L E S B R E V E S D O V A L I E . C O M - l'Hebdo du Rugby par Antonio -

27 novembre 2022

Les brèves d'Ovalie - Edition n°499

Le Catalan recolle, le Girondin recule…

TOP 14... 11è journée                            Perpignan (13) – Bordeaux (11)        23 – 20

                                                          Pau (9) – Brive (14)        22 – 6

La bande à Lucu et Jalibert repoussée

Et le Coujoux re-coule !

Ça bataille dur derrière, entre favoris égarés, relégables bagarreurs et des Palois qui retrouvent des couleurs.

Troisième victoire consécutive pour la Section, et pas des moindres, puisqu’elle est doublement bonifiée face à un concurrent direct au maintien. Les Corréziens, eux, ont sombré au stade du Hameau, pour une sixième défaite consécutive, devant la défense et l’efficacité paloises.

Poussifs et indisciplinés en première période, les locaux s’en sont remis aux courses heureuses de leurs trois-quarts, pour répondre aux premiers points de Laranjeira et marquer en contre, par leur révélation Gailleton, qui a tapé dans l’œil du XV de France, à la finitiion du premier essai avant d’offrir le second à son demi de mêlée Daubagna.

12-3 à la pause, pas folichon mais la Section tient bon.

Au retour des vestiaires, les Palois ont resserré leur défense, à défaut de briller dans le jeu, ne cédant que trois nouveaux malheureux points à Laranjeira, avant de décrocher le bonus offensif par leur arrière Maddocks, une fois les Coujoux un genou à terre, désormais plus que jamais la tête sous l’eau, à la dernière place.

Avec onze longueurs d’avance sur la lanterne rouge et six sur le barragiste perpignanais…

La Section est bien partie pour sauver sa peau.

De son côté, l’équipe catalane a su déjouer brillamment les plans des coéquipiers de Jalibert, enfin débarrassés de la pression négative de leur ancien manager, Urios, et venus faire un coup à Aimé-Giral, comme annoncé par l’ouvreur international bordelais.

Les Perpignanais ont pourtant subi l’enthousiasme et la détermination des visiteurs, encaissant d’entrée un premier essai en force, sur une pénalité jouée à la main par le puissant pilier tongien, Tameifuna. Un quart d’heure plus tard, Jalibert faisait parler sa classe et sa vista avec un par-dessus pour lui-même pour le second essai girondin.

Menés 3-14, les locaux poursuivaient leurs offensives, sans se démonter et profitaient des erreurs adverses en conquête, autant de munitions offertes, pour marquer logiquement par Taumoepeau puis Tedder après de longues séquences au ras (15-14). Mais Jalibert redonnait l’avantage à son équipe sur une dernière pénalité, après la sirène (15-17).

Dans le second acte, les Catalans n’allaient pas lâcher le morceau et continuèrent à faire douter leurs adversaires, inconstants et indisciplinés. Si Jalibert creusait l’écart avant l’heure de jeu, Tedder lui répondait aussitôt avant que ses trois-quarts aient enfin le dernier mot, après l’essai refusé à Mcintyre, sur une action au large jusqu’à par Tisley pour l’essai de la gagne.

Si les dernières minutes seront girondines, la victoire, elle, sera bien perpignanaise pour le grand bonheur du public d’Aimé-Giral.

À cinq points de la lanterne rouge et à seulement trois des Bordelais et Castrais…

Les Catalans recollent au peloton du maintien.

 

Les autres matches en bref…

La Rochelle (2) – Castres (12)              53 – 7

La balade rochelaise

Pas inquiétés le moins du monde, dans cette partie boudée par des Castrais apathiques, les Maritimes se sont promenés sur leur pré de Marcel-Deflandre, cueillant d’entrée leurs adversaires, plantés à chaque action comme des girolles s’offrant à eux sans résistance.

7 essais à rien, par Rhule, Thomas, Boudehent, Paiva, Bourgarit, se régalant avec une fricassée de ballons castrais perdus ou offerts, plus un essai de pénalité.

Autant dire que l’essai tarnais de dernière minute de Colonna restera anecdotique.

Montpellier (5) – Bayonne (8)             35 – 14

Des cistes qui persévèrent

Amputés, d’entrée et définitivement, de leur seconde ligne international, Verhaeghe, les Montpelliérains ont subi la supériorité numérique en première période, encaissant le seul essai basque par Bogado, avant d’y répondre sur un contre fulgurant de Darmon pour l’essai libérateur de Coly qui donnait l’avantage aux Cistes juste avant la pause (13-8).

Les locaux allaient profiter du carton jaune contre Baget pour accélérer, à quatorze contre quatorze, et entériner leur victoire avec trois essais de plus en dix minutes, par Lam et un doublé de Tisseron.

Bayonne perdra en plus Germain sur blessure, passant à côté d’un gros coup, ici, au GGL Stadium.

Stade Français (6) – Toulon (7)           12 – 17

En mode diesel

Sans parvenir à s’imposer dans le jeu, les rucks et la mêlée fermée, les Toulonnais ont regardé Segonds enquiller les points, tout en serrant les fesses derrière pour ne pas que les locaux franchissent leur ligne.

9-0, à la pause, il aura fallu attendre presque l’heure de jeu pour voir Serin lancer la révolte de ses avants et forcer le rideau parisien par la puissance de Gigashvili avant qu’Isa, profitant d’une supériorité numérique, ne double la mise et creuse l’écart (9-17), avec les transformations et une pénalité de Serin, pas en veine jusque-là.

Les Stadistes de la capitale finiront par obtenir la pénalité du bonus défensif sur le fil, histoire de ne pas gâcher leurs premières intentions, malheureusement stériles.

Racing 92 (3) – Clermont (10)              46 – 12

Impasse, perd et manque

Défaites vos jeux, rien ne va plus dans ce TOP 14 ! Après le CO, c’était le tour de l’ASM de monter à Paris-La défense, en slip et chaussettes, avec ses jeunes qui doivent s’aguerrir en bouffant de l’herbe synthétique indigeste, comme la prestation des Jaunards.

Le Racing s’est baladé, comme les Rochelais, la veille, face à un adversaire en dessous de tout, du niveau au respect du maillot. Bref, je ne vais pas m’attarder sur le pourquoi du comment le match à l’extérieur du TOP 14 est devenu une variable d’ajustement derrière les matches à la maison et ceux de coupe d’Europe, avec la dispo des internationaux et le vidage de l'infirmerie.

Comme si certains clubs avaient contracté en début de saison un divorce avec le TOP 14 en gardant le jeu une semaine sur deux, à la maison.

Re-bref, le Racing ne s’est pas privé d’inscrire six essais, par Wade, deux fois, Kolingar, Saili, Imhoff et Gibert quand les Clermontois ont fait illusion avec les deux marques de leurs ailiers Delguy et Raka. Quant à Belleau, n’en parlons pas…

Lyon (4) – Toulouse (1)                       21 – 7

 

Autre impasse, autre conséquence

 

Toulouse est arrivé à Gerland avec une équipe totalement remaniée, emmenée par Ntamack, Mauvaka et Capuozzo, les seuls internationaux haut-garonnais sur les dix enrôlés dans la tournée d'automne. Mais le leader du TOP 14 n'avait pas de grande pression sur ce match, avec ses quatre longueurs d'avance sur son dauphin rochelais. 

Les Lyonais en ont donc profité, après le numéro en solitaire de Ntamack (histoire de répondre à Jalibert) pour le premier essai du match. La suite a été une partie à la main des locaux et au pied de Berdeu, avec deux essais de trois-quarts, signés Niniashvili et Dumortier, avant que l'infériorité numérique, en fin de match, ne permette au champion de France de marquer à nouveau par Placines.

Une très bonne affaire pour le Lou qui entre dans le TOP 6. 

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après ce week-end)

Tous les résultats officiels du week-end >> 

 

Les derniers résultats de la tournée d’automne en deux mots…

Pays de Galles – Australie                34-39              sur le fil

Angleterre – Afrique du Sud            13-27              Twickenham en berne

 

La semaine prochaine…

Décembre monte le niveau d’un cran…

Encore une journée de championnat pour préparer la première quinzaine européenne et plonger, sans faire de sentiment, dans le cœur en hiver de la saison.

Au programme* de la 12ème journée de TOP 14, le samedi 3 décembre :

         Clermont – Montpellier, à 15h

         Bayonne – Lyon, à 17h

         Bordeaux – Brive, à 17h

         Toulouse – Perpignan, à 17h

         Stade Français – La Rochelle, à 21h05

Enfin, dimanche 4 décembre :

         Castres – Pau, à 17h

         Toulon – Racing 92, à 21h05

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du nouveau TOP 12 féminin

Reprise du championnat le 11 décembre, avec 12 équipes au lieu de 14, toujours réparties en 2 poules.

Retrouvez  le calendrier sur >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

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20 novembre 2022

Les brèves d'Ovalie - Edition n°498

Marchand devant...

Tournée d'automne... Test-match (3)         France – Japon      35 – 17

Julien Marchand, la marche en avant

Penaud, Macalou et Jalibert derrière

Un trois sur trois. On n’en attendait pas moins, dimanche après-midi, à Ernest-Wallon, pour le dernier test des Bleus face aux, certes coriaces, mais modestes Nippons.

Une répétition du match de la semaine dernière face aux Springboks, sans violence cette fois, avec encore l’entrée remuante de Macalou sur l’aile, pour remplacer Fickou, touché précocement à une cheville (15è), puis celle déterminante de Jalibert, à l’heure de jeu, pour réveiller une attaque statique (sans vouloir faire offense à la prestation de Ntamack) et envoyer une deuxième fois Penaud à dame, histoire de finir en beauté cette tournée.

On aura vu aussi Ramos à l’œuvre, dans son jardin, enquillant les pénalités, pour prendre le score, mais on a assez parlé de l’arrière toulousain lors des précédentes éditions, pour que l’on s’intéresse à son coéquipier de club, Marchand, l’homme du match.

Et comment ! Le talonneur haut-garonnais aura tenu la dragée haute aux avants japonais dans les rucks, grattant de précieux ballons qu’il a toujours bonifiés une fois en mains, mettant son équipe systématiquement dans l’avancée.

Si on peut reprocher, légitimement, à Ntamack d’avoir un peu trop usé du pied pour rendre les ballons, on peut se réjouir que celui rasant vers l’en-but, à la septième minute, ait trouvé le funambule clermontois sur son aile, devançant son adversaire, en un éclair, pour le premier essai du match.

Mais la vérité, c’est que si on doit s’emmerder sur un test-match, face à une équipe très joueuse et résistante comme l’a été ce XV nippon, juste parce qu’il pleut à Ernest-Wallon, qu’est-ce que ça va être l’année prochaine au tournoi ou à la coupe du monde ? Néanmoins, cette première période a vu quelques éclairs de génie, comme cette percée de Lucu, irréprochable suppléant de Dupont, qui trouvait son capitaine Ollivon à la finition. Et de deux.

Seulement, au retour des vestiaires, les Japonais se sont mis à jouer et ont marqué d’entrée un premier essai d’école. Du vrai tableau noir.

Il a fallu, une nouvelle fois, l’entrée tonitruante de Jalibert pour enflammer le match, comme si l’idée de ne pas retrouver, lundi, Urios à l’entraînement, le rendait fou de joie et de jeu, prouvant qu’il sent le rugby comme personne et qu’il faut juste le laisser faire (sale gosse, dirait Lièvremont !)

Dès son premier ballon, il transperçait la défense adverse et lançait l’ailier Macalou qui n’avait plus qu’à servir Penaud pour son doublé. Facile ! Mais les Cherry Blossoms répliquaient aussitôt par son vis-à-vis, Fifita, emballant plus encore la partie.

À peine trois minutes plus tard, Danty plantait acrobatiquement une troisième banderille dans l’en-but nippon, mais son essai était refusé pour un nanomètre de cuir sur la ligne de touche. Ah ! la technologie de l’arbitrage vidéo est imparable.

Mais les Bleus auront le dernier mot sur une nouvelle inspiration de Jalibert, tapant un coup de pied par-dessus pour lui-même, ouvrant les espaces pour Danty qui envoyait Jelonch inscrire le quatrième essai tricolore devant son public.

