L E S B R E V E S D O V A L I E . C O M - l'Hebdo du Rugby par Antonio -

04 décembre 2016

Les brèves d'Ovalie - Edition n°242

En 'Camou'flet ...

TOP 14... 13ème journée                       Grenoble – Montpellier        37 – 51

Bernard Laporte élu président de la FFR...

Camou fait, comme un raz… de marée !

Une vague de plébiscites, hautement en faveur de Bernard Laporte (53% contre 35 et 12), a submergé l’ancien président de la Fédération Française de Rugby, déchu samedi de son siège et invité à prendre place sur un strapontin au fond du nouveau comité directeur élu.

Prendre "la" porte en pleine gueule, une porte blindée même, c’est aussi ce qu’a ressenti le XV de Grenoble, à la dernière place du classement, en recevant le MHR samedi après-midi.

Une septième défaite, aussi comme un camouflet.

« On a été concassés devant ! », lâchera le talonneur Loïck Jammes à l’issue de la rencontre.

Ce week-end aura été le théâtre de raz de marée d’essais (50!) qui ont déferlé dans tous les stades du TOP 14, laissant là aussi leurs victimes sur le bord du terrain.

Les Grenoblois, comme Camou jouaient à domicile. Ils ont livré un gros match, inscrivant quatre essais, pensant avoir fait le plus dur avant de se faire « rouler-compresser » dessus par les avants de Montpellier, sous des mastodontes de ballons portés.

Ca avait pourtant bien commencé. Une passe au pied millimétrée d’Estebanez qui envoyait dans l’en-but son compère au centre, Farrell, pour le premier essai isérois. A peine cinq minutes et Grenoble régalait déjà son public, avant que Wisniewski ne conforte ce bon départ avec la transformation et une pénalité.

Mais un quart d’heure plus tard, la machine héraultaise roulait sur la défense locale et égalisait par l’incontournable Jannie Du Plessis. Qu’à cela ne tienne les Grenoblois réagissaient aussitôt et reprenaient l’avantage par Kimlin bien lancé par Wisniewski, très inspiré dans ce match.

Le chassé-croisé entre jeu au large et ballon porté allait se poursuivre quand Tomane pour Montpellier profitait d’un ruck éprouvant pour tromper la vigilance des défenseurs locaux.

Un genou à terre et en infériorité numérique, après le carton jaune infligé à Grice pour une succession de fautes tant la pression du pack adverse était forte, Grenoble allait céder une nouvelle fois, Ouedraogo concrétisant un pilonnage digne de l’aviation russe sur Alep.

Wisniewski limitait malgré tout la casse juste avant la pause pour n’être mené que de sept points. Seulement en seconde période de ruck en maul, de ballon porté en défense déportée, la puissance montpelliéraine allait avoir raison des Isérois qui pouvaient pourtant encore y croire, avec un quatrième essai à l’heure de jeu par Waqa, revenant alors à deux points d’une hypothétique victoire.

En vain ! 

Loick Jammes, dépité !

Nagusa puis Mogg enfonçaient le clou en toute fin de rencontre, sur les derniers coups de leurs avants-marteau, concasseurs d’équipes à la noix (à la coque fragile), pour les sixième et septième essais du MHR, synonyme de bonus offensif et de défaite cruelle, mais logique, des Grenoblois.

Comme Pierre Camou, ils font toujours toujours partie du jeu, mais pour combien de temps ? Les Isérois n’en mènent désormais pas large sur leur strapontin de relégable.

Quant aux intentions des Héraultais, enfin sur le podium, comme celles du Gaillacois, elles tournent autour de trois axes majeurs, à savoir :

  • la décentralisation des votes pour l’un, celle des forces sur le terrain pour les autres, axées sur les avants. Point.
  • Faire la peau à tous les "Grand Stade" qui se la pètent plus haut que le tribut du contribuable ou du supporter.
  • La refonte des championnats de Fédérales pour le nouveau président de la FFR, la redistribution des premiers rôles dans le championnat pour l'éternel président du MHR.

Rien ne dit qu'on les laisse faire ... 

 

En bref...

Pau (11) – Clermont (1)                      40 – 35

Le champion d'automne sur la défensive

Clermont s'est laissé dominer par son hôte qui a pris les devants sans jamais laisser le leader renverser le cours du jeu. Du spectacle et neuf essais dans un match ouvert. Sans doute trop, du côté de la défense clermontoise qui encaisse décidément beaucoup d'essais.

Cinq au total pour quatre marqués. L'équipe remaniée avait pourtant de l'allure et de l'homogénéïté. Seulement le talent et l'envie des Palois étaient les plus forts pour une victoire méritée, menée par son duo néo-zélandais de choc, Slade-Smith.

Les Auvergnats décrochent in extémis le point de bonus défensif, un moindre mal, grâce une nouvelle fois à Parra qui suppléait Lopez (pas en veine) sur la dernière pénalité. Le champion d'automne semble s'endormir sur les lauriers de son fauteuil.

Le retour des cadres internationaux et du sérieux devraient remettre de l'ordre dans le jeu des Jaunards pour leur quinzaine européenne à venir. Alors que Pau se rassure et s'éloigne du danger de la relégation.

 

La Rochelle (3) – Racing 92 (8)        23 – 23

Lacroix et la manière

L'ailier rochelais pensait avoir fait l'essentiel quand il est sorti à cinq minutes du terme d'un match rondement négocié. Ayant inscrit un doublé pour mener alors de 7 points, il ne pouvait rien arriver aux Maritimes, d'autant que les Racingmen terminaient la partie à 14 (carton jaune pour Afatia).

C'était sans compter l'état d'esprit du champion de France, dangereux plus que jamais dès qu'il manque un des siens, et qui décrochait l'égalisation grâce à un essai de dernière minute de Nyanga, transformé par Carter.

A l'image du match, les Rochelais n'ont cessé de se faire rejoindre en cours de partie, menant 12-0 pour atteindre la pause à 15-13. Incapables de tuer le sort de cette rencontre, ce sont les Racingmen qui en ont finalement profité avec deux essais et deux points à l'arrivée.

La Rochelle cède sa place de dauphin à Montpellier, à un point derrière et quitte même le podium à hauteur mais derrière Toulon, sur le retour.

 

Toulon (4) – Bordeaux (6)                37 – 10

Supérieurs !

Mayol a exulté dimanche après-midi en clôture de cette 13ème journée, en exécutant un visteur bordelais inférieur, surtout numériquement. Puisque le troisième ligne Braid a été exclu dès la 22ème minute pour avoir marché sur la tête de Gorgodze.

Toulon n'avait pas besoin de cela, avec le retour de ses stars, Halfpenny, Habana, Mitchell, Nonu, Kruger...

Mais il ne s'est pas fait prier pour profiter du surnombre et inscrire cinq essais, pour un bonus offensif minimum dans ces conditions.

Le RCT revient sur le podium, à cinq points du leader. Une bonne opération avant la quinzaine européenne, cruciale.

 

Lyon (12) – Castres (5)                       19 – 23

Un CO irrésistible

Castres poursuit sa belle série avec une troisième victoire d'affilée, la première à l'extérieur, qui fait du bien aux têtes et au classement.

Les Lyonnais n'ont pas su profiter de l'indiscipline tarnaise (en conquête notamment) en première période pour prendre le large. Ils se sont fait surprendre juste avant la pause puis dès la reprise par Jelonch puis Kockott, sur deux mouvements de pression bien exploités par le demi de mêlée international. Ensuite, les Castrais ont gardé la main sur le match grâce au pied de Palis qui récompensait les efforts des siens.

Une belle victoire avant de se focaliser "doublement" sur Montpellier en coupe d'Europe et d'aborder plus décontractés le déplacement au Racing pour Noël.

 

Toulouse (7) – Brive (10)                    30 – 12

Sans tâches !

Le Stade Toulousain a brillé ce dimanche midi à Ernest Wallon. Notamment ses internationaux, Fickou et la charnière Bézy-Doussain, royale. De quoi donner des idées à Guy Novès... Mais nous n'en sommes plus là... ou pas encore.

Cinq essais pour les Toulousains, dont un doublé de Fickou, dans un match à sens unique, où les Brivistes n'étaient pas invités ou n'ont pas touché à leur assiette, dans laquelle ils n'étaient pas, durant 70 minutes entre leur premier essai (inscrit trop tôt, 4è) et le dernier (inscrit trop tard, 70è).

Les Haut-Garonnais se rapprochent du TOP 6, au contact des Bordelais, à un point. Il va falloir aller chercher une victoire à l'extérieur pour espérer y entrer et y rester. En attendant, leur jeu offensif devrait se faire les dents sur les Italiens dans leur double confrontation en Coupe d'Europe.

 

Stade Français (9) – Bayonne (13)    51 – 5

Trop inégal !

Le Stade Français n'a pas eu à forcer son talent pour venir à bout d'une équipe basque, déjà en dessous sur le papier et qui n'avait clairement pas les moyens de rivaliser en infériorité numérique durant près d'une heure.

18ème minute. Alors que les siens étaient menés seulement de 7 points, Arganese voit rouge dans une bagarre et assène un coup de poing fatal à la figure de son adversaire, ce qui fait logiquement voir rouge à l'arbitrage vidéo qui assène à son tour une expulsion définitive au talonneur basque.

Un coup dur pour l'Aviron qui sombre petit à petit dans un non match qui augure déjà un non championnat. Car on voit mal comment Bayonne pourrait ne pas descendre cette saison à cumuler les handicaps. Et même comment Etcheto pourrait rester jusqu'à la fin.

Le public de Jean Bouin s'est régalé avec 8 essais et un bonus offensif qui replace les Parisiens sur la bonne voie, mais encore loin derrière le peloton du TOP 6. Mais la route est encore longue.

 

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

  

Le dernier test international

Angleterre – Australie     37 – 21

Invincible !

Le XV de la Rose aura marqué son année 2016 par une stat’ incroyable, que même les All-Blacks n’ont pas réussi à égaler.

Gagner tous ses matches !

14 victoires, du tournoi des VI nations jusqu’à cette prodigieuse tournée d’automne, renversant les Australiens une dernière fois après les avoir humiliés chez eux cet été.

Certes, les Anglais n’ont pas battu pour autant les Champions du monde. Et on a vu avec les Irlandais, comme avec les Italiens, que dans l’hémisphère sud il n’y avait plus guère que les All-Blacks pour être au dessus du rugby européen.

Mais il n’empêche que l’exploit est là pour l’Angleterre, deuxième nation du rugby mondial, qui a démontré tout son talent et toute sa force, une fois encore, revenant de loin dans un match mal embarqué pour l’emporter à nouveau, avec brio, chez elle.

Les Rosbifs marchent sur l’eau et c’est avec autant d’appréhension que d’excitation que j’attends de voir notre XV de France allait les défier outre-Manche dans la première confrontation du prochain tournoi des VI Nations.

Un match d’ouverture plein de promesses, qui sait... en apothéose, si on ne coule pas d’entrée.

   

La semaine prochaine…

Retour à l’Europe !

On le sait, cette quinzaine est primordiale pour se placer dans la course aux qualifications de la phase finale. Deux matches, en aller-retour, pour confirmer, se rattraper et espérer.

Car en dehors de Clermont, tous nos autres clubs français n'ont pas le droit à l'erreur. Et à l'issue de cette double confrontation, du côté de Montpellier ou de Castres on pourrait déjà en faire les frais.

Donc ne ratez surtout pas cette quinzaine pré-hivernale à l'avant-goût de fêtes de fin d'année. 

 

Côté Champions Cup, ça commence dès samedi 10 décembre pour nos Français :

  • Ulster – Clermont, 14h (beIN) : encore un petit effort,
  • Racing 92 – Glasgow, 16h15 (beIN) : démarrer son compteur,
  • Zèbre – Toulouse, 20h45 (beIN) : courir après le bonus.

Puis dimanche 11 décembre :

  • Montpellier – Castres, 14h (beIN) : duel fratricide,
  • Toulon – Scarlets, 16h15 (Fr2) : hausser le ton,
  • Exeter – Bordeaux, 18h30 (beIN) : faire un coup.

Tous les matches >>

 

En ce qui concerne la petite compétition de la Challenge Cup qui concerne les 7 autres clubs du TOP 14, je vous invite à consulter le site officiel de l’EPCR qui vous en détaillera le programme.

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27 novembre 2016

Les brèves d'Ovalie - Edition n°241

C'est qui qu'a maté qui ?

TEST MATCH... Tournée d'automne (3)         France – Nouvelle-Zélande      19 – 24

Le haka des All-Blacks... en blanc face à nos Bleus.

