L E S B R E V E S D O V A L I E . C O M - l'Hebdo du Rugby par Antonio -

18 novembre 2019

Les Brèves d'Ovalie - Edition n°374

Bref de brèves...

CHAMPIONS CUP... 1ère journée               Racing 92 – Saracens     30 – 10

Des champions en titre dépassés

Privé de rugby tout le week-end, cause salon du livre à Dourdan, pour voir si je n’étais pas un peu l’écrivain du 21ème siècle (apparemment mon nom ne semble pas avoir fait de remous dans l’Essonne), je découvre ce lundi les résultats.

Je ne vais donc pas vous faire une revue de presse, et encore moins me la raconter sur le retour en force des Jaunards, mais, humblement et avec de profonds regrets, vous commenter les résultats de cette première journée en bref.

Poule 4            Racing 92 (1) – Saracens (4)       30 – 10
                       Ospreys (3) – Munster (2)            13 – 32

La sensation

Que les Racingmen, à peine revenus de l’enfer en TOP 14, se tapent le champion en titre, malgré son équipe largement remaniée et un championnat outre-Manche qui lui promet l’enfer avec des sanctions lourdes pour ne pas avoir respecté le salary cap (Sir Lorenzetti et la LNR devraient en prendre de la graine), cela fait plaisir. Et avec le bonus en prime ! Les champions anglais risquent d’autant plus mal digérer leur défaite en finale de coupe du monde. Pourvu que ça dure jusqu’au tournoi des VI Nations.

Dans l’autre rencontre, le monstre irlandais de Limerick a fait le job, comme d’habitude, dans son seul objectif de la saison, tout gagner dans cette compétition, en disposant des Gallois, chez eux et avec le bonus. Les Franciliens sont prévenus pour leur déplacement à Thomond Park, samedi prochain.

Poule 3             Clermont (1) – Harlequins (4)     53 – 21
                       Bath (3) – Ulster (2)                      16 – 17

La correction

Les Clermontois ont rassuré autant qu’ils ont fait mentir ceux qui croyaient qu’ils n’étaient pas encore prêts pour le niveau européen. Seulement quand il s’agit d’Europe, les Jaunards semblent se métamorphoser en machine à jouer. Et, même si je n’ai rien vu, je me régale à l’avance de ce départ tonitruant, bonus en poche. Encore un Anglais qui fait les frais de l’appétit français. 

Tout comme son compatriote de Bath, surpris par les Irlandais d’Ulster. Quel pied !

Poule 5             Gloucester (4) – Toulouse (1)              20 – 25
                         Connacht (2) – Montpellier (3)          23 – 20

Plus de peur que de mal

Les Toulousains ont eu le dernier mot face à d'autres Anglais (décidément !), pourtant plus réalistes en première période malgré la domination du champion de France. Le second acte a donné raison à sa patience et la force de ses avants, notamment sur l’essai du futur clermontois Bezy (quoi, qu’est-ce que j’ai dit ?).

Les Montpelliérains n’ont pas eu la même réussite en Irlande, malgré une entame parfaite après l’essai dès la première minute de Cruden. Les Irlandais ne se sont pas laissés faire répliquant aussitôt pour reprendre le match à leur compte. Un point de bonus défensif récompensera les efforts héraultais, un moindre mal pour une première à l’extérieur.

Poule 1             Northampton (2) – Lyon (3)         25 – 14
                       Leinster (1) – Trévise (4)               33 – 19

Lou y es-tu ?

À voir encore une fois, comme la saison dernière, l’équipe de Pierre Mignoni tourner au moment de la joute européenne, ne laisse guère présager de grandes ambitions chez le leader du TOP 14 dans cette compétition. Logiquement dominés par des Anglais rompus à ce championnat, Lyon s’incline sans regrets.

Les Irlandais de Dublin, eux, comme leurs homologues de Limerick, ne font pas dans la dentelle et n’ont qu’un but. Marquer au minimum quatre essais à chaque match avec plus de points que leur adversaire. Point. Même si les Italiens ont eu leur mot à dire.

Poule 2             La Rochelle (4) – Exeter (1)         12 – 31
                       Glasgow (2) – Sale (3)                  13 – 7

"Déflandration" européenne

Les Maritimes se sont fait exploser à Marcel-Deflandre, concédant une victoire bonifiée à Exeter, bien parti pour dominer cette poule. Deuxième équipe anglaise, avec Northampton, à relever la tête d’une nation touchée dans son rugby.

Par contre, Sale n’a pu récolter qu’un point de bonus défensif à Glasgow, histoire de rester vivant dans cette poule, pas comme La Rochelle, condamnée à quasi tout gagner désormais.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

En ce qui concerne la Challenge Cup, vous trouverez également tous les résultats sur le site officiel de l’EPCR.

Brive s’impose à Paris, Toulon à Bayonne, quand Bordeaux domine les Wasps à Chaban.

Agen s’incline à domicile face à Edimbourg, quand Castres et Pau tombent à l’extérieur.

 

Test Crunch féminin de la tournée d’automne…

Angleterre – France 17 – 15

D’un souffle d’inexpérience

Vous ne l’avez pas vu ? Moi non plus. Visionnez le résumé ici comme moi >>

Il s’en est fallu de peu à nos Bleues qu’elles réalisent l’exploit à Exeter après une défaite sans concession au Michelin la semaine dernière. Elles auraient pu et dû tuer le match en première période sur leurs temps forts, après un magnifique essai perso de Laure Sansus, titulaire en place de Pauline Bourdon, menant 8-0. Mais des fautes de mains et le pied défaillant de Jessy Trémoulières ont laissé les Anglaises dans la partie, revenant au score par le pied  sans faille de la buteuse anglaise, Scarratt. 6 à 8 à la pause, avant de passer devant, 12 à 8, au retour des vestiaires.

Pourtant le deuxième essai français, à l’heure de jeu, par Caro Boujard, bien servie par Laure, après une mêlée qui a mis en difficulté les Red Roses, laissait présager une fin heureuse. Même Jessy passait la transformation pour mener 15 à 12.

Seulement, un dernier dégagement hasardeux de Morgane Peyronnet, à deux minutes de l’exploit, allait donner le ballon pour se faire battre sur le fil, par un jeu au large des Anglaises qui prenait à revers toute la défense tricolore.

Un manque de réalisme et d’expérience qui montre combien ce groupe d’Annick Hayraud a encore une grosse marge de progression pour rivaliser face aux championnes d’Europe, à défaut d’un réservoir de talents, à l’image de Laure Sansus qui semble avoir éclipsé en un match la pourtant fabuleuse Pauline Bourdon, sur le banc.

 

La semaine prochaine…

Deuxième round européen

De belles affiches en perspectives, notamment face aux Irlandais, pour Clermontois, Racingmen et Toulousains. Quant à celle opposant ceux du Leinster à Lyon, elle risque de ne souffrir d’aucune illusion, malheureusement.

Au programme*  à partir de vendredi 22 novembre :

  • Ulster – Clermont, 20h45 (poule 3)
  • Harlequins – Bath (sam 18h30)

Puis samedi 23 novembre :

  • Toulouse– Connacht, 14h (poule 5 de Montpellier) -> FR2
  • Lyon – Leinster, 16h15 (poule 1)    -> FR2
  • Benneton – Northampton (sam 14h)
  • Munster– Racing 92, 18h30 (poule 4)
  • Ospreys – Munster (sam 18h30)

Enfin, dimanche 24 novembre :

  • Sale – La Rochelle, 14h (poule 2)
  • Exeter – Glasgow (sam 16h15)
  • Montpellier – Gloucester, 16h15 (poule 5 de Toulouse)

S’agissant de la Challenge Cup et les 8 autres clubs du TOP 14, veuillez consulter le site officiel de l’EPCR qui vous en détaillera le programme.

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de BeIn Sports

 

Du côté du TOP 16 fémininC’est toujours la trêve internationale d’automne, reprise le 30 novembre.

Posté par NewZeland2011 à 13:09 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,


10 novembre 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°373

Un retour en force internationale !

TOP 14... 9ème journée                        Toulouse – Clermont      34 – 8

Il est génialement fou ce Romain !

Toulouse, première journée de TOP 14.

La Coupe du monde derrière, les internationaux au devant de sa prochaine journée, le championnat peut enfin commencer et le champion sortir de sa tanière, les griffes de sa ligne de trois-quarts mondialistes acérées.

Ernest-Wallon, samedi 9 novembre, 20h45.

Six minutes de jeu seulement, Huget pour Ramos, Ramos pour Guitoune et le premier essai. Limpide ! Trop facile même.

Six minutes plus tard, Guitoune pour Ramos, Ramos pour Médard, sur l’autre aile, et le deuxième essai d’école du Toulouse champion de la dernière saison. Fabuleux !

Encore dix minutes et, soudain, le double éclat de génies : petit par-dessus de Holmes dans les bras de N’Tamack, dernier élément du quintet international tranchant, le trois-quarts centre (révélation de l'année par World Rugby), slalome en géant les 22 clermontois, dans une descente folle, plantant Abendanon puis Raka, comme deux piquets impuissants, par ses appuis fulgurants qui le propulse jusqu’à l’en-but pour le troisième essai. Il est fou ce Romain !

24-0 en 24 minutes. Toulouse décolle, Clermont s’écrase.

Le match est plié malgré deux réactions des visiteurs, illusoires. Trois points de Parra avant la pause et un essai de Raka au retour des vestiaires.

Point final d’une opposition clermontoise inexistante ou bien trop faiblarde, sans envie, ni réelle stratégie, à l’image d’un Parra où la tête semblait ailleurs après une semaine à cogiter sur son avenir, elle en a oublié de faire le déplacement à Ernest-Wallon, ne laissant sur les épaules du demi-de-mêlée que des doutes et le néant dans ses décisions.

Galan, entrant en place de Tolofua pour le Stade toulousain, récupèrera, à l’heure de jeu, le bonus offensif perdu pour parachever cette nouvelle humiliation des Jaunards après leur finale déjà manquée au Stade de France.

Pas de meilleure satisfaction avec Lopez, aussi transparent que son compère d’une charnière à faire grincer les dents des supporters qui avaient pourtant de quoi se réjouir de l’allure de leur équipe sur le papier.

À une semaine de la campagne européenne, le staff clermontois va devoir remobiliser autrement ses forces pour espérer ne pas subir un mauvais départ au Michelin qui pourrait être fatal pour la suite.

Quant au champion de France, le retour en fanfare de ses internationaux, au complet, peut enfin lancer sa saison et courir après le leader lyonnais qui n’en finit pas de faire effrontément sa loi dans le championnat.

  

Les autres matches en bref...

Lyon (1) – La Rochelle (9)                 45 – 17

La course en tête

Le Lou continue d’appuyer sur l’accélérateur pour écraser un nouvel adversaire de poids.

Après avoir été pris par surprise sur un premier maul conclu par Priso, les Lyonnais ont réagi par Cretin puis Couilloud pour recoller au score et passer devant sans jamais plus lâcher le fil du match jusqu’à décrocher le bonus offensif avec cinq essais à la clé (doublé de Couilloud, Ngatai, Goujon).

Les Rochelais ont tenté, en vain, de contrarier la domination locale portée notamment par un Bastareaud en troisième ligne dont c’était le dernier match en TOP 14 avant son aventure américaine et une rencontre avec les Barbarians britanniques à Twickenham.

Bordeaux (2) – Agen (13)                    23 – 0

Patiemment mais sûrement

Le dauphin bordelais a pris son mal en patience, sous une pluie diluvienne,  face à des Agenais toujours aussi coriaces et appliqués en défense, avant de marquer enfin les premiers points à quatre minutes de la pause pour un bien maigre 6-0.

La seconde période s’ouvrira un peu plus, avec deux essais arrachés par Cordero puis Lesgourgues pour une victoire maîtrisée offensivement avec tonus mais sans bonus.

Les Lot-et-Garonnais repartent fannis mais avec le sentiment d’avoir tout donné, une fois de plus.

Bayonne (4) – Pau (3)                        3 – 9

Le jeu à l’abri !

Sous le déluge hivernal qui s’est abattu sur le sud-ouest, le match entre les deux équipes a accouché de quatre coups de pied entre les perches et une victoire paloise bien terne sur le terrain de Bayonne.

Beaucoup d’imprécisions et de fautes de main dans des conditions de jeu extrêmes n’ont pas permis de voir du jeu, au détriment de Bayonne pour qui l’avenir pourrait commencer à se ternir encore plus dans ce nouveau début de championnat.

Mais pour l’instant, la vie est belle dans le carré d’honneur pour les deux formations.

Toulon (5) – Montpellier (7)              19 – 19

A la fin le MHR paye, peuchère !

Pour ouvrir cette neuvième journée, Toulonnais et Montpelliérains se sont quittés sur un match nul où monsieur Charabas aura pesé (justement ou pas) en faveur des locaux, en difficulté en première période et qui par un essai refusé à N’Gandebé va les relancer.

