L E S B R E V E S D O V A L I E . C O M - l'Hebdo du Rugby par Antonio -

16 septembre 2018

Les brèves d'Ovalie - Edition n°320

Le ballet des dauphins

TOP 14... 4ème journée                        Toulouse – Racing 92      30 – 17

                Castres – Grenoble     29 – 13            Stade Français – Toulon     37 – 10

Double plongeon pour Fickou

En Seine et Garonne…

Depuis trois journées, le leader clermontois semble pêcher seul en mer du TOP 14, tranquille, amassant chaque week-end dans ses filets tous les poissons du championnat.

Mais derrière, c’est tassé qu’un ban de dauphins avance, alléché par l’odeur du podium, opérant une danse d’essais tout azimut pour le plus grand plaisir des grands enfants en tribunes.

« Regarde, le bleu au ventre blanc, c’est le Tarnais, maman, il a plongé dans l’en-but ! Tu crois qu’il a attrapé un poisson ? – Y a des chances, mon chéri… »

« Et là ! ... le tout noir, un Toulousain, maman, un Toulousain ! … il a sauté plus haut que le ciel et blanc ! – J’crois même qu’il lui a pris sa dernière munition. »

« Oh ! le Parigot, il est rigolo avec ses éclairs bleus et roses sur le flanc… Il a transpercé le rideau défensif en double salto  – Oui, c’est un Fickou magnifique ! »

« Si ça continue, ils vont finir par nous pourrir notre pêche »,

tempête le capitaine du bateau auvergnat, à la peine en mer du Hameau. (lire plus bas)

Ils sont quatre à jouer des caudales pour gagner leur place de dauphin tout en amusant la galerie du TOP 14 dans des ‘‘défi’’nariums pleins à craquer. Deux en Garonne et deux en Seine.

Samedi après-midi d’abord, dans le bassin de Pierre-Fabre, les cétacés Tarnais ont ouvert les festivités avec un spectacle de touches et de ballons portés qui a rapidement fait plier des Grenoblois trop passifs.

Deux doublés de Rallier et Tulou, symboles de la puissance des avants, contre un seul essai de Oz pour les visiteurs, pourtant accrocheurs. Mais la défense du champion est restée maître de son jeu le reste du temps, infranchissable, offrant un succès bonifié à tous ses spectateurs.

Plus tard dans la soirée, sur la scène d’Ernest-Wallon, un autre show a opposé deux espèces très en vue depuis le début de saison. Les dauphins actuels des Haut-de Seine contre ceux de Haute-Garonne.

Et c’est bien le Stade Toulousain qui a eu le dernier (sur)saut…

Non sans quelques sueurs froides en fin de match. Pourtant tout semblait avoir bien commencé durant les cinquante premières minutes. Avec N’Tamack à la baguette pour servir Mermoz dans le timing, puis Huget décalant Guitoune, récidivant avec Ramos qui retrouvait de nouveau son ailier à la finition pour un doublé.

Le bonus offensif en poche, le spectacle aurait pu s’arrêter là, mais c’était sans compter en face avec le talent de Zébo et d’Imhoff, fabuleux de facilité et contrant les ambitions toulousaines avec deux beaux essais de pleine course. Revenus à sept points, les Franciliens obligèrent Ramos à assurer ses coups de pied pour assurer une victoire des siens, certes large, mais bien fragile en défense, malgré les belles velléités offensives.

Enfin, dimanche après-midi, dans le bassin parisien de Jean-Bouin, les nouveaux dauphins ont enchanté les spectateurs, atomisant les stars toulonnaises, réduites en seconde période au rôle de figurants.

Deux accélérations de Fickou, la première relayée par son compère Danty, et Paris s’envolait dans ses airs pour une victoire qui n’allait plus lui échapper, malgré la riposte de Tuisova avant la pause.

Au retour des vestiaires Panis alourdissait le score avec une troisième pirouette dans l'en-but quand Steyn creusait l’écart avec deux nouvelles pénalités. Il ne manquait que le bonus offensif pour parachever la fête… Qu’à cela ne tienne, sur une action casquette, alors que la défense toulonnaise venait brillamment d’opérer un contre ruck sur une charge parisienne, les Toulonnais cafouillaient un ballon que Pyle était tout heureux de reprendre et d’aplatir dans l’en-but.

Tout à l’image du chaos qui règne dans le jeu varois cette saison, à la traîne.

Pendant ce temps trois dauphins surnagent derrière le XV à moteur du leader...

 

Les autres matches en bref...

Pau (8) – Clermont (1)                          23 – 27

Et à la fin, Clermont gagne…

Elle est loin désormais  la saison ratée des Jaunards. Affublée d’un nouveau visage d’équipe réaliste et heureuse, l’ASM a une nouvelle fois embrassé la victoire, la quatrième sur quatre rencontres possibles.

Pourtant, impulsés par un Jessie Mogg remuant et un Colin Slade efficace, les Palois allaient prendre les devants et donner du film à retordre au leader particulièrement maladroit et contraint de courir après le score tout le match. Parra, au pied, répondait à Slade et Mogg, quand Grosso (pour son retour) inscrivait le seul essai clermontois juste avant la pause, sur la première véritable action d’envergure.

De nouveau distancés dès le retour des vestiaires, après l’essai de Malié, les Jaunards s’en remettaient cette fois à l’indiscipline locale et la botte précieuse de Laidlaw pour rester dans la partie. Jusqu’à cette fin de match tonitruante, avec un banc surchauffé où Ezeala allait mettre à lui seul la défense paloise en panique. Une dernière touche et un groupé pénétrant offraient la victoire aux visiteurs, incroyables de puissance et de détermination.

On aurait dit le Clermont de la saison 2014-2015, celle où il a tout gagné sauf ses deux finales. LOL !

Lyon (5) – Montpellier (11)                    55 – 13

Une faim de Lou

C’est le monde à l’envers. Le CO marche sur l’eau quand Montpellier semble être atteint, lui, de la malédiction du champion depuis le début de saison.

Les hommes de Cotter sont méconnaissables sur le pré, quelle que soit l’équipe en face. Et pourtant, avec tantôt Cruden, Goosen, Pienaar, Picamoles, Nagusa et les clones Du Plessis, excusez du peu, on pouvait espérer beaucoup mieux.

Mais là, rien. Les Lyonnais ont littéralement marché sur leur défense, aussi perméable qu’un slip de laine à grosse maille qui irrite à la longue. 8 essais, presque trop faciles, signés Arnold, Nakaitaci, Couilloud, Roodt, Oosthuizen, Regard et Ngatai deux fois. La réponse de Rensburg  est anecdotique tant les visiteurs n’ont jamais existé.

Le MHR, comme le RCT, peut déjà se préoccuper de son maintien dans l’élite s’il continue à ce niveau de jeu... Une honte pour un club qui a mis autant de moyens.

La Rochelle (7) – Perpignan (14)           37 – 10

De retour à bon port

Les Maritimes ont dû attendre l’heure de jeu pour prendre le large face à des Catalans accrocheurs mais sans les ressources pour résister plus longtemps.  

Il y avait dix partout pourtant quand Murimurivalu relançait enfin la machine offensive rochelaise après le premier essai de Rattez en première période. Trois autres essais suivront dont un de pénalité, à l’image d’une défense catalane aux abois.

Toujours sans la moindre victoire, comme Grenoble, le courage et la générosité ne suffiront pas à cette équipe de Perpignan à l’effectif, semble-t-il, pas calibré pour ce niveau.

Agen (9) – Bordeaux (10)                      22 – 17

Agen c’est du sérieux

Forts d’une première période sans véritable opposition, les Agenais en ont profité pour inscrire leur seul essai par Tanga et assurer ensuite le score par le pied de McIntyre.

Quand les Bordelais se sont réveillés à l’heure de jeu avec une percée de Pélissié, il était déjà trop tard, l’essai de pénalité de fin de match leur assurant néanmoins le point de bonus défensif.

Toujours aussi poussive cette UBB qui n’a pas encore fait ses dents cette saison.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

Le TOP 16 des Féminines... 1ère journée.

Poule 1
Blagnac – Rennes                  26 – 18
Montpellier – Paris                41 – 7
Rouen – Romagnat               0 – 45
Lons – Villelonguet               36 – 12

Poule 2
Lille – Bayonne                      19 – 27
Toulouse – Bordeaux            53 – 0
Tarbes – Bobigny                  0 – 33
Grenoble – Caen                   22 – 0

Tous les résultats et classements >>

Nouvelle formule, je vous disais.

TOP 8 hier, TOP 16 aujourd’hui, en 2 poules, voici la nouvelle version du rugby féminin.

Vous trouverez ici les résultats, à défaut de commentaires pertinents, difficile de trouver des résumés dans les médias, si ce n’est (trop tardivement le lundi) via le compte Facebook du Rugby au féminin France.

