L E S B R E V E S D O V A L I E . C O M - l'Hebdo du Rugby par Antonio -

19 novembre 2017

Les brèves d'Ovalie - Edition n°284

En attendant 2023...

TEST MATCH... Tournée d'automne  (2)          France – Afrique du Sud       17 – 18

Roulez jeunesse ... jusqu'en 2023 !

"On n’a pas été invités !"

Ce XV de France semblait dépité face à cette nouvelle défaite, tel un jeune premier éconduit par sa belle, cette Sud-africaine qui lui avait déjà laissé un goût amer lors du dernier bal, en juin.

Samedi soir, sur la piste du Stade de France, les Bleus attendaient donc une invitation pour prendre leur revanche.

Seulement ils n’ont rien vu venir. Pas sympa, ce match, c’est le moins qu’on puisse dire.

Ne pas inviter l’hôte du Stade de France, c’est un comble tout de même.

Tandis que les Français attendaient leur carton d’invitation pour prendre part à la fête, les Springboks, que les Irlandais n’avaient pas ménagés une semaine auparavant à Dublin (38-3), en profitaient pour s’installer dans le match dès l’entame avec un essai de Leyds, suivi d’une pénalité de Polard (0-8).

Les Français, vexés, tapèrent alors l’incruste, à la 25ème minute, sur une balle chipée en touche par Jedrasiak, avant que le reste de l’équipe ne la mette hors de portée de l’adversaire sur l’aile de Thomas et que le jeune Belleau ne l’avale tout rond dans une échappée finale jusqu’entre les perches.

Revenus à un point, après sa propre transformation, le demi d’ouverture tricolore ouvrait même, à moitié, une porte à ses compères en passant devant par une pénalité à une vingtaine de mètres (10-8).

Pendant ce temps-là, son homologue africain manquait toutes ses tentatives, à deux doigts de sortir les siens du bal et laisser nos Bleus seuls sur la piste de danse.

Mais c’est justement quand on pensait le carton d’invitation en poche que Monsieur Owens allait en sortir un autre de la sienne, fatal pour un de nos Coqs, pris la main dans le sac d’une faute grossière d’anti-jeu.

Serin offrait l’occasion à Polard et les siens, en supériorité numérique, de s’installer à nouveau dans la rencontre avec trois points de plus et un nouvel essai de Kriel (10-18).

Le retour du jeune demi de mêlée allait offrir une dernière réaction d’orgueil comme un rachat personnel et collectif, sur une ultime charge offensive conclue par lui-même. Un leurre encore pour le minot de Bordeaux. Ce n'était décidément pas son jour, rendant le ballon sur la dernière munition au lieu de le jouer pour l'emmener dans le camp adverse. Les Springboks, peu effrayants pourtant, n'en demandaient pas tant pour conserver le cuir et la victoire.

Mais la victoire, cette semaine, semblait ailleurs pour le rugby de France, du côté de Londres. 

Laporte a sa Coupe du monde, en 2023 !

Au nez à la barbe des Irlandais et des Sud-africains. Il ne nous reste plus qu’à trouver d’ici là un rugby qui aille avec, pour ne pas faire comme les Anglais en 2015. Mais notre staff semble des plus optimistes… comme Yannick Bru.

« Je ne suis pas inquiet pour le rugby français. Au contraire, avec l’obtention de la Coupe du monde 2023, il va avoir des jours très positifs dans un avenir que j’espère le plus proche possible. »

Moi je le serai, optimiste, quand on se décidera à mettre la charrue de notre rugby derrière les bœufs qui dirigent ses instances.

Installez des cadres en équipe de France et faites jouer nos jeunes dans les clubs pro, chaque week-end … et pas l’inverse !

 

Les autres matches en deux mots...

Japon – Tonga                       39 – 6            Les Nippons sont prêts, nos Bleus prévenus

Italie – Argentine                 15 – 31          Des Pumas trop forts pour la Squadra

Roumanie – Samoa               17 – 13         Les chênes tiennent bon

Angleterre – Australie          30 – 6            Un XV de la Rose royal

Pays de Galles – Géorgie      13 – 6            Diable que ce fut laborieux !

Écosse – Nouvelle-Zélande  17 – 22          Un XV du Chardon sans complexe

Irlande – Fidji                        23 – 20          Des Irlandais un peu trop relâchés

 

 

La 10ème journée du TOP 14 en bref...

Clermont (9) – Lyon (2)                         39 – 18

Parra en leader

Secoués par le leader, les champions de France se sont appuyés, une nouvelle fois, sur la force athlétique de Raka (auteur d’un doublé et d’une passe décisive pour Strettle) et celle mentale d’un Parra des grands jours.

Le demi de mêlée, ex-international, a de nouveau dépanné à l’ouverture (Fernandez s’étant blessé au genou dès la 22ème minute), pour prendre le jeu en mains et mener les siens vers une victoire bonifiée. À l’image de son propre essai plein d’opportunisme et du dernier, arraché par Timani, qu’il pousse jusque dans l’en-but.

Le leader lyonnais est tombé de son piédestal au Michelin, malgré deux concrétisations de Wulf, puis Tuva, Beauxis n’ayant pas été dans un bon jour au pied.

L’ASM peut être heureuse d’avoir sous la main un joueur du niveau et de l’expérience de Parra en cette période internationale, pourrie par la malchance au poste de la charnière. Et si c’était son destin de s’aguerrir au poste de demi d’ouverture, malgré lui ? L’avenir nous le dira.

Montpellier (1) – Toulouse (5)              32 – 22

Tout bonus pour le nouveau leader

Montpellier n’a pas trop souffert de l’absence de ses internationaux, contrairement à son adversaire qui ne joue pas pareil sans son moteur Dupont. Holmes aura tenu la dragée haute au pied avant de voir le MHR prendre l’ascendant, notamment en seconde période, en supériorité numérique.

Quatre essais, de Serfontein, Ngandebe (prometteur ce gamin à l'aile) en première mi-temps, puis de Mogg et Tomane en seconde suffiront à conserver un bonus offensif face au seul essai toulousain (Dyk).

Un bonus qui vient à point nommé et qui offre la place de leader à la formation de Cotter. Elle ne devrait pas la concéder de si tôt.

Toulon (8) – Racing 92 (4)                    29 – 40

Le leurre des Fantastiques

Encore une fois, le RCT a montré le vide de son collectif avec un plein d’individualités. Ashton, Nonu, Pietersen, Radradra et Fekitoa, des trois-quarts phénoménaux, animés par un wisniewski de retour.

Pourtant c’est bien le XV du Racing qui a fait le jeu à Mayol sous la baguette de Pat Lambie, impeccable dans l’occupation et au pied face aux perches, passeur décisif sur le premier essai de Dulin. Carter peut continuer à se la couler douce.

Fekitoa, Pietersen et Ashton ne faisaient qu’atténuer, par leurs fulgurances, la domination des visiteurs, donnant espoir à tout un stade qui pouvait croire, après le doublé de Pietersen (53è), à la victoire de son équipe. Et pourtant, ce sont bien les Racingmen qui allaient la cueillir, comme cette balle interceptée par Andreu, avant que Dupichot n’enfonce le clou, par deux actions splendides, dont il conclura la dernière sur la sirène, ôtant même le bonus défensif aux locaux.

Toulon fait rêver avec ses « Fantastiques » qui font le show à chaque fois, mais sur le fond de jeu, les hommes de Galthié tâtonnent. À passer son temps à la télé, le manager varois risque de faire comme à Montpellier, passer à côté de l’essentiel.

En attendant, le Racing lui pique sa 4è place et le sort du TOP 6.

Castres (7) – La Rochelle (3)                31 – 15

Trop facile

À démarrer aussi aisément, avec une réussite qui leur a souri aussi rapidement, les Castrais ont déroulé un jeu parfait en première période pour mener 21-3 à la pause, le bonus offensif en poche.

Oui, mais il fallait être aussi efficaces au retour des vestiaires pour le conserver et ne pas laisser les Rochelais remettre la main sur le ballon. Indisciplinés, les Tarnais cumulaient les cartons jaunes, permettant aux visiteurs de marquer deux fois et priver le CO de son précieux point de bonus.

L’essai de Smith en fin de rencontre assurera la troisième victoire consécutive des Tarnais qui recollent au peloton du TOP6 quand les Maritimes conservent leur place sur le podium.

Bordeaux (6) – Agen (12)                      33 – 23

Peur sur Chaban

Un peu comme à Castres, les Bordelais ont démarré parfaitement leur rencontre pour mener 27-5 avant de se déliter et perdre Jalibert, sur blessure à la cheville (50è), puis Clerc sur carton rouge (63è).

Talebula prendra le but et inscrira même un drop pour sécuriser une victoire que les Agenais ont tout fait pour contrarier. Après l’essai de Laporte en première période, Miquel et Tisley avaient ramené leur équipe à quatre points.

L’UBB a eu chaud et Agen repart sans rien.

Pau (10) – Brive (13)                               34 – 15

Comment se compliquer la vie

Un peu comme à Castres… vous connaissez le couplet.

Une première mi-temps maitrisée par les Palois avec trois essais, un bonus offensif aussitôt enlevé par les Coujoux avant la pause. Et puis une seconde période brouillonne, avec beaucoup d’indiscipline, sept cartons dont un rouge de chaque côté à l’issue du match, tant monsieur Hourquet finit par perdre patience.

La Section n’a jamais réussi à reprendre le bonus malgré l’essai de Ramsey à l’heure de jeu, les Brivistes transformant leur camp en un champ de bataille âpre.

Stade Français (11) – Oyonnax (14)      39 – 35

Paris aux deux visages

Dimanche midi, à Jean-Bouin, le Stade Français a fait du Stade Français.

Joueur, époustouflant, jusqu’à l’heure de jeu. Cinq essais signés Ensor (deux fois), Pyle, Zhvania et O’Connor pour mener 39-16 alors que les Oyomen n’avaient marqué que deux fois par Codjo et Gondrand.

Et puis y a plus personne. Où juste l’adversaire qui remonte petit à petit le score. Trois essais de Ma’Afu, Botica et Sobela donnaient des sueurs froides à tout un stade et le bonus défensif aux visiteurs.

C’est ça Paris, à Jean-Bouin. Mais quel spectacle au moins !

 

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

 

La semaine prochaine…

Redoublement pour tout le monde !

Le TOP 14 et la tournée d’automne du XV de France poursuivent leurs chemins, côte à côte, chacun dans son « faussé ». Le premier, privé de ses forces vives, le second de ses certitudes avant d’affronter une équipe du Japon décomplexée.

Est-ce que tout cela a un sens ?

Et si, pour mettre fin aux doublons, on ne regardait pas, on ne se déplaçait pas dans les stades, histoire de leur dire que l’on n’en veut plus, que l’on n’en peut plus de ces aberrations qui faussent tout, faisant du championnat une loterie et des prestations du XV de France une tournée au ridicule ?

Et si ma tante en avait, oui je sais, on l’appellerait… en équipe de France !

Alors continuons comme si de rien n’était, puisqu’au fond, rien ne semble bien grave puisqu'on a la coupe du monde en 2023...

 

Au programme du TOP 14 à partir de samedi 25 novembre :

  • Castres – Toulon, à 14h45 (C+) : attention au réveil des Fantastiques,
  • Agen – Stade Français, à 18h (r+) : un vrai duel pour le maintien,
  • Bordeaux – Brive, à 18h (r+) : maintenir la cadence,
  • Oyonnax – Clermont, à 18h (r+) : le champion en croisade,
  • La Rochelle – Pau, à 18h (r+) : retrouver la maitrise,

Puis dimanche 26 novembre :

  • Racing 92 – Montpellier, à 12h30 (C+) : l’affiche des cadors,
  • Lyon – Toulouse, à 16h50 (C+) : remettre les pieds sur terre, et vite.

 

Le programme des matches internationaux, ce samedi 25 novembre :

  • Géorgie – États-Unis, 15h
  • Italie – Afrique du Sud, 15h
  • Écosse – Australie, 15h30
  • Angleterre – Samoa, 16h
  • Pays de Galles – Géorgie, 15h30
  • Roumanie – Tonga, 17h
  • Fidji – Canada, 18h
  • Pays de Galles – Nouvelle-Zélande, 18h15
  • Irlande – Argentine, 18h30
  • France – Japon, 20h45  

 

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12 novembre 2017

Les brèves d'Ovalie - Edition n°283

J'en reste Baas-Baas !

TEST MATCH... Tournée d'automne            France – Nouvelle-Zélande       18 – 38

                                   Barbarians  Maori All Blacks       19 – 15

Merci pour tout, Monsieur Rougerie !

