L E S B R E V E S D O V A L I E . C O M - l'Hebdo du Rugby par Antonio -

07 mars 2021

Les brèves d'Ovalie - Edition n°421

Le mors aux dents ou la mort aux trousses

TOP 14... 18è journée                           Toulon – Racing 92       25 – 21

La course aux qualifs est lancée !

Avant la dernière ligne droite

Plus que sept journées avant le dénouement de la phase régulière... l'éclaircie du printemps.

La 19ème journée du championnat, au titre de la 18ème (comprend qui suit), a reboosté les prétendants aux phases finales et fait réagir les concurrents au maintien.

En haut

Toulon a serré les fesses, samedi soir, et appuyé sur la pédale d’accélérateur après avoir vu surgir dans son rétroviseur trois sérieuses écuries qui visaient clairement sa sixième place, la dernière qualificative pour les barrages.

Lyon, Paris et même le pénible CO, le Diabolo des fous du volant, rompu à l’exercice jusqu’à décrocher le bouclier en 2018.

Bayonne (13) – Lyon (7)                        20 – 28

D’abord, le LOU à Bayonne, s’est défait des Basques accrocheurs mais dépassés par la rage des visiteurs aux dents longues et aux armes acérées dans leur ligne arrière.

Mignot, Regard et l’international Barassi signaient trois essais contre deux pour les locaux, par Luc et Duhau.

Stade Français (8) – Agen (14)             40 – 21

Ensuite, Paris qui recevait la lanterne rouge, est venu à bout du bonus offensif qui lui tendait les bras, malgré un carton rouge et quelques sueurs en mêlée.

Waisea, Kremer, l’international Macalou, Latu, Veainu et Danty conclueront les six essais parisiens quand Gauban s’offrira un doublé pour Agen, complété par un troisième essai de Cottin.

Castres (9) – La Rochelle (3)                22 – 15

Enfin, Castres, qui pouvait craindre la venue des Maritimes, a surfé sur sa défense dont la spécialité est de couler la moindre offensive à l’amarrage, pour canaliser les velléités du dauphin du championnat, le poussant à la faute.

Les Varois, eux, ont donc ramé dans une galère de 80 minutes pour venir à bout de Racingmen qui cherchaient à profiter du faux pas rochelais pour reprendre la deuxième place et coller au leader toulousain.

Mais si Vakatawa a réussi à donner des sueurs froides aux locataires de Mayol, Serin et Carbonel ont tenu les rênes d’un match tendu mais maîtrisé, tenant à distance les Franciliens avec le seul essai de Villière et le pied parfait de l’ouvreur international.

Car les internationaux auront été très en vue... lors de ce match, et de cette dernière journée, avant la reprise du tournoi des VI Nations en Angleterre.

La charnière remplaçante Serin-Carbonel, tout en maîtrise, je vous disais, Villière, tout en embuscade et efficacité, côté varois, mais aussi et surtout Vakatawa, côté Racing, explosif et précieux (comment s’en passer ?), Le Roux à la conclusion du deuxième essai, et Chat, au four et au moulin, toujours dans l’avancée. On peut dire qu’ils ont tous marqué des points.

Le Racing aura laissé filer le match, pourtant à sa portée, à cause d’un Iribaren à côté de ses pompes et d’une indiscipline qui aura permis à Carbonel de prendre les devants.

Toulon assure ainsi l’essentiel avant de se rendre à Gerland, dans trois semaines, avec cinq longueurs d’avance sur son hôte, pour un choc qui ressemble déjà à un huitième de finale.

En bas

Montpellier (11) – Clermont (4)            22 – 16

Montpellier jouait gros pour son maintien, en recevant des Jaunards revanchards après la défaite du match aller au Michelin. Mais rien n’a pu ébranler la motivation et l’engagement des Cistes pour l’emporter, grâce à un retour de Bouthier gagnant, auteur du seul essai maison.

Et pourtant, la domination était bien auvergnate, avec les Moala, Barraque, Matsu et Raka en feu, l’ailier international, finisseur sur l’essai asémiste. Mais il aura fallu un Lopez pas en réussite et une première ligne suppléante catastrophique pour que l’ASM perde le fil du match et du score, et même son bonus défensif.

De quoi mettre en liesse le groupe montpelliérain à la fin du match, comme s’il venait de gagner le Brennus. Et pour cause, le MHR fait un bond au classement, laissant Pau à cinq longueurs, Bayonne à six.

Seulement les Basques recevront Agen, samedi prochain, en match en retard, et devrait recoller au train des hommes de Saint-André, oubliant ainsi la défaite à Jean-Dauger contre les Lyonnais, malvenue après l’exploit à Mayol.

Bordeaux (5) – Pau (12)                        29 – 23

La mauvaise affaire du week-end aura été pour les Palois qui se seront bien accrochés à Chaban-Delmas pour tenter l’impossible, face aux coéquipiers de Jalibert, en grande forme internationale, l’ouvreur, replacé à l’arrière, ayant sans doute marqué les esprits du staff du patient-zéro-qui-ne-l’était-pas, même si N’Tamack a fait un retour correct à Ernest-Wallon et que derrière Dulin, n’a pas à craindre pour sa place.

Woki, auteur du deuxième essai girondin, devrait être de la sélection. Quand je vous disais que nos internationaux ont tout fait pour être vus.

Toulouse (1) – Brive (10)                       42 – 17

Et pour finir, que dire de notre leader, si ce n’est qu’il s’est amusé à se faire peur pendant une heure, mené même par des Coujoux autant pénibles à jouer qu’opportunistes, après deux essais de Buliruarua et Japaridze (14-17).

Les Toulousains ont dû s’en remettre à leurs avants pour enfoncer la défense corrézienne, plus à la rude qu’à la rue, avec deux essais de pénalité après ceux de Tekori et Cros, l’international faisant un retour remarqué, comme N’Tamack et Aldegheri, le pilier des Bleus arrachant un bonus offensif mal barré en fin de rencontre, sécurisé par le sixième essai du talonneur suppléant Cramont.

Tout va bien pour le champion de France, jamais aussi proche d’un nouveau titre.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après ce week-end)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

La semaine prochaine…

Un Crunch qui ne sent pas bon…

Après toutes ces polémiques et mascarades autour de la bulle sanitaire du XV de France, finalement pas plus percée que le mystère du patient zéro, et largement commentées outre-Manche par des tabloïds qui réclamaient la tête de la France, tranchée sur tapis vert… les Bleus seront attendus de pied ferme à Twickenham, là où quelques mois auparavant un certain Andrew Brace les avait privés du titre du premier Tournoi d’automne.

Et voilà que le téméraire arbitre gallo-irlandais sera de la partie pour servir le XV de sa Majesté après sa défaite à Cardiff à cause d’un duo d’arbitres français qui a osé lui voler sa victoire et son troisième rang mondial, cédé à ces « fromages-qui-puent-le-covid-sans jouer ».

Bref, ce match sent surtout la poudre…

S’il se joue, car la semaine promet encore des étincelles et des surprises !

 

Au programme*, le samedi 13 mars :

         Italie – Pays de Galles, à 15h15          

         Angleterre – France, à 17h45                    

Enfin, dimanche 14 mars :

         Écosse – Irlande, à 16h                      

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de France TV

 

Le TOP 14 présentera en parallèle le match en retard de la 15ème journée suivant :

         Bayonne – Agen, samedi à 14h45  (C+)

À noter que tous les matches seront à jour pour la reprise de la 20è journée, le 26 mars prochain !

 

Du côté du TOP 16 féminin

Les Play-Off se déroulent jusqu'au 2 mai, sur 6 journées que je ne commente plus, faute de couverture médiatique en direct.

Cependant, il ne fait aucun doute que Montpellier et Toulouse seront des demies. Reste à savoir qui entre Blagnac et Rennes, dans la poule 1, et Bayonne et l’ASM, dans la poule 2, leur serviront de sparring-partner avant leur finale courue d’avance.

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28 février 2021

Les brèves d'Ovalie - Edition n°420

Le patient zéro n'est pas anglais !

VI NATIONS... 3è journée                     France – Écosse      reporté

Fabien Galthié, suspect n°1

Le Cluedo des médias

Qui est l’auteur du crime ? Qui a contaminé onze Bleus, lundi matin, après leur victoire à Dublin, en enfreignant le protocole de maintien de la bulle sanitaire promise par le président de la FFR ?

Cela s’est passé au manoir de Marcoussis, selon les règles définies par les médias en début de leur partie de Cluedo.

Qui a contaminé Antoine Dupont, dans quelle pièce et avec quelle arme ?

Qui joue avec moi ? C’est parti !

Le vice-président de la FFR, que nous appellerons le professeur Violet, afin de préserver son anonymat, y allait de son tour de « vice » , tout en certitudes :

« Le patient zéro, on le connaît : c'est notre préparateur physique », que nous nommerons ici, Monsieur Olive. Dans la salle de soins, avec un massage, sans doute.

En réponse à cela, Roxana Maracineanu, maîtresse du jeu au ministère des Sports, lui répondait avec sarcasme : « Le patient zéro, il a changé trois fois... Alors je préfèrerais que vous attendiez d’avoir de vrais indices avant d’annoncer le coupable. » 

D’autant que des indices, les médias en ont pioché tous les jours, au fil de la partie tendue qui s’est jouée toute la semaine.

Le sélectionneur, qui jouait avec le pion de la carte blanche, aurait enfreint le protocole en brisant la bulle sanitaire, selon certaines sources, sans connaître encore la pièce et l’arme de la contamination. On a évoqué la clef anglaise qui aurait pu avoir des traces de variant, mais le bisou ou l’étreinte à la française, envers son génie de demi-de-mêlée, semble privilégié.

Mais un autre pion au-dessus de lui… et des lois, une autre ancienne vedette du rugby français, que nous appellerons le Colonel Moutarde, pour ne pas nuire à sa réputation, défendait son protégé :

« Sur ce qu'on me dit, Fabien n'a pas enfreint les règles. Il a respecté le protocole et je le crois. Le rapport nous dira. Pour moi, il n'y a pas de faute. Il y a 99,9% de chances que le virus soit entré via un mec du 7. »

Dans la salle de douche avec un gel pas très hydro-catholique ?

Sans pouvoir montré la carte de ce qu’il avançait, la Ministre déléguée aux Sports a invité le colonel de la FFR à poursuivre la partie et à lui apporter les preuves de ses accusations avec le nom du patient zéro, sans quoi elle menaçait de lui retirer la dérogation pour le tournoi.

Tout ce que l’on sait, c’est que ce patient n’est pas anglais, ni irlandais, puisque toutes les autres nations ont joué et que seul le match de la France contre l’Écosse a été reporté.

Le choix de la date promet aussi une nouvelle partie de devinettes entre plusieurs propositions, mais déjà les premières cartes en main laissent à penser que ce serait le dernier vendredi du mois de mars, ce qui ajouterait un doublon de plus à ce tournoi et tuerait les clubs, pour le coup…

Avec le poignard, dans les stades de France !

En ces temps moroses de couvre-feu la semaine et de confinement le week-end, rien de tel qu’une bonne partie de rigolade avec le Cluedo du Midol.

En attendant, les Gallois ont pris les rênes de leur Grand Chelem. Espérons que nous pourrons nous offrir une finale contre eux au Stade de France dans quinze jours.

 

Les autres matches en bref…

Pays de Galles – Angleterre                    40 – 24

Maudits Rosbifs !

Les Anglais l’ont eu mauvaise samedi après-midi à Cardiff. Tout est allé contre eux. Les choix de jeu, les fautes d’inattention, les fautes tout court ! et l’arbitrage français qui semblait avoir une dent contre leur façon de défendre qui, jusque-là, n’avait semblé déranger personne outre-Manche.

Quoi, on ferait des fautes, nous ? You're talking to me ?

Quinze, selon monsieur Gaüzère qui a rappelé aux Rosbifs les règles du TOP 14. Alors les Gallois en ont profité, avec opportunisme et un peu de chance. Parce que si les Diables Rouges ont malmené le XV de la Rose et inscrit quatre essais, l’un d’entre eux est entaché d’un flagrant en-avant et deux autres sont dus à la filouterie de la charnière galloise. Deux pénalités jouées rapidement à la main alors que les Anglais s’étaient arrêtés, pensant à tort qu’elles seraient butées.

Mais plus buté que le capitaine Farrell, Gaüzère a renvoyé le Bad boy à ses études, le coup de pied par-dessus de Biggar pour son ailier Adams était tout à fait valide. Le deuxième essai sur une action splendide d’Adams, avec un coup de pied rasant dans le dos de la défense, donnait un coup de massue sur la tête des Rosbifs, Rees-Zammit échappant le ballon, ce qui se traduit clairement par un en-avant, même si le ballon part en arrière.

Les Anglais, menés 17-6, allaient réagir par Watson puis Farrell pour revenir à 17-14, à la pause, nous offrant une splendide seconde période, malgré la sortie prématurée de Biggar. Sheedy suppléait parfaitement au pied le buteur titulaire et punissait les nombreuses fautes anglaises après l’essai de filou de Hardy auquel  son vis-à-vis à la mêlée, Youngs, répondait à l’heure de jeu, avec une feinte de passe qui l’envoyait derrière l’en-but pour l’essai de l’égalisation (24-24).

Mais les fautes anglaises allaient précipiter la défaite du XV de la Rose sous le pied de Sheedy et l’œil mauvais d’Eddy Jones qui aura sans doute en travers ces décisions arbitrales.

Mais que ça fait du bien de voir enfin les Anglais en pleureuses !