A noter la grosse surprise des Bayonnaises de ma joueuse préférée, Pauline Bourdon, face aux redoutables Lilloises de Chloé Pelle et Shannon Izard, mais sans les soeurs Ménager (parties à Montpellier - Merci Bernie !). Cette poule 2 promet de belles confrontations, notamment entre Lille, Toulouse, Bayonne et Bobigny.

D’ailleurs dès la semaine prochaine les Bayonnaises recevront les finalistes haut-garonnaises de la saison passée. Tout comme dans la poule 1, les coéquipières rennaises de Jessie Trémoulières défieront les championnes héraultaises de Safie N'Diaye, et donc, des soeurs Ménager.

 

Les résultats du IV Nations... 4ème journée.

Nouvelle-Zélande – Afrique du Sud        34 – 36

Australie – Argentine                               19 – 23

Rien ne va plus !

Samedi, le rugby de l’hémisphère sud s’est retrouvé la tête à l’envers, les All Blacks puis les Wallabies sur le cul, sur leurs propres terres.

Springboks et Pumas ont décroché, chacun leur tour, un succès historique à l’extérieur.

9 ans que les Sud-Africains attendaient ça et du jamais vu pour les Argentins.

Les champions du monde ont pris de haut les premiers quand les seconds ont surpris des Australiens déjà en manque de confiance.

Les Pumas ont tenu tête à leur hôte, répondant à chaque fois par des essais, quatre en première période, dont deux refusés, leur permettant de mener d’une courte tête et de tenir bon jusqu’au bout.

Quelle belle équipe argentine qu’a monté là Ledesma, après déjà un succès contre les Springboks.

Dans l'autre rencontre, les All Blacks, trop faciles, menant rapidement 12-0, ont vu revenir les gazelles africaines à toutes jambes dans leurs pattes pour se faire dépasser à la pause et courir après le score le reste du match... en vain.

Pire, leur arrogance les a même poussés à ne pas tenter un drop pour la victoire, préférant le panache d’un septième essai qui ne viendra pas. Une bonne raison pour le sélectionneur de fouetter son équipe à coup de fougères afin de leur inculquer l’humilité et le respect du maillot national.

 

La semaine prochaine…

Le TOP 14 nous tient toujours en haleine.

Au programme*  à partir de samedi 22 septembre :

  • Bordeaux – Clermont, à 14h45 : et de cinq ?
  • Grenoble – Perpignan, à 18h : pour une première victoire
  • La Rochelle – Lyon, à 18h : appuyer sur le champignon
  • Toulon – Agen, à 18h : rêver d'un plein
  • Racing 92 – Castres, à 20h45 : duel de patrons

Puis dimanche 23 septembre :

  • Pau – Stade Français, à 12h30 : pas deux fois de suite !
  • Montpellier – Toulouse, à 16h50 : l'heure de vérité 

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du TOP 16 féminin,

Retrouvez ici le programme de la 2ème journée : >> site FFR : competitions-elite-1-feminine


10 septembre 2018

Les brèves d'Ovalie - Edition n°319

Comme un avion sans zèle

TOP 14... 3ème journée                          Perpignan – Lyon            16 – 22

                                         Grenoble – Pau            21 – 24

Et le Lou s'envole avec sa première victoire...

Cloués au sol !

Que ce soit sur le tarmac d’Aimé-Giral ou celui des Alpes, Air USAP et FCG’R n’ont toujours pas réussi à faire décoller leurs machines à gagner.

Un cauchemar pour des milliers de voyageurs qui attendent en tribune depuis quinze jours d’embarquer pour la même destination : la victoire.

Ce samedi, le départ était annoncé vers 20 heures 45 à Perpignan où la compagnie catalane avait affrété un second match à domicile contre des Lyonnais plus à sa portée que les Parisiens de la première journée.

Tous les voyageurs s’étaient présentés deux heures avant pour enregistrer leurs places, conformément à ce qui était précisé sur leurs billets. Seulement, au bout d’un quart d’heure, un essai des visiteurs par Cretin présageait d’un retard à l’allumage.

Rien de bien grave, tentait de rassurer la compagnie dont les deux pénalités de Jackson minimisaient l’incident. Au retour des vestiaires des pilotes, le moteur du XV catalan se mit enfin à rugir quand Pujol aplatissait dans l’en-but visiteur après une longue opération des mécanos depuis leur 22 et une inspiration de Jackson, aidé par une supériorité numérique bienvenue. Une nouvelle pénalité de l'ouvreur irlandais, en local héros, et les spectateurs jubilaient, enfin embarqués dans leur match, menant 16-13.

Ça y est... ils allaient décoller !

Seulement à l’heure de jeu, après le coaching de part et d’autre, l’égalisation de Wisniewski, les doutes réapparurent et les bruits couraient déjà dans les couloirs d’Aimé-Giral. Wisniewski confirmait la baisse de régime du XV catalan en inscrivant en moins des dix minutes restantes deux nouvelles pénalités.

La compagnie perpignanaise avait beau faire le forcing auprès de la tour de contrôle de la défense lyonnaise, rien n’y faisait, pas même une pénalité pour récupérer au moins un point de bonus défensif car c'était la victoire ou rien pour ces voyageurs floués au sol.

Ce ne sera rien, encore une fois. Décollage refusé, au coup de sifflet final. Et c’est le Lou qui s’envolera à leur place, pour sa première victoire, et à l’extérieur.

Par manque de zèle, l’USAP attendra, comme le FCGR, dans un scénario quasi identique, à croire que ces compagnies low cost venues de PRO D2 ne sont pas calibrées pour rivaliser avec le trafic aérien du TOP 14.

Dimanche en début d’après midi, le vol vers la première victoire de Grenoble n’a donc pas eu lieu. Après un retard à l’allumage, encaissant deux essais palois, la compagnie iséroise s’est appuyée sur son buteur, Pourteau, pour restait dans le coup, avant d’égaliser au retour des vestiaires puis caler de nouveau en bout de piste, malgré l’essai de Godener qui lui offrait le point de bonus défensif.

Dur d’être promu, cette saison !

Une aubaine pour un ancien qui a pris cher sur le tarmac francilien de l’Arena et qui aura aussi à lutter pour le maintien dans ce trafic.

 

Les autres matches en deux mots... (car je suis un peu à la bourre)

Racing 92 (2) – Agen (12)                      59 – 7

9 essais à 1… y a pas eu photo, quoi !

Toulon (11) – Castres (5)                       28 – 27

4 à 2… de l’engagement, de la sueur et un gros ouf de soulagement... Merci monsieur Cardona !

Toulouse (3) – La Rochelle (10)             33 – 26

5 à 4… Des Toulousains trop facile, c’était oublier la force offensive en face.

Bordeaux (8) – Montpellier (7)             9 – 9

Non rien, rien de rien, je n’en retiendrai rien… un nul dans toute sa laideur.

Clermont (1) – Stade Français (4)        42 – 20

5 à 2… le patron c’est Clermont, point.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

Les résultats du IV Nations... 3ème journée.

Nouvelle-Zélande – Argentine          46 – 24

Australie – Afrique du Sud                23 – 18

Tous derrière, tous derrière… et eux devant !

Trois matches, trois tôles, trois bonus offensifs… ce Four Nations, comme les précédents, ne laisse aucune place à leurs concurrents, les All Blacks sont trop forts, même avec des absents de marque comme Barrett ou Retallick.

Les Pumas ont pu néanmoins participer au festival du rugby néo-zélandais en inscrivant trois essais sur les terres des champions du monde, sans pour autant les inquiéter, ni gratter un point de bonus défensif.

Dans l’autre match, la bataille a fait rage et rager les Springboks qui avaient cru tenir leur hôte après une bonne première demi-heure avant de se faire punir sur une mauvaise touche et relancer les Wallabies dans une seconde période que ces derniers ont su garder à leur avantage sans briller.

Une première victoire australienne qui ouvre la course à la deuxième place entre les trois protagonistes, loin derrière le maître de la compétition à la fougère.

 

La semaine prochaine…

On reprend les mêmes !

Le TOP 14 a de quoi nous faire saliver avec la course aux premières places pour ne pas être décroché par le leader invaincu. Tout comme Toulouse qui aura à cœur de lui coller au train.

Le réveil toulonnais est aussi attendu que le messie du côté des Varois qui devront se déplacer dans un stade Jean-Bouin chaud bouillant avec son équipe métamorphosée.

Quant aux promus, on ne donne pas cher de leurs peaux à l’extérieur, une occasion pour les Agenais de les distancer.

Au programme* du TOP 14 à partir de samedi 15 septembre :

  • Lyon – Montpellier, à 14h45 : enfin le TOP 6 ?
  • Agen – Bordeaux, à 18h : remonter, et vite !
  • Castres – Grenoble, à 18h : un champion en toute sérénité
  • Pau – Clermont, à 18h : comment faire tomber le leader ?
  • Toulouse – Racing 92, à 20h45 : duel pour la deuxième place

Puis dimanche 16 septembre :

  • La Rochelle – Perpignan, à 12h30 : des Catalans promis à l’enfer
  • Stade Français – Toulon, à 16h50 : deux favoris aux antipodes

 

Du côté du IV Nations aucune surprise à l’horizon.

