L E S B R E V E S D O V A L I E . C O M - l'Hebdo du Rugby par Antonio -

16 janvier 2022

Les brèves d'Ovalie - Edition n°461

Les doigts dans le nez...

CHAMPIONS CUP... 3è journée             Ospreys (12) – Racing 92 (1)      10 – 25

Jeu brouillon plus que facile pour le leader

Après les écouvillons, bien sûr !

On connaît déjà deux qualifiés chez nos Tricolores, avec chacun une facilité déconcertante, mais pas sur le même terrain.

Car le premier, le Racing, a autant peiné sur le pré de Swansea.com (oui, c’est le nom du stade), qu’il a été béni des dieux de l’EPCR pour en arriver à occuper la première place de la poule A.

À l’opposé, le Stade Rochelais, lui, a autant surclassé un « cador » anglais, ce samedi, à Marcel-Deflandre, qu’il a dû subir, jusque-là, des Écossais bien coriaces et surtout une décision bien dégueulasse, car injuste, des organisateurs de la compétition.

En effet, après avoir dominé un faible Northampton pour décrocher un premier bonus offensif, le Racing n’a pas eu à se battre pour en bénéficier d’un second, dès la seconde journée, cadeau offert à la suite du forfait « Covid » des Ospreys.

Par contre, du côté des Maritimes, le son de cloche a été bien différent, puisqu’après avoir dû batailler durement face à des valeureux Glaswégiens, lors du premier round, pour accoucher d’une petite victoire, ils ont ensuite été privés de la réception des Anglais (lire brève précédente >>) dont le report initial s’est converti, cette semaine, comme par magie noire, en un match nul attribué aux deux équipes, sur décision arbitraire de l’EPCR. Un scandale !

D’autres clubs, comme Clermont, dans la même poule, mais encore Toulouse, Bordeaux et Paris, dans l’autre, ont été victimes de la même injustice.

Pourquoi ne pas avoir opté pour le report la semaine des rencontres aller des huitièmes de finale qui se seraient joués en un seul match ? Aucun argument, juste « Malheureusement, il n’y a pas d’autre choix », sans oser ajouter « qui arrange le Leinster (lésé par un forfait) et d’autres écuries anglaises face à nos brillants Français. »

La pandémie de Covid a clairement changé la donne !

À vos écouvillons, joueurs ! À nos décisions, gouvernants et organisateurs !

Certains l’ont eu dans le nez, d’autres dans le cul.

Facile, donc, pour les Racingmen de jouer les leaders quand, sur le terrain, ça a été une autre paire de « manches » face à de modestes Gallois. Plus maladroits, tu meurs !

Certes, les Gallois ne recevaient pas les Franciliens en tongs, mais on ne peut pas dire qu’en supériorité numérique vingt minutes, avec une domination flagrante, les visiteurs n’avaient pas mieux à faire que trois malheureux points au pied de Machenaud. Que de gâchis !

Pire, ce sont les locaux qui ont inscrit le premier essai, par Williams, obligeant les trois-quarts du Racing à courir derrière le ballon et le score, pour enfin passer la ligne d’en-but adverse, grâce à une relance de Beale et un sublime jeu au pied de Thomas, digne d’un footballeur, qui offrait la balle d’essai à Imhoff (son 32ème en coupe d’Europe, à 8 longueurs du record d’Ashton).

Menés 10-8, à la pause, il a fallu attendre l’heure de jeu pour voir, à nouveau, le Racing briller sur un exploit de trois-quarts, en l’occurrence Fickou qui croisait avec Vakatawa, plutôt malheureux jusque-là, pour le deuxième essai français. Enfin !

Les Gallois, se contentant de défendre, dans cette deuxième période, Russel assurait le break, d’une pénalité, et envoyait Thomas pour l’essai de la victoire. Pourtant, à huit minutes du terme, il y avait la place pour aller cherche le bonus offensif. Mais sur les deux penaltouches qui leur tendaient les bras, Gibert puis Russel, aussi gourmands que maladroits, manquaient chaque fois la cible. Tout un symbole !

Le Racing est d’ores et déjà qualifié, dans le groupe A, tout comme les Rochelais qui, eux, ont autrement dominé les débats sur le pré de Marcel-Deflandre.

 

Tous les autres matches par poule, en bref…

Poule A

La Rochelle (3)  – Bath (11)                    39 – 21

En deux temps

Une heure de jeu, 39-0, le bonus offensif en poche, on peut dire qu’il n’y a eu qu’une équipe sur le terrain.

La vitesse de Danty puis la puissance de Picquette ont fait la différence en première période, bien assurée par le pied de Popelin, permettant aux Maritimes de mener 20 à rien à la pause, avant de récidiver au retour des vestiaires par une nouvelle charge de Picquette et les cannes des trois-quarts, envoyant Leyds et Rhule à dame.

Une heure de jeu à sens unique jusqu’à ce que, en deux temps, trois mouvements, les Anglais répliquent par Jonker, Simpson puis Mcconnochie, en moins de dix minutes.

Un relâchement coupable des Rochelais sans conséquence puisque les voilà qualifiés sans concéder le moindre point à leur adversaire, ce qui pourrait bien arranger les affaires d’autres Français dans cette poule, pas au mieux.

Leinster (4)  – Montpellier (9)               89 – 7

Circulez y a rien à voir !

Venus à Dublin avec ses seconds couteaux, le MHR a servi de punching-ball aux Irlandais qui n’étaient pas d’humeur à prendre des gants pour enquiller les cinq points de bonus qu’ils visaient en entrant sur le terrain.

C’était chose faite en 24 minutes, le Leinster infligeant un 28-0 aux touristes français, tel le score du forfait « Covid » dont l’EPCR avait osé l'affliger pour le compte de la seconde journée. Voilà le quadruple champion d’Europe vengé, même si sa plainte déposée n’en sera pas moins retirée.

La suite du match sera anecdotique, voire historique, tant ce score fleuve est une première (je crois), une dernière heure invraisemblable, tant les Cistes ont lâché la partie après avoir inscrit un essai pour l’honneur par Dakuwaqa qui, ironie du sort, sortira avec un carton rouge dans le dernier quart d’heure.

Un non-match ou une humiliation, ce sera comme vous voulez, treize essais dans la musette, ça fait quand même mal à la tête… de Saint-André, qui n’est pas sans lui rappeler une autre rouste avec l’équipe de France, dans un quart de finale noir, lors de la coupe du monde en Angleterre.

Ce sera compliqué pour Montpellier d’aller chercher une qualif' après ça, en recevant un autre monstre, Exeter, qui a su, lui, corriger les valeureux Glaswégiens.

Clermont (7)  – Sale (6)                         25 – 19

C'est un peu court, Jaunards !

Clermont, comme d'hab nous a fait peur d'entrée, en encaissant un essai, et s'est fait peur le reste du temps après avoir égalisé à la mi-temps (19-19).

Un premier acte plein, trois essais partout, en réaction toujours, ou en relâchement encore. Lee, Raka puis Penaud et tout était à refaire au retour des vestiaires.

Un second acte vide mais non sans se jeter dans la gueule des Sharks pour tuer la bête avec l'essai du bonus offensif. Un second acte vain mais pragmatique avec l'entrée du patron, Parra, qui n'a pas manqué sa cible pour inscrire les points de la victoire, poussant ses coéquipiers à défendre et serrer les fesses jusqu'à la fin. Car l'issue aurait pu être pire, ils le savent trop bien. Leur courage aura payé avec cette petite victoire en moindre mal.

Une courte victoire qui oblige les jaunards à l'exploit en Ulster, la semaine prochaine. À moins que les Cistes ne fassent encore dans leur culotte ou que les Maritimes submergent Glasgow.

Exeter (5)  – Glasgow (8)                      52 – 17

Northampton (10)  – Ulster (2)            20 – 24

 

Poule B

Bordeaux (5)  – Scarlets (12)                 45 – 10

Un sacré numéro !

Dimanche, les Bordelais ont improvisé avec ce qu’ils avaient en magasin pour surclasser les Scarlets de Llanelli, en manque de rythme et de temps de jeu depuis des mois et qui faisaient leur entrée dans la compétition.

Ça tombait bien pour le jeune arrière de 18 ans, Bielle-Biarret, qui s’en est donné à cœur joie pour inscrire un triplé, emmené par une charnière bricolée avec l’ailier Cordero à la mêlée, auteur d’un match époustouflant, à la Imhoff, son compatriote.

Dès le premier essai, le ton était donné avec une série de une-deux entre Jalibert, Cordero et Woki pour la finition, une action incroyable qui a fait lever les 5000 spectateurs de Chaban.

Cordero et Jalibert ont poursuivi leur festival de passes, relançant et servant deux essais supplémentaires avant la pause, signés Bielle-Biarret et Cros. 21-0, les Gallois n’ont vu que du feu dans les jambes de leurs hôtes.

Au retour des vestiaires, l’arrière girondin remettait le couvert avant de clore le festival avec un triplé et le titre d’homme du match. Entre temps, Jalibert sortait sur blessure (à la cuisse) et Lamothe, puis Ducuing, salaient la note après que les Scarlets avaient répondu par Williams (l’arrière) et Davies (le demi de mêlée).

Pas de quoi s’enthousiasmer de trop, mais assez pour remobiliser les troupes avant de défier les Tigres du Leicester, samedi prochain pour assurer la qualification. Sans Jalibert, sans doute, mais cette équipe vient de démontrer qu’elle a des ressources insoupçonnées. Chapeau Monsieur Urios !

Wasps (8)  – Toulouse (7)                     30 – 22

Rien ne va plus !

La roue semble avoir tourné pour les champions en titre, depuis qu’ils ont perdu leur meneur de jeu, meilleur joueur du monde (lire brève précédente >>), objet de polémiques toute la semaine quant à son état de santé. Rassurons-nous, il sera de retour au moins pour le XV de France, si ce n’est la semaine prochaine.

Déjà, en championnat, les Toulousains enchaînent les défaites à l’extérieur, les voilà à nouveau piqués par les guêpes de Coventry, incapables de mettre en place leur jeu, malgré un essai d’entrée de Cros et une supériorité numérique durant trois quarts d’heure.

Mais rien n’y a fait, maladresses, impuissance et cadeaux ont permis aux Wasps de prendre les devants à la pause, grâce à deux essais, signés Alo et Shields.

En seconde période, les visiteurs français ont subi, balbutiant leur jeu sous les commandes de Ntamack associé au jeune Page-Relo à la mêlée, jusqu’à ce maul emmené par Mauvaka dans l’en-but à l’heure de jeu. Ramos manquait la transformation pour revenir à trois points, un signe, quand Goperth passait la sienne, quelques instants plus tard, sur l’essai de Barbeary qui portait le score à 27-15, puis à 30-15 après une nouvelle pénalité.

L'essai de Meafou après la sirène ne changera rien à la mauvaise affaire du Stade Toulousain. Décidément, rien ne va plus pour nos champions. Il serait temps que Dupont remette son équipe sur les bons rails, dès la semaine prochaine à Ernest-Wallon.

Castres (9)  – Munster (3)                     13 – 16

Aux forceps

Les Castrais ont eu du mérite mais pas de récompense au bout d’un match intense face aux puissants Irlandais du Munster.

Menant à la pause (7-3) grâce au seul essai du premier acte, par Larregrain, le CO a tenu bon sous la pression intenable des visiteurs celtes, jusqu’à la dernière minute et cet essai fatal, en force, de Coombes.

Avec seulement trois points au compteur, grâce à ce bonus défensif, les Castrais sont pratiquement éliminés, à moins de circonstances miraculeuses dans ce groupe.

Bristol (4)  – Stade Français (10)           28 – 17

Sans grande illusion

Nos Parisiens ont répondu une mi-temps aux intentions claires des Anglais, en quête du bonus offensif. Après avoir encaissé deux essais, sous l’impulsion de l’intenable demi de mêlée, Randall, Barré répondait, juste avant la pause, pour laisser son équipe dans le match, en seconde période.

Mais Randall allait continuer à créer la misère aux Français, avec un essai de filou, qui laissait peu d’espoir aux Parisiens de revenir, d’autant qu’O’Connor y allait de son doublé pour offrir la victoire bonifiée tant convoitée.

Paris a encore moins à espérer que Castres dans cette compétition.

Cardiff (11)  – Harlequins (1)                 33 – 36

Connacht (6)  – Leicester (2)                28 – 29

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >> 

 

La 3ème journée de la Challenge Cup, globalement…

Poule A

Biarritz (3)  – Newcastle (2)                  13 – 17

Worcester (4)  – Toulon (1)                   23 – 34

                                             Zèbre (5) exempt

Poule B

Perpignan (4)  – Lyon (1)                       6 – 37

Trévise (3)  – Newport (5)                     23 – 9

                                             Gloucester (2) exempt

Poule C

Brive (2)  – Pau (3)                                 33 – 25

London Irish (1)  – Édimbourg (4)        21 – 20

                                             Saracens (5) exempt

Le Lou premier qualifié avec un 3 sur 3

Toulon bien parti pour lui emboîter le pas avec un sans-faute sur seulement deux matches.

