L E S B R E V E S D O V A L I E . C O M - l'Hebdo du Rugby par Antonio -

21 mai 2017

Les brèves d'Ovalie - Edition n°266

Le retour du champion en Hérault

TOP 14... Barrages                                  Montpellier – Racing 92            13 – 22

Nakarawa, impérial au Racing

Bas les frasques !

Personne n’imaginait le tenant du titre de retour sur le terrain du sport tant les péripéties extra-sportives avaient pris le dessus en dehors cette saison (affaires des corticoïdes et de l'higénamine, fuite de Johan Goosen, arrestation en possession de cocaïne d'Ali Williams, contrôle d'alcoolémie positif de Carter, sans revenir sur la fusion avortée)

Personne n'attendait le Racing à ce niveau-là. Surtout pas les hommes de Jack White qui lui avaient infligé sur ce même terrain, le 22 avril dernier, l’humiliation de la saison (54-3).

Le coach sud-africain n’en revenait pas lui-même aux micros des médias :

« Le Racing 92 n'a pas joué de la même manière que lors du dernier match. Il a joué d'une manière plus directe alors que l'on ne s'y attendait pas. »

Samedi après-midi, le champion de France a donc mis un jeu direct en pleine poire du XV montpelliérain, un peu trop statique dans son camp et qui a dû mettre un genou à terre au bout d’un quart d’heure.

Nakarawa concluait logiquement une domination sans partage de ses coéquipiers dont les séquences offensives, initiées par un Rococoko étincelant, usaient la défense héraultaise depuis dix minutes. Un essai ayant même été refusé quelques instants avant pour une pointe de chaussure de Nyanga en touche. Mais cette fois c’était la bonne, suite à une touche, le seconde ligne francilien surgissait d’un maul pour trouver un intervalle jusqu’à l’en-but.

Piqués au vif, les locaux allaient réagir immédiatement. Nagusa jouait à son tour les feux follets sur son aile, poussant la défense du Racing à la faute. Quand la malice de Paillaugue œuvrait pour l’égalisation en solo, en jouant rapidement une pénalité à la main.

Le match était lancé, on allait se régaler !

Cinq minutes plus tard, alors que Chavancy éteignait les yeux de B. Du Plessis sur une charge, un petit coup de pied par dessus de Machenaud trouvait Nyanga à sa réception qui offrait une balle d’essai imparable à son ailier Teddy Thomas (remplaçant de Imhoff, blessé à la 8ème minute). Logique !

Carter transformait à nouveau et Montpellier repartait au combat.

Le jeu s’emballait jusqu’à la pause, pour notre plus grand plaisir, les Montpelliérains cherchaient l’essai dans les 22 des visiteurs, notamment par leur mêlée forte, plutôt que de taper les pénalités que leur offrait monsieur Poite. Mais avant la pause, Catrakilis, qui venait de remplacer Willie Du plessis (blessé), dut se résigner à prendre trois points pour recoller au score (10-14).

La seconde période fut de moins bonne qualité offensive, mais l’intensité et l’engagement, eux, restaient intacts. Les locaux furent les premiers à se lancer à l’assaut et réussirent à revenir à un point après une nouvelle pénalité de leur ouvreur (13-14).

À partir de l’heure de jeu, le coaching fut à l’avantage des Racingmen qui prirent le jeu à leur compte, les forces vives des Du Plessis étant largement empruntées et Nadolo ayant dû également quitter les siens. Son remplaçant Van Der Merwe manquait la seule occasion franche, sur un contre de 80 mètres, en commettant un en-avant au moment de filer à l’essai.

Jusqu’à cinq minutes du terme, le suspens resta entier, avec ce petit point d’écart, le Racing ne parvenant pas à concrétiser sa domination, butant sur une défense féroce. Il fallut une action énorme, conclue par le génial Rococoko, pour que les visiteurs se protègent d’un drop assassin de dernière minute. La transformation manquée de Carter obligea les Franciliens à garder la main sur le ballon.

Quand à la 78ème, un carton rouge pour le dernier des Du Plessis (je ne sais plus lequel) entérinait la défaite des locaux. Carter ajoutait trois points.

Le Champion avait bien caché son jeu, le 22 avril dernier, et même toute la saison. Le voilà qui retrouve désormais Clermont pour sa demie, comme l’an dernier.

Une revanche qui sent la poudre... en espérant qu’il reste des munitions dans le jeu clermontois.

 

Toulon – Castres                   26 – 22                  

Et âprès ?

Vendredi soir, le premier barrage a accouché de la victoire attendue des Varois. Pourtant elle n’avait rien d’évidente sur le terrain tant les Castrais avaient la place de tuer une bête qu’ils avaient blessée comme il fallait. Mais ça, c’était à l’heure de jeu.

Avant, c’était plutôt un leurre de jeu !

Place au combat âpre sans cervelles, un jeu d’autos tampons, à celui qui fait le plus de protocoles commotion. Agressivité et stupidité résumeraient assez bien la première période d’un match aux allures de catch que monsieur Ruiz n’a pas su contenir, y allant de ses décisions qui mettent tout le monde d’accord. « Il est nul cet arbitre ! »

Oui, mais c’est pas lui qui a commencé, aurais-je envie de dire.

Hormis l’essai de Delboulbès, couplé au pied indispensable de Halfpenny pour Toulon et celui de Urdapiletta pour Castres, il n’y a pas eu grand chose à se mettre sous la dent jusqu’à la mi-temps.

Au retour des vestiaires, les Tarnais ont affiché une autre envie et ont mis à mal la défense locale, jusqu’à obtenir justement un essai de pénalité, sur un en-avant volontaire de Mitchell pour sauver les siens.

Menant 13-19 et en supériorité numérique (15 contre 13, Gil et Mitchell sur la touche), les Castrais n’ont pas su mettre la main sur le ballon et acculer la bête blessée dans ses 22. Au contraire, ce sont eux qui se sont mis à subir la réaction des Varois, encaissant une pénalité puis un essai du même Halfpenny (23-19).

Incapable de remettre la main sur le ballon, le CO a laissé passé sa chance, le fauve toulonnais reprenant de sa force naturelle, avec son duo compresseur Nonu-Tuisova imposant.

Toulon a eu chaud mais n’a pas rassuré pour autant. Car son jeu a semblé bien limité et semble s’appuyer sur le pied de Halfpenny indispensable, qui a déjà déclaré forfait pour une éventuelle finale.

Alors il va falloir trouver d’autres solutions pour venir à bout de La Rochelle et espérer tenir entre les mains le Brennus.

 

Autre barrage … qualification Champions Cup

Stade Français – Cardiff                46 – 21             

Quel festival encore !

On ne change pas un scénario gagne. À Jean-Bouin, vendredi après-midi, Paris s’est fait peur avant de dérouler son rugby de la même hargne et de la même gagne que lors de leur finale européenne à Édimbourg.

En cinq minutes, les coéquipiers de Sergio Parisse ont pris deux essais pour être menés 3-14 et ont réagi aussitôt  par Waisea pour revenir à 10-14 à la pause.

Au retour des vestiaires, Paris accélère et repasse immédiatement devant après deux essais en force de Melikidze et Giovanni (24-14). Macalou, exceptionnellement trois-quarts aile, ajoutera son propre doublé à l’heure de jeu pour l’envol parisien (36-21).

Et puis il y a eu cette pépite de Parisse. Une interception dans ses 22 pour un coup de pied digne d’un grand demi d’ouverture qui ouvre la voie à Panis pour le sixième essai. Juste splendide !

Les cannes de Daguin concluront ce festival parisien avec une septième œuvre d’art, cinq jours après le tournoi de Sevens qui a dû les inspirer. À moins que ce ne soit plutôt l’actuel festival de Cannes ?

Quels acteurs tout de mêmes ces Stadistes depuis cette histoire de fusion, meilleur scénario sur la croisette du TOP 14.

Plus qu’une marche pour jouer la champions Cup la saison prochaine. Et ce sera à Northampton, vendredi prochain, les Anglais ayant éliminé (déjà chez eux) les Irlandais de Connacht (21-15).

  

La finale de PRO D2

Agen – Montauban             41 – 20             

Agen se régale

Les Lot-et-Garonnais sont de retour en TOP 14, une saison après. Ils ont disposé dimanche après-midi de la meilleure défense de PRO D2 en leur passant pas moins de cinq essais (Darbo, Murday, Paris, Nakosi et Fouyssac). Rien que ça.

Ils accompagneront les Oyomen, également de retour dans l’élite, décidément inséparables. Espérons que les Agenais sauront faire durer leur plaisir plus longtemps cette fois.

 

La semaine prochaine…

Deux demies au Vélodrome !

Le TOP 14 poursuit sa quête au Brennus avec deux demi-finales aux affiches alléchantes qui se dérouleront dans l’antre de Marseille.

À suivre dès le vendredi 26 mai :

  • La Rochelle – Toulon, à 21h (C+) 

Puis samedi 27 mai :

  • Clermont – Racing 92, à 18h (C+)

Posté par NewZeland2011 à 23:29 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,


14 mai 2017

Les brèves d'Ovalie - Edition n°265

Les dents de l'amer

CHAMPIONS CUP... Finale                       Clermont – Saracens            17 – 28

Les Sarries montrent les dents...

Cruel ?

Non, c’était juste monstrueux.

Quand certains serraient une nouvelle fois les dents après cette finale intense, ravalant l’amertume d’une troisième défaite devant une pinte de bière à peine entamée, telle la coupe restée pleine depuis trop longtemps, moi je me demandais juste devant la télé du pub, si on était sur BeIn Sport ou bien sur Nat Geo Wild, la chaine des documentaires animaliers.

Parce que c’était pas humain !

Les Saracens sont cette espèce de requin blanc, à la tunique tâchée du sang de leur proie, dont la vitesse d’attaque est plus furtive qu’un clin d’œil, surgissant par dessous un ruck ou derrière une mêlée. Les Sarries vous enserrent de leurs mâchoires Vunipolaires puissantes et ne vous lâchent pas jusqu’à ce que mort s’en suive.

C’est ce qui s’est passé, samedi après-midi à Édimbourg, dans cette finale sensationnelle, aussi éprouvante que terrifiante, et plein de suspense comme un bon film d’horreur à la Spielberg. Seulement, il s’agissait de la vraie vie d’un monstre sous-marin, au nom de Vunipola, qui allait piéger sa proie de façon effroyable.

Dès la première action du film documentaire, le ton était donné. Sur le coup d’envoi de Lopez, le requin Vunipola réceptionnait impeccablement le cuir et permettait à son demi de mêlée de renverser la pression sur Spedding, pauvre surfeur imprudent sur sa vague, qui allait concéder une première touche, comme un premier coup de dents qui aurait déjà pu être fatal.

Car sur le lancer de George, un premier lancement de jeu mettait Ashton en orbite pour le premier essai qu’on croyait imparable. C’était compter sans Abendanon, en patrouilleur de « Alerte à Murrayfield », pour sauver in-extrémis les siens dans cette première minute.

Mais le combat ne faisait que commencer, le monstre avait sa stratégie.

Épuiser sa proie blessée pour l’attaquer inlassablement durant plusieurs minutes. Seulement les Clermontois allaient se défendre, repoussant ce prédateur coûte que coûte, au prix d’efforts démesurés, sans voir quasiment la rive des 22 mètres adverses, pendant les vingt premières minutes.

Les quelques tentatives de relance de Spedding et Yato, très actifs, ressemblaient à des coups de pieds dans l’eau, insuffisants pour espérer se sauver.

Quand, à la 12ème minute, un coup de pied de Farrell, dans le dos de notre surfer épuisé, allait trouver Ashton pour la première morsure mortelle de la partie. L’ailier international anglais s’offrait alors le record de Vincent Clerc, avec son 37ème essai en coupe d’Europe. Farrell manquait la transformation qui trouvait le poteau. 

On aurait pu y voir un signe, d’autant que cinq minutes plus tard, il manquait à nouveau une pénalité, au coup de pied trop court. Mais que dalle !

À la 21ème minute, après des vagues hawaïennes qui déferlaient sur la défense clermontoise, à bout de force, le seconde ligne Kruis concluait le deuxième essai des Anglais. Avec la transformation, à 12-0, la mort de l’ASM semblait toute proche.

