L E S B R E V E S D O V A L I E . C O M - l'Hebdo du Rugby par Antonio -

17 février 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°342

ALLELUIA !

TOP 14... 16è journée               Montpellier – Perpignan       10 – 28 

Première victoire catalane, ENFIN !

Dieu existe, il est catalan !

Décidément rien ne va plus pour les mégalo’clubs de notre TOP 14. Déjà, début janvier, je titrais « sale temps pour les gros ! » 

Je ne vais donc pas remettre une couche sur la misère de jeu du MHR et du RCT. Cette 16ème journée a été le théâtre d’une double humiliation pour leurs présidents à l’investissement indécent sur des stars qui du coup ne ressentent plus le besoin de s’investir sur le terrain pensant que les actions sont déjà jouées en bourse... de couilles qu'ils n'ont pas.

Parlons plutôt de l’exploit des Catalans, enfin récompensés d’une première victoire après quinze journées de disette.

Qui aurait misé un kopeck sur la lanterne rouge, déjà malheureuse dans ses meilleurs combats à domicile, faute de choix éclairés dans les dernières minutes ? Alors à l’extérieur, sur la pelouse d’un rouleau-compresseur made in South-Africa, à part un illuminé à la foi inébranlable… je ne vois personne.

Et pourtant, le miracle s’est bien produit.

Tout a souri aux Perpignanais. Les occasions, la réussite, la maladresse de l’adversaire, son indiscipline et ses récurrents travers en conquête.

En un quart d’heure, deux coups de pied de Selponi entre les perches, un autre dans le dos d’une défense héraultaise pas encore dans son match, une course de Pujol plus rapide que tout le monde, et le premier essai des visiteurs qui mènent 13-0… Extra-terrestre !

Paillaugue réplique, dix minutes plus tard, mais Selponi renchérit aussitôt (3-16). Il faudra un essai de pénalité après de multiples charges de son pack, à coup de ballons portés ou déportés, pour que le MHR revienne dans la partie avant la pause (10-16).

Seulement, en seconde période, les Catalans sont bénis des dieux ou du non jeu de leur hôte, méconnaissable, multipliant les fautes que le bon Selponi corrige à coups de botte dans le but… 19, 22, 25 puis 28 à 10… jusqu’au coup de sifflet final.

Alléluia ! l’honneur de l’USAP est sauf, à défaut que le club soit sauvé !

Quant au MHR, cette nouvelle défaite lui sape le moral et le condamne surtout à poursuivre le championnat dans un chemin de croix, sans espoir de phase finale.

 

Les autres matches en bref…

Agen (12) – Toulon (11)                          19 – 10

Même misère

Du sérieux, du culot, deux essais en première période, de la combativité et un l’engagement de tous les instants dans la seconde pour des Agenais valeureux quand de l’autre côté, bah… rien ou pas grand chose, si ce n’est des grands noms sur une feuille de match et un essai de Trinh Duc en fin de match.

Misère quand je vous titrais.

Pau (10) – Castres (8)                         9 – 14

Pas de Pau

Trois pénalités chacun, mais un essai pour les Castrais, le seul d’une partie pauvre en spectacle, surtout en seconde période où quasi rien ne sera marqué.

Les Palois n’y étaient pas face aux hommes de Urios toujours aussi pragmatiques, à défaut de briller.

Stade Français (6) – Lyon (4)            13 – 24

Lou y es-tu ?

OUUUUUUUI ! Lyon n’a jamais autant maitrisé sont jeu que samedi à Jean-Bouin face à des Parisiens maladroits et indisciplinés.

Wulf puis Nakaitaci pour les deux essais des visiteurs et le complément de points au pied d’un excellent Wisniewski, le meilleur dans l’exercice.

Côté stadiste, Sanchez n’aura pas rivalisé avec trois pénalités quand l’essai parisien arrivera bien trop tard en fin de rencontre (Danty, 74è) pour espérer ne serait-ce qu’un point de bonus défensif.

Grenoble (13) – La Rochelle (3)             21 – 28

7 fois 3 et 4 fois 7 ?

D’un côté on travaillait la table de 3 sur les doigts de pied de Germain quand de l’autre on faisait de même avec celle de 7 d’un autre niveau pour quatre essais de belle facture, tous transformés par West.

La Rochelle c’est vraiment costaud quand Grenoble doit s’accrocher pour un maintien fragile.

Clermont (2) – Bordeaux (5)                 40 – 20

De la ressource

Même sans ces six internationaux, Clermont parvient à assurer l’essentiel à la maison, avec le capitaine du XV du Chardon à la baguette, histoire de l’émousser un peu avant le match de la semaine prochaine, avouez que c’est cocasse de la part de notre ligue nationale.

D’autant que Russel pour le Racing et Gray pour Toulouse seront également de la partie dans le match au sommet suivant.

Au final les Clermontois ont enchainé le meilleur comme le pire, marquant quatre essais pour en encaisser trois (classique !) face à des Bordelais qui n’ont pas su les inquiéter outre-mesure, sauf quand Radrada en décidait autrement, balle en main. Un phénomène !

Racing 92 (7) – Toulouse (1)                29 – 34

Ô Toulouse !

Quel match, enfin !

Quatre essais partout, avec une mi-temps chacun. Toulouse d’abord, étincelant, puis le Racing, au retour des vestiaires, rageur et arrachant le point de bonus défensif sur le fil.

L’Arena de Paris la Défense est bien une salle de spectacle, cela ne fait aucun doute.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

  

La semaine prochaine…

Les Bleu-e-et-s ont encore un truc à nous dire…

La belle affaire... que ce soit chez les jeunes, les filles ou au club de handisport de Brunel, il n'y a plus rien à espérer, si ce n'est que les Gallois ou les Galloises gâchent le grand chelem des Anglais ou Anglaises.

Sinon le TOP 14 continue dans le grotesque de ses doublons... Tout va pour le mieux dans le monde ovale de l'hexagone.

 

Au programme* à partir de vendredi 22 février :

  • France U20 – Écosse, à 21h

Puis samedi 23 février :

  • France – Écosse, à 15h15
  • Pays de Galles – Angleterre, à 17h45
  • France féminine – Écosse, à 21h

Puis dimanche 24 février :

  • Italie – Irlande, à 16h

 (*) Tous les matches sont retransmis par France 2

 

Au programme* de la 17è journée de TOP 14, samedi 23 février :

  • Bordeaux – Grenoble, à 18h : rester dans les 6
  • Perpignan – Agen, à 18h : et de deux !
  • Toulon – Pau, à 18h : ça sent pas bon
  • Toulouse – Montpellier, à 18h : les doigts dans le nez
  • La Rochelle – Stade Français, à 20h45 : attention au réveil des Parisiens

Puis dimanche 24 février :

  • Castres – Racing 92, à 12h30 : un air de barrage
  • Lyon – Clermont, à 16h50 : un peu plus près de toi

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

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10 février 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°341

Les femmes et les enfants d'abord !

VI NATIONS... 2è journée          Angleterre – France    31 – 19    41 – 26    44 – 8

Pauline Bourdon, j'adore ! ... une pépite balle en main.

Au suivant au suivant !

D’abord, on a envoyé les U20, champions du monde, samedi après le déjeuner…

« Allez-y gamins, vous êtes la relève, les futurs champions du monde de 2023 ! »

Tout nus dans leurs conquêtes qui leur servaient de gagne
ils on vu rouge tout l’temps sans ballon à la main
Au suivant au suivant !

Des bleuets en manque de leader

.

Ils avaient juste vingt ans et ils se déniaisaient
D’un titre de champion face à une armée en campagne
Au suivant au suivant ! (31-19)

Alors le lendemain, même heure ou presque, en bons gentlemen en terre royale, on a balancé les femmes par dessus bord de la Manche…

« Allez-y mesdames, vous êtes tenantes du titre, vous allez mieux vous en tirer ! »

Elles auraient bien aimé un peu plus de tendresse
Ou alors un sourire ou bien avoir le temps
Mais au suivant au suivant !

Ce ne fut pas Waterloo mais ce ne fut par Arcole
Ce fut l'heure où l'on regrette d'avoir raté la première période
Au suivant au suivant ! (41-26)

J'adore Damian Penaud, rare satisfaction !

Dans la foulée les hommes de Brunel ont donc sauté à leur tour dans le néant du rugby tricolore, en pleine tourmente.

Mais j'vous jure que d'entendre cet adjudant d'après Novès
C'est des coaches à vous faire des armées d'impuissants 
Au suivant au suivant ! (44-8)

Tous ont suivi et coulé dans des canots de jeu sans fond. Aucun survivant !

Dimanche vers 17h40, sur les travées de la banquise de Twickenham, on pouvait entendre les ours polaires des tabloïdes s’écrier :

«  French flair à l’amer ! French Flair à l’amer ! »

Comment expliquer ce triple naufrage, ce week-end, à part imaginer que le rugby français a traversé la Manche sur le Titanic de ses intentions, son jeu en fond de cale percée de partout ?

Les trois matches ont débouché sur le même constat et la même branlée en première période. Les Français ont été pris à la gorge d’entrée et ont subi la domination d’un XV de la Rose qui les a privés de ballon et inscrit quatre essais, bonus offensif en poche à la pause.

Pire, les hommes de Brunel ont encaissé leur premier essai au bout de 1’17 minute et n’ont jamais réagi en seconde période (fanni, 14-0), contrairement aux féminines qui sont allées arracher le point de bonus offensif quand les minots, eux, se le voyaient refuser sur le fil.

