L E S B R E V E S D O V A L I E . C O M - l'Hebdo du Rugby par Antonio -

18 août 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°361

Un festival qui promet

COUPE DU MONDE... TEST (1)                France – Écosse         32 – 3

Une paire de centres qui promet !

De faux airs de Woodstock

Samedi soir, 17 août 2019, le XV de France recevait celui du Chardon à Nice, pour son premier match de préparation à la prochaine coupe du monde au Japon.

Dans le même temps, Fip célébrait les 50 ans du festival de Woodstock avec une programmation alléchante que mes oreilles me suppliaient d’entendre en place de la voix irritable d’un Lartot, combien même celle-ci ne serait pas cette fois accordée aux violons dissonants d’un Galthié mais à ceux plus appliqués du nouvel élève Cazalbou.

Alors je décidais de couper la poire en deux (pas Lartot). J’aurais l’image de la télé avec le son de la radio. Vraiment, c’est ce que j’ai fait.

Et là, vous me croirez si vous voulez, ce n’était plus la même musique !

Dès l’entrée des joueurs sur la pelouse de l’Allianz Riviera de Bethel (état de New York), sur le With a little help from my friends d’anthologie interprété par Joe Cocker, j’ai senti une émotion parcourir leurs têtes d’épagneul qui semblaient demander pardon pour leurs dernières prestations au tournoi des VI nations. J’ai même cru entendre le public reprendre en chœur la même interrogation de la chanson, « Do you need anybody ? », tant ils semblaient avoir besoin d’amour et de réconfort. Alors quand la rage du chanteur anglais à la voix rocailleuse a envahi le stade sur la marseillaise, alors là, je vous jure…non, mais sérieux, je vous juuure !

J’en ai eu la chair de coq !

J’avais le pressentiment qu’ils allaient faire quelque chose de fort. Et ça n’a pas tardé. À peine mes poils avaient-ils eu le temps de se dés-hérisser que Raka plantait le premier essai, dès la deuxième minute, sur une action cent pour cent clermontoise avec les relais de Lopez et Fofana. L’ouvreur auvergnat transformait : 7-0.

Mais les Écossais n’allaient pas s’en laisser chanter sans réagir. Quand les Creedence entonnèrent leur « I put a spell on you », ils mirent aussitôt la main sur le ballon et sur les Bleus, comme ensorcelés dans leurs 22 durant les cinq minutes de la chanson.

Heureusement, la défense tricolore tenait bon et n’allait pas accepter de se faire dominer de la sorte. Et c’est justement sur « We’re not gonna take it » des Who, au quart d’heure de jeu, que Monsieur Owens pénalisait une mêlée écroulée par le pack calédonien que bonifiait aussitôt Lopez pour gonfler le score : 10-0.

Une chanson plus tard, sur « Judy blue eyes » des Crosby, Steels and Nash, une nouvelle phase offensive spectaculaire, amorcée par le travail des avants sur un maul, débouchait sur le deuxième essai français, par Médard, servi par le reste de la ligne de trois-quarts, de Lopez à Penaud, en passant par Fickou. Même si l’ouvreur clermontois manquait sa transformation en coin, le jeu des Bleus n'avait jamais autant brillé : 15-0.

Mais dès le renvoi suivant, un hors-jeu de leur défense les pénalisait et offrait les trois premiers points à Hastings et son XV du Chardon. Sauf qu’il était écrit que le jeune ouvreur écossais, suppléant de Russel pour ce premier test, serait l'objet d'un sacrifice qui coûterait cher à son équipe.

Sur le célèbre « Soul sacrifice » de Santana, il commettait l’irréparable :

un en-avant volontaire qui lui valait un carton jaune mais, surtout, offrait une penaltouche idéale pour nos Tricolores. Et Alldritt emmenait un ballon porté derrière l’en-but pour le troisième essai français. Quand Lopez manquait à nouveau sa transformation : 20-3.

La fin de la première période aura de quoi me filer le blues sur « Leland Mississipi Blues » de Johnny Winter après trois mêlées dominatrices mais vaines à cinq mètres de l’en-but, alors que les Écossais étaient à la faute.

Je me contentais à la pause du silence de Lartot et de son étendard d’analyses creuses pour monter le son sur le fameux « Star Spangled Banner » de Jimi Hendrix, suivi de « Isabella » et « Purple Haze ». Les dieux du rock semblaient avec nous.

Que c’est bon le rugby quand il se transforme en festival !

Seulement, au retour des vestiaires, Joan Baez prenait place sur scène avec « Joe Hill », dans un rythme peace and love à rendre pacifiques les attaques tricolores et laisser le champ libre aux Écossais qui mettaient la main sur le ballon.

Il faudra attendre un bon quart d’heure avant que les Ten Years After accélèrent le jeu français sur « I’m going home » pour que nos Coqs montrent qu’ils étaient chez eux et qu’ils n’avaient pas l’intention de laisser leur adversaire revenir dans le match. Lopez initiait un bon ballon pour Cros qui en relais avec Dupont lançait Médard à dame pour son doublé et le quatrième essai tricolore. Toujours peu en réussite, Lopez laissait de nouveau filer les points de la transformation : 25-3.

Toujours dans le rythme et sur le même morceau, Dupont ajoutait un cinquième essai après une percée fantastique de Penaud, époustouflant d’intelligence et de flair (j’adore ce gamin, c’est le Rougerie d’aujourd’hui).

Lopez transformait sous les poteaux et le match était plié : 32-3.

La fin sera curieuse avec une grosse frayeur sur « The Fish cheer/I-feel-like-I'm-fixin'-to-die rag » de Country Joe quand le chanteur a lancé son : « Gimme a F, gimme a U, gimme a C, gimme a K » et que… FUCK ! Fofana était à terre et se touchait le genou.

Plus de peur que de mal, il sortira pour commotion et malgré un baroud d’honneur du XV écossais dans les derniers instants, les Bleus tiendront sans prendre un essai.

Whaou ! quel festival ! à défaut de rester dans les mémoires.

Car, même s’il ne s’agit que d’un test face à une modeste équipe calédonienne en manque de repères, sans ses maîtres à jouer que sont Laidlaw et Russel, ou d’un effet Woodstock qui ne durera que trois jours, réjouissons-nous de cette victoire éclatante qui fait du bien au moral, comme le silence de Lartot et Galthié aux commentaires.

Tout cela est de bon augure, je vous assure, pour la suite.

Même si ça sera une autre paire de manches à Murrayfiled face à l’équipe type écossaise, ces Bleus auront à cœur de croire en leurs chances et de prouver, à l’image de cette incroyable troisième ligne "suppléante" prometteuse (Cros-Alldritt-Ollivon), qu’ils ont du jeu, du talent et des ambitions à revendre…

Et même une 7ème place à gagner, derrière l’Australie, au classement mondial.

  

Les autres tests internationaux... en bref.

Rappel du week-end du 9-10-11 août

Tonga –Canada                                   33 – 23
États-Unis – Japon
                              20 – 34
Fidji
– Samoa                                     10 – 3
Irlande
– Italie                                   29 – 10

Angleterre – Pays de Galles               33 – 19

Ce week-end

Nouvelle-Zélande –Australie             36 – 0
Afrique du Sud
–Argentine               24 – 18
Pays de Galles – Angleterre               13 – 6
Italie
– Russie                                     85 – 15

Faites vos jeux, rien ne va plus !

Si les champions du monde ont rectifié le tir après la déroute au dernier Four-Nations (lire-ci-après), en remettant les points sur les i aux Wallabies et les pendules à l’heure nippone, les champions d’Europe, eux, en ont profité ce week-end pour leur ravir la première place au classement mondial.

Une première dans l’histoire du XV du Poireau, de quoi se la péter juste avant la coupe du monde et redistribuer les cartes des favoris, en coupant (à pique!) l’herbe sous le pied au XV de la Rose.

Et quand on voit les Boks peiner autant pour battre les Pumas, on se dit que ce sera tout de même compliqué pour nos Coqs à la fierté retrouvée.

 

Rappel des résultats du IV Nations abrégé... en bref.