Pourtant, l’arbitre avait accordé cet essai que Cruden avait rapidement transformé avant de revenir à la vidéo, ce qui n’est pas autorisé par le règlement, pour constater que l’essai souffrait d’un en-avant.

Les Varois vont inscrire alors le premier essai de la partie par Webb avant que Bouthier n’égalise six minutes plus tard. Crudden reprendra l’avantage par une pénalité qu’annulera aussitôt Belleau pour une faute montpelliéraine. Quand, sur la sirène, Picamoles allait gâcher la pénalité de la gagne pour le MHR, avec un geste au visage de son adversaire, aussi stupide qu’inoffensif, provoquant le retournement de la sanction.

Un match nul qui n’arrange personne et qui vaut bien deux points chacun.

Castres (11) – Brive (12)                     28 – 26

Le CO a eu chaud

Après une première période pleine de pragmatisme maison, inscrivant trois essais par Palis, Combezou et Hounkpatin, les Castrais se sont emmêlés les pinceaux dans la suffisance de leur jeu en seconde période, laissant les Brivistes revenir. Pire, ils se sont vus priver d’abord du bonus offensif puis même passer devant sur l’essai de Das Ros qui a calmé d’un coup l’ardeur des tribunes de Pierre-Fabre.

Il aura fallu une dernière pénalité de Dumora pour éviter la cata aux Tarnais, juste après la sirène. Les Brivistes peuvent se mordre les doigts, ils sont passés tout près d’une première victoire à l’extérieur.

Stade Français (14) – Racing 92 (10)     9 – 25

Triplé de Thomas conre triple buse

Le derby francilien a viré à la démonstration de force d'un côté, d'impuissance de l'autre, tant les Parisiens ont manqué d'inspiration, subissant la domination et le réalisme de son adversaire venu à Jean-Bouin pour sortir illico de la zone de relégation.

Trois essais de Thomas et un bonus offensif récompenseront les efforts et la maîtrise des Racingmen quand Sanchez se contentera de trois pénalités (toutes en première période) pour ne pas rendre encore plus humiliante la défaite.

Paris sombre pour de bon et peut sérieusement penser à la relégation qui pointe plus que le bout de son nez, avec un doigt de pied dedans.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

Test Crunch féminin de la tournée d’automne…

France – Angleterre        10 – 20

Un aller pas simple !

On se réjouissait de la compo d’Annick HAYRAUD avec les retours du 7 de notre Marjo Blonde Destroyer ou encore de Caro Drouin à l’ouverture autour des immuables Safi N’Diaye, Gaëlle Hermet, Romane Ménager, Jessy Trémoulière et bien sûr Pauline Bourdon à la mêlée, pour ne citer qu’elles.

Mais face aux Red Roses, championnes d’Europe, la tâche n’allait pas être moins rude, même au complet et dans un stade Marcel Michelin, gonflés maison.

Pragmatisme et efficacité, voilà ce qui résume ces Anglaises, tout ce qu’il manque aux Françaises qui ont pourtant démarré la partie aller de cette double rencontre de la meilleure des manières, balle en mains et avec les trois premiers points au bout du pied de Jessy, à défaut de passer la ligne, des fautes plein les mains.

Mais l’euphorie tricolore sera de courte durée, quand le XV de la Rose a commencé à piquer là où ça fait mal, dans les rucks, les mauls et la puissance de leur pack. Trois points pour égaliser puis deux essais en force, coup sur coup, les Bleues pêchant par manque de cohésion et de soutien, par impuissance tout court. 3-17 à la pause.

Au retour des vestiaires, l’orgueil tricolore sera récompensé par l’essai de Camille Boudaud, en bout de ligne, et aussi en supériorité numérique, faut-il le souligner. L’espoir se fondra en logique illusion tant nos Françaises n’ont pas su hausser leur niveau pour rivaliser avec leur adversaire du jour qui enquille trois nouveaux points pour se mettre à l’abri d’un retour miraculeux.

Car il faudra bien un miracle, la semaine prochaine à Exeter, pour espérer renverser la tendance et réaliser un exploit outre-Manche.

 

La semaine prochaine…

La Champions Cup fait son entrée !

Cette saison, France Télévision nous offre deux matches européens par week-end, un le samedi, l’autre le dimanche, quand BeIn les assure tous, comme les autres années.

On signalera le retour des Clermontois et des Rochelais au plus haut niveau, après un séjour en Challenge Cup. On s’interrogera sur l’implication des Lyonnais cette fois, là où ils avaient fait complètement l’impasse la saison dernière.

Une première journée qui aura son importance, qu’on la joue à l'extérieur ou à la maison, tant partir de derrière est compliqué par la suite.

Au programme*  à partir de vendredi 15 novembre :

  • Gloucester – Toulouse, 20h45 (poule 5 de Montpellier)

Puis samedi 16 novembre :

  • La Rochelle – Exeter, 16h15 (poule 2) -> FR2
  • Glasgow – Sale (sam 14h)
  • Clermont – Harlequins, 18h30 (poule 3)
  • Bath – Ulster (sam 14h)

Enfin, dimanche 17 novembre :

  • Connacht – Montpellier, 14h (poule 5 de Toulouse)
  • Northampton– Lyon, 14h (poule 1)
  • Leinster – Benetton (sam 16h15)
  • Racing 92 – Saracens, 16h15 (poule 4) -> FR2
  • Ospreys – Munster (sam 18h30)

S’agissant de la Challenge Cup et les 8 autres clubs du TOP 14, veuillez consulter le site officiel de l’EPCR qui vous en détaillera le programme.

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de BeIn Sports

 

Du côté du TOP 16 féminin

C’est toujours la trêve internationale d’automne, reprise le 30 novembre.

 

Le temps de suivre le retour du Crunch féminin, diffusé sur France 2 :

          Angleterre - France, samedi 16 novembre à 14h10 à Exeter.

Posté par NewZeland2011 à 22:32 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

03 novembre 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°372

Du Rosbif... à l'étouffer !

COUPE DU MONDE... Finale            Angleterre – Afrique du sud       12 – 32

Des Springboks 3 étoiles !

La recette des Boks !

Ah ! Le plaisir d’un bon rosbif bien cuit, bien rôti, après l’avoir fait mariner une semaine dans un bouillon d’euphorie alcoolisé au grand trophée, un Webb Ellis seize ans d’âge, piqué d’ail ail ail, garni de marrons et relevé de gnons pour finir carotte, à défaut d'à point (seulement douze) dans son jus d’impuissance.

De quoi aiguiser l'appétit du Français moyen avec un tel plat !

Car pour être plat, le jeu des Anglais a été plat, même trop à plat, trop lisible pour des Springboks qui avaient décidé de leur rentrer dedans et de les cuisiner à leur sauce, pas française pour le coup, écœurante à la mode sud-africaine.

La recette semblait simple à première vue.

Sortir la barbaque de sa finale, une semaine avant la cuisson, l’attendrir de compliments et de pronostics unanimes. Compter pour du beurre, à température ambiante, en attendant la bonne heure. Préchauffer alors le stade de Yokohama à 220 degrés, à coup de « Swing low, swing chariot » histoire de détendre encore plus la vigilance et les nerfs du rosbif. Le poser sur une grille de défense solide de telle sorte qu’il ne puisse passer entre et l’enduire d’un jeu mou qui fond aussitôt sous la pression.

Enfourner chaque mêlée, chaque maul et les regarder rôtir durant soixante minutes, minimum ! jusqu’à ce que le rosbif soit archi cuit, sans le moindre jus, sans la moindre goutte de sang. Il est là le secret, petits Français, ne jamais le manger saignant !

Arroser alors d’un jus de Mapimpi pour relever le score d’un essai d’école et les sortir définitivement du match. Saler et pimenter le tout au Kolbe (genre de wasabi à vous arracher les yeux de leurs orbites) dans un numéro extraordinaire pour le fumet final.

Enfin, sortir du four et servir la victoire parsemée de lauriers. À table !

C'est tout chaud, troisième titre pour les Springboks (1995, 2007, 2019), en trois finales. Une totale réussite qui valide la recette déjà concoctée en 2007 contre les Anglais de Wilkinson, alors tenants du titre.

Troisième étoile donc, comme les All Blacks (1987, 2011, 2015), dans une finale qui aura brillé par la puissance physique de toute une équipe, par son pack, en mêlée fermée notamment, impressionnant, mais aussi par la pression défensive permanente, à deux, à quatre, voire à six, dans des montées inversées qui ressemblaient à des mauls programmés pour étouffer le jeu de l’adversaire dans l’œuf.

66 minutes avant de voir un essai alors que le match semblait joué, c’est dire. Non pas que l’on se soit ennuyé mais juste que ce rugby-là ressemble à un sport de combat et de stratégie au pied, un jeu de ballons portés efficaces plus que de ballons joués, dans toute la largeur et splendeur, même si Kolbe nous a régalé d’un tchik-tchak somptueux, dont lui seul a le secret, tel un Messi balle au pied, et qui a mystifié Farrell sur le deuxième essai. Tout un symbole.

Chapeau bas à ces joueurs monumentaux comme Kolbe, Mapimpi, Etzebeth, Kolisi, De Klerk (dont la ressemblance physique avec Dupont ne vous aura pas échappé) ou encore Am, au four et au moulin, passeur décisif.

Le rêve d’un deuxième sacre anglais s’est brisé sur un mur en béton armé. Jamais le XV de la Rose n’a pu rivaliser, perdant son pilier droit Sinclker dès la troisième minute et subissant dès lors la loi de la mêlée fermée. Pourtant Dan Cole n’était pas un bleu dans ce domaine. Les Anglais ont déjoué, croyant se sauver sous la botte de Farrell. Seulement la puissance physique était sud-africaine et les fautes anglaises.

Les hommes d’Eddie Jones se sont laissé étouffer sans oser (ou pouvoir) lancer leurs trois-quarts, par manque de jus. Comme quoi, battre les All Blacks et mourir juste derrière n’est pas réservé qu’aux Français.

Vivement ce début de tournoi avec ce Crunch tant attendu au Stade de France...

que l'on applique cette succulente recette avec nos petits Bleus, génération double championne du monde, sous la baguette du tout récemment couronné "révélation de l'année", Romain N'Tamack  ! ... J'en ai déjà le sang à la bouche.

 

La petite finale

Nouvelle-Zélande Pays de Galles                40 – 17

Humblement

À l’image du Ka Mate, parfaitement et sobrement exécuté, la victoire des All Blacks a retenti en toute simplicité, sans outrecuidance ni agressivité, dans le stade de Tokyo.

Une troisième place pourtant acquise après un début de match brouillon où les Gallois, sous la baguette de Patchell (en place de Biggar, sur le banc), ont eu les meilleures occasions sans parvenir à les concrétiser quand Moody puis Beauden Barrett, pour les Néo-Zélandais, marquaient un peu trop facilement.

Une demi-heure de jeu presque égal, après l’essai de Amos et la pénalité de Patchell (14-10), avant que les futurs anciens champions du monde ne tuent le suspense avant la pause par deux nouvelles banderilles, plantées par le futur Palois Ben Smith.

Le retour des vestiaires ne laissera aucune chance aux Diables Rouges, pris à la gorge d’entrée par la vitesse des trois-quarts à la Fougère, Crotty concluant le cinquième essai.

Seule consolation pour un Gallois, Josh Adams, qui inscrira son septième essai de la compétition, finissant meilleur buteur puisque, derrière lui avec six réalisations, le Sud-Africain Mapimpi n’a pas réussi à le dépasser en finale. Le Gallois aura néanmoins échoué à un essai du record détenu par le trio Lomu, Habana, Savea.

Mo'Unga, l’ouvreur black, parachèvera cette humble médaille de bronze par un sixième coup fatal en fin de match, après avoir régalé le public de toute sa classe.

Oui, mais bon, fallait briller la semaine dernière mon coco !

 

La semaine prochaine…

Le TOP 14 reprend des couleurs…

Et ses internationaux.

Du moins ceux dont la nation a été éliminée avant les quarts de finale. Nos Bleus malheureux auront donc encore une semaine de vacances pour pleurer sur leur mauvais sort ou leur mauvaise sortie, Sébastien Vahaamahina se préparant, lui, à passer des oreilles qui sifflent aux sifflets à ses oreilles. Une bonne occasion de mesurer le QI de nos stades en France.

Voici donc le programme* de cette neuvième mais première vraie journée du TOP 14.

Amis lyonnais, basques et bordelais, les « tontons flingueurs » de ce début de saison, préparez-vous dans les semaines à venir à des nervous breakdown comme on ne dit plus de nos jours. 