Elle allait sombrer d’une minute à l’autre. Que dalle !

Cinq minutes plus tard, les Jaune et Bleu allaient se révolter et intégrer enfin les 22 des Sarries, les poussant à la faute. Lopez choisissait la pénal-touche, contre l’avis du coach. Et en deux mouvements, cela allait payer. Un ballon porté d’abord, jusque dans l’en-but, offrait une nouvelle mêlée qui allait déboucher sur l’essai plein de détermination de Lamérat, après un petit coup de pied ingénieux de Lopez et un relais de Rougerie. Clermont revenait à cinq longueurs après la transformation de Parra.

Mais comme ce fut le cas à chaque fois que les Sarries étaient touchés, ils répondaient par de nouvelles vagues d’attaques encore plus fulgurantes dont les Jaunards allaient se sauver, plus par instinct que stratégie de défense, Parra et Yato se sacrifiant tour à tour, dans une fin de mi-temps des plus intenses.

Au retour des vestiaires, le mode opératoire du requin blanc reprenait comme en première période, en mettant la pression sur sa proie dès le coup d’envoi de Farrell. Mais l’ASM tenait bon, à l’image de Vahaamahina répondant à Itoje, les deux seconde-lignes impressionnants dans cette partie de chasse à l’homme.

Il s’en fallut de peu que les Auvergnats remettent la main sur ce match... 

après de nouvelles actions de grande classe et un drop de Lopez (à côté). Mais cela n’était qu’illusion et la sortie de Vahaamahina sur blessure marquera la fin de ce temps fort clermontois et le retour d’un pilonnage incessant des Sarries dans les 22 français.

Farrell creusait logiquement le score avec une nouvelle pénalité sous les poteaux, un moindre mal, vu les occasions. Mais l’ASM n’abdiquait, bien au contraire. Elle ne voulait pas mourir là, tant qu’elle respirait encore. Et sur une relance désespérée de Spedding, depuis sa ligne d’en-but, l’incroyable se produisit, le fabuleux même.

Un essai de 100 mètres conclu par Abendanon après les relais somptueux de Parra, Lopez, Lee et enfin Yato qui lançait parfaitement l’ailier anglais pour le deuxième essai clermontois. Parra transformait, la partie aussi, se transformait.

Ce match devenait complètement fou.

Mais la réalité était toute autre. Les Saracens tenaient la partie entre leurs mâchoires acérées. Et il lui suffit d’un nouveau coup de dents pour faire à nouveau vaciller sa proie dans ses 22, après un nouveau raid offensif. Farrell rajoutait trois points, patiemment, attendant que son adversaire s’épuise.

Mais Clermont se débattait toujours, et bien, évitant le pire. Quand à l’heure de jeu, Parra ramenait son équipe à nouveau à un petit point, telle une bouée à laquelle tous voulaient s’accrocher (17-18).

Le combat était féroce mais inégal. Il aurait fallu une aide divine pour faire basculer la rencontre. Mais Dieu était pris dans une commémoration d’un centenaire au Portugal.

Alors ce diable de Vunipola en profitait pour faire reculer de dix mètres chaque avancée clermontoise, jusqu’à obliger sa proie à lui céder le cuir pour mieux lui faire la peau.

Côté français, les organismes étaient touchés. Lee dut céder sa place, tout comme Parra et Spedding souffrant de crampes. Lopez perdait son sang froid sur une pénalité qui aurait pu les faire espérer un peu plus. Pour quel espoir ? Quelques minutes plus tôt, monsieur Owens, l'avait pris en pitié en ne lui infligeant pas de sanction sur un en-avant qu’il aurait vu volontaire dans d’autres circonstances.

Il avait déjà bien suffit du rouleau compresseur Vunipola pour porter le coup de grâce dans un ultime pilonnage, appuyé de l’infatigable Itoje. Une fois la bête à terre, Farrell avait sorti la balle pour ouvrir un intervalle à son arrière Goode qui n’avait plus qu’à transpercer la ligne française sans défense. Une dernière pénalité, à deux minutes du terme, achevait définitivement tout espoir de survie de la victime française, comme une dernière morsure qui crunchait sous la dent anglaise.

L’ASM est tombée, mais n’a jamais sombré. Comme elle n’a jamais pu installer son jeu dans cette rencontre, une fois les crocs des Sarries plantés dans sa chair.

C’est toute la force de cette équipe anglaise qui mérite amplement son titre.

C’est toute sa monstruosité, aussi, dans sa manière effroyable de tenir son adversaire à l’agonie pendant 80 minutes, jusqu’à sa mort. Mais Clermont n’a pas à rougir de cette défaite, car cette équipe a su se battre et tenir tête au monstre, et même par quelques belles étincelles, à se sublimer.

Une finale qui n’aura pas son étoile au Michelin, mais qui nous en aura mis plein les yeux.

Merci à tous les acteurs pour ce finale de très très haut niveau, dirigé par un Nigel Owens que j’ai trouvé très à la hauteur et que je veux saluer ici pour son centième match européen. Un niveau de jeu de Clermont qui devrait élever celui de sa demi-finale à Marseille s'il reste conscient de ce qu’il vient de réaliser. Chapeau !

Le Brennus pourrait alors être une belle et juste récompense.

 

L’autre finale... de Challenge Cup

Gloucester – Stade Français           17 – 25 

Premier titre européen pour Paris

Renversant !

Ils sont fous ces Parisiens. Qui les aurait vu une coupe entre les mains, il y a encore trois mois ?

Oui mais voilà, la fusion est passée par là. Que serait-il arrivé si Savare et Lorenzetti l’avaient annoncée en fin d’année dernière ? Personne ne le saura.

Tout ce que je sais c’est que ces Parisiens ne font rien comme les autres, jusqu’à cette finale. Partis tambour battant face à ces Anglais acculés dans leurs 22, les Stadistes français se faisaient surprendre sur une interception pour être menés 10-0 au bout d’un quart d’heure.

C’était juste ce qu’il leur fallait pour se relancer et égaliser à la pause après un essai du capitaine Parisse. Au retour des vestiaires, cette fois c’était Camara qui profitait d’une interception pour offrir sur un plateau l’essai de contre à Danty et mener enfin dans la partie. Mais les Parisiens n’allaient pas en rester là, après vingt minutes de combat défensif face aux ardeurs anglaises, ce fut au tour de Doumayrou de réaliser un exploit en transperçant seul la défense adverse et s’assurer presque déjà le titre à dix minutes de la fin.

L’essai de dernière minute de Moriarty n’y changera rien, c’est bien le Stade Français qui est sacré champion de la petite coupe d’Europe, son premier titre européen, qui sauve une saison bien mal engagée, mais qui surtout permet de faire rêver à son futur repreneur, allemand ou français (avec les anciens internationaux).

Mais qu’ils savent nous faire vibrer ces Parisiens, chaque fois qu’on ne les attend pas. Bravo !

 

Les demies de PRO D2...

Montauban – Mont-de-Marsan         24 – 13

Agen – Biarritz                                26 – 14

Une finale entre le deux receveurs, à suivre dimanche prochain (15h15) à Bordeaux, pour savoir qui suivra Oyonnax en TOP 14. Avantage aux Lot-et-Garonnais.

Quand la finale de Fédérale 1 a vu Nevers se hisser au niveau professionnel. Le club nivernais s’est défait facilement de Chambéry (35-9) et accompagnera Massy en PRO D2.

 

La semaine prochaine…

Le TOP 14 affiche des barrages aux faux airs de finales.

Après une saison plus que chaotique et un suspense incroyable lors de la dernière journée de la saison régulière, le champion de France a obtenu le droit de défendre son titre dans ce premier round des phases finales.

À l’Altrad Stadium, samedi après-midi, le public et les Montpelliérains sauront recevoir l’équipe la plus mal aimée de France, avec un autre duel en tribune entre présidents pro FFR et pro LNR. Pas sûr que la chance suffise, cette fois, aux Franciliens.

La veille, au Stade Mayol, la tâche sera rude pour le CO de créer l’exploit face à l’armada toulonnaise. Mais les hommes d’Urios n’ont peur de rien, emmenés par la fougue d’un gamin phénoménal comme Antoine Dupont.

À suivre dès le vendredi 19 mai :

  • Toulon – Castres, à 21h (C+)

Puis samedi 20 mai :

  • Montpellier – Racing 92, à 17h (C+) 

Posté par NewZeland2011 à 19:50 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , ,

10 mai 2017

Mondial 2019 - Tirage au sort

Franc'ement... chapeau, si tu t'en sors !

Une poule d'enfer pour le XV de France !

Ainsi en a décidé le sort, ce mercredi matin à Kyoto.

Nos Coqs ne pouvaient pas mieux tomber pour sublimer leur prochaine Coupe du monde !

Ne me parlez pas de poule de la mort, bien au contraire. Novès... ou Ibanez, selon l'humeur dérangée de notre président de fédé, aura l'occasion de démontrer aux yeux du monde que le French Flair n'est pas mort, justement.

Et qui mieux que les Pumas pour nous le faire renaitre de ses cendres, avec leur culot et leur grinta que rien ne peut arrêter, si ce n'est l'inspiration et le savoir-faire à la française ?

Et qui mieux que les Anglais pour le provoquer et l'élever à son plus haut rang par une légion de combattants de l'honneur et de l'ingéniosité dans un Crunch mémorable ?

Une poule d'enfer pour que le jeu se sublime, voilà ce que cette poule C !

Et quand on imagine que pourraient s'inviter des nations comme les Tonga ou les Samoa et le Canada ou les USA, alors on a hâte d'être à ce premier tour de chauffe qui nous laissera, quoi qu'il arrive, des étoiles plein les yeux avant de penser à en accrocher une première sur notre tunique.

Parce que nos Bleus seront en quarts, je vous le prédis,
propulsés par son French Flair retrouvé, et à la première place !

Oui, messieurs, Anglais et Argentins... démerdez-vous pour prendre le deuxième strapontin !

 

Et dans les autres poules ?

Tout reste ouvert !

Dans la poule A, l'Irlande part favori, certes, mais derrière, la seconde place sera très disputée entre l'Écosse, le pays hôte et même une nation probable comme la Roumanie.

Dans la poule B, l'issue ne semble faire aucun doute, tant il y a de classes d'écart entre les derniers tenants du titre de l'hémisphère sud et les autres.

Dans la poule D, enfin, comme une évidence les Fidji devraient retrouver les Gallois pour notre plus grand plaisir et la Géorgie devrait donner du fil à retordre aux deux favoris que sont les Wallabies et le XV du Poireau.

 

On pourrait imaginer cette simulation en fin de qualifiactions...

CDM 2019 Tirage 2

 

À suivre cet été notamment le duel entre le Canada et les USA pour le plaisir de s'inviter dans un jouissif combat de Coqs.

Tous sur les qualifications de cette Coupe du monde au Japon >>

 

Posté par NewZeland2011 à 11:08 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

07 mai 2017

Les brèves d'Ovalie - Edition n°264

Le Racing, le mal barré

TOP 14... 26ème journée                       Racing 92 – Bordeaux            22 – 20      
                                                              Montpellier – Stade Français        27 – 26

Les Bordelais au train du Racing !

Il est 22 heures… samedi soir.

Tout est encore possible, pour Bordeaux et Paris.

Car à Colombes, le Racing tremble. À l’image de Dulin qui se fait intercepter une passe adressée à son centre Chavancy. C’est Connor qui surgit et s’en va inscrire le deuxième essai pour les Bordelais qui mènent 20 à 3.

Le bordel est dans la maison francilienne !

Il reste 30 minutes à l'UBB pour réaliser l’impensable avant la rencontre. Aller chercher un bonus offensif chez le champion de France pour espérer une qualification miraculeuse en barrages.

Car une victoire bonifiée ne suffit pas au bonheur bordelais. Faut-il encore que Paris, Pau et Lyon perdent dans chacun de leurs déplacements, et sans bonus défensif pour les Parisiens. Alors, à égalité à 58 points, Bordeaux aurait l’avantage des points « terrain ».