Brive, Perpignan et Biarritz toujours dans la course.

Par contre, c’est quasi fini pour Pau avant un dernier et périlleux déplacement à Édimbourg.

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >> 

 

La semaine prochaine…

L’EPCR tirera-t-il lui-même ses rois des huitièmes ?

Après les rebondissements des décisions incompréhensibles et insensées des organisateurs pour faire face aux aléas de la pandémie, la dernière journée de la phase régulière (pour la Champions Cup seulement*) nous livrera les qualifiés en huitième de finale, à moins que ce ne soit, encore, le mauvais sort qui s’en charge des bureaux de Lausanne.

Bordeaux, Clermont, Montpellier et Toulouse devront l’emporter pour assurer leur qualif', nous offrant des affiches alléchantes face à des grosses écuries outre-Manche.

(*) Pour la Challenge Cup, une journée supplémentaire aura lieu, la semaine des huitièmes-aller de sa grande sœur, en avril.

 

Et ça commence dès vendredi 21 janvier, avec le programme suivant, en Champions Cup :

         Harlequins – Castres (B) à 21h

Puis samedi 22 janvier :

         Toulouse – Cardiff (B) à 14h

         Bath – Leinster (A) à 14h

         Leicester – Bordeaux (B) à 16h15               -> FR2

         Ulster – Clermont (A) à 18h30

         Scarlets – Bristol (B) à 18h30

         Glasgow – La Rochelle (A) à 21h

Enfin, dimanche 23 janvier :

         Stade Français – Connacht (B) à 14h

         Sale – Ospreys (A) à 14h

         Racing 92 – Northampton (A) à 16h15            -> FR2

         Munster – Wasps (B) à 16h15

         Montpellier – Exeter (A) à 18h30

S’agissant de la Challenge Cup et les 6 autres clubs du TOP 14, veuillez consulter le site officiel de l’EPCR qui vous en détaillera le programme.           

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de beIN Sports

 

Du côté du TOP 16 féminin

Retrouvez les résultats*et le calendrier sur >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

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09 janvier 2022

Les brèves d'Ovalie - Edition n°460

Lâchez-moi les Basques !

TOP 14... 15è journée                             Biarritz (14) – Perpignan (11)      23 – 25

Biarritz s'accroche mais lâche

Perpignan décroche Biarritz

Samedi après-midi, les promus jouaient gros à Aguiléra. À égalité parfaite, au fond du classement, avec seulement quatre victoires chacun, le vaincu de leur confrontation savait qu’il repartirait avec un sérieux handicap dans la course au maintien.

Et c’était d’autant plus vrai pour le club basque qui avait déjà perdu au match aller à Aimé-Giral et se devait donc de rétablir la balance entre les deux promis à la descente.

Il s’en est fallu de peu…

Reboostés par une belle prestation à Bordeaux, la semaine passée, et par un public chaud bouillant, même réduit à 5000 têtes, les Biarrots ont entamé avec confiance la rencontre, mettant la main sur le ballon, avec une première occasion de scorer, malheureusement manquée par le pied de Perraux.

Pourtant, c’est contre le cours du jeu que les visiteurs ont frappé les premiers, sur leur première occasion. Le demi de mêlée Ecochard a intelligemment emprunté le côté fermé pour servir son ailier Duguivalu qui ne demandait qu’à se faire la malle jusqu’à l’en-but (0-5).

Heureusement que Jaminet n’était pas mieux au tir au but, manquant son deuxième coup de pied de la partie. Perraux, lui, est parvenu à régler la mire pour corriger l’indiscipline récurrente des Catalans et remettre son équipe sur les bons rails (6-5). À la demi-heure de jeu, enfin, les locaux campaient devant la ligne adverse, sous les coups de boutoir des avants, avant que Cubelli, en pur demi de mêlée, ne ramasse le cuir et feinte la passe pour tromper la défense perpignanaise aux abois.

Logiquement en tête, à la pause (13-8), les Basques sont revenus des vestiaires un tantinet relâchés, ce qui allait leur coûter très cher, en moins de dix minutes, le temps pour Tedder d’offrir le doublé à son ailier et d’inscrire le troisième essai catalan dans la foulée sur une interception assassine (13-22).

Un double coup de massue qui a assomé le public d'Aguiléra.

Qu’à cela ne tienne, les Biarrots sont repartis au charbon, sous l’impulsion de Dyer, si précieux dans les rucks, poussant les visiteurs à la faute. La tension était palpable entre une équipe à l’attaque, le couteau sous la gorge, et l’autre aculée en défense, obligeant l’arbitre à sortir un carton jaune de part et d’autre, contre Deghmache et Speight, plus coupables que les autres dans une altercation générale.

Un deuxième jaune contre les visiteurs allait faciliter le travail de sape des locaux, en supériorité numérique. Sur un franchissement de Saili, Couilloud, qui venait d’entrer à la mêlée en place de Cubelli, concluait parfaitement l'action, avec détermination. Herron, impeccable doublure de Perraux, passait la transformation et faisait même passer son équipe devant, après une pénalité, à six minutes de la fin (23-22).

En dix minutes, la charnière suppléante venait de sauver la partie.

Seulement, à peine le temps de se congratuler sous les hourras retrouvés d’Aguiléra que les Catalans, de nouveau à quinze contre quinze, remettaient la pression dans le camp biarrot, Lam grattant un ballon précieux qui offrait la pénalité de la gagne à Jaminet.

L’arrière international ne manquait pas la mire, plongeant à nouveau Aguiléra dans la stupeur. Pourtant, une dernière chance allait s'offrir à Herron de sauver les siens, de loin. En vain.

Biarritz vient de se tirer une balle dans le pied.

Un coup dur pour le club basque qui va devoir cravacher pour recoller au cul de ses concurrents au maintien, pas seulement catalan, mais aussi briviste, palois ou encore parisien et varois, devant désormais compter, autant sur des faux pas de leurs parts que des exploits de la sienne, à commencer par son déplacement à Brive, dès la journée prochaine.

 

Les autres matches en bref…

Brive (13) – Bordeaux (1)                     19 – 22

Sans Jalibert mais avec Lucu

Le leader bordelais a enfin réglé sa dépendance à l’égard de son stratège à l’ouverture, en remettant les clés du jeu à son compère à la mêlée. Lucu a su redresser une partie mal embarquée, sous une pluie battante et sous la pression des Coujoux entrés dedans tambour battant.

Menés 11-0 en moins de vingt minutes, après l’essai de Bituniyata, puis 14-3 à la pause, après des ratés en conquête et un jeu au pied peu inspiré de Trinh-Duc, ouvreur suppléant, les visiteurs ont réagi tardivement mais sûrement, en seconde période, grâce à l’engagement de leur meneur à la mêlée, également buteur, et ce, malgré un second essai briviste portant le score à 19-9, à l’heure de jeu.

Le déclic est venu d’un autre international, le flanker Woki, récupérant un ballon derrière un regroupement pour aller inscrire l’essai de la révolte girondine et de l’égalisation, Lucu faisant le reste avec la pénalité de la gagne, à cinq minutes du terme.

Il est clair que ce gamin-là a plus que marqué des points pour son club, je vous le disais déjà, il y a quelques semaines. L’UBB garde la tête froide, en patronne inattendue, comme en 2020. Souhaitons-lui que la Covid ne lui gâche pas une nouvelle fois la fête.

Quant aux Brivistes, il s’en est fallu de peu qu’ils profitent des errances du leader, se contentant d’un point de bonus défensif, somme toute appréciable, magré une place provisoire de relégable, avec un match en retard.

Castres (3) – Stade Français (10)         15 – 9

Le CO en veine et Paris vénère

Le CO enchaîne une nouvelle victoire sans vraiment démontrer quelque supériorité dans le jeu sur son adversaire dont l’indiscipline a encore une fois profité aux Castrais, toujours aussi solides et pénibles en défense.

Et quand ils ont la pluie et l’arbitre avec eux, ils sont tout simplement imprenables, à l’image des dernières minutes où les Parisiens avaient clairement pris le dessus sur les locaux dans les mêlées systématiquement rejouées par monsieur Raynal. Le carton jaune, après la sirène, contre l’infernal Kockott, ne changera rien au score, de quoi énerver les visiteurs amers, sans même le point de bonus défensif.

Un match bien terne, sans essai, qui aura mis les buteurs à l’honneur (Botica et Dumora pour Castres, Segonds pour Paris), pas comme le scénario fou de la semaine dernière face à La Rochelle.

Et dire que cette équipe castraise pointe à la troisième place du classement grâce à sa défense, son opportunisme et pas mal de chance, pour ne pas polémiquer sur les largesses arbitrales.

Lyon (5) – Pau (9)                                35 – 10

Un Lou sans pitié

Si les Palois ont résisté une mi-temps, en réagissant aux assauts lyonnais par Puech pour le seul essai des visiteurs, ils n’ont pas existé en seconde période, complètement muselés par leur hôte.

Trois essais dans le premier acte, de Tuisova et un doublé de Taufua, l’homme du match, sans conteste, puis deux dans le second, par Niniashvili et Fainga’a.

Une copie impeccable rendue par les hommes de Mignoni qui pointent fièrement dans le TOP 6.

Racing 92 (8) – Clermont (7)               33 – 28

Le Racing respire

Après quatre défaites de rang, il était temps pour les Franciliens de retrouver le leur, de rang. Malgré leur armada d’internationaux sur la feuille de match, ce n’était pourtant pas chose évidente en première mi-temps.

Les Clermontois ont mené la danse jusqu’à la pause (15-19), avec deux essais d’entrée, signés Penaud et Moala, avant que Machenaud ne réponde enfin par le sien, après avoir usé de sa botte. S’ensuivit alors les réponses du berger à la bergère, par Fourcade, pour l’ASM, puis Thomas, pour le Racing.

Le retour des vestiaires sera marqué par l’indiscipline des Jaunards, avec un carton jaune pour Lavanini qui marquait ainsi son retour (ouais !), et leur manque de vigilance sur une pénalité vite jouée à la main par Hemery et une échappée de Gibert qui envoyait Lauret à dame.

La bonne entrée de Parra ne suffira pas à rattraper les bévues auvergnates, ce dernier restant pragmatique jusqu’au bout, prenant les points pour un bonus défensif sans risquer à se le faire enlever après la sirène, en tapant en touche.

Le Racing peut enfin respirer et remettre désormais les clefs de son jeu à Gibert plus qu’à Russel, fantomatique.

Toulon (12) – La Rochelle (6)               Reporté cause cas Covid à Toulon

Toulouse (2) – Montpellier (4)             Reporté cause cas Covid à Montpellier

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après ce week-end)

Tous les résultats officiels du week-end >> 

  

La semaine prochaine…

La Coupe d’Europe va tenter de reprendre…

Son combat burlesque contre la Covid.

 

Et ça commence dès vendredi 14 janvier, avec le programme suivant en Champions Cup :

         Castres – Munster (B) à 21h

         Cardiff – Harlequins (B) à 21h

Puis samedi 15 janvier :

         Wasps – Toulouse (B) à 14h

         Ospreys – Racing 92  (A) à 16h15              -> FR2

         Connacht – Leicester (B) à 16h15

         La Rochelle – Bath (A) à 18h30

         Exeter – Glasgow (A) à 18h30

         Bristol – Stade Français (B) à 21h             

Enfin, dimanche 16 janvier :

         Leinster – Montpellier (A) à 14h

         Bordeaux – Scarlets (B) à 16h15               -> FR2

         Northampton – Ulster (A) à 16h15

         Clermont – Sale (A) à 18h30

S’agissant de la Challenge Cup et les 6 autres clubs du TOP 14, veuillez consulter le site officiel de l’EPCR qui vous en détaillera le programme.           

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de beIN Sports

 

Du côté du TOP 16 féminin

Reprise !

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02 janvier 2022

Les brèves d'Ovalie - Edition n°459

Clermont testé positif...

TOP 14... 14è journée                             Clermont (7) – Toulouse (2)        16 – 13

Clermont confisque le jeu toulousain

Au jeu toulousain !

Devant 18735 spectateurs, dans un Michelin bondé comme un hôpital, les Jaunards ont fait un match tout aussi plein, samedi soir, sans que leur jeu, leur conquête et leur engagement ne finissent à l’hôpital, après quarante minutes seulement, comme à leur habitude.

Comme si le premier essai de Mallia, au bout de cinq minutes, après un magnifique mouvement à la toulousaine, avait contaminé le jeu clermontois, métamorphosé en variant auvergnat, dominateur en conquête et dans les rucks, trouvant des espaces en première main, et posant de gros problèmes à la défense du champion de France, elle qui se croyait immunisée contre toute attaque asémiste.