 

Samedi 9 novembre :

         Toulon – Montpellier, à 15h30 

         Bayonne – Pau, à 18h 

         Bordeaux – Agen, à 18h 

         Castres – Brive, à 18h 

         Toulouse – Clermont, à 20h45 

Puis dimanche 10 novembre :

         Lyon – La Rochelle, à 12h30 

         Stade Français – Racing 92, à 16h50

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du TOP 16 féminin,

Trêve internationale d’automne, reprise le 30 novembre.

 

Le temps de suivre deux crunchs au féminin, diffusés sur France 2 :

          France - Angleterre, samedi 9 novembre à 14h10 à Clermont-Ferrand

          Angleterre - France, samedi 16 novembre à 14h10 à Exeter.

 

Posté par NewZeland2011 à 12:54 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : ,

27 octobre 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°371

Le nouveau règne d'Angleterre

COUPE DU MONDE... Demi-finale            Angleterre – Nouvelle-Zélande       19 – 7

L'affront anglais

Ils l’ont fait !

Vingt-trois tuniques blanches, floquées d’une rose en place d’un coq rouge, et formant un grand V d’une victoire improbable face au meilleur rugby de la planète en pleine démonstration de force et de défiance dans un Kapa O Pango terrifiant...

On avait déjà vu ça… huit ans auparavant.

Une finale que tous les Français ont gardé en travers de la gorge tant elle aurait dû nous récompenser d’une première étoile qui aurait certainement changé le destin de notre rugby en perdition depuis.

Mais voilà, sans refaire un match qui n’a plus lieu d’être, il aura manqué ce supplément d’agressivité et de culot que cultivent si bien les Anglais depuis l'arrivée d'Eddie Jones quand le seul supplément d’âme du XV de France se heurte systématiquement à sa carence mentale à se sublimer pour parachever une œuvre.

Car, samedi à Yokohama, ces vingt-trois tuniques blanches, la rose au cœur, avaient décidé de ne pas subir l’impact, ni de respecter la suprématie des All Blacks. À commencer par leur haka.

Là où nos Bleus n’avaient pas osé dépasser la ligne médiane pour défier le rituel maori, trop respectueux du règlement, eux n’ont pas hésité, ignorant effrontément les injonctions des arbitres qui tentaient de les ramener à la ligne de raison.

Et sur le terrain, ça a été pareil. « Les plus forts, c’est nous ! »,

semblaient dire les Anglais, déterminés dès le coup d’envoi donné par Owen Farrell. Moins de deux minutes et une première touche auront suffi pour lancer Watson, bien que l’ailier soit repris, et rebondir par Sinckler et Ford pour ouvrir la porte de l’en-but à Tuilagi.

Une entame parfaite, comme un France-Galles…

Les doubles champions du monde ne seront ensuite que l’ombre d’eux-mêmes durant 50 minutes, menés 13 à rien (oui oui, à rien, à zéro point !) sous la botte de Ford, (avec deux pénalités au cul pour compenser deux essais refusés... d’un rien) avant qu’un coup du sort ne les remettent dans le match.

Pas de carton rouge sur un coup de coude malheureux, non !

Mais un essai cadeau sur un coup de pouce bienheureux, le talonneur anglais Jamie George se trouant complètement sur une touche dans ses 22 en effectuant une passe décisive à Ardie Savea en guise de lancer.

Seulement le XV de la Rose continuera de piquer au vif les All Blacks, là où ça mal, à l’impact, dans les rucks, les mauls et sa défense inversée, agressive, jusqu’à écœurer les schémas d’attaques les plus créatifs et rodés de son adversaire, récoltant deux nouvelles pénalités pour asseoir sa maîtrise parfaite de la rencontre… jusqu’à la victoire implacable.

Les champions du monde viennent de perdre plus que leur titre, après celui du Four Nations cédé aux Springboks (eux aussi en finale), ils ont pris une claque monumentale et une leçon du nouveau rugby qui s’impose, plus agressif et imperméable en défense, tel un virus contre lequel ils vont devoir trouver l’antidote pour revenir au premier rang mondial.

En attendant, les Anglais tiennent leur quatrième finale avec bon espoir d’un deuxième sacre, seize ans après, pour régner un bon bout de temps sur la planète ovale, tant qu’il y aura des phénomènes comme Itoje et les frères Vunipola, des stratèges parfaitement associés comme Young, Ford et Farrell ou encore des finisseurs hors pair comme Watson, May et Tuilagi.

À moins que la génération Galthié ne retrouve notre French-Flair !

 

L’autre demie

Pays de Galles – Afrique du Sud                16 – 19

À rugby clos

Si les tribunes étaient pleines, ce dimanche, pour cette deuxième demi-finale dans le même stade de Yokohama, le spectacle, lui, a brillé par son absence dans un huis clos de jeu où seuls les acteurs ont pris leur pied pour renvoyer le ballon tantôt dans le camp adverse, tantôt entre les perches.

Un chassé-croisé de points et de turn-over aussi incroyables qu'ennuyeux où le ballon a rebondi d’une main à l’autre comme dans un flipper, à en perdre la boule et le fil d’un match dont le seul suspense a résidé à savoir s’il y aurait l’extra-balle au bout des 80 minutes.

Dieu merci, non, Pollard nous épargnant une prolongation en passant la pénalité de la gagne à cinq minutes du terme.

Certes, il y aura eu un essai de chaque côté, au bout d’une heure de cache ballon, après avoir perdu le North sur claquage et tout espoir côté gallois. L’entrée de Patchell aura permis cette égalisation (16-16) en redonnant du jus à ce XV du Poireau, planté jusque-là par un Biggar sans inspiration.

Mais cela semblait déjà trop tard, monsieur Gatland, vous avez mis Biggar, comme c’est Biggar, alors que son suppléant avait tellement été décisif face aux Fidji et l’Australie.

Et dire que l’on aurait pu faire aussi mal que ces Diables Rouges tant le jeu des Sud-Africains est d’un pénible à contrer et surtout à subir et que nos Bleus ont déjà montré leurs limites dans l’agressivité à fournir à ce niveau.

La finale risque de cogner dur et d’être aussi fermée que celle de 2007, à Paris où, souvenez-vous, les Springboks avaient décroché leur deuxième titre.

Cette fois, les Rosbifs comptent bien faire de même et prendre leur revanche.

 

La 6ème journée des Féminines

Poule 1

Bayonne (2) – Lons (6)                      35 – 5

Paris (4) – Rouen (8)                         47 – 3

Grenoble (5) – Chilly-Mazarin (7)     24 – 7

Montpellier (1) – Bobigny (2)           31 – 10

 

Poule 2

Rennes (4) – Caen (8)                        34 – 0

Bordeaux (7) – Blagnac (2)               10 – 54

Lyon (6) – Lille (5)                             3 – 39

Toulouse (1) – ASM Romagnat (2)    30 – 3

Hiérarchie respectée

Dans chaque poule, les leaders montpelliérain et toulousain se détachent quand, à leurs trousses, Bayonne rejoint Bobigny d'un côté, et Blagnac, l'ASM Romagnat de l'autre. Derrière, l'écart se creuse.

 

La semaine prochaine…

Remake de 2007…

Les Anglais vont donc tenter de décrocher leur deuxième étoile face à des Springboks qui en convoitent une troisième. Une finale qui s'annonce aussi agressive que fermée, sous le signe des coups de pied et des ballons portés. Par pitié, faites-moi mentir !

Alors que dans la petite finale, ce devrait être tout le contraire. Mais l'enjeu n'est pas le même.

 

Au programme* vendredi 1er novembre, la petite finale pour la troisième place :

         Nouvelle-Zélande – Pays de Galles, à 10h, à Tokyo

Puis samedi 2 novembre, la grande finale :

         Angleterre – Afrique du Sud, à 10h, à Yokohama City

 (*) Tous les matches sont retransmis par TF1 ou TMC

  

Du côté du TOP 16 féminin,

Place à la tournée internationale d’automne, reprise le 30 novembre.

Posté par NewZeland2011 à 18:36 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags : ,

20 octobre 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°370

Au coude à coude

COUPE DU MONDE... Quart de finale            Pays de Galles – France       20 – 19

Galles France 2019

Quel coup dur pour les Bleus !

Il aura suffi d’un coup de coude stupide en pleine figure d’un Gallois de la part du deuxième ligne tricolore (que je ne nommerai pas pour ne pas l’accabler plus encore, et aussi parce qu’il joue à Clermont) pour que le rêve d’une demi-finale qui nous tendait les bras se brise.

C’était la 48ème minute, la vie était belle dans le stade fermé de Oita où les Gallois auraient pu se croire chez eux, au Millennium à Cardiff.

Mais non !

Depuis la marseillaise, éclatante en tribune lors des hymnes, et adorablement chantée par le minot japonais sous l'accolade du capitaine français, les Bleus en ont fait leur maison dès l’entame, comme on commence à en avoir l’habitude.

Huit minutes et le XV de France avait déjà passé deux fois la ligne d’en-but.

Et comment ! D’abord, par son deuxième ligne (que je ne nommerai pas pour ne pas l’encenser trop tôt, même s’il joue à Clermont), récupérant un ballon derrière une touche bien maîtrisée pour passer en force derrière l’en-but. Ouaiis ! Bravo, euh... machin !

Puis, par Ollivon qui concluait une action d’envergure lancée par l’intenable Vakatawa, précieux toute la rencontre. N’Tamack passait une transformation sur deux, trouvant le poteau sur la première, un peu excentrée. Un premier signe peu perceptible derrière l’euphorie ambiante.

La France menait 12-0. Du calme ! On se souvient trop bien de ce 16-0 du dernier tournoi (ce n’est pas faute de l’avoir martelé ici) pour que tout le monde garde les pieds sur terre.

Heureusement, un bon ballon perdu de Guirado permettait un contre de Wainwright pour que les Français restent dans le match (12-7). Et même une faute de notre deuxième ligne (que je ne nommerai pas pour ne pas l’excuser à tort, même s’il joue à Clermont) nous remettait la pression après la pénalité de Biggar, qui nous laissait seulement deux longueurs d’avance.

Résultat : dix minutes plus tard, les Bleus remettaient les gaz comme si un nouveau match démarrait, avec Fickou, illicitement arrêté au cou par Moriarty qui écopait d’un carton jaune et ouvrait la voie aux Tricolores pour inscrire un troisième essai comme si c’était le premier... (Ah! la psychologie du rugby français !)

Vakatawa concluait une superbe relance de Dupont relayée par N’Tamack et l’incontournable Penaud, toujours dans les bons coups… mais pas de poing ou de coude.

Car, la mi-temps étant sifflée, les joueurs repartis dans les vestiaires (malgré ma contre-indication mille fois réitérée ici), tout était à craindre avec ces neuf points d’avance flatteurs et mérités, après une première période quasi parfaite, si on omet les échecs au pied du buteur toulousain, victime d’une béquille, juste avant de taper une pénalité, à première vue facile, et qui a trouvé une nouvelle fois le poteau au lieu de creuser un peu plus l’écart.

Un deuxième signe qui annonçait que le second acte allait être compliqué.

Lopez, en place de N’Tamack, blessé, donnait le coup d’envoi d’une mort annoncée, pour qui a déjà vu le XV de France revenir sur la pelouse après nous avoir bluffé une mi-temps.

Pourtant la possession restait bien française et l’ouvreur suppléant clermontois semblait à son aise, tentant un drop qui rasait le poteau. Les Diables Rouges, eux, multipliaient les fautes, rendant les ballons que notre charnière exploitait à l'envi(e).

Jusqu’à cette pénalité après un maul sur une touche tricolore, dans le camp gallois. Les Bleus ont décidé de taper en touche, sentant la domination de leur pack pour un nouveau ballon porté dans les 22 adverses.

Une décision lourde de conséquence. Non pas pour les trois points qui n’étaient pas évident à prendre, mais pour ce qui allait suivre.

48ème minute, donc. Le maul se structurait impeccablement autour des avants mais les Gallois tenaient bon, l’empêchant d’avancer. Quand ce qui ne devrait jamais arriver arriva.

Le deuxième ligne casqué au maillot bleu (que je ne nommerai pas pour ne pas l’accabler plus encore, et aussi parce qu’il joue à Clermont) semblait, au départ, juste avoir pris un peu haut un autre casqué au maillot rouge, alors que Dupont avait réussi à prendre un trou de souris pour, peut-être, le quatrième essai français.

Mais c’était bien pire. La vidéo montrait un coup de coude assassin qui allait tuer, en une fraction de seconde, tous les efforts d’une équipe en route vers un exploit.

Le geste était aussi stupide que coupable et le carton rouge inévitable.

À partir de là, les Diables britanniques allaient reprendre de leur couleur et de la confiance quand les Coqs de Brunel allaient pâtir de cette infériorité numérique durant trente minutes, tentant l’impossible pour ne pas se faire rentrer dans les plumes.

On aurait pu y croire, notamment sur quelques actions, un drop (malheureusement pas tenté), une passe de Vakatawa pour Penaud (malheureusement pas captée) qui auraient pu/dû faire la différence.