À 22 heures, Lyon sombre déjà à Grenoble (39-7) quand Pau est à la peine à Toulon (22-5). Seul Paris pose problème. Il mène à l’Altrad Stadium (13-16), à la surprise générale, volant par la même occasion la sixième place au Racing.

Les Montpelliérains ont été cueillis à froid par un essai de Camara, dès la 4ème minute, avant d’égaliser juste avant la pause par l’inévitable Nadolo. Steyn redonnant l’avantage aux parisiens au retour des vestiaires par une nouvelle pénalité.

Il est 22 heures, il reste trente minutes à l’UBB pour aller chercher cet essai du bonus offensif, pendant que le MHR s’occupe déjà de sa remontée.

À 22h06, c’est comme si tous les Bordelais avaient les yeux rivés à l’Altrad Stadium. Van  Der Merwe, superbement servi par une passe au pied de Du Plessis, aplatit en coin. L’essai est transformé par Du Plessis, le MHR mène enfin (20-16), laissant toujours les Stadistes de Paris à la sixième place, grâce à leur bonus défensif.

À 22h06, au même instant, les Racingmen profitent de la déconcentration de leurs adversaires (ailleurs) pour insister au ras et marquer enfin leur premier essai par Nyanga. Dès lors, les visiteurs aquitains laisseront les locaux remettre la main sur le ballon et sur leur qualification. Et pourtant, ils mènent toujours, ces Bordelais (10-20).

À 22h12, il suffisait que cette transversale de Hickey tombe dans les bras de Ashley-Cooper et que l’ailier file tout droit dans l’en-but pour son doublé, comme en première période. Mais non. Tous les ballons semblent retomber désormais dans les mains du Racing qui se lance alors à la poursuite de son rival parisien.

Le derby se poursuit désormais à distance.

À 22h12, Morné Steyn manque l’occasion de revenir à un point des Montpelliérains. La pénalité passe à droite des poteaux.

À 22h16, le Racing profite d’un ballon porté pour inscrire enfin leur second essai par Nakarawa et reprendre leur sixième place après la transformation de Carter, grâce au bonus défensif (15-20).

À 22h19, Spies, au ras d’un maul, s’échappe et s’en va aplatir après une course de trente mètres. Du Plessis transforme et enlève le point de bonus défensif aux Parisiens (27-16).

À 22h21, Burden récupère une passe de Arias qui a échappé à la défense héraultaise sur le renvoi, et s’en va à nouveau réduire le score (27-21), Steyn laissant filer encore deux points précieux sur la transformation.

Au même instant, Carter y allait de son essai après une passe ajustée de Chat pour l’égalisation avant de passer devant après sa propre transformation (22-20).

À 22h27, à trois minutes du terme, Le Roux prend un carton jaune pour un énième plaquage haut et offre la pénalité de la gagne à Hickey. Seulement le coup de pied de l’ouvreur bordelais, à près de cinquante mètres, est trop court.

À 22h32, Waisea, sur une ultime action après le temps réglementaire, est décalé par Steyn et marque en coin pour revenir à un point de Montpellier. Steyn a la victoire au bout du pied. Mais rien n’y fait, la transformation d’une défaite en un exploit lui échappe à nouveau.

Quel dommage pour l’ouvreur parisien, grand artisan du jeu en mouvement derrière un pack bien plus fort que son vis-à-vis. Il condamne les siens mais sans regret puisque le coup de pied manqué de Hickey à Colombes les privait aussi des barrages qui sourient finalement au Racing.

Ni Bordeaux, ni Paris ne seront parvenus à lui barrer la route qui pourtant était toute tracée au club de Lorenzetti, avec une simple victoire qu’on voyait bien plus facile, pour le champion en titre qu'il est.

Mais rien ne semble joué, le Stade Français n’a pas dit son dernier mot.

Il se pourrait qu’il passe devant son éternel rival, dans la troisième mi-temps d'un derby interminable. Car le club parisien a porté plainte contre Montpellier qui a fait jouer son deuxième ligne Jacques Du Plessis alors qu’il avait reçu un troisième carton jaune la semaine passée, synonyme de suspension automatique.

Oui, mais le MHR avait l’aval de la LNR qui lui assurait que la suspension du joueur ne pouvait s’appliquer qu’après sa citation à comparaitre devant la commission de discipline, soit après le 17 mai.

Encore une partie de règlement qui s’adapte selon les circonstances. Rien pour arranger les affaires de Paul Goze à la tête de la ligue qui joue là encore sa tête sur un nouvel acte caractérisé d’incompétence.

Si Paris venait à être entendu, sa victoire sur tapis vert bouleverserait le classement. Puisqu’il obtiendrait 5 points au lieu de 1 et passerait ainsi devant le Racing.

Pas de quoi enchanter Lorenzetti. Une raison suffisante pour que la LNR ne donne pas suite à cette réclamation mercredi.

En attendant, c'est bien le Racing qui jouera son barrage à Montpellier, dans un énième duel entre Altrad et Lorenzetti, ou entre la FFR et la LNR, comme vous voulez.

L’autre barrage concernera Castres à Toulon.

 

Les autres matches en bref...

Brive (8) – Castres (5)                          33 – 27

Dupont et Dupont

On n’a vu que lui à Brive malgré la défaite des siens. Inscrivant deux essais en fin de première période pour répondre au doublé de Ribes et égaliser, il a remis à lui tout seul, comme un patron, son équipe dans le match.

Étincelant en seconde période jusqu’à son remplacement, son équipe passait devant avec un troisième essai de Agulla, bien servi par son remplaçant Dumora (23-27). Mais les Coujoux répondaient aussitôt sur un essai de pénalité accordé par monsieur Poite, les Castrais étant à la faute sur leur ligne d’en-but.

Germain aura le dernier mot dans ce match, corrigeant l’indiscipline tarnaise qui n’espérait plus rien dans ce championnat, puisque Toulon avait fait le nécessaire pour que ce soit Castres qui vienne chez lui pour le barrage, et non l’inverse.

 

Toulon (4) – Pau (9)                              32 – 12

Sans sourciller

Toulon n’en a pas fait des tonnes pour gagner ce match, ni aller chercher un bonus offensif qui ne leur apportait rien de plus que ce qu’il était venu chercher sur sa pelouse de Mayol : un barrage à domicile.

Dès la pause, la messe était dite. Halpenny, Chilachava et Guirado concrétisaient tour à tour une domination sans partage, Ratuvu sauvant l’honneur pour la Section.

En seconde période il ne se passera pas grand chose si ce n’est que l’essai de Qovu irritera les locaux qui s’en remettront à Mitchell pour un dernier essai à Mayol.

Les Palois finissent la saison bien pâles, sans leur maître à jouer. Ils auront pu rêver durant quelques belles semaines, et c’est déjà ça.

 

Grenoble (13) – Lyon (10)                       53 – 21

Des adieux en fanfare

Les Grenoblois ont régalé leur public pour leur dernière de la saison dans l’élite du rugby français, avant de retrouver la PRO D2.

La fête était à son comble avec pas moins de 7 essais quand, en face, les Lyonnais avaient curieusement mis au repos leurs cadres comme s’il y avait une 27ème journée à venir alors qu’ils avaient un coup à jouer pour se qualifier dans celle-ci, surtout quand on connaît son scénario.

Incompréhensible !

 

Clermont (2) – La rochelle (1)              30 – 26

Ensemble en demie !

Les Clermontois avaient à cœur de l’emporter face au leader pour le retrouver en demie, à Marseille.

C’est chose faite, en deux temps. Une première période toute à l’avantage des Jaunards avec un Penaud en feu, auteur d’un doublé, quand Vahaamahina y allait du sien pour un bonus offensif dès la pause (20-6).

En seconde période, la tendance allait s’inverser et les Rochelais compromettre les ambitions locales en revenant rapidement dans la partie, par Maurouard d’abord, puis Januarie, offrant cinq dernières minutes de tension au Michelin.

Mais l’essentiel est là, avec une victoire et une seconde demi-finale pour l’ASM qui peut désormais se tourner vers sa finale samedi prochain, à Édimbourg, histoire d’écrire… une belle page de son histoire.

 

Toulouse (12) – Bayonne (14)                 40 – 12

Adieu Titi, on t'aimait bien !

Ce n’était pas un match comme les autres. Et tous n’avaient d’yeux que pour lui, Thierry Dusautoir, capitaine emblématique du Stade Toulousain comme du XV de France, capitaine héroïque aussi d’une aventure imaginaire de mes « Bleus à la belle étoile », cette étoile qu’il n’aura jamais eu, son seul regret, nous dit-il. Pourtant, meilleur joueur du monde, en 2011, après cette coupe du monde qui aurait dû être notre, et donc la sienne.

Le match était anecdotique samedi soir et les Basques ont joué le jeu, participant au festival d’essais, 6 pour les coéquipiers de Titi, 2 pour eux.

Adieu Titi, respect au grand joueur que tu as été et au grand bonhomme que tu restes.

 

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >> 

 

Les demies de PRO D2...

Agen  – Biarritz    (dim 14 mai, 14h15)        

Montauban  Mont-de-Marsan   (sam 13 mai, 21h)    

Dimanche après-midi, un autre multiplex a délivré son verdict, celui de la dernière journée de la phase régulière de PRO D2. Qui allait rejoindre Oyonnax, champion officiel depuis la semaine dernière, en TOP 14 ?

Si Agen, Mont-de-Marsan et Montauban étaient sûrs de participer aux demi-finales, il leur restait à passer par une dernière victoire pour s'assurer de recevoir. Le dernier ticket, quant à lui, devait se départager entre Biarritz, qui se déplaçait à Mont-de-Marsan justement, Colomiers qui se déplaçait également à Agen et Perpignan qui recevait Béziers, sans pression.

Et c'est le BO qui aura réussi l'exploit d'aller battre les Landais chez eux (35-40) et décrochera cette dernière place en demi-finale. La large victoire bonifiée des Catalans (54-17) et le match nul héroïque des Columérins à Agen (13-13) n'auront servi à rien. Ils seront les perdants de ce dernier round, comme les Landais qui ont vu les Montalbanais leur passer devant après leur victoire écrasante contre les champions Oyomen (57-10). Ils devront se déplacer à Montauban, et non l'inverse, dès samedi prochain.

Quant à Albi, sa nouvelle victoire ne lui permettait pas de se sauver, déjà condamné avec Bourgoin à la relégation en Fédérale 1 depuis la semaine dernière.

Tous les résultats >>     

 

Du côté de la Fédérale 1... 

Chambéry a pris une sérieuse option dans sa finale aller d'accession à la PRO D2 face à Nevers (28-19) pour accompagner Massy.

 

La semaine prochaine…

Pour un double sacre européen ?

On veut y croire. Cela semble plus dur pour les Clermontois que les Parisiens. Mais les deux équipes ont les moyens de faire ce doublé français au nez et à la barbe de la presse anglaise, pour un double crunch historique dans l'antre de Murrayfield à Édimbourg.

À suivre  :

  • Stade Français – Gloucester, vendredi 12 mai à 21h (France 4).
  • Clermont – Saracens, samedi 13 mai à 18h (France 2).

Posté par NewZeland2011 à 17:23 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

01 mai 2017

Les brèves d'Ovalie - Edition n°263

À feu la fusion... et à sang !

TOP 14... 25ème journée                       Stade Français – Racing 92        27 – 23

Le Racing rattrapé par son meilleur ennemi !

Ennemis pour la vie…

S’il y en a qui en doutait encore, les Parisiens et les Racingmen ne sont pas et ne seront jamais d’un même clan et encore moins de la même famille.

Le derby de la capitale a tenu toutes ses promesses quand celles d’une fusion en catimini, de Savare et Lorenzetti, n’avaient pas dépasser les balbutiements d’une conférence de presse grotesque.

Dimanche après-midi, à Jean-Bouin, la tension était tout de suite palpable entre les joueurs, et les premiers coups ne tardèrent pas à l’être aussi, fusant de part et d’autre, comme dans une cour de récréation. Quand, juste avant la pause, survint la bagarre générale, dont Chavancy avait juré qu’elle n’aurait pas lieu, et dont il en sortira pourtant ensanglanté.