 

Italie– Irlande                                  10 – 48

Touché coulé

Encore une fois, la Squadra Azzurra aura montré de belles choses, marqué un bel essai, par Meyer, et nous aura réjoui avec son fougueux ailier, Ioane et sa charnière inspirée. Mais cela ne suffit toujours pas pour rivaliser avec le niveau des grandes nations, comme l’Irlande l’a prouvée sous la baguette de Sexton, revenu de son arrêt de travail pour commotion.

Comme les Français et les Anglais, le XV du Trèfle a inscrit facilement ses six essais (Ringrose, Keenan, Beirne, Standers, Connors, Earl) à Rome pour une victoire bonifiée sans surprise.

Classement :  1-Pays de Galles, 14 (+22) – 2-France*, 9 pts (+42) – 3-Irlande, 7 (+31) 
4-Angleterre, 6 (+2) – 5-Écosse* 5 (+4) – 6-Italie, 0 (-101)

  (*) Avec un match en retard 

Les matches en retard du TOP 14 en bref…

Toulon (6) – Bayonne (13)                     14 – 16           (14è journée)

Nul !

Quoi dire de ce match sans inspiration, avec un essai syndical de part et d’autre (Ory, 23è puis Amosa, 47è), qui aurait pu se terminer en match nul, tellement c’est le seul mot qui nous vient à la bouche au coup de sifflet final.

En supériorité numérique durant trente minutes, les Varois ont été incapables de tuer ce match, sans inspiration, avec Nonu à l’ouverture (au secours !). Au contraire, le XV Basque, remanié de moitié après sa claque à Clermont (73-3), avec autant de joueurs connus que le club de Vannes (en PRO D2), a su saisir les opportunités pour marquer des points par ses buteurs Ordas puis Dolhagaray pour la pénalité de la gagne.

Il aura manqué la transformation de l’essai à Takulua pour empêcher la victoire de Bayonne qui se replace à une longueur de Pau avec un match en retard (réception d’Agen) qui devrait les sortir de la zone de relégation.

Agen (14) – Clermont (4)                       16 – 52           (16è journée)

Tout bonus

Pas de surprise à Armandie, 17è défaite pour les Agenais en autant de rencontres. Les Clermontois n’ont pas fait dans la dentelle, sous la baguette d’un Parra qui impressionne de maîtrise, en l’absence de Bezy.

Certes, les locaux ont frappé les premiers, d’entrée, avec un essai de Tolot, et ont su rester coller au score jusqu’à la pause (16-17) grâce à l’indiscipline des visiteurs, mais il n’y a pas eu vraiment photo, même en première période, tant les Jaunards ont pu y inscrire trois essais avant de saler l’addition au retour des vestiaires, avec cinq de plus. Trop facile !

Raka, deux fois, Matsushima, Vahaamahina, Betham, Lanen, Lee et Van Tonder ont chacun passé la ligne d’en-but agenaise pour une victoire bonifiée qui conforte Clermont à sa quatrième place.

La Rochelle (2) – Toulouse (1)             11 – 14           (15è journée)

Drôle de choc !

On aurait pu s’attendre à un choc entre les deux meilleures attaques du championnat, avec du spectacle et plein d’essais. Mais privés de leurs meilleurs éléments, contaminés ou cas contacts du XV de France isolé, cette affiche a accouché d’un match plus stratégique entre buteurs que spectaculaire.

Avec un essai de part et d’autre, Botia pour la Rochelle en première période, Huget pour Toulouse en seconde, Holmes aura fait la différence sur une pénalité de plus que Plisson et West réunis.

Un drôle de match, avec Kolbe à l’ouverture côté toulousain, un drôle d’exploit des Champions de France qui mettent fin à la série de victoires à domicile des Maritimes et reprennent la tête du classement.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après ce week-end)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

La semaine prochaine…

Le TOP 14 revient en force !

Le XV de France va digérer cette folle semaine avec une semaine de repos et terminer sa partie de Cluedo auprès de la Ministre déléguées aux Sports. On attend avec impatience de découvrir le patient zéro qui pourrait tuer nos espoirs de Grand Chelem.

Le TOP 14 en profitera pour prendre toute la lumière des projecteurs sur sa 18ème journée qui promet de belles affiches, sans doute sans les internationaux (pour changer).

Au programme*, dès vendredi 5 mars :

         Montpellier – Clermont, à 20h45

Puis samedi 6 mars :

         Toulouse – Brive, à 14h45

         Bayonne – Lyon, à 17h

         Bordeaux – Pau, à 17h

         Castres – La Rochelle, à 17h

         Stade Français – Agen, à 17h

         Toulon – Racing 92, à 21h05

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du TOP 16 féminin

En raison du report du tournoi des VI Nations féminin au printemps, les Play-Off ont été avancés à ce week-end pour 6 journées jusqu'au 2 mai. Ils sont définis en 2 poules avec les 4 équipes suivantes :

Poule 1 avec Montpellier, Blagnac, Rennes et Lons.

Poule 2 avec Toulouse, ASM Romagnat, Bayonne et Bordeaux*.

(*) le match en retard entre Grenoble et Bobigny n'a pas pu être joué et a finalement qualifié Bordeaux pour les Play-Off.

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21 février 2021

Les brèves d'Ovalie - Edition n°419

Le Lou croque le petit Champion rouge

TOP 14... 17è journée                             Lyon – Toulouse      31 – 23

Le Lou croque le Champion rouge et noir

La bête noire de Gerland

Après 9 matches consécutifs sans défaite, depuis le mois de novembre, le leader toulousain est de nouveau tombé dans le piège du Lou qui l’avait déjà surpris au match aller dans sa bergerie d’Ernest-Wallon (7-16).

C’était déjà pendant les doublons !

Car, depuis le début du mois, les champions en titre enchaînent les journées de TOP 14 sans leurs cadres internationaux, tels que Dupont, Baille, leur capitaine au talon, Marchand, ainsi que son suppléant Mauvaka. C’est moins contraignant que pendant le tournoi d'automne mais quand les blessures s’ajoutent à ces absences, telles que l’autre Marchand au talon (le frère) ou le stratège N’Tamack, alors il ne reste plus que les vieux pour assurer le service (Médard, Tafili…) et les très jeunes, pas moins prometteurs (Gramont, Delibes…).

Jusque-là, tout souriait aux Toulousains, surclassant tous leurs adversaires, même avec un effectif amoindri, mais pas moins efficace dans ses automatismes balle en main.

Oui, mais voilà, le petit champion allait un peu trop facilement au championnat dans les prés des stades de France sans se méfier du grand méchant Lou qui avait les crocs depuis cinq journées de disette.

Il était une fois une petite équipe de Haute-Garonne, la plus joueuse qu’on eût su voir ; l’équipe de France en était folle, et son public bien plus encore, fier de ses couleurs et de son dernier titre qui lui seyaient si bien que partout on l’appelait le petit Champion rouge et noir.

Promis, je vous la fais courte !

Un jour (samedi dernier), la LNR lui concocta une journée spéciale pour aller voir son adversaire du côté de Lyon et lui apporter une leçon de jeu, tant celui des Lyonnais était malade. En traversant le pré de Gerland, elle rencontra un Lou affamé qui se garda bien de la croquer de suite. Il proposa au petit champion d’aller chacun vers la victoire par deux chemins différents, sachant que lui prit le score à son cou, par le chemin le plus court. Un petit drop bien placé du malin Wisniewski lui donnait un avantage quand le petit champion rouge, innocent sans ses cadres, préféra flâner sur un chemin tortueux.

Le Lou entra le premier dans l’en-but de l’adversaire, ni vu ni connu, derrière une mêlée, en se faisant passer pour un jeu toulousain, un essai en force conclu par Nakaitaci qui installa le méchant Lou dans le match (10-0).

Quand la petite équipe naïve arriva à son tour chez l’en-but de son adversaire, pour qui elle avait emmené deux essais faits-main par le jeune Delibes et un petit peu de ballon porté, parsemé d’un essai de pénalité, elle se crut arrivée.

Seulement, la voyant entrer dans le match, Le Lou lui dit en se cachant sous la couverture d’un nouveau drop de Wisniewski en réussite : « Approche-toi de mes 22, et viens te coucher dans mon en-but, près de moi ».

Sitôt fait, le petit champion rouge s’y coucha avec le doublé de Delibes et fut surpris de voir que son adversaire n’avait pas l’air si malade que cela.

« Oh, mon adversaire, que vous avez de grands bras !

— C'est pour mieux te plaquer, ma championne.

— Mais que vous avez de grandes jambes !

— C'est pour mieux te dépasser, mon enfant.

— Oh, mon adversaire, que vous avez de grandes bottes !

— C'est pour mieux buter, ma championne.

— Mais que vous avez de grands yeux !

— C'est pour mieux voir le jeu, mon enfant.

— Oh, mon adversaire, que vous avez de puissants trois-quarts !

— C'est pour mieux te croquer. »

Et en disant ces mots, le méchant Lou se jeta sur le petit Champion rouge, et le croqua, en deux temps, trois mouvements, par un Tuisova de feu qui servit Arnold juste avant la mi-temps, puis par Nakaitaci, pour son doublé, au retour des vestiaires, Wisniewski se chargeant de maintenir sa proie sous sa botte.

Moralité de l’histoire : le petit Champion rouge perdit sa place de leader, désormais troisième, quand le Lou reprit du "poids" de la bête au classement, au pied du TOP 6.

Lyon est décidément la bête noire de Toulouse.

 

Les autres matches en bref…

La Rochelle (1) – Stade Français (8)    16 – 11

Des Maritimes à la rame

Les Rochelais ont ramé pour décrocher cette nouvelle victoire à domicile, les seuls encore invaincus à Marcel-Deflandre, face à des Parisiens qui auraient pu faire un coup, samedi après-midi, si seulement Sanchez avait passé tous ses coups de pied (8 points laissés en route).

Bref, des Maritimes dominateurs, mais moins efficaces, qui ont permis aux Stadistes de repartir avec un point de bonus défensif grâce à Segonds, entré en place de Sanchez.

Un essai partout : un de Berjon (demi de mêlée très en actif) en début de première période pour les locaux, et un de Veainu (ailier très efficace) pour les visiteurs en début de seconde.

La Rochelle redevient le leader, avec un match en plus sur Toulouse qu’elle reçoit justement samedi prochain pour remettre les pendules à l’heure et défendre son fauteuil.

Racing 92 (2) – Castres (10)                 23 – 20

Dur dur encore !

Le Racing n’arrête pas de souffrir à domicile, mais l’emporte pour la troisième fois consécutivement, contrairement à janvier où Toulon et Bordeaux les avaient cueillis sur le fil.

Beaucoup d’erreurs, d’approximations et d’indiscipline expliquent cela quand les visiteurs s’en donnent à cœur joie sur leur terrain synthétique qu’ils apprivoisent souvent d’entrée.

Iribaren limitera la casse pourtant en inscrivant tous les points de la première période, l’essai compris, quand Udapilleta, au pied, et Nakosi, dans l’en-but, lui répondront pour égaliser avant la pause (13-13).

Seulement, en seconde période, le scénario s’est inversé et, De Benedittis marquait le premier, permettant au CO de passer en tête et de resserrer sa défense, comme il sait si bien le faire, péniblement. Il faudra attendre la 70ème minute pour voir la recrue argentine, Boffelli, inscrire son premier essai sous ses couleurs albicélestes et offrir la victoire au Racing. Mais que ce fut dur !

Clermont (4) – Bayonne (13)                73 – 3

Allo ? C’est bien Clermont ?

À lire le score, on pourrait croire que le match a été facile. Oui, mais en seconde période, seulement. Car la première a été un ramassis d’occasions manquées avec un festival d’en-avants, quasi autant que le nombre d’essais du match. Les Jaunards en inscriront trois finalement avant la pause et rouleront sur une équipe basque aux abonnés absents, en deuxième.

10 essais téléphonés pour un 73, comme le numéro indicatif de la ville, en 80 minutes, le temps de composer des appels de balles vers l’en-but par Naqalevu, Jedrasiak, Yato (deux fois), Ezeala, Parra, Lee, Barraque, Betham et Matsushima.

Du grand Clermont ? N’exagérons rien, un grand Lopez et un concours de circonstances favorables en deuxième mi-temps. En tout cas, l’ASM s’installe confortablement à la quatrième place avant d’aller à Agen pour son match en retard.

Brive (9) – Bordeaux (5)                      25 – 23

Des Coujoux dans le coup

Les Brivistes ont su faire mal aux Bordelais pour les tenir à distance, dans le combat, comme au pied de leur buteur, Hervé, impeccable en première période, renforcé par l’essai en force de Ceccarelli qui répondait illico à celui de Higginbotham, pour mener 19-10 à la pause.

Quand les Girondins, plus habiles balle en main, ont repris les commandes du jeu en seconde période, permettant à Lucu de recoller au score avant que le fameux Hulleu ne leur redonne espoir avec le deuxième essai, à quelques minutes d’une fin de match éprouvante pour les locaux, mais qui ont tenu bon jusqu’au bout.

Un nouveau succès qui maintien Brive loin de la relégation, sans conséquence pour l’UBB qui, avec son point de bonus défensif, reste dans le TOP 6.

Pau (12) – Toulon (6)                            29 – 33

Chassé-croisé-coulé

Les Palois se sont fait cueillir par des Varois plus forts et constants dans la durée, après un chassé-croisé plein de suspense.

