L E S B R E V E S D O V A L I E . C O M - l'Hebdo du Rugby par Antonio -

18 novembre 2018

Les brèves d'Ovalie - Edition n°329

Quand le rugby affame...

TEST MATCH... Tournée d'automne (2)        France – Nouvelle-Zélande        30 – 27

Extra ces Affamées !

Le coupe-faim des grandes fringales de jeu.

Elles nous ont régalés, ces femmes de Hayraud, enfin à la une… sur la deux. Merci France TV !

Samedi après-midi, au Stade des Alpes à Grenoble, les Affamées, comme elles aiment se faire appeler, en toute humilité, nous ont offert un spectacle de très haut niveau face aux championnes du monde défaites pour la première fois depuis quatre ans.

Un exploit monumental qui mérite qu’on s’y attarde en leur offrant ici une vraie une, à la hauteur de l’événement, et non par souci d’une équité sur laquelle elles se sont assises depuis longtemps.

Je n’en fais pas trop, je fais ici juste ma part pour dire haut et fort le plaisir que j’ai eu à regarder ce match et qu’il serait grand temps de s’enthousiasmer autour d'elles en France, les médias tous ensemble, et pour de vrai, au lieu de s’apitoyer toute la semaine à gros titres vendeurs sur les hommes en galère de Brunel.

Il est loin le temps où le rugby féminin français nous paraissait au ralenti et concentré sur l’unique ballon porté pour aller à dame.

Samedi, les filles nous ont tout fait.

À commencer par cette marseillaise en cercle pour répondre au haka des Néo-zélandaises, de quoi inspirer l’auteur que je suis pour une saison 2 des « Bleus à la belle étoile » (pub !).

Car elles voulaient en découdre les filles et ne pas se laisser impressionner après leur défaite la semaine passée à Toulon face à ces mêmes Black Ferns (0-14). Leur détermination se lisait sur leur visage et dès la première action, elles étaient dans les 22 adverses le mors aux dents. On sentait qu’il allait se passait quelque chose. Et pour cause, elles allaient les bouffer.

Dès la sixième minute, sur la première touche et le premier ballon porté, elles enclenchaient la machine jusque dans l’en-but pour le premier essai par Julie Duval. Les championnes du monde réagissaient aussitôt par une attaque fulgurante pour filer sous les perches et égaliser par Stacey Waaka.

Le match était lancé, impossible alors de décoller du canapé.

Une première période dans un train à grande vitesse, de part et d’autre, qui ressemblait presque à du rugby à 7 quand Maëlle Filopon bluffait toute la défense, après un gros travail de distribution de Pauline Bourdon, pour le deuxième essai.

Malheureusement, la trois-quarts centre se blessait gravement au genou sur l’action. Mais une minute plus tard, les Affamées tricolores n’avaient pas fini de dévorer du terrain avec une course incroyable de Romane Ménager qui finissait le travail de ses camarades le long de la ligne, en équilibriste, sans que les Black ne puissent l’arrêter. Wahou !

La réponse du berger à la bergère ne se fit pas attendre, Faamausili répliquait en force pour recoller au score juste avant la pause (19-14). Quatre essais en une mi-temps, on était loin du 0-0 de la semaine dernière.

Dès le retour des vestiaires, l’appétit des Françaises était loin d’être rassasié. Une nouvelle salve offensive sur l’aile gauche par la seconde ligne Lénaïg Corson qui évitait la touche in extrémis dans une sorte de pas de danse et envoyait Caroline Drouin le long de la ligne embrasser l’en-but. Sensationnel !

Quand deux minutes plus tard, devinez ! … Exactement, les Black Ferns répondaient par une déferlante de passes qui allait engloutir la défense tricolore et se terminer par l’essai inéluctable de l’arrière Winiata.

Vénères,  elles ne lâchaient rien, ces Black Ferns.

Le pied de Caroline Drouin répondait à celui de Cocksedge pour mener de trois petits points en fin de match. Trois points de rien du tout que nos Affamées allaient défendre coûte que coûte, dans un engagement total et une solidarité à faire pleurer de nouveau le XV de France masculin quand sur le fil, elles volaient la balle en touche aux championnes du monde pour valider une victoire historique. Quel exemple, messieurs ! Elles l’ont fait !

Les hommes de Brunel ne pouvaient plus se cacher. Et ils ont répondu présent, le soir-même au stade Pierre-Mauroy de Lille. C’était la moindre des choses. Merci Mesdames !

 

Les Bleus...

France – Argentine                28 – 13

Jour 1 !

Samedi soir, les Bleus ont donc mis fin à leur série de défaites, contre tout le monde et surtout contre les Pumas depuis leurs cinq dernières rencontres. Enfin !

Les médias vont pouvoir cesser leur pessimisme ambiant et hausser à leur tour le niveau de leurs articles en construisant autour du renouveau de ce XV de France à la victoire retrouvée.

Car ce jour de victoire est le premier d’une longue série… si si !

Je veux y croire comme je vous le chante. Et si on le chante tous ensemble, avec notre innocence d’enfant, qui plus est juste avant Noël, alors tout peut devenir merveilleux jusqu’à la coupe du monde. Hein Louane, bien vrai ? Car c’est le jour 1 !

Jour 1

Victoire numéro 1

La victoire suprême

Dis-moi que tu m'aimes

Je veux un jour numéro deux

Une suite à Paris

Supplément Fidji

Je t'ai regardé toute la nuit

Perdre sur le fil n'est plus permis

80 minutes sur du velours

Recommencer est une nécessité

Jour 2

Variation du jeu

Que vas-tu leur faire ?

Une balade en solitaire

Chaque jour

La victoire suprême

Jusqu’au Grand Chelem

Car c'est le jour 1

Celui qu'on retient

Celui qui s'efface quand tu te ramasses

Quand tu joues bien

C'est celui qui revient

Ah ! ça fait du bien de changer de disque un peu. Pour ce qui est du niveau, je reviendrai la semaine prochaine. Ne croyez pas que je me moque ou que je compte bâcler cette victoire de notre XV de France.

La victoire a été belle, et avec la manière.

Bravo au public lillois qui dans son stade au toit fermé, comme au Millénnium, ont eu la ferveur de Gallois pour porter notre équipe, pourtant cueillie à froid par les Pumas (essai de Moyano dès la 2ème minute).

Bravo aux joueurs, à ce mental de fer pour revenir dans la partie et à cette ligne de trois-quarts qui a su passer les rideaux de la défense argentine pour nous faire grimper à ceux de notre enthousiasme par deux fois.

Mention spéciale à Fickou, homme du match, pour cette incursion et cette passe extraordinaires jusqu’à Thomas, auteur d’un doublé d’offrandes immanquables (en gros, lui ou un Grosso, c’était pareil).

Bons retours d’Huget et de Fall (ce dernier remplaçant Médard, blessé dès la première minute et qui a offert malgré lui l’essai assassin argentin) relayeurs impeccables du premier essai de Thomas (ou Grosso).

Je tire également mon chapeau à Bastareaud, gratteur infatigable qui me rappelle son ancien coéquipier de club, Steffen Armitage, (morphologie identique avec un centre de gravité bas). Je reste scotché par sa performance autant que par cette idée qu’ont les entraîneurs de mettre un profil de troisième ligne comme le sien en deuxième centre de la ligne d’arrières. Il serait plus utile à mon sens à la place de Picamoles. En attendant, il a sauvé plusieurs fois la baraque et avancé debout balle en main… comme un bon troisième ligne centre.

Bravo à la charnière qui a géré parfaitement au pied la pression adverse, avec Serin toujours aussi précis au but. Pour autant, je ne peux m’empêcher de penser que le demi de mêlée bordelais, balle en main et dans les rucks, est un ralentisseur qui laisse trop de temps à l’adversaire pour se replacer. En quatre minutes de jeu, Dupont, a mis plus de vitesse que son titulaire tout le match. D’accord, j’exagère.

Bravo à Guirado, encore, qui n’en finit pas de marquer, héritant d’un cadeau en seconde période pour le troisième essai sur une interception à deux mètres de l’en-but argentin.

Bravo au pack tricolore pour cette domination écrasante en mêlée, avec une mention spéciale pour Iturria et Vahaamahina, désormais indispensables chez les Bleus.

Bravo aux Pumas, enfin, qui ont réussi à nous offrir une opposition encore plus perméable que celle des Sud-Africains la semaine dernière. Car oui, il faut regarder les choses en face, ce n’était pas une grande équipe argentine, surtout pour ceux qui ont vu le match des Irlandais face aux All Black.

Cela n’enlève rien à la victoire de nos Bleus et sa manière. Il s’agit de s’adapter, chaque match, à l’adversaire. Et les Bleus l’ont parfaitement fait, comme on espère qu’ils récidiveront samedi prochain contre les Fidjiens... Jour 2.

 

Les autres résultats internationaux

  • Roumanie (0) – États-Unis (1)              5-31
  • Uruguay (0) – Fidji (1)                          7-68
  • Géorgie (1) – Samoa (1)                       27-19
  • Italie (1) – Australie (1)                         7-26
  • Angleterre (2) – Japon (0)                     35-15
  • Écosse (1) – Afrique du Sud (2)             20-26
  • Irlande (3) – Nouvelle-Zélande (2)        16-9
  • Pays de Galles (3) – Tonga (0)               74-24

 (entre parenthèses le nombre de victoires sur la tournée)

  

La semaine prochaine…

Jour 2... donc.

Les Bleus vont tâcher de terminer cette tournée sur une bonne note et éviter le piège fidjien, en enchaînant une deuxième victoire d'affilée. On a des raisons de leur faire confiance.

Au programme ce samedi 24 novembre :

  • Roumanie – Uruguay (13h)
  • Japon – Russie (15h)
  • Géorgie – Tonga (15h)
  • Italie – Nouvelle-Zélande (15h)
  • Écosse – Argentine (15h30)
  • Angleterre – Australie (16h)
  • Irlande – Etats-Unis (19h30)
  • Pays de Galles – Afrique du Sud (18h20)
  • France – Fidji (21h, France 2)

 

Pendant le même temps, le TOP 14 nous propose sa dixième journée, en doublon. 

Au programme*  à partir de samedi 24 novembre :

  • Bordeaux – Toulon, à 14h45 : moins serein les Bordelais ?
  • Agen – Montpellier, à 18h : changer de zone 
  • Pau – Toulouse, à 18h : profiter des absences
  • Perpignan – Castres, à 18h : y croire toujours
  • Racing 92 – Grenoble, à 18h : toujours plus haut

Puis dimanche 25 novembre :

  • Stade Français – La Rochelle, à 12h30 : TOP 6 en jeu
  • Clermont – Lyon, à 16h50 : en patron

 

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

 Les Féminines, elles, sont en vacances…

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11 novembre 2018

Les brèves d'Ovalie - Edition n°328

Sur le fil... du rasoir !

TEST MATCH... Tournée d'automne (1)           France – Afrique du Sud        26 – 29

Iturria, il nous a tout fait !

De la joie en sale défaite !

On avait tout pour être heureux et faire la fête samedi soir au Stade de France. Du jeu, des ballons, deux essais et quatre points d’avance à deux minutes de la fin du match.

Tout n’était pas parfait, loin de là, mais il y avait des sourires et de la joie dans les tribunes avec cette marseillaise entonnée dans ces derniers instants qui devaient sceller, enfin, une belle victoire française.

On avait de quoi être tous sereins, comme les premiers points impeccablement passés par le demi de mêlée bordelais titulaire en place de Parra, après une première période dominée par ces Bleus pleins de bonnes intentions offensives et solides en défense.

À l’image des coups de pied de Lopez, d’occupation comme dans le dos, qui ont déstabilisé la défense sud-africaine aux aboies, ou encore des percées de Médard ou de Thomas, malheureusement trop solitaires, ce dernier vendengeant même un essai tout fait à trop vouloir finir seul. Heureusement le capitaine Guirado allait donner l’exemple, s’extirpant du maul suite à une penaltouche pour inscrire le premier essai plein de détermination.

On pouvait voir venir la seconde période et oublier ces touches et ces points offerts trop facilement à l’adversaire. On pouvait même rêver de faire cavalier seul quand Bastareaud bénéficiait d’une chandelle de Lopez pour doubler la mise. 23-9, en quarante-deux minutes…

la confiance prenait enfin ses aises dans le camp tricolore.

Un peu trop. Dès le renvoi, Vahaamahina cafouillait la réception et offrait l’essai à Nkosi. C'était déjà Noël pour les Springboks !

Comme s’il ne suffisait pas des fautes inutiles qui permettaient à Pollard de nous coller un peu plus au train. Le doute chassait alors la confiance, à l’image du premier échec au pied de Serin quand Pollard ramenait, lui, les siens à un point des Français.

On pouvait malgré tout garder espoir quand l’explosif Dupont suppléait Serin après que celui-ci donnait une avance de quatre longueurs au XV de France, maître de son destin dans le dernier quart d’heure.

On avait de quoi y croire quand Iturria sauvait la maison bleue sur une incursion de Kolbe dans l’en-but et quand Dupont couvrait les arrières de sa défense débordée, un peu plus tard.

On ne pouvait pas perdre ce match, on n’en avait pas le droit.

Les Sud-Africains n’ont eu quasiment aucun ballon, sauf ceux qu’on a bien voulu leur donner. Et pourtant… Il faudra qu’on m’explique comment on fait pour perdre ce match en moins de deux minutes, comment on s’obstine à leur rendre des ballons qui ne demandaient qu’à être réchauffés en pick-and-go dans le camp adverse.

78ème … les Boks sont dans notre camp, on vient de leur rendre le ballon, un de plus. Penal-touche, nouvelle munition, on a tout à craindre, mais la défense est organisée. Lopez gratte un ballon, Iturria s’en saisit et tape un coup de pied magistral (de son camp) qui trouve une touche à cinq mètres de l’en-but adverse. Le monde à l’envers. La touche est vite jouée par Kolbe, mais la relance sud-africaine sourit aux Tricolores grâce à un en-avant improbable.

Il reste une minute avec une mêlée à suivre dans les 22 des Springboks. Ces derniers n’y croient plus, ça se voit dans leurs yeux tandis que la marseillaise résonne dans leurs oreilles. Y a juste à tenir le ballon et avancer sereinement jusqu’au coup de sifflet final.

Une minute, c’est rien… La mêlée se tient, les Français sont bien, ils la jouent presque trop vite alors que le pack adverse semblait à la peine. Si elle avait été à rejouer, la fin aurait été tout autre. Mais Babillot se saisit du cuir et avance. Les pick-and-go commencent. Iturria se couche, le ballon bien au chaud, une fois, puis deux… une de trop car le meilleur gratteur sud-africain met la main sur le cuir, le soutien français étant inefficace. Nouvelle erreur. Il reste vingt secondes aux Boks pour taper en touche et jouer une dernière munition. Seulement Pollard ne la trouve pas et Penaud se saisit du ballon pour mettre fin à la rencontre et fêter la victoire, sans se rendre compte qu’il mord la ligne. Nouvelle erreur, il n’avait qu’à laisser filer la balle pour jouer la touche derrière.

Quand rien ne veut sourire aux Bleus. Mais le pire était à venir. Dans les quatre minutes de temps supplémentaire, les Boks enchaînent pénalité sur pénalité et trouvent enfin la faille (la 2ème sera la bonne) dans le rideau bleu qui se baisse alors sur le Stade de France sur une nouvelle tragédie shakespearienne… « To win or not to win ? »

Sur le fil… les Bleus concédent une nouvelle défaite.

Ce fil du rasoir sur lequel ils jouent leur peau à chaque rencontre, à la recherche d’une victoire référence depuis trop longtemps, espérant la trouver du côté de Lille la semaine prochaine face aux coriaces Pumas que les Irlandais ont eu du mal à renverser ce samedi à Dublin. 

 

Les autres résultats internationaux

  • Russie (1) – Namibie (0)                        47-20
  • Italie (1) – Géorgie (0)                            28-17
  • Écosse (1) Fidji (0)                                54-17
  • Angleterre (1) – Nouvelle-Zélande (2)  15-16
  • Pays de Galles (2) – Australie (0)           9-6
  • Etats-Unis (0) – Samoa (1)                     29-30
  • Irlande (2) – Argentine (0)                     28-17

 (entre parenthèses le nombre de victoires sur la tournée)

 

Les Féminines

France – Nouvelle-Zélande       0 – 14

Sèches mais battantes sous la pluie

Malgré le score, les Bleues ont tenu leur rang face aux championnes du monde, à Mayol vendredi soir.

Dominatrices en mêlées et dans les mauls, intraitables en défense, les Françaises ont tenu bon et offert quelques pépites offensives par un jeu au pied dynamique de Pauline Bourdon. Mais rien n’y a fait en première période, ni le pied défaillant de Montserrat Amédée, ni la pluie faisant glisser les ballons à cinq mètres de la ligne.

0-0  à la pause et énormément d’efforts concédés.

Le retour des vestiaires des Black Ferns leur promettait l’enfer. Les Tricolores n’ont pas été déçues. Après s’être usées contre les assauts répétés des Néo-Zélandaises, elles ont fini par craquer physiquement.

Par deux fois. D’abord sur une énième mêlée devant leur ligne. Essai en force de Blackwell. Puis, quelques minutes plus tard, débordement de Wickliffe pour le deuxième.

14 à rien à l’arrivée. Jamais bien loin des championnes du monde, les Bleues n’ont pas réussi à concrétiser leurs quelques belles initiatives offensives, par trop de fautes de mains. À l’image de la dernière action, sur un beau coup de pied de Pauline qui finit par un en-avant.

Les filles ont une semaine pour corriger ces approximations et espérer mieux rivaliser face à ces Black Ferns toutefois prenables. La revanche à Grenoble samedi prochain !

 

Les Baa-baas…

Barbarians – Tonga       38 – 49

Je joue un peu, beaucoup, à la folie ou pas du tout

À Chaban-Delmas, samedi après-midi les Baa-Bass se sont fait étriller durant une heure par des Tongiens d’une facilité déconcertante, inscrivant 7 essais (contre deux) pour mener 49-14, avant que les Français, aux cœurs vaillants et emmenés par un Balès entrant très inspiré, ne réagissent et remportent la seconde période aux points avec quatre nouveaux essais.

Un match spectaculaire, très ouvert, trop parfois, mais dans l’esprit Baa-baas toujours. Et c’est ça qui est bien !

 

La semaine prochaine…

« La boîte à gifles » continue ?

C’est le nouveau jeu sur France 2, « La boîte à gifles », qui consiste à opposer deux joueurs internationaux sur une série de trois questions et à baffer le bon bumper sur le casque de son adversaire pour répondre par vrai ou faux. Super drôle… ou pas.

Parce que des gifles, on aimerait bien que nos Bleus arrêtent d’en prendre sur le terrain, ce n’est pas pour en rajouter en studio. Alors si on pouvait samedi prochain à Lille faire plutôt jouer Lartot et Galthié pour notre plus grand plaisir et voir nos Tricolores gifler enfin les Pumas sans se faire griffer au score, alors ce sera un deuxième test réussi.

Seulement il faudra beaucoup d’ambitions offensives pour venir à bout d’une Argentine très joueuse, samedi prochain au stade Pierre Mauroy.

Au programme ce samedi 17 novembre :

  • Roumanie – Etats-Unis (13h)
  • Uruguay – Fidji (14h)
  • Géorgie – Samoa (15h)
  • Italie – Australie (15h)
  • Angleterre – Japon (16h)
  • Écosse – Afrique du Sud (18h20)
  • Irlande – Nouvelle-Zélande (20h)
  • Pays de Galles – Tonga (21h)
  • France – Argentine (21h, France 2)

 

Chez nos Féminines, les Bleues auront droit à leur revanche face à ces mêmes Black Ferns samedi 17 novembre au stade des Alpes de Grenoble.

  • France – Nouvelle-Zélande (14h30, France 4)

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04 novembre 2018

Les brèves d'Ovalie - Edition n°327

Ce Puma francilien !

TOP 14... 9ème journée                           Montpellier – Racing 92        13 – 27

Quand Imhoff sort les griffes

Imhoff, la griffe d’un grand Racing

De loin, déjà, avec leurs maillots albicélestes, on avait tendance à les prendre pour ces Pumas sud-américains. Et puis en s’approchant un peu, voyant les ballons leur tomber des mains à chaque offensive, on se rappelait qu’il s’agissait de ces Racingmen de notre TOP 14, concentrés en défense et hors-jeu le reste du temps.

Mais dimanche après-midi, en clôture de la 9è journée du championnat, les Ciel et Blanc nous ont bluffés pour de bon. Et pour cause, dans leur cheptel, il y avait un vrai Puma de race argentine qui a sorti les griffes et pris les Montpelliérains à la gorge, pratiquement tout seul.

Juan Imhoff a tout simplement époustouflé la rencontre !

Par ses courses déroutantes et efficaces et ses interceptions assassines qui ont scellé le sort des hôtes et du match.

Dès l’entame, le Racing, emmené par un Russel inspiré et un Zebo incisif, lançait le félin sud-américain sur son aile pour le premier essai, sans qu’aucun Héraultais ne parvienne à l’arrêter. Dans la foulée, sur une touche bien négociée, le maul des visiteurs enfonçaient la défense locale pour un second essai par le demi de mêlée Iribaren.

12-0 en dix minutes, de quoi faire mal à la tête aux supporters de l'Altrad Stadium. Mais heureusement, une faute d’anti-jeu de Chavancy, prié de quitter ses camarades dix minutes, allait leur permettre de revenir dans la partie, par Reilhac d’abord, puis Van Rensburg juste avant la pause (10-12).

Seulement, une fois la supériorité numérique passée en seconde période, les Pumas franciliens allaient reprendre du poil de la bête et mordre à nouveau l’en-but les premiers par le rusé Imhoff, à l’affût pour prendre en chasse son adversaire, interceptant une passe de Serfontein avant de filer à vive allure sur une course de cinquante mètres pour le troisième essai.

Un nouveau carton jaune contre le Racingman Chouzenoux ne permettra pas cette fois aux locaux de revenir, butant sur une défense hargneuse et solide, tels des fauves sur la carcasse d’une bête déjà morte.

Pire, à la dernière minute, Imhoff allait frapper encore !

Une nouvelle interception du Puma et le voilà reparti vers l’en-but, rattrapé par la patrouille locale, ce qui ne l’empêchait pas de servir ses coéquipiers et permettre au jeune demi de mêlée Gibert de conclure le quatrième essai, celui d’une victoire définitivement acquise.

Et quelle prise, chez un prétendant au TOP 6 !

Le Racing y prend place, au cinquième rang, tandis que le MHR en sort, désormais neuvième, attendant son tour qui n’est pas prêt d’arriver tant la concurrence est rude au portillon. 

 

Les autres matches en bref...

Lyon (4) – Stade Français (3)   41 – 6

Le festin lyonnais

Dimanche, à l’heure du déjeuner, les Parisiens n’ont pas eu le temps de digérer leur bon début de rencontre. Trente minutes à picorer des points, à droite et à gauche, pour un modeste 6-0 avant de se sentir ballonnés le reste du temps sans pouvoir retenir les remontées des Lyonnais, en bouchon dans leur 22, toute la seconde période, avec 5 essais et un cuisant 41-0.

La jeunesse parisienne aura appris à ses dépens d’avoir mangé trop vite et de ne pas être restée à table jusqu’à la fin du repas. Seulement leurs ainés n’ont rien fait pour les éduquer en ce sens, à part Steyn.

Trop facile donc pour les Arnold, Buckle, Ngatai et Nakaitaci qui sont entrés dans l’en-but comme dans du beurre, posé sur la table. Un vrai festin pour les supporters de Gerland.

Lyon remonte dans le TOP 6 à la quatrième place, tandis que les Parisiens descendent d’un petit cran.

La Rochelle (6) – Agen (13)        33 – 29

Sale bête agenaise !

Les Maritimes ont été mal habitués à Mayol, pensant qu’à domicile face à ces modestes Agenais, ce serait encore plus facile. Seulement quand on reçoit Agen, il ne faut faiblir et sortir les tripes jusqu'au bout, car on a vite fait de voir revenir ce chien enragé qui ne lâche jamais son os jusqu’à la dernière minute de jeu.

Pourtant les Rochelais pensaient avoir fait le plus dur (après avoir encaissé un essai de pénalité au bout d’un quart d’heure) en revenant au score en première période grâce à Gourdon. Menant même 16-13 à la pause, les locaux allaient prendre le meilleur sur leur adversaire dans le second temps, par le pied de West et un nouvel essai par Aguillon.

Mais Berdeu, suppléant de McIntyre, recollait au score, profitant des fautes rochelaises, quand Laporte répondait encore à Balès qui croyait s’être débarrassé du sale cabot. Encore cinq minutes après le coup de sifflet final et les Agenais créaient la même surprise que les Rochelais à Mayol !

Castres (7) – Pau (10)                37 – 10

À l’orgueil

Après la déroute à Clermont, les champions de France ont réagi avec autorité à la maison face à de pâles visiteurs. Quatre essais en une mi-temps, quand l’équipe paloise bis n’inscrivait que trois malheureux points par Daubagna. La messe était dite, la seconde période ne laissant place à aucun suspense.

Le cinquième essai de Tulou, toujours aussi actif et précieux, permettra d’assurer le bonus offensif après l’essai de la Section par Steffen Armitage. Même avec le plein de points, le CO reste à la porte du TOP 6.

Toulouse (2) – Bordeaux (8)   40 – 0

Jeu blanc !

Le score parle de lui-même. Les Bordelais n’étaient pas invités, ils ont été spectateurs en pesage au milieu du pré d’Ernest-Wallon, regardant les Toulousains faire le jeu.

Un jeu blanc, avec cinq essais et un doublé de Arthur Bonneval.

À croire que l’UBB n’est sereine qu’à domicile ou alors qu’avec ses internationaux. Toulouse prend la deuxième place, à trois longueurs du leader.

Grenoble (11) – Clermont (1)   27 – 27

Un nul rageant et arrangeant

Germain pourra s’en vouloir d’avoir laissé passer tant de points au pied et la victoire, surtout sur cette dernière pénalité, à la dernière seconde, le ballon mourant sur le poteau.

Le nul ne semblait pas volé pour autant, les Auvergnats offrant du jeu et des essais, un de plus que leur hôte, après être passés à travers la première période (11-3).

Les Grenoblois ont même cru frôler la correctionnelle quand Timani, Raka puis Yato inscrivaient tour à tour les essais clermontois pour mener 27-20 à dix minute du terme. Heureusement, le pack conquérant local récompensait tous leurs efforts en offrant l’essai de l’égalisation à Taufa, avant que Germain n’ait l’occasion de rattraper ses échecs passés. En vain.

Rageant oui, mais arrangeant aussi car deux points c’est déjà pas mal face à la machine clermontoise.

Toulon (12) – Perpignan (14)   26 – 16

Savéa il a marqué !

« Savea il a marqué, Savéa il a marqué … Moi j’suis sûr que Toulon y va gagner ! »

À Mayol, ça y est, les supporters tiennent leur chanson et leur chance aussi de rester en TOP 14, tant Perpignan n’en finit pas de s’accrocher à la dernière place.

Mais que ce fut dur encore une fois. Un essai en début de chaque période aura permis aux Toulonnais de tenir la partie, même s’ils étaient légèrement menés à la pause. Trinh Duc aura dû pallier à l’inefficacité des Fekitoa et autres trois-quarts, quand Savéa (enfin !) marquait son premier essai de la saison.

Pour comparaison, Ashton à la même époque comptait déjà sur les derniers doigts de sa deuxième main. Mais sa femme vient de tweeter qu'il avait tendance à s'endormir au volant de ses actions. On est rassuré.

Les Catalans ont tout donné, comme d’hab, et tenu tête dans l’engagement et la solidarité défensive, avant de s’écrouler, comme d’hab, physiquement à l’heure de jeu.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

Le TOP 16 des Féminines... 7ème journée.

Poule 1
Montpellier (1) – Rouen (7)                   88 – 0
Rennes
(3) – Lons (6)                            29 – 25
Paris
(4) – Blagnac (2)                          19 – 22
Villelonguet
(8) – ASM Romagnat  (5)  3 – 46

Poule 2
Bayonne (1) – Grenoble (4)                  38 – 17
Bordeaux
(3) – Lille (6)                         8 – 13
Caen
(7)– Bobigny (5)                           12 – 72
Toulouse
(2) – Tarbes (8)                     78 – 0

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Montpellier fait cavalière seule devant Blagnac dans la poule 1 quand Toulouse (avec deux matches en retard) reste invaincue derrière Bayonne dans la poule 2.

Tous les résultats et classements >>

  

La semaine prochaine…

C’est la tournée d’automne !

Celle du rachat de l’image de l’équipe de France, celle du retour des espoirs comme Dupont et Lopez en une charnière durable (au moins jusqu’à la Coupe du monde), celle de victoires références face à des nations à notre portée (Afrique du Sud, Argentine, Fidji).

En espérant qu’elle ne tourne pas au vinaigre d’entrée, face aux Springboks reboostés avec leur victoire chez les All Blacks au dernier IV Nations, et vaincus d’un petit point samedi chez les Anglais (11-12).

Car les tests internationaux ont débuté ce week-end pour d’autres nations.

Japon-Nouvelle-Zélande     31-69
Pays de Galles-Écosse        21-10
Angleterre-Afrique du Sud  11-10
Irlande-Italie                     54-7

 

Au programme ce samedi 10 novembre :

  • Russie – Namibie (12h)
  • Italie – Géorgie (15h)
  • Écosse – Fidji (15h30)
  • Angleterre – Nouvelle-Zélande (16h)
  • Pays de Galles – Australie (18h20)
  • États-Unis – Samoa (18h30)
  • Irlande – Argentine (19h30)
  • France – Afrique du Sud (20h45, France 2)

 

Chez nos Féminines, les Bleues affronteront les Black Ferns dès vendredi 9 novembre au stade Mayol.

  • France – Nouvelle-Zélande (21h, France 4)

 

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28 octobre 2018

Les brèves d'Ovalie - Edition n°326

Michelin, l'usine à bonus...

TOP 14... 8ème journée                           Clermont – Castres     41 – 6

Un international peut en masquer un autre...

et à malus en Bleu !

Au stade Marcel-Michelin, les ouvriers ne chôment pas sur la chaîne de montage des victoires bonifiées. Samedi après-midi, pour leur quatrième réception, les travailleurs auvergnats ont réalisé un quatrième bonus offensif de très belle facture.

Mais derrière cette performance parfaite sous leur bleu de travail se cache une autre réalité qui n’a pas de quoi donner le sourire aux sept joueurs sélectionnés en équipe de France pour la tournée de novembre.

Après Fofana, la semaine passée, voilà que Parra, jeudi à l’entraînement, puis Lamérat, en plein match samedi, se blessent à leur tour et doivent déclarer forfait pour le rassemblement de dimanche à Marcoussis. La poisse pour ces trois internationaux d’Auvergne, déjà privés, les saisons passées de ces rendez-vous nationaux pour des bobos de dernière minute.

Dimanche, c’est avec des précautions toutes particulières que Lopez, Penaud, Iturria et Vahaamahina ont dû se rendre au centre national d’entrainement parisien, espérant que la malédiction des Jaunards tricolores s’arrête là. À suivre.

En attendant, samedi au Michelin, l’usine offensive clermontoise a tourné à plein régime… totalitaire.

Les champions de France n’ont tout simplement pas existé.

Au garde à vous dans les rucks, laborieux en touche, les Castrais ont subi l’engagement et l’agressivité des auvergnats qui ont usé habilement du jeu au pied pour pallier aux conditions météo défavorables, sous une pluie constante.

Si la mêlée clermontoise n’a pas été sans reproche, aucune situation dangereuse des visiteurs n’a réussi à mettre à mal la défense de l'ASM, ne concédant que deux pénalités à Kockott et un carton jaune (à Slimani).

Pour le reste, les Jaunards ont maitrisé l’occupation au pied inspiré de Lopez et saisi chaque occasion pour lancer leurs trois-quarts de feu. Penaud, d’abord, à la 10ème minute, Betham ensuite, à la 24ème, et enfin l'imparable Raka, quatre minutes plus tard, pour clore une première période bien menée et déjà avec le point de bonus (21-6).

Au retour des vestiaires, Laidlaw creusait tactiquement l’écart au pied, par deux pénalités, enfonçant un peu plus les espoirs des champions en titre, pourtant bien plus déterminés et incisifs. Seulement, entre maladresses répétées et mauvais choix, rien ne semblait contrarier la défense locale en place où Cancoriet n'en finissait pas d'impressionner, comme Yato, tout juste entré.

Et ce sont justement ces deux troisième-lignes méritant qui allaient conclure ce feu d’artifice auvergnat en fin de rencontre avec deux nouveaux essais, tout en explosivité, pour percer le rideau défensif castrais.

Et c’est sur l'essai de Cancoriet, relayé par Lamérat, que ce dernier allait subir un KO violent, sur un coup de genou involontaire de Rado (l’ancien de la maison) en pleine course, en pleine tête.

Le champion a dû s’incliner la tête basse (à la 9ème place du classement) devant le seul patron de cette nouvelle saison, intraitable à domicile quand il fait tourner ses machines aussi bien huilées. Même si juste derrière, les deux Stades les plus titrés de France restent dans la roue du maillot jaune.

 

Les autres matches en bref...

Stade Français (2) – Montpellier (7)   25 – 20

Sauvés par Macalou !

Samedi soir, Paris a failli se faire piéger par des Montpelliérains timorés mais toujours pragmatiques, à défaut d’impressionner vraiment.

A l’image des échecs face aux perches de Steyn et du raté de Zyl sur un rebond menant à l’essai du MHR qui faisait passer celui-ci pour la première fois devant à dix minutes du terme, les Parisiens ont manqué de concentration en seconde période.

Alors que Waisea et Fickou semblaient avoir fait l’essentiel en première pour mener 15-10 à la pause, et malgré l’essai de Crudden, il a fallu attendre le sursaut d’une ultime action en fin de match pour voir Macalou conclure l’essai de la victoire, sur une passe décisive d’un Fickou très présent et en forme internationale.

Tant mieux, cela nous fera oublier Lamerat-Fofana pour une paire Fickou-Penaud qui devrait nous ravir en Bleu. 

Montpellier repart avec un point de bonus défensif précieux qui le tient à hauteur de la sixième place.

Perpignan (14) – Toulouse (3)            18 – 36

Deux classes d’écart

C’est toujours la même histoire avec les Catalans.

Ils sont bourrés d’intentions autant que de fautes, proposant de belles séquences jusqu’à s’épuiser en seconde période où les visiteurs en profitent pour leur voler le butin de la victoire.

Et quand, vous avez une équipe toulousaine emmenée par un Dupont aussi en jambes et en réussite, il n’y avait rien d’autre à faire que de subir et d’applaudir.

Un coup du chapeau sensationnel du demi de mêlée international qui offre le bonus offensif aux siens et une place de titulaire indiscutable en équipe de France, ne nous laissant aucun regret quant à l’absence de Parra, comme si les malheurs des Clermontois étaient une volonté divine pour laisser la place à ces pépites-là.

Au final, Toulouse s’envole sur le podium quand Perpignan ne gagne toujours pas.

Racing 92 (4) – Pau (10)                    48 – 28

Comment se compliquer la vie

À l’Arena Paris-La-Défense, les Racingmen aiment se compliquer la vie, quand ce n’est pas carrément perdre chez eux, comme contre Clermont puis Lyon.

Déjà la semaine passée, face aux Irlandais de L’Ulster, le Racing avait manqué son entame de match, pour partir avec un handicap bien compliqué à rattraper.

Samedi, le scénario s’est répété. Menés 3-12 en quinze minutes, après deux essais palois coup sur coup, par Daubagna, les Franciliens ont dû s’activer pour remonter au score et passer devant, grâce à un Joseph béni des Dieux, offrant le premier essai à Chat et concluant le deuxième lui-même. Une interception de Volavola juste avant la pause mettait les locaux en bonne disposition pour s’attaquer au bonus offensif, à leur portée.

