L E S B R E V E S D O V A L I E . C O M - l'Hebdo du Rugby par Antonio -

14 avril 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°350

Suspense à tous les étages

TOP 14... 22è journée                            Bordeaux – Castres    12 – 16

Paillaugue c'est du bon Pieenar !

Le film du week-end

Cette 22ème journée de TOP 14 a été complètement folle.

Avec des retournements de situations incroyables et des résultats monstrueux, à plus de six essais, jusqu’à treize à La Rochelle. Hou !

Un  suspense insoutenable qui a souri à leurs hôtes, sauf pour Bordeaux, décidément en mal de phase terminale de la phase régulière.

Tout a commencé à Chaban-Delmas, justement, ce samedi après-midi, où les Castrais ont joué les « pénibles » comme à leur habitude, une stratégie bien rodée à l’extérieur qui presse, agace, agresse, use l’adversaire, l’empêchant de respirer et de mettre en place son jeu.

Et ça marche encore !

Pour la 7ème fois le CO l’a emporté hors de ses terres, inscrivant deux essais sans en encaisser un seul avec une charnière Kockott-Urdapiletta parfaite à la baguette. Serin et Broke James n’ont pas existé, ni même Jalibert quand il est entré.

Castres a mis un pied en barrages, comme Lyon qui, trois heures plus tard, a explosé des pauvres Catalans au rugby courageux mais à poil.

Lyon – Perpignan                47 – 9       

Il n’y a pas eu photo tant le Lou était supérieur dans tous les secteurs du jeu, prenant de vitesse la lanterne rouge après une demi-heure brouillonne pour l’éteindre complètement en seconde période.

Six essais à rien, tout est dit. La note aurait pu être plus salée avec un peu plus de maîtrise, comme à Marcel-Deflandre, dans le même temps.

La Rochelle – Pau                71 – 21     

Les Rochelais sont entrés dans la défense paloise comme dans du beurre, tartinant les essais, en veux-tu en voilà, face à un adversaire en déconfiture totale, apathique mais qui trouvera néanmoins trois fois l’en-but local quand les Maritimes auront déjà pris le large.

Dix essais à trois et un record de points pour La Rochelle qui revient enfin à hauteur des Bordelais, à cette sixième place tant convoitée.

Stade Français – Agen         25 – 22     

Les parisiens n’avaient pas le droit à l’erreur pour rester dans la course aux barrages. Et ils ont tout fait pour, malgré l’acharnement de monsieur Cardona à vouloir appliquer strictement une règle, même si elle avait largement de quoi être sujet à interprétation.

Oui mais... un bras ou un coude sur le visage, c’est carton rouge, selon le réglement, qu'il nous dit, même si l’action ne semble pas dangereuse. Point.

Et mieux vaut deux fois qu’une !

Alors que le lendemain, à Toulouse, monsieur Poite argumentait exactement le contraire sur une action bien plus dangereuse qui privera Clermont de son talonneur un bon moment.

Voilà donc Paris à treize, dans un match compliqué, malgré son avance à deux essais contre un. Et pourtant, malgré cet avantage, les Agenais ont perdu tous leurs moyens, laissant Paris creuser l’écart avant de se ressaisir enfin et de décrocher le bonus défensif in-extrémis.

Drôle de match, avec trois essais de chaque côté, qui aura coûté cher aux Stadistes, perdant coup sur coup leurs deux arrières Hamdaoui et Ensor après un télescopage impressionnant.

À un point de cette fameuse sixième place, Paris peut encore y croire, quand Pau n’en finit pas de sombrer, s’invitant à la course aux barrages pour ne pas descendre.

Grenoble – Toulon         19 – 18     

Les Grenoblois peuvent s’estimer heureux à la fin de la rencontre avec ce point supplémentaire synonyme de victoire et d’espoir pour éviter cette indésirable 13ème place.

Car les Toulonnais ont sabordé ce match à leur portée, sur un coup de poing aussi stupide que malheureux de Lakafia, privant les siens d’un essai (refusé à cause de son geste) et d’une équité numérique qui aurait compliqué la tâche des locaux, pas très inspirés et ne tenant que par la botte de Germain.

Deux essais pour les Varois (Savea, dont c’était le retour après sa punition, et Ikpefan) contre un pour les locaux (Visinia).

Grenoble se rapproche d’Agen, à deux longueurs, et peut encore y croire.

Racing 92 – Montpellier               26 – 25     

Montpellier n’est pas passé loin d’un exploit à l’Arena de Paris La Défense et il n'y aurait rien eu à redire, comme le résume très bien Vern Cotter.

« Il n'y a rien à dire sur l'engagement physique, sur l'envie, même si sur les 10 premières minutes on les regarde un peu trop jouer. On a le match en main avant la mi-temps, et puis avec deux erreurs, ils passent devant. On répète la même chose en fin de deuxième mi-temps. Ce sont deux cartons jaunes qui nous coûtent très cher. »

Deux cartons jaunes qui permettent les deux seuls essais franciliens. Merci monsieur Ruiz ! Toujours là pour sauver ces chouchous….

Oh lala, le Clermontois est démasqué derrière sa plume, mince !

Certes, les fautes y sont, c’est comme si je n’avais rien écrit. Le Racing s’en sort bien et cela compensera sa malchance de la semaine passée au Michelin.

Mais tout de même, quelle maîtrise des Héraultais qui sont vraiment très bien dans cette dernière ligne droite de la phase régulière. Seulement, cela risque d’être très juste pour décrocher un barrage… mais pas impossible, avec ces talents-là (notamment Ngandebe et Paillaugue, auteur de deux essais sur les trois).

Le Racing, lui, a fait un bon pas vers sa qualifaction.

Toulouse – Clermont              47 – 44     

Et pour terminer cette folle journée de championnat, quoi de mieux qu’un affrontement entre ce qui se fait de mieux en terme de rugby offensif français.

Et les spectateurs, en tribunes ou devant leurs télés, n’ont pas été déçus.

Quel spectacle ! Quel scénario !

Et dire que Clermont était venu au Stadium de Toulouse avec une équipe bis, mais bien encadrée.

Le retour de Penaud à lui seul valait le déplacement, comme la titualrisation de Kolbe côté toulousain. Quels essais somptueux. Cinq de chaque côté, et un nouveau triplé de l'ailier clermontois.

Et malgré 11 points d’avance et une supériorité numérique, les Jaunards ont vu les Toulousains revenir et l’emporter dans un finish explosif… 

Vivement la finale au Stade de France avec ces deux-là !

À se demander pourquoi on fait des barrages. En attendant, direction Dublin pour l’un, et le Michelin pour l’autre, afin d'accéder chacun à sa finale de Coupe d’Europe.

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

La semaine prochaine…

L’Europe nous livre ses demies !

On salive déjà devant les affiches…

Au programme de la Champions Cup  :

  • Saracens – Munster samedi 20 avril à 16h (beIN Sports)
  • Leinster – Toulouse, dimanche 21 avril à 16h15 (France 2)

Au programme de la Challenge Cup samedi 20 avril:

  • La Rochelle – Sale à 18h30 (beIN Sports)
  • Clermont  – Harlequins à 21h (France 4)

 

Du côté du TOP 16 féminin,

Retrouvez ici le programme de la dernière journée : >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

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07 avril 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°349

En rouge et All Black

TOP 14... 21è journée                     Toulon – Toulouse    25 – 10

Fekitoa illumine le Vélodrome

Show devant !

Terminer sa saison sur une victoire de prestige au Vélodrome, le RCT de Mourad ne pouvait rêver mieux. Tel un show programmé avec un scénario bien ficelé.

Cela faisait 14 matches que Toulouse n’avait pas connu la défaite en TOP 14 !

Depuis septembre et cette défaite chez le champion de France. Et si on y ajoute les sept rencontres de coupe d’Europe, les Toulousains n’ont perdu qu’une seule fois face, là aussi, au tenant du titre irlandais qu’ils vont retrouver à Dublin pour une revanche explosive.

Bref, autant vous dire que Mourad, les Toulonnais et le public de la côte d’Azur ne sont pas peu fiers (désolé pour le pléonasme, mais là je suis obligé) de faire partie du cercle très fermé des deux seules équipes qui ont fait plier les invincibles Rouge et Noir de Haute-Garonne.

Et comment !

Les Rouge et Noir de la rade ont ENFIN! retrouvé leurs couleurs, celles chatoyantes des victoires passées, comme si Wilkinson avait pris possession de Carbonel et Giteau de Fekitoa.

Les deux prodiges de la ligne d’attaque locale ont enflammé le Vélodrome qu’une pluie battante d’intentions adverses a bien tenté d’éteindre. En vain.

Pourtant, les Toulousains avaient mis du rythme d’entrée en jouant tous les ballons. Mais c’est Pietersen qui concrétisait une des premières actions toulonnaises pour faire le break après une pénalité de chaque côté.

Sous la pluie, Toulouse balbutiait son jeu, laissant Toulon profiter des trop nombreux ballons rendus et creuser l’écart avec un essai extraordinaire de Fekitoa. Une relance de 80 mètres avec l’ailier All Black au départ et à l’arrivée, en passant par les relais explosifs des frangins fidjiens Tuisova-Nakosi et celui plus improbable du soigneur varois s’infiltrant dans la défense toulousaine contre son gré avant d’être fauché.

15-3, à la pause. Les Toulousains sont revenus sur la pelouse (qui a autant pris l’eau qu’eux) avec les mêmes maladresses et le ciel qui continuait de leur tomber sur la tête comme les ballons des mains. Rien ne tournait ovale pour le leader, même en supériorité numérique quasi toute la seconde période, après un carton jaune contre Tuisova et un rouge contre Fresia (auteur d’un coup de poing grotesque sur Tauzin).

À croire, décidément, que jouer à 14 est un avantage !

Car en effet, les Rouge et Noir de la rade se sont sentis pousser des ailes, comme ceux de la Garonne la semaine dernière, et ont enfoncé le clou de leur domination par un nouvel essai de leur précieux All Black (pour son doublé), suivi d’une pénalité de Trinh Duc (25-3).

