L E S B R E V E S D O V A L I E . C O M - l'Hebdo du Rugby par Antonio -

29 janvier 2023

Les brèves d'Ovalie - Edition n°508

C'est grave, docteur ?

TOP 14... 16è journée                             Lyon (7) – Clermont (11)       34 – 14

Tuisova, au-dessus du lot !

Un mal profond, comme une rengaine

L’ASM continue de souffrir le martyr, malgré la consultation d’un nouveau médecin traitant, un rebouteux aux méthodes peu conventionnelles qui ont pourtant porté leurs fruits à Oyonnax, Castres et même Bordeaux, avant d’être débouté, l’automne dernier.

Samedi après-midi, en ouverture de la 16ème journée, à Lyon, on pouvait l’entendre gémir, au bout d’un quart d’heure, après une entame pourtant pleine de belles intentions.

« Depuis que je suis sur le terrain, ce n’est pas rigolo. Entre nous, je suis d’une santé défensive précaire, et je me fais un mauvais sang fou. J’ai beau vouloir me ressaisir, je souffre de tous les côtés.

J’ai la passe qui se casse, le coup d’rein qu'a un frein, j’ai mon deux qu’est en deux, le lancer qu’est en biais, le pilier qu’est plié, la mêlée emmêlée, j’ai mon dix qui dévisse, j’ai la patte qui dérape et les bras qui plaquent pas, j’ai l’citron en pression, l'protocole commotion, j’ai mon huit qu’a un œuf, et mon neuf qu’est en fuite, j’ai une aile qui se pèle et mon onze qui s'défonce, à l’arrière j’ai plus d’nerf, j’ai mon quinze qui se coince...

Ah! Docteur, qu'c'est embêtant d'être toujours patraque. Ah! Docteur, qu'c'est embêtant, je n'suis pas bien portant. »

Elle a fait peine à voir, l’équipe malade clermontoise, sur son lit de convalescence, à l’hôpital Gerland, où le docteur Urios semblait aussi perplexe qu’impuissant.

Pourtant, tout avait bien commencé, avec des premières séquences offensives pleines d’entrain, récompensées au bout d’un quart d’heure, par les trois premiers points. On avait même espéré une issue moins sévère à la pause, tant ces Jaunards semblaient tenir bon en défense, devant les coups de boutoir d’un Tuisova très actifs et détonant.

Oui mais voilà, trop, c’est trop !

Perdre un joueur toutes les dix minutes, pour commotion, et pas n’importe lesquels, Delguy, d’abord, le facteur X de l’attaque, puis Iturria, le capitaine et tour de contrôle en touche, et enfin, Fourcade, le seul talonneur de métier dans cette équipe, ça a été la goutte d’eau qui a fait déborder la vase dans laquelle toute la défense s’est enlisée.

Indisciplinés, dominés en mêlées, débordés en défense, les hommes d’Urios ont tout doucement commencé à sombrer, subissant d’abord des charges au ras d’avants lyonnais galvanisés que le pilier Taofifenua concluait pour le premier essai (10-3).

Même si Plisson maintenait l’espoir avec une deuxième pénalité, à quatorze contre quinze, après le carton jaune contre Dessaigne, le temps de se ressaisir en seconde période, la dernière rafale lyonnaise de ce premier acte sera fatale aux Auvergnats, Tuisova arrachant le dernier rideau de toute sa puissance pour envoyer Veredamu à dame (17-6).

Au retour des vestiaires, l’ouvreur clermontois recollait à nouveau à huit longueurs, l’espoir était permis, dans un premier quart d’heure équilibré, d’autant que les entrées successives de Yato et la charnière Bezy-Belleau laissaient espérer plus de jus, d’impact et d’inspiration. Mais là, encore, la déception a été immense, tant l’ancien ouvreur toulonnais a manqué toutes ses tentatives au pied, inexistant dans le jeu.

Ce n’est que logiquement que Sobela inscrivait le troisième essai, celui du bonus offensif, sur un ballon porté qui enfonçait toute la défense jaune et bleu (27-9). L’essai en réaction de Lee, juste derrière, ne sera qu’une illusion, car les locaux récupèreront leur point de bonus sur une utlime et fantastique attaque, conclue par Tuisova, bien mérité pour l'ensemble de son œuvre.

Lyon se rapproche du TOP 6 quand Clermont joue plus que jamais le maintien.

Pauvre Jaunards ! Retour à la case départ, pour au moins une psychanalyse de groupe par leur nouveau toubib, avant même de parler rugby. Certains même ne devraient pas refouler la pelouse avant d’être complètement guéris.

Je crois qu’Urios ne se doutait pas d’une pathologie mentale aussi grave.

 

Les autres matches en bref…

Bayonne (5) – Brive (13)                      37 – 9

Le promu régale

Enfermé dans son camp, en début de première période, par un jeu au pied briviste tactique, l’équipe basque a trouvé la faille, en supériorité numérique, au bout de vingt minutes, par Buliruarua, après une relance dantesque, pour mener 10-6 à la pause.

La seconde période sera à sens unique, gérée par l’expérience de Lopez et bonifiée par la détermination et la patience des avants qui sont allés chercher trois autres essais à force de charges au près et de mauls (signés Ceyte, Perchaud et un essai de pénalité).

Le promu conforte son incroyable place dans le TOP 6.

Perpignan (14) – Stade Français (2)     31 – 24

La fougue catalane

Après une première période débridée et disputée, les Catalans ont regagné le vestiaire avec trois longueurs d’avance (17-14). Un premier essai de McItyre a fait parler ses crochets avant que Ward ne fasse parler sa vitesse pour reprendre l’avantage. Mais le dernier mot du premier acte a été pour Tilsley qui a concrétisé la supériorité numérique des siens à la dernière minute.

Comme au retour des vestiaires, avec le troisième essai d’entrée de Faasalele, puis dix minutes plus tard, après un nouveau carton jaune contre Hirigoyen, les locaux, déchaînés, ont enfoncé le clou avec un ballon porté conclu par Lemalu (31-14).

Seulement les Parisiens reviendront aussitôt à la charge par Etien pour réduire l’écart et profiteront, à leur tour, du carton rouge contre Tilsley pour inscrire leur troisième essai par Tui, sans décrocher le point de bonus défensif.

Perpignan se rapproche à trois longueurs de Brive, avant leur prochain duel, samedi prochain, qui ne devrait pas manquer de piquant.

Castres (10) – Bordeaux (6)                  23 – 18

Un CO à réaction

Après vingt minutes compliquées à être punis par le pied d’Holmes (0-12), les Castrais ont réussi à renverser le rapport de force, trouvant enfin la solution par leur pilier international Hounkpatin, après plusieurs séquences au ras. Dix minutes plus tard, Champion de Crespigny doublait la mise derrière une penaltouche pour passer devant à la pause (17-12).

La seconde période laissera les deux équipes avec le même écart, Urdapilleta et Holmes se répondant au pied, avec deux pénalités chacun.

Bordeaux repart avec un bon point de Pierre-Fabre quand le CO renoue avec la victoire et remonte à la dixième place.

Toulon (9) – Pau (12)                            27 – 16

Un Toulon à réaction

Après trente minutes compliquées à être punis par le pied de Desperes (0-6), les Varoois ont réussi à renverser le rapport de force, trouvant enfin la solution, en moins de trois minutes, avec deux essais, coup sur coup, signés Isa et Paia’aua pour passer devant à la pause (14-6).

Impression de déjà lu ? Pas tout à fait, car en seconde période, si West inscrira bien deux pénalités, Desperes n’en passera qu’une. Mais ce sont surtout les dernières minutes qui couperont le souffle de Mayol, au bout du suspense, avec le doublé d’Isa qui offrira, d’abord, le bonus offensif aux Toulonnais avant que l’ancien ailier de la maison, Ikpefan, ne le leur retire, juste derrière.

Toulon remonte au classement, encore loin d’une place qualificative.

Racing 92 (4) – La Rochelle (3)            39 – 36

Du show et du suspense à l’Arena

Le match a démarré sur les chapeaux de roue, dans ce gymnase en herbe synthétique qui donne envie de jouer, avec un duel de buteurs et de jeu, entre Russel et Hastoy, ces deux stratèges qui vont s’illustrer pendant 80 minutes.

Favre est le premier à passer la ligne d’en-but, après les deux pénalités du Racing pour donner l’avantage aux visiteurs, en pleine bourre, doublant la mise par Piquette après une longue séquence de pick-and-go.

La réaction des locaux ne s’est pas fait attendre après un échange de coups de pied entre Russel et Hastoy, Taofifenua concluait une vague ciel et blanc qui tardait à se casser sur la plage d’en-but. Mais le stratège des Maritimes allait reprendre le large à lui tout seul, après deux nouvelles pénalités et un essai personnel sur une échappée en solitaire, inarrêtable.

16-28 à la pause, avec trois essais contre un pour la Rochelle, quelle première mi-temps !

Le second acte allait offrir l’occasion aux Racingmen de répondre d’entrée par le jeu et la vitesse de leurs trois-quarts, Klemenczak inscrivant le second essai maison sur une de leurs premières attaques. Dominateurs quand les visiteurs multipliaient les fautes, les locaux rattrapaient leur retard par le pied de Russel (29-28). Mais l’entrée de Dulin et du banc donnaient de nouvelles impulsions aux Rochelais qui, à défaut de marquer, obtenaient une nouvelle pénalité (29-31).

La fin de partie sera haletante avec un doublé de Klemenczak, sur une sautée de Russel, puis celui d’Hastoy, encore exceptionnel, l’homme du match sans conteste, sur une relance de Dulin pas moins fantastique, ramenant logiquement les deux équipes dos à dos (36-36). Mais le sort en décidera autrement, après que le buteur rochelais a manqué la transformation de son propre essai, Russel s’offrira la pénalité de la gagne sur le fil et sur une mêlée un peu trop facilement sifflée, je trouve, quand on voit deux piliers s’écrouler. (M’enfin, je ne vais pas lancer une polémique).

Un match spectaculaire et un bon point pour la Rochelle qui reste sur le podium devant son hôte.

Toulouse (1) – Montpellier (8)             23 – 9

Pragmatique

Patiente et résiliente, l'équipe toulousaine complètement remaniée, doublon oblige, a rongé son frein en première période, n'encaissant que trois pénalités de Carbonel, quand Maallia, improvisé ouvreur et buteur, n'en passait qu'une seule avant la pause, après un échec (3-9).

En seconde période, le leader a profité de l'indiscipline adverse pour inscrire ses deux premiers essais, en supériorité numérique, par Cramont puis Capuozzo, avant que l'arrière international italien ne parachève, d'un doublé plein de "z'ailes", la victoire avec le bonus offensif.

Plus pragmatique, tu meurs... Toulouse n'est plus que jamais leader !

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après ce week-end)

Tous les résultats officiels du week-end >> 

  

La semaine prochaine…

Le Tournoi fait son entrée

L’Irlande et la France, premières nations mondiales, invaincues en 2022, sans jamais se rencontrer, sont très attendues et devront sortir les crocs, respectivement au Pays de Galles et en Italie, pour conserver leur invincibilité et marquer d’entrée les esprits.

Dans l’ombre, le XV de la Rose et son nouveau sélectionneur Steve Borthwick, tenteront de déjouer les pronostics des bookmakers outre-Manche.

Les Bleuets joueront les Italiens, le 3 février à 19h30 quand les Bleues - inutile de vous le rappeler, mais je le fais quand même - démarreront leur tournoi le 26 mars, juste après les gars.

Au programme* de la 1ère journée du VI Nations, samedi 4 février :

         Pays de Galles – Irlande, à 15h15

         Angleterre – Écosse, à 17h45

Puis, dimanche 5 février :

         Italie – France, à 16h

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de France TV

 

En parallèle, avec le programme* de sa 17ème journée et toujours sans ses internationaux, le TOP 14 va essayer de ressembler à quelque chose. Ça se passe aussi le samedi 4 février :

         Toulouse – Bayonne, à 15h

         Brive – Perpignan, à 17h

         Clermont – Castres, à 17h

         La Rochelle – Lyon, à 17h

         Pau – Racing 92, à 17h

         Montpellier – Toulon, à 21h

Puis, dimanche 5 février :

         Stade Français – Bordeaux, à 21h

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du nouveau TOP 12 féminin

Retrouvez les résultats* et le calendrier sur >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

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23 janvier 2023

Les brèves d'Ovalie - Edition n°507

Un petit trois sur huit

CHAMPIONS CUP... 4è journée              Montpellier (7) – London Irish (11)       21 – 21

Des Cistes sans pression… ou presque !

Tableau des huitièmes 2023

 3 Français sur 8, 5 Anglais sur 8, 3 Irlandais sur 3, 3 Sud-Africains sur 3, 1 Gallois sur 1, 1 Écossais sur 1

Il n’y aura pas eu de miracle pour nos clubs français dans ce dernier tour de qualif, tout juste un coup du sort pour nos Montpelliérains, dimanche, qualifiés avant même de jouer.