Voici le programme* de la 4ème journée, samedi 15 septembre :

  • Nouvelle-Zélande - Afrique du Sud, 9h35
  • Australie - Argentine, 12h

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

 Nouveauté !

Fini le TOP 8 !

Le championnat féminin reprend la semaine prochaine dans sa nouvelle formule à 16.

Deux poules de 8 équipes pour 14 journées de phase régulière et une phase finale comme les gars, à partir des barrages.

Le programme en détail ici : >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

 

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02 septembre 2018

Les brèves d'Ovalie - Edition n°318

Arrêt net à l'Arena

TOP 14... 2ème journée                          Racing 92 – Clermont            17 – 40

Betham, bête noire de la défense du Racing !

La défense dans tous ses états...

On ne dira plus U Arena désormais, mais...

Houuuu ! l’Arena !

Je me moque, bien évidemment, tant l’enceinte francilienne qui avait vu en janvier dernier le jeu de l’ASM se fracasser sur sa pelouse synthétique (58-6), jusqu’au K.O impressionnant du jeune Ezeala qu’on avait cru un instant… mort, a assisté sans défense au retour de bâton du jeu auvergnat qui a infligé à son équipe une humiliante correction.

On ne dira plus U Arena désormais, c’est vrai, mais Paris La Défense Arena.

Ainsi l’avaient décidé les propriétaires des lieux avant que la sacro-sainte défense du Racing n’en prenne un sacré coup, dimanche après-midi, par l’armada offensive clermontoise.

Un pied-de-nez plutôt drôle, non ?

Car le Racing ça n’a jamais été Paris, et aujourd’hui clairement plus le roi de la défense. Cette première défaite du club francilien, dans son antre à la pelouse et au jeu superficiels, sonne comme un glas sur ses ambitions affichées, à voir la tête de Lorenzetti après le match et entendre la voix étranglée d'Éric Bayle (son premier supporter) au micro de Canal+ pendant.

Parce que sans conquête et sans munitions offensives comme cela a été le cas en première période, difficile de rivaliser face à une machine déjà rodée comme l’ASM.

Dès les premières minutes, les visiteurs ont mis la main sur le ballon et poussé leur hôte à la faute, Laidlaw engrangeant les points avant que Lopez ne fasse éclater toute sa classe par un drop bien claqué puis une passe millimétrée pour le premier essai de Fofana.

19-3 à la pause pour les Jaunards, c’était mal barré pour les néo-Parisiens.

Et pourtant, dès l’entame de la seconde période, après un coaching payant de la paire Labit et Travers (entrées simultanées de Chat, Gomes Sa, Kakovin, Le Roux et Sanconie), les locaux allaient trouver la faille par Vakatawa et se relancer dans la partie.

Mais c’était compter sans leur indiscipline et leur impuissance à contenir les assauts clermontois. Un plaquage plus que dangereux sur Fofana, soulevé à deux par Le Roux et Imhoff, allait coûter un simple carton jaune au premier fautif alors que le centre international n'était pas loin de retomber sur les cervicales, une faute qui, soit dit en insistant,  avait coûté deux cartons jaunes aux Clermontois fautifs la saison passée pour une action similaire. Je dis ça, je dis tout. Non mais !

Qu’à cela ne tienne, peu de temps après, les Racingmen se retrouvaient à treize pour des fautes répétées attribuées à Gomes Sa en mêlée fermée, ce qui allait offrir des occasions aux Auvergnats de frapper plus fort en inscrivant une pénalité puis deux essais coup sur coup, par leurs ailiers de dépannage, Betham et Penaud, en moins de dix minutes.

Le match était plié. Et ce n’est pas le carton jaune reçu par Fofana pour plaquage haut ou l’essai de Zebo sur la sirène qui allait adoucir le choc.

Le Racing était K.O sur le tapis de son nouveau Paris La Défense Arena.

Une claque monumentale, comme une collision de Vakatawa, qui vengeait alors le jeune Ezeala, écarté volontairement de ce match par Azéma pour ne pas polluer son excellent début de saison par une pression médiatique négative.

Clermont aurait presque pu prendre le bonus offensif, mais après la saison cauchemardesque passée, ne fera pas la fine bouche devant ce beau succès chez un des sérieux prétendants au titre. Forte de ses deux victoires, l’ASM prend logiquement la tête du classement, en attendant un nouveau choc avec son dauphin, de vrais parisiens, cette fois.

Ah oui, j'oubliais... j'aime pas le Racing :-)

 

Les autres matches en bref...

Stade Français (2) – Bordeaux (6)        20 – 8

Moteur diesel mais rugissant

Le XV parisien a attendu le retour des vestiaires pour monter sur ses grands chevaux et enfumer la défense girondine, piloté par un Plisson inspiré, offrant deux essais, à Waiséa puis Hamdaoui, en moins de dix minutes.

Pourtant, menant au score à la pause, grâce au seul essai d’une première période stérile, par Connor, l’UBB n’a pas existé dans le deuxième acte, acculée dans son camp, sans rampe de lancement pour contrer la puissance des locaux, surtout en mêlée.

Castres (3) – Lyon (11)                          19 – 16

Coup de pied… au cul !

On peut dire que le champion de France a été chanceux de repartir avec la victoire après avoir été mené à la pause par des Lyonnais agressifs (3-16) et surtout avoir échoué au pied par six fois sur huit, (in)successivement par Udarpiletta et Kockott.

Pourtant, revenant au score (16-16), en seconde période, grâce à un doublé de Combezou dès le retour des vestiaires (tiens tiens, on dirait le match précédent), le CO a su tenir bon et décrocher sa victoire par un dernier coup de botte, au petit bonheur la chance, de Kockott, à la toute dernière minute.

Dommage pour le Lou qui méritait mieux. Ce match lui restera sans doute en travers de la gorge, après déjà un nul à domicile la semaine passée.

Grenoble (12) – Toulouse (4)                 20 – 23

Coup de pied… au but !

On peut dire que le Stade Toulousain sait être opportuniste à l’extérieur, après son nul à Gerland lors de la première journée.

Ce match aurait pu se terminer par une parité logique au score, tant sur le jeu et l’engagement, les deux équipes ont fait part égale.

Deux essais plein de détermination des Isérois (Kilioni 39è,Tadjer 66è) pour répondre à chaque période aux deux des Toulousains (Bezy 37è, Tekori 48è). Deux transformations et deux pénalités des buteurs attitrés, Pourteaux et Ramos, pour une indiscipline partagée.

Mais en fin de match, le carton jaune infligé à Visinia pour plaquage dangereux, sera reçu 5/5 par le pied de Ramos qui offrira un nouvel avantage aux siens (tiens, on dirait le match précédent !) tandis que les isérois préféraient taper en touche une pénalité pour la gagne plutôt qu'entre les perches pour le match nul.

Un choix regrettable qui évitait un nouveau nul pour les Toulousains en leur laissant la victoire.

 Montpellier (5) – La Rochelle (9)         36 – 14

Goosen trouve l’ouverture

19-0 dans une première période sans partage, gérée au point par le pied de Pienaar et dans le jeu par celui de Goosen (suppléant Cruden à l’ouverture, choix fort de Cotter), les Héraultais sont à la conclusion de deux essais par l’opportuniste Reilhac et Martin avant de regagner le vestiaire.

La seconde période sera une gestion des locaux pour deux nouvelles salves de Willemse et Ruffenach, répondant aux deux belles réactions rochelaises, mais vaines, par Sinzelle et Andreu.

Montpellier s’est rassuré à défaut de montrer autre chose que la puissance de leurs avants, cette fois efficaces face à une défense plus friable et indisciplinée que celle des Castrais la semaine passée. Il ne manquait que le bonus offensif pour un sentiment de mission accomplie.

Agen (10) – Perpignan (13)                    25 – 23

Candidats au maintien… du spectacle

Quel match entre les deux préposés à la relégation, d’après les spécialistes, quel exemple surtout !

Du jeu, de l’engagement, des crampes et du suspense, tout y était dimanche midi à Armandie. Jusqu’au bout du bout, à l’usure des organismes, Agenais et Catalans ont tout donné pour arracher la victoire.

Trois essais pour les locaux (doublé de McIntyre, Vaka) contre deux pour les visiteurs (Château et Selponi), des buteurs en pleine bourre, de près comme de loin, peu de déchets, McIntyre puis Verdu quand Jackson échouait au plus mauvais moment, à la dernière seconde pour la pénalité de la gagne.

Un grand ouf de soulagement pour le public lot-et-garonnais, pas très fair-play sur les tentatives de l’international irlandais. Une première victoire qui fait du bien comme le point de bonus défensif mérité des Catalans qui laissent la place de relégation à un invité plus qu’inattendu.

Pau (8) – Toulon (14)                             20 – 10

Zéro pointé… du doigt

Il paraît que Savea a foulé le pré du Hameau, remplaçant Bonneval après une heure de jeu insipide des Varois et l’illusion d’un essai prometteur de Tuisova dans le premier quart d’heure.