L’emporter avec le bonus offensif aurait été peut-être un peu trop pour l’émotif Mourad, alors les visiteurs lui ont épargné l’infarctus bête au coup de sifflet final en coupant le sifflet à la défense toulonnaise à dix minutes du terme. Essai du demi de mêlée Pagès (tout juste entré à la place de Bezy), après un pilonnage intensif de ses avants.

Mais la victoire n’en sera pas moins belle et mémorable… Qu’on se le dise, Toulon n’est pas mort. Et même si la saison est terminée pour lui, il n’a pas fini de jouer les épouvantails.

C’est tellement plus facile de jouer sans enjeu, ni pression.

 

Les autres matches en bref...

Clermont (2) – Racing 92 (4)             31 – 31

Du charabia et du Charabas

Dimanche, en clôture de cette 20ème journée, le jeu auvergnat nous a de nouveau offert son patois incompréhensible.

Dominer aussi largement son adversaire pour désarticuler ensuite ses intentions et se laisser dicter sa conduite par lui, en ravalant essai sur essai avant de retrouver son esprit et la victoire, c’est du Clermont tout craché cette saison.

Sauf que cette fois, monsieur Charabas n’avait pas l’intention de faciliter l’expression du jeu des Jaunards en seconde période, pourtant dominateurs en mêlée. L’arbitre en décidera autrement, d’autorité. Rien de méchant, mais suffisant pour redonner confiance à ces Racingmen qui en avaient bien besoin après leur élimination en coupe d’Europe et qui ont failli sur une ultime pénalité remporter ce match.

Boudiou, c'éti pa un immonde ça !

Pau (11) – Lyon (3)                            24 – 27

Avantage Lou

Dimanche midi, les deux formations ont eu une mi-temps chacun. C'est tout ce que j'ai compris.

Lyon, d’abord avec 3 essais contre 1 pour mener 24-10, puis Pau avec deux nouveaux essais en seconde période pour recoller au score.

Insuffisant. Car les visiteurs avaient à leur compte une pénalité de plus qui suffira au bonheur de conserver leur place sur le podium.

Castres (5) – La Rochelle (8)              25 – 11

Le CO c’est du solide

Samedi soir, les Rochelais auront bien essayé de faire parler la poudre de leur ligne d’attaque, mais les Castrais ne les auront laissés passer qu’une seule fois par Andreu en première période, avant de leur répondre aussitôt par Combezou.

Le jeu tarnais de seconde période illustrera la marque de fabrique d’Urios. L’usure, le dégoût et le pragmatisme de fin de match pour récolter assez de pénalités et un essai décisif qui laisseront l’adversaire loin derrière.

Le champion de France n’a pas fini de nous emmerder.

Bordeaux (6) – Perpignan (14)           31 – 22

Un point envolé

Les Bordelais n’ont pas su être patients et appliqués pour mettre en place leur jeu et une victoire bonifiée qui leur tendait les bras.

Trop brouillons, ils ont perdu le fil du match en seconde période, après deux cartons jaunes qui les ont laissés à treize et mis en difficultés, au lieu de finir le travail qu’ils avaient bien commencé.

Au final, trois essais partout et un point de bonus envolé.

Grenoble (13) – Stade Français (7)      21 – 17

Germain tient bon

Les Grenoblois ont fait preuve d’humilité face à plus forts qu’eux, serrant les fesses et le tee pour passer chaque pénalité que leur offraient des Parisiens toujours aussi indisciplinés et mal inspirés.

Germain aura tenu bon sous ses bottes de sept lieux… pour chasser l’ogre d’une nouvelle défaite qui les aurait éloignés encore un peu plus d’Agen. 

Montpellier (9) – Agen (12)                33 – 17

Doucement mais sûrement

Les Montpelliérains enchaînent une quatrième victoire consécutive, qui plus est bonifiée, dans cette remontada qu’ils ont entamée depuis le mois de mars.

Même si les Agenais n’ont rien lâché, ils n’ont rien pu faire face à cette armada enfin en route pour son objectif premier. Atteindre les phases finales.

Mais le MHR a encore du chemin à faire et des exploits à réaliser.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

Le TOP 16 des Féminines... 13ème journée.

Poule 1
Villelonguet  (8) – Rouen (7)              15 – 7
Rennes
(4) – ASM Romagnat  (3)      22 – 25
Paris
(4) – Lons (6)                             21 – 7
Montpellier 
(1) – Blagnac (2)            48 – 7

Poule 2
Caen (7) – Tarbes (8)                         29 – 16
Toulouse
(1) – Lille (6)                      39 – 5
Bayonne
(2) – Bobigny (3)                44 – 10
Bordeaux
(5) – Grenoble (4)             5 – 10

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

À une journée de la fin de la phase régulière, on connaît quasiment tous les qualifiés pour les quarts de finale.

  • Montpellier – Grenoble
  • Bayonne – ASM Romagnat
  • Toulouse – Rennes ou Paris
  • Blagnac – Bobigny

Dans la dernière journée, seule la poule 1 entretiendra un peu de suspense, la poule 2 ayant déjà mis les choses en ordre.

L’ASM Romagnat ne devrait pas avoir de mal à valider son ticket face à la lanterne rouge Villelonguet qui a obtenu ENFIN sa première victoire à domicile.

Tandis que Paris devra réaliser un exploit à Blagnac (déjà qualifié) sans que Rennes ne s’impose à Lons. Autant dire, deux miracles.

À noter que pour connaître qui descendra en division inférieure, des matches auront lieu en parallèle entre les quatre dernières de chaque poule. Les perdantes joueront à nouveau entre elles pour désigner les deux lauréates.

Tous les résultats et classements >>

 

La semaine prochaine…

5, 4, 3, 2, 1 partez !

À J-5, le TOP 14 attaque sa dernière ligne droite pour déterminer qui va partir… du TOP 14 ou vers les phases finales.

Si pour Perpignan, l’issue semble déjà jouée (à moins d’un miracle), pour Grenoble et Agen, il s’agira d’éviter le match de barrage piège chez le finaliste de PRO D2. Et là, tout reste possible, d’autant que le premier reçoit le deuxième avec un calendrier plutôt favorable.

En haut du classement, il ne fait aucun doute pour moi que Toulouse et Clermont seront demi-finalistes. Par contre, derrière, il reste quatre places à prendre pour sept prétendants qui vont se livrer un combat sans merci et priver trois d’entre eux de Champions Cup la saison prochaine, comme c’est déjà la cas pour Toulon, désormais en vacances.

Alors, est-ce que Montpellier, dans sa remontée fantastique, La Rochelle et Paris vont réussir à destituer de l’actuel TOP 6 Lyon, Castres, le Racing 92 et Bordeaux, aux calendriers compliqués pour certains ?

A vos pronostics, en commentaires !

  • Qui sera 13ème ? Grenoble ou Agen ?
  • Qui seront les 6 (dans l’ordre) pour les phases finales ?

 

Dès le week-end prochain, avant les demi-finales européennes, certaines affiches ont déjà des airs de phases finales.

Au programme, samedi 13 avril :

  • Bordeaux – Castres, à 14h45 : répétition d’un barrage
  • Lyon – Perpignan, à 18h : s’accrocher au podium
  • Stade Français – Agen, à 18h : recoller au TOP 6
  • La Rochelle – Pau, à 18h : oublier l’Europe !
  • Grenoble – Toulon, à 20h45 : condamner Perpignan

Puis dimanche 14 avril :

  • Racing 92 – Montpellier, à 12h30 : l’heure de vérité pour les Cistes
  • Toulouse – Clermont, à 16h50 : prêts pour les demies… d’Europe ?

 

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01 avril 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°348

Blanc sur rouge, rien ne bouge... 

CHAMPIONS CUP... QUARTS                     Racing 92   Toulouse    21 – 22

Dupont, un régal !

Blanc sur blanc, tout fout le camp !

Qu'est-ce qu'ils jouent bien ces Toulousains ! 

Sept minutes et déjà sept zéro...

Un essai de filou de Dupont.

Quelle classe le minot ! 

Il nous régalera même d'un doublé quand l'eclat de Thomas sera déjà oublié.

Comme ce carton rouge contre Holmes !

Rouge sur rouge, rien ne bouge !

Même pas mal ! bien au contraire, Médard concluant un essai d'école.

En infériorité numérique, oui mais pas stratégique !

Car si 14 Toulousains valaient bien 15 Racingmen, un Mola vaut largement un Travers + un Labit.

Quelle classe, ce coaching !

À faire ravaler de travers les commentaires de Lartot.

"Quoi, il sort un troisième ligne ? ... Mais il est fou !"

Sauf que le commentateur de France 2 n'y connaît rien en stratégie. Et Guitoune, en double lame, trois-quarts centre et flanker, démonte les peurs du duo Larto-Ibanez et démontre que l'attaque toulousaine ne se passera pas d'un seul homme dans ses rangs.

Bingo ! Trois essais en une mi-temps.

La seconde période, certes, sera plus compliquée, mais en serrant les fesses en défense et passant une pénalité, cela aura suffi pour l'emporter, malgré l'essai de Chat, d'une petite longueur... mais quelle longueur !

Une place en demie, largement méritée !

 

Les autres quarts…

Leinster  – Ulster                    21 – 18                     

À l’heure du Brexit, où le sujet du rétablissement de la frontière entre les deux Irlande est chaud bouillant, un autre combat s’est mené à Dublin entre les deux provinces ennemis pour savoir qui allait sortir de l’Europe.

Et bien sûr, ce sont les Irlandais du nord qui ont fait les frais de la puissance du plus européen d’entre eux. 

Logique, me direz-vous. Et pourtant, les Ulstermen ont tenu la dragée haute au champion d’Europe en titre dans un match d’une grande intensité, frappant les premiers et jusque dans les dernières minutes (18-18) avant que Ross Byrne (remplaçant de Sexton, blessé et auteur de quasi tous les points dont le premier essai) n’offre la pénalité de la gagne au Leinster.

Un match époustouflant qui a mis une nouvelle fois en lumière la pépite Stockdale pour le deuxième essai dublinois, signé par le frère de Ross, en début de seconde période.

Si le Leinster a bien failli passer à la trappe, il n’empêche que son rugby est bien au point et assez efficace pour contrarier la classe toulousaine.

Édimbourg – Munster           13 – 17                     

Sans commentaire 

 

Saracens  – Glasgow          56 – 27  

 

Sans commentaire 

Le tableau des demi-finales

         Saracens     v     Munster

         Leinster       v     Toulouse

 

En ce qui concerne la Challenge Cup

La Rochelle  – Bristol                  39 – 15                 Sale  – Connacht                       20 – 10 

Clermont  – Northampton          61 – 38                 Worcester  – Harlequins          16 – 18 

Et vous, vous en avez pensé quoi, de ces Rochelais et Clermontois ? ...

<Rédigez vos impressions sur cette page blanche>

 

 

 

 

 

 

 

Le tableau des demi-finales

         Clermont        v      Harlequins

         La Rochelle    v      Sale

 

Le TOP 16 des Féminines... 12ème journée.

Poule 1
Villelonguet   (8) – Rennes (3)               5 – 40
Rouen
(7) – Blagnac (2)                         3 – 45
ASM Romagnat
(4) – Paris (5)              38 – 0
Lons
(6) – Montpellier (1)                     14 – 39

Poule 2
Grenoble (4)  – Toulouse (1)                 7 – 40
Caen
(7)  – Bayonne (2)                        14 – 61
Tarbes
(8)  – Lille (6)                             0 – 19
Bobigny
(3)  – Bordeaux (5)                 52 – 7

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Belle claque de l’ASM Romagnat aux parisiennes dans la poule 1, comme Bobigny aux Bordelaises dans la poule 2.

Seulement devant, Montpellier, Blagnac, Toulouse et Bayonne continuent de dominer ce championnat féminin avec chacun pas moins de dix victoires sur douze pour des demi-finales qui ne devraient leur échapper.

Tous les résultats et classements >>

  

La semaine prochaine…

Fin du poisson d'avril !

 

Au programme, samedi 6 avril :

  • Toulon – Toulouse, à 14h45 : Rouge et désespoir
  • Bordeaux – Perpignan, à 18h : l’occasion est trop belle
  • Grenoble – Stade Français, à 18h : victoire obligatoire
  • Montpellier – Agen, à 18h : dans sa lancée
  • Castres – La Rochelle, à 20h45 : creuser l’écart

Puis dimanche 7 avril :

  • Pau – Lyon, à 12h30 : à quoi bon ?
  • Clermont – Racing 92, à 16h50 : un goût d’Europe !

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du TOP 16 féminin,

Retrouvez ici le programme de la prochaine journée : >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

 

Ces brèves ont été sponsoriées par les cartouches d'encre EPSON

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27 mars 2019

Des Bleus à la belle étoile, le seul mondial de Novès

On ne saura jamais !

Guy Novès, privé de coupe du monde, vraiment ?

Combien d'entre nous pestent devant le fiasco des Bleus depuis l'éviction ubuesque de Guy Novès ?

On ne saura jamais ce qu'il aurait fait au Japon !

Par contre, personne ne se fait d'illusions sur ce qu'il adviendra de la sélection de jacques Brunel au mondial nippon. 

Toute ressemblance avec l'épopée des Bleus de Philippe Saint-André en Angleterre ne saurait être fortuite... mais plutôt fort de café.

Nous voilà repartis pour un mauvais tour, une nouvelle humiliation.

Merci Laporte, merci Simon !

Si seulement Pedro avait réellement enlevé les Coqs de Saint-André, ce 15 juillet 2015, Novès serait sans doute du voyage au pays du soleil levant, les Bleus auraient relevé la tête autrement depuis quatre ans, Camou serait encore vivant, qui sait...

On ne saura jamais ! 

Il ne nous reste que nos yeux pour pleurer... ou pour lire !

Car dans la fiction des Bleus à la belle étoile, Novès aura eu, malgré tout, sa coupe du monde.

Comme un ultime hommage... Merci Antonio !

                (extraits)


 Mercredi 12 août 2015, du côté de Casteljaloux.

Quatre semaines plus tard, la nouvelle tombe. En direct de BFM TV, Pierre Camou annonce que l’équipe de France participera à la Coupe du monde avec un nouveau groupe mené par Bernard Laporte. Une proposition de Mourad Boudjellal qui a convaincu le comité de direction de la fédération, tous s’accordant à dire que Guy Novès n’était pas encore prêt pour relever le défi. [...]

Ça bout dans les têtes au Café des sports.

« Bah, je ne comprends pas. Pourquoi c’est pas le nouveau sélectionneur, celui qui prend la relève de Saint-André, là ? Merde, c’est qui déjà ? 

— Novès, Michel ! On en a débattu tout le mois de juin. C’est vrai que c’est curieux.

— C’est un coup de Camou, ça !

— Hein ? Je ne comprends pas, Robert.

— Bah, réfléchis ! Qui c’est qui se représente l’année prochaine à la présidence de la fédé ?

— Euh…

— Camou ! Suis un peu, Michel !

— Ah bon ? Encore ?

— Comme tu dis ! Si les dinosaures avaient inventé la Fédé ils n’auraient jamais disparu, j’te le dis moi.

— Ahah ! T’es con, Robert !

— N’empêche, qui c’est qui se présente face à lui pour le faire tomber ?

— Laporte !

— Exactement ! Au moins toi tu suis, Dédé !  Si Laporte se plante avec son équipe bis, il en sera à son deuxième échec en Coupe du monde après 2007. Et ça, c’est tout bon pour Camou.

— ‘tain ! Mais il est con Boudjellal d’avoir proposé Laporte !

— Il n’est pas con, il est fou, je t’ai déjà dit. Il y croit dur comme fer… que Laporte va y arriver. C’est un doux rêveur ce Mourad !


Couverture

Les Bleus y croient. Au Café des sports aussi.

« Ils vont le faire ces cons ! »

Il reste un quart d’heure. Mais les organismes sont touchés et les efforts à produire sont colossaux, voire inhumains. Et quand le plus gros des Vunipola explose deux défenseurs, Louis se sacrifie pour le pousser en touche avant qu’il n’offre une nouvelle balle d’essai à son ailier qui n’attendait que ça.

Le Toulousain doit sortir sur civière, une côte cassée sans doute. Guy Novès opère alors un changement curieux puisqu’il place Mathieu Bastareaud en troisième ligne centre.

« Mais ce n’est pas mon poste, coach ! 

— Joue comme d’habitude, ça fera l’affaire ! » le rassure le nouveau sélectionneur.


Embarrassés, ne sachant comment rebondir, les interviewers se tournent alors vers Guy Novès.

« Guy ! Pour votre première en tant que sélectionneur des Bleus, une finale de Coupe du monde, c’est presque déjà la consécration. »


Un livre à lire ou à relire avant la prochaine coupe du monde.

Histoire (drôle) de sortir de la sinistrose et voir les Bleus en rose. 

Histoire de se réconcilier avec eux et nos valeurs une fois pour toute !

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24 mars 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°347

Impossible n'est pas TOP 14 !

TOP 14... 20è journée                     Perpignan – Grenoble    22 – 16

Passera, passera pas ?

Huit points, c’est rien…

Les Catalans n’ont pas dit leur dernier mot.

Avec cette deuxième victoire, la première à Aimé Giral (enfin !) et face à un concurrent direct à la descente directe, c’est tout un public, une région qui se met à y croire. Et si c’était le début d’un retour en grâce de son équipe condamnée à la descente depuis le début de la saison ?

Car, au fond, Perpignan n’a jamais démérité, surtout dans ses défaites.

Or, si les Sang et Or ont sué sang et eau pour venir à bout du MHR dans son antre en Hérault, pourquoi ne récidiveraient-ils pas, diantre ! … en héros, à Bordeaux, Lyon, Clermont ou Toulouse ?

Oui, en l’écrivant, j’ai du mal à y croire moi-même. Mais quelle prose !

D’autant qu’il va falloir aussi gagner de nouveau à domicile face à La Rochelle et le Racing 92, pendant que Grenoble recevra quatre fois pour deux déplacements.

Oui, présenté comme ça, c’est carrément mission impossible !

Mais bon sang ! Depuis quand le rugby suit la logique dans ce TOP 14 ?

Castres n’est-il pas champion de France en terminant sixième de la phase régulière ?

Toulon n’est-il pas dixième (comme Clermont l’an passé) et Montpellier neuvième, avec des budgets et des joueurs colossaux ?

Le Stade Rochelais n’a-t-il pas enchaîné sept victoires consécutives avant de sombrer et de collectionner les défaites ?

Alors quoi ? Les Catalans ne devraient pas croire en leur chance ?

L’occasion est trop belle de se sublimer pour s’offrir les têtes d’affiche en prenant les matches à bras le corps, comme samedi à Aimé Giral face à ceux qui pourraient bien prendre au bout du compte leur place.

À l’image du capitaine Bousquet, auteur du premier essai, dès l’entame, et de Selponi qui a su répondre au pied à l’impeccable Germain, auteur de tous les points grenoblois. Avec moins de déchets aussi et de points perdus en route, la note aurait pu être plus salée.

Comme quoi les Catalans ont encore de la marge !

Huit points les séparent des Isérois et de cette 13ème place qualificative pour un barrage avec le finaliste de PRO D2.

Six matches à venir, comme autant de duels à distance qui pourraient bien déstabiliser au-dessus les prétendants aux phases finales et laisser une chance à des Montpelliérains qui, samedi, ont entamé eux aussi une quête de l’impossible.

 

Les autres matches en bref...

Pau (11) – Montpellier (9)                      15 – 24

La remontada

Le MHR peut se prendre à rêver de phase finale avec cette troisième victoire d’affilée. Trois essais en 25 minutes ont permis aux visiteurs de prendre l’ascendant sur le match et gérer une seconde période plus brouillonne, taxée de deux cartons rouges (un de chaque côté).

Les Palois, eux, ont pris trop de retard pour revenir, malgré deux essais, sans les moyens de renverser la machine montpelliéraine.

Agen (12) – Clermont (2)                       13 – 28

Pas qu’une demi-molle ce Parra

Encore une fois, le pied de Parra et la mêlée clermontoise auront fait la différence dans un match où les trois-quarts en gilet jaune n’ont pas eu droit de manifester, avec pourtant le retour attendu de Raka, finalement assez discret.

Les Agenais ont tenu bon sans pouvoir rivaliser devant. Un essai partout et six pénalités de plus pour le capitaine clermontois, désormais indispensable.

Lyon (3) – Toulon (10)                            42 – 33

Le Lou aux dents longues

Malmenés en première période où Toulon a fait jeu égal (16-16) avec un essai partout, dépassés au retour des vestiaires, avec cet essai de pénalité, les Lyonnais ont su réagir et éteindre l’incendie en ripostant par trois fois et gérant une seconde période efficacement.

Côté toulonnais, seul Carbonel est sorti du lot, avec un doublé personnel et une prestation à faire oublier Belleau et Trinh Duc.

La Rochelle (7) – Toulouse (1)              19 – 23

Irrésistibles, encore !

Rochelais et Toulousains, deux destins croisés. L’un plonge, l’autre survole le championnat.

Avec le retour des internationaux, rien n’y a fait pour les Maritimes. Pourtant jamais vraiment distancés, ils n’ont pas réussi à prendre le dessus sur le leader, toujours aussi prompt à marquer le premier, et surtout, un essai de plus à l’arrivée.

Rien ne va plus à La Rochelle qui reste toujours hors du TOP 6, tandis que l’on a hâte de voir ces Toulousains au Racing la semaine prochaine pour le choc d’un quart de finale qui promet du spectacle, surtout sur le synthétique de l’Arena.

Racing 92 (4) – Bordeaux (6)               45 – 27

Du jeu, du jeu, du jeu !

Le Paris La Défense Arena est décidément fait pour les équipes joueuses.

Et les Bordelais l’ont vite compris en prenant leur pied et le score en première période avec deux essais partout. Seulement les Racingmen sont sur leur terrain de jeu qu’ils affectionnent encore plus.

Et la seconde période sera à sens unique avec quatre nouveaux essais pour un bonus offensif francilien acquis haut la main. Vivement dimanche prochain, donc !

Stade Français (8) – Castres (5)           32 – 16

Paris se corrige

Après Lyon et Toulouse, Jean Bouin commençait à devenir le théâtre des désillusions pour Paris.

Cette fois, les Parisiens ont rectifié le tir face aux champions de France en les corrigeant de belle manière, bonus offensif à la clé. Quatre essais en une seule mi-temps !

La seconde période aura consisté à serrer les fesses et préservé le précieux bonus.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

Le TOP 16 des Féminines... 11ème journée.

Poule 1
Paris (3) – Villelonguet  (8)                   25 – 11
Blagnac
(2) – Lons (6)                           22 – 21
Rennes
(5) – Rouen (7)                         59 – 7
Montpellier 
(1) – ASM Romagnat  (4)  29 – 3

Poule 2
Bayonne (2)  – Tarbes (8)                     36 – 5
Lille
(6)  – Grenoble (4)                         10 – 15
Bordeaux
(5)  – Caen (7)                      23 – 6
Toulouse
(1)  – Bobigny (3)                  10 – 27

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Le retour de la longue trêve internationale (plus de 3 mois) a été marqué par la petite forme des leaders, comme si les Internationales avaient encore l’Italie dans un coin de la tête.

Bobigny surclasse Toulouse alors que Lons a failli en profiter à Blagnac.

Lille n’en finit pas de s’écrouler à domicile comme Villelonguet d’enchaîner les défaites autant que de matches.

Tous les résultats et classements >>

  

La semaine prochaine…

On repart en Europe en quarts !

Quatre clubs français sont du voyage, deux par compétition et deux dans le même quart.

Toulouse se rend au Racing avec la casquette de favori en Champions Cup. Au moins un français sera en demi-finale.

En Challenge Cup, Clermont et La Rochelle reçoivent, de quoi espérer les retrouver en demies.

 

Au programme de la Champions Cup*  dès samedi 30 mars :

  • Édimbourg – Munster à 13h45 
  • Saracens – Glasgow à 16h15
  • Leinster – Ulster à 18h45

Puis dimanche 31 mars :

  • Racing 92 – Toulouse à 16h15 (FR2)

 

Au programme de la Challenge Cup*  dès vendredi 29 mars :

  • Sale – Connacht à 20h45

Puis samedi 30 mars :

  • Worcester – Harlequins à 21h15

Enfin dimanche 31 mars :

  • La Rochelle – Bristol à 13h45
  • Clermont – Northampton à 19h (FR4)

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de BeIn, sauf ceux mentionnés France TV

 

Du côté du TOP 16 féminin,

Retrouvez ici le programme de la prochaine journée : >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

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17 mars 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°346

Tous les doutes mènent à Rome

VI NATIONS... 5è journée                     Italie – France    14 – 25

Damian Penaud, le détonateur à essais

Gagner n’est pas jouer !

Samedi après-midi, au Stadio Olimpico de Rome, en ouverture du tournoi des Six Nations, les Bleus ont décroché une deuxième victoire qui avait comme un arrière goût de défaite tant les Italiens auraient dû remporter ce match.

Avec un seul essai, par Tebaldi au bout de 55 minutes, alors qu’au moins trois autres auraient dû être concrétisés et 17 points passés au pied d’Allan sans réussite (3 sur 9), les Ritals ont multiplié maladresses et malchances laissant les Tricolores en vie grâce à trois coups du sort et au talent du duo N’Tamack-Penaud pourvoyeur à lui seul des trois essais français (contre le cours d’un jeu dominé par les locaux à 65% de possession).

Le premier, signé Dupont, après un magnifique cadrage de Penaud, le second, par Huget, après une belle passe sautée de N’Tamack qui sera également décisif sur le dernier, en fin de match, par Penaud, juste après son sauvetage in-extrémis, quelques minutes avant, sans lequel le sort des Bleus aurait été scellé… logiquement.

Un vrai miracle, donc, pour la sélection de Brunel qui n’en finit pas de semer les doutes sur chaque pelouse qu’elle foule depuis le début du tournoi.

Une dernière prestation bourrée d’imprécisions, de ballons tombés, de touches offertes, de mêlées chahutées, de fautes pénalisées… beaucoup trop (14 !), et cette même difficulté à passer le rideau adverse, à l’image de N’Tamack qui s’en remet à un drop pour valider un temps fort. Une impuissance à jouer chronique qui oblige Dupont à éjecter précocement tous les ballons, se persuadant de prendre son pied pour gagner du terrain quand c’est tout notre rugby qui en perd sur celui des autres nations.

Une deuxième victoire pitoyable, d’un niveau de Fédérale, sans vitesse ni intensité qui ne me laisse à moi aucun doute sur la responsabilité d’un staff dépassé et incompétent, à quelques mois de la coupe du monde. À quoi bon aller au Japon, je vous le demande ?

On a autant de chance d’y éviter l’humiliation que Carlos Ghosn la prison.

En cinq matches, Jaques Brunel a réussi l’exploit monumental de faire passer Philippe Saint André pour un grand stratège. Un vrai cauchemar pour Bastareaud qui n’en est pourtant pas à son premier naufrage et qui confirme aux micros des médias qu’il n’a jamais vécu un tournoi pareil. Nous non plus !

Alors que juste après, à Cardiff et Londres, le rugby battait son plein de jeu et d’époustouflance

 

Pays de Galles – Irlande              25 – 7

Une leçon de grand Chelem !

Que dire de ces diables de Gallois, si ce n’est qu’il nous ont offert une démonstration totale de jeu, de vitesse et de maîtrise, devant un XV du Trèfle complètement étouffé, loin du niveau de sa victoire sur les All Blacks, il n’y a pas si longtemps que ça.

Pourtant, malgré un 25-0 cinglant jusqu’à la 80ème minute, le XV du Poireau n’a inscrit qu’un seul essai, par Parkes, dès la première minute, sur un lob astucieux de Anscombe, avant de gérer le reste de la partie sous le pied de son ouvreur, auteur de tous les autres points (6/6) et élu homme du match.

Parce que les Gallois ont fait souffrir les Irlandais dans tous les secteurs du jeu, les privant de ballon et les poussant à la faute, Anscombe salant la note. Du grand art !

Tout juste, les hommes de Schmidt ont-ils réussi à sauver l’honneur dans le temps additionnel et ne pas rester fanni, grâce à un essai de Larmour.

Mais la véritable leçon des Gallois, à travers ce match, c’est d’avoir réussi là où les Bleus ont failli lors de cette rencontre au Stade de France face à ces mêmes diables rouges. Nous menions 16-0 à la mi-temps, souvenez-vous ! Ironie du score, les Gallois aussi samedi. La suite vous la connaissez. Ils nous ont montré comment on tient une victoire au retour des vestiaires, et face à la seconde nation mondiale.

Cette seconde période aurait dû être la nôtre au Stade de France, ce 1er février. Alors l’aventure dans ce tournoi aurait été tout autre, vous imaginez. Et qui sait, peut-être avec beaucoup de culot et d’ambitions, on aurait pu rêver d’un titre, et pourquoi pas d’un grand chelem quand on voit comment les Écossais ont réussi à neutraliser l’arrogance anglaise. Quel gâchis !

Mais le grand chelem est gallois et c'est très bien comme ça ! Leur douzième, depuis la création du tournoi (1883), leur dixième depuis l’entrée de la France (1910) qui, elle, n’en compte toujours que neuf depuis 2010, autant que de cuillers de bois italiennes.

Le Pays de Galles et l’Angleterre se partagent le nombre de victoires dans le tournoi désormais… Mais regardez plutôt le récapitulatif des palmarès dans ces tableaux.

Capture d’écran 2019-03-17 à 18

 

Angleterre – Écosse      38 – 38

Le retour de « chardon »

Pour clore cette dernière journée, ce duel sans enjeu à Twickenham a accouché d’un match complètement dingue.

Après une première mi-temps à sens unique des Anglais, jusqu’à la 35ème minute, comme tout le monde s’y attendait, le bonus offensif en poche (Nowell, Curry, Launchbury et May), les Écossais, à la surprise générale, ont amorcé un retour de bâton pas piqué des chardons, avec un premier essai de Mcinally pour regagner le vestiaire à 31-7.

La seconde période allait se transformer en un festival calédonien incroyable de culot et d’efficacité, jamais vue à Twickenham, laissant les locaux sans voix et fannis. Quatre nouveaux essais pour mener 38-31, l’Écosse tenait une victoire historique alors que le coup de sifflet final était une histoire de secondes.

Seulement dans le temps additionnel l’orgueil des Rosbifs trouvera la faille pour éviter l’humiliation et égaliser grâce à un 5ème essai de Ford sous les poteaux.

Arrrrgh !!! ... Mais qu’on y a cru à cet exploit des Écossais !

 

Classement :        1-Pays de Galles : 23 pts (+49) –– 2-Angleterre : 18 (+83) –– 3-Irlande : 14 (+1)

                          4-France : 10 (-25) –– 5-Écosse : 9 (-20)  –– 6-Italie : 0 (-88)

 NB : les Gallois bénéficient de 3 points supplémentaires pour leur grand chelem.

 

Les Bleues et les Bleuets…

Italie – France féminine               31 – 12

Fantomatiques !

Il faut croire que les filles voulaient ressembler aux garçons en Italie. Bravo, c’est réussi !

Un non match, un peu comme en Angleterre, elles ont été apathiques, brouillonnes… ailleurs !

Les Italiennes en ont profité... et bien ! Quatre essais contre deux pour les Françaises (Boujard et Jason). Même ma petite Pauline Bourdon était à côté de la plaque et ses coéquipières des plaquages.

Un match sans véritable enjeu, même si les Ritales prennent la deuxième place aux Françaises derrière le grand chelem des Anglaises qui ont écrasé les Écossaises (80-0) … pas question de ressembler aux garçons de l’autre côté de la Manche.

Un match à oublier !

 

Irlande  – France U20                      31 – 35

Deuze !

Vendredi soir, nos Bleuets ont mis le temps pour se mettre dans la partie, inscrivant deux essais en fin de première période par Viallard et Lemardelet pour mener 14-5 à la pause. Puis au retour des vestiaires, ils ont cru que ça allait être facile, enchaînant deux nouveaux essais (Pinto et Dumortier) pour prendre le large 28-5 avant de se relâcher coupablement et laisser les Italiens revenir devant leur public.

Les champions du monde ont remis une couche par Moefana pour assurer le résultat même si les locaux répondaient à chaque fois.

Cinq essais partout pour un beau finish et une belle deuxième place de nos U20 derrière le grand chelem inévitable des Irlandais.

Reste aux minots de défendre leur titre au Mondial en Argentine, au mois de juin.

 

Le TOP 14 en titres…

Toulouse (1) – Lyon (4)                           53 – 21   (BO, 7 essais à 3)

Juste monumental, Toulouse régale !

Clermont (2) – Pau (11)                           27 – 14   (2 essais à 1)

À 14, Parra compte double

Castres (3) – Perpignan (14)                   36 – 17   (BO, 5 essais à 3)

Un bonus pour un podium

Bordeaux (5) – Stade Français (8)         26 – 12   (2 essais à rien)

Dans la souffrance, mais Radradra est là

Grenoble (13) – Racing 92 (6)                16 – 34   (1 essai à 4, BO)

Des Franciliens opportunistes et offensifs

Agen (12) – La Rochelle (7)                    19 – 7   (1 essai partout)

Des Maritimes enlisés à marée basse

Toulon (10) – Montpellier (9)                18 – 21   (2 essais à 3)

Le MHR décolle, Toulon reste en rade

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

La semaine prochaine…

Le TOP 14 reprend les commandes !

C’est le printemps pour les clubs français, la dernière ligne droite avant les phases finales du TOP 14 et des coupes d’Europe.

Tout le monde s’affute, fait le plein de points avant ce mois d’avril crucial et ses places à prendre. À 7 journées de la fin de la phase régulière, Montpellier joue peut-être ses meilleures chances de revenir miraculeusement à la porte du TOP 6, lui qui ne joue rien en Europe.

Paris, La Rochelle, Bordeaux et Lyon n’ont qu’à bien se tenir.

 

Au programme* de la 20ème journée, samedi 23 mars :

  • Lyon – Toulon, à 14h45 : L'élève reçoit le maître
  • Stade Français – Castres, à 16h45 : fini les conneries !
  • Pau – Montpellier, à 18h45 : le retour du MHR ?
  • Perpignan – Grenoble, à 18h45 : La fin des haricots ?
  • Agen – Clermont, à 20h45 : même pas peur !

Puis dimanche 24 mars :

  • Racing 92 – Bordeaux, à 16h50 : pousse-toi de là !
  • La Rochelle – Toulouse, à 21h : éviter de couler

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

 

Pour rappel, du côté du TOP 16 féminin,

C'est la reprise avec la 11è journée : >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

 

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10 mars 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°345

Encore un peu d'Irish Stew ?

VI NATIONS... 4è journée                     Irlande – France    26 – 14

Le jeu irlandais, c'est du lourd !

Non merci, j’ai plus faim.

Dimanche après-midi, les Bleus sont passés à table en croyant qu'une bonne infusion aux chardons suffirait à digérer le rosbif trop salé d’il y a trois semaines.

À peine leur a t-on mis le nez dans le chaudron de l’Aviva Stadium qu’ils ont eu des haut-le-cœur, ravalant la salive des intentions de la semaine au fond des 22 de leur estomac.

Ça humait bon la défaite à la sauce irlandaise !

Mais qu’est-ce que c’est que ça ? Si vous n’avez jamais mangé d’Irish Stew, voici la recette :

Découpez vos agneaux (d’origine française, de préférence) en petits morceaux. Dans une cocotte, saisissez-les d’entrée jusqu’à les griller de chaque côté.

En rang d’oignons, carottez leur tous les ballons en huilant vos passes jusqu’à frire un premier essai derrière un ballon porté. Laissez alors mijoter le second une bonne vingtaine de minutes (le goût n’en sera que meilleur), tout en remuant les rucks régulièrement.

Surtout, ne tapez aucune pénalité !

Préparez le bouillon sur la base d’un maul, saupoudré de deux cuillérées de Sexton en redoublée avec Ringrose pour le deuxième essai. Salez et poivrez ensuite avec une poussée de Conan pour le troisième.

À mi-cuisson, allongez vos patates et laissez revenir l’orgueil adverse à feu doux jusqu’à l’heure de jeu avant la dernière touche : une percée de Earls pour l’essai du bonus offensif. 

26-0... Sentez-moi ce fumet ! 

Laissez refroidir un dernier quart d’heure, en faisant sortir vos meilleurs joueurs le temps qu’ils aillent boire une Guinness (ils l'ont bien méritée) et que l’adversaire s’amuse un peu, aussi, et surtout qu’il n’ait pas l’impression d’avoir avalé une pilule au score... alors que c'est du cuisiné maison.

Et pourtant, le jeu irlandais semblait encore plus lourd à digérer pour nos Coqs à chair d’agneau mangés tout crus.

Les essais de Huget et Chat dans les dernières minutes laisseront sans doute un goût amer (celui de la Guinness, sans doute), comme deux petits rots polis qui remercient l’hôte prêt à vous resservir et qui disent : « Merci, mais j’ai plus faim ! »

Je ne m’acharnerai pas sur l’équipe de France et ceux qui la composent (vous aurez souligné ma délicatesse), là n’est plus le sujet. À écouter le sélectionneur avant, pendant et après le match, on a vite compris que ses joueurs ne pouvaient être que résignés et perdants (ou perdus) d’avance.

J’en parlais à Pedro l’autre jour, justement, alors qu’il nettoyait son bus.

« Mais si, Pedro ! … vous savez bien... dans Des Bleus à la belle étoile ! »

Cliquez là !

 

Écosse – Pays de Galles              11 – 18

En deux temps, trois mouvements

Première période diabolique des Gallois, contenus tant bien que mal par un XV du Chardon héroïque qui n’encaisse que deux essais.

Seconde période fantastique des Écossais, contenus avec brio par un XV du Poireau solide qui n’encaisse qu’un seul essai.

Un match sensationnel, intense, sans temps mort, qui a souri finalement aux Gallois, toujours maîtres de leur grand chelem, face aux Irlandais, la semaine prochaine au Millennium.

C’est beau quand c’est simple le rugby !

 

Angleterre – Italie                     57 – 14

Le prix à payer

Les Italiens n’ont rivalisé qu’un petit quart d’heure, après l’égalisation de Allan (7-7), avant de subir l’intensité et la vitesse du jeu anglais, comme des bleus.

Huit essais du XV de la Rose, quatre par mi-temps, une leçon de réalisme qui a englouti toute velléité de la Squadra Azzurra, pas au niveau et en route pour une cuiller de bois si elle ne parvenait pas à battre d’autres Bleus.

Les Anglais restent à l'affût d'un faux pas des Gallois face aux Irlandais, samedi prochain, pour décrocher le titre, à condition de venir à bout des Écossais à Twickenham, bien sûr.

 

Classement :        1-Pays de Galles : 16 pts (+31) –– 2-Angleterre : 15 (+83) –– 3-Irlande : 14 (+19)

                           4-Écosse : 6 (-20)  ––  5-France : 6 (-38) ––6-Italie : 0 (-77)

 NB : en cas de grand Chelem, les Gallois bénéficieront de 3 points supplémentaires pour être surs d'être devant comptablement.

 

Les Bleues et les Bleuets…

Irlande – France féminine               47 – 17

Le retour de la machine infernale

Nos Bleues en avaient à revendre après la déconvenue en Angleterre, il y a trois semaines. On le savait.

Les femmes du Chardon en avaient déjà fait les frais, sans grand étonnement, à Lille il y a quinze jours. Le XV du Trèfle féminin n’a pas eu plus de chance sur ses terres face aux Affamées, revanchardes et renforcées à l’arrière, avec Jessy Trémoulière, la meilleure joueuse du monde 2018 et enfin meilleure au pied que ces copines.

Trois minutes et un premier ballon porté envoyait déjà Caro Thomas dans l’en-but. Premier essai transformé par Jessy. Malgré deux belles réactions des Irlandaises qui rendirent aux Françaises la monnaie de leur pièce, ces dernières relancèrent à chaque fois de plus belle la machine. Par une chevauchée tonitruante du casque noir de Caro Boujard, d’abord, offrant le deuxième essai à Jason qui n’avait plus qu’à parachever le travail. Puis par la force des avants avec le pilier Lise Arricastre qui emportait tout sur son passage, surtout le cuir derrière la ligne de but. Et enfin, de nouveau Caro Boujard (qui avait à faire oublier sa transparence en Angleterre), très en jambes, ponctuant cette première période disputée par l’essai du bonus offensif après un joli coup de pied par-dessus de Yanna Rivoalen.