Ne nous y trompons pas…

Samedi soir, au Stade de France, il n’y a pas eu de match. Tour à tour, les All Blacks, en première période, puis nos Coqs, révoltés en seconde, ont été en démonstration face à un adversaire en contemplation.

On nous disait nos Bleus en herbe prêts à plonger dans le grand bain, face à ce qui se fait de mieux dans le rugby de haut niveau, les champions du monde.

Il n’en a rien été durant la première période, les minots se sont contentés de regarder jouer les maitres qui leur ont donné une leçon dont ils se souviendront longtemps.

Un jeu de passes à quinze, avec une dextérité et une vitesse d’exécution à couper le souffle et les élans offensifs de nos Coquelets qui auront tout juste le temps d’appliquer les notes qu’ils auront prises avec un essai en coin de Teddy Thomas. Quatre essais et 31-5 à la pause.

Rangez vos cahiers, fermez vos cartables, la classe est finie, y a plus rien à voir !

Sauf qu’il y avait un second acte que les Néo-Zélandais ont pris par dessus la jambe dès l’entame, à l’image de cette faute grossière de SB. Williams qui offrait un essai de pénalité à l’équipe de France. Les Bleus allaient alors infliger un 13-0 illusoire, en moins de dix minutes, à ce prestigieux adversaire, en infériorité numérique et flagrante baisse de régime.

Et puis plus rien. Si ce n’est de belles intentions et cet espoir, tout du long de la dernière demi-heure, de marquer cet essai qui les remettrait dans le match. Il s’en est fallu de peu à chaque fois, que ce XV tricolore ne franchisse la ligne, mené par un Dupont survolté et insaisissable, Thomas étant même à deux doigts de pied (en touche) d’inscrire un doublé et de faire vibrer le Stade de France.

Mais derrière cette réaction, certes prometteuse individuellement, mais en trompe-l’œil collectivement, se cachait les mêmes lacunes, ce manque de justesse et de finition que la pluie n’a pas aidé à combler, les Bleus échouant systématiquement au pied du mur néo-zélandais, là où ils auraient dû concrétiser leur domination avec des actions d’envergure abouties.

La réalité est bien plus difficile à avaler, à l’image de la fin de rencontre. Ces Bleus n’ont jamais rivalisé dès lors que les champions du monde décidaient d’accélérer, dessinant le cinquième essai en deux temps trois mouvements parfaitement exécutés et conclu par Naholo pour son doublé. Les All Blacks ont ainsi démontré, à qui avait  pensé le contraire, qu’ils n’ont jamais craint, une seule seconde, de voir filer cette victoire promise dès les premières minutes.

Car non, samedi soir au Stade de France, il n’y a pas eu de match.

Le vrai duel qu’il y a eu entre nos jeunes pousses françaises et de terribles All Blacks a eu lieu la veille, à Bordeaux, dans une ambiance extraordinaire, emmené par le grand frère Roro, aux bords des larmes pour sa dernière sélection internationale.

Les Barbarians tricolores, à la tunique « tri-bleutée » mythique, formant désormais la réserve officielle du XV de France, ont offert un combat digne des grandes batailles rugbystiques face à de redoutables guerriers de Nouvelle-Zélande.

De l’enthousiasme, du culot, de l’adresse et un essai plein d’opportunisme, voilà comment les Baas-Baas ont répondu à l’impressionnant haka Timatanga dès l’entame de cette rencontre, emmenée par un Couilloud qui en avait et un Rebbadj qui emportait tout sur son passage sur un contre que concluait parfaitement Chouzenoux (23è).

8-3, à la pause, au retour des vestiaires, le combat allait être aussi âpre que les minots français déterminés à ne pas laisser ces Maoris reprendre le match à leur compte après l’essai de Wainui (44è). Sur un ballon porté par un pack enragé, Pélissié aplatissait derrière l’en-but pour redonner l’avantage aux bleus Baas-Baas.

Un essai de pénalité, accordé bien généreusement par l’arbitre nippon peu inspiré, allait compliquer la tâche des Barbarians dans une fin de match irrespirable que le pied de N’Tamack aura permis de gérer avec quatre longueurs d’avance. Quatre petits points que la bravoure des avants aura également permis de conserver jusqu’au coup de sifflet final.

Quelle joie et quelle ambiance à Chaband !

Et quelle émotion de voir Aurélien Rougerie terminer sa carrière internationale sur cette victoire toute en symbole de passage de témoin à ces jeunes pleins d’envie et de talents.

Jalibert, Couilloud, Rebbadj, Ramos, N’Tamack, Pélissier, Chouzenoux et bien d’autres… retenez bien ces noms !

Parce que sont les jeunes pousses du XV de France. Et qu’à les arroser de jeu chaque week-end dans leurs clubs, comme le demandait Roro à la fin du match, l’équipe nationale en récoltera les fruits, bien plus vite qu’on ne pense. 

En espérant que contre les Springboks, samedi prochain, nos Bleus sauront s’inspirer de ces Baas-Baas-là et ne regarderont pas leur adversaire jouer une mi-temps avant de s’imposer.

Mais avec Dupont, Penaud, Thomas, Belleau et les autres, moi je veux bien y croire encore.

 

Une drôle de tournée des Bleus...

  

Les autres matches en deux mots...

Italie – Fidji                           19 – 10               La Squadra Azurra se rassure

Géorgie – Canada                  54 – 22              Des Lélos impressionnants

Écosse – Samoa                    48 – 38               Festival à Murrayfield

Angleterre – Argentine        21 – 8                 Des Anglais appliqués

Pays de Galles – Australie   21 – 29               Des Wallabies supérieurs

Irlande – Afrique du Sud      38 – 3                L’exemple irlandais

 

La semaine prochaine…

Le TOP 14 joue les doublures...

Pour sa dixième journée, le championnat de France fait son retour, en parallèle du deuxième grand test pour notre XV de France.

Pas de quoi réjouir clubs et supporters, privés pour la plupart de leurs forces vives. Pourtant, il faudra bien jouer le jeu pour ne pas perdre des points déjà difficiles à gagner, en temps normaux.

Samedi soir, les internationaux, eux, tâcheront de remporter leur premier test face à des Springboks humiliés à Dublin, et après que l'équipe bis aura pris sans doute une deuxième leçon, mardi, de nouveau face à d'autres All Blacks.

 

Au programme du TOP 14 à partir de samedi 18 novembre :

  • Clermont – Lyon, à 14h45 (C+) : le nouveau derby régional,
  • Bordeaux – Agen, à 18h (r+) : sur les pas des Baas-Baas,
  • Castres – La Rochelle, à 18h (r+) : l’aubaine tarnaise,
  • Montpellier – Toulouse, à 18h (r+) : le choc de ténors,
  • Pau – Brive, à 18h (r+) : se rassurer,

Puis dimanche 19 novembre :

  • Stade Français – Oyonnax, à 12h30 (C+) : ne pas se rater cette fois,
  • Toulon – Racing 92, à 16h50 (C+) : avec les restes.

 

Le programme des matches internationaux, ce samedi 18 novembre :

  • Japon – Tonga, 6h40
  • Italie – Argentine, 15h40
  • Roumanie – Samoa, 15h
  • Angleterre – Australie, 15h30
  • Pays de Galles – Géorgie, 15h30
  • Écosse – Nouvelle-Zélande, 18h15
  • Irlande – Fidji, 18h30
  • France – Afrique du Sud, 20h45  

 

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05 novembre 2017

Les brèves d'Ovalie - Edition n°282

Ce bon roi Jalibert

TOP 14... 9ème journée                       Toulouse – Bordeaux       38 – 37

La claque n'est pas passée loin pour les Toulousains !

« S’il la met, c’est le roi ! »

Samedi après-midi, à la fin de ce premier round de la 9ème journée du TOP 14, aucun des joueurs Bordelais n’aurait pu en vouloir à leur jeune buteur, malheureux.

Mathieu Jalibert, 18 ans, a été sans conteste l’homme de ce match complètement fou. Il aurait pu être sacré roi et la victoire devenir sa reine si seulement il avait su prendre son pied avec, à la toute dernière seconde, sur cette ultime pénalité, tel un baiser qui aurait scellé leur union… bordelo-béglaise.

La belle languissait pourtant à ses pieds depuis quarante minutes que son équipe et elle flirtaient ensemble, au nez et à la barbe du prétendant toulousain qui en avait fait sa promise en vingt premières minutes époustouflantes.

Car l’entame a été sans partage, au niveau des points tout du moins. 24-3, en dix minutes chrono pour les locaux, le temps pour Ramos de donner le ton avec une première pénalité, puis Kolbe de contrer à lui seul l’opportunisme des visiteurs, la main sur le jeu. Réceptionnant impeccablement un ballon haut, l’ailier sud-africain relançait les siens pour un essai d’anthologie qu’il conclura logiquement sur son aile. Guitoune l’imitait, trois minutes plus tard, sur une belle percée de Fickou, tandis que Ramos transformait sans faute. À peine le temps de dire ouf, avec une pénalité de Jalibert, les Bordelais encaissaient l’essai du bonus offensif par Marchand, après un joli numéro encore de Kolbe.

Oui, mais le hic, c'est que les Toulousains n’ont jamais vraiment eu le ballon.

Et le jeune Jalibert a été le fil conducteur de la rébellion bordelaise qui allait assommer debout leur hôte et ses supporters. 34 points en quinze minutes de folie !

Pélissié à la manœuvre sur un ballon porté, puis Lesgourgues en filou bien servi par Ravai qui retenait toute l’attention de la défense adverse sur lui. Talebula en rajoutait une couche, tout en force, pour l’égalisation quand Barraque surprenait une nouvelle fois ces Haut-Garonnais, au profil bas, complètement dépassés dans cette première période, Guitoune sanctionné d’un jaune pour un plaquage haut sur le marqueur.

Au retour des vestiaires, malgré l’infériorité numérique des siens, Kolbe ramassait un ballon qui trainait pour un contre fulgurant de cinquante mètres, redonnant de l'espoir dans les tribunes d’Ernest-Wallon.

« TOU-LOU-SAINS ! TOU-LOU-SAINS ! »

Si les supporters avaient retrouvé de la voix, ils allaient autant perdre de fair-play en même temps que leur équipe perdait le savoir-faire des premières minutes.

Jalibert, lui, continuait d’orchestrer le jeu d’UBB, sous les sifflets, en passant une pénalité à un quart d’heure de son sacre... inévitable. Seulement monsieur Gaüzère allait jeter le trouble dans une fin de match au renversement incroyable, voire douteux.

L’ouvreur bordelais faisait parler ses cannes et son talent pour offrir l’essai de la gagne sous les perches à Cros. Mais un arbitrage vidéo révélait un passage à vide de Connor sur Fritz, peu évident sur son influence dans l’action d’envergure qui suivit. Sur la pénal-touche toulousaine suivante, Tekori enfonçait, tout en puissance, un ballon porté jusque dans l’en-but.

Le cinquième essai local était transformé par Ramos et donnait un petit point d’avance vulnérable à Toulouse, dans un scénario renversant.

Mais ce n'était pas fini, après la sirène et une nouvelle confusion arbitrale (sur un avantage bordelais qui se transformait, on ne sait bien pourquoi, en mêlée), une pénalité était toutefois accordée aux visiteurs, grâce à la poussée écrasante de leur pack.

Le sacre du minot était imminent. C'était une certitude. Sauf que…

le bon roi Jalibert avait mis sa botte à l’envers.

Pas de quoi fanfaronner à la fin de ce premier couplet, je vous épargnerai toute parodie autre que celle de cette victoire. Car selon les dires de Saint Mola, Bordeaux méritait mieux et ce gamin-là était tout, sauf mal culotté.

Toulouse s’en sort bien, quand Bordeaux a trouvé dans cette défaite bonifiée une belle satisfaction dans l’animation du jeu par cet ouvreur prometteur qui a même effacé l’entrée d’une autre pépite, Romain N’Tamack.

Deux espoirs au même poste pour la coupe du monde 2023… certainement pas en France. Mais ça, c’est un autre débat.

En attendant, sur les autres terrains, d’autres demis d’ouverture, plein d’avenir ou pas, se sont fait remarquer.

 

Les autres matches en bref...

Lyon (1) – La Rochelle (3)                        15 – 19

Les vieux loups en action

Sous la pluie, à Gerland, ce sont des vieux briscards à l’ouverture qui ont orchestré ce duel au sommet. À défaut de grandes envolées rugbystiques, les coups de pied de Michalak et James ont occupé l’espace et fait parler d’eux, dans un équilibre quasi parfait avec cinq réussites chacun, malgré un échec du Rochelais compensé par la transformation du seul essai du match.