Les locaux ne menaient alors que de quatre petits points (14-10) après leur seul essai de première période par Dougall et trois pénalités de Slade, punissant l’indiscipline des visiteurs.

Mais rien… Vingt minutes où l’ailier champion du monde n’a pas vu un seul bon ballon digne de son nom, à faire avaler le slip fétiche de Mourad dans le vestiaire des visiteurs. Slade en a profité pour passer deux autres pénalités et priver les stars de la Rade d’un petit point de bonus défensif.

Zéro pointé qui ne passera pas inaperçu aux yeux des médias… Toulon est relégable à 24 journées de la fin.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

  

La semaine prochaine…

Quand le TOP 14 vole la vedette au Four Nations.

À Mayol, la réception du champion de France sent déjà la poudre, à canon ou aux yeux, cela dépendra de la prestation des stars varoises et du jeu insufflé par le coach Collazo.

Tandis qu’au Michelin, la bataille pour la première place fera rage dans une confrontation qui promet du spectacle offensif.

Une troisième journée à ne manquer sous aucun prétexte !

Au programme* du TOP 14 à partir de samedi 8 septembre :

  • Bordeaux – Montpellier, à 14h45 : montrer ce qu’on a dans le ventre
  • Toulouse – La Rochelle, à 17h : jouer les premiers rôles
  • Perpignan – Lyon, à 19h : lancer sa saison
  • Racing 92 – Agen, à 19h : (sans se) prendre la tête
  • Clermont – Stade Français, à 21h : déjà en patron

Puis dimanche 9 septembre :

  • Grenoble – Pau, à 12h30 : réaction attendue
  • Toulon – Castres, à 16h50 : allumez le feu… ou éteindre l’incendie

 

Du côté du IV Nations, on ne se fait aucune illusion quant aux succès des hôtes de cette troisième journée.

Au programme* samedi 8 septembre :

  • Nouvelle-Zélande  - Argentine, 9h35
  • Australie - Afrique du Sud, 12h05

 

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

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26 août 2018

Les brèves d'Ovalie - Edition n°317

La rentrée des clashs

TOP 14... 1ère journée            Montpellier – Castres            20 – 25

                                        Toulon – Racing 92            9 – 27

Urios, maître du rugby d'école du CO

Les maîtres affichent leur classe !

Dès la première journée, le champion de France a montré toute l’étendue de sa crédibilité et de son autorité que lui confère son titre.

Dimanche, en clôture de cette rentrée du TOP 14, Castres a de nouveau tenu tête sur l’estrade (Stadium) à ces mêmes élèves indisciplinés qui avaient déjà échoué à la dernière finale, en leur donnant une nouvelle leçon d’humilité, matière que les Montpelliérains avaient séché toute la saison passée, forts d’une invincibilité qu’ils croyaient à toute épreuve.

La veille, le Racing 92 a créé l’exploit, en passant sous silence la classe des stars internationales de Mayol, intimidée au point de ne pas réussir à s’exprimer pendant une heure, incapable de mettre un maul devant l’autre le reste du temps, bafouillant son jeu pour rendre finalement une première copie blanche d’essais.

Les deux grands favoris de l’édition précédente ont été tout bonnement humiliés en public, ramenant une première mauvaise note à la maison qui sera loin de plaire à leurs impitoyables présidents.

De là, à parler de crise, après une première journée, n’exagérons rien.

Quoi que. La déception est moins grande que ce premier résultat est inquiétant. Car si la saison est encore longue, les difficultés à venir seront encore plus grandes tant aussi bien Montpellier que Toulon n’ont rien montré.

Deux essais en force pour le premier, comme si leur rugby se résumait en ballons portés.
Rien pour le second.

On attendait Goosen, on n’a vu que l'indésirable Spedding, parce que pas assez jiff, et pourtant auteur de deux essais et sauvant même la baraque castraise en fin de rencontre. Excusez du peu.

On nous vantait l’arrivée de Webb sur la rade, en raillant Russel et ses boulettes. Le premier était en rade de ballons, le second a fait deux fois la différence, tout seul. Imhoff complétant le troisième essai francilien sur un contre de soixante mètres.

Le Racing, bonifié à l’extérieur, est clairement le grand favori pour le prochain Brennus, même si le champion en titre a montré qu’il ne lâcherait rien, malgré ses modestes moyens.

Car la richesse du rugby se trouve avant tout dans le cœur et les tripes des hommes, vous dirait Urios.

Et un peu aussi quand même dans le portefeuille, j'ajouterais, moi. 

Car les deux plus gros budgets de notre championnat ont impressionné. Paris et Clermont, deux machines à cash et à gagner, qui forment, avec les Franciliens selon moi, le trio de favoris pour le prochain Brennus.

 

Les autres matches en bref...

Perpignan (13) – Stade Français (2)      15 – 46

Le promu bizuté

La rentrée des classes s’est plutôt mal passée pour le bizut catalan, enfin de retour dans la cour des grands.

Les Parisiens les ont atomisés en une mi-temps (3-29) et, malgré le carton rouge contre Parisse, ils ont fait mangé un peu plus la pelouse d’Aimé-Giral aux locaux qui avaient cru avoir fait le plus dur en revenant en seconde période avec deux essais.

Doublés de Macalou et Hamdaoui (nouvel arrière) pour six essais parisiens au final.

Clermont (1) – Agen (14)                       67 – 23

Le réveil du volcan

Dix essais ont explosé à la tête des Agenais dans un Michelin chaud bouillant.

Mais la tâche est loin d’avoir été facile pour les Jaunards, empêtrés dans leurs maladresses et indiscipline en première période, face à des visiteurs toujours aussi courageux et appliqués, McIntyre permettant même aux siens de mener à la pause (15-16).

Mais le retour des vestiaires, après la mise au point d’Azéma, a été fatal aux Lot-et-Garonnais. Sept essais comme un feu d’artifice, avec des Raka et Ezeala étincelants.

Dix essais au final dont quatre doublés (Toeava, Raka, Ezeala et Betham), toute la ligne des trois-quarts s’est régalée, Naqalevu complétant le show, ainsi que le nouveau pilier droit Falatea, remplaçant de Zirak.

 Bordeaux (3) – Pau (12)                        41 – 19

Un nouveau cru enthousiasmant

Bordeaux a fait plaisir à voir jouer samedi, emmené par un Serin impeccable au pied et deux trois-quarts en pleine bourre qu’ont été Ducuing et Lonca, auteurs d’un doublé chacun.

Un bonus offensif acquis dans les dernières minutes tant les Palois ont fait jeu égal pendant plus d’une heure, avec un essai de Daubagna juste après la pause.

Deux équipes qui seront à surveiller et qui risquent de poser beaucoup de problèmes à leurs futurs adversaires.

La Rochelle (5) – Grenoble (10)             28 – 21

Roulis et tangage

Les Maritimes ont dû tenir la barre jusqu’au bout pour mener leur première victoire à bon port.

Même si cela avait plutôt bien commencé avec le premier essai de leur recrue, Andreu (5è), jamais les Rochelais n’ont réussi à distancer des Grenoblois présents tout le match, répondant dès qu’ils en avaient l’opportunité. Il s’en est même fallu de peu qu’ils n’égalisent en fin de rencontre.

Mais les locaux ont tenu bon, quatre essais à deux, dans un vrai duel qui montre encore une fois que rien ne sera facile pour personne dans ce championnat.

Lyon (7) – Toulouse (7)                         16 – 16

Pluie de maladresses

Le temps aura plus joué que les deux équipes sur le pré, incapables de mettre leurs jeux en place dans de telles conditions.

Toulouse aura néanmoins sorti son épingle de ce non-jeu en parvenant à égaliser en fin de match grâce notamment à un drop de Ramos.

Pour le reste, un essai partout à se mettre sous la dent, Oosthuizen en première période pour Lyon, Huget en seconde pour Toulouse.

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

Les résultats du IV Nations... 2ème journée.

Nouvelle-Zélande – Australie          40 – 12

Argentine – Afrique du Sud             32 – 19

Barrett et Sanchez… la grande classe !

Un quadruplé pour le Néo-Zélandais, juste époustouflant face à des Australiens courageux mais toujours impuissants devant la perfection faite home de ces All Blacks, intouchables.

Un essai, un drop et une pénalité pour l’Argentin dans une première mi-temps maitrisée par les Pumas qui ont dominé de la tête et des jambes des Springboks limités. La seconde période, plus compliquée, verra les Sud-Africains revenir, mais pas suffisamment pour l’emporter. L’Argentine décroche ainsi sa deuxième victoire dans le Four Nations (la première étant déjà contre ces Springboks en 2016) et son premier bonus offensif. 

Chapeau bas, Ledesma !

Seulement dans quinze jours, c’est chez les champions du monde qu’il va falloir confirmer.

 

La semaine prochaine…

Le TOP 14 prend ses marques…

De belles affiches en perspectives pour cette deuxième journée, notamment celles à Paris.