Mais à cinq minutes du terme, alors que les Gallois pilonnaient une défense héroïque, réduite à quatorze, l’agonie allait prendre fin sur une action litigieuse. Un ballon arraché qui semblait partir vers l’avant et que Moriarty (celui qui avait reçu le carton jaune en première période) récupérait pour l’essai de la victoire, transformé par Biggar.

La vidéo confirmera le mauvais sort des Bleus, quoi qu’on pourra en dire, l’essai a été accordé, monsieur Peyper ne pouvait pas arrêter à lui seul toutes les salves galloises qui fusaient dans le camp tricolore. C’était imminent et les cinq minutes restantes ont montré combien il devenait impossible à nos Coqs de remettre la main sur le ballon.

Ils peuvent nourrir des regrets, c’est sûr, les points laissés en route auraient pu leur sourire, mais le destin en a décidé autrement.

Huit ans après cette demi-finale en Nouvelle-Zélande, où un carton rouge contre les Gallois, dominateurs toute la rencontre, les avait fait mourir à un point (8-9) d’une finale que les Français avaient joué à leur place. Les voilà enfin vengés.

Car, si les Bleus meurent en effet à un point d’une demi-finale d'un titre qui n’aurait été qu’illusoire tant le rugby des Anglais ou des All Blacks est sur une autre planète, ils renaissent à un point de départ qui laisse présager une nouvelle ère du rugby français avec tous ces espoirs comme Penaud, N’Tamack, Fickou, Raka, Ramos, Rattez, Barrassi, Dupont, Couilloud, Jalibert, Carbonel, Alldritt, Ollivon, Itturia, Lambey, Chat, Baille, Bamba et tous les jeunes doubles champions du monde en herbes du TOP14.

Une page se tourne. Merci aux partants, Max, Louis, Guilhem, Wesley, Jacques, Bernard, Serge et tous les deuxièmes lignes casqués aux coudées franches (que je ne nommerai pas pour ne pas les accabler plus encore, même s’ils jouent à Clermont).

Merci à cette équipe de France qui aura finalement été à sa place dans ce Mondial, au coude à coude avec le champion d’Europe, à un point d’un exploit.

On peut maintenant passer à autre chose et se tourner vers le tournoi.

 

Les autres quarts en bref

Japon – Afrique du Sud                3 – 26

Fin du rêve nippon

Les Japonais auront tenu une mi-temps avant de craquer sous le rouleau-compresseur sud-africain.

Après un premier essai, presque trop facile de Mapimpi, dès les premières minutes, les locaux ont joué crânement leur chance, revenant à 5-3 par le pied de Tamura, sans jamais parvenir à passer le mur des Springboks.

Mais en seconde période, Pollard a fait parler la poudre pour creuser l’écart avec trois pénalités avant que les Brave Blossoms ne craquent complètement dans un dernier quart d’heure totalement sud-africain. Un essai de Deklerk puis le doublé de Mapimpi mettaient fin au faux suspense.

Les Springboks affronteront les Gallois dans une semaine.

 

Nouvelle-Zélande – Irlande   46 – 14

La débandade irlandaise

34-0, cinq essais, au bout d’une heure de balade néo-zélandaise que les Irlandais ont accompagné de leur impuissance à mettre un pied devant l’autre dans leur jeu habituellement inspiré et efficace.

Rien ne leur a souri, de mauvais choix en choix encore plus mauvais, ils ont subi les salves fatales des All Blacks qui ont saisi toutes les occasions offertes par ce XV du Trèfle maudit pour marquer.

Dix minutes avant la fin de ce cauchemar, les hommes pas vernis de Schmidt sauvaient enfin l’honneur par Henshaw puis un essai de pénalité, encaissant au passage deux dernières claques derrière leur en-but.

 

Angleterre – Australie          40 – 16

En maîtrise totale

Le XV de la Rose n’a pas été impressionné par l’entame agressive des Wallabies qui ont confisqué le ballon durant quinze minutes pour inscrire les trois premiers points.

Les Anglais ont repris les choses en mains, le cuir avec, pour envoyer Johnny May à dame, par deux fois, tandis que les Australiens se contentaient de grappiller des points, grâce à deux nouvelles pénalités, pour ne pas être largué à la pause (17-9).

Quand, au retour des vestiaires, les Wallabies surprenaient à nouveau le XV de la Rose d’entrée avec un essai de Koroibete, revenant à un petit point. Seulement, ce retour en trombe n’était qu’un trompe l’œil qui ne dura que le temps de l’action suivante, sublimée par une passe magistrale de Farrell pour son pilier Stinckler à la conclusion du troisième essai.

À partir de là, le reste de la partie n’a été qu’une gestion parfaite du match de la part des Anglais, bloquant toute attaque adverse et les interceptant même pour un quatrième essai par Watson, Farrell faisant le reste dans l’animation et les coups de pied de pénalité.

Aucun doute que cette demie à venir entre All Black et Rosbifs aura des airs de finale et que ce XV de la rose-là sera plus difficile à battre que les Irlandais.

 

Les résultats de la 8ème journée de TOP 14 en un mot...

Montpellier (7) – Toulouse (11)             33 – 22

Agen (10) – Stade Français (14)            27 – 14

Brive (9) – Bordeaux (2)                       30 – 9

Pau (8) – Castres (12)                          37 – 24

Toulon (5) – Bayonne (3)                    20 – 9

La Rochelle (6) – Racing 92 (13)         12 – 6

Clermont (4) – Lyon (1)                      24 – 15

Fin de la plaisanterie

On arrête tout et on recommence. Partez tous en vacances, pendant quinze jours, comme des petits enfants scolarisés à la LNR que vous êtes et recommençons la saison le 9 novembre, avec tout le monde, de vraies équipes, du vrai jeu et des vrais enjeux.

Parce que là, moi j’y comprends que dalle.

À l’image des deux chocs à La Rochelle et à Clermont où le jeu n’a laissé place à aucun essai. Oui, mais le leader est tombé au Michelin. La belle affaire ! Le rugby aussi.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

  

La 5ème journée des Féminines

Poule 1

Bobigny (2) – Chilly Mazarin  (7)        34 – 7

Rouen (8) – Montpellier  (1)               0 – 80

Lons (5) – Grenoble  (6)                     27 – 21

Bayonne (3) – Paris  (4)                     31 – 15

 

Poule 2

Blagnac (3) – Rennes (4)                    62 – 0

Caen (8) – Toulouse (1)                      0 – 69

Bordeaux (7) – Lyon (5)                     17 – 34

ASM Romagnat (2) – Lille (6)             50 – 0

Zéro pointé

Montpellier, Toulouse, Blagnac et ASM Romagnat ont corrigé leurs adversaires ce week-end, en les laissant fannis, montrant combien ce championnat reste très inégal, et donc pas très intéressant pour qui le suit et qui prend des cartons chaque week-end, comme Rouen, Chilly-Mazarin, Caen, Lille et même Rennes.

La saison va être longue pour certaines filles.

 

La semaine prochaine…

Les demies attendues

Les deux meilleures équipes de chaque hémisphère se retrouvent dans le dernier carré, en toute logique. Le champion d’Europe face au champion du dernier Four-Nations et le double champion du monde en titre face aux grand favori anglais.

Que le spectacle commence !

Au programme* samedi 26 octobre :

         Angleterre – Nouvelle-Zélande, à 10h, à Yokohama City

Puis dimanche 27 octobre :

         Pays de Galles – Afrique du Sud, à 10h, à Yokohama City

 (*) Tous les matches sont retransmis par TF1 ou TMC

 

 

Du côté du TOP 16 féminin,

À suivre le programme de la prochaine journée : >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

Posté par NewZeland2011 à 19:08 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , ,


13 octobre 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°369

Un typhon de jeu monstrueux ! 

COUPE DU MONDE... 4ème journée             Japon – Écosse       28 – 21

Fukuoka, l'éclair foudroyant !

Balayant toutes les prévisions...

Si le typhon Hagibis était prévisible durant de ce premier tour qualificatif, ce n’était pas du tout le cas des Brave Blossoms, annoncés perdants face aux Irlandais et aux Écossais, en début de Mondial, par tous les bookmakers du monde du ballon ovale.

Et pourtant, rien n’a résisté à la tornade du jeu nippon qui a déferlé sur des chardons chaud bouillants, ce dimanche, en clôture des matches de poule, comme il avait déjà cueilli à froid le XV du Trèfle, quinze jours plus tôt.

Un typhon d’une intensité rarement vue au Japon !

Selon le bilan définitif, vingt-trois écossais ont sombré sous la grande vague de Kanagawa, estampée par des milliers de supporters dans les tribunes du stade de Yokohama. Une victoire japonaise, synonyme de première place du groupe et de qualification en quart de finale, qui restera gravée dans l’histoire du rugby mondial.

Tout a commencé, comme prévu, par une mise à l’abri du XV calédonien, repoussant une première rafale locale pour inscrire le premier essai par Russel, le demi d’ouverture se jouant aisément de deux défenseurs avant d’aplatir derrière l’en-but.

On se dit alors que le XV du Chardon a de grande chance de s’en sortir vivant.

C’était sans compter la puissance de la tempête annoncée. Un pluie de mouvements, incessante et agressive, s’est alors abattue sur le rideau défensif écossais, complètement troué, avec des glissements de terrains qui ont trouvé Matsushima, sur une passe sautée d’abord, pour l’essai de l’égalisation, puis sur une percée solitaire, relayée par Shota Horie avant que le pilier Inagaki ne conclue sous les perches.

Apocalyptique pour les Écossais quand, juste avant la pause, l’éclair Fukuoka foudroie Graham sur son aile, sur un coup de pied à suivre de Tupou, pour le troisième essai nippon.

Au retour des vestiaires, le XV du Chardon tente de se réorganiser sur le radeau de sa sidération devant tant de vents contraires dans son jeu, habituellement si fluide et efficace, et qui, là, subissait de nombreuses fautes de mains et de turn-over.

Quand l’éclair Fukuoka frappe une nouvelle fois... arrachant le ballon des mains de Harris pour filer à la vitesse de la lumière (ou presque) dans l’en-but.

Il faudra la force de Nell, après de longues séquences éprouvantes, puis celle de Fagerson pour limiter la casse et recoller au score. Les entrées, tambour battant et en trompette, des Horne et Kinghorne (remplaçant respectivement Laidlaw et Seymour), semblent avoir redonné de l'allant et de l'espoir d'une qualification encore possible à ce XV qui marchait jusque-là sur ses chardons.

Seulement il faudrait aux Écossais inscrire, comme les Japonais, l’essai du bonus offensif, et l’emporter avec plus de sept points d’écart pour ne pas laisser en plus le bonus défensif à leur adversaire. Un miracle, quoi, en moins d'un quart d’heure.

Car la défense nippone plie mais ne rompt pas et finit même avec brio, sur une séquence monstrueuse d’une dernière minute de pick and go pour renvoyer le ballon en touche et les Écossais chez eux.

Ces Brave Blossoms sont juste extraordinaires et méritent bien leur place en quart de finale où ils affronteront les Springboks avec la même chance de passer un tour de plus.

Les bookmakers, cette fois, ne s’y tromperont pas.

 

Tous les résultats par poule en bref

Poule A

Écosse (3) – Russie (5)              61 – 0
Irlande
(2) – Samoa (4)            47 – 5
Japon (1) – Écosse (3               28 – 21

L’Irlande deuze

Samedi, les Irlandais avaient assuré leur qualification en passant trois essais aux Samoans avant d’être réduits à quatorze, ce qui ne les a pas empêchés de bonifier largement leur succès.

Mais leur défaite face aux Japonais les place en mauvaise posture pour leur quart de finale puisqu’ils devront affronter les doubles champions du monde en titre.

Mercredi, les Écossais avaient eu beau largement faire tourner face à la Russie, offrant quasi tous les essais à la charnière suppléante Horne-Hastings, ils n’auront pas réussi à se sortir du typhon nippon.

 

Poule B

Afrique du Sud (2) – Canada (5)          66 – 7
Nouvelle-Zélande 
(1) – Italie (3)        0 – 0          (match annulé)
Namibie (4) – Canada (5)                     0 – 0          (match annulé)

Tapis vert… de rage !

Les Italiens étaient très remontés contre l’organisation japonaise et World Rugby qui ont annoncé purement et simplement l’annulation de leur chance de qualification face aux All Blacks pour les raisons que chacun connaît suite au typhon Hagibis qui a ravagé l’est du Japon.

Je ne vais pas relancé ici la polémique d’une telle décision, dont la France et l’Angleterre ont, elles, « bénéficié », quand on sait qu’à l’ouest, des stades offraient des solutions possibles à une délocalisation de ces matches, quitte à les jouer à huis clos.