Seulement, au retour des vestiaires, l’entame offrait la première munition aux visiteurs qui revenaient dans le match et compromettaient les ambitions franciliennes. Pourtant Vakatawa puis Imhoff (par deux fois) leur donnaient l’occasion de plier le match et d’espérer ce point de bonus. Mais un nouvel essai de Nicot contrariait une nouvelle fois l’objectif visé.

La victoire est là pour le Racing, mais reste frustrante aux yeux des entraineurs quand il y avait la place pour mieux, tandis que là ça fait un point de perdu et deux longueurs de retard sur le podium.

Bordeaux (5) – Lyon (6)                    35 – 13

Rien ne va plus pour le Lou

Inexistants en Coupe d’Europe face à des grosses cylindrées, les Lyonnais semblent avoir perdu leur dynamique en même temps que leur demi de mêlée Couilloud.

Comme si la mécanique offensive était enrayée ou manquait de jus. Pelissié et Beauxis à la charnière n’ont pas trouvé les failles de la défense bordelaise pour exister dans ce match, dominé par les locaux.

Après une première période peu efficace de l’UBB (un seul essai de Serin), la seconde sera plus fructueuse avec trois réalisations de Radradra, Diaby et enfin Lesgourgues sur le gong pour l’essai du bonus offensif.

Une aubaine pour Bordeaux qui grimpe aussi sec dans le TOP 6 juste devant sa victime du jour, en sursis.

Toulon (13) – La Rochelle (8)             9 – 13

Pauvre Mayol !

La météo avait prévenu des intempéries dans le Var, fermant des routes par peur de submersion par des ondes maritimes. Et pourtant, personne n’avait pensé à fermer Mayol avec le risque de submersion dans le jeu par les Maritimes. Ça a été finalement une petite vague, un essai de West d’entrée de jeu et puis plus rien.

Les Varois se sont noyés dans un verre d’eau, incapables d’inscrire un essai avec sa flopée d’internationaux. Une misère qui les place à l’avant dernière place avant de recevoir la lanterne rouge dans un match déjà crucial pour le maintien.

Agen (12) – Grenoble (11)                           9 – 9

Embourbés

Un match engagé et plaisant au premier abord, avec plein d’intentions offensives de part et d’autre mais fermé au second, chacun ne voulant rien lâcher défensivement.

McIntyre aura laissé Germain égaliser en fin de rencontre pour un nul finalement mérité.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

Le TOP 16 des Féminines... 6ème journée.

Poule 1
Blagnac (2) – Montpellier (1)            9 – 15
Rouen 
(7) – Villelonguet (8)             24 – 7
Lons 
(6) – Paris (3)                            12 – 19
ASM Romagnat 
(4) – Rennes (5)      3 – 29

Poule 2
Tarbes (8)  – Caen (7)                        3 – 7
Bobigny 
(5)  – Bayonne (2)               15 – 29
Grenoble 
(4)  – Bordeaux (3)            17 – 31
Lille 
(6)  – Toulouse (1)                     5 – 30

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Montpellier distance Blagnac dans la poule 1 quand Bayonne colle toujours à Toulouse dans la poule 2.
À noter les premières victoires de Rouen et Caen.

Tous les résultats et classements >>

  

La semaine prochaine…

On reste concentré sur le TOP 14 avant la trêve.

La neuvième journée du championnat devrait se jouer sans les internationaux réunis à Marcoussis pour la tournée de Novembre qui s’ensuivra la semaine suivante en France.

De bon augure pour les clubs pas ou peu concernés qui affronteront les plus affectés comme Clermont, Toulouse, Paris ou le Racing 92. 

Au programme*  à partir de samedi 3 novembre :

  • Grenoble – Clermont, à 14h45 : une aubaine pour Grenoble ?
  • Castres – Pau, à 18h45 : l’orgueil du champion blessé
  • La Rochelle – Agen, à 18h45 : objectif TOP 6
  • Toulon – Perpignan, à 18h45 : fini de rire, maintenant on pleure
  • Toulouse – Bordeaux, à 20h45 : un coup des Bordelais ?

Puis dimanche 4 novembre :

  • Lyon – Stade Français, à 12h30 : se refaire la cerise
  • Montpellier – Racing 92, à 16h50 : recoller au peloton de tête

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du TOP 16 féminin,

Retrouvez ici le programme de la prochaine journée : >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

 

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22 octobre 2018

Les brèves d'Ovalie - Edition n°325

Du rugby 4 étoiles !

CHAMPIONS CUP... 2ème journée                    Toulouse – Leinster     28 – 27

Médard, étoile filant dans l'en-but

Deux constellations au zénith de l’Europe

Les deux plus grands palmarès européens s’affrontaient ce dimanche à Ernest-Wallon.  

Le Toulouse des premiers titres (1996, 2003, 2005 et 2010) recevait le Leinster des suivants (2009, 2011, 2012) et surtout du dernier (2018), un champion en titre invaincu depuis avril 2017 et cette défaite en demi-finale contre Clermont.

De quoi nous mettre des étoiles plein les yeux !

Et cela n’a pas manqué pour qui ne s’égarait pas dans le ciel bleu toulousain mais restait attentif dès l’entame à ce qui se passait sur le pré.

Car dès la première minute, Ramos concrétisait au pied la première avancée des locaux. 3-0, puis 6-0 en moins de cinq minutes, le ballon telle une étoile filant entre les perches adverses.

Toulouse brillait, multipliant les temps forts, éclipsant la défense dublinoise dans l’obscurité de ses fondamentaux. Quand Médard, à la 12ème minute concluait une belle course du capitaine Marchand, boosté sans doute par sa première sélection en Bleu.

Même si Ramos manquait la transformation, l’arrière toulousain allait se rattraper sur la pénalité suivante pour afficher un inattendu 14-0 face au tenant du titre qui avait humilié les Wasps la semaine passée.

Mais l’éclaircie, trop belle en plein mois d’octobre, allait s’estomper au fur et à mesure que les nuages irlandais avançaient dans les 22 toulousains, à une vitesse bien supérieure. Sexton passait les trois premiers points, puis trois autres jusqu’à ce qu’un essai d’O’Brien assombrissent la domination locale, ramenant les visiteurs à une longueur des Haut-Garonnais.

Mais le vent en poupe de ces Toulousains à la constellation de conquête, d’engagement, de relances et de culot retrouvés, allait balayer le ciel des cumulus celtes au ballon porté, et nous offrir un éclat de génie dans le ciel d'Ernest-Wallon. Tolofua mystifiait deux Irlandais avant de passer à Guitoune qui fixait un dernier défenseur pour le déborder en un tchik tchak époustouflant jusqu’à l’en-but.

Toulouse reprenait le large 21-13, juste avant la pause, après une première période d’une clarté éblouissante d’intentions. Seulement, au retour des vestiaires le quadruple champion d’Europe déploya sa constellation de jeu de conquête, tout en maitrise et puissance, pour assombrir en quinze minutes le tableau d’affichage local.

Un essai de Ryan puis de Cronin et les visiteurs menaient à leur tour 27-21, sûrs de leur force pour tenir jusqu’au coup de sifflet d'une nouvelle victoire.

Mais c’était sans compter la fougue de l’enfant prodige, à son meilleur niveau après sa longue blessure. Dupont faisait son entrée, prodiguant des ballons à ses avants comme ses trois-quarts pour une reconquête du camp adverse digne de la guerre des étoiles.

Le match a changé de configuration, Huget, Guitoune, tour à tour se retrouvaient en situation de faire marquer, mais les fautes de main gâchaient les munitions. Quand le sauveur de la semaine dernière allait de nouveau faire parler de lui. Médard héritait d’un ballon en or de Madaule pour éliminer les derniers adversaires et aplatir le troisième essai toulousain, permettant alors à Ramos de repasser enfin devant avec la transformation.

Les dix dernières minutes n’échapperont pas aux locaux, vaillants et la main sur le ballon pour décrocher la une au firmament d'un exploit retentissant dans cette coupe d’Europe.

Le champion est tombé !

Le ciel se redessine dans cette poule 1, comme sur le continent, Toulouse en tête, le Leinster juste derrière, car les deux autres protagonistes n’ont pas su se départager (35-35), dans un match apparemment aussi somptueux, avec 5 essais de part et d’autre et pas une pénalité. Waouh !

 

Les autres poules en bref...

Poule 2     Castres (2) – Exeter (4)             29 – 25         
               Munster (1) – Gloucester (3)       36 – 22

Un champion de France incroyable

Les Castrais n’en finissent pas de nous étonner, en TOP 14 comme en Coupe d’Europe. Menés 14-0 en quatorze minutes, ils reviennent dans le match jusqu’à reprendre la main à 19-14, par un essai de Vialelle et le pied de Dumora.

Puis soudain, le CO voit rouge, les Anglais égalisent juste avant la pause, avec un troisième essai. Mais les locaux reviennent plus forts et déterminés des vestiaires et, par Mafi puis le pied de Le Bourhis, reprennent les commandes d’un match qu’on voyait déjà perdu, en infériorité numérique.

Castres n’est jamais aussi fort que quand il est blessé dans son orgueil et dans sa chair, agressif en défense et opportuniste à la moindre occasion. Exeter l’a appris à ses dépens.

Dans l’autre match, le Munster (favori) avance sereinement dans sa poule, juste devant les Français. Le double affrontement de novembre promet d’être aussi alléchant que décisif pour la qualification.

 

Poule 3     Saracens (1) – Lyon (4)              29 – 10         
               
Cardiff (3) – Glasgow (2)             12 – 29

Un Lou mangé tout cru

Les Lyonnais découvrent la grande coupe d’Europe et apprennent de défaite en défaite.

Face aux expérimentés et agressifs chasseurs anglais, on ne donnait pas cher de la peau du Lou. Les Sarries ont traqué et tué la bête, sans forcer, juste ce qu’il fallait pour accrocher la tête d’un premier bonus offensif au mur du classement.

Lyon n’a plus qu’à se tourner vers un TOP 14 qui lui veut bien moins de mal. Au contraire.

 

Poule 4     Racing 92 (1) – Ulster (3)        44 – 12         
               
Leicester (2) – Scarlets (4)         45 – 27

France 2 – Irlande 0

Les Racingmen, comme les Toulousains, ont remporté leur duel face à une autre équipe irlandaise, prétendante au titre. Après un début de match difficile, Russel et les siens ont remis leur bleu ciel-et-blanc de chauffe pour renverser la vapeur dans un stade acquis à leur cause. En deux temps et cinq mouvements, par Iribaren puis Lauret en première période, puis Ihmoff, Thomas et Zebo en seconde, le Racing a dominé son adversaire au pied et de la tête, décrochant une seconde victoire et un bonus offensif qui placent le club francilien aux commandes de sa poule.

Le Leicester se place stratégiquement juste derrière après sa première victoire (bonifiée) face aux Gallois.

 

Poule 5     Édimbourg (2) – Toulon (4)                 40 – 14
                Newcastle
(1) – Montpellier (3)        23 – 20

Les pieds dans le tapis

Rien ne va plus, dans cette poule 5, où les Toulonnais n’existent toujours pas et où les Montpelliérains se tirent une balle dans le pied en laissant échapper une victoire qu'ils tenaient dans les derniers instants.

Dix minutes de jeu supplémentaire pour des Anglais, 45 phases de pick-and-go pour l’essai de la gagne des locaux, déjà heureux à Mayol la semaine passée. Décevant pour des Montpelliérains, auteurs d’un seul essai par Willemse, incapables de se mettre à l’abri plus avant, trop concentrés sur leur défense, sans grandes velléités offensives en dehors d’un pack puissant et du pied de Pienaar.

Si rien n’est perdu pour le MHR, le RCT, lui, peut se concentrer sur son maintien en TOP 14. Je ne commenterai même pas son non-match à Édimbourg. Une calamité de plus.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >> 

 

En ce qui concerne la Challenge Cup, vous trouverez également tous les résultats sur le site officiel de l’EPCR.

Clermont et La Rochelle dominent, Bordeaux et Perpignan se neutralisent, Agen, Grenoble et Pau réagissent tandis que Paris se tire une deuxième balle dans le pied.

 

Le TOP 16 des Féminines... 5ème journée.

Poule 1
Rennes (5) – Villelonguet (7)      75 – 7
Blagnac
(2) – Rouen (8)              90 – 0
Paris
(3) – ASM Romagnat (4)    5 – 5
Montpellier
(1) – Lons (6)           54 – 3

Poule 2
Lille (4) – Tarbes (8)                   29 – 13
Bayonne
(2) – Caen (7)              69 – 0
Bordeaux
(6) – Bobigny (5)       14 – 24
Toulouse
(1) – Grenoble (3)      (reporté au 23/12)

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Montpellier et Blagnac se détachent dans la poule 1 quand Rouen et Villelonguet sont sèchement écartés de cette compétition d’élite.

Dans la poule 2, Toulouse mène la danse quand Bayonne et Grenoble jouent les premiers outsiders. Caen et Tarbes ne parviennent toujours pas à se hisser au niveau.

Tous les résultats et classements >>

 

La semaine prochaine…

Le TOP 14 revient avec des ambitions…

Entre des dauphins à la course pour rattraper Clermont, des exclus du TOP 6 morts de faim pour y refaire leur place et un Toulon embarqué malgré lui dans la course au maintien, la 8ème journée du championnat de France promet de belles confrontations engagées avec de la sueur et des larmes.

Au programme*  à partir de samedi 27 octobre :

  • Clermont – Castres, à 14h45 : duel de champions
  • Agen – Grenoble, à 18h : chassé-croisé dans la course au maintien
  • Perpignan – Toulouse, à 18h : gagner, enfin ?
  • Racing 92 – Pau, à 18h : revenir dans le TOP 6
  • Stade Français – Montpellier, à 20h45 : qui premier dauphin ?

Puis dimanche 28 octobre :

  • Bordeaux – Lyon, à 12h30 : un peu plus près de toi
  • Toulon – La Rochelle, à 16h50 : Collazo reçoit son ex

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du TOP 16 féminin,

Retrouvez ici le programme de la prochaine journée : >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

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15 octobre 2018

Les brèves d'Ovalie - Edition n°324

Un jour avec, un jour sans

CHAMPIONS CUP... 1ère journée                        Bath – Toulouse     20 – 22 

                                                   Toulon – Newcastle     25 – 26

Jour noir pour Toulon

Rouge et noir, perd et manque !

Dimanche, il ne faisait pas bon jouer au rugby pour nos clubs français, alors que samedi tout leur souriait, à l’image de nos deux meilleurs représentants multi étoilés du circuit européen, en rouge et noir.

Rien ne va plus pour les Toulonnais, déjà empêtrés dans les dettes de jeu au casino du TOP 14. Avec les meilleures cartes en mains, encore une fois, les hommes de Collazo ont joué une partie de poker à l’envers face à des Anglais opportunistes qui n’en demandaient pas tant.

Pourtant, moins de trente secondes après leur entrée sur la pelouse de Mayol, les Toulonnais marquaient les premiers points et les esprits avec un essai bien senti de Taofifenua. À peine dix minutes et Trinh Duc portait l’avance à dix longueurs, de quoi voir venir sereinement la partie avec d’aussi belles intentions et un Savea en jambes.

Et puis Toulon retombait dans ses travers, brouillon, maladroit, faible en touche, et surtout très indiscipliné, offrant à Hodgson autant d’occasions de faire le retard des siens, et même à Cooper de concrétiser une série de pick and go devant la ligne d’en-but varoise. Menés 16-10, les Français allaient trouver la faille par Lakafia, suite à un ballon porté tout en puissance, sans que Trinh duc ne transforme l’essai pour repasser devant à la pause.

Au retour des vestiaires, malgré un petit point de retard, on sentait les locaux en passe de renverser cette équipe anglaise, certes vaillante, mais tout de même modeste. Seulement les Rouge et Noir continuaient de jouer à l’envers, multipliant les fautes grotesques, offrant tous les points à l’adversaire dont un essai de pénalité, suite à un plaquage haut, sanctionné en plus d’un carte jaune pour Ikpefan. En fin de rencontre, Savea laissait de nouveau ses coéquipiers à quatorze et avec un point de retard alors que Guirado avait permis juste avant aux siens de reprendre l’avantage.

Rien ne va plus, je vous disais, chez ces joueurs qui ont perdu tout sens du collectif, à l’image de ces imbroglios sur le terrain entre le choix du capitaine de chercher une penal-touche ou celui de l’ouvreur de tenter la pénalité qu’il sentait bien.

Au final Toulon perd encore à domicile et se tire déjà une balle dans le pied pour démarrer sa campagne européenne.

Samedi, les Français avaient la baraqua sur les terrains outre-Manche, à l’instar des Toulousains, tout heureux de l’emporter à Bath.

L’arrière anglais, Burns, aurait dû être le héros de ce match, avec vingt points à son actif si seulement il avait plutôt pensé à aplatir un essai tout fait au lieu de sourire pour la photo de son sacre, à cinq minutes du terme. Seulement Médard surgissait en embuscade et éjectait le ballon des mains de l’Anglais qui, tel un dé, retombait sur la mauvaise farce de l’arrière français, devenu ce héros malgré lui.

Médard avait déjà ouvert la voie vers cette victoire en inscrivant le premier essai du match à la huitième minute avant que Roberts et Burns ne calment sa joie et ne reprennent  les commandes de la partie.

Il faudra attendre l’heure de jeu et le deuxième essai de Guitoune, en supériorité numérique après le carton jaune d’Ellis, pour que Toulouse repasse devant et tienne ce score jusqu’au bout presque miraculeusement.

Le Racing 92 aura la même réussite chez les Scarlets (13-14), au bout du suspense.  Tandis que les Montpelliérains, à domicile, ont été heureux d’avoir marqué trois fois en première période, les Écossais les laissant fanni en seconde (21-15).

Dimanche, le Lou et le CO n’ont pas eu de chance. Les Lyonnais n’ont pas résisté bien longtemps, chez eux, contre Cardiff pour leur première (21-30). Quant aux Castrais, ils n’ont pas réussi à revenir face aux saignants rosbifs de Gloucester (19-14).

Tous les résultats officiels du week-end >> 

 

En ce qui concerne la Challenge Cup, vous trouverez également tous les résultats sur le site officiel de l’EPCR.

La Rochelle et Clermont cartonnent, les autres déjà abandonnent.

 

La semaine prochaine…

L’Europe poursuit son tour de chauffe.

Et ça chauffe déjà pour certains de nos frenchies. À Lyon, comme à Toulon, le prochain déplacement peut coûter cher.

Toulouse et le Racing 92 auront l'occasion de montrer ce qu'ils valent face à ce qui se fait de mieux en Irlande.

 

Au programme*  à partir de samedi 20 octobre :

  • Castres – Exeter, 14h : tenter d’exister
  • Munster – Gloucester, poule 2
  • Édimbourg – Toulon, 16h15 : exploit obligé
  • Poule 5 de Montpellier
  • Racing 92 – Ulster, 18h30 : l’heure de vérité
  • Leicester – Scarlets, poule 4
  • Saracens – Lyon, 18h30 : sauve c’que j’peux !
  • Cardiff – Glasgow, poule 3

Puis dimanche 21 octobre :

  • Newcastle – Montpellier, 14h : peut mieux faire
  • Poule 5 de Toulon
  • Toulouse – Leinster, 16h15 (FR2) : l’heure de vérité 2
  • Wasps – Bath, poule 1

 Calendrier complet de tous les matches >>

 

S’agissant de la Challenge Cup et les 8 autres clubs du TOP 14, veuillez consulter le site officiel de l’EPCR qui vous en détaillera le programme.

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de BeIn Sports

 

Du côté du TOP 16 féminin,

Retrouvez ici le programme de la prochaine journée : >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

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07 octobre 2018

Les brèves d'Ovalie - Edition n°323

Promu relégué de classe...

TOP 14... 7ème journée                        Montpellier – Toulon     29 – 17 

"C'est mon ballon ! ... _ Bouge de là, petit !"

Toulon joue les cancres !

À regarder le fond de classement, au milieu du GAP, le trio Grenoble-Agen-Perpignan promis à la relégation, le triple champion d’Europe fait tache, à une semaine d’entamer une nouvelle campagne européenne en terre anglo-saxonne.

Et ironie du sort, c’est dans la poule de ces mêmes Montpelliérains, vainqueurs ce week-end, que les Toulonnais vont tâcher de relever leur niveau, au ras des pâquerettes depuis le début de saison.

À qui la faute ? ... Les joueurs, Collazo ?

D’après la barbe parlante à queue de cheval du Canal Rugby Club, le néo-manager varois ne saurait pas communiquer avec ses joueurs. Il gueulerait trop, assène Chabal, ce qui serait la cause du manque de confiance sur le terrain. Allons bon !

Les derniers champions du monde dénichés par le président toulonnais, Savea, Messam, seraient-ils en « or » de verre, plus fragiles que du cristal ? Alors, silence…

C’est donc sur la pointe des pieds que sont entrés les visiteurs sur le pré de l’Altrad Stadium dimanche après-midi, sans ouvrir le score durant une demi heure avant le premier essai d’Ikpefan, en exploit personnel, bien servi par la paire de centres varoise remuante qu’ont constitué Trinh-Duc et Pietersen.

Pour le reste de la première période, les locaux ont ouvert leur gueule, eux, bien en grand pour avaler deux essais bien ficelés par Fall puis Nagusa, après avoir perdu leur star sud-africaine Goosen à l’ouverture sur un essai refusé.

Ce gros coup dur n’a pas empêché les Cistes de repartir tambour battant, au retour des vestiaires, interceptant un ballon heureux qui retombait dans les mains de Serfontein pour le troisième essai local. Un essai à l’image des intentions toulonnaises, Belleau balle en main, ne sachant comment se débarrasser du ballon à défaut de lancer une attaque.

Picamoles sonnait une quatrième fois les cloches des stars varoises, pour un bonus offensif presque trop facile, comme pour Clermont la semaine passée.

Néanmoins le banc du RCT apportera une maigre  consolation avec l’essai de Meric sur une attaque de Savea, relayée par l’inspiré Trinh-Duc.

Pas de quoi sauter au plafond !

Juste d’enlever le bonus offensif aux Montpelliérains qui se mordront les doigts d’avoir relâcher l’étreinte en fin de match. Cela ne les empêche pas de grimper à la quatrième place, à cinq points du leader.

Quant au RCT, rien ne va dans son jeu, aussi brouillon et inefficace que son effectif se veut fantastique aux yeux de son président.

En attendant de faire illusion dans la prestigieuse compétition européenne, le triple champion d’Europe pointe aux portes de la relégation.

 

Les autres matches en bref...

La Rochelle (9) – Clermont (1)           16 – 12

Tombé du ciel !

Clermont n’a pas eu de chance dans ce match. Après une première période en demi-teinte, ponctuée de fautes converties en points par West, le leader a cru reprendre la partie en main dès le retour des vestiaires avec ce premier essai de Penaud, revenant à 9-5.

Seulement d’un coup, le ciel lui est tombé dessus, une pluie diluvienne, en plus des Rochelais, des ballons des mains et surtout monsieur Cayre qui a vu des attentats partout, infligeant pas moins de 3 cartons aux Jaunards, dont un rouge, tombé du ciel.

En infériorité numérique jusqu’au bout, et pas vraiment aidé quand les fautes locales restaient impunies (plaquages hauts et mêlées rochelaises douteuses), c’était un peu trop pour le leader. Trop d’indiscipline, certes, mais à qui la faute, à 12 contre 14. Le match tournait au grotesque, laissant la place aux Maritimes de creuser l’écart avant que la hargne des Clermontois ne leur offre un second essai pour arracher le bonus défensif.

Pas brillants, les 31 acteurs sur le pré, c’est le moins qu’on puisse dire.

Castres (5) – Stade Français (2)         9 – 14

Paris bluffant

Après sa défaite à domicile dans le derby parisien, le Stade Français a bluffé tous les pronostics en allant cueillir à son tour le champion de France sur ses terres.

Un match propre, pour ne pas dire parfait, mené par un Plisson impeccable au pied, pas comme la semaine passée, permettant aux siens de mener 9-0 à la pause.

La seconde période sera une gestion parfaite des visiteurs, agrémentée d’un essai assassin, dès l’entame, par Arias, présageant une fin heureuse.

Paris, comme Clermont, impressionne de maitrise dans ce TOP 14.

De bon augure pour notre XV de France quand on sait que ces deux clubs sont un vivier d’internationaux et, qui plus est, ne joueront que la Challenge Cup avant la prochaine tournée et la coupe du monde.

Racing 92 (7) – Lyon (3)                   13 – 19

Une fâcheuse habitude

Comme l’an dernier le Lou s’est senti chez lui dans l’arène des Racingmen, obligés de courir après leur bête noire pour calmer leurs ardeurs.

D’autant que le vieux loup à l’ouverture qu’est Beauxis a su tirer profit de chaque situation pour creuser l’écart au pied et offrir le premier essai du match à Gil.

Les Franciliens, menés 16-6 à la pause, ont tout tenté pour revenir, touchant enfin l’en-but par l’incontournable chasseur Zebo. Mais les Lyonnais ont tenu bon jusqu’au bout pour repartir une nouvelle fois des terres parisiennes avec une précieuse victoire. 

Toulouse (6) – Agen (13)                   10 – 0

Un derby sous l’eau

À Ernest-Wallon, la pluie a contrarié les intentions des deux meilleurs ennemis du rugby garonnais qui ont montré de l’envie, de l’engagement mais sans pouvoir concrétiser leurs actions, en dehors du seul essai de Bezy en première période, complétée d’une pénalité et d’une transformation de Holmes.

Les Agenais n’ont jamais fermé le jeu, ni lâché, comme à leur habitude, faisant souffrir les coéquipiers de Dupont qui faisait son retour après huit mois d’absence.

Une victoire finalement compliquée pour les Toulousains après leur défaite à domicile face à l’autre voisin tarnais.

Le déplacement à Bath samedi prochain s’annonce aussi pénible.

Grenoble (11) – Bordeaux (8)             28 – 25

Et de deux !

Grenoble tient sa deuxième victoire de la saison, construite en première mi-temps grâce à trois essais de Laterre, Fifit et Fourcade avant de contenir le retour des Girondins qui parviennent à égaliser en deuxième, en nombre d’essais mais pas en points.

Les Isérois ont eu chaud et peuvent savourer ce succès qui les éloignent gentiment de la dernière place dans laquelle les Catalans sont empêtrés depuis le début de la saison.

Pau (10) – Perpignan (14)                   12 – 9

Au pied levé…

La Section s’en est remis à son buteur (suppléant de Slade), Halstoy, pour venir à bout d’une équipe de Perpignan courageuse mais toujours pas récompensée, Jackson échouant à une pénalité près dans le duel que lui proposait son homologue palois.

La quinzaine européenne va faire du bien au club catalan qui va pouvoir se ressourcer et préparer la réception de Toulouse, en faisant certainement l’impasse sur ses deux prochains matchs du Challenge.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

Les résultats du IV Nations... 6ème journée.

Afrique du Sud – Nouvelle-Zélande        30 – 32

Argentine – Australie                               34 – 45

Le titre oui…et l’honneur sauf

Les All Blacks ont tout donné, le titre en poche avant la rencontre, pour laver leur honneur contre ces Springboks qui les avaient surpris chez eux à Wellington, souvenez-vous lors de la quatrième journée (34-36).

Il a fallu attendre la dernière minute et un quatrième essai par Savea (pas Julian, mais son frère Ardie) pour prendre leur revanche et l’emporter, du coup avec le bonus, sur les terres sud-africaines.

Pourtant la domination était locale, les Springboks ayant toujours marqué les premiers, que ce soit au pied par Pollard en première période avant que Barrett n’égalise avant la pause, ou par des essais avant que les All Blacks n’en rajoute un de plus sur le fil.

Rageant mais sans conséquence au classement pour les Sud-Africains qui étaient voués à la deuxième place quels que soient les résultats.

Dans l’autre rencontre, l’enjeu était aussi important pour les Pumas qui rêvaient de ne pas occuper pour la première fois la dernière place de la compétition.

Ils y ont cru à la pause, après avoir mené 31-7, trop peut-être, après ce festival d’essais, bonus à la clé qui n’était malheureusement pas encore la clé de la victoire. Car les Wallabies se sont réveillés en seconde période, monstrueusement, infligeant un terrible 38-3 aux locaux.

Plus qu’une défaite, une totale désillusion qui stoppe net l’élan argentin insufflé par Ledesma et le rêve de voir plus grand à un an de la coupe du monde.

 

La semaine prochaine…

L’Europe paye sa tournée … d’Heineken !

Regrettant l’ancienne formule, appelée « H Cup » avec un grand H comme l’initiale de la grande marque batave de bière, à faire pâlir d’amertume le Géant avec un grand G de la stout mondiale, l’EPCR a procédé au naming adéquat pour satisfaire son sponsor numéro un.

La Champions Cup redeviendra donc « Heineken Champions Cup », qu’on se le dise et que je vous l’écrive !

Un tour de passe-passe qui ne change rien à la formule actuelle qui consiste à opposer 20 équipes en 5 poules tout en favorisant les Anglais, ni vu ni connu mais bien réel.

Au programme*  à partir de samedi 13 octobre :

  • Bath– Toulouse, 14h : prendre des points à tout prix
  • Leinster – Wasps, poule 1
  • Montpellier – Édimbourg, 16h15 : ne pas se rater
  • Poule 5 de Toulon
  • Scarlets – Racing 92, 18h30 : un coup à faire
  • Ulster – Leicester, poule 4

Puis dimanche 14 octobre :

  • Gloucester– Castres, 14h : première épreuve pour notre champion
  • Exeter – Munster, poule 2
  • Lyon – Cardiff, 14h : pour le plaisir d’une première
  • Glasgow – Saracens, poule 3
  • Toulon – Newcastle, 16h15 (FR2) : se lancer, enfin !
  • Poule 5 de Montpellier

 Calendrier complet de tous les matches >>

 

S’agissant de la Challenge Cup et les 8 autres clubs du TOP 14, veuillez consulter le site officiel de l’EPCR qui vous en détaillera le programme.

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de BeIn Sports

 

Du côté du TOP 16 féminin,

Retrouvez ici le programme de la prochaine journée : >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

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30 septembre 2018

Les brèves d'Ovalie - Edition n°322

Comme à la maison

TOP 14... 6ème journée                        Toulouse – Castres     22 – 26

          Stade Français – Racing 92     16 – 17        Perpignan – Montpellier     20 – 23

Les entrées de Kockott et Tulou changèrent tout

Quand les voisins ont le double des clés

Ce week-end, dans le cadre de la sixième journée du TOP 14, la LNR a organisé sa fête des voisins avec pas moins de six derbys sur sept rencontres, un record.

Seule la soirée à Clermont faisait thème et bande à part en recevant les lointains Toulonnais, aussi bien géographiquement que sportivement (à lire plus bas).

Dans les autres stades, à Lyon, Bordeaux, Agen, Perpignan, Paris et Toulouse, la fête battait son plein avec des voisins plutôt bien élevés, comme chez les deux premiers, qui savent se tenir quand on leur dit poliment :

« Mettez vous à l’aise, faites comme chez vous ! »

Par contre, chez les autres, c’est pas tombé dans l’oreille de sourds, les visiteurs en profitant pour dérober l’argenterie de la victoire pendant que leurs hôtes avaient la tête ailleurs, ou tournée vers les lauriers du jardin, pour certains.

Pourtant les Toulousains étaient prévenus puisque les Tarnais leur avaient déjà fait le coup, les quatre saisons précédentes.

Les champions de France l’ont encore joué fine, tout sourire en début de match, serrant les mains et les fesses pendant que les Hauts-Garonnais assuraient le service d’un jeu léché et efficace en première période.

Une échappée de Bezy plein axe puis une contre-attaque de cent mètres pour Médard, et les locaux pouvaient danser la carmagnole à la pause avec douze points d’avance, d’autant qu’au retour des vestiaires, N’Tamack en rajoutait une troisième louche, synonyme de bonus offensif et de soirée réussie (22-3).

Oui mais voilà, la fête n’était pas finie et les visiteurs toujours sur place.

En vingt-cinq minutes, les champions de France allaient balayer le terrain comme on ratisse les plans de table à la recherche du moindre mets à se mettre sous la dent.

Urios faisait entrer les morts de faim et pique-essais que sont Kockott et Tulou, ce dernier en avalant deux tout rond en dix minutes à peine. Urdapilleta se chargeait, lui, d’enquiller les points, ni vu ni connu, et de mettre un drop en or dans sa poche, en toute fin de partie.

Le maître de maison laissait ainsi filer l’invité malpoli avec la victoire, et un point de bonus défensif en travers de la gorge…

Pour une nouvelle défaite reçue cinq sur cinq.

A Jean-Bouin, dimanche après-midi, sous un beau soleil, le Stade Français se serait presque cru à un thé dansant en bord de Seine.

Tout avait plutôt bien commencé pour le club parisien, une valse des trois-quarts bien emmenée par Steyn et conclue par son ailier Hamdaoui au quart d’heure de jeu. Paris menait 10-3 dans son rythme, trois temps.

Le temps suivant voyait la réaction de son voisin à l’ouverture, Russel, qui lui marchait sur le pied, le rustre, et offrait un tour dans l’en-but parisien à son centre, Vakatawa pour l’essai francilien.

Menés d’un petit point au retour des vestiaires, le troisième temps reprenait avec la même valse des buteurs, souriant cette fois à Steyn. Paris menait 16-14. Seulement à l’heure de jeu, deux faits divers allaient gâcher la fête parisienne.

Le premier était un coup de poing stupide de Camara qui donnait l’occasion à Russel de reprendre les commandes de la partie en supériorité numérique et au score (16-17), le second le remplacement de Steyn par Plisson qui manquait par deux fois l’occasion de redevenir maître des lieux.

Le voisin avait la clé du match dans sa poche.

Il lui a suffi d’enfermer son hôte à double tour dans son propre camp et se servir en touches, comme dans les rucks pour le pousser à la faute.

Victoire logique du Racing qui revient à une longueur de Paris, sur la troisième marche du podium à hauteur de Castres.

Enfin, à Aimé-Giral, c’est le scénario inverse qui s’est produit.

On a cru que les voisins héraultais allaient saccager la table des velléités catalanes et repartir repus avec un bonus offensif.

Après deux essais des visiteurs en première période et un score aisé de 13-6, il aura fallu attendre les cinq dernières minutes et une bataille acharnée pour que les Catalans répliquent avec deux actions fructueuses qui les ramenaient à trois points d’une équité heureuse.

Seulement les hommes de Cotter ont tenu bon et ont privé leur hôte des festivités tant espérées d’une première victoire.

Montpellier entre pour la première fois dans le TOP 6, excluant Toulouse, un point derrière.  

 

Les autres matches en bref...

Agen (12) – Pau (10)                               25 – 28

Même scénario

Comme à Perpignan, les Agenais ont espéré une égalisation en fin de match qui n’est pas venue après avoir été menés par plus pragmatiques qu’eux.

Les Palois ont toujours frappé les premiers, laissant Agen courir après le score, en vain.

Trois essais partout dans un match tendu, engagé mais à suspense.

Bordeaux (7) – La Rochelle (9)             34 – 22

Poliment

Le voisin rochelais s’est bien tenu à la table de Chaban-Delmas.

Pendant une mi-temps il a d'abord laissé son hôte se servir (quatre essais avec tout ce qu’il avait envie de manger), avant de grignoter poliment deux essais à son tour en seconde période.

Les deux voisins se sont quittés amicalement, sans se froisser mutuellement, les Bordelais tout contents d’être à hauteur de points du TOP 6.

Lyon (5) – Grenoble (13)                        34 – 6

Sans vouloir déranger

À Grenoble on sait sortir sans faire de bruit.

Là, c’était un peu exagéré, même pas un essai à se mettre sous la dent, juste deux pénalités picorées, comme si le jeu proposé par les Lyonnais ne leur avait guère ouvert l’appétit. Pas très poli ça !

Par contre les locaux ne se sont pas privés, eux, avalant goulument quatre essais et rotant un bonus offensif au bout d’une heure. Seul bémol, la perte de Couilloud sur blessure, et pour un bon moment.

Clermont (1) – Toulon (11)                    28 – 8

Des Varois fantomatiques

Toulon n’a pas existé, presque trop facile pour le leader qui n’en demandait pas tant.

Un match à sens unique, réglé en une mi-temps par les Auvergnats, avec le bonus offensif qu’il aura fallu reprendre en seconde période après l’essai d’honneur de Taofifenua.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

Le TOP 16 des Féminines... 3ème journée.

Poule 1
Blagnac – ASM Romagnat    31 – 10
Lons – Rouen                         38 – 26
Paris – Rennes                      15 – 10
Montpellier – Villelonguet    91 – 10

Poule 2
Toulouse – Caen                   63 – 0
Grenoble – Tarbes                39 – 10
Lille – Bobigny                      24 – 26
Bordeaux – Bayonne            13 – 26

Aucun média, aucun résumé, aucune image le dimanche soir... donc je ne ferai aucun commentaire.

Tous les résultats et classements >>

 

Les résultats du IV Nations... 5ème journée.

Afrique du Sud – Australie              23 – 12

Argentine – Nouvelle-Zélande        17 – 35

Fin des débats

Et à la fin, c’est les All Blacks qui gagnent, cette saison encore, une journée à l’avance, pour un troisième titre consécutif.

La rencontre contre les Pumas ? une formalité, pliée en une mi-temps, le bonus offensif en moins d’une heure… Bref, les Néo-Zélandais sont imbattables sur une compétition.

Les Sud-Africains, de leur côté, ont remporté leur duel face aux Australiens, s’assurant une deuxième place, à peine flatteuse, avant de recevoir les éternels champions samedi prochain... pour du beurre.

Triste Four Nations, cette année encore, même si le tournoi envoie du beau jeu, à défaut de suspense.

 

La semaine prochaine…

Le TOP 14 prépare la première quinzaine européenne.

Compliqués pour nos cadors, engagés dans la Champions Cup, de faire l’impasse dans un TOP 14 très serré.

Et pourtant, il faudra peut-être choisir… Gros casse-tête pour les entraineurs, notamment à Toulon où ça sent déjà la crise.

 

Au programme*  à partir de samedi 6 octobre :

  • La Rochelle – Clermont, à 14h45 : un leader sans pression européenne
  • Grenoble – Bordeaux, à 18h : au diable l’Europe !
  • Pau – Perpignan, à 18h : des Catalans plus que concernés
  • Racing 92 – Lyon, à 18h : un Lou sans mordant ?
  • Toulouse – Agen, à 20h45 : gagner, point.

Puis dimanche 23 septembre :

  • Castres – Stade Français, à 12h30 : match au sommet
  • Montpellier – Toulon, à 16h50 : Toulon, le clou du maintien

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du TOP 16 féminin,

Retrouvez ici le programme de la prochaine journée : >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

 

Au programme* du IV nations, samedi 6 octobre, l’ultime journée pour savoir si les Pumas parviendront à laisser la dernière place aux Wallabies, seul suspense en vue.

  • Afrique du Sud – Nouvelle-Zélande, 17h05
  • Argentine – Australie, 1h40 (dimanche)

23 septembre 2018

Les brèves d'Ovalie - Edition n°321

« Respectez les hommes en jaune ! »

TOP 14... 5ème journée                         Bordeaux – Clermont      23 – 19

Le leader renversé par le bolide bordelais

« Ils vous protègent... »

Comme une grosse cylindrée pressée d’arriver, fonçant sur la A63, de Soustons à Chaban-Delmas, l’UBB a renversé sur son passage les hommes en jaune, leaders du tronçon du TOP 14 entre la première et la quatrième journée.

Pourtant les panneaux d’affichage étaient clairs, répétant à l’envi(e, que ces Jaune-là n’avaient pas) qu’ils opéraient pour la sécurité du championnat, assurant la réfection du tracé des lignes de trois-quarts d’un rugby cantonné sur la bande d’arrêt d’urgence… des 22.

Seulement les chauffards du XV bordelais n’avaient que faire de ces consignes qui leur passaient au dessus de la tête. Le pied sur l’accélérateur, de la 3ème à la 80ème minute, ils ont surpris les Jaunards, trop confiants après avoir inscrit les trois premiers points dès la première minute du match par Laidlaw.

Sur le renvoi haut et long de Broke james, les avants locaux fautifs ont sauté aussitôt à la gorge de Fritz Lee, tels des chiens enragés, récupérant la balle dans un contre-ruck agressif pour aller inscrire le premier essai, par le pilier Cobilas. Whou !

L’affront était lavé, le ton donné !

Bien assis dans ma tribune-est, sous un soleil de plomb qui assénait les mêmes coups sur mon visage que le pack girondin sur chaque avancée des visiteurs, je me réjouissais à l’avance du spectacle à venir, comme au temps des grands UBB-ASM européens de ces dernières années.

Seulement ma joie fut de courte durée.

D’un côté, l’agressivité constante, parfois à la limite du supportable, tant les chocs impressionnaient en bord de pelouse, et des hors-jeu, tant les Clermontois avaient souvent deux défenseurs sur eux avant même de recevoir la balle.

De l’autre, des Auvergnats approximatifs en défense comme en attaque, sans inspiration pour varier le jeu avant l’entrée de Lopez en seconde période, apathiques durant cinquante minutes, au bord de la route d’un match qu’ils ne savaient comment traverser sans se faire renverser.

Le comble fut pour les Clermontois d’encaisser, coup sur coup, un nouvel essai d’Amosa et une pénalité de Serin alors qu’ils jouaient en supériorité numérique après le carton jaune contre Broke James, coupable d’un anti-jeu qui avait « intelligemment » coupé les ailes à ses anciens coéquipiers.

23 à 12, ça commençait à faire cher, et à faire chier les quelques supporters auvergnats dont je regrettais presque de faire partie.

Et puis la première ligne Uhila-Kayser-Slimani a fait son entrée, comme Lopez et sa vista, et surtout l’insaisissable Moala, un phénomène balle en main, à faire oublier la nouvelle recrue Nana-Williams qui occupait une aile où le ballon n’est jamais arrivé.

Enfin, l’ASM retrouvait ses couleurs et son autorité, inscrivant un essai par Tonder, malgré une défense bordelaise toujours aussi acharnée et inflexible. Comme à Pau, la semaine dernière, on sentait les hommes en jaune plus prompts à terminer le match et circonscrire la zone des travaux de l’essai de la victoire.

Mais sur les dernières séquences interminables, la détermination défensive girondine eut raison des assauts clermontois, trop maladroits, reculant de trente mètres à chaque fois et rendant les munitions au risque de perdre le bonus défensif.

Les hommes en jaune, acculés sur la barrière de leur 22, préféraient en rester là, attendant le secours de la sirène pour sauver ce précieux point qui laisserait leur leardership en vie une journée de plus, quoi qu’il arrive par ailleurs.

Quant à l’UBB, ses supporters faisaient volontiers amende honorable de cet excès de vitesse défensive, loin de son ADN du jeu spectaculaire du temps de Etcheto.

Mais il lui fallait bien ça pour relancer une saison jusque-là poussive.

Quant à moi, je rentrais sur Soustons, par la même A63, avec une vigilance toute particulière sur ces hommes en jaune que je ne savais pas si vulnérables, sur la bande d’un premier arrêt… pour l’heure sans urgence.

 

Les autres matches en bref... même si je ne les ai pas vus (je suis en vacances, ho hé !)

Pau (10) – Stade Français (2)                13 – 25

Pau sèche sans sa crème néo-zélandaise

Pour la seconde fois d’affilée, les Palois s’inclinent au Hameau, incapables de rivaliser avec plus fort qu’eux sans leurs maîtres à jouer (et à buter surtout) que sont Taylor et Slade, ce dernier étant sorti sur blessure.

En une mi-temps, les Parisiens ont facilement creusé l’écart avec trois essais dont un doublé de Fickou. La réaction des locaux en seconde période aura été vaine, malgré le doublé de Votu.

Pau s’enfonce un peu plus quand le Stade Français se rapproche à une longueur du leader, s’emparant seul de la place de dauphin. Mais le club parisien devra se passer un long moment de Coville blessé à la hanche et au genou droit, une minute après son entrée en jeu. Dur !

Montpellier (8) – Toulouse (4)              66 – 15

Sans état d’âme

Montpellier n’en demandait pas tant pour lancer enfin sa saison. Recevoir une équipe de jeunes espoirs à la ramasse qui a subi et pris cher face à la puissance locale menée par un Goosen à l’ouverture en place de Cruden… ça lui apprendra, pas à Cruden, mais à la jeunesse toulousaine !

10 essais, dont un quadruplé de Picamoles (si si !) contre un doublé pour l’honneur de Bonneval.

Première défaite pour le Stade Toulousain (comme pour Clermont) qui reste néanmoins aux avant postes, tandis que le MHR, avec ce point de bonus, recolle au reste du peloton.

Racing 92 (3) – Castres (5)                   27 – 11

Z’est trop beau pour être bonifié

Le Racing n’a pas eu à forcer le talent de Zebo (auteur d’un doublé) pour l’emporter dans un match à deux vitesses, sans bonus. Dommage !

Russel et Vakatawa ont complété le trio de la niaque francilienne, en trente minutes, avant de baisser d’intensité jusqu’au dernier essai de l’international irlandais. Mais le CO n’a jamais su en profiter pour revenir dans le match, malgré un Spedding encore de haute volée.

Les Racingmen reviennent à hauteur des Tarnais au classement, sur la troisième marche du podium.

La Rochelle (6) – Lyon (7)                     30 – 13

Comme à la maison

Après une première période équilibrée, les Maritimes ont dû accélérer en seconde pour venir à bout de Lyonnais toujours aussi entreprenants et dangereux.

4 essais à 2, Priso, Doumayrou, Roudil puis Retière pour La Rochelle, quand Pelissié et Ngatai s’illustraient pour le Lou.

Une nouvelle bonne opération à domicile des Maritimes, tout heureux d’acéder au TOP 6.

Toulon (11) – Agen (12)                          33 – 3

Un bonus en apparence

Je n’ai rien vu, mais il paraît que c’est petitement que les Toulonnais auraient bonifié leur victoire face à des Agenais qu’on sait coriaces et valeureux.

Cinq essais tout de même…  et déjà un 19-0 à la pause. Pas de quoi non plus avoir besoin d’en faire trop en seconde période.

Toulon se replace… petitement, mais se replace.

Grenoble (13) – Perpignan (14)              31 – 22

Merci Germain !

Il y avait une place de relégable en jeu et c’est logiquement Perpignan qui en a hérité.

Pourtant les Catalans ont inscrit deux essais contre un seul pour les locaux… Mais la différence s’est faite au pied, celui du maître en la matière, Gaëtan Germain, punissant par huit fois l’indiscipline des visiteurs.

Une première victoire enfin des Isérois qui met leur concurrent direct dans une très mauvaise posture, à cinq longueurs derrière.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

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Résultats du TOP 16 des Féminines... 2ème journée.

Poule 1
Rennes (7) – Montpellier (2)                 19 – 30
ASM Romagnat
(1) – Lons (4)               44 – 10
Villelonguet
(6) – Blagnac (3)                3  66
Rouen
(8) – Paris (5)                             15 – 24

Poule 2
Bayonne (4) – Toulouse (2)                   14 – 26
Bobigny
(3) – Grenoble (1)                   10 – 13
Caen
(7) – Lille (6)                                  7 – 8
Tarbes
(8) – Bordeaux (5)                     10 – 19

Aucun média, aucun résumé, aucune image le dimanche soir... donc je ne ferai aucun commentaire.

Tous les résultats et classements >>

  

La semaine prochaine…

Retour sur la fin d’un faux-suspense

La 5ème journée du IV Nations devrait sacrer une fois de plus les Néo-Zélandais en déplacement en Argentine, avant même le choc de la dernière journée (qui n’en sera plus un du coup) face à ces Springboks qui les avaient surpris et punis, à Wellington, de trop d’arrogance.

Les Sud-Africains auront sans doute à cœur de valider leur seconde place face aux Wallabies, à défaut de mieux si les Pumas ne parvenaient pas à inquiéter les All Blacks. Sait-on jamais !

Au programme* donc samedi 29 septembre :

  • Afrique du Sud – Australie, 17h05
  • Argentine – Nouvelle-Zélande, 1h40 (dimanche)

 

Du côté du TOP 14, la 6ème journée ne devrait pas manquer de piquant non plus.

Au programme*  à partir de samedi 29 septembre :

  • Toulouse – Castres, à 14h45 : combat de dauphins
  • Agen – Pau, à 18h : coller au peloton
  • Bordeaux – La Rochelle, à 18h : rester dans la dynamique
  • Lyon – Grenoble, à 18h : derby de Rhône-Alpes
  • Perpignan – Montpellier, à 18h : en quête d’une première victoire
  • Clermont – Toulon, à 20h45 : je t’aime, moi non plus

Puis dimanche 30 septembre :

  • Stade Français – Racing 92, à 16h50 : derby capital

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du TOP 16 féminin,

Retrouvez ici le programme de la prochaine journée : >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

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16 septembre 2018

Les brèves d'Ovalie - Edition n°320

Le ballet des dauphins

TOP 14... 4ème journée                        Toulouse – Racing 92      30 – 17

                Castres – Grenoble     29 – 13            Stade Français – Toulon     37 – 10

Double plongeon pour Fickou

En Seine et Garonne…

Depuis trois journées, le leader clermontois semble pêcher seul en mer du TOP 14, tranquille, amassant chaque week-end dans ses filets tous les poissons du championnat.

Mais derrière, c’est tassé qu’un ban de dauphins avance, alléché par l’odeur du podium, opérant une danse d’essais tout azimut pour le plus grand plaisir des grands enfants en tribunes.

« Regarde, le bleu au ventre blanc, c’est le Tarnais, maman, il a plongé dans l’en-but ! Tu crois qu’il a attrapé un poisson ? – Y a des chances, mon chéri… »

« Et là ! ... le tout noir, un Toulousain, maman, un Toulousain ! … il a sauté plus haut que le ciel et blanc ! – J’crois même qu’il lui a pris sa dernière munition. »

« Oh ! le Parigot, il est rigolo avec ses éclairs bleus et roses sur le flanc… Il a transpercé le rideau défensif en double salto  – Oui, c’est un Fickou magnifique ! »

« Si ça continue, ils vont finir par nous pourrir notre pêche »,

tempête le capitaine du bateau auvergnat, à la peine en mer du Hameau. (lire plus bas)

Ils sont quatre à jouer des caudales pour gagner leur place de dauphin tout en amusant la galerie du TOP 14 dans des ‘‘défi’’nariums pleins à craquer. Deux en Garonne et deux en Seine.

Samedi après-midi d’abord, dans le bassin de Pierre-Fabre, les cétacés Tarnais ont ouvert les festivités avec un spectacle de touches et de ballons portés qui a rapidement fait plier des Grenoblois trop passifs.

Deux doublés de Rallier et Tulou, symboles de la puissance des avants, contre un seul essai de Oz pour les visiteurs, pourtant accrocheurs. Mais la défense du champion est restée maître de son jeu le reste du temps, infranchissable, offrant un succès bonifié à tous ses spectateurs.

Plus tard dans la soirée, sur la scène d’Ernest-Wallon, un autre show a opposé deux espèces très en vue depuis le début de saison. Les dauphins actuels des Haut-de Seine contre ceux de Haute-Garonne.

Et c’est bien le Stade Toulousain qui a eu le dernier (sur)saut…

Non sans quelques sueurs froides en fin de match. Pourtant tout semblait avoir bien commencé durant les cinquante premières minutes. Avec N’Tamack à la baguette pour servir Mermoz dans le timing, puis Huget décalant Guitoune, récidivant avec Ramos qui retrouvait de nouveau son ailier à la finition pour un doublé.

Le bonus offensif en poche, le spectacle aurait pu s’arrêter là, mais c’était sans compter en face avec le talent de Zébo et d’Imhoff, fabuleux de facilité et contrant les ambitions toulousaines avec deux beaux essais de pleine course. Revenus à sept points, les Franciliens obligèrent Ramos à assurer ses coups de pied pour assurer une victoire des siens, certes large, mais bien fragile en défense, malgré les belles velléités offensives.

Enfin, dimanche après-midi, dans le bassin parisien de Jean-Bouin, les nouveaux dauphins ont enchanté les spectateurs, atomisant les stars toulonnaises, réduites en seconde période au rôle de figurants.

Deux accélérations de Fickou, la première relayée par son compère Danty, et Paris s’envolait dans ses airs pour une victoire qui n’allait plus lui échapper, malgré la riposte de Tuisova avant la pause.

Au retour des vestiaires Panis alourdissait le score avec une troisième pirouette dans l'en-but quand Steyn creusait l’écart avec deux nouvelles pénalités. Il ne manquait que le bonus offensif pour parachever la fête… Qu’à cela ne tienne, sur une action casquette, alors que la défense toulonnaise venait brillamment d’opérer un contre ruck sur une charge parisienne, les Toulonnais cafouillaient un ballon que Pyle était tout heureux de reprendre et d’aplatir dans l’en-but.

Tout à l’image du chaos qui règne dans le jeu varois cette saison, à la traîne.

Pendant ce temps trois dauphins surnagent derrière le XV à moteur du leader...

 

Les autres matches en bref...

Pau (8) – Clermont (1)                          23 – 27

Et à la fin, Clermont gagne…

Elle est loin désormais  la saison ratée des Jaunards. Affublée d’un nouveau visage d’équipe réaliste et heureuse, l’ASM a une nouvelle fois embrassé la victoire, la quatrième sur quatre rencontres possibles.

Pourtant, impulsés par un Jessie Mogg remuant et un Colin Slade efficace, les Palois allaient prendre les devants et donner du film à retordre au leader particulièrement maladroit et contraint de courir après le score tout le match. Parra, au pied, répondait à Slade et Mogg, quand Grosso (pour son retour) inscrivait le seul essai clermontois juste avant la pause, sur la première véritable action d’envergure.

De nouveau distancés dès le retour des vestiaires, après l’essai de Malié, les Jaunards s’en remettaient cette fois à l’indiscipline locale et la botte précieuse de Laidlaw pour rester dans la partie. Jusqu’à cette fin de match tonitruante, avec un banc surchauffé où Ezeala allait mettre à lui seul la défense paloise en panique. Une dernière touche et un groupé pénétrant offraient la victoire aux visiteurs, incroyables de puissance et de détermination.

On aurait dit le Clermont de la saison 2014-2015, celle où il a tout gagné sauf ses deux finales. LOL !

Lyon (5) – Montpellier (11)                    55 – 13

Une faim de Lou

C’est le monde à l’envers. Le CO marche sur l’eau quand Montpellier semble être atteint, lui, de la malédiction du champion depuis le début de saison.

Les hommes de Cotter sont méconnaissables sur le pré, quelle que soit l’équipe en face. Et pourtant, avec tantôt Cruden, Goosen, Pienaar, Picamoles, Nagusa et les clones Du Plessis, excusez du peu, on pouvait espérer beaucoup mieux.

Mais là, rien. Les Lyonnais ont littéralement marché sur leur défense, aussi perméable qu’un slip de laine à grosse maille qui irrite à la longue. 8 essais, presque trop faciles, signés Arnold, Nakaitaci, Couilloud, Roodt, Oosthuizen, Regard et Ngatai deux fois. La réponse de Rensburg  est anecdotique tant les visiteurs n’ont jamais existé.

Le MHR, comme le RCT, peut déjà se préoccuper de son maintien dans l’élite s’il continue à ce niveau de jeu... Une honte pour un club qui a mis autant de moyens.

La Rochelle (7) – Perpignan (14)           37 – 10

De retour à bon port

Les Maritimes ont dû attendre l’heure de jeu pour prendre le large face à des Catalans accrocheurs mais sans les ressources pour résister plus longtemps.  

Il y avait dix partout pourtant quand Murimurivalu relançait enfin la machine offensive rochelaise après le premier essai de Rattez en première période. Trois autres essais suivront dont un de pénalité, à l’image d’une défense catalane aux abois.

Toujours sans la moindre victoire, comme Grenoble, le courage et la générosité ne suffiront pas à cette équipe de Perpignan à l’effectif, semble-t-il, pas calibré pour ce niveau.

Agen (9) – Bordeaux (10)                      22 – 17

Agen c’est du sérieux

Forts d’une première période sans véritable opposition, les Agenais en ont profité pour inscrire leur seul essai par Tanga et assurer ensuite le score par le pied de McIntyre.

Quand les Bordelais se sont réveillés à l’heure de jeu avec une percée de Pélissié, il était déjà trop tard, l’essai de pénalité de fin de match leur assurant néanmoins le point de bonus défensif.

Toujours aussi poussive cette UBB qui n’a pas encore fait ses dents cette saison.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

Le TOP 16 des Féminines... 1ère journée.

Poule 1
Blagnac – Rennes                  26 – 18
Montpellier – Paris                41 – 7
Rouen – Romagnat               0 – 45
Lons – Villelonguet               36 – 12

Poule 2
Lille – Bayonne                      19 – 27
Toulouse – Bordeaux            53 – 0
Tarbes – Bobigny                  0 – 33
Grenoble – Caen                   22 – 0

Tous les résultats et classements >>

Nouvelle formule, je vous disais.

TOP 8 hier, TOP 16 aujourd’hui, en 2 poules, voici la nouvelle version du rugby féminin.

Vous trouverez ici les résultats, à défaut de commentaires pertinents, difficile de trouver des résumés dans les médias, si ce n’est (trop tardivement le lundi) via le compte Facebook du Rugby au féminin France.

A noter la grosse surprise des Bayonnaises de ma joueuse préférée, Pauline Bourdon, face aux redoutables Lilloises de Chloé Pelle et Shannon Izard, mais sans les soeurs Ménager (parties à Montpellier - Merci Bernie !). Cette poule 2 promet de belles confrontations, notamment entre Lille, Toulouse, Bayonne et Bobigny.

D’ailleurs dès la semaine prochaine les Bayonnaises recevront les finalistes haut-garonnaises de la saison passée. Tout comme dans la poule 1, les coéquipières rennaises de Jessie Trémoulières défieront les championnes héraultaises de Safie N'Diaye, et donc, des soeurs Ménager.

 

Les résultats du IV Nations... 4ème journée.

Nouvelle-Zélande – Afrique du Sud        34 – 36

Australie – Argentine                               19 – 23

Rien ne va plus !

Samedi, le rugby de l’hémisphère sud s’est retrouvé la tête à l’envers, les All Blacks puis les Wallabies sur le cul, sur leurs propres terres.

Springboks et Pumas ont décroché, chacun leur tour, un succès historique à l’extérieur.

9 ans que les Sud-Africains attendaient ça et du jamais vu pour les Argentins.

Les champions du monde ont pris de haut les premiers quand les seconds ont surpris des Australiens déjà en manque de confiance.

Les Pumas ont tenu tête à leur hôte, répondant à chaque fois par des essais, quatre en première période, dont deux refusés, leur permettant de mener d’une courte tête et de tenir bon jusqu’au bout.

Quelle belle équipe argentine qu’a monté là Ledesma, après déjà un succès contre les Springboks.

Dans l'autre rencontre, les All Blacks, trop faciles, menant rapidement 12-0, ont vu revenir les gazelles africaines à toutes jambes dans leurs pattes pour se faire dépasser à la pause et courir après le score le reste du match... en vain.

Pire, leur arrogance les a même poussés à ne pas tenter un drop pour la victoire, préférant le panache d’un septième essai qui ne viendra pas. Une bonne raison pour le sélectionneur de fouetter son équipe à coup de fougères afin de leur inculquer l’humilité et le respect du maillot national.

 

La semaine prochaine…

Le TOP 14 nous tient toujours en haleine.

Au programme*  à partir de samedi 22 septembre :

  • Bordeaux – Clermont, à 14h45 : et de cinq ?
  • Grenoble – Perpignan, à 18h : pour une première victoire
  • La Rochelle – Lyon, à 18h : appuyer sur le champignon
  • Toulon – Agen, à 18h : rêver d'un plein
  • Racing 92 – Castres, à 20h45 : duel de patrons

Puis dimanche 23 septembre :

  • Pau – Stade Français, à 12h30 : pas deux fois de suite !
  • Montpellier – Toulouse, à 16h50 : l'heure de vérité 

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du TOP 16 féminin,

Retrouvez ici le programme de la 2ème journée : >> site FFR : competitions-elite-1-feminine