Au programme* du TOP 14 à partir de samedi 1er septembre :

  • Pau – Toulon, à 14h45 : tout à démontrer encore
  • Castres – Lyon, à 18h : un champion en confiance
  • Montpellier – La Rochelle, à 18h : un prétendant en plein doute
  • Stade Français – Bordeaux, à 18h : confirmer à la maison
  • Grenoble – Toulouse, à 20h45 : parce qu’ils méritaient mieux

Puis dimanche 2 septembre :

  • Agen – Perpignan, à 12h30 : déjà un air de maintien
  • Racing 92 – Clermont, à 16h50 : déjà un air de finale

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

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19 août 2018

Les brèves d'Ovalie - Edition n°316

Il est mort le phénix !

À l'heure de la reprise...

Premier Grand Chelem, il avait 22 ans.

Disparition du rugby à grand-papa...

Il y a 72 ans, déjà, il renaissait de ses cendres, après s’être consumé sur le bûcher de sa dangerosité, en 1932.

Depuis, il s'était mis debout et avait appris à marcher comme les grands jusqu’à son premier succès en 1954, il n’était encore qu’un enfant. Il avait bien pris, certes, quelques fessées, dont celle mémorable de 1957, mais l’adolescence fut pour lui une période heureuse dont il sortit avec les honneurs d’un premier grand chelem, en 1968…

Il avait alors à peine 22 ans.

Huit autres sacres suivront dans une carrière phénoménale où il marquera de son empreinte la scène internationale, affublé d’un surnom qui lui collera longtemps à la peau : le French Flair.

Seulement, ces dernières années sa santé déclinait, cela se voyait sur son visage, raviné. Il ne marchait plus très droit, se tenait à peine sur ses bases lors des grandes assemblées mondiales, se heurtant à des murs de défense avant de s’écrouler au moindre coup porté, aux tripes comme au cœur qu’il n’avait plus.

Et pourtant en 2011, le French Flair de 65 balais avait bien failli étonner le monde entier.

Depuis 2015, rien n'allait plus, la maladie faisait son œuvre au plus profond de son organisme, le ver était dans le fruit, le virus dans chaque cellule. Professionnalisme, argent à excès, blessures à répétitions, de commotions cérébrales en articulations trop fragiles, les résultats étaient sans appel… Il ne lui restait que peu de temps à vivre.

Et ce mois d’août a sonné le glas et donné raison à tous les lanceurs d’alerte.

L’impensable s’est produit. Un gamin de 22 ans est mort sur un terrain de rugby. Il préparait seulement sa nouvelle saison de PRO D2. Un dernier coup fatal qui aura mis sous terre définitivement le rugby d’une autre époque, celui de grand-papa que la figure de Pierre Camou aura représenté jusque-là...

Le rugby français ne va pas plus mal, il est mort désormais, ce week-end, avec les disparitions simultanées de Louis Fajfrowski et de l’ancien président de la fédération, comme un passage de témoin entre générations qu’on enterre. Tout un symbole.

Renaîtra-t-il à nouveau de ses cendres, sous une forme ou une autre ?

Avec les instances en place, de la Fédé à la Ligue en passant par World Rugby, on peut en douter. Pendant ce temps-là, dans l’hémisphère sud, on joue comme si de rien n’était.

  

Les résultats du IV Nations... 1ère journée.

Australie – Nouvelle-Zélande          13 – 38

Afrique du Sud – Argentine             34 – 21

All Blacks, what else ?

Ils sont tout simplement phénoménaux, intouchables, à se demander pourquoi on organise encore la coupe du monde au Japon l’an prochain. Les Néo-Zélandais ont une nouvelle fois surclassé des Australiens impuissants chez eux.

Six essais signés Smith, Goodhue, Barrett, Retallick et Naholo pour son doublé.

Les Springboks, eux, ont dominé des Pumas, pas encore tout à fait prêts ou métamorphosés comme l’arrivée de Ledesma à leur tête le laissait présager. Pour autant, les Sud-Africains sont loin d’avoir convaincu qu’ils pourraient être un danger pour les favoris, même pas pour les Wallabies.

À suivre… ou pas, si vous êtes blasés (comme moi) par un même scénario recopié une année sur l’autre.

 

Les derniers matches amicaux avant la reprise du TOP 14.

La Rochelle – Agen                     18 – 17          (Marcel-Deflandre)

Clermont – Canada                     54 – 14          (Issoire)

Grenoble – Zèbre                       31 – 7            (Stade des Alpes)

Castres – Sale                            17 – 20          (Pierre-Fabre)

Sharks – Bordeaux                    19 – 17          (Durban, AFS)

Toulon – Lyon                           14 – 21          (Mayol)

Toulouse – Pau                        26 – 21          (Ernest-Wallon)

Perpignan – Racing 92             27 – 26          (Aimé-Giral)

Montpellier Western Province 26 – 7           (Millau)


Deuxième défaite à Mayol pour les hommes de Collazo, ça promet. De son côté, le champion de France montre déjà ses faiblesses, comme Clermont l’an passé. Par contre, les Jaunards, eux, un an après, semblent prêts, comme les deux promus, Grenoble et Perpignan, ainsi que le favori héraultais.

 

Point sur la Coupe du monde...

Samoa et Namibie qualifiés !

Dans le cadre des Play-off, comme on s’y attendait, cet été les Samoa n’ont fait qu’une double bouchée de l’Allemagne (66-15 à l’aller et 42-28 au retour) et seront au Japon dans la poule du pays hôte.

Dans la zone africaine, la Namibie a également gagné sa place ce week-end, dans la poule B (avec la Nouvelle-Zélande et ses voisins sud-africains), en disposant facilement du Kenya (53-28) dans son dernier match.

Il ne reste plus qu’une place à prendre dans cette même poule à l’issue du tournoi de repêchage qui se déroulera en France, à Marseille, les 11, 17 et 23 novembre prochains.

Quatre équipes vont donc de disputer le droit de côtoyer ce qui se fait de mieux dans le rugby mondial, de quoi amuser All Blacks et Springboks et de consoler des Italiens qui se sentaient bien seuls jusque-là.

Le Canada (même en déclin) reste favori face aux petits poucets que sont Hong-Kong, l’Allemagne et le Kenya.

 

Rappel des poules :

A - Irlande - Écosse - Japon - Russie - Samoa

B - Nouvelle-Zélande - Afrique du Sud - Italie - Namibie - Vainqueur des repêchages

C - Angleterre - France - Argentine - États-Unis - Tonga

D - Australie - Pays de Galles - Géorgie - Fidji - Uruguay

 

La semaine prochaine…

Le TOP 14 fait sa rentrée… dans le deuil.

C’est sur la pointe des pieds et la boule au ventre que les clubs et joueurs du TOP 14 vont sans doute faire leur rentrée, après avoir vidé tant bien que mal des infirmeries pleines et s’être recueillis ce week-end sur la tombe d’un rugby en mal de devenir.

Certains impressionnent, comme Clermont, d’autres nous laissent dans l’expectative, comme Toulon… Cette saison ne sera pas comme les autres, et pas seulement du fait  qu’il y a une coupe du monde au bout, mais parce que quelque chose a fondamentalement changé avec les départs de joueurs emblématiques et une façon de jouer… Nostalgie quand tu me tiens ! 

 

Au programme* ce cette première du TOP 14 à partir de samedi 25 août :

  • Perpignan – Stade Français, à 14h45
  • Bordeaux – Pau, à 17h15
  • Clermont – Agen, à 17h15
  • Lyon – Toulouse, à 17h15
  • La Rochelle – Grenoble, à 17h15
  • Toulon – Racing 92, à 20h45

Puis dimanche 26 août :

  • Montpellier – Castres, à 17h05

 

Au programme* du IV Nations, 2ème journée, samedi 25 août :

  • Nouvelle-Zélande  - Australie, 9h35
  • Argentine - Afrique du Sud, 21h10 

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

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02 août 2018

TOP 7 : le jeu de pronos du TOP 14 !

La nouvelle saison 2018-2019

démarre dans 3 semaines !

Copyright © 2014 

 

TOP7

C'est LE JEU de pronos du TOP 14... 

Ou comment suivre le championnat

entre potes !

 

 

 Le jeu est ouvert à tous sur www.topseven.fr !

  

Le but du jeu  

  • Remporter le TOP 14 en sélectionnant à chaque journée la bonne équipe !
    Celle qui vous fera empocher le maximum de points.

 

Les règles

  • Le jeu se compose de 7 joueurs obligatoirement.   (autant que de rencontres dans une journée de championnat) 
  • A chaque journée, chacun choisit* une équipe dans un des matchs qui lui sont proposés et empochera le nombre de points obtenus par celle-ci à l'issue de ce match.
  • Le classement des 7 joueurs (du moins bien au mieux classé) permet de définir l'ordre des sélections des matchs de la journée suivante.

