L E S B R E V E S D O V A L I E . C O M - l'Hebdo du Rugby par Antonio -

28 novembre 2021

Les brèves d'Ovalie - Edition n°454

Les cinq dernières minutes

TOP 14... 11è journée                             Biarritz – Stade Français    17 – 14

                                            Perpignan – Clermont        26 – 24

Herron contre-attaque !

Bon dieu ! Mais c’est… Bien sûr !

Samedi après-midi, simultanément, à Aguiléra et Aimé-Giral, chez les deux derniers du championnat, on a assisté au même suspense d’une série bien française, sous une pluie glaçante de fautes, de cartons et d’essais assassins.

Le spectateur a eu beau croire pendant 75 minutes que le match était imperdable du côté clermontois comme il était à la portée des Parisiens qui collaient aux basques des Biarrots, il s’est encore fait avoir dans les cinq dernières minutes.

Forcément, ces Jaunards qui, en première période, avaient vendangé pas mois d’une dizaine de points, au pied maladroit de Parra et sur des essais tout faits, en manque de lucidité, pour mener malgré tout 21-10 à la pause, ils devaient, à la fin, s’en mordre les doigts, derrière un carton jaune et une action coupable qui allait amener l’essai de la gagne des Catalans.

Forcément, ces Parigots qui, en seconde période, venaient de refaire leur maigre retard (10-3 à la pause, après l’essai maison de Cubelli), sous la botte de Segonds (10-9), pour repasser devant (10-14, après l’essai de Veainu), ils allaient, eux aussi, se relâcher derrière et commettre la faute de trop qui offrirait aux locaux, en supériorité numérique, des espaces pour l’essai de la gagne dans les dernières minutes.

Mais qu’on a été con de croire qu’avec une conquête aussi médiocre à Clermont comme à Paris, avec un nombre incroyable de touches rendues à l’adversaire et de fautes de main, les visiteurs allaient être capables de tuer un match largement à leur portée.

Pire, à Aimé-Giral, après trois essais de première main, dont un, dès la deuxième minute, par Tiberghien, servi sur un plateau par Moala, avant son doublé en fin de premier acte qui s’ajoutait à l’essai de Vili, parfaitement servi par Barraque en bout de ligne, le retour des vestiaires de l’ASM ressemblera à un retour de bâton pour se faire battre à l’arrivée.

Et comment ? Sur une touche, pourtant gagnée à la dernière minute, que les Jaunards ont trop tardé à jouer, obligeant l’arbitre à rendre le ballon à l’USAP, sur un bras cassé qui a désorganisé la défense auvergnate attentiste et en infériorité numérique, ouvrant, quelques charges plus tard, le champ libre à Brazo d’aplatir. Tout comme Soury, un peu plus tôt, pour les Basques, qui s’était glissé dans un trou de talonneur.

Les visiteurs étaient faits comme des rats… Stupéfiant !

Bravo aux Catalans et aux Biarrots pour cette abnégation jusqu’au-boutiste, à l’image de leur début de saison. En bons derniers mais, les promus ne lâchent rien, ex-aequo parfaits après cette quatrième victoire, à une longueur seulement des Parisiens et six des Clermontois, dixièmes.

Entre les deux, Pau Brive et Toulon ont des raisons de s’en méfier.

 

Les autres matches en bref…

La Rochelle (x) – Pau (9)                      36 – 8

Des Maritimes insubmersibles

Les Palois auront rivalisé une demi-heure avec les Rochelais, égalisant aussitôt par Habel-Kuffner pour répondre à l’essai de Le Bail, conclu au bout de cinq minutes.

Seulement la vague jaune et noir déferlera sur la défense béarnaise, la coulant par deux fois avec les essais de Skelton et Favre, pour mener 22-8 à la pause.

Dès le retour des vestiaires, la double lame Kerr-Barlow et West signaient la victoire définitive de La Rochelle avec deux nouveaux essais, maîtrisant parfaitement ensuite les trente dernières minutes.

La Rochelle s’accroche solidement à sa quatrième place, tandis que Pau surveille ses poursuivants dans son rétroviseur.

Toulouse (1) – Brive (10)                      18 – 11

Le monde à l'envers

Le leader toulousain, avec une équipe-bis très remaniée, a dû faire preuve de pragmatisme, sans essai, pour venir à bout d’une équipe briviste plus entreprenante que lui.

Il aura fallu le pied sûr de Ramos, par six fois, pour rattraper les Coujoux (auteurs du seul essai du match, par Jurand, menant alors 11-3 à la pause) et aussi du double carton (jaune et rouge, contre Hervé notamment) punissant les malheureux visiteurs jusqu’à la dernière minute en leur ôtant le bonus défensif.

Même Mola trouvera cela injuste.

Toulon (11) – Lyon (5)                           19 – 13

Des Varois en sursis

Les hommes d’Azéma peuvent respirer, enfin, après cette victoire méritée qu’ils sont allés chercher, avec les retours de Gros, Villière et Serin et successivement Belleau puis Carbonel aux commandes.

Un seul essai pourtant, en fin de première période, par Paia’aua auquel répondront les Lyonnais au retour des vestiaires par Veredamu, dans un duel acharné et intense qui verra à nouveau la perte (définitive ?) de Bastareaud, sorti sur civière.

Carbonel aura le dernier mot, au pied, sur Berdeu, pas plus aidé par les retours de Bamba, Taofifenua, Geraci et Cretin pour aider les Lyonnais à accrocher au moins le bonus défensif.

Le Lou préserve néanmoins sa place dans le TOP 6 quand le RCT reste sous la menace de ses poursuivants.

Montpellier (3) – Castres (7)               25 – 24

Serre les fesses puis Serfontein

Les Montpelliérains ont eu chaud dans leur antre face à leur bête noire qui tenait sa victoire avant la dernière minute et l’essai du sauveur sud-africain, Serfontein.

La chance a vraiment changé de camp depuis quelques semaines chez les Cistes qui gagnent souvent sur le fil des matches qu’ils perdaient avant.

Pourtant les Castrais ont inscrit quatre essais, par Kornath, Palis, Ardron et Ben-Nicholas, dépassant les locaux qui avaient mené la danse grâce à Maurouard et Bouthier pour mener à leur tour 18-24 à dix minutes de la fin, et ce fabuleux renversement qui a tenu en haleine le public du GGL Stadium.

Racing 92 (6) – Bordeaux (2)             14 – 37

Un Bordeaux champagne !

Incroyable exploit des Bordelais à l'U Arena de Paris-La-Défense, menés 14-6 à la pause, après les deux essais de Thomas et Chat.

Leur retour des vestiaires aura explosé comme un bouchon de champagne, arrosant l'en-but du Racing de pas moins de cinq essais fantastiques, signés Seuteni, pour un doublé, et Cordero, pour un triplé,  infligeant un sévère 37-0 aux locaux.

Et sans Jalibert ! Décidément, on n'a plus besoin de lui pour éclater l'adversaire (LOL).

Je ne sais pas ce qu'Urios dit à ses gars dans les vestiaires à la mi-temps, mais ça les fait réagir. Et comment !

Wouah! 

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après ce week-end)

Tous les résultats officiels du week-end >> 

  

La semaine prochaine…

Le TOP 14 promet de se reprendre...

Après les émotions suite à l'exploit de nos Bleus face aux All-Blacks, la reprise du TOP 14 a été bien pâle ce samedi, avant l'éclat girondin, ce dimanche.  

Mais, promis, la semaine prochaine, les autres vont s'appliquer !  

Au programme* de la 12ème journée du TOP 14, dès le samedi 4 décembre :

         Castres – Racing 92, à 15h                    

         Clermont – Biarritz, à 15h

         Lyon – Brive, à 15h                    

         Montpellier – Perpignan, à 15h

         Pau – Toulon, à 17h       

         Bordeaux – Toulouse, à 21h05       

Puis dimanche 5 décembre :

         Stade Français – La Rochelle, à 21h05             

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du TOP 16 féminin

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21 novembre 2021

Les brèves d'Ovalie - Edition n°453

R E S P E C T  ! 

Tournée d'automne... Test-match (3)     France – Nouvelle-Zélande        40 – 25

Ntamack, magistral !

Just a little bit…

Au respectueux ka mate des All-Blacks, samedi soir, au Stade de France, les Bleus ont répondu par un bon vieux refrain du French Flair, à la mode à la fin des années 90...

Ça sonnait comme une gueulante poussée par Aretha Franklin.

Je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître.

Non, ce n’est pas cette chanson-là, mais RESPECT !

Elle a claqué d’entrée, sur un essai de Mauvaka, en moins de trois minutes, alors que les Néo-Zélandais cherchaient toujours à toucher leur premier ballon.

« Hey ! What you want, Baby, I got it !

What you need, do you know I got it ?

All I'm askin' is for a little respect when you come home

Just a little bit ! »

Le message (en anglais, oblige) était clair.

Vous et votre haka, vous allez rentrer chez vous, la queue entre les jambes et vous, comme le monde entier, vous allez vous rappeler de nous avec un minimum de respect.

Stoppée, la série de 14 défaites,

Oubliée, la raclée Saint-Andresque de 2015...

Dont aucun joueur ici ne faisait partie (Fickou et Atonio en ayant été écartés, contrairement à Dulin et Le Roux, encore dans le groupe)

Vengée, l’escroquerie de 2011 !

Décuplées, les victoires en souffrance de 2009 et 2007

Dépassées même, les victoires historiques de 1999 et 2000, respectivement à Twickenham et au Vélodrome.

RESPECT à cette génération de gamins, pour certains, champions du monde des moins de vingt ans que les plus de quarante auraient aimé être.

Ntamack, Marchand, Gros, Geraci, Bamba, Woki, Diallo, Vanverberghe, Lebel, Vincent, Carbonel, DonovanTaofifenua...

RESPECT à ce staff qui a créé une véritable équipe de futurs champions, cela ne fait aucun doute pour 2023.

Dupont, Ntamack, Jalibert, Jaminet, Villière, Penaud, Lucu, Alldritt, Flament, Baille pour compléter les jeunes champions et faire encore trembler le reste du monde à la maison.

RESPECT à Galthié qui a eu le flair, l’audace de ses choix et de ne pas s’y tenir pour nous surprendre à chaque fois.

Bouthier, Dulin puis Jaminet, Ntamack-Jalibert, Danty-Jalibert pour Danty-Ntamack, on s’y perd mais, chaque fois, on se plante et on s’excuse de n’avoir pas vu l’évidence.

RESPECT à Ntamack, tout particulièrement, pour cette relance depuis ses 22, alors que, la trouille au cul (les Blacks venaient de claquer trois essais depuis le retour des vestiaires), n’importe qui aurait aplati.

Pas lui. Pas question de rendre le ballon pour une mêlée devant sa ligne et courber l’échine pour perdre derrière. Il feinte, accélère, slalome et, en passe aveugle, lance Jaminet. Une remontée de cent mètres époustouflante, à deux doigts de l’essai, obtenant une pénalité qui relance les Bleus, à l’agonie depuis vingt minutes.

RESPECT à Mauvaka, homme du match qui a suppléé, haut la main, le tôlier de première ligne, son capitaine à Toulouse, blessé, marchant même sur ses talons, et sur l’eau, inscrivant chaque fois un essai, quand ce n’est pas un doublé, comme samedi soir, sur un ballon porté qui enfonçait deux fois la défense des All-Blacks, la tête sous l’eau.

RESPECT pour cette première période, presque parfaite, pour le moins incroyable, ne laissant aucun répit à une bête (soi-disant blessée à Dublin) et surtout ponctuée de trois essais dont le doublé du talonneur toulousain et une pépite de Ntamack qui bluffait toute la défense néo-zélandaise sur un service de son compère Dupont.

Comme quoi, s’il y avait encore un doute sur la charnière du XV de France, il a été levé en moins d’un quart d’heure.