La seconde période sera une nouvelle démonstration des Tricolores, laissant aux filles celtes le rôle de figurantes.

Trois nouveaux essais, par Romane, d’abord, en puissance, comme on la connaît, avant son carton rouge qui redonnera des ailes aux Irlandaises pour leur troisième essai. Puis Audrey Forlani et Marine Ménager, concluant ce festival, tout en facilité, même en infériorité numérique.

Même si les filles n’ont plus rien à espérer – tant les Anglaises n’ont plus d’adversaires à leur niveau pour les empêcher de faire le grand chelem (elles ont battu les Italiennes 55-0) – cela fait du bien de voir notre XV féminin retrouver son allant et un jeu flamboyant. Vivement l’année prochaine !

 

Irlande  – France U20                      31 – 29

En (U) vain !

Les Bleuets auront tout donné pour tenter de faire tomber les Irlandais sur la route d’un grand Chelem.

Malgré quatre essais, deux points de bonus, ils échoueront à deux points de leur hôte, sans espoir de sauver leur titre. Je n’ai pas pu voir le match, alors je vous laisse le plaisir du résumé officiel de la FFR.

« Dès l’entame, les Irlandais imposent le rythme et concrétisent sur les premières fautes françaises au point de mener 10-0 après 12 minutes de jeu. Avec des joueurs expérimentés par les victoires de la saison passée, les Bleus ne paniquent pas et peuvent s’appuyer sur un Louis Carbonel au four et au moulin. L’ouvreur toulonnais convertit le premier essai français inscrit par Jean-Baptiste Gros avant de trouver lui-même la faille dans la défense verte. Malgré un troisième essai tout fait, manqué juste avant la pause, les coéquipiers d’Arthur Vincent rentrent au vestiaire avec le plus petit des avantages.

L’entame de la deuxième période est semblable au début de match avec des Irlandais réalistes et des Bleus en réaction. Les ouvreurs des deux équipes se chargent de la partie de ping pong au tableau d’affichage pendant les vingt premières minutes avant un premier break du XV du Trèfle après un pilonnage de la défense française. Un avantage qui tiendra jusqu’à la fin de la rencontre malgré un ultime essai de Viallard en fin de rencontre. Les Bleus viennent mourir à deux points des Irlandais malgré deux points de bonus offensif et défensif. »

Les coéquipiers de Carbonel, chef d’orchestre d’un XV tricolore séduisant et auteur d’un doublé, n’ont plus qu’à terminer en beauté ce tournoi chez des Italiens qui voudraient bien éviter la dernière place. 

 

La semaine prochaine…

Place au suspense… et aux doublons !

Le tournoi nous livrera un finish palpitant. À commencer par un duel de "bleus" à Rome pour sauver les apparences d’un tournoi raté ou éviter la cuiller de bois.

Suivi d’une finale grandiose au Millennium pour valider un nouveau grand chelem des Gallois qui n'auront à compter que sur  eux-mêmes. Alors que les Anglais devront compter en plus sur les Irlandais qui, eux, devront compter sur un double exploit : le leur et celui des Écossais.

Vous me suivez ? ... Ne ratez rien, surtout, samedi après-midi !

Pendant ce temps, le TOP 14, sans ses internationaux, reprendra sa route vers les phases finales, avec l’occasion pour les clubs moins touchés de gratter des points. Belle équité !

 

Au programme* à partir de vendredi 15 mars :

  • Italie – France U20, à 19h

Puis samedi 16 mars :

  • Italie – France, à 13h30
  • Pays de Galles – Irlande, à 15h45
  • Angleterre – Écosse, à 18h

Puis dimanche 17 mars :

  • Italie – France féminine, à 14h30

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de France TV  

Au programme**, samedi 16 mars :

  • Agen – La Rochelle, à 18h
  • Castres – Perpignan, à 18h
  • Grenoble – Racing 92, à 18h
  • Toulon – Montpellier, à 18h 
  • Bordeaux – Stade Français, à 20h45

Puis dimanche 17 mars :

  • Clermont – Pau, à 12h30
  • Toulouse – Lyon, à 16h50

 (**) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

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03 mars 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°344

La tête en vrac...

TOP 14... 18è journée                     Stade Français – Toulouse    9 – 28

Toulouse ou le virus de la victoire

Et dans le cul !

Je n'avais pas l’intention de vous offrir ici une brève scatologique. Cependant, je suis obligé de vous avouer que tout le week-end, ma tête n’a pas été capable de regarder ailleurs. Un peu comme l’équipe de France s’apprête à aborder un Crunch sur le trône de Twickenham, je me suis liquéfié sur le mien, dès les premiers matches, tremblements, courbatures et tout ce qui s’en suit.

La merde, quoi !

Oui, la 18ème journée du TOP 14 a été synonyme pour moi de gastro, cloîtré au lit un peu comme les Parisiens dans leur 22, ce dimanche, sans pouvoir bouger et retenir les salves toulousaines.

Alors quand j’ai relevé la tête, en vrac, dimanche, devant le CRC, je n’ai pas réussi à avaler la moindre image accompagnée de la sauce aigre de Chabal qui couvrait celle trop sucrée d’Isabelle. Pas recommandé pour ce que j'avais. J’ai préféré éteindre plutôt que de vomir.

Attention, cela n’est pas leur faute, mais celle sans doute du virus de l’équipe de France incubé depuis des semaines.

J’ai finalement picoré les résultats sur internet qui ont eu néanmoins pour effet de quelques remontées acides des dernières prestations de nos tricolores, toujours pas digérées.

Quoi ? Nos Français seraient bons avec leurs clubs et qui plus est, celui de notre leader privé de pas moins six cadres ?

Toulouse « bis » n'en finit pas de briller et a aligné un 12ème match consécutif sans défaite, depuis le mois d’octobre, de quoi faire rêver nos Bleus.

Jacques aurait-il sélectionné les mauvais ?

La question est mal posée, vous vous doutez bien. Je reformule

Jacques aurait-il rendu mauvais ces talents de notre TOP 14 ?

Je crois que l’on tient le bon bout du problème.

« Alors, c’est pas de notre faute, docteur ? »

Non, Wesley. Non, Camille. Regardez comme on a encensé Sébastien (Bezy, pas Chabal) après la victoire des siens sans appel lors du Clasico à Jean-Bouin, au point de souffler l’idée à Jacques de le sélectionner en place de Morgan (blessé, physiquement je veux dire, outre dans son amour-propre).

On fait tourner nos internationaux en girouettes parce que le sélectionneur ne connaît pas le sens du vent, ni la direction d’un jeu à leur donner. Et les voilà anéantis mentalement, comme après le naufrage Saint-Andresque au Mondial en Angleterre.

Bezy et Guitoune, déjà bannis alors, deviennent soudain des remplaçants sensationnels avec Toulouse, tout comme Vakatawa et Thomas, des cadres encore époustouflants avec le Racing, sans parler de Grosso et Fofana énormes samedi avec Clermont…

Que nous dit notre TOP 14, si ce n’est que le talent nous l’avons, et à profusion même, mais que nous n’avons pas les conditions d’encadrement en équipe de France pour les sublimer ?

Et quand on a vu encore le stratège du champion de France contrer une solide équipe lyonnaise avec une vista et de bons ingrédients inculqués à ces gars qui sont entrés sur le terrain plein de niaque avec une même volonté, on se dit que LUI a peut-être compris certaines choses dans la vie d’un groupe pour bonifier mêmes ses plus modestes talents. Tout comme Quesada en 2015, souvenez-vous, décrochant le titre face à l’armada clermontoise trop sûr d’elle.

On ne peut pas dire que les hommes de Meyer, à Jean-Bouin, ait conservé cet état d’esprit, fébriles dès le premier carton jaune pour encaisser deux essais en mois de vingt minutes et ne jamais exister tout le reste de la partie. Pire, Toulouse leur a infligé deux nouveaux essais et un fanni en seconde période.

Tout est dit dans ces quelques remontées, récupérées du net, à défaut d’avoir vu un match.

Je vous communique juste les résultats des autres matches avant d'aller me coucher et de vous promettre d'être en meilleure forme, la semaine prochaine... Irlande-France, à commenter avec modération :-)

 

Racing 92 (7) – La Rochelle (4)            50 – 14

Clermont (2) – Grenoble (13)                 52 – 17

Lyon (3) – Castres (5)                           15 – 23

Montpellier (9) – Bordeaux (6)             37 – 10

Perpignan (14) – Toulon (10)                 11 – 24

Pau (11) – Agen (12)                               27 – 17

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

  

La semaine prochaine…

Le Tournoi s’impose pendant que le TOP 14 (et moi) se reposent.

Nos Bleus, hommes, femmes et plus jeunes, vont jouer gros dans cette quatrième journée du VI Nations. Les premiers devront gagner en crédibilité vis-à-vis de supporters désillusionnés. Les secondes feront le job tout en restant à l’affût d’un faux-pas improbable des Anglaises. Quant à nos petits derniers, ils vont carrément viser le titre dans une finale qui s’annonce compliquée.

Et ça commence fort, dès vendredi soir ! 

 

Au programme* à partir de vendredi 8 mars :

  • Irlande – France U20, à 21h15

Puis samedi 9 mars :

  • Écosse – Pays de Galles, à 15h15
  • Angleterre – Italie, à 17h45
  • Irlande – France féminine, à 21h

Puis dimanche 10 mars :

  • Irlande – France, à 16h

 (*) Tous les matches sont retransmis par France TV

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24 février 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°343

Bons à manger du chardon...

VI NATIONS... 3è journée                     France – Écosse    27 – 10

Un bonus à l'arrachée !

Après avoir fondu en fin de cuisson contre un XV du Poireau à la haine tenace, puis avoir été piqué à vif par des Rosbifs bien saignants, nos jeunes Coqs ont poussé les vieux sur la touche pour foncer tête haute sur le champ du Stade de France et gober tout rond la première denrée à portée de crocs, combien même il s'agissait de chardons.

Espèce d’ânes !

Qu’est-ce que vous croyez nous faire avaler ? Attendez un peu de brouter le fanni du Trèfle et vous oublierez de nous avoir tiré cette carotte.

Ah ! Mais bien sûr que cette jeunesse a fait plaisir à voir !

Mais complètement d’accord avec vous ! Cette ligne d’attaque, emmenée par un Ramos bien en jambes, un Dupont explosif, des N’Tamack, Fickou et Penaud à la finition, même si on leur a refusés quelques cerises sur ce gros gâteau, a eu de quoi nous enthousiasmer sur de belles séquences et de beaux gestes à l’appui !

Forcément que l’on ne peut que se réjouir de dominer un adversaire en conquête et les défoncer en mêlée fermée avec un Bemba enfin à la mesure des ambitions qu’on lui porte, des Lauret et Itturia, chipeurs de balles au sol et dans les airs ou encore un Alldritt déterminant pour décrocher à lui seul le bonus offensif, après son doublé en fin de rencontre.

OK OK ! on ne va pas pleurer après une telle victoire, qui plus est bonifiée !

Seulement, c’est plus fort que moi. Ces "OK" remontent au fond de ma gorge comme un trop plein d'un même film maintes fois déjà vu (ou déjà bu, si on se réfère aux multiples tasses amères que notre XV de France a dû avaler après chaque bon résultat)… triste à pleurer.

Parce que nous voilà repartis à zéro, pour la énième fois, avec une nouvelle charnière et de nouvelles jambes pleines d’élan et de promesses…

Place à la jeunesse, nous dit-on ! Comme un refrain déjà entonné avec Novès.

Après avoir testé et recalé à la mêlée, Bezy, Serin puis Machenaud, avant de rappeler Parra en messi, tout en gardant Serin et Dupont sous le coude, en attendant de revoir sans doute Couilloud après la prochaine claque pour compléter un Jalibert qui aura remplacé un N’Tamack que l’on aura trouvé soudain trop frêle, comme Plisson en son temps, Lopez, celui d’après, ramenant Trinh Duc le temps d’une illusion… etc. Vous me suivez ? Moi non plus.

La sélection sans fin… Allons-nous jouer à ce jeu encore longtemps ?

Raka, sera-t-il le prochain sauveur comme hier Vakatawa, Thomas, Grosso, aujourd’hui mis de côté, comme demain, Huget et Penaud ?

Ramos tiendra-t-il plus longtemps à l’arrière que Dulin, Médard, Huget ou tartempion ?

Et pourquoi donc ? Où les emmène-t-on, ces jeunes, si ce n’est sur un chemin escarpé de caillasses qui leur couperont l’herbe sous le pied d’une prochaine sélection, quand les autres nations se construisent des autoroutes à péage qui nous coûtent à chaque fois bonbon quand on les emprunte.

Alors oui, on a gagné samedi. Mais ne me faites pas avaler que le jeu était plus beau que celui produit en première période face à un XV du Poireau d’un tout autre niveau que celui offert samedi par les Écossais, certes très joueurs, mais surtout très faibles.

Ne me racontez pas que ces Écossais-là avaient la même rage que les Gallois en retour de vestiaires. Et pourtant, les Calédoniens ont réussi à mettre la main sur le ballon assez de temps pour nous bousculer et nous faire douter jusqu’à cette fin de match où ils nous ont même offert le temps de jeu supplémentaire pour acquérir ce point de bonus offensif qu’on n’avait pas été fichu de prendre avant.

Voilà, c’est dit, c’est résumé. Dans quinze jours, je ne me fais aucune illusion. Parce qu’il n’y a tout simplement aucun plan de jeu, depuis l’ère Saint-André, que nous n’avons pas avancé d’un iota sur la construction d’une équipe en quatre ans, pas plus pour la prochaine coupe du monde que celle de 2023.

Place aux Jeunes, je suis bien d’accord ! Bravo, ils ont mangé une poignée de chardons… Mais pour quel projet, quelle ambition ?

C’est bien là que le bât blesse.

 

Pays de Galles – Angleterre              21 – 13

Sur l’autoroute du Grand Chelem

Juste derrière la première victoire française dans ce tournoi s’est jouée une véritable finale pour la course au Grand Chelem. Tout le monde donnait nos bourreaux d’Anglais vainqueurs, sans bien peser la valeur du courage et de la détermination de ces Gallois.

Ils l’avaient pourtant déjà démontrée contre nos Tricolores lors de la première journée, remontant un cinglant 16-0 à faire dresser de trouille les crêtes de nos Gallinacés dans une seconde période à sens unique.

C’est en regardant justement la qualité de ces Gallois contre les favoris de Sa Majesté qu’on se rend compte combien la sélection française face à eux a été performante sur une mi-temps parfaite et qu’aucun sélectionneur des deux hémisphères réunis n’aurait changée pour rien au monde. (C’est pourquoi, de mon avis, un staff étranger mais compétent pour le XV de France est plus qu’urgent. Je ferme la parenthèse)

Revenons à ce match qui a enflammé le Millénnium (je ne me fais pas au naming, ce stade restera pour moi le Millénnium) et produit un jeu d’une extrême intensité.

Ça a cogné. Et si les Anglais ont été les premiers à trouver l’ouverture du score et jusqu’à l’en-but (par Curry) pour mener 10-3 à la pause, au retour des vestiaires, ce sont les locaux qui ont mis la main sur le match et poussé leurs meilleurs ennemis à la faute, Anscombe ramenant les siens à une longueur (9-10).

Et puis il y a eu l’entrée de Biggar, amenant cette folie et le premier essai gallois qui ont tétanisé les velléités anglaises. L’ouvreur du XV du poireau très inspiré a même offert une passe somptueuse au pied pour son ailier Adams qui a jonglé avec le cuir avant de l’emmener tel un funambule dans l’en-but.

Une explosion de joie dans le Millennium au coup de sifflet final… Le grand chelem est désormais à portée de main pour le XV du Poireau, mais la tâche ne sera pas un long fleuve tranquille. Car il va falloir se rendre à Murrayfield avant de recevoir des Irlandais relancés aussi dans ce tournoi… grâce aux Gallois.

 

Italie – Irlande                     16 – 26

Encore trop juste

Après une belle première période, avec deux essais somptueux de Padovani puis Morisi pour virer en tête à la pause (16-12), les Italiens ont lâché prise dans le second acte face à des Irlandais enfin efficaces, décrochant le bonus offensif dès l’heure de jeu (Roux, Stockdale, Earle et Murray).

On a cru à la sensation de la Squadra Azzura, sans son capitaine Parisse. Mais trop de déchets au pied d’Allan et d’approximation défensive auront eu raison d’une nouvelle défaite sans le moindre point.

Mais les Français sont prévenus. Il faudra s’employer pour aller gagner à Rome, comme rien n’est impossible à Dublin face à un Sexton et des Irlandais en demi-teinte.

 

Classement :        1-Pays de Galles : 12 pts (+26) –– 2-Angleterre : 10 (+40) –– 3-Irlande : 9 (+7)

                           4-France : 6 (-26) –– 5-Écosse : 5 (-13)  ––  6-Italie : 0 (-34)

 

Les Bleues et les Bleuets…

France féminine – Écosse    41 – 10

Sur des chardons fondants

Le XV de France féminin, légèrement remanié, n’a pas eu à forcer son talent pour venir à bout d’un XV du Chardon qu’on savait modeste pour ne jamais avoir inscrit le moindre essai contre nos Tricolores.

Ce sera pourtant chose faite, par deux fois même, quand les Bleues en inscriront sept dont un triplé de Vernier, chez elle, à Villeneuve d’Ascq.

Sérieuses mais avec quelques déchets (à l’image de l’ouvreuse montferrandaise, Emma Coudert, pas très à l’aise dès son premier engagement qui ne fera même pas dix mètres), les Françaises ont déroulé et obtenu l’essentiel, à savoir le bonus offensif dès la première période.

Reste à attendre un faux pas des Anglaises d’ici la fin du tournoi pour rêver l’emporter… Mais les favorites du XV de la Rose n’ont pas l’intention de leur faire cette fleur, vainqueurs faciles des Galloises (51-12).

France U20  – Écosse     42 – 27

Espoir quand tu nous tiens

Idem pour nos jeunes tricolores masculins. Trois essais par mi-temps pour une victoire bonifiée maîtrisée, même si les Écossais ont maintenu la pression tout le match, avec cinq essais.

Les Bleuets, comme les Gallois vainqueurs des Anglais, peuvent encore remporter le tournoi… Mais pour cela il faudra aller battre des Irlandais en route pour un grand chelem, chez eux dans quinze jours. Un gros challenge.

 

La 17ème journée de TOP 14 en bref…

Toulouse (1) – Montpellier (9)              27 – 14

Dur dur pour le leader !

Les Toulousains l’ont emporté difficilement à Ernest-Wallon face à des Cistes qui avaient cœur à réagir après leur défaite à domicile contre la lanterne rouge.

Menant un temps dans le match, les Montpelliérains l’ont laissé filé, comme le point de bonus défensif, sur le fil en fin de rencontre. Holmes (auteur d’un doublé) et Cros ont fait ce qu’il fallait pour laisser leur équipe en tête du championnat, malgré l’absence des internationaux.

Lyon (3) – Clermont (2)                         19 – 13

Un derby collé serré

Les Lyonnais auront eu du mal à se défaire de leurs voisins, pourtant amputés de quelques cadres, notamment à la charnière. 

Un essai partout, 10-10 à la pause, puis 13-13, Wisniewski donnera le coup de grâce en toute fin de match par deux pénalités qui priveront les Clermontois d'un point de bonus qui aurait été mérité.

Belle opération pour le Lou qui monte sur le podium au détriment de La Rochelle.

La Rochelle (4) – Stade Français (6)     14 – 27

Paris à réaction

Ils sont imprévisibles, ces Parisiens ! Défaits chez eux la semaine dernière face un Lou plus pragmatique, ils sont allés gagner là où on les attendait le moins, chez le Maritimes, en peine bourre et invaincus à Deflandre.

Au culot, comme souvent, porté par un début de rencontre parfait, avec deux essais en un quart d’heure, le Stade Français a tenu sa victoire avec sérieux en défense et les Rochelais à distance, encaissant un seul essai à la 73è seulement.

Paris revient dans le TOP 6.

Castres (7) – Racing 92 (8)                   18 – 9

Fermé à double tour

Pas un essai et que des coups de pied au cuir qui n’ont pas été perdu pour tout le monde.

Urdapiletta a pris le dessus sur Iribaren qui s’est s’emmêlé le pied dans deux  tentatives laissant Volivala rattraper ce qu’il a pu, à défaut de voir des trois-quarts franchir un rideau défensif.

Le CO se rapproche des phases finales quand le Racing se laisse une nouvelle fois distancer.

Bordeaux (5) – Grenoble(13)                 47 – 31

L’UBB ça claque à la maison !

Les Bordelais gardent leur invincibilité à domicile, après avoir douté une bonne demi-heure face à des Grenoblois bien entrés dans le match avec deux essais en douze minutes.

Mais la réaction locale ne s’est pas fait attendre et a tapé fort avec 7 essais, coup sur coup, enfonçant les visiteurs dans tous les secteurs de jeu jusqu’au dernier quart d’heure où les Isérois allaient pouvoir à nouveau s’exprimer pour clore ce festival d’essais avec deux nouvelles salves.

Que de spectacle à Chaban, décidément, avec une UBB bien partie pour jouer les barrages.

Toulon (10) – Pau (11)                            38 – 11

Histoire de se maintenir

Dans le bas de tableau, le RCT a fait parler sa classe pour afficher enfin un autre niveau que ces derniers mois. La Section n’a pas bronché, encaissant cinq essais dessinés par une ligne arrière incisive avec Trinh Duc et Tuisova.

Toulon ne devrait pas descendre comme il n’aura sans doute plus besoin de Savea pour terminer la saison sans bruit ni phase finale.

Perpignan (14) – Agen (12)                    13 – 20

C’était trop beau

Encore sur leur nuage, sans doute, les Catalans n’ont pas pu contenir la détermination de visiteurs qui jouaient gros sur ce match, l’assurance quasi mathématique de ne pas finir à la dernière place.

Un essai de plus aux Agenais aura suffi à l’emporter et à priver Perpignan du bonus défensif qui aurait été toutefois décevant après l’exploit à Montpellier.

Rien n’est perdu pour autant pour les Catalans qui reçoivent Toulon puis Grenoble, ces deux matches devraient décider de leur sort définitivement.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

  

La semaine prochaine…

Le TOP 14 laisse les Bleus jubiler encore un peu

Après tout, il faut savoir profiter des bonnes choses et rêver, à défaut de travailler, pour sortir encore plus grands de ce tournoi que lors du précédent.

La 18ème journée du championnat nous tiendra en éveil, toujours en mode doublon avec quelques belles affiches en haut comme en bas de tableau.

Au programme*, samedi 2 mars :

  • Racing 92 – La Rochelle, à 14h45 : réinvestir le TOP 6
  • Clermont – Grenoble, à 18h : une routine, vraiment ?
  • Montpellier – Bordeaux, à 18h : tout à prouver
  • Pau – Agen, à 18h : ne pas s’endormir
  • Lyon– Castres, à 20h45 : un air de barrage

Puis dimanche 3 mars :

  • Perpignan – Toulon, à 12h30 : dans le rouge et le noir
  • Stade Français – Toulouse, à 16h50 : le Clasico, le retour

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

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17 février 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°342

ALLELUIA !

TOP 14... 16è journée               Montpellier – Perpignan       10 – 28 

Première victoire catalane, ENFIN !

Dieu existe, il est catalan !

Décidément rien ne va plus pour les mégalo’clubs de notre TOP 14. Déjà, début janvier, je titrais « sale temps pour les gros ! » 

Je ne vais donc pas remettre une couche sur la misère de jeu du MHR et du RCT. Cette 16ème journée a été le théâtre d’une double humiliation pour leurs présidents à l’investissement indécent sur des stars qui du coup ne ressentent plus le besoin de s’investir sur le terrain pensant que les actions sont déjà jouées en bourse... de couilles qu'ils n'ont pas.

Parlons plutôt de l’exploit des Catalans, enfin récompensés d’une première victoire après quinze journées de disette.

Qui aurait misé un kopeck sur la lanterne rouge, déjà malheureuse dans ses meilleurs combats à domicile, faute de choix éclairés dans les dernières minutes ? Alors à l’extérieur, sur la pelouse d’un rouleau-compresseur made in South-Africa, à part un illuminé à la foi inébranlable… je ne vois personne.

Et pourtant, le miracle s’est bien produit.

Tout a souri aux Perpignanais. Les occasions, la réussite, la maladresse de l’adversaire, son indiscipline et ses récurrents travers en conquête.

En un quart d’heure, deux coups de pied de Selponi entre les perches, un autre dans le dos d’une défense héraultaise pas encore dans son match, une course de Pujol plus rapide que tout le monde, et le premier essai des visiteurs qui mènent 13-0… Extra-terrestre !

Paillaugue réplique, dix minutes plus tard, mais Selponi renchérit aussitôt (3-16). Il faudra un essai de pénalité après de multiples charges de son pack, à coup de ballons portés ou déportés, pour que le MHR revienne dans la partie avant la pause (10-16).

Seulement, en seconde période, les Catalans sont bénis des dieux ou du non jeu de leur hôte, méconnaissable, multipliant les fautes que le bon Selponi corrige à coups de botte dans le but… 19, 22, 25 puis 28 à 10… jusqu’au coup de sifflet final.

Alléluia ! l’honneur de l’USAP est sauf, à défaut que le club soit sauvé !

Quant au MHR, cette nouvelle défaite lui sape le moral et le condamne surtout à poursuivre le championnat dans un chemin de croix, sans espoir de phase finale.

 

Les autres matches en bref…

Agen (12) – Toulon (11)                          19 – 10

Même misère

Du sérieux, du culot, deux essais en première période, de la combativité et un l’engagement de tous les instants dans la seconde pour des Agenais valeureux quand de l’autre côté, bah… rien ou pas grand chose, si ce n’est des grands noms sur une feuille de match et un essai de Trinh Duc en fin de match.

Misère quand je vous titrais.

Pau (10) – Castres (8)                         9 – 14

Pas de Pau

Trois pénalités chacun, mais un essai pour les Castrais, le seul d’une partie pauvre en spectacle, surtout en seconde période où quasi rien ne sera marqué.

Les Palois n’y étaient pas face aux hommes de Urios toujours aussi pragmatiques, à défaut de briller.

Stade Français (6) – Lyon (4)            13 – 24

Lou y es-tu ?

OUUUUUUUI ! Lyon n’a jamais autant maitrisé sont jeu que samedi à Jean-Bouin face à des Parisiens maladroits et indisciplinés.

Wulf puis Nakaitaci pour les deux essais des visiteurs et le complément de points au pied d’un excellent Wisniewski, le meilleur dans l’exercice.

Côté stadiste, Sanchez n’aura pas rivalisé avec trois pénalités quand l’essai parisien arrivera bien trop tard en fin de rencontre (Danty, 74è) pour espérer ne serait-ce qu’un point de bonus défensif.

Grenoble (13) – La Rochelle (3)             21 – 28

7 fois 3 et 4 fois 7 ?

D’un côté on travaillait la table de 3 sur les doigts de pied de Germain quand de l’autre on faisait de même avec celle de 7 d’un autre niveau pour quatre essais de belle facture, tous transformés par West.

La Rochelle c’est vraiment costaud quand Grenoble doit s’accrocher pour un maintien fragile.

Clermont (2) – Bordeaux (5)                 40 – 20

De la ressource

Même sans ces six internationaux, Clermont parvient à assurer l’essentiel à la maison, avec le capitaine du XV du Chardon à la baguette, histoire de l’émousser un peu avant le match de la semaine prochaine, avouez que c’est cocasse de la part de notre ligue nationale.

D’autant que Russel pour le Racing et Gray pour Toulouse seront également de la partie dans le match au sommet suivant.

Au final les Clermontois ont enchainé le meilleur comme le pire, marquant quatre essais pour en encaisser trois (classique !) face à des Bordelais qui n’ont pas su les inquiéter outre-mesure, sauf quand Radrada en décidait autrement, balle en main. Un phénomène !

Racing 92 (7) – Toulouse (1)                29 – 34

Ô Toulouse !

Quel match, enfin !

Quatre essais partout, avec une mi-temps chacun. Toulouse d’abord, étincelant, puis le Racing, au retour des vestiaires, rageur et arrachant le point de bonus défensif sur le fil.

L’Arena de Paris la Défense est bien une salle de spectacle, cela ne fait aucun doute.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

  

La semaine prochaine…

Les Bleu-e-et-s ont encore un truc à nous dire…

La belle affaire... que ce soit chez les jeunes, les filles ou au club de handisport de Brunel, il n'y a plus rien à espérer, si ce n'est que les Gallois ou les Galloises gâchent le grand chelem des Anglais ou Anglaises.

Sinon le TOP 14 continue dans le grotesque de ses doublons... Tout va pour le mieux dans le monde ovale de l'hexagone.

 

Au programme* à partir de vendredi 22 février :

  • France U20 – Écosse, à 21h

Puis samedi 23 février :

  • France – Écosse, à 15h15
  • Pays de Galles – Angleterre, à 17h45
  • France féminine – Écosse, à 21h

Puis dimanche 24 février :

  • Italie – Irlande, à 16h

 (*) Tous les matches sont retransmis par France 2

 

Au programme* de la 17è journée de TOP 14, samedi 23 février :

  • Bordeaux – Grenoble, à 18h : rester dans les 6
  • Perpignan – Agen, à 18h : et de deux !
  • Toulon – Pau, à 18h : ça sent pas bon
  • Toulouse – Montpellier, à 18h : les doigts dans le nez
  • La Rochelle – Stade Français, à 20h45 : attention au réveil des Parisiens

Puis dimanche 24 février :

  • Castres – Racing 92, à 12h30 : un air de barrage
  • Lyon – Clermont, à 16h50 : un peu plus près de toi

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

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