Les premiers symptômes ne se sont pas fait attendre après l’essai toulousain, une réplique parfaite de jeu dans le dos, par le pied de Barraque, trouvait l’incontournable chouchou du Michelin, le talonneur Beheregaray, dans l’en-but pour aplatir l’essai de l’égalisation.

S’en est suivie alors une fièvre carabinée du samedi soir qui a contaminé toutes les tribunes jaune et bleu, encadrées par la Yellow Army, ainsi que les abonnés de Canal, tous confinés de force sur leur siège le reste de la partie.

Si le Stade Toulousain prenait l’avantage à la pause, grâce à une pénalité, en sus, passée par Ramos (7-10), les locaux étaient bien les plus chauds bouillants, crachant leurs poumons sans parvenir à bonifier leurs temps forts.

C’est que Hanrahan semblait asymptomatique au french flair toulousain et continuait de jouer à l’envers, jusqu’à mettre en difficulté ses partenaires au retour des vestiaires, après la pénalité cadeau des visiteurs sur son engagement qui ramenait la balle au centre pour une nouvelle partie (10-10).

Après avoir manqué une pénalité, tout comme Ramos (un échec partout), l'ouvreur irlandais cédait enfin sa place à Lopez qui allait changer la donne et porter l’inflammation du stade à son paroxysme dans le dernier quart d’heure.

Un drop, comme au bon vieux temps du XV de France et le public éternuait sa joie.

Si l’ancien international ne peut qu’applaudir son homologue, Ntamack, indiscutable titulaire tricolore après sa prestation majuscule face aux All Blacks, il ne lui en restait pas moins de talent sous le pied et une vista à faire rougir son vis-à-vis ce soir et qui aurait mérité un ou deux essais clermontois supplémentaires.

Ce seront pourtant les visiteurs qui useront de leurs dernières munitions pour faire monter encore plus la fièvre en tribunes, à quelques mètres de l’en-but local, avant d’être repoussés par une défense codéinée dans un vrai combat de vieux coqs retrouvés (après la finale de 2019 au Stade de France, perdue par qui vous savez).

Ramos et les siens prendront les derniers trois points pour repartir, la queue basse, avec le point de bonus défensif, acceptant cette quatrième défaite consécutive à l’extérieur, comme un désagréable virus qui les a gagnés depuis le mois d’octobre et qui ne semble pas provenir du pangolin mais bien de l’absence d’un certain Dupont.

Côté ASM, ce qui est clair, c’est qu’au bout de 80 minutes de test, dans un match référence, le verdict est tombé :

Elle est bien positive au jeu toulousain et aux portes du TOP 6, grandes ouvertes !

 

Les autres matches en bref…

Bordeaux (1) – Biarritz (14)                  30 – 27

Le leader se fait peur

Avec une équipe remaniée, Bordeaux recevait les Biarrots en quête d’un BO qu’on annonçait partout facile, au vu des prestations aux antipodes des deux équipes.

Pourtant, les visiteurs ont collé aux basques de leur hôtes toute la partie, leur ôtant même le bonus offensif pour repartir avec celui défensif, mérité.

Jusqu’à l’entrée des internationaux, à l’heure de jeu, les Girondins ont dû s’en remettre à leurs anciens, Picamoles et Trinh-Duc, le premier inscrivant le seul essai de la première période, le second, la transformation, une pénalité et un joli drop pour faire illusion (13-6).

Puis les stars sont entrées, Jalibert, Lucu, Woki and co, et le match a basculé dans la facilité. Deux essais coup sur coup, de Mori et Seuteni, bonus offensif en poche et voilà que l’humilité s’est barrée en couille avec le match.

Les Biarrots en ont profité pour leur mettre des bâtons dans les roues, dans les dix dernières minutes, par Jalagonia, d’abord, puis Lonca, effaçant à chaque fois le BO regagné par le doublé du précieux Mori, avant que Saili, après la sirène, n’arrache l’essai du bonus défensif, tandis qu’Urios s’arrachait les cheveux de voir son équipe lâcher cette fin de partie.

Le leader reste leader (merci Clermont) tandis que la lanterne rouge reste lanterne rouge, à hauteur des Catalans, qu’elle reçoit la semaine prochaine dans l’espoir de la lui transmettre.

Stade Français (9) – Perpignan (13)     27 – 17          

Waisea à la fête

Paris s’est rassuré, samedi après-midi, face à des Catalans sans Jaminet et sans jamais lâcher la partie.

Le club de la capitale s’en est remis à sa pépite au centre des trois-quarts, Waisea, étincelant et auteur d’un doublé, un essai par mi-temps. Les visiteurs ont répondu à chaque fois, par Dubois et Lotrian, perdant sur le terrain de la discipline, trop souvent punis par Segonds pour espérer mieux, comme un point de bonus défensif.

Paris respire, à huit longueurs du prochain débat à la relégation entre Perpignan et Biarritz, samedi prochain, à Aguiléra.

Pau (8) – Brive (12)                               43 – 20

Pau se démarque

Si les Coujoux ont frappé les premiers, par Lobzhanidze, surprenant les Palois sur leurs terres, ces derniers ont aussitôt remis la main sur la partie, punissant l’indiscipline accrue des visiteurs par la botte d’Hastoy, avant de les assommer de quatre essais, un en fin de première période, par Joseph, et trois en fin de deuxième, par Manu, Tuimaba et Vatubua.

Le deuxième essai briviste, signé Muller Aranda, en fin de partie, ne changera à la victoire que le point de bonus offensif non obtenu par les locaux, malgré un festival d’essais.

L’essentiel est fait pour la Section, creuser l’écart avec un concurrent direct au maintien, en s’éloignant de la zone rouge.

Castres (4) – La Rochelle (5)                31 – 30

Du cul tout en suspense

Durant 25 minutes, y a personne. Les Maritimes ont fait leur loi à Pierre-Fabre, marquant coup sur coup, trois essais, par Leyds, Atonio, puis Fabre. Puis c’est le réveil des locaux qui plantent deux essais, signés Nakosi et Laveau, avant la pause pour revenir à 17-24.

Pour autant, le jeu du CO n’est pas brillant, même en seconde période. Alors que les Rochelais avaient l’impression d’avoir la mainmise sur la partie, sous la botte de West, les locaux s’en sont remis à deux éclats, de Nakosi et Botitu qui amènent deux nouveaux essais transformés par urdapilleta.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, les Tarnais menaient d’un point dans le dernier quart d’heure, serrant les fesses et le score pour ne pas perdre, tant ils étaient dominés. Et quand, à la dernière minute, monsieur Charabas donnait enfin la pénalité aux visiteurs pour la gagne, le pied de West défaillait au plus mauvais moment.

Ce n’est pas la première fois que le CO se retrouve heureux d’une victoire après un match subi, à force de réactions efficaces et de filouterie. Une nouvelle victoire qui le fait grimper à la quatrième place, tel un intrus parmi les meilleurs. La Rochelle se contentera de rester juste derrière avec le point de bonus défensif.

Lyon (6) – Racing 92 (10)                       37 – 35

Un chassé-croisé haletant

Quelle course-poursuite, ce dimanche soir, pour conclure cette quatorzième journée, dans l'antre du Lou qui a fini par croquer le Racing !

Un essai de Berdeu dès la première minute auquel a répondu aussitôt Imhoff, avec la transformation de Machenaud (5-7).

Berdeu a pris l'avantage au pied (8-7) avant que Machenaud ne le lui reprenne (8-10). Puis de nouveau, 11-10 rattrapé par 11-13, repris par 14-13, dépassé par 14-16 grâce au pied de Volavola, cette fois, avant que Berdeu ne double son essai qu'il transforme (21-16) et que Machenaud ne réduise l'écart avant la pause (21-19).

Vous suivez ?

Et c'est reparti, au retour des vestiaires. Le pied de Berdeu pour 24-19, l'essai de Chat, transformé par Machenaud pour 24-26, l'essai de Regard pour 29-26, sans la transformation de Berdeu (deuxième loupé), le pied de Machenaud pour l'égalisation 29-29, celui de Berdeu pour reprendre les devants 32-29, et Machenaud d'insister, par deux coups de pied consécutifs pour faire de même, 32-35. 

Il reste cinq minutes. Sopoaga ne prend pas la suite de Berdeu, les locaux veulent la gagne, l'ouvreur suppléant opte pour les penaltouches devant la ligne d'en-but du Racing qui résiste jusqu'à ce que...

Couilloud, qui vient aussi d'entrer, inscrit le troisième essai lyonnais. Mais Sopoaga manque, ui aussi, la transformation pour une dernière minute folle. Le Racing cède finalement et le Lou l'emporte, conservant sa sixième place. Hou !

Montpellier (3) – Toulon (11)               Reporté cause cas Covid à Toulon

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après ce week-end)

Tous les résultats officiels du week-end >> 

  

La semaine prochaine…

Le TOP 14 essuie une dernière fois les plâtres.

Avant de retrouver (ou pas) la deuxième quinzaine européenne, le championnat de France nous offre sa quinzième journée, avec de belles affiches et le même suspense que ce week-end, sur les pelouses et surtout en dehors, dans les labos de test à la Covid.

À ne pas manquer : nos promus, à la vie à la mort, à Aguiléra.

Au programme* de la 15ème journée du TOP 14, dès le samedi 8 janvier :

         Castres – Stade Français, à 15h                    

         Biarritz – Perpignan, à 17h                    

         Brive – Bordeaux, à 17h

         Toulon – La Rochelle, à 17h       

         Lyon – Pau, à 17h       

         Racing 92 – Clermont, à 21h05

Puis dimanche 9 janvier :

         Toulouse – Montpellier, à 21h05             

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du TOP 16 féminin

Reprise le 16 janvier !

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27 décembre 2021

Les brèves d'Ovalie - Edition n°458

Du cœur pour deux !

TOP 14... 13è journée                             La Rochelle (4) – Lyon (6)        25 – 3

Kevin Gourdon passe la main

Merci Kevin !

Après neuf ans passés chez les Maritimes, c’est le cœur gros que Kevin Gourdon se voit lâcher ses partenaires avant que son cœur ne le lâche, lui.

Car le troisième-ligne international souffre de problèmes cardiaques qui l’obligent à stopper net sa carrière, à 31 ans.

Je ne vais pas vous en faire ici une rétrospective, je n’en ai ni les éléments, ni le temps pour les rassembler. Je vais simplement vous commenter ce match plein d’émotions qui s’est déroulé, lundi soir, à Marcel-Deflandre où public et joueurs ont mis tout leur cœur pour lui rendre un bel hommage, en se donnant à fond, tout à son image, en tribunes comme sur le terrain, et lui offrir une victoire haute en couleur... Jaune et Noir, les couleurs de son cœur qui ne cessera de battre pour elles.

Même le ciel y a versé ses larmes, des cordes mêmes, contrariant le jeu d’artifice des Jaune et Noir aux éblouissantes relances enflammées.

Du coup, les Maritimes ont dû s'appuyer sur une énorme mêlée fermée pour concasser le pack lyonnais et récupérer des pénalités, transformées sans mystères par l'artilleur de service, James Ihaia West, poussant même l’arbitre, monsieur Marchat, à sortir le carton jaune et le pilier visiteur Taufete.

En supériorité numérique, les choses ont semblé, d’un coup, plus faciles. Porté par un public et un pack conquérants, un nouveau maul rochelais emmenait Alldritt derrière la ligne pour le premier essai maison.

Malgré une vive réaction des Lyonnais boostée par un Pelissié très actif, les locaux ont limité la casse en encaissant seulement trois points du buteur visiteur, Berdeu – alors que Niniashvili venait de gâcher une occasion d’essai – pour regagner les vestiaires avec dix longueurs d’avance (13-3).

La seconde période s'est rééquilibrée, à quinze contre quinze, toujours dans les mêmes conditions climatiques où les arrières, frustrés, ont regardé leurs avants dérouler un jeu à plus de percussions que de passes.

Le vent dans le dos et en poupe, les Maritimes ont enchaîné les rouleaux pénétrants, derrière des touches, pour enfin s'éclater, dans une énième vague, sur la plage de l'en-but rhodanien complètement submergée. Un deuxième essai, donc, conclu par le seconde-ligne entrant, Lavault. Mais les potes de Kevin n'allaient pas s'en tenir là.

Peu importent les cordes, tant que la musique sonne !

Juste avant la fin du match, Dulin sonnait une nouvelle charge fantastique, pour ne pas être en reste, envoyant ses avants au charbon brûler l'énergie de la défense adverse, dans un train d'enfer de pick and go qui a littéralement roulé sur le méchant Lou, emmenant un autre entrant, le pilier Herrera, à destination du bonus offensif.

La fête battait son plein à Marcel-Deflandre avant le coup de massue de Dumortier, le Lyonnais aurait aplatit dans l'en-but rochelais. Silence en tribunes... avant l'exultation. La vidéo a parlé, l'essai est invalidé, sauvé in-extrémis par le retour de Dulin.

Merci pour Kevin... et le Boxing Day, empêtré dans la Covid.

 

C’est que le début, je vous disais, la semaine dernière… La nouvelle vague décime les clubs, plus qu’ils ne l’étaient déjà avec leurs infirmeries bien pleines, au point de se demander s'ils n'ont pas forcé un peu les tests pour être dispensés de match comme des gosses d'école, après s’être enfilés un thermomètre chauffé par le radiateur.

« Moi, moi !!! j’ai des cas Covid, monsieur le directeur de la Ligue !

– Restez chez vous, mes pauvres enfants malades ! »

Il n’y a donc pas eu de fièvre du samedi soir pour le jour d’après Noël.

Pas de Clasico, pas de derby massif du centre de la France, pas de nouvelle défaite à domicile des hommes de Travers, pas de titre de champion d’automne pour des Bordelais en rade. 

Ne sont restés alors que les adieux à Kevin et la bataille à distance de nos promus pour laisser la lanterne rouge à l’autre et faire oublier le fiasco de ce triste Boxing Day.

 

Les autres matches en bref…

Perpignan (13) – Castres (5)                19 – 20

Pas de chance !

Il s’en est fallu d’un cheveu que les Catalans l’emportent dans un match houleux où les Castrais ont su saisir leur chance, eux, dès l’entame, par Laveau, puis à dix minutes du terme, sur une charge de Chilachava, tandis que les locaux avaient inscrit leur seul essai, par leur talonneur, Lam, pour mener 13-7 à la pause.

La mauvaise conquête et l’indiscipline tarnaises n’auront pas suffi aux Perpignanais pour creuser l’écart, pas aidés par Monsieur Poite, avare de cartons jaunes, leur refusant même deux essais et la pénalité de la gagne, à la fin, qui n’aurait pas été volée. Un ultime en-avant de Fernandez mettra fin au dernier espoir après la sirène.

La chance était du côté du CO que cette victoire heureuse conforte dans le TOP 6 tandis que le point de bonus défensif permet à l’USAP de laisser la dernière place à son concurrent bien plus à plaindre.

Maigre consolation !

 

Biarritz (14) – Montpellier (3)               12 – 27

Terne lanterne rouge… et blanche

Les Biarrots ont complètement subi une partie mal embarquée après l’essai de Pollard dès le quart d’heure de jeu, et malgré une supériorité numérique durant toute la seconde période.

En effet, la double sortie du Montpelliérain Chalureau, synonyme de définitive après deux cartons jaunes, n’a pas suffi à faire réagir des locaux apathiques et sans solution, en dehors des points offerts en première période à Herron par l’indiscipline des visiteurs.

Pire, en infériorité numérique, les Cistes ont concrétisé leurs temps forts, par leur vitesse de course et d’exécution, envoyant Rattez puis Dakuwaqa à dame pour décrocher le bonus offensif.

Bien triste soirée à Aguilera où les Rouge et Blanc n’ont été que l’ombre d’eux-mêmes, éclairés aux yeux des médias que par leur inséparable lanterne rouge.

 

Brive (12) – Clermont (7)                      Reporté cause cas Covid à Clermont

Toulouse (2) – Stade Français (10)       Reporté cause cas Covid à Paris

Racing 92 (8) – Pau (9)                        Reporté cause cas Covid au Racing

Toulon (11) – Bordeaux (1)                  Reporté cause cas Covid à Bordeaux

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après ce week-end)

Tous les résultats officiels du week-end >> 

  

La semaine prochaine…

2022 sonne la phase retour du TOP 14 !

Après un Boxing Day contaminé et tristoune d’après-Noël, les lendemains de la Saint-Sylvestre promettent feux d’artifice, rugby champagne et cotillons pour célébrer la nouvelle année et aussi les premiers matches retour de la phase régulière.

Un programme alléchant, quoi ! Enfin, si la Covid veut bien aller jouer ailleurs.

Au programme* de la 14ème journée du TOP 14, dès le samedi 1er janvier, en amuse-bouche :

         Stade Français – Perpignan, à 19h                    

         Clermont – Toulouse, à 21h05

Puis dimanche 2 janvier, en plat de résistance :

         Bordeaux – Biarritz, à 14h                    

         Pau – Brive, à 14h

         Castres – La Rochelle, à 16h       

         Lyon – Racing 92, à 18h       

         Montpellier – Toulon, à 21h05             

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du TOP 16 féminin

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19 décembre 2021

Les brèves d'Ovalie - Edition n°457

C'est que le début, d'accord, d'accord !

CHAMPIONS CUP... 2è journée             Munster – Castres      19 – 13

"T'as ton passe sanitaire, toi ?"

La Covid aux trousses

D’abord tu perds sur tapis vert
C’est la règle de l’EPCR
Pendant que les autres jouissent
Des points bonus qui les haut hissent
Et ça continue encore et encore
C’est que le début, d’accord, d’accord

L’instant d’après la France se déchaîne
Si t’es covid pas la peine que tu r’viennes
Et tu t'retrouves seul en Angleterre
À passer Noël avec la reine-mère
Et ça continue encore et encore
C’est que le début, d’accord, d’accord

Quelque chose vient de plomber
Les journées du calendrier
C’est encore le même film qui passe
On reporte même s’il n’y a plus d'place

Mais pour combien de temps ?

C’est encore le même refrain, la même rengaine, dans un calendrier déjà plein et qui ne semble pas arrêter les organisateurs des Coupes européennes. Comme les deux dernières saisons où l’EPCR s’était creusé la tête pour maintenir, coûte que coûte, les deux compétitions, accouchant des formules alambiquées aux règlements tordus, reconduits cette année.

Sauf que la règle du « contaminé Covid – perdant sur tapis vert » n’a pas suffi à régler le problème puisqu’après un cas, la semaine passée (Scarlets), et trois ce week-end (Leinster, Ospreys et Exeter), le gouvernement français est venu y ajouter son grain de sel avec la contrainte rigolote mais très sérieuse :

Si un Français se trouve contaminé sur le sol britannique, il ne lui sera pas possible de revenir avant dix jours, c’est-à-dire avant Noël.

De ce fait, vendredi dernier, une réunion du Conseil d’administration de l’EPCR a débouché, non pas le champagne, mais sur la décision de reporter les matchs de la deuxième journée de Champions & Challenge Cups entre les clubs français et britanniques.

Entendez « que les Français ! », car les Italiens, eux, pourront traverser la Manche, comme les Irlandais la mer d’Irlande. Il faut croire qu’Omicron, en pur britannique, doit particulièrement aimer ne s’en prendre qu'aux Français.

Pour autant, nos Frenchies ont le droit, eux, de se rendre en Irlande et en Italie où le virus Omicron, en tourisme avec les joueurs britanniques, la semaine dernière, a pris la peine, bien entendu, de reprendre le vol du retour vers l’Angleterre.

Va comprendre, Charles ! Le fait du prince, sans doute... mais pas britannique.

D’où le seul match de Champions Cup pour un club français qui s’est joué samedi soir, à Thomond Park, rempli à ras-bord de 18.000 spectateurs, heureux d’apprendre que la jauge ne sera réduite que la semaine suivante.

Pas sûr que les Castrais se sont estimés chanceux d’un tel déplacement, quand leurs compatriotes franciliens et montpelliérains encaissaient quelques jours plus tôt un bonus offensif chacun, sur tapis vert, comme au casino.

Du coup, le CO a débarqué au Munster avec une équipe remaniée qui a montré d’entrée ses limites à bousculer une légende qui montrait pourtant peu d’efficacité devant l’en-but.

Sous la pression constante des Irlandais, poussés par leur fervent public, les Français ont résisté tant bien que mal, avec une défense héroïque, profitant des occasions gâchées par leur hôte, comme à la 33ème minute où De Allende (très actif, élu logiquement homme du match) oubliait ses coéquipiers pour y aller seul et perdre le contrôle du ballon dans l’en-but.

Menés, fort « heureusement », seulement de six longueurs à la pause (9-3), les Castrais ont continué à peiner sortir de leur camp, multipliant maladresses et fautes qui offraient de nombreuses munitions aux locaux.

C’est logiquement que les Munstermen trouvaient la faille, en seconde période, par leur troisième-ligne centre, O’Donoghue, après plusieurs charges, même si le toucher à terre restait, là encore, litigieux après visionnage de la vidéo.

Une réaction des Tarnais, à trois minutes du terme, allait pourtant offrir, à leur tour,  et leur numéro huit, Kornath, l’essai de l’espoir d’une victoire historique, à Thomond Park, après Clermont et Toulouse.

Mais, à l’image d’un Kockott entrant, aussi pénible que nonchalant, coupable de nombreuses pénalités offertes à l’adversaire, les Français ont préféré jeter l’éponge sur leur dernière munition, se contentant d’un bonus défensif, somme toute heureux, même si cette équipe, avec plus d’ambitions, avait de quoi renverser ces Irlandais bien fébriles chez eux.

Certes, c’est que le début, d’accord, d’accord, mais pour le CO, avec seulement deux points...

C'est déjà la fin, encore et encore !

 

Tous les autres matches par poule, en bref…

Poule A

Montpellier (6)  – Leinster (5)               28 – 0             (forfait cause Covid-19)

Racing 92 (1)  – Ospreys (12)                28 – 0             (forfait cause Covid-19)

Bath (11)  – La Rochelle (8)                   Reporté

Sale (7)  – Clermont (9)                         Reporté

Ulster (2)  – Northampton (10)              27 – 22

Glasgow (4)  – Exeter (3)                      22 – 7            

Racing et Montpellier vernis par Omicron, les autres épargnés par l’État français

Des cas Covid identifiés et matches déclarés aussitôt perdus par l’EPCR ont sacrifié sur l’autel du règlement le Leinster et Ospreys, au profit de nos deux clubs français, respectivement Montpellier et le Racing 92, avant même la décision de reporter les matches entre Français et Britanniques qui aurait pu au moins sauver les Gallois, les Irlandais n’étant pas concernés.

Pour autant, le Leinster, qui n’a d’yeux que pour la grande coupe d’Europe, compte bien demander justice à l’EPCR dans cet imbroglio de règlement improvisé qui ne manque pas d’incohérences.

Et vous verrez, à la fin, le Leinster s'en sort toujours ;-)

 

Poule B

Munster (2)  – Castres (7)                     19 – 13

Scarlets (11)  – Bordeaux (8)                 Reporté

Toulouse (5)  – Wasps (9)                      Reporté

Stade Français (10)  – Bristol (6)           Reporté

Harlequins (1)  – Cardiff (12)                 43 – 17

Leicester (3)  – Connacht (4)                 29 – 23

Les Anglais et Irlandais en profitent

Les Harlequins et les Tigres du Leicester ont profité de leur temps de jeu pour rejoindre le Munster aux commandes de la poule, avec une deuxième victoire bonifiée, en attendant qu’un jour, les Toulousains ne les fassent redescendre de leur piédestal.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >> 

 

La 2ème journée de la Challenge Cup, globalement…

Poule A

Toulon (1)  – Zèbre (5)                           28 – 14

Worcester (4)  – Biarritz (2)                  Reporté

                                             Newcastle (3) exempt

Poule B

Newport (4)  – Lyon (1)                         28 – 41

Gloucester (2)  – Trévise (5)                 54 – 25

                                             Perpignan (3) exempt

Poule C

Pau (1)  – Saracens (4)                          28 – 0             (forfait cause Covid-19)

London Irish (1)  – Brive (5)                  Reporté

                                              Édimbourg (3) exempt

Tout bonus pour nos Frenchies !

Toulon, Lyon et Pau prennent provisoirement chacun la tête de leur poule respective, après leurs victoires bonifiées. Pour les Palois, c’était Noël avant l’heure, avec cette défaite cadeau sur tapis vert des Sarries, touchés par le Covid.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >> 

 

La semaine prochaine…

Place au Boxing Day !

Après cette mascarade européenne, le championnat reprend ses droits avec sa traditionnelle journée dominicale d’après Noël qui débordera, exceptionnellement, jusqu’au lundi.

Au programme* de la 12ème journée du TOP 14, le dimanche 26 décembre :

         Perpignan – Castres, à 16h                -> décalé à 18h

         Brive – Clermont, à 18h                     -> reporté cause cas Covid à Clermont

         Toulouse – Stade Français, à 21h05  -> reporté cause cas Covid à Paris

Puis lundi 27 décembre :

         La Rochelle – Lyon, à 19h                  -> décalé à 21h05 

         Biarritz – Montpellier, à 19h      

         Racing 92 – Pau, à 19h                      -> reporté cause cas Covid au Racing

         Toulon – Bordeaux, à 21h05              -> reporté cause cas Covid à Bordeaux

  (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du TOP 16 féminin

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12 décembre 2021

Les brèves d'Ovalie - Edition n°456

Qui c'est celui-là ?