Je pourrais vous refaire les matches, on pourrait pleurer ensemble.

Je pourrais vous redire les maux de notre rugby, on pourrait en sourire ensemble.

Je pourrais vous parler de Novès et lui souhaiter une bonne Saint-Valentin, ce jour où son cas sera examiné par les Prud’hommes pour avoir été largué comme une vieille chaussette par son ex-employeur pour faute grave, on pourrait carrément se fendre la gueule... ensemble.

Mais j’ai décidé de faire soft et vous parler uniquement rugby, celui qui se jouait sur les autres terrains du VI Nations.

 

Écosse – Irlande                   13 – 22

Un XV du Trèfle à quatre feuilles

On attendait une réaction du tenant du titre après cette cuisante défaite à domicile la semaine dernière. On n’a pas vu un grand XV du Trèfle, privé de Sexton prématurément.

Au contraire, les Écossais ont fait le jeu (un peu trop) toute la première période, avant de perdre trop vite Hogg (aux relances fulgurantes) puis se faire contrer et offrir le premier essai aux visiteurs tout heureux de l’aubaine. En effet, Seymour, en couverture sur la contre-attaque, voulait servir Maitland mais se ratait (à la Huget), laissant Murray terminer le travail.

Le seul éclair irlandais est venu à la 17ème minute avec une percée monumentale de Stockdale pour le second essai. Pourtant, le XV du Chardon, mené par un Laidlaw très en forme, n’abdiquait pas et trouvait la faille à la demi-heure de jeu par Johnson après une interception de Russel sur une passe du remplaçant de Sexton, Carbery.

La seconde période s’est limitée à un jeu à une passe, dur sur l’homme, côté des soldats de Schmidt, éprouvant les locaux qui ont vite baissé d’intensité et se sont fait de nouveau prendre trop facilement par Carbery. Le demi d'ouverturei perçait le rideau et allongeait une passe décisive pour Earls et le troisième essai.

Chacun a couru après son bonus en fin de match, mais rien n’y a fait. De quoi nourrir des regrets du côté du XV calédonien, à l’image de son meneur Russel, sur courant alternatif, enchaînant le meilleur comme le pire.

Car en face, le XV du Trèfle peut s’estimer heureux avec cette victoire acquise sans vraiment briller.

 

Italie – Pays de Galles          15 – 26

Sur leur lancée

Les Gallois ont construit très humblement leur victoire en terre romaine. Au pied de Biggar tout d’abord pour un 12-0 qui allait les installer sereinement dans un match piège. Car les Italiens ont joué, et bien même, inscrivant le premier essai de la rencontre par Steyn.

À portée de fusil au retour des vestiaires, les Gallois ont dû s’employer pour marquer enfin, par Adams à l’heure de jeu, puis pars Watkin à dix minutes du terme, oubliant l’idée d’un bonus offensif quand les locaux couraient (très justement) après celui défensif, alors qu’ils venaient d’inscrire leur deuxième essai en fin de match.

Une deuxième victoire qui place le XV du Poireau en bonne position pour un éventuel grand chelem avant de recevoir le XV de la Rose dans quinze jours.

Mais sincèrement, on ne voit pas comment les Anglais peuvent passer à côté du titre cette année.

 

Classement :        1-Angleterre : 10 pts (+48) –– 2-Pays de Galles : 8 (+18) –– 3-Écosse : 5 (+4)
                          4-Irlande : 4 (-3) –– 5-
France : 1 (-43) –– 6-Italie : 0 (-24)

 

La semaine prochaine…

Le TOP 14 se remet en scène…

Et les clubs en selle pour la 16ème journée sans leurs internationaux, du moins ceux qui ont besoin de repos ou d’un soutien psychologique. Une aubaine pour les moins touchés dont leurs effectifs ont été remis en forme, prêts à surprendre des leaders amoindris.

Au programme, samedi 16 février :

  • Clermont – Bordeaux, à 14h45 : prise de tête
  • Montpellier – Perpignan, à 18h : faire le plein, et plus
  • Stade Français – Lyon, à 18h : prends ma place !
  • Pau – Castres, à 18h : coller au peloton
  • Agen – Toulon, à 20h45 : Grenoble en ligne de mire

Puis dimanche 17 février :

  • Grenoble – La Rochelle, à 12h30 : l’occasion st trop belle
  • Racing 92 – Toulouse, à 16h50 : leader pour 80 minutes seulement

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

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03 février 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°340

Ça va pas la tête !

VI NATIONS... 1ère journée                      France – Pays de Galles       19 – 24

Non mais tu fais quoi là, Vahaaaaaaa ???

Que s’est-il passé à la mi-temps ?

16-0 à la pause après une première période grandiose, vendredi soir, le Stade de France n’en croyait pas ses yeux.

« On dirait qu’ils ont toujours joué ensemble ! »

Une charnière clermontoise idéale qui a mené le jeu tricolore à la baguette, lançant une ligne arrière aux trois-quarts toulousaine. Médard, Huget, N’Tamack, secondés par les Asémistes Fofana et surtout Penaud, aux jambes de feu et toujours dans l’avancée, comme l’ancien du Stade, Picamoles, dans tous les coups et finisseur du premier essai. Presque trop facile.

Des actions d’envergure, dans toute la largeur, à tomber parterre, et avec la balle dans l’en-but s’il vous plaît, comme Huget, encore, sur son aile après une chistéra d’Iturria, époustouflant troisième ligne flanqué d’une détermination et d’une adresse phénoménales.

Seul bémol, la pluie et ses aléas, Parra ne trouvant jamais la mire sur ses coups de pied. Mais peu importait tant l’animateur avait éteint à lui seul toute velléité offensive adverse en offrant de vraies munitions à ses coéquipiers. Même Monsieur Barnes nous souriait, d’une bienveillance inhabituelle, annulant justement le seul essai gallois.

Une première période magique, conclue par un drop de Lopez, claqué avec majesté, telle une dernière tirade au théâtre avant la tombée de rideau du premier acte.

« Et qu’à la fin de l’envoi je touche ! ».

Et puis plus rien, le panache de Rostand laissait place à la comédie de Molière.

« Mais que diable s’est-il passé dans ces vestiaires ! »

On n’a rien vu venir, embarqués qu’on était, malgré nous, par les commentateurs de France 2 avec Thomas Pesquet dans la station spatiale internationale en train de s’endormir sur une vieille vidéo du spationaute.

On ne l’a pas vu revenir surtout !

Le jeu flamboyant tricolore de la première période est resté aux vestiaires. Tandis que la charnière des commentaires creux, Lartot-Galthié, donne le coup d’envoi des éloges sur chaque héros du premier acte, Lopez, lui, donne celui de la reprise sans imaginer que la troupe va perdre le fil d’un scénario victorieux, joué d’avance.

L’ouvreur clermontois est d’ailleurs le premier à surjouer dès les premières minutes. Une feinte et un coup de pied ratés, alors qu’il avait le temps de passer ou taper proprement, offrent une première mêlée aux Gallois qui acculent les Français dans leur camp.

Le deuxième maillon faible dans ce début de reprise, c’est Atonio. Le pilier droit s’est blessé mais feint de reprendre sa place, groggy (sans appétit quoi), au lieu de rester à terre et alerter ainsi ses coéquipiers du sous nombre. D’autant que ça pilonne en face et Vahaamahina, qui a pris un coup, délaisse une défense d’un coup amoindrie. Adams n’hésite pas à exploiter la faille en s’y infiltrant comme dans du beurre avant de servir son ailier Williams qui n’a eu plus qu’à marquer.

Cinq minutes plus tard et une mêlée plus loin, le XV du Poireau investit à nouveau le camp français et, sur un coup de pied anodin, met Huget sous pression qui, au lieu de se saisir du ballon devant l’en-but, l’échappe et offre le deuxième essai à North.

En moins d’un quart d’heure, les Gallois sont complètement relancés (16-14).

Les Français n’y sont plus. Même Barnes semble avoir pitié d’eux, annulant un essai de Moriarty pour un écran bienheureux. Les Bleus, abattus, continuent de se liquéfier au fil des minutes, toujours sous une pluie battante, rendant tous les ballons pour mieux se faire battre.

Le banc aurait pu rassurer le camp tricolore à l’heure de jeu, avec une bonne entrée de Lambey très actif, qui récupère tout de suite une pénalité. Seulement Lopez la manque (quand rien ne veut leur sourire) alors que Biggar (de retour en grâce, lui puni sur le banc) passe aisément la sienne dans l’action suivante (16-17).

Même l’adresse de Fickou ou la bonne volonté de Serin ne parvient à changer cette mauvaise donne. Seule une pénalité face au poteau, immanquable, permet aux Bleus de reprendre la main et d’y croire encore (19-17). Mais sur les meilleures actions françaises suivantes, une faute de main gâche systématiquement leurs issues. Pire, à dix minutes du terme, une passe téléphonée sonne le glas au Stade de France.

Pourtant Fickou venait de récupérer un ballon en l’air improbable, tel un funambule, et l’attaque des Bleus s’était déployée sur le côté ouvert dans une série de passes aussi improbables que fébriles, jusqu’à cette sautée de Vahaamahina, interceptée par North pour son doublé.

« Mais qu’est-ce qui lui est passé par la tête ? »

La fin de match sera une course-poursuite après un essai salvateur qui ne viendra pas. Les Gallois ont trop d’expérience pour laisser échapper une victoire, on le sait. Pire, Julien Marchand se blessera gravement (ligaments croisés). La poisse pour le(s) Toulousain(s).

Quel gâchis ! Tout cette flamboyance en première période pour en arriver là… gratter un malheureux point de bonus défensif. Mais que s’est-il donc passé à la mi-temps ?

Ils ont sabré le champagne ? Mangé un cassoulet offert par la Fédé ? Quelqu’un leur a lu la lettre de Guy Moquet ? Ou bien Brunel a simplement psalmodié ses consignes ? À moins qu’ils se soient endormis devant la vidéo de Pesquet, comme nous ? Ou bien ils ont essayé de jouer dans un espace encore plus réduit une fois de retour sur le terrain ?

Je ne sais pas. Mais à Twickenham nos petits Français seraient bien inspirés de faire comme les Anglais et rester sur la pelouse pour rester mobilisés jusqu’au bout.

Parce que les Rosbifs, c’est quand même autre chose cette année !

 

Irlande – Angleterre              20 – 32

So british !

L’heure semblait bien plus grave du côté de Dublin, samedi soir.

Les tenants du titre, à la porte d’une première place historique au classement World Rugby, devant les All Blacks, en cas de victoire, ont sabordé leur rugby et toute possibilité d’un nouveau grand chelem.

Et pas qu’un peu !

Il faut dire que les Rosbifs, tant décriés l’an passé, comme leur sélectionneur Eddy Jones qui n’a pas sa langue ni la presse dans sa poche, ont mis les formes pour parvenir à cet exploit.

Quel match ! Quelle puissance !

Cueillis à froid par un essai somptueux de May, les Irlandais ont peiné à répondre grâce à la force de leur pack entraînant Healy enfin derrière la ligne. Menant un bref instant, ils ont subi après la demi-heure de jeu et un deuxième essai du XV de la Rose par Daly, Farrell allait même porter l’écart à sept points avec une pénalité juste avant la pause (10-17).

La seconde période sera une démonstration de force et de classe des hommes de Jones, par l’intermédiaire d’un joueur, Slade, à l’affût de tous les bons coups, derrière un coup de pied de May pour son premier essai, puis sur une interception incroyable (le ballon est capté en deux temps sans jamais tomber) pour son doublé et le point de bonus offensif, s’il vous plaît.

Dans ce duel d’hommes, Farrell a effacé Sexton, Tuilagi explosé Aki, Nowell fait oublier Stockdale, comme Slade, Ringrose, quand Mako Vunipola a tout simplement plaqué à tout va, devenant logiquement l’homme du match.

Une correction monumentale infligée au XV du Trèfle (le deuxième essai désespéré par Cooney en fin de match masquant juste son effet) qui relativise la défaite de nos Bleus vendredi tout comme elle a de quoi les inquiéter quant à leur déplacement à Twickenham dimanche prochain.

Moi, je vois bien le XV de France se racheter une image avec un exploit là-bas. Bah ouais, quoi, j’y crois !

 

Écosse – Italie                      33 – 20

Déjà leader

Le XV du Chardon a dû s’employer pour venir à bout d’une Squadra Azurra bien en place.

Deux essais seulement en première période pour un modeste 12-3 (doublé de Kinghom) quand les coéquipiers de Parisse (très en forme, le capitaine italien), craquaient en seconde.

En un quart d’heure, les Écossais enquillaient trois essais (Hogg, Kinghomm pour son triplé et Harris)  avant de baisser d’intensité et laisser les Italiens marquer à leur tour en fin de match, par trois fois (Palazzani, Padovani et Esposito).

Un point de bonus offensif qui place le XV du Chardon en tête devant celui de la Rose (pour un point de goal-average) avant de recevoir à nouveau à Murrayfield, l’Irlande, et espérer conserver ce leadership.

Mais en face, il y aura un adversaire blessé… comme à Twickenham. Cela pourrait bien profiter aux Gallois qui se déplacent en Italie.

 

Classement :        1-Écosse : 5 pts (+13) – 2-Angleterre : 5 (+12) – 3-Pays de Galles : 4 (+7)
                          4-France : 1 (-7) – 5-Irlande : 0 (-12) – 6-Italie : 0 (-13)

 

Les Bleues et les Bleuets…

France féminine – Pays de Galles    52 – 3

Le rugby affame, on vous dit !

C’est avec un XV complètement remanié que nos tenantes du titre ont abordé le tournoi, qualification du Seven au JO oblige.

Pas de Blond Destroyer (notre Marjo Mayans), ni d’étoiles filantes derrière (avec nos trois-quarts Chloé Pelle, Carla Neisen, Shannon Izar) pas plus que notre animatrice fétiche à l’ouverture (Caroline Drouin).

Mais c’est avec le même appétit que ces « Affamées » aux nouveaux visages (Ian Jason, Marine Ménager, Gabrielle Vernier, Léa Murie, Camille Imart) ont mangé tout cru des Galloises impuissantes.

Quatre minutes de jeu et un premier ballon porté conclu par Caroline Thomas donnait le ton. Safi N’Diaye confortait les efforts des copines un quart d’heure plus tard avec la détermination qu’on lui connaît. Caroline Thomas remettait ça, la talonneuse auvergnate s’offrira même un triplé en seconde période. Quand Camille Imart, pas des plus adroites face aux perches (une pénalité pour trois transformations manquées) ajustait une passe superbe au pied pour la petite nouvelle Léa Murie qui n’avait plus qu’à aplatir dans l’en-but.

23-3 à la pause, la messe était dite. La seconde période sera un festival de jeu animé par une Pauline à filer le bourdon à l’adversaire (j’adore cette demi de mêlée, pétillante et culottée dans tout ce qu’elle entreprend). Cinq essais à venir dont un doublé de Romane Ménager qui nous offre une chevauchée fantastique avec des raffuts monstrueux. On adore !

Outre le doublé de Léa en fin de rencontre, Doriane Constanty, entrée à l’arrière en place de Caro Boujard (doublure de Jessy Trémoulière, meilleure joueuse du monde, blessée au genou), y allait de son interception pour une course de 90 mètres.

Rien à ajouter, la fête a été totale à Montpellier. On attend avec impatience cette finale avant l’heure en Angleterre, dimanche prochain. C'est juste avant le match des mecs... à l'heure du déjeuner, et en plat principal.

 

France U20  – Pays de Galles          32 – 10

Efficace !

Dimanche, au stade de la Rabine, à Vannes.

Si nos champions du monde ont eu du mal à se lancer face à des jeunes Gallois bien organisés en défense et surprenant d’entrée avec un premier essai de Roberts (à la 20ème minute), ils ont rectifié le tir à la demi-heure de jeu pour refaire leur retard par Zegueur puis passer devant juste avant la pause par Lebel (17-10).

Dès la reprise, Geraci enfonçait le clou après de belles séquences emmenées par Delbouis. Carbonnell ne transformait pas mais ajoutait trois points plus tard pour conforter l’avance, avant que Pinto n’aille chercher l’essai du bonus à la dernière minute.

Mission accomplie, dans la douleur, et avec un carton rouge sans conséquence en fin de match pour Zegueur. Une première place (partagé avec l’Irlande et l’Italie), de bon augure, ma foi, avant d’aller en Angleterre où il va falloir être plus adroit et surtout plus solide.

 

La semaine prochaine…

Le Tournoi sent déjà la poudre !

Après ces deux défaites cuisantes à domicile, les Bleus et les tenants du titre auront à cœur de se racheter chez les deux leaders du moment.

Chez les filles et les U20, ces déplacements en Angleterre sonnent déjà comme deux finales… à ne pas rater !

 

Au programme*  à partir de samedi 9 février :

  • Angleterre – France U20, à 13h05
  • Écosse – Irlande, à 15h15
  • Italie – Pays de Galles, à 17h45

Puis dimanche 10 février

  • Angleterre – France féminines, à 13h45
  • Angleterre – France, à 16h

 (*) Tous les matches sont retransmis par France TV

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27 janvier 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°339

Sans images...

TOP 14... 15ème journée               Toulon – Stade Français       33 – 30

Nakosi... "Mais arrêtez-le !"

Ce n’est pas la même musique.

À Montereau-Fault-Yonne, ce week-end, votre chroniqueur a troqué sa plume contre un harmonica pour écrire des brèves d’improvisation sur la scène d’un petit bistrot plein comme un stade Mayol en quête de sensations.

Vous me voyez venir là où je n’ai rien vu se jouer sur les scènes du TOP 14 jusqu’à cette ultime rencontre entre Toulon et Paris, ce dimanche après-midi. Et pourtant…

« Quel match ! quel suspense ! quel phénomène ce Nakosi ! »

Peut-on lire en unes de la presse spécialisée. Moi j’ai surtout l’impression, à revoir les deux essais toulonnais de dernières minutes au CRC d'Isabelle*, que Plisson (fraîchement entré) n’avait pas très envie de plaquer, des fois qu’il se blesse juste avant le tournoi où il n'a pas été sélectionné.

Pauvre Jules, lui qui doit désormais se contenter du banc à l’ombre d’un certain Sanchez pour asseoir sa légitimité.

D’accord, d’accord ! … Je n’ai rien vu et déjà je me trouve un bouc émissaire. Alors qu’il a eu ce drop et puis « vas-y toi, le chroniqueur, arrêter Nakosi en pleine course ! »

Donc je m’en tiens là et vous laisse lire le Midol lundi, si le cœur vous en dit. Sinon, je vous raconterais bien comment j’ai plaqué mes accords sur un blues des familles à tomber par terre, mais là on s’éloigne du rugby…

Pourtant, c’était de la balle !

(*) Émission TV Canal Rugby Club d'Isabelle Ithurburu sur C+ 

 

Les autres matches en titres…

Toulouse (1) – Grenoble (12)                   25 – 17            Toute la musique que j’aime !

Castres (8) – Clermont (2)                      24 – 16             Pas de boogie woogie

La Rochelle (3) – Montpellier (9)            27 – 25             Le "blouse" du dentiste

Lyon (4) – Racing 92 (7)                         32 – 11             Champagne !

Bordeaux (5) – Agen (13)                        25 – 15             Sur la route de Memphis

Perpignan (14) – Pau (10)                       24 – 30             Comme un avion sans ailes

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

  

La semaine prochaine…

2019, nouvelles résolutions obligent...

Les Bleus entament le tournoi des VI Nations. Ils vont s’appliquer, cette fois, ils l’ont promis… comme l’an dernier.

Tandis que la première journée démarre par la finale entre les deux favoris. C’est cocasse !

À ne pas rater !

 

Au programme*  à partir de vendredi 1er février :

  • France – Pays de Galles, à 21h

Puis samedi 2 février :

  • Écosse – Italie, à 15h15
  • Irlande – Angleterre, à 17h45 
  • France - Pays de Galles à 21h pour les Bleues tenantes du titre 

Enfin dimanche 3 février :

  • France – Pays de Galles, à 15h pour les Bleuets champions du monde en quête d'un nouveau titre

 

 (*) Tous les matches sont retransmis par France TV

 

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21 janvier 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°338

En rang deux par deux !

CHAMPIONS CUP... 6ème journée               Racing 92 – Scarlets       46 – 33

                                                  Toulouse – Bath       20 – 17

Des Toulousains en rang pour les quarts

Toulouse au Racing, la course aux quarts

Ce week-end, la coupe d’Europe a livré ses lauréats pour les phases finales, avec deux clubs français par compétition, seulement.

Du jamais vu, à ma connaissance.

Si la Challenge Cup ne nous laissait aucun doute avant cette dernière journée, quant aux seules qualifications de Clermont et La Rochelle, la Champions Cup, elle, nous laissait espérer une réaction de haut niveau de Montpellier à Édimbourg pour atteindre les quarts avec le Racing 92 et Toulouse, qualifiés avant de jouer.

Que nenni ! L’écart était trop grand pour des Montpelliérains trop petits bras, battus 19-10.

Alors, en rang deux par deux pour monter dans le quart, on vous dit !

Je ne vous ferai pas de résumé des qualifications sans risque des Racingmen, samedi, et des Toulousains, dimanche. Deux mascarades d’enjeu face à des adversaires déjà éliminés, mais pas battus d’avance.

Au Paris La Défense Arena, les Gallois de Llanelli ont même mené à la pause (16-15) après une première période mieux maîtrisée que par ces Racingmen, déjà la tête à la phase suivante, la première place ne pouvant leur échapper.

Et pourtant, il leur manquait un petit point pour être sûr de jouer le quart à domicile. Alors, au retour des vestiaires, quand les Gallois ont  commencé à creuser l’écart, les locaux se sont réveillés et, par Vakatawa (toujours aussi efficace) et Zebo à la finition (auteur d’un doublé), ils ont relancé la machine francilienne que l’on connaît pour inscrire quatre essais de plus, bonus offensif en prime. Inespéré !

Le lendemain, les Toulousains, qu’on croyait en mauvaise posture la veille, se sont retrouvés qualifiés à leur tour, avant même d'entrer sur leur pelouse, grâce aux résultats des autres.

Une aubaine ? Pas vraiment.

Car si le Leinster n’allait laisser aucune chance aux Anglais de Wasps chez eux (37-19), Toulouse n'avait d'aucune façon un horizon enthousiasmant, assuré de se déplacer.

Gagner avec la manière et un bonus (ce que l’on était en droit d’attendre devant notre télé) et c’était l’enfer du Leinster qui attendait les Haut-Garonnais. Perdre, et c’était les Sarries sur un gâteau aussi indigeste. Il ne leur restait donc qu’à gagner, sans brio, ni bonus pour avoir le droit d’espérer un sort moins pire, au Paris La Défense Arena. Ce qu’ils ont fait.

Après une première période normale, avec du jeu, un essai et un duo Dupont-Médard époustouflant, les Toulousains se sont mis à gérer une seconde période grotesque, au point de voir les Anglais de Bath revenir sur eux et les menacer d’aller terminer leur cauchemar du côté des Saracens. Il s’en est fallu de peu.

Ce sera donc dans l’antre du Racing 92 que le quadruple champion d’Europe tentera l’exploit de retrouver les demies d’une compétition qui le fuit depuis huit ans.

Deux clubs français en haut d’une seule affiche donc, quand les quatre autres, deux par deux, quittaient la compétition.

Montpellier et Castres avec bien des regrets, contrairement à Toulon et Lyon qui n’ont jamais vraiement été au niveau. Pire, les Lyonnais décrochent un triste record de zéro victoire et surtout une humiliation d’un zéro pointé au compteur. Quant aux toulonnais, le dernier bon résultat à Newcastle (24-27), sans enjeu, n'est parvenu à masquer leur difficulté à s'imposer.

 Tous les résultats officiels du week-end >>

 

Toujours deux par deux, au premier rang, se trouvent les favoris de cette compétition, les Saracens (seul club anglais, encore une fois, qualifié) et le Leinster, tenant du titre, qui aura l’handicap de se déplacer en demie, en cas de victoire.

Et cela on le doit aux Toulousains, les seuls qui ont battu les Irlandais dans leur poule.

Comme quoi, le Racing ou Toulouse aura une réelle chance d’aller au bout.

 

Le tableau des phases finales

         Saracens (1) – Glasgow (8)           v      Édimbourg (4) – Munster (5)

         Racing 92 (2) – Toulouse (7)   v      Leinster (3) – Ulster (6)

Pour les demi-finales, l’équipe qui gagnera à l’extérieur recevra en priorité, l’ordre de classement de la phase de poules départageant les deux concernées.

C’est à dire que pour la première demi-finale, elle se déroulera en priorité :

Au Munster puis à Glasgow ou chez les Saracens, Édimbourg étant certain de se déplacer en cas de victoire.

Pour la seconde demi-finale, elle se déroulera en priorité :

Chez les Ulster puis à Toulouse ou au Racing 92, le Leinster étant certain de se déplacer en cas de victoire.

 

En ce qui concerne la Challenge Cupvous trouverez également tous les résultats sur le site officiel de l’EPCR.

Clermont et La Rochelle ont fait un parcours parfait, et même plus que parfait pour les premiers avec 6 victoires sur 6 et 30 points sur 30, un record autant qu’une belle surprise de voir l’équipe clermontoise totalement remaniée écraser les Gallois de Newport chez eux (49-7).

Nos deux clubs tricolores sont idéalement placés pour se retrouver en finale.

Paris et Bordeaux peuvent nourrir des regrets.

Pau et Perpignan n’ont jamais vraiment joué la compétition, alors que Grenoble et Agen ont fait ce qu’ils ont pu.

 

Le tableau des phases finales

         Clermont (1) – Northampton (8)     v      Worcester (4) – Harlequins (5)

         La Rochelle (2) – Bristol (7)            v      Sale (3) – Connacht (6) 

Idem pour les demi-finales, l’équipe qui gagnera à l’extérieur recevra en priorité, l’ordre de classement de la phase de poule départageant les deux concernées.

 

La semaine prochaine…

Retour sur le TOP 14 et la préparation du tournoi

La 15ème journée du championnat se fera sans les internationaux, ou tout du moins une bonne partie. De quoi déstabiliser les gros fournisseurs comme Toulouse, Clermont ou le Racing et laisser espérer les autres pour faire des coups. 

Au programme, samedi 26 janvier :

  • Castres – Clermont, à 15h : le leader déstabilisé vraiment ?
  • Bordeaux – Agen, à 18h : objectif TOP 6,
  • Perpignan – Pau, à 18h : et si c’était la bonne ?
  • La Rochelle – Montpellier, à 18h : enfoncer le clou
  • Lyon – Racing 92, à 20h45 : malheur au perdant

Puis dimanche 27 janvier:

  • Toulouse – Grenoble, à 12h30 : attention danger
  • Toulon – Stade Français, à 16h50 : relancer la machine

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

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14 janvier 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°337

Irlande – France, un avant-goût…

CHAMPIONS CUP... 5ème journée               Leinster – Toulouse       29 – 13

Des champions en titre implacables !

Les Bleus sont prévenus !

Avec Médard, N’Tamack, Huget, Ramos, Dupont, Marchand et Aldegheri, c’était presque un quart des nominés au prochain Tournoi des VI nations qui composait l’effectif toulousain en déplacement à Dublin pour un match capital à la promesse d’un bon quart à domicile.

En face, c’était sans leur maître à jouer Sexton, l’arrière assassin Rob Kearney, le centre perforant Henshaw et le géant seconde ligne Toner que les Irlandais abordaient ce match capital pour la première place du groupe, dans une RDS Arena à guichets fermés.

Néanmoins les futurs adversaires du XV de France que seront sans doute David Kearney (le frère de Rob), Ringrose, McGrath, Conan, Van der Flier, Ruddock, O’Brien, Fardy et la redoutable première ligne Healy-Cronin-Furlong, étaient bien de la partie pour donner une petite leçon au French Flair toulousain, sur un nuage depuis le mois de septembre.

Certes, il aura fallu attendre une bonne demi-heure aux champions en titre avant de franchir enfin un rideau français imperméable et défaire par la suite toutes velléités offensives toulousaines qui nous avaient fait rêver jusque-là.

L’essai de Conan, tout en puissance et agressivité, concluait un feu d’artifice de temps de jeu non-stop dans les 22 adverses depuis un bon quart d’heure, jusqu’à faire plier la défense tricolore sur une ultime charge.

10-6 à la pause, les deux pénalités de Ramos laissant entrevoir une seconde période de tous les combats pour un exploit ou, au minimum, un point de bonus défensifIl n’en sera rien. 

Le retour des vestiaires sonnera le glas des Français, complètement dominés.

À la 51ème minute, Ross Byrne, le suppléant de Sexton, offrait une passe au pied parfaite à son ailier Dave Kearney qui aplatissait après un saut de cabri, sous le nez médusé de N’Tamack, impuissant. Du grand art.

Dix minutes plus tard, le vieux briscard au talon, Cronin, s’emparait du cuir derrière un ruck et le déposait ni vu ni connu sur la ligne pour le troisième essai du Leinster.

Le coaching d’Ugo Mola permettait de remettre de l’ordre dans la défense et espérer une réaction avec Holmes en place de Ramos et Bézy de N’Tamack, les deux anciens Bleuets appelés en équipe de France encore un peu légers face à de telles pointures.

Mais un quart d’heure suffira aux locaux pour décrocher le bonus offensif et déloger définitivement les visiteurs de la première place du groupe. Un autre Byrne, Adam celui-là, sur son aile héritait d’une belle passe sautée de Gibson-Park, le demi de mêlée entrant, et finissait sans problème dans l’en-but toulousain.

Un ultime baroud d’honneur dans les derniers instants récompensera les efforts des Français avec un essai de Kolbe après un slalom en solitaire dans la défense celte.

Une défaite qui n’est pas dramatique pour Toulouse, assuré de jouer un quart de finale en cas de victoire contre Bath à Ernest Wallon. Mais très certainement pas à domicile, à moins que les Wasps qui recevront les Irlandais nous fassent mentir.

Les guêpes londoniennes pourraient être piquées au vif après cette défaite à Bath sur une pénalité de dernière minute (18-16).

Mais quand on se projette un peu plus loin sur le VI nations, on peut déjà craindre le déplacement des Bleus en Irlande, tant on a vu là une nette différence de niveau.

Même le Racing 92, n’a pas réussi à renverser les Ulstermen ce week-end. Quant aux imprévisibles talents du leader clermontois, pas sûr qu’ils parviennent à hisser vers le haut cette équipe de France.

À suivre…

 

Les autre matches en bref…

Ulster (2) – Racing 92 (1)      26 – 22               Scarlets (3) – Leicester (4)  33 – 10

Irlande 2 – France 0

Dans la poule 4, le Racing a également subi la loi du plus fort en terre irlandaise, mais en parvenant tout de même à faire jeu égal dans le second acte, avec un essai en plus et deux bonus à la clé. De quoi rester en tête du groupe avec son destin en main.

Trop fébriles en défense, les Français ont encaissé deux essais d’entrée avant que Vakatawa ne fasse parler la puissance de ses raffuts pour marquer tout seul et servir son ailier Zebo pour le second essai francilien.

16-10 à la pause, on pouvait croire le Racing capable de hausser le ton et l’emporter mais les ratés de Russel, les maladresses et une indiscipline récurrente auront fait la différence malgré une domination tricolore.

Pas de quoi rassurer notre XV de France au prochain tournoi quand on sait qu’il n’y a que deux Racingmen sélectionnés (Le Roux et Lauret), Vakatawa, de loin le meilleur joueur samedi, ayant été écarté au profit d’un Fofana et de la continuité des trois autres déjà en place (Bastareaud, Fickou et Doumayrou).

Exeter (2) – Castres (3)         34 – 12               Gloucester (4) – Munster (1)        15 – 41

Le CO out !

Dans la poule 2, les Castrais se sont éteints au bout de dix minutes à chaque mi-temps, après avoir inscrit un essai histoire de rappeler leur titre de champion de France. Et puis plus rien. Pire, ils ont fini la partie à quatorze après un carton rouge infligé à Stroe.

Les Anglais ont déroulé un jeu limpide et efficace, pour six essais au bout et le droit de rêver à un exploit à Thomond Park pour une qualification alors miraculeuse.

Car les Munstermen n’ont pas fait dans la dentelle à Gloucester, mangeant tout cru d’autres rosbifs qui n’ont jamais été invités dans la partie. Difficile d’imaginer les Irlandais perdre dans leur antre, d’autant qu’il leur faudra sans doute un nouveau bonus offensif pour espérer un quart de finale dans leur chaudron.

Pour le CO, par contre, la Coupe d’Europe c’est fini, il peut présenter une équipe bis pour la réception de Gloucester.

Lyon (4) – Saracens (1)         10 – 28               Glasgow (2) – Cardiff Blues (3)    33 – 24

Zéro sur vingt !

Dans la poule 3, Lyon continue d’être ridicule avec un zéro pointé en cinq rencontres, alors que le club pointe à la cinquième place dans notre TOP 14.

Certes, les Sarries ce n’est pas Toulon ou Montpellier, mais tout de même. Les Anglais ont fait leur job pour obtenir les quatre essais du bonus offensif et une cinquième victoire consécutive dans leur poule, leur assurant la qualification.

Pour autant les Glaswégiens peuvent encore être premiers, comme Exeter dans la poule précédente, en cas d’exploit chez les Saracens la semaine prochaine. Ce n’est pas moi qui miserai un penny sur eux. Mais s’ils peuvent ramener un petit point de bonus défensif cela serait de bon augure pour une qualification de meilleur deuxième.

Montpellier (2) – Newcastle (3)   45 – 8         Toulon (4) – Édimbourg (1)     17 – 28

Pas patriotes ces Toulonnais

Dans la poule 5, Toulon s’est fait dessus, dimanche à Mayol, face au leader écossais dans une seconde période qui lui a totalement échappé.  

Tout le contraire de Montpellier, la veille, qui avait écrasé son adversaire dans le second acte (7 essais dont un triplé de Immelman) et pris les cinq points pour accéder à la première place, enfin.

Seulement les Varois ont été incapables de solidarité patriotique ou juste satisfaire leur public, laissant ainsi les Écossais reprendre leur bien et obligeant les Cistes à un exploit à Édimbourg la semaine prochaine.

Cela dit, pour le spectacle, ce n’est pas plus mal.

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

En ce qui concerne la Challenge Cupvous trouverez également tous les résultats sur le site officiel de l’EPCR.

Dans la poule 1, Clermont s’est fait peur mais assure son quart à domicile avec 25 points sur 25. Northampton devrait obtenir une place de meilleur deuxième.

Dans la poule 2, le Stade Français a largement battu Pau pour un match sans enjeu. Seul Worcester devrait parvenir à se qualifier.

Dans la poule 3, Bordeaux n’a pas eu de mal à s’imposer à Perpignan, là encore pour du beurre, la qualification se jouant désormais entre Sale et Connacht.

Dans la poule 4, La Rochelle a assuré cette fois à domicile face à Zebre qu’elle devra absolument battre à nouveau en Italie pour laisser la place de meilleur deuxième à Bristol.

Dans la poule 5, c’est terminé pour Grenoble et Agen, défaits respectivement chez Les Harlequins et Trévise, ces deux protagonistes jouant leurs qualifications en France.

 

La semaine prochaine…

L’Europe nous livre son verdict

Toulouse et le Racing 92 chercheront un quart à domicile dans la Champions Cup, quand Montpellier devra sortir le grand jeu pour espérer une qualification.

En challenge Cup, Clermont n’a rien à faire contrairement à La Rochelle qui doit absolument l’emporter.

Voilà vous savez tout avant de vous jeter sur vos télés.

 

Au programme*  à partir de vendredi 18 janvier :

  • Édimbourg – Montpellier, 20h45 (poule 5) : un huitième de finale
  • Newcastle – Toulon : ça va faire mal

Puis samedi 19 janvier :

  • Cardiff – Lyon, 14h : match amical
  • Saracens – Glasgow, poule 3
  • Racing 92 – Scarlets, 16h15 : une formalité
  • Leicester – Ulster, poule 4
  • Castres – Gloucester, 18h30 : sans enjeu
  • Munster – Exeter, poule 2

Et enfin dimanche 20 janvier :

  • Toulouse – Bath, 16h15 (FR2) : un max de points
  • Wasps – Leinster, poule 1

 

S’agissant de la Challenge Cup et les 8 autres clubs du TOP 14, veuillez consulter le site officiel de l’EPCR qui vous en détaillera le programme.

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de BeIn Sports

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06 janvier 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°336

Sale temps pour les gros !

TOP 14... 14ème journée               Racing 92 – Toulon       22 – 13

                            Montpellier – Lyon       14 – 25

Des Toulonnais à la traîne...

L’année commence mal !

À trop bouffer d’internationaux jusque dans les assiettes de leurs voisins, le RCT et le MHR ont fini par se couper l’appétit une fois sur les terrains devant leurs plats pourtant relevés de stars.

Tandis que d’autres (comme l’ASM, Toulouse et La Rochelle) ont terminé l’année complètement ballonnés (à se faire péter le bonus), les deux plus ambitieuses écuries de notre TOP 14 continuent de se serrer la ceinture au classement, obligeant leurs gourmands présidents à subir un régime sec depuis le début de la saison.

Samedi, Toulon et Montpellier ont une nouvelle fois picoré dans leur assiette de jeu, laissant leurs adversaires respectifs piquer dedans, pour grignoter les points dans un premier temps, puis avaler les essais tout rond dans un second.

À Paris La Défense Arena, les Toulonnais ont marqué les premiers par Trinh Duc, deux cacahuètes entre les perches avant que Russel ne l’imite et que Thomas mette les pieds dans le plat pour dévorer le premier essai francilien, et comment ! Un slalom dans la défense varoise comme il les aime et une conclusion, non sans mal, puisqu’il sortira blessé à la cuisse ensuite. De mauvais augure pour le tournoi avec les Bleus.

Avant la pause, un geste d’antijeu d’Alainu’uese permettait au Racing de prendre le dessus sur son adversaire numériquement puis au score quand Nakarawa enfonçait en puissance le dernier rideau pour le second essai.

La seconde période ne sera pas d’une grande qualité de part et d’autre, le Racing cherchant à enfoncer le clou, ce qu’il ne parviendra à faire qu’à dix minutes du terme, par Klemenczak, courant alors après un hypothétique bonus offensif, tandis que Toulon continuera de chercher jusqu’au bout un bien compliqué bonus défensif. Doublement en vain.

A Montpellier, le scénario était bien plus catastrophique puisque les hommes de Cotter jouaient à domicile, avec tous les ingrédients pour l’emporter face à une équipe du Lou à la faim modérée après s’être gavé la semaine passée contre Agen.

Et pourtant, après avoir logiquement inscrit le premier essai de la partie, par Serfontein (23è), les locaux ont multiplié les fautes permettant à Wisniewski et les siens d’enquiller les points, après un drop bien amené, restant devant toujours au score. Jusqu’à cet essai incroyable de Wulf sur une passe acrobatique d’Arnold pour éviter la sortie en touche, et Lyon s'envolait.

Les Héraultais étaient psychologiquement cuit à la pause.

Pourtant l’essai en réaction de Ruffenach, dès le retour des vesitaires, aurait pu leur donner la niaque de reprendre le dessus dans ce match.

Mais rien. Plus rien ne sera marqué côté montpelliérain, Wisniewski se chargeant de corser l’addition, éloignant les locaux du point de bonus défensif.

Et pi fanny… Comme le RCT, le MHR démarre bien mal l’année.

Les rois ne sont toujours pas entrés dans l’arène du TOP 6 !

 

Les autres matches en bref…

Clermont (1) – La Rochelle (3)              44 – 19

Pas pied au Michelin

Les Clermontois ont mis fin à la série incroyable de victoires des Maritimes (voir édition précédente).

Trop indisciplinés, les Rochelais ont perdu pied au Michelin pour finalement prendre l’eau à la fin du match et encaisser cinq essais au total quand ils étaient pourtant parvenus à faire bonne figure durant une heure avec trois belles réalisations.

Mais quand le banc auvergnat fait entrer Iturria, Parra, Moala, difficile de rivaliser, surtout en infériorité numérique, face à une telle armada offensive.

Il ne manquait que le point de bonus justement pour parachever la fête au Michelin. Mais la défense locale est encore trop perfectible.

Agen (13) – Toulouse (2)            20 – 27

Comme à la maison

Toulouse est très à l’aise à l’extérieur cette saison, et Agen n’était pas son plus lointain déplacement pour décrocher une quatrième victoire. Mieux, les Toulousains enchaînent un douzième match sans défaite avec la manière et un Médard qui pète le feu. Et ne me dites pas qu’il faut envoyer ce vieux briscard au placard du XV de France.

Quel plaisir de le voir relancer des ballons, surtout quand ils vont à dame presque à chaque coup. De vrais bijoux comme ce petit par-dessus pour lui-même et le premier essai ou encore cette passe claquée pour Bonneval auteur du troisième essai toulousain.

Agen reviendra dans la partie, notamment grâce à l’essai égalisateur de McIntyre (53è) avant que Huget ne scelle le sort de la rencontre avec ce contre relayé encore par l’étincelle toulousaine.

Stade Français (4) – Perpignan (14)      27 – 8

Quatre essais et un enterrement

Il y a bien longtemps que le TOP 14 ne nous avait pas faussé le championnat avec une équipe incapable de faire face à tous ses adversaires, leur offrant quasiment cinq points à chaque match malgré une volonté de bien faire et un combat de tous les instants.

Mais bon, Perpignan n’a toujours pas gagné un match et surtout l’espoir d’en gagner un.

Pau (10) – Bordeaux (7)            40 – 23

Coup de pot !

À 14 pendant 60 minutes, c’était déjà difficile pour l’UBB de tenir tête à son hôte. Et pourtant, avec un essai partout à la pause, les Bordelais ont mené au score (12-13).

Mais à 13 durant dix minutes, cela a suffi au Palois d’assommer son malheureux visiteur et de lui infliger une lourde défaite avec six essais dans la musette. Merci monsieur Brousset d’appliquer le règlement à la lettre pour un coup au visage (volontaire ou non). Le problème c’est que vous êtes bien seul.

Une belle occasion pour la Section de relever la tête après une mauvaise série et de remonter à la dixième place, tandis que l’UBB sort du TOP 6.

Grenoble (12) – Castres (8)                   6 – 16

Opportunistes et solides

Les champions de France n’ont pas brillé par leur discipline mais par une défense exemplaire et sans faille empêchant les Grenoblois de concrétiser leurs temps forts.

Ce sont même les Castrais qui allaient se payer le luxe du seul essai du match sur une interception de Rallier. Pas un match à épiloguer.

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

  

La semaine prochaine…

Derniers rounds pour l’Europe

Ça va cogner dur ces deux prochaines semaines pour les qualifications aux phases finales des coupes d’Europe. Alors ne manquez surout rien !

Au programme*  à partir de samedi 12 janvier :

  • Montpellier – Newcastle, 14h (poule  5) : pas le droit à l’erreur
  • Leinster – Toulouse, 14h (FR2) : le choc pour la première place
  • Bath – Wasps, poule 1
  • Ulster – Racing 92, 16h15 : Rien à perdre
  • Scarlets – Leicester, poule 4
  • Toulon – Édimbourg, 18h30 (poule  5) : À quoi bon ?

Puis dimanche 13 janvier :

  • Exeter – Castres, 14h : contraint à l’exploit
  • Gloucester – Munster, poule 2
  • Lyon – Saracens, 16h15 : prendre des notes et la fessée
  • Glasgow – Cardiff, poule 3

 

S’agissant de la Challenge Cup et les 8 autres clubs du TOP 14, veuillez consulter le site officiel de l’EPCR qui vous en détaillera le programme.

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de BeIn Sports

 

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30 décembre 2018

Les brèves d'Ovalie - Edition n°335

Ils marchent sur l'eau, ces Maritimes

TOP 14... 13ème journée               La Rochelle – Castres       53 – 27

La Rochelle s'ouvre le podium

Rien ne leur résiste !

Depuis le 29 septembre dernier et leur défaite à Bordeaux, les Rochelais ont enchaîné sept victoires consécutives en TOP 14, déferlant successivement sur Clermont, Toulon, Agen, Paris, le Racing, Pau et maintenant Castres, pour atteindre le cap du podium à la fin des matches aller.

Quel est donc leur secret ?

Du jeu, du jeu et encore du jeu !

Avec des appuis et de la vitesse, le rugby rochelais est un bonheur à voir jouer, à l’instar d’Aguillon et Andreu à la conclusion des deux premiers essais locaux, dont le dernier avec une magnifique passe sautée de West pour son ailier.

C’est rageant, tant d’inspiration et de facilité, pour l’adversaire qui n’a plus qu’à s’en remettre aux fautes et à encaisser les points comme les cartons jaunes. Et pourtant, juste avant la pause, les Castrais parvenaient à réduire la marque (17-10), malgré l’infériorité numérique, grâce à un ballon porté bien mené qui finissait dans l’en-but.

Mais au retour des vestiaires, Aguillon appuyait de nouveau sur le champignon et offrait deux nouveaux essais tout en puissance, dont le dernier ne lui sera pas attribué mais jugé de pénalité pour une prise au cou illicite sur le centre rochelais. Ce qui n’était pas pour déplaire à l’ouvreur local, West, pas en grande réussite au pied.

Bourgarit, à son tour, prenait de vitesse la défense castraise, de quoi agacer passablement Urios sur la touche, l’entraîneur tarnais procédant alors à un coaching déterminant à l’heure de jeu.

À force de travail de leurs avants, les champions de France allaient trouver des espaces, enfin! Ebersohn concrétisant leur second essai avant que Combezou annihile le point de bonus offensif des hôtes avec un troisième, tout en vitesse.

Seulement les Maritimes marchent sur l’eau en ce moment. C’est donc tout naturellement que la défense adverse s’ouvrait de nouveau en un claquement d’essai pour laisser passer Liebenberg puis Andreu dans une nouvelle prophétie.

Alléluia ! le bonus était repêché et la terre du podium en vue.

Quant au CO, il n’en finit pas de s’enfoncer, s’éloignant un peu plus du TOP 6.

 

Les autres matches en bref…

Toulouse (2) – La Toulon (10)                39 – 0

No comment... ou un peu quand même

Cinq essais à rien. Fannis, éteints, impuissants, les Toulonnais ont regardé les Toulousains dérouler leur jeu, avec une maîtrise déconcertante sous l'impulsion d'un Ramos inspiré à l'ouverture, aux côtés du toujours aussi déroutant Dupont. 

Quoi dire de plus, si ce n’est que Novès dans les tribunes devait avoir le cœur gros, de fierté et d'amertume face à son grand Toulouse retrouvé, sous la baguette de cette jeune charnière pleine de culot et de promesses dont il aurait sans doute aimé en faire quelque chose en équipe de France. Oups ! ... J'ai dit no comment !

Perpignan (14) – Clermont (1)               16 – 37

Aux antipodes

Clermont a décroché un bonus logique à Aimé-Giral, malgré une belle opposition catalane, courageuse, combative et tout et tout… j’ai l’impression de me répéter ou de vivre un soir sans fin avec Perpignan, sans fin heureuse en tout cas, puisque les Catalans n’ont toujours pas gagné un seul match.

L’honneur est sauf malgré tout, avec un essai de belle facture de Forletta en première période avant que l’armada auvergnate ne fasse éclater la défense locale avec des pointures comme Betham, Fofana, Iturria et Yato.

Bordeaux (4) – Racing 92 (6)                40 – 7

Le s’cœur lourd

Le Racing a joué tout le match avec un joueur en moins, après la sortie prématurée de Avei (carton rouge pour un placage dangereux à la 10ème minute), mais aussi un cœur en moins après l’annonce le jour même du décès du père de Maxime Machenaud (capitaine du jour) … De quoi tuer un match et un vestiaire !

Et de match il n’y a pas eu, avant la 74ème et l’essai de pénalité accordé aux Racingmen, enlevant le bonus offensif des locaux acquis en une heure de temps.

Ducuing y allait alors de son doublé à la dernière minute pour reprendre leur dû. Point. 

Lyon (5) – Agen (13)                              52 – 20

La classe de Wisniewski

Depuis près de trois moins d’absence, le retour de l’ouvreur lyonnais a été plus que remarqué, il a été décisif sur l’efficacité des siens durant l’heure de sa présence.

Des passes millimétrées pour les cinq premiers essais lyonnais comme autant de transformations réussies dans un duel à sens unique subi par des Agenais dépassés (38-10).

Curieusement après sa sortie, les visiteurs en profitaient pour faire jeu égal avec leur hôte et inscrire deux nouveaux essais comme eux.

De bon augure pour la suite d’un Lou qu’on croyait abattu par la coupe d’Europe.

Stade Français (7) – Grenoble (11)        23 – 20

Retour en grâce

Menés de 17 points les Parisiens ont fait un retour tonitruant pour l’emporter de rien, Germain manquant même l’occasion de l’égalisation dans les dernières minutes.

Après deux essais partout en quarante cinq minutes, tout s’est joué en ensuite dans un duel de buteurs, Sanchez prenant le dessus sur le grenoblois.

Montpellier (8) – Pau (12)                     41 – 13

Trop puissant contre trop pâle

Deux gabarits s’opposaient dimanche à Montpellier, le poids lourd recevait un poids plume.

Les Palois confirment leur manque de consistance en défense et dans le jeu depuis quelques mois déjà, ne pouvant rien faire contre la puissance réputée du bloc local. Cinq essais dont un doublé de Du Plessis vous donnent une idée de la manière.

Le MHR recolle un peu plus à la queue du TOP 6, mais cela n’est pas encore suffisant.

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

  

La semaine prochaine…

2019 sur le retour

Une nouvelle série démarre, celle des matches retour, avec ses résolutions pour éviter les désillusions de fin de saison.

Au programme*  à partir de samedi 5 janvier :

  • Stade Français – Perpignan, à 14h30 : revenir dans le TOP 6 fissa
  • Grenoble – Castres, à 16h30 : le champion, pourquoi pas ?
  • Montpellier – Lyon, à 16h30 : pas le droit à l’erreur
  • Pau – Bordeaux, à 16h30 : se réveiller vite
  • Agen – Toulouse, à 18h30 : un beau derby
  • Racing 92 – Toulon, à 21h : se ressaisir et vite

Puis dimanche 6 janvier :

  • Clermont – La Rochelle, à 17h : quelle affiche !

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

 

Pour rappel, du côté du TOP 16 féminin,

C'est la trêve hivernale, rendez-vous en mars 2019 : >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

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23 décembre 2018

Les brèves d'Ovalie - Edition n°334

Pouce, je fais l'impasse !

TOP 14... 12ème journée               Clermont – Toulouse       20 – 20

Clermont stoppé net !

L’automne attend toujours son champion.

Ce dimanche 23 décembre, l’hiver n’a toujours pas pointé le bout rouge de son nez en Auvergne.

Et pour cause… L’automne y attend son champion, avec une température de 13 degrés, comme un bon vin qui décante, dans un stade Marcel-Michelin déjà plein et chaud bouillant.

Si l’hiver a décidé de faire l’impasse pour la bonne cause, le Stade Toulousain a semble-t-il voulu l’imiter pour ne pas gâcher la fête aux Clermontois (trop sympa !) mais surtout pour préparer la réception explosive des Toulonnais dans une semaine.

Huget, Marchand, Cros, Gray, Kolbe, Bezy ont laissé la place à une équipe bis encadrée néanmoins par quelques noms comme Dupont, Médard, Mermoz, Ramos et Galan.

Ben voyons !

Je n’ai qu’à pas me gêner pour faire de même et aligner mon esprit bis dans cette brève, histoire de réserver mes forces vives, moi aussi, pour la réception de Noël, lundi, avec sa dinde et ses débats, garnis aux marrons dans leurs jus pour peu que quelqu’un ose affirmer soutenir d'autres tuniques jaunes.

Personne n’ignore sur ce blog que j’ai un petit penchant pour les Jaunards, tant qu’ils manifestent sans violence des actions large-large ambitieuses et ne stationnent pas autour des rucks pour bloquer le jeu dans des pick-and-go vains et irritants.

Mais là, dimanche soir, ça été le pompon !

Même mes Jaune et Bleu, face à une délégation toulousaine sans véritable revendication à première vue et en première période, avaient décidé de faire l’impasse sur cette victoire à portée de mains, dans un second temps complètement bâclé.

Alors ne comptez pas sur moi pour faire ici tout le boulot consciencieusement !

Mener 17-3 à la pause après avoir marqué deux essais (Naqavalu, Betham) et en avoir vendangé deux autres tout faits (Penaud, Iturria), pour laisser l’adversaire revenir dans le match au retour des vestiaires, par deux essais d’école de U20 (Lebel, N’Tamack), avant que Ramos ne leur cloue le bec d’un match nul sur la dernière action, c’est fort de café... 

Alors, moi aussi je fais l’impasse !

Clermont n’est pas encore champion d’automne, la belle affaire !

Depuis plus de vingt ans que le rugby est professionnel, l’ASM doit être l’équipe à avoir décroché le plus ce titre honorifique, pour seulement deux sacres à l’arrivée.

Alors l’hiver peut faire son entrée, en 80 minutes, l’effroi d’une nouvelle désillusion printanière s’est bien fait sentir au Michelin, de quoi geler toute ambition.

 

Les autres matches en bref…

Pau (11) – La Rochelle (3)                  23 – 28

Le vent en poupe

Les Maritimes ont su manœuvrer habilement pour déjouer des Palois dans la tourmente depuis quelques semaines.

Après une première période chaotique, les Rochelais ont inscrit trois essais pour éteindre les locaux dépassés dans un deuxième temps.

Rien ne va plus à Pau qui sombre à la 11ème place quand La Rochelle se hisse sur le podium.

Racing 92 (4) – Perpignan (14)          64 – 28

Tout est dit avec le score

Dix essais avec une facilité déconcertante ont permis aux Racingmen d’exploser cette équipe catalane, courageuse certes, mais trois niveaux en dessous, malgré ses quatre essais dont deux dans les dernières minutes, c’est dire s’il n’y a pas eu de match.

Perpignan en PRO D2, c’est une évidence désormais quand le Racing reste en bonne position pour les phases finales.

Castres (8) – Bordeaux (5)                13 – 32

La claque de la journée

Le champion de France s’est fait corrigé par une équipe bordelaise sans complexe, à 14 durant plus d’une mi-temps, et emmenée par un Serin en pleine réussite, auteur de 22 points.

Les Castrais n’ont jamais vraiment existé malgré l’essai de Firmin quand l’UBB en avait déjà inscrit deux, par Dubié et Poirot, faisant seul la course en tête toute la rencontre.

Une claque qui marque un coup d’arrêt chez les Castrais, après une performance remarquée contre le Munster. Alors que Bordeaux réintègre le TOP 6.

Agen (13) – Stade Français (6)           6 – 19

Plus pragmatique

Les Parisiens ont su profiter des fautes agenaises pour marquer tous les points possibles par son artilleur argentin Sanchez, toujours aussi efficace, et le seul essai du match par Hamdaoui.

De son côté Agen a été brouillon et imprécis, McIntyre ne passant que deux coups de pied. Pas un grand match de part et d’autre, mais une bonne affaire pour Paris.

Toulon (10) – Lyon (7)                          40 – 7

Le réveil de Mayol

Face à une faible opposition, les Toulonnais ont réalisé le match parfait, offensivement et défensivement.

6 essais contre un seul pour les Lyonnais, en fin de rencontre.

Toulon retrouve des sensations à Mayol, après sa victoire contre Montpellier en Champions Cup.

De bon augure pour la suite.

Grenoble (12) – Montpellier (9)          17 – 16

Dur dur !

Les Grenoblois n’ont rien lâché jusqu’au bout pour préserver ce point d’une victoire précieuse.

Après un essai de chaque côté en première période, Germain a su prendre le dessus en seconde face au buteur héraultais, Paillaugue.

Grenoble respire quand le MHR doit se contenter d’un point de bonus défensif.

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

  

La semaine prochaine…

C’est la der de l’année !

S'il ne devrait faire aucun doute que Clermont finisse champion d'automne à la fin de cette phase aller, enfonçant définitivement Perpignan dans l'enfer d'une treizième défaite, derrière, Toulouse, La Rochelle et le Racing auront fort à faire pour rester coller au leader dans des affiches très alléchantes.

À ne pas manquer !

Au programme*  à partir de samedi 29 décembre :

  • Lyon – Agen, à 14h30 : une double révolte
  • Stade Français – Grenoble, à 16h30 : rester dans le TOP 6
  • La Rochelle – Castres, à 18h30 : rester sur le podium
  • Perpignan – Clermont, à 21h (sur C8) : extrêmement périlleux

Puis dimanche 30 décembre :

  • Montpellier – Pau, à 16h : se rapprocher un peu
  • Bordeaux – Racing 92, à 18h : se péter un autre grand cru
  • Toulouse – Toulon, à 20h45 : un finish en feu d’artifices

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

 

Pour rappel, du côté du TOP 16 féminin,

C'est la trêve hivernale, rendez-vous en mars 2019 : >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

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16 décembre 2018

Les brèves d'Ovalie - Edition n°333

Montpellier en trombe...

CHAMPIONS CUP... 4ème journée               Montpellier – Toulon       34 – 13

Pienaar enchante sous la pluie

Toulon en tombe de haut.

C’est sous une pluie diluvienne que, ce dimanche, les Montpelliérains ont noyé le jeu des Toulonnais qui semblait pourtant être revenu à un meilleur niveau la semaine passée à Mayol.

Seulement, les Héraultais, vexés après cette défaite (malgré tout bonifiée : 28-38), ont décidé de mettre d’entrée la dépression sur les Varois, dans leur antre devenu une piste d’aquaplaning en 80 minutes.

Au bout d’un quart d’heure, Serfontein concluait une pluie d’assauts de ses avants, Willemse en tête, pilonnant une défense toulonnaise enlisée dans ses 22 sans paramaul, jusqu’à ce que Goosen ouvre pour son centre et lui offre le premier essai du match.

Cela faisait à peine une demi-heure que son équipe prenait l’eau que Collazo appelait déjà le soldat Bastareaud sur son banc à la rescousse pour remplacer son arrière, trop placide à son goût. Seulement, cinq minutes plus tard, l’averse redoublait d’intensité et envoyait Immelman plonger dans l’en-but du RCT.

Montpellier prenait gentiment ses distances à la pause, malgré les deux pénalités adverses de l’enfant du pays Trinh Duc (15-6).

Au retour des vestiaires, il pleuvait toujours et les locaux en profitaient pour laisser glisser un ballon porté jusqu’au troisième essai, signé par le talonneur Giudicelli. Pienaar ne ratait pas cette fois la transformation et le MHR pouvait naviguer au large sous sa botte de commandement.

Huit minutes plus tard, le demi de mêlée sud-africain, irrésistible sous la pluie, tel Gene Kelly enchantant le public de ses pas de danse, s’offrait l’essai du bonus dans un majestueux aquaplaning sur une passe parfaite de Steyn.

« I’m siiingin' in the rain ! »

Pendant ce temps, les Toulonnais déchantaient grave, incapables de se mouiller dans une action aboutie, avant que Gorgodze, le plus déterminé de la bande, le plus méchant aussi, n’arrache l’essai de l’honneur à l’heure de jeu, après une séquence de jeu au ras.

Ce sera tout pour les Varois, les hommes de Cotter inscrivant un cinquième essai à la dernière minute, comme une dernière rasade, celle du patron, pour noyer le chagrin des visiteurs, à défaut de larmes.

Car Toulon va pouvoir désormais oublier la Coupe d’Europe et s’occuper de son maintien dans le TOP 14 qui l’attend, dès samedi prochain à Mayol, face à une autre victime de cette compétition, Lyon.

Montpellier et un autre enfant du cru, Paillaugue (de retour après 9 mois de convalescence), se relancent dans cette poule 5, toujours aux mains des Écossais d’Édimbourg, faciles vainqueurs des Anglais à Newcastle (8-21).

Le dernier match en Écosse décidera vraisemblablement du sort des hommes de Cotter, lui qui a porté l’équipe nationale calédonienne au niveau qu’on lui connaît aujourd’hui.

 

Les autre matches en bref…

Toulouse (1) – Wasps (4)      42 – 27        Leinster (2) – Bath (3)                42 – 15

Du grand Toulouse

Dans la poule 1, les Toulousains ont encore brillé offensivement avec Huget, d’entrée et un doublé de Dupont pour clore les cinq essais locaux et remporter un quatrième succès consécutif dans cette compétition.

Mais il ne faut pas oublier les lacunes défensives de la première période (3 essais encaissés) et le parcours aussi parfait du Leinster qui attend les Français de pied ferme à Dublin en janvier pour leur rafler la première place.

Mais que cela fait déjà plaisir à revoir nos Toulousains à ce niveau !

Castres (2) – Munster (1)      13 – 12         Gloucester (4) – Exeter (3)            17 – 29

Mais non mais non, le CO n’est pas mort !

Dans la poule 2, dans un match fermé, avec un seul essai à la clé, signé Firmin, en force sur un ballon porté, les Castrais ont serré leur défense et les fesses pour l’emporter d’un petit point face à des Irlandais pas très efficaces, dans le jeu courant et au pied de Carbery.

Une petite victoire qui remet les Français dans la course, et même à la seconde place grâce à la défaite de Gloucester sur son sol. Tout reste possible, mais tout de même compliqué au vu du déplacement à Exeter.

Glasgow (2) – Lyon (4)          21 – 10         Cardiff Blues (3) – Saracens (1)     14 – 26

RAS !

Dans la poule 3, on le sait, les Lyonnais n’y sont pas. Pas un point en quatre matches. Une première pour un club non italien.

Les Sarries, eux, se baladent et devraient sortir premiers sans grande surprise.

Leicester (3) – Racing 92 (1)  11 – 34        Ulster (2) – Scarlets (4)               30 – 15

Ils nous ont remis ça !

Dans la poule 4, les Racingmen ont été parfaits en première période, comme la semaine dernière, prenant le large et glanant le bonus offensif en fin de match après avoir dû batailler au retour des vestiaires face à des Tigres enragés.

Le Racing tient sa qualification par le bon bout, comme le Stade Toulousain. Encore faudra-t-il valider ces efforts chez les Irlandais en janvier, comme pour le Stade Toulousain.

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

En ce qui concerne la Challenge Cupvous trouverez également tous les résultats sur le site officiel de l’EPCR.

20 sur 20 pour Clermont, quasi qualifié.

La Rochelle s’incline curieusement à domicile, sans gravité.

Pau  rechute, comme Grenoble à Agen, ce trio tricolore n’ayant pas dit son dernier mot. 

Paris et Bordeaux sauvent les apparences quand Perpignan continue sa descente aux enfers.

 

Le TOP 16 des Féminines... 10ème journée.

Poule 1
ASM Romagnat  (3) – Blagnac (2)     15 – 21
Rouen
(7) – Lons (6)                          10 – 10
Villelonguet 
(8) – Montpellier (1)     0 – 74
Rennes (5) – Paris (4)                        (reporté au 13/01/2019)

Poule 2
Bayonne (2) – Bordeaux (5)            46 – 3
Caen
(7) – Toulouse (1)                    0 – 32
Tarbes
(8 )– Grenoble (4)                13 – 0
Bobigny
(3) – Lille (6)                      31 – 5

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Chez les filles, rien de neuf, si ce n’est la première victoire des Tarbaises devant les Grenobloises. Hourra !

Tous les résultats et classements >>

 

La semaine prochaine…

Retour au TOP 14 pour les fêtes !

La période de Noël est là, aux portes des stades de rugby avec ses programmes festifs signés Canal+... à table !

 

Au menu*  à partir de samedi 22 décembre :

  • Agen – Stade Français, à 14h30 : apéro au punch
  • Toulon – Lyon, à 16h30 : amuse-gueules
  • Grenoble – Montpellier, à 18h30 : entrée costaude
  • Pau – La Rochelle, à 18h30 : hors d’œuvre
  • Racing 92 – Perpignan, à 18h30 : trou normand

Puis dimanche 23 décembre :

  • Castres – Bordeaux, à 16h50 : plat de résistance
  • Clermont – Toulouse, à 21h : dessert et café gourmands

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du TOP 16 féminin,

C'est la trève hivernale, rendez-vous en mars 2019 : >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

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