Menant 19-13 à la pause, grâce au pied de Hastoy et après un essai de Le Bail auquel a répondu dans la foulée le Toulonnais Dachary, la Section a lâché prise petit à petit en secone période.

Un essai d’Isa faisait repasser devant les visiteurs avant que Hastoy n’entretienne le chassé-croisé avec Takulua (remplaçant Meric). Isa remettait ça avec un doublé quand les Palois durent attendre les dernières minutes pour que Lespiaucq marque en force, derrière un maul, l’essai qui leur assurait le bonus défensif.

Un moindre mal, mais amer tant l’équipe varoise remaniée montrait bien des lacunes offensives, mais pas défensives. Une victoire bienvenue pour Toulon avant son match en retard à Mayol contre les Basques qui devrait lui faire gagner encore une place dans le TOP 6.

Agen (14) – Montpellier (11)                 19 – 39

L’illusion agenaise

On aurait voulu y croire à la pause, quand les Agenais menaient 13-8, après un superbe essai de Railevu qui répondait à celui de Timu, quelques minutes avant.

Oui, mais voilà, Agen reste Agen, limité dans son courage et sa combativité, s’écroulant en seconde période pour voir les attaques montpelliéraines lui rouler dessus, par Reinach, Darmon et un doublé de Tisseron.

Vivement le tour de Clermont !

De son côté, le MHR respire, à six longueurs devant Bayonne qui compte, néanmoins, deux matches en retard, dont un contre ces Agenais.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après ce week-end)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

La semaine prochaine…

Des Bleus se testent d’abord contre la Covid…

Après la victoire bienheureuse à Dublin, le XV de France est rentré à Marcoussis avec un intrus de taille : le coronavirus !

Provenait-il d’Irlande ou bien s’est-il incrusté chez les joueurs individuellement lors de leur permission en famille ? Personne ne semble le savoir ou bien on ne veut rien nous dire. Alors on teste à tout-va et on relève les numéros des contaminés, comme un loto grotesque qui ne nous avance à rien, si ce n’est qu’il va falloir convoquer d’autres joueurs et se priver de Dupont, Haouas et Villière (entre autres) pour le match contre l’Écosse, dimanche.

Quelle mascarade ces tests, alors qu’aucun joueur n’a de symptômes. Ils auront toujours une longueur de retard sur le virus qui se joue du protocole, en passes après contact, pour relancer l’épidémie qui s’envole sur son aile en cadrage-débordement, tel un variant de Ashton, tchik-tchak ! sur trois petits joueurs et puis s’en vont.

Alors, ne parlons plus de grand chelem, mais de match-test avec des restes du groupe, comme déjà lors du dernier tournoi d’automne… à suivre !

Au programme*, le samedi 27 février :

         Italie – Irlande, à 15h15

         Pays de Galles – Angleterre, à 17h45

Enfin, dimanche 28 février :

         France – Écosse, à 16h

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de France TV

 

Le TOP 14 présentera en parallèle les trois matches en retard suivants :

Au programme*, dès vendredi 26 février :

         Toulon – Bayonne, à 20h45                        14è journée

Puis samedi 27 février :

         Agen – Clermont, à 14h45                         16è journée

         La Rochelle – Toulouse, à 21h05               15è journée

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du TOP 16 féminin

Les phases finales débuteront au mois de mai avec les équipes qualifiées suivantes :

Montpellier, Toulouse, Rennes, Blagnac, Bayonne, ASM Romagnat, Lons et Bobigny*.

Ces deux dernières ont décroché leur ticket dans la dernière journée de la phase régulière, quand il n’y a jamais eu débat pour les autres, bien au-dessus du lot.

(*) Le match reporté entre Bobigny et Grenoble sera une formalité pour les Franciliennes qui profitent de la défaite des Bordelaises.

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14 février 2021

Les brèves d'Ovalie - Edition n°418

L'hymne à l'amour... du jeu !

VI NATIONS... 2è journée                     Irlande – France      13 – 15

Je t'aime, moi non plus !

Les maux bleus qu’on dit avec le jeu…

En ce dimanche de Saint-Valentin, le XV de France avait rendez-vous avec son destin, pour un week-end amoureux à Dublin.

Après avoir papillonné à Rome, flirtant entre conquêtes faciles et essais concluants, le Coq français retrouvait sa promise en Irlande...
le French Flair, pour lui prouver son engagement total et lui offrir une belle victoire sertie d’une promesse de Grand Chelem.

Oui, mais voilà, la pression d’un tel rendez-vous, pour ce bleu en amour, a été d’entrée pesante, et la belle a senti l’absence d’intention claire de son favori.

Dès la première minute tout est allé de travers !

Dès que Dulin a ouvert la bouche, il a été contré, comme derrière, les premières touches manquées, les premiers coups de pied maladroits de Jalibert dont l’ouverture de jeu se refermait sur celle des Irlandais, emmené par un Burns aussi gauche et qui remplaçait un Sexton commotionné jusqu’à le copier dans un choc qui le sortira définitivement du match en début de seconde période.

Mais Burns passait néanmoins les premiers points sans trembler pour contrarier les plans de ce XV de France bien timoré, pas comme face à l’Italienne.

Trente minutes de jeu fermé, comme les restaurants et les cinémas qui ne permettront pas de décontracter les amoureux avant de se régaler, plus tard, dans l’en-but.

Dulin sauvait même in extrémis le premier essai celte, magnifiquement emmené par la ligne de trois-quarts locale et que Lowe manquait de concrétiser, pour un doigt de pied en touche. Ouf !

Quand, enfin, à la 28ème minute, ce XV de France osait regarder le French Flair dans les yeux et lui dire les mots bleus, ces mots qu’on dit avec le jeu… tel un hymne à l’amour. 

La pression sur nous peut s’acharner
Et la touche peut bien se trouer
Peu m’importe qu’ils nous mènent
Je me fous d’être dominés

Tant qu’l’amour du jeu de première main
Animera les Dupont et Dulin
Peu m’importe les problèmes
Mon amour puisque tu m’aimes

J’irais avant la mi-temps
Chercher l’essai flamboyant
Si tu me le demandais
J’irais décrocher l’bonus
Avec trois essais en plus
Si tu me le demandais
Je te ferais même frémir
En les laissant revenir
Si tu me le demandais
Je défendrais mon camp
Ferais preuve d’engagement
Si tu me le demandais

Si au bout, on arrache la victoire
D’un cheveu malgré les points noirs
Peu m'importe tant qu’on tienne
Ces deux points, ça me suffit

Nous aurons le temps de peaufiner
Notre jeu dans son immensité

Pour décrocher ce Grand Chelem
Mon amour, vois-tu qu'on sème !

Des mots, rien que des mots, disaient une autre chanson. Des mots faciles, des mots fragiles...

Des maux, oui !

Certes, en ouvrant le jeu, les Bleus nous ont gratifiés de deux magnifiques essais de première main, par Ollivon puis Penaud, avant et après la pause, avec et surtout un grand Dulin. Mais ils nous ont surtout, en serrant les fesses, fait subir une fin de match étouffante, à cause d’un rebond sur une touche qui offrait le seul essai irlandais.

Jusqu’au bout on aura frémi, avec ce French Flair qui s’est demandé, durant 80 minutes, quand ce petit Coq allait l’embrasser et lui décrocher le bonus, en sortie de table. Ce bleu en amour n’en a rien fait, il a juste gagné le droit d'un prochain rendez-vous, dans quinze jours au Stade de France pour essayer à nouveau, promis !

Mais sur des Chardons, aussi bleus et qui ne manqueront pas de piquants.

Mais ne boudons pas le plaisir de cette deuxième victoire dans le tournoi, en terre irlandaise ! Cela ne nous était pas arrivé depuis dix ans, mais cette fois, peut-être pour le sacre suprême.

 

Les autres matches en bref…

Angleterre – Italie                 41 – 18

Des Italiens à l’eau de Rose

On les savait faibles mais avec quelques talents et fulgurances, depuis leur match à Rome contre le XV de France, ils n’ont pas déçu, ces Ritals, à Twickenham, face à de revanchards Anglais (défaits dans leur antre face aux Écossais, la semaine dernière).

8-8 au bout de vingt minutes, après avoir marqué d’entrée par l’intenable Ioane, la véritable révélation de cette équipe transalpine (en plus de la charnière évoquée contre les Bleus), on avait peine à croire que les tenants du titre peinaient à égaliser, par Hill, en force, pour reprendre le match à leur compte, grâce au feu-follet Watson (vis-à-vis de Ioane sur la même aile).

On aurait juste aimé que cette Squadra Azzurra ait un peu plus de lucidité et de consistance pour empêcher cet essai de May dans le money-time, avant la pause, ou encore, le doublé de Watson, sur une interception, au retour des vestiaires, alors qu’un essai chauffait pour ces Italiens, emmenés par un Ioane de feu.

Trop facile pour ce XV de la Rose qui n’avait ensuite plus qu’à dérouler sa victoire bonifiée, avec deux nouveaux essais par Willis (malheureux sur l’action suivante où il sortira sur civière) puis Daly. Tandis qu’Allan, entré en place de Garbisi, récompensera une belle attaque des visiteurs d’un second essai.

Ça fait six pour les Rosbifs quand les Bleus en inscrivaient sept, de tout autre facture. L’Angleterre se relance dans le tournoi quand l’Italie peut s’appuyer sur ses belles intentions et sa nouvelle génération pleine de promesses pour la coupe du monde en France.

 

Écosse – Pays de Galles             24 – 25

La douche écossaise

Un point, comme un poing dans la figure qui fait mal au coup de sifflet final.

Un point, comme un point d’honneur que n’a pas eu ce XV du Chardon à tenir le niveau de son jeu, comme en première mi-temps. Un point, comme un point de rupture après l’exploit de Twickenham…

Un coup de tonnerre à Murryfield, sans cornemuses, pour les coéquipiers de Hogg, particulièrement flamboyants en première période, laissant présager une fin heureuse et bonifiée.

Durant trente minutes, Graham et Hogg ont fait mumuse, laissant sur les fesses la défense galloise, à l’instar de Halfpenny, malheureux sur l’essai du capitaine écossais, juste derrière celui de son ailier, très en jambes.

Mais les Gallois ont des ressources et il en est une qui n’a rien à envier aux trois-quarts locaux, c’est Rees-Zammit, déjà décisif contre l’Irlande, auteur d’un doublé dans ce match qu’il relance juste avant la pause.

Dès lors, tout se dérègle, au retour des vestiaires pour le XV du Chardon, Rees-Zammit, encore lui, offrait le deuxième essai à Williams après une combinaison derrière une touche galloise. Pire, le pilier Fagerson prenait un carton rouge pour un mauvais geste à la tête de Jones (pas de bol, il ne s’appelle Farrell, lui). Juste derrière le diable de pilier se vengeait en inscrivant le troisième essai au fer rouge.

Pour la première fois, à l’heure de jeu, le XV du Poireau prenait l’avantage. Mais c’était sans compter la fougue et la détermination du capitaine Hogg, signant un doublé derrière une mêlée. Le plus dur semblait fait, les Écossais sont à nouveau devant (24-20).

Mais l’insolence de la jeunesse de Rees-Zammit allait sonner le glas du vide de Murrayfield laissé par les cornemuses. Un exploit retentissant de cette relève galloise qui n’est pas sans nous faire penser à celle de l’équipe de France, avec les Villière et Penaud.

Peut-être avons-nous enterré trop vite ces petits Diables rouges, surtout encadrés par des Halfpenny et autres Tipuric ou Faletau précieux pour écosser les munitions et les points de leurs adversaires.

Classt : 1-France, 9 pts (+42)  – 2-Pays de Galles, 9 (+6)  – 3-Angleterre, 6 (+18) 
– 4-Écosse 5 (+4)  – 5-Irlande, 2 (-7)  – 6-Italie, 0 (-63)

  

Les matches de la 16ème journée de TOP 14 en bref…

Toulouse (1) – Pau (11)                          31 – 9                   

Propre !

Les réservistes toulousains, sous la houlette de Huget, promu capitaine, ont assuré l’essentiel, proprement et sans ambages, face à des Palois sans arguments.

Quatre essais propres et efficaces : le premier signé Kolbe, d’entrée, sur une percée de Akhi, relayée par Arnold ; le second, de pénalité, pour avoir empêché illicitement Balès de passer l’en-but ; le troisième, tout en puissance, par Meafou pour atteindre la pause avec une bonne avance (24-6) ; le dernier, enfin, celui des anciens, conclu par le capitaine, Huget, servi par son compère et vieux routard, Médard. Hastoy passera trois pénalités pour donner timidement le change aux locaux.

Le champion de France est un leader incontestable, même sans ses pépites, le favori à sa propre succession.

Bordeaux (4) – Stade Français (8)       44 – 6                   

Super propre !

Comme les Toulousains, les Bordelais n’ont pas eu à forcer leur talent pour disposer proprement d’une faible équipe parisienne.

22-6 à la pause, après un bel essai facturé d’entrée par Cazeaux, sur un service haut de gamme de Lucu après un coup de patte bien inspiré pour lui-même, Botica, se chargeant de punir au pied l’indiscipline des Stadistes.

En seconde période, les locaux ont tué le match en cinq minutes, avec deux nouvelles salves, par Botica puis Lam, décrochant le bonus offensif, avant que Buros, dans les dernières minutes, ne sale l’addition avec un quatrième essai, comme le leader toulousain.

L’UBB est bien installée dans son TOP 6 et peut voir venir les phases finales sereinement.