Papé, incontournable meneur de grève comme de troubles, coupable d'un

premier coup de poing sur son meilleur ennemi, sortira tout court, affublé d’un carton rouge à défaut d'un tapis rouge pour la dernière de sa carrière. Il sera accompagné de son sparring-partner sur le ring, Lauret, non moins coupable d’un upercut en retour.

La première période aura été le théâtre d’un derby comme on les aime, à feu et à sang, d’où les deux enfants terribles de la capitale se sépareront avec un score de parité et la même sanction, pour finir le match à 14. Car concernant le jeu, à proprement joué, jusqu’à la demi-heure, il a brillé par son absence et son incapacité à franchir les lignes, Plisson et Carter s’offrant tour à tour deux pénalités chacun (6-6).

Jusqu’à ce que Parisse intercepte un ballon du stratège néo-zélandais pour aller marquer le premier essai de la partie entre les perches (34è). Le match était lancé dans une bagarre sans merci dont Laulala aura le point final dans ce premier round, égalisant sur le fil avant de rejoindre le vestiaire, grâce à une percée de Chavancy et une belle chistéra de Carter, rattrapant son erreur (13-13).

L’entame du second acte, sous un déluge de cinéma, fut sensationnelle pour les Parisiens qui en cinq minutes étouffèrent leur adversaire par deux superbes essais coup sur coup. Camara, d’abord, pratiquement sur l’engagement, servi par Doumayrou, puis Danty, quatre minutes plus tard, après un petit par dessus pour lui-même. Fabuleux, les enfants de Jean-Bouin, formés au Stade, enterraient les espoirs de ceux qui pensaient les enterrer ou les manger tout cru (27-13).

Mais les visiteurs n’allaient pas en rester là.

Après avoir pris une douche froide, au sens propre comme au figuré, les coéquipiers de Carter allaient remettre la main sur le ballon, et s’en remettre à la puissance de Tameifuna pour inscrire leur second essai de la partie, en force (27-20).

Le dernier quart d’heure sera d’une intensité et d’un suspense haletant, notamment quand Carter assurait dans un premier temps le bonus défensif après une nouvelle pénalité (27-23), avant d’espérer mieux puisque son équipe dominait dans les dernières minutes. Finalement ce sera sur une ultime mêlée que monsieur Raynal délivrera les Parisiens, obtenant une pénalité après les cloches de Notre Dame. Alléluia ! Plisson tapait en touche, sans chercher à enlever le bonus défensif à son adversaire. Trop loin, certes… mais vraiment impossible ?

Incroyable Stade Français, qui revient de loin et se retrouve désormais aux portes du paradis, à hauteur de points de leur meilleur ennemi, pour un duel à distance la semaine prochaine dans la course à la sixième place. Compliqué, à Montpellier, quand le Racing recevra des Bordelais avec un maigre espoir de décrocher la 7ème place.

Compliqué, oui, mais impossible n’est pas Stade Français !

 

Les matches en bref...

La Rochelle (1) – Montpellier (3)          40 – 37

C’était moins une !

Incroyable scénario, dimanche midi à La Rochelle. Après avoir mené 40-16 et décroché le bonus offensif, les Maritimes sont complètement sortis du match, à tel point que s’ils étaient rentrés au vestiaire, ça n'aurait pu être pire. Les Rochelais ont pris la bagatelle de 3 essais en cinq minutes, regardant les Montpelliérains avaler leur retard comme des morts de faim.

Pourtant jusqu’à dix minutes de la fin, La Rochelle avait fait le plus dur, 4 essais contre un, déroulant ce jeu qui en avait fait un leader méritant depuis le début de l’année. Mais dès que le MHR s’est retrouvé à 14, les Maritimes se sont coupablement relâchés et ont limité la casse sur le fil, quand le cinquième essai de la victoire héraultaise était refusé par monsieur Poite. Ouf !

C’était moins une, donc. Mais l’essentiel est fait pour les Rochelais qui resteront premiers quoi qu’il arrive à Clermont la semaine prochaine, quand les Montpelliérains, eux, n’ont plus leur destin en mains pour reprendre cette deuxième place directement qualificative pour les demies aux Auvergnats, heureux à Gerland.

 

Lyon (9) – Clermont (2)                         20 – 23

Ici, c’est Montferrand… aussi !

À Gerland, Azéma a envoyé tous ceux qui n’étaient pas de la fête de la demie contre le Leinster, pour que les jeunots connaissent les mêmes sensations que leurs ainés. Car désormais, Gerland est devenu l’antre secondaire des Jaunards.

Il y avait pas moins de 9 espoirs clermontois sur la feuille de match quand les Lyonnais jouaient une place de barrage à leur portée. Mais Raka et Rado leur ont fait la misère dans un match très serré qui aura souri finalement aux visiteurs.

Menant à la pause (10-17), après un essai de part et d’autre (Fourie puis Raka), les Auvergnats ont su préserver leur avance jusqu’au bout par un Rado en réussite quand Fernandez ne l’était pas. Et même lorsque que Clément, à cinq minutes de la fin inscrivait le deuxième essai lyonnais, pour un bonus défensif bien maigre.

Car désormais, le LOU n’a plus son destin en mains et va dépendre des Franciliens et Parisiens pour valider un éventuel succès en Isère.

 

Castres (5) – Toulouse (12)                   52 – 7

Dans l’ombre de Dusautoir…

Il est temps de tourner la page à Toulouse, voire de fermer le livre et d’en ouvrir un nouveau pour écrire une nouvelle histoire.

Après le départ de Novès, et à l’instar de la retraite d’un des plus grands joueurs de son histoire, Thierry Dusautoir (Titi), le jeu toulousain a perdu son identité depuis bien longtemps.

À Pierre Antoine le CO n’en a fait qu’une bouchée, humiliant les Rouge et Noir complètement à côté de la plaque et certifiés de figurer à la première place non relégable, une première dans l’histoire de ce club mythique, habitué aux phases finales depuis qu’elles existent.

En espérant que cette claque d’une saison cauchemardesque réveillera ses instances pour renouveler staff et joueurs, ou tout du moins, réhausser niveau et ambitions.

Le CO, lui, est assuré de jouer les phases finales (sauf circonstances improbables), mais devra sans doute se déplacer sur la rade... sauf circonstances improbables sur la rade, justement.

 

Bordeaux (11) – Toulon (4)                    13 – 26

Plus qu’une marche…

Toulon a parfaitement accompli sa mission pour s’assurer un barrage à domicile, en allant s’imposer à Bordeaux. Très solides en défense et conquête, les Varois n’ont concédé qu’un seul essai à Buttin à la toute dernière minute alors que la victoire était déjà acquise.

Pour le reste, Guirado, en première période, puis Gil, en seconde, avaient trouvé la faille dans la défense girondine pour assurer une victoire bien maîtrisée.

Les Toulonnais sont bel et bien prêts pour ces phases finales. Reste à assurer face à Pau, à la maison samedi prochain.

 

Pau (8) – Brive (10)                                 32 – 27

Faibles espoirs…

Un match très ouvert et enlevé entre deux équipes joueuses et qui jouaient chacune une petite chance de se qualifier pour les barrages, ou tout du moins décrocher cette 7ème place qualificative pour d’autres barrages, européens ceux-là.

4 essais à 3, un doublé de Votu contre un de Lapeyre, les Palois ont eu le dernier mot et les Coujoux le point de bonus défensif.

Comme pour les Lyonnais, ces deux équipes n’ont pas leur destin entre les mains. Il s’agira d’aller chercher des points, à Toulon pour le premier et contre Castres pour le second, deux équipes qui jouent un barrage à domicile. Ça promet ! 

 

Bayonne (14) – Grenoble (13)                 43 – 35

Aupa Baiona !

On ne peut pas dire que dans ce match il y avait un véritable enjeu, en dehors de celui de faire plaisir à un public pas gâté cette saison à Jean-Dauger.

Et le public n’a pas été déçu, avec dix essais dans un match débridé et une victoire au bout de l’Aviron Bayonnais. Que demander de plus ?

Que la prochaine opposition entre ces deux équipes reléguées soient aussi plaisante et réussie.

Bon vent en PRO D2 !

 

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

La finale des filles (TOP 8) ... 

Lille Villeneuve-d’Ascq – Montpellier        11 – 17

Les Lilloises défendaient leur titre !

Des belles pour la belle !

À toi, à moi… un chassé-croisé s’est installé dans l’élite du rugby féminin entre les Héraultaises, déjà triple championnes de 2013 à 2015, et les Villeneuvoises, tenantes du titre.

Après une première finale remportée par les Montpelliéraines en 2015, les Lilloises ont coupé l’herbe sous le pied à leur suprématie l’an dernier. L’enjeu était clair samedi après-midi à Bègles, au Stade André Moga : qui allait gagner cette belle ?

Et la réponse ne s’est pas faite attendre. Si les Nordistes avaient la main sur le ballon en première période, concrétisant difficilement leur domination par deux pénalités de la star locale, Shannon Izar, les Héraultaises, elles, avaient le pragmatisme et l’efficacité, inscrivant un premier essai par Banet à la 17ème minute.

Menées d’un petit point (6-7), au retour des vestiaires, les Lilloises allaient multiplier les séquences offensives, de ballons portés en gestes empotés, elles allaient surtout gâcher de nombreuses munitions, comme en première, laissant même leur adversaire creuser l’écart par une pénalité de Peyronnet, avant de réagir par un essai d'Izar en coin (non transformé, 11-10).

Pour la première fois les Lilloises passaient devant mais ne tardaient pas à se faire surprendre par un débordement des trois-quarts montpelliéraines qui décalait Boujard pour le second essai (11-17). Jusqu’aux arrêts de jeu (2 minutes, temps fixe décidé par l’arbitre, comme au foot), dans une fin de match palpitante, les tenantes du titre allaient pousser et même passer la défense de Montpellier, à genou, sans jamais réussir le dernier geste, pour terminer sur un en-avant fatal de Tchouta, à l’image du match des Lilloises.

cliquez pour agrandir.

Les Montpelliéraines sont à nouveau sacrées pour la quatrième fois, comme la capitaine de l’équipe de France, Gaëlle Mignot qui avec un certain nombre de ses coéquipières internationales vont pouvoir se tourner vers la Coupe du Monde de Rugby qui se déroulera en Irlande cet été du 9 au 26 août.

Et comme cette finale, l'événement sera également retransmis sur France Télévisions. Merci à la chaine ! 

 

La semaine prochaine…

C’est l’heure de faire les comptes !

Alors, samedi prochain à la même heure (20h45), en multiplex sur Canal, ils compteront pour du beurre : notre leader rochelais, notre bonnet d’âne toulousain et nos deux relégués, basques et isérois.

Quand les autres compteront sur une victoire pour :

  • Assurer une deuxième place (les Clermontois)
  • Espérer une deuxième place (les Montpelliérains)
  • Assurer un barrage à domicile (les Toulonnais)
  • Espérer un barrage à domicile (les Castrais)
  • Assurer la sixième place (les Racingmen)
  • Espérer une sixième place (dans l’ordre les Parisiens, Palois, Lyonnais et Brivistes)
  • Espérer une septième place (les mêmes, avec les Bordelais en plus)

Autant dire que le suspense sera à son comble dans tous les stades ou devant votre téléviseur.

À ne manquer sous aucun prétexte, cette 26ème et dernière journée, samedi 6 mai (20h45, C+) :

  • Clermont – La Rochelle : on va s’arranger,
  • Montpellier – Stade Français : suite d’un derby, à distance,
  • Brive – Castres : on ne sait jamais,
  • Toulon – Pau : pour une avant-dernière à Mayol,
  • Racing 92 – Bordeaux : ne pas tout gâcher,
  • Grenoble – Lyon : à l’affût d’un double raté,
  • Toulouse – Bayonne : des adieux aux larmes.

Posté par NewZeland2011 à 14:41 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , ,


24 avril 2017

Les brèves d'Ovalie - Edition n°262

Impaire, passe et... gagne !

CHAMPIONS CUP... Demi-finales             Clermont – Leinster        27 – 22

Un drop jusqu'à Édimbourg pour Lopez !

Et de trois !

