L E S B R E V E S D O V A L I E . C O M - l'Hebdo du Rugby par Antonio -

02 août 2022

TOP 7 : le jeu de pronos du TOP 14 !

La nouvelle saison 2022-2023

démarre dans 4 semaines !

Copyright © 2014 

 

TOP7

C'est LE JEU de pronos du TOP 14... 

pour suivre le championnat de France de rugby

e n t r e   p o t e s   !

 

 
Le jeu est ouvert à tous sur www.topseven.fr !

  

Le but du jeu  

  • Remporter LE TITRE en sélectionnant à chaque journée
    l'équipe qui vous fera empocher le maximum de points

 

  • Tenter de battre des records...  (toutes équipes et saisons confondues)

    de points, de victoires à l'extérieur, de bonus offensifs et bien d'autres challenges encore !

Cliquez pour agrandir !

 

Les règles

  • Le jeu se compose de 7 joueurs obligatoirement.   (autant que de rencontres dans une journée de championnat) 
  • A chaque journée, chaque joueur choisit* une équipe sur un des matchs qui lui sont proposés et empochera le nombre de points obtenus par celle-ci à l'issue de ce match.
  • Le classement des 7 joueurs (du moins bien au mieux classé) permet de définir l'ordre des sélections des matchs de la journée suivante.

En cas d'égalité, le nombre de matchs gagnés puis de victoires à l'extérieurd'équipes utilisées et de matchs nuls
ainsi que le goal-average serviront à départager (dans cet ordre) !
(L'ordre d'inscription** du joueur dans son équipe interviendra en dernier recours, comme lors de la première journée)

  • A l'issue de la saison régulière, les 6 premiers du classement participeront à la phase finale en s'affrontant 2 à 2 selon leurs rangs et le même principe qu'en TOP14 (des barrages jusqu'à la finale), mais où seul ici le mieux classé aura le privilège de choisir son équipe.
  • Soit, en 3 étapes : 
  1. Pour les barrages : Les joueurs classés 3ème et 4ème à la fin de la saison régulière auront le privilège de choisir leurs équipes dans les matchs correspondant à leurs rangs quand leurs adversaires classés respectivement 6ème et 5ème devront miser par défaut sur les équipes restantes.
    -> Les deux joueurs avec les équipes gagnantes se qualifieront pour les demi-finales.
  2. Pour les 1/2 finales : Les joueurs classés 1er et 2ème à la fin de la saison régulière auront le privilège de choisir leurs équipes dans les demies correspondant à leurs rangs quand leurs adversaires issus des barrages précédents (respectivement vainqueurs 4è/5è puis 3è/6è) devront miser par défaut sur les équipes restantes.
    -> Les deux joueurs avec les équipes gagnantes se qualifieront pour la finale.
  3. Pour la finale : Parmi les deux joueurs qualifiés, le mieux classé à la fin de la saison régulière aura le privilège de choisir son équipe quand son adversaire moins bien classé devra miser par défaut sur l'équipe restante.
    -> Le joueur avec l'équipe gagnante remportera le championnat.

 

 (*) Chacun devra attendre, 

  • soit que tous ses prédécesseurs aient fait leurs choix
  • soit que la date/heure indiquée en face de son nom arrive à échéance, 

 Auquel second cas, les retardataires feront leurs choix avec ce qu’il restera,
 et ce jusqu’à 1 heure avant le coup d'envoi du premier match de la journée.

   
 (**) A noter que la date de validation d'inscription du capitaine est enregistrée avec un handicap de 24 heures.

 

Vous voulez jouer ? ... Alors créez dès maintenant votre équipe sur TOPSEVEN.FR ! 

Castres Montpellier 2022

 

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11 juillet 2022

Mondial 2023 - Qualifications

La poule A est complète !

Avec la qualification de la 🇳🇦 Namibie hier soir lors de la Rugby Africa Cup, on connaît désormais la totalité de nos adversaires pour la Coupe du Monde !

Namibie dernier qualifié avec la France

 

Ça va être frisette pour les quarts, et ce n'est pas trop m'avancer !

 

Reste 3 nations à qualifier :

  1. Dans la poule B, le vainqueur Asie/Pacifique 1 où on attend sans surprise les Tonga.
    -> verdict le 23 juillet (Tonga-Hong-Kong)**
  2. Dans la poule D, le vainqueur Amériques 2 où on devrait retrouver logiquement les USA.
    -> verdict le 16 juillet (USA-Chili)*
  3. Dans la poule C, le vainqueur du tournoi de repêchage où le Portugal (Europe) pourrait s'imposer devant Hong-Kong (Asie/Pacifique), le Chili (Amériques)*  et le Kenya (Afrique).
    -> verdict en novembre 

Capture d’écran 2022-07-11 à 18

 

(*) Mise à jour le 17 juillet 2022

Samedi, le Chili a réalisé un exploit monumental en battant les USA, chez eux (31-29), dans un match dingue, après avoir perdu à l'aller, à domicile, la semaine passée (21-22), pour un point d'écart à l'arrivée (52-51).

Une défaite retentissante pour les États-Unis qui vont devoir jouer, à sa place, le tournoi de repêchage.

Après l'Argentine et l'Uruguay, le Chili sera la 3ème nation sud-américaine dans une coupe du monde de rugby. Un record, comme une revanche sur les États du Nord qui pourraient n'en avoir aucune, après déjà la descente aux enfers du rugby canadien.

 

(**) Tonga - Hong-Kong    44-22

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09 juillet 2022

Les brèves d'Ovalie - Edition n°485

Rebelote et dix de der !

Tournée d'été... Test-match (2)                   Japon – France        15 – 20

Un XV de France bien Couilloud !

Pas qu’une partie de plaisir…

Pour la dernière virée du XV de France, Galthier a redistribué les cartes, en laissant au repos quelques cadres, titularisant la charnière Lucu-Jalibert en place de la prodigieuse Dupont-Ntamack, ou en troquant ses monstrueuses premières lignes, Baille-Marchand-Atonio, Woki-Willemse et Cros-Alldritt-Jelonch par, respectivement, les prometteuses Gros-Mauvaka-Bamba, Flament-Jolmes et Cretin-Tanga-Ollivon, ce dernier retrouvant le capitanat après une bien trop longue absence.

Deux matches-tests au pays du soleil levant, et plombant, sous une chaleur humide, avec les mêmes ingrédients : un démarrage tonitruant, un flottement en première mi-temps, du culot et une reprise en mains, au retour sur le tapis vert, tantôt facile, tantôt laborieuse.

Voilà la donne de ces deux rencontres au Japon où le jeu tricolore a plus brillé à se faire peur dans le second acte, ce samedi, là où il avait explosé les Cherry Blossoms la semaine passée.

Samedi dernier, 2 juillet, Penaud mystifiait la défense sur le premier lancement de Jalibert derrière la mêlée, avant que Tatafu ne coupe l’élan français, dix minutes plus tard, d’une autre couleur, mais de la même audace. Dos à dos à la pause (13-13), après une première période lourde sur pattes et trois pauses fraîcheur, les Bleus étaient revenus sur le terrain avec d’autres armes et de meilleures intentions, tuant le match en vingt minutes, par quatre nouvelles salves (Lebel, Penaud, Moefana et Bourgarit) pour l’emporter haut la main, 42 à 23.

Ce samedi 9 juillet, rebelote !

Cette fois, c’est Lebel qui démarre au quart de tour avant que Yamanaka ne coupe la chique aux hommes de Galthier, plus en dedans encore que la semaine passée, encaissant même un deuxième essai de l’arrière nippon, omniprésent, juste avant la pause (15-7).