Menés 14-0 à la mi-temps, autant dire qu’ils n’avaient pas l’intention de jouer.

« Mais vous êtes cons, vous voulez aller jouer un huitième au Leinster ? », a dû leur dire le coach aux vestiaires, car dans le second acte, ils se sont bougé le cul.

Trois essais plus tard, par Darmon, Lamositele et Reinnach (merci le banc !), et trois essais partout, les Cistes ont remonté 21 points en 21 minutes pour arracher l’égalisation qui laissait les ogres du Leinster à leurs compatriotes du nord.

Ce sera un déplacement chez les Anglais d’Exeter, en moindre mal, quand nos autres clubs tricolores avaient, la veille, foiré leur ultime chance, sauf, bien sûr, nos porte-drapeaux rochelais et toulousains, invaincus à l’issue de cette phase éliminatoire.

 

Tous les autres matches par poule, en hyper bref (car je n'ai rien vu)...

Poule B             (de Montpellier)

Stormers (3)  – Clermont (9)                  30 – 16

Northampton (12)  – La Rochelle (1)     13 – 31

Toulouse (2)  – Munster (6)                   20 – 16

En deux maux...

Clermont n’a pas fait de miracle à Cape Town, en Afrique du Sud, sévèrement corrigé après avoir mené à la pause (3-6), et sera reversé en Challenge Cup. Ce n’est pas plus mal pour une équipe en souffrance mentale et qui attend son nouveau psychanalyste, Urios, ce lundi.

Quant aux Rochelais, tenants du titre, et aux Toulousains, leur tenant tête, ils ont été égaux à eux-mêmes, propres et victorieux, nos deux seules chances d’aller loin, dans cette compétition. Je n’ai pas vu les matchs, et j’ai pas le temps de m’étendre sur les premiers de la classe. Référez-vous à vos médias préférés.

Leicester (4)  – Ospreys (5)                   26 – 27

Ulster (8)  – Sale (10)                             22 – 11

 

Poule A

Lyon (9)  – Bulls (7)                               31 – 7

Leinster (1)  – Racing 92 (10)                36 – 10

Bordeaux (11)  – Gloucester (8)            17 – 26

Exeter (2)  – Castres (12)                       40 – 3

Bons derniers

Aux quatre dernières places, les quatre représentants français de cette poule n’ont pas fait les coqs, c’est le moins qu’on puisse dire, si ce n’est notre Lou, aux abois, dans un dernier cri de détresse, pour une victoire de consolation, synonyme de repêchage en Challenge Cup, comme son compatriote du Racing.

Car les hommes de Labit n’ont pas espéré longtemps, à Dublin, face aux favoris de la compétition, invaincus avec sept essais de moyenne par match. Et celui-ci n’a pas échappé à la règle, les Français prenant la marée bleue juste après que Wade a sauvé l’honneur, aux retours des vestiaires.

Le CO, lui, n’a pas cherché à exister dans une qualification impossible et un adversaire bien trop fort pour lui.

Quant à l’UBB, après une heure de jeu de belle facture avec un bel essai de Gimbert, en première période, puis un second de Boniface, au retour des vestiaires (17-12), elle s’est effondrée, après le carton jaune contre Jalibert, encaissant un doublé de McGuigan. Bordeaux ne jouera même pas la Challenge Cup.

Harlequins (6)  – Sharks (3)                  39 – 22

Édimbourg (5)  – Saracens (4)              20 – 14

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >> 

 

Le tableau final des huitièmes, prévus du 31 mars au 2 avril (voir photo ci-dessus)

Ils sont reversés dans les huitièmes de finale de la Challenge Cup :

  • Lyon, Racing 92, Clermont et Sale

 

La 4ème journée de la Challenge Cup, globalement…

Poule A

Bristol (4)  – Perpignan (9)                    33 – 19

Toulon (1)  – Zèbre (10)                          14 – 5

Brive (6)  – Cardiff (3)                            37 – 24

Glasgow (2)  – Bath (8)                          19 – 19

Newcastle (7)  – Connacht (5)              35 – 21

Poule B

Bayonne (8)  – Scarlets (1)                    7 – 20

Trévise (2)  – Stade Français (4)           35 – 32

Cheetah (6)  – Pau (7)                            9 – 6

Newport (5)  – Lions (3)                         25 – 30

Et trois de plus, et trois de plus...

Comme Montpellier, dans la grande coupe d'Europe, Brive a arraché sa qualification dans le dernier round, quand Toulon et le Stade Français n'ont pas eu besoin de forcer, ni même de gagner pour ce dernier.

Trois autres clubs français sont reversés de la Champions Cup vers la phase finale de Challenge Cup 

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >> 

 Le tableau final des huitièmes, prévus du 31 mars au 2 avril :

Challenge 2023

3 Français sur 6, 1 Anglais sur 3, 3 Gallois sur 3, 2 Sud-Africains sur 2, 1 Italien sur 2, 1 Irlandais sur 1, 1 Écossais sur 1
(*) + 3 Français et 1 Anglais repêchés de la Champions Cup.

 

La semaine prochaine…

Retour au TOP 14 privé du TOP 28

Après les émotions européennes, 42 internationaux sont convoqués en stage à Capbreton pour préparer le tournoi des VI Nations. Seulement 14 seront rendus à leurs clubs respectifs pour disputer le TOP 14, quand 28 resteront à Marcoussis, conformément à la convention FFR-LNR, afin de les préserver avant le match contre l’Italie.

La période des doublons démarre et concernera 5 journées du championnat, jusqu’au 4 mars.

Au programme* de la 16ème journée du TOP 14, dès le samedi 28 janvier :

         Lyon – Clermont, à 15h                    

         Bayonne – Brive, à 17h                    

         Castres – Bordeaux, à 17h

         Toulon – Pau, à 17h

         Perpignan – Stade Français, à 17h       

         Racing 92 – La Rochelle, à 21h05

Puis dimanche 29 janvier :

         Toulouse – Montpellier, à 21h05             

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du nouveau TOP 12 féminin

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15 janvier 2023

Les brèves d'Ovalie - Edition n°506

Les dents de l'amer

CHAMPIONS CUP... 3è journée              Sharks (2) – Bordeaux (11)       32 – 3

Les Sharks en action

Des requins dans le bain de l’UBB

Alors qu’on avait pris l’habitude de voir la moitié des clubs français en quart de finale de la H Cup – même avec la nouvelle formule, la saison passée, on en comptait sept sur huit en huitième de finale, dont quatre se qualifiaient encore en quarts – l’intégration des provinces sud-africaines dans nos coupes d’Europe changent complètement la donne.

Quelle aberration !

Je ne dis pas ça parce que six de nos équipes sur huit sont en passe de se faire éliminer dès le premier tour, non – d’ailleurs toutes n’affrontaient pas des légions d’Afrique du Sud – mais parce qu’on se tire une balle dans chaque pied sur lesquels on ne saura plus danser.

(Ah ! C’est sûr que de les jouer va relever notre niveau !)

De quoi parle-t-on ? Des percussions assassines qui envoient tour à tour nos joueurs au protocole commotion, comme Holmes, à peine entré ? Quel jeu démontre-t-ils ? Si ce n’est une agressivité montée sur des cannes qui défilent à cent à l’heure, comme Mdamepipi, fonçant chaque fois droit vers l’en-but, comme une envie pressante.

(Mais non, je n’ai pas une dent contre eux, mais deux !)

À neuf mois de la coupe du monde, chez nous, quoi de mieux pour les Boks que de s’entraîner sur le sol européen et s’adapter à nos jeux pour mieux les contrer plus tard.

Pire, éliminer, au passage, quelques-uns de nos meilleurs joueurs !

(Ouais ouais, j’exagère, mais on comptera les blessés à la fin de l’hiver !)

Une balle dans chaque pied, je vous dis, quand ce n’est pas dans chaque couille qu’on nous casse, encore, avec ces aller-retours absurdes, aussi éprouvants qu’irresponsables, écologiquement, comme si le sport, une fois de plus, une fois de trop, vivait sur une autre planète.

« Mais qu’est-ce qu’il raconte, encore ? »

Je vous entends grogner, « c’est n’importe quoi, cette brève part dans tous les sens, sans qu’elle en ait un qui tienne la route ». Eh oui, comme un ballon de rugby mal botté, rebondissant dans l’en-but pour finir en ballon mort.

Quel intérêt, dites-moi, de voir cette UBB remaniée, se déplacer à Durban, dans un stade à moitié vide, face à une formation à moitié pleine de Boks champions du monde, se faire dévorer et rentrer en avion juste avec ses points « carbone », pour ne pas être fannie ?

(Cette compétition européenne se dirige tout droit dans un mur d’absurdité !)

Bientôt, d’autres provinces du Super Rugby y feront leur entrée, réduisant le rugby européen à quelques provinces dont, aujourd’hui, seules La Rochelle et Toulouse feraient partie, avec des déplacements à travers le monde encore plus conséquents.

Une mini coupe du monde annuelle entre les clubs des huit meilleures nations, quoi.

Mais l’hécatombe des clubs français ne tient pas qu’à l’introduction de requins. Les tigres anglais ont des griffes aussi acérées. Le niveau du rugby outre-Manche est carrément à marée haute. Le temps des Sarries semble être revenu, comme celui du Leinster n’est jamais parti.

Il ne nous reste plus qu’à retourner à notre TOP 14 !

 

Tous les matches par poule, en bref…

Poule A

Sharks (2)  – Bordeaux (11)                    32 – 3

En une bouchée

À Durban, l’équipe girondine, sans Jalibert mais avec le sergent Garcia à son poste, s’est fait marcher dessus par le rouleau-compresseur sud-africain, conduit par son capitaine Kolisi et boosté par les moteurs rugissants, tels que Hendrikse, Etzebeth, Am et la flèche Mapimpi.

Deux essais en filou du demi-de-mêlée, Hendrikse, puis un troisième de Grobler, après la double exclusion de la première ligne Vaota et Mayndier dont la tenue de mêlée n’a pas du tout plus à monsieur Pearce, et les coéquipiers de Lucu repartaient aux vestiaires avec un sévère 22-0.

Subissant le jeu sud-africain en rafales, Mapimpi puis Kolisi dévastant tout derrière leurs fulgurances, c’est logiquement que les locaux encaissaient un doublé de Poltgieter, offrant aux Sharks le point de bonus offensif minimum requis.

Rien à dire tant les Bordelais, à l’image de leurs cadres (Jalibert, Poirot…), n’y étaient pas. C’en est donc fini pour eux, dans cette Champions Cup. La semaine prochaine, ils joueront une place pour la petite coupe d’Europe.

Saracens (3)  – Lyon (10)                         48 – 28

Y a pas eu photo

Les Sarries sont de retour, ne vous fiez pas au score. Leur méthode est simple, quatre essais en moins d’une demi-heure pour faire le job (aller chercher le bonus offensif) et ils s’arrêtent de jouer.

Menés alors 26-0, les visiteurs ont eu une fenêtre de tir pour réduire le score par deux fois, avec deux essais, signés Maraku et Dumortier, avant de regagner le vestiaire avec une belle petite claque dans le derrière (38-14).

Autant vous dire que le second acte n’aura été qu’une gestion laxiste des locaux, laissant le bonus offensif aux Lyonnais (doublé de Dumortier, puis Botha) avant d’inscrire un septième essai à la dernière minute.

Avec ces deux points, le Lou n’a pas dit son dernier mot pour une qualification, au moins en Challenge Cup.

Castres (12)  – Édimbourg (5)                21 – 34

C’est fini !

Ils auront joué une mi-temps, les coéquipiers d’Urdapilleta, devant leur public, avant de s’écrouler en seconde période.

Après avoir bien réagi au premier essai encaissé, sur une superbe passe de l’ouvreur argentin pour Raisuqe, les locaux ont doublé la mise, dix minutes plus tard, par Seguret, derrière une bonne mêlée et un slalom dans la défense écossaise. Les visiteurs réagissaient à leur tour pour égaliser mais les Tarnais ont eu raison de la détermination de Hounkpatin qui jouait une pénalité tout seul pour enfoncer le rideau adverse sur la ligne.

Menant 21-14, à la pause, la machine du CO s’est enrayé en seconde mi-temps, prenant l’eau de toute part, sans inscrire le moindre point, laissant les Écossais repartir avec une victoire bonifiée. Dur !

C’en est fini de tout espoir de qualification, même en Challenge Cup, comme la saison dernière.

Racing 92 (8)  – Harlequins (7)             30 – 29

Frustrant !

Comment se compliquer la vie dans un match où le bonus offensif tendait les bras aux Racingmen dès la première période.

Sacré Russel, son talent n'a d'égal que sa nonchalance à gâcher les temps forts, comme ce banana kick qui ne trouve pas la touche ou cet en-avant dans ses 22, à l'origine d'une succession de fautes et de trois cartons jaunes.

Les Franciliens ont pourtant dominé les débats avec trois superbes essais (Fickou, Kamikamica, en première période et Saili, au début de la seconde), même si les Anglais, sous la houlette d'un grand Smith sont revenus très fort dans la partie, ensuite.

Mais de là, à les laisser remonter 18 points, sans inscrire cet essai du bonus offensif, en plus d'une demi-heure, c'est impardonnable pour une grande équipe qui se veut, et se doit désormais, aller gagner au Leinster.

Mais la victoire est là, difficile, frustrante, mais tenue, à douze contre quinze avec une belle rage en-dedans. Mais il y avait plus simple à faire, vraiment !

Gloucester (9)  – Leinster (1)                14 – 49

Bulls (6)  – Exeter (4)                             39 – 28

 

Poule B

Clermont (8)  – Leicester (3)                 29 – 44

Des essais et des espoirs

Les Clermontois peuvent tirer un trait sur cette compétition d’un niveau qui n’est plus le leur. Non pas qu’ils ne peuvent plus se qualifier pour les huitièmes, une huitième place dans cette poule est encore à leur portée, mais disons « à quoi bon ? », quand on voit le niveau de ces Anglais-là, sans parler de celui des Irlandais du Leinster qui déroulent monstrueusement leurs machines à marquer.

À l’image de cette interception (par Scott) d’une passe molle de Belleau pour Tiberghien, l’ASM s’est fait cueillir d’entrée comme des bleus, avant de subir le rouleau compresseur anglais.

Bien sûr, il y a eu de belles réactions de nos Jaunards, sur une nouvelle sautée de l’ouvreur local pour Newsome qui envoyait Delguy à dame, ou encore cette chevauchée fantastique de Raka débordant la défense adverse avant que Belleau n’écarte sur l’aile jusqu’à Simone pour offrir le deuxième essai à Fourcade.

Mais entre les deux, les Tigres du Leicester en avaient remis deux couches, se jouant de la défense clermontoise, à la rue, comme le débordement fulgurant de Simmons qui a laissé Newsome et Raka littéralement sur place.

Menés 27-14 (3 essais à deux), à la pause, les hommes de Jono Gibbes allaient encore ronger leur frein, en début de seconde période, après avoir pourtant profité d’un cafouillage pour recoller au score, avec un troisième essai, signé Belleau (27-19), voilà qu’ils encaissaient aussitôt un essai d’école, sur tableau noir, des trois-quarts anglais, signé Scott, pour son doublé.

La messe n’était pas dite pour autant, quand Jedrasiak feintait tout son monde, comme un trois-quarts, sur un service de Jauneau pour l’essai du bonus offensif, et de l’espoir. D’autant que les Britanniques, sur la défensive, offraient logiquement à Belleau le point de bonus défensif (29-34), à dix minutes du terme.

Mais la rage et la détermination des Tigers l’annulera, sur le fil avec un cinquième essai du talonneur Cronin derrière un maul, douchant les espoirs des Jaune et Bleu. Rageant, oui, mais l’ASM est à sa place, au pied d’un trop haut mur d’indiscipline et de maladresses.

Sale (9)  – Toulouse (1)                         5 – 27

Supérieurs, tout simplement

À quinze contre quatorze pendant plus d’une heure, en terres anglaises, les Toulousains ont construit leur victoire, à l’usure, en seconde période, sous la botte de Jaminet, d’abord, puis enfonçant le clou avec deux essais en force, signés Meafou puis Cramont.

Une victoire difficile, mais propre, résumée en une phrase, qui qualifie Toulouse en huitième de finale.

La Rochelle (2)  – Ulster (10)                 7 – 3

Au bout du bout

Maladroits pendant 80 minutes, les Maritimes ont décroché une petite victoire à la 81ème sur une ultime séquence de pick and go, conclue par le puissant pilier suppléant Sclavi.

À Marcel-Deflandre, les Rochelais se sont battus contre une pluie battante et une équipe irlandaise plus combattante qu’elle. Recroquevillés en défense, les locaux ont tenu un piète 0-0, à la pause, avant de concéder aux Celtes, dans le second acte, une pénalité de Doak sur un de leurs temps forts.

La Rochelle rejoint ainsi Toulouse et le Leicester parmi les premiers qualifiés de la poule.

Ospreys (5)  – Montpellier (7)               35 – 29

Tous bonus !

Les Montpelliérains ne sont pas rentrés bredouilles de Swansea, avec un point dans chaque poche, bonus défensif et offensif, de quoi espérer pour la qualification face au London Irish à la maison.

Pour ce qui est de cette rencontre, les spectateurs gallois en ont eu pour leur argent, avec neuf essais, dont cinq pour les visiteurs français. Merci à Willemse, auteur d’un doublé en première, qui a permis au MHR de rester en vie à la pause (13-10), avant de marquer trois fois, au retour des vestiaires, par Chalureau, Darmon et Reinach.

Une belle partie, frustrante, à seulement deux points, réduisant les chances d’un huitième à domicile, encore possible seulement si les Clermontois venaient à gagner chez les Stormers.

Munster (6)  – Northampton (12)          27 – 23

London Irish (11)  – Stormers (4)          7 – 28

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >> 

 

La 3ème journée de la Challenge Cup, globalement…

Poule A

Bath (7)  – Toulon (2)                             23 – 35

Connacht (3)  – Brive (9)                       61 – 5

Perpignan (6)  – Glasgow (5)                26 – 40

Zèbre (8)  – Bristol (4)                           11 – 34

Cardiff (1)  – Newcastle (10)                 42 – 10

Poule B

Stade Français (4)  – Lions (3)              17 – 7

Pau (6)  – Dragons (5)                           15 – 21

Trévise (2)  – Bayonne (8)                     26 – 7

Scarlets (1)  – Cheetah (7)                    20 – 17

Deux sur six

Comme pour la Champions Cup, sa petite sœur ne fait pas de cadeau aux clubs tricolores. Seulement deux d’entre eux devraient voir les huitièmes de finale.

C’est fait pour Toulon et Paris qui l’ont chacun emporté, ce week-end, et qui n’auront plus qu’à améliorer leur place au classement pour un adversaire moins coriace.

C’est fini pour Brive et Bayonne qui n’ont eu que ce qu’ils ne sont pas venu chercher. Perpignan pourrait encore se qualifier avec un exploit à Bristol, mais pas sûr que les Catalans, sans la moindre victoire au compteur, en aient vraiment le potentiel et l'envie.

Quant aux Palois, il vont devoir gagner leur ticket chez les Sud-africains de Cheetah qui l’avaient emporté à l’aller au stade du Hameau (21-16). Mission pas impossible mais très compliquée.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >> 

 

La semaine prochaine…

Dernier tour européen pour les qualifs !

Si c’est fait pour Toulouse et La Rochelle, pour Montpellier, Clermont, Bordeaux, Lyon et le Racing, il faudra absolument l’emporter pour les rejoindre en huitième de finale.

À la portée du MHR, mais autant d’exploits que de concours de circonstances pour les autres. Sortez vos calculettes !

Pour Castres, la coupe d’Europe, c’est terminé.

Et ça commence dès vendredi 20 janvier, en Champions Cup, avec le programme* suivant :

         Lyon – Bulls (A) à 21h

         Leicester – Ospreys (B) à 21h

Puis samedi 21 janvier :

         Northampton – La Rochelle (B) à 14h

         Harlequins – Sharks (A) à 14h

         Bordeaux – Gloucester (A) à 16h15        -> France TV

         Leinster – Racing 92 (A) à 16h15

         Stormers – Clermont (B) à 18h30      

         Exeter – Castres (A) à 18h30      

         Ulster – Sale (B) à 21h

Enfin, dimanche 22 janvier :

         Montpellier – London Irish (B) à 14h

         Toulouse – Munster (B) à 16h15            -> France TV

         Édimbourg – Saracens (A) à 18h30

S’agissant de la Challenge Cup et les 6 autres clubs du TOP 14, veuillez consulter le site officiel de l’EPCR qui vous en détaillera le programme.           

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de beIN Sports

 

Du côté du nouveau TOP 12 féminin

Retrouvez les résultats* et le calendrier sur >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

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08 janvier 2023

Les brèves d'Ovalie - Edition n°505

Effets collaZéraux à Brive

TOP 14... 15è journée                            Brive (13) – Toulon (9)       26 – 17

Des Coujoux survoltés

Et de trois !

Après Clermont et Lyon, c’est au tour de Toulon d’être la victime du retour en force des Coujoux, depuis Noël, sous l’influence de son nouveau manager Patrice Collazo.

Autant vous dire que jouer contre Brive, aujourd’hui, n’est plus un cadeau !

Samedi après-midi, à Amédée-Domenech, les hommes du duo Azéma-Mignoni, venus avec des ambitions, floquées des noms de Biggar, Kolbe, Serin, West, Paia’aua, Parisse, Isa et même Bastareaud, n’ont pas réussi à prendre le dessus sur les coéquipiers, aux noms moins flamboyants, d’Enzo Hervé, de retour en grâce, dans le jeu et au pied.

L’ouvreur corrézien, de nouveau titulaire en place de Sanchez (non aligné), a inscrit, à lui tout seul, les 21 points de la victoire, avant que Karkadze n’inscrive, en bonus, l’essai qui allait priver les Varois du bonus défensif.

Tout a commencé par de belles intentions offensives, de part et d’autre, mais surtout des locaux, amenant logiquement un duel d’indiscipline et de buteurs entre Hervé et Biggar, avec un léger avantage à la pause pour l’enfant du pays (12-9).

Il s’en est fallu de peu que Muller concrétise une magnifique passe au pied d’Abadie, l’ailier étant éjecté in-extremis en touche par le geste parfait de la star galloise.

Au retour des vestiaires, la mêlée briviste a carrément concassé sa vis-à-vis, offrant l’opportunité à Hervé de creuser l’écart. Jusqu’à 21-12, à l’heure de jeu, le buteur local ayant manqué une pénalité sur huit.

Le coaching varois, impressionnant, avec les entrées simultanées des premières lignes, Isa, Parisse et Serin, allait faire son effet rapidement. Après une pénalité passée par Biggar, Salles parvenait à conclure en coin sur un ballon de première main, joué sur la largeur derrière une touche. Le poteau partait du bon côté pour parer la transformation de l’ouvreur toulonnais (21-17).

Le public allait devoir retenir sa respiration.

Pourtant, la fin de match sera à la main des Coujoux qui, pleins de culot, sur leur dernière action, joueront la penaltouche pour priver leur adversaire de toute opportunité d’égaliser, grâce à l’essai plein de rage du talonneur géorgien suppléant.

Quel panache les « couillus » de Collazo tout de même !

Mais quelle zizanie, surtout, ils mettent dans ce championnat, des effets collatéraux qui obligent leurs victimes à rattraper les points perdus, le week-end suivant, comme ça a été le cas des Lyonnais à Pau, ce même samedi après-midi.

Les Palois, désormais à deux longueurs des Corréziens, vont, à leur tour, devoir récupérer des points chez leur prochain adversaire qui n’est autre que Toulon, à quatre longueurs devant, et qui ne s’en laissera pas facilement « décompter », après cette désillusion.

Les Bayonnais, seront-ils les prochaines victimes de l’effet Collazo, à Jean-Dauger ?

 

Les autres matches en bref…

Pau (12) – Lyon (8)                               12 – 21

Hold-up à la corrézienne

Le Lou est entré dans la bergerie paloise, en fin de chaque mi-temps après avoir fait le dos rond en défense, n’encaissant que six points à chaque fois.

Une offensive aura suffi, à dix minutes de la pause, pour envoyer Tuisova à dame, et répondre à la domination des locaux pour prendre une petite longueur d’avance (6-7).

Idem, dans le second acte, après avoir subi et payé leur indiscipline, puis sauvé in-extremis l’échappée de Colombet qui filait à l’essai, les hommes de Mignoni, à dix minutes de la fin du match, ont enfoncé le clou, derrière un ballon porté pour le second essai, signé du talonneur entrant Coltman (12-14).

Trois minutes plus tard, après un nouveau raid incroyable de Veredamu, très actif depuis son entrée, les Lyonnais s’offraient la balle de match et l’essai du bonus offensif, à l’extérieur, signé par l’arrière remplaçant, plein de panache, après un choix de penaltouche (plutôt que de prendre trois points) et une longue séquence de charges et de jeu au large, à quinze contre quatorze. Daubagna manquera de peu l’essai du troc de bonus dans les dernières secondes.

Le Lou venait parfaitement de plagier le nouveau panache corrézien.

Bordeaux (4) – Bayonne (7)                 23 – 15

Lucu fait du Jalibert

À l’image de ce superbe 50-22, trouvé dans le dos de la défense basque, le demi de mêlée international bordelais a mis son équipe sur les rails, après la touche rapidement jouée par Lamothe qui trouvait Moefana pour le premier essai maison.

Dix minutes et 10-0, devant le public de Chaban-Delmas conquis et enchanté d’une première mi-temps très animée et plaisante des deux côtés, n’accouchant malheureusement que d’un drop de Lopez, côté basque, et d’une deuxième pénalité côté girondin (13-3).

Les Bordelais ont démarré tambour-battant la seconde période, concluant magnifiquement un deuxième essai par Cordero. Les Basques n’ont pas baissé les bras pour autant et offrent du beau jeu, impulsé par les relances de Lopez et peu récompensé tant la défense locale veille.

Oui, mais un relâchement dans les dix dernières minutes allait permettre aux Bayonnais d’inscrire deux essais par leur talonneur entrant, Jaarsveld, sur deux ballons portés, laissant au placard la quête d’un bonus offensif pour les coéquipiers de Lucu, à côté de celle du bonus défensif des visiteurs, malheureux dans cette rencontre qu’ils ont joué à fond.

Bordeaux double son adversaire dans un TOP 6 dont les trois dernières places restent à la merci de trois autres concurrents, chaque week-end, que sont le Racing, Montpellier et Lyon.

Clermont (10) – Perpignan (14)             31 – 20

Une balle dans le pied

Clermont n’en finit pas de douter de son jeu. Et il y a de quoi, à l’image de ce premier essai de plus de cent mètres, remontés par l’arrière catalan, alors que Plisson venait de manquer la penaltouche dans un temps fort des siens. Une remontée tonitruante, de passes à dix, transperçant toute la défense auvergnate, de long en large pour un essai humiliant de Pelepele-Lemalu devant un Michelin hébété.

Et voilà les Jaunards courant après le score et le ballon pour remettre la main sur un match qui sent déjà le maintien. Il faudra deux cartons jaunes contre les visiteurs pour qu’en double supériorité numérique les Clermontois marquent à leur tour, par Raka, tout en puissance. Ils doubleront même la mise, par Tixeront, cinq minutes plus tard, avant que McIntyre ne réduise l’écart juste avant la pause avec une pénalité (14-10).

En seconde période, le doute va encore s’installer dans le camp de l’ASM, après une pénalité de Plisson. Les Perpignanais, par l’entremise de McIntyre, encore, vont lancer une contre-attaque, trouvant Tilsley à la conclusion, pour mener à nouveau 20-17.

Mais il faut croire que le bon dieu a eu pitié de ces JEunards qui tentent de prendre la relève, comme ils peuvent, dans cette chienlit de jeu dans la culotte, en jouant au culot, à l’image de l’entrant Jauneau qui va voir un rebond favorable, sur un coup de pied inspiré de Tiberghien par-dessus la défense adverse. Le destin a voulu épargner une nouvelle défaite au Michelin à cette jeunesse en envoyant un signe à Jono Gibbes pour qu’il le mette (lui, le destin) dans leurs mains à elle (cette jeune garde).

Et comme il semble un peu sourd de flair, le destin a répété le signe, en offrant une interception à Delguy, l’autre perle qui pourra nous faire oublier Penaud, pour le troisième essai qui scellait la victoire de l’ASM et confortait son maintien… à la dixième place.

L’USAP a manqué de se relancer dans cette partie et sombre au fond du classement, à sept longueurs de Brive.

Stade Français (2) – Castres (11)         26 – 7

Intouchables

Les dauphins du championnat ont parfaitement entamé ce match dans leur antre, à Jean-Bouin, par une action d’envergure qui envoyait Odogwu à l’essai, illicitement projeté par le cou en touche, synonyme d’essai de pénalité.

Les Castrais allaient répondre aux Parisiens par un essai de Doubrère, s’extirpant derrière un maul, mais les locaux retourneront aux vestiaires avec neuf longueurs d’avance, en récompense de leur domination en mêlée, grâce au pied sûr de Segonds (16-7).

En seconde période, rien n’allait sourire aux visiteurs, manquant toutes leurs touches, jusqu’à glisser pour Urdapiletta, sur une pénalité face aux poteaux et voir un bel essai refusé pour un léger en-avant en amont.

Il a donc été facile pour Paris de conclure la partie en beauté, sur un coup de patte magistral de Segonds pour ses trois-quarts, s’amusant de la défense adverse pour envoyer Wards à dame.

Facile, oui, mais sans bonus tout de même, laissant les hommes du « déjà remercié » Quesada à trois points du leader toulousain.

La Rochelle (3) – Toulouse (1)             30 – 7

La bête noire a été domptée

Après huit matches sans victoire contre Toulouse, les Rochelais ont rompu le mauvais sort, samedi soir, à Marcel-Deflandre. Avec deux équipes remaniées, mais largement compétitives, la première période a été largement à l’avantage des locaux, forts de leur mêlée et plus entreprenants quand les Toulousains ont été beaucoup pénalisés, avec deux cartons jaunes, coup sur coup (Faumuina et Ntamack).

Menant 16-0 à la pause, les Maritimes ont tenté de tuer le match et leur bête noire, mais celle-ci se défendait bien, malgré les fautes et un nouveau carton jaune (Mauvaka) qui allait alors ouvrir l’en-but aux coéquipiers d’Alldritt, à force d’insister. L’entrant, Pierre Boudehent, franchissait enfin la ligne, à l’heure de jeu pour le troisième essai (23-0).

Mais le leader n’est pas du genre à rester fanni aussi longtemps. Le vent a tourné, et c’est au tour d’Alldritt de laisser ses coéquipiers à quatorze et aux Toulousains de marquer en supériorité numérique, par Retière derrière une bonne mêlée (23-7).

Les Rochelais auront, néanmoins, le dernier mot, à la dernière seconde du match, avec un essai sous les poteaux de Hatherell après une longue séquence de jeu au ras devant la ligne.

Les hommes d’O’Gara montent sur le podium, à huit points du leader.

Montpellier (6) – Racing 92 (5)            17 – 12

Petit bras

Les champions de France ont brillé par leurs maladresses et leur manque de maîtrise, à l'image de leur dernière action, offrant une dernière munition aux Racingmen qui a bien failli leur coûter cher.

Heuresuement, avant, Willemse avait montré sa puissance, en première période, pour inscrire le premier essai, et Bouthier sa classe, en seconde, pour le second. Rien de plus. Quant les visiteurs se sont mis à niveau, sans marquer, se contentant de punir au pied l'indiscipline adverse et récolter un bonus défensif, faute de mieux.

Bref, un petit match pour des petits bras, en souffance.

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après ce week-end)

Tous les résultats officiels du week-end >> 

  

La semaine prochaine…

La coupe d’Europe délivre ses premiers qualifiés

En Champions Cup, encore deux matches et quatre équipes par poule se verront éliminées. C’est le cas, pour l’heure, des quatre concernées de la poule A, Castres, Racing, Lyon et Bordeaux, respectivement aux quatre dernières places. Deux victoires, sinon rien !

Dans la poule B, Clermont et Montpellier devront l’emporter au moins une fois, quand La Rochelle et Toulouse survolent cette phase de qualification.

En Challenge Cup, seuls Toulon, Pau et Paris semblent concernés par la qualification en huitièmes de finale. Perpignan, Brive et Bayonne réservent leurs forces pour le TOP 14.

Ça commence dès vendredi 13 janvier, en Champions Cup, avec le programme* suivant :

         Clermont – Leicester (B) à 21h

Puis samedi 14 janvier :

         Sale – Toulouse (B) à 14h

         Gloucester – Leinster (A) à 14h

         Sharks – Bordeaux (A) à 16h15               -> France TV

         Munster – Northampton (B) à 16h15

         La Rochelle – Ulster (B) à 18h30

         Bulls – Exeter (A) à 18h30

         Saracens – Lyon (A) à 21h

         Ospreys – Montpellier (B) à 21h

Enfin, dimanche 15 janvier :

         Castres – Edimbourg (A) à 14h

         London Irish – Stormers (B) à 14h

         Racing 92 – Harlequins (A) à 16h15          -> France TV

S’agissant de la Challenge Cup et les 6 autres clubs du TOP 14, veuillez consulter le site officiel de l’EPCR qui vous en détaillera le programme.           

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de beIN Sports

 

Du côté du nouveau TOP 12 féminin

Retrouvez les résultats* et le calendrier sur >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

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01 janvier 2023

Les brèves d'Ovalie - Edition n°504

En attendant Penaud...

TOP 14... 14è journée                            Bordeaux (6) – Montpellier (7)       40 – 10

Bielle-Biarrey, un petit jeune qui vaut un Penaud

L’UBB fait le show

Après la victoire à La Rochelle, l’officialisation de l’arrivée, la saison prochaine, de Penaud avec celles pressenties des coaches Bru et Giroud, l’UBB se sent portée par un vent nouveau qui donne des ailes à son jeu et la rend irrésistible, à l’instar de son stratège Jalibert qui a distillé des caviars à ses ailiers, vendredi soir, sur la pelouse de Chaban.

Parce qu’on a beau en faire des tartines sur Penaud, toute cette semaine, il n’empêche que l’ailier droit actuel titulaire a démontré qu’il n’avait rien à envier à la recrue internationale clermontoise, soi-disant le meilleur au monde à son poste. (Non, je ne suis pas amer!)

Car Bielle-Biarrey a ébloui sur son aile, auteur d’un doublé.

Mal embarqués dans cette entame, à la main des champions de France, après l’essai en puissance de Willemse, les Girondins ont bonifié un de leurs premiers temps forts, derrière une mêlée, avec une redoublée remarquable de sa charnière pour servir parfaitement leur ailier de 19 ans qui mystifiait toute la défense ciste en crochets fulgurants jusque dans l’en-but.

Les visiteurs, même sans Garbisi, sorti sur blessure, parvenaient avec Foursans-Bourdette à remettre la main sur le ballon et pousser les locaux à la faute pour se remettre, au pied, à 10 partout. Mais Jalibert prenait l’avantage avec une dernière pénalité avant la pause (13-10).

Une maigre avance que le stratège international béglais allait décupler par sa vista et deux coups de pieds magistraux pour chacun de ses ailiers, d’abord Cordero, puis à nouveau Bielle-Biarrey, comme un message au nouvel arrivant :

Va voir au centre Penaud, y a peut-être une place à prendre !

La seconde période sera à sens unique, les Montpelliérains commettant beaucoup de fautes et ne parvenant plus à mettre un pied devant l’autre. Il ne restait plus qu’à cette équipe girondine, le vent en poupe, de conclure l’essai du bonus offensif, avec une réussite époustouflante, Lucu profitant d’un contre pour dribler jusque dans l’en-but.

Décidément, le départ d’Urios a libéré un potentiel énorme, à se demander ce que pourraient bien apporter en plus un Bru, un Giroud et un Penaud. (Allez, rentre à la maison, petit, j'oublie tout!)

En attendant, l’UBB reprend des couleurs au classement !

 

Les autres matches  en bref…

Bayonne (5) – Toulon (8)                    23 – 18

La fougue bayonnaise

Si elle leur a joué des tours en première période, à jouer à tout va au risque de contres qui ont amené le premier essai de Paia’aua et un sévère 13-0, cette flamme n’a jamais lâché l’équipe basque qui a tenu bon et a profité d’une double supériorité numérique pour marquer par Maqala, juste avant la pause (7-13).

Mais il s’en est fallu de peu de tout gâcher. Heureusement dès le retour des vestiaires, les coéquipiers de Lopez ont trouvé la faille pour revenir dans la partie et repasser devant avec un essai de Bosch suivi d’un drop fabuleux de l’ancien ouvreur international (17-13). Quelle saison, Camille !

Et quand Paia’aua est revenu sur la scène pour son doublé, tout en évitement et percussion, les Bayonnais ont pu compter sur leur mêlée, leur hargne et encore le pied de Lopez pour aller chercher les points de la victoire.

Quels culot et talent cette équipe basque, toujours accrochée au TOP 6 !

Castres (10) – Racing 92 (4)                 26 – 26

Dos à dos

Une équipe qui a besoin de points et l’autre de se racheter après l’humiliation dans le derby parisien, et voilà un choc qui s’est annihilé au bout de 80 minutes de combat.

Nakosi a marqué le premier pour le CO quand Baudonne a égalisé avant la pause pour le Racing. Les visiteurs ont pris le dessus en seconde période avec un deuxième essai de Gogichaschvili pour mener de dix longueurs, avant qu’Urdapilleta, pour les locaux, ne punisse leur indiscipline et que Doubrère n’égalise à son tour, à l’heure de jeu.

Un nul amer pour Castres, une bonne opération malgré tout pour le Racing, quatrième.

Lyon (9) – Brive (13)                             27 – 30

L’effet Collazo, déjà ?

Une entame tonitruante et l’essai de Zafra en disait long sur les intentions des nouveaux hommes de Collazo qui se déplaçaient à Gerland, après une victoire référence contre Clermont, la semaine passée.

Indisciplinés, les Lyonnais ont subi, menés 3-11 puis 10-17 à la pause, après avoir réagi par l’incontournable Dumortier qui a inscrit leur premier essai.

La seconde période sera une course-poursuite infernale que ne lâcheront pas les visiteurs têtus, en tête. L’arrière rhodanien, Tchapchet, aura beau inscrire un doublé, il suffira d’un seul essai aux Brivistes et des coups de pied précieux de leurs buteurs, Sanchez et Hervé (un drop chacun) pour rester devant jusqu’au bout.

Un exploit retentissant qui sort les Coujoux de la dernière place et le Lou des six.

Stade Français (2) – Pau (12)               37 – 3

Paris enchaîne

Trois bonus offensif consécutif pour les hommes de Quesada qui se sont défait avec brio de Palois accrocheurs, comme à leur habitude, mais qui n’ont pas réussi à contrarier les locaux dans une première période très disputée, après l’essai de Tui pour Paris (8-3).

Mais la seconde période a été à sens unique, les visiteurs étant complètement dépassés par les salves parisiennes, quand ils ne leur faisaient pas eux-mêmes un cadeau, encaissant cinq nouveaux essai par Habel-Kuffner, Peyresblanque, Etien, Ward et Hall.

Le Stade Fançais talonne plus que jamais le leader toulousain.

Perpignan (14) – La Rochelle (3)          10 – 29

L’USAP coule

Après avoir regardé jouer les locaux pendant vingt minutes, les Maritimes ont mis la machine en route et inscrit quatre essais en un quart d’heure, grâce à un doublé de Thomas et un essai de Leyds et Kerr-Barlow.

Menés 22 à 3, et réduits à 14, après le carton rouge contre leur capitaine Acebes, les Catalans ont réagi dès le retour des vestiaires, en marquant par Faasalele. Mais les Rochelais ont su gérer le second acte sans être plus inquités, avant de donner le coup de grâce, à deux minutes du terme, par Boudehent.

La Rochelle revient sur le podium, après avoir fait le yoyo durant la phase des matches aller. Quant à Perpignan, le renouveau briviste leur laisse la place de la lanterne rouge et n’augure rien de bon pour la suite.

Clermont (11) – Toulouse (1)                13 – 32

Où sont passés les Jaunards ?

Je vous laisse lire la presse spécialisée, moi je peux pas, je peux plus... je vais me coucher. 

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après ce week-end)

Tous les résultats officiels du week-end >> 

  

La semaine prochaine…

Chacun se prépare pour l’Europe… ou pas !

Dernier tour de championnat avant la dernière quinzaine européenne pour la qualif en huitièmes. Ca risque de faire tourner pas mal encore... Quoique ! Certains lui ont déjà tourné le dos, notamment en Challenge Cup, où n'en espèrent plus grand chose, comme le Lou, le CO, le Racing ou Bordeaux.

Prions, que le choc entre Rochelais et Toulousains ne soit pas sacrifié sur l'autel de l'impasse.

Au programme* de la 15ème journée de TOP 14, dès samedi 7 janvier :

         Bordeaux – Bayonne, à 15h

         Brive – Toulon, à 17h

         Clermont – Perpignan, à 17h

         Stade Français – Castres, à 17h

         Pau – Lyon, à 17h

         La Rochelle – Toulouse, à 21h

Enfin, dimanche 8 janvier :

         Montpellier – Racing 92, à 21h

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du nouveau TOP 12 féminin

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25 décembre 2022

Les brèves d'Ovalie - Edition n°503

Noël entre voisins

TOP 14... 13è journée                            Brive (14) – Clermont (10)       20 – 16

Les Coujoux échappent aux Jaunards

Un cadeau sans le sapin

Si certains ne se sont pas fait de cadeau, en ce week-end de Noël, ça n’a pas été le cas entre voisins du Massif central où Coujoux et Jaunards ne sont pas venus les mains vides, remplies comme des hottes, avec un peu de jeu mais surtout beaucoup de fautes, emballées dans de jolis paquets cadeau, qu’ils se sont offerts, chacun.

En moins de deux minutes, Penaud s’ouvrait le premier paquet en première main, derrière une touche sur les quarante mètres corréziens. Lee créait un point de fixation quand Bezy décalait sur Raka qui s’infiltrait pour lancer Newsome qui envoyait notre ailier international à dame.

Joyeux Noël CLermont !

Une fois le cadeau ouvert, les hôtes ont remis la main sur le ballon, sans parvenir à concrétiser leurs temps forts, laissant les Clermontois devant, tout le premier acte. Menant 13-3 à la pause, après deux pénalités de Plisson, contre une seule de Sanchez, les visiteurs ont attendu l’entrée de leur bébé, formé au club, Enzo Sanga, pour lui offrir, en cadeau personnel, le premier essai briviste, suite à une échappée de Grandidier, dans une défense auvergnate un peu trop laxiste.

Joyeux Noël Enzo !

13 partout, tout était à refaire. Et quand Belleau passait les trois points d’une victoire qui ne pouvait plus échapper aux Jaunards, le ballon en main, à quelques secondes de la sirène, une succession de fautes allait emmener les Coujoux jusqu'à l’en-but clermontois, durant huit longues minutes, comme une dernière main tendue, avec un dernier cadeau inattendu qu'ils ont saisi derrière une penaltouche…

Un ballon porté par Papali’i, en papa Noël, jusque dans l’en-but.

De quoi faire exulter tout un public qui n’avait pas vu une victoire, ici, depuis le 1er octobre. Joyeux Noël Brive ! La lanterne rouge n’est désormais plus qu’à un point de Perpignan, de quoi se relancer complètement dans la course au maintien. Un beau cadeau de bienvenue, aussi, pour le nouveau coach Collazo qui, des tribunes, peut déjà sentir le vent tourner...

Emportant avec lui l’odeur de sapin.

Quant à l’ASM, avec le bonus défensif, elle peut se mordre encore les doigts de laisser tant de points en route d’une qualification en phase finale qui semble bien compromise.

 

Les autres derbys  (ou presque) en bref…

Racing 92 (3) – Stade Français (2)      10 – 48

La fête du voisin

Les Racingmen ont accueilli des Parisiens qui ont fait comme chez eux, amenant le jeu, l’envie et la manière pour bouffer tout cru leur hôte, sans demander leur reste.

C’est bien simple, hormis la pénalité passée de Russel en début de match, les visiteurs ont pris les commandes et se sont régalés avec deux essais, en première période, signés Briatte puis Macalou, encore exceptionnel, ne laissant que des miettes aux Racingmen, marquant juste avant la pause, par Le Garrec.

Au retour des vestiaires, les Franciliens n’ont juste pas touché à leur assiette, n'y étant pas dedans, à l’image d’un Russel transparent, mais plutôt dans celle de leurs adversaires. Les hommes de Quesada les ont dévorés, inscrivant trois nouveaux essais (Barré, Etien, Odogwu) jusqu’à se gaver du bonus offensif.

Paris reprend la deuxième la place à son voisin qui reste néanmoins sur le podium, malgré cette raclée.

Toulouse (1) – Castres (12)                  22 – 18

Champion d’automne à la peine

Dans le derby de la Garonne, les Toulousains ont évité le piège castrais, après avoir surmonté les difficultés de la première période cadenassée par une défense tarnaise bien organisée.

Menant seulement 6-3 à la pause, grâce à la botte de Jaminet, les Haut-Garonnais ont dû attendre l’heure de jeu pour distancer enfin les visiteurs, grâce au seul essai du match, signé Meafou (16-9). Mais les Castrais ne lâchaient rien, même à quatorze durant vingt minutes, ils parvenaient à recoller, grâce au pied de Dumora, répondant à celui de Jaminet, de retour après deux mois d’arrêt, sur blessure.

Toulouse reste en tête et valide son titre de champion d’automne quand le CO ronge son frein, en bas de classement, avec son point de consolation.

Pau (11) – Bayonne (6)                         22 – 22

Lâchez-moi les Basques !

Les Palois n’ont pas réussi à se défaire de ces sangsues de voisin des Pyrénées-Atlantiques qui ne lâchent rien. Pour preuve, même cette sixième place du classement, depuis plus d’un mois, à faire rager les grosses écuries, à leur traîne.

Pourtant, les locaux avaient parfaitement entamé la rencontre, avec l’essai d’entrée de Gailleton, décidément incontournable le néo-international, allant même de son doublé en fin de première période, après l’essai de Colombet, portant la marque à 22-16 à la pause, les Bayonnais collant au score par le pied de Lopez et l’essai d’Erbinartegaray.

Seulement en seconde période, rien n’a semblé sourire aux locaux qui ont subi le retour de Lopez et ses coups de pied punitifs ramenant le score à parité parfaite. Pourtant, à la dernière minute, Daubagna manquait la pénalité de la gagne, le cuir heurtant le poteau.

La Rochelle (5) – Bordeaux (7)            8 – 12

Petit derby

Du côté de l’océan atlantique, le duel entre voisins a tourné à l’avantage des Bordelais, sans doute plus chanceux, à l’image du drop de Lucu après un deuxième échec sur une pénalité qui touchait le poteau. Même Vili s’aventurait avec réussite à l’exercice du drop pour mener 6-3, avant que Jalibert n’agrave la marque par une pénalité supplémentaire.

Les Maritimes réagissaient enfin, par le seul essai du match, signé Lagrange, sans parvenir à prendre le score, la transformation de Leyds passant à côté (8-9). Mais Jalibert entérinait la victoire girondine par une dernière pénalité dans un match étriqué

Une belle preuve de caractère et de pragmatisme pour ce groupe en construction, après l’éviction d’Urios, qui place Bordeaux aux portes du TOP 6, quand les Rochelais en dégringolent à la cinquième place.

Toulon (8) – Lyon (9)                           21 – 3

Fin de crise

Après deux défaites à domicile, contre Montpellier puis le Racing, les Toulonnais ont rectifié le tir, jeudi soir, sous la botte de Biggar, pour sa première en TOP 14, en dominant les Lyonnais, sans outre mesure, ni bonus offensif, mais assez de maîtrise pour se rassurer et se faire pardonner par leur public.

Wainiqolo a donné le ton d’entrée, avec un premier essai, avant son doublé, vingt minutes plus tard, quand l’ouvreur gallois corrigeait l’indiscipline des visiteurs en première période où tout s’est finalement joué.

Si le second acte a vu les Lyonnais revenir plus solide en conquête, le public n’a rien vu d’autre, au-delà de quelques frissons, sans le moindre point au tableau d’affichage. Une bonne opération pour le RCT qui colle au peloton, aux portes du TOP 6.

Montpellier (4) – Perpignan (13)          38 – 10

Le champion en patron

Dans son antre, les Montpelliérains ont largement dominé des Catalans empruntés. 29-0, à la pause, après l’essai de Coly et les quatre pénalités enquillées de Carbonel, la seconde période récompensera les locaux avec trois nouveaux essais, signés Carbonel, Tisseront et Lamositele.

De l’autre côté, McIntyre se chargera d’inscrire tous les points de son équipe, l’essai compris.

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après ce week-end)

Tous les résultats officiels du week-end >> 

  

La semaine prochaine…

Le TOP 14 entame son retour

Après une phase aller timorée où Toulouse, champion d’automne, a largement dominé les débats, la phase retour du championnat promet des rebondissements et encore des « nervous breakdown » pour Ugo Mola, pendant les doublons à venir, dont le coach toulousain a déjà fait les frais, la saison dernière. Pour les autres, il va s’agir d’élever le niveau, ou simplement réagir, pour attraper une des places barragistes ou juste ne pas être condamné à la descente.

Dans cette nouvelle phase, et cette nouvelle année de coupe du monde, cette première journée sonne déjà comme un renouveau, une autre compétition.

Au programme* de la 14ème journée de TOP 14, dès vendredi 30 décembre :

         Bordeaux – Montpellier, à 21h

Puis, samedi 31 décembre :

         Bayonne – Toulon, à 15h

         Perpignan – La Rochelle, à 17h

         Castres – Racing 92, à 17h

         Stade Français – Pau, à 17h

         Lyon – Brive, à 17h

Enfin, dimanche 1er janvier :

         Clermont – Toulouse, à 21h

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du nouveau TOP 12 féminin

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18 décembre 2022

Les brèves d'Ovalie - Edition n°502

Aviva la France à Dublin !

CHAMPIONS CUP... 2è journée             Ulster (8) – La Rochelle (6)       29 – 36 

Les Maritimes marchent sur Dublin

Quand l’Irlande nous réussit bien (épisode 2)

Une semaine après la belle performance des Toulousains à Thomond Park, les Maritimes ont mis les voiles sur l’Aviva Stadium, submergeant, à nouveau, les Irlandais dans leur antre, à Dublin.

Enfin, pas tout à fait chez eux, ces Irlandais du Nord, délocalisés à la maison-mère de la République celte, quand la pelouse britannique du stade de Ravenhill (renommé Kingspan), à Belfast, était trop gelée pour recevoir et pratiquer du rugby.

Comme le jeu de l’Ulster dans le premier acte, ce samedi après-midi.

Parce qu’ils n’y ont vu que du feu, pendant quarante minutes, surtout dans les jambes de leurs adversaires, intenables, qui leur ont infligé un glaçant 29-0.

Était-ce à cause d’un manque de soutien d’un stade vide dont les huis étaient restés clos, faute d’avoir pu organiser une réception de supporters en moins de 24 heures, ou bien à cause d’une abondance de soutien d’un jeu plein des Rochelais dont les portes de leur défense étaient restées aussi closes, faute d’avoir pu organiser une attaque d’envergure en moins d’une mi-temps ?

Les locaux, ou plutôt les délocalisés, se sont d’abord fait botter le cul, à trop botter le ballon pour le rendre à leurs visiteurs, plus inspirés qu’eux et plus appliqués, les poussant à la faute pour s’offrir les premiers points au pied avisé du buteur rochelais, Hastoy.

12-0, en moins d’une demi-heure, quand l’ouvreur Jaune et Noir usait de son pied, cette fois, pour servir parfaitement Dulin qui aplatissait le premier essai en coin. La vague des Maritimes était lancée, une ola d’attaques – dans un stade vide où O’Gara (privé de banc), bien seul, semblait s’emmerder grave – qui allait accoucher, juste avant la pause, d’une nouvelle pénalité et d’un deuxième essai, les deux marqués par le même Hastoy, en pleine forme.

Menés 29 à 0, les Ulstermen sont revenus des vestiaires, complétement métamorphosés, comme si leur jeu était passé au micro-onde en mode décongélation.

Un essai en force d’Henderson, se faisant pardonner du carton jaune reçu en première période, leur redonnait espoir, aussitôt douché par le troisième essai français, signé Bourgarit. Mais la mise au frigo temporaire de Danty, encore énorme dans cette partie, allait offrir des munitions précieuses à l’Ulster qui ne se privait pas d’inscrire deux nouveaux essais, coup sur coup, par Cooney et Vermeulen.

Dès lors, le match s’équilibrait et les Nord-Irlandais parvenaient à marquer une quatrième fois, par Stewart, à cinq minutes du terme, décrochant ainsi le double bonus, offensif et défensif, et allégeant leur défaite au domicile de leur voisin républicain.

Les Maritimes venaient d’encaisser, à leur tour, un sévère 29-7, en quarante minutes.

Mais personne ne boudera une seconde victoire française en terre celte.

On ose à peine en rêver d'une troisième, dans moins de deux mois. Je ne parle pas de celle du Racing, dans ce même stade, contre le Leinster, mais de notre XV de France dans le tournoi.

 

Tous les autres matches par poule, en bref…

Poule B       (de La Rochelle)

Leicester (3) – Clermont (8)                 23 – 16

Dur de sortir des griffes du champion anglais

Les Jaunards peuvent être fiers d’avoir arraché ce point de bonus défensif à la dernière minute, grâce à un essai de Bezy. Car rien ne leur aura été donné, ni par leur adversaire, coriace et plus discipliné, ni par l’arbitre, pointilleux.

Les Tigres du Leicester ont dominé le premier acte malgré une bonne entame des Clermontois, inscrivant deux essais pour mener 17-6 à la pause.

Les Auvergnats tiendront tête au champion anglais, au retour des vestiaires, sans parvenir à passer une solide défense. Il s’agira d’être plus agressif au match retour pour décrocher un billet en huitième de finale.

Montpellier (9) – Ospreys (7)                10 – 21

À côté de la plaque

Les champions de France ont complètement raté leur première mi-temps. Menés 3-14, à la pause, après avoir encaissé deux essais, les Cistes ont réagi par leur talonneur Paenga-Amosa avant l’heure de jeu, avant de se faire reprendre sur un troisième essai gallois.

Le MHR va devoir aller chercher deux autres victoires en janvier pour mieux se placer dans la poule.

Toulouse (2) – Sale (4)                          45 – 19

Trop forts !

Les Toulousains ont dominé les Anglais avec un festival d’essais signés Flament (homme du match), Baille, Dupont (pour un doublé), Tauzin, Ntamack et un essai de pénalité.

Ils auraient même pu en compter huit si l’arbitre ne s’était pas mis dans un imbroglio lunaire, après un essai manqué des Anglais, avant la sirène, alors qu’un contre amenait l’essai de Lebel, également refusé pour un coup de tête « fantôme » de Ramos qui a pris un carton rouge.

Pendant ce temps-là (10 minutes d’arrêt de jeu), les commentateurs de France TV trépignaient pour changer de chaîne et passer au foot. Les Anglais ont fini par marquer sur la pénalité et Du Preez a pris un malin plaisir à faire durer la transformation, comme pour faire chier tous les Français.

Ah, ces Rosbifs ! En attendant la suite, Toulouse forme un duo de tête avec La Rochelle dans la poule.

Stormers (5) – London Irish (11)          34 – 14

Northampton (12) – Munster (6)           6 – 17

 

Poule A

Bordeaux (9) – Sharks (4)                     16 – 19

Quand ça veut pas…

Malgré une entame parfaite, avec l’essai de Giammarioli, les Bordelais ont vu les Sud-Africains repasser devant en deuxième période grâce à l’essai de Kok (13-16).

Trop indisciplinés et maladroits, ensuite, les locaux ont laissé échapper une victoire à leur portée et indispensable pour espérer exister dans cette poule maudite pour les clubs français.

Le point de bonus défensif est loin d’être un lot de consolation.

Édimbourg (5) – Castres (12)                31 – 20

Zéro pointé

Le CO est la seule équipe de la poule sans le moindre point et donc logiquement à la dernière place, après sa deuxième défaite à Édimbourg.

Après avoir marqué les premiers, par Colonna puis Blanc, les Castrais ont vu revenir, à chaque fois, les Écossais pour mener 14-13 à la pause. Encaissant deux autres essais en seconde période, la marque de Seguret ne suffira pas à pallier l’indiscipline et le manque de réalisme des Français.

Le CO peut se concentrer désormais sur le championnat, tant li serait illusoire d’espérer aller pus loin que la phase qualificative.

Lyon (10) – Saracens (3)                         20 – 28

Tout faux !

Si tout avait mal commencé pour les Lyonnais, ça aurait pu largement mieux finir avec un peu plus de lucidité. Menés 15-0, après deux essais en vingt minutes, les locaux ont réagi en fin de première période et au début de la seconde pour renverser le match, grâce à trois essais dont un doublé du pilier Kaabeche, phénoménal, et un autre de Smith, l’ouvreur pas au mieux au pied (17-15).

Mais les Sarries de Farrel et des frères Vunipola ont de nouveau accéléré, plantant une nouvelle banderille par leur ailier écossais Maitland. Le Lou ne lâchait rien et, en supériorité numérique, après le carton rouge contre Clarey, pouvait espérer faire mieux que le bonus défensif acquis par Smith (20-25).

Mais au lieu de bonifier leur domination par des pénalités qiu auraient eu le mérite d’assurer le point de bonus défensif, voire mieux, les Lyonnais ont gâché toutes leurs munitions par des penaltouche perdue à chaque lancer, avant de se faire enlever le minimum syndical par Farrel en fi de match. Oui, ils ont encore tout faux dans cette compétition.s

Harlequins (6) – Racing 92 (11)            14 – 10

Et de quatre !

Le jeu des Racingmen s’est délité, à la 51ème minute, après le carton rouge reçu contre Kamikamica, l’auteur du seul essai francilien, juste avant la pause, quand les Harlequins, eux, ont marqué en début de chaque mi-temps pour l’emporter petitement

Un match pourtant largement à la portée du Racing qui pointe à l’avant dernière place aux côtés de ses trois compatriotes. Une poule maudite, je vous disais.

Leinster (1) – Gloucester (7)                    57 – 0

Exeter (2) – Bulls (6)                             44 – 14

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >> 

 

La 2ème journée de la Challenge Cup, globalement…

Poule A

Brive (8)  – Connacht (4)                        24 – 31

Glasgow (5)  – Perpignan (9)                 26 – 18

Toulon (2)  – Bath (7)                             29 – 7

Newcastle (10)  – Cardiff (1)                  10 – 47

Bristol (3)  – Zèbre (6)                           35 – 19

Poule B

Lions (2)  – Stade Français (7)              30 – 12

Dragons (6)  – Pau (4)                           21 – 27

Bayonne (8)  – Trévise (3)                     7 – 45

Cheetahs (5)  – Scarlets (1)                   26 – 45

Toulon carbure, Paris chute, Pau se relève…

Si on oublie Brive, perpignan et Bayonne qui ont subi chacun leur deuxième défaite, tournés vers leur priorité qu’est le championnat, on aura vu la belle réaction paloise chez les Dragons et le nouveau carton des Varois à Mayol face aux Anglais de Bath. Seul Paris n’aura pas résisté à la supériorité des Lions, mais n’a pas dit son dernier mot dans la poule B.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >> 

 

La semaine prochaine…

Le TOP 14 nous fait cadeau de ses meilleurs derbys pour Noël

Que ce soit celui de la capitale, celui du Massif central, celui de la Côte ouest, celui de la Garonne ou celui des Pyrénées Atlantiques, chaque derby a son histoire et ses comptes à régler qui ne regardent que les deux voisins concernés.

Tout ce que je sais, c’est que ça va cogner pour de vrai… Joyeux Noël !

Quant au champion d’automne, à l’issue de ce dernier match aller, il n’y a déjà plus de suspense, Toulouse ne pouvant plus être doublé.

Au programme* de la 13ème journée de TOP 14, dès jeudi 22 décembre :

         Toulon – Lyon, à 21h

Puis, vendredi 23 décembre :

         Brive – Clermont, à 18h45

         La Rochelle – Bordeaux, à 18h45

         Montpellier – Perpignan, à 18h45

         Pau – Bayonne, à 18h45

         Toulouse – Castres, à 21h

Enfin, samedi 24 décembre :

         Racing 92 – Stade Français, à 15h

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

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11 décembre 2022

Les brèves d'Ovalie - Edition n°501

L'armée de l'Eire dans le brouillard

CHAMPIONS CUP... 1ère journée          Munster (8) – Toulouse (6)       13 – 18

Lebel surgit pour le premier essai

Et l'horizon de Toulouse s'éclaircit !

Après deux saisons de huis-clos, à cause de la crise sanitaire, et autant de défaites face aux Toulousains – dont celle exceptionnelle aux tirs au but, au printemps dernier, en quart de finale, sur le terrain du XV du Trèfle, à Dublin – il tardait au Munster de retrouver son public à Thomond Park, pour ouvrir sa saison européenne, comme il se doit.

Enfin !

La fameuse Red Army, dans son antre au complet, comptait bien surfer sur la vague verte de son équipe nationale, invincible, pour voir son club rendre la monnaie de sa pièce au visiteur haut-garonnais, comme en 2017.

Mais c’était sans compter la rudesse de l’adversaire et du brouillard.

Après vingt minutes de jeu éclairé, récompensé logiquement par un premier essai de Carbery, la domination locale s’est estompée au fil du temps, se heurtant à un voile épais qui recouvrait la défense adverse et privait les Munstermen de la vista nécessaire pour lancer leurs trois-quarts, le feu dans les jambes, à l’image de l’arrière Healy.

À l’inverse, ce sont les Toulousains qui en ont profité, sur une penaltouche bien négociée par leurs avants, poussant à la faute les Irlandais sur un ballon porté, avant d’écarter sur l’aile pour l’essai de l’égalisation de Lebel (7-7).

Ramos prenait ensuite l’avantage, en passant une première pénalité avant que Carbery ne lui réponde, juste avant la pause, renvoyant les deux équipes aux vestiaires, dos à dos (10-10).

Mais, dès l’entame du second acte, les coéquipiers de Dupont plombèrent encore plus l’atmosphère de Thomnd Park avec un essai copié-collé du premier, derrière un nouveau ballon porté et une pluie de charges au près, conclu sur l’autre aile, cette fois, celle de Tauzin, tout juste entré à la place de Capuozzo, blessé au poignet.

Si Ramos manquait la transformation, les Munstermen n’allaient quasiment plus voir le jour jusqu’au bout, coupé de leur public, qui comme les commentateurs et les téléspectateurs, n’y voyait rien.

Une pénalité de chaque côté plus loin, les Irlandais restèrent dans le flou, même en supériorité numérique – après le carton jaune contre Dupont pour un en-avant volontaire – quand les Haut-Garonnais restaient regroupés en défense, préservant leur longueur d’avance jusqu’à entrevoir, au coup de sifflet final, la lumière d’une première victoire de référence en terre celte.

De bon augure pour ce mini XV de France, à deux mois de s'envoyer en l'Eire...

Pour le tournoi des VI nations.

 

Tous les autres matches par poule, en bref…

Poule B    (de Toulouse)

Clermont (4)  – Stormers (10)                 24 – 14

La remontée mécanique

Samedi après-midi, le thermomètre du Michelin a pointé en dessous de zéro, comme la défense de ses Jaunards, gelée tout une mi-temps, faisant grimper la facture de l’indiscipline (à trop vouloir se chauffer), sur laquelle ont su glisser les tractopelles sud-africaines pour prendre le score, via le téléphérique de deux pénalités et une descente en ballon porté, avec Fourie à l’arrivée dans l’en-but.

Menés 3-14, devant un public aussi médusé que frigorifié, les hommes de Gibbes ont répondu de la plus belle des manières, dès le retour des vestiaires, avec un slalom géant de Newsome pour le premier essai clermontois. Un quart d'heure plus tard, sur une longue sautée de Plisson, Raka déboulait pour aplatir le ballon en allongeant ses bâtons derrière la ligne.

L’ASM était devant, Plisson assurant un drop des familles, suivi d’une ultime pénalité, laissant la province sud-africaine fanni dans le second acte et hors du bonus défensif.

Un bon point pour la suite et une première victoire européenne qui, ajoutée à la réaction de la semaine passée, face au champion de France, pourrait créer une dynamique à plus long terme. Le déplacement chez les Tigres du Leicester nous donnera la réponse.

London Irish (7)  – Montpellier (3)       27 – 32

En deux temps

Le champion de France a rongé son frein pendant une mi-temps, vendredi soir, sur les terres hostiles londoniennes, encaissant trois essais, coup sur coup, en fin de premier acte, pour être mené 24-6, avant de réagir, juste avant la pause, par Reinach, enclenchant la révolte française du second acte, tout à sa cause : sa remontada.

Darmon, par deux fois, et Bécognée allaient offrir les essais d’une victoire bonifiée et sans partage aux Montpelliérains, si ce n’est le point de bonus défensif, arraché à la dernière minute par Jennings.

De très bon augure avant la réception des plus modestes Gallois.

La Rochelle (2)  – Northampton (11)       46 – 12

Sans partage

De l’essai de Dulin, dès la troisième minute, à celui de Seuteni, à la cinquantième, en passant par ceux de Bourgarit, Boudehent, Leyds et Alldritt, il n’y a eu qu’une seule équipe sur le terrain de Marcel-Deflandre.

Dulin, fantastique, Bourgarit et Alldritt, incontournables, et enfin Kerr-Barlow, indispensable !

46-0, circulez, y a plus rien à voir ! Non mais, c’est qui le champion !

Quoi ? Mais la partie n’est pas finie. Oups ! Bon, ben… cadeau !

Sale (1)  – Ulster (12)                               39 – 0

Ospreys (9)  – Leicester (5)                    17 – 23

 

Poule A

Racing 92 (12)  – Leinster (1)                10 – 42

Pas invité

D’entrée, les Irlandais ont donné le ton, marquant derrière une touche et un ballon porté déchirant le mince voile défensif francilien. Si les Racingmen ont tenu une vingtaine de minutes, répondant par trois malheureux points, le Leinster a déroulé ensuite son plan de jeu, infligeant une correction exemplaire aux locaux, délocalisés au Havre…

Comme si, par avance, ils n’avaient pas voulu être humiliés dans leur antre.

Six essais au total pour l’équipe dublinoise, pourtant remaniée, par Porter, Sheehan, Ringrose, Van der Flier, pour un doublé et Byrne contre un seul, maison, en fin de partie, signé Wade.

Une victoire chez les Harlequins semble déjà obligatoire pour le Racing, s’il veut espérer voir un huitième de finale.

Gloucester (5)  – Bordeaux (9)             22 – 17

Trop court

Les Girondins ont cru qu’ils avaient fait le plus dur en marquant d’entrée, par Falatea, puis en gérant parfaitement les débats, même sans Jalibert, répondant par Willis à l’essai de Varney, juste avant la pause pour mener avec douze longueurs d’avance (5-17).

Seulement, le retour des vestiaires a été synonyme de retour de bâton, un peu comme à Clermont, pour les locaux. Sans marquer un seul point, les Bordelais ont vu revenir les Anglais comme un boomerang après l’heure de jeu, inscrivant trois essais de plus pour l’emporter avec le bonus offensif.

Coaching perdant pour le coach de l’UBB qui repart avec un petit point de bonus défensif, alors qu’il y avait la place pour beaucoup mieux. La réception des Sharks, vendredi prochain, s’annonce comme un défi saignant à Chaban-Delmas.

Bulls (4)  – Lyon (7)                               42 – 36

Trop tard

Pour son premier déplacement en Afrique du Sud, le Lou a pour le moins été impressionné, tétanisé pendant une demi-heure, le temps d’encaisser les quatre essais du bonus offensif par les Bulls.

Autant dire, que démarrer une parie à 28-0, comme si les Lyonnais avaient été pénalisés par la Covid, c’est pas ce qui est le plus simple pour exister dans une rencontre de haut niveau.

Revenus à 28-12, à la pause, après les essais de Botha et Coltman, la seconde période sera, du coup, plus équilibrée, mais logiquement tranquillement gérée par des locaux dominateurs, même si laxistes.

De quoi inscrire trois essais de plus pour les hommes de Garbajosa et repartir avec deux points de bonus, ce qui est une très très bonne affaire pour les comptes finaux. D’autant que la réception des Sarries, samedi, risque d’être au moins aussi compliquée. Il s’agira de ne pas s’endormir, cette fois, au coup d’envoi.

Castres (11)  – Exeter (2)                       12 – 27

Trop injuste

Un peu trop tournés vers ce qui se passait sur la pelouse du Qatar, après avoir crié au scandale de jouer pendant le quart de finale de l’équipe de France de football, les Castrais ont semblé copier les Bleus du ballon rond en tenant à distance les Anglais au pied de Dumora (12-10), malgré des attaques britanniques saillantes et deux essais déjà à la clé.

Seulement la seconde période a vu les Anglais revenir sur eux encore plus fort et prendre le dessus, comme une claque dont les Tarnais ne se remettront jamais. Quatre essais à rien, le CO terminant même fanni la seconde période, comme scotché devant une télé fictive après le but vainqueur de Giroud, il faut croire.

En effet, il ne faut jamais jouer pendant un match de l’équipe de France, quelle qu’elle soit. Qu’on se le dise ! Rattrapage en Écosse ?

Sharks (3)  – Harlequins (10)                 39 – 31

Saracens (6)  – Édimbourg (8)              30 – 26

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >> 

 

La 1ère journée de la Challenge Cup, globalement…

Poule A

Perpignan (8)  – Bristol (3)                   5 – 19

Cardiff (1)  – Brive (10)                         41 – 0

Zèbre (6)  – Toulon (2)                         21 – 24

Bath (6)  – Glasgow (5)                       19 – 22

Connacht (3)  – Newcastle (8)            22 – 8

Poule B

Stade Français (2)  – Trévise (7)         24 – 14

Pau (6)  – Cheetahs (3)                        16 – 21

Scarlets (1)  – Bayonne (8)                  39 – 7

Lions (4)  – Dragons (4)                       31 – 31

4 impasses et 2 victoires

Perpignan, Brive Pau et Bayonne ont clairement déjoué ce premier tour, faisant tourner à souhait pour préserver leurs forces en championnat (ça se comprend), même si les seconds couteaux palois ont fait mieux que résister face aux Sud-Africains.

Toulon et Paris ont assuré devant les équipes italiennes, les Varois avec le bonus offensif.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >> 

 

La semaine prochaine…

Deuxième chance pour entrer dans le bain européen…

Si cette première journée n’aura pas été heureuse pour tous nos clubs français, surtout dans la poule A, Racingmen, Bordelais, Castrais et Lyonnais pourront se rattraper dans ce deuxième round qui promet de la sueur et du sang.

Et ça commence dès vendredi 16 décembre, en Champions Cup, avec au programme* :

         Bordeaux – Sharks (A) à 21h

         Leinster – Gloucester (A) à 21h

Puis samedi 17 décembre :

         Édimbourg – Castres (A) à 14h

         Exeter – Bulls (A) à 14h

         Lyon – Saracens (A) à 16h15

         Leicester – Clermont (B) à 16h15

         Ulster – La Rochelle (B) à 18h30      -> France TV

         Stormers – London Irish (B) à 18h30

         Montpellier – Ospreys (B) à 21h

Enfin, dimanche 19 décembre :

         Northampton – Munster (B) à 14h

         Toulouse – Sale (B) à 16h15            -> France TV

         Harlequins – Racing 92 (A) à 18h30

S’agissant de la Challenge Cup et les 6 autres clubs du TOP 14, veuillez consulter le site officiel de l’EPCR qui vous en détaillera le programme.           

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de beIN Sports

 

Du côté du nouveau TOP 12 féminin

C’est reparti ! (avec 12 équipes au lieu de 14, toujours réparties en 2 poules)

Retrouvez les résultats* et le calendrier sur >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

(*) Faute de suivi médiatique en direct, je ne commente plus les résultats

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04 décembre 2022

Les brèves d'Ovalie - Edition n°500

La place dauphine à Paris

TOP 14... 12è journée                            Stade Français (2) – La Rochelle (3)    27 – 14

Macalou, la ligne 7 pour la place dauphine

Royal à Jean-Bouin !

Cueillis à froid, samedi après-midi, dans leur antre frigorifié de Jean-Bouin, seulement chauffé par les 10.000 spectateurs, à la voix à peine allumée, les Stadistes parisiens ont bien cru qu’ils allaient encore déchanter, comme face aux Varois la semaine passée.

Tu m'étonnes !

Les Maritimes ont emprunté la voie royale pour clouer d’entrée leurs hôtes, aculés dans leurs 22 sur un coup de pied de pression bien senti de Dulin, Alonso arrachant le ballon des mains de Briatte pour inscrire le premier essai du match, en moins de deux minutes.

Les hommes en rose ont néanmoins réagi, douze minutes plus tard, sur un ballon porté par Ivaldi jusqu’à l’en-but rochelais, derrière une touche bien relayée par Macalou. De quoi recoller au score (5-8) et redonner espoir dans une partie mal barrée.

Car le jeu restait toujours à la main des visiteurs, et les points au pied de leur buteur, Hastoy, qui enquillait les tours de botte entre les perches, comme des tours de carrousel, au pied de la tour Eiffel.

Deux tickets de pénalité pour un pont de neuf longueurs d’avance (5-14).

Tout était à reconstruire dans le cœur du jeu de Paris. Et c’est sur une percée monumentale de Delbouis, depuis son camp, à cinq minutes de la fin du premier acte, qu’une voie s’est alors ouverte, par la ligne 7 de Macalou, dans le dos de la défense rochelaise, sur un coup de pied du métronome Segonds jusqu’à la station d’en-but. 15-14, après la transformation...

Terminus tout le monde descend !

Dès lors, le second acte de cette pièce de théâtre, à rebondissements d’un ballon ovale, allait mettre sur leur cul les visiteurs champions d’Europe, médusés.

À peine cinq minutes après l’entracte, le bon neuf, Parra, autre métronome, desservait toujours la ligne 7, d’un même coup de pied millimétré pour un troisième essai parisien, cette fois refusé pour une poussette de Macalou sur Dulin avant de se saisir du ballon.

Qu’à cela ne tienne, dès l’action suivante, sur une touche sur ses cinq mètres, le Maritime Bourgarit offrait la balle d’essai à Briatte, après avoir lobé son sauteur. Un prêté pour un rendu, après le cadeau du troisième-ligne parisien en début de match (20-14).

Jusqu’à la dernière minute, Paris érigeait des nouveaux remparts sur la ligne de la défense, un œil au guet de l’horloge tournant en sa faveur, l’autre au guet de ses orfèvres à la charnière, écartant le jeu au large. Une passe sautée de Segonds et Etien concluait sur son aile l’essai du bonus offensif.

Une quinte royale de points qui fait de Paris le nouveau dauphin.

Juste pour 24h, le temps que son voisin francilien ne lui reprenne la seconde place.

 

Les autres matches en bref…

Clermont (10) – Montpellier (5)            19 – 14

Dans la douleur

Les Clermontois ont assuré l’essentiel en disposant du champion de France au Michelin, après une partie tendue et bourrée de maladresses. À l’image de leur buteur, Plisson, manquant l’immanquable face aux perches et réussissant finalement à prendre le dessus sur son vis-à-vis Foursans.

Côté jeu, la défense a pris le pas sur l’attaque qui n’a accouché que d’un seul essai, de part et d’autre, Godener, pour Clermont, répondant en force à Bridge, auteur d’un essai heureux aux rebonds facétieux, en début de seconde mi-temps.

Il y avait largement mieux à gagner, au score et dans la manière. Finalement, la bonne affaire est pour le MHR qui repart avec un point de bonus défensif.

Bordeaux (8) – Brive (14)                      33 – 13

Quand le nombre fait la force

Après avoir tenu 25 minutes et inscrit les premiers points, par sa nouvelle recrue, Sanchez, les Coujoux se sont fait déborder, par deux fois, en infériorité numérique, en première période sur l’essai de Dubié (carton contre Delannoy) puis au retour des vestiaires, sur celui de jalibert (carton contre Arnold), avant de craquer à l’heure de jeu, Tiaby et Tambwe corsant l’addition et assurant le bonus offensif.

Et c’est logiquement que Brive a sauvé l’honneur, en supériorité numérique, après le carton contre Douglas, un essai signé Ferté.

Pas un grand cru bordelais, mais encore un grand Jalibert à la clé.

Bayonne (7) – Lyon (6)                         19 – 7

Super Lopez

Deux drops, deux pénalités, une transformation, 14 points au compteur et une prestation majuscule à Jean-Dauger pour l’ancien ouvreur international.

C’est tout ce qu’il y avait à retenir de ce match équilibré dans le jeu, avec un essai partout, Dumortier, le Lyonnais répondant à Bogado, le Basque, en début de match.

Bayonne colle au peloton du TOP 6, à hauteur du Lou.

Toulouse (1) – Perpignan (13)              34 – 13

Doucement mais sûrement

Le leader a pris son temps pour appuyer sur l’accélérateur et inscrire son premier essai, par Lebel, au bout de 35 minutes. Ensuite les Toulousains ont déroulé sous la baguette de Ntamack et les relances de Ramos.

Roumat, Willis et Ntmack ajoutant trois essais à un succès bonifié, la marque de Montgaillard ne changeant en rien la physionomie d’un match à sens unique, même si les Catalans ont fait mieux que résister.

Castres (11) – Pau (12)                          26 – 22

Sur le fil

Ce dimanche, Castrais et Palois se sont rendu coup pour coup, à égalité parfaite, à la pause (13-13), après un essai de part et d’autre (Nakosi pour le CO puis Maddocks pour la Section), comme à l’heure de jeu (19-19) après deux pénalités supplémentaires de leurs buteurs (Henry répondant à Urdapilleta et Dumora).

Puis le match a semblé basculer en faveur des Palois, par une nouvelle pénalité d’Henry, quand Botitu sauvait les siens in-extremis surgissant de derrière un maul pour l’essai de la gagne.

Pau repart avec un point de consolation, à deux doigts d’un nouvel exploit. Dommage.

Toulon (9) – Racing 92 (2)                    14 – 31 

Biggar, vous avez dit Biggar ?

Comme c'est bizarre ! Il n'y en a eu que pour l'ouvreur international gallois, avant ce match, et même dans le Canal Rugby Club, à tel point que son absence a semblé faire défaut au XV varois sur la pelouse de Mayol, incapable de se détendre et jouer.

Pourtant, en face, l'équipe francilienne avait été largement remaniée, la tête déjà à l'Europe. Mais les seconds couteaux du Racing se sont appliqués à défendre et à répondre au pied de Serin par celui de Gibert, menant même 9-6 à la pause. 

Et puis, au retour des vestiaires, ils ont frappé les premiers, par Iribaren, obligeant les locaux à répondre, par Gigashvili, avant de récidiver par Klemenczak et éteindre les vélléïtés varoises. Iribaren ajoutait même trois points pour prendre le large avant que Volavola, tout juste entré, ne marque le troisième essai de l'humiliation.

Et tout ça sous le regard hagard de Biggar qui a dû se demander où il était tombé.

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après ce week-end)

Tous les résultats officiels du week-end >> 

  

La semaine prochaine…

La Coupe d’Europe fait son entrée

Toujours avec la même formule, en deux poules, mais pas les mêmes protagonistes, puisque trois provinces sud-africaines l’agrémenteront cette saison, la Champions Cup s’ouvre sur deux journées consécutives pour nos huit clubs tricolores concernés.

Au programme* de la 1ère journée de Champions Cup, le vendredi 9 décembre :

         London Irish – Montpellier (B) à 21h

Puis samedi 10 décembre :

         Racing 92 – Leinster (A) à 14h

         Sharks – Harlequins (A) à 14h

         Clermont – Stormers (B) à 16h15            

         Gloucester – Bordeaux (A) à 16h15

         La Rochelle – Northampton (B) à 18h30   -> FR4

         Bulls – Lyon (A) à 18h30

         Castres – Exeter (A) à 21h

Enfin, dimanche 11 décembre :

         Sale – Ulster (B) à 14h

         Saracens – Édinbourg (A) à 16h15

         Munster – Toulouse (B) à 16h15               -> FR2

         Ospreys – Leicester (B) à 18h30

S’agissant de la Challenge Cup et les 6 autres clubs du TOP 14, veuillez consulter le site officiel de l’EPCR qui vous en détaillera le programme.       

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de beIN Sports

 

Du côté du nouveau TOP 12 féminin

Reprise du championnat le 11 décembre, avec 12 équipes au lieu de 14, toujours réparties en 2 poules.

Retrouvez  le calendrier sur >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

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27 novembre 2022

Les brèves d'Ovalie - Edition n°499

Le Catalan recolle, le Girondin recule…

TOP 14... 11è journée                            Perpignan (13) – Bordeaux (11)        23 – 20

                                                          Pau (9) – Brive (14)        22 – 6

La bande à Lucu et Jalibert repoussée

Et le Coujoux re-coule !

Ça bataille dur derrière, entre favoris égarés, relégables bagarreurs et des Palois qui retrouvent des couleurs.

Troisième victoire consécutive pour la Section, et pas des moindres, puisqu’elle est doublement bonifiée face à un concurrent direct au maintien. Les Corréziens, eux, ont sombré au stade du Hameau, pour une sixième défaite consécutive, devant la défense et l’efficacité paloises.

Poussifs et indisciplinés en première période, les locaux s’en sont remis aux courses heureuses de leurs trois-quarts, pour répondre aux premiers points de Laranjeira et marquer en contre, par leur révélation Gailleton, qui a tapé dans l’œil du XV de France, à la finitiion du premier essai avant d’offrir le second à son demi de mêlée Daubagna.

12-3 à la pause, pas folichon mais la Section tient bon.

Au retour des vestiaires, les Palois ont resserré leur défense, à défaut de briller dans le jeu, ne cédant que trois nouveaux malheureux points à Laranjeira, avant de décrocher le bonus offensif par leur arrière Maddocks, une fois les Coujoux un genou à terre, désormais plus que jamais la tête sous l’eau, à la dernière place.

Avec onze longueurs d’avance sur la lanterne rouge et six sur le barragiste perpignanais…

La Section est bien partie pour sauver sa peau.

De son côté, l’équipe catalane a su déjouer brillamment les plans des coéquipiers de Jalibert, enfin débarrassés de la pression négative de leur ancien manager, Urios, et venus faire un coup à Aimé-Giral, comme annoncé par l’ouvreur international bordelais.

Les Perpignanais ont pourtant subi l’enthousiasme et la détermination des visiteurs, encaissant d’entrée un premier essai en force, sur une pénalité jouée à la main par le puissant pilier tongien, Tameifuna. Un quart d’heure plus tard, Jalibert faisait parler sa classe et sa vista avec un par-dessus pour lui-même pour le second essai girondin.

Menés 3-14, les locaux poursuivaient leurs offensives, sans se démonter et profitaient des erreurs adverses en conquête, autant de munitions offertes, pour marquer logiquement par Taumoepeau puis Tedder après de longues séquences au ras (15-14). Mais Jalibert redonnait l’avantage à son équipe sur une dernière pénalité, après la sirène (15-17).

Dans le second acte, les Catalans n’allaient pas lâcher le morceau et continuèrent à faire douter leurs adversaires, inconstants et indisciplinés. Si Jalibert creusait l’écart avant l’heure de jeu, Tedder lui répondait aussitôt avant que ses trois-quarts aient enfin le dernier mot, après l’essai refusé à Mcintyre, sur une action au large jusqu’à par Tisley pour l’essai de la gagne.

Si les dernières minutes seront girondines, la victoire, elle, sera bien perpignanaise pour le grand bonheur du public d’Aimé-Giral.

À cinq points de la lanterne rouge et à seulement trois des Bordelais et Castrais…

Les Catalans recollent au peloton du maintien.

 

Les autres matches en bref…

La Rochelle (2) – Castres (12)              53 – 7

La balade rochelaise

Pas inquiétés le moins du monde, dans cette partie boudée par des Castrais apathiques, les Maritimes se sont promenés sur leur pré de Marcel-Deflandre, cueillant d’entrée leurs adversaires, plantés à chaque action comme des girolles s’offrant à eux sans résistance.

7 essais à rien, par Rhule, Thomas, Boudehent, Paiva, Bourgarit, se régalant avec une fricassée de ballons castrais perdus ou offerts, plus un essai de pénalité.

Autant dire que l’essai tarnais de dernière minute de Colonna restera anecdotique.

Montpellier (5) – Bayonne (8)             35 – 14

Des cistes qui persévèrent

Amputés, d’entrée et définitivement, de leur seconde ligne international, Verhaeghe, les Montpelliérains ont subi la supériorité numérique en première période, encaissant le seul essai basque par Bogado, avant d’y répondre sur un contre fulgurant de Darmon pour l’essai libérateur de Coly qui donnait l’avantage aux Cistes juste avant la pause (13-8).

Les locaux allaient profiter du carton jaune contre Baget pour accélérer, à quatorze contre quatorze, et entériner leur victoire avec trois essais de plus en dix minutes, par Lam et un doublé de Tisseron.

Bayonne perdra en plus Germain sur blessure, passant à côté d’un gros coup, ici, au GGL Stadium.

Stade Français (6) – Toulon (7)           12 – 17

En mode diesel

Sans parvenir à s’imposer dans le jeu, les rucks et la mêlée fermée, les Toulonnais ont regardé Segonds enquiller les points, tout en serrant les fesses derrière pour ne pas que les locaux franchissent leur ligne.

9-0, à la pause, il aura fallu attendre presque l’heure de jeu pour voir Serin lancer la révolte de ses avants et forcer le rideau parisien par la puissance de Gigashvili avant qu’Isa, profitant d’une supériorité numérique, ne double la mise et creuse l’écart (9-17), avec les transformations et une pénalité de Serin, pas en veine jusque-là.

Les Stadistes de la capitale finiront par obtenir la pénalité du bonus défensif sur le fil, histoire de ne pas gâcher leurs premières intentions, malheureusement stériles.

Racing 92 (3) – Clermont (10)              46 – 12

Impasse, perd et manque

Défaites vos jeux, rien ne va plus dans ce TOP 14 ! Après le CO, c’était le tour de l’ASM de monter à Paris-La défense, en slip et chaussettes, avec ses jeunes qui doivent s’aguerrir en bouffant de l’herbe synthétique indigeste, comme la prestation des Jaunards.

Le Racing s’est baladé, comme les Rochelais, la veille, face à un adversaire en dessous de tout, du niveau au respect du maillot. Bref, je ne vais pas m’attarder sur le pourquoi du comment le match à l’extérieur du TOP 14 est devenu une variable d’ajustement derrière les matches à la maison et ceux de coupe d’Europe, avec la dispo des internationaux et le vidage de l'infirmerie.

Comme si certains clubs avaient contracté en début de saison un divorce avec le TOP 14 en gardant le jeu une semaine sur deux, à la maison.

Re-bref, le Racing ne s’est pas privé d’inscrire six essais, par Wade, deux fois, Kolingar, Saili, Imhoff et Gibert quand les Clermontois ont fait illusion avec les deux marques de leurs ailiers Delguy et Raka. Quant à Belleau, n’en parlons pas…

Lyon (4) – Toulouse (1)                       21 – 7

Autre impasse, autre conséquence

Toulouse est arrivé à Gerland avec une équipe totalement remaniée, emmenée par Ntamack, Mauvaka et Capuozzo, les seuls internationaux haut-garonnais sur les dix enrôlés dans la tournée d'automne. Mais le leader du TOP 14 n'avait pas de grande pression sur ce match, avec ses quatre longueurs d'avance sur son dauphin rochelais. 

Les Lyonais en ont donc profité, après le numéro en solitaire de Ntamack (histoire de répondre à Jalibert) pour le premier essai du match. La suite a été une partie à la main des locaux et au pied de Berdeu, avec deux essais de trois-quarts, signés Niniashvili et Dumortier, avant que l'infériorité numérique, en fin de match, ne permette au champion de France de marquer à nouveau par Placines.

Une très bonne affaire pour le Lou qui entre dans le TOP 6. 

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après ce week-end)

Tous les résultats officiels du week-end >> 

 

Les derniers résultats de la tournée d’automne en deux mots…

Pays de Galles – Australie                34-39              sur le fil

Angleterre – Afrique du Sud            13-27              Twickenham en berne

 

La semaine prochaine…

Décembre monte le niveau d’un cran…

Encore une journée de championnat pour préparer la première quinzaine européenne et plonger, sans faire de sentiment, dans le cœur en hiver de la saison.

Au programme* de la 12ème journée de TOP 14, le samedi 3 décembre :

         Clermont – Montpellier, à 15h

         Bayonne – Lyon, à 17h

         Bordeaux – Brive, à 17h

         Toulouse – Perpignan, à 17h

         Stade Français – La Rochelle, à 21h05

Enfin, dimanche 4 décembre :

         Castres – Pau, à 17h

         Toulon – Racing 92, à 21h05

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du nouveau TOP 12 féminin

Reprise du championnat le 11 décembre, avec 12 équipes au lieu de 14, toujours réparties en 2 poules.

Retrouvez  le calendrier sur >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

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