Racing 92 (3) – Lyon (7)                        34 – 26                   

Un Lou incompris

À l’image des passes interceptées, en début et en fin de rencontre, pour deux essais fatals (Baubigny, 5è et Trinh-Duc, 75è), le jeu des Lyonnais semblait trop téléphoné pour surprendre des Racingmen opportunistes et aussi talentueux, comme sur l’essai de Zebo après un festival de Gibert, coup de pied par-dessus pour Klemenczak, puis sautée pour l’arrière irlandais.

Menant 18-0, les locaux ont pourtant pêché par leur indiscipline permettant à Nakaitaci d’inscrire un triplé et à Lyon de revenir à un point à dix minutes du terme. Mais Wisniewski, pas en veine, offrira le ballon de l’ultime interception, gâchant avant et après des munitions (un drop et une pénalité manqués).

Mignoni a des raisons de pleurer en salle de presse, son équipe n’est pas vernie, encore une fois, comme à Clermont, repartant sans un point de consolation.

Toulon (6) – La Rochelle (2)                 11 – 29                   

Le dauphin fait le spectacle

Sans grande imagination, les Toulonnais se sont inclinés logiquement à Mayol face à des Maritimes bien plus inspirés et enthousiastes.

Dans le premier acte, West a dominé son duel face au buteur maison, Takulua, pour donner l’avantage aux visiteurs à la pause (6-12). En seconde période, l’ouvreur néo-zélandais a trouvé Rhule sur une passe au pied millimétrée qui a permis aux Rochelais de faire la course devant, obligeant les Varois à réagir avec un temps fort, à l’heure de jeu, concrétisé par Dachary.

Mais cela restait bien faible à côté de la mainmise des Maritimes sur le ballon, toujours avec brio, à l’image de ce deuxième essai de Lagrange, en fin de rencontre, après une action d’école flamboyante.

Le dauphin a réglé la mire de son jeu offensif, après la déception au Racing, la semaine dernière.  On ne voit pas comment Toulousains et Rochelais ne se retrouveraient pas au Stade de France en juin.

Castres (9) – Montpellier (12)              48 – 17                   

Le CO a parlé

Casser la dynamique des Cistes le lendemain de leur première victoire depuis des lustres, c’est vraiment pas sympa. Et il fallait bien être leur bête noire pour oser ce croche-pattes.

Les Castrais sont devenus les trouble-fêtes des Montpelliérains depuis leur dernier sacre au Stade de France en 2018. Que ce soit à domicile ou à l’extérieur, comme au match aller, les Tarnais ont toujours le dernier mot.

Et samedi soir, ils ont causé les Castrais, après avoir laissé d’entrée la parole aux Héraultais, avec ce bel essai de Martin. Ils ont causé du tort à cette défense fragile du MHR qui a encaissé cinq essais, sous la botte et l’inspiration d’Urdapiletta, l’homme qui a ouvert les débats avec la première pique et un doublé, inscrivant 33 points à lui seul.

Nakosi, Kockott et Guillemin ajouteront trois mots à ce monologue qu’ont subis les hommes de PSA sans quasiment broncher, en dehors du capitaine Paillaugue, balbutiant trois pénalités dans la barbe de son tee.

Ce n’est pas la crise au MHR pour autant tant qu’Agen et Bayonne pataugeront derrière.

Bayonne (13) – Brive (10)                     26 – 23                    

La course-poursuite du maintien

Et l'entrée de Germain fit taire ses anciens coéquipiers corréziens !

Menés 20-10 à la pause, puis 20-17, après deux essais de part et d'autre (par Paulos et Tuicuvu pour les Coujoux et par Muscarditz et Afatia pour les locaux), les Basques s'en sont remis à leur buteur providentiel pour reprendre le score et le gain du match. Deux pénalités suffirent quand Hervé n'en rajoutait qu'une en fin de rencontre. Quel chassé-croisé haletant !

Une victoire qui fait du bien à Bayonne et remet la pression sur les Montpelliérains, compte tenu de ses deux matches en retard. 

Agen (14) – Clermont (5)                      Reporté cause Covid chez les Clermontois                 

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après ce week-end)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

La semaine prochaine…

Le TOP 14 la joue solo…

Le tournoi fait une pause pour recharger les batteries des internationaux tandis que la 17ème journée du championnat sera seule sous les projecteurs de Canal.

Au programme*, dès vendredi 19 février :

         Racing 92 – Castres, à 20h45                            

Puis samedi 20 février :

         La Rochelle – Stade Français, à 14h45            

         Agen – Montpellier, à 17h45            

         Brive – Bordeaux, à 17h45            

         Clermont – Bayonne, à 17h45            

         Pau – Toulon, à 17h45            

         Lyon – Toulouse, à 21h05                         

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du TOP 16 féminin

La dernière journée aura lieu ce dimanche 21 février et permettra d’offrir les deux dernières places pour les phases finales à Lons ou Lille dans la poule 1 et à Bordeaux ou Bobigny dans la poule 4.

Car sont déjà qualifiées depuis belle lurette dans cette pseudo phase régulière : MontpellierToulouseRennesBlagnacBayonne et ASM Romagnat, bien au-dessus du lot.

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07 février 2021

Les brèves d'Ovalie - Edition n°417

Sur la route d'un Grand Chelem

VI NATIONS... 1ère journée                  Italie – France      10 – 50

Dupont, l'homme du Grand Chelem ?

Comme en 77 !

Si, d’après le dicton, toutes les routes mènent à Rome alors, d’après les experts et ce que l’on a pu voir ce week-end, toutes les joutes devraient mener la France au Grand Chelem.

Non seulement les Bleus ont pulvérisé les Italiens chez eux à Rome, comme on pouvait s’y attendre, mais en plus, les Anglais se sont royalement chié dessus dans leur cuvette de Twickenham, le XV du Chardon tirant la chasse derrière une victoire historique, depuis 38 ans qu’il l'attendait.

On se souviendra de cette 150ème Calcutta Cup (trophée entre Anglais et Ecossais)

Mais avant, revenons sur cette correction infligée à la Squadra Azzurra, en ouverture du tournoi, par un XV Tricolore qui continue de marcher sur l’eau depuis que Galthié l’a débarqué de la galère du rugby d’évangile selon Saint-André et autres apôtres de l’ancien monde.

Ah ! l’ancien monde, celui des années 70, du rugby obscur qui cherchait la lumière, commenté par Pierre Albaledejo et Roger Couderc, celui où le stade de Colombes cédait la place au Parc des Princes, celui des princes de Galles qui dominaient le tournoi avant que des princes du XV de France, dont faisait partie le regretté Jean-Pierre Bastiat, nous offrent notre deuxième Grand Chelem, en 1977 (après la révolte de 68).

Le troisième ligne de Dax s’en est allé, cette semaine, à 71 ans, regardant de là-haut, désormais, nos « Petits », comme dirait Roger, se lancer dans la quête d’un sacre total qui leur échappe depuis onze ans maintenant.

Parce qu’ils vont le faire, ces Bleus-là, parce que le French-Flair est de retour !

Les Italiens ont pris cher dans leur stade de l'Olimpico, à Rome. Et pourtant, l’enthousiasme, les séquences offensives, la grinta étaient là, dans le jeu des Transalpins, insufflé par une charnière plus que prometteuse et qui devrait intéresser bien des clubs en TOP 14, à l’instar de l’Argentin Sanchez qui a amené l'exploit contre les All Black.

Garbisi et Varney ont impressionné offensivement, alternant jeu au pied et attaques dans les espaces, surprenant la défense française, comme ces vingt phases de jeu qui n’ont abouti qu’à trois malheureux points à la vingtième minute.

Mais ne nous baignons pas d’illusions, le XV italien c’est surtout très faible défensivement et en conquête, ce qui a permis à nos véloces trois-quarts de se (et nous) régaler.

Dès la 6ème minute, un premier essai de Cretin après plusieurs séquences de jeu au près, démontrait la faiblesse du mur des Azzurri.

Il faudra attendre vingt bonnes minutes et se défaire des phases offensives des locaux, pour voir enfin Fickou inscrire le deuxième essai sur un somptueux coup de patte de Dupont par-dessus la défense.

Cinq minutes plus tard, Dupont tapait à suivre pour Villière qui retrouvait le demi de mêlée toulousain, déjà au soutien et qui servait Vincent pour la troisième banderille tricolore.

24-3, à la pause. De retour sur le pré, les Bleus ont fait preuve de maîtrise et de brio avec le duo Dulin-Villière qui s’offrait d’entrée un une-deux d’école, conclu par l’arrière Rochelais.

Et puis, ce fut l'instant festival de Thomas, qui n’est jamais aussi bon que quand il n’a rien d’autre à faire que déplier ses cannes et percer la défense adverse, inscrivant un doublé après avoir d’abord offert le cinquième essai à l’incontournable Dupont, le Droopy du dessin animé de chaque action :

« You know what… je crois que je vais être encore l’homme du match ! »

Entre temps, Sperandio sauvait néanmoins l’honneur des siens, grâce à un parfait coup de pied par-dessus pour lui-même, avant de s'allonger dans l'en-but. Une récompense amplement méritée tant les Italiens se sont déployés pour jouer, se voyant même refuser un magnifique essai en première période, justement pour un en-avant.

Mais les Bleus étaient bien trop forts pour eux. Et si cette envolée au score promet d’aller loin dans la quête du graal, la retombée pourrait être rapide et douloureuse, dimanche prochain, dans l’antre de Dublin.

Mais j’ai l’intuition de croire que l’Aviva Stadium résonnera comme le Lansdowne Road de 77.

 

Les autres matches en bref…

Angleterre – Écosse              6 – 11

Une épine de Chardon dans le pied de la Rose

Quel pied ! Je ne vous le fais pas dire, cette défaite des Rosbifs, chez eux, à Twickenham, pour cette 150è confrontation de la Calculta Cup qui oppose Anglais et Écossais depuis deux siècles.

J’adore ces Scottish qui travaillent pour nous dans l’ombre, tel ce pacte entre nos deux pays, vieux de huit siècles, The Auld Alliance, qui consistait à attaquer les Anglais s’ils osaient envahir l’un de nos territoires.

Et les British nous avaient volé la finale à Twickenham dans le dernier tournoi d’automne. Nous voilà vengé par nos amis calédoniens, une petite claque qui fait du bien, avant la seconde, dans un mois, pour la même jouissance, de nos Bleus, on n’en doute pas.

Le Grand Chelem ne sera pas anglais cette année et cela suffit déjà à crier victoire pour nous et ces Calédoniens valeureux qui ont surpris les tenants du titre, trop engoncés dans leur fauteuil d’orgueil.

Incapables d’accélérer, de tenir le ballon et de franchir la défense adverse, les Anglais ont autant surpris que les Écossais ont su saisir leur chance, grâce à un Stuart Hogg Dupontesque qui a porté à lui seul le jeu de son équipe. On passera la prestation fantomatique de Russel qui a passé son temps à défaire les actions de son arrière étincelant.

Un seul essai, de Van der Merwe à la demi-heure de jeu, aura suffi au bonheur du XV du Chardon, depuis 38 ans qu’il attendait ça. Déjà, il y a deux ans, le match nul (38-38) avait été un épique avertissement.

Pays de Galles – Irlande       21 – 16

La débandade irlandaise

Quand rien ne va ! Le XV du Trèfle a bouffé jusqu'à sa quatrième feuille d’un match à sa portée, quand dans le money-time, le remplaçant de Sexton, Burns, manquait complètement la penaltouche de la gagne.

Ça avait déjà très mal commencé avec le carton rouge pour O’Mahony au bout d’un quart d’heure, largement mérité, tant le flanker celte a carrément flanqué son coude dans la gueule d’un Gallois en sautant dans un ruck. Une manie inadmissible !

Le reste de la rencontre n’a été que maladresses, en dehors de quelques éclats et du premier essai de Beirne juste avant la pause. Mais le maître à jouer irlandais n’était pas là, pire, il évitait les contacts et pour cause ! Sexton appréhendait ce qui arriva en seconde période, un coup de genou dans la tête qui l’enverra au vestiaire direct. Cela ressemble à une triste fin de carrière.

Mais pour revenir au match, les Gallois se sont refait le poireau au retour des vestiaires en inscrivant deux essais (North et Rees-Zammit) et en reprenant le score, sans vraiment convaincre.

Pourtant, la fin de rencontre était à l’avantage des visiteurs, incapables de passer la défense locale. Pire, gâchant sa dernière munition, offerte par des Gallois incapables de garder un ballon quelques secondes.

Bref, autant d’espoir pour nos Bleus lors des prochaines journées, à commencer par le déplacement à Dublin.

Classt : 1-France, 5 pts (+40) – 2-Écosse, Pays de Galles, 4 (+5)– 4-Irlande, Angleterre, 1 (-5)– 6-Italie, 0 (-40)

 

NB : Les tournois des Féminines et U20 ont été décalés respectivement au printemps et à cet été.

 

Les matches en retard du TOP 14 en bref…

Clermont (4) – Lyon (7)                        26 – 18                       9è journée

Raka facteur XXL

Quel ennui ce match de rentre-dedans sans phase offensive d’envergure, de part et d’autre. Les Lyonnais se sont contentés de bien défendre, de presser haut et de prendre les points au pied de Wisniewski quand les Clermontois semblaient perdus dans leur jeu au large qui coulaient à pick-and-go, noyé dans les fautes.

Bref, il aura fallu deux fulgurances, une par mi-temps, pour voir deux essais. La première par Nanai-Williams qui a offert un caviar à Naqalevu et la seconde, décisive, par Raka, monumental ! qui a mystifié, à lui seul, la défense rhodanienne pour lancer Barraque dans l’en-but. Car ce match était encore à deux doigts d’échapper aux Jaunards dans leur antre du Michelin.

Le Lou perd le point du bonus défensif en fin de match, à cause de la réussite de Parra, dans un bon jour, quand Clermont se hisse à la quatrième place, avec un match d’avance sur Toulon qui compte bien la lui reprendre à la prochaine journée de rattrapage.

Montpellier (12) – Stade Français (8)   31 – 6                         8è journée

Enfin !

Merci Martin ! Le jeune ailier montpelliérain aura ouvert la voie du succès à son équipe maudite, en inscrivant un essai d’entrée de jeu et, surtout, en allant chercher le bonus offensif dans les dernières minutes, mettant fin à une mauvaise série noire.

Pour autant, en face, les Parisiens ne semblaient pas au meilleur de leur forme et au plus fort de leur implication dans cette rencontre, se contenant de deux pénalités en première période et rien en seconde.

La charnière Reinach-Paillaugue, deux demis de mêlée de formation, aura été convaincante, le premier inscrivant un essai, le second passant tous les points au pied.

Le MHR sort enfin de la zone rouge, mais pour combien de temps ?

Racing 92 (3) – La Rochelle (2)           26 – 22                       14è journée

L’Arena a tremblé

Si les Racingmen ont bien géré les cinquante premières minutes, en prenant le score d’entrée 10-0, après l’essai de Baubigny, puis en enfonçant le clou au retour des vestiaires, par Bird pour mener 23-5 à la pause, les Maritimes ont fait le jeu et le spectacle la dernière demi-heure, passant trois essais (Boudehent, Kerr-Barlow et Alonso) en plus de celui de Vito en première période.

Bref, les Franciliens ont eu chaud, car West n’a pas été en réussite au pied, et l’arbitrage vidéo a même privé les Rochelais d’une victoire bonifiée dans leur salle de spectacle.

Une bonne affaire pour le Racing qui se hisse à hauteur de son adversaire, toujours à la 2è place du classement.

Castres (10) – Bayonne (13)               31 – 21                      12è journée

Sur la bonne voie

Menés 17-0 puis 24-7 à la pause, grâce à trois essais de Barlot, Nakosi et Vaipulu, les Basques sont revenus plus forts en seconde période, le carton rouge infligé à Vaipulu les aidant un peu, avec deux essais (Luamanu et Ravouvou) venant s'ajouter au premier de Ducat.

Pour autant, les Castrais n'ont pas lâché leur avance et ont tenu leurs adveraires à bonne distance, grâce à un quatrième essai de Pieterse en fin de match.

Une victoire non bonifiée mais essentielle pour le CO qui s'éloigne du peloton du maintien.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après ce week-end)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

La semaine prochaine…

L’heure de vérité à Dublin…

Premier déplacement périlleux pour nos Bleus qui pourraient profiter que l’Aviva Stadium sonne creux pour s’imposer en Irlande. Mais il va falloir être solides et inventifs !

Au programme*, le samedi 13 février :

         Angleterre – Italie, à 15h15          

         Écosse – Pays de Galles, à 17h45                    

Enfin, dimanche 14 février :

         Irlande – France, à 16h                      

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de France TV

Le TOP 14 présentera en parallèle, sa 16ème journée, comme prévu :

Au programme*, dès vendredi 12 février :

         Toulouse – Pau, à 20h45                            

Puis samedi 13 février :

         Bordeaux – Stade Français, à 14h45            

         Agen – Clermont, à 17h45                            reporté au 27 février, cause Covid à Clermont

         Castres – Montpellier, à 17h45            

         Racing 92 – Lyon, à 17h45                  

         Toulon – La Rochelle, à 21h05   

Et enfin, dimanche 14 février :

         Bayonne – Brive, à 19h05                  

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du TOP 16 féminin

La dernière journée aura lieu le 21 février et permettra d’offrir les deux dernières places pour les phases finales à Lons ou Lille dans la poule 1 et à Bordeaux ou Bobigny dans la poule 4.

Car sont déjà qualifiées depuis belle lurette dans cette pseudo phase régulière : Montpellier, Toulouse, Rennes, Blagnac, Bayonne et ASM Romagnat, bien au-dessus du lot.

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30 janvier 2021

Les brèves d'Ovalie - Edition n°416

PSA et son usine à gaz... de Cistes

TOP 14... 15è journée                            Montpellier – Racing 92      22 – 24

Dupichot mystifie son vis-à-vis

Sur la défensive !

Avec PSA, on sait bien que le moteur de sa stratégie tourne plus au diesel qu’à l’électrique.

L’Équipe de France en a fait les frais pendant quatre ans (2012-2015), le temps de noyer le French Flair dans des cylindrées au jeu sans étincelle et se faire éclater le joint de culasse par les Néo-Zélandais pour son dernier voyage (65-13).

Alors pas étonnant, que le néo-coach des Cistes peine à faire monter en puissance ses chevaux quand, derrière, le fond de jeu n’est qu’un écran de fumée qui pollue plus qu’il ne fait avancer.

Allez, hue ! et à dia… Quand décidément tout va de travers !

Neuvième défaite consécutive pour le Montpellier-Hérault-Rugby, la cinquième pour le remplaçant de Garbajosa, viré sans ménagement

(à la Galthié, vous vous souvenez ? Galthié, si ! le nouveau chauffeur du XV France qui roule au quart de tour. Dingue ! Je souhaite le même destin à Garbajosa.)

Oui, mais avec le bonus défensif, à chaque fois !

Car pour ce qui est de se défendre, Philippe Saint-André trouve toujours des arguments pour flatter la performance de son équipe, histoire de ne pas perdre la face devant la presse et tenter de marquer au moins un point.

Et pour la cinquième fois, vendredi soir, en ouverture de la quinzième journée du championnat, il n’a pas manqué l’exercice, en marmonnant sa volonté de persévérer dans sa dynamique :

« Je suis très déçu pour les joueurs, qui ont mis beaucoup d'investissement et de courage. On a progressé sur le plan offensif. On a gagné plusieurs duels. On a marqué un bel essai. On se fait pénaliser quatre fois dans les dernières minutes pour perdre à nouveau à la 78e minute. Rien ne tourne pour nous dans le money-time. On ne va pas se plaindre pour revenir la semaine prochaine face au Stade Français. On ne va rien lâcher. On sent une vraie solidarité autour du club. On doit faire bloc pour réussir à gagner un match. Cette défaite est cruelle car il y a beaucoup d'abnégation. Nous devons être encore un peu plus précis. Nous devons travailler sur la discipline. »

Car, vendredi soir, à domicile, devant des tribunes et un spectacle co-vides, les Montpelliérains ont sombré face à des Racingmen pas plus inspirés et surtout très indisciplinés.

Heureusement qu’ils ont cumulé les fautes, ces visiteurs, et que monsieur Trainini a bien voulu les siffler...

(je ne polémique pas encore, mais j’ai souri en écoutant les commentateurs de Canal se réjouir que le Racing est l’équipe la moins sanctionnée du championnat, soulignant sans le dire que monsieur Trainini était en train de gâcher ces belles stats.)

Ce qui a permis à Immelman puis Paillaugue de faire la course devant et à Machenaud de courir après le score durant trente minutes (12-6).

Mais dès que le jeu s’est déployé chez les Franciliens, les locaux ont vite été débordés, et c’est logiquement que Dupichot concrétisait une longue séquence de ses avants pour inscrire le premier essai du match et recoller aux Montpelliérains avant la pause, faute de transformation pour passer devant (12-11).

On aurait pu croire à une accélération des Racingmen dont le jeu semblait bien plus ambitieux que celui des locaux, agressif mais peu inspiré. Mais rien n’a fonctionné, au retour des vestiaires, pour les coéquipiers de Trinh-Duc, l’ancien enfant chéri du stade Yves-du-Manoir (seul nom de l’actuel GGL ou Altrad Stadium).

Indisciplinés, foirant les touches comme des Jaunards, les Franciliens ont permis aux Héraultais d’exister, et même, sur une inspiration au pied de Reilhac d’ouvrir la voie de l’en-but à N’Gandebe pour mener 22-14.

Mais la réaction des visiteurs ne s’est pas fait attendre. Dix minutes plus tard, les incursions de Zebo, la vista de Klemenczak qui cassait un plaquage, débouchaient sur leur deuxième essai pour revenir de nouveau à une longueur de leur hôte (22-21).

Les vingt dernières minutes seront brouillonnes et tendues, de part et d’autre, mais les Racingmen tiendront mieux le ballon, vendangeant même un essai tout fait, par un Dupichot trop gourmand qui oubliait Imhoff.

Et dans les dernières minutes, comme souvent (à Pau et à Brive), la pénalité de la gagne leur sourira, sur une mêlée gagnée dans le camp héraultais, Gibert s’offrant l’honneur de la passer.

Alors soit, Monsieur Saint-André, vous avez progressé sur le plan offensif, vous avez gagné plusieurs duels, vous avez marqué un bel essai, mais c’est bien trop maigre pour tenir quatre-vingts minutes, sans ballon et occasion de tuer le match quand, en face, la conquête était aux abois et la discipline aux vestiaires.

Alors, soit, revenez la semaine prochaine, en montant sur vos grands chevaux, sortis de la même usine, sans essence dans le moteur, et de l’eau dans le gaz, pour un nouvel écran de fumée, si vous voulez…

Mais je vous le répète, comme la semaine dernière et celles d’avant :

La solution du problème à Montpellier ne se trouvera que dans le jeu, l’envie et l’amitié qui soudent un groupe autour d’un même but, la base du rugby comme disait Blondin :

« A travers les contrées, malgré les situations, par-delà les chapelles,
on est du même côté de la barrière
quand on est de la même angoisse et du même espoir. »

 

Les autres matches en bref…

Clermont (6) – Bordeaux (4)                 36 – 37

Croqué par les deux bouts

En deux fois dix minutes, en début de match puis après la sirène de la fin, l’UBB a éteint le volcan du Michelin.

En deux temps trois mouvements, trois essais allaient compliquer la tâche des Jaunards, pour entrer dans le match d’abord, pour le gagner ensuite.

Maynadier, en force, puis Buros dans l’intervalle, deux ballons ont porté d’entrée les visiteurs à 10-0, sans compter les transformations manquées par Botica.

La réaction des Clermontois est survenue juste avant la pause, grâce à Lee (également sur ballon porté) et Barraque (sur interception de Yato), pour mener 20-10. Et si, en seconde période, la maîtrise a semblé auvergnate, sous la botte de Lopez, le coaching d’Urios allait inverser la tendance.

Notamment avec les entrées de Hulleu et Dubié, le premier mystifiant toute la défense locale en remontant un ballon conclu par le second, dans une action d’école époustouflante. Lee a eu beau répondre (une seconde fois sur un ballon porté d’une autre école) et redonné quatre longueurs d’avance aux siens (36-32), c’était sans compter la maladresse et l’inexpérience des remplaçants clermontois, à une minute de la fin.

Un en-avant d’Ojovan puis surtout une faute stupide d’un flanker dans un ruck tendirent le ballon pour se faire battre aux Girondins dans une dernière séquence de dix minutes, après la sirène, aussi étouffante qu’extraordinaire, conclue acrobatiquement en coin par le jeune Hulleu.

Y a pas à dire, Bordeaux sait terminer le travail, comme la semaine dernière au Racing. Tout le contraire de Clermont qui devra rectifier ses erreurs face au LOU, le week-end prochain, s’il ne veut pas sortir du TOP 6.

Lyon (7) – Pau (10)                                17 – 18

Un Lou bien pâlot

Les Lyonnais auraient-ils pris de haut ces Palois qui avaient bien mauvaises mines, ces derniers temps, contre Brive et Clermont ?

Quelle erreur ! quand on sait la Section très appliquée à défendre, faisant preuve de courage et d’abnégation pour prendre les points aux pieds de Marques ou Hastoy dès que l’occasion se présente.

Et si les locaux ont semblé dominé la rencontre dans le jeu, inscrivant les deux seuls essais du match, par Arnold et Maurouard, l’indiscipline aura eu raison des visiteurs, l’emportant d’une infime longueur, contre le cours du jeu.

Le match en retard chez son voisin auvergnat promet une belle partie entre revanchards.

Brive (9) – Toulon (5)                           25 – 23

À deux doigts…

Les Coujoux ont eu chaud et ont dû serrer les fesses jusqu’au bout pour maintenir une victoire fragile.

S’ils ont parfaitement démarré la partie, avec le premier essai de Buliruarua, et ont plutôt bien géré la première période sous la botte d’Hervé et un deuxième essai de Jurand, le retour des vestiaires a été bien plus compliqué et a sonné le retour des visiteurs dans la partie.

Après l’essai d’Etzebeth dans le premier acte, les Toulonnais ont mis beaucoup plus de pression sur les Brivistes qui ont beaucoup défendu, profitant d’une avance confortable (25-13) qui a fondu au cours de la deuxième période, malgré le carton rouge infligé à l’ouvreur varois, Paia'aua.

Un essai en force de Gigashvili et une pénalité de Takulua ne suffiront pas à renverser le score en faveur du RCT qui se contentera d’un bonus défensif frustrant, mais qui le laisse dans le TOP 6.

Quant à Brive, il s’éloigne confortablement de la zone de relégation.

Stade Français (8) – Castres (11)          29 – 9

Macalou, une entrée bonifiée !

Paris a dominé Castres dimanche soir, notamment en mêlée fermée qui a coûté cher aux visiteurs, autant que leurs fautes de mains sous la pluie de Jean-Bouin.

Après un maigre essai en première période par Matera, l'entrée de Macalou, à elle seule, a bonifié la victoire des locaux, en fin de match, l'international nous gratifiant d'un doublé.

Un bonus qui permet aux Parisiens de recoller à deux longueurs du TOP 6, à hauteur des Lyonnais. 

Bayonne (12) – Agen (14)                       reporté cause Covid chez les Agenais

La rochelle (3) – Toulouse (1)               reporté cause Covid chez les Toulousains

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après ce week-end)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

La semaine prochaine…

Le XV de France s’offre un voyage à Rome

Les six nations s’essayeront au tournoi, lors de sa première journée, sans qu’aucune n’ait à traverser la Manche et subir la foudre du variant anglais qui contamine notre rugby depuis un an, je parle du coronavirus, bien sûr.

Pour la suite du tournoi, ce sera une autre paire de manche… à suivre entre fédérations et gouvernements dans les prochaines semaines.

Au programme*, le samedi 6 février :

         Italie – France, à 15h15          

         Angleterre – Écosse, à 17h45                    

Enfin, dimanche 7 février :

         Pays de Galles – Irlande, à 16h                      

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de France TV

Le TOP 14 profitera de ce week-end sans doublon pour disputer quelques matches en retard des journées précédentes, à cause de la Covid :

Au programme*, les 5, 6 et 7 février :

         Clermont – Lyon, vendredi à 20h45                       (9è journée)         

         Montpellier – Stade Français, samedi à 21h         (8è journée)            

         Racing 92 – La Rochelle, dimanche à 14h15         (14è journée)              

         Castres – Bayonne, dimanche à 18h                     (12è journée)                    

      

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du TOP 16 féminin

Des matches en retard de la phase régulière sont programmés jusqu’au 21 février.

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24 janvier 2021

Les brèves d'Ovalie - Edition n°415

Des Bleus en pleine forme...

TOP 14... 19è journée                            Racing 92 – Bordeaux      32 – 33

Woki et Jalibert en pleine forme !

Sauf au Racing !

Après un week-end de matches en retard, la LNR nous en a offert un autre d’une journée en avance, la 19ème !

Histoire de profiter des internationaux d’une journée promise aux doublons, en plein tournoi.

Et pour en profiter, on en a profité :

Jalibert et Woki, étincelants et décisifs à Paris La Défense Arena pour Bordeaux.

Alldritt et Bourgarit, efficaces à Marcel-Deflandre, avec chacun son doublé.

Marchand et Dupont, à la fête à Armandie pour le champion de France.

Raka et Penaud, pas en reste au Michelin, pour les Jaunards, même si le premier est un oublié (temporaire) de la liste de Galthié.

Et enfin, Serin et Carbonel, magistraux à Mayol, démontrant, encore une fois, qu’ils valent mieux que des doublures de Dupont et Jalibert, cités au-dessus... parce que, quand même au-dessus.

Quant aux internationaux du Racing, c’est un deuxième coup d’arrêt qui stoppe la dynamique gagnante du club francilien, comme pour ceux du MHR, dans le dur, à se demander ce qu’ils ont bien pu démontrer à perdre autant avec leurs coéquipiers de club.

Pire, pour le Racing ! En plus de perdre un match à sa portée, pour la deuxième fois d’affilée, il a perdu Vakatawa, blessé au genou et qui sera sans doute privé de tournoi. Un coup dur pour Galthié qui a appelé le Lyonnais Barassi pour le remplacer.

Mais l'excellente forme de nos autres internationaux reste néanmoins de bon augure avant le premier match contre l’Italie, en espérant que le tournoi aille au-delà, ce qui est moins sûr.

En attendant, voici un résumé des matches de cette 19ème journée.

 

Tous les matches en bref…

Racing 92 (4) – Bordeaux (6)                32 – 33

Arrêt net à l’Arena, deuxième !

Décidément, le spectacle se retourne contre ses hôtes à l’Arena de Paris La Défense. Pour la deuxième fois, les Racingmen se sont fait surprendre par l’audace et le pragmatisme de leurs visiteurs.

Après un quart d’heure d’observations fébriles, de part et d’autre, tant les deux équipes avaient à se racheter de leurs mauvaises opérations du week-end passé, les Bordelais profitaient d’une interception de Higginbotham pour lancer ce match avec le premier essai.

Une course-poursuite s’engageait alors entre les deux formations offrant un jeu enlevé et ouvert, Imhoff puis Lauret répondant avec deux beaux essais avant que Woki n’égalise à la pause.

En seconde période, les visiteurs allaient prendre les devants, grâce à un essai de l’incontournable Jalibert obligeant les locaux à courir après le score, Machenaud et Beale passant des pénalités gagnées « bien » facilement en mêlée, quand le carton rouge pour plaquage cathédrale virait finalement au jaune contre Sanconnie, autant de petites choses qui permettaient au Racing de reprendre le score (32-30).

Seulement, à dix minutes du terme, Lucu passait la pénalité de la gagne quand le Racing ne parvenait plus à passer le rideau bordelais, dévissant ses relances et le coup de pied décisif par Beale.

Une victoire finalement méritée pour l’UBB même si l’on peut penser que la perte prématurée de Vakatawa a pu déstabiliser le jeu d’attaque francilien, plus imprécis et moins perforant que d’habitude.

Clermont (5) – Castres (10)                   59 – 19

La reconquête de Parra

Quand la touche va, tout va… beaucoup mieux pour le jeu clermontois, relancé ce samedi au Michelin, avec un Parra des grands jours qui a fait oublier Bezy sur le banc.

Si les Castrais ont fait presque jeu égal en première période, avec deux essais partout (Raka, Vili, contre Fernandez, Guillemin) pour un honorable 23-16 à la pause, le seconde acte n’a vu qu’une déferlante volcanique du jeu auvergnat, appuyé sur une conquête enfin digne de ce nom et qui change tout à l’arrivée.

Cinq nouveaux essais, grâce aux doublés de Raka et Fourcade, plus deux autres de Penaud et Jedrasiak. Pas de quoi crier au génie non plus, quand on sait que l’équipe tarnaise a largement été remaniée, déjà satisfaite de ses trois gros coups à Pau, Lyon et Montpellier.

Mais de quoi rassurer les joueurs et le staff avant de recevoir Bordeaux pour une belle revanche dans la manière avec du spectacle, encore ! au Michelin.

Montpellier (13) – Lyon (7)                    16 – 21

Les chèvres de monsieur Saint-André

On pourrait presque en rire, tant tout ce remue-ménage pour virer Garbajosa et mettre un nouveau berger juste bon à mener des chèvres à l’abattoir (voir la coupe du monde 2015 de PSA) ne pouvait présager un autre résultat.

Sixième défaite de rang, avec son petit point de bonus défensif et de satisfaction :

« Il y a de bonnes choses, mais tout n'a pas tourné rond, et puis, c’est pas notre faute, tout est contre nous, j’ai jamais vu ça ! »

Menteur, Philippe, on a les vidéos des matches des Bleus en Angleterre.

Peut-être que le problème à Montpellier n’est pas l’entraîneur, mais le manque de jeu, d’envie, d’amitié qui soudent un groupe autour d’un même but, la base du rugby comme dirait Blondin :

« A travers les contrées, malgré les situations, par-delà les chapelles, on est du même côté de la barrière quand on est de la même angoisse et du même espoir. »

Alors forcément, les Lyonnais en ont profité, comme les Castrais, les Bordelais. Y avait qu’à se baisser pour ramasser la victoire, un temps bonifiée, avec les essais de Mignot, Nakaitaci et Fainga’a, avant que Delhommel ne l’annule à dix minutes de la fin, pour changer la autre du bonus, en faveur des tristes locaux.

La bataille va être rude entre Palois, Basques et Montpelliérains pour éviter le match de barrage de la relégation.

Pau (11) – Brive (9)                               27 – 32

Enzo Enzo

Dans un match très serré où le jeu palois a accouché de trois essais (Le Bail, Whitelock et Lesplaucq) après un début compliqué, c’est l’ouvreur briviste Enzo Hervé qui a tiré son épingle du jeu, récompensant les efforts de ses coéquipiers avec un 100% au pied et permettant de mener 16-3 avant que les locaux ne se réveillent.

Suffisant pour tenir le match, grâce à un deuxième essai de Bitunyata en seconde période (après celui de Kamikamica en première), et toujours un Enzo parfait au but pour punir l’indiscipline de la Section.

Le pragmatisme et le courage au combat des Coujoux auront eu raison d’un match indécis jusqu’au bout. Brive s’éloigne de la zone du maintien quand Pau s’y installe devant les Basques.

Toulon (3) – Stade Français (8)           35 – 13

Prise de podium 

Les Toulonnais ont confirmé leur maîtrise offensive, autant que leur efficacité, sous la baguette de leur charnière Serin-Carbonel, l'ouvreur ouvrant même le score avec un premier essai d'école, copié quelques minutes plus tard par la vivacité de leurs trois-quarts qui lançaient Toeava à la conclusion du deuxième.

Les Parisiens ont bien tenté d'exister, mais les six points de Sanchez en début de match n'aboutiront à rien, pire, l'ouvreur argentin sera expulsé définitivement pour un plaquage dangereux (tiens! pas comme au Racing).

En supériorité numérique en seconde période, les locaux ont enfoncé le clou avec un ballon porté par Tolofua jusque dans l'en-but pour le bonus offensif qu'a sécurisé Heem sur une nouvelle séquence. Etien sauvera l'honneur des siens à dix minutes de la fin d'un match à la main des Varois.

Toulon monte sur le podium, en place et à hauteur du Racing.

La Rochelle (2) – Bayonne (12)            40 – 3

Agen (14) – Toulouse (1)                      0 – 59

Le trop grand écart

Sans commentaire tant il n’y a pas eu de match dans ces deux rencontres aux allures de démonstration.

6 essais pour les Maritimes, 9 pour les Toulousains, et pas une miette pour leurs adversaires, à la rue dans tous les secteurs du jeu.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après ce week-end)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

La semaine prochaine…

Le TOP 14 se remet la tête à l’endroit

Après avoir reprogrammé des matches en retard et en avance, le championnat de France reprend son cours avec la 15ème journée, mais sans les internationaux, convoqués cette semaine à Nice pour préparer le tournoi.

Ce qui est bien dommage quand on voit l’affiche alléchante de haut de tableau qui se jouera sans les cadres toulousains et rochelais.

Une chance pour les clubs moins impactés par les sélections de se rapprocher du carré de tête, logiquement plus sollicité par l’équipe de France. La double peine étant pour le MHR, à la ramasse en championnat et pourtant à l’effectif très prisé. Cherchez l’erreur ! (PSA ou Galthié ?)

Voici un récapitulatif des sélections par club :

  • 7 pour Toulon et Racing 92  
  • 5 pour Toulouse et Montpellier   
  • 4 pour La Rochelle et Lyon      
  • 2 pour le Stade Français et Bordeaux 
  • 1 pour Clermont, Castres et Pau

Au programme*, dès le vendredi 29 janvier :

         Montpellier – Racing 92, à 20h45                    

Puis le samedi 30 janvier :

         Clermont – Bordeaux, à 15h15          

         Bayonne – Agen, à 18h15                    

         Brive – Toulon, à 18h15                    

         Lyon – Pau, à 18h15                    

Enfin, dimanche 31 janvier :

         Stade Français – Castres, à 18h                      

         La Rochelle – Toulouse, à 21h05    

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du TOP 16 féminin

Des matches en retard de la phase régulière se sont joués ce week-end.

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18 janvier 2021

Les brèves d'Ovalie - Edition n°414

Des Bleus en Rouge et Noir

TOP 14... Matches en retard                  Racing 92 – Toulon      23 – 29

Ollivon, capitaine des Bleus et des Rouge et Noir

Toulon hausse le ton... et son niveau !

Avec cette défaite qui comptait pour la 5ème journée du TOP 14, le Racing a mis fin, dimanche, à sa série de six victoires consécutives et laisse définitivement le titre honorifique de champion d’automne à La Rochelle.

La bande à Ollivon, elle, a créé la sensation à l’Arena de Paris-La-Défense, en dominant les débats sur son hôte, dans tous les secteurs du jeu, avec panache en première période et pragmatisme en seconde.

Si le capitaine toulonnais a eu du mal à donner l’exemple, en foirant son premier ballon, concédant un en-avant sur la réception de l’engagement, et le dernier, dévissant son coup de pied après la sirène sans trouver la touche, il aura néanmoins su, entre les deux, mener ses gars vers une victoire de belle facture.

Des Bleus qui montent en puissance, entourés de grands champions, avec la charnière complice Serin-Carbonel, un pack agressif avec Ollivon, Rebbadj, Gros autour de Parisse et Etzebeth, son ailier virevoltant, Villière, entraîné par des mercenaires de l’hémisphère sud, Nonu, Toeava, Heem et Paia’aua.

Les Toulonnais ont tout simplement pris à la gorge les hommes de Travers, incapables de remettre leur jeu à l’endroit pendant une bonne demi-heure.

Quelle entame ! à l’image de l’essai de Rebbadj.

Après dix minutes d’attaques incessantes des Rouge et Noir et d’un coup de pied entre les perches chacun pour Carbonel, puis Machenaud, Toulon a bluffé son adversaire en jouant comme des Toulousains, un jeu de passe à dix entre trois-quarts avec le soutien permanent des avants, pour une finition en coin somptueuse du jeune troisième ligne international.