CHAMPIONS CUP... 1ère journée           Cardiff – Toulouse      7 – 39

Il est stratosphérique !

Complètement gagas !

Ils n’ont d’yeux que pour lui, tous les gâteux de la planète Rugby.

Car, ça y est ! C’est officiel, Antoine Dupont a été élu meilleur joueur du monde 2021, une sorte de « ballon d’or », mais ovale, vous voyez ?

C’est le troisième Français après Dusautoir (2011) et Galthié, l’actuel sélectionneur (2002).

Une récompense qui n’a souffert d’aucune concurrence tant les performances du joueur ont été stratosphériques cette année. Si la semaine passée, on l’a vu en retrait (lire édition précédente), après une tournée d’automne exceptionnelle (avec l’exploit historique face aux All Blacks), ce week-end, il a remis le turbo, bluffant une fois de plus, tous les observateurs du monde.

« Qu’est-ce qu’il fait qu’est-ce qu’il a, qui c’est celui-là ?

Il est habité, ce mec-là, un super karma
Il a un drôle de flair, ce type-là
Qu’est-ce qu’il fait, qu’est-ce qu’il a ?
Et formé à Auch, les gars
C’est quand même bizarre, les gars
Que ses passes passent comme ça

Il n’est pas trois-quarts centre, il ne paie pas de mine
Avec ses petites jambes et ses bras de minime
Mais je ne sais pas pourquoi quand il accélère
Il enfume toute la défense pour servir ses partenaires
Et les médias disent de lui

Qu’est-ce qu’il fait qu’est-ce qu’il a, qui c’est celui-là ? »

Il aura suffi de deux accélérations au génie toulousain, samedi, à Cardiff, pour faire oublier un début de match plutôt maladroit, envoyant Jelonch puis Akhi à dame pour reprendre le score aux Gallois, après l’essai d’Adams, un peu plus tôt.

7-20, à la pause en faveur des Français, la seconde période sera un pur récital du meilleur joueur du monde.

« Si vous saviez comme c’est beau d’être bien dans sa peau
Juste ramasser un ballon perdu en fond de touche
Prendre les jambes à son cou et filer à l’essai
Ou offrir un p’tit bijou avec son coup de pied
Et les Gallois disent de lui

Qu’est-ce qu’il fait qu’est-ce qu’il a, qui c’est celui-là ? »

Un essai en solo, sur fond de touche adverse, renversant quatre défenseurs, en effet, puis un cadeau sorti de sa botte, derrière un ruck, directement dans les bras de Bonneval pour l’essai du bonus offensif. Quel pied ! 

Les Cardiff Blues n’ont rien vu venir, déjà touchés mentalement par l’épidémie de Covid, au retour d’Afrique du Sud, sans avoir pu jouer. Il ne leur manquait plus que d’être piqués par la fougue d’un extra-terrestre. Les voilà vaccinés pour le reste des matches de poule.

« Voyant que ces adversaires ne manquaient pas de vice

Et que derrière ce French Flair tout n’était que malice
Il montait dans son entrain jusqu’à la stratosphère
Redescendait dans l’en-but pour le toucher à terre
Et les Français disent de lui

Qu’est-ce qu’il fait qu’est-ce qu’il a, qui c’est celui-là ?

Il a un drôle de talent, ce gars-là
‘l a une drôle d’aura
On va pas s’le cramer, hein les gars
Qu’est-ce qu’il fait, qu’est-ce qu’il a
Non mais j’y crois pas, oh les gars
Il s’ra champion du monde, ce type-là
S’il continue comme ça… jusqu’en 2023 »

Mission accomplie du « ballon d’or » ovale...

Le messie toulousain place son équipe en tête de la poule B, en orbite pour un nouveau titre.

 

Tous les autres matches par poule, en bref…

Poule A

Northampton (11)  – Racing 92 (2)       14 – 45

Un Lauret hardi

Les hommes de Travers se sont remis la tête à l’endroit dans ce premier rendez-vous européen après trois défaites consécutives en championnat.

D’entrée, les Racingmen ont mis leur empreinte sur ce match, avec deux essais, signés Lauret et Imhoff, pour mener 0-23, au bout de 23 minutes, sur la pelouse de Northampton.

La réplique des Anglais ne s'est pas fait attendre, avant et après la mi-temps, pour leurs seuls essais de la partie, par Skosan et Dingwall. Mais, entre-temps, Imhoff et Lauret y sont chacun allés de leur doublé, et même un triplé pour le flanker tricolore, après l’heure de jeu.

Cinq essais, bonus offensif en poche, comme une belle claque et un regain de la machine offensive francilienne, avant de recevoir les Gallois d’Ospreys pour jouer les premiers rôles dans cette poule.

Clermont (7)  – Ulster (6)                     23 – 29

Péché de jeunesse

Première défaite au Michelin pour les Jaunards face à des Ulstermen qu’ils connaissent bien, pourtant. Mais ça, c’était avant, avec une vraie équipe et des ambitions.

L’ASM a fait place aux jeunes pour pallier les absences (Lopez, Parra, Matsushima, Moala, rien que ça) et c’est peut-être pas plus mal pour que les Viallard, Vili, Tiberghien, Beheregaray, Van Tonder, Lanen, Dessaigne, Ojovan et Boudou s’aguerrissent dans ces matches de haut niveau, à forte intensité et... avec un arbitrage anglais.

D’entrée, ils ont compris qu’ils n’avaient pas le niveau et ils se sont accrochés dans une première période à sens unique où le score aurait pu être plus lourd (9-19), punis par le pied de Cooney et l’essai de Mccloskey avant que Penaud ne nous sorte un essai dupontesque, venu d’ailleurs pour sauver les meubles du Michelin.

Et puis, en seconde période, il y a eu le festival de maladresses et de monsieur Barnes, alors que les Clermontois, sous l’impulsion d’un Penaud phénoménal (quel joueur !), auteur d’un doublé qui permettait enfin de passer devant pour la première fois (20-19).

Il ne leur a rien épargné, l’arbitre anglais, jusqu’à cet en-avant « volontaire » de Tiberghien et son carton jaune qui amenait l’essai de Timoney et la perte du match. Quand le bonus défensif sera rattrapé in-extremis par Hanrahan sur la sirène.

Ils n’étaient pas aidés, ces Jaunards, c’est sûr, mais ils manquaient surtout de cohésion qui fait une équipe. Les voilà mal barrés dans cette aventure européenne qui exige dorénavant un sans-faute dans les trois prochaines rencontres, à commencer à Sale.

Exeter (1)  – Montpellier (12)                42 – 6

Pas invités

Les Montpelliérains ont résisté pourtant, tout du long de ces interminables 80 minutes, mais n’auront existé que dix minutes, le temps pour Foursans d’inscrire 6 points.

Pour le reste, les champions d’Europe de la première saison Covid ont régné en maître sur le terrain, surtout en seconde période où ils ont accéléré pour inscrire cinq de leurs six essais.

Il faut dire que Saint-André avait fait tourner son effectif, sans ses cadres, comme s’il avait fait l’impasse pour mieux recevoir le Leinster. Curieuse stratégie. Pas sûr qu’il joue sur les deux tableaux, cette saison.

La Rochelle (5)  – Glasgow (8)             20 – 13

Dur dur !

Les Maritimes ont dû s’arracher pour se défaire de valeureux Écossais. Après une entame manquée, à la clermontoise, menés 0-6, les Rochelais sont allés chercher ce premier essai, par Wardi pour regagner le vestiaire avec quatre points d’avance (10-6).

Le second acte sera plus abouti, même si les Glaswégiens leur auront mené la vie dure en repassant devant, après l’essai de Steyn (10-13). Après plusieurs temps forts et une supériorité numérique, les locaux semblaient, du coup, mieux maîtriser leur sujet, certes coriace, et répliquaient aussitôt, par Buliruarua, remplaçant de Retière, sorti sur blessure (fracture de la cheville).

West creusait un peu plus l’écart, tenant à distance les assauts des Écossais jusqu’au terme, sans pour autant les priver du bonus défensif, largement mérité.

Leinster (3)  – Bath (10)                         45 – 20

Ospreys (9)  – Sale (4)                           13 – 21

 

Poule B

Cardiff (12)  – Toulouse (1)                   7 – 39

Bordeaux (8)  – Leicester (5)               13 – 16

Sans solution

Les deux leaders des championnats respectifs de France et d’Angleterre nous ont offert une triste partie de tennis-ballon, entre Ford et Trinh-Duc, quand ce n’était pas en double avec Hegarty et Ducuing.

C’est que Jalibert était blessé et le jeu offensif de l’UBB semblait bien orphelin, même si Lucu a bien essayé d’animer plus que d'assurer ses arrières. Les Tigres ont griffé les premiers par Porter quand les Girondins ont répliqué juste avant la pause pour repartir à zéro, en seconde période, 10-10, balle au centre.

Au retour des vestiaires, la partie stratégique au pied a repris et c’est Ford qui a eu le dernier mot sur Lucu, pour la victoire aux Rosbifs et le bonus défensif aux mangeurs de grenouilles.

On était loin de la prestation majuscule de la semaine dernière face à Toulouse. Oui, mais là, c’est l’Europe et les plus forts ont gagné. Même Urios le reconnaît.

Connacht (3)  – Stade Français (10)     36 – 9

Pas invités

Les Parisiens ont résisté pourtant, tout du long de ces interminables 80 minutes, mais n’auront existé que vingt minutes, le temps pour Sanchez d’inscrire 6 points.

Une impression de déjà lu ?

Oui, bien sûr, ce n’était pas tout à fait le même match que celui des Montpelliérains, mais la claque finale oui. Trois essais par mi-temps, et Sanchez a au moins réussi à rajouter trois points en seconde période. La belle affaire.

Là aussi Quesada a fait tourner, la tête rivée au TOP 14. Pas sûr qu’il reçoive comme il se devrait Bristol.

Castres (7)  – Harlequins (6)                18 – 20

Trop dur

Décidément, le jeu anglais s'exporte bien en France. Comme à Bordeaux, les Harlequins ont pris le meilleur sur un CO qui avait pourtant, lui, bien démarré les hostilités en inscrivant le premier essai par Raisuqe avant que Lynagh ne risposte pour rester coller aux Castrais à la pause (11-7).

Et puis la seconde période a eu raison des maladresses locales, comme à Bordeaux, et ce sont les visteurs qui ont pris les devants, par le pied de Smith et un nouvel essai, signé Dombrandt, pour ne jamais lâcher la pression, jusqu'au bout, malgré l'essai de Laveau à cinq minutes du terme.

Comme à Bordeaux, les Tarnais ont récolté un point de bonus défensif qui les laisse fébrilement en vie avant de se rendre à Thomond Park pour affronter des Munstermen apparemment très en forme.

Wasps (9)  – Munster (4)                    14 – 35

Bristol (2)  – Scarlets (11)                   28 – 0             (forfait cause Covid-19)

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >> 

 

La 1ère journée de la Challenge Cup, globalement…

Poule A

Zèbre (5)  – Biarritz (1)                          13 – 26

Newcastle (2)  – Worcester (3)             31 – 26

                                             Toulon (4) exempt

Poule B

Lyon (2)  – Gloucester (4)                      19 – 13

Perpignan (1)  – Newport (3)                22 – 16

                                             Trévise (5) exempt

Poule C

Pau (5)  – London Irish (1)                    17 – 33

Saracens (3)  – Édimbourg (2)              18 – 21

                                               Brive (4) exempt

Trois sur quatre

Le BO, le Lou et l’USAP ont parfaitement démarré leur campagne européenne dans les deux premières poules, quand la Section Paloise s’est fait corriger à domicile par les redoutables londoniens dans une dernière poule très relevée avec Édimbourg, vainqueurs des Saracens.

On attend de voir l’entrée des Coujoux dans ce merdier, quand Toulon peut espérer tirer son épingle de son jeu dans le groupe des Biarrots.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >> 

 

La semaine prochaine…

Deuxième round européen

Certains n’auront pas le droit à une troisième chance pour rester en vie dans la compétition. Clermont, Bordeaux, Castres, Montpellier et le Stade Français sont avertis.