2013, 2015, 2017, Clermont est de nouveau au rendez-vous de sa finale européenne, pour un sacre qui pour l’heure reste un grand manque dans la vitrine de son palmarès. 

Avec deux Challenges Européens (1999 et 2007) pour trois finales jouées, l’ASM court toujours après le titre suprême dans la cour des Grands depuis son premier Brennus (2010).

Faites vos jeux, tout va bien... se passer !

C'est vrai que jusque là, au Casino européen, le club auvergnat n'a jamais été en veine. Plutôt des finales en vain, si vous en avez le souvenir. Car les années impaires, Clermont passe et... manque toujours le coche.

2010, quart de finale perdu au Leinster (29-28), d’un petit point avec près de 20 points de déchet de Broke James qui en restera marqué à jamais (aujourd'hui encore).

2012, demi-finale perdue face au Leinster (15-19) à Bordeaux, avec cet essai refusé à Fofana à deux doigts près (lire ici >>).

2013, première finale enfin, après avoir éliminé le Leinster en poule, puis le Munster en demie, pour échouer à Dublin contre Toulon (15-16), d’un petit point… Une balade à l’irlandaise qui a fini en drame (lire ici >>).

2014, défaite cuisante à Twickenham en demi-finale face aux Saracens (46-6), avec monsieur Owens au sifflet, une humiliation dure à digérer (lire ici >>).

2015, deuxième finale maudite contre Toulon pour la revanche à Twickenham, après avoir dominé les Saracens en poule et en demi-finale. Mais nouvelle désillusion (24-18) après avoir été dominé de long en large (lire ici >>).

2011 et 2016 auront été des années sans phase finale.

Voilà que trois semaines après avoir chassé les démons de sa bête noire toulonnaise, dimanche après-midi, Clermont est allé chercher sa troisième finale après avoir éliminé un redoutable adversaire, l’équipe dublinoise étant pour moi la favorite de cette compétition.

Et comment !

On est passé par toutes les émotions, avant ou après avoir voté pour la plupart des français. Pour ma part j’avais glissé le nom de Clermont dans l’urne, et dès 18 heures j’ai eu le résultat espéré, sans que les sondages n'aient eu à s’en mêler, ni les médias à le commenter la nuit durant.

Car oui, c’était du grand Clermont...

Avec une première période enthousiasmante, une entame parfaite et des actions de jeu flamboyantes. Dès la quatrième minute, Yato concrétisait le premier essai après un petit par dessus de Strettle, fabuleux dans cette demie, qui y allait, dans une deuxième salve, dix minutes plus tard, de sa touche personnelle pour le second essai.

Les Irlandais, perturbés, ne touchaient pas un ballon, perdant de nombreuses touches et secoués à la mêlée. Monsieur Owens ne leur faisait pas de cadeau, si ce n’est une pénalité en fin de mi-temps pour ne pas regagner les vestiaires fannis (15-3).

Le début du second acte fut tout l’inverse pour les Auvergnats qui subirent pendant quinze bonnes minutes et concédèrent de nombreuses fautes, de quoi donner l’occasion aux Irlandais de recoller au score (15-12) et même d’inscrire un essai qui sera fort heureusement (et justement) refusé pour une retenue de chaussure sur Rougerie. Parra augmentait alors la marge d’une victoire loin d'être acquise (18-12).

Le coaching d'Azéma fut alors déterminant avec les entrées de Lapandry en place de Yato et de la première ligne. Clermont reprenait la maitrise du ballon. Et après une attaque fulgurante de Strettle, Parra servait Lopez pour un drop sensationnel du demi d’ouverture (21-12).

On pensait la victoire acquise à dix minutes du terme, c’était sans compter Ringrose qui fit un numéro fantastique après s’être débarrassé (un peu facilement) de Penaud (tout juste entré) et alla inscrire l’essai de l’espoir pour les Leinstermen (21-19).

La fin de match devint alors stressante tant les Irlandais étaient dangereux sur chaque ballon, mais la défense clermontoise tenait bon. Après avoir perdu Parra sur claquage, Lopez allait assurer une pénalité cruciale et même à quatre minutes du bonheur, claquer un nouveau drop parfait pour anéantir les espoirs de l'adversaire (27-19).

Sexton réduira pourtant l’écart à une minute de la fin (27-22), avant d’espérer une dernière munition sur le renvoi. C’était compter sans la classe et l’opportunisme de Penaud qui, tel Nakaitaci dans les airs, récupérait le cuir et l’offrait aux siens pour les dernières secondes de pick-and-go avant que Rado ne l’envoie par delà les tribunes.

Quel match !

Ils l’ont fait, ces Auvergnats. Ils sont en finale pour la troisième fois de leur histoire et affronteront le tenant du titre qu’ils ont battus déjà deux fois (2012 en quarts, 2015 en demie), entre la terrible correction à Twickenham en demie (2014).

Seulement, Édimbourg ne sera pas Twickenham, ni Dublin…

Pour les plus fidèles, les croyants de la première heure, ce sera un espoir de plus d’un premier sacre, pour les autres, les « finalophiles », un stade de plus sur leurs paninis.

Rendez vous le samedi 13 mai !

 

L’autre demie...

Munster – Saracens                               10 – 26

Pauvre de jeu !

Je n’ai pas vu le match, mais il semblerait que les Irlandais n’aient pas été à la hauteur de leur demi-finale devant leur public. En mal d’inspiration, sans Connor Murray, les Munstermen n’ont jamais pesé dans le jeu et ont laissé les Anglais prendre le score au pied en première période.

Petit score (3-6) à la pause qui montre la pauvreté des offensives des Sarries qui se sont contentés en fin de match d’enfoncer une défense irlandaise à la ramasse, par Vunipola puis Wyles, le pied de Farrell ayant assuré le reste des points.

Pas glorieux pour les champions en titre qui devront montrer autre chose face à la machine clermontoise.

Allez les Jaune et Bleu ! … On lâche rien ! On lâche rien !

 

Les demies de la Challenge Cup...

La Rochelle – Gloucester                  14 – 16

La fièvre du samedi soir

Trop fébriles, sans doute par l’enjeu de cette phase finale qui croissait, les Maritimes ont raté leur rendez-vous avec une première finale qui leur tendait pourtant les bras.

Si James parvenait à égaliser juste avant la pause, la deuxième période ne lui réussira pas, se faisant intercepter pour le premier essai anglais et manquant la transformation du seul essai des siens (par Lagrange), sans parvenir à se rattraper sur deux tentatives au pied difficiles ou ce drop manqué à la 72ème minute.

Le leader du championnat serait-il pris d’une « Jaunardite », à l’instar de son ouvreur providentiel ?

Je ne leur souhaite pas. La demie au Vélodrome est quasiment acquise, il ne leur reste qu’à bien se préparer mentalement pour ne pas passer à côté.

 

Stade Français – Bath                      28 – 25

Ils sont fous ces Parisiens !

Comme en 2013, le Stade Français accompagnera Clermont en finale de Coupe d’Europe. Et pas comme en 2013, les Parisiens soulèveront le trophée cette fois… comme les Auvergnats.

Parce que cette équipe-là est invincible. Rien ne l’arrête, rien ne lui fait peur, même face à une redoutable équipe de Bath qui compte parmi elle des noms comme Ford, Joseph, Watson, Faletau ou encore Charteris.

Dans un match incroyable, les Parisiens nous ont fait passer par tous les états.

L’espoir d’abord après avoir pris la marque et le jeu à son compte par un essai de Doumayrou, puis de Plisson (18-6). Seulement en dix minutes, les Anglais renversaient complètement le match en inscrivant coup sur coup, trois essais comme des banderilles sur un taureau un peu trop insouciant.

Menés alors (18-25), les Parisiens, dans les dernières minutes allaient sortir l’invraisemblable de leur chapeau, un essai de Pyle avec une transfo de Plisson pour l’égalisation… Mais mieux, encore, l’ouvreur ex-international nous régalait d’un drop extraordinaire pour remporter le match, quand Ford, sur sa dernière tentative, échouait.

Incroyable, sensationnel, voilà ce qu’est ce Paris-là, depuis qu’il sait qu’il ne mourra pas !

Je n’sais pas vous, mais moi j’achète !

 

TOP 14, 21ème journée                (matches en retard)

Castres – Stade Français                 33 – 10

Circulez y a rien à voir !

Ce n’est pas sans mal que les Castrais, mercredi dernier, ont pris le bonus offensif face à une équipe totalement remaniée du Stade Français qui préparait sa demi-finale.

5-0, les Tarnais n’en menaient pas large à la pause avant de dérouler en seconde période, enfin !

Cinq essais pour cinq points, c’était un moindre mal pour le CO, pour revenir dans la course aux barrages.

 

Montpellier – Racing 92                   54 – 3

Incompréhensible !

Je n’ai rien vu, et tant mieux. Samedi en fin d'après-midi, le Racing avec une équipe d’internationaux a été incapable de rivaliser face à l’armada montpelliéraine. Une interrogation, une honte surtout.

Huit essais à rien… Et ça voudrait jouer un barrage ?

J’espère que le Stade Français à Jean-Bouin saura remettre leurs voisins définitivement à leur place.

Montpellier passe deuxième quand Castres revient dans le TOP 6.



La semaine prochaine…

La folie s’empare du TOP 14 !

Ils sont encore 12 à jouer quelque chose, même Toulouse, oui ! (lire ici >>)

Cette 25ème journée va valoir son pesant de « dehors ! »… car chaque défaite peut sortir un prétendant aux phases finales. Enfin, ça dépend des Castrais.

Si le CO bat Toulouse, Pau Brive et Bordeaux sont contraints de l’emporter ou bien c’en est terminé.

Par contre, si Toulouse venait à créer l’exploit, la dernière journée serait juste monstrueuse de suspense.

 

À suivre cette 25ème journée, dès le samedi 29 avril avec :

  • Castres – Toulouse, à 14h45 (C+ sport) : un match, huit espoirs !
  • Bayonne – Grenoble, à 18h30 (r+) : pour le public,
  • Pau – Brive, à 18h30 (r+) : malheur au perdant,
  • Lyon – Clermont, à 18h30 (r+) : enjeu aux deux étages,
  • Bordeaux – Toulon, à 20h45 (C+ sport) : fin de suspense ?

Puis, dimanche 30 avril :

  • La Rochelle – Montpellier, à 12h30 (C+) : faire le point,
  • Stade Français – Racing 92, à 17h (C+) : un derby en fusion !

Posté par NewZeland2011 à 11:53 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : , , ,

17 avril 2017

TOP 14 - Fiction des phases finales

Sauvons le soldat Dusautoir !

On va te sauver, mon Titi !

La semaine dernière, seul Mola y croyait encore. Cette semaine, il semble avoir capitulé avec les autres. Et pourtant...

Si tout le monde s'y met, on peut encore sauver la peau du soldat toulousain. Car il n'est pas pensable que notre Titi national ne participe pas pour sa dernière saison aux phases finales.

Alors, j'ai mis au point un plan que j'ai envoyé aux arbitres qui vont officier pour les deux dernières journées. Ils devront le suivre aussi scrupuleusement que l'a fait Gaüzère ce week-end avec celui que lui avait fourni Goze, ami de Lorenzetti.

En préambule

Le Stade Toulousain, 12è, compte 48 points

  • et reste mathématiquement encore en lice s'il atteint 58 points.

Mais pour ce faire, il va falloir lui donner un GROS coup de main.

Au classement :

  • La Rochelle, Clermont, Montpellier et Toulon, en tête, sont intouchables (plus de 60 points).
  • Le Racing 92 est 5è avec 57 points.
  • Paris et Lyon sont respectivement 6è et 7è avec 54 points.
  • Castres, Bordeaux, Pau et Brive suivent derrière avec 53 points.
  • Grenoble et Bayonne sont déjà promus en PRO D2 (moins de 35 points).

Le but est donc que seul un des 7 concurrents au Stade Toulousain puisse être devant lui, avec plus de 58 points. Et j'ai choisi un autre Stade, également miraculé d'une descente aux enfers depuis l'histoire de la fusion.

 

Comment ça va se passer ?