Cinq minutes plus tard, Serin remettait ça, sur une relance culotée et une percée de Etzebeth qui retrouvait le demi-de-mêlée de l’équipe de France pour conclure entre les perches, à la manière de Dupont. Galthié a pris note.

17-3 en vingt minutes, les Racingmen se devaient de réagir.

Qu’à cela ne tienne, une action fantastique des locaux répondait à la domination varoise jusque-là, un geste somptueux de Thomas servait Vakatawa qui n’avait plus qu’à franchir victorieux l’en-but et aplatir.

Seulement une demi-seconde à jubiler avant de finir le job a suffi à Villière pour surgir et plaquer l’homme et le ballon qui s’échappait de son emprise.

De quoi toucher l’orgueil de Vakatawa qui, vexé, allait se racheter et emmener avec sa détermination toute son équipe et ses coéquipiers en Bleu qui jouaient peut-être leur place au tournoi.

Thomas, Taofifenua (le jeune ailier), Le Roux, Chat, Colombe, Kolingar, tous avaient à cœur de marquer des points dans ses duels au cœur du match.

Tout y passait, courses et percussions, arrachant tous les rideaux, chistéra pour Thomas, rien ne l’arrêtait, dans tous les coups, libérant les espaces, permettant à Russell d’offrir un ballon d’essai à Lauret, sur une magnifique sautée.

Trois minutes plus tard, l’ouvreur écossais lançait de nouveau son centre affamé qui feintait et déposait Nonu et Toeva avant de servir sur un plateau Thomas pour le second essai parisien.

Un autre match semblait démarrer quand la mi-temps arriva à point nommé pour sauver les Toulonnais débordés qui s’en remettaient sur le gong à Carbonel pour égaliser logiquement dans cette première période époustouflante.

Le second acte allait être plus fermé en défense et pousser les équipes à la faute, un jeu que remportera les visiteurs, grâce à une énorme mêlée et des mauls pénétrants, Carbonel passant trois pénalités contre une seule pour Machenaud.

La guerre des nerfs de fin de match a été remportée par les hommes de Collazo qui ont réussi à faire craquer les Racingmen, comme ces derniers l’avaient fait à Clermont, il y a deux semaines.

Les Toulonnais font un bond au classement, à la quatrième place derrière leur victime du jour, et certains internationaux auront marqué des points comme Villière, Rebbadj et même Serin.

Derrière, la course au TOP 6 fait rage... 

 

Les autres matches en retard en bref…

Bordeaux (6) – Clermont (5)                16 – 16                       4ème journée

Heureusement, Clermont a la Barraque

À force de se noyer dans un verre d’eau, à chaque fin de match, depuis le début de saison, les Jaune et Bleu sont devenus verts en arrivant à Chaban, samedi après-midi.

Des nouvelles couleurs qui voulaient redonner un peu d’espoir, après la victoire à Pau, au jeu clermontois en manque de panache, contrairement à celui des Bordelais, le vent en poupe depuis le début de l’année.

Mais le match a été plutôt fermé, avec beaucoup de déchets, de part et d’autre, et notamment du côté asémiste, avec des touches gâchées à profusion (une calamité depuis le début de saison), mais aussi des munitions vendangées, ne laissant place qu’à un jeu d’occupation et de défense, à l’indiscipline et son cortège de pénalités, passées successivement par Jalibert puis Parra (Lopez étant sur le banc).

Pourtant, en première période, deux essais avaient donné un peu de baume au cœur à ce triste duel, avec un premier, pour les locaux, sur ballon porté, de Lamothe auquel un beau mouvement clermontois répondait aussitôt sur un contre de Matsushima conclu par Penaud. Un deuxième essai bordelais sera même refusé pour un écran (discutable) au début de l’action. Dommage !

À cinq minutes du terme, les Bordelais semblaient tenir le match, avec trois longueurs d’avance, quand le pied de Barraque allait annuler tous leurs efforts sur une pénalité à hauteur de la ligne médiane.

Un match nul qui fait grimper les deux équipes, au coude à coude (comme durant ce match), dans le TOP 6.

Bayonne (12) – Pau (11)                        22 – 23                       13ème journée

Des Basques moribonds

Après pratiquement un mois sans jouer, depuis la réception du Covid de Leicester, les Bayonnais ont fait leur retour à Jean Dauger, avec peu de rythme dans les jambes et les automatismes.

Résultat : un Monribot qui sauve les apparences en première période avec le seul essai maison pour mener 19-16 à la pause et un jeu moribond en seconde pour trois points faméliques de Germain augurant d’une petite mort annoncée.

Car les Palois, défaits chez eux par Clermont, la semaine passée, avaient plus d’envie de faire un coup chez un concurrent direct au maintien. Avec un essai à chaque mi-temps, par Le Bail puis Votu, et un Hastoy toujours impeccable au pied, les visiteurs ont assuré leur victoire à un quart d’heure du terme, d’un petit point, empêchant les locaux, impuissants, de repasser devant.

Bayonne échappe malgré tout à la place de relégable que les Montpelliérains semblent particulièrement affectionner.

Montpellier (13) – Castres (9)               19 – 21                       3ème journée

Broncan contre Saint-André

Deux intronisations en ce début d’année et deux directions opposées pour les nouveaux entraîneurs respectifs de Castres et de Montpellier.

Trois victoires pour le premier, trois défaites pour le second, certes avec un bonus pour sa défense, mais que ça fait mal, cette fois, à l’ancien sélectionneur du XV de France, à domicile.

Comme la semaine passée, les hommes de PSA ont dominé et mené au score, une petite heure durant, grâce à un essai d’Immelman en première mi-temps et le pied de Bouthier pour corriger les fautes de l’adversaire.

Mais voilà, les Castrais ont du métier et engendré de la confiance, depuis leur nouveau staff. Ils ont su attendre leur heure, après être bien entrés dans le match avec l’essai de Dumora et restés sur les talons des Montpelliérains par la botte d’Urdapilleta. Et quand les locaux ont levé le pied, baissé la garde, les avants tarnais ont pilonné jusqu’à ce ça rentre, par Vaipulu, tout en puissance.

Un coup de massue, à huit minutes de la fin, dont les Montpelliérains ne se remettront pas. Le CO reste décidément la bête noire du MHR, et ce n’est pas la grinta de Saint-André qui allait le changer dimanche.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après ce week-end)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

La semaine prochaine…

La J19 s’incruste !

Les Coupes d’Europe étant suspendues jusqu’à nouvel ordre, la LNR en a profité pour avancer la 19ème journée du TOP 14 dans son calendrier afin de libérer un éventuel doublon pendant le tournoi des VI Nations. Ainsi les clubs, le week-end prochain, pourront disputer une journée supplémentaire avec leurs internationaux.

Pourtant, le tournoi semble bien compromis. Si les instances concernées se sont déjà précipité pour annuler la participation des U20 et des Féminines, pour les hommes, le maintien de la compétition bat son plein d’hypocrisie, comme s’il y avait une différence de traitement à faire entre les catégories, genre !

Le virus du sexisme dans le sport n’est pas près de trouver un vaccin.

Au programme*, dès le vendredi 22 janvier :

         La Rochelle – Bayonne, à 20h45                    

Puis le samedi 23 janvier :

         Racing 92 – Bordeaux, à 15h15          

         Agen – Toulouse, à 18h15                    

         Clermont – Castres, à 18h15                    

         Montpellier – Lyon, à 18h15                    

Enfin, dimanche 24 janvier :

         Pau – Brive, à 16h45                      

         Toulon – Stade Français, à 21h05    

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du TOP 16 féminin

C’est la reprise ! … Enfin, normalement.

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10 janvier 2021

Les brèves d'Ovalie - Edition n°413

Les Dieux du Stade sont toulousains

TOP 14... 14è journée                          Toulouse – Stade Français      48 – 24

Guitoune, artiste de ce festival

Il n’y a pas eu photo !

Loin de poser à poil sur la pelouse d’Ernest-Wallon, un ballon entre les mains, les Parisiens ont essayé de tenir la dragée haute aux Stadistes locaux durant un petit quart d’heure, ouvrant le score par Segonds sur leur première pénalité, à un cheveu même de l’aggraver.

Mais voilà, depuis bien longtemps, les dieux du Stade ne sont plus "français" ...

mais bien TOU-LOU-SAINS !

Et de calendrier, ils n’ont à leur mur que celui des matches qui les mènera au prochain titre, comme les vingt précédents qui en font le plus gros palmarès de France. Et encore ce dimanche, ils ont été impressionnants, les champions en titre.

C’est devenu presque un cliché de l’écrire, depuis le début de saison. De la vitesse, de la vista et des soutiens, en huit minutes chrono, les trois-quarts toulousains ont dégainé leurs armes offensives, trouant sur place de trois balles la défense parisienne.

En deux temps trois mouvements, trois essais et puis s’en vont.

Remise intérieure de Ramos et Guitoune prend l’intervalle, Miquel est à la finition.

Interception et accélération de Guitoune, encore, Dupont a suivi et conclut.

Tolofua, Marchand, Miquel, jeu de passes à dix étourdissant, et Huget pour l’essai bonus.

Les hommes de Quesada n’ont pas vu le ballon de tout le reste de la première période.

Dans la seconde, les Stadistes de France ont cherché à faire bonne figure et éviter de rentrer à poil à la capitale, en ramenant quelques clichés souvenir de ce Classico à sens unique.

Kremer a posé le premier… le ballon dans l’en-but, Danty puis Segonds ont suivi. Seulement, entre temps, les Dieux du Stade Toulousain ont répliqué, à chaque fois, avec le même brio et la même facilité, pour récupérer et assurer leur bonus, par un doublé de Lebel, celui d’Huget et un essai de pénalité.

De quoi offrir un incroyable festival aux chaises vides d’Ernest-Wallon...
théâtre moderne des spectacles d’aujourd’hui.

Les anciens Toulousains, Gray, Fickou et Maestri devaient bien regretter d’avoir quitté ce paradis de l’Ovalie pour rejoindre le Paris carte-postale où le ballon est plus à son avantage sur un calendrier que sur un terrain.

Toulouse est le nouveau leader du championnat et seul le Tournoi des VI Nations pourrait le priver de ce statut, en l’amputant jusqu’à dix de ses meilleurs éléments.

 

Les autres matches en bref…

Castres (10) – Agen (14)             39 – 23                       

Rugby à XiV

Les Castrais ont trouvé la bonne formule, semble-t-il, comme la semaine dernière. Jouer à 14 !

en infériorité numérique à 14 dès la 3ème minute, après l’expulsion de Nakosi pour plaquage dangereux sur le premier essai des visiteurs, par Tolot, les locaux ont choisi de subir pour mieux rebondir derrière.

Menés 16-0 en moins d’une demi-heure, Abadie enquillant les pénalités pour les Agenais, les Tarnais ont enclenché la vitesse supérieure et inscrit deux essais coup sur coup, par Barlot et Palis, pour revenir dans la partie avant la pause (12-16).

La seconde période ressemblera à toutes celles de la lanterne rouge depuis le début de saison, à savoir un long calvaire tranquille, le temps pour les locaux Hounkpatin, Botitu et Palis, d’enfoncer le clou, en infériorité numérique, et de sécuriser le bonus offensif que l’essai d’honneur de Puletu ne viendra pas menacer.

Le CO se donne de l’air et s’éloigne de la zone de relégation, quand le SUA, au fond du trou, n’en finit pas de transpirer pour rien.

Brive (9) – Montpellier (13)        23 – 22                       

PSA, l’illusionniste (acte 2)

À l’inverse du premier acte, mercredi à Lyon (lire plus bas), les Montpelliérains ont dominé les débats toute la première période, menant 19-0 à la pause après l’essai de Vincent et les points accumulés par la botte de Bouthier pour les fautes brivistes, avant de se faire remonter les bretelles et au score dans le second acte, grâce à une révolte du banc des locaux.

Dès son entrée, Lebas concluait un bon jeu au près derrière une mêlée et relançait les Coujoux dans la partie. Hervé, suppléant au but Laranjeira (sorti dès le début du match sur blessure) bonifiait la nouvelle domination des siens, causant une succession de fautes chez les Cistes (3 cartons jaunes en seconde mi-temps) pour revenir à 16-22 à une minute du terme.

Quand une ultime penaltouche emportait un ballon porté jusque dans l’en-but héraultais par Acquier, pour l’essai de la gagne, parfaitement acquise par la transformation d’Hervé.

Pour la deuxième fois, cette semaine, la stratégie PSA a fait illusion. Jusqu’où le grand prestidigitateur mènera-t-il les ambitions d’Altrad ? Pour l’instant, le club ciste piétine en zone de relégation.

Pau (11) – Clermont (8)              31 – 42                       

Fin de cauchemar

Les Clermontois ont joué à l’envers par rapport à d’habitude et cela leur a réussi. Une entame catastrophique avec trois essais encaissés en vingt minutes, signés Hastoy, Barret et Kuffner, contre la seule réaction du percutant Moala, et Pau menait 22-7.

S’en est suivi une course-poursuite entre les deux équipes jusqu’à la pause qui a ramené Clermont à hauteur de son hôte (25-25), après les essais de Pourailly et Fofana, mettant une claque au moral des Palois qui allaient lâcher prise en seconde période sous les coups de boutoir de Yato, les crochets de Nanai-Williams, et la botte de Lopez, creusant encore plus l’écart.