Et ça commence dès vendredi 17 décembre, avec le programme suivant en Champions Cup :

         Montpellier – Leinster (A) à 21h

         Ulster – Northampton (A) à 21h

Puis samedi 18 décembre :

         Bath – La Rochelle (A) à 14h

         Harlequins – Cardiff (B) à 14h

         Sale – Clermont  (A) à 16h15               -> FR2

         Racing 92 – Ospreys (A) à 18h30

         Glasgow – Exeter (A) à 18h30

         Munster – Castres (B) à 21h                -> FR4

Enfin, dimanche 19 décembre :

         Scarlets – Bordeaux (B) à 14h

         Leicester – Connacht (B) à 14h

         Toulouse – Wasps (B) à 16h15            -> FR3

         Stade Français – Bristol (B) à 18h30

S’agissant de la Challenge Cup et les 6 autres clubs du TOP 14, veuillez consulter le site officiel de l’EPCR qui vous en détaillera le programme.           

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de beIN Sports

 

Du côté du TOP 16 féminin

Retrouvez les résultats*et le calendrier sur >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

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05 décembre 2021

Les brèves d'Ovalie - Edition n°455

Prise de tête

TOP 14... 12è journée                            Bordeaux (1) – Toulouse (2)      17 – 7

Quand Picamoles se charge de Dupont

Hé ! Dupont…  Pan pan Lucu !

À Chaban-Delmas, samedi soir, à 21 heures, deux semaines précisément après l’exploit de nos Tricolores au Stade de France face aux All Blacks, nos héros étaient de retour pour un duel au sommet du TOP 14, entre le leader et son dauphin.

Ils étaient 3 du côté girondin, 6 du côté toulousain.
(Jalibert, Lucu, Woki face à Ntamack, Dupont, Cros, Jelonch, Mauvaka, Baille)

Devant plus de 32.000 spectateurs, le champion de France virtuel 2020 (je vous réexplique >>) recevait le champion de France réel en titre, après une IPA amère lors de la dernière demie (souvenez-vous >>).

C’est bien simple, depuis sa prise en main de l’UBB en août 2019 et la victoire sur le Stade Toulousain au bout de son premier match officiel, Urios ne l’a jamais plus battu depuis, encaissant cinq défaites consécutives, dont la dernière lui est restée en travers de la gorge.

Quand on sait ce que ce meneur d’hommes est capable de dire dans un vestiaire pour remonter ses troupes (lire l’édition précédente sur le match au Racing >>), on pouvait penser que ses gars n’allaient pas se laisser impressionner par les stars toulousaines, encensées dans le monde entier, et encore moins chambrer.

Mais ce n’est pas la mentalité de la bande à Dupont et Ntamack, dont on peut reconnaître autant l’humilité que l'immense talent.

De quoi, néanmoins, titiller la charnière girondine du banc tricolore !

Car l’enjeu était double, et de taille, ce week-end, avant la quinzaine européenne, en dehors de l’orgueil des suppléants et de mettre fin à la mauvaise série : une place de leader et une stature de futur champion.

Des vaines prises de bec à cette incontestable prise de tête, il n’y a qu’un homme, samedi soir, qui a su faire tomber la bête noire : Maxime Lucu.

Le demi de mêlée de l’UBB a tout simplement été magistral dans son animation et la gestion d’une seconde période sous pression, en tant que capitaine, après la sortie prématurée de son compère, Jalibert, blessé à la cuisse, remplacé par Trinh-Duc.

Si on peut oublier la première période, sous des trombes d’eau, où seul l’ouvreur maison a su tirer son épingle du tee, en passant deux pénalités pour récompenser la domination des siens, en mêlée et dans les rucks, et mener petitement 6-0 à la pause, le second acte, lui, a tenu toutes ses promesses.

Car, dès l’entame, les Rouge et Noir ont appuyé sur l’accélérateur, à la manière des All Blacks, et inscrit un essai par Cros, servi au cordeau par l’incontournable Dupont derrière une charge de Jelonch. Les internationaux ont fait parler la poudre du jeu toulousain pour reprendre le match en mains (6-7).

On pouvait craindre pour la suite, quand on connait les fins de match du meilleur demi de mêlée du monde. Seulement, c’était sans compter un homme dans son ombre qui allait lui voler la vedette en réagissant trois minutes plus tard.

Lucu passait trois points, en l’absence de Jalibert, et redonnait l’avantage aux siens (9-7).

Mais ce n’était pas tout, le néo capitaine allait mettre dans les meilleures dispositions ses trois-quarts, par des coups de pied de pression, et même combiner avec son talonneur, Maynadier, derrière une touche, pour envoyer son flanker Vergnes-Taillefer à dame. Sa transformation trouvera le poteau, malheureusement extérieur (14-7).

Cela ne l’empêchera pas d’haranguer ses gros pour empêcher, justement, les stratèges d’en face de leur faire la misère. L’ancien international, Picamoles, s’est chargé du contrat sur Dupont, l’invitant à faire un tour d’auto-tamponneuse chaque fois qu’il touchait un ballon. Efficace, comme toutes les possessions récupérées dans les zones de rucks par les Girondins, plus prompts au combat que leurs adversaires, incapables de mettre un jeu devant l’autre.

Dupont sortira avec la grimace quand Lucu finira d’achever le travail sur une dernière pénalité qui mettra à l’abri son équipe d’une nouvelle défaite, avant de sortir sous l’ovation méritée du public de Chaban.

Un ban qui pourrait l'en chasser d'un autre...

De là à pousser sur le banc du XV de France notre Messi de mêlée, il ne faut pas pousser, justement. Le Toulousain a de la marge, autant que le Bordelais a largement gagné sa place de suppléant de luxe, loin devant Serin et Couilloud.

Dès la semaine prochaine, on devrait voir de quoi nos deux super neuf sont capables dans l’arène européenne. Pour Lucu, ce sera de nouveau à Chaban contre les Tigres du Leicester, quand Dupont se rendra à Cardiff avec le même genre de réception musclée.

 

Les autres matches en bref…

Castres (6) – Racing 92 (8)                  25 – 3

Le Racing ne sait plus jouer

Le CO a enlevé toute illusion au Racing de rester dans le TOP 6 avant la trêve européenne, lui chipant même la place, après sa victoire bonifiée. Les Franciliens ne semblent pas avoir digéré leur sévère défaite à domicile face à Bordeaux (14-37), la semaine dernière, contrairement à celle frustrante des Tarnais à Montpellier (25-24).

D’entrée, les locaux ont mis le pied au plancher pour inscrire le premier essai par Palis sur une passe au pied millimétrée de Dumora. Une demi-heure de domination pour mener 17-3 après un drop opportuniste du même Dumora et l’essai de Ben-Nicholas.

Le reste du match n’a été que pur gâchis, encore ! de la part des Racingmen, comme la semaine dernière. Et, cette fois, on ne pourra pas dire que c’était de la faute de Thomas, à trop chambrer son adversaire, puisqu’il ne jouait pas. Ses partenaires méritaient, eux, d'être chambrés tant ils ne sont parvenus à rien en dehors des trois points de Machenaud, tantôt maladroits, tantôt se heurtant à un mur défensif infranchissable, alors que les occasions ne manquaient pas.

C’est que les Castrais sont rodés en défense, on le sait, et surtout pragmatiques en attaque. Et ça n’a pas raté face à des Racingmen peu vigilants. Sur leurs rares incursions dans le camp francilien, ils ont réussi à scorer, sur une pénalité puis un essai, synonyme de bonus offensif, après la sirène, par Dumora, omniprésent dans ce match.

Les Racingmen n’y ont vu que du feu à défaut d’y voir du jeu avec l’armada d’attaquants de renom et les nombreux ballons qu’ils avaient en leur possession. Pas de bon augure avant leur déplacement outre-Manche, à Northampton.

Clermont (7) – Biarritz (14)                  39 – 11

Quand l’ASM met le paquet

Les Jaunards ont bien été aidés dans cette rencontre par un pack biarrot faiblard, complètement enfoncé par le maul clermontois, portant le ballon dans l’en-but par son talonneur béarnais, Beheregaray, et par trois fois, je vous prie.

Dès le début du match, c’est une mêlée dominatrice qui donnait le ton et offrait derrière le premier essai à Ravai bien servi par Lopez dont c’était le retour, ma fois remarqué, tant le stratège a œuvré pour la victoire de son équipe jusqu’à cet essai de Penaud.

En moins d’une heure, les visiteurs encaissaient cinq essais sans faire d’histoire, en dehors des 6 points pour le compte de Perraux, et parvenaient enfin à sauver l’honneur par Jonas, avant que Hanrahan, dès son entrée, ne leur remette du blues, du blues, du blues avec une sixième salve.

Un bonus offensif qui fait du bien aux Auvergnats, enfin dans le peloton du TOP 6, et surtout avant de recevoir les Irlandais d’Ulster qu’ils connaissent bien. Tandis que c’est le status quo pour les Basques à la dernière place aux côtés des Catalans, pas mieux vernis au GGL Stadium

Montpellier (3) – Perpignan (13)          30 – 6

Bouthier vs Jaminet

Ce duel entre l'ex-futur arrière du XV de France et le futur-ex, a donné raison au premier « bleu » de Galthié avec son armada montpelliéraine mieux armée que l’équipe du promu perpignanais.

Pourtant, les Catalans ont tenu une mi-temps (6-6 à la pause), grâce à Jaminet qui a répondu à Garbisi avec précision, avant de voir son équipe sombrer au retour des vestiaires, faible de son indiscipline et poussée par des Cistes déterminés. Les locaux ont trouvé la faille, à force d’insister, par Rattez, Lucas et Eymeri, décrochant un bonus offensif, à l’usure presque, qui les consolide sur le podium.

Pas de quoi rassurer complètement Saint-André avant le déplacement périlleux à Exeter. Ce sera une autre paire de manche, si ce n’est pas une paire de baffes qui les attend.

Lyon (4) – Brive (12)                              41 – 0

Des Coujoux aux abonnés absents

Il faut croire que les Brivistes étaient déjà en vacances (exempts de la première journée la Challenge Cup), tellement ils ont limité leurs forces et l’engagement pour jouer ce match à Gerland.

L’équipe-bis corrézienne aura tenu vingt minutes avant de prendre l’eau et une claque, sans voir le jour, durant l’heure suivante face à un Lou mort de faim.

Cinq essais successifs, trois par mi-temps, signés Ngatai, Barassi, Taufua, Arnold et Saghinadze quand les Coujoux restaient honteusement fannis.

Pau (9) – Toulon (11)                             16 – 16

À bout de force

Les deux équipes jouaient gros pour ne pas sombrer au classement.

Les deux équipes se sont aussi appuyées sur leurs gros pour inscrire chacune un essai, en force, au bout d’une petite heure stérile et tendue que le ciel a compliqué encore plus en leur tombant dessus en trombes d’eau.

Nakarawa avait pourtant donné l’avantage aux Toulonnais, appuyés par le pied de Carbonel, pour mener 16-9 à dix minutes du terme. Mais l’indiscipline répétée des visiteurs, sanctionnée par deux cartons jaunes, allait changer la donne et permettre aux locaux d’égaliser sur le fil, par leur flanker suppléant Gorgadze, à bout de force.

Deux points qui semblent satisfaire les deux équipes au vu des circonstances du match. Un moindre mal avec quinze jours devant elles pour peaufiner les automatismes en Challenge Cup, voire souffler (pour Toulon, exempt de la première journée), avant de revenir en force pour le Boxing day.

Stade Français (10) – La Rochelle (5)    25 – 20

Renversants, ces Parisiens !

Un renversement de jeu improbable, après trente minutes d'une domination sans partage des Maritimes qui ont inscrit trois essais, par Bourdeau, Retière, puis Rhule, décrochant même le bonus offensif (6-20). Les Parisiens ont réagi en deux minutes, pour égaliser juste avant la pause, grâce au doublé incroyable de Waisea (20-20).

La seconde période a accouché d'un troisième essai parisien, signé Etien et de rien d'autre, si ce n'est beaucoup de déchets et de maladresses, des deux côtés, mais surtout chez les visiteurs (10 points laissés au pied de Plisson), voire même du côté arbitral, pour une fin heureuse qui a réjoui et rassuré le public de Jean-Bouin.

Les Rochelais devront se contenter d'un point de bonus défensif, avec énormément de regrets, et d'inquiétude aussi, avant de recevoir les Glaswégiens. Quand les Parisiens pourront toujours compter sur leur potentiel chance pour revenir avec des points de Connacht.

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après ce week-end)

Tous les résultats officiels du week-end >> 

  

La semaine prochaine…

La Coupe d’Europe revient avec le même format !

L’EPCR a finalement adopté le format alambiqué de la saison passée qui nous offrira des huitièmes de finale, après quatre journées seulement de phase régulière.

Ainsi, en Champions Cup, nos 8 clubs du TOP 14 affronteront, sur deux poules, deux clubs outre-Manche chacun en matches aller-retour, comme suit :

Poule A

  • La Rochelle    vs  Glasgow et Bath
  • Racing 92       vs  Northampton et Ospreys
  • Clermont        vs  Ulster et Sale
  • Montpellier   vs  Exeter et Leinster

Poule B

  • Toulouse        vs  Cardiff et Wasps
  • Bordeaux       vs  Leicester et Scarlets
  • Castres           vs  Harlequins et Munster
  • Stade Français vs Connacht et Bristol

Les 8 premiers de chaque poule se qualifieront pour les huitièmes de finale.

Quand, en Challenge Cup, nos 6 clubs français restants affronteront, sur les mêmes quatre journées, une seule fois chaque adversaire de poule, avec deux matches à domicile et deux à l'extérieur, selon les poules définies comme suit :

Poule A

  • Toulon et Biarritz avec les Zèbre, Newcastle et Worcester

Poule B

  • Lyon et Perpignan avec Gloucester, les Zèbre et Newport

Poule C

  • Brive et Pau avec les Saracens, London Irish et Édimbourg

Les premiers de poule et les 5 meilleurs suivants se qualifieront pour les huitièmes de finale qui seront complétés par les 8 équipes reversées de la Champions Cup.

 

Et ça commence dès vendredi 10 décembre, en Champions Cup, avec au programme :

         Northampton – Racing 92, à 21h                   

Puis samedi 11 décembre :

         Cardiff – Toulouse, à 14h

         Bordeaux – Leicester, à 16h15          -> FR2

         Clermont – Ulster, à 18h30

         Exeter – Montpellier, à 21h                   

Enfin, dimanche 12 décembre :

         Connacht – Stade Français, à 14h

         La Rochelle – Glasgow, à 16h15       -> FR2 

         Castres – Harlequins, à 18h30

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de beIN Sports

S’agissant de la Challenge Cup et les 6 autres clubs du TOP 14, veuillez consulter le site officiel de l’EPCR qui vous en détaillera le programme.           

 

Du côté du TOP 16 féminin

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28 novembre 2021

Les brèves d'Ovalie - Edition n°454

Les cinq dernières minutes

TOP 14... 11è journée                             Biarritz – Stade Français    17 – 14

                                            Perpignan – Clermont        26 – 24

Herron contre-attaque !

Bon dieu ! Mais c’est… Bien sûr !

Samedi après-midi, simultanément, à Aguiléra et Aimé-Giral, chez les deux derniers du championnat, on a assisté au même suspense d’une série bien française, sous une pluie glaçante de fautes, de cartons et d’essais assassins.

Le spectateur a eu beau croire pendant 75 minutes que le match était imperdable du côté clermontois comme il était à la portée des Parisiens qui collaient aux basques des Biarrots, il s’est encore fait avoir dans les cinq dernières minutes.

Forcément, ces Jaunards qui, en première période, avaient vendangé pas mois d’une dizaine de points, au pied maladroit de Parra et sur des essais tout faits, en manque de lucidité, pour mener malgré tout 21-10 à la pause, ils devaient, à la fin, s’en mordre les doigts, derrière un carton jaune et une action coupable qui allait amener l’essai de la gagne des Catalans.

Forcément, ces Parigots qui, en seconde période, venaient de refaire leur maigre retard (10-3 à la pause, après l’essai maison de Cubelli), sous la botte de Segonds (10-9), pour repasser devant (10-14, après l’essai de Veainu), ils allaient, eux aussi, se relâcher derrière et commettre la faute de trop qui offrirait aux locaux, en supériorité numérique, des espaces pour l’essai de la gagne dans les dernières minutes.

Mais qu’on a été con de croire qu’avec une conquête aussi médiocre à Clermont comme à Paris, avec un nombre incroyable de touches rendues à l’adversaire et de fautes de main, les visiteurs allaient être capables de tuer un match largement à leur portée.

Pire, à Aimé-Giral, après trois essais de première main, dont un, dès la deuxième minute, par Tiberghien, servi sur un plateau par Moala, avant son doublé en fin de premier acte qui s’ajoutait à l’essai de Vili, parfaitement servi par Barraque en bout de ligne, le retour des vestiaires de l’ASM ressemblera à un retour de bâton pour se faire battre à l’arrivée.

Et comment ? Sur une touche, pourtant gagnée à la dernière minute, que les Jaunards ont trop tardé à jouer, obligeant l’arbitre à rendre le ballon à l’USAP, sur un bras cassé qui a désorganisé la défense auvergnate attentiste et en infériorité numérique, ouvrant, quelques charges plus tard, le champ libre à Brazo d’aplatir. Tout comme Soury, un peu plus tôt, pour les Basques, qui s’était glissé dans un trou de talonneur.

Les visiteurs étaient faits comme des rats… Stupéfiant !

Bravo aux Catalans et aux Biarrots pour cette abnégation jusqu’au-boutiste, à l’image de leur début de saison. Même en bons derniers, les promus ne lâchent rien, ex-aequo parfaits après cette quatrième victoire, à une longueur seulement des Parisiens et six des Clermontois, dixièmes.

Entre les deux, des peurs balancent... Pau, Brive et Toulon ont des raisons de se méfier.

 

Les autres matches en bref…

La Rochelle (4) – Pau (9)                      36 – 8

Des Maritimes insubmersibles

Les Palois auront rivalisé une demi-heure avec les Rochelais, égalisant aussitôt par Habel-Kuffner pour répondre à l’essai de Le Bail, conclu au bout de cinq minutes.

Seulement la vague jaune et noir déferlera sur la défense béarnaise, la coulant par deux fois avec les essais de Skelton et Favre, pour mener 22-8 à la pause.

Dès le retour des vestiaires, la double lame Kerr-Barlow et West signaient la victoire définitive de La Rochelle avec deux nouveaux essais, maîtrisant parfaitement ensuite les trente dernières minutes.

La Rochelle s’accroche solidement à sa quatrième place, tandis que Pau surveille ses poursuivants dans son rétroviseur.

Toulouse (1) – Brive (10)                      18 – 11

Le monde à l'envers

Le leader toulousain, avec encore une équipe-bis très remaniée, a dû faire preuve de pragmatisme, sans essai, pour venir à bout d’une équipe briviste plus entreprenante que lui.

Il aura fallu le pied sûr de Ramos, par six fois, pour rattraper les Coujoux (auteurs du seul essai du match, par Jurand, menant alors 11-3 à la pause) et aussi du double carton (jaune et rouge, contre Hervé notamment) punissant les malheureux visiteurs jusqu’à la dernière minute en leur ôtant le bonus défensif.

Même Mola, le manager haut-garonnais, trouvera cela injuste.

Toulon (11) – Lyon (5)                           19 – 13

Des Varois en sursis

Les hommes d’Azéma peuvent respirer, enfin, après cette victoire méritée qu’ils sont allés chercher, grâce aux retours de Gros, Villière et Serin et successivement Belleau puis Carbonel aux commandes.

Un seul essai pourtant, en fin de première période, par Paia’aua auquel répondront les Lyonnais au retour des vestiaires par Veredamu, dans un duel acharné et intense qui verra à nouveau la perte (définitive ?) de Bastareaud, sorti sur civière.

Carbonel aura le dernier mot, au pied, sur Berdeu, pas plus aidé par les retours de Bamba, Taofifenua, Geraci et Cretin pour aider les Lyonnais à accrocher au moins le bonus défensif.

Le Lou préserve néanmoins sa place dans le TOP 6 quand le RCT reste sous la menace de ses poursuivants.

Montpellier (3) – Castres (7)               25 – 24

Serre les fesses puis Serfontein

Les Montpelliérains ont eu chaud dans leur antre face à leur bête noire qui tenait sa victoire avant la dernière minute et l’essai du sauveur sud-africain, Serfontein.

La chance a vraiment changé de camp depuis quelques semaines chez les Cistes qui gagnent souvent sur le fil des matches qu’ils perdaient avant.

Pourtant les Castrais ont inscrit quatre essais, par Kornath, Palis, Ardron et Ben-Nicholas, dépassant les locaux qui avaient mené la danse grâce à Maurouard et Bouthier pour mener à leur tour 18-24 à dix minutes de la fin, et ce fabuleux renversement qui a tenu en haleine le public du GGL Stadium.

Racing 92 (6) – Bordeaux (2)             14 – 37

Un Bordeaux champagne !

Incroyable exploit des Bordelais à l'U Arena de Paris-La-Défense, menés 14-6 à la pause, après les deux essais de Thomas et Chat.

Leur retour des vestiaires aura explosé comme un bouchon de champagne, arrosant l'en-but du Racing de pas moins de cinq essais fantastiques, signés Seuteni, pour un doublé, et Cordero, pour un triplé,  infligeant un sévère 31-0 aux locaux.

Et sans Jalibert ! Décidément, on n'a plus besoin de lui pour éclater l'adversaire (LOL).

Je ne sais pas ce qu'Urios dit à ses gars dans les vestiaires à la mi-temps, mais ça les fait réagir. Et comment !

Wouah! 

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après ce week-end)

Tous les résultats officiels du week-end >> 

  

La semaine prochaine…

Le TOP 14 promet de se reprendre...

Après les émotions suite à l'exploit de nos Bleus face aux All-Blacks, la reprise du TOP 14 a été bien pâle ce samedi, avant l'éclat girondin, ce dimanche.  

Mais, promis, la semaine prochaine, tout le monde va s'appliquer !  

Au programme* de la 12ème journée du TOP 14, dès le samedi 4 décembre :

         Castres – Racing 92, à 15h                    

         Clermont – Biarritz, à 15h

         Lyon – Brive, à 15h                    

         Montpellier – Perpignan, à 15h

         Pau – Toulon, à 17h       

         Bordeaux – Toulouse, à 21h05       

Puis dimanche 5 décembre :

         Stade Français – La Rochelle, à 21h05             

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du TOP 16 féminin

Reprise le 5 décembre !

Retrouvez les résultats*et le calendrier sur >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

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21 novembre 2021

Les brèves d'Ovalie - Edition n°453

R E S P E C T  ! 

Tournée d'automne... Test-match (3)     France – Nouvelle-Zélande        40 – 25

Ntamack, magistral !

Just a little bit…

Au respectueux ka mate des All-Blacks, samedi soir, au Stade de France, les Bleus ont répondu par un bon vieux refrain du French Flair, à la mode à la fin des années 90...

Ça sonnait comme une gueulante poussée par Aretha Franklin.

Je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître.

Non, ce n’est pas cette chanson-là, mais RESPECT !

Elle a claqué d’entrée, sur un essai de Mauvaka, en moins de trois minutes, alors que les Néo-Zélandais cherchaient toujours à toucher leur premier ballon.

« Hey ! What you want, Baby, I got it !

What you need, do you know I got it ?

All I'm askin' is for a little respect when you come home

Just a little bit ! »

Le message (en anglais, oblige) était clair.

Vous et votre haka, vous allez rentrer chez vous, la queue entre les jambes et vous, comme le monde entier, vous allez vous rappeler de nous avec un minimum de respect.

Stoppée, la série de 14 défaites,

Oubliée, la raclée Saint-Andresque de 2015...

Dont aucun joueur ici ne faisait partie (Fickou et Atonio en ayant été écartés, contrairement à Dulin et Le Roux, encore dans le groupe)

Vengée, l’escroquerie de 2011 !

Décuplées, les victoires en souffrance de 2009 et 2007

Dépassées même, les victoires historiques de 1999 et 2000, respectivement à Twickenham et au Vélodrome.

RESPECT à cette génération de gamins, pour certains, champions du monde des moins de vingt ans que les plus de quarante auraient aimé être.

Ntamack, Marchand, Gros, Geraci, Bamba, Woki, Diallo, Vanverberghe, Lebel, Vincent, Carbonel, DonovanTaofifenua...

RESPECT à ce staff qui a créé une véritable équipe de futurs champions, cela ne fait aucun doute pour 2023.

Dupont, Ntamack, Jalibert, Jaminet, Villière, Penaud, Lucu, Alldritt, Flament, Baille pour compléter les jeunes champions et faire encore trembler le reste du monde à la maison.

RESPECT à Galthié qui a eu le flair, l’audace de ses choix et de ne pas s’y tenir pour nous surprendre à chaque fois.

Bouthier, Dulin puis Jaminet, Ntamack-Jalibert, Danty-Jalibert pour Danty-Ntamack, on s’y perd mais, chaque fois, on se plante et on s’excuse de n’avoir pas vu l’évidence.

RESPECT à Ntamack, tout particulièrement, pour cette relance depuis ses 22, alors que, la trouille au cul (les Blacks venaient de claquer trois essais depuis le retour des vestiaires), n’importe qui aurait aplati.

Pas lui. Pas question de rendre le ballon pour une mêlée devant sa ligne et courber l’échine pour perdre derrière. Il feinte, accélère, slalome et, en passe aveugle, lance Jaminet. Une remontée de cent mètres époustouflante, à deux doigts de l’essai, obtenant une pénalité qui relance les Bleus, à l’agonie depuis vingt minutes.

RESPECT à Mauvaka, homme du match qui a suppléé, haut la main, le tôlier de première ligne, son capitaine à Toulouse, blessé, marchant même sur ses talons, et sur l’eau, inscrivant chaque fois un essai, quand ce n’est pas un doublé, comme samedi soir, sur un ballon porté qui enfonçait deux fois la défense des All-Blacks, la tête sous l’eau.

RESPECT pour cette première période, presque parfaite, pour le moins incroyable, ne laissant aucun répit à une bête (soi-disant blessée à Dublin) et surtout ponctuée de trois essais dont le doublé du talonneur toulousain et une pépite de Ntamack qui bluffait toute la défense néo-zélandaise sur un service de son compère Dupont.

Comme quoi, s’il y avait encore un doute sur la charnière du XV de France, il a été levé en moins d’un quart d’heure.

RESPECT pour cette fin de partie culotée, à l’image de l’interception de Penaud pour le quatrième essai qui tuait le match et la bête noire, abrégeant les souffrances de sa mortelle randonnée d’automne.

Jaminet plantera la dernière banderille pour les trois points de la gloire, portant le score à la barre des 40, avec un écart historique de 15 points.

R E S P E C T ! Just a little bit…

« Yeah baby! Whip it to me, when you get home, now »

Le message est clair, je crois, pour le monde entier de l’Ovalie : Rendez-nous le, quand vous rentrerez chez vous, ce respect que vous nous avez volé, il y a dix ans, maintenant !

Mon petit doigt me dit que l’on ne sera plus arbitré pareil.

J’ai hâte de retrouver le stade de France et le French Flair pour apprendre à vivre, de la même manière, aux Irlandais et aux Rosbifs, respectivement les 12 février et 19 mars 2022.

En attendant, pour la dernière fois... RESPECT !

 

Le 3ème test-match des Féminines en bref…

France – Nouvelle-Zélande               29 – 7

Sur les traces des Red Roses

Elles l’ont fait, nos affamées… cette double fessée infligée aux championnes du monde, comme les Anglaises.

Appliquées, parfaites en conquête, les Bleues ont porté le ballon et leur deuxième victoire face aux Black Ferns, de maul en maul, derrière des touches ou des mêlées pour inscrire quatre essais signés Sochat, d’abord (un essai copié-collé par Mauvaka derrière), Castel deux fois et un essai de pénalité, entre les trois.

Elles n’ont rien lâché, même quand les Néo-Zélandaises ont relevé la tête, la défense tricolore n’a cédé qu’une seule fois, en première période.

À deux mois du tournoi des VI Nations pour défier l’ogresse anglaise et à un an de la coupe du monde, chez les tenantes du titre, les Affamées engrangent une confiance phénoménale, pleine de promesse.

C’est court, je sais, mais équité oblige, c’était le tour des « mecs » !

 

Les autres Test-Matches de la tournée d’automne…

Écosse – Japon                                  29 – 20           Tout en maîtrise pour le XV du Chardon

Italie – Uruguay                                17 – 10           Petitement pour la Squadra Azzurra

Roumanie – Tonga                            32 – 20           Des Chênes étonnants

Angleterre – Afrique du Sud            27 – 26           La revanche du XV de la Rose, sur le fil

Pays de Galles – Australie                29 – 28           Même suspens

Géorgie – Fidji                                   15 – 15           Les Lélos neutralisent les Fidjiens

Irlande – Argentine                          53 – 7             Sans partage

 

La semaine prochaine…

Reprise de la morosité !

Après ses émotions, difficile de redescendre sur terre, ou plutôt en enfer du TOP 14.

Qui sait si les clubs vont s’inspirer du jeu des Bleus pour rehausser le niveau.

A suivre…

 

Au programme de la 11ème journée de TOP 14, le samedi 27 novembre :

         Biarritz – Stade Français, à 15h                    

         La Rochelle – Pau, à 15h

         Montpellier – Castres, à 15h                    

         Perpignan – Clermont, à 15h

         Toulon – Lyon, à 17h     

         Toulouse – Brive, à 21h05       

Puis dimanche 28 novembre :

         Racing 92 – Bordeaux, à 21h05             

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du TOP 16 féminin

La reprise n’aura lieu que le 5 décembre.

Retrouvez les résultats*et le calendrier sur >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

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14 novembre 2021

Les brèves d'Ovalie - Edition n°452

Oh! les belles Bleues !

Tournée d'automne... Test-match (2)       France – Nouvelle-Zélande        38 – 13

La fusée Cyrielle explose en doublé

De la poudre à ballon pour jeu d’artifice…

Samedi après-midi, à Pau, nos Françaises ont illuminé le stade du Hameau avec un jeu d’artifice spectaculaire plus vrai que nature qui a littéralement éteint les artificières championnes du monde en la matière, pendant 80 minutes.

Si nos Bleues avaient le cœur à la fête, les Black Ferns avaient encore le leur à la défaite, depuis les deux raclées que leur ont infligées les Anglaises, les semaines passées, les Red Roses leur chipant alors la première place au classement mondial.

C’est que les Néo-Zélandaises reviennent seulement sur la scène internationale, après deux ans sans avoir pu jouer à cause de la pandémie. Il faut croire que leurs automatismes avaient encore la forme de pétards mouillés.

De mauvais augure pour les championnes du monde, à un an de remettre en jeu leur titre, chez elles.

Pourtant, ce n’est pas l’envie et la détermination qui leur a manqué, au vu de ce haka, après les hymnes, aussi impressionnant que celui des mâles, dans une version que je ne connaissais pas, sous les râles stridents commandés par sa meneuse, auquel ont répondu aussitôt les « Affamées » par une seconde marseillaise monstrueuse, a capella.

Le ton était donné et l’avantage dans le camp français.

Parce que nos Tricolores avaient les jambes en feu pour allumer un jeu de joie, distillant le cuir à la sulfateuse telles de belles Bleues qui s’envoient et explosent six essais haut en couleurs.

Waouh !

Un premier quart d’heure à charger la poudre à ballon, porté dans les 22 adverses ou tiré au millimètre par le pied de Gabrielle Vernier, avant que la fusée Cyrielle Banet ne s’envole, par deux fois, dans l’en-but pour répondre à la botte de Kendra Cocksedge qui venait de punir l’enthousiasme indécent des Françaises (12-6).

Une première période haletante, à se régaler des relances d’Émilie Boulard et des crochets de Caroline Boujard qui allait devoir céder la place, trop tôt, à la fougue de Chloé Jacquet, auteure du troisième essai tricolore sur une feinte de dernière passe après une action qui venait de balayer le terrain de long en large.

19-6 à la pause, on peinait à y croire tellement les Black Ferns ont subi la pyrotechnie des belles Bleues pendant quarante minutes.

Et ce n’était pas fini. Au retour des vestiaires, un nouveau ballon porté, arme fatale des « Affamées », débordait la défense néo-zélandaise, pour l’essai d’Émilie Boulard, implacable (26-6). Un travail des avants qui bonifiait chaque conquête, en mêlée et en touche, pour écraser l’adversaire, en infériorité numérique, comme sur ce ballon emmené par Agathe Sochat, au lancer et à la conclusion du cinquième essai (31-6).

Si Pauline Bourdon aura été l’artificière efficace du jeu détonant de la première heure, sa suppléante, Laure Sansus, n’aura pas été en reste, dans le dernier quart d’heure, époustouflante de culot sur le sixième essai, copie conforme du précédent, au détail que la demie de mêlée toulousaine bluffait tout son monde en contournant le maul, ni vue ni connue (38-6).

L’essai pour l’honneur des Black Ferns, dans les dernières minutes, sera aussi anecdotique que celui des Bok Women la semaine passée, un relâchement coupable annonçant une euphorie générale, au coup de sifflet final, après cette victoire lumineuse qui a ravi le public palois.

Et comment !

« Oh ! Les belles Bleues ! »

Reste à confirmer la semaine prochaine, à Castres, face à ces mêmes Néo-Zélandaises, mais cette fois averties et le cœur revanchard.

Une seconde victoire et nos Tricolores, au quatrième rang mondial, derrière les Canadiennes, pourraient ravir la seconde place à leur adversaire et envoyer un bon signal aux Red Roses, avant le tournoi des VI Nations… et la coupe du monde.

Vivement 2022, au féminin !

 

Le 2ème test-match des « mecs » en bref…

France – Géorgie               41 – 15

Qu’ils sont taquins !

Vous avez lu ? Aujourd’hui, j’ai mis les filles à la une. Question d’équité.

Du coup, les « mecs » sont restés dans la lune, le flou artistique pendant une demi-heure, dimanche à 14 heures, heure habituelle des « gonzesses » (oups! ça m'a échappé... ah! ces rebonds de brève ovale !).

« ‘Tain, on n’est pas en prime time ! — Même sur les brèves d’Ovalie ! — Tout se perd ! »

Même ce match, les gars, si vous continuez à cogiter au lieu de jouer. Ça fait presque une demi-heure qu’il a commencé et on est toujours à 3-3. C’est les Géorgiens, en face, je vous rappelle. C’est que l’Italie, en un peu plus costaud, des teignes du jeu au près, des piliers de la mêlée, des Coujoux aguerris, quoi !

Bref, on ne va attendre que Ntamack fasse une passe à Jalibert, quand même… si ?

Ben, voilà, c’est fait, à la 33ème minute, premier essai français, si on omet celui offert par monsieur Murphy, plus impatient que nous qu’un essai survienne. Cadeau de l’arbitre ? Bon d’accord, les Lélos ont mis du leur, je veux dire du leurre dans la défense du ballon porté de nos Coqs embourbés dans ce début de match.

Wahou ! C’est parti ! Nos Bleus ont mis la deuxième, on peut espérer qu’ils passent en troisième rapidement.

Merci Damian ! Un qui suit et qui prend l’intervalle comme un vrai trois-quarts centre. Lui aussi peut le faire. Alors ton jeu de taquin, il est bien gentil Fabien, mais franchement ton dix qui pousse l’autre en douze qui pousse le quinze dehors, ça finit par nous barber. Et je ne parle même pas du troisième-ligne qui redescend dans la cage pour pas grand changement au fond.

Ton jeu de patience a ses limites ! et si on jouait avec nos forces à leurs vrais postes ?

À la mi-temps, le coach a dû vous montrer les temps forts des filles, non ? Parce que l’essai de Mauvaka, c’est du copier-coller de ballon porté de Sochat, et le doublé de Penaud, celui de Boulard, ou je ne m’y connais pas.

C’était bien la peine de faire tout un fromage de l’association Jalibert-Ntamack toute la semaine dans l’Equipe ! Le journal n’a même pas été fichu d’analyser le choc du match des filles et encore moins de le suivre en direct, samedi. Parce que l’association Trémoulière-Drouin, la semaine prochaine, ça vaudrait peut-être la peine d’en débattre, non ? Et ça se veut spécialiste.

Bref, tout ça pour un Toulouse – Brive qu’on a déjà vu, avec un peu de Jalibert, Woki et Lucu (pour sa première cape, comme Lebel), histoire de faire plaisir au public du Matmut Atlantique de Bordeaux.

On retiendra aussi les deux essais, de belles factures, des Coujoux géorgiens, Lobzhanidze et Tabutsadze, en seconde période, en espérant que la facture ne sera pas trop salée, la semaine prochaine face à des All-Blacks remontés après leur défaite en Irlande.

Il se pourrait qu’ils soient plus taquins que nous au Stade de France.

 

Les autres Test-Matches Masculin de la tournée d’automne…

Écosse – Afrique du Sud                   15 – 30           La loi des champions du monde

Italie – Argentine                              16 – 37           Des Pumas enragés

Irlande – Nouvelle-Zélande             29 – 20           Nouvel exploit d’un Trèfle à quatre feuilles

Portugal – Japon                               25 – 38           Les Nippons, non sans mal

Angleterre – Australie                      32 – 15           Les Rosbifs, sans briller

Pays de Galles – Fidji                        38 – 23          Toujours épique !

Barbarians français – Tonga            42 – 17           Des Baa-baas faciles !

 

La semaine prochaine…

Un samedi All Black !

On espère ne pas tout voir en noir pour ces troisièmes tests face au meilleur rugby du monde, au masculin comme au féminin. Avec ce que l'on a vu ce week-end, il y a de l'espoir.

 

Au programme de la tournée d’automne, le samedi 20 novembre :

         France Féminin – Nouvelle-Zélande, à 15h  (France TV)

         Écosse – Japon, à 14h

         Italie – Uruguay, à 14h  (L’Équipe 21 TV)

         Angleterre – Afrique du Sud, à 16h15  (L’Équipe 21 TV)

         Roumanie – Tonga, à 16h30

         Géorgie – Fidji, à 18h

          Pays de Galles – Australie, à 18h30

         France Masculin – Nouvelle-Zélande, à 21h   (France TV)

Puis le dimanche 21 novembre :

         Irlande – Argentine, à 15h15

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