L E S B R E V E S D O V A L I E . C O M - l'Hebdo du Rugby par Antonio -

19 mai 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°355

Montpellier reines... forever !

TOP 16 Féminin... Finale                      Montpellier – Toulouse    22 – 13

Les Reines de la discipline

Essai non transformé… fallait pas rêver !

C’est le moins que je puisse dire !

Dans le rugby féminin français, battre les Montpelliéraines, tenantes d’un titre qu’elles ont décroché cinq fois ces six dernières années*, c’est un peu comme essayer de passer une transformation... vous passez toujours à côté.

(*) Sauf en 2016, les Lilloises des sœurs Ménager avaient réussi cet exploit avant que Romane et Marine n'intègrent le camp des redoutables Héraultaises.

Une vraie calamité, ces coups de pieds qui se perdent systématiquement dans les airs, faisant de l’essai à sept points une vraie exception en France.

Pourtant elles ont essayé, ces Toulousaines !

Samedi soir, au stade Maurice Trelut de Tarbes, pour leur revanche de la finale perdue de peu la saison dernière (15-12), elles entament celle-ci de la plus belle des manières, en retournant la domination territoriale des invincibles Cistes à leur compte.

Au bout d’un quart d’heure de souffrance, les coéquipières de Gaëlle Hermet s’incrustent pour la première fois dans le camp des championnes et, au culot, claquent un drop par le pied de l’arrière Camille Cabalou pour mener 3-0.

C’est ensuite décomplexées et sous l’impulsion d’une Camille Imart inspirée, que les Toulousaines vont de nouveau surprendre leur adversaire. La demie d’ouverture ajuste une transversale improbable dont le rebond dans l’en-but trompe Marie Vanthournout et permet à Camille Cabalou d’aplatir dans la confusion. L’essai est accordé et, contre toute attente, Toulouse mène 8-0. Inutile de vous préciser que Camille Imart a raté la transformation.

La réponse montpelliéraine ne se fait pas attendre. Après plusieurs charges devant la ligne d’en-but haute-garonnaise, les jumelles Ménager font le ménage et Romane conclut sur l’aile, d’une petite feinte, les efforts de sa sœur Marine. Les championnes recollent au score, avec une nouvelle transformation hors cadre de l’Écossaise Helen Nelson (5-8).

Le match s’emballe et les Toulousaines contre-attaquent magnifiquement avec un petit coup de pied de l’ailière Claire Beauparlant pour elle-même avant de se faire rattraper et libérer le cuir pour qu’il termine sa valse en deux temps trois mouvements, sous les perches, dans les bras de Roxane Bilon. Même quand elle semble facile, Camille Cabalou, qui a pris le relais de l’autre Camille, manque la transformation, trouvant le poteau.

Une calamité, je vous dis, cet exercice au féminin.

Mais les championnes de France ne se laissent pas abattre et relancent la machine de sape des avants, tout en puissance, qui fait reculer leur adversaire sur sa ligne et ouvre la voie à Marie Vanthournout qui peut rattraper sa bourde et inscrire le deuxième essai Montpelliérain dont la transformation en rêve d’Helen termine à nouveau en cauchemar.

La fin de première période nous offre un ballet de turn-over sans qu’une équipe ou une autre ne parvienne à faire la différence, tant les plaquages et grattages défensifs font des ravages, au profit des Toulousaines qui mènent à la pause (13-10).

Seulement au retour des vestiaires, c’est avec le vent dans le dos que les championnes en titre vont accélérer et appuyer là où ça mal, dans les rucks, mettant sous pression les coéquipières de Gaëlle Hermet, fautives balle au sol. Jusqu’à ce que Safi N’Diaye prenne ses responsabilités et échappe à la vigilance de la défense adverse pour inscrire toute seule le troisième essai de son équipe qui passe devant pour la première fois du match, juste avant l’heure de jeu.

Et là, Alléluia ! Helen Nelson passe la transformation.

La main désormais sur le ballon, les Montpelliéraines dominent leur sujet et c’est logiquement que Caro Boujard prend de vitesse son vis-à-vis pour le quatrième essai, en coin, sans transfo de la belle Helen, pas deux miracles dans la même soirée tout de même.

Les Toulousaines s’accrochent mais n’en peuvent plus tant leur adversaire met de l’intensité dans cette seconde période à sens unique. Elles craquent à cinq minutes du terme, à l’image de Perrine Bienaimé, malheureuse sur un appui, qui voit son genou se dérober. Sans autre remplaçante elles finiront à 14 et laisseront filer toute chance de priver les Montpelliéraines d’un huitième titre.

Si la finale a été intense et ouverte, le suspense n’a pas duré une heure tant les Cistes sont les reines incontestables de leur discipline. Les Toulousaines auront essayé de transformer leur rêve en réalité. En vain...

Comme leurs homologues de la finale féminine de Fédérale 1, quelques heures avant dans le même stade, également battues par des Montpelliéraines (12-6).

Un week-end heureux pour une ville qui a vu le lendemain l’élite masculine du TOP 14 se hisser à la sixième place d’un barrage encore possible. Incroyable !

 

La 25ème journée de TOP 14 en bref...

Montpellier (6) – Stade Français (8)     42 – 25

Un pied en barrage

Décidément, ils n’en finissent pas de nous étonner ces Montpelliérains. Encore une victoire, bonifiée qui plus est, qui leur ouvre enfin les portes du TOP 6 et place désormais leur destin entre leurs mains pour la dernière journée.

Mais que ce fut compliqué et intense face à des Parisiens qui ont longtemps malmené ces Cistes en plein doute à la pause, après deux essais et deux commotions de part et d’autre. Au retour des vestiaires, il s’en est même fallu de peu que Paris s’échappe après deux essais en cinq minutes, logiquement refusés.

Et puis un bon coaching et le relâchement des visiteurs ont permis aux Cistes d’inscrire trois essais et obtenir le sésame du bonus offensif à cinq minutes du terme. Avant que l’incroyable ne survienne : un essai parisien annulait tout avant que celui improbable du pilier remplaçant local, Haouas, (s’échappant à la course tel un trois-quarts centre pour aplatir sous les perches) rendait son dû aux siens qui pouvaient exulter sur la pelouse comme en tribunes.

Un scénario incroyable donc pour le MHR qui bénéficiait de la défaite sans appel des Rochelais, à hauteur de points, mais au goal-average particulier défavorable.

Lyon (3) – La Rochelle (7)                     29 – 19

Le Lou dans la « barragerie »

Les Lyonnais vont jouer leur deuxième barrage consécutif après une saison sérieuse et flamboyante, à l’image de ce match bien maîtrisé et encore porté par la vista et le pied de Wisniewski qui, au passage, mériterait largement une place dans le groupe France.

Trop indisciplinés, amoindris par quelques absences (West, Vito…) et sans doute encore sonnés par leur défaite en finale de Challenge cup, les Maritimes n’ont pas réussi à entrer dans la rencontre, subissant la domination des locaux, pas très productive en première période (un seul essai) mais très bien en place.

Malgré un début de second acte prometteur avec cet essai de Roudil pour l’égalisation, les Rochelais se sont fait punir par maladresse. Un essai de N’Gatai puis un drop de Wisniewski laissaient les visiteurs derrière une bonne fois pour toute, avant que l’ouvreur local ne valide la victoire en fin de match sur une ultime pénalité.

Lyon devrait recevoir son barrage, à moins de circonstances improbables. Un point lui suffira pour lever ce doute.

Bordeaux (9) – Toulouse (1)                 36 – 43

La honte bordelaise

Comment peut-on mener 36-7 à la pause et prendre un 36-0 en revenant des vestiaires ?

J’ai bien regardé, les Bordelais n’avaient pas de tongs, ni les pieds en éventail, mais c’est bien un éventail de fautes et de maladresses qui ont permis aux Toulousains de s’amuser la balle en main pendant que les locaux sirotaient leurs 40 minutes sans en branler une en défense.

C’est juste honteux de déjouer autant après une première période pleine d’allant.

Le leader s’est régalé avec six essais et ne s’est pas fait prier pour priver l’UBB de phase finale.

Agen (12) – Castres (5)                          10 – 17

Le CO a fait le plus dur

Pas un match flamboyant, on va dire. Les Agenais ont été offensifs, comme à leur habitude, mais surjouant cette fois, sans pression, le maintien en bandoulière, quand les Castrais ont été solides en défense et efficaces pour inscrire deux essais, un par période, et prendre les rênes de la rencontre.

Les locaux parviendront à réduire l’écart à l’heure de jeu, mais trop tard et surtout sans conséquence.

Le CO a son destin en mains pour décrocher un barrage qui pourrait être à domicile selon le résultat de son concurrent direct, le Racing, dans la dernière journée.

Perpignan (14) – Racing 92 (4)             14 – 52

L’occasion était trop belle

Les Catalans n’ont rien pu faire, dépassés, cramés, la tête aux vacances, face à l’armada francilienne bien décidée à prendre les cinq points.

Chose faite en une vingtaine de minutes pour un festival d’essais au final, huit contre deux.

Le Racing tient son barrage à la maison qui ne devrait pas lui échapper la semaine prochaine, à la maison.

Toulon (10) – Clermont (2)                    32  11

Sans enjeu et sans commentaires

Je n'ai pas suivi le match... Désolé.

Pau (11) – Grenoble (13)                         22 – 0

Aux abonnés absents

Grenoble avait déjà la tête à son barrage contre le perdant de la prochaine finale de PRO D2, il faut croire. À quoi bon laisser des forces inutiles sur deux rencontres où il lui fallait engranger dix points pour espérer mettre Pau à sa place.

Les Palois, eux, avaient deux objectifs, prendre un point à minima et bien finir au Hameau devant leur public. Mission accomplie avec un bonus offensif sympathique, plus qu’époustouflant.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

Les demi-finales de PRO D2

Oyonnax– Bayonne               34 – 38          v           Brive –Vannes            40 – 20

Le retour des bannis

Bayonne et Brive joueront donc la finale pour l’accession directe au TOP 14.

Le premier a renversé une rencontre que l’on croyait acquise aux Oyomen à la pause (27-9), en assommant littéralement son hôte au retour des vestiaires, avec pas moins de quatre essais, laissant Charles-Mathon sans voix et Oyonnax quatre longueurs derrière. Monumental !

Le second a fait parler sa puissance et son expérience pour ne jamais laisser espérer les Vannetais dans un match maitrisé de bout en bout.

Bayonne et Brive auront l’occasion de retrouver à nouveau le TOP 14, où ils ont longtemps évolué ensemble, dans un match pour l’un, dans deux pour l’autre (si Grenoble le veut bien).

 

La semaine prochaine…

Le TOP 14 ramasse les copies

On savait déjà que Perpignan descendait, on se doutait que Grenoble jouerait le barrage du maintien (mais pas à Oyonnax, peut-être à Bayonne ?).

Maintenant on sait que Paris et Bordeaux continueront de regarder les barrages à la maison et de jouer la Challenge Cup la saison prochaine.

Reste juste à savoir désormais, de Montpellier ou La Rochelle qui prendra la sixième place, et également de Castres ou le Racing 92 qui obtiendra son barrage à domicile, Lyon étant quasi certain de préserver le sien.

Au programme ce samedi 25 mai à 16h15 en multiplex sur C+ :

Pour la sixième place

  • La Rochelle – Bordeaux
  • Clermont – Montpellier

 Pour un barrage à domicile

  • Agen – Racing 92
  • Castres – Toulon
  • Grenoble – Lyon

Pour du beurre

  • Toulouse – Perpignan
  • Stade Français – Pau

 

Quant à la finale de PRO D2, elle opposera dimanche 26 mai à 14h sur C+ sport :

  • Brive – Bayonne

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12 mai 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°354

Le (sale) temps des Sarries

CHAMPIONS CUP... Finale                      Leinster – Saracens    10 – 20

La charge fatale Vunipolesque

En merle moqueur…

Si vous ne supportez pas le tic tac d’une machine réglée comme une horloge qui, toutes les quinze minutes, va vous sonner l’heure d’une domination sans partage, alors optez pour la tactique des Sarries.

Déréglez la mécanique de la ligne de trois-quarts en la plaquant à tour de bras (et de coudes) et roulez-lui dessus jusqu’à ce que vous ne l’entendiez plus avancer.

Voilà comment je résumerais cette finale, décevante à mon goût, tant de rugby on n’a vu que les quelques fulgurances irlandaises d’un premier quart d’heure qu’on pensait à sens unique, (à tort ! monsieur Lartot !) avant de tomber dans un massacre à la tronçonneuse par Itoje et consorts, mais qu’on sort bien trop peu à mes yeux, le robot trancheur-moulineur-sécateur multi-fonctions méritant bien plus que dix minutes de frigo. Mais le carton rouge, monsieur Garcès, préfère sans doute le réserver pour notre TOP 14.

Pauvre corps arbitral en sous France.

C’est juste pour moi insupportable de voir à nouveau ces chiens enragés, chargés de « bonne » vitamine C, désosser, désarticuler, arracher et écraser, en rouleaux-compresseurs insatiables, le jeu irlandais pour venir ensuite aplatir leur succès en force Vunipolesque au pied des poteaux.

C’est le rugby moderne de notre hémisphère, aux antipodes de celui des champions du monde qui ont dû avoir froid dans le dos à s’imaginer en phase finale, prochainement au Japon, face à une telle machine destructrice du beau jeu.

Mais ne nous y trompons pas, samedi à Newcastle, les Irlandais du Leinster n’ont pas brillé par leur jeu, ni leur efficacité, coupables de relâchement et d’approximations inhabituelles qui les ont vu se faire rejoindre en première période (malgré un temps fort en supériorité numérique) et surtout, gâcher deux munitions précieuses en seconde qui auraient sans doute changer la physionomie du match.

Les Sarries ont finalement triomphé logiquement, et jusqu’à mon écœurement de ce sport, vous l'aurez compris, décrochant leur troisième étoile (2016, 2017 et 2019), à la force du poignet, cette dernière décénnie, comme Toulon (2013 à 2015), derrière les quatre du Leinster (2009, 2011, 2012, 2018) et de celles de Toulouse, au panache d'un rugby d'une autre époque.

  

La finale de la Challenge Cup

Clermont – La Rochelle         36 – 16

3è titre de Challenge Cup pour Clermont

Un paquet d’expérience

Vendredi soir, à Newcastle toujours, Clermontois et Rochelais se sont livrés une bataille d’avants remportée par les patrons que sont Vahaamahina, Slimani ou encore Lee, parfaitement secondés par les flankers Iturria et Lapandry, pressant la défense adverse jusqu’à la faire plier et la pousser à la faute pour que Parra puis Laidlaw ouvrent la voie à une domination territoriale.

Le capitaine des Jaune et Bleu, sorti malheureusement trop tôt (18ème) suite à une blessure à la cheville qui clôt déjà sa saison, sera parfaitement suppléé par l’international écossais, irréprochable au pied, usant de son flegme et de son expérience pour poursuivre le travail de sape de ses avants et ouvrir la voie à l’irrésistible Damian Penaud qui inscrit alors le premier essai d’une partie très animée offensivement, de part et d’autre.

Seulement, les Maritimes ne parviendront que trop tard à passer le rideau défensif auvergnat, intraitable, se contenant durant une heure de recoller au score par le pied de West (13-9), avant que Laidlaw ne les distance à nouveau (19-9) et qu’un ballon porté n’emmène Fritz Lee dans l’en-but pour prendre définitivement le large (26-9).

La réponse d’Atonio sur une combinaison de Kerr-Barlow récompensera enfin les efforts de son équipe malmenée par un adversaire plus pragmatique que flamboyant, le dernier essai clermontois en étant l’illustration. Petit coup de pied rasant de Lopez qui piège la défense rochelaise, Fofana n’ayant plus qu’à conclure dans l’en-but. Greg Laidlaw rajoutera même trois points pour laisser reposer les siens dans une dernière minute de combat inutile.

Troisième trophée européen pour Clermont, toujours fanni dans la grande coupe d’Europe, mais de bon augure pour la suite du championnat et rêver plus grand la saison prochaine.

Quant aux Maritimes, déjà qualifiés pour la Champions cup (quel que soit leur classement en TOP14), ils peuvent se concentrer sur les deux dernières journées pour espérer une revanche, en demie ou en finale contre ces mêmes Jaunards.

 

Les demies du TOP 16 féminin...

Montpellier – Bayonne          40 – 12          v          Toulouse – Blagnac   30 – 15

On prend les mêmes et on recommence…

Les Montpelliéraines comme les Toulousaines n’ont laissé aucune chance à leurs adversaires pour se retrouver de nouveau en finale, comme l’année dernière, pour une revanche très attendue des Hautes-Garonnaises défaites amèrement de trois petites longueurs (12-15).

Avantage encore pour les Héraultaises, cette saison.

Dans le dernier round pour éviter la descente, c’est Tarbes qui accompagnera Villelonguet en division inférieure après sa défaite logique à Bordeaux (25-5). Le Lou et Chilly-Mazarin prendront leurs places.

 

Les barrages de PRO D2

Bayonne – Nevers                  32 – 26          -> Oyonnax

Vannes – Mont-de-Marsan      50 – 10          -> Brive

Solides Basques et surprenants Bretons

À Bayonne, il a fallu se battre jusqu’au bout, avec le cœur et les poings, face à des Nivernais bien énervés, pour avoir le droit de jouer la demie. Seulement, à Oyonnax, les Basques devront recouvrer toutes leurs forces.

À Vannes, c’est sans concession que les locaux ont pris à bras le corps cette demie, atomisant les Montois après vingt minutes de jeu égal. Les Vannetais iront à Brive avec de réelles ambitions.

De belles demi-finales en perspective.

 

La semaine prochaine…

L’étau se resserre dans le TOP 14…

À deux journées de la fin, le suspense est monté d’un cran et ne concerne désormais que le haut du tableau, entre 5 protagonistes, pour trois places dans le TOP 6. Montpellier et Paris, réussiront-ils l’exploit de détrôner Castres, le Racing et La Rochelle ?

Cela paraît très très compliqué.

Pour la descente, les jeux sont faits pour Perpignan, relégué officiellement depuis deux journées, et plus officieusement pour Grenoble (à moins d’un double miracle), promis au barrage de maintien (à Brive ou Oyonnax, selon mes pronostics).

Alors, ne manquez pas cette 25ème journée !

Au programme, samedi 18 mai :

  • Agen – Castres, à 15h : un derby piège pour le champion
  • Pau – Grenoble, à 15h : et si bonus offensif pour les visiteurs ?
  • Perpignan – Racing 92, à 15h : une aubaine pour le Racing, vraiment ?
  • Lyon – La Rochelle, à 21h : pour un barrage à la maison

Puis dimanche 19 mai :

  • Montpellier – Stade Français, à 12h30 : un vrai barrage !
  • Bordeaux – Toulouse, à 16h50 : le leader en touriste avant la demie
  • Toulon – Clermont, à 21h : place à la fête et aux remplaçants

 

Du côté du TOP 16 féminin, la finale aura lieu samedi 18 mai (21h) :

  • Montpellier – Toulouse

 

Quant aux demies de PRO D2, elles opposeront :

  • Oyonnax – Bayonne, samedi 18 mai à 18h30
  • Brive – Vannes, dimanche 19 mai à 14h15

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05 mai 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°353

L'effet du gaz de Cistes

TOP 14... 24è journée                            Castres – Montpellier    9 – 12

Paillaugue perforant la défense castraise

Mais arrêtez-les !

Avec autant de gaz dans le jeu montpelliérain, il aurait été dommage pour Vern Cotter de ne pas réussir enfin à l’exploiter.

Certes, on est encore loin du gaz naturel qui s’extrait à profusion des jeux toulousain et clermontois, mais les derniers résultats sont très encourageants pour espérer récolter les points nécessaires à l’accession des phases finales.

Car depuis le mois de mars, les Cistes ont enchaîné une série de victoires incroyable (6/7) lâchant enfin les gaz, piégés jusque là dans les rucks et les ballons portés stériles.

Leur méthode : le jeu par perforation dirigée et fracturation des lignes. 

Ça consiste en gros à perforer les rucks, en extraire le ballon, et mettre les gaz pour l’aplatir dans l’en-but. Du rugby quoi. Cela demande beaucoup d’énergie et les Cistes en avaient à revendre face à ces maudits Castrais, champions de France à leur place, et devenus depuis leur bête noire.

Samedi, c’est donc sous la pluie, mais avec le vent, que les hommes de Vern Cotter ont lancé leur machine sur les terres tarnaises. Après deux drops et deux pénalités manquées, respectivement par Immelman et Paillaugue, les Héraultais trouvent la faille à la sortie d’un ruck, par une belle diagonale au pied de Cruden qui sert parfaitement Ngandebe pour le premier essai. Le demi d’ouverture transforme et donne un avantage aux siens (0-7).

Seulement à trop mettre les gaz, cela peut causer des dégâts collatéraux, aussitôt sanctionnés par la commission arbitrale représentée par monsieur Raynal. Une première faute, sur une touche, du grand Jacques Duplessis, offre une première occasion aux locaux de rentrer dans la partie, par Kockott de loin. Puis c’est au tour de Jenneker d’écrouler un maul pour que Urdapilleta recolle à un point avant la pause (6-7).

Au retour des vestiaires, les champions de France manifestent contre cette main mise sur leurs terres, mettant hors-jeu ces mercenaires et reprennent le match en main avec une nouvelle pénalité de Urdapilleta (9-7).

Pour autant les Cistes reprennent leur activité contre l’autorité locale qui croyait avoir fait le plus dur et monopolisé le jeu. Et sur une mêlée castraise, Paillaugue récupère le ballon et contre-attaque avant de servir un petit coup de pied à suivre parfait pour Reilhac qui inscrit le deuxième essai que Cruden ne transforme pas (9-12).

L’écart est faible d’autant que la percussion brutale des visiteurs ne paye pas en faveur des locaux, manquant deux pénalités (difficiles certes, par Urdapiletta puis Kockott) et voyant la cravate de Picamoles échapper au carton. Encore un arbitrage subjectif quand par ailleurs les jaunes pleuvent (lire aussi : le Jaunes pleurent, lol).

Les Montpelliérains tiennent bon jusqu’à la fin et récoltent les précieux points de la victoire qui les laissent encore en vie et plein d’espoir pour avoir le droit de jouer un barrage.

Mais cela ne dépendra pas seulement d’eux désormais car les Castrais, cinquièmes et avec quatre longueurs d’avance, ont leur destin en main, même si après cette deuxième défaite consécutive, cette mauvaise dynamique pourrait leur être fatale.

Pendant ce temps, un autre club s’est donné le droit de rêver aux barrages en ayant mis les gaz aussi à l’extérieur, chez son voisin.

 

Les autres matches en bref...

Racing 92 (6) – Stade Français (8)         23 – 27

Paris c’est…

C’est à n’y rien comprendre ! Paris est impronostiquable et je sais de quoi je parle.

Le week-end dernier, chez eux, avec Parisse et toutes leurs forces vives, les Parisiens n’ont pas existé face aux Jaunards. Et voilà que face à la machine du Racing, dans son antre spectaculaire de l’Arena, les Stadistes se sont mis à jouer les stars, sans leur capitaine, blessé ou pas, mais avec une belle polémique qui n’aidait pas à jouer sereinement un match couperet. Car une défaite et c’était fini pour le Stade Français.

Mais voilà, il y a cette folie que représente à lui seul Fickou et son premier essai et cette envie d’être là quand on ne les attend plus, surtout quand en face, il y a votre meilleur ennemi et voisin. Tout le reste ne compte pas.

Un match que les Racingmen ont bâclé (à l’image du placage de Le Roux qui méritait plus qu’un carton jaune), en dessous de leur niveau et qui inscriront leurs deux essais en contre, et contre le cours du jeu. Quand, en face, Sanchez brillait enfin de sa classe et Stassen pourvoyait tous les ballons de relance, une vraie machine à gratter, Paris inscrivant trois essais, dont un de pénalité.

Même si ça va être dur de se qualifier pour les Parisiens (cela dépend beaucoup des autres, en plus de leur irrégularité), ils ont déjà sauvé leur saison avec ce beau succès dans le derby de la capitale.

Lyon (3) – Bordeaux (9)                        34 – 10

Le Lou peut savourer

Après une première période difficile, les Lyonnais ont conforté leur succès en seconde, arrachant le bonus offensif à la dernière minute, avec quatre essais à la clé.

Les Bordelais n’ont pas su concrétiser leurs temps forts dans ce premier acte pour marquer une seule fois au retour des vestiaires et se faire dépasser dans tous les secteurs ensuite.

Cette fois, c’est bien fini, comme les saisons passées, l’UBB ne verra pas les phases finales. Alors que le Lou, lui, peut savourer sa victoire, il sera sans aucun doute de la fête, pour sa deuxième participation. Bravo !

La Rochelle (4) – Toulon (10)                  30 – 21

Sale bête !

Pas facile de se défaire des crocs de ces Toulonnais qui, depuis qu’ils ne jouent plus rien, n’ont jamais été aussi séduisants et efficaces.

Après une première période compliquée, menés 3-7, les Maritimes ont serré les fesses et les dents pour mener de front un vrai combat et inscrire les trois essais de la victoire, autant que leur adversaire.

Un bon test avant la finale européenne contre les Clermontois, enfin… s’il leur reste des forces.

Clermont (2) – Perpignan (14)                35 – 13

Sans surprise !

Justement, les Jaunards ont validé leur ticket pour une demi-finale tout en préparant la finale à Newcastle de la meilleure des manières, avec un sparring-partner qui n’avait plus rien à jouer si ce n’est l’honneur d’être sur un terrain et de ne rien lâcher.

Les Catalans ont subi malgré tout avant d’inscrire enfin un essai après l’heure de jeu, tandis que les Clermontois assuraient un bonus offensif avec un triplé de Yato et un doublé de Raka.

Toulouse (1) – Pau (11)                           83 – 6

Un non match

En ouverture de cette 24ème journée, les Palois avaient déjà la tête à leur réception de Grenoble, suffisant à leur maintien.

C’est donc face à une équipe béarnaise remaniée et à la rue que les Toulousains se sont amusés à battre le record d’essais, cette saison… TREIZE !

Une humiliation inutile puisque quelques heures plus tard, Grenoble allait faciliter la tâche de la Section, en s’inclinant à la maison.

Grenoble (13) – Agen (12)                        11 – 29

Respect !

C’est bien fait pour les Isérois !

À prendre de haut cette équipe agenaise quand ils pouvaient prendre les points, les Grenoblois se sont fait manger par l’envie et le sérieux d'un adversaire solidaire en défense et adroit à chaque occasion.

Agen restera en TOP 14 la saison prochaine et c’est mérité.

Quant à Grenoble, en dehors d’un double bonus offensif improbable lors des deux dernières rencontre, c’est du côté du barrage de la PRO D2 qu’il faut désormais regarder. Et ce n’est pas avec ce jeu et cet état d’esprit qu’il ira gagner à Brive ou Oyonnax.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

Les quarts du TOP 16 féminin

Montpellier – Grenoble           51 – 7             v          Bayonne – ASM Romagnat      21 – 15

Toulouse – Rennes                 22 – 10           v          Blagnac – Bobigny                  20 – 18

Logique mais…

On regarde les scores et on ne s’étonne de rien tant les championnes héraultaises de Safi N’Diaye et des sœurs Ménager sont au dessus du lot, que même les Toulousaines de Gaëlle Hermet revanchardes après leur dernière finale, perdue de peu, ne pourront priver d’un troisième titre consécutif.

On s’étonne juste, qu’un jour après, aucun média ne s’épanche en commentaires sur les combats qu’ont dû mener les Auvergnates, les Bretonnes ou encore les Franciliennes avant de s’incliner par plus fortes qu’elles. J’ai beau chercher et ce n’est pas l’article de France 3 Auvergne qui ne commente comme moi que le score et les supposés efforts des Romagnatoises qui va faire la promotion du rugby féminin.

On devra attendre le Midol du lundi et le reste de la semaine pour que les autres médias recopient ce qu’ils n’ont pas vu, quand cela n’intéressera déjà plus personne. En tout cas, plus moi.

 

Les Play-down (1er tour)

Paris – Tarbes                        56 – 5
Bordeaux – Rouen
                 17 – 20

Lons – Caen                            (match non joué car inutile*)
Lille – Villelonguet                 (match non joué car inutile*)

(*) Lille, Lons et Caen sont qualifiées du fait du forfait de Villelonguet, ne pouvant assurer les 2 tours.

Tarbes et Bordeaux disputeront un 2ème tour dont le perdant accompagnera Villelonguet en division inférieure.

 

Les barrages de PRO D2

Bayonne                      v          Nevers              (le vainqueur se rendra à Oyonnax)

Mont-de-Marsan         v          Vannes            (le vainqueur se rendra à Brive)

Une première pour Nevers et Vannes

Lors de la dernière journée, seul un petit suspense subsistait pour savoir qui d’Aurillac ou Bourg-en-Bresse allait accompagner Massy en Fédérale 1. Ce sera finalement le club burgien qui aura fait les frais de ce championnat relevé, malgré sa victoire contre Béziers.

Concernant les phases finales, il restait juste à savoir qui allait recevoir entre Vannes et Mont-de-Marsan, alors que les Bretons recevaient justement les Landais dans cette journée ultime. Ce sera à nouveau Vannes qui aura ce privilège pour espérer se rendre à Brive pour les demies, pour un énorme challenge.

Dans l’autre barrage, c’est un autre petit club qui monte qui inaugurera sa première phase finale pour accéder à l’élite en se rendant à Bayonne avec beaucoup de culot et de panache pour espérer l’emporter et récidiver à Oyonnax en demie. Deux sacrées paires de manches pour les Nivernais.

Voir tous les résultats de la dernière journée sur le site officiel >>

Pour info, les phases finales se déroulent comme celles du TOP 14, le vainqueur de la finale étant désormais sacré champion de PRO D2, quand le finaliste disputera un barrage à domicle contre le 13ème du TOP 14.

Autant dire qu’on peut s’attendre à un derby chaud-bouillant à Charles-Mathon, entre Oyonnax et Grenoble.

 

La semaine prochaine…

Les finales européennes investissent Newcastle !

Deux belles affiches en perspective : Un choc offensif franco-français et le top du rugby mondial en club, comme un avant-goût de la coupe du monde au Japon.

 

 Au programme de la petite finale de la Challenge cup, vendredi 10 mai à 20h45 :

  • Clermont – La Rochelle

Puis, la grande finale de Champions Cup, samedi 11 mai à 18h :

  • Leinster – Saracens

 

Tandis que les filles, en France, joueront les demies, chez les deux favorites.

Au programme des demi-finales du TOP 16 féminin, samedi 11 mai :

  • Montpellier – Bayonne (14h15)
  • Toulouse – Blagnac (12h15)

Tarbes et Bordeaux se disputeront la dernière place pour rester dans l’élite, dimanche 12 mai à 15h.

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28 avril 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°352

Paris impossible !

TOP 14... 23è journée                            Stade Français – Clermont    25 – 41

Penaud à l'abordage !

Touché coulé !

Dimanche, en clôture de la 23ème journée, les Parisiens ont sabordé leur chance de qualification en coulant à pic au large d’une victoire historique des Jaunards à Jean-Bouin sous leurs déboulés canon.

Pourtant tout avait bien démarré pour les Stadistes qui, durant vingt bonnes minutes, ont tenu à distance les assaillants, sous les coups payants de Plisson, causant la perte d’un premier clermontois fautif (carton jaune pour Tuicuvu) et amenant le premier essai de Bonfils après de multiples charges.

13-0, on ne donnait pas cher de la flotte des visiteurs reculant à chaque assaut.

Et puis les locaux se sont un peu vite emballés, commettant des fautes qui leur seront fatales. Deux cartons jaunes (Arias et Fickou), coup sur coup, et un essai de pénalité.

Si les Clermontois étaient maladroits jusque là, à l’image d’un surnombre mangé par Nanai-Williams se la jouant seul vainement, ils ont vite rectifié le tir et bonifié les exceptionnelles relances d’un Penaud omniprésent, Naqalevu parachevant l’assaut final.

Seul à la barre, Plisson tenait par sa botte le cap vers la terre promise d’une victoire encore possible, passant devant à la pause et creusant l’écart au retour des vestiaires (22-17).

Seulement l’ouvreur local se blessait et devait céder sa place à Sanchez alors que les trois-quarts clermontois, sous l’impulsion de Penaud, encore lui, venaient d’investir le camp parisien pour le doublé de Naqalevu, après un petit par-dessus de Nanai-William, enfin inspiré.

Dès lors, dominés en mêlée et dépassés dans le jeu courant, les Stadistes offraient autant d’occasions aux Auvergnats de revenir à la charge et de couler leur défense par deux nouveaux essais signés des avants Ulugia et Falgoux, chaque fois transformés impeccablement par Laidlaw.

Pourtant, Morné Steyn avait maintenu l’espoir, à six longueurs d’un renversement toujours possible, mais l’indiscipline et la maladresse parisiennes durent s’incliner devant l’efficacité clermontoise.

Décidément, le jeu de Paris est impossible à cerner, tantôt flamboyant, tantôt décousu, toujours imprévisible, pour le meilleur, comme pour le pire.

Tout comme la qualification semble désormais très compromise, voire impossible.

 

Les autres matches en bref...

Toulon (10) – Bordeaux (8)                    45 – 17

Pour le plaisir

Bordeaux se trouve également dans une position très compliquée après avoir fait les frais du réveil sans pression des Toulonnais, plus tôt dans l’après-midi, ce dimanche.

Un match à sens unique, sept essais à deux, malgré une entame idéale des visiteurs, inscrivant le premier d’entre eux, et un Belleau qui les a laissé en vie en laissant pas mal de points en route en première période. Seulement la machine varoise a roulé sur la défense girondine en seconde, sans partage.

Si le RCT ne joue que pour le plaisir, l’UBB, elle, va devoir remporter ces trois derniers matches si elle veut espérer voir un jour un barrage.

Montpellier  (7) – Grenoble  (13)           47 – 12

Des raisons d’y croire

Idem pour le MHR qui poursuit sa remontada avec en tête que chaque match désormais est un barrage et que la moindre défaite le condamnera.

C’est pourtant en tremblant que les locaux ont entamé cette rencontre face à des Grenoblois très préoccupés par leur maintien et qui ont pris le jeu à leur compte dans la première demi-heure sous le pied adroit de Latorre.

Il aura fallu que Picamoles montre l’exemple pour que six autres essais suivent et que les hommes de Cotter déroulent enfin le match à la mesure de leur force incontestable, pour une seconde période où les visiteurs ne marqueront pas le moindre point.

Maintenant il leur faudra aller à Castres, recevoir Paris et défier Clermont au Michelin, de belles affiches de phase finale avant l’heure.

Agen (12) – Lyon (3)                      25 – 15

Solides Agenais

Les Agenais ne doivent jamais être pris à la légère et il semblerait que les Lyonnais n’aient pas mis l’intensité et l’engagement nécessaires pour contrer le courage et l’application de leur hôte.

Deux essais des visiteurs dans les dix dernières minutes quand les Lot-et-Garonnais en avaient déjà inscrit trois bien avant… C’est ce qu’on appelle se réveiller un peu tard.

Tant mieux pour Agen qui fait un grand pas vers le maintien, même si son déplacement à Grenoble pourrait le remettre très vite en cause.

Pau (11) – Racing 92 (5)                      29 – 27

Une mi-temps chacun

Le Racing est passé à côté de sa première période laissant les Palois inscrire deux essais pour mener 23-6 à la pause. Et vice versa, le Racing l’emporte 21-6 dans le second match au retour des vestiaires. Insuffisant pour empocher la victoire.

Une bonne réaction de la Section reprise en main par Godignon depuis l’éviction de son ancien manager, Mannix. Le point de bonus défensif laisse les Franciliens dans la course pour espérer figurer dans le premier carré et recevoir son barrage.

Castres (4) – Toulouse (1)                      20 – 21

L’arroseur arrosé

Toulouse est venu à Castres avec une seule ambition : mettre fin à ces derbys perdus depuis trois ans.

Peu lui importait la manière ou plutôt, si. Rendre la monnaie de la pièce au jeu castrais en le pastichant dans tous les secteurs.

D’abord être pénible, chambreur, bagarreur, et pousser son adversaire à la faute pour inscrire les points par le pied Urdapilletain de Ramos, sans faillir et sans inscrire le moindre essai.

Alors que les locaux s’appliquaient à fournir du jeu et trois essais face au modèle toulousain, leurs buteurs (Urdapilleta et Kockott) faillaient, laissant ces visiteurs provocateurs, contre le cours du jeu, l’emporter sur le fil.

Ironie du score, les Castrais empochaient le double bonus (défensif et offensif), une première à ma connaissance dans le TOP 14. Tandis que les Toulousains sont désormais certains de disputer directement une demi-finale.

Perpignan (14) – La Rochelle (6)                      29 – 49

Adieu Perpignan !

C’est officiel, l’USAP sera en PRO D2 la saison prochaine.

Ne vous fiez pas à l’ampleur du score, les Rochelais ont dû s’employer pour décrocher le point de bonus offensif en fin de rencontre, dans un match très offensif.

Une première période à l’avantage des visiteurs (8-22), inscrivant trois essais contre un seul juste avant la pause pour les locaux. Une seconde mi-temps incroyable où les Perpignanais n’ont cessé d’annuler le bonus offensif de leur bourreau qui finira par en inscrire deux dans la dernière minute pour l’arracher enfin.

Les Maritimes ont désormais leur destin en main pour jouer les barrages, tout en gérant leur préparation de la finale de Challenge Cup dans quinze jours.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

La semaine prochaine…

Les filles jouent les quarts…

Tandis que les mecs courront après leurs qualifications ou leur maintien dans l’élite, selon.

 

Au programme de ces quarts de finale du TOP 16 féminin, samedi 4 mai à 16h30 :

  • Montpellier – Grenoble
  • Bayonne – ASM Romagnat
  • Toulouse – Rennes
  • Blagnac – Bobigny

Des play-off auront lieu également entre les 8 équipes de bas de tableau pour déterminer qui descendra en division inférieure.

Tous les matches >>

 

 Au programme de la 24ème journée de TOP 14, samedi 4 mai :

  • Toulouse – Pau, à 14h45 : en toute décontraction
  • Castres – Montpellier, à 18h : les barrages c’est maintenant !
  • Grenoble – Agen, à 18h : la dernière chance
  • Clermont – Perpignan, à 18h : valider la demie
  • La Rochelle – Toulon, à 20h45 : le piège parfait avant une finale

Puis dimanche 5 mai :

  • Lyon – Bordeaux, à 12h30 : l’UBB peut-il croire au miracle ?
  • Racing 92 – Stade Français, à 16h50 : le derby de l’impossible pour Paris

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

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21 avril 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°351

Notre drame de Dublin

CHAMPIONS CUP... Demi-finales            Leinster – Toulouse    30 – 12

La cathédrale de Dublin en feu !

À petit feu…

En ce dimanche pascal, les Toulousains s’attendaient à entendre sonner les cloches au dessus de leur tête dans l’enceinte sacrée dédiée au culte du rugby celte où étaient rassemblées des dizaines de milliers de fidèles.

Ils n’ont pas été déçus.

Pendant 80 minutes, ils ont subi la messe du Leinster en passant les trois-quarts du temps à chercher leur jeu dans le jardin de l’Aviva Stadium, récoltant quelques ballons ovales ci et là, sans jamais parvenir à les porter dans l’en-but.

Quelle frustration pour ces gourmands de jeu !

Pourtant, dès les premières minutes, les Rouge et Noir sont entrés dans le match tambour battant, à l’image de la flèche Kolbe s’embrasant dans les 22 locaux avant de s’effondrer, au fil des charges celtes, avec le reste de l’équipe.

Malgré l’ouverture du score par Ramos, sur la première pénalité du match, le feu s’est installé petit à petit dans le camp toulousain, après l’égalisation de Sexton.

D’abord James Lowe déployait son aile pour aplatir un premier essai collectif de toute beauté, puis Luke McGrath concrétisait le second sur un ballon porté d’école.

Totalement enfumés en première période, nos Français grattaient trois nouveaux points histoire de ne pas être trop décrochés et ne pas se faire incendier en plus dans les vestiaires.

Seulement au retour sur l'autel de la partie, tandis que les trois-quarts toulousains récitaient l’évangile d’une conquête impeccable et d’une relance prometteuse de Dupont (pris haut et offrant trois points de plus à Ramos), le travail de destruction à petit feu de la charpente défensive du Stade Toulousain poursuivait son œuvre.

Fardy concluait logiquement le troisième essai comme un coup fatal annihilant tout espoir de revenir dans le match, d’autant que Sexton, ressuscité du dernier tournoi des VI Nations, passait tous ses coups de pied dans un silence de cathédrale.

Le sort du match était scellé, même si on peut saluer les excellentes entrées de Médard et N’Tamack, en pompiers de service, qui ont sauvé les apparences, faisant enfin monter leur jeu dans les tours, le laissant debout sur quelques belles occasions… aussi rares que vaines.

Seulement la fin de rencontre nous offrait à tous les images terribles de ces Rouge et Noir, floqués d'une petite cathédrale sur le torse, telle une prémonition, croulant à leur tour sous les élans d’un tenant du titre flambant sur le toit du monde.

Tout reste désormais à reconstruire… en phase finale de TOP 14.

 

Saracens – Munster             32 – 16     

Du tout cuit pour ces Rosbifs !

Samedi après-midi, les Sarries ont mené l’autre demie à la baguette, sous la botte d’un Farrell intraitable et la main quasi constante sur le match dès lors subi pendant une heure par les Munstermen.

Pourtant la défense irlandaise a tenu bon et pouvait y croire à la pause, avec seulement trois longueurs de retard (12-9), le duo Bleyendaal-Murray ayant répondu au tirailleur anglais.

Mais dès la reprise, les Sarries ont mis le paquet et les formes pour percer enfin le mur celte. Rhodes récompensait les siens avec un premier essai d’envergure, plein de détermination, qui a permis ensuite à Farrell de gérer l’écart au score (25-9).

Même quand Goode s’est raté et a laissé Sweetham inscrire l’essai irlandais, Vunipola a aussitôt remis de l’ordre dans la domination anglaise en concluant en force un nouveau mouvement offensif des trois-quarts des Saracens, très tranchants.

À Newcastle le 11 mai, face à d’autres Irlandais, tenants du titre, cela ne semblera pas du tout cuit pour ces Rosbifs-là, même à la maison.

Et tant mieux, pour le spectacle !

 

Les demies de la Challenge Cup

La Rochelle  – Sale               24 – 20     

Quand ça nous met la Gaule…

Comme on pouvait s’y attendre, les deux clubs français, impressionnants en phase de poule, ont atteint la finale de la petite coupe d’Europe, en éliminant deux poisons anglais qui n’ont jamais lâché jusqu’à la 80ème minute.

D’abord, à Marcel-Deflandre, meilleur public de Gaule (devant celui de l’autre village d’irréductibles du jeu offensif et spectaculaire qu’il retrouvera en finale), les Maritimes sont venus à bout de leur demie contre le XV de Sale et aussi un peu contre monsieur Nigel Owens qui avait envie de jouer avec les nerfs rochelais, tout ça pour faire plaisir à l’organisation de l’EPCR.

Car oui, une finale en Angleterre sans club anglais pour remplir le stade, ça ferait tache.

D’entrée, l’arbitre facétieux gallois offrait aux Anglais un essai de pénalité pour une mêlée écroulée, accompagné d’un premier carton jaune contre Vito (quand en TOP 14 il faut attendre plusieurs fautes similaires avant d’en arriver là)… ça calme un peu.

Mais quelques instants plus tard, monsieur Owens se voyait obligé de rendre la monnaie de sa pièce de théâtre en faveur des Maritimes, suite à un plaquage haut sur Rattez alors que l’ailier maison allait aplatir dans l’en-but.

Vous avez le synopsis de ce qui se jouait samedi sur les planches de Marcel-Deflandre.

Un vaudeville classique de coupe d’Europe.

Le spectacle pouvait commencer avec un premier essai splendide de l’incontournable Murimurivalu auquel Ashton était obligé de répondre trompant ce même Murimurivalu pour planter sa banderille dans son dos.

17 partout à la pause. Les Rochelais remettaient alors une couche de leur jeu au large et Aldritt redonnait l’avantage aux siens pour tenir leur première finale jusqu’au bout.

Non sans le suspense mené par l’acteur principal du match, monsieur Owens, porté par ses adjoints à la vidéo, qui offrait une pénalité à Macginty pour recoller au score et une fin de match irrespirable à coup de carton jaune et de ballons rendus aux visiteurs.

Mais rien n’y a fait, la mêlée locale défonçait son vis-à-vis pour mettre un terme à cette comédie galloise et offrir au public rochelais sa première finale européenne.

Clermont – Harlequins         32 – 27     

Ouvrez grand le Parra 'plus' !

Du coup, au Stade Marcel-Michelin, deuxième meilleur public de Gaule (ah ! vous savez ?)… les Clermontois, en plus de faire du jeu, devaient se méfier du corps arbitral irlandais, commandé par monsieur Lacey, qui n’avait plus qu’une dernière chance de voir des Anglais jouer à Newcastle.

Mais était-ce bien nécessaire ? Quand on a vu la sérénité de la charnière locale s’appliquer à passer des drops (par Lopez) quand monsieur Lacey ne se décidait pas à sanctionner les fautes de l’adversaire dans son camp, ou les pénalités quand elles étaient trop évidentes (par Parra).

Quand on a vu l’intelligence de Fritz Lee pour inscrire le premier essai ou encore la classe de Damian Penaud dans un numéro de footballeur (grand pont puis intérieur du pied) pour le second.

Ce n’est pas l’essai de Brown juste avant la pause qui aurait dû les inquiéter, tant le score et la place en finale semblaient acquis, mais bien les Jaunards eux-mêmes et aussi un peu quand même… monsieur Lacey.

Car vous pourriez vous lasser de me lire vous le redire, l’arbitrage anglo-saxon est à l’opposé de celui pratiqué dans notre TOP 14.

Les hors-jeu anglais sont dans votre tête vous dirait un docteur es rugby international, en coupe d’Europe, du monde ou au Tournoi des VI Nations. Cela suffit !

Et pourtant, malgré cette indulgence récurrente, les Anglais ont été pénalisé une dizaine de fois, c’est vous dire s’ils abusent des largesses du règlement.

Une fois cela dit, on peut largement s’attarder sur la récurrence du relâchement des Clermontois, dès lors qu’ils croient la victoire acquise. On l’a trop vu ces dernies mois, contre Northampton, deux fois, le Racing ou Toulouse dernièrement.

Trois essais dans les vingt dernières minutes et tout le stade Marcel Michelin retenait son souffle pour expirer ensuite sa peur sur son souffre-douleur, Monsieur Lacey ne pouvant non plus tout justifier.

Heureusement Parra avait fait le nécessaire, 100% au pied, offrant l’écart nécessaire pour éviter l’impensable.

C’est fait ! Nos deux clubs français sont en finale et c’est bien là le principal, Newcastle nous voilà !

La petite coupe sera gauloise, et ça, personne ne nous l’enlèvera.

Et petite cerise sur le gâteau pour les Rochelais, quel que soit le résultat de la finale, ils sont assurés de participer à la grande coupe d’Europe la saison prochaine, même s’ils ne finissent pas dans le TOP 6 du TOP 14.... (Car Clermont est déjà assuré, lui, de terminer dans les six)

 

Le TOP 16 des Féminines... 14ème journée.

Poule 1
Lons  (6) – Rennes (4)                            7 – 17
Rouen
 (7) – Montpellier (1)                  3 – 110   (à quoi ça rime* ?)
Blagnac
 (2) – Paris (5)                          48 – 17
ASM Romagnat
 (3) – Villelonguet (8) 25 - 0 (forfait de Villelonguet, à quoi ça rime* ?)

Poule 2
Lille  (5) – Bordeaux (6)                        22 – 5
Grenoble
 (4) – Bayonne (2)                 15 – 26
Tarbes
 (8) – Toulouse (1)                    0 – 67   (à quoi ça rime* ?)
Bobigny
 (3) – Caen (7)                         64 – 3   (à quoi ça rime* ?)

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Paris a fait les frais de cette dernière journée, en déplacement périlleux à Blagnac, au profit de Rennes qui a géré sa victoire à Lons.

Voici donc les quarts de finale du 5 mai prochain, comme prévu déjà la semaine dernière :

  • Montpellier – Grenoble
  • Bayonne – ASM Romagnat
  • Toulouse – Rennes
  • Blagnac – Bobigny

Des play-off auront lieu également entre les 8 équipes de bas de tableau pour déterminer qui descendra en division inférieure.

(*) Mais la vraie question est : pourquoi persister avec les 2 derniers de chaque poule, pas du tout au niveau, et opter pour un TOP 12 en une seule poule ?

Tous les résultats et classements >>

 

La semaine prochaine…

Le TOP 14 règle ses comptes

À quatre journées de la fin, le suspense règne à tous les étages, je vous disais déjà... chaque nouvelle défaite condamnant presque les prétendants au TOP 6 ou à la précieuse 12ème place. Seuls, Toulon et Perpignan savent à quoi s'en tenir.

Alors, ne manquez pas cette 23ème journée !

Au programme, samedi 27 avril :

  • Pau – Racing 92, à 14h45 : le feu au lac du Hameau
  • Castres – Toulouse, à 16h45 : en attendant, c’est qui le champion ?
  • Agen – Lyon, à 18h45 : maintien à assurer
  • Montpellier – Grenoble, à 18h45 : carton plein ou rien
  • Perpignan – La Rochelle, à 20h45 : le retour des Maritimes

Puis dimanche 28 avril :

  • Toulon – Bordeaux, à 12h30 : l’exploit des Bordelais ?
  • Stade Français – Clermont, à 16h50 : Paris en danger

 

Du côté du TOP 16 féminin,

Retrouvez ici le programme des phase finales du 5 mai : >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

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14 avril 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°350

Suspense à tous les étages

TOP 14... 22è journée                            Bordeaux – Castres    12 – 16

Paillaugue c'est du bon Pieenar !

Le film du week-end

Cette 22ème journée de TOP 14 a été complètement folle.

Avec des retournements de situations incroyables et des résultats monstrueux, à plus de six essais, jusqu’à treize à La Rochelle. Hou !

Un  suspense insoutenable qui a souri à leurs hôtes, sauf pour Bordeaux, décidément en mal de phase terminale de la phase régulière.

Tout a commencé à Chaban-Delmas, justement, ce samedi après-midi, où les Castrais ont joué les « pénibles » comme à leur habitude, une stratégie bien rodée à l’extérieur qui presse, agace, agresse, use l’adversaire, l’empêchant de respirer et de mettre en place son jeu.

Et ça marche encore !

Pour la 7ème fois le CO l’a emporté hors de ses terres, inscrivant deux essais sans en encaisser un seul avec une charnière Kockott-Urdapiletta parfaite à la baguette. Serin et Broke James n’ont pas existé, ni même Jalibert quand il est entré.

Castres a mis un pied en barrages, comme Lyon qui, trois heures plus tard, a explosé des pauvres Catalans au rugby courageux mais à poil.

Lyon – Perpignan                47 – 9       

Il n’y a pas eu photo tant le Lou était supérieur dans tous les secteurs du jeu, prenant de vitesse la lanterne rouge après une demi-heure brouillonne pour l’éteindre complètement en seconde période.

Six essais à rien, tout est dit. La note aurait pu être plus salée avec un peu plus de maîtrise, comme à Marcel-Deflandre, dans le même temps.

La Rochelle – Pau                71 – 21     

Les Rochelais sont entrés dans la défense paloise comme dans du beurre, tartinant les essais, en veux-tu en voilà, face à un adversaire en déconfiture totale, apathique mais qui trouvera néanmoins trois fois l’en-but local quand les Maritimes auront déjà pris le large.

Dix essais à trois et un record de points pour La Rochelle qui revient enfin à hauteur des Bordelais, à cette sixième place tant convoitée.

Stade Français – Agen         25 – 22     

Les parisiens n’avaient pas le droit à l’erreur pour rester dans la course aux barrages. Et ils ont tout fait pour, malgré l’acharnement de monsieur Cardona à vouloir appliquer strictement une règle, même si elle avait largement de quoi être sujet à interprétation.

Oui mais... un bras ou un coude sur le visage, c’est carton rouge, selon le réglement, qu'il nous dit, même si l’action ne semble pas dangereuse. Point.

Et mieux vaut deux fois qu’une !

Alors que le lendemain, à Toulouse, monsieur Poite argumentait exactement le contraire sur une action bien plus dangereuse qui privera Clermont de son talonneur un bon moment.

Voilà donc Paris à treize, dans un match compliqué, malgré son avance à deux essais contre un. Et pourtant, malgré cet avantage, les Agenais ont perdu tous leurs moyens, laissant Paris creuser l’écart avant de se ressaisir enfin et de décrocher le bonus défensif in-extrémis.

Drôle de match, avec trois essais de chaque côté, qui aura coûté cher aux Stadistes, perdant coup sur coup leurs deux arrières Hamdaoui et Ensor après un télescopage impressionnant.

À un point de cette fameuse sixième place, Paris peut encore y croire, quand Pau n’en finit pas de sombrer, s’invitant à la course aux barrages pour ne pas descendre.

Grenoble – Toulon         19 – 18     

Les Grenoblois peuvent s’estimer heureux à la fin de la rencontre avec ce point supplémentaire synonyme de victoire et d’espoir pour éviter cette indésirable 13ème place.

Car les Toulonnais ont sabordé ce match à leur portée, sur un coup de poing aussi stupide que malheureux de Lakafia, privant les siens d’un essai (refusé à cause de son geste) et d’une équité numérique qui aurait compliqué la tâche des locaux, pas très inspirés et ne tenant que par la botte de Germain.

Deux essais pour les Varois (Savea, dont c’était le retour après sa punition, et Ikpefan) contre un pour les locaux (Visinia).

Grenoble se rapproche d’Agen, à deux longueurs, et peut encore y croire.

Racing 92 – Montpellier               26 – 25     

Montpellier n’est pas passé loin d’un exploit à l’Arena de Paris La Défense et il n'y aurait rien eu à redire, comme le résume très bien Vern Cotter.

« Il n'y a rien à dire sur l'engagement physique, sur l'envie, même si sur les 10 premières minutes on les regarde un peu trop jouer. On a le match en main avant la mi-temps, et puis avec deux erreurs, ils passent devant. On répète la même chose en fin de deuxième mi-temps. Ce sont deux cartons jaunes qui nous coûtent très cher. »

Deux cartons jaunes qui permettent les deux seuls essais franciliens. Merci monsieur Ruiz ! Toujours là pour sauver ces chouchous….

Oh lala, le Clermontois est démasqué derrière sa plume, mince !

Certes, les fautes y sont, c’est comme si je n’avais rien écrit. Le Racing s’en sort bien et cela compensera sa malchance de la semaine passée au Michelin.

Mais tout de même, quelle maîtrise des Héraultais qui sont vraiment très bien dans cette dernière ligne droite de la phase régulière. Seulement, cela risque d’être très juste pour décrocher un barrage… mais pas impossible, avec ces talents-là (notamment Ngandebe et Paillaugue, auteur de deux essais sur les trois).

Le Racing, lui, a fait un bon pas vers sa qualifaction.

Toulouse – Clermont              47 – 44     

Et pour terminer cette folle journée de championnat, quoi de mieux qu’un affrontement entre ce qui se fait de mieux en terme de rugby offensif français.

Et les spectateurs, en tribunes ou devant leurs télés, n’ont pas été déçus.

Quel spectacle ! Quel scénario !

Et dire que Clermont était venu au Stadium de Toulouse avec une équipe bis, mais bien encadrée.

Le retour de Penaud à lui seul valait le déplacement, comme la titualrisation de Kolbe côté toulousain. Quels essais somptueux. Cinq de chaque côté, et un nouveau triplé de l'ailier clermontois.

Et malgré 11 points d’avance et une supériorité numérique, les Jaunards ont vu les Toulousains revenir et l’emporter dans un finish explosif… 

Vivement la finale au Stade de France avec ces deux-là !

À se demander pourquoi on fait des barrages. En attendant, direction Dublin pour l’un, et le Michelin pour l’autre, afin d'accéder chacun à sa finale de Coupe d’Europe.

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

La semaine prochaine…

L’Europe nous livre ses demies !

On salive déjà devant les affiches…

Au programme de la Champions Cup  :

  • Saracens – Munster samedi 20 avril à 16h (beIN Sports)
  • Leinster – Toulouse, dimanche 21 avril à 16h15 (France 2)

Au programme de la Challenge Cup samedi 20 avril:

  • La Rochelle – Sale à 18h30 (beIN Sports)
  • Clermont  – Harlequins à 21h (France 4)

 

Du côté du TOP 16 féminin,

Retrouvez ici le programme de la dernière journée : >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

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07 avril 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°349

En rouge et All Black

TOP 14... 21è journée                     Toulon – Toulouse    25 – 10

Fekitoa illumine le Vélodrome

Show devant !

Terminer sa saison sur une victoire de prestige au Vélodrome, le RCT de Mourad ne pouvait rêver mieux. Tel un show programmé avec un scénario bien ficelé.

Cela faisait 14 matches que Toulouse n’avait pas connu la défaite en TOP 14 !

Depuis septembre et cette défaite chez le champion de France. Et si on y ajoute les sept rencontres de coupe d’Europe, les Toulousains n’ont perdu qu’une seule fois face, là aussi, au tenant du titre irlandais qu’ils vont retrouver à Dublin pour une revanche explosive.

Bref, autant vous dire que Mourad, les Toulonnais et le public de la côte d’Azur ne sont pas peu fiers (désolé pour le pléonasme, mais là je suis obligé) de faire partie du cercle très fermé des deux seules équipes qui ont fait plier les invincibles Rouge et Noir de Haute-Garonne.

Et comment !

Les Rouge et Noir de la rade ont ENFIN! retrouvé leurs couleurs, celles chatoyantes des victoires passées, comme si Wilkinson avait pris possession de Carbonel et Giteau de Fekitoa.

Les deux prodiges de la ligne d’attaque locale ont enflammé le Vélodrome qu’une pluie battante d’intentions adverses a bien tenté d’éteindre. En vain.

Pourtant, les Toulousains avaient mis du rythme d’entrée en jouant tous les ballons. Mais c’est Pietersen qui concrétisait une des premières actions toulonnaises pour faire le break après une pénalité de chaque côté.

Sous la pluie, Toulouse balbutiait son jeu, laissant Toulon profiter des trop nombreux ballons rendus et creuser l’écart avec un essai extraordinaire de Fekitoa. Une relance de 80 mètres avec l’ailier All Black au départ et à l’arrivée, en passant par les relais explosifs des frangins fidjiens Tuisova-Nakosi et celui plus improbable du soigneur varois s’infiltrant dans la défense toulousaine contre son gré avant d’être fauché.

15-3, à la pause. Les Toulousains sont revenus sur la pelouse (qui a autant pris l’eau qu’eux) avec les mêmes maladresses et le ciel qui continuait de leur tomber sur la tête comme les ballons des mains. Rien ne tournait ovale pour le leader, même en supériorité numérique quasi toute la seconde période, après un carton jaune contre Tuisova et un rouge contre Fresia (auteur d’un coup de poing grotesque sur Tauzin).

À croire, décidément, que jouer à 14 est un avantage !

Car en effet, les Rouge et Noir de la rade se sont sentis pousser des ailes, comme ceux de la Garonne la semaine dernière, et ont enfoncé le clou de leur domination par un nouvel essai de leur précieux All Black (pour son doublé), suivi d’une pénalité de Trinh Duc (25-3).

L’emporter avec le bonus offensif aurait été peut-être un peu trop pour l’émotif Mourad, alors les visiteurs lui ont épargné l’infarctus bête au coup de sifflet final en coupant le sifflet à la défense toulonnaise à dix minutes du terme. Essai du demi de mêlée Pagès (tout juste entré à la place de Bezy), après un pilonnage intensif de ses avants.

Mais la victoire n’en sera pas moins belle et mémorable… Qu’on se le dise, Toulon n’est pas mort. Et même si la saison est terminée pour lui, il n’a pas fini de jouer les épouvantails.

C’est tellement plus facile de jouer sans enjeu, ni pression.

 

Les autres matches en bref...

Clermont (2) – Racing 92 (4)             31 – 31

Du charabia et du Charabas

Dimanche, en clôture de cette 20ème journée, le jeu auvergnat nous a de nouveau offert son patois incompréhensible.

Dominer aussi largement son adversaire pour désarticuler ensuite ses intentions et se laisser dicter sa conduite par lui, en ravalant essai sur essai avant de retrouver son esprit et la victoire, c’est du Clermont tout craché cette saison.

Sauf que cette fois, monsieur Charabas n’avait pas l’intention de faciliter l’expression du jeu des Jaunards en seconde période, pourtant dominateurs en mêlée. L’arbitre en décidera autrement, d’autorité. Rien de méchant, mais suffisant pour redonner confiance à ces Racingmen qui en avaient bien besoin après leur élimination en coupe d’Europe et qui ont failli sur une ultime pénalité remporter ce match.

Boudiou, c'éti pa un immonde ça !

Pau (11) – Lyon (3)                            24 – 27

Avantage Lou

Dimanche midi, les deux formations ont eu une mi-temps chacun. C'est tout ce que j'ai compris.

Lyon, d’abord avec 3 essais contre 1 pour mener 24-10, puis Pau avec deux nouveaux essais en seconde période pour recoller au score.

Insuffisant. Car les visiteurs avaient à leur compte une pénalité de plus qui suffira au bonheur de conserver leur place sur le podium.

Castres (5) – La Rochelle (8)              25 – 11

Le CO c’est du solide

Samedi soir, les Rochelais auront bien essayé de faire parler la poudre de leur ligne d’attaque, mais les Castrais ne les auront laissés passer qu’une seule fois par Andreu en première période, avant de leur répondre aussitôt par Combezou.

Le jeu tarnais de seconde période illustrera la marque de fabrique d’Urios. L’usure, le dégoût et le pragmatisme de fin de match pour récolter assez de pénalités et un essai décisif qui laisseront l’adversaire loin derrière.

Le champion de France n’a pas fini de nous emmerder.

Bordeaux (6) – Perpignan (14)           31 – 22

Un point envolé

Les Bordelais n’ont pas su être patients et appliqués pour mettre en place leur jeu et une victoire bonifiée qui leur tendait les bras.

Trop brouillons, ils ont perdu le fil du match en seconde période, après deux cartons jaunes qui les ont laissés à treize et mis en difficultés, au lieu de finir le travail qu’ils avaient bien commencé.

Au final, trois essais partout et un point de bonus envolé.

Grenoble (13) – Stade Français (7)      21 – 17

Germain tient bon

Les Grenoblois ont fait preuve d’humilité face à plus forts qu’eux, serrant les fesses et le tee pour passer chaque pénalité que leur offraient des Parisiens toujours aussi indisciplinés et mal inspirés.

Germain aura tenu bon sous ses bottes de sept lieux… pour chasser l’ogre d’une nouvelle défaite qui les aurait éloignés encore un peu plus d’Agen. 

Montpellier (9) – Agen (12)                33 – 17

Doucement mais sûrement

Les Montpelliérains enchaînent une quatrième victoire consécutive, qui plus est bonifiée, dans cette remontada qu’ils ont entamée depuis le mois de mars.

Même si les Agenais n’ont rien lâché, ils n’ont rien pu faire face à cette armada enfin en route pour son objectif premier. Atteindre les phases finales.

Mais le MHR a encore du chemin à faire et des exploits à réaliser.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

Le TOP 16 des Féminines... 13ème journée.

Poule 1
Villelonguet  (8) – Rouen (7)              15 – 7
Rennes
(4) – ASM Romagnat  (3)      22 – 25
Paris
(4) – Lons (6)                             21 – 7
Montpellier 
(1) – Blagnac (2)            48 – 7

Poule 2
Caen (7) – Tarbes (8)                         29 – 16
Toulouse
(1) – Lille (6)                      39 – 5
Bayonne
(2) – Bobigny (3)                44 – 10
Bordeaux
(5) – Grenoble (4)             5 – 10

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

À une journée de la fin de la phase régulière, on connaît quasiment tous les qualifiés pour les quarts de finale.

  • Montpellier – Grenoble
  • Bayonne – ASM Romagnat
  • Toulouse – Rennes ou Paris
  • Blagnac – Bobigny

Dans la dernière journée, seule la poule 1 entretiendra un peu de suspense, la poule 2 ayant déjà mis les choses en ordre.

L’ASM Romagnat ne devrait pas avoir de mal à valider son ticket face à la lanterne rouge Villelonguet qui a obtenu ENFIN sa première victoire à domicile.

Tandis que Paris devra réaliser un exploit à Blagnac (déjà qualifié) sans que Rennes ne s’impose à Lons. Autant dire, deux miracles.

À noter que pour connaître qui descendra en division inférieure, des matches auront lieu en parallèle entre les quatre dernières de chaque poule. Les perdantes joueront à nouveau entre elles pour désigner les deux lauréates.

Tous les résultats et classements >>

 

La semaine prochaine…

5, 4, 3, 2, 1 partez !

À J-5, le TOP 14 attaque sa dernière ligne droite pour déterminer qui va partir… du TOP 14 ou vers les phases finales.

Si pour Perpignan, l’issue semble déjà jouée (à moins d’un miracle), pour Grenoble et Agen, il s’agira d’éviter le match de barrage piège chez le finaliste de PRO D2. Et là, tout reste possible, d’autant que le premier reçoit le deuxième avec un calendrier plutôt favorable.

En haut du classement, il ne fait aucun doute pour moi que Toulouse et Clermont seront demi-finalistes. Par contre, derrière, il reste quatre places à prendre pour sept prétendants qui vont se livrer un combat sans merci et priver trois d’entre eux de Champions Cup la saison prochaine, comme c’est déjà la cas pour Toulon, désormais en vacances.

Alors, est-ce que Montpellier, dans sa remontée fantastique, La Rochelle et Paris vont réussir à destituer de l’actuel TOP 6 Lyon, Castres, le Racing 92 et Bordeaux, aux calendriers compliqués pour certains ?

A vos pronostics, en commentaires !

  • Qui sera 13ème ? Grenoble ou Agen ?
  • Qui seront les 6 (dans l’ordre) pour les phases finales ?

 

Dès le week-end prochain, avant les demi-finales européennes, certaines affiches ont déjà des airs de phases finales.

Au programme, samedi 13 avril :

  • Bordeaux – Castres, à 14h45 : répétition d’un barrage
  • Lyon – Perpignan, à 18h : s’accrocher au podium
  • Stade Français – Agen, à 18h : recoller au TOP 6
  • La Rochelle – Pau, à 18h : oublier l’Europe !
  • Grenoble – Toulon, à 20h45 : condamner Perpignan

Puis dimanche 14 avril :

  • Racing 92 – Montpellier, à 12h30 : l’heure de vérité pour les Cistes
  • Toulouse – Clermont, à 16h50 : prêts pour les demies… d’Europe ?

 

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01 avril 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°348

Blanc sur rouge, rien ne bouge... 

CHAMPIONS CUP... QUARTS                     Racing 92   Toulouse    21 – 22

Dupont, un régal !

Blanc sur blanc, tout fout le camp !

Qu'est-ce qu'ils jouent bien ces Toulousains ! 

Sept minutes et déjà sept zéro...

Un essai de filou de Dupont.

Quelle classe le minot ! 

Il nous régalera même d'un doublé quand l'eclat de Thomas sera déjà oublié.

Comme ce carton rouge contre Holmes !

Rouge sur rouge, rien ne bouge !

Même pas mal ! bien au contraire, Médard concluant un essai d'école.

En infériorité numérique, oui mais pas stratégique !

Car si 14 Toulousains valaient bien 15 Racingmen, un Mola vaut largement un Travers + un Labit.

Quelle classe, ce coaching !

À faire ravaler de travers les commentaires de Lartot.

"Quoi, il sort un troisième ligne ? ... Mais il est fou !"

Sauf que le commentateur de France 2 n'y connaît rien en stratégie. Et Guitoune, en double lame, trois-quarts centre et flanker, démonte les peurs du duo Larto-Ibanez et démontre que l'attaque toulousaine ne se passera pas d'un seul homme dans ses rangs.

Bingo ! Trois essais en une mi-temps.

La seconde période, certes, sera plus compliquée, mais en serrant les fesses en défense et passant une pénalité, cela aura suffi pour l'emporter, malgré l'essai de Chat, d'une petite longueur... mais quelle longueur !

Une place en demie, largement méritée !

 

Les autres quarts…

Leinster  – Ulster                    21 – 18                     

À l’heure du Brexit, où le sujet du rétablissement de la frontière entre les deux Irlande est chaud bouillant, un autre combat s’est mené à Dublin entre les deux provinces ennemis pour savoir qui allait sortir de l’Europe.

Et bien sûr, ce sont les Irlandais du nord qui ont fait les frais de la puissance du plus européen d’entre eux. 

Logique, me direz-vous. Et pourtant, les Ulstermen ont tenu la dragée haute au champion d’Europe en titre dans un match d’une grande intensité, frappant les premiers et jusque dans les dernières minutes (18-18) avant que Ross Byrne (remplaçant de Sexton, blessé et auteur de quasi tous les points dont le premier essai) n’offre la pénalité de la gagne au Leinster.

Un match époustouflant qui a mis une nouvelle fois en lumière la pépite Stockdale pour le deuxième essai dublinois, signé par le frère de Ross, en début de seconde période.

Si le Leinster a bien failli passer à la trappe, il n’empêche que son rugby est bien au point et assez efficace pour contrarier la classe toulousaine.

Édimbourg – Munster           13 – 17                     

Sans commentaire 

 

Saracens  – Glasgow          56 – 27  

 

Sans commentaire 

Le tableau des demi-finales

         Saracens     v     Munster

         Leinster       v     Toulouse

 

En ce qui concerne la Challenge Cup

La Rochelle  – Bristol                  39 – 15                 Sale  – Connacht                       20 – 10 

Clermont  – Northampton          61 – 38                 Worcester  – Harlequins          16 – 18 

Et vous, vous en avez pensé quoi, de ces Rochelais et Clermontois ? ...

<Rédigez vos impressions sur cette page blanche>

 

 

 

 

 

 

 

Le tableau des demi-finales

         Clermont        v      Harlequins

         La Rochelle    v      Sale

 

Le TOP 16 des Féminines... 12ème journée.

Poule 1
Villelonguet   (8) – Rennes (3)               5 – 40
Rouen
(7) – Blagnac (2)                         3 – 45
ASM Romagnat
(4) – Paris (5)              38 – 0
Lons
(6) – Montpellier (1)                     14 – 39

Poule 2
Grenoble (4)  – Toulouse (1)                 7 – 40
Caen
(7)  – Bayonne (2)                        14 – 61
Tarbes
(8)  – Lille (6)                             0 – 19
Bobigny
(3)  – Bordeaux (5)                 52 – 7

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Belle claque de l’ASM Romagnat aux parisiennes dans la poule 1, comme Bobigny aux Bordelaises dans la poule 2.

Seulement devant, Montpellier, Blagnac, Toulouse et Bayonne continuent de dominer ce championnat féminin avec chacun pas moins de dix victoires sur douze pour des demi-finales qui ne devraient leur échapper.

Tous les résultats et classements >>

  

La semaine prochaine…

Fin du poisson d'avril !

 

Au programme, samedi 6 avril :

  • Toulon – Toulouse, à 14h45 : Rouge et désespoir
  • Bordeaux – Perpignan, à 18h : l’occasion est trop belle
  • Grenoble – Stade Français, à 18h : victoire obligatoire
  • Montpellier – Agen, à 18h : dans sa lancée
  • Castres – La Rochelle, à 20h45 : creuser l’écart

Puis dimanche 7 avril :

  • Pau – Lyon, à 12h30 : à quoi bon ?
  • Clermont – Racing 92, à 16h50 : un goût d’Europe !

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du TOP 16 féminin,

Retrouvez ici le programme de la prochaine journée : >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

 

Ces brèves ont été sponsoriées par les cartouches d'encre EPSON

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27 mars 2019

Des Bleus à la belle étoile, le seul mondial de Novès

On ne saura jamais !

Guy Novès, privé de coupe du monde, vraiment ?

Combien d'entre nous pestent devant le fiasco des Bleus depuis l'éviction ubuesque de Guy Novès ?

On ne saura jamais ce qu'il aurait fait au Japon !

Par contre, personne ne se fait d'illusions sur ce qu'il adviendra de la sélection de jacques Brunel au mondial nippon. 

Toute ressemblance avec l'épopée des Bleus de Philippe Saint-André en Angleterre ne saurait être fortuite... mais plutôt fort de café.

Nous voilà repartis pour un mauvais tour, une nouvelle humiliation.

Merci Laporte, merci Simon !

Si seulement Pedro avait réellement enlevé les Coqs de Saint-André, ce 15 juillet 2015, Novès serait sans doute du voyage au pays du soleil levant, les Bleus auraient relevé la tête autrement depuis quatre ans, Camou serait encore vivant, qui sait...

On ne saura jamais ! 

Il ne nous reste que nos yeux pour pleurer... ou pour lire !

Car dans la fiction des Bleus à la belle étoile, Novès aura eu, malgré tout, sa coupe du monde.

Comme un ultime hommage... Merci Antonio !

                (extraits)


 Mercredi 12 août 2015, du côté de Casteljaloux.

Quatre semaines plus tard, la nouvelle tombe. En direct de BFM TV, Pierre Camou annonce que l’équipe de France participera à la Coupe du monde avec un nouveau groupe mené par Bernard Laporte. Une proposition de Mourad Boudjellal qui a convaincu le comité de direction de la fédération, tous s’accordant à dire que Guy Novès n’était pas encore prêt pour relever le défi. [...]

Ça bout dans les têtes au Café des sports.

« Bah, je ne comprends pas. Pourquoi c’est pas le nouveau sélectionneur, celui qui prend la relève de Saint-André, là ? Merde, c’est qui déjà ? 

— Novès, Michel ! On en a débattu tout le mois de juin. C’est vrai que c’est curieux.

— C’est un coup de Camou, ça !

— Hein ? Je ne comprends pas, Robert.

— Bah, réfléchis ! Qui c’est qui se représente l’année prochaine à la présidence de la fédé ?

— Euh…

— Camou ! Suis un peu, Michel !

— Ah bon ? Encore ?

— Comme tu dis ! Si les dinosaures avaient inventé la Fédé ils n’auraient jamais disparu, j’te le dis moi.

— Ahah ! T’es con, Robert !

— N’empêche, qui c’est qui se présente face à lui pour le faire tomber ?

— Laporte !

— Exactement ! Au moins toi tu suis, Dédé !  Si Laporte se plante avec son équipe bis, il en sera à son deuxième échec en Coupe du monde après 2007. Et ça, c’est tout bon pour Camou.

— ‘tain ! Mais il est con Boudjellal d’avoir proposé Laporte !

— Il n’est pas con, il est fou, je t’ai déjà dit. Il y croit dur comme fer… que Laporte va y arriver. C’est un doux rêveur ce Mourad !


Couverture

Les Bleus y croient. Au Café des sports aussi.

« Ils vont le faire ces cons ! »

Il reste un quart d’heure. Mais les organismes sont touchés et les efforts à produire sont colossaux, voire inhumains. Et quand le plus gros des Vunipola explose deux défenseurs, Louis se sacrifie pour le pousser en touche avant qu’il n’offre une nouvelle balle d’essai à son ailier qui n’attendait que ça.

Le Toulousain doit sortir sur civière, une côte cassée sans doute. Guy Novès opère alors un changement curieux puisqu’il place Mathieu Bastareaud en troisième ligne centre.

« Mais ce n’est pas mon poste, coach ! 

— Joue comme d’habitude, ça fera l’affaire ! » le rassure le nouveau sélectionneur.


Embarrassés, ne sachant comment rebondir, les interviewers se tournent alors vers Guy Novès.

« Guy ! Pour votre première en tant que sélectionneur des Bleus, une finale de Coupe du monde, c’est presque déjà la consécration. »


Un livre à lire ou à relire avant la prochaine coupe du monde.

Histoire (drôle) de sortir de la sinistrose et voir les Bleus en rose. 

Histoire de se réconcilier avec eux et nos valeurs une fois pour toute !

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24 mars 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°347

Impossible n'est pas TOP 14 !

TOP 14... 20è journée                     Perpignan – Grenoble    22 – 16

Passera, passera pas ?

Huit points, c’est rien…

Les Catalans n’ont pas dit leur dernier mot.

Avec cette deuxième victoire, la première à Aimé Giral (enfin !) et face à un concurrent direct à la descente directe, c’est tout un public, une région qui se met à y croire. Et si c’était le début d’un retour en grâce de son équipe condamnée à la descente depuis le début de la saison ?

Car, au fond, Perpignan n’a jamais démérité, surtout dans ses défaites.

Or, si les Sang et Or ont sué sang et eau pour venir à bout du MHR dans son antre en Hérault, pourquoi ne récidiveraient-ils pas, diantre ! … en héros, à Bordeaux, Lyon, Clermont ou Toulouse ?

Oui, en l’écrivant, j’ai du mal à y croire moi-même. Mais quelle prose !

D’autant qu’il va falloir aussi gagner de nouveau à domicile face à La Rochelle et le Racing 92, pendant que Grenoble recevra quatre fois pour deux déplacements.

Oui, présenté comme ça, c’est carrément mission impossible !

Mais bon sang ! Depuis quand le rugby suit la logique dans ce TOP 14 ?

Castres n’est-il pas champion de France en terminant sixième de la phase régulière ?

Toulon n’est-il pas dixième (comme Clermont l’an passé) et Montpellier neuvième, avec des budgets et des joueurs colossaux ?

Le Stade Rochelais n’a-t-il pas enchaîné sept victoires consécutives avant de sombrer et de collectionner les défaites ?

Alors quoi ? Les Catalans ne devraient pas croire en leur chance ?

L’occasion est trop belle de se sublimer pour s’offrir les têtes d’affiche en prenant les matches à bras le corps, comme samedi à Aimé Giral face à ceux qui pourraient bien prendre au bout du compte leur place.

À l’image du capitaine Bousquet, auteur du premier essai, dès l’entame, et de Selponi qui a su répondre au pied à l’impeccable Germain, auteur de tous les points grenoblois. Avec moins de déchets aussi et de points perdus en route, la note aurait pu être plus salée.

Comme quoi les Catalans ont encore de la marge !

Huit points les séparent des Isérois et de cette 13ème place qualificative pour un barrage avec le finaliste de PRO D2.

Six matches à venir, comme autant de duels à distance qui pourraient bien déstabiliser au-dessus les prétendants aux phases finales et laisser une chance à des Montpelliérains qui, samedi, ont entamé eux aussi une quête de l’impossible.

 

Les autres matches en bref...

Pau (11) – Montpellier (9)                      15 – 24

La remontada

Le MHR peut se prendre à rêver de phase finale avec cette troisième victoire d’affilée. Trois essais en 25 minutes ont permis aux visiteurs de prendre l’ascendant sur le match et gérer une seconde période plus brouillonne, taxée de deux cartons rouges (un de chaque côté).

Les Palois, eux, ont pris trop de retard pour revenir, malgré deux essais, sans les moyens de renverser la machine montpelliéraine.

Agen (12) – Clermont (2)                       13 – 28

Pas qu’une demi-molle ce Parra

Encore une fois, le pied de Parra et la mêlée clermontoise auront fait la différence dans un match où les trois-quarts en gilet jaune n’ont pas eu droit de manifester, avec pourtant le retour attendu de Raka, finalement assez discret.

Les Agenais ont tenu bon sans pouvoir rivaliser devant. Un essai partout et six pénalités de plus pour le capitaine clermontois, désormais indispensable.

Lyon (3) – Toulon (10)                            42 – 33

Le Lou aux dents longues

Malmenés en première période où Toulon a fait jeu égal (16-16) avec un essai partout, dépassés au retour des vestiaires, avec cet essai de pénalité, les Lyonnais ont su réagir et éteindre l’incendie en ripostant par trois fois et gérant une seconde période efficacement.

Côté toulonnais, seul Carbonel est sorti du lot, avec un doublé personnel et une prestation à faire oublier Belleau et Trinh Duc.

La Rochelle (7) – Toulouse (1)              19 – 23

Irrésistibles, encore !

Rochelais et Toulousains, deux destins croisés. L’un plonge, l’autre survole le championnat.

Avec le retour des internationaux, rien n’y a fait pour les Maritimes. Pourtant jamais vraiment distancés, ils n’ont pas réussi à prendre le dessus sur le leader, toujours aussi prompt à marquer le premier, et surtout, un essai de plus à l’arrivée.

Rien ne va plus à La Rochelle qui reste toujours hors du TOP 6, tandis que l’on a hâte de voir ces Toulousains au Racing la semaine prochaine pour le choc d’un quart de finale qui promet du spectacle, surtout sur le synthétique de l’Arena.

Racing 92 (4) – Bordeaux (6)               45 – 27

Du jeu, du jeu, du jeu !

Le Paris La Défense Arena est décidément fait pour les équipes joueuses.

Et les Bordelais l’ont vite compris en prenant leur pied et le score en première période avec deux essais partout. Seulement les Racingmen sont sur leur terrain de jeu qu’ils affectionnent encore plus.

Et la seconde période sera à sens unique avec quatre nouveaux essais pour un bonus offensif francilien acquis haut la main. Vivement dimanche prochain, donc !

Stade Français (8) – Castres (5)           32 – 16

Paris se corrige

Après Lyon et Toulouse, Jean Bouin commençait à devenir le théâtre des désillusions pour Paris.

Cette fois, les Parisiens ont rectifié le tir face aux champions de France en les corrigeant de belle manière, bonus offensif à la clé. Quatre essais en une seule mi-temps !

La seconde période aura consisté à serrer les fesses et préservé le précieux bonus.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

Le TOP 16 des Féminines... 11ème journée.

Poule 1
Paris (3) – Villelonguet  (8)                   25 – 11
Blagnac
(2) – Lons (6)                           22 – 21
Rennes
(5) – Rouen (7)                         59 – 7
Montpellier 
(1) – ASM Romagnat  (4)  29 – 3

Poule 2
Bayonne (2)  – Tarbes (8)                     36 – 5
Lille
(6)  – Grenoble (4)                         10 – 15
Bordeaux
(5)  – Caen (7)                      23 – 6
Toulouse
(1)  – Bobigny (3)                  10 – 27

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Le retour de la longue trêve internationale (plus de 3 mois) a été marqué par la petite forme des leaders, comme si les Internationales avaient encore l’Italie dans un coin de la tête.

Bobigny surclasse Toulouse alors que Lons a failli en profiter à Blagnac.

Lille n’en finit pas de s’écrouler à domicile comme Villelonguet d’enchaîner les défaites autant que de matches.

Tous les résultats et classements >>

  

La semaine prochaine…

On repart en Europe en quarts !

Quatre clubs français sont du voyage, deux par compétition et deux dans le même quart.

Toulouse se rend au Racing avec la casquette de favori en Champions Cup. Au moins un français sera en demi-finale.

En Challenge Cup, Clermont et La Rochelle reçoivent, de quoi espérer les retrouver en demies.

 

Au programme de la Champions Cup*  dès samedi 30 mars :

  • Édimbourg – Munster à 13h45 
  • Saracens – Glasgow à 16h15
  • Leinster – Ulster à 18h45

Puis dimanche 31 mars :

  • Racing 92 – Toulouse à 16h15 (FR2)

 

Au programme de la Challenge Cup*  dès vendredi 29 mars :

  • Sale – Connacht à 20h45

Puis samedi 30 mars :

  • Worcester – Harlequins à 21h15

Enfin dimanche 31 mars :

  • La Rochelle – Bristol à 13h45
  • Clermont – Northampton à 19h (FR4)

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de BeIn, sauf ceux mentionnés France TV

 

Du côté du TOP 16 féminin,

Retrouvez ici le programme de la prochaine journée : >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

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