'A qu'à pas nous chercher !

Comment on leur a répondu. Dans la tête de nos Coqs on ne sait pas bien ce qui s'est passé. Moi j'ai bien une 'tite' idée... un peu fofolle comme ce match après avoir été ému par une belle Marseillaise.

« C’est qui qu’a maté qui ? Hein, c’est qui ?

Non c’est pas le Kiwi au jeu pépère.

Il était où le gentil ti Kiwi ?

Qui qu’a maté son gentil ti joujou ?

Il était où hein, ton jeu, il était où ?

Et qui qu’à mater les pépères au haka

Ka Maté qui, Ka Maté quoi ?

Ils étaient où nos Coqs au haka ?

Cocorico coqs au Ricard

C’est qui qu’a maté qui ?

Hein, c’est qui ? 

Allons enfants de la partie

Le jour de gloire va arriver

Contre nous de la tyrannie

Les All-Blacks en blanc ont tremblé »

Oui. Les Coqs du XV de France ont maté le jeu des triples champions du monde, un poil chambreurs et abordant cette partie les mains dans les poches, avant de se sortir les doigts du cul qui s'offrait à eux. Je veux parler de la chance, des cadeaux qu'on leur a mis sous le sapin de notre en-but, un mois avant Noël.

Oui. Les Bleus ont dominé cette rencontre sans parvenir à la gagner avec le brio et le cœur qu’ils y ont mis, à nous enchanter dans les tribunes (grassement invités pour certains) ou devant notre télé, ou encore au réveil à chanter un genre de Gotainer… pas très frais.

Parce qu’il y a des défaites qui se fêtent. Oui monsieur ! 

Quand on voit jouer cette équipe, comme samedi soir au Stade de France, et que l’on essaye de se souvenir (après avoir essayé de l’oublier) de celle d’il y a un peu plus d’un an au Millennium Stadium, on ne peut que s’en réjouir.

"On a perdu... Hic hic hic Hourra !"

Cette fois, ce n’était pas les Samoa, ce n’était pas une équipe bis, et on les a privés de ballon.

Oui. Et ils nous ont privé de victoire, allez-vous me rétorquer. Oui, mais de celle-là seulement.

Pas des prochaines, celles au tournoi des VI Nations, d’abord, puis dans quelques années, qui sait ? ... Une victoire historique, au pays nippon.

Car cette équipe est en marche pour faire de belles et grandes choses.

Merci, monsieur Novès, de n’écouter personne et de suivre votre cap.

Qui aurait cru que cette troisième ligne des "trois Huit" serait capable de faire avancer autant l’usine Novès à elle seule ?

Qui aurait pensé que cette ligne de trois-quarts allaient donner le tournis à la meilleure équipe du monde ?

Jean-Baptiste Serin, explosif demi de mêlée...

Qui aurait cru que ce jeune prodige à la mêlée, Jean-Baptiste Serin, nous éblouirait de sa classe avec une chistéra pleine de culot, dans le dos de la défense néo-zélandaise pour l’essai de Picamoles, la cerise sur le gâteau après tant d'efforts et de domination tout en étant stupidement mené ?

Car des erreurs individuelles il y en a eu, et des qui nous coûtent chères.

Nakaitaci qui perd son duel aérien et laisse filer Dagg pour le premier essai. Lopez, pris en train de téléphoner une passe, alors qu'il était au volant d'une action de Formule 1. Une interception de débutant trop facile pour Barrett qui n'en demandait pas temps pour nous mettre à l'amende d'un deuxième essai avant qu'un troisième, par Faumuina, nous achève.

Soit. Mais les erreurs ça se corrige. Alors qu'un plan de jeu c’est plus long à mettre en œuvre. Avec PSA on a même attendu quatre longues années sans en voir la couleur. Paix à son âne. Et là, depuis le début de cette tournée, on a une sacrée putain d’équipe qui sait jouer. L’ancien sélectionneur doit s’en retourner dans sa tombe, quelque part six pieds sous terre sur la touche du Millennium. 

A chaque poste, on a une foison de titulaires de haut niveau. Seul le poste d’ouvreur fait défaut. Sans vouloir accabler le pauvre Camille qui débarque dans cette équipe de France et qui a montré de belles choses, tenant la baraque défensivement notamment, il n’empêche que nous n’avons pas de demi d’ouverture de niveau international. Comme Barrett ou encore Foley, encensé ici la semaine passée.

Alors avec quelques-uns, dans cette nuit arrosée, on a eu une idée de génie.

Je veux dire l’idée d’un potentiel génie qui pourrait occuper ce poste. Un tout jeune joueur, à peine vingt ans, fougueux et aussi incisif qu’un trois-quarts centre, qui, associé à cet autre phénomène qu'est Serin, pourrait compléter une charnière explosive pour les beaux jours du XV de France en 2019.

Il s’agit du demi de mêlée castrais Antoine Dupont, encore époustouflant avec les Barbarians (à lire ci-dessous).

Il suffirait que son prochain club (Toulouse ?) le fasse glisser en numéro 10 pour le bien de sa carrière internationale et celui de l’équipe de France. Car au poste de numéro 9, ça bouchonne.

Guy Novès, si tu me lis… Souffles-en un mot à son entraineur !

  

Les autres résultats internationaux

Canada – Samoa                                23-25

Fidji – Japon (à Vannes)                      38-25

Roumanie – Uruguay                         36-10

Italie – Tonga                                    17-19

Angleterre – Argentine                      27-14

Ecosse –Géorgie                                  43-16

Irlande – Australie                             27-24

Pays de Galles – Afrique du Sud         27-13

Les Anglais (même à 14) ont eu raison des Argentins et poursuivent leur invincibilité depuis un an. Les Irlandais ont fait mieux que les Bleus en battant des Australiens au complet.

Le XV de France aura donc fort à faire pour espérer l’emporter chez ces deux favoris du prochain tournoi des VI Nations. Un challenge que l’on ne manquera pas de suivre et de soutenir.

Car désormais, impossible n’est pas français.

 

Du côté de nos Bleues…

France – Etats-Unis                31 – 6 (vendredi)            36 – 10 (mercredi)

Sur leur 31…

Les Filles, elles, ont habillé leur jeu de toute leur classe pour surclasser des Américaines du nord, réputées coriaces.

Par deux fois, mercredi, puis vendredi, nos Féminines tricolores leur ont donné une belle leçon de rugby en pratiquant un jeu à la mode de chez nous, ballon haut porté ou taillé grand large, et en inscrivant de beaux essais.

Cinq, ce vendredi à Montpellier, par Rayssac, Forlani, Poublan et Delas pour un doublé.

Une belle touche de fin pour cette tournée qui avait mal démarré après avoir subi et cédé face aux Anglaises, il y a quinze jours.

 

Du côté des Barbarians…

Barbarians – Australie                19 – 11    

Héros d’un jour…

Les Barbarians ou les « Baa-Baas », comme on les appelle, c’est cette mythique invitation de joueurs aux chaussettes aux couleurs de leurs clubs, une sélection de joyeux drilles talentueux et pleins d’envie, piochés dans notre TOP 14 pour porter le même maillot rayé de bleu et le beau jeu à l’attaque de leur adversaire.

Tout un état d’esprit qu’Aurélien Rougerie incarnait à lui tout seul, capitaine emblématique de cette équipe au cœur vaillant qui n’a pas sombré jeudi soir à Bordeaux, face à une sélection australienne, dirigée par Thomas Lombard, certes toute relative.

Mieux, la sélection d’un soir de Raphaël Ibanez a tenu la barre et la balle durant une heure après avoir pris l’eau en début de rencontre, dès la troisième minute, sur un essai surprise de Mowen.

Fort de leur domination, en mêlée et dans l’occupation, les Baa-Baas ne parvenaient pas néanmoins à passer la ligne de défense imperméable des Wallabies. Alors, pied en plus et nez en l’air, ils s’en sont remis à leurs buteurs (Romain Lonca puis Julien Dumora) pour enquiller les points et revenir au score.

Pragmatiques, plus que flamboyants, mais les Baa-Baas n’avaient pas dit leur dernier mot.

L’entrée du jeune demi de mêlée, Antoine Dupont, a eu son effet. Son explosivité et son culot ont fait vaciller la défense australienne pour aboutir à un essai somptueux en fin de rencontre, signé Raphaël Lakafia, après une échappée extraordinaire du jeune prodige castrais, tel un trois-quarts centre.

Les Wallabies l’ont eu dans la baba et les Baa-Baas ont enfin eu les Wallabies (depuis le temps !) et leur heure de gloire pour cette victoire historique d’une des trois nations majeures de l’hémisphère sud.

Que d’émotions pour une belle soirée rugby ce jeudi.

 

La semaine prochaine…

On revient aux affaires nationales…

Avec notre bon vieux TOP 14 qui nous offre pour la dernière action de sa première mi-temps de championnat des affiches toujours aussi alléchantes.

Si on sait déjà que Clermont est champion d’automne, comme quasi chaque saison sans que cela ne lui rapporte quelque chose à la fin, derrière, ça bataille dur pour accéder au TOP 6 ou encore s’éloigner de la zone relégable.

On ne devrait donc pas s’ennuyer. 

 

A suivre dès samedi 3 décembre :

  • Pau – Clermont, à 14h45 (C+ sport) : la PRO D2 dans le rétroviseur,
  • Lyon – Castres, à 18h30 (r+) : concrétiser enfin,
  • Stade Français – Bayonne, à 18h30 (r+) : regarder devant,
  • Grenoble – Montpellier, à 18h30 (r+) : avec enfin de la chance,
  • La Rochelle – Racing 92, à 20h45 (C+ sport) : valider ce premier acte,

Puis dimanche 4 décembre :

  • Toulouse – Brive, à 12h30 (C+ sport) : objectif TOP 6,
  • Toulon – Bordeaux, à 16h15 (C+) : une place pour un podium.

 

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20 novembre 2016

Les brèves d'Ovalie - Edition n°240

Foley pas l'inviter !

TEST MATCH... Tournée d'automne (2)                 France – Australie        23 – 25

Foley, balle en main, part à l'essai.

Le marchand de glaces est passé...

Invité de dernière minute, parce que Quade Cooper avait mal à une cheville, Iceman, comme on le surnomme, pour son sang froid et sa capacité à distribuer du jeu et inscrire souvent les points décisifs, a jeté un froid, samedi soir, sur le Stade de France, en endormissant nos Bleus dans leur propre jeu.

Fallait pas l’inviter !

Bernard Foley, 27 ans, vainqueur du Super 15 en 2014 avec les Waratahs, contre les Crusaders de Dan Carter et Richie McCaw, offrant la victoire aux siens (33-32) sur une ultime pénalité à plus de 40 mètres et à moins de 30 secondes de la fin.

Bernard Foley, 28 sélections, 47 pénalités, 45 transformations, 7 essais, un seul drop (oups!), pour 269 points, finaliste de la dernière Coupe du monde après avoir sorti les Argentins en demie mais surtout après avoir à nouveau sauvé les siens d’un quart de finale mal barré contre des vaillants et plus méritants Écossais, inscrivant la pénalité (pourtant injustifiée) de la gagne à deux minutes de la fin (35-34).

Encore samedi soir, il a fait le coq, inscrivant quasi tous les points possibles au pied (10/12) et le deuxième essai des Australiens, juste au retour des vestiaires, histoire d'enfoncer un peu plus la crête de nos Gallinacés que l’on croyait revenus dans la partie à la pause (11-13).

Fallait pas l’inviter, je vous dis !

Son pied droit précis, sa passe sautée millimétrée ont mis dans l’avancée cette jeune équipe australienne remaniée, pourtant à la portée du XV français dont la mêlée lui était largement supérieure. Insuffisant sans tenir le ballon !

Car voilà, les Bleus avaient décidé samedi soir de regarder le maestro orchestrer le jeu à sa guise et laisser les commandes de la rencontre aux Wallabies.

« Intimidés », avouait Wesley Fofana à la fin du match. Ses coéquipiers et lui ne sont parvenus que rarement à se saisir du cuir après avoir tanné leurs adversaires…

« Mais euuuh ! … c’est à not’ tour… vous l’avez eu assez longtemps, là ! »

« Bon d'accord, amusez-vous ! ... mais juste deux minutes. » 

Deux minutes pour voir enfin une action dantesque...
avec un essai au bout de l’inévitable Vakatawa. On se serait cru chantant contre les Samoa. On n'était qu'à la 17ème minute et la France menait contre le cours du jeu (8-0). Whouah !

Oui, mais petitement... Machenaud manquant une première fois la transformation. Un mal récurrent qui nous coûtera cher à l'arrivée. On pensait les Français sur le bon cap pour redresser la barre. On allait vite déchanter.

Dix minutes plus tard, les Tricolores prenaient la houle et chaviraient sur un ballon porté adverse que Charles Ollivon aura la mauvaise idée d’écrouler. Essai de pénalité et carton jaune pour le troisième ligne toulonnais.

Monsieur Jackson n’a pas hésité une seule seconde. Par contre en fin de rencontre, il hésitera longtemps avant de ne pas offrir la pénalité de la gagne aux Bleus sur des mêlées subies par les Australiens.

Fallait pas l’inviter, lui non plus !

Car la seconde période aura redonné des ailes à nos trois-quarts tricolores qui retrouvaient de leur superbe.

La paire de centres, Fofana-Lamérat, toujours aussi incisive, allait percer le rideau de la défense australienne, quand Noa Nakaitaci allait à lui tout seul lui donner le tournis. Il fallait bien cela pour rattraper le coup de massue de Foley dès la reprise.

C’est Jean-Marc Doussain qui sera le premier à franchir l’en-but pour remettre les Bleus dans le match. Un essai de trois-quarts avec Spedding et Vakatawa au relais. On y croyait.

Mais là encore Machenaud nous privait des points de la transformation. Et c’est la réplique de l’ailier funambule australien, Kuridrani, qui allait assommer une nouvelle fois ce XV tricolore dépassé. Un essai en coin acrobatique, en suspension dans l’air avec un toucher impeccable sur la ligne d’en-but. Incroyablement fabuleux !

Menés de 9 points, les Bleus allaient réagir avec la fraîcheur de leur banc et des trois-quarts toujours autant en jambes. Et c’est Fofana qui inscrivait l’essai de l’espoir, ramenant son équipe à deux points, après une combinaison clermontoise somptueuse.

Scott Spedding aura la balle de match entre les mains et un pois-chiche dans la tête trop influent, oubliant ses coéquipiers en surnombre sur l’aile alors qu’il tentait d’y aller seul. Argh !

La fin de match ne donnera pas raison aux locaux, cherchant cette pénalité sur les dernières mêlées dans le camp australien. L’arbitre n’en fera rien, comme je vous disais. Alors un ultime espoir, dans le money-time, s’ouvrait à nos Bleus et à nos yeux quand Camille Lopez, tout juste entré et en position de drop, tentait de sauver les siens.

Machenaud le servait impeccablement mais la tentative de l’ouvreur clermontois passait à côté.

Fallait pas non plus l’inviter !

D’autant que, ironie de l’histoire, son coéquipier de club et ancien international français, Morgan Parra, qui s'improvisait ouvreur à Clermont quelques heures avant, passait, lui, le drop de la victoire dans les dernières secondes.

Et si c’était un signe que le destin de Parra devait s’écrire en demi d’ouverture pour l’équipe de France ? … Bien sûr, je n’ai plus toute ma tête.

Mais bordel, Bernard Foley, il n’y avait pas moyen qu’il soit un petit peu français ?

Bernard, c'est pas australien, ça !

 

Les autres résultats internationaux

Géorgie – Samoa                             20-16

Tonga – Etats-Unis                         20-17

Roumanie – Canada                      21-16

Italie – Afrique du Sud          20-18

Angleterre – Fidji                          58-15

Pays de Galles – Japon                  33-30

Ecosse – Argentine                         19-16

Irlande – Nouvelle-Zélande   9-21

Enorme sensation en Italie avec cette première victoire historique de la Squadra Azzurra sur les Springboks. Après les Irlandais à Chicago contre les All-Blacks, rien ne va plus chez nos invités de l'autre hémisphère.

Mais cette fois les Néo-Zélandais ont remis les pendules et les scores à l'heure à Dublin. On est prévenu. Si les Bleus perdent de moins d'une dizaine de points, on pourra se dire que l'on est au niveau.

A noter que la victoire ric-rac des Ecossais face aux Argentins devrait leur offrir la 7ème place des Français au classement World Rugby.

 

12ème journée du TOP 14 en bref…

Clermont (1) – Lyon (11)                    16 – 13

Dropement bien sauvé !

Privés de 7 internationaux, Frank Azéma a composé son équipe à sa sauce imaginative, comme il en a les moyens, plaçant cette fois Morgan Parra comme ouvreur… « providentiel ».

Car le reste de l’équipe, assez équilibré et avec fière allure pourtant, n’a pas suffi pour manger tout cru des Lyonnais plein d’envie d’en découdre, surtout pour les anciens Asémistes comme Bonnaire, Privat, Paulo et Nalaga.

Un seul essai à la pause, pour l’international Iturria (rendu au club par Novès), en belle forme, et une belle partie des visiteurs qui ont égalisé en seconde période grâce à un essai plein de testostérone de Couilloud (oui je sais, c’est facile).

Mais c’était sans compter le sauveur du jour, notre ouvreur local de substitution, qui claquait un drop victorieux dans le money-time. Sans doute, Camille Lopez, s’il l’a vu, l’avait dans un coin de la tête quatre heures plus tard.

Clermont reste en tête du classement quand Lyon prend un très bon point au Michelin, à défaut de mieux… encore.

 

Bordeaux (2) – La Rochelle (3)          26 – 0

Une remise en place, tout simplement

Bordeaux a mis les points sur les i aux Maritimes qui marquent un coup d’arrêt avec un zéro pointé qui risque de laisser des traces pour la suite.

Hickey au pied avec 14 points à lui seul, puis Taofifenua et Poux pour deux essais seulement qui ont de quoi frustrer les Bordelais au final, aux portes d’un bonus offensif qui leur tendait les bras.

Les Rochelais laissent la place de dauphin à leur bourreau du jour, tout en restant à hauteur, à 6 points du leader.

 

Stade Français (10) – Montpellier (4)    21 – 17

Sans vouloir vous offenser…

Amis Parisiens, c’était le monde à l’envers dimanche midi. L’apéro a eu du mal à passer à Jean-Bouin ou quoi ?

Cce sont les Montpelliérains qui ont été les plus offensifs, avec deux essais à la clé (Tomané, Nagusa), quand les Stadistes se sont contentés de marquer au pied, s’appuyant sur leur conquête et Plisson.

C’est petit, comme la victoire au bout du compte… Mais on l'a bien compris, il n’y a que les quatre points qui comptent pour s’aérer au classement.

Le MHR repart avec un point de bonus défensif, c’était la moindre des choses. Pour une fois.

 

Castres (6) – Toulon (5)                     34 – 17

Palis comme un faux Foley…

Samedi, en début d’après-midi, l’arrière Castrais aura été le maître d’œuvre de cette belle victoire bonifiée du CO.

Impeccable au pied, dans l’occupation et face au perche, tout comme l’ouvreur Australien quelques heures plus tard, Geofrey Palis a porté son équipe et a inscrit également un essai sur les quatre au total, synonyme de bonus offensif.

Une belle prestation de Ebersohn aussi, qui a signé un doublé et permis ce succès bonifié face à des Toulonnais spectateurs sur le terrain, comme s’il n’y avait plus de places en tribunes.

Orioli sauvera l’honneur pour les Varois. Pas très convaincante cette fois la méthode Ford. Toujours dans le TOP 6 le RCT est rejoint par le CO... enfin !

 

Brive (9) – Pau (12)                           38 – 25

Germain comme un vrai Halfpenny

Brive ne pourrait pas se passer d’un tel joueur. Encore 18 points au pied.

L’arrière corrézien est une bouffée d’oxygène à portée de chaque match qui fait respirer son équipe à chaque fois qu’elle en a besoin. Comment ne pas faire le parallèle avec le XV de France qui manque cruellement d’un tel joueur, sûr au pied, et polyvalent dans le jeu.

Monsieur Novès, le rugby passe aujourd’hui beaucoup par là. On l’a vu avec Foley et nos deux points qui nous manquent alors que Machenaud et Spedding en laissent sept à eux deux.

Pour revenir à ce match, les Brivistes ont été réalistes et efficaces, inscrivant quatre essais sans pour autant décrocher le bonus offensif car ils ont été aussi laxistes en défense, surtout en fin de match.

Les Palois sont revenus sur eux en inscrivant deux essais en fin de partie. Mais Brive est bien en place dans ce championnat, au contact du peloton en course pour le TOP 6.

Mauvaise affaire pour la Section Paloise qui voit les relégables revenir sur elle.

 

Racing 92 (7) – Grenoble (14)              29 – 24

Même pas peur !

Les Grenoblois n’ont pas lâché dans ce match que l’on croyait pris en main par les champions de France quand ils prenaient le large avec un quatrième essai à l’heure de jeu.

Que nenni ! Les Isérois ont répondu en fin de rencontre jusqu’à décrocher un bonus défensif mérité avec un troisième essai signé Farrell.

Les Racingmen peuvent s’estimer heureux de s’en sortir à si bon compte. Encore cinq minutes et on ne donnait pas cher de leur peau.

Grenoble grappille des points, par-ci, par-là… En espérant qu’au printemps prochain cela paiera.

 

Bayonne (13) – Toulouse (8)              16 – 13

S'en vouloir m'en mêler...

Ah! ils les aiment ces mêlées, les Basques et les Toulousains !

Au point de ne pas prendre les points au pied quand l'arbitre leur offre gracieusement chacun une pénalité suite à une mêlée. Et chacun remet ça, pensant être le plus fort. Et pan! voilà que les forces s'inversent et les points se perdent...

"Comme les claques" ont dû penser les staffs respectifs sur la touche.

Voici un match où deux équipes se sont neutraslisées jusqu'au bout avec un essai partout et un petit avantage au pied pour Saubusse sur Bezy, puis Marques, trop court sur la pénalité de l'égalisation.

Pas de quoi s'enthousiamer un dimanche après-midi... et ous la pluie.

Deuxième victoire aux forceps pour les Basques contre un gros. Quatre points qui font du bien et qui les sortent enfin de la dernière place. la course au maintien est relancée.

  

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

  

La semaine prochaine…

La tête dans « leurs » étoiles…

Les Bleus auront tous les projecteurs sur eux, toujours au stade de France, pour la réception des extra-nord-hémisphèrestres All-Blacks, triples champions du monde... et de l'univers.

Une mission aussi périlleuse et étriquée que celle de Thomas Pecquet en approche de la station spatiale internationale à bord du Soyouz

Pourtant lui y est parvenu, dans la nuit de samedi à dimanche, validant un premier test international avant un bilan attendu dans six mois lors de son retour.

Tout comme Guy Novès qui validera alors son deuxième tournoi des VI Nations.

Le TOP 14 gardera, quant à lui, les pieds sur terre, sans jouer, pour assister comme nous tous à cet incroyable événement.

 

Le programme des principaux matches internationaux 

Vendredi 25 novembre, d’abord avec :

            Canada – Samoa (21h)

Puis samedi 26 novembre avec :

Japon – Fidji (15h)

        Roumanie – Uruguay (15h)

Italie – Tonga (15h)

    Angleterre – Argentine (15h30)

             Ecosse – Géorgie (15h30)

     Irlande – Australie (18h30)

Pays de Galles – Afrique du sud (18h30)

       France – Nouvelle-Zélande (21h)

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13 novembre 2016

Les brèves d'Ovalie - Edition n°239

Enfin... y'a d'la joie !

TEST MATCH... Tournée d'automne (1)                 France – Samoa        52 – 8

Wesley Fofana a survolé ce match...

Comme un air entraînant… et en Trenet

Y’a d'la joie ! bonjour bonjour monsieur Novès !
Y'a d'la joie ! dans ce stade où t’es comm’ chez toi
Y'a d'la joie ! et du soleil dans cett’ jeunesse
Y'a d'la joie ! enfin y a d'la joie !

C’est l’essai ! mon cœur bat, chavire et chancelle
C’est Wesley qui passe jusqu’à Vakatawa
Quel essai ! bonjour, bonjour c’est d’jà Noël !
Y'a d'la joie ! enfin y'a d'la joie !

Le p’tit Fofana prend la balle à pleins bras
     Il file comme le vent, on ne le rattrap’ra pas
           Il envoie Huget qui s'envole là-bas
    Comme un ange « Bleu » portant sa lettre au bon jeu

Miracle au nom qui rime avec « French-flair »
On voit le brio qui lui donne un peu d’air
Grisé de beau jeu et d’actions aux grand cœurs
Voilà nos trois-quarts qui courent à toute vapeur.

Y’a d'la joie ! la paire de centres nous régale
       Comme une folle elle franchit le mur samoan
                Puis elle donne à Ollivon dans l’intervalle
                                     Et de trois ça fait à mi-temps !

Y’a d'la joie ! le visiteur se met en quête
Plie boutique d’une défense locale à genoux
"Bien l'bonjour, on voulait être aussi d’la fête
Méfiez-vous, Messieurs, méfiez-vous !"

Mais soudain voilà au réveil qui surgit
      Fickou embusqué par Gourdon bien servi
             Ils vont se rel’ver, s’dépasser, se r’saisir
    Plus quatre autr’ essais y a plus rien d’autre à dire.

Mais malheureusement c’rêve n’a pas que du bon
Car on a perdu trois de nos grands garçons
Goujon et Poirot, dès la première mi-temps
Puis François Trinh-Duc, on connaît la chanson.

Y’a d'la poisse ! bonjour au r’voir c’est plus Noël !
Y'a d'la poisse ! maintenant tu rentres chez toi
Y'a d'la poisse ! après l’tibia c’est l’avant-bras
Y'a d'la poisse ! encore y a d'la poisse !

Ca fait du bien de se lâcher un peu, non ? ... Ca fait du bien de les voir eux, se lâcher surtout !

Pour ce premier test d'automne, au Stadium de Toulouse, le rugby était à la fête et le beau jeu de trois-quarts comme on l’aime en était l’invité d’honneur. Alors je ne vais pas commencer à chercher la petite bête et gâcher notre plaisir.

On aura bien le temps de déchanter plus tard.

Il faut savoir se réjouir à la mesure de ce que nous a offert ce XV de France, version Novès, un an après. Oui, je sais, ce n’était que les Samoa, au jeu rugueux et méchant (il serait temps d’interdire certaines pratiques d’arrêts-buffet assassins).

 Mais tout de même, parvenir à franchir autant ce mur de haine et à dérouler des actions aussi somptueuses durant plus d’une heure, avec sept essais à la clé, même contre le Canada ou la Roumanie on n’avait jamais vu ça sous l’ère Saint-André.

On s’impatiente de voir comment ce jeu-là peut se sublimer, ou juste trouver sa place, face aux vice et champions du monde, ces prochaines semaines.

Si l’Ecosse a échoué d’un point pour faire tomber les Wallabies, le XV de France a toutes les raisons d’espérer mieux samedi prochain.

Quant au rendez-vous face aux All-Blacks, rien que d’y penser mes poils se hérissent…

 

Les autres résultats internationaux

Géorgie – Japon                       22-28

Roumanie - Etats-Unis             23-10

Italie - Nouvelle-Zélande        10-68

Ecosse – Australie                   22-23

Angleterre - Afrique du Sud      37-21

Pays de Galles - Argentine       24-20

Irlande - Canada                      52-21

 

Du côté de nos Bleues…

Angleterre – France                10 – 5

Sur la défensive

Mercredi soir, les Françaises ont livré un âpre combat face aux redoutables championnes du monde très affutées dans le petit stade qui jouxte Twickenham.

Les Anglaises seront les premières à marquer quand nos Bleues passeront une mi-temps à défendre et une autre à pousser dans leur camp pour égaliser… enfin.

Seulement, en fin de rencontre, un carton jaune contre les Françaises donnera l’occasion aux locales d’enfoncer le clou avec un deuxième essai sur ballon porté, l’arme fatale du rugby féminin.

Y a encore du chemin pour nos Bleues avant de rêver de grand chelem l’an prochain.

 

11ème journée du TOP 14 en bref…

Bayonne (14) – Clermont (1)                22 – 14

Un rouge comme un petit remontant

Décidément, au rugby, prendre un carton rouge semble devenir un avantage. On l’a vu lors de la dernière finale.

A Bayonne, cela a eu le même effet, sur quarante minutes, poussant les locaux à se sacrifier les uns pour les autres, résistant aux assauts du leader qui n’était pas venu avec ses jeunes pour leur compter fleurette ou chanter la Pena Baiona.

Mieux, les Basques ont pris le dessus sur des Clermontois, poussés à la faute, permettant à Saubusse d’éloigner le danger alors que les visiteurs avaient marqué deux essais contre un seul pour leur hôte.

Le rouge a eu du bon, au final, car monsieur Chalon semblait s’en vouloir et pénaliser plus facilement les Clermontois. Mais cela reste subjectif et, objectivement, la victoire n’est pas pour autant volée et fait du bien à ces Bayonnais, surtout pour le moral, car ils restent quand même… dans le rouge, à la dernière place, à huit points du premier non relégable.

 

La Rochelle (2) – Toulouse (6)              25 – 19

Le dauphin dans la douleur

Les Rochelais conservent leur deuxième place au classement après être venu à bout dans la douleur d’une équipe toulousaine remaniée (avec 10 internationaux réquisitionnés) mais combative.

Un essai partout en seconde période. Zack Holmes fera la différence au pied concrétisant toutes ses tentatives.

Les Toulousains repartent bredouilles, à un petit point du bonus défensif. Dommage, ils méritaient mieux.

 

Montpellier (4) – Lyon (10)                  25 – 20

S’en vouloir m’en mêler…

Pierre Mignoni peut s’en prendre à l’arbitre, monsieur Brousset, qui n’a pas voulu accorder un essai de pénalité sur la dernière mêlée du match alors que les Montpelliérains étaient clairement à la peine. Pire, il sanctionne les Lyonnais pour avoir tourné la mêlée. Cela peut paraître dur.

D’autant qu’avec trois essais à leur actif, les visiteurs pouvaient repartir de l’Altrad Stadium avec une victoire bonifiée, largement méritée, quand on voit que les locaux n’en ont inscrit qu’un seul en toute fin de match et s’en sont remis encore une fois aux pieds de leurs buteurs, Catrakilis et Steyn.

Décidément, avec le MHR le rugby perd de sa superbe, mais reste gagnant. Et c’est bien là l’essentiel pour leurs dirigeants.

 

Toulon (3) – Stade Français (12)             31 – 12

Show show à Mayol !

Pour la première du prodige japonais Gorumaru, positionné à l'arrière, le RCT a offert un beau spectacle à son public en inscrivant quatre essais dont trois dès la première demi-heure.

Seulement les Parisiens ont eu du répondant avec Plisson à la baguette, auteur d'un premier essai avant que Ratini ne double la mise. Le match était lancé et Toulon menait à la pause.

En seconde période Nonu en rajoutera un quatrième pour les Varois qui ne parviendront pas à en décrocher un dernier pour le bonus offensif, histoire que la fête soit encore plus belle. En vain.

Toulon remonte sur le podium à hauteur de Montpellier et à cinq longueurs du leader auvergnat. Quand le Stade Français occupe la dernière place non relégable, peu enviable.

 

Pau (11) – Racing 92 (7)                        26 – 17

Le scalp du champion

Pau a réalisé un match quasi parfait à domicile face au champion de France. Un victoire qui fait du bien au moral après quatre défaites consécutives.

Votu puis Pourailly lançaient les hostilités avant que les vieux Szarzewski et Masoe ne répliquent avec brio en seconde période. Mais les Palois n’ont pas lâché, aidés par le pied de Taylor qui laissait les siens faire la course en tête.

De bon augure pour la suite, d’autant que Grenoble a chuté à nouveau à domicile.

 

Grenoble (13) – Bordeaux (5)               22 – 24

Cruel spectacle

Quand Bordeaux joue, il y a toujours du jeu dont se saisissent volontiers ses adversaires. Et les Grenoblois ne se sont pas fait prier pour nous offrir chez eux une belle partie, inscrivant trois essais contre deux pour ces visiteurs très joueurs.

Seulement les Bordelais ont été plus pragmatiques et ont eu la chance avec eux pour l’emporter. Quand Grenoble s’est trouvé encore une fois lésé dans les décisions arbitrales qui au final leur coûtent très cher.

Un essai refusé, une pénalité qui aurait pu les sauver à la fin… Bref, avec un petit point qui les place devant Bayonne, aller chercher Pau ou Lyon va être compliqué et rendre la saison longue et pénible.

Une bonne affaire pour Bordeaux qui reste dans le TOP 6, au contact du podium.

 

Castres (8) – Brive (9)                           32 – 13

Discipline discipline !

Le CO a maîtrisé son match de bout en bout, punissant son adversaire chaque fois qu’il s’est mis à la faute. Urdapilleta a ainsi construit la victoire des siens qui y ont ajouté deux essais pour la forme, histoire de dire qu’ils savent aussi jouer au rugby.

Castres passe devant son adversaire au classement. Brive va devoir revoir sa discipline s’il ne veut pas se mettre dans le dur lors de la réception de Pau, concurrent direct pour le maintien.

 

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

  

La semaine prochaine…

On ne change pas un doublon qui gagne…

Le XV de France et le TOP 14 se tireront la bourre ce week-end, le premier au Stade de France face à l’Australie quand le second se répartira dans les autres stades de France.

 

Le programme des matches internationaux samedi 19 novembre :

Tonga – Etats-Unis (9h)

    Géorgie – Samoa (12h)

        Roumanie – Canada (15h)

Italie – Afrique du Sud (15h)

    Angleterre – Fidji (15h30)

Pays de Galles – Japon (15h30)

     Ecosse – Argentine (18h)

Irlande – Nouvelle-Zélande (18h30)

       France – Australie (21h)

 

Pendant ce temps le TOP 14 nous proposera sa 12ème journée :

  • Castres – Toulon, à 14h45 (C+ sport) : monter dans le wagon de tête,
  • Bordeaux – La Rochelle, à 17h (r+) : viser le podium,
  • Racing 92 – Grenoble, à 17h (r+) : garder son sérieux,
  • Clermont – Lyon, à 17h (r+) : renouer avec sa flamboyance,
  • Brive – Pau, à 17h (r+) : en danger,

Puis dimanche 20 novembre :

  • Stade Français – Montpellier, à 12h30 (C+ sport) : ne pas décrocher maintenant,
  • Bayonne – Toulouse, à 16h15 (C+) : confirmer l'exploit.

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07 novembre 2016

Les brèves d'Ovalie - Edition n°238

Mon Flop 14... en images

TOP 14... 10ème journée                         La Rochelle – Pau        27 – 6

La Rochelle file vers la 2ème place...

A courir après les scores...

A courir tout le week-end, à droite à gauche, sans télé ni internet, pour des projets divers, mais avec presqu'autant d'essais à la clé

-fallait voir Stéph et Pierre filer dans l'en-but à tour de chant- 

je n'ai rien vu de cette dixième journée du TOP 14, qui, à revoir là les images, m'a tout l'air d'un gros flop par rapport à la semaine dernière...

Mais, revoyons les résumés ensemble plutôt que de vous les commenter à retardement.

A commencer par les Maritimes qui ont fait sensation à Marcel-Deflandre et que personne ne semblent pouvoir arrêter dans leur forme ascensionnelle. Ce sont de ternes Palois qui en ont fait les frais avec la plus mauvaise opération du week-end. à voir ici >>

Tout bonus et une belle deuxième place pour les Rochelais quand la Section Paloise voit se rapprocher à petits pas isérois la première place relégable car...

 

Clermont (1) – Grenoble (13)                21 – 20

Avec toujours le même aplomb grenoblois >>

 

Lyon (10) – Toulon (3)                           27 – 13

Quand Ford cale dans un bouchon lyonnais >>

 

Toulouse (4) – Castres (9)                    16 – 15

Merci Marques! 'Ma qu'est ce qui se passe à Toulouse ? >>

 

Bordeaux (6) – Stade Français (11)      37 – 19

Serein sans internationaux >>

 

Racing 92 (7) – Montpellier (5)            21 – 9

Rien ne sert de courir... à Colombes >>

 

Brive (8) – Bayonne (14)                      26 – 9

Complètement 'B'alade ... >>

 

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

Les matches internationaux en bref...

Irlande – Nouvelle-Zélande               40 – 29             

La réponse des Irlandais au haka...

Sweet "hommage" à Chicago...

Vue d’en haut. Anthony Foley peut être fier de son équipe nationale. Un énorme 8 formé par les Irlandais pour faire face au Haka néo-zélandais.

Et ça marche. Les All-Blacks ont été décontenancé et blousés par les petits hommes verts de Schmidt, dans l'antre du blues américain.

"Oh come on
Baby don't you wanna go"

Une victoire historique qui prouve qu'Anthony Foley est bien au paradis, la main sur la télécommande... regardons plutôt ce long résumé >>

 

Les autres matches...