Mercredi 19 avril       (match en retard de la 21è journée)

Castres va logiquement battre Paris, avec le bonus offensif, et prendre les 5 points qui le placeront à la 5è place avec 58 points, devant le Racing.

Samedi 22 avril        (match en retard de la 21è journée)

Montpellier va exploser à son tour le Racing 92 qui restera sagement à sa 6è place avec ses 57 points. Jusque-là, rien de surprenant.

Classement : La Rochelle (80) - Montpellier (71) - Clermont (70) - Toulon (61) - Castres (58) - Racing 92 (57)

 

Lors de la 25è journée 

Toulouse va bien entendu battre Castres avec le bonus offensif, aidé de monsieur Ruiz, également spécialiste en arbitrage recommandé. Et ça fera 53 points !

Toulon, qui cherchera à assurer son barrage à domicile, va aller gagner à Bordeaux qui aura la tête à sa victoire à Brive, comme les Coujoux justement... comme une contagion de défaites à domcile démarrée au Michelin. Aucun bonus.

Pau, de son côté, va battre Brive, sans bonus pour y croire à son tour.

Quand Lyon perdra contre Clermont (qui a besoin de repasser devant Montpellier) avec un point de bonus défensif comme maigre consolation.

Paris va se venger du Racing dans le derby avec un bonus offensif à la clé qui va assomer les espoirs des Franciliens, avec monsieur Cardona pour leur couper le sifflet. Ouais !

Sinon La Rochelle va battre de justesse Montpellier qui s'en tirera avec un bonus défensif, quand Bayonne se sortira grand vainqueur sans bonus du match sans enjeu contre Grenoble.

Classement : La Rochelle (84) - Clermont (74) - Montpellier (72) - Toulon (65) - Paris (59) - Castres (58)

                  Pau (57) - Racing 92 (57) - Lyon (55) - Bordeaux (53) - Brive (53) - Toulouse (53)

 

Lors de la dernière journée

Toulouse va poursuivre son élan et décrocher (pas plus facilement) un nouveau BO face à Bayonne et atteindre les précieux 58 points.

Toulon, devant son public et sans pression, va battre séchement (avec bonus offensif) Pau qui sera éliminé avec seulement 57 points.

Bordeaux, cherchant le bonus offensif qu'il ne décrochera pas, battra tout de même le Racing 92 qui, sans point de bonus, restera toujours à 57, synonyme d'élimination.

Brive, à son tour, devant son public, va battre Castres qui restera à 58 points, à hauteur des Toulousains...

  • mais avec un cumul "points terrain" désavantageux qui laissera les Tarnais à la 7è place, qualificative pour les barrages européens.
  • Quant à Brive, il rejoindra le peloton des 57 points.

Sinon en bref :

  • Grenoble, devant son public, parviendra à battre Lyon qui prendra un point insuffisant.
  • Montpellier corrigera avec le bonus offensif un Paris déjà qualifié avec ses 59 points.
  • L'équipe B de Clermont battra celle de La Rochelle, les deux déjà qualifiées en demies.

 

Classement : La Rochelle (84) - Clermont (78) - Montpellier (77) - Toulon (70) - Paris (59) - Toulouse (58)

                  Castres (58) - Pau (57) - Racing 92 (57) - Bordeaux (57) - Brive (57) - Lyon (56) 

 

Ainsi se qualifieraient les deux Stades  !

Pour les barrages suivants :

Montpellier - Toulouse
Toulon - Paris

 

Et voilà mon Titi, comment on te sauve de tous ces 'Rosminet !

Posté par NewZeland2011 à 19:47 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , ,

Les brèves d'Ovalie - Edition n°261

Touché coulé !

TOP 14... 24ème journée                       Toulouse – Racing 92        8 – 10

Dusautoir et Toulouse, la fin d'un règne...

Tel un naufragé…

À Toulouse, dimanche après-midi, il n’y avait bien que Mélenchon pour mettre la pression sur ses rivaux et réjouir 70.000 spectateurs, avec toujours l’espoir au bout, aussi relatif soit-il, de se qualifier à un prochain tour.

Parce qu’à quelque(s) kilomètre(s) de là, au Stadium Municipal, ils étaient trois fois moins à assister, tels des garde-côtes impuissants en tribune, au naufrage du Titanic toulousain, détenteur de tous les superlatifs en titres :

19 Brennus, 4 sacres européens, insubmersible avant les phases finales depuis 41 ans.

Il fallait être fou ou toulousain pour y croire encore !

Car à regarder de plus près cette équipe depuis quelques mois, que ce soit en coupe d’Europe ou en championnat, son jeu ambitieux mais trop étriqué se butait systématiquement à des défenses aguerries, ne laissant aucune solution aux Haut-Garonnais pour concrétiser leurs offensives. Et quand on croyait qu’ils allaient y parvenir, le dernier geste leur était fatal, quand ce n’était pas une décision arbitrale. Tout se jouait à rien et chaque victoire, comme leur qualification en quart de finale européen, était hypothétique avant de finir par une défaite cruelle d’une courte-tête, que l’adversaire ou l’arbitre s’amusait à couper à la fin à chaque fois.

Et dimanche après-midi, ça a été la même histoire… rageante en tous points.

Impuissants, maladroits, mal inspirés, pas aidés, tant de touches rendues, d'occasions gâchées, les Toulousains ont fini par s’accrocher à leur mêlée comme une bouée de sauvetage... que monsieur Gaüzère a laissé dériver au large sans leur tendre la main d'un essai de pénalité charitable qui aurait pu les sauver.

La pelouse du Stadium avait des airs de Méditerranée et les Toulousains de migrants mal embarqués depuis le début de saison. Pour la première fois depuis 1976, les phases finales leur ont fermé les frontières de l'Europe.

On a presqu’envie de pleurer devant ce spectacle désarmant, ce mastodonte du rugby français, transformé en moins de deux ans en radeau de la méduse ou juste en canot Libyen, surchargé, en indiscipline, en fautes de main et mauvais choix, avec trop de poids sur les épaules de certains, pas au niveau (Bezy, Maestri, Dusautoir, David, McAlister, Doussain… et la liste est longue des capitaines déserteurs).

Les 23.000 spectateurs n’ont rien pu faire, depuis leur tribune Lampeduza, leurs encouragements comme leurs sifflets se sont jetés à l’eau pour sombrer avec leur équipe. Il était impossible de la repêcher, si ce n'était peut-être par la grande autorité centrale. Mais monsieur Gaüzère n’en aura rien fait, sciemment.

Pourquoi accorder un essai de pénalité après une dizaine de mêlées subies par les Racingmen et offrir une égalisation aux locaux qui ne ferait que reporter l’évidence ?

Si seulement c’était la bonne raison, on pourrait presque l’applaudir.

Mais quand on voit comment l’homme sans foi n’a pas hésité à appliquer la loi, cruelle, en début de match sur un en avant volontaire de Fickou (donnant un essai de pénalité aux Franciliens plus un carton jaune au centre toulousain), et que ce fait de jeu avait déjà eu lieu la semaine passée contre cette même équipe, on se demande s’il n’y a pas là de l’acharnement.

Parce que ne comptez pas sur moi pour vous parler du match, il a été aussi triste qu’un enterrement, organisé par les pompes funèbres de la LNR où le Racing 92, en croquemort, s’est contenté de porter le cercueil de points encaissés par les Toulousains. Un essai de pénalité (forcément transformé) et une pénalité.

Le Racing 92 n’a pas vraiement existé dans ce match en dehors de l’action qui a amené cet essai… se contentant de défendre, alors qu’avec un Dulin, encore explosif, Laulala, Chavancy, Imhoff, Rococoko, Manchenaud et Carter, on pouvait s’attendre à un peu plus d’initiatives. Mais non.

C'était un match nul entre deux équipes nulles qui aurait dû finir en match nul.

Mais monsieur Gaüzère a décidé tout seul qu'il n'y aurait pas d'équité dans ses décisions en refusant cet essai de pénalité, pourri certes, mais logique, à Toulouse qui a dû aller en chercher un en coin à la dernière minute, sans que McAlister ne soit capable de le transformer.

Dimanche une page de l’histoire du rugby français s’est tournée, sous les yeux de Guy Novès (quelque peu brouillés j’imagine), ancien commandant de ce Charles de Gaulles ovalien qui a coulé en mer de notre championnat.

Il serait peut-être temps de bâtir un autre porte-Brennus, avec des bases de jeu solides et un équipage compétent.

 

Les autres matches en bref...

Lyon (7) – La Rochelle (1)                     29 – 25

Dans la gueule du LOU

C’est dans la gueule du LOU que le leader et son record d’invincibilité sont tombés, après un match de grande qualité des Lyonnais qui sont rentrés tambour battant dans cette rencontre obligeant l’équipe rochelaise remaniée à réagir.

Lagrange et Pelo ont répondu aux assauts de Fearns, Arnold et Couilloud en première période pour revenir à deux points des locaux. Mais en deuxième mi-temps, les Lyonnais ont résisté et négocié une fin de match à leur avantage, grâce à l’entrée de Isa, auteur d’un doublé et offrant le bonus offensif aux siens. Seulement Gourdon, dans la dernière minute leur enlèvera et offrira même un point de bonus défensif au leader qui conforte désormais sa première place et n’a besoin que d’un point pour la faire sienne définitivement.

Quant au LOU, il est dans la bergerie des prétendants aux barrages et compte bien bouffer le premier mouton qui s’égarera dans une défaite lors des deux dernières journées.

Après une petite simulation, je vois bien un barrage entre Clermont et Lyon au stade Marcel Michelin qui serait une belle manière de dire au revoir à ce monument qu’est Julien Bonnaire (tout comme à Privat et Ti’Paulo).

 

Grenoble (13) – Clermont (2)                 16 – 59

80 minutes de silence…

Ainsi s’en est allé le FCG de ce TOP 14… Qu’aille en paix l’âme de son rugby au ciel de PRO D2. Une mort effroyable dans son antre du Stade des Alpes… Neuf coups mortels portés par son agresseur qui avait semble-t-il prémédité l’homicide.

La victime s’est débattue tant bien que mal, plutôt mal que bien en première période, surprise chez elle, par tant d’agressivité et de savoir-faire dans l’art de tuer le match, l’ASM assénant trois essais à la pause.

Pendant les quarante minutes d’un second acte barbare, le sérial-killer auvergnat a minutieusement joué avec sa proie agonisante, en tailladant sa défense à six autres reprises avant qu’elle ne décède au coup de sifflet final.

Pour autant Clermont a laissé des traces, en perdant Vahaamahina et Planté sur blessures, et pourrait avoir à payer sa combativité dans les prochaines échéances, à commencer par sa demi-finale européenne, à Lyon.

 

Montpellier (3) – Bayonne (14)              61 – 22

Sans pitié !

Il n’y avait qu’une équipe sur le terrain et un punching-ball à quinze têtes en face.

C’est sans pitié et sans gants que, dimanche midi, dans son ring de l’Altrad Stadium, le MHR a mis KO un Aviron Bayonnais sans défense.

Déjà attendus en PRO D2, les Basques n’avaient ni les armes, ni le courage pour se livrer à un combat inégal et ont capitulé d’entrée, encaissant 6 essais en première période, puis 3 en seconde, répliquant par trois fois pour sauver l’honneur.

Montpellier se rapproche d’une qualification directe en demie qu’il devrait décrocher dès la semaine prochaine s’il parvient à disposer du Racing dans son match en retard polémique. Une bataille à distance aura ensuite lieu entre Clermont et lui pour se dispenser de barrage.

 

Toulon (4) – Castres (8)                        23 – 14

Une histoire de conquête !

Dans le duel pour un barrage à domicile, Toulon et le CO ont joué au jeu de « Qui a la plus grosse ? ».

Je veux parler de mêlée, bien sûr et du jeu en touche. Mais fallait-il encore que les Castrais ait une conquête pour rivaliser avec celle de leurs hôtes qui n’a pas fléchi pendant 80 minutes et n’a pas manqué de leur rentrer dedans à la première occasion.

20 minutes pour le premier essai de Tuisova et 20-0 à la mi-temps après une interception de Habana. Un second essai malheureux alors que le CO était sur un temps fort avec une pénalité stupidement jouée à la main par Kockott au lieu de la taper.

La domination castraise sera quasi totale en seconde période avec deux essais arrachés sur trente-six occasions, grâce notamment aux bonnes entrées de Dupont et Urdapiletta, impulsant chaque offensive.  La plaie castraise aura été tous ces ballons perdus sur leurs propres touches et introductions en mêlée. Une catastrophe à ce niveau.

Certes, Urios avait ménagé sa charnière (sur le banc) en vue du match en retard mercredi contre Paris, où il faudra, là sans faute, récupérer 5 points pour ne pas se faire happer par le peloton en course pour la qualification.

Quant à Toulon, sa qualification est quasi acquise, il ne lui reste à faire qu’un petit effort pour s’assurer un barrage à domicile.

 

Brive (11) – Bordeaux (9)                      19 – 22

Pour le suspense…

L’UBB a attaqué fort samedi après-midi au stade Amédée-Domenech, surprenant des Coujoux sans doute encore sur leur nuage après leur incroyable victoire au Michelin.

Deux essais coup sur coup par Chalmers puis Spence donnaient l’avantage aux Girondins à la pause (6-17). Un avantage de courte durée, car dès la reprise, l’essai de Ribes puis la précision du pied de Germain faisaient repasser les Brivistes devant à l’heure de jeu (19-17).

La fin de match offrira un suspense haletant, quand Ducuing ajoutera un troisième essai bordelais pour reprendre les commandes d’une victoire toute proche. Trois points d’écart qui donneront des sueurs froides aux spectateurs durant dix dernières minutes suffocantes.

La belle série des Coujoux s’arrête là, mais pas leurs chances de qualification qui restent les mêmes que celles de leurs adversaires qui ont réalisé une bonne opération pour se relancer.

Le suspense pour les deux dernières places qualificatives est à son comble, avec 7 équipes concernées.

 

Stade Français (6) – Pau (10)                51 – 16

Ils sont fous ces Parisiens !

Rien ne les arrête depuis qu’ils ont repris le travail après une grève qui a ressoudé un groupe qu’on croyait perdu et à qui on promettait un avenir en Fédérale.

Pas de peau pour les Palois, ils sont tombés sur des Stadistes de la capitale invincibles. Les Parisiens ont déroulé leur jeu avec aisance pour inscrire 7 essais et décrocher un bonus offensif qui les place carrément dans le TOP 6, eux qui avaient flirté longtemps avec la relégation.

La Section n’a réagi qu’en fin de match avec un petit essai et se voit rétrogradée dans le peloton de ceux qui vont devoir batailler pour se qualifier, à un point désormais du Stade Français, qui lui, a un match en retard à jouer à Castres, mercredi. Même si on peut légitimement penser que Quesada y enverra une équipe de jeunes pour privilégier sa demi-finale européenne à Jean-Bouin, dimanche prochain.

 

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

La semaine prochaine…

Place aux demi-finales de coupes d’Europe.

3 clubs français sont encore en lice sur les deux compétitions, avec le privilège pour chaque de recevoir leurs adversaires.

Combien seront à Édimbourg le 13 mai ? … à suivre,

En Champions Cup :

  • Munster – Saracens, samedi 22 avril à 16h15 (BeIN) à Dublin (Aviva Stadium)
  • Clermont – Leinster, dimanche 23 avril à 16h (Fr2) à Lyon (Gerland)

 

En Challenge Cup :

  • La Rochelle – Gloucester, samedi 22 avril à 21h (Fr4)
  • Stade Français – Bath, dimanche 23 avril à 13h30 (BeIN)

 

À suivre également les deux matches reportés de la 21ème journée du TOP 14 :

  • Castres – Stade Français, mercredi 19 avril à 20h45 (C+ sport) : sans surprise.
  • Montpellier – Racing 92, samedi 22 avril à 18h45 (C+ sport) : le vrai match, FFR vs LNR.

Posté par NewZeland2011 à 11:02 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , ,

09 avril 2017

Les brèves d'Ovalie - Edition n°260

Les petits candidats dans la mêlée...

TOP 14... 23ème journée                       Clermont – Brive        21 – 26

Le Coujou joue bien le coup...

L’heure est au débat… oui, mais à onze !

On les croyait déjà out, en vacances, nos petits candidats aux phases finales du TOP 14.

À 4 journées du scrutin de la phase régulière, si on savait que Bayonne et Grenoble n’obtiendraient pas les signatures de victoires requises pour se maintenir dans l’élite et que La Rochelle était sûre d’être au deuxième tour, on pensait que certains ne feraient plus le poids dans cette campagne jouée d’avance, à l’issue de cette journée.

Que nenni ! ils sont encore là !

Lors du grand débat de cette 23ème journée retransmis ce week-end sur les antennes de Canal+, les petits candidats ont assuré le show et provoqué l’effroi chez les six favoris de cette élection, promis depuis belle lurette à disputer les phases finales, à savoir : La Rochelle, Clermont, Montpellier, Toulon, Castres et le Racing 92.

Mais ils sont bien toujours onze à postuler pour une place en barrage, même si les trois premiers peuvent être rassurés par les sondages qui les placent largement devant.

Car ce week-end, certains des petits candidats ont brillé par leur culot et leur efficacité sur le terrain, quand les autres, dans la défaite, n’ont pas pour autant dit leur dernier mot.

Ils sont cinq à jouer encore les trouble-fêtes dans cette campagne, quand seul Toulouse s’est retiré de lui-même de la course en perdant au Vélodrome contre Toulon (33-23).

D’abord il y a Pau, le « lunaire » des Pyrénées-Atlantiques, que l’on n’attendait pas à ce niveau et qui vient de trébucher en perdant de peu chez le Champion de France (34-32), après pourtant une remontée fantastique en fin de match. Toujours présent dans le TOP 6, le berger du TOP 14 ne renonce pas pour autant à poursuivre la campagne des phases finales contre les puissants présidents de clubs qui n’affichent pas la même exemplarité.

Ensuite il y a Brive, la star du week-end, le Coujou « Punchline » qui a dégommé le cador du TOP 14 dans son fief du Michelin (21-26), avec un débit mitraillette, et des essais enflammés qui ont totalement déstabilisé son hôte dans un derby électrique auquel ce dernier n’a pas su répondre avec de vrais arguments. Clermont, ménageant ses efforts de campagne sur tous les fronts, vient de perdre (sur  celui national) de précieux points qui le rendent désormais vulnérable devant Montpellier pour accéder directement aux demies.

Il y a également le LOU, le candidat « mordant », le petit roquet mignon du championnat avec ses vieilles stars, bien françaises, comme Beauxis qui a montré l’exemple en début de débat pour venir à bout de Castres, chez lui, à Pierre-Antoine, et l’emporter d’un petit point (16-17).

Et que dire du Stade Français, grande gueule sur le terrain, le combattant de toutes les luttes sociales et sportives, sorti vainqueur d’une grève où le grand patronat cherchait à l’exploiter et d’un quart de finale européen où on ne l’attendait pas. Voilà qu’il arrache de belle manière un bonus offensif chez la lanterne rouge basque (16-32).

Et pour finir, il reste l’UBB, le candidat qui semble complètement à l’ouest, voire sur une autre planète depuis des mois, mais qui y croit encore, malgré sa défaite chez le leader (16-5) où il s’est trouvé victime d’un système d’arbitrage qui favorise toujours les mêmes.

Cette 23ème journée aura montré que rien n’est encore joué, que le leader rochelais "en marche" depuis six mois, avec dix victoires consécutives, n’a pas remporté encore le Brennus et que ses adversaires en phase finale sont loin d’être encore désignés.

Seul le vote des joueurs sur le terrain fera foi dans les trois dernières journées.

 

Les matches en bref...

La Rochelle (1) – Bordeaux (11)             16 – 5

Et de 10 !

C’est extraordinaire ce que font les Rochelais depuis six mois. Dixième victoire consécutive, onzième match sans défaite. Ils semblent invincibles.

Mais cette dixième a un goût amer pour des Bordelais venus à Deflandre avec des ambitions. Ils se sont sentis fortement pénalisés quand la domination territoriale n’était pas si flagrante.

Un seul essai à la demi-heure pour le rochelais Murimurivalu à se mettre sous la dent, avec un second acte moins rythmé que le premier. L’UBB n’en finit pas d’enrager de sa 11ème place, car elle méritait mieux chez le leader, confortablement installé sur son trône, quasi les deux pieds en demie.

 

Clermont (2) – Brive (8)                         21 – 26

Quand ça tourne… pas rond !

À Clermont, rien ne va plus, avec cette deuxième défaite à domicile (après Montpellier) dans un derby rondement mené par des Coujoux sans complexe.

L’équipe auvergnate largement remaniée en vue des échéances à venir et avec pas mal de joueurs blessés ou fatigués, s’est faite croquée à chaque entame de période par des Brivistes opportunistes qui ont eu la réussite sur leurs tentatives, bien aidés par une défense locale laxiste. Ils inscriront deux essais par mi-temps, quand les locaux s’en contenteront d’un seul par période.

La défense clermontoise est loin d’être irréprochable et l’apport expérimenté du banc avec Rougerie et Parra ne suffira pas à renverser le cours du match, tout juste à récolter un point de bonus défensif heureux, quand on sait que, s’il y avait eu Germain, Brive aurait eu encore bien plus de points au compteur, Laranjeira ayant gâché quelques munitions au pied.

Une défaite fâcheuse pour les Jaunards qui devraient voir passer les Montpelliérains devant en cas de victoire bonifiée lors de leur match en retard. Il devient urgent pour Clermont de se remettre dans une dynamique positive avant sa demie européenne, s’il ne veut pas enchainer les déconvenues comme dans le passé.

 

Montpellier (3) – Grenoble (13)              54 – 14

FCG, c’est fini !

Grenoble jouera la saison prochaine en PRO D2, après sa lourde défaite à Montpellier. Si ce n’est pas mathématique, c’est certain.

Il n’y a pas eu de match à Altrad Stadium, les Montpelliérains ont écrasé leur adversaire en une mi-temps, avec cinq essais (33-0) avant d’enfoncer le clou en fin de seconde avec trois autres réalisations.

Montpellier recolle à Clermont, à quatre points, avec un match en retard. Autant dire qu’il a toutes les chances de reprendre la seconde place directement qualificative en demie, au club auvergnat.

 

Castres (6) – Lyon (9)                            16 – 17

La reconquête lyonnaise

Le LOU a été très fort samedi en conquête sur la pelouse de Pierre Antoine, donnant autant d’occasions à Beauxis de scorer pour mener la danse.

Le CO sera néanmoins le premier à marquer en première période, par Smith, histoire de ne pas se faire distancer, et même passer devant en seconde. Mais Nalaga répondra juste derrière et donnera l’occasion aux siens de tenir une victoire à l’extérieur importante qui les laisse dans la course aux barrages, à la 9ème place.

Quant aux Castrais, ils ont perdu de précieux points pour sécuriser leurs chances. Avec leur match en retard qui se jouera en semaine contre Paris, cela n’est pas pour les avantager en plus. La fin de saison régulière risque d’être compliquée avec autant de concurrents qui les talonnent.  

 

Toulon (4) – Toulouse (12)                   33 – 23

La descente aux enfers

Après son échec en quart de finale de coupe d’Europe face au Munster, les Toulousains n’ont pas réussi à rebondir dans le championnat, au Vélodrome, dans un match capital pour espérer disputer les barrages.

Toulon, à l’inverse, s’est remis de sa désillusion européenne en assommant son homologue rouge et noir dans un match engagé et mieux maitrisé.

Les hommes de Mola ont pourtant dominé en première période sans faire la différence. Trop indisciplinés, Halfpenny en profitait au contraire pour prendre les devants, avant que les Varois ne les enfoncent en fin de match avec un troisième essai de Nonu. Le deuxième essai toulousain par Johnston sur le fil n’y changera rien.

Toulouse est douzième avec six points de retard, soit quasiment aucune chance de revenir dans la partie en cette fin de saison. Quant au RCT, l’avenir reste prometteur, avec quatre points d’avance sur le septième.