Une victoire éclatante mais pas étincelante qui met surtout fin à une série de défaites inquiétantes pour l’ASM.

Bordeaux (7) – Lyon (4)             31 – 9                       

L’UBB sur son 31

Bordeaux a encore brillé et montré sa maîtrise défensive pour tenir un match de bout en bout, quasi parfait, avec quatre essais, de Delguy, deux fois, puis Woki et Marais, pour un bonus offensif à l’arrivée.

Le Lou s’est contenté de miettes au pied, dans une frustration totale sur ses offensives, toutes avortées.

L’UBB est aux portes du TOP 6, avec un match en retard, comme Clermont, son prochain adversaire.

Toulon (6) – Bayonne (12)                    reporté cause Covid chez les Basques                        

Racing 92 (3) – La Rochelle (2)            reporté cause Covid chez les Rochelais                        

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

Match en retard de la 7ème journée, en bref…

Lyon – Montpellier                  24 – 20                       

PSA, l’illusionniste (acte 1)

On ne s’attendait pas à un miracle pour la première de Philippe Saint-André à la tête du MHR depuis l’éviction de Garbajosa. Pourtant, l’illusion était bien là, comme à chaque fois que le stratège dirige une formation.

Largement menés à la pause (21-7), après les essais maison de Doussain, Pelissié et Sobela, contre un seul côté visiteur, par Chilachava, on craignait le pire pour les Montpelliérains. Seulement, en seconde période, on a assisté à une remontada des Cistes après l’essai de Martin, dès l’entame, faisant douter les Lyonnais, poussés à la faute qu’a parfaitement corrigée leur buteur, Paillaugue, à un essai de l’exploit.

Mais à la fin, les locaux n’ont pas tremblé en défense et ont préservé leur précieuse victoire, laissant un point de bonus défensif au nouveau manager d’Altrad, en guise de première satisfaction.

La suite, on la connaît (lire plus haut).

 

La semaine prochaine…

La Coupe d’Europe suspendue… aux lèvres du ministre des Sports français

Stupéfaction, cette semaine ! Le Covid mutant aura eu raison de la Coupe d’Europe.

Après de nombreux matches gagnés sur tapis vert, faussant déjà la compétition lors des deux premières journées, voilà que le gouvernement français demande à l’EPCR de reporter les matches des deux prochaines.

Conséquence : le format, déjà alambiqué et à polémiques, va devoir s’adapter au calendrier en place, et pourrait remplacer les quarts en aller-retour par des matches en aller simple à partir de huitièmes de finale, définis par les classements actuels des poules.

Cela permettrait alors à Toulon et Clermont, mal en point(s), de jouer la phase finale avec le tableau des huitièmes suivant :

  • Leinster - Gloucester
  • Wasps - Exeter
  • Bordeaux - Bristol
  • La Rochelle - Clermont
  • Lyon - Sale
  • Racing 92 - Toulon
  • Toulouse - Édimbourg
  • Munster - Scarlets

Cela est à prendre au conditionnel, bien sûr, d’autant que le TOP 14 va également chambouler son calendrier pour récupérer les deux prochains week-ends, ce qui pourrait alors laisser une ouverture à l’EPCR pendant le tournoi des VI Nations. Pas sûr que l’idée de doublons soit retenue par les clubs européens.

Bref, un bordel sans nom qui fait que l’on ne sait pas encore ce qui se passera la semaine prochaine. Sans doute que le TOP 14 avancera les matches en retard prévues le 6 février.

Au programme*, ce week-end des 16-17 janvier (mise à jour à venir) :

        Bordeaux – Clermont (J4)             samedi à 15h15

        Bayonne – Pau (J13)                     samedi à 21h

        Montpellier – Castres (J3)            dimanche à 14h45

        Racing 92 – Toulon (J5)               dimanche à 21h05

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du TOP 16 féminin

Les matches de la phase régulière ont été suspendus par décision de la FFR à cause de la crise sanitaire… 
Reprise le 24 janvier 2021 !

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03 janvier 2021

Les brèves d'Ovalie - Edition n°412

Jalibert, la clef du VI Nations ?

TOP 14... 13è journée                             Bordeaux – Toulon      31 – 18

Jalibert renversant !

L’ouvreur bordelais efface Carbonel.

À l’image de cette clé pour couper le moteur du camion Nonu, samedi après-midi à Chaban-Delmas, Jalibert a montré qu’il était prêt à conduire le XV de France, en place du mlaheureux titulaire N’Tamack, blessé à la mâchoire.

C’était justement face à ce même cru bordelais, dimanche dernier, à Ernest-Wallon, le Toulousain avait surclassé sa doublure avant de se blesser.

Curieux destin qui offre désormais les clefs du XV de France au numéro deux.

Et ce n’est pas le numéro trois toulonnais qui lui aura fait de l’ombre, dans ce match dans le match, tant le jeune Carbonel a été éteint toute la partie et mystifié par le numéro du maestro girondin qui aboutira à un essai fantastique.

22 v’là Jalibert !

À la 22ème minute, alors que le public fantôme s’endormait depuis l’essai précoce de Woki, surgit le héros de Gerland, tel un éclair, dans une chevauchée de pur sang-froid, passant en revue toute la défense varoise, décrochant au passage son vis-à-vis à l’ouverture qui tentait de lui fermer a porte, envoyant valdinguer sur les fesses sa piètre concurrence, avant d’accélérer et signer, à la pointe de son épais culot, un essai de classe internationale, entre les poteaux.

Woh !

De quoi perturber le pauvre Carbonel, clairement affecté, qui ne parvenait pas à répondre du même brio, se contenant de deux pénalités dans ce premier acte quand le patron local comptait déjà 13 points à son actif pour mener la danse à la pause 20 à 6.

Pourtant, au retour des vestiaires, une percée de Nonu répondait de belle manière à la mainmise des locaux, en offrant l’essai à Toeava qui remettait les Toulonnais dans la partie. L’occasion alors pour le petit Louis de répondre à son tour, dans ce second acte, à l’insolente facilité de Jaja.

Mais, au contraire, le meneur varois allait tout rater, à commencer par la transformation, puis une pénalité tapée après le décompte, alors qu’elle était passée entre les perches.

L’UBB en profitait pour remettre les pendules et le score à l’heure de la victoire, grâce à une envolée de Lam, conclue par l’arrière Buros. Et si Jalibert manquait à son tour la transformation, montrant qu’il n’était point infaillible, il assurait avec d’autant plus d’adresse les deux pénalités suivantes...

Histoire d’assoir la victoire et sa titularisation en Bleu dans un fauteuil.

L’essai du visiteur Heem qui suivra n’aura aucune incidence, tant l’écart était trop grand à combler, à l’image du niveau des deux meneurs de ce match.

Il me tarde de voir notre héros du jour associé à l’autre pépite de la charnière du XV de France car, à l’oreille du rugby champion du monde…

Dupont-Jalibert, ça sonne comme Smith-Carter, non ?

 

Les autres matches en bref…

Montpellier (13) – Toulouse (2)             9 – 16                       

Dupont apparut et la victoire fut

Je n’en fais pas trop, non. Toulouse n’a pas eu à forcer ses talents pour venir à bout des Cistes sans solution. Les internationaux Ramos, Neti, Marchand, Dupont attendaient sagement sur le banc l’heure de la délivrance.

Après un jeu de course-poursuite au pied entre Bouthier et Holmes, le banc fit son entrée et Dupont la différence, offrant à Miquel le seul essai de la partie, à l’heure de jeu.

Décidément, le MHR enchaîne les désillusions, malgré de belles intentions, mais sans le talent ou les automatismes pour passer des défenses aussi bien organisées que celle du champion de France. Heureusement, la grinta de Saint-André va tout changer. Quoi ?

Agen (14) – La Rochelle (1)                   13 – 43                       

Le choc des extrêmes

Les Agenais n’ont fait illusion qu’un petit quart d’heure, le temps de mener 8-0 après l’essai d’entrée d’Abadie et la pénalité de Lagarde. Et puis le tsunami des Maritimes les a noyés dans un jeu à sens unique, emmenés par des avants surpuissants, derrière des mauls et autres douze travaux de sape.

Hat-trick de Bourgarit, pas commun pour un talonneur qui vise à talonner Marchand et Chat dans le groupe France, doublé du capitaine Alldritt, pas avare de donner l’exemple et un essai de Liebenberg, tout en force d’un pack impressionnant.

Le leader ne s’est pas embarrassé de la lanterne rouge pour s’envoler un peu plus au classement, grâce au bonus offensif. Les locaux ont réagi en fin de rencontre avec un deuxième essai par Lagarde, histoire de bien finir et de maintenir l’illusion aux vestiaires. Agen gagnera-t-il un match cette saison ?

Lyon (6) – Castres (12)                           14 – 15                       

L’exploit castrais

Comme Brive, chez eux à Pierre-Fabre, lors du match en retard de la 4ème journée joué en semaine, les Castrais ont créé la surprise à Gerland en l’emportant d’un point précieux pour leur course au maintien.

Pourtant, réduit à 14, après la sortie définitive de David pour un plaquage dangereux dès la quatrième minute, et après avoir encaissé dans la foulée un essai par Rodda, le CO s’est retroussé les deux manches pour défendre comme jamais.

Dans la première, les Tarnais ont même égalisé par un Jelonch exemplaire et ont pris le jeu à leur compte dans la deuxième, sous le pied d’Urdapilleta avec un seul mot d’ordre : tenir, tenir, tenir… et même enfoncer le clou si possible, encouragés par les copains enflammés sur la touche. Et cela a payé quand, à cinq minutes du terme, Palis inscrivait un deuxième essai qui flairait bon la victoire et la promesse d'une nouvelle page à écrire sous la patte de Broncan à la tête du nouveau staff du CO.

Le Lou, pris au piège, marquera sur la sirène pour décrocher le bonus défensif, un moindre mal, mais qui fait mal quand même car les Lyonnais sortent du TOP 6.

Stade Français (4) – Brive (9)                 51 – 21                       

Paris gagnant

Même s'ils ont beaucoup fait tourner leur effectif, les Coujoux ne sont pas monter en slip à la capitale et ont donné du fil à retordre à cette équipe parisienne, notamment en première période, avec deux essais de Jurand et Ceccarrelli, avant que Kamikamica en ajout un troisième dès le retour des vestiaires.

Mais les Parisiens ont toujours eu le match en main, avec trois essais dans le premier acte (Veainu, Hamdaoui, hall), puis trois autres dans le second (Grobler, Waisea, Giovanni) que les visiteurs ont fini par lâcher, dépassés par la domination locale.

Une bonne opération pour le Stade Français qui a assuré le bonus offensif et reste dans le TOP 6.

Clermont (7) – Racing 92 (3)                 22 – 24                       

J'ai mal à ma conquête

Clermont a sombré une nouvelle fois à domicile contre les Racingmen, une habitude depuis trois ans.

S'il n'y a rien à redire sur les lacunes criantes en conquête du pack des jaunards, en touche et en mêlée, que de déchets et de pénalités justifiées dont une a valu un carton jaune à Slimani (au hasard, quand une mêlée s'écroule, tu sors le premier Slimani que tu trouves, c'est écrit dans le manuel des arbitres). Par contre, que dire des deux seules mêlées dominatrices clermontoises qui n'ont pas été récompensées, pire : la première a débouché sur le premier essai du Racing, par Chouzenoux, la seconde sur la fin du match et la victoire des visiteurs.

Alors, à quoi bon vous parler du jeu perforant des trois-quarts Jaune et Bleu, emmené par un énorme Moala à l'origine du seul essai clermontois, signé Revai. Quand les Racingmen continuent impunément d'user du hors-jeu de ligne pour avorter toute relance adverse, sous les yeux de l'arbitre qui avertit mais ne sanctionne rien.

J'exagère, je fais du chauvinisme de pleurnichard, si vous voulez. Alors, je dirai amèrement, bravo au Racing qui n'a pas fini de gagner à la maison au Michelin, avec de telles décisions, même si le deuxième essai francilien est une pure merveille de mauvaise défense asémiste, conclue par Zebo, le plus Munsterman des visiteurs.

Les Pleurnijaunards n'ont qu'à s'en prendre à leur conquête, à la hauteur du jeu de Monsieur Raynal. Bonne nuit !

Bayonne (11) – Pau (10)                       reporté cause Covid chez les Basques                       

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

La semaine prochaine…

Le champion d’automne menacé par le champion en titre...

Les Maritimes chez le Racing, troisième, pourraient bien céder le leadership au champion de France qui reçoit le Classico.

Deux affiches capitales, face aux clubs parisiens, qui nous donnent l’eau à la bouche.

Au programme*, dès le vendredi 8 janvier :

         Toulon – Bayonne, à 20h45                    reporté cause Covid à Bayonne

Puis le samedi 9 janvier :

         Racing 92 – La Rochelle, à 15h15          décalé à dimanche 15h puis finalement reporté      

         Castres – Agen, à 18h30                    

         Pau – Clermont, à 18h30                       décalé à dimanche 16h40

Enfin, dimanche 10 janvier :

         Brive – Montpellier**, à 14h15               décalé à 15h

         Bordeaux – Lyon**, à 17h                      

         Toulouse – Stade Français, à 21h05             

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

(**) Pour rappel, Lyon – Montpellier de la 7ème journée se jouera mercredi 6 janvier à 18h45

 

Du côté du TOP 16 féminin

Les matches de la phase régulière ont été suspendus par décision de la FFR à cause de la crise sanitaire… 
Reprise le 24 janvier 2021 !

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