En cas d'égalité, le nombre de matchs gagnés puis de victoires à l'extérieurd'équipes utilisées et de matchs nuls
ainsi que le goal-average serviront à départager (dans cet ordre) !
(L'ordre d'inscription** du joueur dans son équipe interviendra en dernier recours, comme lors de la première journée)

  • A l'issue de la saison régulière, les 6 premiers du classement participeront à la phase finale en s'affrontant 2 à 2 selon leurs rangs et le même principe qu'en TOP14 (des barrages jusqu'à la finale), mais où seul ici le mieux classé aura le privilège de choisir son équipe.
  • Soit, en 3 étapes : 
  1. Pour les barrages : Les joueurs classés 3ème et 4ème à la fin de la saison régulière auront le privilège de choisir leurs équipes dans les matchs correspondant à leurs rangs quand leurs adversaires classés respectivement 6ème et 5ème devront miser par défaut sur les équipes restantes.
    -> Les deux joueurs avec les équipes gagnantes se qualifieront pour les demi-finales.
  2. Pour les 1/2 finales : Les joueurs classés 1er et 2ème à la fin de la saison régulière auront le privilège de choisir leurs équipes dans les demies correspondant à leurs rangs quand leurs adversaires issus des barrages précédents (respectivement vainqueurs 4è/5è puis 3è/6è) devront miser par défaut sur les équipes restantes.
    -> Les deux joueurs avec les équipes gagnantes se qualifieront pour la finale.
  3. Pour la finale : Parmi les deux joueurs qualifiés, le mieux classé à la fin de la saison régulière aura le privilège de choisir son équipe quand son adversaire moins bien classé devra miser par défaut sur l'équipe restante.
    -> Le joueur avec l'équipe gagnante remportera le championnat.

 

 (*) Chacun devra attendre, 

  • soit que tous ses prédécesseurs aient fait leurs choix
  • soit que la date/heure indiquée en face de son nom arrive à échéance, 

 Auquel second cas, les privilégiés retardataires feront leurs choix avec ce qu’il restera, et ce jusqu’au jeudi soir.

   
 (**) A noter que la date de validation d'inscription du capitaine est enregistrée avec un handicap de 24 heures.

 

Vous voulez jouer ? ... Alors créez dès maintenant votre équipe sur TOPSEVEN.FR ! 

TOP7 2018

 

      

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23 juin 2018

Les brèves d'Ovalie - Edition n°315

J'suis vaincu mais content !

TEST MATCH... Tournée d'été (3)             Nouvelle-Zélande – France            49 – 14

Bon ben... c'était pas mal, hein ?

Impression de déjà vu…

De Auckland à Dunedin, en passant par Wellington, la tournée des Bleus s’est soldée par un cinglant trois-zéro, malgré des motifs de satisfaction, sur une mi-temps à chaque fois.

Samedi, au Forsyth Barr Stadium de Dunedin, comme à Eden Park lors du premier test, on a vu notre XV de France au bras d’un rugby bien gaulé, le feu au cuir, sur toute la première période, nous faisant croire à une relation durable jusqu’au bout, avant que la flamme ne change de foyer, au retour des vestiaires.

Pour autant, il n'y pas de quoi déchanter pour notre XV du Coq, au contraire : 

Un tout Black m'a volé le rugby de ma vie
Il m’a humilié, me disent mes amis
Mais j'm'en fous pas mal aujourd'hui
Mais j'm'en fous pas mal car depuis
Dunedin

J’ai retrouvé le plaisir de la balle
Je sais maint’nant comment leur faire du mal
Je me faufile partout, je suis comme un U20
J'm'aperçois qu’en rugby je n’y connaissais rien
J’ai retrouvé le plaisir de la balle
Avec Belleau, Parra, Fofo et Fall

Et j'suis content, j'suis content, j'suis content, j'suis content
J'suis vaincu, mais content.

Une tournée en guise de tests pour confirmer ce que l’on savait déjà. Pour développer du jeu, il faut du mouvement, de la vitesse et quelques automatismes.

La ligne de trois-quarts, avec Fofana et Fall ont apporté cela avec une fraîcheur qui a permis les deux essais en première période, samedi.

Malgré la sortie prématurée de Parra qui, quoi qu’en disent ses détracteurs, a insufflé vitesse et lancements chez ses arrières, Serin a poursuivi dans la même dynamique, s’offrant le premier essai. Les locaux ont aussitôt réagi en égalisant, puis prenant les devants, avant que Fofana ne conclue une séquence offensive prodigieuse, dans une première période alléchante, des deux côtés.

Menant trois essais à deux (21-14), les All Blacks sont revenus des vestiaires avec l’intention d’en finir… et comment !

À aucun moment, les champions du monde n’ont semblé inquiets.

Du « Ka Mate » condescendant (inutile de gaspiller un « Kapa o Pango » face à ces Bleus-là), à la sérénité affichée, malgré une domination flagrante de nos Tricolores dès l’entame, ils ont répondu à chaque fois avant de reprendre le jeu à leur compte, avec une facilité déconcertante, jusqu’à une nouvelle démonstration.

Quatre essais de plus, dont un triplé de Ioane, après le doublé de McKenzie, très bon suppléant de Barrett dans l’animation, malgré un essai encore litigieux, accordé bien vite par l’arbitre irlandais John Lacey.

Mais alors comment expliquer ce lâcher prise coupable dans le match en seconde période ?

Des Bleus émoussés ? Non.

Des Bleus mauvais, alors ? Non plus.

La sortie prématurée de Parra aura peut-être été préjudiciable, on ne le saura pas, pour ce qui aurait été de remobiliser ses troupes en seconde période et éviter ce naufrage qui laisse un goût amer dans cette dernière étape du voyage.

Mais la vraie raison se trouve dans la différence de niveau qui s’est de nouveau confirmée et qu’il est inutile de rabâcher pour la troisième fois (lire épisodes précédents).

Trois défaites sans appel, mais autant de motifs de satisfaction qui appellent à garder espoir pour la suite, si seulement on veut bien ouvrir les yeux et changer notre manière de concevoir le rugby dans nos clubs pros et nos formations…

Je ne me répèterai pas (lire épisodes précédant les précédents).

Il est temps pour tous, joueurs, comme staff et supporters de prendre de vraies vacances avant le retour aux affaires dès le mois d’août.

 

Les autres résultats internationaux

  • Japon (2) – Géorgie (1)                          28-0
  • Fidji (2) – Tonga (2)                               19-27
  • Australie (1) – Irlande (2)                    16-20
  • Afrique du Sud (2) – Angleterre (1)     10-25
  • Argentine (0) – Écosse (2)                    15-44
  • Canada (0) – États-Unis (3)                  17-42

 (Entre parenthèses le nombre de succès dans ses tests estivaux)

Ils sont trois à avoir réussi leurs trois tests : les Gallois (qui ne jouaient pas ce week-end), les Américains et les All Blacks.

L’Irlande a gagné la belle en Australie, comme l'Écosse en Argentine, quand l’Angleterre a sauvé son honneur en Afrique du Sud.

Les Pumas et les Canucks repartent fanny de leurs tournées, comme les Bleus, mais à domicile pour eux, ce qui est d’autant plus inquiétant.

 

La semaine prochaine…

Les Brèves rangent leur ballon ovale…

Et vont faire des pâtés de sable un peu plus loin avant que la marée ne remonte au mois d’août avec la reprise du TOP 14.

Bonnes vacances à tous !

 

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20 juin 2018

Champions Cup - Saison 2018-2019

Aussitôt tirées, aussitôt livrées !

Ce mercredi 20 juin, à Lausanne, on a tiré les poules des Champions & Challenge Cup pour la saison prochaine.

Poules Champions Cup - saison 2018-19

 

Oyez ! ... nos clubs français ne vont pas s'ennuyer !

Plutôt équilibré comme tirage, et d'un niveau élevé dans chaque poule.

Aucune équipe italienne pour en favoriser une et nos deux cadors, montpelliérain et toulonnais, dans le même bain pour un duel "patricide".


Côté Challenge Cup, voici le résultat :

Poule 1: Northampton Saints, ASM Clermont Auvergne, Dragons, Timisoara Saracens
Poule 2:  Pau, Ospreys, Worcester Warriors, Stade Français Paris
Poule 3:  Sale Sharks, Connacht Rugby, Bordeaux-Bègles, Perpignan
Poule 4:  La Rochelle, Zebre Rugby Club, Bristol Bears, Enisei-STM
Poule 5:  Benetton Rugby, Harlequins, Agen, Grenoble  

Des quarts de finale à la portée des Clermontois* et des Rochelais.

(*) à noter que les Jaunards retrouvent presque la même poule que l'an passé avec les Saints et... des Sarries :-)

Pour les autres, il faudra un peu plus batailler, et entre compatriotes.

 

Réservez déjà vos week-ends !

Round 1: 12/13/14 octobre
Round 2: 19/20/21 octobre
Round 3: 7/8/9 décembre
Round 4: 14/15/16 décembre
Round 5: 11/12/13 janvier 2019
Round 6: 18/19/20 janvier 2019
Quarts de finale: 29/30/31 mars 2019
Demi-finales: 19/20/21 avril 2019 

Finales à Newcastle:
Challenge Cup : vendredi 10 mai, St James’ Park
Champions Cup : samedi 11 mai, St James’ Park 

 

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17 juin 2018

Les brèves d'Ovalie - Edition n°314

Bravo, les Petits !

TEST MATCH... Tournée des jeunes               Nouvelle-Zélande – France         7 – 16

                                                                Angleterre – France        25 – 33

Les Bleuets, champions du monde 2018 (crédits photo FFR)

Champions du monde, Petits !

Vous avez entendu ? Je n’ai pas rêvé...

Par dessus les commentaires d’Hélène Archilla et Sylvain Marconnet.

Roger Couderc serait sorti de sa tombe pour suivre la coupe du monde des U20. Il était dans le coin à Mauvezin, en Occitanie. Il les aurait entendus jouer, la tête près du clocher qui sonnait chaque heure les exploits des Bleuets. Pour rien au monde il n’aurait manqué ça. Mais il ne serait pas venu seul.

Le French Flair l’aurait accompagné, excité comme un gamin redécouvrant le pré.

Qui a dit que le rugby français était mort ?

Cette semaine, nos gamins l’ont déterré comme des chiens enragés qui retrouvent leur os à ronger.

Quelle maîtrise, quelle puissance et quel panache !

Les Springboks (46-29), les All Blacks (16-7), nos Bleus en rêvent à chaque tournée d'été, la relève l’a fait, comme la promesse d’une page en bonne voie de se tourner.

2023 nous voilà ! Retenez bien ces noms-là ! Héros d'aujourd'hui et de demain.

Arthur Coville, meneur de meute et de jeu qui nous rappelle le Parra de 2010 et 2011.

Louis Carbonel, artilleur et inspirateur hors norme, énorme de sang froid, un cru Lamaison 99 ou Michalak 2003.

Romain N’Tamack, premier couteau, replacé au centre, de la graine de Jauzion, pourvoyeur de munitions pour les Laporte, Tauzin et Marti, une ligne de feux follets étincelante.

Et que dire du 8 de devant, puissant en mêlée et au service des causes défensives et offensives de tous les instants, avec Mister Demba Bamba en première ligne et Jordan Joseph en queue de peloton, époustouflants balle en main.

 

Déjà, mardi contre les All Blacks…

Quelle demie, et quel culot ! il fallait le faire...

Quel exemple pour leurs ainés, à la peine aux antipodes. Un exemple d’enthousiasme et de volonté de jouer. De quoi impressionner la bande à Brunel qui a dû regarder ces minots en démonstration pour réagir comme elle l'a fait lors du deuxième test, samedi (lire ci-dessous).

Ils ont mis du rythme et pris le jeu à leur compte d’entrée…

Ils ont fait déjouer et douter les Baby Blacks en première période, déroulant en patrons.

Quelle détermination à l’image de cette 26ème minute. Le choix de la pénal-touche à 0-0 et un ballon porté plein de puissance qui va dans l’en-but mais sans toucher terre. S’ensuivait une mêlée bien négociée mettant au supplice la défense néo-zélandaise, à la faute. Et Carbonel ouvrait le compteur des trois premiers points.

3-0 à la pause, c’était pas cher payé au vu des occasions françaises.

Dès le retour des vestiaires, la réussite allait sourire enfin aux Bleuets, N’Tamack concluant une superbe offensive menée par Coville. 10-0. Puis 13-0 après une première mêlée explosive qui faisait reculer les All blacks sur dix mètres et en appelait d’autres derrière. Une démonstration de force obligeant les champions en titre à mettre un genou à terre.

Carbonel puis N’Tamack laissaient même filer 9 points sous leurs pieds avant que le Toulonnais ne règle enfin la mire pour un 16-0 qui sentait bon à un gros quart d’heure d’une finale. Néanmoins les Baby Blacks faisaient preuve d’orgueil en mettant une grosse pression en fin de match et sauvant l’honneur avec un essai en bout de ligne.

Mais quel exploit de nos Baby Bleus !

 

Et que dire de cette finale ?

Dimanche à Béziers, le stade Méditerranée était plein à craquer, bouillonnant pour un Crunch qui restera gravé dans l’histoire… le premier sacre suprême des U20.

Le match ?

Un gros défi d’entrée, chacun se rendant coup pour coup, à chaque impact et sous les bottes de Carbonel et Smith, impeccables. Un combat à l’avantage des Bleus, solides en défense et dominateurs en mêlées et ballons portés qui ont emporté à chaque fois le pack du XV de la Rose, humilié et pénalisé.

Le premier essai français survenait à la 25ème minute après un temps fort, Woki marquant en coin. Les Anglais répliquaient juste avant la pause après un pilonnage qui trouvait une issue sur l'aile avec Olowofela pour revenir à 8-14.

Dès la reprise les Bleuets prenaient le large par le pied de Carbonel, les Anglais étant trop indisciplinés et de nouveau écrasés en mêlée. Le XV de la Rose réagira par orgueil et par Heyes à huit minutes du terme avant d’être définitivement sonné sur l’essai de Seguret deux minutes plus tard.

L’arrogance des Français poussera nos meilleurs ennemis à inscrire un troisième essai pour tenter d’oublier qu’en face ils étaient bien trop forts.

Champions du monde, Petits ! ... et oui !

Tous les résultats ici >> 

 

La suite de la tournée des Bleus en bref…

Nouvelle-Zélande – France              26 – 13

Oui, oui... mais non !

Oui ! nos Bleus, malgré une infériorité numérique pendant 70 minutes et une nouvelle défaite sans appel, ont affiché un meilleur visage avec de belles intentions, un bon état d’esprit et un essai pour l’honneur à la clé et à la sirène (Gomes Sa, 81è). De quoi se réjouir et rester optimiste pour le dernier test…. Vraiment !

Oui ! les All Blacks sont protégés par l’arbitrage qui leur accorde systématiquement le bénéfice du doute. Cela ne fait plus l’ombre d’un doute depuis belle lurette et cette finale de 2011 qui nous reste toujours en travers de la gorge. Seule ombre au tableau d’affichage de ce match… encore.

Mais non, nous n’aurions pas plus gagné avec un carton jaune (logique) plutôt qu’un rouge, un Sam Cane également au frigo dès la première période (il en méritait même deux). Nous aurions eu au mieux un vrai match, et moins de condescendance des champions du monde qui ont surjoué face à un 14 tricolore affaibli mais qui n’a rien lâché.

Parce que dès que les All Blacks accélèrent, à 14 ou à 15, les replacements et les plaquages sont difficiles, parce que dès que nos Bleus veulent accélérer sur leurs temps forts, il y a toujours une inspiration qui ne trouve personne, une passe qui foire, une finition qui pêche, des automatismes qui manquent quoi !

Les All Blacks sont deux classes au dessus, qui plus est, avec la bénédiction du corps arbitral… Alors n’en faisons pas toute une montagne, ou contentons nous d’en faire le tour dans ce troisième test en prenant ce qu’il y a à prendre, du jeu, du plaisir et quelques automatismes.

D’ici 2023, on a tout à espérer que ce sera une autre histoire avec la relève face à ces Baby Blacks, défaits cette semaine, et devenus grands.

D’ici là, ne gâchons pas notre rugby et réformons ce TOP 14 qui le tue…

 

Les autres résultats internationaux

  • Tonga (1) – Samoa (0)                           28-18
  • Fidji (2) – Géorgie (1)                            37-15
  • Japon (1) Italie (1)                            22-25
  • Australie (1) – Irlande (1)                    21-26
  • Afrique du Sud (2) – Angleterre (0)     23-12
  • Argentine (0) – Pays de Galles (3)       12-30
  • États-Unis (2) – Écosse (1)                    30-29
  • Canada (0) – Russie (1)                         20-43

 (Entre parenthèses le nombre de succès dans ses tests estivaux)

Les Anglais semblent autant victimes de leur Premiership. Le XV de la Rose encaisse sa deuxième défaite contre les Springboks, comme les Bleus l’an passé. De quoi nourrir une bonne réflexion plus que des regrets.

Les Gallois enchainent une troisième victoire, la deuxième en Argentine, après celle en Afrique du Sud… comme quoi, Anglais et Français, il y a bien un problème dans vos championnats !

L’Irlande égalise face à l’Australie dans des duels très serrés. Comme les Américains face aux Écossais pour leur première victoire, historique.

A noter l’euphorie des Russes, qualifiés pour le prochain Mondial…

 

Qualifications Mondial 2019…

Allemagne – Portugal                      16 – 13

Russie qualifiée, Allemagne repêchée, Roumains et Ibériques baisés !

On avait cru que les Roumains avait gagné leur ticket pour le Mondial au Japon après la bonne blague des Belges qui avaient écarté les Espagnols de cette qualification directe lors du dernier match du Championnat Européen des Nations, arbitré (très partialement) par un Roumain.

Après enquêtes et imbroglios, les instances ont finalement acté les disqualifications de la Roumanie et de l’Espagne pour avoir utilisé des joueurs non autorisés dans leurs effectifs.

La Russie s’est alors retrouvée qualifiée à la place de la Roumanie et aura l’honneur d'ouvrir les festivités du mondial face au Japon, dans la poule A.

Quant à l’Allemagne, elle héritait de la place de l’Espagne et de l’accès au tournoi des Play-Off qui commençait ce samedi par la réception du Portugal (vainqueur du tournoi B).

Une victoire arrachée de justesse par les Allemands qui leur ouvre les portes d’une qualification en matches aller et retour contre les Samoans pour espérer retrouver la même poule que la Russie et le Japon.

Le perdant de cette double confrontation s'offrant encore une chance dans la phase de repêchage qui se déroulera en novembre.

 

La semaine prochaine…

C’est la dernière des Bleus et des Brèves…

C’est la dernière tournée et après je ferme, promis.

 

À suivre samedi 23 juin :

  • Japon – Géorgie, 7h45
  • Fidji – Tonga, 8h
  • Nouvelle-Zélande – France, 9h35, sur C+
  • Australie – Irlande, 12h, sur C+
  • Afrique du Sud – Angleterre, 17h05, sur C+
  • Canada – États-Unis, 21h
  • Argentine – Écosse, 21h40

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09 juin 2018

Les brèves d'Ovalie - Edition n°313

Les fourberies d'un système

TEST MATCH... Tournée d'été (1)             Nouvelle-Zélande – France            52 – 11

Grosso, première victime de la tournée

Aux antipodes du TOP 14

Constatant avec effroi que les Bleus ont une nouvelle fois été fait prisonniers par le jeu néo-zélandais sans avoir la possibilité de s’échapper du gouffre dans lequel celui-ci les a plongés, je ne peux que m’exclamer encore :

Que diable sont-ils allés faire dans cette galère ?

Comme si la fessée reçue au Millennium, lors de la dernière coupe du monde (62-13), ne nous avait pas servi de leçon, les instances du rugby français continuant à développer un rugby minimaliste basé sur la défense et le combat, sans inspiration ni vitesse.

Samedi matin (heures françaises), sur la pelouse d’Eden Park, à Auckland, l’humiliation a été la même, avec huit essais encaissés dont sept en moins de trente minutes.

Et pourtant, cette fois, cette tragédie comique n’a pas suivi le même scénario qu’à la coupe du monde où les All Blacks n’avaient pas fait dans la dentelle d’entrée. Non. Cette fois, ils ont été plus sournois, plus fourbes, laissant mariner les Bleus dans le rêve d’une victoire historique durant une mi-temps, avec un score flatteur à la pause (8-11).

Et s’ils allaient le refaire, comme en 2009 ?

C’est pas que j’y ai cru, car à bien regarder cette première période, j’ai cherché où étaient les champions du monde sur le terrain, tellement ils étaient communs, indisciplinés et multipliant les fautes de main, se laissant intercepter d’entrée pour le premier essai de la partie, français, signé Grosso, Parra les corrigeant de bons coups de pied au derche du score derrière lequel les locaux allaient devoir courir.

C’était plutôt intriguant, comme pour mieux nous berner ensuite, d’autant que les Néo-Zélandais faisaient preuve de suffisance en cherchant des pénal-touche plutôt que tenter d’égaliser à chaque occasion.

Et puis, dès le retour des vestiaires, il y a eu ces accélérations qui ont mis à mal la défense tricolore, bien avant le carton jaune de Gabrillagues qui n’était que la conséquence de l’impuissance française à contenir le débarquement d’essais à venir.

En infériorité numérique, c’était d’autant plus facile pour les All Blacks. Mais c’est surtout la débâcle collective française qui a permis la marée noire d’essais.

44-0 en trente minutes. On comprend mieux le désastre... et l’illusion d'une mi-temps où finalement aucune attaque n’avait été réellement construite et encore moins à son terme.

La faute à pas de chance... ou à un système défaillant ?

Depuis la dernière coupe du monde, des champions d’alors il n’y en avait pas la moitié sur la pelouse et pourtant la relève locale jouait de la même manière, comme si l’équipe n’avait pas changé d’un seul homme.

La recette est simple. Ils jouent tous en super 18 comme ils jouent en sélection.

Et la France ? ... Fière de son TOP 14 qui attire tous les retraités des héros étrangers de la dernière coupe du monde, elle multiplie ses systèmes de jeu, un différent dans chaque club, certains plus joueurs que d’autres, d’autres plus défensifs que certains, mais tous durs sur l’homme, retranchés derrière leurs enjeux qui les nourrissent plutôt que de se nourrir du jeu qui faisait trembler jadis... ces All Blacks.

Et voilà que nos Bleus, épuisés comme  des esclaves du temps des gladiateurs romains par un calendrier impitoyable, d’une dizaine de combats de plus qu’un Super 18, se découvrent en quinze jours de préparation pour s’improviser dans une tournée du ridicule, en slip petit Bastareaud, pour prendre une nouvelle déculottée en public.

Alors, je le répète, à qui la faute ?

C'est à vous, monsieur le Président de notre fédération, d'aviser promptement aux moyens de sauver des fers du TOP 14, ce rugby que vous aimez avec tant de tendresse. 

Que diable sont-ils allés faire dans cette galère ?

Je ne le vous fais pas dire.

 

Les autres résultats internationaux

  • Tonga – Géorgie                       15-16
  • Fidji – Samoa                           24-22
  • Japon – Italie                           34-17
  • Australie – Irlande                   18-9
  • Afrique du Sud – Angleterre    42-39
  • Argentine – Pays de Galles      10-23
  • États-Unis – Russie                   62-13
  • Canada – Écosse                        10-48

 

Coupe du monde des U20 en bref…

France – Afrique du Sud       46 – 29        

Un vent de fraîcheur

Jeudi soir, à Narbonne, les Bleuets ont été époustouflants, atomisant des Baby-Boks débordés de toutes parts… pendant seulement une mi-temps.

Quarante minutes pour autant de points, ou presque (36-7), cinq essais, amenés avec Brio par une ligne de trois-quarts rénovée (avec Coville-Carbonell en charnière replaçant N’Tamack en premier centre) et un Joseph une nouvelle fois étincelant, auteur d’un doublé.

Mais dès le prodige troisième-ligne sorti, à la reprise, suivi par N’Tamack et l’animation du jeu tricolore à l’heure de jeu, le vent allait tourner. Le temps d’ajouter un sixième essai, d’en encaisser un second, les Baby-Coqs se sont mis à subir, se croyant à l’abri de tout effort inutile avant une demie qui leur semblait largement acquise.

Un carton jaune et vingt minutes plus tard, les Sud-Africains étaient revenus dans le match avec trois essais supplémentaires s’offrant un point de bonus offensif, synonyme de meilleure deuxième place devant les Italiens et les Gallois, et donc de qualification.

Cela suffisait à leur bonheur. À quoi bon chercher meilleur quand l’adversaire pourrait être pire.

Car en effet, les meilleurs élèves de ce premier tour de chauffe ne sont pas les Néo-Zélandais mais bien les Anglais que les Baby-Boks auront à défier au prochain tour. Un moindre mal ? À peine.

Quant à nos petits Français, la mode étant aux All-Blacks cette saison, ils s’offriront une demie monstrueuse contre les champions du monde en titre, comme leurs ainés, mais à la maison, dans l'enceinte surchauffée d'Aimé Giral.

Les autres résultats de la dernière journée par poule

C) Irlande – Géorgie : 20-24 (Poule de la France)

B) Angleterre – Écosse : 35-10
    Italie – Argentine : 30-26

A) Nouvelle Zélande – Australie : 27-18
    Pays de Galles – Japon : 18-17

Tous les classements ici >> 

 

La semaine prochaine…

Noir c’est noir !

Un double défi attend les Français face aux All Blacks.

Les Bleuets, dès mardi, dans leur coupe du monde, comme une finale, et devant un public occitan chauffé à bloc…

Les Bleus, enfin, pour leur deuxième test match… mais sur la joue droite, cette fois, à Wellington.

 

À suivre, les demi-finales de la coupe du monde des U20, le mardi 12 juin :

  • Angleterre – Afrique du Sud, 19h (Narbonne)
  • France – Nouvelle-Zélande, 21h (Perpignan)

Puis, les finales le dimanche 17 juin, à 16h30 puis 19h, le tout diffusé sur France 4.

 

Quant à la tournée des Grands, elle démarre dans la nuit de vendredi à samedi 16 juin :

  • Tonga – Samoa, 3h
  • Fidji – Géorgie, 5h30
  • Japon – Italie, 7h
  • Nouvelle-Zélande – France, 9h35, sur C+
  • Australie – Irlande, 12h, sur C+
  • Afrique du Sud – Angleterre, 17h05, sur C+
  • Argentine – Pays de Galles, 21h40
  • Canada – Russie, 22h
  • États-Unis – Écosse, 3h

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