Car c’est bien le coup de bluff de Balès qui, en renard des surfaces autour des rucks, a fait basculer ce match en faveur des Maritimes, laissant le Lou sur sa fin avec seulement le bonus défensif à se mettre sous la dent.
Le demi de mêlée rochelais s'est faufilé tout seul dans la défense locale pour plonger entre les perches.

Des Lyonnais gênés par la pluie incessante et une conquête défaillante en l’absence de quelques joueurs clés, mais qui n’ont jamais lâché à l’image de Michalak qui n’a jamais été aussi fringuant que depuis qu’il ne joue plus en équipe de France.

Première défaite du leader à domicile, sans conséquence au classement, si ce n’est pour La Rochelle qui grimpe sur le podium derrière les Montpelliérains.

 

Montpellier (2) – Clermont (10)             28 – 24

Pouce, je n'joue plus !

C'est ce qu'on disait à mon époque dans la cour de récré, quand on n'en pouvait plus face à plus fort.

L'équipe rajeunie de Clermont (9 espoirs) n'a pas tenu deux mi-temps. Une première période de culot avec deux essais plein d'entrain pour lancer le jeu (Fernandez, Lee) avant que Betham n'en rajoute un dernier dès la reprise sur un contre de 80 mètres, face à des Montpelliérains contraints de répondre avec leur puissance de feu, Nadolo et Steyn (par deux fois, chacun).

Puis à l'heure de jeu, il n'y avait ni les jambes ni la tête pour relancer les offensives, juste de quoi réfréner celles montpelliéraines. Le courage permettra de limiter la casse avec un bonus défensif mérité.

Pourtant ces jeunes n'ont pas à rougir de leur performance à l'image de Septar ou Trussardi, ils ont tenu leurs places, aux côtés d'un Fernandez inspiré et en jambes et de papa Rougerie qui a montré l'exemple. Les hommes de Cotter ont souffert mais ont aussi montré qu'ils étaient les patrons ici à l'Altrad Stadium, avant de l'être bientôt dans ce TOP 14.

Un match amical de pré-saison sympathique... Dommage pour les Clermontois qu'il compte pour le championnat.

 

Racing 92 (6) – Pau (9)                         23 – 20

L’envie d’avoir Lambie

À Colombes, on se languit du retour de Carter tant les Racingmen jouent au ralenti dès qu’il est en tribune. Alors Talès a pris tant bien que mal les commandes de cette équipe poussive pour un essai laborieux de Nakarawa juste avant la pause, contre le cours du jeu, puisque les locaux étaient en infériorité numérique.

Machenaud et Slade ont nquillé les pénalités de part et d’autre et les Racingmen balbutié leur jeu dans une domination stérile qui a profité aux Palois, quand Daubagna jouait rapidement une pénalité pour offrir l’essai à Halai en coin.

Slade donnait l’avantage aux siens qui subissaient la pression dans une fin de rencontre éprouvante. Deux cartons jaunes, coup sur coup,  laissaient les visiteurs à 13 et c’est sur ce coup de patte magistral de Lambie pour l’essai de Andreu que les Racingmen arrachaient la victoire qui les maintient dans le TOP 6.

 

Agen (12) – Toulon (5)                           26 – 24

Le petit Poucet d’Armandie a le dernier mot

Ashton, Fekitoa, Nonu, Tuisova et Radradra, une ligne de trois-quarts qui valait trois milliards et trois essais du meilleur marqueur français… l’Anglais Ashton. La seule satisfaction de cette armada toulonnaise, à la dérive devant et à la charnière insignifiante.

Et dire que Galtier préfère conserver McAlister au détriment de Wisniewski que j’espère voir bientôt en Auvergne.

Car McAlister, samedi soir, ne valait pas un certain McIntyre, artisan de la victoire agenaise, arrachée avec les tripes, les crampes et le cœur. 23 ans, le petit Poucet australien a corrigé à lui seul l’ogre varois, pénalités parfaites et une transversale impeccable pour Tisley, auteur du deuxième essai, après celui de Marchois porté par son pack d’avants.

Marchois, McIntyre, Tilsey, Verdu, et patatra… l’ogre toulonnais tombait sous la botte d’un autre demi d’ouverture en herbe. Le jeune Hugo Verdu éclipsait l’entrée de son homologue de la même promotion (déjà en vue), Louis Carbonel, qui venait de manquer la transformation du dernier essai de Ashton, en passant, lui, et sans trembler, la pénalité de la gagne.

Qui a dit que l’on manquait de 10 en France ? Il faut juste un peu de patience.

Deuxième victoire à Armandie qui donne un peu d’air aux Lot-et-Garonnais, après celle contre le Racing. Avec le bonus défensif, Toulon reste dans le TOP 6.

 

Oyonnax (14) – Castres (8)                    19 – 32

De froides retrouvailles

Urios, Tichit et Urdapiletta revenaient en terrain connu. Sans état d’âme, ils ont pris le dessus d’entrée sur leur ancienne équipe, avec un essai de Babillot puis de l’incontournable Dumora, avant que McDonald pour Oyonnax ne réduise le score.

En seconde période, les buteurs feront le reste, à l’avantage de l’Argentin Urdapiletta face au Néo-Zélandais Botica, son équipe ayant été plus pénalisée, notamment en mêlée.

Une défaite qui jette un froid sur Charles-Mathon, les Oyomen sont désormais lanterne rouge, car les Coujoux n’ont pas laissé passer l’occasion de relever la tête.

 

Brive (13) – Stade Français (11)             20 – 19

Et entra Plisson…

Les Parisiens étaient à deux doigts, avec Morné Steyn à la baguette, de créer la sensation à amédée-Domenech, dimanche à l’heure du déjeuner. Une entame parfaite, avec un premier essai de Steyn suite à une touche vite jouée par Camara, puis un second de ce même Camara, après une touche volée par Flanquart et exploitée par Waisea sur son aile.

Il faudra une riposte des locaux à la sirène de la première période pour se remettre dans le match, grâce à Laranjeira, bien servi par Ugalde (l’autre ouvreur en vue de ce match).

Car l’ouvreur français de 25 ans récidivera, à l’heure de jeu, pour marquer lui-même le second essai briviste et faire passer les siens devant pour la première fois, Germain portant la marque à 20-14.

Et puis Plisson entra… Une première pénalité manquée pour revenir à trois points des Coujoux, puis ce fut la transformation sur l’essai de Cerqueira, en coin. Pourtant il ne manquait qu’un point. Et le ponpon aura été ce drop préparé, face aux perches, qu’il rate complètement, contré par la défense, avant de gâcher une dernière action sur une passe mal ajustée.

Décidément l’ouvreur suppléant du XV de France n’est pas dans son assiette. Une aubaine pour Belleau...

Jalibert, N’Tamack, Verdu, Lavernhe, Ugalde et Carbonel.

Les doublons ont du bon, finalement ;-)

 

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

La semaine prochaine…

C’est la tournée de Novès !

Les Bleus entament leur tournée d’automne face aux All-Blacks tandis que le TOP 14 s’octroie un repos mérité, le temps pour les clubs pillés de vider les infirmeries ou de faire des courses de dernière minute avant les doublons dévastateurs.

Deux rencontres pour nos Tricolores avec deux équipes, pour deux impressions, une sur la joue gauche, l’autre sur la droite :

  • Samedi d’abord, au Stade de France
  • Mardi 14 ensuite, à Lyon.

En espérant que l'on ne trinquera pas trop le verre vide dans cette tournée et qu'il y aura du fond dans le jeu proposé avant de toucher le fond avec leur jeu imposé, d'un autre niveau.

Le programme, ce samedi 11 novembre :

  • Italie – Fidji, 15h
  • Angleterre – Argentine, 15h30
  • Écosse – Samoa, 15h30
  • Pays de Galles – Australie, 18h15
  • Irlande – Afrique du Sud, 18h30
  • France – Nouvelle-Zélande, 20h45    (puis mardi 14/11, 19h30)

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02 novembre 2017

Mondial 2019 - Calendrier et qualifications

Les Pumas d'entrée !

À ne pas confondre avec la "pluma"... au jeu plus tendre en bouche, cette partie de viande de l'arrière de l'épaule du cochon, quand elle est cuisinée par le chef incontournable du feu Bistrot du 1er (Paris), un vrai régal à voir jouer dans nos assiettes.

Pas comme ces cochons de Pumas de 2007 qui ont mis les pieds dans le plat, en entrée de notre Coupe du monde, un plat que nos Bleus ont mangé froid et régurgité lamentablement au petit coin d'une finale réchauffée pour la troisième place. Gloups !

Oui, ce sera encore l'Argentine pour démarrer au Japon
samedi 21 septembre 2019 !

Juste avant le dessert, avec ce Nouvelle-Zélande - Afrique du Sud, la crème de la crème.

Mais regardez plutôt le calendrier détaillé par le comité organisateur nippon et World Rugby.

WC 2019 Calendrier nov 2017

Mais au fait... que reste-t-il à jouer dans les qualifications en cours ?

EUROPE 1

Le vainqueur du Championnat de Rugby Européen, qui se déroulera en parallèle du prochain Tournoi des VI Nations en 2018, aura le privilège d'ouvrir les festivités du mondial face au Japon, dans la poule A, le vendredi 20 septembre 2019.

La Roumanie est largement favorite devant la Russie, l'Allemagne, l'Espagne et la Belgique, sachant que la Géorgie est hors compétition car directement qualifiée (Poule D). Réponse le 18 mars 2018 !

Mais le second aura encore une chance de participer au long processus des Play-Off, suivis de la phase de repêchage, tout comme le vainqueur du prochain match entre le Portugal et la République Tchèque (à voir ce 18 novembre 2017). Mais ça c'est encore une autre paire de manche.

AFRICA 1

Le vainqueur du Rugby Africa Championship intégrera la poule B de la Nouvelle-Zélande et de l'Afrique du Sud, pour y faire de la figuration et exploser les compteurs des scores, à 3 chiffres.

La Namibie est assez au dessus du lot pour décrocher cette place devant le Zimbabwe, le Maroc, l'Ouganda, la Tunisie et le Kenya. Réponse en 2018 (calendrier non communiqué).

Le second sera convié au bal du repêchage, sans grande illusion.

AMERICAS 2

Les USA étant déjà qualifiés (dans la poule de la France), il ne reste qu'une place à prendre pour intégrer la poule des Australiens (D) et qui se jouera entre le Canada (logique favori) et l'Uruguay en matches aller-retour. Réponse le 3 février 2018.

Le perdant, vous l'avez deviné, jouera sa carte dans le tournoi de repêchage qui suivra et délivrera le dernier qualifié de la poule B.

PLAY-OFF 

Ce processus concerne l'Europe et l'Océanie comme suit : 

l'équipe qui arrive à la troisième place des Tri-Nations du Pacifique jouera les éliminatoires en deux matches contre la deuxième équipe la mieux classée du Championnat de rugby européen (excepté la Géorgie).
Le vainqueur des deux rencontres sera qualifié pour la RWC 2019.
Le perdant aura encore une chance lors du tournoi de repêchage – Éliminatoire 1 ... Réponse en 2018.

Autant inscrire les Samoa directement dans la dernière ligne de la poule A !

Tout savoir sur le processus de qualification >>

Alors patience avant que la vraie fête commence !

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29 octobre 2017

Les brèves d'Ovalie - Edition n°281

Une peur bleue...

TOP 14... 8ème journée                       Racing 92 – Bordeaux       29 – 13

"Me touche pas, ou je te mets à l'envers !"

De ne pas en être !

Samedi, sur la pelouse du futur ex-stade historique de Colombes, dix joueurs avaient les yeux qui brillaient avant le coup d’envoi. Ils vont affronter les All Blacks dans quinze jours au Stade de France ou au Parc OL de Lyon (déjà dégradé par le graffiti de Groupama), selon.

Encore fallait-il être sûr de briller sur le terrain, cette après-midi, pour convaincre le staff de l’équipe de France, et surtout ne pas se blesser, suite à un mauvais choc, un mauvais appui, pour ne pas passer à côté de l’événement.

Au coup de sifflet de monsieur Ruiz, la joie sur les visages faisait place à l’interrogation et au doute, quand la peur grignotait déjà les estomacs.

« Guy Novès est-il en tribune, ou bien est-ce Jeff Dubois ? »

« Moi, je jouerais bien au Stade de France. Pourquoi pas moi ? »

« Moi, ils ne m’ont même pas sélectionné. Et pourtant je joue à la place de Carter. »

Talès ruminait ses premiers ballons, sous pression. Plutôt bien, même. Et c’est sans rancune, qu’au bout de 25 minutes, il offrait une superbe passe à Vakatawa qui décalait parfaitement son collègue en sélection, Teddy Thomas, pour le premier essai du match. Les indics du père Novès n’allaient pas manquer d’être impressionnés.