Trois sur trois, pas de quoi fanfaronner mais le job est fait !

Vivement 2023 et les prochains « vrais » défis, à Dublin et Twickenham, pour conserver le titre dans le tournoi, puis à la maison, pour « leur » coupe du monde…

en quête d’une première étoile.

 

Les autres test-matches internationaux masculins en deux ou trois mots…

Pays de Galles – Géorgie                  12 – 13           Stupeur au Millennium !

Italie – Afrique du Sud                     21 – 63           Sans ménagement

Écosse – Argentine                           52 – 29           En toutes supériorités

Angleterre – Nouvelle-Zélande       25 – 25           À chacun sa mi-temps

Irlande – Australie                           13 – 10           Aux forceps

 

Le tournoi final de qualification pour la coupe du monde 2023 en bref…

États-Unis (2) – Portugal (1)               16 – 16

Vamos Lobos !

Devant les Américains, avant cette finale, grâce à un goal-average favorable, les Portugais se devaient de ne pas perdre face aux favoris de ce tournoi qualificatif pour décrocher le dernier ticket de la coupe du monde qui aura lieu en France, l’année prochaine.

Seulement, les Aigles ne planent plus, depuis un moment, au-dessus du rugby des Amériques, dépassés successivement par les Uruguayens, puis les Chiliens, tout comme leurs voisins canadiens, non qualifiés pour la première fois depuis 1987.

Les Lusitaniens ont pris le match en main, en marquant les premiers, par leur ailier Storti, avant de s’en remettre à leur buteur Marques (ancien Palois, aujourd’hui à Carcassonne) pour revenir au score, après l’essai du talonneur américain, Piféleti, à l’heure de jeu.

Le demi-de-mêlée portugais passait in-extrémis, après la sirène, la pénalité de l’égalisation, synonyme de qualification, la deuxième de l’histoire des Lobos, après 2007, déjà en France.

Le Portugal rejoint la poule la plus relevée et joueuse, avec l’Australie, le Pays de Galles, les Fidji et la Géorgie que les hommes de Lagisquet (oui oui, l’ancien entraîneur du BO) connaissent bien.

J’ai personnellement hâte de revoir mes « Petits loups » participer à la compétition suprême, de nouveau chez nous.

Quant aux États-Unis, ils la manqueront, eux, pour la seconde fois, après 1995.

L’autre match pour du beurre :Hong-Kong (3) – Kenya (4)      22 – 18

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après ce week-end)

Toutes les infos et vidéos à retrouver sur le site officiel de RugbyWorldCup >> 

 

La semaine prochaine…

Retour au TOP 14

Pour une quinzaine de remise en route des clubs avant celle européenne qui suivra.

Au programme* de la 11ème journée de TOP 14, le samedi 26 novembre :

         La Rochelle – Castres, à 15h

         Montpellier – Bayonne, à 15h

         Perpignan – Bordeaux, à 15h

         Pau – Brive, à 15h

         Stade Français – Toulon, à 21h05

Enfin, dimanche 27 novembre :

         Racing 92 – Clermont, à 17h

         Lyon – Toulouse, à 21h05

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

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13 novembre 2022

Les brèves d'Ovalie - Edition n°497

D'un bourdon à l'autre

Mondial féminin... Petite finale               France – Canada      36 – 0

3ème place méritée pour nos Bleues

Que leur joie l’emporte !

On les avait laissées avec le spleen et l’amertume, la semaine passée, gavées de regrets, après cette demi-finale manquée face aux Black Ferns, on les a retrouvées comme on les aime, ce samedi, sur la même pelouse d’Eden Park, virevoltantes, engagées, implacables et victorieuses, à l’image d’une Pauline Bourdon intenable, inspirée et décisive.

Une petite finale grandiose qui les fige pour la 7ème fois dans le bronze !

Pourtant, les Canucks, au troisième rang mondial, sont loin d’être des tendres et des proies faciles à dévorer, comme l’ont fait nos Affamées, il suffit de se rappeler la demie face aux Anglaises où elles leur ont posé bien des problèmes (19-26).

Seulement, nos Bleues n’ont laissé que peu d’espace et de munitions à ces Canadiennes à qui elles ont fermé les portes, d’entrée, en un éclair, étouffant chaque assaut sous leur toile défensive quand, de leur côté, elles bonifiaient toutes leurs attaques.

La charnière française a clairement revu sa copie, cette fois, et proposé un jeu d’occupation plus judicieux, du côté de Caroline Drouin, quand Pauline Bourdon flairait les bons espaces et combinait à la perfection pour servir ses partenaires.

Comme ses avants, déchaînées et déterminées à charger au ras pour inscrire ce premier essai que Madoussou Fall concluait avec autorité, dès la douzième minute.

Patientes et confiantes en leur force, les Bleues parvenaient à doubler la mise, vingt minutes plus tard, sur une incursion de Gabrielle Vernier qui trouvait à sa droite, sortie de nulle part, Pauline Bourdon, en feu follet électrique sur « l’allée des dames » jusque sous les perches. On retrouvait notre demi de mêlée virevoltante, trois minutes après, derrière une mêlée, trépignant d’envie avant de s’engouffrer petit côté pour servir Caro qui libérait parfaitement son ballon pour Marine Ménager, puissamment lancée pour le troisième essai. Imparable.

22-0 à la pause, c’était du grand art, les filles !

Dès le retour des vestiaires, ce XV de France n’allait pas relâcher son emprise sur sa finale. Dès la première touche à cinq mètres de l’en-but canadien, Annaëlle Deshaye profitait d’un petit trou de souris dans un maul illicitement écroulé pour planter la quatrième banderille dans le dos des Canucks (29-0).

Dominées dans tous les secteurs, les Nord-Américaines semblaient aussi impuissantes que maladroites et c’est logiquement qu’à l’heure de jeu, Pauline et Caro les faisaient tourner, une nouvelle fois, en bourrique pour le coup de grâce, signé Marine (pour son doublé) sur un ballon rapidement écarté sur son aile.

Le carton jaune contre Gabrielle Vernier ne permettra même pas aux Canadiennes de sauver l’honneur, les entrées des expérimentées Trémoulière, N’Diaye et Mayans muselant avec fraîcheur et maîtrise toute velléité offensive du jeu adverse.

Une belle fin pour nos Affamées, une belle revanche pour notre charnière et un joli cadeau pour ces Bleues qui tirent leur révérence sur une belle victoire.

Merci à Laure Sansus, Marjorie Mayans, Céline Férer et Safi N’Diaye !

Désormais, il faut tourner la page et se tourner vers le prochain mondial, dans trois ans, chez les Red Roses qui l’ont eu bien plus mauvaise que nos Tricolores dans la grande finale.

On a déjà hâte d’en découdre avec, à Twickenham, au printemps prochain.

 

La grande finale en bref…

Nouvelle-Zélande – Angleterre    34 – 31

Des mauls, un rouge, des espaces et des essais

Comment vous dire ? 14 minutes et 14-0 pour les Red Roses, à 15 contre 15, dans un match à sens unique, jeu au large puis ballon porté, toute la panoplie du jeu qui défile à l’anglaise pour deux essais signés Kildunne et Cokayne.

Quand un carton rouge contre Thompson pour un tête contre tête est venu enrayer la machine britannique, ouvrant les espaces aux Blacks Ferns qui n’en demandaient pas tant pour enfin déborder ce mur de roses barbelés. Dès lors, la finale s’est emballée pour le plus grand plaisir des spectateurs, dans une course-poursuite infernale et une surenchère de jeu au large et de ballons portés, pour un festival d’essais, 6 à 5.

7-14 par Ponsonby, 7-19 par Packer, 14-19 par Leti-L’iga, 14-26 par Cokayne et 19-26 par Rule avant la pause.

Puis 24-26 après une chevauchée fantastique conclue par Fluhler, dès le retour des vestiaires, 29-26 par Murray, puis 29-31 par Cokayne, pour son triplé, avant le coup de grâce porté par Leti-L’iga, pour son doublé.

Et comme nos Bleues, en demie, la balle de match des Anglaises a été gâchée sur une dernière pénaltouche, à cinq mètres de l’en-but néo-zélandais, par un mauvais lancer de Davies. Alors que si elles avaient passé les trois points, sous la botte de Scarratt, la prolongation aurait peut-être souri aux Red Roses sur la longueur.

La Nouvelle-Zélande conserve donc, contre toute attente, son titre de championne du monde, le sixième sur neuf éditions. Une bien grosse déception pour les archi-favorites d'outre-Manche et un goût encore plus amer pour nos Françaises qui auraient tant aimé s’y frotter et leur piquer le titre sans s’y piquer.

Rendez-vous au printemps prochain, puisque je vous dis !

 

La tournée d’automne des Bleus en bref…

France – Afrique du Sud                 30 – 26

Dur dur ! 

Pour une boule de cuir, quatre Bleus au vestiaire, au bout de trente minutes, les Boks boxent ! On fait la queue au protocole commotion, on n'avait encore jamais vu ça.

Un match de rugby, ce choc entre nos Coqs et les champions du monde ?

Plutôt un combat de kick-boxing où tous les coups semblaient permis, à commencer par ce coup de boule assassin de Du Toit sur le visage de Danty, lui fracturant le plancher orbital. Premier carton rouge de la partie, au bout de douze minutes et premier remplacement impromptu, Macalou (incroyable !) prenant l'aile tandis que Moefana glissait au centre.

Au suivant ! Atonio, Flament et Baille... out !

Le pilier droit reviendra en seconde mi-temps quand Dupont sortira à son tour, définitivement, pour un plaquage en l'air sur Kolbe qui retombe sur la tête, comme ce match devenu fou.

Le score ? 19-13 alors pour les Bleus, après un essai partout de chaque côté, en première période, par Baille, d'abord, avant sa sortie, puis Kolisi, ensuite, avant la pause, complétés par les points au pied de Ramos et Kolbe, impeccables.

Tantôt on regarde, tantôt on ferme les yeux, tant on a mal pour eux. 

Dès lors, il n'y a plus qu'une seule équipe sur le terrain, les Springboks démontent toutes les actions des Tricolores, renversés à chaque ruck, enfoncés à chaque maul, découpés à chaque plaquage, ça ressemble à une boucherie où les actions sont hachées pour remettre la main sur le cuir, jusqu'à l'essai inévitable d'Arentse en bout de ligne, derrière un ballon porté. 19-20 puis 19-23, les Bleus subissent et souffrent.

Et puis est venu le coaching, Alléluia ! En plus de Lucu, les entrées des avants frais, et Macalou retournant dans le pack, nous offraient enfin une première munition à l'heure de jeu et Ramos ramenait l'équipe de France à un point (22-23), bien revenue dans le match, la main sur le ballon.

Il a fallu que monsieur Barnes fasse des siennes, en offrant une pénalité sur une faute fantôme, alors que Macalou échappait à un plaquage. Trois point de plus pour Willemse, troisième buteur des Boks, obligeant les Tricolores à aller chercher l'essai dans les dix dernières minutes. Ce qu'ils parviendront à faire sur une énième penaltouche, feintant le ballon porté et envoyant Moefana puis Falatea à dame. Oui, mais en rampant, pour le pilier girondin, sans que monsieur Barnes n'ose y revenir.

Ce n'était finalement que justice car, sans la pénalité cadeau précédente, Ramos aurait déjà pu donner la victoire au pied, à deux reprises.

Quel drôle de match et de dénouement, dans la confusion et la douleur physique pour une satisfaction immense au bout, du devoir (plus que d'un exploit) accompli, avec cette douzième victoire consécutive mais surtout face au seul adversaire encore jamais battu depuis 2009.

Chapeau messieurs !

Mais l'aventure ne fait que commencer, le plus dur sera de confirmer la série en 2023.

 

Les autres test-matches internationaux masculins en deux ou trois mots…

Italie – Australie                               28 – 27           Quel exploit !

Irlande – Fidji                                   35 – 17           Pour le spectacle

Angleterre – Japon                           52 – 13           Grosse réaction anglaise

Pays de Galles – Argentine              20 – 13           Sans éclat

Écosse – Nouvelle-Zélande             23 – 31            Logique

  

La semaine prochaine…

Fin de tournée

Les hommes de Galthié vont tâcher de terminer en beauté cette tournée face au Japon, pas comme un soir d’automne, il y a cinq ans, où les Coqs de Novès s’étaient délités au fil d’un test à la main des Nippons (23-23).

Au programme des principaux test-matches de la tournée d’automne masculine, samedi 19 novembre :

          Pays de Galles – Géorgie, à 14h

          Italie – Afrique du Sud, à 14h

          Angleterre – Nouvelle-Zélande, à 16h15

         Écosse – Argentine, à 16h15

          Irlande – Australie, à 21h

Puis dimanche 20 novembre :

          France – Japon, à 14h                   -> Fr2

  

À noter les résultats et programme du Tournoi final de qualification pour la Coupe du monde 2023 Hommes.

Dimanche 6 novembre :

            États-Unis (1) – Kenya (4)                  68 – 14  
            Portugal (2) – Hong-Kong (3)            42 – 14

Samedi 12 novembre :

            Portugal (1) – Kenya (4)                     85 – 0
            États-Unis (2) – Hong-Kong (3)         49 – 7  

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après ce week-end)

Vendredi 18 novembre :

             Hong-Kong – Kenya, à 14h
             États-Unis – Portugal, à 16h30         (la finale pour le dernier ticket)

Toutes les infos à retrouver sur le site officiel de RugbyWorldCup >> 

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06 novembre 2022

Les brèves d'Ovalie - Edition n°496

Elles butent encore !

Mondial féminin... Demi-finales             Nouvelle-Zélande – France      25 – 24

Le but, talon d'Achille du XV de France

Si seulement…

À quoi bon refaire le match, les filles, vous vous êtes sabordées toutes seules !

Ces Black Ferns, meilleures joueuses du monde ? La bonne blague.

Elles vont se faire étriller en finale par les Red Roses et perdre logiquement leur titre, cela ne fait aucun doute, comme cela n’aurait dû en faire également aucun quant à votre victoire, samedi, tant vous les avez largement dominées, notamment en première période.

Mais voilà, pour la huitième fois, vous butez en demie pour accéder à la dernière marche. Triste record, quand les hommes en fêteront un, plus tard, dans des circonstances inverses.

C’était samedi soir, donc, sur la pelouse d’Eden Park à Auckland, les Bleues ont laissé filer leur première finale sur un coup de dé, un coup de pied, un coup derrière la tête, surtout !

Pourtant, on a bien cru que cela allait être une formalité pour nos Affamées qui ont parfaitement démarré ce deuxième choc du dernier carré, tambour battant, prêtes à avaler l’en-but néo-zélandais.

Quatre premières minutes d’une longue séquence de charges successives qui aurait mérité mieux que les trois points de la première pénalité de Caroline Drouin. Un signe qui augurait du manque de maîtrise et de patience de nos Bleues devant une ligne défensive aux abois.

Vingt minutes durant, à attaquer de toute part, sans concrétiser, pour un pied en touche, pour un en-avant, et à défendre haut sur les contre-attaques adverses, la moindre incursion étant déboutée avec une belle agressivité, grattant tous leurs ballons, vingt minutes d’une démonstration de force que Romane Ménager allait bonifier, enfin, avec sa rage, son obstination et sa puissance pour le premier essai français.

10-0, c’était vraiment pas cher payé !

Le dernier quart d’heure de ce premier acte sera à l’avantage des Black Ferns, aussi déchaînées qu’imprécises, en dehors du pied de Renee Holmes qui réduisait tout de même l’écart à la demi-heure de jeu (3-10).

Il aura fallu un cadeau de Caro, sur un renvoi d'en-but complètement manqué, pour redonner une cartouche à la conquête néo-zélandaise sur une mêlée à cinq mètres de la ligne française. Les Bleues, sanctionnées par un coup franc, subirent alors le jeu rapide au large de Kendra Cocksedge pour l’essai en bout de ligne imparable de Stacey Fluhler, Renee égalisant en coin d’un coup de pied à la Dan Carter (son coach personnel). Trop bête !

Il était encore temps pour la cavalerie tricolore de sonner la charge !

Comme en début de partie, sur une penaltouche et derrière un ballon porté, Pauline Bourdon distribuait les munitions, tantôt Romane, tantôt Madoussou Fall mitraillaient la ligne d’en-but, jusqu’à ce que surgisse Gaëlle Vernier pour le deuxième essai des Affamées qui rentraient au vestiaire avec sept longueurs d’avance (10-17). C'était le minimum.

Si seulement, on les avait tenues en dehors de notre camp, avec un jeu au pied long, si vous voyez ce que je veux dire, si seulement on avait été patientes, renversé plus souvent le jeu sur le côté de notre feu follet Joanna Grisez, au lieu de s’empêtrer du côté de celui de Marine Ménager, un peu lourde sur pattes, si seulement on avait fait preuve d’un peu plus de flair et de vista, entre Pauline et Caro, à la charnière en manque d’huile, si seulement on pouvait faire entrer maintenant Jessy Trémoulière.

Malheureusement, elle n’était pas sur le banc et cela me laissera bien des regrets.

Parce que, sans vouloir accabler Caro, sur son dernier coup de pied foiré pour la gagne, c’est toute la gestion de la seconde période qui est à déplorer dans son jeu d’occupation, combien même elle excellait dans son positionnement en deuxième rideau, comme une bonne trois-quarts centre. Contrairement à Renee qui, d’un coup de pied dans le dos de la défense française, allait surprendre Émilie Boulard, pourtant la première sur le ballon dans son en-but, trompée par le rebond et offrant à Ruby Tui l’essai du retour en grâce des championnes du monde. Rageant !

Encore une erreur individuelle fatale par manque d’expérience et de sang-froid.

On assistait au scénario inverse de la première période, les Black Ferns marquant d’entrée et revenant à deux points des Bleues (15-17), Renee manquant la transformation, puis plus tard une pénalité à sa portée, comme un signe du destin qui voulait nous laisser une chance.

Et cette chance s’appelait encore Romane Ménager…

Force de courage et de détermination, à l’instar de son homologue masculin Greg Alldritt, elle enfonçait une nouvelle fois le dernier rideau défensif, à elle seule, pour revenir à une petite longueur de l’exploit, avec un bon quart d’heure de bon espoir de le réaliser.

Si seulement Maëlle Filopon avait écarté sur Emilie Boulard, dans cette contre-attaque fabuleuse de la dernière chance, partie de loin, à deux minutes du terme, au lieu de la jouer seule à l’intérieur et créer la confusion, l’essai de la délivrance aurait été sans doute au bout de la ligne et l’histoire des Bleues tout autre.

Mais même la pénalité, accordée logiquement à l’équipe de France, n’allait pas sourire aux choix de Thomas Darracq.

Si seulement Jessy…

 

L’autre demie en bref…

Angleterre – Canada    19 – 26

Un pied sûr pour une place en finale

Deux essais en un quart d’heure, par Marly Packer et Abby Dow, et les Red Roses se sont crues arrivées sans doute, mais c’était sans compter sur les cannes de Karen Paquins sur une contre-attaque fulgurante de Justine Pelletier et la partie était complètement relancée, Alysha Corrigan égalisant après une série de pick and go avant qu’Emily Scarratt n’ajoute trois points pour voir les Anglaises mener à la pause (12-15).

Le second acte sera aussi disputé avec la même course-poursuite et un essai de chaque côté, Emily Scarrat, assurant, seule, la différence au pied.

Si cela se corse pour les championnes d’Europe, grandes favorites, elles devraient moins souffrir face aux Blacks Ferns que j’ai trouvées bien plus limitées que les Canucks. Quant à nos Tricolores, ces dernières pourraient bien, une nouvelle fois, les priver de la médaille de bronze.

Tous les résultats et classements officiels du week-end >> 

 

La tournée d’automne des Bleus en bref…

France – Australie                 30 – 29

Rame rame, Ramos !

Une leçon pour vous, mesdames, ou plutôt pour votre coach, un jeu au pied infaillible (ou presque) comme une Emily Scarrat ou une Renee Holmes, est indispensable au plus haut niveau, et il fait toute la différence aux moments clés, même chez les hommes.

Ainsi, samedi soir, au Stade de France, Ramos a ramé, sans faillir, pour laisser les siens dans la partie après un sans-faute au pied pour répondre à Foley et au feu follet Foketi qui inscrivait un premier essai fantastique sur un contre monumental depuis les 22 australiens, permettant ensuite au XV de France, par l’essai en force de Marchand, de passer devant pour la première fois, juste avant la pause (19-13).

L’arrière tricolore assurait encore, en seconde période, quand Campbell doublait la mise, replaçant les Anglais devant, à l’heure de jeu, laissant le suspense et l’espoir durer jusqu’à l’instant magique de Penaud, à deux minutes du terme, un exploit personnel de grande classe de l’ailier clermontois, bien servi par un Jalibert entrant très remuant et inspiré (contrairement à Ntamack, un peu court).

Tchik-tchak et tchok (comprenez, le raffût derrière), et trois défenseurs dans le vent, avec l’élégance du cabri évitant la cuillère, Damien Penaud éblouissait le stade de France de l’essai de l’année, celui de la victoire, la onzième d’affilée pour le XV de France, battant le record de 1937.

 

Les autres test-matches internationaux masculins en deux ou trois mots…

Italie – Samoa                                   49 – 17           Sans concession

Écosse – Fidji                                     28 – 12           Comme un entraînement

Pays de Galles – Nouvelle-Zélande  23 – 55          Les All Blacks are back

Irlande – Afrique du Sud                  19 – 16           L’Irlande au sommet

 Angleterre – Argentine                    29 – 30           L’exploit des Pumas

 

La 10ème journée du TOP 14 en deux ou trois mots…

Toulouse (1) – Stade Français (4)        16 – 16 (2-1 essais)           Vraiment nul !

Brive (14) – La Rochelle (2)                   17 – 19 (2-1 essais)          Hastoy bat Laranjeira

Racing 92 (3) – Perpignan (13)             44 – 20 (5-2 essais)           En mode diesel performant

Clermont (9) – Bayonne (6)                  20 – 25 (3-3 essais)           Des Basques à la conquête

Lyon (5) – Castres (10)                          26 – 20 (2-2 essais)           Le Lou revient de loin

Pau (12) – Bordeaux (11)                       33 – 7 (5-1 essais)            Des Girondins bien pâles

Toulon (8) – Montpellier (7)                 16 – 26 (1-2 essais)           Le champion éteint Mayol

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après ce week-end)

Tous les résultats officiels du week-end >> 

 

La semaine prochaine…

La petite porte pour les Bleues

Si la troisième place est loin d’être déshonorante, et encore moins acquise face aux Canucks, troisièmes mondiales, qui ont déjà privé la dernière fois les Françaises du bronze, il n’empêche qu’elle a un goût amer cette petite finale, après cette demie ratée.

On se consolera avec le choc tant attendu, du côté masculin, entre nos Bleus et les champions du monde, jamais rencontrés depuis leur sacre en 2019.

Au programme* des finales, le samedi 12 novembre à Eden Park, Auckland :

          France – Canada, à 4h30        (petite finale)

          Nouvelle-Zélande – Angleterre, à 7h30 (Finale)

 (*) Tous les matches sont retransmis par TF1

 

Dans l’après-midi, les principaux test-matches de la tournée d’automne masculine prendront le relais avec :

          Italie – Australie, à 14h

          Irlande – Fidji, à 14h

          Angleterre – Japon, à 16h15

          Pays de Galles – Argentine, à 18h30

          France – Afrique du Sud, à 21h                   -> Fr2

Puis dimanche 13 novembre :

         Écosse – Nouvelle-Zélande, à 15h15

 

À noter que le TOP 14 sera au repos pour deux semaines.

 

À noter également...

Les résultats et programme du Tournoi final de qualification pour la Coupe du monde 2023 Hommes.

Dimanche 6 novembre :

            États-Unis (1) – Kenya (4)                   68 – 14  
            Portugal (2) – Hong-Kong (3)             42 – 14

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après ce week-end)

Samedi 12 novembre :

Portugal – Kenya, à 13h
États-Unis – Hong-Kong, à 15h30

Dimanche 18 novembre :

Hong-Kong – Kenya, à 14
États-Unis – Portugal, à 16h30         (finale probable pour le dernier ticket)

Toutes les infos à retrouver sur le site officiel de RugbyWorldCup >> 

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30 octobre 2022

Les brèves d'Ovalie - Edition n°495

Accouchement au forceps

Mondial féminin... Quarts de finale        France – Italie      39 – 3

Joanna Grisez montre la voie

C’est une demie !!!

Il faut dire que les couloirs de Northland Events Centre, à Whangarei, ont ressemblé, samedi soir, à ceux d’une maternité où notre XV de France féminin a fait bloc pendant une heure pour accoucher d’une demie qui se présentait plutôt bien à la dernière échographie du match contre les Fidji.

Comme lors des premières minutes du travail d’expulsion du premier ballon, par pression de sa tête vers le bas par la septiste Joanna Grisez dans l’en-but italien entrouvert, après une remontée à couper le souffle d’Émilie Boulard, depuis sa base.

7-0 et puis plus rien !

Trente minutes d’efforts et de domination unilatérale mais stérile qui stoppèrent net la progression du bébé pris en étau entre des mains maladroites et une tension palpable, tant les Bleues devaient se racheter de la défaite face à cette même Squadra Azzurra, lors d’une séance de préparation, en septembre dernier.

Pour leur premier quart de finale d’une coupe du monde, les Italiennes ont crânement joué leur chance pour tenter d’avorter toutes les occasions des Françaises et ont même pris trois points, au bout de leur botte, dès la première faute dans leur 22, juste avant la pause, obligeant Caroline Drouin a assuré les arrières de son équipe en faisant de même pour regagner les vestiaires avec une marge très inconfortable (10-3).

Dans le second acte, rien ne s’est passé comme prévu, ni ne leur a souri, des essais lrefusés pour des scories, encore et encore, par trop de précipitation à défaut de maîtrise et de sang-froid, Caro assurant alors le score, humblement et petitement, du bout du pied (13-3).

À l’heure de jeu, il était temps de passer au forceps, avec une mêlée qui a tout déchiré, débouchant sur l’essai de pénalité, puis un ballon porté d’école qui a tout arraché et ouvert plus encore la voie de l’en-but pour Laure Touyé (27-3).

La machine était lancée, le bébé sortait enfin la tête de l’eau.

Vingt minutes d’un travail, du coup, plus facile s’ensuivirent, laissant la demie se profiler dans toute sa grâce et sa splendeur, et cela grâce, justement, à un triplé de Joanna Grisez au bout d’actions d’envergure et de grande classe.

Mais que ce fut long à venir !

Plus de peur que de mal dans cet accouchement qui pourrait, néanmoins, laisser des séquelles à cette demie, préjudiciables face aux efficaces Black Ferns, si le staff de Thomas Darracq n’en efface pas rapidement les traces d’imperfection. Mais Bébé est là, et c'est bien l'essentiel.

Il ne reste plus qu’à l’élever jusqu’à la plus haute marche.

 

Les autres quarts de finale en bref…

Nouvelle-Zélande – Pays de Galles    55 – 3

Une longueur d’avance

Ce second quart de finale était un remake du match de poule, à la même sentence (à quelques points près) et même domination des Black Ferns sur des Galloises généreuses, combatives mais impuissantes.

Certes, les Diablesses Rouges ne sont pas aussi fortes que les Italiennes, mais ce qui est sûr c’est que les Néo-Zélandaises sont diablement plus efficaces que nos Tricolores, même « affamées ».

Alors, il va falloir que nos Bleues se surpassent, samedi prochain, pour créer un premier exploit.

Angleterre – Australie                      41 – 5

Sans état d'âme

Que ce soit derrière des mêlées ou des touches, la rampe de lancement anglaise a encore été redoutable, enfonçant la défense australienne en groupés pénétrants destructeurs, pick and go usants et courses dans les intervalles inarrêtables, ne laissant que de rares espaces à leur adversaire pour leur répondre.

Six essais contre un d’honneur pour les Wallabies, bien trop faibles pour espérer plus.

Les Red Roses, sans surprise, défieront les Canucks en demi-finale, avec une véritable opposition.

Canada – États-Unis                         32 – 11

Bis repetita

Bien que surprises d’entrée par les Américaines, les Canadiennes ont très vite remis la main sur le match, devant avant la pause (12-8) et tuant tout suspense avant l’heure de jeu…

Comme la semaine passée, au point près ou presque.

Quatre essais contre un, sobre et méthodique, de quoi inquiéter sérieusement les Anglaises en demie.

Tous les résultats et classements officiels du week-end >> 

  

La 9ème journée du TOP 14 en une phrase…

Castres (5) – Clermont (7)                   26 – 22

Le CO a pu compter sur l’efficacité d’Urdapiletta, auteur du deuxième essai maison, le premier ayant été offert par Naqalevu et le match par Belleau qui, par ses échecs au pied, a mis son équipe dans le dur, malgré trois essais auvergnats et la pénalité de Plisson pour décrocher le bonus défensif.

Brive (14) – Racing 92 (6)                     38 – 43

Le Racing valide sa première victoire à l’extérieur après avoir fait la course en tête pendant plus d’une heure avec quatre essais (Le Garrec, Baudonne, Spring et Gibert) et résisté au retour en force des Coujoux dans les dix dernières minutes avec trois essais de plus sur les cinq (Lobzhanidze et Ferté puis doublé de Muller et Jurand) qui offrent à la nouvelle lanterne rouge un point de consolation.

La Rochelle (3) – Pau (12)                    21 – 38

La Section réalise l’exploit de faire tomber les Maritimes à Marcel-Deflandre, en les surprenant à chaque fois la première avec quatre essais (Reilhac, doublé de Gailleton et Joseph) auxquels les locaux ont su répondre derrière, par seulement trois fois (Paiva, Leyds et Haddad) avant de céder à l’indiscipline et se faire corriger par Henry sous les yeux d’Hastoy (l’ancien buteur palois).

Montpellier (11) – Stade Français (2)   23 – 19

Le coaching de Quesada a failli avoir raison de celui de PSA, alors que les Montpelliérains semblaient mener les débats avant la cinquantième (20-6), grâce à deux essais de Bécognée et Rattez, l’essai de l’entrant Van der Mescht relançant alors la partie et les espoirs des Parisiens, appuyés par le pied de Segonds au cul de l’indiscipline des Cistes acculés dans leur 22, ne leur cédant au final que le point du bonus défensif, mettant fin à la mauvaise série de défaites.

Perpignan (13) – Lyon (9)                     28 – 21

Les Catalans décrochent leur troisième victoire de la saison et décollent enfin de la dernière place, après avoir disposé des Lyonnais dans un match intense, grâce à leur stratège Tedder, dans un grand soir, auteur de 18 points et d’un essai sur les trois (Acebes et Deghmache), autant que le Lou (Charcosset, Tuisova et Regard), mais sur le tard qui n’est pas parvenu à conserver le point de bonus retiré à la dernière minute par l’homme du match.

Bayonne (8) – Toulouse (1)                 26 – 22

Les petits jeunes toulousains, palliant la mobilisation générale de leurs internationaux pour la tournée d’automne, et en particulier les finisseurs, ont mis un point d’honneur à aller chercher, au-delà du temps réglementaire, le bonus défensif (très prisé ce samedi) après avoir été malmenés, durant une heure, par des Basques déterminés à l’emporter face au leader, inscrivant trois essais (Tauzin, Delibes et Mallia) contre seulement deux pour les locaux (Germain et Bosch) vainqueurs.

Bordeaux (10) – Toulon (4)                 27 – 26

Menés 10-20 à la pause, après avoir encaissé deux essais varois, par Serin et West, contre un seul de l'incontournable Tambwe entre les deux, les hommes d'Urios ont repris le match en mains dès le retour des vestiaires, en portant deux coups fatales par Douglas et Mori, avant que Holmes ne leur offre la victoire avec une ultime pénalité.

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après ce week-end)

Tous les résultats officiels du week-end >> 

 

La semaine prochaine…

Place aux demies !

Que l’on ne s’y trompe pas, l’actualité, c’est toujours la coupe du monde des filles et pas la tournée d’automne de ces messieurs, même si rien n’empêche de regarder les deux.

L’essentiel se passe donc au petit déj samedi matin… dès l’aube !

Au programme* des demi-finales, le samedi 5 novembre à Eden Park, Auckland :

          Angleterre – Canada, à 4h30

          France – Nouvelle-Zélande, à 7h30

 (*) Tous les matches sont retransmis par TF1

 

Dans l’après-midi, le programme** des principaux test-matches d’automne des hommes proposera les confrontations suivantes :

          Italie – Samoa, à 14h

          Écosse – Fidji, à 14h

          Pays de Galles – Nouvelle-Zélande, à 16h15

          Irlande – Afrique du Sud, à 18h30

          France – Australie, à 21h                   -> Fr2

Puis dimanche 6 novembre :

         Angleterre – Argentine, à 16h15

 

En parallèle, le TOP 14 tentera de rivaliser, sans les internationaux, avec au programme** de sa 10ème journée, dès samedi 5 novembre :

         Toulouse – Stade Français, à 15h

         Brive – La Rochelle, à 17h

         Clermont – Bayonne, à 17h

         Lyon – Castres, à 17h

         Racing 92 – Perpignan, à 17h

Enfin, dimanche 6 novembre :

         Pau – Bordeaux, à 15h15

         Toulon – Montpellier, à 21h05

 (**) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

À noter également...

Ce dimanche-là, à Dubaï, le début du Tournoi final de qualification pour la Coupe du monde 2023 Hommes qui délivrera, le 18 novembre, la dernière place de la poule C (avec le Pays de Galles, l'Australie, les Fidji et la Géorgie) à l'un des quatre protagonistes suivants :

           HONG-KONG – KENYA – PORTUGAL – ÉTATS-UNIS

Au programme, dimanche 6 novembre :

         États-Unis – Kenya, à 10h
         Portugal – Hong-Kong, à 12h30

Toutes les infos à retrouver sur le site officiel de RugbyWorldCup >>

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23 octobre 2022

Les brèves d'Ovalie - Edition n°494

En avant toute(s) !

Mondial féminin... 3è journée                  France (2) – Fidji (4)      44 – 0

Émeline Gros, toujours dans l'avancée !

Le XV de France s'est mis sur son 32

Des Bleues titulaires face à l’Angleterre, seules Caroline Drouin, Maëlle Filopon et Emilie Boulard figuraient sur le XV de départ, samedi, pour le dernier tour de qualification.

Et pour cause, le staff de Thomas Darracq avait décidé d’impliquer tout le groupe, les 32 joueuses – et notamment celles qui n’avaient pas encore mis un crampon sur la pelouse, comme Celia Domain, Yllana Brosseau, Rose Bernadou, Julie Annery, Marine Ménager, Alexandra Chambon et Jessy Trémoulière – pour aller chercher cette victoire indispensable, synonyme d’un quart de finale à leur portée.

Pour autant, le sélectionneur se devait de composer une équipe homogène, entre cadres et débutantes, solide en défense et capable de proposer du jeu pour éviter le piège d’un exploit de ces Fijianas sans complexe.

Avec Pauline Bourdon et Jessy Trémoulière à la baguette, les Tricolores ont occupé les trois-quarts du temps le camp adverse et déroulé un jeu plaisant au large faisant le bonheur des trois-quarts, très en jambes, comme Maëlle Filopon, auteure d’un doublé.   

Mais que de déchets à déplorer !

Après avoir pris la partie par le bon bout, dès la 7ème minute, avec un premier essai de l’ailière Marine Ménager, parfaitement décalée par Pauline et Jessy, derrière un maul destructeur, la machine offensive s’est vite enrayée avec des scories dans ses rouages.

Trop approximatives, trop impatientes aussi, gâchant de précieuses munitions, les Bleues s’en sont remis au long jeu au pied de Jessy et à leur défense agressive pour éloigner tout danger et pousser les Fidjiennes à la faute, offrant ainsi trois points à la buteuse auvergnate pour récompenser les efforts des avants après vingt minutes stériles (8-0). Misère !

C’est que l’adversaire était coriace !

Les Océaniennes n’ont jamais lâché la partie, accrocheuses et généreuses, parfois un peu trop (19 fautes, 3 cartons), ralentissant les rucks, compliquant la tâche offensive des Françaises, tordant les mêlées avec des piliers au gabarit local masculin tels Johnston, Tameifuna ou Faumuina, pour celles et ceux qui connaissent.

Il faudra la fougue et la vista de Pauline pour débloquer la situation, extirpant le cuir d’un ballon mal porté pour revenir sur le fermé et servir Melissande Llorens pour le deuxième essai, enfin ! La suppléante de Laure Sansus sera également à l’origine du troisième, juste avant la pause avec un nouveau renversement pour déborder la défense fidjienne, servant Laure Touyé qui, malgré sa gourmandise, trouvera Jessy puis Maëlle à la finition.

20-0, au retour des vestiaires, le début du second acte sera aussi poussif que le premier avant qu’Émeline Gros, sur une sortie de mêlée, ne se fasse la malle et serve sa trois-quarts centre, d’une belle chistéra, pour son doublé. Cinq minutes plus tard, Émeline récidivera pour inscrire le cinquième essai en solitaire.

Quel abattage de la troisième-ligne centre omniprésente !

Émilie Boulard puis Célia Domain, pour sa première sélection, rajouteront deux essais en fin de match, pour une victoire sans appel mais pas sans reproches.

Si Pauline Bourdon a logiquement été élue la femme du match, Maëlle a impressionné quand Émeline a marqué des points pour la suite, cette dernière étant plus qu’une remplaçante de luxe de Romane Ménager.

De bon augure pour le quart de finale, face aux Italiennes que l’on connaît bien et qui pourrait donner l’occasion à Thomas Darracq d’ajuster son équipe-type en vue des deux finales qui vont suivre (Black Ferns et Red Roses, logiquement*).

Avec Émeline, Jessy et Mélissande sur le banc, par exemple.

Parce qu’il ne fait aucun doute que nos Bleues vont les croquer ces Ritales.

En avant toute(s) !

 

Angleterre (1) – Afrique du Sud (4)           75 – 0

Sans partage

Les Red Roses ont balayé la défense des Sud-Africaines de long en large sans leur laisser un ballon pour inscrire 13 essais et terminer logiquement première de la poule, mais seulement troisième au classement global* qui définit les quarts de finale, faute de n’avoir pas pu décrocher de bonus offensif contre nos Tricolores (4ème).

(*) Voir tableau final ci-dessous.

 

Les autres poules en bref…

Poule A

Australie (2) – Pays de Galles (3)        13 – 7
Nouvelle-Zélande 
(1) – Écosse (4)       57 – 0

Un bon point pour les Galloises

Dans le match pour la seconde place, les Australiennes ont pris le meilleur d’entrée sur les Galloises, grâce à un tour de passe-passe de leur demi de mêlée derrière un ruck. Les Britanniques ont égalisé, un quart d’heure plus tard, à force de pick and go.

Mais les Wallabies se sont appuyées sur leur mêlée fermée pour reprendre les devants avant la mi-temps, et sur leur défense inversée pour repousser les velléités galloises avant d’assurer la victoire en fin de match, laissant un point de bonus défensif précieux au XV du Poireau qui décroche avec une des deux meilleures troisièmes places qualificatives.

Dans l’autre rencontre, les Black Ferns n’ont fait qu’une bouchée des Écossaises avec 9 essais à rien.

 

Poule B

Japon (4) – Italie (2)                     8 – 21
Canada 
(1) – États-Unis (3)         29 – 14

Logiquement

Si cela avait bien commencé pour les Italiennes, en marquant d’entrée par un essai d’école, les Niponnes leur ont rendu la monnaie de leur pièce, les faisant douter et les obligeant à concrétiser leurs efforts au pied, avant que l’essai de la délivrance ne survienne à deux minutes du terme.

De quoi rassurer nos Françaises avant leur quart !

Dans l’autre match, les Canucks ont assuré l’essentiel, sans trop forcer, pour s’octroyer le bonus offensif et la deuxième place au classement général, derrière les Black Ferns.

Ironie du sort, elles rencontreront à nouveau les Américaines en quart de finale pour revoir leur copie.

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après ce week-end)

Tous les résultats et classements officiels du week-end >> 

 

Le tableau final (avec entre parenthèses le rang du classement général) :

  • Nouvelle-Zélande (1)  –   Pays de Galles (8)
  • France (4)                    –   Italie (5)

  •  Angleterre (3)            –   Australie (6)
  • Canada (2)                  –   États-Unis (7)

 

La 8ème journée du TOP 14 en une phrase…

Racing 92 (8) – Montpellier (11)           38 – 31

Quatrième défaite de rang pour le champion, pas en veine et qui a passé un mauvais quart d’heure face à des Racingmen à réaction et intraitables à la maison, même si les nombreux trous d’air auraient pu coûter plus cher aux hommes de Travers.

Lyon (5) – Pau (13)                               31 – 27

Les Palois, déterminés à rattraper leur faux pas à domicile, la semaine dernière, ont mené la vie dure au Lou qui a dû sortir les griffes pour croquer ces visiteurs coriaces qui ont tout donné pour repartir au moins avec le point de bonus défensif.

Bayonne (9) – Perpignan (14)               24 – 20

Surpris ou fébriles devant l’enjeu de ce match crucial pour le maintien, les Basques sont partis de loin pour faire leur retard, dans une seconde période à leur main et au pied de Germain, auteur de l’essai de la gagne, quand les Catalans, à la peine, devront se contenter d’un point de bonus défensif, après avoir mené toute la partie.

Stade Français (2) – Brive (12)             27 – 0

Dans un contexte de jeu de chaises musicales pour les entraîneurs des deux équipes, en cours ou à venir, les Parisiens n’ont fait qu’une bouchée, bonifiée, des Coujoux qui avaient enfilé leurs slips et chaussettes de visiteurs pour repartir avec une valise pleine de souvenirs de leur en-but.

Toulon (4) – Castres (7)                       28 – 20

Partis tambour battant, avec trois essais en première mi-temps, les Toulonnais ont laissé les Castrais revenir dans la partie dès le retour des vestiaires, pour s’en remettre au pied de Serin et serrer les fesses jusqu’au bout.

Clermont (6) – Bordeaux (10)                23 – 23

Après un démarrage époustouflant, emmenés par les feux-follets Delguy et Penaud, intenables, les Jaunards ont subi le retour en jambe du phénomène Tambwe, auteur d’un doublé, perdant petit à petit pied, jusqu’à celui de Belleau pour renverser la mainmise bordelaise, avec un bon Jalibert, mais conservant les deux points d’un nul pas si mauvais, au final, contrairement à l’arbitrage de Monsieur Ramos (je dis ça, je dis rien).

Toulouse (1) – La Rochelle (3)              26 – 17 

Ramos a pris à lui seul le match à bout de bras et de pied, inscrivant le seul essai des Toulousains et tous leurs points, quand les Rochelais, réduits à quatorze au bout de dix minutes (suite au carton rouge contre Wardi pour un plaquage dangereux sur Bezy... euh non, pardon, Dupont), ont réagi en seconde période, avec deux essais, en vain, se heurtant à une défense locale intraitable et la botte efficace de l'homme du match, punissant leur indiscipline.

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après ce week-end)

Tous les résultats officiels du week-end >> 

 

La semaine prochaine…

Montons dans ce quart !

Si on peut se lever très tôt ou se coucher très tard pour voir du combat et du spectacle, car il y en aura, l’issue de ces quarts de finale laisse peu de doutes et nous fait déjà saliver aux demies à venir : Nouvelle-Zélande – France et Angleterre – Canada.

Le match des Bleues étant toutefois le plus à risque d’une surprise… à ne pas rater !

Au programme* des quarts de finale, le samedi 29 octobre :

          France – Italie, à 5h30 à Whangarei

          Nouvelle-Zélande – Pays de Galles, à 8h30 à Whangarei

Enfin, dimanche 30 octobre :

          Angleterre – Australie, à 2h30 à Auckland (Waitekere)

          Canada – États-Unis, à 4h30 à Auckland (Waitekere)

 (*) Tous les matches sont retransmis par TF1

 

Toujours en parallèle, le TOP 14 tentera de rivaliser avec le programme** de sa 9ème journée, dès samedi 29 octobre :

         Castres – Clermont, à 15h

         Brive – Racing 92, à 17h

         La Rochelle – Pau, à 17h

         Montpellier – Stade Français, à 17h

         Perpignan – Lyon, à 17h

         Bayonne – Toulouse, à 21h05

Enfin, dimanche 30 octobre :

         Bordeaux – Toulon, à 21h05

 (**) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

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16 octobre 2022

Les brèves d'Ovalie - Edition n°493

La crème anglaise au frigo

Mondial féminin... 2è journée                  France (2) – Angleterre (1)      7 – 13

Défense de fer de nos dames

En attendant la cerise sur le gâteau…

Je ne vais pas vous faire un cours de cuisine, rassurez-vous, mais juste une petite brève, à ma sauce, pour accompagner le deuxième match de nos Bleues qui n’a pas été de la tarte, samedi soir, à Whangarei, toujours en Nouvelle-Zélande.

– et pour cause, il s’agissait d’un Crunch !

Sa recette, tout le monde la connaît, ce mets franco-anglais, souvent servi en dessert du tournoi des VI Nations féminin, en étouffe-chrétiennes, nappé de sa fameuse crème anglaise.

Il faut reconnaître qu’elle n’est pas dégueu et rarement ratée, même si un peu trop compacte dans l’assiette des 22, à se faire bouffer en seulement quelques bouchées de ballon porté.

Seulement, samedi, face au cordon bleu agressif, la crème anglaise a eu du mal à prendre et a même tourné, en seconde période, avant de finir au frigo, enfermée dans une défense tricolore hermétique. Je vous explique.

Nos Affamées ont clairement subi la puissance de feu des Red Roses, plus adroites, balle en main, plus agressives et organisées, dans un premier acte presque à sens unique, après avoir perdu, coup sur coup, Sansus et Ménager, au bout d’un quart d’heure. Mais elles ont tenu bon, héroïquement, surveillant les charges des Anglaises chaudes-bouillantes comme le lait sur le feu, jusqu’à celle de trop, à la 25ème minute.

Emily Scarratt fendait la défense tricolore après une rafale de pick and go !

0-7, après la transformation, puis 0-10, après une pénalité, juste avant la pause, les Bleues limitaient la casse, en rentrant au vestiaire, après plus de 120 plaquages contre seulement une trentaine pour les championnes d’Europe et numéro un mondial.

Merci Marjo Mayans, phénoménale « Blond Destroyer » !

Le second acte a été remporté par les coéquipières de Gaëlle Hermet et Pauline Bourdon, entrées prématurément aux places respectives de de Romane Ménager (commotion) et Laure Sansus (genou). Deux pertes énormes !

Fortes d’une solidarité et d’un engagement à toute épreuves, les Bleues ont fini par faire douter les Red Roses, en quarante minutes exemplaires, après avoir pourtant encaissé une nouvelle pénalité par Emily Scarratt (0-13).

À l’heure de jeu, comme face à l’Afrique du Sud, Caro Drouin, pas très inspirée au pied jusque-là, a botté une passe millimétrée pour Joanna Grisez qui a leurré la défense anglaise avant de se faire rattraper et libérer le cuir pour l’entrante, Gaëlle Hermet, qui n’avait plus qu’à franchir l’en-but, Caro transformant ce magnifique essai.

Dès lors, la crème anglaise s’est délitée, tentant de reprendre de la consistance avec force mais maladresse, face à des Affamées, bien huilée en défense, mais avec un jeu d’attaque manquant cruellement de liant.

On en restera là, avec une défaite néanmoins bonifiée qui augure déjà de la deuxième place et un quart de finale à la portée des Tricolores, réservant la crème de ce Crunch au frigo, en attendant de la ressortir à la table d’Eden Park, le 12 novembre, pour napper la cerise sur le gâteau que serait un premier sacre.

Encore faudra-t-il se donner les moyens de s’inviter en finale, sans Laure !

 

Fidji (3) – Afrique du Sud (4)           21 – 17

L’essai de la faim

Les Fidjiennes, punching-ball des Anglaises, la semaine passée, aux courses affûtées mais à la défense fantomatique, ont créé la surprise, dimanche, en clôture de ce deuxième week-end de premier tour.

Certes, les Springboks au féminin, ce n’est pas des foudres de guerre de leurs alter-ego masculins, en attaque, comme en défense. Et les Océaniennes en ont profité, dans le premier quart d’heure, pour ouvrir les hostilités avec un premier essai auquel ont alors répondu les Sud-Africaines, dans un premier acte, équilibré mais finalement à l’avantage des Fidji, avec une deuxième salve avant la pause (14-7).

Les Springboks allaient égaliser, dans la douleur, en deuxième période, et même prendre l’avantage, à une minute du terme, croyant avoir fait le plus dur. C’était sans compter la faim des Fidjiennes, arrachant l’essai de la gagne pour un match référence qui va les hisser à hauteur de leurs adversaires au classement mondial.

Quant au classement de la poule C, il ne devrait logiquement plus évoluer, si le XV tricolore, certainement remanié, samedi prochain, ne prend pas de haut ces affamées océaniennes.

 

Les autres poules en bref…

Poule A

Écosse (4) – Australie (2)                                 12 – 14
Pays de Galles 
(3) – Nouvelle-Zélande (1)      12 – 56

La douche écossaise

Menant 12-0, portées par leurs mauls efficaces, les Calédoniennes se sont fait croquer en seconde période par des Wallabies remontées, à la limite de la faute, la moitié du temps à quatorze, mais avec l’envie de reprendre le ballon et le match à leur compte, avec deux essais transformés.

C’est la douche froide pour les Écossaises, incapables de renverser le match pour l’emporter, dans les cinq dernières minutes, en supériorité numérique. La semaine prochaine, face aux Black Ferns, c’en sera fini pour elles dans cette coupe du monde.

Quant aux Galloises, elles joueront un huitième de finale face aux Australiennes, samedi prochain, après avoir pris une leçon de rugby, dimanche face aux Néo-Zélandaises, à la maison.

 

Poule B

États-Unis (2) – Japon (4)         30 – 17
Italie 
(3) – Canada (1)              12 – 22

Les Canucks s'imposent

Si les Italiennes ont eu le premier et le dernier mot, à la première et dernière minute du match au sommet de cette poule, le reste de la partie est resté aux mains des Canadiennes, inscrivant les quatre essais nécessaires au bonus offensif, faisant honneur à leur quatrième rang mondial.

Logiquement, les Ritales devraient décrocher la seconde place face aux plus faibles Japonaises, dimanche prochain, quand les Américaines devront réaliser l’exploit d’écraser les Canucks, bien au-dessus d'elles.

À ne pas manquer !

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après ce week-end)

Tous les résultats et classements officiels du week-end >> 

 

La 7ème journée du TOP 14 en bref et en bloc…

Brive (12) – Toulouse (1)                      7 – 45

Pau (13) – Stade Français (3)               29 – 31

Perpignan (14) – Clermont (4)              10 – 20

Montpellier (8) – Lyon (7)                    26 – 33

Castres (6) – Bayonne (10)                   39 – 22

Bordeaux (9) – Racing 92 (11)             29 – 17

La Rochelle (2) – Toulon (5)                32 – 5

La revanche des visiteurs

Juste pour me faire mentir, ou alors pour y répondre, à mon coup de gueule de la semaine dernière, les formations en déplacement ont mis les moyens d’aller faire un coup chez leurs hôtes.

À commencer par la plus attendue, mais avec le plus de réussite, finalement, l’équipe toulousaine a écrasé des Coujoux qui s’étaient justement réservés pour ce rendez-vous. Dès le premier essai de Dupont, sur un contre heureux, suite à un en-avant malheureux briviste, et une course tranchante du demi de mêlée international, on a compris que rien n’allait résister aux hommes de Mola, sur un nuage. L’interception d’Arnold confirmait cette aura pour mener 14-0 à la pause, quand les quatre essais faciles du second acte (Flament, Lebel et le doublé de Retière) ne laissaient que les yeux et l’essai de l’honneur aux Coujoux pour pleurer.

Que dire de la remontada incroyable du Stade Français !

Marquant les premiers, par Gabrillagues (3-7) puis subissant la foudre du Palois Ikpefan, auteur d'un doublé (29-7 à la pause), les Parisiens ont sorti la tête de l’eau au retour des vestiaires, avec la bénédiction du ciel, il faut croire, pour inscrire trois essais miraculeux dans le dernier quart d’heure (doublé de Glover et Van der Mescht), à en sectionner les bras des Palois, au coup de sifflet final, et aussi à fermer un peu le clapet de leur président, déjà projeté à la prochaine saison.

Quant à Clermont, ayant clairement affiché ses intentions, en alignant la grosse équipe à Perpignan, a réussi, dans la douleur et l’ennui aussi, à contenir les assauts catalans, agressifs et indisciplinés, permettant à Belleau de prendre le score, avant que l’ancien de la maison, Delguy (remplaçant Ezeala, blessé avant le match), ne porte le coup fatal avec le seul essai des Jaunards, avant d’être lamentablement hué à sa sortie et qu’Acebes ne sauve l’honneur avec un essai plein de détermination. Une victoire logique, mais pas des plus belles à voir.

Qui a peur du grand méchant LOU ?

La plus grosse performance à l’extérieur, plus qu’une surprise, est venue des hommes de Garbajosa, dans l’antre du champion de France. Surprenant d’entrée les locaux par Dumortier, après un beau par-dessus au pied de Doussain, les Lyonnais ont mené 10-0 avant de voir les Cistes réagir en passant la vitesse supérieure par une course de N’Gandebe servant le jeune Coly pour son premier essai. Le demi de mêlée, venu de Mont-de-Marsan, enchantait le stade avec un tour de passe-passe fabuleux pour envoyer Paenga-Amosa à dame et remettre son équipe devant au score (17-10). Mais la seconde période sera un cauchemar pour les uns, un rêve pour les autres, quand Berdeu (ayant permis de revenir au pied à 17-16) s’élançait dans les airs pour récupérer une chandelle de Garbisi avant de s’envoler jusqu’aux 22 adverses et offrir le doublé à Dumortier. Dans une forme internationale (allo ! Galthié ?), le duo Dumortier-Berdeu allait encore affoler la défense héraultaise pour le troisième essai lyonnais, conclu par Regard (33-23), à dix minutes de la fin d’une partie que les locaux ne parviendront plus à renverser. Quel exploit des Lyonnais !

On attendait de voir si les Varois allaient être aussi inspirés que les anciens Rouge et Noir de Mignoni, mais il n'en a rien été, les Maritimes les ont expédiés en quatres essais (Seuteni, Bourgarit, Thomas et Lespiaucq) contre un (Bastareaud), pour une victoire bonifiée qui les rapproche un peu plus des Toulousains. 

Plus classique et plus brouillon, à Castres et Bordeaux, les locaux sont parvenus à disposer de leurs adversaires, grâce à Cocagi, Palis et un essai de pénalité décisif pour le CO et à un doublé de Diaby pour l’UBB.

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après ce week-end)

Tous les résultats officiels du week-end >> 

 

La semaine prochaine…

La tête aux quarts de finale !

La seule incertitude des Bleues, déjà qualifiées (car au moins meilleures troisièmes), se trouve dans l’adversaire qu’elles affronteront au prochain tour, sachant que les Fidjiennes ne devraient pas s’opposer à leur deuxième place.

Pas d’inquiétude !

Deux confrontations pour la qualification vaudront le coup d’œil, entre Wallabies et Galloises, dans la poule A, et entre Américaines et Canadiennes, dans la poule B.

Il faudra veiller très tard !

Au programme* de ce troisième week-end, le samedi 22 octobre :

          Australie – Pays de Galles (A), à 3h15 à Whangarei

         Nouvelle-Zélande – Écosse (A), à 5h45 à Whangarei

          France – Fidji (C), à 8h15 à Whangarei

Enfin, dimanche 23 octobre :

          Japon – Italie (B), à 1h45 à Auckland (Waitakere Stadium)

          Canada – États-Unis (B), à 4h15 à Auckland (Waitakere Stadium)

          Angleterre – Afrique du Sud (C), à 6h45 à Auckland (Waitakere Stadium)

 (*) Tous les matches sont retransmis par TF1

 

Toujours en parallèle, le TOP 14 proposera des affiches alléchantes pour sa 8ème journée, avec au programme**, le samedi 22 octobre :

         Racing 92 – Montpellier, à 15h

         Lyon – Pau, à 17h

         Bayonne – Perpignan, à 17h

         Stade Français – Brive, à 17h

         Toulon – Castres, à 17h

         Clermont – Bordeaux, à 21h05

Enfin, dimanche 23 octobre :

         Toulouse – La Rochelle, à 21h05

 (**) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

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09 octobre 2022

Les brèves d'Ovalie - Edition n°492

Avec Sansus, c'est sans souci !

Mondial féminin... 1ère journée                  Préambule

Coupe du monde, mode d’emploi

On ne va pas se mentir. Les premiers tours de coupe du monde au féminin sont une formalité, comme cela l’était pour les hommes, il y a une dizaine d’années.

En 2011, souvenez-vous, c’était déjà en Nouvelle-Zélande, à la naissance de ce blog, je vous disais sûrement la même chose. Et pourtant ! les Canucks étaient venus sauver nos Bleus, à la peine, dans une poule où les Tongiens étaient sur le point de filer en quarts à leur place. Et que dire de ce retournement de situation, éliminant les Rosbifs, avec la manière, pour subir contre les Gallois en demie et s’en tirer sur le fil avant de nous offrir une finale héroïque, volée sans vergogne par monsieur Joubert.

On ne doit pas se mentir. Le rugby féminin a pratiquement rattrapé le niveau des hommes, et nos Bleues nous régalent depuis quelques années, à se hisser à celui de leurs principales concurrentes que sont les Blacks Ferns et les Red Roses

Les deux favorites de cette neuvième coupe du monde !

Les premières, les Néo-zélandaises, quintuples championnes du monde, tenantes du titre, jouent à la maison, comme leurs homologues masculins, il y a dix ans, avec l’appui de leur public et peut-être plus.

Seulement, les secondes, les Anglaises, sont numéro 1 au classement mondial et sur une série de 25 victoires consécutives, dont une contre les Black Ferns, justement. Les championnes d’Europe en titre et aussi doubles championnes du monde, semblent intouchables, même en terre hostile.

Nos Bleues auront fort à faire, en outsiders sérieuses, pour réaliser le double exploit de battre ces monstres de rugby au féminin, lors des phases  finales. Car, on ne va toujours pas se mentir, le match de poule (contre les Red Roses) sera un test grandeur nature pour jauger les forces en présence.

Et pour le reste des nations ?

Le Canada est également un outsider de taille à se hisser en finale et donc à contrarier le rêve de l'équipe de France... comme en 2014, en France :/

Quant aux autres, je vais continuer à vous dire ma vérité, il ne faudra, certes, pas les sous-estimer, mais elles ne devraient pas surprendre les favorites outre mesure, s’arrêtant au maximum en quart de finale pour les meilleures d’entre l’Italie, les USA, l’Australie, le Pays de Galles, l’Écosse et l’Afrique du SudLes Fidji et le Japon, servant de punching-ball.

 

Afrique du Sud (3) – France (2)      5 – 40

Afrique du Sud - France (F) 2022

Le ton est donné

Samedi, à Auckland, à 14h15, heure locale (soit 3h15 en France), l’équipe de France de Thomas Darracq (successeur d’Annick Hayraud) a ouvert les festivités dans l’antre majestueux d’Eden Park, et les hostilités face aux modestes joueuses sud-africaines, pas aussi féroces et aguerries que leurs homologues mâles, champions du monde.

Et pour cause, les femmes ont intégré le rugby des Afrikaners en même temps que les hommes de la même minorité noire.

Mais les Bleues n’ont pas fait dans la ségrégation de leurs adversaires en les respectant comme des Anglaises dans lesquelles il faut rentrer dedans.

Et les Tricolores sont bien rentrées dans leur match, grâce à une Laure Sansus, réactive et inspirée qui, dès la deuxième minute, débloquait la rencontre en se faufilant derrière un maul dans la défense adverse jusque dans l’en-but, ni vue, ni connue.

Dix minutes plus tard, même ballon porté, même lancement de jeu, mais cette fois, reconnue, elle sollicitait Caro Drouin pour envoyer leur premier centre, Gabrielle Vernier, conclure le deuxième essai.

Nos « Affamées » de ballon poursuivaient leur pression sur des Springboks combatives jusqu’à ce qu’Emilie Boulard intercepte le cuir pour filer à dame.

19-0, en moins de vingt minutes !

Les suivantes seront plus éprouvantes, preuve que ces Sud-africaines se sont bien préparées, tenant tête aux Françaises jusqu’à la pause.

Le flottement des Bleues sera encore plus flagrant au retour des vestiaires, subissant les impacts en mêlées fermées et les assauts au large des Gazelles dont les cannes de l’ailière Mabenge finiront par passer la ligne d’en-but.

Un petit coup de massue, comme un rappel à l’ordre que va remettre la femme du match, Laure Sansus, sur une pénalité vite jouée pour son doublé.

La machine sera relancée et Caro s’inspirera de sa coéquipière à la charnière pour une échappée et un essai en solitaire puis une passe au pied décisive pour la septiste Joanna Grisez. Son premier essai à quinze, en ouverture de la coupe du monde. Waouh !

Six essais au total, des doutes et un gros potentiel !

Voilà de quoi donner du grain à moudre à Thomas Darracq pour corriger certains secteurs (comme la mêlée) et renforcer les automatismes avant le gros test face aux Red Roses (Red, comme redoutables) dans une semaine.

En espérant que Laure continue à faire briller le jeu tricolore.

 

Fidji (4) – Angleterre (1)           19 – 84

Aux antipodes du rugby

Quand la meilleure équipe du monde tombe sur un punching-ball, ça fait mal et surtout 14 essais à l’arrivée, contre 3, anecdotiques pour les Fidjiennes, mais avec de sacrées cannes.

Pas le meilleur sparring-partner avant le match décisif pour la première place dans la poule C.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que la machine offensive des Red Roses, avec leurs ballons portés destructeurs, est bien plus huilée que celle des Tricolores.

 

Les autres poules en bref…

Poule A

Australie (4) – Nouvelle-Zélande (1)    17 – 41
Pays de Galles (2) – Écosse (3)            18 – 15

À l’arrache !

Même pas peur. Le haka des Black Ferns n’a pas impressionné les wallabies qui ont démarré sans complexe ce choc de l’hémisphère sud. Au contraire, les Néo-Zélandaises ont semblé plus fébriles devant leur public, encaissant pas moins de trois essais en moins d’une demi-heure, avant de réagir enfin.

Menées 0-17, les locales allaient refaire leur retard en deux fois six minutes, avant et après la pause. Quand le sort allait s’acharner sur les visiteuses, recevant deux cartons jaunes à la 50ème minute. Les Black Ferns n’en demandaient pas tant pour reprendre la partie à leur compte et inscrire quatre essais de plus sans que les Australiennes ne revoient le ballon et le jour.

Plus de peur que de mal pour les hôtes de ce mondial tandis que les Galloises, le lendemain, ont arraché une précieuse victoire, au bout du suspense et de courages, face à leurs compatriotes britanniques qui ont pourtant inscrit un essai de plus qu’elles. Seulement, les Écossaises se sont fait douchées par le zéro pointé de leur buteuse, Nelson... là où, à 15 partout, et après la sirène, la Galloise Bevan, suppléant Snowills, passait la pénalité de la gagne.

Les prochaines rencontres entre Australiennes et Britanniques promettent des duels, à la vie, à la mort pour la deuxième place.

 

Poule B

États-Unis (3) – Italie (2)                     10 – 22
Japon (4) – Canada (1)                         5 – 41

Les Ritales impressionnent, les Canucks déroulent

Si les Américaines sont bien entrées dans la partie, en marquant les premières, les Italiennes ont fini par leur rendre la monnaie de leur pièce à la fin du premier acte pour mener 7-5, grâce à la transformation de Sillari, avant de récidiver et prendre le match en mains, en seconde période.

Quatre essais à deux, au finale, et un bonus offensif en poche qui placent idéalement l’Italie à hauteur du Canada qui n’a eu aucun mal à cogner dans le punching-ball nippon pour prendre la première place du groupe, en attendant la confrontation face aux Italiennes, la semaine prochaine.

À ne pas manquer !

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après ce week-end)

Tous les résultats et classements officiels du week-end >> 

 

La 6ème journée du TOP 14 en coup de gueule…

Castres (9) – Montpellier (4)                26 – 13

Bayonne (7) – La Rochelle (3)             29 – 13

Stade Français (5) – Perpignan (13)     52 – 3

Racing 92 (8) – Pau (14)                       26 – 13

Toulon (2) – Brive (11)                      c   47 – 0

Toulouse (1) – Clermont (6)                 46 – 10

Lyon (10) – Bordeaux (12)                    36 – 21

 

À quoi ça rime ?

Un championnat où chaque club semble choisir les matches à jouer à fond et ceux à laisser au repos leurs cadres pour préparer le suivant.

Voilà les Coujoux, les Catalans qui arrivent carrément à poil pour faire exhiber un néant de jeu et repartir avec une valise offerte respectivement par les Varois et les Parisiens, morts de faim, bonifiant leurs points.

Les Palois et les JEunards ont eu beau montrer une meilleure mine et de l’envie dans les arènes du Racing et d’Ernest-Wallon, ils ont fini par prendre cher, tant le déséquilibre s’accentuait au fil des longues et éprouvantes minutes à batailler contre plus aguerris et, par moment, plus aidés par le corps arbitral (comme s’ils en avaient besoin).

Que dire des Montpelliérains et des Rochelais, pourtant mieux armés, mêmes si leurs XV de départ ont été remaniés, sans sève et solution pour contrer des formations castraises et bayonnaises, bien plus organisées et inspirées. Encore, quelle vista de Lopez et ces petits coups de pieds décisifs !

Bordeaux est l'exception qui confirme la brève, venu à Lyon pour faire un coup qui leur est revenu en plein en-but en fin de match.

Bref, il est grand temps de venir à un TOP 12, sans barrages, juste avec des demies, obligeant tous les protagonistes à jouer tous les matches, et offrant cinq week-end de repos pour tout le monde.

Je dis ça, je dis rien. C'est vrai que, parfois, je choisis aussi les brèves que j'écris à fond.

Non mais, franchement, à quoi ça rime tout ça ?

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après ce week-end)

Tous les résultats officiels du week-end >> 

 

La semaine prochaine…

Un Crunch féminin à ne pas manquer !

 Mais pas que... (suivez les flèches !)

Au programme* de ce deuxième week-end, le samedi 15 octobre :

    -> Écosse – Australie (A), à 4h à Whangarei

         États-Unis – Japon (B), à 6h30 à Whangarei

    -> France – Angleterre (C), à 9h à Whangarei

Enfin, dimanche 16 octobre :

    ->  Italie – Canada (B), à 1h45 à Auckland (Waitakere Stadium)

    ->  Pays de Galles – Nouvelle-Zélande (A), à 4h15 à Auckland (Waitakere Stadium)

         Fidji – Afrique du Sud (C), à 6h45 à Auckland (Waitakere Stadium)

 (*) Tous les matches sont retransmis par TF1

 

Toujours en parallèle, le TOP 14 offre son 7ème simulacre, avec au programme**, le samedi 15 octobre :

         Brive – Toulouse, à 15h

         Castres – Bayonne, à 17h

         Montpellier – Lyon, à 17h

         Pau – Stade Français, à 17h

         Perpignan – Clermont, à 17h

         Bordeaux – Racing 92, à 21h05

Enfin, dimanche 16 octobre :

         La Rochelle – Toulon, à 21h05

 (**) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

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02 octobre 2022

Les brèves d'Ovalie - Edition n°491

Perpignan sort de la nasse...

TOP 14... 5è journée                               Perpignan (13) – Castres (9)        14 – 10

Les Catalans se défont du piège castrais

Par un trou de souris !

On les voyait pris au piège de la dernière place, coincés là pour toute la saison, comme Biarritz, l’an passé, sans victoire ou presque, tellement leur effectif fait pitié à voir sur les feuilles de match.

Mais les Catalans, à Aimé-Giral, ont su trouver, par deux fois, la porte de sortie, à force de courage et d’abnégation, emmenés vers l’avant par leur capitaine Acebes, exemplaire, et leur stratège et buteur, Tedder, précis et précieux.

Déjà, la semaine dernière, ils avaient impressionné, face à des Toulonnais un peu prétentieux qui les avaient sans doute pris de haut, avec bien moins d’envie qu’eux et bien plus de maladresses, sous une pluie persistante, presque providentielle pour ces bleus du ciel, appliqués à défendre et à saisir toute occasion d’inscrire des points pour rester devant, pendant 80 longues minutes.

Un seul essai, dans les premières vingt minutes, signé Acebes, après une action d’envergure, et le pied de Tedder pour punir l’indiscipline des Varois, avant leur retour en force tardif, dans les dernières minutes (essai de Dréant).

Une stratégie gagnante, reproduite presque à l’identique, samedi, face au Castres Olympique.

Une première période payante, à sens unique, avec un essai splendide de première main, conclu par l’ancien Tarnais, Taumoepeau, juste avant la pause.

14-0, une belle petite avance qui allait fondre sous les assauts des visiteurs remontés à bloc, au retour de vestiaires. Un essai en force de Cocagi récompensait leur domination, mais insuffisamment pour renverser une partie à la main des locaux, sur la défensive, multipliant les fautes, sans dégât, jusqu’au coup de sifflet final.

Il s’en est fallu de peu cette fois, la victoire s’est faufilée dans un trou de souris pour échapper, temporairement, à la nasse de la relégation.

C’est qu’ils sont un certain nombre de poissons à pouvoir tomber dedans, à leur tour.

Hier, Perpignan, aujourd’hui, Pau, mais demain ?

Bayonne, Lyon, Castres, même le Racing et Paris ne sont pas à l’abri.

 

Les autres matches en bref…

Pau (14) – Toulon (5)                            17 – 34

Avec Ollivon

Il est clairement le facteur X de cette équipe toulonnaise, le retour du troisième ligne international a pesé sur la rencontre pour la rendre à sens unique en première période, avec trois essais d’avants, monstrueux, Alainu’uese, Etrillard et Gigashvili, inscrits en vingt minutes (3-24).

Mais le RCT peut aussi compter sur la vitesse de ses deux W, Waisea et Wainiqolo, deux chevaux de course flamboyants, le premier remontant le ballon sur cinquante mètres pour servir le second, qui enfume le reste de la défense et inscrit l’essai du bonus offensif, alors que Laporte venait de l’annuler quelques minutes avant.

Seulement, la flamboyance des Varois s’éteindra en seconde période (seulement trois points inscrits) quand, à nouveau, les Palois les priveront du point de bonus, avec un second essai de Delhommel, à dix minutes du terme.

Jamais les hommes du duo Azéma-Mignoni ne parviendront à le reprendre, laissant un point précieux en route.

Clermont (4) – Lyon (12)                      43 – 20

Raka et Penaud, des ailes dans le dos

Une semaine après la prometteuse victoire contre les Maritimes, les Clermontois ont récidivé, toujours au Michelin, avec la manière, contre des Lyonnais, dominés des pieds à la tête.

Une victoire pleine et spectaculaire, bonus offensif en poche, qui a vu brillé un seul homme ou presque, Raka, auteur d’un triplé (même d’un quatrième, malheureusement refusé) et d’une prestation dantesque, aux côtés d’un Penaud ahurissant de vivacité et des Newsome et Simone, pas en reste d’actions extraordinaires.

On croit rêver, des tribunes auvergnates, à se pincer, se demandant s’ils ne sont pas revenus en arrière, au temps d’Abendanon, Rougerie et consorts, mais non, ce sont bien les hommes de Jono Gibbes qui ont régalé le Michelin, une seconde fois de suite.

Un premier essai de Beheregaray dès le quart d’heure de jeu lançait les festivités, avant le triplé de la star, bien servie par son compère Penaud, auteur du cinquième essai, avant que Pélissier n’assure le bonus offensif, alors que les Lyonnais finiront par en inscrire trois (Couilloud, Botha et Tuisova), histoire de participer à la fête.

On a hâte de les voir redescendre (ou pas) de leur piédestal à Ernest-Wallon, samedi prochain. Il se pourrait bien que Glathié et son staff soient en tribune.

Brive (6) – Bayonne (11)                       25 – 22

Lopez-Machenaud, au secours !

Fébriles au pied, avec Dolhagaray en difficulté à l'ouverture (en place de Lopez, sur le banc), et dominés en conquête, les Bayonnais ont pris une leçon de rugby par leur hôte en première mi-temps.

Olding offrait d’entre un caviar au pied à Muller qui servait Laranjeira à l’intérieur pour le premier essai maison avant que Lobzhanidze ne récidive, juste avant la pause, sur un contre malheureux du jeune ouvreur basque, pour voir les Coujoux mener 18-3.

Au retour des vestiaires, Bayonne se refaisait la cerise avec un essai d’Amosa, dès les premières charges, et même un second (refusé durement par l’arbitre), avant que Lopez, avec Machenaud, ne reprenne la seconde période en main, déjà plus équilibrée.

Mais l’ancien ouvreur international sera fautif défensivement manquant son plaquage sur Arnold, auteur du troisième essai briviste. La fin de match sera toutefois à l’avantage des visiteurs, récompensés par deux fois, par Van Jaarsveld puis Cassiem décrochant, sur le fil, un précieux point de bonus défensif.

Bordeaux (7) – Stade Français (10)       15 – 10 

Sans faute pour Jalibert

Samedi après-midi, en ouverture de cette cinquième journée, les buteurs de chaque équipe nous ont offert un duel dont est largement sorti vainqueur l’international bordelais, grâce à l’indiscipline parisienne.

Ça manquait d’essai à Chaban, alors les visiteurs en ont offert un aux spectateurs, après la sirène, par Melikidze, histoire de justifier le prix de leur place et surtout d’arracher le bonus défensif.

On n’aura pas vu du grand spectacle à Bordeaux, même si la victoire au bout est sans doute déjà une belle satisfaction pour le public. Les hommes d’Urios n’ont pas encore retrouvé leur jeu flamboyant des saisons passées. Patience !

La Rochelle (2) – Racing 92 (8)           24 – 19

Preuve de caractère

Menés 9-0, au bout de vingt minutes, sous la botte punitive de Russel, les Maritimes ont dû s’en remettre à leurs avants, emmenés par Alldritt, encore lui, derrière une mêlée conquérante, pour inscrire le premier essai du match, par Seuteni, très actif, à cinq minutes de la pause (7-9).

Mais les Racingmen leur ont aussitôt répondu, après la sirène, avec de la chance, sur une passe au pied de Chavancy en direction de son ancien coéquipier Thomas, néo-rochelais, qui n'est pas parvenu à se saisir du ballon dans son en-but, laissant Saili l'aplatir (7-16).

Une bourde qui allait révolter l’ailier malheureux, en seconde période, finissant un temps fort de ses avants, après des charges successives, pour le deuxième essai rochelais, redonnant l’avantage à son équipe, avec l’aide du pied irréprochable du suppléant d’Hastoy (blessé), Leyds (17-16).

Dès lors, les locaux cadenassaient la rencontre jusqu'à assurer la victoire, à cinq minutes de son terme, suite à une nouvelle offensive, conclue par Boudehent, parfaitement décalé par Seuteni qui s’est engouffré dans la défense francilienne (24-16).

Russel parviendra, sur le fil, à passer la pénalité du bonus défensif, le quatrième de la journée.

Montpellier (3) – Toulouse (1)             17 – 19

L'impasse gagnante

Malgré une équipe largement remaniée, avec les frères Retière à la charnière pour remplacer l'internationale Dupont-Ntamack au repos, les seconds couteaux toulousains ont offert une belle opposition aux champions en titre, avec leur équipe type qu'a brillamment intégrée le jeune Coly à la mêlée, aux côtés de Carbonel aux commandes.

Un match de clôture enthousiasmant qui a démarré tambour battant avec un essai somptueux de Delibes pour le Stade, auquel a aussitôt répondu Bouthier, puis Forletta, vingt minutes plus tard, bien servi par Coly, pour rejoindre les vestiaires avec une petite longueur d'avance en faveur des locaux (14-13).

La seconde période sera le théâtre d'un chassé-croisé au pied, à l'avantage de Jaminet, là où Carbonel aura échoué par deux fois, obligeant les Cistes à multiplier les efforts pour remettre la main sur le match en allant chercher l'esai ou la pénalité de la gagne.

En vain, les finisseurs toulousains tiendront bon et valideront même la belle opération de leur équipe, en infériorité numérique, après le carton rouge contre Meafou sur la dernière action.

Une belle leçon de pragmatisme du nouveau leader, à la barbe du champion.

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après ce week-end)

Tous les résultats officiels du week-end >> 

 

La semaine prochaine…

Les Bleues ouvrent le bal du Mondial féminin

Nous y voilà, à cette coupe du monde féminine 2021, reportée en 2022 à cause de la Covid, au pays du haka et des kiwis, comme en 2011 pour les gars, avec le même enjeu, la même montagne insurmontable qu’est cette équipe des Black Ferns, championne du monde en titre, à la maison, mais pas autant que la redoutable équipe championne d’Europe des Red Roses.

Une double raison pour suivre cette compétition et espérer voir nos bleues au sommet d’une de ces deux montagnes, pour le sacre suprême.

Pour cela, il faudra se lever tôt… très tôt !

Au programme* de ce premier week-end, le samedi 8 octobre :

         Afrique du Sud – France (C), à 3h15 à Auckland (Eden Park)

         Fidji – Angleterre (C), à 5h45 à Auckland (Eden Park)

         Australie – Nouvelle-Zélande (A), à 8h15 à Auckland (Eden Park)

Enfin, dimanche 9 octobre :

         États-Unis – Italie (B), à 1h45 à Whangarei

         Japon – Canada (B), à 4h15 à Whangarei

         Pays de Galles – Écosse (A), à 6h45 à Whangarei

 (*) Tous les matches sont retransmis par TF1

 

En parallèle, et dans l’ombre des filles, une fois n’est pas coutume, le TOP 14 poursuit sa 6ème journée avec au programme**, le samedi 8 octobre :

         Castres – Montpellier, à 15h

         Bayonne – La Rochelle, à 17h

         Stade Français – Perpignan, à 17h

         Racing 92 – Pau, à 17h

         Toulon – Brive, à 17h

         Toulouse – Clermont, à 21h05

Enfin, dimanche 9 octobre :

         Lyon – Bordeaux, à 21h05

 (**) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

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26 septembre 2022

Les brèves d'Ovalie - Edition n°490

Une étoile au Michelin

TOP 14... 4è journée                               Clermont (4) – La Rochelle (3)        22 – 13

Une défense auvergnate impressionnante

Première défaite pour le leader

En clôture de la quatrième journée du championnat de France, dimanche soir, le néo-champion d’Europe s’est heurté à une défense auvergnate héroïque, aussi féroce que tranchante en attaque, lui infligeant sa première défaite de la saison, mais pas la première dans son antre du stade Marcel-Michelin où les Maritimes ont toujours sombré depuis leur montée en TOP 14.

Une victoire des Jaunards qui lance leur saison, après les déceptions à Jean-Bouin et Mayol, ou encore contre Pau où ils ont laissé bien trop de points, alors qu’ils méritaient mieux.

Cette fois, ils ont marqué les esprits de leurs adversaires, avec un état d’esprit exemplaire, notamment en seconde période, alors que les visiteurs étaient revenus à hauteur.

Merci Plisson !

Une belle revanche pour l’ancien ouvreur rochelais, titulaire ce soir, pas en veine sur ses deux premières transformations, mais décisifs en fin de rencontre avec trois pénalités qui scellaient la rencontre et privaient même ses anciens coéquipiers du bonus défensif.

Mais Clermont aura surtout impressionné par sa défense très solide, avec des mecs solidaires et engagés devant leur ligne, repoussant les vagues successives des Maritimes, avec autorité, préservant humblement une maigre avance, après l’essai d’entrée d’Iturria (3è) sur une action de première main où tout le monde a été concerné avant que le capitaine de l’ASM ne franchisse la ligne, incroyablement servi par l’incontournable Penaud après avoir contourné toute la défense adverse.

Un démarrage tonitruant !

Une demi-heure plus tard, alors que les Rochelais venaient de perdre leur ouvreur, Hastoy, parfaitement remplacé par l’homme à tout faire, Leyds, auteur des seuls trois points des siens, les Jaune et Bleu lançaient une nouvelle offensive brillante et efficace, cette fois conclue par Simone, pour son premier essai en France.

Menés 10-3 à la pause, puis 13-3 après une pénalité de Plisson, les Maritimes allaient enfin trouver une faille dans la défense locale, en force, par le puissant Tanga, après plusieurs charges des avants devant la ligne clermontoise.

13 partout, à vingt minutes du terme, un autre match s’engageait dont Plisson donnera le coup d’envoi et le coup de grâce, par trois fois, lui l’ancien rochelais, mis au placard par O’Gara la saison passée, qui avait tant à prouver, sans rancune, mais pas sans ressentiment, on peut le comprendre… Vingt minutes pour son match, sa revanche, son exultation au coup de sifflet final, envoyant le ballon en touche, en direction de qui voudra bien voir qu’il est loin d’être fini.

En tout cas, le regard complice de Gibbes, l’ancien manager rochelais, vers son joueur décisif, en disait long sur la satisfaction de sa prestation.

Est-ce le grand retour d’une équipe à Clermont ?

En tout cas, ce match valait bien une étoile au Michelin. À suivre...

 

Les autres matches en deux mots*

Perpignan (14) – Toulon (7)                  19 – 13       Première victoire

Bayonne (10) – Bordeaux (13)              20 – 15       Dauger imprenable

Castres (8) – Brive (12)                         12 – 6        Sans essai

Lyon (5) – Stade Français (6)               33 – 27      Couillu Couilloux

Montpellier (2) – Pau (11)                     43 – 17     Tout bonus

Toulouse (1) – Racing 92 (9)                37 – 10     Explosif Capuozzo

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après ce week-end)

Tous les résultats officiels du week-end >> 

 (*) Pris tout le week-end dans des salons du livre, je n’ai rien suivi d’autre qu’un bout de Clermont-La Rochelle

 

La dernière journée du IV Nations (ou Rugby Championship) en bref…

Nouvelle-Zélande (1) – Australie (3)       40-14

Afrique du Sud  (2) – Argentine (4)         38-21

Les Pumas en arbitre

Si les All Blacks n’ont pas fait de quartier face aux Wallabies à Auckland, dans cette finale à distance qui les opposait aux Springboks, ces derniers, eux, se devaient de faire beaucoup mieux derrière avec, à minima, le bonus offensif et 39 points d’écart face à des Pumas coriaces, voire pénibles.

Car les Sud-Africains ont globalement dominé le match, sans pour autant réussir à se défaire des Argentins, agressifs et très indisciplinés, revenant, malgré cela, toujours dans la partie, empêchant alors les champions du monde d’avoir les écarts d’essais et de points nécessaires pour être sacrés.

Les Néo-Zélandais sont finalement de nouveau champions, la sixième fois en sept ans, la plus compliquée, sans aucun doute, après un début de compétition catastrophique qui n’augurait rien de bon. Et pourtant !

Le XV de France ferait bien de s’en méfier dans un an, car les All Blacks ne sont pas morts !

 

La semaine prochaine…

Le TOP 14 s’anime enfin, avec de belles affiches !

 

Au programme* de la 5ème journée de TOP 14, le samedi 1er octobre :

         Bordeaux – Stade Français, à 15h

         Brive – Bayonne, à 17h

         Clermont – Lyon, à 17h

         Pau – Toulon, à 17h

         Perpignan – Castres, à 17h

         La Rochelle – Racing 92, à 21h05

Enfin, dimanche 2 octobre :

         Montpellier – Toulouse, à 21h05

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du rugby féminin…  on y est presque !

La coupe du monde en Nouvelle-Zélande démarre le 8 octobre

 

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