Bref, il a été jugé pour cette poule que la Squadra Azzura n’avait aucune chance de l’emporter face aux tenants du titre et que cette annulation était sans doute un moindre mal, tout comme le match contre le Canada pour une première victoire historique des Namibiens dans un mondial.

Et pourtant, quand on a vu les Japonais battre, il y a quatre ans, les Springboks, puis récemment les Irlandais qui ont eux-mêmes gagné contre les All Blacks, pourquoi les Italiens, déjà vainqueurs des Nippons, n’auraient pas cette réussite, dans des conditions exceptionnelles ?

Mais voilà, les figurants au cinéma n'ont jamais leur mot à dire.

 

Poule Cocorico

Argentine (3) – États-Unis (5)           47 – 17
Angleterre (1) – France (2)                   0 – 0          (match annulé)
États-Unis (5) – Tonga (4)                19 – 31

C’est pas l’Amérique !

Sans jouer et donc sans se blesser, Anglais et Français se sont qualifiés, dans un commun accord, de partager les points et les deux premières places de la poule pour affronter respectivement les Wallabies et les Gallois.

Ironie de l’histoire, les deux nations se sont retrouvées vendredi et samedi à quelques kilomètres l’une de l’autre, chacune sur son terrain d’entrainement, à Oita, ville épargnée par le typhon.

Il ne manquait qu’un arbitre pour les réunir et faire une partie entre jeunes de quartier.

Tongiens et Américains, quant à eux, ont eu le droit de jouer pour éviter la cuiller de bois (pour peu qu’elle existe en coupe du monde). Un match ouvert qui a donné raison aux Océaniens bien plus forts.

 

Poule D

Pays de Galles (1) – Fidji (3)              29 – 17
Australie 
(2) – Géorgie (4)                 27 – 8
Pays de Galles (1) – Uruguay (5)      35 – 13

LE Clasico du mondial

Pour la quatrième de fois de suite dans une coupe du monde, incroyable ! les Fidjiens et les Gallois nous ont régalé dans une rencontre débridée où le spectacle et les essais ont été au rendez-vous.

En moins de dix minutes, les funambules Tuisova et Murimurivalu surprenaient les Diables Rouges qui répliquaient par Adams, deux fois, pour mener 14-10 à la pause.

En seconde période, les Flying Fijians effaçaient par leur vitesse la défense galloise, mais des en-avant de passe gâchaient chaque finition de Radradra, intenable et monstrueux à l’impact.

Un essai de pénalité récompensait leur domination pour reprendre le score mais l’entrée de Patchell, encore une fois, allait être déterminante pour remettre le XV du Poireau sur le chemin de la victoire. Un coup de pied de pénalité pour égaliser puis Jo Davies dans l’intervalle plein champ pour servir à nouveau Adams, pour son triplé.

Les Fidjiens avaient beau pousser dans le camp gallois, la roue allait tourner en leur défaveur, Williams concluant le premier contre des Diables Rouges pour entériner le gain du match à quelques minutes de la fin. Mais que ce fut dur et exaltant à voir !

Vendredi, les Wallabies ont passé sans casse les prémices du typhon, sous une pluie abondante, face à des Géorgiens très solides qui ont craqué en fin de partie pour laisser le bonus offensif aux Australiens.

Enfin, dimanche, l’équipe galloise, complètement remaniée en vue de son quart de finale, a assuré l’essentiel en remportant sa dernière rencontre face à des Uruguayens qui leur ont tenu tête et même inscrit un essai.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats et classements officiels >>

 

Les résultats de la 7ème journée de TOP 14 en un mot...

Bayonne (3) – Montpellier (10)            28 – 24

Toulouse (5) – Castres (8)                  36 – 15

La Rochelle (6) – Brive (13)                41 – 17

Racing 92 (9) – Agen (12)                  27 – 27

Lyon (1) – Pau (11)                            27 – 8

Stade Français (14) – Toulon (7)       33 – 30

Bordeaux (2) – Clermont (4)             42 – 15

Le champion se réveille

Il aura fallu le retour de Ramos pour que Toulouse hausse son niveau de jeu, l'arrière international qui a quitté la coupe du monde la semaine dernière sur blessure. Oui, je sais, j'ai beau relire ma phrase je ne la comprends pas.

Lyon enchaine sa septième victoire consécutive quand Bordeaux suit le leader en torchant les minots clermontois qui bouchent les trous comme ils peuvent.

Au Racing, c'est pas mieux, incapable de gagner à la maison, quand le Stade Français se donne de l'air après un match plein à Jean Bouin. La Rochelle se refait une santé et Bayonne s'accroche au podium.

Vivement les retours des internationaux. Laidlaw et Russel sont déjà en route. Bonne nouvelle pour Clermont et le Racing !

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

  

La 4ème journée des Féminines

Poule 1

Paris (3) – Lons (6)                   19 – 19

Montpellier (1) – Bayonne (4)  29 – 14

Chilly Mazarin (7) – Rouen (8)   29 – 17

Grenoble (5) – Bobigny (2)       12 – 37

 

Poule 2

Lille (5) – Caen (8)                    27 – 8

Toulouse (1) – Blagnac (4)        29 – 19

Rennes (3) – Bordeaux (7)        5 – 0

Lyon (6) – ASM Romagnat (2)  7 – 44

 

La semaine prochaine…

On monte dans les quarts… de tour.

Quatre belles affiches qui font saliver...

  

Au programme* samedi 19 octobre :

         Angleterre – Australie, à 9h15, à Oita Prefecture

         Nouvelle-Zélande – Irlande, à 12h15, à Tokyo

Puis dimanche 20 octobre :

         Pays de Galles – France, à 9h15, à Oita Prefecture

         Japon – Afrique du Sud, à 12h15, à Tokyo

 (*) Tous les matches sont retransmis par TF1 ou TMC

 

Du côté du TOP 14, la 8ème journée tentera de survivre à l’événement…

Avec au programme* le samedi 19 octobre :

         Montpellier – Toulouse, à 15h30 

         Agen – Stade Français, à 18h 

         Pau – Castres, à 18h 

         Toulon – Bayonne, à 18h 

         La Rochelle – Racing 92, à 20h45 

Puis dimanche 20 octobre :

         Brive – Bordeaux, à 12h30 

         Clermont – Lyon, à 16h50

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du TOP 16 féminin,

À suivre le programme de la prochaine journée : >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

Posté par NewZeland2011 à 23:30 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , ,

06 octobre 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°368

Du quart de tour au demi-tour...

COUPE DU MONDE... 3ème journée             France – Tonga       23 – 21

RAKA'BOLESQUE !

Il n’y a qu’un passage au vestiaire !

Ça fait trois fois, ça suffit !

Contre l’Argentine, les USA et maintenant les Tonga, on démarre en trombe, en beauté même, avec deux essais fabuleux en trente minutes et puis on se relâche jusqu’à regagner le vestiaire et y perdre son enthousiasme, sa sérénité et son flair.

Car là, dans le huis clos du local maudit, quelqu’un prend la parole et fout le bourdon dans toutes les têtes, c’est clair. Résultat : c’est le bordel dans le jeu tricolore en seconde période !

On se met à jouer à reculons, à subir, comme si on aimait ça, en touche, en mêlée, à multiplier les maladresses et les ballons tombés, malgré l’avance au score et le potentiel de talents sur le pré. Un demi-tour à 180 degrés par rapport à ce qui animait ces Coqs à l’entame du match.

MAIS RESTEZ SUR LA PELOUSE, BORDEL !

Je sais, je me répète, mais ce n’est pas moi qui ai commencé.

Comment voulez-vous qu’on se réjouisse d’une qualification quand on sait ce que ces Bleus sont capables de faire pour battre des Gallois, sans doute nos futurs adversaires en quart de finale ? Il n’y a qu’à se rappeler cette première période du premier match du tournoi...

et blablabla, et blablabla, tralalalalère et patatra ! vous connaissez le mantra.

Si seulement, au retour sur le terrain, ils restaient sereins, habités par la même insouciance d’envoyer du jeu et valser les Biggar, Williams et tous les Jones, à s’en faire péter la ligne d’en-but, tels des Gaulois de BD face à une légion galloise, avec Raka en Obélix, Dupont en Astérix et l’essai en idée fixe, on pourrait rêver d’aller loin.

AMUSEZ-VOUS, BORDEL !

Laissez le score dans les têtes des angoissés en tribunes, on fera les comptes à la fin… quand vous entendrez le gong libérateur. Mais pas avant !

Parce qu’enfin, comment arrive-t-on à faire vaciller un Raka, si percutant en début de match, au point qu’il échappe plus de ballons en une période que dans toute une saison avec Clermont ?

Quel numéro il nous a fait sur l’essai de Vakatawa ! De la puissance, des appuis phénoménaux et une passe parfaite après avoir passé les bras pour son centre. Juste Raka'bolesque !

Comment arrive-t-on à faire ralentir le jeu à Serin, dont le tempérament pousse à flairer les trous de souris pour s’y engouffrer et créer des brèches, au point que ses relances, à l’arrêt, reviennent à se tirer une balle dans le pied, en rendant le ballon à l’adversaire ?

Quelle vista, et quel culot, sur ce coup franc vite joué pour Raka ! Deux essais splendides, donc, au bout d’une demi-heure et 17-0 à l’arrivée.

Il reste dix minutes avant la pause. Il y a tout le temps de construire, de tenir le ballon et d’agacer ces Tongiens pour les bouffer tout cru et tuer le match. Y a qu’à !

Mais c’est là que le bât blesse, on passe du Coq à l’Âne !

Les Bleus ne savent pas tenir le ballon, multipliant les fautes de main, faute de précipitation ou de manque de soutien, trop récurrent. Alors on rend les ballons pour subir, en se disant que la mi-temps sonnera bien juste à temps.

Et non ! Les Tongiens, à force de percuter la défense française, tel des marteaux-piqueurs, ont fini par trouer la ligne d’en-but pour réduire le score juste avant la pause (17-7).

La pause… la peur au ventre. Convoqués chez le proviseur ? Les y voilà, dans le vestiaire. Une voix, une présence, de mauvaises ondes, que sais-je encore, puisque je n’y suis pas, et la seconde période a fait le reste.

Oh et puis, ils me fatiguent, tiens !

Pas envie de raconter la même histoire, la même issue heureuse qui me fait pleurer à chaque fois, pas même de joie, mais de tristesse d’un gâchis annoncé, sauf si…

ILS RESTENT SUR LA PELOUSE, À LA PAUSE, LA PROCHAINE FOIS !

 

Poule Cocorico

Angleterre (1) – Argentine (3)           39 – 10

Les Anglais n’ont pas eu de mal à croquer des Pumas réduits à 14 dès la 18ème minute, suite au carton rouge adressé à Lavanini pour un plaquage dangereux sur Farrell.

Avant, c’était pourtant équilibré, voire laborieux du côté du XV de la Rose qui n’en menait pas large (5-3) avec l’essai de May, non transformé, Owen Farrell manquant même quatre coups de pied sur quatre, par la suite dans cette première période.

Le jeu anglais se décantera au bout de 35 minutes, pour accoucher d’un second essai de Daly, puis un autre de Youngs avant la pause (15-3), tuant le match dès le retour des vestiaires, par Ford, face à des Argentins vaillants mais vite dépassés en défense. Nowell et Cowan-Dickie ajouteront deux derniers essais en toute fin de match, le bonus déjà en poche.

L’Angleterre et la France sont qualifiées pour les quarts et s’affronteront samedi prochain pour une première place, pas forcément désirée quand ont sait qu’elle mène dans le tableau des All Blacks à retrouver en demie, synonyme de demi-tour au pays.

 

Les résultats des autres poules en bref

Poule A

Irlande (2) – Russie (5)             35 – 0
Japon (1) – Samoa (4)             38 – 19

Le Japon qu’on n’aime impérial

Jeudi, le XV du Trèfle a dû longtemps s’employer pour parvenir à bonifier sa victoire face à d’impuissants mais coriaces Russes. Pas de quoi se rassurer.

Tandis que, samedi, les Japonais ont encore enthousiasmé leur public face aux Samoans, à la maison, arrachant magnifiquement un bonus offensif à la sirène pour prendre la première place de ce groupe, mettant une énorme pression sur les Écossais qui n’ont plus d’autre choix que de les battre sans leur laisser le moindre point, après avoir bien sûr fait un carton plein face aux Russes.

Vivement dimanche prochain pour le dernier match de ce premier tour.

 

Poule B

Afrique du Sud (2) – Italie (3)              49 – 3
Nouvelle-Zélande (1) – Namibie (5)    71 – 9

Le leurre namibien

Dimanche, on a cru à une farce quand on a vu que les Welwitschias étaient sur les talons des All Blacks durant une demi-heure, menés seulement 10 à 9. Et puis, telle une Ferrari, à un feu rouge virant au vert, à côté d’une Fiat 500, la machine kiwi a accéléré plein pot, un essai toutes les cinq minutes, laissant les Namibiens sur place.