La deuxième mi-temps sera plus laborieuse, et il faudra attendre l’entrée du fougueux Couilloud pour couper à cœur les lignes de la défense japonaise, se tenant à carreau. Les Bleus souffriront jusqu’au bout, de la chaleur, comme de l’ardeur des Nippons, pourtant faibles de leur conquête et à deux doigts de faire le dernier pli. Heureusement, Moefana lui coupera l’herbe sous le cuir, en abattant un dernier plaquage salvateur.

Ouf ! Plus de peur que de mal !

Le XV de France termine sa saison avec une dixième victoire consécutive historique, un dix de der qui fait du bien à la tête, à quatorze mois de la prochaine coupe du monde en France. D'autant que les défaites "surprises" simultanées des All Blacks et des champions du monde font grimper la France au premier rang mondial...

S'il vous plaît ! 

Capture d’écran 2022-07-11 à 16

 

Les autres résultats des test internationaux

Samedi 2 juillet – le Sud attaque

Nouvelle-Zélande – Irlande             42-19
Australie
– Angleterre                       30-28
Afrique du Sud
– Pays de Galles       32-29
Argentine
– Écosse                           26-18

Samedi 9 juillet – Le Nord contre-attaque

Nouvelle-Zélande – Irlande                12-23
Australie – Angleterre                       17-25
Afrique du Sud – Pays de Galles       12-13
Argentine – Écosse                            6-29
.

 Le Japon  reste  10ème  avec  77,74 

Rappel des tirages au sort des coupes d’Europe…

C’était le 28 juin dernier, à l’Aviva Stadium de Dublin, où auront lieu les finales de la prochaine édition, pour son lancement, avec la même formule mais pas les mêmes protagonistes puisque 5 provinces sud-africaines l’agrémenteront cette saison.

Champions Cup

Poule A         (adversaires entre parenthèses)

   Castres       (Exeter, Édimbourg)

   Bordeaux    (Gloucester, Sharks)

   Racing 92   (Harlequins, Leinster)

   Lyon           (Saracens, Bulls) 

Poule B         (adversaires entre parenthèses)

   Montpellier   (London Irish, Ospreys)

   Toulouse      (Sale, Munster)

   La Rochelle  (Northampton, Ulster)

   Clermont     (Leicester, Stormers)

Challenge Cup

Poule A         (adversaires entre parenthèses)

   Toulon        (Zèbre, Bath)

   Brive           (Connacht, Cardiff)

   Perpignan   (Glasgow, Bristol)

                      + Newcastle 

Poule B         (adversaires entre parenthèses)

   Pau             (Newport, Cheetahs)

   Stade Français  (Lions, Trévise)

   Bayonne     (Scarlets, Wasps)

                     + Worcester

 

4 journées de phase régulière, les week-ends

  • des 10 et 17 décembre 2022
  • des 14 et 21 janvier 2023

Puis les phases finales, les week-ends

  • du 1er avril 2023 (huitièmes)
  • du 8 avril 2023 (quarts)
  • du 29 avril 2023 (demies)
  • du 20 mai 2023 (finales à Dublin) 

 

La semaine prochaine…

Cette fois, c’est les vacances… pour de vrai !

 

Rendez-vous à la rentrée, fin août.

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26 juin 2022

Les brèves d'Ovalie - Edition n°484

Premier titre en héros, en revanche...

TOP 14... Finale                             Castres – Montpellier        10 – 29

Castres Montpellier 2022

Des Castrais impuissants…

Après deux finales frustrantes perdues, face au Stade Toulousain, en 2011, et ce même Castres Olympique, en 2018, la troisième aura été la bonne pour le Montpellier Hérault Rugby qui a décroché le premier bouclier de son histoire, vendredi soir, au Stade de France.

Une revanche aux allures éclatantes, si on s’en tient au premier quart d’heure d’une démonstration offensive à sens unique des trois-quarts montpelliérains, Rattez, Bouthier et Vincent slalomant dans une défense tarnaise immobile, comme des skieurs entre les piquets d’un Super G, autour d’un bonhomme géant qu’aura été Mercer tout le long de la partie.

En revanche, tout a semblé trop facile, tant les Castrais sont apparus apathiques, absents, loin de leur forme olympique, en demi-finale, lorsqu’ils défendaient comme des morts de faim face aux Toulousains.

Trois essais en six minutes (Vincent, Verhaeghe puis Bouthier), 17-0, Urdapilleta out, puis 20-0 sous le pied de Paillaugue punissant l’indiscipline d’une défense exceptionnellement aux abois, le match était plié, la messe dite, la cabane tombée sur le chien, le graveur du Brennus pouvait démarrer son travail, sans risque, malgré la réduction anecdotique du score par le pied de Dumora, avant la pause (20-3).

Une revanche du CO semblait s’amorcer, au retour des vestiaires, trouvant la porte de l’en-but par trois fois (Dumora, De Benedittis et Chilachava), en vain, pas aidés ou trop maladroits. Rien ne semblait épargner les hommes de Broncan, à l’ouest…

Tout simplement pas invités dans cette finale !

Garbisi puis Pollard parachevaient l’œuvre de leur équipe quand Botitu sauvait l’honneur. 29-10, score final, les hommes de Saint-André offrant à toute une région son premier sacre.

Une belle revanche pour l’ancien sélectionneur de l’équipe de France, décrié à raison, et revenu dans l’Hérault se refaire la cerise et ce groupe de joueurs, décrié à tort sans âme, qui a démontré, depuis son titre du Challenge Européen, l’an dernier, qu’il était mûr pour cueillir enfin les lauriers d'un long travail. Bravo Monsieur Saint-André !

Une belle revanche aussi et surtout pour les minots devenus grands, comme Paillaugue et Ouedraogo, tournant la page d’un seul club de la plus belle des manières, en héros.

« Montpellier Hérault Rugby 2022 », à jamais gravé sur ce p… de bouclier !

  

La semaine prochaine…

C’est les vacances pour tout le monde… ou presque !

La tournée estivale emmènera néanmoins un groupe d’internationaux au Japon pour deux test-matchs :

  • les samedi 2 et 9 juillet, à 8h du matin.

 

Peut-être, les Brèves d’Ovalie seront là, peut-être pas… En vous souhaitant à tous de bonnes vacances et vous donnant rendez-vous à la rentrée fin août.

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19 juin 2022

Les brèves d'Ovalie - Edition n°483

À la foire d'empoigne !

TOP 14... Demi-finales                             Castres – Toulouse        24 – 18

Des Castrais en finale !

Des demies remises à neufs…

Mais non, personne n’a volé sa place en finale, vendredi et samedi soir à Nice.

C’est juste que les Castrais et les Montpelliérains, au vu de leur saison et du jeu proposé, ont su profiter des temps faibles de leurs concurrents, notamment pendant les doublons, pour prendre la tête du championnat et mettre les favoris toulousains, rochelais et bordelais dans le dur de phases finales éprouvantes.

Et quand il fait 40° à l’ombre de leur jeu, ça n’aide pas !

Alors, il n’y a rien d’autre à dire que « Bravo ! » pour ces coups de show offerts successivement par le CO, puis le MHR, dans un Allianz Riviera chaque fois plein comme un œuf, où des « neufs », justement, ont fait parler d’eux.

