L E S B R E V E S D O V A L I E . C O M - l'Hebdo du Rugby par Antonio -

23 juin 2018

Les brèves d'Ovalie - Edition n°315

J'suis vaincu mais content !

TEST MATCH... Tournée d'été (3)             Nouvelle-Zélande – France            49 – 14

Bon ben... c'était pas mal, hein ?

Impression de déjà vu…

De Auckland à Dunedin, en passant par Wellington, la tournée des Bleus s’est soldée par un cinglant trois-zéro, malgré des motifs de satisfaction, sur une mi-temps à chaque fois.

Samedi, au Forsyth Barr Stadium de Dunedin, comme à Eden Park lors du premier test, on a vu notre XV de France au bras d’un rugby bien gaulé, le feu au cuir, sur toute la première période, nous faisant croire à une relation durable jusqu’au bout, avant que la flamme ne change de foyer, au retour des vestiaires.

Pour autant, il n'y pas de quoi déchanter pour notre XV du Coq, au contraire : 

Un tout Black m'a volé le rugby de ma vie
Il m’a humilié, me disent mes amis
Mais j'm'en fous pas mal aujourd'hui
Mais j'm'en fous pas mal car depuis
Dunedin

J’ai retrouvé le plaisir de la balle
Je sais maint’nant comment leur faire du mal
Je me faufile partout, je suis comme un U20
J'm'aperçois qu’en rugby je n’y connaissais rien
J’ai retrouvé le plaisir de la balle
Avec Belleau, Parra, Fofo et Fall

Et j'suis content, j'suis content, j'suis content, j'suis content
J'suis vaincu, mais content.

Une tournée en guise de tests pour confirmer ce que l’on savait déjà. Pour développer du jeu, il faut du mouvement, de la vitesse et quelques automatismes.

La ligne de trois-quarts, avec Fofana et Fall ont apporté cela avec une fraîcheur qui a permis les deux essais en première période, samedi.

Malgré la sortie prématurée de Parra qui, quoi qu’en disent ses détracteurs, a insufflé vitesse et lancements chez ses arrières, Serin a poursuivi dans la même dynamique, s’offrant le premier essai. Les locaux ont aussitôt réagi en égalisant, puis prenant les devants, avant que Fofana ne conclue une séquence offensive prodigieuse, dans une première période alléchante, des deux côtés.

Menant trois essais à deux (21-14), les All Blacks sont revenus des vestiaires avec l’intention d’en finir… et comment !

À aucun moment, les champions du monde n’ont semblé inquiets.

Du « Ka Mate » condescendant (inutile de gaspiller un « Kapa o Pango » face à ces Bleus-là), à la sérénité affichée, malgré une domination flagrante de nos Tricolores dès l’entame, ils ont répondu à chaque fois avant de reprendre le jeu à leur compte, avec une facilité déconcertante, jusqu’à une nouvelle démonstration.

Quatre essais de plus, dont un triplé de Ioane, après le doublé de McKenzie, très bon suppléant de Barrett dans l’animation, malgré un essai encore litigieux, accordé bien vite par l’arbitre irlandais John Lacey.

Mais alors comment expliquer ce lâcher prise coupable dans le match en seconde période ?

Des Bleus émoussés ? Non.

Des Bleus mauvais, alors ? Non plus.

La sortie prématurée de Parra aura peut-être été préjudiciable, on ne le saura pas, pour ce qui aurait été de remobiliser ses troupes en seconde période et éviter ce naufrage qui laisse un goût amer dans cette dernière étape du voyage.

Mais la vraie raison se trouve dans la différence de niveau qui s’est de nouveau confirmée et qu’il est inutile de rabâcher pour la troisième fois (lire épisodes précédents).

Trois défaites sans appel, mais autant de motifs de satisfaction qui appellent à garder espoir pour la suite, si seulement on veut bien ouvrir les yeux et changer notre manière de concevoir le rugby dans nos clubs pros et nos formations…

Je ne me répèterai pas (lire épisodes précédant les précédents).

Il est temps pour tous, joueurs, comme staff et supporters de prendre de vraies vacances avant le retour aux affaires dès le mois d’août.

 

Les autres résultats internationaux

  • Japon (2) – Géorgie (1)                          28-0
  • Fidji (2) – Tonga (2)                               19-27
  • Australie (1) – Irlande (2)                    16-20
  • Afrique du Sud (2) – Angleterre (1)     10-25
  • Argentine (0) – Écosse (2)                    15-44
  • Canada (0) – États-Unis (3)                  17-42

 (Entre parenthèses le nombre de succès dans ses tests estivaux)

Ils sont trois à avoir réussi leurs trois tests : les Gallois (qui ne jouaient pas ce week-end), les Américains et les All Blacks.

L’Irlande a gagné la belle en Australie, comme l'Écosse en Argentine, quand l’Angleterre a sauvé son honneur en Afrique du Sud.

Les Pumas et les Canucks repartent fanny de leurs tournées, comme les Bleus, mais à domicile pour eux, ce qui est d’autant plus inquiétant.

 

La semaine prochaine…

Les Brèves rangent leur ballon ovale…

Et vont faire des pâtés de sable un peu plus loin avant que la marée ne remonte au mois d’août avec la reprise du TOP 14.

Bonnes vacances à tous !

 

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20 juin 2018

Champions Cup - Saison 2018-2019

Aussitôt tirées, aussitôt livrées !

Ce mercredi 20 juin, à Lausanne, on a tiré les poules des Champions & Challenge Cup pour la saison prochaine.

Poules Champions Cup - saison 2018-19

 

Oyez ! ... nos clubs français ne vont pas s'ennuyer !

Plutôt équilibré comme tirage, et d'un niveau élevé dans chaque poule.

Aucune équipe italienne pour en favoriser une et nos deux cadors, montpelliérain et toulonnais, dans le même bain pour un duel "patricide".


Côté Challenge Cup, voici le résultat :

Poule 1: Northampton Saints, ASM Clermont Auvergne, Dragons, Timisoara Saracens
Poule 2:  Pau, Ospreys, Worcester Warriors, Stade Français Paris
Poule 3:  Sale Sharks, Connacht Rugby, Bordeaux-Bègles, Perpignan
Poule 4:  La Rochelle, Zebre Rugby Club, Bristol Bears, Enisei-STM
Poule 5:  Benetton Rugby, Harlequins, Agen, Grenoble  

Des quarts de finale à la portée des Clermontois* et des Rochelais.

(*) à noter que les Jaunards retrouvent presque la même poule que l'an passé avec les Saints et... des Sarries :-)

Pour les autres, il faudra un peu plus batailler, et entre compatriotes.

 

Réservez déjà vos week-ends !

Round 1: 12/13/14 octobre
Round 2: 19/20/21 octobre
Round 3: 7/8/9 décembre
Round 4: 14/15/16 décembre
Round 5: 11/12/13 janvier 2019
Round 6: 18/19/20 janvier 2019
Quarts de finale: 29/30/31 mars 2019
Demi-finales: 19/20/21 avril 2019 

Finales à Newcastle:
Challenge Cup : vendredi 10 mai, St James’ Park
Champions Cup : samedi 11 mai, St James’ Park 

 

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17 juin 2018

Les brèves d'Ovalie - Edition n°314

Bravo, les Petits !

TEST MATCH... Tournée des jeunes               Nouvelle-Zélande – France         7 – 16

                                                                Angleterre – France        25 – 33

Les Bleuets, champions du monde 2018 (crédits photo FFR)

Champions du monde, Petits !

Vous avez entendu ? Je n’ai pas rêvé...

Par dessus les commentaires d’Hélène Archilla et Sylvain Marconnet.

Roger Couderc serait sorti de sa tombe pour suivre la coupe du monde des U20. Il était dans le coin à Mauvezin, en Occitanie. Il les aurait entendus jouer, la tête près du clocher qui sonnait chaque heure les exploits des Bleuets. Pour rien au monde il n’aurait manqué ça. Mais il ne serait pas venu seul.

Le French Flair l’aurait accompagné, excité comme un gamin redécouvrant le pré.

Qui a dit que le rugby français était mort ?

Cette semaine, nos gamins l’ont déterré comme des chiens enragés qui retrouvent leur os à ronger.

Quelle maîtrise, quelle puissance et quel panache !

Les Springboks (46-29), les All Blacks (16-7), nos Bleus en rêvent à chaque tournée d'été, la relève l’a fait, comme la promesse d’une page en bonne voie de se tourner.

2023 nous voilà ! Retenez bien ces noms-là ! Héros d'aujourd'hui et de demain.

Arthur Coville, meneur de meute et de jeu qui nous rappelle le Parra de 2010 et 2011.

Louis Carbonel, artilleur et inspirateur hors norme, énorme de sang froid, un cru Lamaison 99 ou Michalak 2003.

Romain N’Tamack, premier couteau, replacé au centre, de la graine de Jauzion, pourvoyeur de munitions pour les Laporte, Tauzin et Marti, une ligne de feux follets étincelante.

Et que dire du 8 de devant, puissant en mêlée et au service des causes défensives et offensives de tous les instants, avec Mister Demba Bamba en première ligne et Jordan Joseph en queue de peloton, époustouflants balle en main.

 

Déjà, mardi contre les All Blacks…

Quelle demie, et quel culot ! il fallait le faire...

Quel exemple pour leurs ainés, à la peine aux antipodes. Un exemple d’enthousiasme et de volonté de jouer. De quoi impressionner la bande à Brunel qui a dû regarder ces minots en démonstration pour réagir comme elle l'a fait lors du deuxième test, samedi (lire ci-dessous).

Ils ont mis du rythme et pris le jeu à leur compte d’entrée…

Ils ont fait déjouer et douter les Baby Blacks en première période, déroulant en patrons.

Quelle détermination à l’image de cette 26ème minute. Le choix de la pénal-touche à 0-0 et un ballon porté plein de puissance qui va dans l’en-but mais sans toucher terre. S’ensuivait une mêlée bien négociée mettant au supplice la défense néo-zélandaise, à la faute. Et Carbonel ouvrait le compteur des trois premiers points.

3-0 à la pause, c’était pas cher payé au vu des occasions françaises.

Dès le retour des vestiaires, la réussite allait sourire enfin aux Bleuets, N’Tamack concluant une superbe offensive menée par Coville. 10-0. Puis 13-0 après une première mêlée explosive qui faisait reculer les All blacks sur dix mètres et en appelait d’autres derrière. Une démonstration de force obligeant les champions en titre à mettre un genou à terre.

Carbonel puis N’Tamack laissaient même filer 9 points sous leurs pieds avant que le Toulonnais ne règle enfin la mire pour un 16-0 qui sentait bon à un gros quart d’heure d’une finale. Néanmoins les Baby Blacks faisaient preuve d’orgueil en mettant une grosse pression en fin de match et sauvant l’honneur avec un essai en bout de ligne.

Mais quel exploit de nos Baby Bleus !

 

Et que dire de cette finale ?

Dimanche à Béziers, le stade Méditerranée était plein à craquer, bouillonnant pour un Crunch qui restera gravé dans l’histoire… le premier sacre suprême des U20.

Le match ?

Un gros défi d’entrée, chacun se rendant coup pour coup, à chaque impact et sous les bottes de Carbonel et Smith, impeccables. Un combat à l’avantage des Bleus, solides en défense et dominateurs en mêlées et ballons portés qui ont emporté à chaque fois le pack du XV de la Rose, humilié et pénalisé.

Le premier essai français survenait à la 25ème minute après un temps fort, Woki marquant en coin. Les Anglais répliquaient juste avant la pause après un pilonnage qui trouvait une issue sur l'aile avec Olowofela pour revenir à 8-14.

Dès la reprise les Bleuets prenaient le large par le pied de Carbonel, les Anglais étant trop indisciplinés et de nouveau écrasés en mêlée. Le XV de la Rose réagira par orgueil et par Heyes à huit minutes du terme avant d’être définitivement sonné sur l’essai de Seguret deux minutes plus tard.

L’arrogance des Français poussera nos meilleurs ennemis à inscrire un troisième essai pour tenter d’oublier qu’en face ils étaient bien trop forts.

Champions du monde, Petits ! ... et oui !

Tous les résultats ici >> 

 

La suite de la tournée des Bleus en bref…

Nouvelle-Zélande – France              26 – 13

Oui, oui... mais non !

Oui ! nos Bleus, malgré une infériorité numérique pendant 70 minutes et une nouvelle défaite sans appel, ont affiché un meilleur visage avec de belles intentions, un bon état d’esprit et un essai pour l’honneur à la clé et à la sirène (Gomes Sa, 81è). De quoi se réjouir et rester optimiste pour le dernier test…. Vraiment !

Oui ! les All Blacks sont protégés par l’arbitrage qui leur accorde systématiquement le bénéfice du doute. Cela ne fait plus l’ombre d’un doute depuis belle lurette et cette finale de 2011 qui nous reste toujours en travers de la gorge. Seule ombre au tableau d’affichage de ce match… encore.

Mais non, nous n’aurions pas plus gagné avec un carton jaune (logique) plutôt qu’un rouge, un Sam Cane également au frigo dès la première période (il en méritait même deux). Nous aurions eu au mieux un vrai match, et moins de condescendance des champions du monde qui ont surjoué face à un 14 tricolore affaibli mais qui n’a rien lâché.

Parce que dès que les All Blacks accélèrent, à 14 ou à 15, les replacements et les plaquages sont difficiles, parce que dès que nos Bleus veulent accélérer sur leurs temps forts, il y a toujours une inspiration qui ne trouve personne, une passe qui foire, une finition qui pêche, des automatismes qui manquent quoi !

Les All Blacks sont deux classes au dessus, qui plus est, avec la bénédiction du corps arbitral… Alors n’en faisons pas toute une montagne, ou contentons nous d’en faire le tour dans ce troisième test en prenant ce qu’il y a à prendre, du jeu, du plaisir et quelques automatismes.

D’ici 2023, on a tout à espérer que ce sera une autre histoire avec la relève face à ces Baby Blacks, défaits cette semaine, et devenus grands.

D’ici là, ne gâchons pas notre rugby et réformons ce TOP 14 qui le tue…

 

Les autres résultats internationaux

  • Tonga (1) – Samoa (0)                           28-18
  • Fidji (2) – Géorgie (1)                            37-15
  • Japon (1) Italie (1)                            22-25
  • Australie (1) – Irlande (1)                    21-26
  • Afrique du Sud (2) – Angleterre (0)     23-12
  • Argentine (0) – Pays de Galles (3)       12-30
  • États-Unis (2) – Écosse (1)                    30-29
  • Canada (0) – Russie (1)                         20-43

 (Entre parenthèses le nombre de succès dans ses tests estivaux)

Les Anglais semblent autant victimes de leur Premiership. Le XV de la Rose encaisse sa deuxième défaite contre les Springboks, comme les Bleus l’an passé. De quoi nourrir une bonne réflexion plus que des regrets.

Les Gallois enchainent une troisième victoire, la deuxième en Argentine, après celle en Afrique du Sud… comme quoi, Anglais et Français, il y a bien un problème dans vos championnats !

L’Irlande égalise face à l’Australie dans des duels très serrés. Comme les Américains face aux Écossais pour leur première victoire, historique.

A noter l’euphorie des Russes, qualifiés pour le prochain Mondial…

 

Qualifications Mondial 2019…

Allemagne – Portugal                      16 – 13

Russie qualifiée, Allemagne repêchée, Roumains et Ibériques baisés !

On avait cru que les Roumains avait gagné leur ticket pour le Mondial au Japon après la bonne blague des Belges qui avaient écarté les Espagnols de cette qualification directe lors du dernier match du Championnat Européen des Nations, arbitré (très partialement) par un Roumain.

Après enquêtes et imbroglios, les instances ont finalement acté les disqualifications de la Roumanie et de l’Espagne pour avoir utilisé des joueurs non autorisés dans leurs effectifs.

La Russie s’est alors retrouvée qualifiée à la place de la Roumanie et aura l’honneur d'ouvrir les festivités du mondial face au Japon, dans la poule A.

Quant à l’Allemagne, elle héritait de la place de l’Espagne et de l’accès au tournoi des Play-Off qui commençait ce samedi par la réception du Portugal (vainqueur du tournoi B).

Une victoire arrachée de justesse par les Allemands qui leur ouvre les portes d’une qualification en matches aller et retour contre les Samoans pour espérer retrouver la même poule que la Russie et le Japon.

Le perdant de cette double confrontation s'offrant encore une chance dans la phase de repêchage qui se déroulera en novembre.

 

La semaine prochaine…

C’est la dernière des Bleus et des Brèves…

C’est la dernière tournée et après je ferme, promis.

 

À suivre samedi 23 juin :

  • Japon – Géorgie, 7h45
  • Fidji – Tonga, 8h
  • Nouvelle-Zélande – France, 9h35, sur C+
  • Australie – Irlande, 12h, sur C+
  • Afrique du Sud – Angleterre, 17h05, sur C+
  • Canada – États-Unis, 21h
  • Argentine – Écosse, 21h40

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09 juin 2018

Les brèves d'Ovalie - Edition n°313

Les fourberies d'un système

TEST MATCH... Tournée d'été (1)             Nouvelle-Zélande – France            52 – 11

Grosso, première victime de la tournée

Aux antipodes du TOP 14

Constatant avec effroi que les Bleus ont une nouvelle fois été fait prisonniers par le jeu néo-zélandais sans avoir la possibilité de s’échapper du gouffre dans lequel celui-ci les a plongés, je ne peux que m’exclamer encore :

Que diable sont-ils allés faire dans cette galère ?

Comme si la fessée reçue au Millennium, lors de la dernière coupe du monde (62-13), ne nous avait pas servi de leçon, les instances du rugby français continuant à développer un rugby minimaliste basé sur la défense et le combat, sans inspiration ni vitesse.

Samedi matin (heures françaises), sur la pelouse d’Eden Park, à Auckland, l’humiliation a été la même, avec huit essais encaissés dont sept en moins de trente minutes.

Et pourtant, cette fois, cette tragédie comique n’a pas suivi le même scénario qu’à la coupe du monde où les All Blacks n’avaient pas fait dans la dentelle d’entrée. Non. Cette fois, ils ont été plus sournois, plus fourbes, laissant mariner les Bleus dans le rêve d’une victoire historique durant une mi-temps, avec un score flatteur à la pause (8-11).

Et s’ils allaient le refaire, comme en 2009 ?

C’est pas que j’y ai cru, car à bien regarder cette première période, j’ai cherché où étaient les champions du monde sur le terrain, tellement ils étaient communs, indisciplinés et multipliant les fautes de main, se laissant intercepter d’entrée pour le premier essai de la partie, français, signé Grosso, Parra les corrigeant de bons coups de pied au derche du score derrière lequel les locaux allaient devoir courir.

C’était plutôt intriguant, comme pour mieux nous berner ensuite, d’autant que les Néo-Zélandais faisaient preuve de suffisance en cherchant des pénal-touche plutôt que tenter d’égaliser à chaque occasion.

Et puis, dès le retour des vestiaires, il y a eu ces accélérations qui ont mis à mal la défense tricolore, bien avant le carton jaune de Gabrillagues qui n’était que la conséquence de l’impuissance française à contenir le débarquement d’essais à venir.

En infériorité numérique, c’était d’autant plus facile pour les All Blacks. Mais c’est surtout la débâcle collective française qui a permis la marée noire d’essais.

44-0 en trente minutes. On comprend mieux le désastre... et l’illusion d'une mi-temps où finalement aucune attaque n’avait été réellement construite et encore moins à son terme.

La faute à pas de chance... ou à un système défaillant ?

Depuis la dernière coupe du monde, des champions d’alors il n’y en avait pas la moitié sur la pelouse et pourtant la relève locale jouait de la même manière, comme si l’équipe n’avait pas changé d’un seul homme.

La recette est simple. Ils jouent tous en super 18 comme ils jouent en sélection.

Et la France ? ... Fière de son TOP 14 qui attire tous les retraités des héros étrangers de la dernière coupe du monde, elle multiplie ses systèmes de jeu, un différent dans chaque club, certains plus joueurs que d’autres, d’autres plus défensifs que certains, mais tous durs sur l’homme, retranchés derrière leurs enjeux qui les nourrissent plutôt que de se nourrir du jeu qui faisait trembler jadis... ces All Blacks.

Et voilà que nos Bleus, épuisés comme  des esclaves du temps des gladiateurs romains par un calendrier impitoyable, d’une dizaine de combats de plus qu’un Super 18, se découvrent en quinze jours de préparation pour s’improviser dans une tournée du ridicule, en slip petit Bastareaud, pour prendre une nouvelle déculottée en public.

Alors, je le répète, à qui la faute ?

C'est à vous, monsieur le Président de notre fédération, d'aviser promptement aux moyens de sauver des fers du TOP 14, ce rugby que vous aimez avec tant de tendresse. 

Que diable sont-ils allés faire dans cette galère ?

Je ne le vous fais pas dire.

 

Les autres résultats internationaux

  • Tonga – Géorgie                       15-16
  • Fidji – Samoa                           24-22
  • Japon – Italie                           34-17
  • Australie – Irlande                   18-9
  • Afrique du Sud – Angleterre    42-39
  • Argentine – Pays de Galles      10-23
  • États-Unis – Russie                   62-13
  • Canada – Écosse                        10-48

 

Coupe du monde des U20 en bref…

France – Afrique du Sud       46 – 29        

Un vent de fraîcheur

Jeudi soir, à Narbonne, les Bleuets ont été époustouflants, atomisant des Baby-Boks débordés de toutes parts… pendant seulement une mi-temps.

Quarante minutes pour autant de points, ou presque (36-7), cinq essais, amenés avec Brio par une ligne de trois-quarts rénovée (avec Coville-Carbonell en charnière replaçant N’Tamack en premier centre) et un Joseph une nouvelle fois étincelant, auteur d’un doublé.

Mais dès le prodige troisième-ligne sorti, à la reprise, suivi par N’Tamack et l’animation du jeu tricolore à l’heure de jeu, le vent allait tourner. Le temps d’ajouter un sixième essai, d’en encaisser un second, les Baby-Coqs se sont mis à subir, se croyant à l’abri de tout effort inutile avant une demie qui leur semblait largement acquise.

Un carton jaune et vingt minutes plus tard, les Sud-Africains étaient revenus dans le match avec trois essais supplémentaires s’offrant un point de bonus offensif, synonyme de meilleure deuxième place devant les Italiens et les Gallois, et donc de qualification.

Cela suffisait à leur bonheur. À quoi bon chercher meilleur quand l’adversaire pourrait être pire.

Car en effet, les meilleurs élèves de ce premier tour de chauffe ne sont pas les Néo-Zélandais mais bien les Anglais que les Baby-Boks auront à défier au prochain tour. Un moindre mal ? À peine.

Quant à nos petits Français, la mode étant aux All-Blacks cette saison, ils s’offriront une demie monstrueuse contre les champions du monde en titre, comme leurs ainés, mais à la maison, dans l'enceinte surchauffée d'Aimé Giral.

Les autres résultats de la dernière journée par poule

C) Irlande – Géorgie : 20-24 (Poule de la France)

B) Angleterre – Écosse : 35-10
    Italie – Argentine : 30-26

A) Nouvelle Zélande – Australie : 27-18
    Pays de Galles – Japon : 18-17

Tous les classements ici >> 

 

La semaine prochaine…

Noir c’est noir !

Un double défi attend les Français face aux All Blacks.

Les Bleuets, dès mardi, dans leur coupe du monde, comme une finale, et devant un public occitan chauffé à bloc…

Les Bleus, enfin, pour leur deuxième test match… mais sur la joue droite, cette fois, à Wellington.

 

À suivre, les demi-finales de la coupe du monde des U20, le mardi 12 juin :

  • Angleterre – Afrique du Sud, 19h (Narbonne)
  • France – Nouvelle-Zélande, 21h (Perpignan)

Puis, les finales le dimanche 17 juin, à 16h30 puis 19h, le tout diffusé sur France 4.

 

Quant à la tournée des Grands, elle démarre dans la nuit de vendredi à samedi 16 juin :

  • Tonga – Samoa, 3h
  • Fidji – Géorgie, 5h30
  • Japon – Italie, 7h
  • Nouvelle-Zélande – France, 9h35, sur C+
  • Australie – Irlande, 12h, sur C+
  • Afrique du Sud – Angleterre, 17h05, sur C+
  • Argentine – Pays de Galles, 21h40
  • Canada – Russie, 22h
  • États-Unis – Écosse, 3h

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03 juin 2018

Les brèves d'Ovalie - Edition n°312

Les Valseuses de Cotter

TOP 14... Finale                                       Montpellier – Castres      13 – 29

5ème titre pour le Castres Olympique

Brennus pour les uns,
          bromure pour les autres…

Samedi soir, la finale du TOP 14 ressemblait à un remake du fameux film de Bertrand Blier tant les Castrais ont envoyé valser le jeu des hommes de Vern Cotter durant ce métrage de 80 minutes.

Quand on a vu la machine montpelliéraine rouler des mécaniques et s’envoyer toute la saison à coup de bonus offensifs, jusqu’à cette demi-finale expédiée contre des Lyonnais impuissants dans leur propre pieu, on ne s’attendait pas à ce que le Rocco Siffredi du championnat ait une panne sur la pelouse du Stade de France.

« Coach, j’bande pas ! …

—   Ben moi non plus. J’vois pas pourquoi on banderait… en quel honneur ? On n’a pas de cul ce soir. Deux pénalités pour prendre le score, deux échecs.

—   D’habitude sur le terrain, j’ai la trique. Et pas qu’une demi Picamoles. J’ai le Nadolo en érection. Je défonce tout, avec Du Plessis en veux-tu en voilà !

—   C’est cette saleté de pression qui t’empêche de bander. T’as tellement merde sur ta conquête qu’il faudrait un bulldozer pour la décoller. »

Les mots du stratège néo-zélandais ont dû être forts à la pause pour remonter le moral de sa troupe qui n’est pas parvenue à prendre son pied sur une première période complètement dominée par des Castrais excités comme des puceaux et en réussite.

Quatre pénalités parfaites d‘Urdapiletta et un essai de dernière minute de Dumora avaient suffi pour faire débander complètement le jeu héraultais, tout juste émoustillé par deux coups de pied passés entre les perches, par Steyn puis Pienaar.

Comment le jeu du leader de la phase régulière, si puissant, si efficace, avec son pack rouleau-compresseur, ses maîtres à jouir à la charnière et ses fulgurances s'envolant de leurs ailes, pouvait être en train de passer à côté de sa finale ?

Il semblait intimidé devant la belle et son Brennus à l’air.

Au retour des vestiaires, il a bien essayé de lui faire honneur, pour ce premier rendez-vous, mais cela n’a pas semblé assez convainquant à ses yeux.

« J’te fais pas mal ?

—   Non non !

—   T’es sûre ?

—   Ouais ouais !

—   Non, j’te demande ça, parce que d’habitude y en a qui suffoquent.

—   Non non, ça va ! »

Pourtant le MHR a mis un gros coup dans la défense castraise qui, impuissante, encaissait un carton jaune et un essai de pénalité qui relançaient complètement la libido de son partenaire dans cette finale.

En supériorité numérique, le XV montpelliérain n’avait plus qu’à faire de cette finale son affaire en s’infiltrant dans les brèches d’une défense adverse à sa merci.

« Elle ferme les yeux ?

—   Non.

—   Elle s’mord les lèvres ?

—   Non.

—   Elle transpire sous les bras ?

—   Non non.

—   Oh merde, moi j'raccroche. J'vois pas pourquoi j'm'userais l'Nadolo. Tiens, tu veux que je te dise ? C'est un trou avec des plaqueurs autour et puis c'est tout.

Rien qu'un mur insensible. »

Montpellier désespérait de ne parvenir à ses fins.

« Non mais qu’est-ce que c’est que c’te défense ? On peut lui faire n’importe quoi, elle s’en fout ! Elle déchire pas, elle craque pas, elle défend. Tranquille. Et elle attend en comptant les points au tableau d'affichage. Merde, alors quoi ! merde ! »

Revenus à quinze, les hommes d’Urios allaient même enfoncer le clou un peu plus, sous la botte de leur artilleur en veine quand Pienaar enchainait les échecs au pied et les erreurs stratégiques, laissant son équipe à l’arrêt.

La dernière action sera magnifique, à l’image de l’enthousiasme castrais. À l’issue d’une mêlée, la hargne de Kockott, la vista d’Urdapiletta et pour conclure la détermination de tout un pack envoyaient Mafi à l’orgasme de l’essai du titre.

Clique dessus pour agrandir !

Le cinquième pour Castres, le deuxième sous l’ère professionnelle (depuis 1996), et chose rarissime, les deux en passant par les barrages.

Le CO entre désormais dans le TOP 10 des champions de France, excluant le RCT par la même occasion (voir ci-contre).

On peut, comme moi, ne pas apprécier ce jeu restrictif qui consiste à contrer celui des autres, mais on peut aussi, comme moi, être admiratif de la gestion d’un groupe, de la vaillance au combat de ces hommes qui ne lâchent rien et qui ont su croire jusqu’au bout en leur destin.

C’est la marque d’Urios depuis quatre ans, après l’ascension d’Oyonnax, un entraineur qui met les hommes au centre de son rugby et construit avec eux une aventure faite d’émotions et de douleur et où le combat et la solidarité priment sur le reste.

Ses hommes et lui étaient prêts depuis trois batailles pour ce titre, il avait prévenu, quand le MHR, lui, se reposait sur ses lauriers depuis trop longtemps, sans réelle opposition.

Son pari est réussi… Chapeau le stratège !

Quant à Cotter, sa déception était à la hauteur de l’absence de son équipe dans cette ultime étape, largement à sa portée. Le spectre des premières finales perdues avec Clermont vient de ressurgir. Faudra-t-il attendre 2021 pour un premier titre montpelliérain ?

« bon ben... c’était pas mauvais, cette petite finale.

—    Oui. Pas de quoi écrire une thèse, non plus »

 

Coupe du monde des U20 en bref…

France – Irlande       26 – 24                      France – Géorgie       24 – 12

En Bleu de chauffe !

Mercredi dernier, à Perpignan, les Bleuets ont joué à se faire peur une mi-temps, puis dans les dernières minutes alors qu’ils avaient le match en main, bonus en poche.

Les champions d’Europe se sont fait manger par l’enjeu, chez eux, à Aimé Giral, laissant le XV du Trèfle filer deux fois dans leur en-but, alors que les petits Français avaient ouvert le score par Marty à la 5ème minute.

Menés 17-5 à la pause, les Bleuets ont remis la main sur le ballon et leur jeu incisif, emmenés par un Joseph époustouflant (à suivre ce 3ème ligne de Massy), ils ont inscrit trois essais coup sur coup, en dix minutes (Coville, N’Tamack et Marty pour son doublé) avant de retomber dans leurs travers et laisser de nouveau les Irlandais revenir au score avec une troisième incursion nous offrant un suspense et une frayeur qu’on n’avait pas demandés et qui étaient évitables.

Ce dimanche, face aux Lélos qui avaient déjà donné du fil à retordre aux Baby Bocks quatre jours avant, les Bébés Coqs ont assuré l’essentiel en dominant des Géorgiens hargneux pendant vingt minutes.

Deux essais en première période par Lavault puis Vincent, avant de prendre le large par Etcheverry en seconde. Les supporters de Béziers n’ont pas craint le retour des Lélos à dix minutes de la fin avec leur deuxième essai, les Bleuets ont maitrisé leur match. Manquait que l'essai du bonus.

Maintenant le plus dur reste à venir, dans la finale qui les opposera jeudi prochain, à Narbonne, aux Springboks. Car il faut rappeler que seul le premier de poule est qualifié ainsi que le meilleur deuxième.

Les Sud-Africains ont eu du mal encore à se défaire des Irlandais, avant de dérouler en seconde période jusqu'à un nouveau bonus offensif qui les place devant les Français. Il faudra donc l'emporter pour les Bleuets, un bonus défensif ne leur garantissant pas une qualification.

 

Les autres résultats des 2 premières journées par poule

C) Afrique du Sud – Géorgie : 33-27    (Poule de la France)

    Afrique du Sud – Irlande : 30-17

B) Angleterre – Argentine : 39-18
    Écosse – Italie : 26-27

    Écosse – Argentine : 13-29
    Angleterre – Italie : 43-5

A) Nouvelle Zélande – Japon : 67-0
    Australie – Pays de Galles : 21-26

    Nouvelle-Zélande – Pays de Galles : 42-10
    Australie – Japon : 54-19

Tous les classements ici >> 

 

Tournée de juin… un premier résultat

Afrique du Sud – Pays de Galles      20 – 22

Les Gallois ont réussi là où nos Bleus avaient échoué l’an passé.           

 

La semaine prochaine…

Place à la tournée inutile et aux espoirs vains !

Le mois de juin sent la fin de saison et sa tournée de trop pour nos internationaux harassés, usés et qui n’ont rien trouvé de mieux que d’aller se faire étriller en Nouvelle-Zélande, comme une ultime leçon pour apprendre… quoi, on se le demande !

Pendant le même temps, nos Bleuets vont tenter de redonner un peu d’espoir à ce rugby français morose, dans sa coupe du monde en pays occitan.

Un espoir pour ces U20, vainqueurs du dernier VI Nations, qui nous ont enchantés par leur insouciance et leurs talents, un espoir vain quand on sait ce qui attend ces gamins dans la gueule du TOP 14, ce requin aux dents longues qui n’a pas fini de broyer ces mômes avant même qu’ils aient fini de grandir et de se former.

Alors suivons-les, avec la même naïveté de croire que la France va nous faire rêver en 2023. 

 

À suivre, la coupe du monde des U20, dès jeudi 7 juin :

  • France – Afrique du Sud, 21h (Narbonne) sur France 4.
  • Irlande – Géorgie, 18h30 (Narbonne)
  • Argentine – Italie, 18h30 (Béziers)
  • Angleterre – Écosse, 21h (Béziers)
  • Pays de Galles – Japon, 18h30 (Perpignan)
  • Nouvelle-Zélande – Australie, 21h (Perpignan)

 

Puis, la colo estivale des Grands, samedi 9 juin :

  • Tonga – Géorgie, 3h
  • Fidji – Samoa, 5h30
  • Japon – Italie, 7h45
  • Nouvelle-Zélande – France, 9h35, sur C+
  • Australie – Irlande, 12h, sur C+
  • Afrique du Sud – Angleterre, 17h05, sur C+
  • Argentine – Pays de Galles, 21h
  • États-Unis – Russie, dimanche 2h
  • Canada – Écosse, 3h

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27 mai 2018

Les brèves d'Ovalie - Edition n°311

Jeu... heu, peut entrer ?

TOP 14... Demi-finales                            Racing 92 – Castres      14 – 19

Ho hisse CO ... en finale !

Vive le blocage du rugby universitaire !

Alors que vendredi soir les portes du Parc OL étaient grandes ouvertes pour accueillir le jeu d’école des Montpelliérains, écartant logiquement des Lyonnais une classe en dessous de l’admission en finale (lire ci-après), les groupes contestataires du beau jeu, représentés par le Racing 92 et le CO, avaient décidé, samedi après-midi, de bloquer son accès, faisant fi du droit des spectateurs, en nombre, qui avaient payé leurs billets pour du jeu et du spectacle et qui restaient pris en otage devant les portes blindées des défenses « de jouer » en place.

« Je… heu… peux entrer ? 

  Non ! Ça suffit ! ... Il y en a marre de faire le jeu des grosses universités du championnat, des Clermont, Toulon, Toulouse et maintenant du MHR, qui dictent leur loi et sélectionnent les finalistes aux examens en se basant sur un seul critère : savoir jouer.

Nous ne voulons plus de sélection ! 

La finale doit être accessible à tous, même si on vient d’un rugby des mauvais quartiers, de la banlieue du Stade Toulousain ou de celle du Stade Français. 

Le jeu restera dehors, nous sommes contre… point final ! »

Tout est dit dans cette entrée en matière de ce deuxième examen, samedi, au Groupama Stadium de Lyon, enceinte privatisée où l’OL (Olympique Lyonnais) du football y fait sa loi des affaires à défaut de ramener des titres comme à l’époque de Gerland. Mais là, je m’égare…

Point de jeu, je disais, la disette. Mais des défenses et des contres, des pourparlers interminables en mêlées successives et improductives.

Trois essais en trois contres, trois incursions, trois laissez-passer, en guise de négociation et qui donneront raison au plus têtu, à savoir le CO.

Bien entrés dans la partie, surprenant les Racingmen dès la 8ème minute, les Castrais marquaient les premiers par Vaipulu pour mener 10-0 au bout d’un quart d’heure.

Mais Imhoff, écarté lors de la dernière finale, montrait tout son talent et prenait à son tour la poudre d’escampette dans l’en-but tarnais avant que Dupichot ne récidive cinq minutes plus tard donnant enfin l’avantage au Racing (14-10).

On pouvait croire alors que le jeu francilien allait forcer le passage et reprendre son cours comme à l’Université d’Arena de Nanterre.

Que nenni ! Rien. Les Tarnais leur claquèrent définitivement la porte au nez en décuplant leur agressivité défensive derrière une barricade infranchissable. La verve du pied d’Urdapiletta recouvrait la voix des fauteurs de troubles du camp opposé.

« Vous ne passerez pas ! »

La seconde période allait donner raison aux bloqueurs castrais, dans un suspense insoutenable, tant le forcing du Racing à l’entrée de leur défense était intense. Mais rien n’y faisait, les Franciliens semblaient surjouer en voulant marquer un essai à tout prix quand les buteurs castrais manquaient de tuer le match par deux pénalités vaines.

Jusqu’au bout, les hommes de Labit et Travers poussaient, multipliant les maladresses et les fautes plus ou moins grossières qu’on leur connaît (hors-jeu, en-avant, plaquages illicites…) gâchant autant d’occasions de l’emporter, quand le CO, lui, résistait, passant la seule pénalité du deuxième acte par Urdapiletta.

C’était avec tristesse que l’impartial monsieur Ruiz (tiens, encore lui pour une demi-finale du Racing) sifflait la fin du match sur un dernier en-avant de Gomes-Sa qui mettait alors un terme à cette purge de jeu de rugby.

Le CO est en finale, comme en 2013 et 2014, pour un éventuel 5ème titre. Seulement, cette fois, aux portes du Stade de France, le préfet de la FFR y envoie ses forces de l’ordre du championnat, plus connues sous le trigramme MHR (Milices de la Haute Répression).

Et elles pourraient bien renvoyer nos Castrais à leurs chères études.

En attendant, c’est avec une réelle émotion et frustration que Nyanga a salué le monde du rugby sur ce nouvel échec. Il aura eu une belle carrière, avec le Stade Toulousain et l’équipe de France surtout, le Racing lui ayant tout de même offert son quatrième Brennus en 2016.

Ciao l’artiste !

 

L’autre demie en bref…

Montpellier – Lyon            40 – 14

Sans forcer

25 minutes et Nadolo assénait le premier coup. Moins d’un quart d’heure plus tard, Dumoulin récidivait pour mener confortablement à la pause (23-9), Pienaar arrosant au pied levé le reste des coups, en tournée générale. La seconde période ne sera qu’une formalité, Picamoles puis Willemse et la messe était dite, le match plié.

Pourtant à domicile, Lyon n’a jamais existé, en dehors de la dernière minute où Harris sauvait l’honneur, auteur de tous les points locaux.

Chapeau néanmoins aux hommes de Mignoni qui ont fait un sacré parcours jusqu’à cette demie devant leur public… Une belle sortie pour Michalak qui manquait la transformation du seul essai en guise d’adieu, tout un symbole pour celui à qui il n’a pas manqué grand chose pour entrer dans la légende d’un Wilkinson.

Les soldats de Cotter, eux, n’ont pas encore fini le travail. Il leur reste une dernière marche pour ramener le premier titre en terre montpelliéraine. On ne voit pas comment il pourrait leur échapper, à moins que le stratège néo-zélandais ait amené avec lui la poisse clermontoise de sa première finale en 2007.

On sera fixés samedi prochain.

 

Finale retour d’accession à la PRO D2 en deux phrases…

Bourg-en-Bresse – Rouen                       23 – 18        (27 – 24)

L’Ain dans l’autre… dimension !

Les Normands n’ont pas réussi à faire leur retard et s’inclinent logiquement dans la capitale de l’Ain.

Bourg-en-Bresse sera donc en PRO D2

 

La semaine prochaine…

C’est l’heure du dénouement final !

Une finale inédite, peut-être un vainqueur inédit… sans doute un vainqueur inédit !

 

À suivre, samedi 2 juin, au Stade de France sur C+ et France 2 à 20h45 :

  • Montpellier – Castres

 

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20 mai 2018

Les brèves d'Ovalie - Edition n°310

Et au milieu coule une misère...

TOP 14... Barrages                            Toulouse – Castres      11 – 23

Rien n'arrête le Castor Olympique dans un barrage

« Dis papa, ça sert à quoi un barrage ?

– C’est une belle invention de la LNR, mon garçon.

Au mois de mai, elle fait construire deux matches sur le cours d’une saison dans le but de réguler le débit du jeu des phases finales derrière de grands murs de défense.

En relâchant, par séquence, des phases de jeu de niveaux très différents, cela lui permet de produire en plus de l’électricité et d’élever la tension de chaque rencontre. Tandis qu’en contre-bas, les actions fleuves de jeu au large sont presqu’à sec… une misère quoi !

Cela existe depuis très longtemps, tu sais, quand le rugby est passé professionnel, tu n’étais pas né, mon garçon. C’est pour ça qu’il n’y a pratiquement plus de fond de jeu dans ces phases finales. Juste un grand mur et des lâchers de muscles pour déblayer les rucks qui restent ancrés dans le sol, solides comme des rocs, et sur lesquels tous les jeux se reposent.

Mais il existe des barragistes naturels comme le Castor Olympique… 

Son ouvrage lui permet de conserver des forces en phase finale et de protéger son camp contre les gros prédateurs, lui garantissant un accès plus facile aux demies. »

Et ça n’a pas manqué contre Toulouse, samedi après-midi, sur le lit d’Ernest-Wallon.

Dès les premières minutes, les Castors du Tarn ont œuvré avec détermination pour barrer l’accès aux demies aux Toulousains, grands favoris, en construisant un premier ballon porté et en hissant un mur d’agressivité fait de branches de trois-quarts et d’avants.

Une organisation qui a dérouté les locaux, échouant sur la rive de leurs 22 quand, à la 12ème minute, Battle mordait l’en-but en bout de ligne pour le premier essai de ces visiteurs opportunistes.

Ramos réagissait aussitôt avec deux coups de pied bien placés pour démolir l’emprise des Castors qui ne se décourageaient pas pour autant et remettaient patiemment en place leur construction par deux pénalités réussies de Kockott et d'Urdapiletta.

6-13 à la pause, le mur était bien en place, et dès le retour des vestiaires, les Tarnais se remirent au travail pour le consolider  en pilonnant la défense toulousaine, Battle, à nouveau, finissant le travail pour son doublé.

6-20 puis 23, avec un but de Kockott qui assommait les locaux, pris au piège en eaux troubles. Durant un quart d’heure les Toulousains s’acharnèrent à contrer les travaux de ces rongeurs de phase finale jusqu’à ce qu’enfin, à l’heure de jeu, le mur castrais saute sur un ultime pilonnage, Ghiraldini parachevant la charge, dans une grande explosion de joie sur les rives d’Ernest-Wallon.

D’autant que Jenneker prenait un carton rouge laissant les Castors en infériorité numérique pour les vingt dernières minutes. Mais cela n’empêcha pas les barragistes naturels de verrouiller définitivement l’accès à leur en-but, rongeant chaque mètre de leurs 22, le couteau entre les dents, dans une défense incisive qui coupait chaque élan des attaques toulousaines.

Le cours du jeu haut-garonnais était quasi à sec quand la sirène du dernier barrage retentit et envoya les Tarnais dans une demi-finale improbable mais pourtant tellement familière quand on connaît ces Castrais depuis que les barrages existent.

Inutile de vous préciser que ce Castres-là a tout du cru de la saison 2013.

 

L’autre barrage en bref…

Toulon – Lyon            19 – 19      (Lyon qualifié après prolongations, grâce à 2 essais contre 1)

Le Lou a tout cassé à Mayol…

À commencer par l’ambiance.

Tout le monde voyait les Toulonnais l’emporter haut la main, vendredi soir, devant leur public, plutôt serein au coup d’envoi.

Jusqu’à la pause, les Lyonnais menaient chichement (6-3) après un nombre incroyable de déchets inexplicables de cette équipe varoise, à commencer par le meilleur marqueur du championnat sur deux caviars, un de Nonu puis un autre de Guirado, Ashton vendengeait deux essais tout faits, sans parler d’une première pénalité manquée par Belleau en début de match.

Seuls Nonu et Radradra semblaient concernés et concentrés, multipliant les occasions, ce dernier étant même à deux doigts d’inscrire le premier essai du RCT au retour des vestiaires. Monsieur Raynal le refusera justement pour un léger en avant en deux temps.

Ashton, enfin, trouvait la faille et donnait un avantage aux siens (13-6) avant l’heure de jeu dont les Toulonnais ne sauront pourtant pas tirer profit. Un comble !

Il suffit d’un coup de pied fabuleux de Harris pour son ailier (Mignot) qui remettait sur Arnold et les Lyonnais revenaient à deux points. Même l’avantage donné par Trinh Duc à deux minutes de la fin (16-11) ne permit pas aux locaux de préserver une victoire qui leur tendait les bras. Cretin s’enfonçait comme dans du beurre dans une défense varoise apathique. Incroyable !

Aussi incroyable que Harris manquait à nouveau la transformation de la gagne, offrant l’occasion aux locaux de se refaire dans une prolongation d’un jeu déjà fermé, de part et d’autre.

16 partout, et c’était parti pour deux fois dix minutes le temps pour les deux équipes de se rendre coup pour coup, une pénalité de chaque côté.

19 partout, le match restait nul, à tout point de vue.

Pas tout à fait, car Les Lyonnais avaient marqué un essai de plus que leur hôte, ce qui suffisait à les qualifier pour les demi-finales.

Toulon est passé à côté de son potentiel et de ses occasions, offrant aux Lyonnais une belle demie chez eux à Lyon, dans le stade d'Aulas, là où Mourad Boudjellal avait déjà demandé à ses supporters de tout casser… Un humour qui avait pris une nouvelle fois le pas sur une humilité que l’on cherche encore chez le président varois.

Toulon et son président ont tout perdu, mais pas qu’eux… puisque l’équipe de France a également perdu un ouvreur, avec la blessure au bras récurrente de Trinh-Duc.

Tout à l’image d’une équipe de bras cassés.

 

Finale aller d’accession à la PRO D2 en deux phrases…

Rouen – Bourg-en-Bresse                         24 – 27

Coup de froid en Normandie

Vendredi soir les Burgiens ont pris une belle option pour accéder à la PRO D2 en s’imposant in extrémis à Rouen. Les Normands n’ont pas dit leur dernier mot et comptent bien remonter les trois points de retard dans la capitale de l’Ain, samedi prochain.

 

La semaine prochaine…

Place aux demies donc !

Le Lou recevra Montpellier, comme il y a déjà quinze jours (32-24, un seizième de finale déjà compliqué), mais cette fois ce sera l’équipe-type héraultaise qui se présentera à Lyon, dans un tout autre contexte. Ça risque de piquer !

Quant au CO, il affrontera un Racing à peine remis d’une défaite cruelle à Bilbao, en finale de coupe d’Europe. Peut-être une chance pour les Tarnais de faire douter les Racingmen.

À suivre, vendredi 25 mai, au Groupama Stadium de Lyon sur C+ à 21h :

  • Montpellier – Lyon

Puis samedi 26 mai, toujours à Lyon et sur C+, à 16h45 :

  • Racing 92 – Castres

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13 mai 2018

Les brèves d'Ovalie - Edition n°309

Talès... Dix de der !

CHAMPIONS CUP... Finale                            Leinster – Racing 92          15 – 12

Talès manque de faire le dernier pli !

Et rebelote pour le Racing !

Après cette première finale perdue à Lyon contre les terrifiants Sarries en 2016, le Racing a laissé filer sa deuxième chance, ce samedi soir, à Bilbao.

Un destin qui s’est joué sur un coup du sort, une mauvaise donne, sous la pluie pour pas un pli (entendez "pas un essai, quoi"), comme une partie de belote…

Pas de Dan Carter sous la main, blessé aux ischio-jambiers, mais un jeu à cœur de Pat Lambie qui nous laissait croire en la partie avec un Racing serein, celui-là même qui avait éliminé successivement Clermont et le Munster, chez eux (ou tout comme).

La donne ne semblait pas si mauvaise finalement pour prendre cette finale à cœur. Les Racingmen avaient même mis le paquet, sur la tête, juste avant le coup d’envoi, le temps de jouer du béret basque avant que monsieur Barnes ne leur colle aux basques pour qu’ils retirent fissa leurs bérets. Il était l’heure de jouer et de redistribuer les cartes.

Trois, comme trois minutes… et puis plus rien. Une première action étincelante de Pat Lambie qui lançait Vakatawa, plaqué haut, pour les premiers points de Iribaren et l’ouvreur sud-africain se faisait ramasser, le genou en vrac.

Rémi Talès entrait en dix de dernière minute, sans jeu à sa main.

Pendant les 77 minutes restantes, le Racing allait se tenir à carreau en défense et attaquer juste avec un neuf sec à l’atout, Iribaren suppléant parfaitement Machenaud au but.

Le Leinster, pas plus inspiré pour couper le trèfle sous le pied à son adversaire (avec un ces petits coups de pied par dessus de Sexton ou un récital classique de son quatuor Kearney-Henshaw-Ringrose-Nacewa), ne parvenait pas à franchir le mur de brutalité sur lequel se cognait chacune de ses tentatives. La partie restait fermée, Sexton se contentant d’égaliser petitement au pied à chaque occasion.

3-3 puis 6-6, à la pause… un ennui d’une violence mortelle !

Et ça tamponne, et ça tape au pied. 9-6 puis 9-9… Même Sexton manquait par deux fois la cible, chose rare. Mais que d’ennui dans ce jeu d’attaque-défense stérile.

Monsieur Barnes sifflait tout, histoire de voir les buteurs à l’action. Iribaren s’exécutait, échouant une fois à son tour, avant de redonner l’avantage aux siens, encore, à dix minutes du terme d’une finale tendue en une ligne Maginot sans imagination.

Des fautes, des coups de sifflet justifiés, le Racing hors-jeu, un pléonasme tant les Franciliens savent abuser de cette arme de défense, pourtant très britannique. Quand Nacewa tombait à pic pour relayer Sexton (pas en veine) et égalisait, maintenant un suspense de bookmakers. 12 partout, il restait cinq minutes.

La hantise de prolongations me gagnait... Finissons-en avec ce jeu de merde !

Le Leinster gardait la main sur le ballon après que Vakatawa se faisait prendre par la patrouille barnesque pour un plaquage de petite cathédrale. Nakarawa, impérial dans les airs, volait pourtant la penal-touche avant que Thomas ne la leur rende aussitôt en se prenant pour Superman sur son aile, aux abords de ses 22.

Erreur fatale qui donnait l’occasion aux triples champions d’Europe de lancer Ringrose pour une ultime attaque, poussant les Racingmen à la faute.

"Hors-jeu du numéro 22 !" annonçait Monsieur Barnes (le moins évident de la partie, j’ai revu les images et je ne vois même pas Rémi Talès) qui offrait la balle de match à Nacewa. Le capitaine irlandais ne se faisait pas prier pour la transformer.

Une dernière munition était toutefois superbement arrachée par Lauret sur le renvoi court de Talès. Mais malgré plusieurs séquences de jeu au ras pour tenter de récupérer une pénalité salvatrice, le drop de l'ouvreur français, pourtant bien amené par Iribaren et ses avants, fuyait les perches.

Le « Dix de der » manquait le dernier pli !

Si seulement Dan Carter avait été quelques minutes dans cette rencontre, comme à Clermont, le Racing aurait sans doute décroché sa première étoile. Il aura été l’homme du match, tant il a brillé par son absence.

Mais c’est bien le Leinster qui est sacré champion d’Europe, cette saison, et qui rejoint Toulouse avec ce 4ème sacre.

4è titre européen pour le Leinster

 

La finale de CHALLENGE CUP en bref…

Cardiff Blues – Gloucester               31 – 30

Du vrai rugby enfin !

Vendredi soir, la petite finale européenne nous avait pourtant offert du spectacle et du suspense dans l’antre de San Mamès. De quoi donner l'exemple aux grands… mais non !

Des pépites de jeu au pied et des relances à la main accouchèrent de trois essais de chaque côté pour un dénouement qui allait virer à l’avantage des Gallois, pourtant malmenés jusqu’à cinq minutes de la fin (23-30).

Les Anglais, en infériorité numérique, encaissaient alors un essai de Scully avant que les Gallois ne passent la pénalité de la gagne à la toute dernière minute, par Anscombe.

Cardiff est le nouveau petit champion d’Europe qui succède au Stade Français.

 

Le barrage d’accession au TOP 14 en bref…

Grenoble – Oyonnax                         47 – 22

Oyo yo, quelle Isère !

Ce match avait des airs de derby mais sans retour possible puisque le perdant ne serait pas, ou plus, en TOP 14 la saison prochaine.

Et ce duel entre départements voisins a tenu toutes ses promesses, même si le suspense n’a pas duré longtemps, le spectacle, lui, était bien au rendez-vous.

En une mi-temps les locaux ont réglé le compte des Oyomen qui avaient cru avoir fait le plus dur en revenant au score par Ikpefan (22è, 14-10). Mais les Grenoblois, par Oz puis Taumalolo, enfonçaient le clou qu’avaient planté Visinéa et Melé en deux coups de cuiller à pot dès l’entame.

Dès lors, la seconde période allait être un festival d’essais (7 à 3) pour tuer les espoirs des visiteurs ou, pour ces derniers, d’y croire encore malgré tout.

Mais les plus forts ont gagné, Oyonnax n’ayant plus assez de ressource pour tenir tête à Grenoble, après une saison éprouvante pour se défaire de la dernière place.

Les Oyomen rejoindront Brive en PRO D2 quand les Isérois suivront Perpignan dans leurs retrouvailles avec le TOP 14.

 

La finale de PRO 8 féminin en bref…

Montpellier – Toulouse                    15 – 12

Rien de neuf... mais neuf quand même !

Dimanche à Carcassonne, bousculées, privées rapidement de leur arrière Caroline Boujard, et même menées 9-0, les championnes en titre n’ont jamais douté de leurs forces pour revenir dans la partie et passer devant en fin de seconde période avec deux essais.

Les Toulousaines auront joué crânement leur chance, défendant bec et ongle leur 22 durant une mi-temps, récompensées par le pied de Camille Boudaud, avant de céder à l'heure de jeu sur un premier essai de Fantine Baccichet puis de payer cash leur carton jaune (plaquage dangereux de Laura Ménétrier) sur une ultime mêlée qui a amené l’essai fatal de Marie Vanthournout.

Une finale pleine de suspense et un neuvième titre de championnes de France, logique, pour les coéquipières de Safi N’Diaye, leur dixième si on compte la Coupe d'Europe en 2008.

 

La semaine prochaine…

Focus sur les barrages du TOP 14…

Il n'y aura que du Rouge et Noir pour défendre à domicile leurs chances d’aller en demie, que ce soit à Mayol ou à Ernest-Wallon. Respectivement, Lyon et Castres, ne font pas figure de favoris, même si le CO a déjà gagné à Toulouse cette saison.

À suivre, vendredi 18 mai, sur C+ à 21h :

  • Toulon – Lyon

Puis samedi 19 mai, toujours sur C+, à 16h15 :

  • Toulouse – Castres

 

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06 mai 2018

Les brèves d'Ovalie - Edition n°308

Monsieur Rougerie...

TOP 14... 26ème journée                            Clermont – Toulouse      36 – 26

MERCI RORO ! (crédit photo ASM-rugby)

À l'heure de ta révérence !

Quand tu n’as plus assez de cran
Pour trouver tout le temps du courage
Après avoir mis vingt ans
À croire que tout était mirage
Tu tires ta révérence... ta révérence !

Maint’nant que ton club est grand
Qu’il n’a plus besoin de toi
Qu’à tous ces gens qui t’aimaient
Tu as tout donné de toi
Tu leur tires ta révérence... ta révérence

Tout’ une vie... d’un rugby... qui fout le camp.

Un homme un cœur un club

Ce samedi soir, j’ai été particulièrement ému de voir notre Roro national (et régional) tirer sa révérence dans un stade Marcel-Michelin tout à sa gloire et face à un Stade Toulousain en invité privilégié (lui le bourreau d'une vie) pour cette dernière journée officielle de la saison.

Les Toulousains n’avaient rien à espérer d’une victoire qui n'aurait pas suffi pour décrocher une qualification directe en demie (le Racing ayant les cartes en mains pour conserver la place), ni à craindre d’une défaite qui augurait au pire d’une quatrième place au sort identique à une troisième, c’est à dire le droit de jouer un barrage à domicile. Mais ils lui ont fait honneur en jouant le jeu à fond, offrant  des essais et du spectacle, même si l’enjeu était ailleurs.

Bref, le match a été débridé et a permis au jeu d’être le principal partenaire du premier rôle que tenait Aurélien dans le dernier film de sa carrière... Et quelle carrière ! 

31 saisons dans un même club, un ovni dans le monde professionnel.

Un homme avec un cœur plus gros que son égo, c’est ce que je retiendrai de celui avec qui je suis arrivé au rugby dans les années 2000.

Jusque-là, je ne suivais que le football qui me faisait rêver et qui avait fini par réaliser ce rêve avec France 98. Les années 2000 ont vu mon sport favori décliner avec une professionnalisation à l’excès et des sales gosses qui accoucheront de Knysna en 2010. J’avais changé de braquet entre temps. Les potes, le rugby, Clermont, tout mon environnement m’avait aidé à ouvrir les yeux.

Ça démarrait pourtant mal avec une première déception en finale contre Toulouse, en 2001. Roro, tout jeunot, était là, la silhouette, comme ses courses, longiligne et élancée, loin des corps surpuissants de nos ailiers.

Mais ça allait vite prendre avec l’euphorie d’un Grand Chelem dès l’année suivante.

Roro était là.

L’arrivée de Cotter allait valider mon ticket de supporter asémiste invétéré, tant le jeu prôné par le stratège néo-zélandais me ravissait autant qu’il me désolait dans cette série maudite de finales consécutives perdues de 2007 à 2009. Le Stade Français, le Stade Toulousain, encore, et Perpignan. Roro était toujours là, en bon perdant pour sa quatrième finale… moi aussi, rageant comme jamais de ne pas reconnaître le jeu de mon équipe.

Je ne pouvais m’empêcher de voir derrière ce blondinet malheureux, le rôle du pauvre Tom dans Le Riche et le Pauvre, joué par Nick Nolte dans les années 70, aussi maudit qu’attachant. Et je ne m’en détacherai plus… jusqu’au sacre, enfin – parce que ça se finit toujours bien dans les téléfilms américains – en 2010 contre ces arrogants Catalans qui se voyaient déjà champions parce que l’adversaire s’appelait Clermont. Et Roro était là, bien sûr, comment pouvait-il en être autrement pour son premier grand sacre après celui d’un Challenge Européen en 2007, le plus important...

Son premier Brennus, PUTAIN !

Et puis c’était reparti pour sept ans de malheur comme s’il fallait que Clermont soit puni d’avoir briser la glace de sa malédiction.

L’accession au sacre suprême européen n’aura été que de désillusion sur désillusion : quart de finale 2010, contre le Leinster (28-29, Brock James vendangeant tous les points), demi finale 2012, toujours contre le Leinster à Bordeaux (15-19), puis trois finales, en 2013 contre Toulon à Dublin (15-16), en 2015 toujours contre Toulon à Cardiff (18-24), en 2017 contre les Saracens à Édimbourg (17-28).

Quant à la quête d’un deuxième Brennus, rien n’y faisait, les absences et maladresses en phases finales laissant place parfois aux injustices, comme en 2016 cette fameuse demie contre le Racing, sacré champion.

2017 sera la bonne pour le second sacre national de Roro et son club, le dernier qui viendra compléter un palmarès de trois titres.

Concernant l'équipe de France, il avait déjà tiré sa révérence en 2015 avec ses 76 sélections, 23 essais, 3 coupes du monde (2003, 2007 et 2011) – respectivement deux fois demi-finaliste puis finaliste dans ce match injuste contre les All-Blacks où, avec ses coéquipiers, il n’était pas loin d’écrire le plus beau chapitre du rugby français. Mais monsieur Joubert avait un autre manuscrit entre les mains. Roro se contentera des 3 victoires au Tournoi des VI nations, dont deux grands chelems (2002 et  2010, il manquera celui de 2004).

Quelle carrière, je disais. Mais quel grand monsieur surtout !

Monsieur Rougerie est un exemple pour moi de ce que le rugby a produit de mieux durant mon existence. Bien entendu, il y a eu des précédents, je laisse les anciens nous parler des frères Boniface jusqu'à ses ainés, Rives, Betsen et Blanco.

Car cette génération qui prenait la relève des héros de la coupe du monde de 1999 (battant les All-Black et s’inclinant en finale contre les Wallabies) a été un pur gâchis, faute d’ambition, tuant le French-Flair dans l’œuf d’un rugby moderne basé sur le modèle défensif sud-africain que Laporte et Saint-André allaient adopter.

Pourtant la finale inespérée de 2011 montrait que cette génération riche des Dusautoir, Bonnaire, Harinordoquy, Servat, Mas, Nallet, Papé, Yachvili, Traille, Heymans, Poitrenaud, déjà retraités auxquels viennent s’ajouter aujourd’hui les Michalak, Clerc Fritz, Poux et bien sûr Roro, avait tout pour dominer le rugby mondial, après son grand Chelem européen en 2010.

Tous ces joueurs ne sont plus, Roro en incarnait un des derniers, même s’il reste encore quelques plus jeunes d’alors comme Picamoles, Szarzewski, Médard ou encore le minot Parra.

Avec lui, c’est toute une page du rugby qui se tourne.

Violence, jeu de puissance, rouleaux compresseurs, défenses resserrées, enjeux personnels et financiers, championnats faussés, vidéo excessive, décisions injustifiées, blessures et infirmeries pleines, le rugby pro d’aujourd’hui offre un piètre spectacle et ne fait plus rêver les parents qui voyaient à travers ce sport les valeurs pour parfaire l’éducation de leurs enfants en dehors de l’école et de la maison.

La discipline, la solidarité, le combat et un engagement sans faille... toutes ces valeurs qu'incarnait Rougerie. Il était un exemple pour tous, bien au delà de l'Auvergne.

Que va devenir l’ASM sans toi ? Parce que...

Un Michelin sans Rougerie c’est un peu comme une potée sans son chou.

Les Jaunards sans Roro, c’est un peu comme une truffade sans patate.

Alors le public auvergnat en a profité une dernière fois, samedi soir, de son chouchou qui avait encore la patate, dans son berceau du Michelin, lui offrant une ovation bien méritée, après un match très disputé. Roro sortira même le maillot ensanglanté, mais avec le sourire.

Il n’aura pas marqué son 95ème essai de la saison, restant loin derrière le 101ème de Clerc, inscrit ce même soir à Pau. Résultat : 4 essais Toulousains contre 3 Clermontois, le pied de Parra faisant le reste.

Et c’est le jeune Penaud qui le remplacera à la 55ème minute, comme un symbole d’une relève au destin aussi prometteur (on le lui souhaite), dans une allée d’honneur pleine de respect et d’émotions entre Clermontois et Toulousains mêlés, tous avec dans le cœur et au bout de la langue un seul mot:

Merci !

 

Les autres matches en bref…

Brive (14) – Bordeaux (10)                     22 – 20

Pau (8) – Toulon (4)                              38 – 26

Racing 92 (2) – Agen (11)                      42 – 13

Castres (6) – Oyonnax (13)                    54 – 3

La Rochelle (7) – Stade Français (12)   31 – 7

Lyon (5) – Montpellier (1)                    32 – 24

Status quo au classement après un suspense de ouf !

C’est bien Lyon et Castres qui disputeront les barrages, respectivement à Mayol et à Ernest-Wallon, comme c’est bien Oyonnax qui tentera de se maintenir au Stade des Alpes en Isère.

S’il n’y a pas eu photo à Castres, là où on s’attendait (surtout moi) à une éventuelle surprise des Oyomen, du côté de Gerland ça a été une toute autre histoire, laissant espérer des Rochelais jusqu’à la dernière minute après leur facile victoire bonifiée sur des Parisiens inexistants (mais finalement sauvés).

Car les Montpelliérains, déjà qualifiés en demie et premiers quoi qu’il se passait, ont joué le jeu, celui de leur rugby, pas facile à contrer. Ce que les Lyonnais ont constaté durant 80 minutes de souffrance.

Nadolo marquait le premier obligeant les locaux à réagir par Arnold puis Tuifuia juste avant la pause pour mener petitement (17-10). Seulement en seconde, bis repetita, Van Resburg égalisait et éliminait le Lou de son premier barrage. Lyon repassait devant à l’heure de jeu par Gill avant qu’un nouveau coup de tonnerre, au nom de Haouas, fasse trembler Gerland. Alors que tous les autres matches étaient finis, le MHR menait 24-22 à moins d’un quart d’heure du terme. Rochelais et Lyonnais voulaient y croire. Et ces derniers auront raison grâce à une pénalité de Michalak, autre partant, puis un essai de dernière minute de Mignot que le sort des Maritimes était scellé. Ils ne disputeront pas le barrage.

De son côté, l’équipe C du Racing n’a fait qu’une bouchée de l’équipe B d’Agen dans un match délocalisé à Vannes qui a dû décevoir un public qui n’a pas eu son lot de stars pour son argent.

Toulon n’a pas cherché à prendre la troisième place à Toulouse, très indiscipliné à Pau qui a offert un dernier beau spectacle (vain) à son public du hameau, emmené par un grand Taylor.

Quant à Brive, sa victoire sur le fil contre Bordeaux est un épiphénomène qui ne fera pas oublié aux Coujoux que leur avenir s’inscrit désormais en PRO D2.

Les Oyomen les y rejoindront-ils ?

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

  

Le tableau des phases finales

Demi-finales                             Barrages

Montpellier             v                 Toulon - Lyon

Racing 92               v                 Toulouse - Castres

 

La finale de PRO D2 en bref…

Perpignan – Grenoble                      38 – 13

Les Catalans sont de retour !

À Ernest-Wallon, Perpignan n’a fait qu’une bouchée de Grenoble dans une seconde période à sens unique, comme si les Isérois avaient baissé les bras. Ce qui a passablement peiné David Mélé, le demi de mêlée vaincu, en pleurs à la fin du match.

La mêlée. C’est justement ce qui a pêché chez cette équipe grenobloise qui a subi celle de l’USAP, puissante et efficace, réduisant à quatorze les Isérois pour mieux les croquer à l'heure de jeu.

Cinq essais à un, une victoire haut la main et un titre de champion pour les Catalans qui les réjouit bien moins que leur retour en TOP 14. Cela faisait  quatre ans qu’ils attendaient ça.

Grenoble pourra encore les rejoindre s’il parvient à battre les Oyomen dans son Stade des Alpes.

Réponse samedi prochain.

 

Les demies retour de PRO 8 féminin en bref…

Montpellier – Blagnac                      21 – 19          (22 – 22)

Lille – Toulouse                                19 – 24           (3 – 6)

Ça bouge au sommet !

Je n’ai rien vu, forcément… mais l’élimination des Lilloises est historique. Les coéquipières de la capitaine toulousaine de l’équipe de France, Gaëlle Hermet, ont réalisé un sacré exploit en allant s’imposer à Villeneuve-d’Ascq, chez les sœurs Ménager.

De leur côté, les Blagnacaises de Marjorie Mayans semblent avoir tenu tête aux coéquipières de Safi N’Diaye. Comme quoi, les choses bougent dans le rugby féminin dont le niveau se resserre autour d’un carré prometteur, fournisseur de l’équipe de France.

Safi N'Diaye, Cyrielle Banet, Caroline Boujard et Agathe Sochat pour Montpellier RC.
Marjorie Mayans, Audrey Forlani et Carla Niessen pour Blagnac Rugby Féminin.
Gaëlle Hermet, Camille Boudaud et Fiona Lecat pour le Stade Toulousain.
Marine et Romane Ménager, Yana Rivoalen et Miléna Soloch pour Lille Métropole RC Villeneuvois.

Nous aurons droit à une finale inédite entre Montpellier et Toulouse, la 7ème de suite pour les tenantes du titre…

à suivre dimanche prochain à Carcassonne.

 

La semaine prochaine…

Bilbao le haut but du Racing…

Souvenez-vous, c’était le titre de la brève d’il y a deux semaines.

Les Racingmen vont jouer leur deuxième finale de Champions Cup face au favori irlandais, invaincu cette saison en coupe d’Europe, en espérant qu'ils existeront plus que contre les Sarries en 2016.

Mais jamais un club invaincu jusqu’en finale n’a réussi à remporter le titre, à l’image de Clermont en 2013. Et puis le Racing a cette grinta espagnole qui lui a déjà souri à Barcelone.

Alors, vont-ils le faire ?

À suivre, samedi 12 mai, en direct du San Mamès Stadium, sur France 2 à 17h45 :

  • Racing 92 – Leinster

 

Côté TOP 8 du rugby féminin, la finale se joue à Carcassonne, dimanche 13 mai à 14h.

  • Montpellier – Toulouse

 

Côté PRO D2, le barrage avec TOP 14 se déroule au Stade des Alpes, samedi 12 mai à 14h45.

  • Grenoble – Oyonnax

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29 avril 2018

Les brèves d'Ovalie - Edition n°307

Sortez la Limousine !

TOP 14... 25ème journée                            Stade Français – Brive      30 – 22

                                                    Oyonnax – Lyon      39 – 18

Montez ! on va faire un petit tour en PRO D2.

Deux matches et un enterrement…

Les travées de Jean-Bouin avait des airs de cimetière samedi soir pour les milliers de supporters limousins qui ont assisté à la procession d’actions méthodiques des croque-morts Parisiens, secondés par ceux de Charles-Mathon, à quelques centaines de kilomètres de là.

Deux matches de 80 minutes se sont joués en même temps pour enterrer les derniers espoirs des Brivistes dans une agonie interminable, la perfusion de pénalités les maintenant illusoirement en vie.

Une longue illusion qui n’a pas commencé à 20h45, ce samedi, mais bien depuis de longs mois tant le mythique club corrézien est passé à côté de sa saison, perdant bien trop souvent à la maison sans gagner le moindre match à l’extérieur. Et il n’allait pas s’y mettre maintenant, face à un concurrent direct à la relégation.

Paris et Oyonnax avaient leurs destins en main et ils n’allaient pas les laisser leur échapper, l’occasion était trop belle… celle d’envoyer les Coujoux en enfer.

Dès les premières minutes, Plisson donnait le ton avec un premier essai parisien, quand Botica, l’ouvreur Oyoman, se contentait d’une pénalité pour mener au score. Au bout d’un quart d’heure, Parisse enfonçait le clou avec un deuxième ballon dans l’en-but quand McDonald offrait son premier esssai à Oyonnax.

Plisson et Laranjeira échangeaient leurs coups de pied dans un duel de kick-boxing à l’avantage du parisien à la pause (21-12) quand Halafihi répondait du Lou à la bergère oyonnaxienne par un essai lyonnais juste avant de rentrer au vestiaire (10-8).

La seconde période reprenait sur les mêmes bases de combat entre les pieds de Plisson et Laranjeira jusqu’à dix minutes du terme où le carton jaune infligé à l’arrière local Ensor ouvrait la voie à Marques pour offrir un essai inespéré aux Brivistes qui revenaient à cinq longueurs seulement d’une résurrection (27-22).

Du côté de Charles-Mathon, Harris répondait au pied de Botica, tout comme Clément   répliquait à l’essai de Seuteni pour maintenir un suspense jusqu’à dix minutes de la fin (20-18).

Mais à 22h22, plus ou moins quelques minutes, Morné Steyn, suppléant Plisson, enterrait d’un drop sextonien (synonyme d’assassin) tout espoir des Corréziens de revenir dans la partie. D’autant que, dans le même temps, les Oyomen Seuteni, Gondrand et Etienne rajoutaient une rafale de trois essais, validant leur victoire sur les Lyonnais, finissant de faire s’écrouler l’équipe briviste, criblée de défaites.

Emportée, la Limousine, sur le chemin du cimetière de PRO D2…

avec son rugby et les rêves de Brennus dans son cercueil, en attendant un dernier office dans l’antre d’Amédée-Domenech pour les adieux à son public, effondré par ce destin tragique qu’il n’avait pas vécu depuis 2013.

Quant à Oyonnax et le Stade Français, leurs vies ne sont pas sauves pour autant, car il leur reste un dernier combat à livrer à distance, pour éviter la place de barragiste au maintien qui pourrait bien leur réserver le même mauvais sort, tant les protagonistes de PRO D2 à la montée seront coriaces à domcile (à lire ci-dessous). Avantage aux Parisiens.

 

Les autres matches en bref...

Agen (11) – Clermont (9)                            27 – 17

Agen décroche le pompon !

Les Agenais ont validé leur ticket pour la saison prochaine dans l’élite grâce à une nouvelle victoire à domicile, cette fois sur le champion de France qui n’a été, encore une fois, que l’ombre de son Brennus.

Rien à se mettre sous la dent, mais plutôt dans les dents, côté clermontois, avec un carton rouge pour Vahaamahina pour un coup de poing dans la figure qui s’en est suivi d’un doigt d’honneur envers le public, c’est dire le niveau du joueur… à l'image de l’équipe.

Un match qui s’est alors déverrouillé par cette supériorité numérique, côté agenais, inscrivant trois essais en fin de première période et en tout début de seconde. L’entrée de Parra coïncidera avec la réaction des visiteurs, vaine, tant il ne restait que quelques minutes. Et à quoi bon ? Les Auvergnats ne jouent plus rien et ça se voit…

Le jubilé de Rougerie contre Toulouse au Michelin s’annonce déjà avec un festival d’essais, mais pas forcément du côté qu’on croit.

Toulon (4) – Castres (6)                             59 – 13

Le CO humilié

Dans la course aux barrages, le CO s’est fait démonter par un Toulon surpuissant, les hommes d’Urios capitulant dès la première période, après avoir encaissé cinq essais.

Ils en encaisseront huit avant de sauver l’honneur en fin de rencontre, conservant malgré tout une sixième place qualificative qu’ils ont encore la possibilité de défendre chez eux la semaine prochaine contre des Oyomen surmotivés, eux, pour ne pas jouer de barrage.

Toulon est assuré, lui, d’un barrage à domicile, à défaut de mieux. Qui sait ?

Montpellier (1) – Pau (8)                           45 – 13

Contrat rempli

Que dire de cette rencontre qui n’a pas échappé à la règle d’un bonus offensif à l’Altrad Stadium.

Les Montpelliérains sont irrésistibles à domicile, comme ils semblent intouchables pour la suite, déjà qualifiés en demi-finale, engoncés à la première place du classement quoi qu’il arrive.

Le match ? Six essais contre un, qui se sont décantés en seconde période dans une domination sans partage des locaux, emmenés par un Pieenar grand cru. Comme d’hab’ quoi.

Pau n’a pas dit son dernier mot pour accéder aux barrages, mais cela ne dépend pas que de lui, dans les circonstances d’une dernière journée peu favorables.

Bordeaux (10) – Racing 92 (2)                 15 – 39

Chaban, comme à la maison

Dimanche midi, on pouvait se demander qui jouait à domicile, des Racingmen ou des Béglo-bordelais tellement les Franciliens ont déroulé leur sérieux comme s’ils poursuivaient une troisième et quatrième périodes contre le Munster.

Les remplaçants de luxe du Racing (Carter, Iribaren, Imhoff) n’ont pas eu à forcer leurs talents pour venir à bout d’une équipe bordelaise timorée, voire peu concernée, comme les Jaunards la veille.

Mise à part une réaction en fin de match qui a failli gâcher le bonus des visiteurs, les Bordelais se sont logiquement inclinés sous les assauts de Dupichot, Imhoff (doublé), Thomas et Nakarawa qui a fini par récupérer in extrémis le point de bonus offensif.

Le Racing a repris son destin en mains avec la deuxième place, directement qualificative en demie, au détriment des Toulousains.

Toulouse (3) – La Rochelle (7)              19 – 14

Tout est encore possible

Toulouse et La Rochelle ont tout donné pour décrocher une victoire précieuse pour les deux formations.

Un match serré, un essai partout, Faassalele pour les locaux en premièer période, Vito pour les visiteurs en seconde. Un bonus défensif arraché à la sirène pour les Maritimes et une option pour espérer se qualifier en cas de faux pas des Castrais la semaine prochaine, juste devant les Palois.

Toulouse a assuré son barrage à domicile et ne devrait pas trop se faire d'illusion à Clermont pour une éventelle demie. Non pas que les Auvegnats privent les Haut-Garonnais de victoire mais plutôt que le Racing chute à domicile contre des Agenais qui ne jouent plus rien. 

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

  

Les demies de PRO D2 en bref…

Montauban – Grenoble                     15 – 22

Solide comme un roc

Grenoble a tenu bon dans cette demi-finale maîtrisée de bout en bout, malgré un retour des Montalbanais en seconde période.

Une première heure parfaite, après un doublé de Taumalolo et un troisième essai du demi Mélé qui a validé le sérieux des Isérois en défense avant de céder par deux fois, quand Chaput puis Domenech trouvaient la faille, pour un suspense de fin de rencontre haletant.

Perpignan – Mont-de-Marsan          28 – 8

Logique

Il n’y a pas eu photo dans cette demi-finale. Si le carton rouge de Malafosse a certes faussé la seconde période, amenant deux essais coup sur coup, la supériorité des locaux à Aimé-Giral n’était pas que numérique.

Les Montois ont montré la limite de leur bravoure, sauvant l’honneur par Ratu, quand la domination était toute catalane, dans tous les secteurs.

Depuis quelques mois, le leader de PRO D2 a démontré qu’il était clairement le favori pour retrouver l’élite, quatre ans après. Même si cette finale face aux Grenoblois s’annonce des plus serrées.

Quel que sera le perdant, il a tout pour saisir sa chance, à domicile, contre le barragiste du TOP 14, que ce soit Oyonnax ou Paris.

 

Les demies aller de PRO 8 féminin en bref…

Blagnac – Montpellier                      22 – 22

France 3 Occitanie nous dit

« Montpellier, en vingt minutes avec ses deux essais a cru tuer le match. Mais les Blagnacaises sont bien revenues : un essai et une pénalité leur permettent d'atteindre la mi-temps sur un score de 10 à 15.

En deuxième mi-temps, les montpelliéraines dominent à nouveau, au début et marquent un nouvel essai.

A 10 à 22, les dés semblent jetés mais encore une fois, les filles de Blagnac relèvent la tête et réussissent deux essais dont l'un à la dernière minute. »

Ça se passait samedi après-midi dans l’indifférence totale des médias spécialisés du ballon ovale. Sans surprise, les Montpelliéraines ont dominé les débats quand les coéquipières de la Blond Destroyer, Marjorie Mayans, ont sauvé l’honneur devant leur public avant un match retour sans grande illusion.

Toulouse – Lille                                3 – 6

Festival de pétards mouillés à Ernest Wallon

Dimanche après-midi, en lever de rideau du Toulouse-La Rochelle masculin, les Féminines n’ont pu offrir un grand spectacle sous une pluie torrentielle. Pas d’essai, deux coups de pied à un… pour une courte victoire des Lilloises.

Pas bézef, ni de bon augure pour les Toulousaines qui ne partent pas favorites pour le match retour chez les coéquipières des sœurs Ménager, déjà finalistes la saison passée.

 

La semaine prochaine…

Le verdict du TOP 14 en multiplex !

Les enjeux sont clairs pour cette dernière journée de la phase régulière :

Qui de Paris ou Oyonnax jouera le barrage du maintien ?

Il faudrait un exploit des Oyomen pour y échapper.

Qui de Castres, La Rochelle ou Pau obtiendra le dernier ticket des phases finales ?

Dans l'ordre, les premiers ont leur destin en mains. Lyon n’a besoin que d’un point pour assurer le sien. 

Qui de Toulouse ou le Racing décrochera le deuxième billet pour une demie ?

Montpellier a déjà la sienne quand Toulon semble hors course, tant on voit mal le Racing perdre contre Agen à l’U Arena. Mais les Varois sont déjà assurés de recevoir leur barrage à la maison. De quoi réjouir le président Mourad et ses finances.

Quant à Clermont, Bordeaux, Agen et Brive, ils n’ont rien à jouer, si ce n’est fêter le départ de Roro et d’autres anciens au Michelin ou encore faire ses adieux au TOP 14 pour le public d’Amédée-Domenech.

À suivre, samedi 5 mai, en multiplex sur Canal+, à 21h :

  • Castres – Oyonnax
  • La Rochelle – Stade Français
  • Pau – Toulon
  • Racing 92 – Agen
  • Clermont – Toulouse
  • Lyon – Montpellier
  • Brive – Bordeaux

 

Côté TOP 8 du rugby féminin, les barrages retour sont programmés dimanche 6 mai à 12h30, en s’dreaming sur le canal de votre imagination.

  • Montpellier – Blagnac
  • Lille – Toulouse

 

Côté PRO D2, la finale aura également lieu dimanche 6 mai, à 15h, à Ernest-Wallon, retransmise sur Eurosport :

  • Perpignan – Grenoble 

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