Afrique du Sud – Australie                  35 – 17
Argentine – Nouvelle-Zélande
           16 – 20

Nouvelle-Zélande – Afrique du Sud      16 – 16
Australie
– Argentine
                         16 – 10

Australie – Nouvelle-Zélande             47 – 26
Argentine – Afrique du Sud
            13 – 46

Cl : 1-Afrique du Sud (12 pts)  -  2-Australie(8)  -  3-Nouvelle-Zélande (6)  -  4-Argentine (2)

Leurre des Springboks ?

Depuis leur dernier titre en 2009, à l’époque du Tri-Nations, alors qu’ils étaient champions du monde en titre, les Sud-Africains n’avaient encore jamais remporté la compétition à quatre nations depuis l’entrée de l’Argentine.

C’est chose faite, en écrasant les Pumas lors de la troisième et dernière journée (compétition abrégée, coupe du monde oblige), après avoir tenu tête aux Blacks et dominé les Wallabies.

Mais derrière ce qui ressemble à un exploit et une débandade des champions du monde actuels après la véritable claque contre les Australiens (26-47), les All Blacks semblent bien cacher leur jeu, comme le prouve la rectification de ce week-end à Auckland face à ces mêmes Wallabies (36-0).

Comme en 2015 et 2011, personne n’est dupe sur leur qualité de jeu et leur état de forme. Les Bleus se dispenseraient bien de les trouver sur leur route cette année encore. Ça tombe bien, ce n’est pas prévu.

Par contre, s’imaginer que les Argentins ne sont pas au niveau pour cette coupe du monde au Japon, ce serait se mettre un doigt dans chaque œil et démarrer avec un véritable handicap ce mondial.

Comme en 2007 au Stade de France ?

 

Les derniers matches amicaux avant la reprise du TOP 14.

La Rochelle – Agen                35 – 5            (Marcel-Deflandre)
Castres – Bristol                     30 – 21          (Pierre-Fabre)
Pau – Racing 92                     26 – 36          (Tarbes)
Clermont – Lyon                     19 – 26          (Issoire)
Bordeaux – Brive                   27 – 28          (Chaban-Delmas)

 

La semaine prochaine…

Le TOP 14 reprend pour deux mois de doublons minimum.

Coupe du monde oblige, les internationaux seront absents jusqu’à mi-octobre au moins, le temps de jouer huit journées d’un championnat déséquilibré sans eux.

Alors les petites écuries vont tenter d’en profiter pour faire profil haut dans ce laps de temps. Le champion de France, lui, risque d’en faire les frais avec un calendrier relevé. Comme Clermont, déjà défait deux fois dans sa préparation, par deux formations prêtes à en profiter, comme Lyon et La Rochelle.

Au programme de cette première du TOP 14 à partir de samedi 24 août, toujours sur les chaînes de Canal+ :

  • Agen – Toulon, à 18h
  • Castres – Montpellier, à 18h
  • Lyon – Stade Français, à 18h
  • Pau – Brive, à 18h
  • Racing 92 – Bayonne, à 18h
  • Bordeaux – Toulouse, à 20h45

Puis dimanche 26 août :

  • Clermont – La Rochelle, à 16h50

 

Plus tôt, le XV de France tentera de répéter sa performance face à l'équipe type écossaise quand l'Angleterre aura également fort à faire contre le XV du Tréfle. Deux tests-matchs 100% européens isolés ce week-end.

  • Écosse – France, à 14h10
  • Angleterre – Irlande, à 16h

 

Du côté du TOP 16 féminin,

On ne reprend que le 14 septembre 2019 : >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

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31 juillet 2019

TOP 7 : le jeu de pronos du TOP 14 !

La nouvelle saison 2019-2020

démarre dans 3 semaines !

Copyright © 2014 

 

TOP7

C'est LE JEU de pronos du TOP 14... 

Ou comment suivre le championnat

entre potes !

 

 

 Le jeu est ouvert à tous sur www.topseven.fr !

  

Le but du jeu  

  • Remporter le TOP 14 en sélectionnant à chaque journée
    l'équipe qui vous fera empocher le maximum de points.

 

Les règles

  • Le jeu se compose de 7 joueurs obligatoirement.   (autant que de rencontres dans une journée de championnat) 
  • A chaque journée, chaque joueur choisit* une équipe sur un des matchs qui lui sont proposés et empochera le nombre de points obtenus par celle-ci à l'issue de ce match.
  • Le classement des 7 joueurs (du moins bien au mieux classé) permet de définir l'ordre des sélections des matchs de la journée suivante.

En cas d'égalité, le nombre de matchs gagnés puis de victoires à l'extérieurd'équipes utilisées et de matchs nuls
ainsi que le goal-average serviront à départager (dans cet ordre) !
(L'ordre d'inscription** du joueur dans son équipe interviendra en dernier recours, comme lors de la première journée)

  • A l'issue de la saison régulière, les 6 premiers du classement participeront à la phase finale en s'affrontant 2 à 2 selon leurs rangs et le même principe qu'en TOP14 (des barrages jusqu'à la finale), mais où seul ici le mieux classé aura le privilège de choisir son équipe.
  • Soit, en 3 étapes : 
  1. Pour les barrages : Les joueurs classés 3ème et 4ème à la fin de la saison régulière auront le privilège de choisir leurs équipes dans les matchs correspondant à leurs rangs quand leurs adversaires classés respectivement 6ème et 5ème devront miser par défaut sur les équipes restantes.
    -> Les deux joueurs avec les équipes gagnantes se qualifieront pour les demi-finales.
  2. Pour les 1/2 finales : Les joueurs classés 1er et 2ème à la fin de la saison régulière auront le privilège de choisir leurs équipes dans les demies correspondant à leurs rangs quand leurs adversaires issus des barrages précédents (respectivement vainqueurs 4è/5è puis 3è/6è) devront miser par défaut sur les équipes restantes.
    -> Les deux joueurs avec les équipes gagnantes se qualifieront pour la finale.
  3. Pour la finale : Parmi les deux joueurs qualifiés, le mieux classé à la fin de la saison régulière aura le privilège de choisir son équipe quand son adversaire moins bien classé devra miser par défaut sur l'équipe restante.
    -> Le joueur avec l'équipe gagnante remportera le championnat.

 

 (*) Chacun devra attendre, 

  • soit que tous ses prédécesseurs aient fait leurs choix
  • soit que la date/heure indiquée en face de son nom arrive à échéance, 

 Auquel second cas, les retardataires feront leurs choix avec ce qu’il restera,
 et ce jusqu’à 1 heure avant le coup d'envoi du premier match de la journée.

   
 (**) A noter que la date de validation d'inscription du capitaine est enregistrée avec un handicap de 24 heures.

 

Vous voulez jouer ? ... Alors créez dès maintenant votre équipe sur TOPSEVEN.FR ! 

Toulouse Clermont 2019 Finale

 

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30 juin 2019

Coupe du monde au Japon, une impression de déjà lu

Pourquoi lire ou relire DES BLEUS À LA BELLE ÉTOILE ?

Le marque page de l'aventure

Parce que la coupe du monde approche

Quoi de mieux pour se préparer à la prochaine coupe du monde au Japon que de replonger dans la précédente en Angleterre dans un contexte identique. 

Parce que les supporters sont autant désabusés qu’en 2015

Brunel ou Saint-André, même désappointement, mêmes voix inaudibles d’un même discours étranglé autour de la défense et du tout physique. Deux sélections décriées, décevantes et le sentiment de bis repetita d’un désastre annoncé.

Parce qu’il s’agit encore de les réconcilier avec le XV de France

À travers une aventure pleine de rebondissements et d’enseignements aussi, remettant au centre les valeurs du rugby tels que l’engagement, la solidarité et le dépassement de soi. Mais pas que !

Parce que l’aventure humaine est la clef de voûte de la victoire

Si vous mettez des hommes face à un danger de mort, ils vont se souder et devenir plus forts, voire invincibles. Parce qu’ils ne feront qu’un... une équipe, enfin ! Portés par la même angoisse et le même espoir, comme disait Blondin :

« À travers les contrées, malgré les situations, par-delà les chapelles, on est du même côté de la barrière quand on est de la même angoisse et du même espoir. »

Parce qu’il vaut mieux en rire avant d’aller pleurer au Japon

Des chèvres, les Coqs de Saint-André (ou de Brunel), vous ne pensiez pas si bien rire. Après avoir été séquestrés dans une étable et avoir sauvé leurs peaux pour de vrai, ils vont tenter de décrocher une étoile dans une coupe du monde mal barrée.

Parce que c’est aussi la seule occasion de voir Guy Novès dans une coupe du monde

Et celle-là, personne ne la lui volera !       Extraits à lire ici >>

Alors, fiction ou prémonition ?

 

Le mot de l’éditeur

Avec humour, tendresse et passion, Antonio Pereira réalise un rêve avec ce roman : le rêve du supporter désabusé qui aime son équipe, mais ne croit plus vraiment en elle. Il la fait disparaître, la fait renaître et tente de lui redonner un sens. 

À commander sur le site des Éditions Salto >>  ou chez n'importe quel bon libraire.

 

L'avis éclairé de Renvoi aux 22 

Pour tous les supporters que les résultats de l’équipe de France de rugby déprimeraient, la toute jeune maison d’éditions Salto propose un petit remède susceptible de leur redonner, au moins temporairement, le sourire. [Lire la suite >>]

 

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23 juin 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°360

Génération (a)dorée !

Coupe du monde U20... Finale               Australie – France         23 – 24

Retenez bien ces visages !!!

Champions du monde...
mieux vaut deux fois qu’une !

Ils sont aussi sensationnels qu’ils font chier, ces Bleuets… voilà que je rempile pour une brève de plus alors que mes sarcasmes et ma mauvaise foi avaient plié bagages pour rouler en silence jusqu’à l’amer d’une finale encore perdue par mes Jaunards. Mais bon sang! qu’ils méritent que je m’y arrête, ces petits Bleus.

Déjà l’an dernier, on y croyait à peine, à Béziers, face aux Anglais, souvenez-vous ! (lire ici >>).

Cette année, ils l’ont refait! en Argentine, ces gamins au tiers renouvelés, et au nez et à la barbe de leurs ainés, incapables d’avancer depuis la déroute de Saint-André au pays des Rosbifs.

Champions du monde, deux fois d’affilée… Non, vous ne rêvez pas !

Comme seuls ont su le faire les Baby Blacks et les "Rose-Babifs" depuis la création de cette compétition majeure du rugby des moins de vingt ans.

Et quel caractère ce bébé XV de France, élevé au biberon d’une détermination, d’une envie et d’un culot sans égaux en Bleu, histoire de prouver aux dirigeants du TOP 14 qu’ils valent bien mieux que la touche ou la PRO D2.

Dominés une grande partie de cette finale (contrairement à la demie face à des Baby boks qu'ils ont maîtrisés de bout en bout, 20-7), les Bleuets ont fait profil bas et preuve de courage défensif devant les débordements des relances australiennes qui ont permis aux jeunes Wallabies de passer l’en-but par trois fois (1ère minute, 22è et 48è), mais sans jamais parvenir à se détacher, faute à une défaillance au pied fatale de sa charnière qui les privait de dix points.

De leur côté, les petits Français parvenaient à saisir leur chance par deux fois (Lachaud, 7è puis Burin, 35è) et le pied de Carbonel pour mener à la pause, contre le cours du jeu, 18-13.

La seconde période se résumait à un chassé-croisé entre les deux équipes, après l’essai de Wilson dès le retour des vestiaires, donnant la main aux Australiens pour parachever un parcours exceptionnel dans cette coupe du monde, eux qui avaient surclassé Anglais et Irlandais en poule.

Seulement il était dit là-haut que le destin allait sourire aux Français et que rien n’aiderait ces Baby Wallabies à écrire la première page de leur histoire, eux qui n’ont jamais remporté ce titre. Certainement pas la botte de Harisson.

Tandis que Carbonel, impeccable au pied, lui, se chargeait de reprendre deux fois le score, d’un petit point précieux qui jusqu’au bout sera préservé avec un courage et une abnégation exemplaires, malgré la fatigue et les charges adverses.

Les 31 pour 2019

Exemplaires, j’écrivais… 

C’est ce que les 31+6 de Brunel devraient retenir avant d’aller au Japon avec l’idée que sans un jeu de rugby digne de ce nom, pratiqué par les Toulousains cette saison ou par ces minots, à l’insouciance et au culot récompensés, les planètes ne risquent pas de s’aligner dans sa tribune céleste pour assister à une nouvelle déroute Saint-Andresque.

Car, comme le titrait le Midol vendredi (à l’attention du sacre des Toulousains), samedi en Argentine, les planètes étaient tout simplement alignées suivant l’orbite autour d’une deuxième étoile qui, je l'espère,

n’aura pas fini de briller en 2023.

 

Les autres résultats

À commencer par les demies, lundi :

Argentine – Australie           13 – 34

Afrique du Sud – France      7 – 20

Les matches de classement, samedi :

3ème place         Afrique du Sud – Argentine             41 – 16

5ème place         Angleterre – Pays de Galles             45 – 26

7ème place         Nouvelle-Zélande – Irlande             40 – 17

9ème place         Italie – Géorgie                                29 – 17

11ème place        Fidji – Écosse                                   59 – 34

 

Les 31+6 en mission au Japon

Les 37 noms sont tombés... de haut.

Les 37 noms sont tombés...

mardi dernier, dans l’oreille d’un sourd, tant Brunel n’entend toujours rien au mal qui ronge notre XV de France en manque de jeu et d’ambition pour engranger la confiance et les victoires qui vont avec.

Les 37 noms sont tombés de haut (ou d'en haut), comme attendu, avec quelques surprises de taille mais qui n’étonnent plus personne tant le pantin des hautes sphères de la FFR ne maîtrise rien et se contente d’argumenter les choix d’autres en se contredisant de l’un à l’autre.

À commencer par le cas Iturria dont il est prêt à attendre la guérison, prévue au mieux une semaine avant les premiers matches (bonjour la préparation) quand il préfère prendre Machenaud à la place de Parra, soi-disant blessé, alors que ce dernier serait opérationnel bien plus tôt, en août.

Dans les deux cas, que ce soit en troisième ligne ou à la mêlée, Brunel a raison, on a une pléthore de choix. Seulement l’argument devrait être valable pour les deux postes. Que les deux Clermontois manquent le Mondial, cela serait cohérent, et même raisonnable, afin de compter dès à présent sur des hommes bien préparés individuellement et bien intégrés dans le groupe.

Seulement, Brunel veut Iturria, comme si Macalou, Lapandry, Gourdon (absents de la liste) ou encore Ollivon et Cros (en suppléants) ne suffisaient pas à renforcer les déjà sélectionnés Camara, Lauret, et Picamoles. Comme si on ne pouvait également prendre Joseph dans les 31, ou encore l'excellent flanker Haddad, pour les aguerrir encore plus après une coupe du monde des U20 en Argentine très satisfaisante.

Mais le grotesque est à regarder du côté des demis de mêlée.

Comme si Brunel et son staff n’avaient pas suivi le TOP 14 au cours duquel les 5 meilleurs joueurs au poste ont été sans conteste (et peu importe l’ordre) : Dupont, Couilloud, Bezy, Paillaugue et Parratous décisifs avec leurs clubs, au plus haut niveau.

Alors comment est-il possible de se retrouver encore avec Serin (décevant en équipe de France et avec Bordeaux) et surtout Machenaud qui a autant joué cette année que Couilloud (revenu de blessure en fin de saison), du fait même que Iribaren lui a été largement supérieur.

Je ne vais pas reprendre tous les postes, car avec les Toulousains et Clermontois, méritants finalistes du championnat, on est bien loti à l’arrière. Et le remplacement de Bastareaud par Guitoune peut largement se justifier tant le centre champion de France a été décisif avec le Stade jusqu’au titre.

Cependant, je regrette (oui, je le pense) que Basta ne fasse pas partie du groupe pour ce qu’il apporte de par son expérience et au niveau mental et pour les services rendus à ce Brunel qui s’est bien appuyé dessus quand son équipe ne produisait aucun jeu. Un Basta sauve au minimum les apparences en défense, à défaut d’insuffler du rugby à la toulousaine.

Bref, sur cette ligne arrière, je regrette encore une fois que le staff s’appuie à l’ouverture sur un Lopez, démuni d’inspiration, prévisible au pied, la trouille au cul, sans génie, alors que Wisnieswski, avec le LOU, a montré de bien meilleures intentions avec une des meilleures réussites au pied (hormis sa demi-finale manquée). Et que dire de Carbonel, plus utilsé que Belleau à Toulon et impérial avec les moins de 20 ans. Il pourrait faire partie de l’aventure, au même titre que Joseph ou Haddad, mentionnés plus haut.

On pourrait, bien sûr, continuer ainsi, dans le détail de cette liste, avec les apparitions surprenantes de Leroux et Raka, en place de Willemse (dans les +6) et Thomas (ou Vakatawa), tant ces deux joueurs sélectionnés, loin de leur niveau, n’ont pas pesé dans le championnat.

On pourrait s’interroger sur d’autres absences, sans que cela ne fasse avancer l’éternel problème qui pointe à nouveau le bout de son nez, dans cette préparation estivale des Bleus pour le Mondial :

Quel projet de jeu pour animer ce XV de France ?

Parce que depuis l’éviction de Novès, c’est le néant !

 

La semaine prochaine…

Les Brèves d’Ovalie se reposent pour de bon !

Retour mi-août pour la reprise du TOP 14 et les derniers préparatifs de la Coupe du monde au Japon…

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19 juin 2019

Champions Cup - Saison 2019-2020

Le Racing tiré d'entrée comme un lapin !

Ce mercredi 19 juin, à Lausanne, a eu lieu les tirages au sort des poules des Champions & Challenge Cup pour la saison prochaine.

CCup 2019-2020 tirage

Et pan ! ... le Racing 92 s'est fait tirer dessus à boule portant...

le mauvais numéro de poule comprenant l'assassin en titre, le monstre irlandais et un Gallois teigneux.

Pour nos autres Frenchies, la tâche ne sera pas bien plus aisée, avec des poules très relevées. Et comme l'an passé, Montpellier aura à se battre contre un favori du TOP14, et pas des moindres, puisqu'il s'agit du champion de France.

 

Côté Challenge Cup, voici le résultat :

CCup2 Tirages 2019-2020

 

Quant aux finales, elles se joueront en France,

au Stade Vélodrome de Marseille en mai 2020 !

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16 juin 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°359

Reçu cinq sur cinq !

TOP 14... Finale                                     Toulouse – Clermont    24 – 18

Le premier Brennus pour Huget. Mérité !

Et de 20 !

5ème finale entre Toulouse et Clermont et devinez quoi ! C’est encore Clermont qui perd.

Du haut de ma tribune, côté nord, niveau inter, au milieu d’autres supporters jaune et bleu désabusés, j’ai tenté de comprendre ce qui se passait sur la pelouse du Stade de France, ce samedi soir.

En vain.

Pourquoi Clermont n’a pas réussi à marquer un seul essai avec ses trois-quarts de feu (Fofana, Moala, Toeava et surtout Penaud et Raka), comme lors de tous ses matches cette saison ?

Pourquoi tant de maladresses et de fébrilité dans cette machine à jouer quand Laidlaw faisait preuve de tout l’inverse dès qu’il s’agissait de viser entre les perches ? Cinq sur cinq, un sans faute au pied du buteur écossais quand Lopez, lui, avait tout faux avec le sien pour distribuer le jeu comme au Michelin.

J’ai donc crié, chanté, applaudi aussi, les belles actions toulousaines surtout, feignant de comprendre ce qui ce tramait sous mes yeux, de ma modeste et trop lointaine place.

Alors ce dimanche, j’ai tout revisionné, comme si je ne savais pas déjà, supportant cette fois (dans l’autre sens du terme) les commentaires du néo-sélectionneur, critiquant haut et fort les joueurs qu’il aura peut-être demain à ses ordres… ou pas.

Et le pauvre Camille en a pris pour son grade.

Qu’il ne fasse pas comme moi, en matant le replay de la finale sur France 2 ou alors il va vite comprendre que, la coupe du monde au Japon, il risque de la passer au mieux sur un banc, au pire devant sa télévision, en Auvergne.

Et comment donner tort à Galthié tant l’ouvreur clermontois a été le facteur X de la défaite de son équipe, à l’image de ce ballon botté en touche pour regagner le vestiaire à la pause plutôt que d’essayer de gagner du terrain avec son équipe en supériorité numérique jusqu’à l’en-but adverse pour tenter de passer devant. Belle mentalité de gagneur !

Mais bien sûr, je ne cherche pas ici à me focaliser sur les Jaunards et oublier la performance majuscule des Rouge et Noir, à l’image d’une saison exceptionnelle, avec des joueurs exceptionnels.

Et rien que pour ça, je suis très heureux du résultat.... Sincèrement si !

Quelle classe, cette ligne de trois-quarts, avec le dynamiteur Kolbe, les précieux Guitoune et Akhi au centre, le filou expérimenté Médard et le finisseur Huget pour un doublé décisif après deux actions splendides impulsées par l’explosif Dupont.

Un essai par mi-temps leur aura suffi pour décrocher le bouclier, récompensant leurs nombreux temps forts quand les Clermontois ne parvenaient pas à passer leur rideau défensif, intelligemment muré par des fautes, à écouter le duo de comiques sur France 2, quand ce n’était pas les Auvergnats eux-mêmes qui sabordaient leurs propres actions par des fautes de mains.

Et quand elles n’y étaient pas, monsieur Garces parvenait à voir des en-avant de passe au mauvais moment ou prendre des décisions qui n’arrangeaient en rien les déjà mauvaises affaires de ces Jaune et Bleu mal engagés, courant après le score, pourtant longtemps à deux petites longueurs seulement.

Essai de pénalité ou pas, le problème clermontois semblait ailleurs.

Comme Lopez, pas du tout dans son match et qui, au retour des vestiaires, d’une relance au pied catastrophique, allait offrir le ballon du deuxième essai toulousain, après  plusieurs séquences offensives dans les 22 clermontois et avec à la finition, encore, Kolbe pour Huget.

Rien à dire, si ce n’est l’incompréhension en cette fin de match, de laisser Lopez sur le pré pour placer Nanai-Williams sur l’aile en place de Raka. Mais il faut croire que, pour Azéma, le gestionnaire à l’ouverture avait plus la capacité que le néo-zélandais pour trouver la faille dans la défense toulousaine.

Et il ne fallait pas compter sur Monsieur Garces dans ces dernières minutes pour aider ces Jaunards à y voir clair dans leur jeu, puisque dès que la machine semblait lancée, un en-avant de passe arbitraire était aussitôt signalé. Comme s’ils avaient besoin de ça.

Loin de moi, l’idée de mettre l’arbitrage au centre de cette finale, mais ne comptez pas sur moi pour ignorer la mauvaise partie de monsieur Garces qui a ralenti le jeu par ces mêlées à refaire, tantôt pénalisées, tantôt pas, et ces décisions arbitraires qui n’auraient peut-être pas changé le vainqueur, mais certainement le scénario et la manière.

Car Toulouse mérite son 20ème sacre, pour sa saison bien sûr, mais aussi sur cette finale, plus entreprenant que son adversaire gestionnaire, et sans jamais renier son jeu. Et si Clermont l’avait emporté avec un essai de pénalité ou un autre fait de jeu en sa faveur, et bien, croyez-moi ou pas, cette finale aurait eu pour moi un goût amer.

Alors oui, je suis heureux pour ces Toulousains. Bravo les gars, bravo Mola ! Quelle belle équipe vous faites et comme ce titre vous va bien après avoir surclassé la phase régulière.

Finalement, tout est bien qui finit bien !

 

Coupe du monde des U20 en bref…

Poule A            France (2)  – Argentine (1)      26 – 47                     
                      Pays de Galles  (3)  – Fidji  (4)    44 – 28

Poule B            Angleterre(2)   Australie (1)    56 – 33                     
                     Italie  (4)  – Irlande  (3)              14 – 38

Poule C            Afrique du Sud (1) – Nouvelle-Zélande (2)        25 – 17                     
                      Écosse 
(4) – Géorgie  (3)                                   12 – 17

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après chaque journée)

Des Bleuets en sursis…

Les petits Bleus de France sont passés très près de la désillusion après une dérouillée face aux Pumas, plus motivés que jamais devant leur public pour voler la première place aux Français.

Il aura suffi d’un quatrième essai arraché dans les dernières minutes par Lebel pour récolter un point de bonus offensif heureux quand, plus tard, les Baby Blacks ne parvenaient pas à prendre celui défensif face aux Baby Bocks qui offraient sur un plateau à nos champions du monde l’occasion de défendre leur titre, au détriment des très attendus Néo-zélandais.

Et ce sera contre les Sud-Africains, justement, que les Bleuets auront la lourde tâche de le faire.

 

La semaine prochaine…

Les Brèves d’Ovalie se reposent…

Retour mi-août pour la reprise du TOP 14 et la préparation de la Coupe du monde au Japon…

 

En attendant, vous pouvez toujours suivre les Bleuets jusqu’au bout de la leur et croire avec eux qu’ils pourront sauver leur titre face aux Baby Boks. 

Les demi-finales c’est lundi 21 juin que ça se passe :

  • Argentine – Australie à 18h
  • Afrique du Sud – France à 20h30

Et la finale, comme les autres matches de classement, c’est samedi 22 juin.

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09 juin 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°358

En demi-teinte !

TOP 14... Demi-finales                    Clermont – Lyon    33 – 13

                               Toulouse – La Rochelle    20 – 6

Clermont écarte Lyon avec du métier

À demi-mot, alors…

Samedi soir, puis dimanche après-midi, dans la même enceinte bordelaise du Matmut Atlantique, Toulousains puis Clermontois se sont défait successivement et sans panache de leurs outsiders pour rejoindre le Stade de France samedi prochain, en en gardant chacun assez sous la semelle pour nous offrir, on l’espère, une bien plus belle finale que ces approximations de rugby.

Le premier, leader du championnat, a dû attendre une bonne heure et l’entrée de Bezy pour prendre la mesure de sa victoire, après l’essai de Guitoune qui n’offrait qu’un point d’avance (7-6) sur les Maritimes, coriaces mais impuissants avec deux pénalités de West seulement.

Le demi de mêlée entrant (suppléant de Dupont, passé à l’ouverture pour remplacer le très limité Ramos à ce poste) se chargera lui-même d’inscrire le deuxième essai avant d’insuffler le troisième à Kolbe et de conclure un match peu enthousiasmant par une ultime pénalité.

Merci Bezy !

Le second, champion de Challenge Cup, a mis vingt minutes avant de rentrer dans sa demi-finale, le temps pour les Lyonnais de prendre les devants par un premier essai de Gill, non transformé par le pied exceptionnellement carré de Wisniewski quand celui de Laidlaw refaisait parfaitement le retard des Clermontois, corrigeant une indiscipline qui sera l’autre plaie carrée des hommes de Mignoni, notamment en mêlée fermée.

Trois actions de premières mains splendides suffiront aux Jaunards pour marquer trois beaux essais par leurs bons trois-quarts que sont Penaud, Raka et Moala. Lyon ne reviendra pas, malgré le deuxième essai tardif de Fourié (qui au passage n’aurait pas dû être sur le terrain à cette occasion si Monsieur Poite avait fait son travail au lieu de la pédagogie de centre aéré pour petits délinquants de la banlieue lyonnaise), et les deux occasions franches de Puricelli qui auraient dû aller au bout. Rien n’y a fait.

Inutile de s’attarder donc plus encore sur ces demi-finales, en demi-teinte, des deux meilleures attaques du championnat, puisque, si elles en ont gardé autant sous le pied, sans engendrer de blessés, c’est pour mieux prendre le mien (de pied!) à vous commenter leur finale la semaine prochaine.

Alors, rendez-vous au Stade de France pour, enfin, une affiche digne de ce nom, comme il y a onze ans déjà.

Clermont a une vraie revanche à prendre !

 

Coupe du monde des U20 en bref…

France (1)  – Fidji (4)     36 – 20                      France (1)  – Pays de Galles (3)           32 – 13

Dix sur dix !

Les Bleuets ont parfaitement rempli leurs missions dans cette entame de coupe du monde en Argentine. Tout comme les Wallabies, les All blacks et les Springboks, quatre favoris tout trouvés pour les demi-finales.

Pour autant, tout n’a pas été parfait dans la manière, loin s'en faut... et sans fautes. Surtout l’entrée en matière (de jeu) dans chaque première période, contre les Fidjiens et les Gallois, a été poussive, voire laborieuse contre les Océaniens, avant que les Français se ressaisissent dans un second acte au dessus de la mêlée pour décrocher à chaque fois un bonus offensif.

Lors du dernier match contre les Pumas, qui jouent également une place en demie, et devant leur public, il faudra montrer plus de maîtrise et d’ambition si nos petits champions du monde ne veulent pas tout perdre, leur titre avec.

Les autres résultats des 2 premières journées par poule :

A) Argentine (3)  – Pays de Galles (2)       25-30 (Poule de la France)
    Argentine (2)  – Fidji (4)                      41-14   

Des Pumas surpris d’entrée mais bien repris dans la foulée et toujours en course.                    

B) Australie (1)  – Italie (4)                       6-12
    Angleterre (3)  – Irlande (2)                 26-42
    Australie (1)  – Irlande (2)                    45-17
    Angleterre (3)  – Italie (1)                    24-23

Des Wallabies au dessus du lot, un XV de Trèfle qui s’accroche, des Italiens qui jouent crânement et un XV de la Rose hors sujet... de sa Majesté.               

C) Afrique du Sud (2)  – Écosse (3)           43-19
    Nouvelle-Zélande (1)  – Géorgie (4)      45-13
    Afrique du Sud (2)  – Géorgie (4)          48-20
    Nouvelle-Zélande (1) – Écosse (3)         52-33

Springboks et All Blacks dos à dos, Écossais et Géorgiens font le dos rond.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après chaque journée)

 

La semaine prochaine…

Finalement au Stade de France… et en toute logique.

Régalons-nous !

Samedi 15 juin à 20h45 (France 2 et C+):

  • Toulouse – Clermont

 

Le Mondial des U20 se poursuit avec la dernière journée de poule mercredi 12 juin :

A) Pays de Galles  – Fidji                     à 18h pour la troisième place
    France  – Argentine                     à 18h pour la première place et meilleur deuxième       

B) Italie  – Irlande                              à 15h30 pour une place de meilleur deuxième pour les Irlandais
    Angleterre  – Australie                    à 20h30 une formalité pour les Wallabies                     

C) Géorgie  – Écosse                          à 15h30 pour la troisième place
    Afrique du Sud – Nouvelle-Zélande  à 20h30 pour la première place et meilleur deuxième

Pour rappel, seuls les premiers de chaque poule et le meilleur deuxième se qualifieront pour les demi-finales du lundi 17 juin.

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02 juin 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°357

Sans contrefaçons

TOP 14... Barrages                    Racing 92 – La Rochelle    13 – 19

Les Racingmen pris au piège

Ainsi soit jeu… Merci Mylène !

Les plus fervents supporters du Racing se réjouissaient cette semaine de retrouver leur stade historique, à taille humaine (selon leurs termes), et qui a fait les grandes heures de leur club fétiche depuis sa montée en TOP 14.

« Je je… suis du Racing, je joue à Colombes ! » entonnaient même quelques-uns sur l’air de « Je suis libertine » de Mylène Farmer, une manière de remercier la chanteuse des années 80 de squatter vendredi soir l’enceinte de Paris-La défense Arena, sans âme selon eux, et surtout trop prenable pour des équipes très joueuses, comme Toulouse, Clermont, Lyon et Paris, qui ont su y mettre en scène leurs victoires cette saison.

Oui mais voilà, à trop s’habituer à mettre du volume de jeu sur cette surface rapide pour écraser d’autres adversaires, et notamment les Rochelais le 2 mars dernier (50-14), les Racingmen ont oublié que sur l’herbe du vieux stade Yves du Manoir c’était, comme à l’extérieur, moins fluide et très risqué.

C’est malgré tout sans contrefaçons que les locaux ont choisi de tenir le ballon, face à des Maritimes qui, eux, avaient décidé de jeter l’ancre dans leur camp pour stopper coûte que coûte les assauts adverses et prendre tous les points qui se présenteraient.

Et c’est contre le cours du jeu que les visiteurs ont pris les devants, sous la botte de West, profitant des fautes plus ou moins grossières des Racingmen pour mener 12 à 3 à la pause, dans une première période courageuse mais pourtant pas très téméraire.

Au retour des vestiaires, alors que Mylène déroulait une tout autre musique à l’Arena, les Racingmen continuaient dans le même rythme de dérouler leurs gammes, gagnant du terrain avec les percussions de Chat et Vakatawa, même en infériorité numérique. En vain.

Au contraire, après les changements des premières lignes, de part et d’autre, les Maritimes mettaient les voiles au large avec un Doumayrou époustouflant qui n’aura pas échappé aux sélectionneurs de l’équipe de France. Le centre international amorçait une attaque sur l’aile de Rattez et restait en soutien pour servir alors Murimurivalu qui libérait de nouveau sa balle avant que celle-ci ne revienne sur Doumayrou qui ajustait un coup de pied parfait pour Retière sur l’autre aile qui n’avait plus qu’à mystifier la défense francilienne dépassée.

Un essai fabuleux qui enfonçait le Racing à l’heure de jeu !

Menés 19-3, à moins de trente minutes de la fin, Travers et Labit se devaient de trouver une solution pour relancer leurs hommes. C’est là que l’entrée de Iribaren allait faire toute la différence, complétée avec celle de Nakarawa en deuxième ligne un peu plus tôt.

Plus dynamique que Machenaud, le demi de mêlée entrant mettait son équipe dans l’avancée jusqu’à ce que, cette fois, Nakarawa finisse le boulot en force.

On venait de retrouver enfin le vrai Racing, puissant et pragmatique !

Seulement « l’horloge » ne jouait pas en sa faveur, contrairement du côté de Mylène Farmer, même si après une nouvelle pénalité payante d’Iribaren, ramenant les siens à six points, l’espoir était permis dans les dernières minutes.

« Pourvu qu’elles soient douces » devait-on fredonner en tribunes.

Seulement les Maritimes avaient largué de nouveau l’ancre dans le port de leur défense, intraitable, bien décidés à tenir jusqu’à la sirène et décrocher pour la deuxième fois de leur histoire une demi-finale du championnat de France.

Alors que Mylène concluait son show par « Des larmes » (son dernier single), les Racingmen, eux, n’avaient plus que leurs yeux pour pleurer.

J’espère que Lorenzetti aura retenu la leçon. On ne change pas un terrain qui gagne, surtout quand il les a fait gagner contre ces mêmes Rochelais !

Pas sûr qu’avec cette stratégie défensive ces visiteurs auraient eu la même veine. À Bordeaux, même avec toute la Charente-Maritime dans les tribunes, il faudra sans doute oser un peu plus pour ne pas sombrer face au leader toulousain.

 

Lyon – Montpellier              21 – 16

Dans la gueule du Lou

Dans l'autre barrage, les Montpelliérains se sont fait croquer finalement dans la gueule de Gerland, après une série incroyable de victoires qui leur avait assuré cette place de barragistes (lire édition précédente).

Je n’ai pas vu le match mais c’est mérité pour le Lou qui est allé chercher sa première demi-finale, après une saison régulière sérieuse et régulière où, comme son prochain adversaire Clermont, il n’a perdu qu’un seul match à la maison.

Certes, dans ce barrage, les Montpelliérains auraient mérité mieux (au vu du résumé), marquant les premiers pour mener 10-0, après un essai de Cruden sur un ballon contré dès l’entame, complété d’une pénalité de Paillaugue. Mais derrière les Lyonnais ont trouvé les ressources pour recoller à deux longueurs à la pause, après un exploit de Barassi et deux pénalités de Wisniewski (11-13).

En seconde période, les Héraultais y ont cru, sans doute trop, alors que les locaux sont restés mobilisés, avec une charnière intelligente aux manettes, passant devant pour ne plus lâcher leur victoire après l’essai de Ngatai à dix minutes du terme.

Lyon retrouvera donc Clermont à Bordeaux, avec toutes ses chances de voir le Stade de France s’il joue avec la même envie et la même réussite au pied, cruciale dans ces matches couperet.

 

Le barrage d’accession en TOP 14

Brive – Grenoble        28 – 22

Cette fois c’est la bonne !

Dimanche après-midi, à Amédée-Domenech, les Brivistes ont dû s’employer pour venir à bout de la résistance des Grenoblois qui s’en sont remis à la botte du plus corrézien d’entre eux, Gaëtan Germain, pour rester dans le match, une petite heure.

Mais à chaque fois, les locaux ont su marquer un essai pour laisser les visiteurs derrière, jusqu’au quatrième qui les semait pour de bon et leur assurait la victoire. Le retour de Grenoble sur la sirène pour un essai d’honneur, restera anecdotique.

Brive sera donc en TOP 14, à la place de Grenoble, après avoir dominé le championnat de PRO D2, manquant le titre de peu, la semaine dernière face à Bayonne.

Mais l’essentiel est de retrouver l’élite, une saison après l’avoir quittée, encore une fois.

 

La semaine prochaine…

Les demies de l’Atlantique

Bordeaux nous offre deux demi-finales somptueuses dans son grand stade du Matmut Atlantique.

À ne pas manquer !

Samedi 8 juin à 21h :

  • Toulouse – La Rochelle

Dimanche 9 juin à 16h30 :

  • Clermont – Lyon

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26 mai 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°356

Castres atrophique !

TOP 14... 26è journée             Castres – Toulon    16 – 25         
                                                                       Clermont – Montpellier   27 – 28 

                La Rochelle – Bordeaux    81 – 12        Agen – Racing 92    3 – 35  

Dernier coup de massue pour Castres !

Après vous, MHR !

Le CO avait son destin en mains, roulant sur un boulevard depuis quatre journées, avec trois réceptions qui lui auguraient une place de barragiste à domicile toute faite.

Mais voilà, le champion de France a été reçu chez lui comme il ne s’y attendait pas, s’égarant dans un jeu réduit à défendre et attendre que ça (se) passe.

Trois claques. Sur la joue gauche par le leader toulousain, fin avril, puis la droite par un MHR mort de faim, début mai, et enfin, pour couronner son fiasco, samedi, un coup de massue en pleine face par un Toulon qu’on aurait pu croire déjà en vacances. À tort !

Personne n'aurait imaginé les Tarnais capables de sombrer devant leur public, après leur victoire à Agen qui les avait remis en selle.

Même les Montpelliérains, condamnés à gagner à Clermont en faisant aussi bien que les Rochelais (qui recevaient des Bordelais déjà hors course), ne pensaient pas avoir à regarder du côté de Castres pour s'en tirer. Et pourtant !

Alors que les Maritimes et les Racingmen bonifiaient aisément leurs victoires (avec respectivement 12 et 5 essais), les Héraultais butaient face à l'ogre Jaunard bien décidé à préserver son invincibilité dans l’antre du Michelin. Un bonus offensif semblait très compliqué, d'autant que les Clermontois menaient deux essais à un à la pause, même si le score restait en faveur des visiteurs (14-16).

Mais l’espoir est venu du stade Pierre-Fabre justement où les champions de France avaient sans doute cru avoir fait le plus dur en marquant les premiers, par Urdapilleta qui scorait à lui seul un 8-0 prometteur. Seulement les Varois, sans pression, avaient aussi envie de jouer et ont mis la pression en une mi-temps sur leur hôte en inscrivant deux essais, coup sur coup, par Ikpefan et Belleau, trop faciles (8-12).

La seconde période allait offrir aux publics et téléspectateurs de Canal+ un chassé-croisé haletant entre le CO et le MHR, à celui qui allait craquer le premier et laisser la politesse à l'autre pour s'emparer de la sixième place, synonyme de barrage.

Un premier quart d’heure et Laidlaw faisait passer Clermont devant en deux pénalités (20-16), remontant le CO du même coup à la sainte place, alors que les hommes d'Urios n’en finissaient pas de s'écraser sous les coups de pied de Belleau et un doublé de Ikpefan (11-22).

Si les Champions de France semblaient s’en remettre aux Jaunards plutôt qu’à leur propre jeu, atrophié, ou quelque révolte, les Montpelliérains, eux, voulaient encore croire en leur destin et leur remontada extraordinaire.

Et deux coups du sort les délivreront.

D'abord l’essai de Nadolo dont le toucher dans l’en-but ne semblait pas si clair et évident, sauf pour monsieur Raynal, puis l’en-avant de Ulugia au sol quelques séquences avant l’essai alors refusé de Tuicuvu, à trois minutes de la fin.

Un ballon porté conclu par Delhommel pour Montpellier et un essai en force de Ulugia pour Clermont alimenteront le suspense jusqu’au bout, les visiteurs devant batailler pour préserver un petit point d’avance précieux, tout en jetant un œil du côté de Castres qui ne parviendra qu’à réduire inutilement l’écart avec un essai de Jeneker.

Le champion de France vient de tomber de haut et de perdre son titre. Pour la première fois depuis très longtemps, le CO ne participera pas aux phases finales. Il jouera néanmoins un barrage contre un club anglais pour accéder à la Champions Cup la saison prochaine.

Quant à Montpellier, il pourrait bien faire regretter à Clermont de l’avoir laissé passer, s’il parvenait à poursuivre sa folle série de victoires lors de son barrage à Lyon samedi prochain.

 

Les autres matches sans conséquences...

Grenoble (13) – Lyon (3)                        23 – 24                 Quelques frayeurs pour rien

Toulouse (1) – Perpignan (14)               47 – 7                   Le grand écart

Stade Français (8) – Pau (11)                 31 – 17                Juste finir en beauté

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

Le tableau des phases finales

Barrages                                  les demies à Bordeaux

Lyon – Montpellier                v          Clermont

Racing 92 – La Rochelle       v          Toulouse

  

La finale de PRO D2

Bayonne Brive    21 – 19

Renversant !

Les Bayonnais ont réalisé un exploit à Pau, dimanche après-midi, en battant les favoris corréziens pour le titre de champion de France de PRO D2.

Il faut dire que la rencontre n’a pas été d’un très haut niveau, avec beaucoup de déchets et de fautes de part et d’autre, des mêlées intenables qui ont souri arbitrairement aux Basques et des coups de pied qui ne se sont pas perdus entre les perches pour prendre le score doucement.

Laranjeira, d’abord, puis Bustos Moyano et Ordas, à tour de rôle, pour un petit 9-6 à la pause en faveur de Bayonne.

Et puis en seconde période, les Brivistes ont haussé le ton avec un premier essai en force de Galala qui ne présageait rien de bon pour les hommes de Bru. Malgré deux pénalités supplémentaires de Laranjeira, les Basques ont tenu bon et par leur buteur argentin Bustos Moyano, héros du jour, ils ont même recollé au score avant d’arracher la victoire sur une ultime pénalité à la sirène.

De quoi faire retentir une pena baiona dantesque dans les tribunes du Hameau, pour le plaisir de retrouver un club basque en TOP 14.

Les Brivistes ont de quoi être frustrés mais ne peuvent que s’en prendre à eux-mêmes de n’avoir su mieux maitriser leur sujet. Ils auront une nouvelle chance d’accéder à l’élite dès dimanche prochain, à domicile face aux coéquipiers isérois de Gaétan Germain, l’ancien buteur de la maison. Amédée-Domenech devrait lui réserver un drôle d’accueil.

Pour info, Rouen et Valence-Romans, finalistes de Fédérale 1, rejoindront la PRO D2 la saison prochaine.

La semaine prochaine…

Place aux barrages !

Trois rencontres vont déterminer les adversaires de Toulouse et Clermont pour les demies à Bordeaux, ainsi que l’heureux élu qui accompagnera Bayonne en TOP 14 la saison prochaine.

Trois rencontres en trois jours, le tout sur les chaines de C+ bien sûr :

Vendredi 31 mai à 21h, à Colombes :

  • Racing 92 – La Rochelle

Samedi 1er juin à 17h, à Lyon :

  • Lyon – Montpellier

 Dimanche 2 juin à 15h15, à Brive :

  • Brive – Grenoble

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19 mai 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°355

Montpellier reines... forever !

TOP 16 Féminin... Finale                      Montpellier – Toulouse    22 – 13

Les Reines de la discipline

Essai non transformé… fallait pas rêver !

C’est le moins que je puisse dire !

Dans le rugby féminin français, battre les Montpelliéraines, tenantes d’un titre qu’elles ont décroché cinq fois ces six dernières années*, c’est un peu comme essayer de passer une transformation... vous passez toujours à côté.

(*) Sauf en 2016, les Lilloises des sœurs Ménager avaient réussi cet exploit avant que Romane et Marine n'intègrent le camp des redoutables Héraultaises.

Une vraie calamité, ces coups de pieds qui se perdent systématiquement dans les airs, faisant de l’essai à sept points une vraie exception en France.

Pourtant elles ont essayé, ces Toulousaines !

Samedi soir, au stade Maurice Trelut de Tarbes, pour leur revanche de la finale perdue de peu la saison dernière (15-12), elles entament celle-ci de la plus belle des manières, en retournant la domination territoriale des invincibles Cistes à leur compte.

Au bout d’un quart d’heure de souffrance, les coéquipières de Gaëlle Hermet s’incrustent pour la première fois dans le camp des championnes et, au culot, claquent un drop par le pied de l’arrière Camille Cabalou pour mener 3-0.

C’est ensuite décomplexées et sous l’impulsion d’une Camille Imart inspirée, que les Toulousaines vont de nouveau surprendre leur adversaire. La demie d’ouverture ajuste une transversale improbable dont le rebond dans l’en-but trompe Marie Vanthournout et permet à Camille Cabalou d’aplatir dans la confusion. L’essai est accordé et, contre toute attente, Toulouse mène 8-0. Inutile de vous préciser que Camille Imart a raté la transformation.

La réponse montpelliéraine ne se fait pas attendre. Après plusieurs charges devant la ligne d’en-but haute-garonnaise, les jumelles Ménager font le ménage et Romane conclut sur l’aile, d’une petite feinte, les efforts de sa sœur Marine. Les championnes recollent au score, avec une nouvelle transformation hors cadre de l’Écossaise Helen Nelson (5-8).

Le match s’emballe et les Toulousaines contre-attaquent magnifiquement avec un petit coup de pied de l’ailière Claire Beauparlant pour elle-même avant de se faire rattraper et libérer le cuir pour qu’il termine sa valse en deux temps trois mouvements, sous les perches, dans les bras de Roxane Bilon. Même quand elle semble facile, Camille Cabalou, qui a pris le relais de l’autre Camille, manque la transformation, trouvant le poteau.

Une calamité, je vous dis, cet exercice au féminin.

Mais les championnes de France ne se laissent pas abattre et relancent la machine de sape des avants, tout en puissance, qui fait reculer leur adversaire sur sa ligne et ouvre la voie à Marie Vanthournout qui peut rattraper sa bourde et inscrire le deuxième essai Montpelliérain dont la transformation en rêve d’Helen termine à nouveau en cauchemar.

La fin de première période nous offre un ballet de turn-over sans qu’une équipe ou une autre ne parvienne à faire la différence, tant les plaquages et grattages défensifs font des ravages, au profit des Toulousaines qui mènent à la pause (13-10).

Seulement au retour des vestiaires, c’est avec le vent dans le dos que les championnes en titre vont accélérer et appuyer là où ça mal, dans les rucks, mettant sous pression les coéquipières de Gaëlle Hermet, fautives balle au sol. Jusqu’à ce que Safi N’Diaye prenne ses responsabilités et échappe à la vigilance de la défense adverse pour inscrire toute seule le troisième essai de son équipe qui passe devant pour la première fois du match, juste avant l’heure de jeu.

Et là, Alléluia ! Helen Nelson passe la transformation.

La main désormais sur le ballon, les Montpelliéraines dominent leur sujet et c’est logiquement que Caro Boujard prend de vitesse son vis-à-vis pour le quatrième essai, en coin, sans transfo de la belle Helen, pas deux miracles dans la même soirée tout de même.

Les Toulousaines s’accrochent mais n’en peuvent plus tant leur adversaire met de l’intensité dans cette seconde période à sens unique. Elles craquent à cinq minutes du terme, à l’image de Perrine Bienaimé, malheureuse sur un appui, qui voit son genou se dérober. Sans autre remplaçante elles finiront à 14 et laisseront filer toute chance de priver les Montpelliéraines d’un huitième titre.

Si la finale a été intense et ouverte, le suspense n’a pas duré une heure tant les Cistes sont les reines incontestables de leur discipline. Les Toulousaines auront essayé de transformer leur rêve en réalité. En vain...

Comme leurs homologues de la finale féminine de Fédérale 1, quelques heures avant dans le même stade, également battues par des Montpelliéraines (12-6).

Un week-end heureux pour une ville qui a vu le lendemain l’élite masculine du TOP 14 se hisser à la sixième place d’un barrage encore possible. Incroyable !

 

La 25ème journée de TOP 14 en bref...

Montpellier (6) – Stade Français (8)     42 – 25

Un pied en barrage

Décidément, ils n’en finissent pas de nous étonner ces Montpelliérains. Encore une victoire, bonifiée qui plus est, qui leur ouvre enfin les portes du TOP 6 et place désormais leur destin entre leurs mains pour la dernière journée.

Mais que ce fut compliqué et intense face à des Parisiens qui ont longtemps malmené ces Cistes en plein doute à la pause, après deux essais et deux commotions de part et d’autre. Au retour des vestiaires, il s’en est même fallu de peu que Paris s’échappe après deux essais en cinq minutes, logiquement refusés.

Et puis un bon coaching et le relâchement des visiteurs ont permis aux Cistes d’inscrire trois essais et obtenir le sésame du bonus offensif à cinq minutes du terme. Avant que l’incroyable ne survienne : un essai parisien annulait tout avant que celui improbable du pilier remplaçant local, Haouas, (s’échappant à la course tel un trois-quarts centre pour aplatir sous les perches) rendait son dû aux siens qui pouvaient exulter sur la pelouse comme en tribunes.

Un scénario incroyable donc pour le MHR qui bénéficiait de la défaite sans appel des Rochelais, à hauteur de points, mais au goal-average particulier défavorable.

Lyon (3) – La Rochelle (7)                     29 – 19

Le Lou dans la « barragerie »

Les Lyonnais vont jouer leur deuxième barrage consécutif après une saison sérieuse et flamboyante, à l’image de ce match bien maîtrisé et encore porté par la vista et le pied de Wisniewski qui, au passage, mériterait largement une place dans le groupe France.

Trop indisciplinés, amoindris par quelques absences (West, Vito…) et sans doute encore sonnés par leur défaite en finale de Challenge cup, les Maritimes n’ont pas réussi à entrer dans la rencontre, subissant la domination des locaux, pas très productive en première période (un seul essai) mais très bien en place.

Malgré un début de second acte prometteur avec cet essai de Roudil pour l’égalisation, les Rochelais se sont fait punir par maladresse. Un essai de N’Gatai puis un drop de Wisniewski laissaient les visiteurs derrière une bonne fois pour toute, avant que l’ouvreur local ne valide la victoire en fin de match sur une ultime pénalité.

Lyon devrait recevoir son barrage, à moins de circonstances improbables. Un point lui suffira pour lever ce doute.

Bordeaux (9) – Toulouse (1)                 36 – 43

La honte bordelaise

Comment peut-on mener 36-7 à la pause et prendre un 36-0 en revenant des vestiaires ?

J’ai bien regardé, les Bordelais n’avaient pas de tongs, ni les pieds en éventail, mais c’est bien un éventail de fautes et de maladresses qui ont permis aux Toulousains de s’amuser la balle en main pendant que les locaux sirotaient leurs 40 minutes sans en branler une en défense.

C’est juste honteux de déjouer autant après une première période pleine d’allant.

Le leader s’est régalé avec six essais et ne s’est pas fait prier pour priver l’UBB de phase finale.

Agen (12) – Castres (5)                          10 – 17

Le CO a fait le plus dur

Pas un match flamboyant, on va dire. Les Agenais ont été offensifs, comme à leur habitude, mais surjouant cette fois, sans pression, le maintien en bandoulière, quand les Castrais ont été solides en défense et efficaces pour inscrire deux essais, un par période, et prendre les rênes de la rencontre.

Les locaux parviendront à réduire l’écart à l’heure de jeu, mais trop tard et surtout sans conséquence.

Le CO a son destin en mains pour décrocher un barrage qui pourrait être à domicile selon le résultat de son concurrent direct, le Racing, dans la dernière journée.

Perpignan (14) – Racing 92 (4)             14 – 52

L’occasion était trop belle

Les Catalans n’ont rien pu faire, dépassés, cramés, la tête aux vacances, face à l’armada francilienne bien décidée à prendre les cinq points.

Chose faite en une vingtaine de minutes pour un festival d’essais au final, huit contre deux.

Le Racing tient son barrage à la maison qui ne devrait pas lui échapper la semaine prochaine, à la maison.

Toulon (10) – Clermont (2)                    32  11

Sans enjeu et sans commentaires

Je n'ai pas suivi le match... Désolé.

Pau (11) – Grenoble (13)                         22 – 0

Aux abonnés absents

Grenoble avait déjà la tête à son barrage contre le perdant de la prochaine finale de PRO D2, il faut croire. À quoi bon laisser des forces inutiles sur deux rencontres où il lui fallait engranger dix points pour espérer mettre Pau à sa place.

Les Palois, eux, avaient deux objectifs, prendre un point à minima et bien finir au Hameau devant leur public. Mission accomplie avec un bonus offensif sympathique, plus qu’époustouflant.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

Les demi-finales de PRO D2

Oyonnax– Bayonne               34 – 38          v           Brive –Vannes            40 – 20

Le retour des bannis

Bayonne et Brive joueront donc la finale pour l’accession directe au TOP 14.

Le premier a renversé une rencontre que l’on croyait acquise aux Oyomen à la pause (27-9), en assommant littéralement son hôte au retour des vestiaires, avec pas moins de quatre essais, laissant Charles-Mathon sans voix et Oyonnax quatre longueurs derrière. Monumental !

Le second a fait parler sa puissance et son expérience pour ne jamais laisser espérer les Vannetais dans un match maitrisé de bout en bout.

Bayonne et Brive auront l’occasion de retrouver à nouveau le TOP 14, où ils ont longtemps évolué ensemble, dans un match pour l’un, dans deux pour l’autre (si Grenoble le veut bien).

 

La semaine prochaine…

Le TOP 14 ramasse les copies

On savait déjà que Perpignan descendait, on se doutait que Grenoble jouerait le barrage du maintien (mais pas à Oyonnax, peut-être à Bayonne ?).

Maintenant on sait que Paris et Bordeaux continueront de regarder les barrages à la maison et de jouer la Challenge Cup la saison prochaine.

Reste juste à savoir désormais, de Montpellier ou La Rochelle qui prendra la sixième place, et également de Castres ou le Racing 92 qui obtiendra son barrage à domicile, Lyon étant quasi certain de préserver le sien.

Au programme ce samedi 25 mai à 16h15 en multiplex sur C+ :

Pour la sixième place

  • La Rochelle – Bordeaux
  • Clermont – Montpellier

 Pour un barrage à domicile

  • Agen – Racing 92
  • Castres – Toulon
  • Grenoble – Lyon

Pour du beurre

  • Toulouse – Perpignan
  • Stade Français – Pau

 

Quant à la finale de PRO D2, elle opposera dimanche 26 mai à 14h sur C+ sport :

  • Brive – Bayonne

Posté par NewZeland2011 à 19:35 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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