Les deux ailiers internationaux pouvaient jubiler.

Mais pas longtemps. Car cinq minutes plus tard, Vakatawa allait subir une double peine : se faire voler la vedette par un autre ailier concurrent, également sélectionné, Nans Ducuing, mais aussi se faire sanctionner d’un carton rouge pour un placage cathédrale sur Dubié, synonyme de suspension probable pour la tournée d’automne.

Deux internationaux bordelais étaient à la manœuvre. Serin, d’abord, qui jouait vite une pénalité à la main dans le camp francilien et servait Dubié, obligeant Vakatawa à l’irréparable. Ducuing, ensuite, qui réceptionnait la passe de son trois-quarts centre pour aplatir juste sur la ligne de l’en-but local, devant les yeux cachés du staff tricolore.

À la pause, Vakatawa et ses coéquipiers faisaient grise mine, menés d’un point. D’autant qu’au retour des vestiaires, le jeune Jalibert, sélectionné avec les Barbarians de Rougerie, inscrivait le doublé pour les visiteurs, après une charge pleine d’autorité d’un autre international, Tauleigne, bien en vue.

Seulement c’était sans compter sur le retour de Chat, un autre postulant chez les Bleus. Remplaçant Swarzewski, le talonneur francilien allait faire une entrée fracassante en conduisant le premier ballon d’un pack rageur jusque derrière la ligne.

Avec Machenaud, Thomas, Chavancy, même en infériorité numérique, ils enfoncèrent le clou de leur supériorité homérique et se sublimèrent dans une nouvelle action d’essai, conclue cette fois par Maka.

Les Racingmen prenaient alors le large, Chat s’invitant de nouveau sous les projecteurs du XV de France avec un doublé après une jolie transversale au pied de l’ex-doublure internationale à l’ouverture.

« Sinon, moi c’est Talès, et je peux jouer à l’ouverture… pour dépanner !  Je dis ça, je dis rien… je…. Hein ? … non ? … Bon ! »

Les Bordelais laissaient passer l’occasion de faire un coup à Colombes, comme si leurs internationaux avaient voulu en garder sous le pied pour Marcoussis et le Stade de France. En attendant, les Racingmen, eux, peuvent jubiler de leur performance et de leur belle victoire qui les replacent dans la course au TOP 6 juste derrière leur adversaire du jour.

Sauf Vakatawa, sans doute privé de tournée, si la commission de discipline applique son règlement. Mais il ne devrait pas être le seul. Le Roux, ménagé avant le match pour une blessure gênante, est pressenti forfait. Comme Ouedraogo, à Montpellier.

Et que dire du jeune Lambey, époustouflant à Lyon et malheureux pourtant.

 

Les autres matches en bref...

Lyon (1) – Oyonnax (12)                        52 – 18

Lambey, cruel destin

Le seconde ligne lyonnais a tout simplement été étincelant, samedi face à Oyonnax, hormis son carton jaune avant la pause. De quoi donner des sueurs froides à Maestri, Jedrasiak et compagnie.

Mais le destin en aura décidé autrement. Après une chistéra magnifique sur le deuxième essai de Couilloud, celui du bonus offensif, à l’heure de jeu, le prometteur futur Bleu se tordait le genou et disait adieu à Marcoussis et au Groupama Stadium où il aurait sans aucun doute honoré sa première cape devant son public.

Quel dommage et quelle injustice !

Concernant le match, les Oyomen ont tenu une mi-temps avant que la machine lyonnaise ne se mette en route et enchaine les essais, les uns derrière les autres, menée par un Beauxis qui a retrouvé une seconde jeunesse et qui nous ferait presque regretter de ne pas nous dépanner à la prochaine tournée. Calmez-vous, je déconne !

Sept essais contre deux honorables pour les visiteurs, dépassés, face à un toujours aussi séduisant leader.

 

Pau (8) – Montpellier (2)                       16 – 22

Picamoles, non sans mal

Montpellier a réalisé un joli coup au Hameau, tout en maitrise retrouvée, avec notre international favori qui nous a fait une frayeur en fin de match avec son genou bandé. Ce ne serait rien, jusqu’à preuve du contraire dès lundi à Marcoussis.

Trois essais, de Nadolo, Tomane et notre Louis national, ont enfin offert la victoire au MHR qui venait d’enchainer trois défaites consécutives.

Les Palois ont réagi trop tardivement pour espérer au moins décrocher le bonus défensif. Une contre performance qui les éloignent du TOP 6 mais qui n’enlèvera pas au moins le sourire à l’un d’entre eux, le jeune pilier Hamadache partcipant à l’aventure des Bleus.

 

La Rochelle (3) – Toulouse (5)              37 – 21

Rien de bien neuf !

Neuf internationaux se sont tirés la bourre dimanche, en clôture de cette journée, pour une victoire encore plein d’allant des Maritimes dans leur antre inviolable de Marcel-Deflandre.

Pourtant les Maestri, Pointud, Fickou, Huget et Dupont en tête, ont eu belle allure, par intermittence. Mais même, en supériorité numérique après le carton rouge de Demotte, ils n’ont pas réussi à renverser ce match. Au contraire, les Rochelais ont accéléré et inscrit un quatrième essai, à deux doigts du bonus offensif.

Priso, Doumayrou, Gourdon, Lacroix ont de belles cartes à jouer avec le XV de France. Mais que dire de Sinzelle, à l’ouverture, encore étonnant avec un essai à son actif. De quoi donner des regrets à Novès.

La Rochelle revient sur le podium et c’est bien dommage qu’elle se rende la semaine prochaine chez le leader sans ses forces vives. L’affiche était pourtant alléchante.

 

Toulon (4) – Brive (14)                           41 – 24

Trinh Duc en patron…

Et Belleau en couverture… Je n’ai pas dit à l’ouverture. Puisque Galtier l’a aligné samedi au centre derrière le vieux François.

Et ils ont été bons et complémentaires, à l’image du premier essai conclu par Belleau sur un coup de pied ajusté de Trinh Duc. L’ouvreur varois a été très actif et mené son équipe à la victoire, tandis que le minot se contentait d’une mi-temps à cause d’une douleur au pied.

Rien de bien grave, Nonu prenait sa place et Ashton assurait le spectacle de seconde période avec un doublé qui laissait les Coujoux loin derrière. Ces derniers profitaient néanmoins d’une baisse de régime à l’heure de jeu pour inscrire trois essais et afficher meilleure figure. De bon augure pour la suite.

Toulon, lui, a retrouvé ses marques avec un Trinh Duc enfin maitre de son jeu.

 

Castres (9) – Agen (13)                          43 – 28

Un festival de pétards mouillés

C’est à n’y rien comprendre. Ce CO-là joue avec le feu et pourrait bien se brûler les ailes, indispensables pour s’envoler jusqu’au TOP 6.

En dix minutes, en seconde période, ça a été la panique dans la défense castraise, au point d’encaisser trois essais coup sur coup, annulant alors subitement un bonus offensif tout juste acquis. Le temps pour Urios de gueuler en bord de touche et de remettre son équipe sur les rails, avec trois nouvelles salves et une victoire à nouveau bonifiée à la clé. Et c'est encore un international qui a fait le boulot. Le troisième ligne Jelonch !

Les Agenais n’ont pas réussi à tenir le coup, malgré leur courage, obligés de concéder des fautes et deux cartons jaunes qui les ont réduits à quatorze jusqu’à la fin. Mais cela finira par payer. La lutte pour le maintien risque d’être sans merci avec Brive et Oyonnax.

 

Clermont (10) – Stade Français (11)      33 – 10

Un champion en souffrance

Un match qui se résume au pied de Parra et la mêlée fermée de Slimani. Point.

À Clermont, pour le rugby on repassera. Le champion de France fait le dos rond, entre son effectif et son jeu qui lui échappent, petit à petit (dernier blessé en date, Cassang), il s’applique à gagner tout aussi petitement mais sûrement. Trois essais contre un, avec Raka et Lee toujours, sinon rien.

Le retour de Fofana aura été un épiphénomène, ne pesant pas plus lourd que ma plume ce soir, dans cette brève. Paris n’aura pas mieux brillé.

Et dire que 8 clermontois vont rejoindre Marcoussis, la plus grosse délégation de la sélection française. Encore un casse-tête pour Azéma avant le casse-pipe à Montpellier, dimanche prochain.

 

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

La semaine prochaine…

Le TOP 14 entre dans le dur !

Ils sont 46 à rejoindre Marcoussis cette semaine. Jouer contre les Blacks c'est comme partir à la guerre. Combien reviendront intacts dans leurs clubs ?

En attendant, ces derniers s'organisent et prient pour que les dégâts soient moindres lors des bombardements des visiteurs. Il va falloir se serrer la ceinture et réapprovisionner les effectifs. Mais la mobilisation n'est pas générale !

Agen, Brive, Oyonnax et Lyon surtout, jubilent car, en zone libre de toute sélection. Pau et Castres limitent la casse avec un ou deux réquisitionnés seulement.

Tandis que pour les autres, la guerre des doublons fait rage !

 

Au programme du TOP 14 à partir de samedi 4 novembre :

  • Toulouse – Bordeaux, à 14h45 (C+) : redistribution des cartes,
  • Lyon – La Rochelle, à 18h45 (r+) : l’aubaine du Lou,
  • Oyonnax – Castres, à 18h45 (r+) : relever la tête,
  • Racing 92 – Pau, à 18h45 (r+) : attention au piège,
  • Agen – Toulon, à 20h45 (C+) : une belle prise !

Puis dimanche 5 novembre :

  • Brive – Stade Français, à 12h30 (C+) : reconquérir son territoire,
  • Montpellier – Clermont, à 16h50 (C+) : 8 JIFF, 3 espoirs et 2 Crabos. Pas mieux !

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22 octobre 2017

Les brèves d'Ovalie - Edition n°280

Les Vito'Folies

CHAMPIONS CUP... 2ème journée                      La Rochelle – Ulster        41 – 17

Vito mène la danse, en embuscade...

L’autre festival de La Rochelle !

C’est un grand huit à lui tout seul, une de ces attractions qui donnent le frisson et le vertige, autant au public qu’à l’adversaire. Victor Vito.

À La Rochelle, le rugby est devenu un festival quasi chaque week-end autour de l’ancien international All-Black, meilleur joueur du TOP 14 de la saison dernière. Chacun de ses gestes, chacune de ses partitions encensent le stade Marcel-Deflandre...

sur des airs de jeu total qui font la part belle au rugby à la française.

« Ici, ici… c’est La Rochelle ! » Ce tube n’est pas loin de rentrer bientôt dans les Charts tellement l’Europe et les Irlando-britanniques (après le succès bonifié chez les Harlequins la semaine passée) sont en train de découvrir le phénomène du rugby rochelais emmené par son leader charismatique aux envolées époustouflantes.

Que dire de cette action de la 56ème minute lorsque Vito surgit dans les airs, se saisissant du ballon d’une main, tel un globetrotter de Harlem, lançant Jordaan jusque dans l’en-but. L’essai sera justement refusé pour un pied en touche…

Mais quel spectacle à couper le souffle !

Au départ, tout semblait équilibré, sur le papier, comme sur le terrain. Les Ulstermen démarraient en trombe mais les locaux leur coupaient l’herbe sous le pied, contre le cours du jeu. Troisième minute, une interception de Botia suffit pour laisser filer Sinzelle comme un avion à l’essai, sur une passe de Lamb bien ajustée.

La réaction irlandaise ne se fit pas attendre. Cinq minutes plus tard, un joli travail des trois-quarts de l’ulster envoyait Lealifano égaliser sur une aile, l’ouvreur irlandais passant lui-même la transformation.

La première partie se jouait sur un tempo élevé, les deux équipes se rendant coup pour coup. Lamb, blessé, dut laisser sa place à Jordaan et le soin de buter à Balès, excellent dans l’exercice. À la pause, La Rochelle menait gentiment 13-10 avec une domination en mêlée quand l’Ulster gérait l’occupation.

Mais la seconde partie allait mettre en scène la star du festival, dans une ambiance électrique. Il aura suffi de dix minutes pour que Vito fasse trembler les tribunes en surgissant une première fois sur une relance de Lacroix. Doumayrou servait le néo-zélandais dans sa course pour le deuxième essai maison.

À partir de cet instant, il n’y avait plus qu’une seule équipe sur la scène emmenée par un gratteur de ballon ovale, aux mains géniales, tel Jimi Hendrix jouant dans toutes les positions.

Après l’essai refusé à Jordaan, malgré un geste extraordinaire, en seulement dix minutes, il allait offrir (plus ou moins directement) trois essais de concert, à Gourdon, Aguillon puis Eaton.

Un bonheur d’offensives... pour un bonus offensif !

L’essai de Bowe ne permettra pas aux Ulstermen de revenir sur un des bonus. Il concèderont logiquement leur première défaite dans cette compétition où ils faisaient figure de favoris, un statut réservé désormais à ces incroyables Rochelais dont chaque presttion force le respect.

Parce que les Maritimes n’ont pas fini de nous régaler, en coupe d’Europe comme en TOP 14.

 

En bref…

Dans la poule 1, en clôture de cette journée, les Wasps n’ont pas été en reste,  écrasant avec presque la même manière des Rochelais, les Harlequins (41-10).

Les Londoniens seront donc les prochains adversaires des Français dans une double confrontation intéressante en décembre.

Dans la poule 2, samedi après-midi, Clermont a payé cher sa victoire bonifiée sur Northampton (24-7). Fracture ouverte de la malléole pour Lopez, dès la 20ème minute qui a jeté un froid sur toute l’équipe, menant alors 7-0 (Essai de Lee). Complétement déstabilisée, elle reprendra les rênes du match juste avant la pause, grâce à un grand Parra à l’ouverture et un Cassang inspiré pour conclure, plutôt deux fois qu’une. Falgoux offrira l’essai du bonus comme une délivrance, à un quart d’heure du terme.

De leur côté, les Saracens ont eu énormément de mal à se défaire des Ospreys (36-34) à qui ils ont dû laisser les deux points de bonus dans un match serré à 9 essais. Les Gallois n’ont pas fini de jouer les trouble-fêtes entre Anglais et Clermontois dont le double affrontement de décembre promet encore du sang et des larmes.

Dans la poule 3, dimanche, Montpellier s’est fait surprendre à domicile par Exeter (24-27), une contre performance qui met les hommes de Cotter dans l’obligation de tout gagner jusqu’à la fin, malgré les deux points de bonus offensif et défensif. Les champions d’Angleterre ont su mettre de la vitesse pour contrer systématiquement les locaux et décrocher une victoire bonifiée sur le fil.

Dans l’autre rencontre, le Leinster a fait sereinement le plein à Glasgow (18-34) et pointe en tête du classement avec le maximum de points, deux longueurs devant les Anglais.

Dans la poule 4, samedi, le Racing 92 a résisté une heure avant de craquer face au Munster, à Thomond Park (14-7). Une heure à 0-0, c’est autant soporifique qu’une performance pour les Français qui ont eu un passage à vide, le temps d’encaisser deux essais. Heureusement Nakarawa, cinq minutes avant la fin, arrachait l’essai du bonus défensif.

De son côté, Castres a complètement sombré chez les Tigres du Leicester (54-29), malgré une belle réaction en seconde période dont le triplé de Smith offrait le bonus offensif aux Tarnais. Mais 7 essais encaissés tout de même !

Les Anglais et les Irlandais mènent la danse dans un groupe néanmoins très serré. Les deux équipes françaises ont encore leur mot à dire.

Dans la poule 5, samedi après-midi, Toulon s’est de nouveau fait très peur à Trévise l’emportant sur le gong d’un cheveu (29-30). Les équipes italiennes ce n’est plus ce que c’était ! Il va falloir prendre très au sérieux ces Trévisans qui avaient déjà donné du fil à retordre à Bath, vainqueur patient chez les Scarlets (13-18), grâce au pied de Priestland.

Les Varois n’ont même pas pu aller chercher le bonus offensif, bloqués à deux essais (Radradra et Tuisova), exactement comme les Anglais avec qui ils partagent logiquement la première place. Leur double confrontation de décembre sera déterminante pour sortir de la poule.

Tous les résultats officiels du week-end >> 

 

En ce qui concerne la Challenge Cupvous trouverez également tous les résultats sur le site officiel de l’EPCR.

Seul Pau confirme, Lyon se rattrape et Brive étrille Oyonnax comme il aimerait bien le refaire en TOP 14.

Pour Agen, Toulouse, Bordeaux, et surtout Paris, c'est juste pitoyable.

 

La semaine prochaine…

On passe à l'heure du TOP 14... avec des effectifs plus courts.

Il y aura eu de la casse durant cette quinzaine européenne, de la fatigue surtout, pour les équipes qui auront joué à fond chaque match.

Il se peut que d’autres, essentiellement en Challenge Cup, profitent de cette aubaine pour aligner leur équipe-type en meilleure forme.

Une 8ème journée à suivre de près.

 

Au programme, à partir de samedi 28 octobre :

  • Toulon – Brive, à 14h45 (C+) : attention aux apparences trompeuses,
  • Lyon – Oyonnax, à 18h (r+) : conforter le leadership,
  • Pau – Montpellier, à 18h (r+) : garder la dynamique européenne,
  • Racing 92 – Bordeaux, à 18h (r+) : retrouver ses marques,
  • Clermont – Stade Français, à 20h45 (C+ sport) : le grand retour de Fofana ?

Puis dimanche 29 octobre :

  • Castres – Agen, à 12h30 (C+ sport) : attention au changement d’heure,
  • La Rochelle – Toulouse, à 16h50 (C+) : « Déflandration » programmée.

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16 octobre 2017

Les brèves d'Ovalie - Edition n°279

Rien ne sert de courir...

CHAMPIONS CUP... 1ère journée                      Toulon – Scarlets        21 – 20

                                                         Ospreys – Clermont        21 – 26

Quand ça part trop vite...

Il faut arriver à 5 points !

Toulon et Clermont ont démarré trop bien et trop vite ce dimanche après-midi, chacun dans son match face à une équipe galloise.

Sans doute se sont-ils vu trop beaux après avoir croqué d’entrée leurs adversaires. Deux essais chacun, plein de culot et de brio, en moins d’un quart d’heure. Et puis plus rien.

Après l’euphorie, le désenchantement.

Les maladresses, l’indiscipline, un carton jaune, autant d’occasions données aux Gallois d’y croire et d’amorcer leur réveil, terrible, quand le jeu français s’endormait sur de maigres lauriers, à la merci, jusqu’à la dernière minute, d’un drop, d’une pénalité ou d’un essai pour tout perdre.

Et pourtant, ce premier quart d’heure augurait d’une belle victoire, bonifiée.

D’abord, à Mayol. Il faisait beau, comme un jour d’été.

Les journaux avaient été vite épluchés, prêts à s’envoler, tant le score enflait au fil des premières minutes. Escande interceptait subtilement une balle d’attaque des Scarlets pour filer à l’essai. Guirado l’imitait, dans la foulée, après un festival des trois-quarts relayé par un Tuisova étincelant. Quelques points au pied de Belleau et cela faisait 18-3 à la pause, accomplissant la moitié du boulot.

Deux heures plus tard, chez les Ospreys, l’entame des Clermontois nous offrait la même flamboyance. Raka, extraordinaire sur une course de cinquante mètres, résistait à tout plaquage et marquait avec force et brio. Puis ce fut au tour de Spedding de conclure une attaque magnifiquement orchestrée par une charnière Parra-Lopez synchronisée. Quelques points au pied de Parra assuraient aux Auvergnats un écart confortable à la mi-temps. 20-7, après l’essai de Webb qui augurait déjà de ce qui attendait les Auvergnats au retour des vestiaires. Comme à Mayol.

L’entame de la seconde période allait surprendre les Varois qui encaissaient coup sur coup, deux essais des Scarlets, le second par Halfpenny, ironie du sort, celui-là même congédié par Boudjellal en juin dernier (L’arrière gallois marquera 15 points et en vendangera 6 qui auraient pu changer l’issue de cette rencontre).

Les Ospreys, chez eux, inscrivaient également deux nouveaux essais à l’heure de jeu, revenant à deux points des Clermontois qui passèrent la deuxième période à défendre et à serrer les dents pour conserver une victoire qui ne tenait plus qu’à un petit fil à la fin.

Une ultime pénalité lointaine de Spedding donnait de l’air enfin aux Auvergnats et leur offrait leur première victoire à l’extérieur de la saison, et surtout chez ces diables de Gallois, une première historique.

Mais que ce fut douloureux et laborieux !

Comme à Mayol, la victoire est là, d’un cheveu, mais il y avait tellement la place pour tellement mieux. Si seulement Clermontois et Toulonnais avaient bien voulu maintenir leur niveau de jeu un peu plus qu’un quart d’heure.

 

En bref…

Dans la poule 1, samedi après-midi, à deux pas du mythique stade de Twickenham, au Stoop, La Rochelle aura marqué les esprits pour sa première dans la grande coupe d’Europe, en dominant les Harlequins avec la manière (34-27). Les Maritimes, bonus en poche avant l’heure de jeu (Forbes, Priso et doublé de Doumayrou) allaient obliger les Anglais à se rebeller jusqu’à la sirène pour arracher la pénalité du bonus défensif.

Vendredi soir, l’Ulster ne faisait pas mieux en recevant d’autres Rosbifs, ceux des Wasps, avec une victoire sans bonus (19-9) qui laissent le commandement aux Rochelais dans ce groupe.

Dans la poule 2, dimanche, pendant que Clermont se débattait chez les Ospreys, les Saracens étrillaient leurs compatriotes à Northampton (57-13). Le champion en titre annonçait la couleur. C’est lui le Boss jusqu’à preuve du contraire.

Les Auvergnats devront au moins faire aussi bien la semaine prochaine au Michelin contre ces Anglais humiliés, parce qu’il y a du rosbif encore plus indigeste à suivre en décembre, dans une double confrontation aux allures de finale.

Dans la poule 3, samedi, Montpellier n’a pas existé à Dublin face au Leinster (24-17), même si le point de bonus défensif a meilleur goût que le 57-3 encore en travers de la gorge de l’an passé. Heureusement qu’il y avait le puissant Nadolo pour concrétiser les offensives héraultaises. Pour le reste, les hommes de Cotter ont regardé leur hôte faire sa démonstration de force avec les quatre essais minimaux pour prendre la tête de la poule. Le MHR peut et doit mieux faire !

De leur côté, les Anglais de Exeter se contentaient d’une petite victoire sur les Écossaisde Glasgow, repartis fannis (24-15).

Dans la poule 4, samedi après-midi, à Colombes, le Racing 92 s’est rassuré face aux Tigres du  Leicester avec une courte victoire, mais ô combien importante (22-18), quand on sait le parcours catastrophique de la saison dernière. Un match rendu compliqué par un essai pris d’entrée, une réaction qui laissait espérer un match plutôt maitrisé. Mais la frustration au bout sera grande avec seulement 3 essais (Nakarawa, Roux et Thomas) et le bonus défensif laissé à l’adversaire. Un moindre mal puisque Le Racing se place en tête. Mais il a encore besoin de hausser son niveau. Vivement le retour de Carter.

Dimanche après-midi, au stade Pierre-Antoine (ou Fabre, si vous préférez), Castres n’a pas été verni face au Munster dans une course-poursuite qui s’est achevée par un score nul (17-17). Et pourtant, après que les deux équipes se sont rendues coup pour coup avec deux essais chacune (Ebersohn et Dumora pour le CO), Urdapiletta égalisait à l’heure de jeu et obtenait deux occasions de donner la victoire aux siens. Une pénalité et un drop manqués. Cher payé, quand on pense que l’arbitre n’avait pas pénalisé les Irlandais dans leur camp pour une faute grossière dans un ruck sur le porteur de balle. Scandaleux !

Dans la poule 5, samedi, Bath n’en menait pas large face à Trévise avec une victoire même pas bonifiée, à deux essais seulement (23-0). Pourtant les Italiens repartaient bredouille de leur déplacement avec la satisfaction d’avoir tenu bon longtemps.

Toulon partage donc la première place avec les Anglais et devra profiter de ce faux pas pour aller chercher, eux, un bonus offensif en Italie, la semaine prochaine.

Tous les résultats officiels du week-end >> 

 

En ce qui concerne la Challenge Cup, vous trouverez également tous les résultats sur le site officiel de l’EPCR.

Agen, Pau et Bordeaux régalent, Toulouse, Paris et Lyon déçoivent, Brive et Oyonnax n'y sont pas.

 

La semaine prochaine…

On prend les mêmes et on recommence !

Car cette première journée aura été très satisfaisante sur le plan comptable pour nos clubs français, avec quatre victoires (dont une bonifiée), un nul et une défaite avec le point de bonus.

Le second round sera décisif pour postuler aux premières places. Deux déplacements difficiles attendent les Racingmen et les Castrais, mais pour les autres, la victoire est obligatoire.

 

A suivre, dès samedi 21 octobre :

  • Clermont – Northampton, 16h15 (beIN) : sans pitié,
  • Trévise– Toulon, 16h15 (beIN) : le plein, s’il vous plaît !
  • Leicester– Castres, 18h30 (beIN) : par surprise,
  • Munster– Racing 92, 18h30 (beIN) : dures retrouvailles.

Puis, dimanche 22 octobre :

  • Montpellier – Exeter, 14h (beIN) : hausser le ton,
  • La Rochelle – Ulster, 16h15 (Fr2) : déjà en patron.

Tous les matches >>

 

S’agissant de la Challenge Cup et les 8 autres clubs du TOP 14, veuillez consulter le site officiel de l’EPCR qui vous en détaillera le programme.

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08 octobre 2017

Les brèves d'Ovalie - Edition n°278

WAiZEa... assistant de navigation

TOP 14... 7ème journée                       Stade Français – Montpellier        31 – 20

Waisea, le chemin le plus sûr vers l'en-but...

En route vers une victoire toute tracée.

Samedi après-midi, le leader est monté à Paris, comme tout provincial, avec son armada familiale, un programme, mais sans un GPS adapté.

Mal lui en a pris, à Jean-Bouin, embourbé dans le trafic parisien !

Comme un couillon, le MHR est entré dans l’enceinte parisienne avec sa Bugatti Veyron 16.4 Super Altrad, sans pouvoir avancer d’un mètre, complètement désorienté.

« La victoire, c’est par où ?

—   Hein ? Quoi ? La place des Victoires ou la rue de la Victoire ? Parce que ce n’est pas tout à fait la même chose. Mais dans les deux cas, ce n’est pas gagné. C’est au centre du camp parisien et avec la circulation autour des Grands Boulevards, il vous faudrait un GPS avec le trafic en temps réel. Vous en avez ? »

Pensez vous ! Les Montpelliérains n’avait que Cotter et son système de jeu embarqué pour tenter d’atteindre leur destination. Manque de pot, le stratège néo-zélandais était resté au pays pour raisons familiales.

Dès le premier arrêt de jeu, sur une mêlée, le XV héraultais se prenait une contravention pour mauvaise liaison. Plisson validait alors les trois premiers points. Égalisant par Pienaar après avoir retrouvé sa route, le jeu montpelliérain roulait toujours au pas, faisant ronfler son moteur surpuissant gavé par quatre turbocompresseurs sud-africains qui développent près de 1200ch (ch voulant signifier ici « chèques », je crois).

Le Stade Français, de son côté, en profitait pour accélérer, assisté par son application WAiZEa qui n'eut aucun mal à lui trouver le chemin le plus court vers l’en-but. Et par deux fois, en première période.

Le jeune demi de mêlée Coville, au volant de sa discrète cylindrée du TOP 14, silencieuse parce qu’électrique, n'eut qu’à suivre les instructions. 8ème minute :

« Prenez la première sortie en mêlée. Serrez la file de droite. Suivez l’avancée. Attention, essai imminent. Prenez à nouveau la sortie sur la droite. »

Et Arias, sur son aile, franchissait le premier rideau avant de resservir à l’intérieur le trois-quarts centre fidjien pour le premier essai parisien.

Quinze minutes plus tard. Coville récidivait avec son GPS fidjien :

« Prenez la première sortie en mêlée. Filez tout droit. Au rond-point de la défense montpelliéraine, tapez au petit coup de pied rasant.. à suivre, première sortie. »

Et à nouveau, Arias se saisissait du ballon cadeau pour mettre en orbite Waisea par un coup de pied par dessus la défense héraultaise, en panique. Macalou héritait du ballon et offrait à son centre qui naviguait sans problème derrière la ligne pour un doublé. WAiZEa c’est efficace, quand on vous disait !

De quoi énerver le chauffeur Bismarck Du plessis dans son XV de luxe et passer en force, en montant sur les trottoirs de la défense parisienne, avec un ballon porté par ses 1200ch…

Les Parisiens, réduits à 14, à cause du carton jaune de Macalou, allait encaisser un deuxième essai au retour des vestiaires par Nadolo qui faisait rugir son moteur en prenant une contre-allée, réservée à la défense. Mais les plots de celle-ci ne pouvaient résister à la puissance de cet autre fidjien.

Le MHR n’était alors plus qu’à trois points de la rue de la Victoire. Seulement, à trop forcer les règles de signalisation, les visiteurs se faisaient prendre par la patrouille pour une indiscipline répétée, surtout en mêlée. Plisson engrangeait les points et repoussait l’adversaire hors de la capitale.

À un quart d’heure de la fin, menant 26-20, Coville réglait la machine Waisea pour guider les siens. Avec presque le même itinéraire :

« Prenez la première sortie dans le ruck. Serrez la file de droite. Encore... »

Et Ensor était servi une première fois, avant de décaler Waisea qui, dans un tour de passe-passe en relais avec ses trois-quarts, 13-14-15, retrouvait l’arrière néo-zélandais pour le troisième essai maison.

Le MHR, complètement dépassé, à 14 à son tour, restait embourbé dans son jeu sans trouver d’issue pour revenir dans le match, laissant place à la victoire de Coville et des siens.

Le demi de mêlée de 19 ans, neveu du grand navigateur éponyme, aura bien tenu la barre de ce XV parisien, le vent en poupe depuis sa victoire à Pau, grâce surtout à un assistant hors pair…

Merci WAiZEa !

 

Les autres matches en bref...

Agen (13) – Lyon (1)                              6 – 25

Un Lou en voie d’apparition

Le retour du Lou en TOP 14 n’est pas pour arranger les affaires des éleveurs de rugby, victimes depuis le début de saison des saignées de ce prédateur sur leurs troupes. Six victoires en sept rencontres dont déjà trois à l’extérieur.

Agen, présent dans les hautes sphères depuis son premier titre en 1930, n’a pas échappé au massacre, dans sa bergerie, tout comme Paris et le Racing.

Ils n’ont rien pu faire, les Agenais, jusqu’à la dernière minute, ne serait-ce que pour sauver l’honneur ou enlever le bonus offensif aux Lyonnais. Ils étaient trop forts, trop rusés, trop bien organisés, avec une animation rodée de sa charnière Couilloud-Michalak, qui allie magnifiquement expérience et jeunesse.

Trois essais à rien et une place de leader, la vie est belle à Lyon.

 

Toulouse (3) – Clermont (9)                 28 – 18

Dupont et Dupont

Ce Toulouse-là n’en finit pas d’impressionner. Avec son trio magique DKR (voir n°275 précédent), il est redoutable. Et si à cela vous ajoutez un Huget avec des cannes implacables, il est tout simplement imbattable.

Même un champion inspiré en première période s’y est cassé les dents dimanche soir, en clôture de cette 7ème journée. Après avoir laissé l'occupation aux Clermontois en début de rencontre, c’est en contre que les Toulousains ont réagi, paradoxe d’une équipe conquérante, avec son duo de soirée, Huget à la course et Dupont à l’arrivée. Deux essais du demi de mêlée contre un seul pour son vis-à-vis, Parra, après une séquence de jeu magnifique des Auvergnats.

17-13 à la pause… le retour des vestiaires assommera définitvement les Jaunards, avec un essai de Holmes, suite à un coup de pied raté de Spedding. Le carton jaune de Yato n'arrangera rien, à l'image de l'indiscipline clermontoise qui n'y arrive décidément pas à l'extérieur. L'essai arrraché par Strettle, en fin de match, pansera tout juste une plaie ouverte d'un jeu incapable de passer la défense toulousaine, bien en place. Insuffisant pour ramener le moindre point d'Ernest-Wallon.

Inquiétant pour le déplacement chez les Ospreys, me direz-vous, mais rassurant vu le niveau de jeu proposé par les Toulousains... de très grande qualité.

 

La Rochelle (4) – Racing 92 (8)           16 – 9

Au ralenti

La Rochelle enchaine les victoires, oui. Mais cette dernière a été acquise laborieusement dans un match sans rythme. Un seul essai à se mettre sous la dent, signé Rattez. Les Maritimes nous avaient habitué à mieux.

Heureusement, je n’ai pas vu le match ;-)

 

Bordeaux (5) – Toulon (6)                     30 – 27

Quel revirement !

L’UBB s’est fait peur en première période. Bousculée en mêlée, menée d’entrée après l’essai de Tuisova, puis celui de Kruger, la réaction se fera par Dubié avant la pause, mais surtout par un jeu remis à l’endroit au retour des vestiaires.

Trois essais en dix minutes, les Toulonnais ne les ont pas vus revenir. Dubié, dans tous les coups, auteur d’un doublé et à l’origine du dernier essai conclu par Hickey, aura permis aux siens de refaire leur retard et d’assurer l’écart nécessaire pour l’emporter.

À Toulon, la charnière aura encore une fois manqué d’inspiration dans son animation, rendant trop de ballons dont ce dernier qui amènera l’essai de Hickey. Alors qu’il y avait sans doute mieux à faire en seconde période, pour une équipe de ce calibre, quand elle mène de dix points. Trop d’indiscipline et de relâchement chez les triples champions d'Europe, qui a tendance à jouer à réaction.

Pas de bon augure avant la réception des Scarlets, dimanche prochain. Avec ce point de bonus défensif Toulon reste néanmoins dans le TOP 6, trois longueurs derrière l’UBB.

 

Brive (14) – Castres (11)                        27 – 22

La Corrèze libérée !

On n’y croyait plus à cette première victoire, sauf les Coujoux. Ils l’auront enfin obtenue, après sept matches, cette même semaine où l’avenue JFK, à Brive, se faisait renommer Avenue Bernadette et Jacques Chirac.

Quel rapport ? Aucun, à priori. Juste qu’on ne soupçonne pas l’influence de l’ancien président sur ce département, quand on sait que le bus des joueurs a emprunté cette avenue pour se rendre à Amédée-Domenech.

Résultat, les Coujoux ont pris le match en main et ne l’ont plus lâché jusqu’à dix minutes de la fin, menant 27 à 12, jusqu’à ce que ce relâchement coupable fasse revenir les visiteurs et la peur de passer une nouvelle fois à côté.

Mais heureusement, le plus dur avait été fait avec ces deux essais et le pied impeccable de Marques qui est parvenu à faire oublier l’absence de Germain.

Un point de bonus défensif, acquis au bout du pied de Urdapiletta, permet à Castres de coller au peloton. Tandis que cette victoire redonne de l’air à Brive, plus qu’à deux longueurs du maintien.

 

Oyonnax (12) – Pau (7)                         16 – 19

Dur dur !

Il n’y a pas que le terrain synthétique de Charles-Mathon qui est dur à jouer, le sort de ce match l’a été aussi pour les Oyomen.

Dominateurs en conquête et appliqués en première période, ils mènent logiquement à la pause après l’essai de McDonald (13-6). Seulement le retour des vestiaires est à l’avantage des visiteurs palois, qui par le pied de Taylor reviennent et surtout passent devant grâce à l’essai de Foley.

Trois points séparent les deux équipes à une minute du coup de la sirène, quand Oyonnax obtient une pénalité qui aurait pu leur donner le match nul. Mais seule la victoire est belle et Botica choisit la pénal-touche. Erreur, celle-ci est complètement manquée, à l’image d’une victoire qui n’aurait pas dû échapper aux Oyomen.

Ce point de bonus défensif leur permet néanmoins de rester hors de la zone relégable, mais pour combien de temps ?

 

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

Les résultats du IV Nations... 6ème journée.

Afrique du Sud – Nouvelle-Zélande            24 – 25

Argentine – Australie                                   20 – 37

Six sur six !

Cette dernière journée aura confirmé la suprématie du rugby des All-Black sur la planète et la descente aux enfers des Pumas, au jeu trop maigre pour une compétition deux tailles au dessus.

Six sur six pour chacun. Le premier en autant de victoires, le second en autant de défaites.

Une dernière journée qui aura vu les Springboks échouer à un petit point de la deuxième place que les Wallabies n’ont pas eu de mal à récupérer en s’imposant largement en Argentine, bonus offensif à la clé.

La Nouvelle-Zélande remporte son 15ème titre, sans grande surprise finalement, plutôt décevant même… à croire que dans l’hémisphère sud, à part les All-Blacks, circulez y a plus rien à voir.

C’est bien ce qu’on va voir en novembre au Stade de France…

 

La semaine prochaine…

La Coupe d’Europe fait son entrée !

Une première quinzaine européenne qui va donner le ton à nos cadors français dans des premiers duels qui risquent de laisser des traces pour la journée suivante.

Le CO jouera-t-il cette carte à fond ? On peut en douter. Pour les autres, la victoire est impérative, sauf pour Montpellier dont le déplacement est plus compliqué.

 

Côté Champions Cup, ça commence samedi 14 octobre :

  • Leinster – Montpellier, 14h (beIN) : un duel de choc,
  • Racing 92 – Leicester, 16h15 (beIN) : oublier la saison passée,
  • Harlequins – La Rochelle, 18h30 (beIN) : un crunch qui promet.

Puis dimanche 16 octobre :

  • Castres – Munster, 14h (beIN) : c’est sérieux ?
  • Toulon – Scarlets, 16h15 (Fr2) : un bon premier test,
  • Ospreys – Clermont, 18h30 (beIN) : prendre les devants.

Tous les matches >>

 

En ce qui concerne la petite compétition de la Challenge Cup qui concerne les 8 autres clubs du TOP 14, je vous invite à consulter le site officiel de l’EPCR qui vous en détaillera le programme.

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01 octobre 2017

Les brèves d'Ovalie - Edition n°277

Le Lou, le renard et... la boulette !

TOP 14... 6ème journée                       Racing 92 – Lyon        17 – 20

Fred Michalak, chef d'orchestre lyonnais

Le talent de Michalak a passé dans le pré…

Première mi-temps, l’Racing gérait

Il attend le Lou et le renard chantait

Il attend le Lou, le renard et la boulette

Il attend le Lou et le renard chantait

Première mi-temps, samedi soir à Colombes, le Racing démarrait en trombe.

À peine huit minutes de jeu, alors qu’Iribaren avait donné les premiers points au pied, le renard des déserts (dans les défenses adverses), Imhoff, lançait une contre-attaque de près de 80 mètres que Lauret allait conclure dans l’en-but lyonnais après une belle séquence de jeu au large des trois-quarts franciliens. Le Racing menait 10 à rien. Et le public chantait !

Seulement vingt minutes plus tard, c’était la boulette !

La tête ailleurs, dans ses propres 22, Nakarawa offrait une passe téléphonée à Palisson qui interceptait l’appel pour aller marquer direct entre les perches. Cadeau !

Entre temps Michalak avait assuré le show de toute sa classe, ainsi que de son coup de pied qui permettait à la transformation de Couilloud d’obtenir légalisation avant que le Lou ne passe devant à la pause (10-13) grâce à une pénalité de plus de l’ouvreur lyonnais, incontestablement l’homme du match… et de la seconde période.

Deuxième mi-temps, il a brillé

Le talent de Michalak a passé dans le pré

Le talent de Michalak et son petit poulain

a passé dans le pré et engrangé les points

L'hiver viendra les gars, l'hiver viendra

Le talent de Michalak, le Lou haut hissera

Une entame de seconde période catastrophique attendait les Franciliens. Arnold héritait d’une passe intérieure au cordeau de Michalak pour le second essai lyonnais qui mettait un coup sur la tête au Racing, à défaut d’un toit, celui de l’U Arena qu’ils ne verront finalement qu’en décembre, après les Rolling Stones et le XV de France (contre le Japon).

Menés 10-20, les Racingmen ne baissaient pas les bras et allaient s’en remettre à la filouterie de son renard des déserts qui initiait une nouvelle relance d’envergure qu’il conclura lui même par la ruse en prenant volontairement l’intervalle dans la zone arbitre pour piéger la défense adverse, gênée par l’écran de monsieur Brousset.

C’est vilain, mais c’est malin !

Trois petits points à remonter en un quart d’heure, ça ne semblait pas la mer à boire pour des anciens champions de France, surtout quand le Lou s’est retrouvé en infériorité numérique pour les huit dernières minutes.

Et pourtant, les Franciliens ont bu un océan de maladresses et d’occasions manquées, jusqu’à la sirène, grâce à une défense exemplaire des Lyonnais qui ont tenu bon et n’ont pas volé cette deuxième victoire à l’extérieur, encore en terre parisienne.

Un gros coup dur pour le Racing qui tombe de haut et se retrouve hors du TOP 6.

Bravo au p’tit Lou ! Six premières journées qui confirment qu’il n’est pas à la seconde place par hasard. Il y a du talent dans les rangs de l’effectif de Mignoni, ne serait-ce que par sa charnière extraordinaire, Couilloud-Michalak.

Sans oublier Beauxis, Palisson, Arnold, Armitage, Fearns, Gill… que des seconds couteaux quand ils jouaient ailleurs et qui ont aiguisé leurs talents dans ce groupe, armé pour croquer n’importe qui, n’importe où.

Et dire que Mignoni samedi soir à Colombes avait fait tourner son équipe !

L'hiver viendra les gars, l'hiver viendra

Le talent de Michalak, le Lou haut hissera

 

Les autres matches en bref...

Montpellier (1) – Brive (14)                   54 – 10

Le  grand écart

Huit essais contre un. Ce dernier acquis en fin de rencontre par les Coujoux, déjà la tête au fond du seau. Peut-on parler d’un match de rugby ?

Les vingt premières minutes, peut-être. Après, il n’y a eu plus qu’une équipe sur le terrain et un punching-ball en face. Le leader tient bon, à deux points de son nouveau dauphin rhodanien.

Pauvres brivistes qui enchainent leur sixième défaite en six matches. Quand va s’arrêter ce calvaire ? La réception de Castres avant la quinzaine européenne a déjà un air d’état d’urgence.

 

Toulouse (3) – Agen (13)                       30 – 10

Promenade en bord de Garonne

Le derby garonnais n’aura pas offert un grand spectacle à Ernest-Wallon.

Il a fallu attendre l’entrée du jeune Romain N’Tamack, en place de Doussain, juste avant la pause, pour voir enfin un essai toulousain. Sur sa première action, l’ouvreur prometteur, déjà dans la liste élite du groupe France, attaquait la ligne et permettait au jeu de repartir vers Bezy qui croisait avec Fickou pour s’infiltrer dans l’en-but.

Les Agenais ont défendu comme ils en ont l’habitude sans jamais rien lâcher, ce qui a posé d’énormes problèmes à l’attaque toulousaine, marquant par deux fois, après l’heure de jeu, par Madaule puis l’incontournable Kolbe.

Insuffisant pour obtenir le bonus offensif puisqu’entre temps le SUA avait obtenu son essai, par Tufele, après avoir pilonné la défense locale, à la sueur de son front offensif.

Décidément, le Stade Toulousain joue vraiment plus vite avec Dupont à la mêlée, ça ne fait aucun doute, sans vouloir accabler le pauvre Bezy qui a fait son match.

 

Toulon (4) – La Rochelle (5)                  26 – 20

Après le beau temps, la tempête

Les Toulonnais ont cru qu’ils allaient passer un samedi après-midi ensoleillé quand ils ont vu, dès les premières minutes, Bastareaud faire une passe décisive vers Bonneval pour le premier essai du match.

Ce Toulon-là avait de quoi séduire en première période le public de Mayol, maitrisant son rugby dans tous les secteurs, face à des Rochelais curieusement à côté de leurs pompes. L’essai de pénalité de la 26ème minute, agrémenté d’un carton jaune contre Atonio, avait de quoi donner des ailes aux locaux et se voir déjà avec un joli bonus en fin de rencontre.

Belleau y allait même de sa classe et de sa réussite pour emballer le score dans un paquet de points cadeau. 23-6 à la 50ème minute.

Mais c’était sans compter le retour du jeu des Maritimes, comme un gros nuage au loin qui avance à la vitesse de l’éclair. Vito, puis James allaient donner des sueurs froides aux Varois qui se faisaient doucher sans avoir pensé à prendre un parapluie en défense.

Heureusement que Monsieur Poite était d’humeur au ralenti pour ne pas voir que Les Rochelais jouaient plus vite et que les locaux étaient à la ramasse, à la limite des fautes, dans les rucks. Parce que sinon, les trois points d’écart qui séparaient les deux équipes auraient pu être facilement rattrapés par les visiteurs plutôt que Belleau redonne de l’air aux siens.  

Toulon a eu chaud aux fesses mais La Rochelle n’a qu’en s’en prendre à elle-même, pour n’avoir joué que trente minutes. Elle repart logiquement sans le moindre point, ce qui permet au RCT de revenir à sa hauteur.

 

Oyonnax (12) – Bordeaux (6)                9 – 39

Y avait pas photo !

Bordeaux est l’autre belle surprise de ce début de saison. Après son carton face au leader la semaine dernière, l’UBB s’est payée le luxe de récidiver sur la pelouse synthétique de Charles-Mathon,réputée difficile pour les équipes joueuses.

Les Béglo-Bordelais n’ont pas fait dans la demi-mesure, dominateur tout du long, c’est toutefois après le carton rouge de Vau pour un plaquage cathédrale sur Tauleigne qu’ils ont enfoncé le clou et inscrit quatre des cinq essais de leur victoire.

Les Oyomen n’avaient que le pied de Botica pour leur répondre, c’est à dire un coup de pied dans l’eau. Comme les Agenais et les Brivistes, ils vont dorénavant se tourner vers le maintien, pour un long moment sans doute.

 

Pau (8) – Stade Français (11)                23 – 25

Impossible n’est pas Stade Français

Ils sont allés la chercher cette victoire, les Parisiens, au stade du Hameau. Après la nouvelle désillusion à Jean-Bouin, personne ne donnait cher de leur peau.

Pourtant les Palois n’ont jamais réussi à prendre en mains leur match, surpris à chaque  fois par l’opportunisme de ces imprévisibles visiteurs. Un premier essai de Connor (18è) obligeait les locaux à réagir par Slade (34è), un autre de Waisea (48è) appelait la réponse de Mackintosh (50è).

Quand celui de Macalou (68è) les laissait sans jambes et sans munitions dans les dix dernières minutes pour faire la différence. Deux points qui resteront en travers de la gorge de la Section qui n’aura pas su accélérer quand il fallait pour s’éviter cette défaite à un point de bonus défensif.

Une belle opération pour Paris qui s’éloigne enfin de la zone relégable.

 

Castres (10) – Clermont (9)                   29 – 23

Petit champion

Le CO n’a pas eu à forcer son talent pour prendre les devants dans une première période à sens unique. Et ils étaient où les Jaunards à Pierre-Antoine ?

La traversée en solitaire de Betham pour inscrire un essai de révolte après la pause ne suffira pas à masquer les lacunes et l’indiscipline récurrentes des Clermontois dès qu’ils jouent hors de leur base, avec une formation recomposée.

Castres a montré de belles choses pour se racheter d’un début de saison catastrophique. Deux essais construits en début de rencontre (Jenneker, 7è et Vaipulu, 14è), un engagement total et un pied de Urdapiletta enfin réglé comme une horloge auront permis aux locaux de tenir leur victoire de bout en bout.

Le second essai du réveil tardif auvergnat après la sirène ne permettra pas aux hommes d’Azéma de repartir avec le moindre point. Inquiétant ? Sans doute que non, mais navrant une fois de plus, oui.

 

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

Les résultats du IV Nations... 5ème journée.

Afrique du Sud – Australie              27 – 27

Argentine – Nouvelle-Zélande         10 – 36

Incroyablement neutralisés

Les Springboks et les Wallabies se sont à nouveau quittés sur un match nul, comme à l’aller, avec une répartition parfaite des points, 3 essais et 2 pénalités de chaque côté, Jantijes manquant celle de la gagne sur la sirène.

Une neutralisation qui sacre les All-Blacks avant même de jouer leur rencontre face aux Pumas. Pour autant les Néo-Zélandais n’ont pas fait dans la dentelle à Buenos Aires, inscrivant 5 essais dont les quatre du bonus dès la première période, les Argentins n’ayant rivalisé qu’avec une réalisation de Leguizamon.

Pour autant, la seconde place reste à valider pour les Sud-Africains qui recevront les éternels champions alors que les Australiens se déplaceront chez des Pumas en quête d’une première victoire. Trois points seulement séparent ces deux potentiels dauphins au classement.

 

La semaine prochaine…

Dernières avant l’Europe !

Que ce soit le TOP 14 ou le IV Nations, les deux compétitions jouent une dernière journée avant de laisser la place à la quinzaine européenne tant attendue.

Seulement les clubs français n’auront guère le luxe de faire une impasse pour préparer cette échéance, à part le MHR. 

Au programme du TOP 14 à partir de samedi 7 octobre :

  • Stade Français – Montpellier, à 14h45 (C+) : reconquérir Jean-Bouin,
  • Bordeaux – Toulon, à 16h45 (r+) : profiter du turn-over varois,
  • Brive – Castres, à 18h45 (r+) : maintenant ou jamais,
  • Oyonnax – Pau, à 18h45 (r+) : à leur portée,
  • Agen – Lyon, à 20h45 (C+ sport) : mefia te !

Puis dimanche 8 octobre :

  • La Rochelle – Racing 92, à 16h50 (C+) : orgueils blessés,
  • Toulouse – Clermont, à 21h (C+) : match amical.

 

Au programme du IV Nations, 6ème et dernière journée, samedi 7 octobre :

  • Afrique du Sud – Nouvelle-Zélande, 17h05 : pour marquer les esprits.
  • Argentine – Australie, 0h30 (dimanche) : toujours pour l’honneur.

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24 septembre 2017

Les brèves d'Ovalie - Edition n°276

Comme un hic... hé !

TOP 14... 5ème journée                       Bordeaux – Montpellier        47 – 17

Simon Hickey conclut son festival

Le leader est tombé sur un os.

Et c’était celui du pied de Simon Hickey, l’ouvreur bordelais, l'artisan de la large victoire de l’UBB, avec 27 points et l’essai du bonus offensif à la clé.

Rien que ça !

À Chaban-Delmas, au sein du vignoble bordelais, le leader héraultais a bu la défaite, tout comme Clermont et Paris avant lui. Mais cette fois, le MHR n’a pas dégusté qu’un peu, il a trinqué jusqu’à la lie ce cru bordelais, bien trop rare ce début de saison pour ne pas se laisser aller sans modération.

Une belle cuite qui nous rappelle tout simplement que l’ogre montpelliérain, dès qu’il ne joue pas Agen, ne tient pas plus la route dans ce championnat que ses principaux concurrents. Il a même montré de grosses lacunes dans l’art du lever de coude, en mêlée comme en « off-load », plus apte à raffuter son ad’verre’saire. Seulement, pris par la patrouille, le XV de Cotter allait finir la partie à quatorze après l’heure de jeu, Mikautadze récoltant un carton rouge. (Attention, pas un carton de rouge, oubliez la métaphore, on parle rugby sérieusement ici)

Les locaux se sont mis d’entrée au volant de la rencontre et ont démarré pied au plancher en inscrivant un premier essai par Goujon, après un travail au ras de son pack, une manière pour l’UBB de mettre à l’aise son hôte.

« Dégustez comme vous voulez, c’est moi qui conduis ! »

Pas encore altéré par les effluves offensifs bordelais, le jeu montpelliérain a répondu cinq minutes plus tard, tout en maitrise, pour une égalisation de Nagusa qui augurait un beau spectacle en perspective.

Mais la perspective a vite penché du côté des hommes de Brunel, les Montpelliérains ayant un peu chargé sur les doses de leurs mauls stériles. Les Bordelais n’avaient plus qu’à rouler dessus avec Hickey au volant.

Trois essais en un rien de mi-temps.

Une longue sautée de l’ouvreur néo-zélandais pour Edwards sur son aile à la 13ème minute, aussitôt suivi par une prise d’intervalle de Barraque, entrainant avec lui deux défenseurs jusqu’à l’en-but, avant que Naqalevu ne décroche le bonus offensif juste avant la pause, lancé comme un flèche entre les perches par Houston.

31-10, les Montpelliérains sont rentrés au vestiaire la tête dans le cul… qu’ils n’ont pas eu, à l’image de l’essai somptueux de Cruden refusé pour une passe titubant légèrement vers l’avant. Hic ! Il est costaud ce Bordeaux-là !

Au retour des vestiaires, le temps de dessoûler, le MHR est revenu très fort et a remis sur orbite son marqueur d’essai Nagusa pour un doublé. On a cru que le jeu de Cotter avait repris de sa force en mangeant un petit bout de terrain, mais c’était sans compter le carton de rouge… ah ! vous me faites écrire n’importe quoi. C’était sans compter le petit rouge de Mikautadze, sorti cul-sec par Monsieur Cardona, pour un lever de coude pas réglementaire dans la gueule du jeune Jalibert.

À partir de cet instant, les Montpelliérains se sont mis minable dans tous les secteurs de leur jeu, en coma technique, laissant Hickey les punir à coups de pied dans le but et surtout avec un cinquième essai personnel, synonyme de bonus offensif.

Papa Altrad en tribunes et prof Cotter, descendu en bord de touche, n'étaient pas du tout contents d’une telle déchéance de leur équipe, jusque-là première de la classe et irréprochable.

Côté bordelais, on a attendu le coup de sifflet final pour boire un coup et remercier l’homme du match, impeccable au volant de cette victoire bonifiée.

Hic hickey… hourra !

Si l’UBB se place aux portes du TOP 6, Montpellier garde néanmoins sa place de leader mais n’est plus qu’à un point d’un concurrent qui n’en finit pas d’impressionner.

 

Les autres matches en bref...

La Rochelle (2) – Oyonnax (11)              57 – 12

La grande marée

Il a fallu 11 minutes pour que la première vague, nommée Rattez, engloutisse les touristes d’Oyonnax venus à Marcel-Deflandre. Le temps de se débattre pour les Oyomen, trois minutes plus tard et même sortir la tête hors de l’eau en menant 7-5 après l’essai de Ma’Afu, que les vagues rochelaises suivantes pointaient déjà leurs lames aux noms de Amosa, Gourdon, Eaton, Jordan, Vito et Murimurivalu (2 fois).

Le deuxième essai des visiteurs sera aussi anecdotique qu’une bouteille à la mer après le naufrage du Titanic.

Tout simplement impressionnants ces Maritimes qui développent un jeu aussi flamboyant qu’efficace, avec les mêmes dégâts amers au score que lorsque le champion de France avait fait la traversée.

Encore une journée ou deux et La Rochelle prendra à nouveau les rênes de ce TOP 14, comme en début d’année.

 

Lyon (3) – Castres (10)                            31 – 12

Couillu ce Couilloud

Cela fait cinq journées que les Lyonnais jouent les trouble-fêtes. Ils n’ont pas attendu le carton d’invitation pour s’inviter sur le podium. C’est fait, et de quelle manière !

Une défense de fer et une attaque irrésistible, menée par une charnière bien rodée avec Beauxis, parfait au pied, et le jeune Couilloud, vraiment culotté dans le jeu et auteur de l’essai du bonus offensif au retour des vestiaires.

Match très curieux où tout s’est joué en première période, trois essais de Arnold, Ivaldi et Palisson, quand Castres n’inscrivait que ses points aux pieds de Kockott et Le Bourhis. Aucun point après l’essai de Couilloud à la 46ème. Le match s’est enlisé dans la gestion d’un côté et l’impuissance de l’autre.

Du souci à se faire pour le CO qui compte quatre défaites en cinq rencontres, avant de recevoir Clermont.

 

Brive (14) – Toulouse (4)                         19 – 22

Un point, de départ

Les Coujoux ne sont plus fannis et n’ont pas été loin samedi soir de décrocher les premiers points d’une victoire. Il s’en est fallu de peu qu’un ballon porté n’aille au bout avant de s’écrouler et que la mêlée suivante ne les pénalise pour une nouvelle défaite à Amédée-Domenech, mais bonifiée cette fois.

Un point qui fait du bien et qui récompense un autre visage montré par les Brivistes dans ce match même si les Toulousains ont fait la course en tête tout le long, en inscrivant trois essais (Guiraldini, 10è, Holmes, 34è et Médard, 54è).

Il faudra attendre les dix dernières minutes pour voir la réaction des locaux avec un essai sur un maul de Tadjer qui les ramène à trois points seulement.

Une dernière pénalité leur aurait assuré un match nul si elle avait été tapée, mais le caractère retrouvé des noir et blanc leur imposait la victoire. Ce sera pour la prochaine fois. Mais sans doute pas à l’Altrad Stadium, la semaine prochaine. Décidément les Coujoux n’ont pas de chance de se trouver sur la route de fauves blessés à chaque fois. Ça risque de faire mal à la tête.

 

Clermont (8) – Racing 92 (5)                  23 – 21

Raka et ses appuis

Sans Raka Clermont pouvait s’asseoir sur sa victoire, même étriquée face à un Racing qui avait senti qu’il y avait un coup à faire ici au Michelin.

Pourtant la suite devra se faire sans l’ailier fidjien, inarrêtable, avec ses appuis déroutants qui ont affolé la défense francilienne samedi, avant d’offrir sur un plateau le second essai à Abendanon juste avant la pause. Une entorse à la cheville qui s’ajoute à la blessure de Penaud à l’échauffement. Autant d’appuis qui vont manquer au champion en titre.

Le premier essai clermontois, dès la 6ème minute,  était aussi signé Raka sur un service millimétré au pied de Lopez. Le match ne pouvait pas mieux commencer. Mais les Racingmen n’étaient pas venu au Michelin pour compter les points. Vakatawa allait faire le show et Thomas conclure dès le quart d’heure de jeu.

Clermont sera à la peine tout le match, gâchant toutes ses munitions en tentant de battre un record d’en-avant (14). Les Jaunards seront en souffrance surtout en seconde période sans leur marqueur providentiel, Lopez minimisant la casse au pied.

Le Racing fera le jeu et obtiendra un essai de pénalité logique, en supériorité numérique, sans parvenir à décrocher une victoire qui n’aurait pas été volée. Il manquait juste cinq minutes de plus.

Merci Raka !

 

Stade Français (13) – Toulon (6)            15 – 19

Jean-Bouin se fait sonner les cloches

Tuisova et Isa auront été les artisans de la victoire toulonnaise à Paris qui n’aura pas vu la défaite venir avant d’entendre les cloches sonner à la 80ème minute.

Deux essais pour l’ailier varois et ce sauvetage illicite qui ne coûtera qu’un carton jaune et 3 points (au lieu de 7) pour un essai de pénalité évident. L’ailier dévie volontairement de la main une balle destinée à Parisse devant l’en-but varois.

L’essai de la gagne pour Isa, tout en force (ne me demandez pas d’apprécier ces raffuts coup de poing pour passer deux défenseurs et aplatir), juste à la dernière minute. Le troisième ligne toulonnais aura été de tous les « coups » de son équipe, avec une détermination qui a su tirer son équipe vers l’avant.

Un petit bémol avec la prestation moyenne de Belleau qui a laissé beaucoup de points au pied, mais un grand espoir avec le jeune Carbonel qui a pris sa place et contribué au dernier essai des Varois.

Quant aux Parisiens, le pied de Steyn ne pouvait suffire pour renverser de tels colosses même si on a bien cru que la victoire était à leur portée. Une saison qui s’annonce bien mal avec cette deuxième défaite (même bonifiée) à domicile.

 

Agen (12) – Pau (9)                                  14 – 20

À la peine…

Oui, ils me font de la peine ces Agenais, tant leur vaillance n’est pas assez récompensée, à l’image de cette dernière action qui a duré cinq minutes après le temps réglementaire pour tenter d’inscrire cet essai de la gagne.

Oui, mais la réalité c’est qu’il faudrait à chaque fois un coup du sort, comme contre le Racing, pour que la victoire sourit au promu pas assez armé dans ce championnat où la survie se joue chaque week-end.

Pourtant avec deux essais de part et d’autre, le match semblait cette fois équilibré. Mais que d’efforts pour arracher un point. J’ai bien peur que les victoires à Armandie se comptent sur les doigts d’une seule main.

Courage Agen !  

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

  

La semaine prochaine…

Cap sur l’Afrique du Sud !

Le IV Nations nous revient pour son dénouement avant même peut-être la dernière journée. Si les Springboks l’emportent face aux Australiens, on connaitra les dauphins des All-Blacks, sinon le suspense restera entier jusqu’à la fin.

Le TOP 14, lui, continue son bout de chemin de phase régulière pour une 6ème journée qui devrait aussi nous tenir en haleine, à trois semaines de la coupe d’Europe.

 

Au programme du TOP 14 à partir de samedi 30 septembre :

  • Toulon – La Rochelle, à 14h45 (C+) : un choc pour une place sur le podium,
  • Oyonnax – Bordeaux, à 18h (r+) : resserrer les rangs,
  • Pau – Stade Français, à 18h (r+) : réaction d’orgueil parisien ?
  • Toulouse – Agen, à 18h (r+) : le derby garonnais,
  • Racing 92 – Lyon, à 20h45 (C+ sport) : rends moi ma place !

Puis dimanche 1er octobre :

  • Montpellier – Brive, à 12h30 (C+ sport) : aïe !
  • Castres – Clermont, à 16h50 (C+) : besoin de certitudes.

 

Au programme du IV Nations, 5ème journée, samedi 30 septembre :

  • Afrique du Sud – Australie, 17h05 : pour la 2ème place.
  • Argentine – Nouvelle-Zélande, 0h30 (dimanche) : pour l’honneur.

Posté par NewZeland2011 à 23:20 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
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