Japon - Argentine                20-54

Pays de Galles - Australie     8-32

Barbarians - Afrique du Sud    31-31

 

La semaine prochaine…

Les Bleus entrent en scène...

Pendant que la onzième journée du TOP 14 fera de la figuration, comme à chaque fois en période de doublons.

Les 32 Français sélectionnés auront la tâche difficile d'affronter les Samoans à Toulouse, en ouverture de leur tournée automnale, avant de se farcir l'Australie et les All-Blacks les semaines suivantes.

 

Le programme des matches internationaux samedi 12 novembre :

Georgie - Japon (12h)

Roumanie - Etats-Unis (15h)

Italie - Nouvelle-Zélande (15h)

Ecosse - Australie (15h30)

Angleterre - Afrique du Sud (15h30)

     France - Samoa (17h45)

Pays de Galles - Argentine (18h30)

Irlande - Canada (20h15)

 

Pendant ce temps le TOP 14 nous offrira ses affiches :

  • Pau – Racing 92, à 14h45 (C+ sport) : pas le droit à l'erreur,
  • Castres – Brive, à 20h15 (r+) : monter d'un cran,
  • Grenoble – Bordeaux, à 20h15 (r+) : dans la lancée,
  • Montpellier – Lyon, à 20h15 (r+) : montrer les crocs,
  • Bayonne – Clermont, à 20h45 (C+ sport) : le grand écart.

Puis dimanche 13 novembre :

  • La Rochelle – Toulouse, à 14h50 (C+ sport) : pour une place sur le podium,
  • Toulon – Stade Français, à 21h (C+) : tout à refaire.

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30 octobre 2016

Les brèves d'Ovalie - Edition n°237

Tout focus sur Ford !

TOP 14... 9ème journée                         Toulon – Grenoble        42 – 12

Des avants et des trois-quarts en jambes !

Constructeur de jeu mobile...

Depuis la mise à pied du manager du RCT, Dominguez, cette semaine, par son frénétique et impatient président (qui ne supportait plus de voir sa Ferrari rouler à la vitesse d’une 2CV et se faire doubler par des voitures françaises équipées de jeu Michelin crissant aux premières places sur la piste du TOP 14) tout le monde d'Ovalie n'avait d’yeux que pour son successeur : Mike Ford.

Comme si en une semaine, et face à une formation grenobloise qui roulerait en Zoé (comprenez, une équipe à autonomie limitée carburant tant bien que mal dans une ambiance électrique depuis le départ de Landreau), l’ancien stratège de Bath allait faire des miracles.

Et pourtant. Si on se doute qu’avec l’ancien pilote argentin la victoire aurait été sans doute acquise, on peut légitimement se poser la question sur la manière.

Un jeu enfin ambitieux, avec du mouvement, de la puissance, des accélérations et …

des essais à propulsion et à profusion.

Six, pour un bonus offensif qui récompensait un jeu spectaculaire (enfin !) tel que le club varois avait habitué son public par son prestigieux passé.

Dès la cinquième minute, Bastareaud concrétisait la première offensive toulonnaise, initiée par Nonu et relayée par le duo de sa charnière, Escande-Trinh Duc.

Si l’ouvreur international toulonnais ne rassurait pas au pied (peu en réussite dans ses tentatives, hormis face aux poteaux), il se rattrapait dans son jeu d’occupation qui mettait son équipe dans l’avancée.

La mêlée fera le reste, mettant au supplice son vis-à-vis jusqu’à obtenir deux essais de pénalité, un par mi-temps.

Entre temps les visiteurs se créaient de belles occasions dont deux, orchestrées par leur arrière, de retour de blessure, Aplon, iront au bout. L’honneur et l’espoir étaient saufs.

Sauf que Toulon dominait sans partage et tuait le match juste avant la pause par Gorgodze, après une belle sautée de Guirado qui envoyait son deuxième ligne dans l’en-but (20-5).

La seconde période sera une démonstration de la puissance du pack d’avants local, moteur de huit chevaux vrombissant en mêlée ou ballon porté pour écraser la défense adverse. Outre un nouvel essai de pénalité justifié, Suta puis Muller termineront le travail dans un esprit de fête, les journaux comme le jeu toulonnais retrouvant leurs ailes.

Dans le ciel de Mayol, comme au tableau d’affichage, chacun prenait son envol.

Grâce à Ford, Toulon renoue avec un rugby « Fiesta » et retrouve son rang tout en haut du classement. Mais pour combien de temps ?

Ford a la côte pour le moment. Seulement la mécanique du rugby nécessite un rodage plus long s'il ne veut pas voir son jeu caler en haut de cette côte... comme pour son prédécesseur.

 

En bref...

Brive (10) – Clermont (1)                     16 – 40

Comme les grands

Ne cherchez pas l'équipe B ou C à Clermont, elle n'existe pas. Ce groupe est d'une homogénéïté à toute épreuve. Imaginez des jeunots aller gagner à Amédée-Domenech, terre inviolable de Corrèze tant les Coujoux savent y mettre leurs coeurs, leurs tripes et toute la malice qu'on leur connait.

Le talent et la performance ne manquent pas chez ces Jaunards de moins de 25 ans à l'expérience éprouvée, encadrés par des vétérans avec des jambes de 20 ans. Fernandez-Cassang, autour de papa Rougerie et des internationaux en plein bourre comme Nakaitaci, Chouly et Koleshvili ont tout simplement surclassé des Brivistes pourtant bien en place... au début.

Germain aura tenu la barraque. Pas longtemps, le temps que Fernandez et Cassang parachèvent eux-même la domination auvergnate qu'ils ont brillament orchestrée. Deux essais pour l'un, un seul pour l'autre quand Nakaitaci offrait le quatrième, pour le bonus offensif.

Clermont est un leader incontestable qu'il sera difficile d'aller chercher en jouant comme cela chaque week-end avec une telle relève.

Brive aura réagi avec son coeur et ses tripes, mais surtout avec ses nerfs en seconde période et un seul essai pour récompenser ses efforts. Décidément l'équipe clermontoise est leur bête noire.

 

Montpellier (3) – La Rochelle (4)      12 – 11

La "Bouldoire" à trois points

Désormais Bouldoire signifiera "grosse boulette" sur la côte charentaise, et pour un certain bout de temps.

Comment ce jeune arrière de vingt ans a pu gâcher ce qui allait être la sensation du week-end ? Une victoire, qui plus est méritée, des Maritimes sur les terres de Seigneur Altrad, face à ses terribles Boks... pas si terribles au fond.

Tu parles, Charles ! ... Qu'est-ce qui t'a pris de balancer ce ballon à la main alors que le plus novice des rugbymen que je suis n'a jamais vu faire ça par qui que ce soit. T'es arrière, t'as un pied, sers-t-en !

Si les Montpelliérains s'en sont remis au pied de leus buteurs, Steyn puis Botica pour la victoire, les Rochelais ont eu le mérite de dominer toute la partie et inscrire le seul essai du match par son pilier Atonio, dès la 4ème minute. Dominés, sans jus ni imagination, les locaux n'ont pu compter que sur une "Bouldoire" pour s'offrir trois points de plus, au score et au classement... Inespéré !

Montpellier, heureux sur le podium, peut néanmoins s'inquiéter pour la suite. Quant à La Rochelle, elle peut s'en mordre longtemps les doigts... ou taper sur ceux du pauvre Bouldoire.

 

Pau (12) – Toulouse (5)                      20 – 24

Contre toute attente

On l'attendait cette première victoire à l'extérieur du Stade Toulousain. Et après une quinzaine européenne catastrophique, on ne l'attendait pas chez ces Palois qui avaient besoin de se relancer dans ce championnat.

Le match n'a pas été des plus spectaculaires, "un bien vilain match" nous dit Thierry Dusautoir, mais il fera les affaires de son équipe avec une victoire arrachée sur un contre de Tekori à dix minutes de la fin.

Deux essais partout, des maladresses paloises surtout et une petite forme de sa star All-Black, Colin Slade, à l'origine du dernier contre et donc de la défaite, la troisième à domicile pour la Section Paloise. Ca commence à faire beaucoup.

Toulouse reste dans le TOP 6, en bonne place, dans une course acharnée où la moindre défaite vous en éjecte aussitôt.

 

Castres (9) – Bordeaux (6)               33 – 27

Quand ce Bordeaux nous enivre !

Décidément cette saison Bordeaux n'en finit pas de nous régaler avec son jeu et son culot, poussant ses adversaires à surenchérir pour notre plus grand plaisir.

Un grand match (même si je ne l'ai pas vu) avec trois essais partout et une maîtrise suffisante des Castrais pour l'emporter, avec un duel de buteur en grande forme entre Urdapiletta et Madigan. Dommage que Beauxis rate la dernière pénalité car le point de bonus défensif aurait été largement mérité.

On en redemande et cette fois, j'essayerai de ne pas rater le spectacle.

 

Bayonne (14) – Racing 92 (7)             3 – 16

A l'arrêt.

Bayonne a marqué les trois premiers points puis plus rien. Le Racing, bien au dessus, s'est contenté du minimum, avec un seul essai de Imhoff, pour repartir avec une victoire qu'il sera dorénavant assez facile d'acquérir à Jean Dauger pour tout visiteur tant on ne sent pas les Basques dans la partie, au niveau du TOP 14.

J'espère me tromper, mais la PRO D2 est déjà dans les têtes.

 

Stade Français (8) – Lyon (11)           25 – 19

Pas le pied à regarder...

A jeu égal, Paris a pris le dessus sur son adversaire grâce aux pieds de Steyn puis de Plisson quand Harris répondait deux tons en dessous.

Sinon mis à part un essai de chaque côté, par Waisea (3è) et Couilloud (36è), pas grand chose à se mettre sous la dent à Jean-Bouin. C'est triste à regarder et ça n'augure rien de bon pour ces deux équipes à l'avenir. A suivre.

 

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

La semaine prochaine…

Le TOP 14 remet sa tournée… Pression pour tout le monde !

La 10ème journée promet encore quelques sueurs froides aux prétendants à la relégation, mais aussi à ceux qui espèrent faire partie du club des Six.

A ne pas manquer, dès samedi 5 novembre :

  • Bordeaux – Stade Français, à 14h45 (C+ sport) : pour du spectacle,
  • Clermont – Grenoble, à 18h30 (r+) : ça sent la fessée,
  • Brive – Bayonne, à 18h30 (r+) : se refaire une santé,
  • Toulouse – Castres, à 18h30 (r+) : un petit air de barrage,
  • Racing 92 – Montpellier, à 20h45 (C+ sport) : l'heure de vérité,

Puis dimanche 9 octobre :

  • La Rochelle – Pau, à 12h30 (C+ sport) : reprendre de la hauteur,
  • Lyon – Toulon, à 16h15 (C+) : entre Toulonnais.

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24 octobre 2016

Les brèves d'Ovalie - Edition n°236

Un grand Huit...

CHAMPIONS CUP... 2ème journée                 Clermont – Bordeaux        49 – 33

les 3 (8) avec Gérondeau puis Timani et Rougerie...

Un deuxième tour renversant !

La Champions Cup s’est lancée ce week-end dans une deuxième série d’hommages émouvants au sélectionneur et grand joueur irlandais, décédé la semaine passée à son hôtel de Suresnes avant la rencontre Racing 92 – Munster.

Anthony Foley, dit Axel 8, grand troisième ligne centre international, enfant chéri de Thomond Park, a été honoré, chanté, applaudi, acclamé de silence, dans tous les stades d’Ovalie où l’on jouait en Grande Bretagne… et en France. 

Car c’est bien à Clermont, dans un stade Marcel Michelin comble, que le grand huit a pris des tournures de manège enchanté, à se donner la chair de poule.

Encore, je sais... mais à choisir avec Toulouse, les seuls deux matches que j'ai vus, il n'y avait pas photo pour rendre un hommage avec panache.

Les Jaunards recevaient donc les Bordelais, comme l’an passé, en Coupe d’Europe.

Et comme l’an passé, les Bordelais ont donné des sueurs froides à leur hôte, l’obligeant à se sublimer pour sortir vivant de ces montagnes russes qui n’en finissaient de monter et descendre… au score.

Un match fou, à cent à l’heure, avec des hauts et des bas… et des haut-le-cœur.

Un match délirant, à sensations fortes tout du long et une kyrielle d'essais, comme autant de cris de joie ou de peur, à hurler « maman ! » ou vomir son quatre-heures… Quatre heures quinze, exactement.

A Clermont, le rugby a le sens du spectacle, c’est indéniable !

A peine 4 minutes de jeu et déjà, un ancien Clermontois, Buttin, prenait place dans la voiture de tête du train fou de ce match, en inscrivant le premier essai sur une combinaison de son demi de mêlée, Lesgourgues.

Sans complexe, cette équipe remaniée de Bordeaux donnait le vertige aux locaux qui s’accrochaient à leur demi de mêlée, capitaine et buteur, comme ils s'accrochaient au score pour ne pas tomber à la renverse dès l’entame.

Pourtant, en cinq minutes de jeu seulement, le flanker Bardy devait sortir et laisser sa place à Cancoriet qui, dix minutes plus tard, devait la céder à son tour au deuxième ligne Timani qui s'improvisait dans le couloir décalant le numéro huit Gérondeau à l'aile.

Rien n’allait plus dans le pack auvergnat qui grillait déjà deux de ses cartouches de rechange. Et ce ne serait pas fini.

Perturbés, les Jaunards rataient de nombreux placages et laissaient Buttin servir son centre Spence pour le second essai visiteur assassin.  Ils ne pouvaient démarrer plus mal la partie.

Le cauchemar de l’an passé semblait se répéter... Maudits Bordelais !

Heureusement Parra collait au score par son pied précis et précieux. Jusqu’à l’égalisation, enfin ! … par Nakaitaci après un coup de pied rasant de Strettle. Parra donnait l’avantage aux siens par sa transformation à la pause. 16-14... ouf !

Mais le tour de manège n’allait pas en rester là. Un festival d’essais en seconde période allait donner le tournis à tout un stade en émoi.

Essai de Lapandry dès la reprise, suivi par celui de Fofana puis Vahaamahina. Clermont s’envolait et décrochait le pompon du bonus offensif au passage, de quoi s’offrir une première place garantie jusqu’au prochain tour. Mais ce tour-ci était loin d’être terminé.

« Accrochez-vous ! tournicoti tournicota … »

Et voilà Buttin à nouveau qui passait l’en-but clermontois redonnant des frissons au public. Qu’à cela ne tienne ! Strettle y allait de son numéro spécial avec un petit par dessus pour lui-même et l’essai au bout. Grandiose !

Pendant ce temps Rougerie rendait hommage à sa manière à « Axel 8 » en honorant son poste, à faire marrer ses coéquipiers qui en laissaient filer Buttin et Talebula pour un nouvel essai bordelais.

Bordel, mais c'est qu'ils ont le bonus offensif, ces cons !

Le sort du match était scellé à cinq minutes de la fin, mais pas le spectacle. Timani pour Clermont et Doubrère pour Bordeaux parachevaient ce tour de manège hallucinant avec onze essais à la clé. Wouahou !

Monsieur Foley, j’espère que le rugby de Clermont et de monsieur Rougerie vous aura régalé comme cela l’a été pour tous les spectateurs sur place ou derrière leur télé.

Dans la poule 5, Clermont fait un carton plein mais laisse un point de bonus à Bordeaux, mérité et précieux pour la suite. Car l’Ulster n’a gagné que petitement devant Exeter samedi (19-18) restant juste derrière des Bordelais, bien placés pour espérer concurrencer au moins les meilleurs deuxièmes. Tant mieux !

 

En bref…

Dans la poule 1, dimanche soir, le Racing 92 s'est incliné au Leicester (27-17) sans point de bonus pour son entrée dans la compétition. Dominés en conquête, paraît-il, malgré leur Carteroïde en grande forme, les Racingmen n'ont pas réussi à renverser le cours du match et pointent à la dernière place... mais avec un match de moins.

Tout comme le Munster ... sauf que lui prend la tête du groupe après sa victoire bonifiée samedi face à Glasgow (38-17). Anthony Foley peut reposer en paix, Thomond Park semblait inébranlable après l'hommage chanté poignant de ses joueurs et son public.

Dans la poule 2, Toulouse, dimanche après midi sur France 2, s'est laissé empêtrer par le rythme de la chaîne, tel un Druker sur son canapé rouge, accueillant son invité, les London Wasps, avec un peu trop de respect (20-20).

Les guêpes londoniennes ont piqué les Toulousains à Ernest Walon, décrochant un match nul en fin de rencontre alors qu'il y avait la place de mieux faire... et surtout l'obligation pour les locaux de mieux faire. Encore une fois dans une poule où dix points sont offerts pour la double confrontation avec le Italiens, Toulouse se tire une balle dans le pied et va devoir batailler pour une meilleure deuxième place... pour le coup, pas méritée.

Dans le même temps les Irlandais de Connacht se déplaçaient chez les Zèbres comme on pointe chez Pôle Emploi pour repartir avec l'indemnité du bonus offensif due (7-52). Une deuxième victoire qui leur offre la première place du groupe.

Dans la poule 3, Toulon est allé gagné à Sale vendredi soir (5-15), sans briller une nouvelle fois, alors que le point de bonus semblait largement à la portée des stars varoises.

De leur côté, les Saracens ont fait le job, eux, face aux Scarlets (44-26) et prennent logiquement la première place devant les Français.

Dans la poule 4, samedi après midi, Castres a tout simplement surclassé Northampton (41-7), les Anglais, à l'image de leur "petit" numéro huit frenchie Picamoles, ont été inexistants.

Montpellier s'est également racheté de sa défaite la semaine passée en prenant le dessus sur le Leinster (22-16), sans pouvoir empêcher les Irlandais de prendre le point de bonus qui les place devant les deux clubs français, à un point. 

La double confrontation franco-française à venir devrait en laisser un sur le carreau. On a hâte d'être en décembre pour la suite de cette compétition. 

Tous les résultats officiels du week-end >> 

 

En ce qui concerne la Challenge Cup, vous trouverez également tous les résultats sur le site officiel de l’EPCR.

 

La semaine prochaine…

On retrouve notre bon vieux TOP 14…

Pour une 9ème journée qui ne devrait laisser personne indifférent, tant la lutte est rude à tous les étages.

 

Au programme à partir de samedi 29 octobre :

  • Pau – Toulouse, à 14h45 (C+ sport) : une place dans le peloton des six,
  • Stade Français – Lyon, à 18h30 (r+) : ne pas décrocher maintenant,
  • Montpellier – La Rochelle, à 18h30 (r+) : pour une grosse prise de tête,
  • Toulon – Grenoble, à 18h30 (r+) : opération podium,
  • Bayonne – Racing 92, à 20h45 (C+ sport) : en sursis.

Puis dimanche 30 octobre :

  • Castres – Bordeaux, à 12h30 (C+ sport) : rentrer dans le rang,
  • Brive – Clermont, à 16h15 (C+) : derby sans concessions.

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16 octobre 2016

Les brèves d'Ovalie - Edition n°235

Deux jours, deux deuils...

CHAMPIONS CUP... 1ère journée                 Toulon – Saracens        23 – 31

Des Toulonnais blanc-pâle

Mieux valait être aveugle pour voir ça !

Samedi après-midi a été une journée noire pour le rugby français, en deuil. Pas que pour Toulon. Castres, Toulouse et Montpellier ont aussi pleuré leur rugby.

Dimanche c’est tout le rugby irlandais qui le portait à son tour, après la disparition tragique du manager du Munster, Anthony Foley, succombant à une crise cardiaque dans son hôtel à Suresnes, quelques heures avant le coup d’envoi de son équipe face au Racing, à Colombes. Le match a été logiquement reporté.

Par contre, il n’a pu en être de même pour le choc entre le triple champion d’Europe et le champion en titre anglais à Mayol. Alors que, dès l’entrée des joueurs sur le terrain, on a frôlé des arrêts du cœur par centaines dans ses tribunes toutes neuves.

Le match a bien eu lieu et s’est soldé par une défaite amère du club varois que son directeur "fantasque" a eu beaucoup de mal à digérer après.

Il en a même appelé à la vision de Gilbert Montagné pour confirmer les en-avant que n’aurait pas vu l’arbitre, « mauvais », de la rencontre, John Lacey.

Sans doute, le chanteur aurait-il préféré être sourd que d’entendre ça.

A moins que…sous les sunlights de Mayol le match se soit raconté en une toute autre musique.

Certes, Toulon n’avait pas toute la nuit pour nous faire aimer son jeu, mais juste 80 minutes. En attendant ce sont les Saracens qui dès le premier couplet lui ont chanté : « Viens danser ! Si tu aimes le jeu du Pacifique, t’as rien à faire qu’à nous regarder jouer, tu vas y trouver quelque chose de magique, essaye de prendre la main… viens danser ! »

Et en une mi-temps les Sarries ont fait valser un petit Toulon, blanc-pâle... dans sa nouvelle tunique comme dans son jeu.

Maitland pour le premier essai en coin au bout de dix minutes. Wigglesworth sous les perches, cinq minutes plus tard. Et enfin Wyles, juste avant la pause, après une séquence de toute beauté.

25-6 pour les visiteurs à la pause. Les locaux n’ont rien vu venir, aveuglés par l’éclat des actions de leurs adversaires, quand eux n’ont absolument rien montré.

En seconde période, ils vont pourtant se réveiller et ouvrir les yeux… enfin !

Chilachava puis Habana, avant l’heure de jeu, vont concrétiser leurs temps forts par deux essais et revenir sur les talons des Sarries, avec le point de bonus défensif en poche, en attendant mieux. Toulon reprenait des couleurs, mais pas encore le rouge gagnant qui a fait ses heures de gloire.

Car les Saracens sont restés toujours aussi appliqués et dangereux, quand les Varois ont multiplié les fautes grossières, Habana offrant une ultime pénalité à Farrell en fin de rencontre qui privera finalement les Toulonnais du point de bonus défensif.

Trop attentiste et irrégulier, Toulon s’est tiré une balle dans le pied dans ce premier rendez-vous crucial à côté duquel il est passé.

Le triple champion d’Europe semble déjà faire le deuil de son prestige et de ses titres. Cela va être compliqué d’aller chercher des points chez les Saracens et gagner toutes les autres rencontres face à deux outsiders coriaces.

Dès la semaine prochaine les Varois auront du fil à retordre chez les Anglais de Sale, défaits chez les Scarlets (28-11) samedi au Pays de Galles. Les Gallois et les Sarries prennent les commandes de la poule 3.

 

En bref…

Dans la poule 1, vendredi soir, les Ecossais de Glasgow ont ouvert le bal de cette Champions Cup avec la manière, en écrasant les Anglais de Leicester avec le bonus offensif (42-13).

Ils prennent logiquement la tête de ce groupe en attendant que le Racing 92 joue son premier match la semaine prochaine à Leicester. Pas une mince affaire chez ces Anglais dans l’obligation de gagner.

Dans la poule 2, Toulouse retombe dans ses travers en collectionnant déjà ses premiers regrets après avoir perdu de deux points chez les Irlandais de Connacht (23-21). Menant de 10 points à la pause, les Toulousains n’ont rien marqué en seconde période, un manque de réalisme (au pied encore) qui n’augure rien de bon pour la suite.

Heureusement il y a les Zèbres italiens pour récolter dix points cadeau comme l’ont fait les Anglais des Wasps en les atomisant chez eux avec un score fleuve presque humiliant (82-14).

Mais avant Toulouse devra battre ces Anglais à Ernest-Wallon dès dimanche prochain.

Dans la poule 4, ce samedi noir a vu Castres et Montpellier échouer lors de leurs premières sorties européennes.

Le premier s’est fait étriller chez les Irlandais du Leinster (33-15). Rien à dire.

Le second a laissé échapper une victoire qu’il croyait tenir, sur une ultime pénalité, à Northampton (16-14). Un match cadenassé avec un Picamoles éblouissant de tout son talent et de toute sa puissance, mais pour le compte des Rosbifs. Dur à avaler !

Les deux clubs français recevront le week-end prochain. L’occasion de se racheter et d’espérer.

Dans la poule 5, dimanche après midi, enfin le rugby français a retrouvé des couleurs grâce à ses deux représentants.

Bordeaux, d’abord, en renversant dans les cinq dernières minutes un match mal barré face aux Irlandais de l’Ulster (28-13). Talebula, nous a régalé d’une séquence de jeu phénoménale, en solitaire, pour aboutir à un essai de pénalité logique après une faute intentionnelle qui empêchait Serin de marquer, juste avant qu’il ne reçoive l’offrande de l’ailier sauveur, fraîchement entré. Deux minutes plus tard, un troisième essai du pilier Taofifenua scellait le sort de la rencontre. Regardez plutôt ici >> !

Clermont, ensuite. Et comment ! Une véritable leçon de rugby donnée aux Anglais d’Exeter (8-35), chez eux. Avec cinq essais et le bonus offensif en poche, les Jaunards ont tout simplement fait forte impression pour clore cette première journée européenne. Voyez plutôt en images ici >> !

Les Bordelais sont avertis, eux qui avaient privé les Auvergnats de quart de finale la saison passée, ils vont devoir les retrouver au Michelin dès samedi prochain. Ils peuvent être sûrs que les Clermontois n’ont pas oublié.

Tous les résultats officiels du week-end >> 

 

En ce qui concerne la Challenge Cup, vous trouverez également tous les résultats sur le site officiel de l’EPCR.

 

La semaine prochaine…

L’Europe poursuit sa quinzaine festivalière…

Cette deuxième journée sent déjà la poudre, ou le sapin, selon.

 

A suivre, pour commencer vendredi 21 octobre :

  • Sale – Toulon, 20h45 (beIN) : confirmation de rachat ou de vente…

Puis samedi 22 octobre :

  • Castres – Northampton, 16h15 (beIN) : devenu un classico,
  • Clermont – Bordeaux, 16h15 (beIN) : un petit goût de vengeance.

Enfin, dimanche 23 octobre :

  • Montpellier – Leinster, 14h (beIN) : un vrai choc !
  • Toulouse – London Wasps, 16h15 (Fr2) : un vrai test,
  • Leicester– Racing 92, 18h30 (beIN) : une première à corps reposés.

Tous les matches >>

 

S’agissant de la Challenge Cup et les 7 autres clubs du TOP 14, veuillez consulter le site officiel de l’EPCR qui vous en détaillera le programme.

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10 octobre 2016

Les brèves d'Ovalie - Edition n°234

La face B du XV toulousain

TOP 14... 8ème journée                         Clermont – Toulouse        29 – 25

Le retour gagnant de Tekori

Mieux que l’original !

La version du jeu toulousain interprétée par un groupe largement remanié dans l’enceinte du stade Marcel-Michelin a entraîné les joueurs clermontois dans un folklore inattendu jusqu’à leur faire tourner la tête et effondrer leur mêlée durant tout le match.

Un jeu éclectique et surprenant, une musique d’un nouveau genre, loin du refrain prévisible des trois-quarts classiques entonné à tue-tête ou à tu-t’entêtes-à-jouer-au-large.

Un tube de la face A qui se voulait jusque-là efficace à faire danser les essais sur la piste mais qui finissait toujours par les faire rasseoir devant l’en-but à chaque couplet d’une journée de championnat.

Alors que de l’autre côté du disque, une musique inattendue... pas assez entendue dans les radios du TOP 14, en manque de temps d'écoute et plein d’enthousiasme surtout, a trouvé le bon rythme pour faire plier la conquête rock’n’roll du leader auvergnat.

Pas de Dusautoir, de Maestri, de Médard, de Fickou et de bien d’autres titulaires encore. Mais Doussain à la baguette et surtout, une première ligne impressionnante composée de Baille, Tolofua et Johnston qui dégonflera à elle seule la mêlée du géant du pneu.

Comble d’ironie, la pelouse du Michelin aurait été très favorable à la puissance de la mêlée toulousaine.
Merde alors !

Mais heureusement, le danseur auvergnat avait sa botte secrète.

Et il a pu s’en remettre à son buteur, Morgan Parra, pour garder le tempo du match et du score, par un sans faute au pied remarquable et remarqué (7 réalisations sur 7), et venir à bout d’une formation haut-garonnaise la main sur le ballon durant presque tout le match.

Pourtant cela avait plutôt bien commencé pour les Jaunards qui ont inscrit rapidement un premier essai par Iturria après un raté de Marques qui s’est fait intercepter le ballon par Lopez. Le demi de mêlée visiteur sera le seul point noir de cette séduisante équipe toulousaine, manquant la moitié de ses tentatives au pied après cette première bourde.

Car c’est logiquement que le pilier droit visiteur, Johnston, concrétisait au bout de vingt minutes la domination de son pack sur un groupé pénétrant pour le premier essai toulousain.

Si Marques n’a pas su le transformer, Parra, lui, a enquillé les pénalités et permis aux siens de creuser l’écart jusqu’à l’essai de Lamérat après une belle percée de Fofana.

Toulouse, qui dominait par ses avants, s’est vu une nouvelle fois récompensé juste avant la pause, par un deuxième essai de Tekori qui a transpercé la défense locale, la tête aux vestiaires sans doute. La transformation de Marques réduisait tout de même l’écart à 8 points.

En seconde période, ça a été la même chanson. D’un côté Clermont, sans mêlée, se faisait sanctionner, prenant au passage deux cartons jaunes et un essai de pénalité. De l’autre, Marques s’emmêlait les pinceaux sur ses coups de pieds et laissait filer des points précieux au tableau d’affichage quand Parra parachevait son sans faute.

Le leader au final restera leader quand les Toulousains prendront un point de bonus défensif plus que mérité et donneront plus que des points de satisfaction à leur entraineur, Ugo Mola, désormais bien emmerdé avec ses titulaires au repos pour aborder la quinzaine européenne.

Parce que franchement, elle avait de la gueule cette équipe-là !

 

En bref...

La Rochelle (2) – Toulon (4)                  17 – 17

Une belle opération, tout compte fait

Les Maritimes cèdent leur deuxième « nul » à domicile après celui face au leader clermontois.

Après cinquante minutes d’anesthésie totale de ses membres, le XV rochelais s’est réveillé en salle d’opération du stade Marcel Deflandre avec un gros mal à la tête quand le Varois Carraro venait de plonger dans son en-but et le plonger alors dans le doute.

« C’est grave docteur ? »

Mais les symptômes de la bonne forme de l’agent Broke James à l’ouverture et l’attention au jeu de Steeve Barry au centre, les deux atouts précieux des Maritimes, laissaient à penser que non. A un quart d’heure du terme, l’ailier du « Sept » égalisait en coin sur une superbe action au large.

Le rétablissement acquis (du score), les Rochelais pensaient sortir sans séquelles de ce match quand James rajoutait les trois points de la victoire. Seulement une ultime pénalité sur le fil offrait les points d’égalisation au docteur Bernard qui confirmait la fragilité du club maritime, pourtant en bonne santé en tête du classement.

Toulon effectue, quant à lui, une bonne opération, en bonne place dans le TOP 6.

 

Montpellier (3) – Castres (10)                28 – 19

Un poids au dessus

Quand on parle du MHR on montre tout de suite les muscles et les kilos. Parce qu’il y en a.

Le pack d’avants montpelliérain a encore été au dessus de la mêlée, fermée, poussant son adversaire systématiquement à la faute. Ce qui a permis notamment au pied de Botica, l’arrière héraultais dans tous les coups, de donner l’avantage aux siens en première période avant que la puissance du troisième ligne Qera ne concrétise avant la pause le seul essai local, en réponse à Grosso vingt minutes plus tôt.

La seconde période aura été à l’avantage des visiteurs. En vain, tant les Tarnais, peu en réussite au pied, laisseront filer le match et le bonus défensif.

Le MHR reste aux avant-postes sur la dernière marche du podium quand le CO voit la zone relégable se rapprocher derrière eux.

 

Grenoble (13) – Bayonne (14)                44 – 16

Fuis-moi, je te suis…

Bayonne n’a pas dit son dernier mot après sa lourde défaite au Stade des Alpes. Si Grenoble a enfin relevé la tête en offrant une victoire bonifiée à son public et sa dernière place à son actuel adversaire du jour, vraisemblablement futur adversaire de demain… en PRO D2, il n’en reste pas moins que le chassé-croisé des deux actuels relegables n’a pas fini sa course infernale contre la montre.

Certes, devant, des potentielles proies ne sont qu’à portée d’une victoire. Le championnat est long et les aléas nombreux sur une saison, chacun le sait.

C’est pourquoi les Isérois ont voulu marquer un grand coup (et comment ! Cinq essais) et montrer à leurs adversaires, quels qu’ils soient, qu’ils savent jouer au rugby et qu’ils ne comptent pas se laisser faire.

Quant aux Basques, ils enchainent leur septième match sans victoire. De quoi s’inquiéter quand même. Je les vois mal, eux, s’en sortir, au vu de leur potentiel de jeu… courageux mais limité.

 

Lyon (9) – Pau (12)                                 27 – 22

La peur du LOU

Le bonus offensif en poche à l’heure de jeu, avec 3 essais (Tuifua, Michalak, essai de pénalité), le LOU sort son meneur de jeu, Michalak, demi de mêlée pour l’occasion… et patatra !

Pau refait alors surface. Essai de Votu qui reprend le point de bonus aux locaux pour le donner aux visiteurs et inflige une fin de match de terreur à son hôte, tout prêt de céder un deuxième essai et la victoire.

Ouf ! Le LOU n’a finalement pas mangé la feuille de match et laisse les Palois derrière à 5 points du premier relégable.

 

Racing 92 (8) – Stade Français (11)      29 – 22

Le jeu du « chat »

Samedi après-midi, à Colombes, le derby de la capitale a tourné au jeu du chat et de la souris. Arias répondait à Imhoff, chacun sur son aile, quand Machenaud répondait à Dupuy au pied, avec un retard de deux pénalités à la pause, qui faisait les affaires du voisin parisien (10-16).

Mais au retour des vestiaires le buteur francilien s’offrait l’égalité parfaite avant l’heure de jeu et que ce jeu, du chat et de la souris, ne révèle un dénouement inattendu.

Entré à l’heure de jeu en place de Lacombe, Camille Chat allait mettre tout le monde d’accord. « Le Chat, c’est moi ! »

Paniqués sur une ultime pénalité, les Parisiens se sont alors tous perchés sur le porteur du ballon, offrant une occasion en or au vrai « Chat » de se saisir du ballon et de toucher avec l’en-but.

« Chat ! » La victoire du Racing était acquise tandis que Machenaud se chargeait de retirer le point de bonus défensif au Stade français.

Jeu cruel qui enlève plus qu’une épine au pied des Racingmen, empêtrés dans une polémique de corticoïdes décelés lors de la dernière finale, il était moins une que Lorenzetti nous parle d’une nouvelle affaire d’hémorroïdes.

Le Racing recolle au TOP 6 quand Paris s’en éloigne à nouveau.

 

Bordeaux (5) – Brive (7)                         27 – 25

Jusqu’au bout…

Quand on vous disait la semaine passée que Brive n’était pas une petite équipe !

Les Bordelais ont du s’employer jusqu’au bout pour tenir un match que les Brivistes leur ont rendu compliqué, marquant à la dernière minute pour décrocher le point de bonus défensif. Encore cinq minutes et Bordeaux aurait pu perdre ce match.

Peut-être pas. Mais le jeu « dur » des visiteurs a permis à Laranjera de scorer autant de fois qu’on lui aura permis en première période, remplaçant impeccablement Germain dans l’exercice (ce dernier rentrera à la demi-heure de jeu pour remplacer Cabannes blessé, ne reprenant le but qu’une fois)

L’essai de Ashley-Cooper en première période ne suffira pas à compenser les points brivistes qui prennent les devants en seconde sur deux nouvelles pénalités dont celle de Germain à plus de 50 mètres.

Heureusement Beauxis et Connor donneront de l’air aux Girondins avec un deuxième essai sur un coup de pied génial pour lui-même de l’ancien ouvreur international avant la passe décisive pour son ailier. Une égalisation que Beauxis bonifiera par trois nouvelles pénalités jusqu’à l’essai opportuniste de Koyamaibole, encore lui.

L’UBB et Brive occupent les dernières places du TOP 6 et ont démontré qu’ils étaient de sérieux outsiders.

 

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

Le IV Nations en bref...

Afrique du Sud – Nouvelle-Zélande     15 – 57

Comme un ouragan…

9 essais à zéro. Il n’y a pas que Matthew qui a tout balayé sur son passage ce week-end.

L’Afrique du Sud  ne l’a pas vu venir… tout du moins avec cette violence là !

Le XV All Black a soufflé sur les Springboks avec une puissance qu’on ne lui connaissait pas encore.

9 essais à zéro. Une déculottée devant un public désemparé, ne voyant plus comment aidé ses joueurs à regagner les abris en dehors de leur en-but. Une humiliation de plus alors que les Sud-Africains avaient espéré terminer sur un match référence qui leur aurait rendu les honneurs de leur rang, deuxième nation mondiale du rugby.