 

Racing 92 (7) – Pau (5)                              34 – 32

C’était moins une !

Le Racing s’est effondré en trente minutes après avoir mené 34-8, avec 4 essais de Rococoko, Imhoff, Tameifuna et Chavancy, perdant alors son bonus offensif et pas loin de perdre le match, si seulement Fajardo (remplaçant de Slade blessé) avait passé ses transformations (2/5).

Les Palois ont infligé un 24-0 au champion de France, inscrivant 4 essais (Moa, Votu, Buros et Ramsey) après celui de première période de Lespiaucq.

Malgré sa défaite, avec son point de bonus défensif, Pau prend la cinquième place, à hauteur de points de Castres et du Racing 92.

 

Bayonne (14) – Stade Français (10)              16 – 32

Les Basques ont rendu les armes

À Bayonne, on n'a décidément plus le cœur à se battre.

« La PRO D2 c’est par où ? Merci, nos armes c’est par là. »

Paris ne s’est pas fait prié pour saisir tout l’arsenal de leur adversaire et le retourner contre eux.

À la fin, ça a fait quatre essais à un, et donc un bonus offensif qui remet les Parisiens sur le chemin d’une réconciliation avec sa saison, après déjà une qualification inattendue en demi-finale de coupe d’Europe.

Et s’ils allaient plus loin ?

 

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

La semaine prochaine…

Nos 11 candidats seront tous en meeting…

Seuls Clermont, La Rochelle et le Stade Français auront un peu la tête à l’Europe, leur demie les attendant en France la semaine suivante.

Pour les autres, il n’est plus question de laisser le moindre point à l’adversaire, et encore moins la victoire. À J-3, toute défaite pourrait être fatale.

 

À suivre cette 24ème journée, dès le samedi 15 avril avec :

  • Toulon – Castres, à 14h45 (C+ sport) : Un parfum de barrage, déjà.
  • Brive – Bordeaux, à 18h30 (r+) : c’est toi ou moi,
  • Stade Français – Pau, à 18h30 (r+) : dans la dynamique,
  • Grenoble – Clermont, à 18h30 (r+) : se racheter,
  • Lyon – La Rochelle, à 20h45 (C+ sport) : une occasion de rêver.

Puis, dimanche 16 avril :

  • Montpellier – Bayonne, à 12h30 (C+) : sans scrupule,
  • Toulouse – Racing 92, à 17 (C+) : pour l’honneur.

Posté par NewZeland2011 à 21:43 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

02 avril 2017

Les brèves d'Ovalie - Edition n°259

La parole n'est plus à la défense !

CHAMPIONS CUP... Quarts de finale                   Clermont – Toulon        29 – 9

Une défense toulonnaise à toute épreuve

Toulon accuse le coup…

Dimanche après-midi, dans la cour du Stade Marcel-Michelin, Clermont s’est mis dans la peau du procureur général pour mettre le triple champion d’Europe à la peine durant ce dernier quart de finale que chacun sur sa chaise aura pu juger d’un ennui « électrique ».

Une plaidoirie d’une heure pour arriver à prendre le contre-pied d’une défense redoutable, devant un parterre de 18000 jurés tout acquis à l’accusation du procureur clermontois.

Bafouillant son jeu, sous une pluie d’arguments qui lui glissaient entre les mains, le XV jaune et bleu a eu du mal à se faire entendre et comprendre, si bien qu’il a dû s’efforcer de se répéter, sans vraiment convaincre, dans une diction brouillonne, lui si éloquent d’habitude sur de longues séquences, avec souvent le dernier mot.

Mais la défense adverse semblait l’avoir perturbé outre mesure, tout juste capable de passer des points de pénalités sans parvenir à faire la différence, Halfpenny répondant en rime, pied pour pied, à Parra.

9 partout, balle au centre, le juge Barnes restait perplexe quand l’accusé varois accusait le coup d’avoir fait tant d’efforts à défendre, défendre, défendre.

Dans les tribunes, on avait sa propre idée du coupable, depuis quatre ans que l’ennemi juré était traqué pour vols à main armée et assassinats en bande organisée.

Et puis soudain, l’articulation parvenait enfin à trouver un écho dans l’enceinte auvergnate. Une verve de pick and go, lancée par Lamérat, relayée par ses avants pour contrer enfin cette défense, avec un argument de poids que Lopez passera sur son aile à l’insaisissable Nakaitaci pour l’essai de la gloire, transformé par Parra.

Il ne restait plus qu’à l’accusation d’insister là où ça fait mal, dans le box des 22, en multipliant les séquences d’arguments incisifs et claquer à la figure de la défense un drop majestueux pour clore les débats.

Quant au dernier mot, il reviendra à la jeunesse clermontoise, révélation de cette saison, relève des prochaines. Dans les dernières secondes, Penaud bénéficiait d’une offrande d’Abendanon pour filer dans l’en-but adverse après une course de 80 mètres et inscrire le deuxième essai pour une victoire plus éloquente encore.

Le juge délibérera sur la transformation de Parra. Toulon sera jugé coupable de défaite et d'élimination en coupe d’Europe. Il sera condamné à suivre les demi-finales depuis sa cellule, avec obligation d'exécuter des travaux forcés en TOP 14 pour espérer rejouer en Champions Cup à l’automne prochain.

Quant à Clermont, victime de son bourreau depuis quatre ans, c'est une délivrance. Il va pouvoir désormais jouir de sa demi-finale, le 23 avril prochain au stade de Gerland, contre un adversaire redoutable qui pourrait bien lui faire un procès de mauvaise intention devant son propre public.

 

Les autres matches en bref...

Munster – Toulouse                               41 – 16

Une illusion de courte durée

Toulouse n’a pas vraiment pesé dans ce quart de finale. Très vite pénalisé par un carton jaune pour une faute de Cros, la machine irlandaise en a aussitôt profité pour inscrire le premier essai et laisser les visiteurs à dix longueurs derrière durant presque toute la première mi-temps.

Par à-coups, les Toulousains ont donné l’impression de rivaliser, mais cela n’a jamais beaucoup payé sur leurs rares temps forts, tout juste de quoi revenir à quatre points à la pause.

En seconde période, les Irlandais ont repris le dessus par un second essai inscrit par Stander, consécutif à un classique ballon porté. Les Haut-Garonnais ont eu un sursaut juste avant l’heure de jeu quand Perez concluait une belle séquence offensive des siens. De quoi revenir à huit longueurs et espérer.

Une illusion de courte durée, car dix minutes plus tard, les Toulousains allaient sombrer sous la pression irlandaise et encaisser deux essais en fin de match, pour un score sévère, mais une victoire logique. Ils n’ont jamais vraiment fait le poids dans ce match.

Une fin de saison inquiétante pour le Stade Toulousain, déjà très mal embarqué pour se qualifier en phase finale du TOP 14. 

 

Leinster – London Wasps                       32 – 17

Le XV du Trèfe en force

Les Dublinois seront les prochains adversaires de Clermont en demi-finale. Une connaissance pour les Jaunards, deux fois défaits en phase finale par le passé, face à ces Irlandais, dont une fois à Bordeaux en 2012.

Les Irlandais n’ont jamais douté de leurs forces face aux Anglais, menés par leur maître à jouer, Sexton. Deux essais par mi-temps et un jeu au pied d’occupation ont suffi pour gérer un match dans leur antre de l’Aviva Stadium. Les Guêpes londoniennes ont réagi trop tard (avec deux essais) pour espérer renverser la tendance. Le Leinster était bien trop fort.

L’Irlande est la nation la plus représentée en demie avec quasi toute l’équipe nationale avec ses deux clubs majeurs. En demie, cela fera un beau France - Irlande à Gerland.

 

Saracens – Glasgow                      38 – 13

Sans surprise

Les Sarries ont doucement mais sûrement décroché leur place en demi-finale, en disposant des Écossais, d’abord par le pied de Farrell, histoire de s’installer dans la partie, et ensuite par un essai d’Ashton, juste avant la pause.

En seconde période, les Glaswégiens recollaient de suite au score par un essai de Jones, avant de lâcher prise à l’heure de jeu devant la supériorité de la ligne de trois-quarts anglaise. Bosh, Barritt puis une nouvelle fois Ashton entérinaient une victoire logique du tenant du titre, de nouveau le grand favori de cette compétition.

 

Les affiches des demies :

           Clermont        v      Leinster              à Gerland, Lyon

            Munster          v      Saracens             à l’Aviva Stadium, Dublin

 

Résultats de la Challenge Cup et affiches des demies:

        Ospreys – Stade Français    (21-25)     v     BathBrive                          (34-20)

        Édimbourg – La Rochelle       (22-32)    v     Gloucester – Cardiff            (46-26)    

 

Première demi-finale européenne pour les Maritimes !

Dans un stade de Murrayfield quasi vide, les Rochelais ont époustouflé de leur classe la première période de ce quart de finale contre Édimbourg, avec un Gourdon en feu, un Rétière explosif et un Broke James étincelant, pour un feu d’artifices d’essais à la pause. Le second acte aura montré leur résilience à subir et encaisser sans jamais sombrer, et surtout à finir en beauté avec une gestion parfaite des temps faibles. Chapeau l’artiste !

La Rochelle a décidément tout d’un grand, même hors de France.

 

Ils sont incroyables ces Parisiens !

À peine vendus à leur voisin sans leur avis, les voilà qui se rebellent et reprennent Jean-Bouin avant de se rendre au Millennium de Cardiff chez les Ospreys de maître Biggar, reboostés comme des gamins qui n’ont désormais plus peur de rien.

Et les Gallois ont vite été surpris par le culot de cette équipe qu’on disait au fond du trou, au bord du dépôt de bilan et qui a marqué la première avec un essai de Zhvania au bout de trente minutes. Menant à la pause, Paris n’aura pas froid aux yeux pour renforcer son avance chaque fois que les locaux marqueront, Lakafia puis Arias, répondant respectivement à Matavesi et Ardron, pour tenir une incroyable victoire, même en infériorité pendant la dernière demi-heure.

Paris est vraiment magique quand il joue là où personne ne l’attend.

 

Pas de miracle pour les Coujoux

La domination territoriale anglaise a été totale, Bath n’a pas eu à s’employer de trop pour marquer 5 essais et venir à bout des Brivistes qui n’avaient pas envie de laisser toutes leurs forces dans une bataille inégale. Seul le troisième ligne international Sanconnie a fait impression en sauvant l’honneur par un joli doublé. 

Brive pourrait ne plus rien avoir à jouer dans les mois à venir, une fois sûr de son maintien.


La semaine prochaine…

En avril, ne perd pas le fil !

A quatre journées du dénouement de la phase régulière de notre TOP 14, ce n’est pas le moment de sortir en slip et en tongs sur les terrains. C’est le coup de froid et une crève assurés !

Si les Rochelais sont les premiers qualifiés, avec un pied en demi-finale, derrière, ça bataille dur. Pour les trois dernières places notamment avec cinq prétendants dont Bordeaux et le Racing prêts à s’incruster au premier faux pas de Pau, Castres ou Toulon. Pour Clermont et Montpellier, la marge est encore confortable.

En ce qui concerne le maintien, la messe est quasiment dite. Bayonne et Grenoble pourraient être en PRO D2 dès ce week-end… et Paris, Lyon, Brive et Toulouse, en roue libre, voire en miraculés pour un petit barrage. Avec Paris, on peut rêver !

 

À suivre cette 23ème journée, dès le samedi 8 avril avec :

  • La Rochelle – Bordeaux, à 14h45 (C+ sport) : un coup de pouce du voisin ?
  • Bayonne – Stade Français, à 18h30 (r+) : à quoi bon s’accrocher ?
  • Castres – Lyon, à 18h30 (r+) : se donner de l’air,
  • Montpellier – Grenoble, à 18h30 (r+) : pour un pied en phase finale,
  • Clermont – Brive, à 20h45 (C+) : pour un pied en demie.

Puis, dimanche 9 avril :

  • Racing 92 – Pau, à 12h30 (C+) : et si on échangeait nos places ?
  • Toulon – Toulouse, à 17 (C+) : Qui va sombrer ?

Posté par NewZeland2011 à 23:50 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : , , ,