nombre d’essais mais pas en points.

Les Isérois ont eu chaud et peuvent savourer ce succès qui les éloignent gentiment de la dernière place dans laquelle les Catalans sont empêtrés depuis le début de la saison.

Pau (10) – Perpignan (14)                   12 – 9

Au pied levé…

La Section s’en est remis à son buteur (suppléant de Slade), Halstoy, pour venir à bout d’une équipe de Perpignan courageuse mais toujours pas récompensée, Jackson échouant à une pénalité près dans le duel que lui proposait son homologue palois.

La quinzaine européenne va faire du bien au club catalan qui va pouvoir se ressourcer et préparer la réception de Toulouse, en faisant certainement l’impasse sur ses deux prochains matchs du Challenge.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

Les résultats du IV Nations... 6ème journée.

Afrique du Sud – Nouvelle-Zélande        30 – 32

Argentine – Australie                               34 – 45

Le titre oui…et l’honneur sauf

Les All Blacks ont tout donné, le titre en poche avant la rencontre, pour laver leur honneur contre ces Springboks qui les avaient surpris chez eux à Wellington, souvenez-vous lors de la quatrième journée (34-36).

Il a fallu attendre la dernière minute et un quatrième essai par Savea (pas Julian, mais son frère Ardie) pour prendre leur revanche et l’emporter, du coup avec le bonus, sur les terres sud-africaines.

Pourtant la domination était locale, les Springboks ayant toujours marqué les premiers, que ce soit au pied par Pollard en première période avant que Barrett n’égalise avant la pause, ou par des essais avant que les All Blacks n’en rajoute un de plus sur le fil.

Rageant mais sans conséquence au classement pour les Sud-Africains qui étaient voués à la deuxième place quels que soient les résultats.

Dans l’autre rencontre, l’enjeu était aussi important pour les Pumas qui rêvaient de ne pas occuper pour la première fois la dernière place de la compétition.

Ils y ont cru à la pause, après avoir mené 31-7, trop peut-être, après ce festival d’essais, bonus à la clé qui n’était malheureusement pas encore la clé de la victoire. Car les Wallabies se sont réveillés en seconde période, monstrueusement, infligeant un terrible 38-3 aux locaux.

Plus qu’une défaite, une totale désillusion qui stoppe net l’élan argentin insufflé par Ledesma et le rêve de voir plus grand à un an de la coupe du monde.

 

La semaine prochaine…

L’Europe paye sa tournée … d’Heineken !

Regrettant l’ancienne formule, appelée « H Cup » avec un grand H comme l’initiale de la grande marque batave de bière, à faire pâlir d’amertume le Géant avec un grand G de la stout mondiale, l’EPCR a procédé au naming adéquat pour satisfaire son sponsor numéro un.

La Champions Cup redeviendra donc « Heineken Champions Cup », qu’on se le dise et que je vous l’écrive !

Un tour de passe-passe qui ne change rien à la formule actuelle qui consiste à opposer 20 équipes en 5 poules tout en favorisant les Anglais, ni vu ni connu mais bien réel.

Au programme*  à partir de samedi 13 octobre :

  • Bath– Toulouse, 14h : prendre des points à tout prix
  • Leinster – Wasps, poule 1
  • Montpellier – Édimbourg, 16h15 : ne pas se rater
  • Poule 5 de Toulon
  • Scarlets – Racing 92, 18h30 : un coup à faire
  • Ulster – Leicester, poule 4

Puis dimanche 14 octobre :

  • Gloucester– Castres, 14h : première épreuve pour notre champion
  • Exeter – Munster, poule 2
  • Lyon – Cardiff, 14h : pour le plaisir d’une première
  • Glasgow – Saracens, poule 3
  • Toulon – Newcastle, 16h15 (FR2) : se lancer, enfin !
  • Poule 5 de Montpellier

 Calendrier complet de tous les matches >>

 

S’agissant de la Challenge Cup et les 8 autres clubs du TOP 14, veuillez consulter le site officiel de l’EPCR qui vous en détaillera le programme.

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de BeIn Sports

 

Du côté du TOP 16 féminin,

Retrouvez ici le programme de la prochaine journée : >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

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