RESPECT pour cette fin de partie culotée, à l’image de l’interception de Penaud pour le quatrième essai qui tuait le match et la bête noire, abrégeant les souffrances de sa mortelle randonnée d’automne.

Jaminet plantera la dernière banderille pour les trois points de la gloire, portant le score à la barre des 40, avec un écart historique de 15 points.

R E S P E C T ! Just a little bit…

« Yeah baby! Whip it to me, when you get home, now »

Le message est clair, je crois, pour le monde entier de l’Ovalie : Rendez-nous le, quand vous rentrerez chez vous, ce respect que vous nous avez volé, il y a dix ans, maintenant !

Mon petit doigt me dit que l’on ne sera plus arbitré pareil.

J’ai hâte de retrouver le stade de France et le French Flair pour apprendre à vivre, de la même manière, aux Irlandais et aux Rosbifs, respectivement les 12 février et 19 mars 2022.

En attendant, pour la dernière fois... RESPECT !

 

Le 3ème test-match des Féminines en bref…

France – Nouvelle-Zélande               29 – 7

Sur les traces des Red Roses

Elles l’ont fait, nos affamées… cette double fessée infligée aux championnes du monde, comme les Anglaises.

Appliquées, parfaites en conquête, les Bleues ont porté le ballon et leur deuxième victoire face aux Black Ferns, de maul en maul, derrière des touches ou des mêlées pour inscrire quatre essais signés Sochat, d’abord (un essai copié-collé par Mauvaka derrière), Castel deux fois et un essai de pénalité, entre les trois.

Elles n’ont rien lâché, même quand les Néo-Zélandaises ont relevé la tête, la défense tricolore n’a cédé qu’une seule fois, en première période.

À deux mois du tournoi des VI Nations pour défier l’ogresse anglaise et à un an de la coupe du monde, chez les tenantes du titre, les Affamées engrangent une confiance phénoménale, pleine de promesse.

C’est court, je sais, mais équité oblige, c’était le tour des « mecs » !

 

Les autres Test-Matches de la tournée d’automne…

Écosse – Japon                                  29 – 20           Tout en maîtrise pour le XV du Chardon

Italie – Uruguay                                17 – 10           Petitement pour la Squadra Azzurra

Roumanie – Tonga                            32 – 20           Des Chênes étonnants

Angleterre – Afrique du Sud            27 – 26           La revanche du XV de la Rose, sur le fil

Pays de Galles – Australie                29 – 28           Même suspens

Géorgie – Fidji                                   15 – 15           Les Lélos neutralisent les Fidjiens

Irlande – Argentine                          53 – 7             Sans partage

 

La semaine prochaine…

Reprise de la morosité !

Après ses émotions, difficile de redescendre sur terre, ou plutôt en enfer du TOP 14.

Qui sait si les clubs vont s’inspirer du jeu des Bleus pour rehausser le niveau.

A suivre…

 

Au programme de la 11ème journée de TOP 14, le samedi 27 novembre :

         Biarritz – Stade Français, à 15h                    

         La Rochelle – Pau, à 15h

         Montpellier – Castres, à 15h                    

         Perpignan – Clermont, à 15h

         Toulon – Lyon, à 17h     

         Toulouse – Brive, à 21h05       

Puis dimanche 28 novembre :

         Racing 92 – Bordeaux, à 21h05             

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du TOP 16 féminin

La reprise n’aura lieu que le 5 décembre.

Retrouvez les résultats*et le calendrier sur >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

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14 novembre 2021

Les brèves d'Ovalie - Edition n°452

Oh! les belles Bleues !

Tournée d'automne... Test-match (2)       France – Nouvelle-Zélande        38 – 13

La fusée Cyrielle explose en doublé

De la poudre à ballon pour jeu d’artifice…

Samedi après-midi, à Pau, nos Françaises ont illuminé le stade du Hameau avec un jeu d’artifice spectaculaire plus vrai que nature qui a littéralement éteint les artificières championnes du monde en la matière, pendant 80 minutes.

Si nos Bleues avaient le cœur à la fête, les Black Ferns avaient encore le leur à la défaite, depuis les deux raclées que leur ont infligées les Anglaises, les semaines passées, les Red Roses leur chipant alors la première place au classement mondial.

C’est que les Néo-Zélandaises reviennent seulement sur la scène internationale, après deux ans sans avoir pu jouer à cause de la pandémie. Il faut croire que leurs automatismes avaient encore la forme de pétards mouillés.

De mauvais augure pour les championnes du monde, à un an de remettre en jeu leur titre, chez elles.

Pourtant, ce n’est pas l’envie et la détermination qui leur a manqué, au vu de ce haka, après les hymnes, aussi impressionnant que celui des mâles, dans une version que je ne connaissais pas, sous les râles stridents commandés par sa meneuse, auquel ont répondu aussitôt les « Affamées » par une seconde marseillaise monstrueuse, a capella.

Le ton était donné et l’avantage dans le camp français.

Parce que nos Tricolores avaient les jambes en feu pour allumer un jeu de joie, distillant le cuir à la sulfateuse telles de belles Bleues qui s’envoient et explosent six essais haut en couleurs.

Waouh !

Un premier quart d’heure à charger la poudre à ballon, porté dans les 22 adverses ou tiré au millimètre par le pied de Gabrielle Vernier, avant que la fusée Cyrielle Banet ne s’envole, par deux fois, dans l’en-but pour répondre à la botte de Kendra Cocksedge qui venait de punir l’enthousiasme indécent des Françaises (12-6).

Une première période haletante, à se régaler des relances d’Émilie Boulard et des crochets de Caroline Boujard qui allait devoir céder la place, trop tôt, à la fougue de Chloé Jacquet, auteure du troisième essai tricolore sur une feinte de dernière passe après une action qui venait de balayer le terrain de long en large.

19-6 à la pause, on peinait à y croire tellement les Black Ferns ont subi la pyrotechnie des belles Bleues pendant quarante minutes.

Et ce n’était pas fini. Au retour des vestiaires, un nouveau ballon porté, arme fatale des « Affamées », débordait la défense néo-zélandaise, pour l’essai d’Émilie Boulard, implacable (26-6). Un travail des avants qui bonifiait chaque conquête, en mêlée et en touche, pour écraser l’adversaire, en infériorité numérique, comme sur ce ballon emmené par Agathe Sochat, au lancer et à la conclusion du cinquième essai (31-6).

Si Pauline Bourdon aura été l’artificière efficace du jeu détonant de la première heure, sa suppléante, Laure Sansus, n’aura pas été en reste, dans le dernier quart d’heure, époustouflante de culot sur le sixième essai, copie conforme du précédent, au détail que la demie de mêlée toulousaine bluffait tout son monde en contournant le maul, ni vue ni connue (38-6).

L’essai pour l’honneur des Black Ferns, dans les dernières minutes, sera aussi anecdotique que celui des Bok Women la semaine passée, un relâchement coupable annonçant une euphorie générale, au coup de sifflet final, après cette victoire lumineuse qui a ravi le public palois.

Et comment !

« Oh ! Les belles Bleues ! »

Reste à confirmer la semaine prochaine, à Castres, face à ces mêmes Néo-Zélandaises, mais cette fois averties et le cœur revanchard.

Une seconde victoire et nos Tricolores, au quatrième rang mondial, derrière les Canadiennes, pourraient ravir la seconde place à leur adversaire et envoyer un bon signal aux Red Roses, avant le tournoi des VI Nations… et la coupe du monde.

Vivement 2022, au féminin !

 

Le 2ème test-match des « mecs » en bref…

France – Géorgie               41 – 15

Qu’ils sont taquins !

Vous avez lu ? Aujourd’hui, j’ai mis les filles à la une. Question d’équité.

Du coup, les « mecs » sont restés dans la lune, le flou artistique pendant une demi-heure, dimanche à 14 heures, heure habituelle des « gonzesses » (oups! ça m'a échappé... ah! ces rebonds de brève ovale !).

« ‘Tain, on n’est pas en prime time ! — Même sur les brèves d’Ovalie ! — Tout se perd ! »

Même ce match, les gars, si vous continuez à cogiter au lieu de jouer. Ça fait presque une demi-heure qu’il a commencé et on est toujours à 3-3. C’est les Géorgiens, en face, je vous rappelle. C’est que l’Italie, en un peu plus costaud, des teignes du jeu au près, des piliers de la mêlée, des Coujoux aguerris, quoi !

Bref, on ne va attendre que Ntamack fasse une passe à Jalibert, quand même… si ?

Ben, voilà, c’est fait, à la 33ème minute, premier essai français, si on omet celui offert par monsieur Murphy, plus impatient que nous qu’un essai survienne. Cadeau de l’arbitre ? Bon d’accord, les Lélos ont mis du leur, je veux dire du leurre dans la défense du ballon porté de nos Coqs embourbés dans ce début de match.

Wahou ! C’est parti ! Nos Bleus ont mis la deuxième, on peut espérer qu’ils passent en troisième rapidement.

Merci Damian ! Un qui suit et qui prend l’intervalle comme un vrai trois-quarts centre. Lui aussi peut le faire. Alors ton jeu de taquin, il est bien gentil Fabien, mais franchement ton dix qui pousse l’autre en douze qui pousse le quinze dehors, ça finit par nous barber. Et je ne parle même pas du troisième-ligne qui redescend dans la cage pour pas grand changement au fond.

Ton jeu de patience a ses limites ! et si on jouait avec nos forces à leurs vrais postes ?

À la mi-temps, le coach a dû vous montrer les temps forts des filles, non ? Parce que l’essai de Mauvaka, c’est du copier-coller de ballon porté de Sochat, et le doublé de Penaud, celui de Boulard, ou je ne m’y connais pas.

C’était bien la peine de faire tout un fromage de l’association Jalibert-Ntamack toute la semaine dans l’Equipe ! Le journal n’a même pas été fichu d’analyser le choc du match des filles et encore moins de le suivre en direct, samedi. Parce que l’association Trémoulière-Drouin, la semaine prochaine, ça vaudrait peut-être la peine d’en débattre, non ? Et ça se veut spécialiste.

Bref, tout ça pour un Toulouse – Brive qu’on a déjà vu, avec un peu de Jalibert, Woki et Lucu (pour sa première cape, comme Lebel), histoire de faire plaisir au public du Matmut Atlantique de Bordeaux.

On retiendra aussi les deux essais, de belles factures, des Coujoux géorgiens, Lobzhanidze et Tabutsadze, en seconde période, en espérant que la facture ne sera pas trop salée, la semaine prochaine face à des All-Blacks remontés après leur défaite en Irlande.

Il se pourrait qu’ils soient plus taquins que nous au Stade de France.

 

Les autres Test-Matches Masculin de la tournée d’automne…

Écosse – Afrique du Sud                   15 – 30           La loi des champions du monde

Italie – Argentine                              16 – 37           Des Pumas enragés

Irlande – Nouvelle-Zélande             29 – 20           Nouvel exploit d’un Trèfle à quatre feuilles

Portugal – Japon                               25 – 38           Les Nippons, non sans mal

Angleterre – Australie                      32 – 15           Les Rosbifs, sans briller

Pays de Galles – Fidji                        38 – 23          Toujours épique !

Barbarians français – Tonga            42 – 17           Des Baa-baas faciles !

 

La semaine prochaine…

Un samedi All Black !

On espère ne pas tout voir en noir pour ces troisièmes tests face au meilleur rugby du monde, au masculin comme au féminin. Avec ce que l'on a vu ce week-end, il y a de l'espoir.

 

Au programme de la tournée d’automne, le samedi 20 novembre :

         France Féminin – Nouvelle-Zélande, à 15h  (France TV)

         Écosse – Japon, à 14h

         Italie – Uruguay, à 14h  (L’Équipe 21 TV)

         Angleterre – Afrique du Sud, à 16h15  (L’Équipe 21 TV)

         Roumanie – Tonga, à 16h30

         Géorgie – Fidji, à 18h

          Pays de Galles – Australie, à 18h30

         France Masculin – Nouvelle-Zélande, à 21h   (France TV)

Puis le dimanche 21 novembre :

         Irlande – Argentine, à 15h15

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07 novembre 2021

Les brèves d'Ovalie - Edition n°451

Matthieu, Romain, Antoine... et les autres

Tournée d'automne... Test-match (1)       France – Argentine        29 – 20 

Matthieu balle en main sous le regard des autres

« La grande marrade »

Adapter un livre noir pour en faire un film qui finit bien, il n’y a pas que Claude Sautet que cela inspire. Il faut croire que Fabien Galthié a voulu aussi adapter « la grande marrade » de son prédécesseur, Jacques Brunel (attention à ne pas confondre avec Buñuel, un autre original) pour réaliser une première victoire dans sa tournée d’automne, non sans y parsemer de la douleur.

On retrouve, comme dans l’épopée funeste originale, une bande de copains qui n’a pas beaucoup de temps de jeu ensemble, si ce n’est à Toulouse pour un tiers d’entre eux.

La différence, dans cette adaptation galthienne, c’est que les acteurs sont tous des monstres sacrés du rugby français, promis à un avenir glorieux et étoilé. Et qu’il apparaissait compliqué, samedi soir, d’en faire une comédie avec la défaite au bout dans ce même Stade de France où les attend le sacre suprême, dans pile-poil deux ans.

Donc pas question de baise à la fin du match, comme avec l’original !

Ou alors juste un peu, pendant le film, avec un arbitrage venu d’un autre hémisphère qui refuserait, par exemple, un essai complètement valable du stratosphérique Antoine Dupont, après une action fabuleuse emmenée par le duo Gabin Vilière-Gaël Fickou. Une de ses séquences émotion bouleversantes comme sait les réaliser cette équipe et que l’arbitre néo-zélandais allait biaiser en revenant sur un en-avant fantôme, cent mètre de pellicule en arrière.

Scandaleux !

Mais passons, cela contribuait, sans doute, au scénario du réalisateur qui aime en faire trop, comme se laisser influencer par les médias en associant Matthieu Jalibert et Romain Ntamack, deux grands stratèges qui allaient partager ensemble plus de difficultés que de jeux heureux.

Parce que jouer derrière l’autre pour l’un et devant l’un pour l’autre, sous les mêmes projecteurs, ça ne libère pas les esprits, ni les espaces. Bref, on n’a rien vu de ce duo de choc très attendu, tel un Ford-Farrell outre-Manche. Pire, et c’est peut-être ce qui était voulu dans ce premier acte manqué, Matthieu s’est troué sur un coup de pied défensif contré dans ses 22, amenant le premier essai gag argentin, signé Cubelli. Poilant !

Pourtant personne n’avait envie de rire en première mi-temps.

Heureusement, il y avait Melvyn Jaminet, l’acteur studio, toujours impeccable dans son rôle, à s’envoyer en l’air et prendre son pied pour enfiler des points entre les perches, au nez et à la barbe de ses concurrents, Thomas Ramos et Brice Dulin.

De quoi faire oublier ce premier acte poussif, brouillon, animé par le seul spectacle de bagarres et d’agressivité de la part des Pumas, féroces et déterminés à compliquer la vie de ces Coqs, plus habitués à parader qu’à ce qu’on leur vole dans les plumes de la sorte.

9-7 à la pause, on s’emmerde grave dans ce film !

Patience ! La seconde partie allait gagner en intensité et nous émouvoir au plus haut point. Un premier essai, enfin ! conclu par le phénoménal deuxième-ligne, Thibaud Flament, pour sa première cape, bien servi par Matthieu sur une récupération de Damian Penaud, relayé par Cameron Woki. Les Bleus repassaient devant aussitôt après la nouvelle marque de Boffelli, corrigeant une indiscipline française récurrente (16-10).

Puis tout s’est emballé. Cette équipe de France magistrale s’est mise à accélérer, jusqu’à l’essai refusé à Antoine tandis que la botte de Boffelli poursuivait son œuvre de remontada (16-13) à laquelle répondait Melvyn dessinant au pied un peu plus la victoire française (19-13).

Quand les espaces se libéraient alors plus facilement depuis l’entrée de Jonathan Danty, en place de Romain, sorti frustré d’être placé derrirèe Matthieu qui en profitait pour prendre enfin les intervalles avant de servir Peato Mauvaka pour le second essai imparable du talonneur suppléant (26-13).

Seulement, dans les dix dernières minutes, Monsieur O’Keeffe allait accorder un essai litigieux aux Pumas, Carreras bénéficiant d’un ballon aérien perdu par Melvyn, pour filer seul dans l’en-but tricolore (26-20). Oui, mais, c'était sans compter un en-avant criant, cette fois, de son coéquipier au duel dans les airs avec l’arrière catalan. Ça sentait la baise à plein nez !

Mais « tout est bien qui finit bien », ainsi l’avait écrit Galthié.

Et, sur le générique de fin, Melvyn entérinait la victoire des siens sur un happy-end comme les aime le réalisateur de la nouvelle vague tricolore.

Face aux Géorgiens, dimanche prochain, on s’attend à un film plus spectaculaire, avec des surprises dans la distribution, l’occasion de voir à l’affiche d’autres talents du rugby français.

 

Le 1er test-match des Bleues en bref…

France Féminin – Afrique du Sud               46 – 3

Ça tourne plutôt pas mal pour les filles

Samedi après-midi, au stade de la Rabine à Vannes, le XV de France féminin avait fait tourner pour ce premier test "facile", avec les premières capes de Marie Dupouy, Chloé Jacquet, Coco Lindelauf et Marie-Aurélie Castel et surtout sans les cadres comme Pauline, Jessy, Cyrielle, Marjo et Romane, ménagées avant la double confrontation face aux Black Ferns.

Caroline Drouin et Laure Sansus, à la charnière, ont donc pris les rênes de ce XV bis face à une modeste formation sud-africaine, à des années-lumière du niveau de son alter ego masculin, champion du monde.

La domination des Bleues ne s’est pas fait attendre avec les trois premiers points au pied de Caro. Puis, malgré les fautes de main inhabituelles d’Emilie Boulard, suppléante de Jessy, le premier essai est survenu au bout de dix minutes, par Émeline Gros (la suppléante de Romane) qui doublait la mise quelques instants plus tard sur une action qui repassait tout le terrain, en long et en large.

Les Percussions de Fall et N’Diaye ont fait mal à la défense des Bok Women qui ont reculé à chaque impact et subi la puissance de feu des trois-quarts tricolores.

Laure Sansus y est allé d’un troisième essai dans un match dès lors à sens unique.

27-0 à la pause après le quatrième essai de Safi. La messe était dite, comme on dit.

La seconde période sera un récital identique avec trois nouvelles salves, signées N’Diaye (pour son doublé), Boujard et Llorens pour un 46-0, entaché d’une dernière pénalité offerte aux Sud-Africaines pour l’honneur.

Vivement le grand duel face aux Néo-Zélandaises, samedi prochain !

 

Les autres Test-Matches de la tournée d’automne…

Irlande – Japon                                 60 – 5             Le tsunami version celte

Italie – Nouvelle-Zélande                 9 – 47             Forcément !

Espagne – Fidji                                  13 – 43           Logique

Portugal – Canada                            20 – 17           Les Canucks, c’est plus ça... mais viva Pourtougal !

Angleterre – Tonga                           69 – 3             La suprématie anglaise

Pays de Galles – Afrique du Sud      18 – 23           La patience du champion du monde a payé

Écosse – Australie                             15 – 13           Belle surprise !

 

La 10ème journée de TOP 14 en bref…

La Rochelle (6) – Bordeaux (2)            26 – 3

Un leader sans ressource

Les Maritimes n’ont pas eu à se méfier bien longtemps du retour en forme de Trinh Duc chez les Bordelais. Deux minutes, seulement, le temps que l’ancien international inscrive les seuls points de son équipe.

Et puis plus rien, de quoi désespérer Urios, tellement ses hommes ont été pris dans tous les secteurs du jeu. Pourtant, il aura fallu attendre la seconde période pour voir les Rochelais prendre l’ascendant dans ce match avec seulement deux essais, signés Favre et Leyds, laissant échapper un bonus offensif largement à leur portée.

Même si le Stade Rochelais souffrait de quelques absences notables (Alldritt, Botia, Danty), celles de l’UBB ont été préjudiciables, comme on pouvait s’en douter, tant ses performances semblent dépendantes de sa charnière Lucu-Jalibert.

La Rochelle grimpe enfin dans le TOP 6 quand Bordeaux laisse Toulouse reprendre son trône.

Toulouse (1) – Perpignan (13)              37 – 15

En mode diesel

Malmenés en première période par de courageux Catalans (qui ont mené 8-15, grâce à deux essais de Pelepele et Acebes, avant de se faire rattraper, 15-15 à la pause), les Toulousains se sont appliqués et ont accéléré au retour des vestiaires pour étouffer leur adversaire, avec trois nouveaux essais, signés Médard, Miquel et Bonneval, qui s’ajoutaient à ceux de Meafou et Tolofua, décrochant un heureux bonus offensif.

L’équipe des vieux dépanneurs du Stade a réussi sa mission, non sans mal, pour reprendre la tête du TOP 14.

Lyon (4) – Castres (7)                          30 – 23

Une faim de Lou et une sieste

Les Lyonnais ont mangé tout cru leur adversaire du jour, très indiscipliné, dans leur antre de Gerland, en une quarantaine de minutes, grâce à deux essais de Taufua et Berdeu, respectivement juste avant et juste après la pause, pour mener 27-6.

Puis, ils se sont endormis, laissant le ballon aux visiteurs tarnais qui ne se sont pas privés de jouer avec et inscrire deux essais, par Laveau et Botica, à deux doigts du bonus défensif.

On soulignera le retour apprécié de Bastareaud, une bonne nouvelle pour le clan lyonnais.

Stade Français (11) – Montpellier (3)   27 – 31

Des Cistes vernis

Cette fois, PSA ne pourra pas dire que son équipe a manqué de chance en fin de rencontre, scénario récurrent de début de saison. C’est plutôt le contraire qui sourit aux Montpelliérains depuis leur victoire au Racing.

Car les Parisiens ont mené une heure durant, quatre essais à rien, avec le bonus offensif donc (27-18), avant que le ciel ne leur tombe sur la tête, avec ce carton jaune contre Gabrillagues. Bouthier en profitait pour amorcer la remontée des siens grâce à une pénalité de loin, avant que Tisseron n’assomme les locaux avec un essai venu aussi de loin, bien servi par Bouthier, très en vue en cette fin de match, et qui scellera la victoire des Cistes par une dernière pénalité.

Dénouement cruel pour Paris, dans un scénario plutôt original puisque le Stade prend les deux points des bonus, défensif et offensif. Un cas rare en TOP 14. Le MHR accède au podium pour la première fois.

Pau (9) – Biarritz (14)                           33 – 21

Un derby plein de suspense

Le derby des Pyrénées-Atlantiques a accouché d’une partie très enlevée, avec trois essais de part et d’autre et où chacun a pris l’avantage tour à tour, avant que les Palois ne finissent en beauté.

Hastoy s’est d’abord chargé des points au pied pour corriger l’indiscipline des Basques avant que ces derniers ne réagissent par le premier essai du match, par Couilloud et rejoindre le vestiaire sans trop de retard (12-7).

Car en seconde période, les Biarrots ont récidivé deux fois en dix minutes, par Saili et Soury pour mener 12-21, à la grande surprise des locaux qui ont profité du surnombre (suite au carton jaune contre Azariashvili) pour reprendre la partie à leur compte.

Trois essais tout en puissance, d’abord, par Joseph et Manu, puis en finesse par le stratège international, Hastoy, rendu par Galthié, et précieux encore pour sceller la victoire paloise.

Pau se maintient dans le ventre mou du classement quand le BO occupe toujours la dernière place.

Brive (10) – Racing 92 (5)                      12 – 10

A mourir d’ennui

Les Coujoux, privés de dix internationaux (tous géorgiens, fidjiens ou encore italien), presque autant que les Toulousains, ont composé avec les remplaçants pour jouer derrière leur ouvreur Hervé, très fougueux dans son animation stérile mais surtout précieux au pied pour corriger l’indiscipline des Racingmen.

Pourtant les Franciliens, moins impactés, semblaient armés pour renverser cette équipe briviste affaiblie. Mais il faudra attendre les dernières secondes du match pour voir un essai, celui de Hemery, qui offrait un point de bonus défensif heureux au Racing, toujours dans le TOP 6.

Quant à Brive, la victoire fait du bien quand on connaît le calendrier après la trêve, avec deux déplacements consécutifs, à Toulouse et à Lyon.

Clermont (8) – Toulon (12)                   31 – 16

Le retour d'Azéma au Michelin

L'ancien manager des Jaunards a donc fait son retour, dimanche soir, à Clermont avec son nouveau club, espérant sans doute créer l'exploit autant qu'une nouvelle dynamique chez les joueurs toulonnais. Il n'en a rien été. Imprécis et indisciplinés, les Varois ont été corrigés et dominés par des locaux qui ont dû batailler jusqu'au bout pour rester devant, à cause d'un taux d'échec au pied exceptionnel du recordman en la matière, Parra.

Il aura fallu quatre essais de Moala, Barraque, Tiberghien et Beheregaray pour conserver un bonus offensif acquis avant l'heure de jeu et annulé par l'essai de Luc qui ramenait Toulon dans le point de bonus défensif. Heureusement, une dernière touche amènera l'essai sur un ballon porté du talonneur suppléant auvergnat. 

L'ASM rejoint le peloton des équipes avec au moins cinq victoires sur dix rencontres, aux portes du TOP 6. Tandis que le RCT continue de couver sa crise et aura toutes les vacances avec son nouveau manager pour repenser un jeu efficace avec ses forces au complet. La saison est encore longue.

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après ce week-end)

Tous les résultats officiels du week-end >> 

 

La semaine prochaine…

Les internationaux en solo…

Pour le deuxième test-match de nos Bleu(e)s, les internationaux-ales (sans vouloir être top inclusif) auront les projecteurs rien que pour eux, les TOP 14-16 bénéficiant d’une trêve bienvenue après un début de saison éprouvant.

Retour aux terrains des clubs le 27 novembre !

En attendant, place aux deux dernières confrontations de nos Français-es dont une double, alléchante, face aux Black Ferns quand nos Coqs ne compteront qu’un seul choc face aux All Blacks, après la prochaine mise en bouche contre les Géorgiens, ce dimanche, à Bordeaux.

 

Au programme de la tournée d’automne, le samedi 13 novembre :

         France Féminin – Nouvelle-Zélande, à 15h  (France TV)

         Écosse – Afrique du Sud, à 14h

         Italie – Argentine, à 14h  (L’Équipe 21 TV)

         Irlande – Nouvelle-Zélande, à 16h15

         Portugal – Japon, à 18h10

         Angleterre – Australie, à 18h30  (L’Équipe 21 TV)

Puis le dimanche 14 novembre :

         France – Géorgie, à 14h   (France TV)

         Pays de Galles – Fidji, à 16h15

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01 novembre 2021

Les brèves d'Ovalie - Edition n°450

Changement de leader...

TOP 14... 9è journée                               Racing 92 (3) – Toulouse (2)         27 – 18

Le Garrec échappe aux mains des Toulousains

On recule Toulouse d’une place

Les temps sont durs pour Ugo Mola qui vient de passer à l’heure de la tournée d’automne. Le manager toulousain se voit privé de ses forces vives et obligé de piocher dans ses réserves pour subvenir au froid que jettent les sélections internationales sur son effectif pour les trois semaines à venir.

C’est donc sans sa charnière exceptionnelle, Dupont-N’tamack, sans son buteur hors-pair, Ramos, sans son capitaine charismatique, Marchand, et même son remplaçant au talon, Mauvaka, sans ses poutres à la mêlée, Baille et Aldegheri, ni ses plaqueurs gratteurs de bons ballons que sont Flament, Cros et Jelonch, sans même ses finisseurs zélés, Lebel et Mallia, que le triple septuple champion de France en titre a dû se déplacer à l’Arena de Paris-La-Défense ce dimanche.

Alors qu’en face, les trois seuls appelés du Racing, Le Roux, Diallo et Taofifenua, ont été gracieusement rendus, par le généreux Galthié, à leur manager pour qu’il puisse renforcer son équipe, emmenée par sa jeune et talentueuse charnière, Le Garrec-Gibert, avec en réserve, sur le banc, l’expérimenté duo Machenaud-Russel, sans oublier les retours de Chat et de Thomas pour compléter un XV de départ de cadors avec Beale, Chavancy et Jones.

Rien que ça ! Et pourtant, pas de quoi l’avoir en travers de la gorge pour Mola !

Le coach haut-garonnais peut compter sur ses vétérans, Médard, Holmes, Balès, Nanai-Williams, les frères Arnold, Faumuina et même Tekori et Guitoune sur le banc, tous trentenaires, le talent intact et l’envie en bandoulière.

Et les Racingmen se sont d’entrée laissés impressionner, courant après le ballon et le score après l’essai de première main de Bonneval, servi par les vieux routards, Holmes et Médard, dans un surnombre d’école, toulousaine.

Il aura fallu toute la puissance de Palu, derrière une relance d’envergure francilienne, pour venir à bout de la défense de fer du champion.

Menés 10-13 à la pause, après des échanges de politesse au pied, entre Holmes et Gibert, à l’avantage du visiteur, les locaux sont revenus des vestiaires avec d’autres intentions, emmenés par un Le Garrec, comme on l’avait déjà vu il y a quinze jours à Toulon...

Dupontesque !

Une pénalité et un essai plein d’opportunisme du demi de mêlée fougueux plus loin, voilà le Racing enfin devant, pour de bon, sur les rails d’une victoire qui ne pouvait plus lui échapper, face à ces vieux briscards qui allaient bien finir par se fatiguer.

C’était chose faite, cinq minutes plus tard, sur un nouveau service du petit prodige ciel et blanc pour le doublé de Palu, dans un copier-coller d’essai en puissance qui transperçait le rideau rouge et noir. Et quand Le Garrec y allait aussi de son doublé, dans la foulée, il fallut la vidéo pour refuser l’essai (le ballon n’était pas maîtrisé) et arrêter son festival.

S’ensuivit alors un quart d’heure de flottement des Racingmen qui laissèrent le ballon aux Toulousains, portés par leurs avants qu’un maul vainqueur emporta finalement dans l’en-but pour le deuxième essai, signé Tolofua.

Seulement le temps était compté et la réaction trop tardive pour voir l’équipe bis des champions de France échapper à leur seconde défaite de la saison.

L’heure était au changement de leader, dimanche soir.

Les Toulousains reculent d’une place pour céder la leur aux Girondins. 

Les jours et les effectifs n’ont pas fini de raccourcir au fil des sélections de la tournée d’automne qui allongent la liste des Toulousains et les nuits de Mola pour combler les absences des prochaines feuilles de match.

 

Les autres matches en bref… paroles de coaches

Bordeaux (1) – Clermont (8)               25 – 9

Gibbes a dit

« On partait dans l'idée de créer une pression sur cette équipe de Bordeaux. Notre défense et l'envie étaient en place. Offensivement, ce n'est pas un match flamboyant. Ils ont mieux géré la pression sur 80 minutes que nous. Offensivement, je crois que ça n'avait pas grand chose à voir avec notre style de jeu. On a juste pas assez mis de pression. On a subi des pénalités, des ballons portés, les contests en touche. On subit la prochaine action aussi, on enchaîne les erreurs et ça leur permet de créer une pression. Trinh-Duc fait une entrée parfaite. »

Voilà, tout est dit, les seconds couteaux bordelais ont tué dans l’œuf les velléités de première intention d’une grosse équipe clermontoise dans une seconde période à sens unique (22-3), grâce à l’entrée déterminante de Trinh Duc qui semble avoir retrouvé une seconde jeunesse. Seuteni et Cordero ajoutaient deux essais à celui splendide de Lesgourgues pour un bonus offensif presque trop facile.

Castres (4) – Brive (10)             23 – 22

Darricarrère a dit

« Il y a un dicton au golf qui dit "pas comment mais combien". C'est quatre points aujourd'hui. On a dominé les débats mais on a fait trop de fautes. On peut être satisfaits de notre mêlée mais, pour le reste, que de scories qui ne nous ont pas permis de faire le match souhaité. Les derniers instants ont quand même montré les valeurs de ce groupe. C'est sûr qu'il y avait encore des stigmates suite à notre contre-performance à Toulouse mais on s'est relevé et, au classement, on n'est pas si mal. »

Comment résumer un match ô combien compliqué pour les Castrais alors qu’ils dominaient les débats en mêlée, avec une avance solide à la pause (13-3), grâce au travail des avants et l’essai en force de Chilachava. Seulement les Coujoux ne lâchent rien, jamais. Et la seconde période aura été un long calvaire pour les Tarnais, avec un chassé-croisé aux pieds des buteurs et un essai de part et d’autre (Palis / Tournebize), ramenant les Brivistes à une longueur sur le fil.

Le résultat est en faveur du CO, seule équipe avec le leader toulousain invaincue à domicile. Quatre points heureux au bout du compte et un bonus défensif mérité pour Brive.

Montpellier (5) – Lyon (6)               30 – 8

Mignoni a dit

« C'est un de nos plus mauvais matches depuis longtemps et Montpellier a été très bon sur la stratégie. On n'a jamais su mettre la marche avant. Quand on ne fait pas les choses dans l'ordre, on entre dans une spirale négative, on s'énerve, on sort du système, on sort de soi-même et on commet des fautes, beaucoup trop de fautes. »

4 cartons jaunes, deux essais de pénalité contre les Lyonnais, un Sapoaga en perdition et une défense aux abois auront suffi à rendre la tâche facile à des Montpelliérains sereins, sous la baguette de leur génial demi de mêlée international, pas encore mobilisé par les Boks. Je parle de Reinach, une nouvelle fois décisif, avec le troisième essai des Cistes.

Perpignan (13) – La Rochelle (7)               22 – 13

O’Gara a dit

« Je n’ai pas les mots, c’est un cauchemar. C’est une énorme déception. Je félicite les Perpignanais, ils ont su chercher cette victoire. Ils sont vivants dans ce Top 14 et ont montré que lorsque l’on a faim comme ça tout est possible. On a oublié beaucoup de choses dans ce match et notamment de marquer. C'est un coup d'arrêt après trois victoires. C'est frustrant mais ce sont toujours les mêmes symptômes de faiblesse qu’en début de saison. Ça va être difficile à digérer. »

Si les Rochelais n’y étaient pas, les Catalans eux, oui, à l’image d’un seul homme, le trois-quarts centre australien, Taumoepeau, auteur d’un triplé décisif dans un match qui a compté ses premiers points à la 39ème minute seulement. Le gâchis des Maritimes aura néanmoins accouché tardivement de deux essais, signés Bosch et Leyds. Insuffisant, comme le souligne l’entraîneur.

Pau (9) – Stade Français (12)    18 – 9

Quesada a dit

« C'est un petit coup d'arrêt. Les performances de deux équipes se sont vraiment ressemblé, avec beaucoup d'occupations, à chercher la faute de l'autre côté, du jeu au pied. La première mi-temps a été serrée. Il y a eu un manque de maîtrise ensuite. En seconde période, on a fait trois erreurs, qui ont donné trois pénalités. L'analyse est très simple pour moi par rapport à ça. Dans ces duels de Top 14, avec ces conditions météorologiques, c'est l'équipe qui gère le mieux qui gagne, comme le jeu au pied. Le match se joue sur 2-3 moments clés, où on prend des pénalités. »

Des pénalités, rien que des pénalités. 3-3, 6-6, 9-9 et Henry qui a eu le dernier mot sur Segonds avec trois coups de pied au cul supplémentaires qui ont sorti les Parisiens du bonus défensif.

Toulon (11) – Biarritz (14)          13 – 9

Le remplaçant de Collazo a dit

« Avant tout, je pense fort à Patrice Collazo. Le sport professionnel est fou. On a fait le boulot aujourd'hui avec quatre points remportés. Il y a beaucoup, beaucoup de détails à régler, mais c'est toujours plus facile de les régler après une victoire. C'était une météo irlandaise avec beaucoup d'eau et de la tempête. Nous avons beaucoup de boulot, nous le savons. Après la semaine qu'on a passée, il y a du soulagement et de l'excitation. Les joueurs avaient bien parlé entre eux dans la semaine. Ils ont respecté ce qu'ils avaient dit. Ils avaient envie de bosser pour l'équipe et pour les coéquipiers, c'était évident ce soir. » (James Coughlan)

Ce qui était évident c’était surtout la pataugeoire de Mayol qui a réduit toute envolée offensive à du combat de près et l’entrée prématurée d’Isa qui a sauvé les apparences avec le seul essai de la rencontre.

Bref, pas de quoi rassurer le successeur du remplaçant de Collazo qui a vu juste. Azéma a du boulot !

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après ce week-end)

Tous les résultats officiels du week-end >> 

 

Les Test-Matches de la tournée d’automne…

Écosse – Tonga                                         60 – 14           Comme des All Blacks

Pays de Galles – Nouvelle-Zélande        16 – 54           Bah ouais, quoi !

 

La semaine prochaine…

Les XV de France démarrent leurs tournées

Que ce soit nos Féminines, à Vannes, au stade de la Rabine, face aux Springbok women ou nos Hommes, au Stade de France, face aux Pumas, les équipes de France entament leurs tournées automnales ce samedi.

Que ce soit derrière le phénomène Pauline Bourdon ou Antoine Dupont, on a hâte de voir quelles feuilles de match seront proposées pour ces premières confrontations de haut vol. Il se dit que Matthieu Jalibert et Romain N’tamack seraient alignés ensemble sur la ligne d’attaque. On en salive autant que de savoir Jessy Trémoulière associée à Caro Boujard derrière. Si !

 

Au programme de la tournée d’automne, le samedi 6 novembre :

         France féminines – Afrique du Sud, à 15h (France TV)

         Irlande – Japon, à 14h

         Italie – Nouvelle-Zélande, à 14h (L’Équipe 21 TV)

         Espagne – Fidji, à 16h

         Portugal – Canada, à 16h

         Angleterre – Tonga, à 16h15 (L’Équipe 21 TV)

         Pays de Galles – Afrique du Sud, à 18h30

         France – Argentine, à 21h (France TV)

Puis le dimanche 7 novembre :

         Écosse – Australie, à 15h15             

 

En parallèle, pour ce vrai premier doublon, le TOP 14 affichera sa 10ème journée sans aucun international, français et étranger, au détriment du spectacle sans doute.

Au programme* donc, dès le vendredi 5 novembre :

         La Rochelle – Bordeaux, à 21h                    

Puis le samedi 6 novembre :

         Lyon – Castres, à 14h45                    

         Stade Français – Montpellier, à 14h45

         Pau – Biarritz, à 14h45                    

         Toulouse – Perpignan, à 14h45

         Brive – Racing 92, à 17h       

Enfin, dimanche 7 novembre :

         Clermont – Toulon, à 21h05             

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du TOP 16 féminin

Retrouvez les résultats*et le calendrier sur >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

(*) Faute de suivi médiatique en direct, je ne commente plus les résultats

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24 octobre 2021

Les brèves d'Ovalie - Edition n°449

Aux armes, Topquatorziens !

TOP 14... 8è journée                              Toulouse (1) – Castres (6)           41 – 0

Suivez le guide !

Bordeaux (2) – Perpignan (14)    39 – 13
Clermont (7) – Pau (11)               42 – 20

Biarritz (12) – Brive (9)                37 – 9
La Rochelle (5) – Toulon (13)      39 – 6

Formez vos bataillons !

Mobilisation générale pour la tournée d’automne ! Les dernières feuilles de match viennent de tomber tandis que les appelés internationaux ont dit adieu à leurs familles de club et leurs supporters.

Et comment ! Pas moins de quatre festivals offensifs – de Biarritz à La Rochelle, en passant par Clermont, Bordeaux et Toulouse – nous ont enthousiasmés, samedi et dimanche, en revues de troupes spectaculaires avant l’envoi des soldats au front.

Comme si partir à la guerre donnait des ailes !

Car il n’y avait guère de doute, ce week-end, ces Topquatorziens-là étaient mobilisés pour défendre leur partie coûte que coûte avant d’abandonner leurs copains à leur sort. Car la mobilisation de 42 Français, et presque autant d’étrangers, de notre TOP 14 coûte aux industriels de notre rugby, sommés de se liguer pour l’effort international au détriment de leur championnat, alors complètement faussé.

Près de 80 soldats ont été réquisitionnés par l’armée du Général Galthié après avoir foulé, une dernière fois pour certains, les terrains des stades de France.

Ainsi, à Ernest-Wallon, les 11 appelés toulousains étaient tous sur la feuille de match, le phénomène Antoine Dupont en tête, encore époustouflant samedi, jusqu’à l’Argentin Mallia, auteur d’un doublé, en passant par N’Tamack et Ramos, autres marqueurs parmi les armes offensives locales qui ont pulvérisé leurs adversaires.

C'est bien simple, les champions de France ont marché sur les Castrais comme on défile sur les Champs-Élysées, un top 14 juillet.

Les pauvres Tarnais n’ont rien vu de la partie militaire, eux, pourtant, la bête noire des Haut-Garonnais, ces dernières saisons, ils ont été la cible d’une démonstration de puissance de feu, sans partage, l’ancien Bleu, le plus capé, Médard ayant allumé le premier la mèche. Les bleus Barlot, Hounkpatin et Vanverberghe, sont repartis avec un zéro pointé et une belle leçon dans les mirettes, la langue pendante et la queue entre les jambes (41-0).

Cinq essais, c’était le tarif en vigueur de ces festivals !

Aussi, à Chaban-Delmas, les Catalans ont fait les frais de la mobilisation des copains de Jalibert (Buros, Moefana, Paiva, Lucu, les Argentins Cordero et Petti, ainsi que l’Italien Morii ; seul Woki manquait à l’appel), laissant le jeune Jaminet, unique sélection à Perpignan, presque sans voix, en dehors de ses huit points au pied.

Les Bordelais ont assommé d’entrée leur adversaire, comme d’habitude, avec deux essais des oubliés Cazeaux et Hulleu, avant que Lesgourgues, l’autre éternel oublié des sélections, ne parachève le festival, en filou, avec un doublé (39-13).

Au stade Marcel-Michelin, les appelés français sur la feuille de match se comptaient sur le doigt d’une main, de chaque côté, avec Penaud pour Clermont (Vili ayant été préservé) et Hastoy pour Pau (outre les sélections des Fidjiens de part et d’autre).

Et cela a suffi, semble-t-il, pour mobiliser les mis-de-côté comme Iturria (un essai) et Raka (auteur d’un doublé), ou encore le prometteur Dessaigne, autre marqueur local comme notre ailier vedette sélectionné, bien sûr. En face, le néo-ouvreur international s’est contenté de quelques points au pied, comme Jaminet. Pourtant la première période avait souri à Pau, menant 13-6 à la pause avant la révolte des Jaunards dont le jeu a roulé sur la défense béarnaise, au retour des vestiaires, comme une lave bouillonnante et meurtrière d’un volcan au réveil (42-20).

Idem, à Aguiléra, où la mobilisation des Français ne concernait aucun des protagonistes, biarrot ou briviste, le spectacle a été au rendez-vous malgré tout, avec les essais d’internationaux étrangers comme l’Argentin Cubelli, le Fidjien Dyer ou encore les anciens, comme le Néo-Zélandais Saili (auteur d’un doublé) et l’Australien Speight.

Une aubaine pour le promu basque qui relève la tête et compte bien profiter des absences durant cette tournée internationale pour piller quelques points chez les plus vulnérables, comme prochainement les Toulonnais, déjà bien mal en point "avec" leurs internationaux (alors sans !), après une nouvelle désillusion ce dimanche soir à Marcel-Deflandre.

Car les Rochelais, derrière les Alldritt, Atonio, Dulin et Danty, appelés en équipe de France, ont disposé avec brio de la formation varoise, équipée du seul Gros sélectionné (Taofifenua ayant été ménagé) et des recalés sans inspiration, comme Rebbadj, Belleau ou Carbonel.

À l'opposé de West, l'ouvreur des Maritimes a littéralement marché sur l'eau en première période, inscrivant deux essais (20-6), ouvrant la voie à un tsunami au retour des vestiaires avec trois nouvelles vagues, signées Atonio, Skelton et Favre, qui ont submergé la défense d'un RCT dont le jeu avait déjà sombré depuis longtemps. Au secours !

Désormais il faudra faire sans les internationaux et, pour certains, cela ne pourra pas être pire. Mais pour d'autres, il faudra s'accrocher car la nation rugbystique a lancé son appel cette semaine à la mobilisation générale.

Aux armes, donc, Topquatorziens ! Formez vos bataillons et marchez...

Marchez sur cette campagne dont le sens absurde nous abreuve de doublons.

 

Les autres matches en bref…

Stade Français (10) – Lyon (3)               23 – 18

La nouvelle loi de Jean Bouin

Comme contre Clermont, il y a quinze jours, les Parisiens ont profité des temps faibles de leur adversaire, pourtant mieux armés, pour enquiller le maximum de points.

Et deux essais plus tard (Hamdaoui, Coville), après une demi-heure de domination lyonnaise, Paris menait de 14 points à la pause (20-6). En seconde période, le coaching de Mignoni rééquilibrait la mise avec deux essais (Cretin, Charcosset), mais pas assez pour renverser le cours de la rencontre, le Néo-Zélandais Sopoaga découvrant la minuterie de son tir au but, du coup hors du temps. Des points précieux laissés en route, d’autant que Segonds passait, lui, sa dernière pénalité.

Le Stade Français s’impose et se rassure comme un grand Macalou et un excellent Cretin auront sans doute rassuré les observateurs du XV de France.

Racing 92 (4) – Montpellier (8)            21 – 32

Sensationnel Reinach !

À lui seul, Reinach, auteur d’un doublé, aura créé la sensation à Paris La Défense Arena, sous les yeux des Springboks venus les soutenir, lui et Pollard, placé au centre.

Une semaine après la déconvenue à domicile face à Clermont, les hommes de Saint-André ont parfaitement réagi grâce à leur meneur sud-africain survolté, marquant d’entrée et doublant la mise juste avant la pause pour mener 26-14 avec l’aide de Garbisi, parfait au pied, et malgré la réponse pleine de panache des Racingmen par Spring et Imhoff dans une première période très enlevée.

Pris dans tous les secteurs de jeu, les locaux se sont beaucoup trop fait pénaliser avant de bénéficier d’un surnombre et d’un essai de pénalité en fin de match pour espérer renverser la tendance. Mais ce sera Garbisi qui aura le dernier mot, scellant définitivement la première victoire à l’extérieur du MHR, pour le grand bonheur de son manager qui se croyait maudit depuis le début de saison.

Quant au Racing, il faut croire que certains internationaux avaient déjà la tête ailleurs.

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après ce week-end)

Tous les résultats officiels du week-end >> 

 

Les premiers Test-Matches de la tournée d’automne…

Japon – Australie                              23 – 32           Les Wallabies, non sans mal

États-Unis – Nouvelle-Zélande       14 – 104         What else ?

 

La semaine prochaine…

Premier week-end de doublon…

Les clubs de TOP 14 les plus impactés par les sélections internationales, comme Toulouse, Bordeaux, La Rochelle, Lyon et le Racing 92, vont devoir composer avec les seconds couteaux et la jeunesse, pour ceux aux centres de formation les plus performants.

Une aubaine pour les mal classés peu sollicités, comme nos promus catalans et basques qui pourraient en profiter samedi prochain, respectivement face aux Maritimes et chez les pauvres Toulonnais.

Pendant ce temps-là, les Bleus prépareront leur premier test face aux Pumas, le 6 novembre.

Au programme* de la 8ème journée du TOP 14, dès le samedi 30 octobre :

         Castres – Brive, à 15h                    

         Pau – Stade Français, à 15h

         Perpignan – La Rochelle, à 15h                    

         Toulon – Biarritz, à 15h

         Montpellier – Lyon, à 17h       

         Bordeaux – Clermont, à 21h05       

Puis dimanche 31 octobre :

         Racing 92 – Toulouse, à 21h05             

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du TOP 16 féminin

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(*) Faute de suivi médiatique en direct, je ne commente plus les résultats

 

Au programme de la tournée d’automne, seulement deux matches, le samedi 30 octobre :

         Écosse – Tonga, à 15h30

         Pays de Galles – Nouvelle-Zélande, à 18h15

17 octobre 2021

Les brèves d'Ovalie - Edition n°448

En attendant Kolbe

TOP 14... 7è journée                               Toulon – Racing 92       20 – 27

Kolbe, attendu comme le messie

Mise en pièces en deux actes

Après Wilkinson, grand seigneur qui a régné sur la rade et insufflé les trois titres européens successifs de l’ère Boudjellal (2013-2015, le Brennus en sus), voilà Kolbe qui arrive en nouveau maître pour combler la mégalomanie du successeur de Mourad.

Le champion du monde, d’Europe et de France en titres a été présenté au public de Mayol par le président toulonnais avant que son équipe ne joue une parodie de pièce de rugby que l’on pourrait intituler « en attendant Kolbe » tellement les hommes de Collazo pratiquent depuis le début de saison un rugby triste à pleurer, qui part dans tous les sens, sans en trouver un, à s’interroger pendant 80 minutes : à quoi ça rime ?

Lemaitre a déjà sa victoire, sa pépite, son trophée... à quoi bon jouer ?

Samedi soir, le stade Mayol a été le théâtre d’une débâcle des Varois, en deux actes.

Le comble de cette déroute, c’est qu’elle a été orchestrée par la plus inattendue des pépites, du côté du Racing, le jeune Le Garrec, demi de mêlée de 19 ans, distillateur de ballons et buteur, doté d’un sang-froid à toute épreuve face à l’emballement (pour ne pas dire domination) des locaux dès les premières scènes.

Un premier acte à l’agitation stérile des Varois, donc, à laquelle les Racingmen ont répondu par une défense intraitable et une contre-attaque bien huilée que Tanga concluait logiquement derrière la ligne, Le Garrec passant parfaitement ses coups de pied pour répondre à Belleau et laisser son équipe devant à la pause (6-13).

Le second acte ressemblera au premier, avec la même punition (ou presque), un essai collectif signé Diallo, et deux pénalités de Le Garrec, malgré l’échec de la transformation.

Jusqu’à ce que les locaux réagissent enfin dans les dix dernières minutes, devant la stupéfaction du public et de Kolbe qui devait bien se demander ce qui lui avait pris de quitter le paradis toulousain.

Une rage en dedans qui débouchera sur deux essais démonstratifs, coup sur coup (Alainu'Uese puis Paia'Aua), soufflant un vent d’espoir dans Mayol, avant que la victoire ne s’envole sous le pied de Machenaud, suppléant du jeune prodige francilien.

« Kolbe or not Kolbe », là n’est plus la question à Toulon.

« Rugby or not rugby », il serait plutôt temps de vous poser celle-ci, monsieur le président, au lieu de poser avec votre champion trois étoiles devant les caméras. Parce qu'avec le jeu de cette équipe, votre prodige, comme Villière samedi, n’est pas près de toucher un ballon.

En attendant Kolbe, le RCT pointe à la 11ème place avant son déplacement à La Rochelle qui revient fort, tandis que le Racing s’accroche au peloton de tête.

 

Les autres matches en bref…

Brive (6) – La Rochelle (7)                   6 – 8

Dans l’ordre des choses

Les Maritimes confirment leur retour en forme en s’imposant logiquement, mais difficilement, chez des Coujoux qui auront tout tenté pour rester invaincus dans leur antre d’Amédée-Domenech.

Si le score ne le reflète pas, la domination était bien rochelaise, à l’image du seul essai du match, signé Retière, après un long balbutiement du jeu des visiteurs sous la houlette d’un Plisson, pas verni au pied, c'est le moins qu'on puisse rire, dixit un supporter corrézien.

Laranjeira, pas plus chanceux, peut se trouver heureux d’offrir aux siens le point du bonus défensif, dans une partie cadenassée et marquée par l’indiscipline et beaucoup de déchets de part et d’autre.

Une bonne affaire pour La Rochelle qui devrait rapidement retrouver le TOP 6, au détriment de Brive avec deux déplacements périlleux à venir (Biarritz et Castres).

Montpellier (9) – Clermont (10)          20 – 22

Pas aidés mais sauvés, mes Jaunards

Certes, j’ai un parti pris dans ce match, pour ceux qui connaissent mon affection pour l’ASM, mais croyez-moi qu’après la piètre prestation à Jean Bouin, la semaine dernière, je n’étais pas d’humeur samedi à excuser les Jaunards de si peu d’entrain à mettre en place un beau rugby.

Et puis, il y a eu ce mouvement et cette percée de Lopez pour servir Penaud qui ont suffi à me redonner le sourire. Un début de match qui souriait aussi aux Clermontois, même si les Montpelliérains ont aussitôt répondu par Tisseront pour mener logiquement à la pause (14-10).

Mais ce Clermont-là, emmené par Lopez, avait de quoi séduire, malgré une mêlée trop pénalisée alors que la touche montrait du mieux sous les lancers de Pelissié. La seconde période sera marquée par la grave et triste blessure de Bezy qui amènera la bonne et heureuse entrée de Parra, attendu comme le Kolbe d’Auvergne.

Si monsieur Minery n’était pas là pour faire des cadeaux à l’ASM, avec un essai refusé qui, franchement… enfin ! passons, il avait décidé jusqu’à la dernière minute d’en faire aux locaux avec cette pénalité pour Pollard, suppléant d’un Garbisi impeccable, qui avait la possibilité de reprendre la victoire à Lopez, acquise quelques minutes avant.

Le destin en décidera autrement, la balle passant juste en dessous de la barre, Alléluia ! La justice céleste a décidé d'accorder la victoire aux plus méritants, à mes Jaunards qui ont retrouvé leur rugby avec leur belle ligne de trois-quarts (Matsushima, Barraque, Vili, Penaud et O’Connor) emmenée par le duo Parra-Lopez si précieux.

Seulement, comment va faire Clermont, dixième, sans Parra (Barbarians) et Bezy (gravement blessé) ?

Pau (8) – Bordeaux (2)                        33 – 37

On connaît la chanson

Un premier couplet avec le roi Jalibert qui met sa calotte à son adversaire, trois essais (dont un doublé de l’ouvreur international) pour un bonus offensif en rentrant au vestiaire.

Un second couplet où le roi enfile son jeu à l’envers et se fait peur jusqu’à la dernière minute, en regardant ses coéquipiers mal faire en bord de touche. Comme la semaine dernière (lire édition précédente).

Résultat : Trois essais encaissés (Hastoy, Maddock, Delhommel) en seconde période, transformant le bonus offensif en un précieux point défensif pour les Palois, tandis que Buros sauvait les meubles avec un quatrième essai girondin.

Ouf ! le dauphin a toujours le dernier mot à la fin et sa seconde place.

Perpignan (13) – Stade Français (12)    22 – 23

Chassé, les doigts croisés

Quel suspense à Aimé-Giral ! Un chassé-croisé qui a souri aux Parisiens dans les dernières minutes.

Un essai de Gabriagues pour Paris contre un de Duguivalu pour Perpignan, en première période. Un second de Macalou et le pied de Segonds pour passer enfin devant après la pause, obligeant Jaminet à corriger le tir, jusqu’à jouer avec les nerfs des spectateurs quand, à cinq minutes du terme, il a l’occasion de creuser l’écart.

Mais sa tentative échoue, offrant l’occasion au jeune Barré de donner la victoire au Stade Français, du bout du pied, d'un cheveu. Juste de quoi sortir de la zone relégable, grâce à la défaite simultanée du BO qui prend la dernière place, juste devant l’USAP.

Paris respire quand les promus déchantent.

Castres (5) – Biarritz (14)                     38 – 20

Le CO irrésistible

Les Biarrots ont résisté comme ils ont pu face aux ballons portés, et bien portés, par les Castrais qui ont enfoncé leur défense sans ménagement.

Résultat : six essais à l’arrivée dont quatre des avants, avec un doublé encore du pilier international Hounkpatin, meilleur marqueur de l’équipe, sans aucun doute. Les Basques se contenteront de deux pour avoir l’honneur sauf, sans démériter. Mais que la saison risque d’être longue, vue de tout en bas.

Castres préserve son invincibilité à domicile et sa place dans le TOP 6.

Lyon (3) – Toulouse (1)                        25 – 19

Le champion cède enfin !

Les Lyonnais ont créé la sensation ce dimanche soir, en clôture de la 7ème journée, en infligeant au leader toulousain sa première défaite. Et avec la manière durant cinquante minutes parfaites.

Saghinadze, d'abord, en force derrière un ruck, puis Cretin superbement servi par Tuisova après une interception de Regard, et Couilloud, enfin, derrière les charges de ses avants pour le troisième essai, synonyme de bonus offensif, le Lou a parfaitement négocié son adversaire qui, malgré quelques changements, affichait une belle opposition et qui a dû s'accrocher au pied de Ramos.

Même l'entrée de Dupont n'y aura rien changé, cette fois. Le meilleur demi de mêlée du monde n'a pu inverser la tendance par son génie, amenant le seul essai de Mauvaka avant de se heurter à une défense locale intraitable.

Lyon est un sérieux outsider, derrière son rival bordelais, qui prouve que l'ogre toulousain n'est pas invincible. 

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après ce week-end)

Tous les résultats officiels du week-end >> 

  

La semaine prochaine…

Le TOP 14 est en sursis…

Alors que les 42 Bleus et autres étrangers appelés sont sur le point de délaisser leurs clubs pour préparer la tournée d’automne, le TOP 14 se prépare à faire le dos rond pour quelques longues semaines.

Entre infirmerie qui se remplit et internationaux mobilisés, les prochaines journées risquent de profiter à certains plus que d’autres, encore une fois, faussant ce championnat. 

Au programme* de la 8ème journée du TOP 14, dès le samedi 23 octobre :

         Biarritz – Brive, à 15h                    

         Bordeaux – Perpignan, à 15h

         Clermont – Pau, à 15h                    

         Stade Français – Lyon, à 15h

         Racing 92 – Montpellier, à 17h       

         Toulouse – Castres, à 21h05       

Puis dimanche 24 octobre :

         La Rochelle – Toulon, à 21h05             

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du TOP 16 féminin

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À noter que les tests internationaux de la tournée d’automne débutent avec :

         États-Unis – Nouvelle-Zélande, samedi 23 octobre à 21h

Même si on s’en tamponne un peu tant les Américains jouent maintenant au rugby comme les Néo-Zélandais à leur football. Le XV de France, lui, n’entamera sa tournée que le 6 novembre face à l’Argentine.

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11 octobre 2021

Les brèves d'Ovalie - Edition n°447

Le Bordelais nouveau est arrivé !

TOP 14... 6è journée                               Bordeaux – Montpellier       27 – 23

Arrêt buffet... Tu t es vu quand t as trop bu ?

Quand le jeu coule à flots.

Samedi après-midi, les travées du stade Chaban-Delmas ont donné un avant-goût de l’ambiance qui attend les Bordelais, dans quinze jours, dans le quartier des Chartrons.

La fête du vin nouveau et de la brocante, ça les connaît, depuis deux ans qu’ils en ont été privés, comme d’une finale au Stade de France, alors que leur bébé s’était tenu debout comme un grand, au sommet du TOP 14, après une demi-saison parfaite.

Il aura suffi d’un virus pour gâcher la récolte de 2020, exceptionnelle (lire ici >>)

L’année suivante, le dur labeur jusqu’en demi-finale aura été vain, sans chiner la moindre occasion chez l’antiquaire toulousain, finalement toujours à la fête.

Mais voilà, cette saison, le Bordelais promet… de nouveau !

Le dauphin du bourreau toulousain a sorti le Bourru, je ne parle pas de son manager au franc-parler de bistrotier derrière son comptoir, mais de ce beau jeu qui a la primeur de ravir les papilles de ceux qui le dégustent, comme samedi après-midi, dès la sortie des vestiaires de Chaban jusque dans les travées des Chartrons.

Le jus a coulé à flots dans les jambes des trois-quarts qui ont descendu le terrain cul-sec, dès la cinquième minute, après avoir été bien servis par leur charnière, Lucu-Jalibert, toujours aussi généreuse, pour le premier essai de Hulleu qui enivrait déjà tout un stade.

Ç'a a été le tour des avants de s’illustrer, quelques minutes plus tard, en sortie de ruck, enfilant les charges avant que Tameifuna n'allonge le coude pour boire l’essai jusqu’à la ligne.

Si les Montpelliérains sont restés quasi à sec dans ce premier acte, avec deux coups de pénalité, offerts par la maison, que s’est empressé d’avaler Garbisi, les Girondins ont poursuivi leur foire, en dégustant tous les ballons à portée de mains, honorant ce jeu à la robe fauve et pétillante qui était en train d'échapper une troisième fois à la défense héraultaise, dans une nouvelle descente des trois-quarts locaux pour l’essai de Seuteni, juste avant la pause (20-6).

La victoire bonifiée en mains, au retour des vestiaires, les Bordelais avaient apparemment encore soif de ce vent nouveau de folie local qui allait emporter cette fois leur talonneur, Lamothe, dans l’en-but des Cistes, sonnés par la caisse qu’ils étaient en train de se prendre (27-6).

Faut pas pousser le bouchon trop loin, non plus !   

C'est que les visiteurs ont aussi de la bouteille et du jus pour rivaliser. Ils décidèrent de hausser le coude et les niveaux en prenant à leur compte les tournées et les charges contre une défense girondine guillerette et relâchée, pour inscrire enfin un essai par leur flanker Dakuwaqa.

Pour le coup, le coaching du bourru, là je parle d’Urios, n’a pas été des meilleurs. Quand on sort le patron de derrière le comptoir, il ne faut pas s’étonner que le visiteur se serve par lui-même. Et ce fut au tour de Bouthier de se lécher du jeu des siens pour se défaire de la défense locale et avaler les espaces jusqu’à l’en-but, privant alors Bordeaux du bonus.

Le dernier quart d’heure tournera à l’avantage des Montpelliérains profitant d’un jeu sur une jambe des Girondins, en infériorité numérique à cause d’une indiscipline exacerbée par la soif des visiteurs de chiner une occasion d’égaliser, dans une foire d'empoigne, quitte à manger des châtaignes dans les regroupements.

Mais Garbisi se contentera d’un dernier coup offert pour repartir avec un bonus défensif, un moindre mal pour tout le mal que les siens se sont donné.

Ce nouveau cru bordelais est, certes, festif et prometteur pour être bonifié en fin de saison, mais il ne faudrait pas que la dépendance avec son prodige Jalibert ne gâche à chaque fois la fête dès qu’il n’est plus sur le terrain.

En attendant, le dauphin bordelais peut se préparer à la fête... des Chartrons.

 

Les autres matches en bref…

Toulouse (1) – Pau (7)                         38 – 10

Faux suspense

Menés à la pause par des Palois sans complexe (0-7), après l’essai de Debaes, les champions de France ont remis les pendules à l’heure en seconde période, sans partage, en écrasant leur adversaire (38-3).

Médard, Jelonch, pour un doublé, Arnold et Baille, cinq essais, un bonus et une sixième victoire placent Toulouse plus que jamais en leader incontestable et en grand favori à sa propre succession.

Biarritz (14) – Lyon (3)                         5 – 40

Le Lou avait les crocs et… Couilloud

Fallait avoir des couilles pour venir humilier les Basques à Aguiléra, alors que les Toulousains, la semaine passée, s'y étaient cassé les dents une mi-temps, avant de repartir avec une courte victoire.

Mais les Lyonnais avait un mec plus Couilloud que les autres, leur demi de mêlée, auteur d’un triplé, et d’une partie exceptionnelle. Sobela, Berdeu et Regard complèteront ce festival offensif face auquel les Biarrots n’ont su répondre qu’une fois, par Renaud, ta ta tain ! … quand même au pied, Herron défaillait.

Biarritz sombre au fond du classement quand Lyon se replace dans le trio de tête.  

Racing 92 (4) – Perpignan (12)            17 – 14

Deux partout en deux temps

Les Racingmen ont peiné pour l’emporter chez eux dans une partie qui a mis du temps à se décanter (0-0 à la pause) et face à des Catalans bien présents qui ont su répondre en défense et marquer en fin de partie.

Tout s’est joué en seconde période, donc, avec un 17-0 des Franciliens, après les essais de Diallo et Gibert, suivi d’un 14-0 des visiteurs, après ceux de Rodor et Velarte.

Curieux scénario et bien triste équipe du Racing, avec ses stars en dedans, pour une petite victoire quand l’USAP repart avec un précieux et mérité bonus défensif.

Toulon (9) – Brive (5)                           13 – 9

Merci Belleau !

Toulon et le Racing, même combat, ou plutôt même tristesse, je devrais dire, à ne pas réussir à imposer son jeu dans un match plein à domicile.

Heureusement, Belleau a su marquer les points quand il fallait, auteur du seul essai du match. Et comme la rencontre précédente, les équipes ont scoré chacune leur tour, les Coujoux ayant rejoint les Varois après un 13-0, par les pieds de Laranjeira et Hervé, pas plus brillants.

Triste rugby et bonne affaire pour Brive qui repart avec un point de bonus défensif.

La Rochelle (10) – Castres (6)                29 – 10

Tout est passé par le Popelin marin

L’ouvreur, venu de Vannes, a conduit les Maritimes vers un nouveau succès en faisant le plein de points dans un 100% au pied, alors que les Castrais durcissaient le jeu, comme à leur habitude, pour voir si leurs hôtes allaient sortir de leurs gonds. Mal leur en a pris !

19-3 à la pause, après l’essai de Bourgarit. Même si le second acte a été plus équilibré, avec un essai de part et d’autre (Alldritt puis Combezou), les locaux avaient déjà assuré l’essentiel, maintenant l’écart jusqu’au bout.

La Rochelle relève la tête dans le mou du classement tandis que le CO reste in extrémis dans le TOP 6.

Stade Français (13) – Clermont (11)      22 – 14

Waisea sauve Paris

Avec beaucoup de rythme et d'envie, les Parisiens ont d'abord mis les Clermontois sur le reculoir, sans pour autant briller, sauf sur deux éclats, signés Waisea. Un par mi-temps.

En réponse, les Jaunards ont fait du jaunardisme, c'est à dire, d'abord foirer leur conquête (touche et mêlée) pour s'épargner des munitions et, ensuite, se contenter du pied de Hanrahan quand ça voulait bien passer. Pourtant, croyez-moi (j'y étais), il y avait la place pour renverser ce match et repartir avec la victoire.

Des occasions comme celle de première main qui a accouché de l'essai de Raka. Mais les Clermontois ont été incapables de finir le travail, notamment avant la pause et jusqu'à ce contre de Lavanini, en seconde période, empêtré pour ramasser un ballon avec ses deux mains gauches.

Paris sauve sa peau et laisse sa lanterne rose aux Biarrots, dans le peloton des cinq équipes avec quatre défaites dont fait aussi partie Clermont. Qu'il paraît loin le temps où on pouvait compter sur Agen.

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après ce week-end)

Tous les résultats officiels du week-end >> 

  

La semaine prochaine…

Toulouse dans la gueule du Lou...

Pour la septième journée du TOP 14, à quinze jours de la tournée d’automne des Bleus qui verra les internationaux déserter les stades de France pour un seul et unique, les Lyonnais tenteront de créer la sensation en infligeant la première défaite au champion de France, quand les Catalans joueront déjà leur survie face à un concurrent direct au maintien. D’autres grosses écuries, comme Montpellier et Toulon, tenteront d’exister enfin face à leurs alter-égos, respectivement, Clermont et le Racing, pas au mieux.

Une journée avec de belles affiches, à ne pas rater donc.

Au programme* du TOP 14, dès le samedi 16 octobre :

         Brive – La Rochelle, à 15h                    

         Castres – Biarritz, à 15h

         Pau – Bordeaux, à 15h                    

         Perpignan – Stade Français, à 15h

         Montpellier – Clermont, à 17h       

         Toulon – Racing 92, à 21h05       

Puis dimanche 17 octobre :

         Lyon – Toulouse, à 21h05             

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

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03 octobre 2021

Les brèves d'Ovalie - Edition n°446

Et par Saint Antoine, vive le Stade !

TOP 14... 5è journée                                Biarritz – Toulouse       11 – 17

Antoine Dupont, dieu vivant

Quand entra le messie toulousain...

Si Antoine Dupont n’est pas né dans la Haute-Égypte, comme Antoine le Grand, Saint Patron de la Légion étrangère, mais dans les Hautes-Pyrénées, il n’inspire pas moins les confréries de rugby à XV que celles fidèles à l’esprit d’ascète du père des moines.

Car Antoine Dupont n’en est pas moins un grand solitaire, exemple de simplicité et d’humilité, au service du jeu tout puissant, distribuant la bonne parole par des passes parfaites vers ses disciples qui le suivent partout pour qu'il leur ouvre la voie vers l’en-but suprême.

Comme le Grand, le petit Antoine a quitté le Castres Olympique à vingt ans pour se consacrer entièrement au dieu du Stade toulousain, donnant tout ce qu’il avait sur le terrain pour ces pauvres fidèles en tribunes qui n’avaient pas mangé un titre depuis dix ans.

Depuis, chaque ballon qu’il touche est un miracle qui transforme la passe en essai, un match brouillon en actions extraordinaires. Comme samedi après-midi, à Aguilera.

À la 52ème minute, quand Antoine est entré sur le terrain, le public basque ne s’y est pas trompé, il l’a acclamé comme s’il était le messie, celui du ballon ovale, envié par la planète entière, et qui allait transformer la pelouse en terre des merveilles.

Après une première mi-temps cadenassée et brouillonne où les locaux avaient montré beaucoup d’envie quand les visiteurs s’étaient contentés de la brimer pour mener petitement 3-0, Herron était parvenu à égaliser au retour des vestiaires, puis à passer devant par un drop parfaitement ajusté derrière ses avants conquérants.

Quand le jeune prodige fit basculer la partie en deux minutes.

Derrière une mêlée puissante, l’international toulousain enclencha une course magistrale qui affola la défense biarrote, le temps de croiser parfaitement sa passe dans la course de Nanai-Williams qui héritait d’un bonheur de ballon d’essai.

Deux minutes plus tard, derrière un ruck, l’échappée du génie français bluffa les défenseurs locaux qui s’attendaient à la passe pour un débordement sur l’aile, alors que le demi-de-mêlée s’engouffra dans l’espace pour filer dans l’en-but de ses propres ailes.

6-17, le match était plié, même s’il restait encore vingt bonnes minutes que les champions de France sauront gérer à quatorze, mais haut la main d'un autre esthète du ballon ovale, fraichement entré, Romain N'Tamack, compère fidèle du jeune prodige à la charnière d'un jeu fermé à double tour.

C’était comme si public et joueurs locaux étaient envoûtés, rien ne pouvait empêcher une nouvelle victoire des disciples du saint homme, la cinquième en cinq apparitions. Même l’essai de Martin, dans les cinq dernières minutes, ne suffira pas à décrocher un point de bonus défensif qui n’aurait pas été démérité.

Déjà, la semaine dernière face à Clermont, Antoine avait fait basculer la rencontre en solitaire. S’il fait peu de doutes que cet homme-là mènera le Stade Toulousain vers un nouveau sacre, il ne nous reste plus qu’à prier qu’en 2023, il mènera le XV de France vers sa première étoile.

Que par Saint Antoine, le titre suprême de champion soit légion !

 

Les autres matches en bref…

Lyon (7) – Bordeaux (2)                      15 – 20

Et Jalibert, pour faire la paire

On parle de Dupont, meilleur joueur du monde, mais que dire de Jalibert dont les fulgurances et les inspirations font les beaux jours et les bonnes affaires de l’UBB, comme ce déplacement à Gerland, l’antre lyonnais.

L’association de ces deux génies en équipe de France ne fait plus l’ombre d’un doute si ce n’est que le premier brille par son humilité quand le second pêche parfois par ses excès de zèle qui desservent l’équipe.

Une première période presque parfaite donc, le score (6-13) aurait pu être plus lourd pour les visiteurs, après cette inspiration de l’ouvreur international qui s’offrait tout seul le premier essai girondin. Le second acte sera plus haché jusqu'à ce que l’enfant prodige nous gratifie d’une nouvelle inspiration qui amènera l'essai de Buros.

Mais l’exploit de la défense bordelaise c’est bien d’avoir su déjouer les velléités offensives des Lyonnais jusqu’à la dernière minute. De quoi satisfaire pleinement le manager Urios qui n’a pas manqué de faire la fine bouche en conférence de presse, affirmant que son équipe était « toujours à la recherche de son match plein ».

Côté lyonnais, pas d’essai mais un point de bonus défensif précieux.

Brive (3) – Stade Français (14)           19 – 12

Paris toujours mal barré

À Amédée-Domenech qui fêtait son centenaire, les Parisiens se sont réveillés bien tard, alors que les locaux étaient déjà à la fête avec un essai de Jurand dès la 2ème minute.

Deux pénalités plus loin et un 13-0, les Stadistes de la capitale ont commencé à jouer et à répondre par le pied de Barré pour revenir à 13-6 à la pause.

Dans un second acte fermé, les Coujoux ont assuré leur victoire par le jeu au pied d’Hervé, aussi habile face au perche que Laranjeira. Barré n’a pas su faire mieux qu’en première mi-temps, deux pénalités pour masquer son incapcité à animer une attaque parisienne sans jus.

Navrant, le XV de la capitale reste à la dernière place.

Castres (4) – Toulon (11)                        27 – 16

Rugby à treize

Les Toulonnais sont complètement passés à côté de leur match à Pierre-Fabre, indisciplinés et deux fois réduits à treize. Les coéquipiers de Kockott n’en demandaient pas tant pour signer leur troisième victoire.

Si, en première période, le premier essai de Hounkpatin ne laissait pas loin derrière les Varois à la pause (13-9), par contre, le second, au retour des vestiaires, après le carton de Belleau qui s’ajoutait à celui de Nakarawa, compliquait grandement la tâche pour rester dans la partie (20-9).

Il faudra attendre l’heure de jeu et l’essai de Luc pour que Toulon retrouve l’espoir (20-16) avant que deux nouveaux cartons jaunes ne plient définitivement le match avec un essai de pénalité logiquement accordé au CO, en large supériorité numérique.

Décidément, Toulon n’y arrive pas. Vivement l’arrivée (Kolbe) ou le retour (Serin) de ses pépites.

Perpignan (10) – Pau (5)                        14 – 29

La désillusion des sang et or

Après un carton rouge dès la 27ème minute contre Tuimaba et une première période fermée où Hastoy s'est contenté de répondre au pied à Jaminet (9-9), les Palois, en infériorité numérique, ont rectifié le tir dès le retour des vestiaires, profitant de l’indiscipline locale pour inscrire trois essais, autant que de cartons jaunes reçus par les Catalans.

Le Bail, Vatubua puis Hastoy creusaient l’écart, enfonçant l’USAP qui sauvait néanmoins l’honneur en fin de match avec l’essai de son troisième-ligne suppléant Pelepele Lemalu.

Une défaite à domicile qui pourrait peser lourd dans la lutte au maintien, face à un potentiel concurrent direct. Tandis que Pau s’offre le luxe d’intégrer le TOP 6.

Montpellier (8) – La Rochelle (13)         21 – 11

100% Garbisi

Les Montpelliérains ont décroché une précieuse victoire face à l’armada rochelaise qui n’avait pas fait l’impasse en alignant presque son équipe-type, donc offensive.

Mais que le match fut décevant offensivement quand seul le pied de Garbisi aura scoré du côté du MHR et quand il aura fallu attendre les dernières minutes pour voir le seul essai de la partie, signé Favre pour les Maritimes.

Deux équipes peu convaincantes, mais dont le quatrième revers en cinq matches place La Rochelle en zone rouge.

Clermont (9) – Racing 92 (6)               26 – 17

A la reconquête du Michelin

Pour Clermont, c'était l'heure du rachat, d'un double rachat même. Celui de la victoire au Michelin contre le Racing et celui de sa conquête, laborieuse, en mêlée et en touche, la saison dernière.

Et ce dimanche soir, les Jaunards ont subi durant une heure la loi des Franciliens et les déchets de leur conquête. Pénalisés en mêlée, des touches perdues dont une offrait un premier essai à Kolingar, les mettant en péril à la pause (6-10). Au retour des vestiaires, c'est une touche du Racing, exemplaire, qui envoyait Le Garrec à dame et les Auvergnats à leur chères études, s'accrochant au pied de Lopez pour ne pas sombrer (12-17).

Et puis, il y a eu ces vingt dernières minutes, ce sursaut venu du banc clermontois, cette action interminable conclue par l'essai de Raka en coin, impulsée par un Moala explosif, qui donnait enfin de l'air au locaux et de la voix au Michelin. La mêlée se renforçait, les touches se rassuraient, les mauls avançaient et le pack adverse fautait, offrant les points de la victoire à Lopez.

Que ce fut laborieux mais que la récompense est belle pour ces jaunards qui cherchaient un match référence. Ils auront eu un beau gros dernier quart d'heure laissant les Racingmen repartir amèrement à vide, malgré une domination d'une heure.

C'est pas juste mais c'est ça qu'c'est bon ! 

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après ce week-end)

Tous les résultats officiels du week-end >> 

 

6ème journée du tournoi du Four Nations…

Afrique du Sud  (3) – Nouvelle-Zélande (1)   31 – 29

Argentine (4) – Australie  (2)                         17 – 32

Sur le fil… mais pas du rasoir

Les Springboks ont conclu cette dernière journée du Four Nations par une victoire arrachée dans les dernières minutes, au bout du suspense, après cinq essais (2 contre 3) et un chassé-croisé final entre buteurs dont Jantjies aura le dernier mot sur Barrett.

Cela n’aura pour conséquence que de mettre fin à la série de victoires des Néo-Zélandais, déjà sacrés avant le match, quand les Wallabies disposaient sans forcer des Pumas pour conserver leur deuxième place laissant aux Argentins une humiliante cuiller de bois, avec un zéro pointé.

 

La semaine prochaine…

Pau, Castres et Bordeaux courent après Toulouse

Le Sud-Ouest peut s’enorgueillir de voir les fleurons de son rugby faire la course en tête, masquant le mauvais départ des Maritimes, embourbés dans les profondeurs du classement.

Mais les Rochelais comptent bien stopper l’élan des Castrais, à Marcel-Deflandre, comme les Toulousains celui des Palois, à Ernest-Wallon.

Cette sixième journée devrait voir poindre de nouveaux concurrents dans le rétroviseur des champions de France. Quant au choc du dimanche soir, la crise guette le perdant !

Au programme* du TOP 14, dès le samedi 9 octobre :

         Biarritz – Lyon, à 15h                    

         Bordeaux – Montpellier, à 15h

         La Rochelle – Castres, à 15h                    

         Racing 92 – Perpignan, à 15h

         Toulouse – Pau, à 17h       

         Toulon – Brive, à 21h05       

Puis dimanche 10 octobre :

         Stade Français – Clermont, à 21h05             

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du TOP 16 féminin

Toujours pas de suivi médiatique, toujours pas de commentaire...

Retrouvez les résultats et le calendrier sur >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

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26 septembre 2021

Les brèves d'Ovalie - Edition n°445

Brève d'écrit vain...

TOP 14... 4è journée         

Ernest-Wallon, après la bataille

Rien vu !

Et pour cause, le chroniqueur écrivain était en tournée promotionnelle de son dernier roman tout le week-end. Samedi à Issoire, Puy-de-Dôme, dimanche à Prades, Haute-Loire.

Alors, il a eu beau essayer de se concentrer, ce dimanche soir, en observant les résultats, tard, il n'a vu que son lit et des moutons à compter comme un troupeau d’essais rochelais qui lui tombait dessus... et dont il savait à l’avance qu'il n'arriverait pas au bout du compte.

Alors, voici les résultats, sans un mot, sans un bruit...

Pas même un "Wouah ! avec O'Connor les Jaunards ne sont pas morts." Moi si.

Bonne nuit !

 

Bordeaux (4) – Brive (5)                        29 – 10           (3 essais à 1)

La Rochelle (12) – Biarritz (11)              59 – 17           (9 essais à 2)

Stade Français (14) – Castres (6)         34 – 10          (3 essais à 1)

Pau (7) – Montpellier (10)                    23 – 22          (2 essais à 4)

Racing 92 (2) – Lyon (3)                      24 – 20           (3 essais à 2)

Perpignan (8) – Toulon (9)                  12 – 9            (pas d’essai)

Toulouse (1) – Clermont (13)               27 – 15           (3 essais à 2)

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après ce week-end)

Tous les résultats officiels du week-end >> 

 

5ème journée du tournoi du Four Nations…

Nouvelle-Zélande  (1) – Afrique du Sud (3)   19 – 17

Australie (2) – Argentine  (4)                         27 – 8

Les All Blacks sont déjà sacrés champions, c'est tout ce que je peux dire.

 

La semaine prochaine…

On prend les mêmes et on recommence…

Mais promis, cette fois, je ne ferai pas l’impasse !

Au programme* de la 5ème journée du TOP 14, dès le samedi 2 octobre :

         Brive – Stade Français, à 15h                    

         Lyon – Bordeaux, à 15h

         Montpellier – La Rochelle, à 15h                    

         Perpignan – Pau, à 15h

         Biarritz – Toulouse, à 17h       

         Castres – Toulon, à 21h05       

Puis dimanche 3 octobre :

         Clermont – Racing 92, à 21h05             

 

Au programme* de la 6ème et dernière journée du Four Nations, samedi 2 octobre :

         Argentine – Australie, à 9h05                    

         Afrique du Sud – Nouvelle-Zélande, à 12h05

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du TOP 16 féminin

Toujours pas de suivi médiatique, toujours pas de commentaire...

Retrouvez les résultats et le calendrier sur >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

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