Que nenni ! 9 essais à zéro. Ils n’ont tout simplement pas existé devant tant  de puissance et d’intelligence de jeu de leur adversaire, décidément sur une autre planète. Un carton plein de points (30 sur 30) qui confirme son hégémonie dans ce sport sur tout le globe terrestre.

Les Globes trotters du ballon ovale ont tout simplement fait le show soufflant l’effroi dans la défense sud-africaine. Dagg, Perenara et Barret pour chacun un doublé, quand Taylor, Smith et Squire parachevaient la démonstration.

La deuxième place se jouait donc dans le match suivant, laissant une chance pour le Springboks en cas de victoire non bonifiée des Pumas.

 

Argentine – Australie                            21 – 33

Comme un acte manqué…

Les Pumas n’auront pas réussi l’exploit de ne pas terminer à la dernière place et encore moins de prendre la deuxième aux deux mastodontes du rugby de l’hémisphère sud que sont l’Afrique du Sud et l’Australie.

Les Argentins ont toujours couru après le score face à des Wallabies intraitables et inspirés les premiers. A deux essais partout en seconde période, on aurait pu croire à un renversement de situation. En vain, les Australiens en ajouteront deux de plus à leur compteur, logiquement.

On sait le rugby argentin à niveau, on l’a vu à la dernière coupe du monde, mais il manque encore un petit palier pour espérer mieux que la dernière place. La saison prochaine, sans doute.

 

Classement : 1- Nouvelle-Zélande 30 pts ; 2- Australie 13; 3- Afrique du Sud 10; Argentine 5.

  

La semaine prochaine…

Place à l’Europe !

La Champions Cup et sa petite sœur, la Challenge Cup, sont de retour pour une quinzaine de « super rugby » où nos clubs français auront l’occasion de valider leur état de forme avec ce qui se fait de mieux dans l’hémisphère nord.

Que des affiches de prestige !

 

Côté Champions Cup, ça commence samedi 15 octobre :

  • Leinster – Castres, 16h15 (beIN) : le choc,
  • Toulon – Saracens, 16h15 (beIN) : l’électrochoc,
  • Connacht – Toulouse, 18h30 (beIN) : le piège irlandais,
  • Northampton – Montpellier, 18h30 (beIN) : la crème anglaise.

Puis dimanche 16 octobre :

  • Bordeaux  Ulster, 14h (beIN) : bien rentrer dedans,
  • Racing 92 – Munster, 16h15 (Fr2) : un plat de résistance direct !
  • Exeter – Clermont, 18h30 (beIN) : un rosbif pas si tendre.

Tous les matches >>

 

En ce qui concerne la petite compétition de la Challenge Cup qui concerne les 7 autres clubs du TOP 14, je vous invite à consulter le site officiel de l’EPCR qui vous en détaillera le programme.

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03 octobre 2016

Les brèves d'Ovalie - Edition n°233

Un Coujou... un coup joue pas !

TOP 14... 7ème journée                         Brive – Racing 92        25 – 16

Toute la puissance de Koyamaibolé...

Faut y arrêter avec le refrain du petit poucet briviste qui vient à bout de l’ogre visiteur par le cœur et les tripes. Au stade Amédée-Domenech, c’est plutôt

« on t’écœure et on t’étripe »

Thibault Dubarry, le troisième ligne du Racing, était sur le pré, lui, dans les zones sombres des rucks. 

Il démêle pour nous le vrai du vieux mythe :

« [C'est une équipe qui] joue intelligemment en s’appuyant sur ses bases, ses qualités. Ils ont été très bons en conquête et pour nous faire tomber dans leurs pièges. C’est frustrant de jouer contre une équipe aussi pragmatique. Je souhaite bien du courage à ceux qui vont se rendre en Corrèze. Brive n’est pas une petite équipe. Loin de là, même. »

Loin de leur niveau, surtout, les Racingmen ont déjoué samedi soir devant les Coujous. Ou plutôt, les Coujoux les ont fait déjouer en les faisant tomber justement dans ces pièges tendus par un duo implacable : un pack d’avants qui enserre sa proie pour en assurer la conquête avant que le pied de Gaëtan Germain ne ramasse les points dans sa gibecière. Imparable !

Quand on connaît la puissance du pilier francilien Tameifuna, on en arrive à se demander par quelle roublardise son vis-à-vis Lucas Pointud parvient à prendre systématiquement le dessus.

Secret de mêlée bien gardé, pour ces braconniers de la conquête au sol...

piégeant des zozos de plus de cent kilos avec on ne sait quels gluaux pour les garder liés et impuissants aux branches de leur première ligne.

Difficile de jouer ensuite pour l’adversaire, aussi champion soit-il, quand tu n’as pas le ballon. Et les Racingmen ne l’ont pas eu suffisament pour faire plus parler la poudre de leurs trois-quarts en l’absence de son génie cartésien néo-zélandais.

Ils ne nous auront servi que de la poudre aux yeux par intermittence, ces Racingmen, marquant les premiers par Imhoff au bout de dix minutes, avant de subir une égalisation par le rouleau compresseur Koyamaibolé (30ème) et la loi du jeu au pied de Germain, par une règle de trois classique et efficace.

Le dernier quart d’heure, en supériorité numérique, ne permettra pas aux visiteurs de renverser le cours de la rencontre. Et pourtant, il y avait la place.

Le cœur et les tripes des Coujous, diront les uns...
leur pragmatisme, diront les autres.

« Je souhaite bien du courage à ceux qui vont se rendre en Corrèze. Brive n’est pas une petite équipe. Loin de là, même. »

A bon entendeur. Thibault Dubarry les aura prévenus.

 

En bref...

Clermont (1) – Castres (9)                     29 – 19

Déjà d'un niveau européen

Le nouveau leader auvergnat a montré qu’il peut enclencher la vitesse supérieure à tout moment quand il est en difficulté. Le CO l’a appris à ses dépens après avoir mené brièvement à la pause, grâce notamment à un essai d’Urdapiletta.

Au retour des vestiaires, Cancoriet et Nakaitaci ajoutaient, en moins de dix minutes, deux essais à celui de Strettle en première période. De quoi imaginer un bonus offensif dans la demi-heure restante. Que nenni !

Car les Castrais ont su hausser leur niveau et se sont battus comme des diables pour recoller au score et tenter de récolter un bonus défensif qui aurait été mérité. En vain.

Un point de perdu de part et d’autre. Mais les deux équipes ont montré qu’elles étaient prêtes pour affronter l’Europe dans quinze jours.

 

Toulouse (5) – Grenoble (14)                  31 – 3

A sens unique

4 essais à rien. Y a rien d’autre à dire sur ce match, sans passion, ni opposition crédible de la part de Grenoblois déjà la tête à la PRO D2 sans doute.

Les Toulousains n’ont pas été plus méchants que ça, s’arrêtant de scorer avant l’heure de jeu (51ème).

Deux équipes qui nous laissent perplexes. La première ira défier l’ogre clermontois au Michelin la semaine prochaine quand la seconde devra impérativement l’emporter chez elle face à son compère relégable basque.

Réveil !

 

Pau (10) – Bordeaux (6)                        28 – 30

Coaching gagnant

Première victoire à l’extérieur pour ces Bordelais qui cherchaient leurs marques hors de leur base depuis le début de saison.

Dans le money-time, les deux remplaçants, Lonca et Beauxis en ont été les instigateurs. Le premier pour intercepter une balle aux Palois et inscrire l’essai égalisateur, le second pour le transformer en deux points de plus au compteur. Le coup parfait.

Un match tendu entre deux formations indisciplinées que Taylor et Madigan (avant l’entrée de Beauxis) ont réglé au pied avant le dénouement que l’on sait. Bordeaux revient dans le TOP 6 et peut préparer sa tournée européenne avec ambition et sérénité.

Quant à Pau, le maintien reste une réalité, tout heureux de voir le couple iséro-basque dans la panade. 

 

Bayonne (13) – Lyon (12)                      22 – 22

Quand la poisse colle aux Basques

Un essai partout en première période et une course poursuite haletante entre deux trios de buteurs.

Armitage, Harris puis Michalak pour le clan des Lyonnais. Du Plessis, Rouet et Lagarde pour celui des Bayonnais. Ce dernier aura le dernier mot, pour un match nul parfait, évitant une cinquième défaite d’affilée au club basque.

Un sursit qui va demander à Bayonne d’aller chercher un exploit à Grenoble pour espérer recoller au LOU, seulement à 5 points devant.

Le championnat est encore long avant de dramatiser pour le second relégable.

 

Stade Français (8) – La Rochelle (2)      31 – 26

Juste à temps

Je n’ai pas vu le match ni le résumé. Bah oui, dimanche j’étais à la campagne, dans une zone reculée de l’Île de France, où le ballon ovale n’avait pas sa place. Ca fait du bien aussi de ne pas aller à la messe ovalienne de temps en temps.

La Rochelle, à l’image de James, a raté le coche, semble t-il pour un nouvel exploit à l’extérieur. Tant mieux pour Paris.

 

Toulon (3) – Montpellier (4)                     28 – 6

Toulon passe au vert

Je n’ai pas vu le match ni le résumé. Bah oui, dimanche j’étais à la campagne, dans une zone reculée de l’Île de France... ah oui, vous savez.

Apparemment le voyant était au vert chez les rouge de Toulon inaugurant un Vélodrome sous sa nouvelle couleur sponsorisée : Orange.

Le MHR n’a pas existé semble-t-il, dans un match en trompe-l’œil en lisant la presse spécialisée ce matin. Pas de quoi s’alarmer pour les Montpelliérains toujours dans le carré de tête juste derrière son bourreau du week-end. 

Le RCT est toujours à vendre et son fonds de commerce vient de prendre de la valeur. Bonne nouvelle, Mourad ! Sèche donc tes larmes, tu vas encore nous saloper le Midol !

 

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

Le IV Nations en bref...

Afrique du Sud – Australie               18 – 10

Suspense jusqu’au bout

Les Springboks se sont mis en bonne position pour terminer avec brio cette édition du Rugby Championship en s’imposant à domicile face aux Australiens, désormais derrière.

Sans avoir brillé outre mesure et grâce uniquement au pied d’un Morné Steyn retrouvé, les Sud-Africains auront l’occasion la semaine prochaine de s’offrir une finale pour la seconde place face aux All Blacks invaincus dans ce tournoi quand les Australiens tenteront de leur barrer la route, en cas de défaite, en s’imposant en Argentine.

Seulement les Pumas n’ont pas dit leur dernier mot. Car une victoire bonifiée contre les Wallabies couplée à une défaite probable des Springboks leur offrirait une deuxième place à hauteur de ces derniers.

Quel suspense !

 

Argentine – Nouvelle-Zélande         17 – 36

Carton plein

5 fois 5 = 25. Un tournoi plein, avec 5 bonus offensifs sur 5.

Les All-Blacks sont aussi effrayants que leur jeu est époustouflant. Un rugby d’une autre sphère… l’hégémonie-sphère du sud. 

4 essais en dix minutes, en fin de première période et début de seconde. La messe était dite et les Pumas s’en retournaient à leurs chères études de ce sport qui n’en finit pas de lui infliger des leçons. Mais l'essentiel est d’apprendre. Et pour ça, on peut voir que les Argentins apprennent vite.

A suivre la semaine prochaine face à l’Australie. Une affiche alléchante.

 

Classement : 1- Nouvelle-Zélande 25 pts ; 2- Afrique du Sud 10; 3- Australie 9; Argentine 5

  

La semaine prochaine…

Le IV Nations nous délivrera le nom du dauphin des All-Black.

Quand le TOP 14 nous offrira des affiches aussi séduisantes pour une dernière avant la quinzaine européenne.

 

Au programme du TOP14 à partir de samedi 8 octobre :

  • Racing 92 – Stade Français, à 14h45 (C+ sport) : le derby de la peur,
  • Bordeaux – Brive, à 18h30 (r+) : s’installer en haut,
  • Grenoble – Bayonne, à 18h30 (r+) : le couteau sous la gorge,
  • Montpellier – Castres, à 18h30 (r+) : réaction explosive,
  • La Rochelle – Toulon, à 20h45 (C+ sport) : Attention à la « Déflandration ».

Puis dimanche 9 octobre :

  • Lyon – Pau, à 12h30 (C+ sport) : malheur au perdant
  • Clermont – Toulouse, à 16h15 (C+) : préparons l’Europe.

 

Au programme du IV Nations, samedi 8 octobre : 

  • Afrique du Sud – Nouvelle-Zélande, 17h05 : faire tomber le maître.
  • Argentine - Australie, 20h30 : comme une finale.

Posté par NewZeland2011 à 12:06 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
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