L E S B R E V E S D O V A L I E . C O M - l'Hebdo du Rugby par Antonio -

21 août 2016

Les brèves d'Ovalie - Edition n°227

C'est le Brésil pour mille balles !

TOP 14... 1ère journée                          Stade Français – Grenoble    54 – 20

SF Grenoble 2016

Paris nous revient en forme... OLYMPIQUE !

Alors qu’à Rio les Jeux distribuaient ce week-end leurs dernières médailles, en France, le TOP 14 nous a livré son premier podium.

Et c’est l’équipe parisienne qui a décroché samedi soir, à Jean Bouin, la première place. Avec un premier score record et un bonus offensif en or.

En individuel, Jules Plisson (dont c’était samedi l’anniversaire) a été aussi précieux dans la discipline du tir au pied (enquillant 29 points du haut de ses tout justes 25 ans), alors que les Grenoblois, eux, brillaient dans l’indiscipline de leur gymnastique au sol et en mêlée.

Très vite les Stadistes Français ont mis les voiles après un départ assuré en première période, avec un essai de Williams auquel répondra une première fois l’arrière grenoblois, Gio Aplon, en début de deuxième.

Dominant le match de bout en bout, les locaux ont été à la lutte dans les dix dernières minutes... Mais pour décrocher le bonus offensif qu’ils ont effleuré avant que les Isérois ne se fassent un plaisir d’annuler, non avec un certain même à plomb de l'arrière sud-africain.

Trois essais pourtant coup sur coup, par Bonfils, Daguin puis Pyle en moins de cinq minutes...

Comme trois coups d’épée dans l’eau !

Mais les Parisiens ont su faire « Bolt » face par un dernier cent mètres de Waisea qui a déboulé tel un « septiste » revenu de Rio en passant par la Jamaïque pour inscrire le cinquième essai, en bonus.

Un premier saut d’obstacle réussi et une victoire de haut vol qui efface le plongeon dans le bassin des relégables de la saison dernière. Enfin Paris sort la tête de l'eau ! 

Le médaillé de bois de 2015 met d'entrée la barre haute à ses adversaires, déjà en course-poursuite sur la piste de la phase régulière. Pas tous avec le même brio…

Chez certains, les jeux paralympiques avaient déjà commencé. 

 

En bref...

Bordeaux (4) – Racing 92 (11)                  15 – 9

Un bon coup de pied… au cul !

Le nouveau champion nous a emmerdé grave samedi soir au stade Chaban-Delmas. Incapable de trouver une solution pour passer la défense girondine, assurant ses arrières avec quelques fautes, histoire de laisser quelques points à l’adversaire.

Madigan, la star internationale irlandaise, n’a pas manqué l’occasion de montrer qu’elle valait bien Carter qui lui a répondu à sa manière, en trois petits coups de pied bien placés, quand l’ouvreur néo-bordelais, lui, en passait cinq.

On se serait cru à Rio, en discipline de tir à la carabine ou à l’arc… mais à quinze. Grotesque !

Un quasi sans faute pour les buteurs qui me laisse coi. Parce qu’il n’y a pas eu qu’entre les perches que des coups de pied se sont perdus samedi, je vous le dis moi. Match fermé... pourri !

Attention, Racingmen, il y a un champion de France qui ne s’est pas remis de son titre la saison dernière. Pour avertissement !

 

Toulouse (3) – Montpellier (12)                  20 – 12

Quand Fritz… les moustaches !

Toulouse n’a pas pris l’eau face à l’armada montpelliéraine, comme on aurait pu le penser.

Mieux, les Stadistes ont parfaitement défendu et su contourner le mur adverse, notamment par un excellent Florian Fritz qui s’est promené pour offrir le deuxième essai toulousain, celui de la victoire.

Décevants Montpelliérains, en rodage sans doute, qui devraient montrer un autre visage face à un autre ogre, jaune et bleu, en superbe forme.

 

La Rochelle (6) – Clermont (6)                  30 – 30

Le match parfait.

Samedi au stade Marcel-Deflandre nous avons assisté sans conteste au plus beau match de cette journée... Un match parfait, quoi.

Du beau jeu, des sourires, des essais et pas de perdant à l’arrivée.

Parfait pour Broke James surtout qui aura pu savourer sa première à La Rochelle face à ses anciens coéquipiers, sans froisser personne, offrant à ses nouveaux siens le match nul en fin de match.

Trois essais partout, un stade plein… du rugby comme je l’aime.

 

Lyon (8) – Brive (8)                                  15 – 15

Réveil !

« Ah ? C’est aujourd’hui la première journée ? Mince, attend... je ne suis pas prêt ! »

Non seulement les Lyonnais avaient oublié de se réveiller samedi, mais ils avaient surtout l’impression de se découvrir.

« T’es qui toi ? … Ah c’est toi, Michalak ? … Enchanté, moi c’est Armitage. Ah mais oui, t’étais à Toulon aussi. Comme Bruni, Wulf et Menini… Je n't’ai pas vu t’étais… oh, excuse-moi, j’ai une balle qui m’arrive ! »

Du déchet et peu d’automatisme, voilà comment résumer le jeu du nouveau promu, champion de PRO D2, avec ses nouvelles recrues quand les Brivistes on fait du jeu… corrézien, je veux dire. C’est à dire, je défends, je presse à la faute et je laisse botter Germain.

Deux point de perdu pour le LOU qui pourrait s’en mordre les doigts à la fin.

 

Castres (2) – Pau (13)                           28 – 11

Comme un air de finale...

Le CO a décidé de montrer dès la première journée qu’il avait de la graine de champion.

Encaissant un essai d’entrée et voyant son demi de mêlée, Rory Kockott, expulsé (carton rouge pour avoir écraser une cheville adverse), les Castrais ont bien cru qu’ils allaient y laisser leur peau.

Comme les Racingmen à Barcelone. De quoi les rebooster et remonter la pente d’un match renversant.

Tulou, juste avant la pause, remet les siens dans le sens de la marche, et tel Diniz terminant sa course aux Jeux Olympiques titubant, le CO franchit la ligne d’arrivée avec une victoire et trois essais contre un.

Presque un regret pour Urios de n’en avoir pas mis un quatrième... en bonus. Faut pas exagérer non plus !

 

Bayonne (5) – Toulon (10)                  28 – 23

Un retour en beauté !

Dimanche en clôture de cette première journée, l'Aviron Bayonnais a ému tout un stade pour son retour dans l'élite.

Dans les tribunes de Jean Dauger, d'abord, avec une Pena Baiona à couper le souffle, mais pas les jambes des Toulonnais qui sont entrés les premiers dans le match avec un premier essai d'Ollivon, l'ancien troisième ligne de la maison. Un comble !

Sur le terrain ensuite, car les Basques ont eu de la ressource et du coeur pour revenir très rapidement dans la partie, grâce à un essai d'Arganese qui leur permet d'égaliser à la pause.

En seconde période, les Toulonnais vont se faire pénaliser et surprendre, en infériorité numérique, à deux reprises (Arganese pour le doublé et Moribot) laissant les locaux mener la rencontre jusqu'à dix minutes du terme. Quand Taofifenua inscrit le second essai varois, la tension est à son comble dans les dernières minutes.

Mais les Bayonnais ont tenu bon et entrent dans le TOP 14 de la plus belle des manières. Avec une belle victoire. Bravo !

 

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

Points de nouveauté dans le règlement...

Source: Midi Olympique – "Aucune évolution majeure n’a été décrétée pour cette saison.

En revanche, tout est mis en œuvre, sur le papier, pour permettre au jeu de gagner en fluidité et aux attaques d’être favorisées.

  • La principale nouveauté concerne les ballons portés, où la règle va de nouveau être appliquée de manière stricte, avec interdiction faite au porteur du ballon de « reculer » dans la structure. On devrait ainsi revenir à la structuration classique du maul, où le ballon devra circuler de mains en mains pour être sécurisé, ce qui nécessitera forcément un temps d’adaptation, à peine compensé par l’interdiction ferme faite aux défenseurs d’agir sur les lifteurs avant la retombée du sauteur.
  • Par ailleurs, les mêlées ne pourront plus être refaites, le recours aux coups-francs étant encouragé.
  • Enfin, dans les rucks, l’intransigeance sera de mise avec les joueurs gênant la libération du ballon."

  

Le IV Nations en bref...

Australie – Nouvelle-Zélande                  8 – 42

Fin du suspense !

Le Four-Nations, ou plus exactement le Rugby Championship, entamait ce samedi sa 5ème édition sur les terres du tenant du titre qui recevait le champion du monde, celui-là même qui l’avait privé du trophée Webb Ellis en finale. Rien que ça !

Ce premier acte entre les deux favoris du tournoi avait de quoi nous tenir en haleine, au moins jusqu’au match retour. Il n’en a rien été.

Les All-Blacks n’ont fait qu’une bouchée de leur hôte, impressionnants dès le haka. Une version « Kapa O Pango » qui présageait de la suite :

« Nous sommes champions du monde et vous allez vivre l’enfer ! »

Le ton était donné. Et dès les cinq premières minutes de jeu les champions du monde ont entonné leur récital avec un premier essai du trois-quarts centre Crotty.

Les Australiens qui sortaient déjà de trois défaites cinglantes chez eux lors de la tournée des Anglais en juin, ont bu le calice jusqu’à la lie en une mi-temps, en perdant Giteau cinq minutes plus tard et en encaissant trois autres essais qui scellaient déjà le match, si ce n’est l’issue de ce tournoi.

Barret, Kaino et Naholo seront copiés en seconde période par Coles et Julian Savea, juste après son entrée en jeu.