Vendredi, les Springboks se sont défaits difficilement des Italiens qui ont gâché leurs chances à chaque temps fort, notamment en seconde période (menés alors que 17 à 3) quand le pilier gauche, Lovotti, prend bêtement un carton rouge pour un plaquage cathédrale alors que l’arbitre venait de siffler une bonne pénalité devant l’en-but adverse. Les Sud-Africains n’ont eu qu’à dérouler en supériorité numérique pour décrocher le bonus offensif, après avoir fait brillé sa pépite Kolbe, auteur d’un doublé, et abusé des ballons portés. Pas de quoi faire peur à un Irlandais en quart de finale.

 

Poule D

Géorgie (4) – Fidji (3)                         10 – 45
Australie 
(1) – Uruguay (5)                45 – 10

Le festival du TOP 14

Jeudi, Géorgiens et Fidjiens s’affrontaient pour la très convoitée troisième place du groupe, synonyme de qualification directe pour le prochain mondial en France. Et pour cause, la plupart des internationaux de ces deux nations évolue dans notre TOP 14.

Et ce sont les Topquatorziens fidjiens qui ont été les plus forts, à l’image du Bordelais Radradra, énorme, auteur d’un doublé sur les sept essais inscrits, dont ceux du Parisien Waisea et  du Lyonnais Tuisova, quand les Lélos ont ramassé les miettes avec le seul essai du Toulonnais Gorgodze.

Les Wallabies, vendredi, n’ont pas eu à souffrir pour disposer des valeureux mais modestes Los Teros, et sur le même score et même nombre d’essais.

L’Australie et le Pays de Galles n’auront pas de mal à se qualifier, même si la confrontation, toujours épique, des Gallois face aux Fidjiens, mercredi prochain, pourrait laisser aux Australiens la première place. Ce serait mal connaître les Diables Rouges.

Pour le reste, tout semble joué d’avance et les trois dernières places figées.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats et classements officiels >>

 

Les résultats de la 6ème journée de TOP 14 en un mot...

Clermont (4) – Montpellier (8)           20 – 13

Agen (11) – Bayonne (3)                     27 – 29

Brive (9) – Toulouse (13)                    23 – 9

Castres (5) – Stade Français (14)       46 – 16

Lyon (1) – Bordeaux (2)                     25 – 23

Pau (6) – Racing 92 (10)                     3 – 31

Toulon (7) – La Rochelle (12)             23 – 3

La chasse au LOU

Menés, une heure durant, par des Bordelais opportunistes, les Lyonnais sont revenus en fin de match pour l’emporter avec l’entrée décisive de Doussain, restant un leader solide, invaincus en six journées. Sans doute un record en début de saison (à vérifier).

Fin d’une mauvaise série pour les Clermontois qui restaient sur 5 défaites consécutives aux Michelin contre les Montpelliérains.

Toulon et Le Racing haussent le ton et se relancent, et Pau en fait les frais à la maison. Serait-ce la fin de la trêve des grosses écuries ?

Pas pour le champion qui n’a toujours pas mis les gaz et s’enfonce avec un Stade Français aux abois, agitant sa lanterne rouge.

Bayonne continue d’impressionner et de tutoyer le podium, avec une précieuse victoire à Agen.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

  

La semaine prochaine…

Le Mondial délivre ses quarts…

Si on connaît la plupart des qualifiés, officiels ou officieux, restent à savoir :

Qui du Japon, de l'Irlande ou de l'Écosse ne montera pas dans le quart ?

Qui des deux qualifiés restants affronteront la Nouvelle-Zélande et l'Afrique du Sud ?

Qui des Anglais et des Français joueront les Gallois et les Wallabies ?

 

Au programme* dès mardi 8 octobre :

         Afrique du Sud – Canada (B), à 12h15, à Kobe City

Mercredi 9 octobre :

         Argentine– États-Unis (C), à 6h45, à Kumagaya City

         Écosse – Russie (A), à 9h15, à Shizuoka Prefecture

         Pays de Galles – Fidji (D), à 11h45, à Oita Prefecture

Vendredi 11 octobre :

         Australie – Géorgie (D), à 12h15, à Shizuoka Prefecture

Samedi 12 octobre :

         Nouvelle-Zélande – Italie (B), à 6h45, à Toyota City

         Angleterre – France (C), à 10h15, à Yokohama City

         Irlande – Samoa (A), à 12h45, à Fukuoka City

Dimanche 13 octobre :

         Namibie – Canada(B), à 5h15, à Kamaishi City

         États-Unis – Tonga (C), à 7h45, à Higashiosaka City

         Pays de Galles – Uruguay (D), à 10h15, à Kumamoto City

         Japon – Écosse (A), à 12h45, à Yokohama City

 (*) Tous les matches sont retransmis par TF1 ou TMC

 

Du côté du TOP 14, la 7ème journée continuera de livrer son grand n’importe quoi…

Avec au programme* le samedi 12 octobre :

         Bayonne – Montpellier, à 15h30 : rien n’arrête les Basques

         Toulouse – Castres, à 17h30 : allo, le champion, y a quelqu’un ?

         La Rochelle – Brive, à 20h45 : mettre les gaz

         Racing 92 – Agen, à 20h45: revenir dans le trafic

         Lyon – Pau, à 20h45 : et de sept ?

Puis dimanche 13 octobre :

         Stade Français – Toulon, à 16h50 : la peur au Jean-bouin

         Bordeaux – Clermont, à 21h : du costaud

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du TOP 16 féminin,

À suivre le programme de la prochaine journée : >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

Posté par NewZeland2011 à 18:39 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , ,

02 octobre 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°367-bis

Tournez manège !

COUPE DU MONDE... 2ème journée (suite)            France – États-Unis       33 – 9

Des Bleus fébriles

Une production TF1

Caser du rugby sur la première chaîne, c'était aussi prendre le risque de surprises.

Ce mercredi matin, juste avant l'heure de déjeuner, j'ai cru assister au retour du jeu culte animé par le trio Evelyne, Fabienne et Simone, quand j'ai vu la présentation des candidats derrière le manège de Jacques Brunel qui a largement fait tourner.

Douze changements pour donner une chance à des jeunes premiers, en quête pour certains d'un premier amour de titularisation, et surtout laisser au repos, ou sur le banc, les cadres en vue du prochain match, plus rugueux, quatre jours plus tard.

La stratégie semblait claire, mais pas pour ceux qui étaient sur le plateau du jeu, aussi fébriles et maladroits devant un ballon que des célibataires devant un parterre de jeunes filles à qui il faut demander la main sans les voir.

La première manche consistait, d'après les recommandations du coach, à suivre la musique des Charlie Oleg du staff pour reconnaître et appliquer les plans de jeu, ce qui semblait acquis, timidement, dans les vingt premières minutes, après deux coups de pied bien sentis de Lopez qui trouvait successivement Huget et Raka pour les deux premiers essais du match.

Seulement, ensuite, durant trois quarts d'heure d'un ennui et agacement mortels, ça a été une succession de cafouillages, d'en-avants, de fautes, de relances gâchées, par manque de soutien ou de lucidité. Merci Raka, merci Guitoune, merci Huget (une fois n'est pas coutume) ...

Comme si faire une passe était devenu compliqué !

Les Bleus, menant petitement 12-6 à la pause, sont trop vite rattrapés 12-9, grâce aux fautes tricolores, beaucoup trop nombreuses face à une si modeste équipe. Car les Aigles d'Amérique n'étaient pas si terrifiants, juste, ils en voulaient plus que nos Coqs empâtés, dans un jeu qui aurait dû être fluide et aller au bout bien avant les dix dernières minutes.

Car il aura fallu attendre que les Américains soient bien émoussés et que le banc apporte un peu plus de niaque pour que le jeu se décante enfin et que trois jeunes premiers trouvent l'âme soeur derrière l'en-but. Serin pour Fickou, d'abord, puis un troisième coup de pied décisif de Lopez pour Serin, relayé par Raka et Camara, et enfin, Poirot, sur un dernier ballon porté qui n'avait plus qu'à enfoncer une porte ouverte.

Un bonus offensif ô combien précieux, mais tellement laborieux !

Faut-il s'en réjouir ou craindre le pire ?

Attendons de voir l'émission suivante, dimanche prochain, "Tournez Manège !" accueillera quinze autres candidats pour espérer épouser un quart de finale. Allez, en voiture Simone !

 

Les autres résultats du Mondial en bref

Écosse – Samoa  (A)                     34 – 0
Nouvelle-Zélande
 – Canada  (B)   63 – 0

Neuf fois sept, les enfants ?

Là, il n'y a plus d'excuses ! Réciter sa table de multiplication en regardant les All Blacks jouer, c'est un jeu d'enfants. Surtout quand le match se déroule en plein cours d'école... Attention, il y a un 's' à cours, donc on est en classe et on suit les essais néo-zélandais, s'il vous plaît !

Une fois sept ? 7 ! Deux fois sept ? 14 ! ... Neuf fois sept ? 63

Et les Canucks sont rentrés aux vestiaires avec un zéro pointé.

Deux jours avant, les Écossais ont donné une autre leçon aux Samoans qui n'ont pas eu leur mot à dire, eux. Deux essais et un drop en première période, pour mener 20-0, puis deux essais de pénalités en seconde ont eu raison des Océaniens complètement dominés par des Calédoniens que l'on voit déjà rentrer chez eux à la fin du premier tour. J'attends de voir contre les Japonais qui aura le dernier mot !

Car, si dans la poule B on apprend juste à compter, vu que l'issue est déjà jouée, dans la poule A, c'est une tout autre histoire.

 

Ce long week-end… pour rappel !

Jeudi 3 octobre :

         Géorgie – Fidji (D), à 7h15, à Higashiosaka City

         Irlande – Russie (A), à 12h15, à Kobe City

Vendredi 4 octobre :

         Afrique du Sud – Italie (B), à 11h45, à Shizuoka Prefecture

Samedi 5 octobre :

         Australie – Uruguay (D), à 7h15, à Oita Prefecture

         Angleterre – Argentine (C), à 10h, à Tokyo

         Japon – Samoa (A), à 12h30, à Toyota City

Dimanche 6 octobre :

         Nouvelle-Zélande – Namibie (B), à 6h45, à Tokyo

         France – Tonga (C), à 9h45, à Kumamoto City

 (*) Tous les matches sont retransmis par TF1 ou TMC

 

Du côté du TOP 14, au programme*  samedi 5 octobre :

         Clermont – Montpellier, à 15h30 : tenter d’exister

         Agen – Bayonne, à 18h : se maintenir toujours plus haut

         Brive – Toulouse, à 18h : profiter de la dynamique et du doublon

         Castres – Stade Français, à 18h : cherche match référence

         Lyon – Bordeaux, à 20h45 : invaincus et un vaincu

Puis dimanche 6 octobre :

         Pau – Racing 92, à 12h30 : compléter le tableau de chasse

         Toulon – La Rochelle, à 16h50 : le challenge de Collazo

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du TOP 16 féminin,

À suivre le programme de la prochaine journée : >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

Posté par NewZeland2011 à 18:18 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , ,

29 septembre 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°367

Il n'y a pas d'heurts pour les Brave

COUPE DU MONDE... 2ème journée             Japon – Irlande       19 – 12

Rien ne semble arrêter les Brave Blossoms

Au pays du rugby levant.

Ils sont juste incroyables ces Brave Blossoms.

Ils nous avaient déjà régalé, souvenez-vous, lors de la dernière coupe du monde en Angleterre, en surclassant au culot les Springboks (34-32), avant de récidiver, deux ans plus tard, au Paris La défense Arena, face à notre triste XV de France, arrachant le nul dans un test-match qui servira de prétexte au renvoi de Guy Novès...

Vous connaissez l’histoire de ce double drame.

Depuis sept ans et sa prise en mains par le stratège australien Eddie Jones, actuel sélectionneur du XV de la Rose, le XV nippon a entrepris une ascension fulgurante avec un jeu débridé en attaque et solide en défense.

Samedi, à Shizuoka Prefecture, le XV du Trèfle l’a appris à ses dépens, en laissant ces braves japonais revenir, la fleur au fusil, dans un match qui semblait leur échapper malgré de belles intentions, et même une légère domination, devant leur public.

Car les Irlandais ont été les premiers à marquer contre le cours du jeu, par deux fois (Ringrose et Kearney) en vingt minutes, montrant alors tout le pragmatisme et l'expérience qu'on leur connaît, avec un Carty inspiré (remplaçant Sexton blessé). Seulement ceux qui en avaient le plus dans le ventre c’était bien les locaux, et l’effort couplé au culot ont une nouvelle fois payé.

D’abord, au pied de Tamura, punissant des Irlandais pris à leur propre piège, dans les rucks, pour revenir à 9-12 à la pause.