De la Toto tamponneuse au petit manège d’Arata

Tout avait pourtant bien démarré pour les champions en titre, vendredi soir, par ce coup d’éclat de Lebel qui mystifiait, d’entrée, la défense tarnaise, pas encore en place. Ramos transformait et ajoutait même trois points supplémentaires pour mener 10-0 avant la pause-hydratation qui allait revigorer les troupes de Broncan remontées comme jamais pour faire leur retard, grâce à leur double botte secrète :

Une intense pression et le pied d’Urdapilleta !

Quant aux Toulousains, ils ont cru bon continuer de se reposer sur le pied d’occupation de leurs stratèges, Dupont et Ntmack, pour laisser venir la "vraie" pause dont leurs organismes avaient tant besoin.

Seulement, à rendre le ballon et prendre de plein fouet la pression tarnaise, Toto Dupont plus que les autres, les Haut-Garonnais, émoussés, se sont mis à la faute, parfois grossière, leur valant deux cartons jaunes, contre Arnold puis Marchand, qui ont laissé leur équipe en infériorité numérique jusqu’à la fin de la première période, le temps pour le buteur argentin de passer neuf points et à Palis de croire au premier essai, après un joli saut de cabri dans l’en-but, alors qu'il effleurait à peine le ballon.

L’entame du second acte allait, d'entrée, mettre la lumière sur le demi de mêlée uruguayen, quand la suite finira d’éteindre le prodige toulousain, Toto, tamponné de toutes parts. Car c’est en filou qu’Arata inscrivait le premier essai du CO, derrière un ruck, après avoir ramassé le cuir pour se faufiler dans l’en-but en évitant un plaquage, et aplatir en deux temps, pour ne pas dire qu’il avait rampé comme on l’aurait sans doute sifflé s’il avait été… oups, je me reprends : « et aplatir en deux temps, pour ne pas dire de conneries. »

Si Antoine Dupont était bien muselé par la défense adverse, Ntamack, lui, avait les jambes libres pour l’enfumer et planter le deuxième essai qui relançait complètement le champion de France (16-15), si seulement Ramos avait eu la précision au bout du pied d'un Ramos.

Oui, mais voilà, l’arrière international, brillant toute la saison, manquait la transformation et, plus tard, la pénalité de la gagne, à 19-18, après en avoir passée une, comme son homologue tarnais. Des détails qui auront leur importance tant les hommes de Mola accusaient le coup en fin de rencontre.

Tandis qu’à trois minutes du terme,  l’homme du match, Urdapilleta, surprenait la défense toulousaine – le monde du rugby et les mauvaises langues comme la mienne avec – alors que tous croyaient au drop pour valider la victoire, monsieur flairait la passe au pied millimétrée pour Nakosi sur son aile, le fidjien passant aussitôt à l’intérieur pour Dumora qui n’avait plus qu’à aplatir derrière la ligne.

Du grand art, oui, monsieur, et ils sont castrais !

Non, elle n’a pas été volée, cette place en finale, comme en 2018, pour un remake face à des Montpelliérains aussi entreprenants et récompensés, samedi soir, toujours à Nice.

 

Aprasidze, le neuf du MHR qui éclot

Montpellier – Bordeaux          19 – 10

On s’attendait à des duels d’internationaux français en finale, entre Dupont et Lucu ou encore Ntamack et Jalibert, ce sera finalement les héros des charnières géorgio-italo-sud-américaines montantes, entre Arata et Aprasidze, ou encore Urdapilleta et Garbisi.

Entré pour le dernier quart d’heure, en place du Français Paillaugue - qui remplaçait lui-même le prodige sud-africain Reinach -  alors que les Montpelliérains ne menaient que de trois longueurs (13-10), le demi de mêlée géorgien allait définitivement entériner la victoire des siens par deux coups de pied monstrueux, de 50 mètres.

Il faut dire qu’en dehors de ce premier essai, magnifiquement conclu par Rattez, en début de partie, les Cistes ont eu beaucoup de déchets et ont vu revenir sur eux les Girondins, exploitant la moindre faille, comme sur cette relance tonitruante de Guirado qui laissait le ballon retomber vers Jalibert. L’ouvreur des Bleus, d’un coup de pied extérieur, s’engouffrait alors dans la défense montante du MHR pour égaliser à 10-10. Il aura fallu ce drop de Bouthier juste avant la pause, pour rester devant.

La deuxième période laissera place à la stratégie du coaching pour pallier le manque de fraicheur des joueurs, surtout côté bordelais, très maladroits ou peu inspirés, obligeant Urios à sortir Jalibert pour mieux le faire entrer après.

Une stratégie aussi peu payante que les efforts de ses hommes sur le terrain, Trinh Duc n’apportant pas l’effet escompté, comme les décalages de Buros sur l’aile de Cordero, pour les retours de Jalibert et Seuteni, pour les dernières minutes.

Un jeu du taquin qui a laissé le même trou d’air sur le terrain.

Deux fautes et deux pénalités plus loin, Aprasidze offrait la victoire du coaching à Saint-André et une place en finale, je vous disais, la troisième de l’histoire du MHR (2011 et 2018), pour tenter de décrocher, enfin, un premier titre et prendre sa revanche sur le CO.

Quant au jeu flamboyant de l’UBB, entrevue la semaine passée, il a complètement été éclipsé par la fatigue, c’est sûr, la canicule, on s’en doute, mais aussi un peu par beaucoup de bruits pour rien shakespeariens, dans la semaine, autour des cas Woki et Jalibert.

 

La semaine prochaine…

C’est le Stade de France…

Une finale pour la revanche de 2018 :

         Castres – Montpellier, vendredi 24 juin à 20h45

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13 juin 2022

Les brèves d'Ovalie - Edition n°482

À l'Union, le barrage !

TOP 14... Barrages                                 Bordeaux – Racing 92        36 – 16

La bande à Jalibert a encore frappé

Le coup de force de l’UBB…

Ah ! qui aurait cru à ce regain de voix, au lendemain de la défaite de ses hommes, au deuxième tour des huitièmes de finale de la compétition suprême, en avril, suivie d’une série de désillusions jusqu’à la dernière à Aimé-Giral, dimanche passé.

Une semaine plus tard, à la maison, Urios a su se faire entendre par toutes les forces de son Union Béglo-Bordelaise, dans le jeu offensif, l’engagement, la mêlée et la défense pour passer le barrage qui l’opposait à l’élite parisienne de Lorenzetti.

Pourtant, à la pause, ce sont les Racingmen qui menaient (8-10), après une première période brouillonne, entachée de scories de la part des Girondins, dont ont su profiter les visiteurs à la toute dernière minute, sur une double sautée de Volavola pour Spring qui répondait à l’essai de Cordero, vingt minutes plus tôt.

Mais le retour des vestiaires a sonné la déferlante des locaux, qu’on pouvait imaginer dans la bouche du coach au vestiaire, pour remotiver ses troupes et l’emporter dans un second tour sans partage.

C’est bien simple, la mobilisation a été telle que les Franciliens n’y ont vu que du feu, surtout dans les jambes des trois-quarts bordelais, lancés par une charnière au sommet de son art, Lucu et Jalibert multipliant les gestes de classe pour offrir ces actions d’essai somptueuses, conclues par Seuteni, Buros et Woki, extraordinaires, tout comme Moefana, précieux sur tous les coups.

29-16, à l’heure de jeu, le Racing n’existait déjà plus. Il ne restait alors, aux homme d’Urios, plus qu'à dépouiller les vingt dernières minutes avec sérénité quant au résultat final, et face à des visiteurs cramés et défaits dans leur tête. L'essai de Lam finira par les écœurer.

Pour autant, l’Union Béglo-Bordelaise n’est pas au bout de ses peines, en demi-finale où elle affrontera, à Nice, des Montpelliérains, frais et dispo pour leur barrer à nouveau la route du Stade de France, comme les Toulousains, la saison dernière.

Mais les temps sont en train de changer, chantait Dylan... dans la tête d’Urios.

 

L’autre barrage des phases finales en bref…

Toulouse – La Rochelle                    33 – 28     

La bête Rouge et Noir a encore frappé

Le champion de France recevait le nouveau champion d’Europe, samedi soir, à Ernest-Wallon. Si les Toulousains ont dû concéder leur titre européen aux Maritimes, sans les affronter, ils leur ont clairement fait comprendre d’entrée qu’ils ne comptaient pas en faire autant avec le bouclier national.

Mieux, ils ont confirmé qu’ils étaient leur bête noire depuis ces deux finales remportées, la saison dernière. C’est bien simple, les Maritimes n’ont pas existé, en dehors de la détermination de leur capitaine, Alldritt, et de cette folle et vaine dernière minute.

C’est que le néo-champion d’Europe avait de quoi être émoussé après son parcours de combattant mais il a surtout été encore fébrile, à l’image de son buteur, encore à l’ouest, dès l’entame de la rencontre, en manquant un premier coup de pied facile.

Qu’à cela ne tienne, Dupont et ses potes allaient faire parler la poudre et les jambes pour assommer en moins d’u quart d’heure leur adversaire. Deux somptueux coups de génie du meilleur joueur du monde et cela faisait deux essais, signés Fouyssac et Dupont, auxquels Ramos ajoutait une pénalité pour mener 15 à rien.

Il faudra une première touche bien négociée par les Jaune et Noir, dans les 22 adverses, pour qu’Alldritt force leur destin en chargeant avant que Liebenberg ne parachève sa détermination.

Un espoir bien maigre à la pause que ce même Alldritt allait épaissir dès la reprise avec une nouvelle charge pour inscrire lui-même le second essai. 21-14, le match était relancé.

Une illusion de courte durée, cinq minutes plus tard, Mallia concluait une troisième action d’envergure des Toulousains, avec toujours Dupont à la manoeuvre et Ramos au relais, d’une sublime passe au pied. La domination restait locale même si Ramos manquait transformation et pénalité. Et quand, à dix minutes du terme, N’Tamack mettait fin à tout espoir avec la quatrième banderille sous les perches, avec 19 longueurs d’avance, les champions d’Europe s’excitaient dans la dernière minute, inscrivant deux essais, coup sur coup, par Bourgarit et Favre, comme si c’était le moment de jouer alors que les Toulousains avaient déjà la tête à Nice pour y défier les Castrais qu’ils ont toujours battus.

Décidément, la bête Rouge et Noir n’a pas fini de frapper.

 

Le barrage pour l’accession ou le maintien en TOP 14, en bref...

Mont-de-Marsan – Perpignan   16 – 41         

Jaminet a parlé

Auteur d’un essai sur les cinq et 26 points, l’arrière du XV de France a éteint les Montois a lui seul, après l’essai d’entrée des locaux qui a eu le mérite de réveiller les Catalans, dans une seconde période à sens unique.

« On ne pouvait pas espérer mieux. Le match d'accession, on l'avait tous un peu en tête. Cette semaine, tout le monde a très bien travaillé et ça s'est vu sur le résultat final. On savait que Mont-de-Marsan à domicile, ce n'était pas gagné, qu'ils allaient tout donner. On a passé les premières minutes à faire des erreurs techniques.

Je suis très content que le club reste en Top 14 la saison prochaine, je peux partir soulagé. On n'a pas douté parce qu'on était dans le match. Une fois les erreurs techniques corrigées, on a réussi à mettre notre jeu en place et marquer des points. On a essayé de mettre notre jeu en place en passant dans l'axe. Des choses simples, même si tout ne fut pas parfait. »

A nouveau cruel pour le leader de la phase régulière de Pro D2 qui a tout perdu en deux matches de phase finale, le titre et l’accession en TOP 14.

 

La semaine prochaine…

Le TOP 14 paie sa tournée de demies…

Successivement au stade de l’Allianz Riviera, à Nice, avant la dernière marche au Stade de France :

         Castres – Toulouse, vendredi 17 juin à 21h05

         Montpellier – Bordeaux, samedi 18 juin à 21h05

 

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06 juin 2022

Les brèves d'Ovalie - Edition n°481

Mignoni, Azéma, les cocus du dernier soir

TOP 14... 26è journée                             Lyon (9) – La Rochelle (5)        26 – 29

                            Racing 92 (6) – Toulon (8)      21 – 16

Mignoni (comme Azéma) la double peine

Comme un avant-goût de barrage…

Si on met de côté les préoccupations de riche, pour l’accession directe aux demies entre nos premiers de la classe, Montpellier, Bordeaux et Castres, déjà qualifiés et qui se déplaçaient respectivement à Clermont, Perpignan et Pau

– avec un net avantage aux Tarnais chez des Palois qui ne jouaient plus rien, tandis que la tâche des deux premiers s’avérait plus compliquée chez des Auvergnats en quête d’une place en Champions Cup et chez des Catalans en lutte pour le maintien, autre enjeu qui concernait également les Brivistes sous la menace à Jean-Bouin –

et si on enlève, bien évidemment, l’improbable qualification clermontoise, conditionnée par au moins une défaite des Toulousains chez eux contre Biarritz,

le principal enjeu de cette dernière journée résidait dans ces deux rencontres qui offraient une dernière opportunité à nos challengers lyonnais et toulonnais, récents finalistes européens, de s’inviter à la fête des phase finales nationales

– véritables huitièmes de finale pour en décrocher les deux dernières places qualificatives.

Respirez ! cette première phrase à couper le souffle vous a mis dans le bain !

Car ce dimanche soir, en multiplex sur Canal+ et sur les deux terrains, Mignoni et Azéma ont retenu leur respiration pendant 80 minutes avant de voir leurs équipes respectives éliminées des barrages et, surtout, leur future association au RCT, la saison prochaine, privée de Champions Cup.

Pourtant le Lou n’a pas traîné sur le pré de Gerland pour croquer d’entrée les Maritimes avec un premier essai conclu par Cretin.

– C’est qu’il lui en fallait trois d’écart avec son adversaire du soir pour lui ravir sa place dans le TOP 6.

Dans l’antre spectaculaire du Paris-La-Défense Arena, le XV varois n’a pas beaucoup plus attendu pour prendre les devants et faire le show devant un public altoséquanais médusé durant une première période intense, digne d’un barrage, à son "trop" léger avantage.

– C’est qu’il lui suffisait de gagner pour échanger son rang avec le Racing.

Les hommes d’Azéma ont mis l’engagement qu’il fallait pour étouffer les velléités des locaux, maladroits et poussés à la faute, que n’a pas manqué de corriger d’entrée Carbonel, de son pied adroit, pour mener 6-0 avant que Tanga ne remette les Racingmen dans la partie avec un véritable essai d’ailier en bout de ligne.

Mais la pression et la maîtrise étaient du côté des Varois plus entreprenants et c’est logiquement que Paia’aua concluait un joli coup de pied par-dessus de Carbonel, maintenant l’écart jusqu’à la pause (8-13).

Du côté de Gerland, on encaissait le coup après le magnifique essai rochelais de Bosch, insistant avec les avants pour libérer un espace à Tuisova qui enfonçait la défense maritime et aplatissait derrière la ligne. Dans les deux camps, on a voulu jouer, souvent trop vite, quitte à gâcher des munitions du côté des visiteurs, comme on les avait vus faire face au Leinster.

C’est le Lou qui aura le dernier mot, juste avant la mi-temps, avec l’essai de Couilloud, plein d’opportunisme et d’espoir, à une marque de la qualification, que la seconde période devait parachevait, tant les Maritimes avaient subi le premier acte.

Seulement, le père O’Gara avait bien garni son banc dans un scénario écrit à l’avance. Atonio, Bourgarit, Priso, Skelton, Lavault, le pack entrant avait de quoi effrayer celui lyonnais dont les forces s’atrophiaient au fil des minutes qui s’étiraient. Sans parler de l’entrée de West qui allait changer la configuration de la rencontre aux mains de l’ouvreur néo-zélandais.

Trois essais en dix minutes (Sclavi, Favre et Atonio) assuraient la qualification des Jaune et Noir quand un dernier, par Botia, leur donnait la victoire, inattendue, malgré la réplique de Charcosset et les dernières séquences vaines à un mètre de la ligne.

Tout un symbole de ce dernier match qui venait d’échapper aux Lyonnais, comme la qualification dans ce second acte manqué.

Le retour des vestiaires des Toulonnais allait déboucher sur la même desillusion, face à des Racingmen plus incisifs après l’entrée de Le Garrec, même si son pied défaillant a bien failli coûter cher à son équipe.

Seulement, les Varois n’y étaient plus, après l’exclusion dix minutes de leur capitaine Ollivon, et les faméliques trois points passés par Carbonel, leurs derniers de la partie.

Imhoff trouvait de nouveau la faille dans la défense toulonnaise, grâce à un rebond heureux et après un coup de pied à suivre pour lui-même qui l’envoyait dans l’en-but. Les vingt dernières minutes seront un calvaire pour les visiteurs courant après le score, mais sans jus, tandis que Le Garrec tentait par deux fois la mire, sans justesse, maintenant le suspense jusqu’au bout.

Pire, pour le RCT, Clermont lui volait la septième place.

Toulon, huitième, mais devant le LOU, son bourreau qui lui a soufflé le titre du Challenge européen, la semaine passée – et donc automatiquement qualifié en Champions Cup  ne la jouera pas, la saison prochaine, pour la seconde fois d'affilée.

Une double peine pour Mignoni et Azéma, ce dimanche soir !

 

Les autres matches en bref…

Clermont (7)  – Montpellier (2)          20 – 15     

Pau (10)  – Castres (1)                       16 – 26     

Perpignan (13)  – Bordeaux (3)         22 – 15     

Stade Français (11)  – Brive (12)       17 – 33     

Toulouse (4) – Biarritz (14)               80 – 7       

Le CO, hissé haut et l’USAP, un exploit pour rien...

Dans la lutte au maintien, Perpignan a livré une partie de haut vol face au leader girondin pour tenir sa victoire qui aurait pu le sauver d’un prochain barrage pour le maintien, si seulement le Stade Français avait su s’offrir une victoire à Jean-Bouin face à Brive.

Mais les Coujoux ont attendu la dernière journée pour s’offrir, eux, leur première victoire à l’extérieur, si importante, et sans partage, face à des Parisiens autant indisciplinés que peu concernés par ce baroud final.

Du coup, Bordeaux est redescendu de son piédestal et devra jouer un barrage à domicile, ce qui a eu le don d’énerver Urios, mais pas le public de Chaban qui s’en réjouit certainement.

C’est Castres qui a profité des défaites simultanées de ses concurrents aux deux premières places, Clermont ayant bataillé jusqu’au bout contre les Cistes, et l’insistance de Monsieur Poite à lui refuser tous les essais, afin de décrocher une place qualificative en Champions Cup. Heureusement, la défaite de l’UBB suffisait à qualifier les Montpelliérains en demie.

Les Tarnais ont assuré au Hameau, terminant premiers, grâce à leur défense et au pied d’Urdapilleta, toujours aussi précieux, comme le drop bienvenu de Dumora,

Quant à Toulouse, le score parle de lui-même.

Sinon, il y a eu beaucoup d’émotions dans les stades, pour les dernières de Parra, Lopez, Hastoy, Thomas… et bien d’autres, dans ce jeu annuel de chaises musicales.

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après ce week-end)

Tous les résultats officiels du week-end >> 

 

Les résultats des finales de PRO D2 et du TOP 14 Féminin…

Mont-de-Marsan – Bayonne   20 – 49         

Cruel

« C'est cruel car leaders de la phase régulière durant presque toute la saison, les Montois se sont lourdement inclinés, à Montpellier, face à une équipe bayonnaise très généreuse, inspirée, vive et offensive, en témoignent les six essais inscrits par Galarza et ses coéquipiers, dont un doublé pour le centre Maqala (63e, 69e) qui mit l'Aviron hors de portée. Mont-de-Marsan affrontera Perpignan ou Brive, dimanche prochain, en barrage d'accession. », rapporte le pigiste de l’Équipe.

Bravo aux futurs coéquipiers de Lopez qui, du coup, reste en TOP 14.

 

Toulouse – Blagnac                16 – 10         

« Quel dénouement incroyable !

Menées d'un petit point alors que le temps réglementaire était terminé, les Toulousaines ont réussi à renverser la vapeur dans le temps additionnel avec un essai de Reulet. Elles s'imposent donc finalement 16 à 10 et remportent leur premier titre national », nous dit brièvement le porte-parole du Midol.

 

La semaine prochaine…

Les choses sérieuses commencent…

Place aux phases finales avec les barrages du TOP 14 :

Pour une place en demie

         Toulouse – La Rochelle, samedi 11 juin à 21h05       

         Bordeaux – Racing 92, dimanche 12 juin à 21h05         

Pour l’accession ou le maintien

         Mont-de-Marsan – Perpignan, dimanche 12 juin à 17h45

 

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30 mai 2022

Les brèves d'Ovalie - Edition n°480

Une étoile plein les yeux

CHAMPIONS CUP... Finale                      Leinster – La Rochelle   21 – 24

Première étoile pour les Jaune et Noir

Ils l’ont fait, eux !

Qui aurait mis une pièce sur ces Maritimes, empruntés en demie contre des Racingmen encore moins fringants quand, en face, le Leinster avait éteint, sans partage, le grand Stade Toulousain de Dupont & co ? Pas moi.

Et pourtant, les Rochelais y croyaient, eux !

Pas forcément dans la maîtrise, mais dans le cœur et les tripes, c’est clair ! à regarder ce dernier quart d’heure, plein de rage et de détermination pour inscrire l’essai vainqueur, alors qu’un Toulouse cinq étoiles aurait patiemment passé des points pour achever la bête derrière.

Ce n’est pas dans l’ADN des Jaune et Noir !

Un peu comme les Jaunards de Cotter ou d’Azéma, échouant d’un cheveu à trop vouloir jouer face à des machines à compression défensive, je craignais le pire.

Mais cette fois, et j’en suis heureux, la fougue, le culot et l’entêtement des Maritimes ont eu raison du grand Leinster, complètement déboussolé.

What the fuck ? Qu’est-ce qu’ils foutent, là ?

3 essais à rien, tout de même !

Si le XV dublinois a clairement mis la main sur le match d’entrée, avec le pied de son maître à buter, Sexton, les Rochelais ont réveillé le Vélodrome avec un premier essai sensationnel de Rhule qui a enfumé toute la défense celte par sa vitesse.

Dès lors, les Français, portés par un public enflammé, enchaînèrent les occasions, ne laissant que des miettes aux visiteurs de la cité phocéenne. Mais trop de maladresses et de précipitations allaient gâcher cette domination, et l’indiscipline offrir les munitions pour que les Leinstermen repassent devant à la pause (12-7).

Alors qu’au retour des vestiaires, les coéquipiers de Sexton remettaient la main sur le ballon et le jeu, poussant les Jaune et Noir, à l’agonie, à la faute (18-10), les avants rochelais s’apprêtaient à livrer un tout autre match, lancés derrière une touche de Bourgarit qui concluait l’avancée des siens dans l’en-but, derrière un ballon porté (18-17).

L’espoir était de retour à l’heure de jeu, à l’heure d’un exploit monumental.

L’entrée du banc d’O’Gara, et notamment de Retière, en place du jeune Berjon, exceptionnel à la mêlée, allait renforcer la dynamique pour renverser le match et jeter nos vils pronostics à la poubelle.

Un dernier quart d’heure de folie où les Maritimes ont fait le siège dans les 22 irlandais, s’entêtant à vouloir inscrire un essai, à cause de la bêtise du jeune Lavault, sans cervelle, qui a cru que son croche-patte inutile pouvait passer inaperçu à la vidéo, laissant les siens finir la partie en infériorité numérique, mais en supériorité psychologique. Ils se l’étaient dit et répété dans la semaine :

Pas question de repartir, une nouvelle fois, sans le titre !

Quatre points à remonter, à coup de charges et de pick and go, jusqu’à la délivrance et cette extension du bras de Retière, pour aplatir le cuir dans un trou de souris, sur la ligne.

Waouh ! West parachevait l’œuvre d’une transformation après la sirène pour voir luire dans leurs yeux l’éclat de cette première étoile qui restera gravée dans leurs coeurs mais surtout sur l'emblématique tunique Jaune et Noir.

Le Stade Rochelais devient le quatrième club français à remporter la grande coupe d'Europe, après Toulouse (1996, 2003, 2005, 2010, 2021), Brive (1997) et Toulon (2013, 2014, 2015).

  

La finale de la Challenge Cup en bref…

Lyon – Toulon            30 – 12

Mignoni efface Azéma

Vous le savez déjà, les deux hommes entraîneront le RCT, côte à côte, la saison prochaine. Et si vous vous demandiez qui des deux aura le dessus sur l’autre, dans cette force de collaboration, vous avez eu la réponse, vendredi soir, au stade Vélodrome, lors de cette petite finale européenne.

L’aura de Mignoni a, à l'évidence, plus d’impact sur ses hommes que celle de son adversaire du jour et futur partenaire.

Car, si la rencontre a semblé équilibrée, dans les vingt premières minutes, après un essai de chaque demi de mêlée (Couilloud puis Serin), elle a très vite basculé à l’avantage des Lyonnais bien plus tranchants et inspirés que les Varois, dépassés... émoussés ?

Menés 10-7 à la pause, le tournant du match arrivera, dès le retour des vestiaires, avec cette double peine contre les Varois, un carton jaune contre Luc pour un en-avant volontaire et l’essai logique de pénalité.

Barassi éteignait définitivement les vélléités toulonnaises dans la foulée, avec une troisième salve quand Berdeu puis Ngatai creusaient l’écart, au pied levé, à force de fautes toulonnaises.

Même si Kolbe aura le dernier mot avec le second essai varois, la prestation des hommes d’Azéma ne méritait guère autre chose qu’une défaite. Sans doute étaient-ils cramés par un calendrier chargé sur les deux tableaux.

Le déplacement crucial au Racing pour jouer un barrage paraît bien compliqué.

Lyon aura également un huitième de finale à jouer face à l’autre titré rochelais, mais avec l’avantage du terrain. Rien n’est donc terminé pour nos deux grands européens, en quête d'un doublé, comme les Toulousains l'an dernier.

 

Les résultats des demi-finales du TOP 14 féminin…

Blagnac – ASM Romagnat           15 – 8            à Brive

Toulouse – Bordeaux                 31 – 12           à Dax

Les résultats des demi-finales de PRO D2…

Mont-de-Marsan – Nevers           26 – 15

Bayonne – Oyonnax                    32 – 20

 

La semaine prochaine…

Le TOP 14 livre son verdict des phases finales

Avec deux véritables huitièmes de finale pour les trois finalistes des coupes européennes, un duel à distance entre Catalans et Coujoux, et des protagonistes qui défendront cher leurs places de demi-finaliste ou de barragistes, cette dernière journée promet un suspense à couper le souffle...

Et qui devrait nous tenir en haleine en prime time, dimanche soir.

 

Au programme* de la 26ème et dernière journée du TOP 14, dimanche 5 juin à 21h05 :

         Lyon – La Rochelle                 Un huitième de finale

         Racing 92 – Toulon                Un autre huitième de finale

         Toulouse – Biarritz                Une formalité pour un barrage

         Clermont – Montpellier          Un espoir pour une place en Champions Cup

         Stade Français – Brive           Un œil sur Aimé-Giral

         Perpignan – Bordeaux           Un œil sur Jean-Bouin

         Pau – Castres                          Sans pression ou presque….

 (*) Tous les matches sont retransmis en MULTIPLEX sur Canal+

Mais avant, d’autres finales auront lieu…

 

Du côté du TOP 14 féminin, le samedi 4 juin avec :

     Toulouse – Blagnac, à 19h                       (à Grenoble)

 

Puis du côté de la PRO D2, le dimanche 5 juin, avec :

    Mont-de-Marsan – Bayonne, à 17h45       (à Montpellier)

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23 mai 2022

Les brèves d'Ovalie - Edition n°479

Suspense à tous les étages !

TOP 14... 25è journée                             Bordeaux – Lyon   42 – 10

Jalibert is back !

Un TOP 14 sens dessus dessous

À deux journées du verdict… y a eu le feu partout à la maison, sur tous les terrains et surtout dans les jambes des joueurs qui voulaient sauver la peau de leur club qui recevait...

pour ne pas descendre, pour finir dans les six ou aux deux premières places.

Biarritz (14) – Clermont (9)        8 – 26

Seul, au rez-de-chaussée, les deux pieds dehors, en route pour la PRO D2, Biarritz a cherché à terminer sur un succès, dans son stade à Aguiléra, en vain, quand son visiteur auvergnat, en vainqueur, ne semblait pas courir après un barrage, tant il n’est même pas sûr de jouer la Champions Cup avec son bonus offensif. Car rien ne dépend des Clermontois désormais pour connaître leur sort, plus proche de rester à leur neuvième place que d’entrer dans les six.

À voir le match, on pourrait se demander si les hommes de Gibbes ne sont pas déjà résignés à partir en vacances, début juin, tant ils ont mis le temps à concrétiser leur domination, avec un premier essai au bout de quarante minutes seulement et les trois autres dans une seconde période toujours aussi poussive. Merci Penaud, auteur d’un doublé, et à Bezy et Behéregaray, les autres marqueurs, quand Tcheishvili sauvait l’honneur pour le BO.

Brive (12) – Toulouse (6)                8 – 26

À l’entresol, Brive avait l’occasion d’assurer son maintien, par une victoire à Amédée-Domenech. Seulement, en face, il y avait le champion en titre qui avait urgemment besoin de points pour assurer sa place dans les six.

Et comme pour le match précédent, les Coujoux se sont contentés de sauver l’honneur en fin de match, par Abadie, quand les Toulousains ont dû batailler âprement pour inscrire deux essais, par Dupont, d’entrée, puis par Meafou, au bout d’une heure d’infériorité numérique (après le carton rouge contre Faumuina), Ramos profitant de l’indiscipline des locaux pour sécuriser la victoire.

Toulouse a son destin en mains, face à Biarritz, à Ernest-Wallon, dans quinze jours, tout comme Brive, s’il parvient à s’imposer à Jean-Bouin. Un maintien loin d’être gagné quand on sait que Perpignan jouera son va-tout à Aimé-Giral face aux Girondins de Jalibert.

Toulon (7) – Pau (10)                     37 – 20

Au premier étage de la bataille pour accéder aux barrages, Toulon poursuit sa folle remontada, en disposant des Palois, qui n’espèrent rien dans ce championnat mais qui s’accrochent toujours au jeu, dans un combat jusqu’au-boutiste pour décrocher ce précieux bonus offensif.

C’est qu’il a fallu composer autrement pour Azéma, avant la finale de Challenge Cup, laissant sur le banc quelques cadres comme Ollivon, Carbonel, Serin et Luc. Mais les titulaires ont su faire le job, Isa, Wainiqolo et Blanc inscrivant les trois premiers essais avant que Carbonel ne s’offre le quatrième pour ses adieux, son dernier à Mayol, quand, à la dernière minute, le doublé de Wainiqolo récupérait le point de bonus perdu. Car Pau aura joué les trouble-fêtes avec deux beaux essais, signés Tuimaba et Hewat.

Toulon peut assurer sa qualification en Champions Cup en remportant le Challenge vendredi prochain, quand il peut surtout rêver de phase finale en s’imposant au Racing, la semaine suivante. Tout ne dépend pas de lui, forcément.

La Rochelle (4) – Stade Français (11)   32 – 13

Sur le même palier que les Toulonnais, et les mêmes contraintes à cause d’une finale européenne, samedi prochain, les Maritimes ont composé avec tout leur effectif pour venir à bout de Parisiens qui ne jouaient plus rien, comme les Palois.

À l’arrivée, même scénario et un bonus offensif à l’arrachée, signé Boudehent, après les essais de Popelin, Retière et Sazy quand les visiteurs, peu accrocheurs, ne marquaient qu’une fois par Glover.

Les Rochelais pourraient jouer un véritable huitième de finale à Lyon, pour la dernière journée qui pourrait les sortir des six. Et ce, une semaine après une finale face au Leinster. Chaud !

Castres (3) – Perpignan (13)                28 – 12

À l’étage supérieur, pour la quête des deux places qualificatives en demie, Castres a poursuivi son travail de sape du jeu adverse, décrochant même le bonus offensif quand Perpignan a voulu croire en ses capacités à faire un coup à Pierre-Fabre pour assurer son maintien.

Mais voilà, les Tarnais sont aguerris en défense et agressifs en attaque, poussant les visiteurs à la faute pour qu’Urdapilleta les punissent quand ce n’est pas un essai de pénalité qui les récompense.

Sale soirée pour les Catalans qui ont perdu d’entrée Jaminet et qui vu son remplaçant, Delguy, leur coûter un essai de pénalité et un carton jaune. Une double peine et une double infériorité numérique puisque Lam était déjà sur le banc pour dix minutes.

Pourtant, jusque-là, il n’y avait que 11-9 pour les locaux, après l’essai de Botitu. Le retour des vestiaires sera forcément à l’avantage du CO qui creusera un peu plus l’écart par leur buteur avant que l’USAP ne rende définitivement l’âme, en fin de partie, après avoir vaillamment résisté, écœuré, avec le troisième essai de Nakosi.

Les Tarnais sont qualifiés pour les phases finales et iront chercher une des deux premières places à Pau, en concurrence avec Montpellier et Bordeaux, sur le même palier.

Bordeaux (2) – Lyon (8)                   42 – 10

Les Bordelais a retrouvé Jalibert et ça s’est vu. Le meneur de jeu local a brillé, inscrivant un doublé, dès le retour des vestiaires, quand le premier acte avait accouché d’un petit 6-3 à la pause. L’équipe du Lou, remaniée et émoussée, s’est effondrée en seconde période, encaissant cinq essais (Meynadier, Petti et Tamefeinua complétant la marque), avant d’obtenir un essai de pénalité sur le fil, pour ne pas partir la queue basse avant sa finale européenne.

Les Lyonnais jouent gros et pourraient tout perdre, en deux semaines, un titre, un barrage et une place en champions cup. Tandis que l’UBB s’est rassurée avant son déplacement à Perpignan où elle compte bien assurer sa qualification en demie.

Montpellier (1) – Racing 92 (5)      22 – 13

Les Héraultais ont assuré l’essentiel grâce à l’indiscipline et la maladresse des Racingmen qui semblaient encore digérer leur élimination de la coupe d’Europe avant la prochaine pour les phases finales.

À noter l’essai magnifique de Bouthier en début de partie, faisant oublier tous ceux vendangés par la suite, les Franciliens en obtenant même un de pénalité en seconde période. Heureusement, le pied de Paillaugue aura fait la différence pour assurer la victoire et la qualification aux phases finales des siens.

Les deux concurrents auront fort à faire, dans quinze jours, le MHR à Clermont et le Racing à domicile face à Toulon pour conserver respectivement leurs places.

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après ce week-end)

Tous les résultats officiels du week-end >> 

 

Les résultats des barrages de PRO D2…

Nevers – Carcassonne           24 – 12         Première demie pour les Bourguignons

Oyonnax – Colomiers            19 – 15         Les Oyomen, abonnés au dernier carré

 

La semaine prochaine…

Marseille accueille les finales européennes !

D’abord, la Challenge Cup*, vendredi 27 mai avec :

         Lyon – Toulon, à 21h         

 

Puis la Champions Cup*, samedi 28 mai avec :

         Leinster – La Rochelle, à 17h45 

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de beIN sports et France TV

 

Enfin, dimanche 29 mai

 

Place aux demi-finales de la PRO D2 avec :

    Mont-de-Marsan – Nevers, à 15h

    Bayonne – Oyonnax, à 17h45

 

Ainsi qu’aux demies du TOP 14 féminin avec :

     Toulouse – Bordeaux, à 15h

     Blagnac – ASM Romagnat, à 15h

 

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15 mai 2022

Les brèves d'Ovalie - Edition n°478

Que du vent !

CHAMPIONS CUP... Demi-finales           Racing 92 – La Rochelle   13 – 20

Ca n'a pas volé haut dimanche !

Loin du niveau du mistral 

Délocalisée à Lens, pour cause d’un concert au Paris-La-Défense Arena (comme pour le Munster la semaine dernière à Dublin) la demi-finale entre Français a sonné creux, dimanche, au stade Bollaert, comme le craignait le manager rochelais Ronan O’Gara, en début de semaine…

Mais bien plus sur le pré qu’en tribunes !

Pauvres (bien trop nombreux) spectateurs qui ont fait le déplacement pour assister à cette bouillie de rugby, servie avec sa farandole de fautes et de maladresses, que les acteurs sur le terrain ont avalé avec des moufles et des pieds carrés.

Certes, outre la chaleur, il y avait un peu de vent pour justifier les ratés des buteurs. D’abord l’ouvreur Rochelais, complètement à l’ouest, en première période, puis le demi de mêlée francilien qui s’est mis à le copier au retour des vestiaires.

Mais de vent, c’est dans les intentions et l’efficacité offensives qu’il en a été question surtout durant 80 minutes, insipides.

Vous voulez vraiment que je vous résume ?

Des charges et des charges, sur des lancements en touche ou derrière des mêlées, qui ont vu le premier essai de Vakatawa, au bout d’une demi-heure de jeu, après avoir déchargé des immondices de fautes de main et de jeu d’occupation à rendre les ballons, comme si Bollaert était une déchetterie du rugby, à nous faire détourner la tête du match tellement il ne sentait pas bon.

(Putain ! j’aurais dû aller à Romagnat, voir le quart de finale des filles, cf plus bas)

Quarante minutes pour accoucher d’un essai, dans la douleur, pour ces Maritimes, méconnaissables, jouant comme des bœufs derrière la charrue de leurs mauls, sans créativité. Alldritt trouvait la faille juste avant la pause, sans que West ne parvienne à égaliser (10-8).

Et puis la seconde période a viré au cauchemar pour les locaux délocalisés, un peu comme pour le Munster face à Toulouse, chez son voisin du Leinster, bien trop indisciplinés et pénalisés.

Deux cartons jaunes, coup sur coup, après les derniers points de Le Garrec, à la cinquantième minute (13-8), offrant un essai de pénalité sur un énième ballon porté, volontairement écroulé par Gomes Sa, après celui de Chat une minute avant.

Presque vingt pénalités concédées par un Racing qui a voulu trop défendre, à la limite des règles. Les Rochelais n’étaient pas loin derrière en nombre de fautes, illustrant la qualité médiocre de cette demi-finale européenne.

13-15 durant une dernière demi-heure laborieuse, de bouillie de rugby, je vous disais, indigeste, où les Maritimes ont serré les fesses jusqu’au bout, de penaltouche en penaltouche, pour tenir le ballon au chaud, jusqu’à la dernière minute, la dernière goutte de cette piquette de jeu, en pick and go imbuvables, pour l’essai de la délivrance…

Je parle de celle de Bollaert, souillé, meurtri dans son sang et or.

Marseille tremble déjà à l’idée de voir ces pauvres Maritimes, dans son antre du Vélodrome, se faire balayer par la tornade offensive qu’a été, la veille, l’équipe du Leinster face à ce qui se fait de mieux en rugby français. Ca risque de souffler fort pour les hommes d’O’Gara.

Pas sûr que ce soit un mistral gagnant !

 

L’autre demie en bref…

Leinster – Toulouse     40 – 17

Leçon de rugby et de pragmatisme

Samedi, les Toulousains sont revenus sur la pelouse de leur époustouflante victoire en quart de finale, face au Munster (lire édition précédente), avec quasi les mêmes acteurs mais pas la même fraîcheur, et surtout, le même adversaire en face.

Car, cette fois, il s’agissait des propriétaires des lieux, ceux du comté du Leinster, quadruples champions d’Europe, et qui comptaient bien décrocher le dernier billet pour une cinquième étoile.

Ils ont été tout simplement monstrueux de sérénité, d’agressivité et d’efficacité, dominant les tenants du titre français dans tous les secteurs du jeu, et notamment au sol.

Pourtant, les Toulousains ont mené d’entrée, après l’essai en contre de Dupont, un score en trompe-l’œil aussitôt effacé dans les instants qui suivirent avec deux essais signés Lowe, lancé côté fermé derrière un ballon porté, puis Van der Flier sur un service du maître Sexton, bluffant la défense rouge et noir.

Menés 23-10 au retour des vestiaires et privé dix minutes de Meafou, l’indiscipline aura raison des Français, cuit d chez cuit, au fil des minutes de la seconde période. Quand, en face, sans jamais s’affoler, les locaux tenaient le match en main et leurs adversaires en joue, les punissant chaque fois qu’ils leurs donnaient le ballon pour se faire battre. Par Lowe, parfaitement servi par Sexton, pour la seconde fis, avant que Keenan ne parachève la leçon de rugby implacable avec une quatrième banderille en fin de partie.

Entre les deux, le deuxième essai toulousain, signé Tolofua, n’a laissé augurer aucun renversement possible tant la maîtrise du jeu était dans un seul camp.

Les Maritimes sont prévenus. Seul le seizième homme du Vélodrome pourrait faire basculer, dans quinze jours, cette finale promise à cette monstrueuse équipe du Leinster programmée pour.

 

Les demi-finales de la Challenge Cup en bref…

Lyon – Wasps            20 – 18

Toulon – Saracens     25 – 16

Pierre et Franck, main dans la main, pour une finale à double enjeu

Les deux futurs coaches-associés du RCT la saison prochaine, vont s’affronter pour le titre du Challenge européen au Stade Vélodrome, et une place qualificative à la prochaine Champions Cup, de quoi finir en beauté la saison avec leurs clubs respectifs et s’octroyer le statut de leader dans leur association.

Parce que les deux formations, lyonnaise et toulonnaise, ont, tour à tour, samedi, montré du caractère pour venir à bout des deux ogres anglais que sont les Wasps et les Sarries.

Le premier, le LOU, a renversé le match en sa faveur, en seconde période, grâce à deux essais, signés Berdeu et Charcosset, après avoir manqué le premier acte.

Le second, le RCT, a étouffé les velléités des Saracens, grâce à une défense encore plus agressive et surtout à leurs talents derrière, les jambes en feu, avec Villière, Luc et Wainiqolo, auteurs des trois essais varois.

Une petite finale 100% française, qui promet autant sur le terrain qu’au bord avec le duel entre Pierre et Franck, deux futurs copains.

 

Les résultats des quarts de finale du TOP 14 féminin…

Sans commentaires, faute de suivi médiatique... Enfin, sauf pour "mes" tenantes du titre :-)

ASM Romagnat – Montpellier           22 – 20

ASM Romagnat Montpellier 2022

"Accrochées à leur bouclier, les championnes de France en titre ne se sont jamais avouées battues. Bousculées en première période, parfois imprécises, les filles de Fabrice Ribeyrolles sont allées chercher au fond de leurs tripes cette victoire et ce dernier essai en bout de ligne symbole de volonté et de conviction sur un jeu de mouvement qui a fini par faire craquer les Héraultaises. La transformation de la gagne, claquée par Jessy Trémoulière en bord de touche, ouvre les portes des demi-finales aux filles de Romagnat qui ont montré un sacré tempérament et une volonté extrême de défendre leur bout de bois." (ASM-Rugby >>)

Toulouse – Lyon                                27 – 0
Blagnac – Grenoble                           42 – 15
Bordeaux – Bobigny                          18 – 15

 

La semaine prochaine…

Un petit détour par le TOP 14…

Plus que deux journées avant le verdict des phases finales.

Au programme* de la 25ème journée, dès le samedi 21 mai :

         Bordeaux – Lyon, à 15h                (Assurer les phases finales)   

         Biarritz – Clermont, à 17h15         (Les Jaunards courent après l’Europe)

         La Rochelle – Stade Français, à 17h15   (Des Maritimes en péril)

         Montpellier – Racing 92, à 17h15          (Pour une demie directe)

         Toulon – Pau, à 17h15                   (les Varois courent après le TOP 6)

         Brive – Toulouse, à 21h05             (le maintien pour l’un, le TOP 6 pour l’autre)

Puis dimanche 22 mai :

         Castres – Perpignan, à 21h05     (une demie ou le maintien)

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du TOP 14 féminin

Les demi-finales se dérouleront simultanément dimanche 29 mai à 15h :

  •       Toulouse – Bordeaux  
  •       Blagnac – ASM Romagnat

Retrouvez les résultats et le calendrier sur >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

Posté par NewZeland2011 à 20:55 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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