Si le sélectionneur vice-champion du monde (Cheika) avait cru bon rappeler en renfort les nordistes qui jouent en France (à savoir Genia, Giteau, Ashley-Cooper et Mitchell), les All-Blacks semblaient avoir fait le deuil des fantastiques artisans du dernier Mondial (à savoir McCaw, Carter, Nonu et Conrad Smith), en retraite dans les stations balnéaires françaises du rugby à XV (pour les 3 derniers tout du moins).

Un départ tonitruant des champions planétaires qu’on voit difficilement battables par les deux autres protagonistes du tournoi.

 

Afrique du Sud – Argentine                30 – 23

Un exploit qui file entre les doigts...

Les Pumas sont passés par tous les états, au score, jusqu’à céder à l’ultime minute.

Qu’il a été dur à encaisser ce dernier essai de Whiteley, alors que les Argentins tenaient le match nul à défaut de victoire, huit minutes plus tôt.

Car ils menaient avant que les Springboks n’égalisent par Goosen à la 71ème minute.

Quel gâchis !

Orlando en première (25ème) puis Cordero en deuxième (67ème) avaient pourtant trouvé la faille dans la défense intraitable sud-africaine. Seulement les locaux ont toujours eu la ressource pour revenir et même passer devant.

Les Pumas pourront nourrir quelques regrets, même s’ils n’ont pas à rougir de leur prestation.

Cela promet de belles confrontations à venir pour finir derrière les invincibles All-Blacks.

 

Petit mot sur le 7 aux J.O

Sans surprise !

Nos Bleus, femmes et hommes confondus, n’ont pas créé la surprise attendue et qui leur tendait pourtant les bras à chacun leur tour dans le tournoi.

Les filles d’abord, logiquement en quart de finale, face à une rude équipe canadienne n’ont pas su saisir l’occasion d’accéder au dernier carré et se sont faites prendre sur la vitesse et l’émotion.

Bien dommage quand on sait que le match pour la 3ème place a été remporté par ces Canucks face aux Anglaises, on aurait presque voulu croire à cette médaille de bronze. Les Australiennes empochant logiquement l’or devant les Néo-Zélandaises.

Mais à bien y réfléchir, et au vu du jeu proposé, les Françaises étaient à leur place au 6ème rang après avoir perdu face à d’autres coriaces américaines bien plus pragmatiques et efficaces. Aucuns regrets donc.

Idem pour les gars, pourtant idéalement qualifiés en quarts de finale face au Japon. Un match qui leur échappe totalement, trop figés et pas assez rapides pour espérer quelque médaille.

La logique a été respectée, les Bleus terminant à la 7ème place après avoir battu une deuxième fois l’Australie, seule performance notable.

Pour le reste, les Fidjis, champions incontestables devant les Britanniques, et les Sud-Africains, impressionnants médaillés de bronze (corrigeant les Français en poule et ratant le coche en demie face aux Anglais), étaient bien au dessus du lot, avec les All-Blacks qui sont passés à côté de leurs matches de poule et ont livré un beau final dont ce quart mémorable face aux Fidji.

Les Bleus auraient pu mieux faire donc, mais finalement sont restés sagement à leur place, à l’image de Virimi Vakatawa complètement transparent quand le capitaine Terry Bouhraoua tenait l’équipe à lui seul... à bout de bras et d’essais.

Il y a du travail encore pour faire parti des grandes et des grands. Mais que de chemin parcouru en une année !

 

La semaine prochaine…

On prend les mêmes et on recommence pour une 2ème journée...

Au programme du TOP14 à partir de samedi 27 août :

  • Pau – Toulon, à 14h45 (C+) : profiter des imperfections,
  • Grenoble – La Rochelle, à 18h30 (r+) : tout à prouver,
  • Racing 92 – Lyon, à 18h30 (r+) : duel de champions,
  • Bayonne – Castres, à 18h30 (r+) : rentrer dedans,
  • Brive – Stade Français, à 18h30 (r+) : retour sur terre,
  • Toulouse – Bordeaux, à 20h45 (C+) : prendre les devants.

Puis dimanche 28 août :

  • Montpellier – Clermont, à 16h15 (C+) : le choc des titans.

 

Au programme du IV Nations, samedi 27 août :

  • Nouvelle-Zélande  - Australie, 9h35 : le retour des champions,
  • Argentine - Afrique du Sud, 21h40 : pour conclure cette fois.

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02 août 2016

TOP 7 : le jeu de pronos du TOP 14 !

La nouvelle saison 2016-2017 est ouverte !

Copyright © 2014

 

TOP7

TOP 7, c'est LE JEU de pronos du TOP 14... 

mais c'est d'abord

un jeu d'équipe entre potes !

 

 

Le jeu est ouvert à tous sur www.topseven.fr !

  

Le but du jeu  

  • Remporter le TOP 14 en sélectionnant à chaque journée la bonne équipe !
    Celle qui vous fera empocher le maximum de points.

 

Les règles

  • Le jeu se compose de 7 joueurs obligatoirement.   (autant que de rencontres dans une journée de championnat) 
  • A chaque journée, chacun choisit* une équipe dans un des matchs qui lui sont proposés et empochera le nombre de points obtenus par celle-ci à l'issue de ce match.
  • Le classement des 7 joueurs (du moins bien au mieux classé) permet de définir l'ordre des sélections des matchs de la journée suivante.

En cas d'égalité, le nombre de matchs gagnés puis de victoires à l'extérieurd'équipes utilisées et de matchs nuls
ainsi que le goal-average serviront à départager (dans cet ordre) !
(L'ordre d'inscription** du joueur dans son équipe interviendra en dernier recours, comme lors de la première journée)

  • A l'issue de la saison régulière, les 6 premiers du classement participeront à la phase finale en s'affrontant 2 à 2 selon leurs rangs et le même principe qu'en TOP14 (des barrages jusqu'à la finale), mais où seul ici le mieux classé aura le privilège de choisir son équipe.
  • Soit, en 3 étapes : 
  1. Pour les barrages : Les joueurs classés 3ème et 4ème à la fin de la saison régulière auront le privilège de choisir leurs équipes dans les matchs correspondant à leurs rangs quand leurs adversaires classés respectivement 6ème et 5ème devront miser par défaut sur les équipes restantes.
    -> Les deux joueurs avec les équipes gagnantes se qualifieront pour les demi-finales.
  2. Pour les 1/2 finales : Les joueurs classés 1er et 2ème à la fin de la saison régulière auront le privilège de choisir leurs équipes dans les demies correspondant à leurs rangs quand leurs adversaires issus des barrages précédents (respectivement vainqueurs 4è/5è puis 3è/6è) devront miser par défaut sur les équipes restantes.
    -> Les deux joueurs avec les équipes gagnantes se qualifieront pour la finale.
  3. Pour la finale : Parmi les deux joueurs qualifiés, le mieux classé à la fin de la saison régulière aura le privilège de choisir son équipe quand son adversaire moins bien classé devra miser par défaut sur l'équipe restante.
    -> Le joueur avec l'équipe gagnante remportera le championnat.

 

 (*) Chacun devra attendre, 

  • soit que tous ses prédécesseurs aient fait leurs choix
  • soit que la date/heure indiquée en face de son nom arrive à échéance, 

 Auquel second cas, les privilégiés retardataires feront leurs choix avec ce qu’il restera, et ce jusqu’au jeudi soir.

   
 (**) A noter que la date de validation d'inscription du capitaine est enregistrée avec un handicap de 24 heures.

 

Vous voulez jouer ? ... Alors créez dès maintenant votre équipe sur TOPSEVEN.FR ! 

      

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29 juin 2016

Champions Cup - Saison 2016-2017

On tire et on sort !

Ce mercredi 29 juin le tirage au sort des poules de la Champions Cup a livré son verdict :

CCup 2016-2017 tirage

Le Racing et Toulon seront en phases finales d'entrée !

Montpellier et Castres ne vont pas avoir la vie plus facile, c'est clair !

Clermont ne sera pas dépaysé par rapport à l'année dernière, hormis l'Ulster.

Avec Bordeaux dans leur groupe, les Auvergnats sont prévenus, cette fois.

Toulouse récolte toujours une poule facile pour mieux se mettre en difficultés...

 

Du côté de la Challenge Cup, ça promet aussi, voyez par vous-même :

ChCup 2016-2017 tirage

Compliqué donc pour Paris, Pau, Grenoble, Bayonne et Lyon.

Par contre La Rochelle et Brive devraient tirer plus aisément leur épingle du jeu.

Plus d'infos ici >>

 

Cette année les finales auront lieu en Ecosse, les 12 et 13 mai 2017
dans le stade mythique de Murrayfield à Edimbourg.

 

 

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27 juin 2016

Les brèves d'Ovalie - Edition n°226

Champion sans en rougir !

TOP 14... Finale                                      Toulon – Racing 92          21 – 29

Toulon Racing finale 2016

Un Racing au TOP… à 14 !

Qui l’aurait cru ?

Une heure en infériorité numérique avec un ailier à la mêlée et une rage de vaincre hors du commun pour venir à bout du triple champion d’Europe.

Les Racingmen l’ont fait. Et Comment !

Vendredi soir, le Camp Nou de Barcelone, où était délocalisée exceptionnellement la finale du TOP 14 (Euro en France oblige), nous a offert un dénouement tout aussi exceptionnel avec un retournement de situation surprenant et sensationnel.

Car dès l’entrée sur la pelouse où on avait déroulé le tapis rouge aux joueurs, l’émotion était palpable dans les yeux des Racingmen sur leur 31, la veste par dessus le maillot.

Se doutaient-ils de ce qui les attendait ?

Un rouge et du noir, voilà à quoi pourrait se résumer cette finale.

Car tout s’est joué à la 17ème minute quand monsieur Raynal a décidé d’expulser définitivement Maxime Machenaud pour un plaquage cathédral sur Matt Giteau qui est retombé sur la tête.

Un rouge dramatique qui se justifie par une règle qui pourtant n’a rien de juste puisqu’il n’y a pas là d’intention de faire mal et qu'elle nous prive d’une finale équitable.

Le rugby est tombé sur la tête... des Ciel et Blanc !

Un coup dur qui va pourtant déstabiliser les Rouge et Noirs, désunis après quinze minutes de prise en main du match et du score, par Halfpenny et Gorgodze, auteur d’un premier essai sur une action en bout de ligne.

Un trou noir inexplicable de la part des Toulonnais, apathiques et statiques, pourtant en surnombre, incapables de tuer ce match qu’ils tiennent pourtant en joue en première période.

Solidaires et survoltés, les Racingmen vont résister et pousser leur adversaire à la faute, de quoi donner l’occasion à Goosen et Carter de rester dans la partie jusqu’à la pause (14-12).

En seconde période, c’est un autre scénario qui s’invite sur la pelouse espagnole, tout à l’avantage des Franciliens qui dominent les mêlées et les rucks offrant autant d’occasion à Goosen et à Carter de faire passer leur équipe devant et même de prendre le large, quand, à 14 contre 14 (Chiocci a pris un jaune), Rokocoko surgit pour inscrire l’essai de l’exploit, dans une chevauchée splendide, récidive de celle en demi-finale contre Clermont.

A l’heure de jeu, le Racing mène 26 à 14... le Camp Nou exulte en vagues ciel et blanc.

C’en est trop pour Laporte qui fait sortir coup sur coup son meneur de jeu Giteau (transparent), ainsi que d’autres stars tels Tuisova (blessé) et Halfpenny (peu en vue).

Michalak, Delon Armitage et Belan vont insuffler un vent de fraîcheur et de révolte pour ces Rouge et Noir dont la finale est en train de leur échapper. Il suffit d'une action pour que Mermoz hérite d’un bon ballon et marque entre les perches.

21-26, Toulon revient à son tour dans la partie et la ola de chants et de drapeaux devient rouge et noir.

Il reste cinq minutes. On se dit que le Racing ne va pas tenir tant il souffre en mêlée et se met à la faute.

Mais dans cette fin de match intenable, les Toulonnais gâchent une occasion de recoller à 2 points en ne prenant pas la pénalité au pied mais à la mêlée. Sauf que les stratèges du Racing refont rentrer Tameifuna pour les dernières minutes dont le poids dans le pack redonne l’avantage au ciel et blanc. Un coaching gagnant pour Travers et Labit.

D’autant que Carter a l’occasion de mettre à l’abri définitivement les siens dans les dernières secondes. Le meilleur joueur de cette finale ne manque pas l’occasion et le champion du monde devient champion de France, la même saison.

Le Racing s’offre enfin son 6ème Brennus, après 26 ans d’attente, dans un stade extraordinaire (j’y étais, photo à l’appui) où le public a répondu présent à près de 99.000 personnes.

2016-06-24 20

Une aubaine espagnole pour les Racingmen qu’ils ne sont pas prêts d’oublier !

 

 

En bref, les tests internationaux du week-end...

Argentine – France               0 – 27

Un XV de France serein !

Je ne commenterai pas la rencontre que je n’ai pas vue.

Ce qui est certain c’est que la longueur du championnat aura été bénéfique au staff de Guy Novès qui a pu se délecter du talent de certains joueurs comme le demi de mêlée Baptiste Serin qui a impressionné aux côtés de François Trinh Duc et Louis Picamoles.

Une belle satisfaction ! ... A suivre cet automne…

 

Pour les autres rencontres, les All Blacks et les Anglais semblent au dessus de la mêlée internationale en remportant tous leurs tests.

Nouvelle-Zélande – Pays de Galles              46 – 6

Australie – Angleterre                                   40 – 44

Japon – Ecosse                                               16 – 21

Afrique du sud – Irlande                               19 – 13

Canada – Italie                                              18 – 20

 

 

La semaine prochaine…

Les Brèves d’Ovalie partent en vacances…

De retour pour la reprise du TOP14, mi-août.

 

Entre temps n’oubliez pas de monter votre équipe pour jouer au TOP7, le jeu de pronostics du TOP14 !

www.topseven.fr

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20 juin 2016

Les brèves d'Ovalie - Edition n°225

Une demie folle... dans les annales !

TOP 14... Demi-finales                           Clermont – Racing 92          33 – 34

ASM maudit

Pourquoi tant de haine ?

Vendredi soir à Rennes, la première demi-finale qui a opposé le Racing 92 à Clermont est entrée au Panthéon du TOP 14 parmi les matches les plus fous de son histoire.

En effet, les Clermontois et les Franciliens nous ont offert une demi-finale époustouflante, au scénario incroyable et au suspense insoutenable après prolongations, qui n’était pas sans nous rappeler une autre demie en 2010, entre les Toulonnais et ces mêmes Clermontois.

Sauf que cette fois, c’est Clermont qui s’est fait prendre par son adversaire… "et pas que d’une demi-molle", aurait sans doute ajouté Mourad Boudjellal qui sait de quoi il parle.

C’est intense, c’est beau mais à la fin… putain ça fait mal !

Pourquoi tant d'acharnement ?

Depuis dix ans, le club auvergnat, impulsé par le stratège Cotter, magnifié par la vista de Broke James, pratique un rugby spectaculaire que toutes les ondes de l’univers et les esprits maléfiques de la terre semblent prendre un malin plaisir à contrarier en phases finales, pratiquement chaque saison, en championnat comme en Coupe d’Europe.

Une seule fois, ces esprits leur ont offert un répit, avec un premier Brennus, c’était en 2010, comme pour garder la flamme dans le cœur des Jaunards, histoire de s’amuser à souffler dessus à chaque anniversaire.

Mais que vous a donc fait l’ASM ?

Monsieur Ruiz et son assistant vidéo, ont symbolisé vendredi soir, le mauvais oeil à eux seuls, faisant pencher le sort de trois décisions cruciales, à chaque fois contre l’association sportive maudite.

Prises les unes indépendamment des autres, on pourrait se dire que cela fait partie des aléas de ce sport, qui se jouent dans les détails, et qu’à l’arrivée il ne s’agit que d’arithmétique où le perdant échoue à un petit point. Souvenez-vous, en 2013…

« Un point… C’est tout et c’est rien à la fois… Un point, c’est l’addition de ces détails, la multiplication des petites fautes, la soustraction aux décisions de l’arbitre, la division dans leurs interprétations. [lire l’article] »

RAcing Clermont 2016

Mais tout de même là !

Refuser un essai splendide pour un en-avant discutable, et en accorder un autre en fin de rencontre malgré un en-avant pas moins flagrant, couplé d’une faute d’anti-jeu sous les yeux des arbitres (de touche et vidéo), ça fait beaucoup ! ... Sans parler du premier essai casquette de Goosen (hors-jeu, pas hors-jeu ? ...) et du carton jaune un gros poil sévère (et en poils je m'y connais) contre Kolelishvili durant les prolongations.

Il y a de quoi rendre l’Auvergnat amer et suspicieux, au point que le président De Cromières lui même y voit un complot des arbitres biterrois, c’est vous dire ! (calme-toi Ricounet, tu vas réveiller ton ulcère !)

Comment en est-on arrivé là alors que cette demie avait tout pour nous laisser un souvenir impérissable ?

Parce que si à la fin les Auvergnats ont bel et bien péri de rage et d’injustice, les cent minutes qui ont précédé ont été tout simplement extraordinaires, ébouriffantes, sensationnelles, fabuleuses, je vous laisse poursuivre la liste des qualificatifs.

Alors dès cette ligne, je vais arrêter de pleurer et me réjouir enfin de ce que j’attendais depuis le début de la saison :

Un putain de vrai match de rugby comme à la Coupe du monde !

Parce que voir mes Jaunards soulever le Brennus à Barcelone après deux matches comme nous en ont offert le Racing et Toulouse la semaine passée, très peu pour moi !

Merci, merci, merci ! ... comme scanderait le sax de Cannonball Adderley sur un air entraînant de Joe Zawinul.

Merci à Dulin et Speeding pour leurs relances fantastiques.

Merci à Rokocoko, Imhoff, Rougerie et Fofana pour leurs percées fabuleuses et les essais qui en ont découlé.

Merci à Lapandry, Nyanga, Lee et les premières lignes pour leur engagement et le travail dans l’ombre d’une machine à jouer inarrêtable.

Merci à Carter, Goosen, Lopez et Parra pour avoir ponctué cette fête par leur vista et leurs fulgurances plus que par leurs jeux au pied, pourtant précieux.

Merci spécialement à toi, Broke James, pour ce drop monumental qui aurait pu suffire à sceller le sort de ce match et t’envoyer plus loin encore qu’à Barcelone, tel un autre James dans un autre sport, sacré ce week-end dans la cour des Grands de la NBA.

Il faut croire que le destin d'un James doit en masquer un autre.

Mais quel match, quelle émotion pendant cent minutes, intenables…

Beaucoup de jeu, des passes, des courses, initiées, il faut le préciser, par des trois-quarts du Racing très inspirés et en jambes en début de match.

13 points de retard après l’essai casquette conclu par Goosen, remontés avec courage avant la mi-temps par un groupé pénétrant sous lequel Lee tenait la barque et le ballon.

Rokocoko, seul, puis Fofana servi par Rougerie, une égalisation pour des prolongations éreintantes. De la sueur et des crampes. Une pénalité lointaine de Spedding et ce drop improbable de James.

2 minutes pour 6 points d’avance. Qui aurait pu croire... ?

Et pourtant... une succession de faits inimaginables vont réaliser l'impensable. Une pénal-touche manquée de James, un renvoi hasardeux de Rougerie, une touche ratée de Imhoff interceptée par Fofana qui aurait pu changer le cours de l'histoire, une passe aveugle de Rado et Kruger qui intercepte à son tour pour servir Imhoff, main-main, et en avant toute… vers l’essai de la gagne.

Carter ne tremblera pas - c'est un vrai champion du monde, lui - et enverra le Racing en finale à Barcelone. C'était sans doute écrit. Car il n'y a rien à dire sur le jeu, le mérite de cette équipe… qui s'offre sa deuxième finale, ironie du sort, comme Clermont l'année dernière.

Oublions la rancoeur et l'ironie, souhaitons leur un meilleur sort.

En tout cas, je ne dirais qu'une chose pour finir : Merci pour le spectacle !

 

Toulon – Montpellier    27 – 18         (en bref)

Le vrai Toulon est de retour !

Dans l’autre demi-finale qui s’est jouée le samedi soir à Rennes, Toulon a maitrisé son sujet, retrouvant sa force et ses armes pour venir à bout de n'importe quelle équipe.

Tuisova puis Nonu creuseront l’écart, aidés par le pied de Halfpenny dont le retour a été remarqué et a surtout fait un bien fou, rassurant les arrières de l'équipe.

2 bémols dans cette vitoire implacable : un relâchement à l’heure de jeu permettant à Mogg d’inscrire 2 essais pour Montpellier et un KO impressionnant de Nonu sur Tuitavaké, dans la foulée. Pas sûr que le centre champion du monde soit de la finale.

Mais ce qui l'est plus, c'est que pour la dernière de Laporte, les Varois partent à Barcelone favoris face à des Racingmen quelque peu émoussés.

On veut bien le croire après ces dernières semaines intenses de qualification.

 

 

En bref, les tests internationaux du week-end...

Argentine – France               30 – 19

Des jeunes Bleus plein de promesses !

On s’attendait à un premier test compliqué pour ces Bleus dont 6 d’entre eux honoraient leur première cape, dans la nuit de dimanche à lundi.

Avec les 4 clubs pourvoyeurs du XV de France en demi-finale, Guy Novès avait du piocher dans un vivier plutôt pauvre selon les médias.

Pourtant avec 7 Parisiens, 6 Bordelais, 2 Rochelais, un Agenais, un Briviste, un Grenoblois et un Oyonnaxien, en plus des 3 Toulousains (sur le banc), la sélection française a tenu la dragée haute à une équipe-type argentine, ne cédant qu’en fin de rencontre.

Durant 30 minutes, ce sont même les Bleus qui ont fait le jeu et qui auraient pu passer devant avant la pause si Plisson n’avait pas manqué 2 pénalités.

Mais les 2 essais des ailiers argentins, Tuculet et Montero, ont refroidi les ardeurs tricolores récompensées plus tard par un bel essai de Bonfils sur un groupé pénétrant.

Les entrées de Bézy, Trinh duc et Fickou après le troisième essai des Pumas (par Petti) insuffleront une belle fin de partie qui aurait mérité quelque chose.

Une défaite honorable donc et plein de promesses pour ces jeunes pousses.

Mais dès samedi matin, les autres nations confirmaient leurs premiers tests de la semaine passée.

Les All Blacks ont calmé rapidement les ardeurs galloises, tout comme les Sud-africains celles irlandaises.

L’Angleterre, elle, impressionne et reste invaincue depuis son élimination de sa Coupe du monde. Les Australiens en ont fait une deuxième fois les frais.

A noter les belle performances des Ecossais et des Italiens.

Nouvelle-Zélande – Pays de Galles              36 – 22

Australie – Angleterre                                   7 – 23

Japon – Ecosse                                               13 – 26

Afrique du sud – Irlande                               32 – 26

Etats-Unis – Italie                                          20 – 24

 

En deux mots, la semaine des Bleuets en Coupe du Monde...

France – Afrique du Sud                    31 – 40

Sans commentaire

Je n’ai rien vu mais il n’y a pas eu de surprise. Les Bleuets ont été éliminés en poule dans leur dernier match face à l’ogre sud-africain.

Il y a encore du travail pour rivaliser avec les plus grands.

 

La semaine prochaine…

Embarquement pour Barcelone !

En passant par Orly, départ jeudi pour un retour dimanche.

Parce qu’une finale au Camp Nou, même sans mes Jaunards, ça vaut le déplacement !

Quant au XV de France, son deuxième test en Argentine avec quelques cadres toulousains et castrais de retour devrait tenir toutes ses promesses.

 

A suivre vendredi 24 juin à 20h45, au Camp Nou, sur Canal+ :

  • Racing 92 – Toulon.

 

A suivre également samedi 25 juin, les tests internationaux. On prend les mêmes et on recommence :

  • Argentine – France (20h10)
  • Nouvelle-Zélande – Pays de Galles (9h35)
  • Australie – Angleterre (12h)
  • Japon – Ecosse (12h20)
  • Afrique du Sud – Irlande (17h)

Et dimanche, enfin :

  • Canada – Italie (18h)

 

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13 juin 2016

Les brèves d'Ovalie - Edition n°224

Mal barrés !

TOP 14... Barrages                           Racing 92 – Toulouse    21 – 16
                                        Montpellier
 – Castres    28 – 9       

Racing Toulouse 2016

Vivement les vacances !

A Colombes comme à Montpellier, les barrages nous ont offert un spectacle navrant parsemé de quelques éclats, bien trop rares pour rassasier un appétit de jeu comme le mien.

Si les acteurs de ce premier acte des phases finales ont été avares de belles envolées ou d’actions de rugby dignes de ce nom, je ne vois pas pourquoi je serais plus généreux avec cette brève que je compte bien bâcler moi aussi à coups de pied-de-nez d’occupation de cette page ou alors juste botter en touche par du grand n’importe quoi.

Dans un amphithéâtre, dans un amphithéâtre, dans un amphithéâtre

Fi ! théâtre fi ! théâtre fi ! théâtre tsouin tsouin !

Y avait un mec doué (ter) mec doué (ter) tsouin tsouin

Qui s’sentait fort au pied (ter) fort au pied (ter) tsouin tsouin

Ce mec doué tapait (ter) il tapait (ter) tsouin tsouin

A la fin on baillait (ter) on ballait (ter) tsouin tsouin

Ah c’qu’on s’emmerde ici ! (ter) merde ici (ter) tsouin tsouin !

A Colombes comme à Montpellier, on n'a vu que des buteurs maison s’illustrer et enquiller les points quand les visiteurs trop timorés préféraient s’exposer à la faute plutôt qu’à un jeu débridé qui aurait pu pourtant sortir vainqueur.

Un essai vain pour le Stade Toulousain, trois essais en trompe l’œil pour les Montpelliérains... Pas de quoi tromper un œil d’expert comme le mien.

Car si les sud-af héraultais ont su déjouer la roublardise de leur 'compatriote français' Kockott, très mal inspiré tout le match, l’ensemble des interprètes du second barrage dans l’Altrad Stadium se sont adonnés à des jeux de mains vilains à tour de rôles et à tour de bras. Lamentable !

Et que dire du sketch de la règle de carence, traduite à distance à un Jack White qui feignait de ne pas comprendre. Dix minutes d’arrêt dans une arène où le rugby s’était déjà fait la malle depuis belle lurette. Pitoyable !

Trois essais oui, mais seul le premier de Nagusa concluait une entame parfaite des locaux qui laissait présager un beau match… Et puis après plus rien… Les deux autres franchissements de la ligne d’en-but en seconde période par Willemse et Spies furent plus anecdotiques que construits, le dernier laissant les Tarnais sur place, tellement ils étaient sortis du match sans jamais y être entré. Frustrant !

Les Castrais comme les Toulousains, ont eu les occasions de briller et de conclure. Mais ils n’y ont pas assez cru pour renverser un destin qu’ils s’étaient écrit à l’avance. 

Bref, on s’est emmerdé grave samedi soir et dimanche après-midi au point de se demander si Clermont et Toulon parviendront à rehausser le niveau à Rennes ou bien s’il ne vaudrait pas mieux au fond que les joueurs partent en vacances à la fin de la phase régulière.

Parce que quand on voit ce qu’ont fait les internationaux britanniques en tournées dans l’hémisphère sud, ça donne vraiment envie de partir et laisser le TOP 14 à sa misère.

Déjà samedi devant ma télé, j'entonnais :

Ah les jolies colonies de vacances, merci Anglais, merci Gallois !

 

En bref, les tests internationaux du week-end...

Nouvelle-Zélande – Pays de Galles               39 – 21

Plaisir et sensations !

Les champions du monde ont eu du fil à retordre et le fil du match à remettre droit face à des Gallois entreprenants et plein d’allant qui leur ont tenu la dragée haute pendant près d’une heure.

Et puis, la flamboyance des ailiers All Blacks (Savéa, Naholo), l’exemplarité de leur nouveau capitaine (Read) ont répondu avec la manière aux deux essais de Faletau et Webb.

5 essais à 2 dans un match enlevé et spectaculaire. Au réveil d’un samedi rugbystique chargé, ça vous met l’eau à la bouche avant que notre TOP14 gâche notre joie dans la foulée.

Mais heureusement il nous reste les images de ce rugby-là… Et à les revoir encore et encore à la mi-temps de chaque barrage, on ne s’en lasse pas. On se croirait revenu à la dernière Coupe du monde.

Un vrai régal !

 

Les Anglais, les Irlandais et même les Italiens en Argentine ont aussi fait trembler le Sud, renversant les deux équipes locales pour les deux premiers. Bravo !

Australie – Angleterre                                  28 – 39

Afrique du sud – Irlande                               20 – 26

Argentine – Italie                                          30 – 24

 

En bref, la semaine des Bleuets en Coupe du Monde...

France – Argentine                15 – 24

France – Japon                       46 – 14

Le droit d’y croire...

Les moins de 20 ans, dans leur Coupe du monde, ont réagi avec force samedi à Manchester face à des Japonais bien moins dangereux que les Argentins du match inaugural.

Si les 7 essais inscrits pourraient nous rassurer, la manière peut nous laisser des doutes. Les Bleuets ne semblent pas au mieux de leur forme et de leurs performances pour arriver à battre mercredi prochain les Sud-Africains.

Une victoire qui pourrait leur faire espérer une place en demi-finale. On a le droit d’y croire avec eux, mais pour y parvenir il va falloir hausser le niveau de jeu.

 

La semaine prochaine…

De Rennes à Buenos aires…

Une partie du XV de France s’est envolée vendredi dernier pour l’Argentine. D’autres devraient suivre, Toulousains et Castrais forcément.

Deux matches tests les y attendent, les 19 et 25 juin prochains, pendant que les ténors du TOP14 concluront la phase finale, à Rennes puis à Barcelone.

 

A suivre vendredi 17 juin à 20h45, à Rennes, sur Canal+ :

  • Clermont – Racing 92 : place aux stratèges.

Puis samedi 18 juin à 20h45, toujours à Rennes et sur Canal+ :

  • Toulon – Montpellier : en force !

 

A suivre également samedi 18 juin, les principaux test-matches internationaux :

  • Nouvelle-Zélande – Pays de Galles (9h35)
  • Australie – Angleterre (12h)
  • Japon – Ecosse (12h20)
  • Afrique du Sud – Irlande (17h)
  • Etats-Unis – Italie (3h du matin)

Puis dimanche 19 juin à 23h10, à Buenos Aires, sur Canal+ : 

  • Argentine – France : Place à la jeunesse !

 

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06 juin 2016

Les brèves d'Ovalie - Edition n°223

C.O. debout !

TOP 14... 26ème journée                           Castres – Stade Français    35 – 14
                                        Toulon
 – Bordeaux    44 – 3       

Castres SF 2016

Passage en force…

Du côté de la rade, à un essai près, on n’était pas loin du 49-3.

Qu’à cela ne tienne, Toulon a tout de même fait preuve d’autorité pour passer sa loi à Mayol sans que les Bordelais n’aient été consultés pour faire le jeu sur une rencontre à sens unique.

K.O. debout, après le carton rouge infligé à Talebula pour un coup de pied volontaire sur la tête de Chilachava, puis un carton jaune à Taofifenua pour une faute répétée en mêlée, Bordeaux a plié en fin de première période, encaissant 2 essais coup sur coup (une gauche de Tuisova suivie d’une droite de Pélissié) avant de sombrer en seconde en infériorité numérique face à l’armada de stars varoises qui s’en sont donnés à cœur joie pour faire parler leur force (S. Armitage sur ballon porté, Tuisova en bout de ligne sur une passe sautée, Orioli sur le petit côté et O’Connor pour finir en beauté après une course endiablée).

C’est donc le Castres Olympique qui a été de la fête dimanche soir,

lors de la dernière journée de la saison régulière, empochant le dernier ticket pour les barrages devant les Girondins assommés.

Les Castrais n’ont pas tremblé pour mettre au tapis une équipe parisienne remaniée mais combative.

Il aura fallu toute la ruse d’un Kockott pour défier et mystifier la défense parisienne. Deux petits coups de pied par dessus pour lui même, un dans le premier quart d’heure de chaque période.

Et voilà le C.O. debout, en route pour les phases finales, Lamerat et Sivivatu parachevant le travail d’une qualification que les deux essais parisiens ne gâcheront pas, retirant un bonus offensif, superflux.

Mais quelle prestation encore du demi de mêlée castrais !

Il a tout pour déstabiliser les défenses adverses, aussi coriaces soient-elles. Souvenez-vous, lors du titre de 2013 face au néo-champion européen toulonnais.

Un coup de génie, une feinte, une esquive et,
droit dans l’en-but, c’est l’uppercut de la gagne !

Il ne m’en faut pas plus pour rebondir aussi hasardeusement qu’un ballon de rugby et avoir une pensée pour un autre génie qui nous a quitté ce week-end et dont la vitesse de bras et le sens de l’esquive étaient en deux mots, la signature de son talent... Mohamed Ali !

Oui, je sais, c’est culotté, et je ne prendrai pas de gants pour m’y aventurer quitte à m’en prendre plein la gueule. Mais peu importe, je poursuis.

Et il ne m’en faut pas plus, à travers ce parralèle, pour adresser un message à ces Castrais et à celui qui en a fait ces hommes de courage, d’abnégation et de combat... Christophe Urios.

Si personne ne vous voyait atteindre ce niveau dans l’hiver difficile de cette saison, loin derrière les grands, votre retour à la lumière n’est pas sans rappeler celui du génie précité lors d’un match d’anthologie à Kinshasa face au redoutable George Foreman. Oui carrément !

Car il est l’heure pour le C.O. de forger sa légende…

Lors du second barrage face au redoutable MHR, épouvantail du rugby moderne (voir brève précédente), qui détruit tout sur son passage et qui promet de ne faire qu’une bouchée de son adversaire dimanche prochain, chez lui à l’Altrad Stadium.

Alors, Christophe, si tu m’entends entre ces lignes, pour le rugby de France, pour tous ces gosses qui nous regardent et qui rêvent de gloire, ne laisse pas cette machine sans cœur et sans joie avoir le dernier mot, ne laisse pas ce rouleau-compresseur avaler tous les rêves de jeu d’esquives et de passes qui font danser les chœurs en tribunes…

Donne-nous à aimer ce sport, pour la beauté du jeu, pour l’aventure qui appartient à ces hommes et qui nous fait vibrer à la lire chaque week-end… Donne-nous à rêver encore…

Et si… dans ce match indécis, après un combat sans merci où à plusieurs reprises les tiens ont mit un genou à terre avant de se relever, à chaque fois...

Et si… sur le gong et une dernière action insoutenable, à la fin de la huitième séquence…

Une accélération époustouflante de Rory mettait à terre le géant essoufflé ?

Ce serait beau, ce serait drôle aussi… un joli pied-de-nez, lui le plus sud-af de l’équipe qui a choisi de porter le maillot bleu…

Oui, comme ce serait beau !

 

En très bref...

Racing 92 (4) – Montpellier (3)               40 – 25

C’est possible !

Le Racing l’a fait. A domicile, face à une formation héraultaise au complet, la victoire s’est dessinée assez facilement, comme si les Montpelliérains avaient décidé de cacher leur jeu.

Mais quel jeu ? Peut-être la machine à écraser l’adversaire était enraillée. En tout cas, 4 essais à 3 ont régalé le public francilien qui n’en demandait pas tant.

La victoire qui compte c'est celle de la semaine prochaine, toujours à colombes. Il le sait et l’espère. Et ce sera face aux Toulousains dans le premier barrage pour espérer affronter les Clermontois à Rennes en demi-finales.

A suivre…

 

Grenoble (10) – Toulouse (5)               14 – 53

La balade toulousaine…

Décidément Grenoble est déjà en vacances depuis quelques semaines.

Les Toulousains s’y sont rendus comme on va à un centre aéré, tellement aéré que le ballon s’est envolé à huit reprises dans l’en-but isérois. Trop facile !

Une victoire bonifiée mais vaine pour Toulouse puisque les victoires simultanées du Racing et de Toulon le privent d’un barrage à domicile.

Aller à Colombes face au tombeur du MHR, autant dire que ce n’est pas une sinécure !

A ne pas rater quand même, car les Toulousains trouvent toujours des ressources incroyables en phase finale.

  

Clermont (1) – La Rochelle (9)          57 – 8

Brive (8) – Pau (11)                            46 – 10

Agen (13) – Oyonnax (14)                  23 – 19

Pour du beurre… en bonus.

3 rencontres qui n’avaient d’autres intérêts que de dire adieu à leurs publics pour la saison écoulée et remercier en fête les nombreux partants, surtout du côté de Clermont.

Je ne retiendrai que celui de Broke James, celui qui m’a fait rêver aux heures du grand Clermont, même si au bout, il n’y a eu qu’un seul véritable trophée. Si c’était à refaire je reprendrais Broke James et ses ratés, parce que le reste, sa vista ses gestes majestueux et ce drop monstrueux en demi contre Toulon, je ne suis pas prêt de l’oublier. Merci Broke !

Un dernier mot pour nos deux relégués qui quittent le TOP 14 dans une ultime rencontre qui a vu les Agenais offrir à leur public une courte victoire, comme une courte 13ème place, histoire de promettre de revenir très vite dans l’élite.

Merci à ces deux équipes pour avoir joué le jeu, dans tous les sens du terme.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

La finale de la PRO D2 en moins bref…

Bayonne – Aurillac             21 – 16

(Re)vive le rugby basque !

Il nous manquait ce public bayonnais, avec son chœur, sa Pena Baiona et les tripes qu’il met à supporter son équipe, comme si ensemble ils ne faisaient qu’un.

« Allez allez, les Bleu et Blanc de l’Aviron Bayonnais ! »

Un an sans les avoir aux basques, et voilà que Jean Dauger revient au stade du haut niveau, rivaliser à nouveau avec les plus grands, comme Mayol, Michelin ou encore Jean-Bouin.

Et c’est mérité, autant que ça fait plaisir de retrouver un club basque dans notre TOP 14, une part de l’identité du rugby français avec le grand Biarritz (je parle de celui que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître).

Certes, le petit poucet cantalien, au cœur aussi gros à faire jouer comme à enchanter son public, aurait fait un promu sympathique dans l’élite du rugby.

Mais pour quoi faire ?

Redescendre aussitôt, sans les armes pour batailler dans un championnat de trop haut niveau qui ne pardonne pas à autant d’indiscipline, de fautes de mains et d’échec au pied comme ces Aurillacois nous en ont servi durant cette finale, quelque peu manquée.

Au niveau du jeu, les deux équipes se valaient. Il y a eu du rythme, surtout au début, des intentions mais beaucoup trop d’approximations et de manque de maîtrise pour nous régaler des essais qui ne demandaient qu’à exploser dans chaque en-but, comme lors des demies finales.

Mais la tension et le manque d’attention (surout) ont eu raison des Aurillacois qui ont laissé filer la rencontre au bout du pied de Bustos-Moyano, auteur d’un quasi sans faute (7/8), quand Petitjean dépassait à peine 50%, grâce à la transformation du seul essai du match conclut par le meilleur Cantalien de la saison, McPhee, à la dernière minute de la rencontre. Trop tard.

Il manquera 5 points quand l’ouvreur cantalou en ratait 6… Un signe ! Bayonne devait remonter dans l’élite, pour le bien du rugby et d’une région qui sait si bien l’honorer partout en France et dans le monde, première représentante sonore du XV tricolore.

Bayonne est de retour mais pour rester dans ce TOP 14 exigeant, il va falloir se renforcer, dans le jeu comme dans les effectifs.

Un challenge pour Etcheto qui, après avoir été chassé de Bordeaux, a démontré en une saison qu’il savait proposer du jeu et gérer des hommes pour aller au bout d’une belle aventure.

Et après Urios, le rugby professionnel a besoin de ses managers qui mettent le jeu et les hommes au cœur du rugby.

 

La semaine prochaine…

Place aux barrages !

Clermont et Toulon sont directement qualifiés en demies, ils pourront donc se refaire une santé une semaine de plus que leurs futurs adversaires qui s’affronteront, eux, le week-end prochain.

A suivre samedi 11 juin à 20h45, sur Canal+ :

  • Racing 92 – Toulouse : adversaire de Clermont.

Puis dimanche 12 juin à 16h15, toujours sur Canal+ :

  • Montpellier – Castres : en attendant Toulon.

 

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30 mai 2016

Les brèves d'Ovalie - Edition n°222

L'étrange modèle de monsieur Jack...

TOP 14... 25ème journée                          Montpellier – Toulon        36 – 21

Montpellier Toulon Jack

L'épouvantail du rugby moderne !

Je ne l'aime pas. Que ce soit clair d’entrée. 

Pas seulement à cause de la polémique autour de sa décision de ne pas offrir une sortie digne à un joueur phare du club... mais pour le rugby qu’il développe et qui se reproduit sur notre terre hexagonale, comme des lapins en Australie.

Il n’avait pas suffit des Laporte, Labit et Travers pour s’y atteler une décennie plus tôt tentant de copier le modèle sud-africain, pour que l’original débarque une seconde fois et fasse des émules... et des mules qui jouent au rugby en ballons portés.

Parce qu’après avoir soufflé la Coupe du monde en France en 2007, l'épouvantail Jack White est revenu à Montpellier enterrer le French flair, insufflé par Galthié, six pieds sous terre.

Réduire le rugby à un jeu violent qui consiste à tuer dans l’œuf toute action offensive adverse, jouant en contre quand l’adversaire est sonné pour débouler en canon sur les survivants chancelant qui explosent en vol... ce n'est pas ma tasse de thé.

Oui, je sais, mon analyse est tout aussi réductrice.

Et ce dimanche, l’étrange modèle de monsieur Jack a eu raison de la vieille recette de monsieur Bernard qui compose encore son rugby de vieux restes voués à finir en hachis ou en pain perdu, de quoi régaler le public de connaisseurs de Montpellier.

Car ça a cogné dur, très dur même !

Montpellier Toulon 2016

Et le jeu s’est débridé très vite pour laisser place à des fusées de plus de cent kilos qui ont fusé (donc) dans chaque en-but, les unes après les autres, offrant un explosif feu d’artifice d’essais au public de l’Altrad Stadium conquis, qui en a même oublié le différend qui l’opposait avant le match avec les décisions du manager de son club.

Car l’étrange monsieur Jack White avait décidé de ne pas aligner l’enfant chéri du MHR, François Trinh Duc, pour sa dernière apparition dans l’antre montpelliérain, à l’ancien nom Yves du Manoir, où l’ouvreur international a fait les grands heures du club et que le mégalo président Altrad a préféré sans doute oublier.

Mais notre « François le Français », abonné au SAV des rémissions (en équipe de France notamment) et revenant à nouveau de blessure, n’a pu s’offrir une sortie digne de Zlatan pour dire adieu à son club de toujours.

Il est venu en roi, il repart en légende !

Entendez, la « légende » annotée en bas d’un  texte pour expliquer son contenu, en l’occurrence son absence de la feuille de match pour sa dernière à la maison.

Bref, le rugby de Jack White, on l’aura compris, c’est loin d’être une histoire d’hommes qui vivent une aventure, mais plutôt des hommes qui vivent sa propre aventure (à lui !) ... sans faire d’histoires.

Au moins c’est efficace. Montpellier enchaine les victoires depuis des mois sans François.

Que demander de plus ?

Du jeu, du panache, une joie partagée par une bande de potes, comme nous l’avait offert la bande à Quesada l’an passé, faisant du Stade Français un champion du coeur, dans la peau du challenger qui l’avait emporté sur les machines toulonnaises et clermontoises aux jeux tristes à pleurer et que l’on croyait pourtant bien huilées.

Montpellier est une toute autre machine de guerre, encore plus monstrueuse, telle celle du Mordor avançant sur Minas Tirith avec ses orques sud-africains sans pitié qui déciment tout sur leur passage, comme ce dimanche soir, sur Toulon, malgré une bataille acharnée durant 80 minutes.

Mais rien n’est joué, car au niveau comptable, justement Toulon et le Racing 92 restent en course et n’ont pas dit leur dernier mot pour accéder directement aux demi-finales.

Dimanche prochain se joue un fauteuil pour trois !

Tandis que les Varois tenteront de prendre un maximum de points à Mayol contre Bordeaux, les Montpelliérains devront, eux, aller chercher un ou deux points chez des Racingmen remontés... Comme moi ! ;-)

 

En bref...

La Rochelle (9) – Racing 92 (4)               14 – 30

Mais non mais non, ils ne sont pas morts !

Les Racingmen, sans Carter, Machenaud, Goosen et Masoe, cadres indispensables du XV fétiche du duo Travers-Labit, ont fait preuve d’une maitrise incroyable avec une charnière toute jeune (Chauveau, Javaux) qui n’a pas eu froid aux yeux.

Un doublé d’Imhoff et un dernier essai de Dulin ont eu raison des Rochelais dominés et qui n’ont pu répondre que par un essai de Forbes dès la reprise en seconde période.

A quatre points des Montpelliérains qu’ils vont recevoir dimanche, autant dire que la course poursuite à trois avec Toulon va être haletante lors de la dernière journée.

A ne pas rater !

 

Toulouse (5) – Clermont (1)                  22 – 11

Une qualification dans l’émotion

A Toulouse, l’enjeu était bien plus vital qu’à Montpellier et le cas de Vincent Clerc quasi semblable à celui de François Trinh Duc, puisqu’il rejoindra Toulon la saison prochaine après une polémique avec ses dirigeants qui a occupé les médias cette semaine.

Mais la gestion des hommes n’était pas la même.

Ugo Mola a offert une belle sortie à son joueur, en larmes avant et après le match, tout comme la fête a été belle pour d’autres partants, comme Louis Picamoles (pour Northampton) ou Imanol Harinordoquy (fin de carrière).

Sur le terrain, la victoire était indispensable aux Toulousains pour s’assurer un barrage à l’extérieur. Et tous les copains de Vincent, Imanol et les autres ont fait le job pour venir à bout d’une équipe clermontoise remaniée mais pas moins compétitive.

Le match n’a pas été des plus emballants, surtout en seconde période où les visiteurs n’ont pas existé, très pénalisés et offrant les points d’une victoire logique aux locaux.

Heureusement qu’en première, Gérondeau pour les Jaunards, Fickou et Picamoles pour les Toulousains ont assuré le spectacle avec trois beaux essais.

Si Clermont est sûr mathématiquement d’être en demi-finale, Toulouse peut espérer un barrage à domicile en cas de défaite de Toulon ou du Racing dimanche, couplé à une victoire des Hauts-Garonnais à Grenoble. Compliqué !

 

Bordeaux (7) – Brive (8)                  34 – 7

Chemin de croire…

Les Bordelais ont fait ce qu’il fallait pour atteindre leur objectif en disposant de Brive avec le bonus offensif grâce à 4 essais (Talebula, Madaule, Ducuing, Clarkin) contre un seul pour les Brivistes (Galala).

La fête aurait pu être encore plus belle jusqu’au soir, après les adieux réussis de Clarkin (auteur de l’essai du bonus) et Adams, si les Castrais n’avaient pas eu la réussite de l’emporter à Oyonnax.

Désormais le destin des Bordelais passe par un faux pas des Tarnais et un exploit à Mayol. Chaud ! ... très chaud !

 

Oyonnax (13) – Castres (6)               20 – 25

Retour aux sources heureux !

Urios et ses Oyomen exilés sont revenus à Charles Mathon avec l’objectif de l’emporter pour reprendre la sixième place aux Bordelais.

Et la mission a été accomplie, laborieusement, grâce notamment au pied de Kockott qui a permis aux siens de ne pas décrocher après avoir encaissé deux essais en première période par Ma’Afu et Lespinas.

Il faudra attendre les dix dernières minutes pour que Smith libère les Castrais avec un seul essai et leur offre enfin le graal.

Dorénavant le CO a son destin entre les mains. Il doit faire aussi bien que Bordeaux dimanche prochain.

 

Pau (11) – Grenoble (10)                  29 – 12

Un non-match de gala

Les Palois n’ont pas eu à forcer leur talent pour offrir à leurs partants (Traille et Bouilhou notamment) une belle victoire bonifiée, avec 3 essais (doublé de Slade, Malie), tant les Grenoblois n’étaient pas invités dans le jeu.

Une belle fin de saison pour Pau qui pourrait même prendre la 10ème place aux Isérois en cas de victoire à Brive lors de la dernière journée.

 

Stade Français (12) – Agen (14)       28 – 26

Un match de haut vol !

Jamais les Parisiens ne doivent remporter ce match. Même Quesada l'a dit.

Les Agenais avec 4 essais contre trois pour les locaux méritaient mieux que de se faire passer devant à la 83ème minute sur une pénalité de Plisson.

Un vol sans conséquence qui confirme simplement la saison ratée du champion de France.

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

Les demies de la PRO D2 en bref…

Aurillac Mont-de-Marsan             28 – 13

Le plomb du Cantal !

Au sommet de leur belle saison, les Cantaliens ont été les premiers qualifiés pour la finale de PRO D2 qui, samedi prochain, désignera l’équipe qui accompagnera le LOU en TOP 14.

Les Aurillacois, à domicile, ont été très solides face à une belle équipe montoise en mouvement, les deux formations ayant envoyé du jeu pour le plus grand plaisir du public du stade Jean-Alric.

Une première mi-temps haletante où les deux équipes se sont rendus essai pour essai. Aurillac d’abord par Maituku, puis Mont-de-Marsan ensuite dans la foulée par Salawa et Tokula mettant les locaux dans le dur qui ont réagi aussitôt par l’arrière « abendanonien », McPhee.

20 à 10 à la pause, on se régale !

La deuxième période sera moins enlevée, bien gérée par le pied de Petitjean avant que Pélissié ne plombe les espoirs des Landais par un troisième essai, assez limite, mais accordé après vidéo pour le bonheur du public qui exulte.

Les Cantaliens sont en finale pour la première fois de leur histoire.

 

Bayonne – Colomiers              28 – 16

A la peine, Bayonne !

On peut être heureux, la Pena Baiona retentira à Toulouse, samedi prochain (16h), dans le stade d’Ernest Wallon. A défaut de proposer du grand rugby, avec les Bayonnais c’est toujours bon pour l’ambiance d’une finale.

Et puis après la relégation en Fédérale 1 du Biarritz Olympique par la DNACG, le rugby basque a besoin de rêver d’élite avec son meilleur espoir.

Mais ça n’a pas été sans peine pour les hommes de Etcheto de se défaire de Colomiers, mené par un David Skrela en forme pour la dernière saison de sa carrière.

Mais les Columérins, malgré un bel essai (par Lagain) et un drop opportun de Skrela en fin de première période, ont fait beaucoup trop de fautes pour distancer suffisamment les Bayonnais qui sont parfaitement revenus dans le second acte.

Bustos Moyano a été impeccable au pied, réussissant sept pénalités sur sept et transformant le seul essai local à l’heure de jeu (par Poki).

Ce qui nous promet une belle finale inédite avec les deux équipes les plus solides de PRO D2, derrière l’ogre lyonnais.

 

La semaine prochaine…

A l’heure du dénouement !

C’est bien simple, de la 2ème à la 7ème place, les 6 équipes concernées ont une place à jouer.

Alors installez vous !

Canal+ nous offre donc un multiplex à suspense dimanche 5 juin à 20h45, sur les matches suivants.

  • Racing 92 – Montpellier : un véritable barrage pour accéder aux demies.
  • Toulon – Bordeaux : mission impossible ?
  • Castres – Stade Français : finir en beauté
  • Grenoble – Toulouse : sait-on jamais !

Les autres matches sont sans enjeu comptable :

  • Clermont – La Rochelle
  • Brive – Pau
  • Agen – Oyonnax

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23 mai 2016

Les brèves d'Ovalie - Edition n°221

Au pied du mur !

TOP 14... 24ème journée                          Montpellier – Bordeaux        19 – 16

Montpellier Bordeaux 2016

Dans le grand bain de la course aux barrages,

les Béglo-Bordelais n’avaient pas d’autre choix que de l’emporter à Montpellier s’ils voulaient éviter d’ouvrir une voie royale à leurs concurrents directs, Toulousains et Castrais.

Mais face au nouveau champion du Challenge Européen, la tâche s’annonçait plus que difficile pour l’Union Bordeaux Bègles qui a eu affaire à un véritable mur contre lequel chacune de ses offensives est venue s’écraser en vain, durant toute la première période.

Au pied du mur, fracassé, le jeu bordelais s’est délité jusqu’à la pause, offrant à Catrakilis, le justicier local, 4 occasions de punir son indiscipline, avec une précision presque parfaite (9-3).

Mais il ne faut jamais jeter l’UBB avec l’eau du bain !

Car au retour des vestiaires, après avoir pris le bouillon et une nouvelle pénalité par l’intraitable buteur montpelliérain, le demi de mêlée girondin, Serin, s’ouvre le chemin du but par une initiative éblouissante et renverse alors le cours de la partie, appuyé par son buteur, Hickley, qui transforme et ajoute même deux pénalités pour mener à l’extérieur (12-16).

La riposte ne se fera pas attendre. Le petit champion d’Europe va mettre le turbo et les moyens, emmené aussi par la fougue de son numéro 9, Paillaugue, insaisissable et à la lutte avec son homolgue (Serin) qui va le plaquer sans ballon (selon l'arbitre vidéo).

Une décision très discutable à grande conséquence !

Car sur la pénal-touche, les avants locaux vont mettre en place un ballon porté maison qui sera conclu par l’incontournable talonneur sud-africain, Du Plessis.

Ce même Du Plessis, fort de son expérience du niveau international, sera pris par la patrouille pour une percussion volontaire avec le coude sur un défenseur, laissant les siens à 14 pour la fin du match et obligeant monsieur Raynal à refuser logiquement le second essai qui avait découlé de cette action illicite.

Les cinq dernières minutes seront tendues, avec seulement 3 points à remonter, les Bordelais vont se heurter à nouveau à un mur agressif dont le but sera de conserver la balle en pick and go acharnés ou ballons portés, sans la moindre passe... mais avec quelle efficacité !

Montpellier gagnera une fois de plus à ce jeu-là. Mais dieu que je ne l’aime pas !

Les hommes de Jack White conservent leur seconde place, mais menacés par des Toulonnais de retour aux affaires.

Quant à Bordeaux, lui, il n’a plus son destin entre les mains, même avec ce point de bonus défensif. Il lui faudra gagner les deux prochains matches (dont un déplacement à Toulon) et faire en sorte que Castres fasse moins bien.

Car les Tarnais ont le vent en poupe en ce moment.

 

En très bref...

Castres (6) – La Rochelle (9)                  67 – 20

Un CO irrésistible !

Dix essais, un festival offensif bonifié, une place dans le TOP 6… Le public de Pierre-Antoine ne pouvait pas mieux rêver.

Encore deux journées et le rêve deviendra réalité !

Pour La Rochelle, les barrages et l’Europe (avec la 7è place qualificative), c’est terminé.

 

Brive (8) – Grenoble (10)               45 – 24

Cap sur l’Europe !

Les Grenoblois ne jouaient rien, et ils n’ont rien montré, ou alors en fin de rencontre, revenant dans la partie avec 3 essais, quand même !

Trop tard ! Avec 6 essais, les Coujoux ont déroulé le tapis rouge d’une victoire bonifiée qui pourrait bien les mener jusqu’à la Champions Cup si Bordeaux devait échouer lors d’une des deux dernières journées.

Car le calendrier est favorable aux Brivistes. Mais les Bordelais ont la main pour au moins préserver cette 7è place, si ce n’est plus.

 

Oyonnax (13) – Toulouse (5)                  17 – 25

Haut Toulouse !

Il ne manque plus que 2 points aux Toulousains pour s’assurer une place en phases finales après s’être sorti dans la douleur du bourbier en synthétique de Charles-Mathon.

Pas glorieux, pas aidés non plus par l’arbitrage, mais vainqueurs tout de même… et surtout toujours en course pour piquer une place de barrage à domicile aux Racingmen.

Mais ces derniers ont leur destin entre les mains, pour aller même plus haut !

 

Racing 92 (4) – Pau (11)               43 – 13

La tête haute !

Laborieux mais victorieux, avec un bonus à la clé, l’essentiel est assuré pour le vice champion d’Europe, toujours en course pour une place directe en demie.

Encore faudra-t-il faire un carton plein (10 points) lors des deux prochaines rencontres, notamment la dernière face à un concurrent direct (Montpellier).

Compliqué, d’autant qu’une défaite pourrait les priver d’un barrage à domicile, faisant le bonheur des Toulousains.

On a hâte d'y être !

 

Agen (14) – Toulon (2)                           13 – 52

Le retour des guerriers !

Les ex-champions d’Europe en titre (eh oui, c’est fini) n’ont pas fait dans la dentelle à Armandie. Il n’y avait qu’une équipe sur le terrain et un joueur : O’Connor, auteur d’un quadruplé, la moitié des essais, quoi !

Toulon est de retour et grille même la politesse aux Montpelliérains pour accompagner Clermont en demies !

Mais dès la semaine prochaine, il faudra aux Varois empêcher leur rival direct de leur reprendre cette deuxième place chez lui à l’Altrad Stadium.

Si Montpellier joue comme samedi face à Bordeaux, ce ne devrait pas être compliqué pour la bande à Giteau.

Les Varois ont donc leur destin entre les mains et on peut compter sur eux pour qu’ils ne le lâchent pas jusqu’au bout de cette phase régulière.

 

Clermont (1) – Stade Français (12)                  36 – 10

A moi la demie !

Le leader n’a pas pris le bonus face à des Parisiens qui ne jouaient que pour l’honneur de se racheter et se rappeler à leur statut déchu depuis bien longtemps.

Mais peu importe ! Clermont a assuré l’essentiel. Avec 6 points d’écart avec ses deux poursuivants qui se rencontrent la semaine prochaine, autant dire qu’il ne lui manque mathématiquement qu’un point pour rester dans les deux premiers et se qualifier directement pour les demi-finales.

Les futurs ex-champions ont montré par moment qu’ils avaient la niaque de l’an passé mais les futurs vice-champions ont su garder maîtrise et sang froid, comme ils en ont pris l’habitude ces derniers mois, pour l’emporter en seconde période avec 3 essais.

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

La semaine prochaine…

L’enjeu risque de prendre encore plus de place sur le jeu !

L’avant dernière journée du TOP 14 nous promet de beaux duels, directs ou à distance.

Pour les deux premières places, un véritable match de barrage oppose le 2ème chez le 3ème.

Pour la deuxième place de barrage à domicile, le Racing 92 va devoir assurer à l’extérieur quand Toulouse reçoit le leader. Celui qui perd pourra s’en mordre les doigts.

Pour la dernière place d’accession aux phases finales, Castres et Bordeaux n’auront pas le droit à l’erreur : le premier se déplace chez un relégable coriace, le second reçoit un concurrent direct à la 7ème place. Les Bordelais ont donc beaucoup à perdre chez eux !

Les 6 dernières équipes n’ont plus rien à jouer, si ce ne sont les rôles d’arbitres dans cette course effrénée et palpitante aux phases finales.

A ne pas rater, donc... dès vendredi 27 mai :

  • La Rochelle – Racing 92, à 20h45 (C+ Sport) : attention derrière !

Puis samedi 28 mai :

  • Bordeaux – Brive, à 15h30 (C+) : dernière chance pour la Champions Cup,
  • Stade Français – Agen, à 18h30 (r+) : faire bonne figure,
  • Pau – Grenoble, à 18h30 (r+) : en toute amitié,
  • Oyonnax – Castres, à 20h45 (C+ sport) : pas venu pour beurrer des sandwichs.

Enfin, dimanche 29 mai :

  • Toulouse – Clermont, à 16h30 (C+) : un petit goût de phase finale.
  • Montpellier – Toulon, à 20h45 (C+) : le choc des titans.

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17 mai 2016

Pour que le monde tourne plus ovale...

Halte à l'IVG !

C'est en regardant ce week-end le rugby à 7 après avoir subi l'ennui et la violence de deux finales européennes du rugby à XV que j'ai décidé de pousser ce petit coup de gueule.

Rassurez-vous, si je vais vous parler d'avortement, c'est uniquement dans le but de défendre ce sport du ballon ovale qui me tient à coeur et qui accouche chaque week-end de jeux malformés, sans vie parfois ou qui laissent à l'infirmerie de nombreux joueurs-porteurs (de ballon), et pas des moindres.

Je veux parler du rugby à XV.

Dan carter

 

Préambule

Si les femmes ont aujourd'hui, et il est heureux, cette liberté de pouvoir interrompre une grossesse non désirée pour les raisons qui leur appartiennent, il m'appartient à moi, au nom du rugby et du jeu qui en fait sa beauté, de dénoncer un phénomène inverse qui prend des proportions inquiétantes dans notre rugby moderne...

C'est l'Interruption Volontaire de Génies !

J'entends par "génies" ces joueurs extraordinaires qui, d'un coup de pied par dessus, d'une passe sautée ou d'une chistéra font naitre un jeu flamboyant qui, une fois dans l'en-but, nous met dans une joie intense.

Le rugby à 7 nous offre plus de spectacle en 2 fois 7 minutes qu'un match de rugby à XV que l'on endure pendant 80 minutes.

La faute à l'enjeu qui tue le jeu et menace aujourd'hui ces génies au nom de la sacro sainte défense inversée.

Qu'est-ce que c'est ?

Imaginez, mesdames, que vous désiriez une grossesse et que sans prévenir, avant même que vous receviez le résultat du test, une armada de chirurgiens vous plaque sur le billard et tue le bébé dans l'oeuf.

C'est la stratégie adoptée dans la plupart des équipes de haut niveau qui, pour ne pas perdre, renoncent à faire vivre le ballon et s'appliquent à anéantir toutes les vélléités de jeu offensif de l'adversaire, ce pour quoi vous êtes venus au stade.

Les deux meilleures d'entre elles étaient en finale de la Champions Cup ce week-end. Lire ici >>

Pour quel résultat ?

Une finale sans essais et des génies à l'infirmerie. Désastreux !

Dan Carter (Racing 92), meilleur joueur du monde, créateur de jeu et de frissons qui nous a régalé lors de la dernière finale de Coupe du monde, marchait comme un vieux avec une canne avant la finale et a du sortir pendant, faute d'être à 100% avec un mollet déchiré.

Maxime Machenaud (Racing 92), meilleur demi de mêlée français, à son apogée cette saison, accélérateur de jeu, chef de meute de ses avants, doit sortir pour un protocole commotion suite à un ultime choc violent à la tête. Il ne reviendra pas.

Et ce phénomène n'a rien de nouveau.

Sexton commotion

Fred Michalak, François Trinh Duc, Morgan Parra, Matt Giteau, Johnattan Sexton, pour ne citer qu'eux, cumulent leur indisponibilité sur les terrains, pour des blessures à répétitions et de plus en plus de commotions cérébrales inquiétantes, notamment pour ce dernier.

Sexton, meilleur ouvreur du monde avec Carter, pourrait être contraint d'arrêter sa carrière.

Est-ce normal ?

La faute à une défense systématique et féroce qui vise ces génies, mais pas que.

La faute aussi à l'accumulation de matches de plus en plus éprouvants pour les organismes (fractures en tout genre, rupture de ligaments, ischios-jambiers et autre mollet de génie).

 

Ma solution ?

S'inspirer des règles du rugby à 7 et privilégier ce qui fait l'intérêt d'un sport pour le public, comme j'ai pu m'en régaler dimanche : 

le jeu et le spectacle.

Dans les îles du Pacifique (Fidji, Samoa, Nouvelle-Zélande...), ils ont toujours eu cette culture du jeu spectaculaire qui fait leur domination dans le Sevens mais qui est menacée dans le rugby à XV par le modèle sud-africain.

  • Un modèle ultra défensif conçu pour casser toute vélléité offensive et que les règles du rugby mondial favorisent allégrement. 
  • Un modèle repris en Europe par les Britanniques d'abord avant que des Laporte, P. Saint-André ou encore le duo Travers & Labit ne le pratiquent en France, au détriment du French-Flair, égaré.

 

Deux axes d'amélioration donc, me viennent à l'esprit, inspirés du 7 :

1- mettre fin à la défense inversée

Priorité à l'attaque.

Sanctionner tout joueur qui monte sur un attaquant avant qu'il ait reçu la balle. Juste une seconde de répit pour un "génie" et l'action n'est plus la même !

Il ne peut être toléré un plaquage simultané avec la réception de la balle de l'attaquant. Faire respecter scrupuleusement la ligne de hors-jeu en favorisant l'attaque en cas de "à la limite" me paraît un minimum.

Oui, j'en conviens. Ce sera plus difficile de défendre et il va y avoir des espaces pour la ligne d'attaque. C'est le but.

Comme au rugby à 7, personne ne s'offusque de prendre des essais. Peu importe, si vous avez en place une stratégie pour en marquer plus que votre adversaire. C'est la culture du Super Rugby du Sud.

 

2 - réduire le temps de jeu à 30, voire 20 minutes par période.

L'intérêt ? C'est moins éprouvant pour les organismes.

Cela permet à un joueur d'enchainer plus facilement chaque week-end, toutes compétitions confondues (TOP 14, Coupe d'Europe, International).

Un joueur ne veut pas choisir entre un Brennus, une Coupe d'Europe, une Coupe du monde ou un VI nations.
Il faut lui permettre de pouvoir tout jouer en diminuant son temps de jeu par match.
Reste à trouver un calendrier sans doublons en modifiant les formules de chaque compétition. 
Par exemple les tournois internationaux pourraient se jouer dans un délai plus court en enchainant 2 matchs de 2x20 minutes par semaine.

Comme au rugby à 7, c'est aussi une incitation à jouer plus vite... pour marquer plus vite.

Finis les matches à rallonge où il ne se passe rien, où le jeu se terre dans des mêlées interminables ou derrière des ballons portés.

 

Au final, si le jeu devient moins axé sur la défense et dure moins longtemps, il y aura sans doute moins de chocs, plus de courses balle en main et une évolution des stratégies où les génies retrouveront tout leur potentiel pour faire renaitre le jeu de ses cendres. 

 

J'espère bien que vous n'êtes pas d'accord, et que ce coup de gueule vous fera réagir ! ;-)

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