Ensuite, par un essai de toute beauté de l’arrière entrant, Fukuoka, récompensant le travail d’un banc qui aura pesé jusqu’à la fin de la rencontre, contenant l’agressivité des hommes verts (de rage), incapables d’avancer face au mur local, et les poussant même à la faute pour entériner au pied une victoire sensationnelle qui rebat désormais les cartes dans cette poule.

Comme en 2015, les Japonais retrouveront le XV du Chardon qui les avait largement battus (45-10), juste après l’exploit face à l’Afrique du Sud, les privant alors d’une qualification en quarts de finale. Ce match sera d’autant plus crucial que les Samoa auront joué ou non les trouble-fête face au trio de tête.

Mais cette fois, rien ne semble arrêter ces Brave Blossoms qui feront tout pour éviter d'être à nouveau la seule nation à ne pas passer le prochain tour avec trois victoires, comme en Angleterre, telle une malédiction.

Nous n’en sommes pas encore là. Les Écossais joueront gros demain face aux Samoans qui, lundi, ont largement disposé des Russes (34-9) pour leur entrée dans la compétition.

Ce premier tour entretient un suspense de ouf…

Sauf dans la poule B.

 

Les autres résultats du Mondial en bref

Poule B

Italie (1) – Canada (5)                       48 – 7
Afrique du Sud
(2) – Namibie (4)       57 – 3

Circulez y a rien à voir !

Les Springboks ont explosé, comme de bien attendu, leurs voisins africains dans un non-match.

Quant à l’entrée des Canucks dans la compétition, elle a démontré qu’ils étaient loin de leur niveau de 2011 et qu’il sera très difficile pour les Canadiens de gagner un match. Les Italiens se sont juste baladés, avec sept essais à la clé.

Donc inutile de préciser que tout semble joué dans cette poule, la Nouvelle-Zélande en un, l’Afrique du Sud en deux, l’Italie en trois, le seul suspense résidant dans le match entre le Canada et la Namibie pour la dernière place. 

Entre nous, je ne me lèverai pas à 5h du mat’ dimanche 13 octobre pour vibrer devant.

 

Poule Cocorico

Angleterre (1) – États-Unis (4)           45 – 7
Argentine
(2) – Tonga (5)                    28 – 12

A minima pour les Pumas

On ne peut pas dire qu’ils se sont rassurés, les Argentins, malgré cette victoire bonifiée acquise en moins d’une demi-heure, à la force de la poigne de leur pack, avec un triplé du talonneur Montoya, face à des Tongiens un peu trop pacifistes à mon goût.

Trente minutes brouillonnes, et puis plus rien. Le réveil des Océaniens, bien trop tardif, ne changera pas l’issue de la rencontre. Espérons qu’ils feront la même grasse mat’ contre nos Bleus dimanche prochain pour assurer à ces derniers une qualification en quarts.

Car les Américains, c’est pas ça. Même sans Farell, Young ou Itoje, les Anglais leur ont mis la misère, un peut trop facilement. Sans forcer et avec sept essais, le XV de la Rose a géré le match et ménagé ses ressources avant ces deux dernières confrontations, contre les Argentins puis les Français. Les Américains sont allés chercher l’essai de l’honneur, au courage après la sirène. Une misère !

Encore faudra-t-il que notre XV de France se défasse du typhon Mitag qui menace Fukuoka, sachant qu’une annulation de match signifierait deux points pour les deux parties, ce qui n’arrangerait pas nos affaires.

Mais le plus grand danger, on le sait, c’est le collectif des Bleus lui-même, ou l’incompétence d’un staff qui semble avoir joué à la loterie avec des sélections incompréhensibles ou risquées comme celle de Bamba, déjà convalescent tout le long de la préparation et déclaré maintenant forfait pour le reste de la coupe du monde.

Et quand on voit le niveau de jeu et d’intensité affiché par les Australiens et les Gallois, potentiels futurs adversaires en quarts, on se demande s’il est raisonnable de s’aventurer plus loin sans réveiller le spectre du dernier quart de finale en Angleterre contre les All Blacks.

 

Poule D

Pays de Galles (1) – Géorgie (5)         43 – 14
Fidji
(5) – Uruguay (4)                          27 – 30
Géorgie
(3) – Uruguay (4)                    33 – 7
Australie
(2) – Pays de Galles (1)        25 – 29

Le champion d’Europe impressionne

Après une mise en bouche vorace face aux Lélos, lundi, pour leur entrée dans la compétition (29-0 dès la pause, le bonus offensif en poche), les Gallois ont donné une leçon de pragmatisme aux Wallabies, ce dimanche à Tokyo, en deux temps.

Une première période à cent à l’heure avec de longues séquences offensives de part et d’autre mais qui ont tourné à l’avantage des Diables Rouge, flairant les bons coups, comme ce premier essai sur une longue transversale de Biggar pour Parkes qui a ridiculisé Koroibete sur la prise de la balle en l’air. Les Wallabies ont répliqué par le vétéran Ashley-Cooper avant que la fin de mi-temps ne voit rouge avec l’essai de Gareth Davies, confirmation la domination galloise sous la baguette et le pied adroit de Patchell, parfait de suppléant Biggar, sorti sur blessure. 23-8.

Le second acte sonnera le réveil des Australiens qui inscriront deux essais, par Haylett-Petty (46è) et Hooper (62è) mettant les Gallois dans le dur, mais pas pour autant rompus. Ces derniers rongent leur frein sur les accélérations monstrueuses des trois-quarts en or, contenant habilement leurs assaut et profitant des rares occasions pour scorer et les éloigner au score, jusqu’à la dernière minute d’un match d’une extrême intensité.

C’est que la première place de ce groupe était un objectif pour ces deux nations qui ne souhaitaient en aucun cas se retrouver sur la route des All Blacks en demie. Et si elles peuvent en plus s’épargner la rugosité des Rosbifs en quarts. Le calcul était simple, finir première, point barre !

Mais cette première place est loin d’être acquise dans cette poule tant les Fidjiens ont l’habitude de contrarier le jeu gallois en coupe du monde, pour notre plus grand plaisir.

Pourtant les Océaniens de notre TOP 14 ont pris une belle claque face aux Los Téros qui ont fait une entrée fracassante dans ce mondial, mercredi.

Les Uruguayens ont déjoué tous les pronostics en profitant du manque de maîtrise et des largesses des Fidjiens, trop sûrs d’eux, pour les surprendre et l’emporter au courage. Une troisième victoire dans cette compétition majeure après l’Espagne en 1999 et la Géorgie en 2003 que les Sud-américains retrouvaient justement ce dimanche pour rêver d’une troisième place dans ce groupe domné par les Gallois et les Australiens.

Mais ces Uruguayens étaient bien trop tendres face à la puissance des Lélos, rompus aux ballons portés et à la mêlée fermée.

Cette poule n’a pas fini de nous surprendre !

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats et classements officiels >>

 

Les résultats de la 5ème journée de TOP 14 en un mot...

Brive (12) – Toulon (7)                             39 – 17

Toulouse (11) – Pau (3)                           24 – 23

Bayonne (4) – La Rochelle (8)               23 – 22

Castres (9) – Agen (10)                          30 – 27

Racing 92 (13) – Lyon (1)                        20 – 31

Montpellier (6) – Bordeaux (2)              17 – 17

Stade Français (14) – Clermont (5)        18 – 32

Qui va les arrêter ?

Lyon et Bordeaux régalent chez eux comme ils exaspèrent à l'extérieur.

Cinq matches sans défaite, cinq victoires même pour les Lyonnais, on peut dire que c'est du très fort cette année, et que la coupe du monde finit par avoir bon dos pour expliquer l'impuissance de leurs adversaires qui, comme le Racing samedi, s'emploient pour rivaliser dans le jeu.

Clermont a enfin réussi à lancer sa saison en enfonçant un Paris au fond du trou, quand Montpellier a limité la casse face aux invicibles bordelais pour rester dans le TOP 6. Castres et le champion toulousain peinent encore à s'imposer, toujours dans le ventre mou du classement.

Les promus, Brive et Bayonne, profitent des doutes des favoris toulonnais et rochelais pour se maintenir au plus haut. Mais dans la capitale, les deux dernières places passent mal.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

  

La 3ème journée des Féminines

Poule 1

Lons (6) – Montpellier (1)                  5 – 68

Bayonne (3) – Chilly-Mazarin (7)       41 – 7

Rouen (7) – Bobigny (2)                    reporté en janvier 2020

Paris (4) – Grenoble (5)                     20 – 15

 

Poule 2

Blagnac (2) – Lille (4)                         38 – 7

Caen (7) – ASM Romagnat (2)           0 – 52

Bordeaux (7) – Toulouse (1)              0 – 70

Rennes (4) – Lyon (4)                        15 – 13

Qui est in, qui est out...

Comme chaque saison, chez les filles, au bout de trois journées, on sait qui va caracoler en tête et qui va subir défaite sur défaite.

Dans la poule 1, Montpellier n'a pas de concurence, Bayonne et Bobigny jouant les outsiders pour accéder aux phases finales. À la traîne, avec un zéro pointé, Chilly-Mazarin et Rouen n'ont pas grand chose à espérer.

Dans la poule 2, le trio Toulouse-Blagnac-ASM Romagnat vont mener la danse quand Bordeaux et Caen regarderont les autres jouer sur le bord de la piste. 

 

La semaine prochaine…

Les Bleus mettent les bouchées doubles…

Deux rendez-vous cruciaux pour le XV de France, mercredi et dimanche, après un repos de douze jours qui a de quoi nourrir nos espérances quant à l’état de forme de nos petits Coqs pour faire face à deux nations de niveau inférieur mais à la réputation de casser les couilles à ceux qui n’en auraient pas.

Cette nouvelle semaine promet également du spectacle et des rebondissements dans la poule des Écossais qui jouent gros, comme celle des Fidjiens qui pourraient tout perdre.

Au programme* dès lundi 30 septembre :

         Écosse – Samoa (A), à 12h15, à Kobe City

Mercredi 2 octobre :

         France – États-Unis (C), à 9h45, à Fukuoka City

         Nouvelle-Zélande – Canada (B), à 12h15, à Oita Prefecture

Jeudi 3 octobre :

         Géorgie – Fidji (D), à 7h15, à Higashiosaka City

         Irlande – Russie (A), à 12h15, à Kobe City

Vendredi 4 octobre :

         Afrique du Sud – Italie (B), à 11h45, à Shizuoka Prefecture

Samedi 5 octobre :

         Australie – Uruguay (D), à 7h15, à Oita Prefecture

         Angleterre – Argentine (C), à 10h, à Tokyo

         Japon – Samoa (A), à 12h30, à Toyota City

Dimanche 6 octobre :

         Nouvelle-Zélande – Namibie (B), à 6h45, à Tokyo

         France – Tonga (C), à 9h45, à Kumamoto City

 (*) Tous les matches sont retransmis par TF1 ou TMC

 

Du côté du TOP 14, la 6ème journée poursuivra ses doublons dans la douleur…

Avec au programme* le samedi 5 octobre :

         Clermont – Montpellier, à 15h30 : tenter d’exister

         Agen – Bayonne, à 18h : se maintenir toujours plus haut

         Brive – Toulouse, à 18h : profiter de la dynamique et du doublon

         Castres – Stade Français, à 18h : cherche match référence

         Lyon – Bordeaux, à 20h45 : invaincus et un vaincu

Puis dimanche 6 octobre :

         Pau – Racing 92, à 12h30 : compléter le tableau de chasse

         Toulon – La Rochelle, à 16h50 : le challenge de Collazo

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du TOP 16 féminin,

À suivre le programme de la prochaine journée : >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

Posté par NewZeland2011 à 18:57 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , ,

22 septembre 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°366

Le vestiaire de la peur

COUPE DU MONDE... 1ère journée             France – Argentine       23 – 21

Lopez, sur un claquement de doigts... de pied !

Qui leur a dit quoi ?

On se souvient du dernier VI Nations et de cette fabuleuse première mi-temps d'un France – Galles qui ouvrait parfaitement le tournoi pour nos Coqs en quête de sensations et de victoire.

C’était le premier vendredi de février, souvenez-vous, au Stade de France, on menait 16-0 à la pause après une première période époustouflante, à croire que nos Bleus avaient toujours joué ensemble, et puis… patatra ! (relire ici >>).

Samedi, dans le Tokyo Stadium où s’était déroulé la veille la cérémonie d’ouverture de la neuvième coupe du monde, nos Tricolores ont remis ça pour leurs débuts dans cette compétition majeure, face aux Pumas. Mais avec une issue heureuse, cette fois, qui me laisse néanmoins un goût amer et en droit de me poser à nouveau des questions sur ce qui a bien pu se passer à la mi-temps :

Mais que diable sont-ils allés faire dans ce vestiaire ?

Qui a bien pu terroriser ces joueurs à qui on n’avait, pour la deuxième fois, rien à reprocher, jusque dans ce chant enflammé de la marseillaise* qui les a transcendés ensuite pendant quarante minutes ?

(*) on se serait cru entre les lignes Des Bleus à la belle étoile. (Pub !)

Serait-ce les encouragements d’un Fabien Galthié aux méthodes de management décriées partout où il est passé qui les auraient tétanisés ?

« Bravo les gars ! Continuez à jouer à la baballe et ils vont faire de vous de la charpie. Si vous prenez un essai, vous êtes morts ! Alors, restez en fesses serrées en défense si vous ne voulez pas l’avoir encore dans le cul. Le premier qui rate un plaquage, je m’occupe de lui personnellement et on refait de la fonte dès six heures du mat’ ! »

Ou bien serait-ce le discours monotone d’un papy Brunel qui les aurait hypnotisés à l’insu de son plein gré ?

« Il faut garder la même intensité – vous avez les paupières lourdes. Ils vont venir vous chercher – vous avez envie de dormir. Ne subissez pas l’impact – vous dormez ! Tenez le ballon comme en première période et tout ira bien – quand je claquerai des doigts, vous vous réveillerez. »

À moins que Serge Simon ou Bernard Laporte soit passé avec quelques bouteilles de champagne ?

« Reprend une coupe, Camille, mon petit Chat, ça va pas t’empêcher de lancer droit ! »

Bah, apparemment si. Parce que la conquête a souffert aussi en touche, en deuxième période, en plus de la mêlée déjà ciblée par monsieur Gardner.

Ah ! Comme j’aurais aimé être une petite souris pour savoir ce qui dans ce vestiaire a pu tuer l’enthousiasme, la créativité et le désir de produire du jeu au point d’y laisser quinze paires de couilles avant de retourner sur la pelouse.

Parce que, bon sang ! Quel pied, cette première mi-temps !

Deux actions splendides, pulsées par les feux follets Médard et Penaud, étincelants, relayées par un Vakatawa en jambes, pour se concrétiser sur les ailes, par Fickou pour le premier essai, puis par Dupont pour le second.

La France menait 20 à 3 à la pause avec un N’Tamack parfait au pied et une défense irréprochable durant les rares temps forts de l’Argentine qui n’a pu s’appuyer que sur sa mêlée fermée (seul talon d’Achille du pack tricolore) pour inscrire ses seuls points.

Que demander de plus ? Si ce n’est de jouer le second acte avec les mêmes intentions, la même intensité.

Mais encore une fois, comme contre les Gallois en février, le retour des vestiaires aura été un véritable cauchemar de rugby pour les Bleus, avec des fautes et une défense fantôme face à la rage des Pumas, métamorphosés.

Deux ballons portés plus loin et les Argentins revenaient à 20-15, en moins de dix minutes, plongeant nos Français dans l’angoisse d’une nouvelle défaite qui se profilait.

Quand les entrées des deux ouvreurs suppléants allaient être déterminantes.

D’abord, Urdapiletta, remplaçant un Sanchez peu en réussite, sur deux coups de pieds millimétrés, donnait pour la première fois l’avantage aux Pumas dans cette partie (21-20).

Puis, Lopez, remplaçant un Penaud blessé, décalant alors N’Tamack au centre, claquait des doigts (de pied) un drop qui réveillait enfin son équipe après un sévère 18-0. Il était temps !

Les dix minutes restantes entretiendront le suspense et la peur, jusqu’à son comble et cette pénalité de 45 mètres que Boffelli prendra à Urdapilletta (allez savoir pourquoi quand on connaît la précision du buteur castrais, même de loin) et qui passera juste à côté des perches.

Ouf !

D’un souffle et d’un coup de sifflet retentissant d'un arbitre compatissant (car il aurait pu offrir une nouvelle pénalité aux Argentins sur leur dernière possession), la France mettait fin à son calvaire et à sa malédiction d'entame d’un tournoi majeur.

Une première victoire méritée, pour un premier acte parfait, mais bien heureuse au regard du second, complètement subi.

De bon augure pour la suite quand on sait la supériorité des Anglais dans cette poule. Il suffirait alors à nos Coqs de battre Américains puis Tongiens pour aborder le XV de la Rose sans pression, voire sans les cadres, avec l’assurance d’un quart de finale contre des Gallois ou des Australiens, dont une préférence serait grotesque.

Mais pour y parvenir sans se faire peur, ces prochaines fois, Messieurs, à la pause...

restez sur la pelouse et laissez le vestiaire… au vestiaire !

 

L’autre match de la poule Cocorico

Angleterre (1) – Tonga (5)        33 – 3

Du lourd !

Le XV dela Rose a dû batailler jusqu'à la dernière minute pour inscrire les quatre essais du bonus offensif dans un match où les Tongiens lui ont mené la vie dure. Un combat d'hommes qui laissera des traces sur les organismes, même si les Rosbifs n'ont jamais craint pour leur en-but.

Les Français sont prévenus. Ces Océaniens, c'est du lourd, du rentre-dedans sans ménagement, mieux vaut ne pas se trouver en face ou en dessous. Mais pour ce qui est du jeu, il y a largement la place, pour peu qu'il reste des forces.

Les Anglais prennent la première place devant les Français. Les Tongiens, comme les Américains, n'ont pas fini de jouer les trouble-fête, ce qui pourrait donner un espoir aux Argentins qui ne sont pas encore morts.

 

Les autres résultats du Mondial

Poule A

Japon (2) – Russie (4)              30 – 10
Irlande
(1)– Écosse (5)             27 – 3

Irlande first !

D’abord, vendredi, dans un Tokyo Stadium plein pour assister à la cérémonie d’ouverture de la première coupe du monde de rugby en Asie, les Japonais ont offert à leur public un beau spectacle et une victoire bonifiée à la clé.

Mais à y regarder de plus près, une fois les apparats de fête retirés, les Brave Blossoms n’ont jamais été autant fébriles et maladroits sur le pré dans la première demi-heure de jeu que durant toute leur préparation. Il aura fallu quelques beaux mouvements et un finisseur intenable comme l'ailier Kotaro Matsushima pour reprendre enfin les rênes de ce premier match et enfoncer des Russes pourtant mieux partis après avoir inscrit un essai d’entrée, mais bien trop limités et indisciplinés dans la durée. La seconde période ne laissera pas de place au suspense et, même si cela aura été dans la difficulté, les locaux décrocheront le point de bonus offensif sur un triplé de Matsushima, logiquement élu homme du match.

Dans cette poule, le champ semble libre pour les Irlandais qui n’ont fait qu’une bouchée de leurs voisins écossais dimanche à Yokohama city. Trois essais en une mi-temps et le quatrième du bonus offensif dans un deuxième acte totalement maîtrisé, malgré la pluie.

Le XV du Trèfle compte bien conserver sa première place au classement mondial jusqu’au bout, donc jusqu’à un premier sacre. Quant aux Écossais, ils auront à se méfier des Japonais chez eux et des Samoans imprévisibles pour assurer la deuxième place, largement à la portée de leur jeu offensif.

Poule B

Nouvelle-Zélande (2) – Afrique du Sud (4)  23 – 13
Italie
(1) – Namibie (5)                                 47 – 22

Sans illusions

Dans cette poule, le suspense n’aura tenu que dans cette première confrontation entre les deux principaux prétendants, le double champion du monde en titre et le nouveau vainqueur du Four-Nations.

Et ce sont les All Blacks qui ont eu le dernier mot dans une rencontre tendue et de très haut niveau qui remettait la performance précédente de nos Bleus à sa place, bien en dessous. Si les Néo-Zélandais ont mené, comme nos Tricolores, 17-3 à la pause avant de voir revenir leurs adversaires en trombe sur eux et au score, ils n’ont jamais perdu pied et ont contenu les assauts sud-africains pour mieux les contrer et les punir à la première faute.

C’est toute la différence entre notre rugby et celui de ces grandes nations étoilées.

Alors, les Italiens ne se font pas beaucoup d’illusions pour sortir de cette poule, se contentant de bien finir à la troisième place. Encore fallait-il se défaire des Namibiens au jeu débridé et dont le seul enjeu est de parvenir à une première victoire en coupe du monde. Malgré leurs trois essais, les Welwitschias devront attendre le dernier match contre le Canada pour y parvenir, quand la Squadra Azzurra, avec sept essais, empochait logiquement son bonus offensif pour se hisser temporairement et fièrement à la première place du groupe devant les All Blacks.

Poule D

Australie (1) – Fidji (5)                      39 – 21

Sensationnel !

Cette poule est aussi incroyable qu’elle retrouve quatre des nations qui étaient déjà ensemble en 2015, à savoir l’Australie, les Fidji, le Pays de Galles et l’Uruguay. Comme si on voulait à nouveau revivre des rencontres fabuleuses entre les trois premières comme en Angleterre.

Et ce premier choc aura tenu toutes ses promesses avec des Fidjiens très frenchy, issus de notre TOP 14, qui ont emballé de match et fait trembler des Wallabies durant 50 minutes, menant jusqu’à 21-12 après deux essais du Clermontois Yato et du Parisien Waisea.

Mais le réveil australien retentira avec l’entrée d’un ancien parisien, Genia, qui remettra son équipe dans le bon sens pour six essais au final et un bonus offensif.

Mais quel match !

On attend avec impatience le fameux Galles – Fidji et le choc pour la première place entre les champions d’Europe gallois et les Wallabies. La Géorgie, elle, tentera de récidiver son exploit de 2015 en prenant la troisième place aux Fidji. Quant à l’Uruguay, elle encaissera en silence, comme attendu.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats et classements officiels >>

 

La 2ème journée des Féminines

Poule 1

Bobigny (2) – Bayonne (3)        29 – 19

Grenoble (3) – Rouen (7)          62 – 0

Chilly Mazarin  (7) – Lons (6)    7 – 15

Montpellier (1) – Paris (3)         62 – 3

 

Poule 2

ASM Romagnat (2) – Blagnac (2)      14 – 14

Lille (4) – Bordeaux (7)                     35 – 10

Toulouse (1) – Rennes (4)                 45 – 5

Lyon (4) – Caen (7)                           80 – 0

Bobigny et Romagnat progressent

Face à de sérieuses prétendantes aux phases finales, les Parisiennes et les Montferrandaises ont obtenu respectivement une précieuse victoire et un beau match nul. Quand Lons, dans la poule 1, s'est donné de l'air face à la promue francilienne qui devrait se partager les dernières place avec les Rouennaises. Ce n'est pas le cas des promues lyonnaises qui ont atomisé les Normandes, toujours aussi faibles.

 

La semaine prochaine…

Les Bleus récupèrent et le TOP 14 en profite...

Le mondial continue toute la semaine, l'occasion pour la cinquième nation de chaque poule de faire son entrée et aux favoris de s’installer devant.

La France, elle, ne rejouera que le 2 octobre contre les Tonga, l'occasion pour le TOP 14 de faire son retour à la une.

 

Au programme* dès lundi 23 septembre :

         Pays de Galles – Géorgie (D), à 12h15, à Toyota City

Puis, mardi 24 septembre :

         Russie – Samoa (A), à 12h15, à Kumagaya City

Mercredi 25 septembre :

         Fidji – Uruguay (D), à 7h15, à Kamaishi City

Jeudi 26 septembre :

         Italie – Canada (B), à 9h45, à Fukuoka City

         Angleterre – États-Unis (C), à 12h45, à Kobe City

Samedi 28 septembre :

         Argentine – Tonga (C), à 6h45, à Higashiosaka City

         Japon – Irlande (A), à 9h15, à Shizuoka Prefecture

         Afrique du Sud – Namibie (B), à 11h45, à Toyota City

Dimanche 29 septembre :

         Géorgie – Uruguay (D), à 7h15, à Kumagaya City

         Australie – Pays de Galles (D), à 9h45, à Tokyo

Et pour finir, lundi 30 septembre :

         Écosse – Samoa (A), à 12h15, à Kobe City

 (*) Tous les matches sont retransmis par TF1 ou TMC

 

Du côté du TOP 14, la 5ème journée s’immiscera en doublons, au milieu…

Avec au programme* le samedi 28 septembre :

         Brive – Toulon, à 15h30 : réitérer l’exploit du derby

         Bayonne – La Rochelle, à 18h : continuer de surfer sur la bonne vague

         Castres – Agen, à 18h : se relancer vraiment

         Toulouse – Pau, à 18h : éviter de copier Clermont

         Racing 92 – Lyon, à 20h45 : la fin de Lou ?

Puis dimanche 29 septembre :

         Montpellier – Bordeaux, à 12h30 : torcher enfin l’UBB ?

         Stade Français – Clermont, à 16h50 : affiche désuète

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du TOP 16 féminin,

À suivre le programme de la prochaine journée : >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

Posté par NewZeland2011 à 13:52 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , ,