L E S B R E V E S D O V A L I E . C O M - l'Hebdo du Rugby par Antonio -

15 janvier 2017

Les brèves d'Ovalie - Edition n°248

Comme des bleus...

Champions Cup... 5ème journée                  Wasps – Toulouse        17 – 14

Maestri... j'avais dit pouce !

Il y a des exploits dont on rêve tous...

comme aller battre les Rosbifs chez eux, à Twickenham... le 4 février prochain, par exemple.

Au deuxième rang mondial, le rugby anglais est ce qu’il se fait de mieux après celui des All-Blacks.

L'Angleterre domine outrageusement, et aussi magnifiquement (il faut savoir le reconnaître), les nations de l’hémisphère nord et se présente au tournoi des VI Nations comme le favori incontestable, devant l’Irlande, loin devant la France.

Loin ? Avec Guy Novès et la dernière tournée de novembre où les Bleus ont fait trembler les champions et vice-champions du monde, on peut penser que non. Plus très loin.

Et ce 4 février 2017, dans l’enceinte du British Rugby Museum, dès l’ouverture du tournoi, on va être fixés. Quelle meilleure entrée en matière pour notre XV tricolore ? Imaginez !

Les Rosbifs chez eux, se piquer au XV de la Rose, saigner pour mieux les saigner à la fin, saisis à point, quarante minutes de chaque côté, dans un match d’anthologie. Laissez-moi rêver !

Et les Toulousains étaient à deux doigts de nous montrer la voie.

Que dis-je, deux doigts… Ils l’avaient cet exploit. Au bout des dix doigts des quinze acteurs sur le terrain. Quatre points d’avance sur ce qu'il se fait de mieux dans le championnat anglais, les Wasps, chez eux, non plus à Londres mais à Coventry depuis deux saisons.

Il restait une minute à tenir. Ils venaient de résister à une vingtaine de phases de jeu, plus éprouvantes les unes que les autres et où ils auraient pu lâcher. Mais ils avaient tenu. Plus qu’une minute et une dernière pénalité et ils allaient pouvoir exulter.

Comment peut-on se relâcher à cet instant ? A l’image de Maestri, 50 sélections en équipe de France, le leader du pack d’avants, entré en jeu depuis moins d’une demi-heure seulement, soufflant comme après un marathon, le dos tourné à l’assaillant et les mains sur la tête :

« Ne tirez pas, je me rends ! »

Et pour sûr que les locaux n’allaient pas la tirer, cette pénalité. Il leur manquait cinq points pour l’emporter et ils étaient à deux mètres de la ligne. Pas folle la guêpe !

Comme des débutants... de vrais gamins en cour de récréation qui venaient de dire « Pouce, on ne joue plus » parce que trop essoufflés, Richie Gray et Yoann Maestri se faisaient berner par le culot d'un jeune demi-de-mêlée remplaçant, Robson, qui jouait à la main pour lui même, fonçant droit sur la ligne d’en-but où les deux gossses restaient figés de stupéfaction.

« On avait dit pouce ! »

Impardonnable ! Certes, on pourrait s’en prendre à un autre « bleu », l’international Jean-Marc Doussain, dont l’expérience de buteur en première période semblait être restée aux vestiaires (ou sur le banc avec Maestri), laissant six points faciles à l’adversaire.

Mais heureusement il y avait les avants, avec leur capitaine, Titi Dusautoir, exemplaire, comme dans les grandes heures de la coupe du monde 2011.

Des avants appliqués, avec une conquête sans faille, multipliant les avancées et ouvrant les portes pour leurs trois-quarts qui, comme Huget à la 51ème minute, n’avaient plus qu’à terminer le travail.

Des avants impressionnants qui, à huit minutes d’une victoire qui leur tendait les bras, emmenaient toute la défense anglaise dans son en-but avec un ballon porté monstrueux, obligeant l’arbitre à leur accorder logiquement un essai de pénalité.

La suite on la connaît. Comme des bleus… mais qui a de quoi nous laisser espérer pour nos Bleus, justement.

Car quand on voit ce Stade Toulousain, fournisseur officiel du XV de France (avec l’ASM qui marche sur l’eau et sur l’Europe), dominer la crème du rugby anglais, même s’il s’est fait cueillir bêtement à la fin, on peut croire que le 4 février prochain, nos Coqs tiendront cette fois jusqu’au bout un exploit retentissant, qui cueillerait le XV de la Rose dans son jardin, avec la même maîtrise, le même engagement et cette petite touche supplémentaire qui fait la fierté comme l'originalité du rugby français...

Je veux parler bien sûr du french flair.

On peut aussi croire que certains ‘bleus’ toulousains pourraient ne pas être de cette belle première page d'une nouvelle histoire, pour peu que Guy Novès ait vu ce match.

Comptablement, Toulouse peut se mordre les doigts d’un tel résultat car le point de bonus défensif obtenu est une bien maigre consolation pour espérer se qualifier dans cette poule 2.

Après la victoire bonifiée attendue des Irlandais de Connacht face aux Zèbre italiens (66-21), il ne reste plus qu’aux Toulousains à battre ces mêmes Celtes à Ernest-Wallon avec au moins le bonus offensif pour espérer terminer parmi les meilleurs deuxième avec seulement 19 points.

A noter que l’an dernier, les meilleurs deuxièmes étaient à hauteur de 20 points, c’est vous dire la chance faible des Haut-Garonnais.

Seulement le Connacht a une belle carte à jouer pour être sûr de terminer meilleur deuxième quand, sauf surprise, les Wasps devraient finir en tête de cette poule après leur déplacement, tout bonus, chez les Zèbre.

Classement 1-Connacht, 18 pts – 2-Wasps, 17 – 3-Toulouse, 14 – 4-Zèbre, 0.

 

En bref…

Dans la poule 1, samedi soir, le Racing 92 a enfin sauvé l’honneur dans cette compétition et inscrit ses premiers points contre le Leicester (34-3). Et de belle manière, les Franciliens ont inscrit cinq essais dans un match à sens unique qui comptait mathématiquement pour du beurre mais qui a entrainé les Anglais avec les Français dans leur élimination.

Dans l’autre rencontre, quelques heures avant, les Warriors de Glasgow ont dû céder leur première place aux Irlandais du Munster qui l’ont emporté d’une courte tête (16-18). Une mauvaise affaire pour les Ecossais qui vont devoir aller chercher une qualification aléatoire au Leicester lors de la dernière journée.

Le Munster, lui, est le premier qualifié pour les quarts de finale. Il s’agit désormais pour les Irlandais de valider la rencontre à domicile en disposant des Racingmen samedi prochain. Une formalité ? Pas si sûr, si les Français montrent le même orgueil.

Classement 1-Munster, 20 pts – 2-Glasgow, 14 – 3-Leicester, 8 – 4-Racing 92, 5.

 

Dans la poule 3, dimanche après-midi, Toulon nous a offert un finish incroyable à Mayol, contre d’autres Anglais encore, ceux de Sale (27-12). Après une première période chaotique, les Varois ont su élever leur niveau à l’heure de jeu pour inscrire trois essais et arracher le  bonus offensif, après plusieurs séquences de jeu époustouflantes et une ultime réalisation de Tuisova conclue avec détermination.

C’était le minimum pour le RCT avant l’ultime marche pour sa qualification face à d’autres Rosbifs bien plus redoutables. Quoique !

Les Saracens ont décroché le match nul chez les Scarlets (22-22) à la toute dernière minute, grâce à un deuxième essai de Ashton. Les Gallois n’étaient pas loin de créer la surprise et de se positionner idéalement pour une qualification la semaine prochaine. C’est donc possible pour les Toulonnais qui vont devoir jouer ce match comme une finale.

Car même si les Sarries sont qualifiés (au pire ils finiraient meilleurs deuxièmes), il va leur falloir battre les Varois pour recevoir leur quart de finale. Le duel promet d’être saignant, comme un avant goût du vrai Crunch du 4 février.

Classement 1-Saracens, 20 pts – 2-Toulon, 15– 3-Scarlets, 10– 4-Sale, 0.

 

Dans la poule 4, samedi après-midi, Montpellier et Castres ont dit adieu à la coupe d’Europe après leurs défaites respectives au Leinster (57-3) et à Northampton (28-21). Les premiers ont subi une humiliation à Dublin quand les seconds n’étaient pas loin de revenir dans un match malheureusement mal entamé.

Il ne devrait donc pas y avoir de meilleur deuxième dans cette poule qui voit donc l’autre province irlandaise également qualifiée pour la phase finale. Le Leinster devrait se rendre à Pierre-Antoine avec l’intention de recevoir son quart, donc ça promet un beau duel si les Tarnais décident de jouer le jeu.

Classement 1-Leinster, 21 pts – 2-Montpellier, 11 – 3-Castres, 10 – 4-Northampton, 9.

 

Dans la poule 5, dimanche après-midi, Clermont et Bordeaux n’ont pas sorti leur flamboyance du match aller, se neutralisant au pied un temps avant que les Auvergnats ne prennent le dessus par Lopez (6-9).

Après les onze essais du match aller, on avait de quoi être sur notre faim à Chaban-Delmas, d’autant que les maladresses et les défenses avaient pris le pas sur l'efficacité et les envolées des deux côtés.

Une bonne opération pour Clermont qui assure ainsi sa qualification et devrait se concentrer sur son prochain match au Michelin pour décrocher le quart le moins compliqué à domicile.

Les Auvergnats recevront les Anglais d’Exeter qui peuvent encore y croire après leur succès bonifié face à l'Ulster (31-19). Une chance très infime qui ne devrait pas offrir de meilleur deuième dans cette poule. Les Irlandais, comme les Bordelais, sont d'ores et déjà éliminés.

Classement 1-Clermont, 21 pts – 2-Exeter, 11 – 3-Bordeaux, 10 – 4-Ulster, 9.

 Tous les résultats officiels du week-end >> 

 

En ce qui concerne la Challenge Cup, vous trouverez également tous les résultats sur le site officiel de l’EPCR.

Dans la poule 1, La Rochelle devrait se qualifier en meilleur deuxième après sa victoire à Bayonne (14-24). La réception de Trévise ne devrait pas les empêcher de rester derrière l'indétrônable leader Gloucester.

Lyon ne devrait pas se sortir de la poule 2 après sa lourde défaite chez les Ospreys (47-7). Même avec un bonus offensif la semaine prochaine contre Grenoble, déjà éliminé mais qui s'est réveillé contre Newcastle (31-27) avec une victoire bonifiée pour ses premiers points.

Brive reprend les rênes de la poule 3 après sa victoire sur Worcester (17-14) et jouera la première place face à Newport samedi prochain.

Dans la poule 4Pau ne jouait plus rien, même si Cardiff a eu du mal samedi à aller gagner au Hameau (21-22). Les Gallois devraient se qualifier avec Bath.

Dans la poule 5le Stade Français n’a pu jouer sa rencontre en Roumanie face au Saracens de Timisoara qui a été reportée. Les Parisiens sont encore dans la course pour finir meilleur deuxième derrière le leader Edimbourg, mais cela doit passer par deux victoires impératives, dont la prochaine à Jean-Bouin face aux Harlequins.

 

La semaine prochaine…

C’est l’heure de faire les comptes...

On connaît déjà la moitié des qualifiés, et Clermont caracole en tête aux côtés du Leinster, avec 21 points, quand le Munster et les Saracens n’en comptent que 20. 

Côté français, seuls Toulon et Toulouse peuvent encore y croire, mais cela passera par une victoire et une bonne part de chance.

Pour les Wasps, leur qualification ne devrait être qu'une formalité. Pour les trois places restantes, nos deux Français seront aussi en concurence avec Connacht et Glasgow.

Montpellier pourrait même bénéficier d'une wild card (en cette période tennistique en Australie) au cas où deux d'entre eux échouraient. Tout comme Exeter en cas d'exploit à Clermont. Sous réserve de calculette certifiée ;-)

 

A suivre, pour commencer vendredi 20 janvier :

  • Castres – Leinster p4, à 20h45 (beIN) : prendre des notes,
  • Montpellier – Northampton p4, à 20h45 (beIN) : sans trop d'illusions.

Puis samedi 21 janvier :

  • Ulster – Bordeaux p5, à 14h (beIN) : sans enjeu !
  • Clermont – Exeter p5, à 14h (beIN) : meilleur premier ?
  • Saracens – Toulon p3, à 16h15 (beIN) : pour un crunch explosif,
  • (Sale - Scarlets)
  • Munster – Racing 92 p1, à 18h30 (beIN) : par orgueil ?
  • (Leicester - Glasgow)

Enfin, dimanche 22 janvier :

  • Toulouse – Connacht p2, à 16h15 (Fr2) : sortez vos calculettes !
  • (Zèbre - Wasps)

Tous les matches >>

 

S’agissant de la Challenge Cup et les 7 autres clubs du TOP 14, veuillez consulter le site officiel de l’EPCR qui vous en détaillera le programme.

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08 janvier 2017

Les brèves d'Ovalie - Edition n°247

A la bonne heure !

TOP 14... 16ème journée                     Clermont – Toulon        30 – 6

Comment arrêter Nakaitaci lancé ?

Il est 21 heures…

Le joueur amateur est douché, l’apéro descendu, bien descendu, la grande rue jusqu’au bercail remontée, difficilement remontée, le dîner avalé, le poste allumé, le décodeur enclenché.

Voilà le petit monde amateur, repu, bien installé devant sa télé, Serge Simon et Bernard Laporte peuvent être satisfaits, gargarisant chacun un petit whisky de douze ans d’âge, comme un nouveau pouvoir qui les fait déjà jubiler et qu’ils espèrent bien faire durer aussi longtemps.

Il est 21 heures, dimanche… et la star clermontoise est à l’heure au rendez-vous que Canal+ lui a fixé avec la France du rugby d’en bas pour assurer le show dans son antre mais aussi pour remettre les pendules à l’heure face à son meilleur ennemi.

Car, depuis 2013 et cette première finale européenne remportée à Dublin au nez à la barbe de la bande à Broke James, le grand rival toulonnais n’a pas cessé de lui faire des misères. Jusqu’à l’année dernière encore où le club auvergnat avait subi une belle déculottée à domicile (9-35), concédant même le bonus offensif à leurs maudits visiteurs.

L’humiliation est désormais réparée.

Clermont a assuré dimanche soir au stade Marcel Michelin, disposant des Toulonnais dans un match maîtrisé de bout en bout, malgré un Parra inhabituellement maladroit au pied.

C’est qu’il fallait se lever de bonne heure pour contrarier ce Clermont-là, invaincu à domicile et qui avait apparemment résolu pour 2017 de soigner sa défense.

Pourtant les hommes de Ford avaient négocié l’entame parfaite pour faire douter le leader du championnat, lui mettant la pression dès la première minute dans son camp avec un drop magnifiquement claqué par Bernard.

Pas de quoi impressionner le XV d’Azéma, renforcé de quelques internationaux avant la quinzaine européenne à venir, et qui allait confisquer le ballon dans le camp varois durant toute la première période avec deux essais à la clé.

Un premier, à la demi-heure, par Lopez, l’ouvreur clermontois s’infiltrait dans un intervalle après un bon travail des avants et de Fofana, très actif ce soir.

Un second, juste avant la pause, après encore de longues séquences des avants locaux, obligeant monsieur Brousset à exclure temporairement Gill pour avoir écroulé volontairement un maul et permettant à une ultime poussée auvergnate sur mêlée d’obtenir un essai de pénalité inévitable.

A la reprise, les visiteurs offraient un autre visage et remettaient la main sur le ballon, obligeant les Clermontois à défendre.

Ce qu’ils essayaient de faire tant bien que mal.

Plutôt mal selon l’arbitre qui sanctionnait d'entrée d’un carton jaune Koleshvili pour des fautes répétées. Si O’Connor rajoutait trois points au compteur de son équipe, les initiatives de ses attaquants ne payaient pas, Nonu jouant plus au pied (comme un deuxième ouvreur) qu’à essayer de passer la ligne d’avantage. 

Pratiquement à chaque temps fort toulonnais, les locaux renversaient la donne sur un turn-over ou un en-avant de leur adversaire. Et c’est sur l’un de ces temps forts justement que Fofana interceptait une passe mal assurée de O’Connor pour allait inscrire sur une course de plus de cinquante mètres l’essai du bonus offensif qui sera sujet à la controverse.

Car ne voyant pas à ses trousses 'Usain' Habana, sprintant à plus de 30 kilomètres heure derrière lui, le centre clermontois se faisait rattraper juste avant la ligne, cherchant à aplatir dans une confusion totale que les ralentis ne parvenaient pas vraiment à clarifier, chacun y allant de son avis. Monsieur Brousset, qui n’avait pas demandé la vidéo (et c’était tant mieux) mais qui l’a eu quand même (c’est Canal qui commande tout de même !), décidait que le toucher était bon, histoire d'avoir raison.

Rien de moins sûr, mais rien de bien grave...

car moins de dix minutes plus tard, son compère Lamérat mettait tout le monde d’accord après une belle relance de Lopez avec ses trois-quarts, Nakaitaci fixant le dernier défenseur avant de servir son deuxième centre pour le quatrième essai, imparable en coin.

La victoire était assurée, le bonus offensif aussi. Un vrai bonheur pour le public qui exultait une nouvelle fois au Michelin après le show de Noël face aux Parisiens. Mais la cerise sur le gâteau a bien été que la défense des jaunards a enfin tenu bon face aux assauts répétés en seconde période des Toulonnais. Une première !

Clermont ne prendrait-il plus d’essais en 2017 ? A la bonne heure !

Maintenant l’heure est venue pour les Auvergnats comme pour les Varois de se tourner vers la Coupe d’Europe.

  

En bref...

La Rochelle (2) – Castres (13)               22 – 8

Du temporaire qui dure

On disait ces Rochelais là par hasard, ou par un concours de circonstances heureuses liées à un calendrier favorable des matches aller. On disait que les matches retour leur réservaient une véritable douche froide, une chute effroyable de leur piédestal, usurpé. Et ça commencerait dès ce week-end contre un CO remonté, au classement et dans son ressentiment à reprendre les points perdus à l'aller à Pierre-Antoine, de manière impardonnable, face à ces Maritimes.

Il n’en a rien été. Les Rochelais sont toujours là, avec leur engagement, leur rugby et la victoire au bout.

Il aura tout de même fallu attendre la seconde période pour voir les Maritimes anéantir les prétentions de leurs visiteurs, plus amers qu'eux, qui avaient pourtant ouvert les hostilités et menaient à la pause (6-8). Le pied de Holmes et l’essai de Vito à l’heure de jeu auront raison des Tarnais trop indisciplinés.

Le carton rouge de Montes en fin de partie n'y changera rien. La Rochelle est deuxième du championnat et compte bien rester sur le podium aussi longtemps que son rugby le lui permetttra.

 

Montpellier (3) – Bordeaux (7)              31 – 26

La puissance a payé

5 essais dans ce match très disputé vendredi soir en ouverture de cette seizième journée.

C’est Bordeaux qui a démarré en trombe et en toute beauté avec le premier essai de la partie, signé Dubié, dès la troisième minute.

On a cru retrouver le jeu qui faisait la flamboyance de l’UBB et qui avait tout pour faire un coup à l’Altrad Stadium. Mais c’était sans compter la précision au pied de François Steyn, ouvreur du soir, qui ouvrait la voie des points entre les perches et la voie des siens derrière l’en-but.

Nadolo égalisait avant la pause quand Martin surenchérissait juste au retour des vestiaires, pourtant en infériorité numérique (Steyn ayant pris un jaune) pour mener enfin dans cette rencontre. Bordeaux aura un sursaut à un quart d’heure de la fin avec l’entrée de Serin qui y sera de son essai, ramenant son équipe à un point.

Mais Tomane, tout en puissance, derrière un ballon porté, emportera avec lui la défense girondine dans les dernières minutes. Hickey, pour Bordeaux, arrachera le bonus défensif sur une dernière pénalité, après la sirène… C’était moins une que ça ne fasse pas plus un.

   

Stade Français (10) – Toulouse (4)        15 – 18

Classique !

Paris a défendu. Très bien défendu. Toulouse a attaqué. Très mal attaqué. Monsieur Ruiz a arbitré. Arbitré... comme monsieur Ruiz. 

Parce que les Parisiens auraient mérité des cartons bien plus tôt dans la partie, tellement ils ont accumulé les fautes intentionnelles quand les Toulousains avaient le ballon. Une heure plus tard, le seconde ligne local Gabrillagues sortait dix minutes, le temps pour Huget d’inscrire un doublé… très curieux.

Un premier essai où il s’immisce dans le pack des avants pour concrétiser leur ballon porté. Un second, une minute plus tard, il profite d’un éclat de génie de Médard qui lui offre la balle de match, alors que Tobby Flood semblait vouloir l'en empêcher. « Non, c’est à moi ! ». Dingue !

Une victoire logique du Stade Toulousain qui a fait le match, même s’il a buté longtemps sur une très dure et roublarde défense locale.

Les Haut-Garonnais remontent à la quatrième place quand les Parisiens n’en finissent pas de faire du sur place, au classement comme dans leur jeu. Heureusement que derrière on joue pour eux.

 

Brive (8) – Grenoble (13)                       23 – 22

Ils cherchent aussi

Arrêtons avec la poisse des Grenoblois. S’ils ne gagnent pas à Brive avec ce qu’ils ont produit là, ils ne gagneront nulle part ailleurs.

Ils ont donné les ballons pour se faire battre en fin de partie alors que la victoire leur tendait justement les bras. Trois essais, par Mignot, Héguy et McLeod (très influent le demi de mêlée isérois) contre un seul de Sanconnie pour les Brivistes, ne suffiront pas à prendre quatre points à Amédée-Domenech.

Que fallait-il faire de plus ?

Passer les trois points pour Wisnieski à la 71ème, enfoncer le clou définitivement sur un temps fort dans les 22 corréziens, ne pas donner trois points faciles à Germain à la 75ème pour se faire chiper la victoire.

Bref, y a plus rien à faire pour ces Grenoblois. Je crois qu’ils veulent y aller en PRO D2. Personne ne les en empêchera.

 

Pau (11) – Lyon (12)                     reporté pour cause de pelouse gelée (sans doute au week-end du 11 février)

Racing 92 (9) – Bayonne (14)     reporté au 11 février pour cause de match en retard en Champions Cup (voir ci-après)

 

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

Champions Cup, match en retard en deux mots...

Racing 92 – Munster                             7 – 32

Une honte !

Toujours dernier dans la poule 1 avec un zéro pointé, les Racingmen n’ont rien fait pour relever la tête, le niveau ou le défi que leur proposaient des Irlandais puissants et déterminés... eux.

Une honte. Point… Rien d’autre à dire si ce n'est que j'ai une pensée pour ces pauvres gusses qui se sont déplacés dans le froid pour voir leur champion, statique, prendre une fessée, sans broncher.

Le champion de France n’a plus qu’à rester en vacances deux semaines de plus avant de s’intéresser enfin au rugby et au TOP 14.

 

La semaine prochaine…

Qui montera dans le quart ?

La Coupe d’Europe revient pour son finale de ce grand tour qualificatif. 8 places à l’arrivée. Seuls les 5 premiers de poule et les 3 meilleures deuxièmes pourront prendre place dans ce second tour à élimination directe.

Clermont est le seul en position confortable pour poursuivre l’aventure. Une seule victoire lui suffit pour un quart à domicile.

Pour Toulon, Toulouse, Bordeaux et Montpellier, s’ils veulent rester maîtres de leurs destins, cela devra passer par deux victoires impératives face à de sérieux prétendants.

Quant à Castres, il lui faudra en plus bénéficier de circonstances très favorables pour passer…

Pour le Racing, c’est définitivement cuit comme on l’a vu plus haut. 

 

A ne pas manquer, dès vendredi 13 janvier :

  • Leinster – Montpellier p4, à 20h45 (beIN) : opération exploit.

Puis samedi 14 janvier :

  • Northampton – Castres p4, à 14h (beIN) : et pourquoi pas ?
  • Wasps – Toulouse p2, à 16h15 (beIN) : Un point minimum,
  • Racing 92 – Leicester p1, à 20h45 (beIN) : pour du beurr…k !

Enfin, dimanche 15 janvier :

  • BordeauxClermont p5, à 14h (beIN) : inséparables et flamboyants,
  • Toulon – Sale p3, à 16h15 (Fr2) : le plein s’il vous plait !

Tous les matches >>

 

S’agissant de la Challenge Cup et les 7 autres clubs du TOP 14, veuillez consulter le site officiel de l’EPCR qui vous en détaillera le programme.

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02 janvier 2017

Les brèves d'Ovalie - Edition n°246

Mon Jean-Bouin d'hiver...

TOP 14... 15ème journée                     Stade Français – Brive        12 – 10

Un Paris-Brive pas joli joli...

Un bien triste récital !

Je voudrais du jeu ouvert
Des chandelles et du French flair
Dans l’en-but toucher terre
Dans mon Jean-Bouin d'hiver 

Je voudrais de la ferveur
Des tribunes de supporteurs
Pour changer d'atmosphère
Dans mon Jean-Bouin d'hiver

Mon rose à fleurs sous la brume de décembre
Des mains qui tremblent, je n'en peux plus de m’faire prendre
Une mauvaise passe, comme c’est dur de défendre
On peut encore se reprendre

Je voudrais du Dan Carter
Pour sortir de cet enfer
Un Steyn au pied d’expert
Dans mon Jean-Bouin d'hiver 

Je vais tout donner c’est clair
Dans cette mêlée, la dernière
Enfoncer leur pack sous terre
Dans mon Jean-Bouin d'hiver

Mon rose à fleurs sous la brume de décembre
Un pied qui botte, je n'en peux plus de l'attendre
Le ballon passe, la victoire se fait entendre
Nul ne peut la reprendre

Non, samedi après-midi, Henri Salvador ne s’est pas invité à Jean-Bouin pour réveillonner avec les Parisiens. Il y avait juste comme un air glacial qui sifflait aux oreilles d’un public endormi, et pas prêt de se réveiller, au dessus de ce jardin d’hiver triste à mourir.

Le chanteur, déjà mort, n’avait rien à perdre, lui. Ce n’était pas le cas, par contre, des joueurs du Stade Français qui jouaient leur survie, cette saison encore, dans un TOP 14 qui semble vouloir enterrer un peu plus leurs heures de gloire, au fond du classement.

Il est loin « l’âge tendre » des titres et du grand spectacle de l’époque Guazzini.

A Jean-Bouin, l’hiver de décembre, sans public (ou presque), semblait le figer dans la glace pour de bon.

Statiques, maladroits, sans inspiration, les Parisiens ont laissé les Coujoux faire le jeu à la mode de chez eux, dur et pragmatique… inscrivant le seul essai du match juste avant la pause par Benjamin Lapeyre, sur une interception de passe de Morné Steyn, pas inspiré.

Mais l’ouvreur sud-africain saura enchanter le public de Jean-Bouin en fin de rencontre par son pied qu’il prendra pour donner la victoire aux siens, tel un roi salvateur dans son jardin d’hiver.

Une ultime pénalité alors que la mêlée locale avait pris le dessus sur son vis-à-vis, une offrande arbitrale de la part de monsieur Cardona, bien généreux (c’était encore Noël), une aubaine pour les Parisiens, pauvres d’ambition dans le jeu, rendus à mendier quatre points pour conserver l’invincibilité sur leur bout de terre.

De quoi donner des regrets aux Coujoux qui auraient dû repartir avec un peu plus qu’un simple bonus défensif qui les laisse un point derrière leur hôte et assez loin de la zone relégable.

Dans la course au maintien, tout le monde semble s’être mis à l’abri d’un éventuel retour des Grenoblois et des Basques, logiquement défaits à l’extérieur.

 

En bref...

Lyon (12) – Bordeaux (7)              19 – 16

Fin de calvaire au Matmut

La disparition du LOU dans les montagnes du TOP 14 n’est pas pour demain. Les Lyonnais ont mis fin à une série de quatre défaites en l’emportant petitement face à des Bordelais méconnaissables, pour la dernière au Matmut Stadium avant d’emménager à Gerland.

Bordeaux s’est laissé endormir et dominer en mêlée fermée, les locaux verrouillant le match à double tour d'un ennui mortel... jusqu’à la 50ème minute.

Une étincelle de Harris, à l’ouverture quand Michalak passait à la mêlée, trouvait alors la bonne diagonale pour Arnold qui n’avait plus qu’à aplatir dans l’en-but.

Michalak passait tous ses coups de pieds et permettait aux locaux de mener tranquillement dans ce match avant le réveil tardif des visiteurs, sur la sirène. Lesgourgues, tout juste entré, parachevait une longue séquence dans les 22 lyonnais pour inscrire enfin un essai pour les Bordelais qui montrait bien que quand ils voulaient ils pouvaient. Il suffisait de se lâcher.

Bordeaux est en plein doute depuis quelques semaines. Il serait temps de se ressaisir car voilà l’UBB hors du bain du TOP 6 malgré son point de bonus défensif.

Quant à Lyon, il s’éloigne de la zone relégable mais reste la première cible des Grenoblois, à dix longueurs.

   

La Rochelle (2) – Grenoble (13)        40 – 3

Trop forts !

Les Grenoblois ont essayé. En vain. Les Maritimes ne leur ont laissé que des miettes. Trois petits points.

Pour le reste ce sont les trois-quarts rochelais qui ont été à la manœuvre pour inscrire quatre essais et décrocher le bonus offensif.

Murimurivalu d’abord à l’origine d’un essai de pénalité, puis Botia et l’incontournable Lacroix pour son dixième essai de la saison. Gourdon parachèvera le festival offensif à cinq minute du terme.

La Rochelle n’est plus que jamais sur les talons du leader, à hauteur de points désormais. Alors que Grenoble perd de vue ses prédécesseurs.

 

Castres (5) – Bayonne (14)               47 – 18

Touché coulé !

Plus ça va, moins les Basques tiennent la distance. Avant il leur fallait 60 minutes pour sombrer, maintenant 40 suffisent.

Pourtant Bayonne aura été le premier à marquer, dès la deuxième minute, avant que le CO ne redresse la barre pour mener 14-11 à la pause. Et puis le bateau basque a chaviré dès la reprise, sept essais tarnais inscrits au total pour un honneur sauvé une seconde fois en fin de match pour l’Aviron.

C’est cher payé pour ces Bayonnais qui voudraient encore y croire. Mais le TOP 14 est décidément une course de l'impossible pour eux, à laquelle ils participent comme une bouteille jetée à la mer avec un seul message dedans : « sauve qui peut ! ».

Castres s’installe dans le TOP 6 et peut voir venir sereinement son prochain déplacement à La Rochelle.

 

Pau (9) – Montpellier (3)                  32 – 27

Le Palois a la peau dure

Quelle première période ! Trois essais à deux dans un match très animé, les Palois ont contenu la puissance des Montpelliérains et ont surtout proposé du jeu et trouvé les failles pour marquer.

Au retour des vestiaires la Section enfonçait le clou par Coughlan et le pied de Taylor avant que Van Der Merwe n’offre le point de bonus défensif au MHR en fin de match.

Les Béarnais enchainent une troisième victoire d'affilée et se postent crânement aux portes du TOP 6 après avoir fait la peau du leader et maintenant celle de son dauphin. Montpellier retombe à la troisième place, mais gagne un point sur Clermont qui n’en a pas pris à Ernest-Wallon.

 

Toulouse (6) – Clermont (1)             26 – 20

Retour en force

Les Toulousains ont maitrisé ce choc face au leader pendant une bonne heure avant de se faire peur en fin de match, et notamment en mêlée, alors que c’était le point fort des Stadistes jusque-là.

Trois essais de belle facture de Huget, Bonneval et Fickou installaient les locaux dans leur match tandis que les Clermontois butaient leurs tentatives contre une défense de fer, ne parvenant à passer qu’une fois par Yato, après une belle percée de Stanley.

Après l’heure de jeu, Azéma faisaient entrer tour à tour ses six avants suppléants, mettant à mal pour la première fois la mêlée locale.

Un essai de pénalité remettra les Auvergnats dans le match, échouant à un point du bonus défensif. Une belle réaction, mais tardive. Quand la victoire des Toulousains est aussi méritée qu’elle fait du bien, les plaçant enfin dans le TOP 6.

 

Toulon (4) – Racing 92 (8)                17 – 11

La bête est domptée !

Toulon à Mayol a réussi enfin à dompter sa bête noire, après une finale perdue on ne sait toujours pas comment.

Dans un match d'une grande intensité mais sans grandes envolées, les Varois ont su prendre le meilleur sur un champion de France sans la même réussite qu'au Camp Nou.

Bastareaud aura été le grand artisan de ce succès paraît-il (je n'ai pas vu le match) pourtant mal engagé quand on sait le nombre de blessés côté RCT (Escande, Ollivon et Taoffefinua) engrangés trop rapidement.

Un essai partout et deux pénalités de plus pour Halfpenny suffiront à priver le Racing du bonus défensif, comme Clermont à Toulouse.

Une belle opération qui laisse le Champion sur le carreau à la 8ème place, quand Toulon reste dans le carré de tête.

 

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

La semaine prochaine…

Une mise en condition pour l’Europe…

Après les festivités de fin d’année, il est temps de retrouver ses esprits et son effectif au complet pour les clubs encore en lice en coupe d’Europe, afin de préparer au mieux les échéances cruciales dans quinze jours.

Seul le Racing 92 sera dans le bain dès samedi prochain (16h45) pour disputer son match en retard contre le Munster à Colombes, alors qu'il n'a plus rien à espérer en Champions Cup.

Quand les autres affuteront leurs premiers couteaux dans des rencontres nationales qui promettent de belles oppositions.

A ne pas manquer, dès vendredi 6 janvier :

  • Montpellier – Bordeaux, à 20h45 (C+ sport) : l’UBB avec l’eau du bain.

Puis samedi 7 janvier :

  • Brive – Grenoble, à 14h45 (C+ sport) : creuser l’écart,
  • Pau – Lyon, à 18h30 (r+) : pour un flirt avec le TOP 6,
  • La Rochelle – Castres, à 20h45 (C+ sport) : et pourquoi pas le trône ?

Enfin, dimanche 8 janvier :

  • Stade Français – Toulouse, à 16h15 (C+) : le clasico,
  • Clermont – Toulon, à 21h (C+) : un bon test.

 

A noter que le match Racing 92 – Bayonne est reporté au 11 février (20h45).

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24 décembre 2016

Les brèves d'Ovalie - Edition n°245

Les jolis comptes de Noël...

TOP 14... 14ème journée                  Grenoble – Toulouse        26 – 22

Le jeu de Grenoble relève la tête... enfin !

« Il était une fois en Isère…

par un de ces soirs froids d’hiver, le vent tourna et la bande de Toulousains chuta. »

La brève pourrait s’en tenir à ces quelques mots qu’elle suffirait à illuminer le Noël et réchauffer les cœurs de tous les Grenoblois, tant chacun sait par quelle injustice et peine ils sont passés depuis ce début de saison.

Injustice oui. Jonathan Wisniewski le décriait justement haut et fort à chaque fin de match quand son équipe se retrouvait vaincue après tant d’efforts et d’essais refusés qui auraient dû leur sourire à la fin. (Récemment chez le champion de France ou encore contre Bordeaux à domicile)

Comment cette équipe iséroise aussi valeureuse, aussi généreuse, offrant un spectacle à chaque fois haletant jusqu’au bout, a-t-elle pu être si peu récompensée ?

Une défense trop laxiste, un manque de pragmatisme, trop de fautes individuelles, trop de blessés, un groupe perturbé par le départ de Landreau... ? 

La faute au mauvais sort qui s’est abattu sur l’Isère et que les arbitres ont porté dans le costume du diable ? 

Les journalistes ne savent pas sur quel pied tancer. 

Heureusement il y a la magie de Noël…

Il était cette fois en Isère, une victoire qui valait tous les contes de Noël, en quatre points.

Un. Un premier essai de Loick Jammes, comme un symbole. Lui, le talonneur qui avait subi la mêlée montpelliéraine, impuissant avec son pack six pieds sous terre et un pied en PRO D2, il relevait la tête de son pack contre la meilleure mêlée du TOP 14 et allait porter, à son tour, son ballon jusque dans l’en-but toulousain.

Deux. Un deuxième essai en seconde période qui récompensait enfin la patience des locaux, pourtant dominés, quand Xavier Mignot concluait sur son aile une belle et longue séquence de jeu iséroise.

Trois. Une troisième victoire dans la douleur, le combat, l’abnégation pour défendre son territoire jusqu’au bout et ne pas laisser cette fois le sort et la puissance de l’adversaire en décider autrement.

Quatre. Quatre points qui en valaient le double car dans le même temps Bayonne et Lyon n’en ramenaient pas un seul. De quoi réjouir les Grenoblois en ce jour de Noël et la ramener en chanson au pied du sapin et autour du feu de cheminée.

« Promenons-nous dans les bois (du TOP 14) pendant que le LOU n’y est pas (à Brive) »

Car il est certain qu’à partir de l'année prochaine, une autre histoire est en train de s’écrire et qu’il ne serait pas étonnant qu’à la fin les Isérois s’en sortent à bon compte. 

 

En bref...

Brive (9) – Lyon (12)                         22 – 6

A 6 longueurs de la case départ

Le LOU a été pris au piège des chasseurs Coujoux, bien camouflés dans leur antre d’Amédée-Domenech pour tirer à vue sur le pack lyonnais dès qu'il s'écroulait à chaque mêlée fermée.

La précision de Germain a fait le reste dans une chasse à 'score' d’un ennui mortel où le seul essai du match (en force par Toetu) n’a fait qu’illusion en début de partie.

Le promu lyonnais se rapproche inexorablement de la PRO D2 pour un retour direct par ascenseur en perspective.

 

Bayonne (14) – La Rochelle (3)        17 – 42

Comme un soufflé !

Les Basques ont démarré trop vite un match qui avait tout pour relancer leur saison et offrir à leur public un superbe spectacle de Noël.

Deux essais en moins de vingt minutes, par Lovobalavu puis Chouzenoux, pour arriver à la pause avec une avance intéressante à défaut de confortable.

Oui mais voilà, c’était trop beau pour durer. Les Rochelais se sont réveillés au retour des vestiaires et ont infligé un sévère 39-0 aux locaux, complètement cuits, qui se sont effondrés.

Cinq essais, tous de Lacroix ou presque, un essai de pénalité venant parachever l’humiliation des Maritimes qui décrochaient par la même occasion un bonus offensif à peine espéré à la pause.

Bayonne a signé ici sa pire prestation, la veille de Noël. Limité dans le jeu et physiquement, ça sent définitivement le sapin pour les seuls représentants du Pays Basque.

La Rochelle est plus que jamais sur le podium, aux basques du leader. Et cela fait un bon moment que ça dure.

 

Clermont (1) – Stade Français (11)   46 – 10

Bien seuls !

Les Parisiens frappèrent les premiers au Michelin face à une équipe clermontoise remaniée et plutôt apathique dans ses intentions au coup d’envoi.

Oui, mais ici, ici c'était Montferrand… Et à l’instar du public qui vint chaud et nombreux scander l’évidence sans le moindre tissu rose dans son giron (où étaient les supporters parisiens, à part moi qui m’était inscrit en faux ?), les Jaunards reprirent vite la main et de la vitesse sur le match.

Surtout en seconde période. Après deux essais de Planté en première, ce fut aux tours de Fernandez, Nakaitaci, Chouly et Timani d'en rajouter chacun une couche pour repartir du Michelin avec un bonus offensif et les chants du public tout à leur gloire.

Les Parisiens s'éteignaient petit à petit durant la rencontre, découragés (forcément) et sans doute résignés face à l’ogre auvergnat à l’appétit insatiable d’essais. Pourtant ce ne fut pas le spectacle le plus flamboyant des Jaunards, mais l’essentiel y était pour des seconds couteaux moins affûtés.

Le leader conserve une avance confortable sur son trône qu’il ne devrait pas céder de sitôt. Quant à Paris, s’il n’y a pas de quoi s’inquiéter pour l’instant derrière, devant cela va être compliqué de batailler pour une phase finale.

 

Montpellier (2) – Toulon (4)            33 – 29

Les cinq dernières minutes

Les Montpelliérains ont eu chaud. C’est le moins que je puisse dire. Menant de 14 points à la pause, puis de 18 à cinq minutes de la fin, après avoir dominé son sujet des pieds et de la tête avec trois essais à la clé et la réussite de Steyn au pied, le match a failli basculer en moins de cinq minutes.

Un essai de Gil puis de Van Der Merwe, sur le fil, et voilà Toulon à quatre points et le bonus défensif en poche. Encore cinq minutes et le match était gagné pour les Varois qui n’ont pas su se réveiller à temps.

Et pour cause. La puissance héraultaise et le savoir-faire de leurs inépuisables et efficaces ballons portés (doublé de Mamukashvili) auront eu raison de la défense toulonnaise, empêchant les stars de Boudjellal de montrer tout leur talent et d’inverser la tendance plus tôt.

C’est toujours un point de pris pour Toulon qui se cherche, mais derrière le trio de tête indéboulonnable dans lequel Montpellier semble s’être trouvé.

 

Racing 92 (5) – Castres (8)              23 – 10

Presque parfait

Les Racingmen se sont enfin rassurés à la maison avec une prestation digne de leur titre de champion de France.

Sans flamboyance mais tout en maîtrise et discipline, les Franciliens ont contenu les ardeurs des Castrais pour s’imposer, avec même le bonus offensif avant que Combezou ne gâche la fête des Franciliens à la dernière minute.

Trois beaux essais de Chauveau, Lauret puis Nyanga qui valident une victoire propre et placent enfin le Racing dans le TOP 6.

Le Champion n'est pas mort... loin de là.

 

Bordeaux (6) – Pau (10)                   16 – 18

Tête en l’air…

Bordeaux n’a jamais su se détacher d’une Section Paloise très collante au score et sur le pré, dans un match serré, où les visiteurs ont répondu coup pour coup à leur hôte.

Par Daubagna d’abord, répondant à l’essai de Braid en fin de première période. Puis par le pied de Taylor, répondant à ceux de Hickey et Beauxis, avant que Vatubua surprenne les Bordelais et leur public en ajoutant un deuxième essai de dernière minute, sans que Taylor n’ait eu besoin de le transformer pour que Pau reparte avec les quatre points d’une victoire méritée.

Ca fait mal derrière la tête pour l’UBB, après déjà une désillusion à domicile en Coupe d’Europe. Il va falloir se ressaisir même s'il n’y a pas le feu sur la Garonne, avec une très enviée sixième place.

  

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

La semaine prochaine…

La fête continue… le TOP 14 se met sur son 31 !

Le réveillon de la Saint-Sylvestre promet rugby-champagne et cotillons sur tous les terrains de France pour célébrer la nouvelle journée de championnat avant de prendre les premières résolutions d’une saison pas toujours bien commencée pour tout le monde.

Une journée où certains pourraient rire jaune ou voir rouge quand d’autres pourraient carrément rêver d’un avenir plus rose pour 2017.

A ne pas manquer, dès vendredi 30 décembre :

  • Lyon – Bordeaux, à 20h45 (C+ sport) : urgenceS de résultat !

Puis samedi 31 décembre :

  • Pau – Montpellier, à 13h (C+ sport) : voir plus grand,
  • Castres – Bayonne, à 15h (r+) : pas de cadeau,
  • Stade Français – Brive, à 15h (C+ sport) : laisser passer,
  • Toulouse – Clermont, à 17h (C+ sport) : retour dans la course,

Enfin, dimanche 1er janvier :

  • La Rochelle – Grenoble, à 16h15 (C+) : sur les talons du leader,
  • Toulon – Racing 92, à 20h45 (C+) : un fauteuil (dans le TOP 6) pour deux.

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19 décembre 2016

Les brèves d'Ovalie - Edition n°244

Les Fous du ballon...

Champions Cup... 4ème journée                  Clermont – Ulster        38 – 19

Nick Abendanon, auteur d'un doublé !

Sensass' et diaboliques, ces Jaunards !

Avec Clermont c’est toujours le même scénario, à quelques rebondissements près. Et on s’y laisse prendre à chaque fois avec autant de plaisir que d’agacement.

A croire que les scénaristes du staff clermontois s’y adonnent avec un malin plaisir en coulisses.

Ca commence toujours plus ou moins pareil...

Quinze bolides participent à une course déjantée et déboulent sur le pré à cent à l’heure, ne laissant aucune chance à leurs adversaires. Ou presque. Car l'acharnement des concurrents à vouloir les rattraper finit toujours à un moment donné par jouer un mauvais tour aux personnages principaux qui se font systématiquement prendre à leur propre jeu.

Dimanche après-midi, sur le circuit du stade Marcel-Michelin, il n’a pas fallu plus d’une minute à Toeava pour prendre les devants. La voiture numéro 15 d’Isaia Grosse-Pomme, parfaitement assisté par son compère Wesley Petit-Pois, a mis le turbo dans une course inversée fulgurante qui l’envoyait dans l’en-but pour le premier essai. Un quart d'heure plus tard...

la course prenait son envol avec Abendanon pour un doublé de beau-gosse.

Nick de Beau-Fixe profitait d’un génial tour de passe-passe du Professeur Lamérat pour s’envolait sur son aile, sous le regard émerveillé et charmé du public auvergnat. Cinq minutes plus tard, Camille Joli-Cœur, par une passe au pied millimétrée, lui ouvrait une voie royale pour s’engouffrer une nouvelle fois derrière la ligne d’en-but pour le troisième essai de la folle équipe.

Au retour des vestiaires, la course était loin d’être jouée. Le XV d'Ulster, même fanni, continuait depuis la fin de la première période à mettre la pression sur ces monstres de Jaunards avant de se faire intercepter par leur voiture numéro 10, Camille Joli-Cœur (encore lui) qui inscrivait alors le quatrième essai du bonus offensif, après une course folle de plus de quatre-vingt mètres.

Mais comme à chaque épisode, il y a toujours un Diabolo avec du chien pour contrarier la fête des Clermontois. Et là, c’est en la personne de Tommy Bowe que les Ulstermen allaient jouer un mauvais tour aux locaux. L’ailier irlandais inscrivait deux essais sur les trois qui remettaient les siens dans le match, avec des bonus (offensif et défensif) en ligne de mire, si ce n'est carrément une toujours victoire possible.

"Rrrrrrr !" Dans le public on s'agaçait.

En passant de 28-0 à 28-19, les Irlandais du nord venaient de renverser la course qui obligeait désormais les Jaunards à ré-accélérer pour l’entériner définitivement. Ce n’est pas que le public craignait l’issue de la rencontre. Mais tout de même !

C’est alors que Camille Joli-Cœur redonnait de l’air aux siens avec une pénalité avant que l’arbitre n’accorde très justement un essai de pénalité sur un essai tout fait qu’un certain Jackson venait d’annihiler par un en-avant volontaire grossier.

Enfin, la course était gagnée. Avec un maximum de réussite pour les Clermontois puisque les Irlandais repartaient d’Auvergne sans le moindre point.

Dans leur poule les Jaunards gardent seuls la tête… assez froide pour ne pas gâcher une qualification qui leur tend désormais les deux bras, comme un bébé vers sa compétition-mère après deux ans d’absence.

Avec 8 points d’avance sur leurs deux poursuivants, il leur suffit d’une victoire sur les deux prochains matchs pour s’assurer un quart de finale à domicile. Que ce soit à Bordeaux ou ici au Michelin contre Exeter, c’est largement à leur portée.

En espérant que ces prochaines courses soient juste un peu moins folles…

 

En bref…

Parce que samedi, dans cette poule 5, Bordeaux a rebattu les cartes dans la course à une éventuelle seconde place qualificative en s’inclinant chez lui, sans prendre le moindre point, face à Exeter (12-20) qu’il avait pourtant brillamment vaincu la semaine passée outre-Manche.

Seulement cette fois, sur le terrain, les joueurs et l’envie n’étaient pas les mêmes. Un carton rouge n’a pas facilité non plus la tâche aux locaux même si les visiteurs avaient pris le match en main bien avant, comme des "chefs", avec un essai en première période de Waldrom, alors qu’ils étaient en infériorité numérique. Le pied de Beauxis permettra aux Bordelais d’espérer. Mais pas suffisamment. Car en fin de rencontre, alors que les deux équipes étaient enfin à 14 contre 14, les Anglais rajoutaient un deuxième essai par Cowan-Dickie, puis une dernière pénalité qui privait même les Français du point de bonus défensif. Que de regrets !

Je ne comprends pas ce changement du XV de départ et d’attitude des Bordelais qui nous avaient habitués à mieux, avec des envolées, des essais et des frissons. Que s’est-il passé ? Désormais, il va leur falloir deux exploits en janvier pour espérer une éventuelle qualification.

Classement : 1-Clermont, 17 pts – 2-Bordeaux, 9 – 3-Ulster, 9 – 4-Exeter, 6.

Dans la poule 1, c’en est fini pour le Racing 92 qui vient à nouveau de sombrer face à Glasgow dans la citadelle écossaise (23-7). Troisième défaite consécutive en trois rencontres, avec un zéro pointé, le match en retard contre le Munster endeuillé faisant désormais figure d’anecdote tant la double confrontation contre les Irlandais ne promet rien d’encourageant et surtout rien d’encore possible dans la course à la qualification.

Vendredi soir, les Franciliens n’y étaient pas, marquant un seul essai en toute fin de match. Anecdotique. Ils ont tout juste eu le mérite de priver leur adversaire du bonus offensif. Et pourtant, qu'il aurait été mérité ce quatrième essai tant les Ecossais ont été brillants dans leurs initiatives et leurs concrétisations sous la baguette de leur stratège Finn Russel.

De son côté le Munster s’est incliné de justesse à Leicester (18-16), la botte d’Owen Williams ayant eu raison du seul essai irlandais inscrit par Scannell qui mettait pourtant les visiteurs sur l’orbite d’une troisième victoire consécutive, à cinq minutes de la fin.

Un point de bonus défensif qui peut contenter le Munster avec son match en retard le 7 janvier à Colombes face à des champions de France dépités et en dessous de tout, à désespérer son président, déjà embourbé dans une affaire d’égo de sa star sud-africaine Goosen. Rien ne va plus au Racing !

Classement : 1-Glasgow, 13 pts – 2-Munster, 11 (-1) – 3-Leicester, 8 – 4-Racing 92, 0 (-1).

Dans la poule 2, Toulouse s’est fait peur cinq minutes face aux Zèbre (54-15) avant de rectifier le tir dans la foulée suivante, inscrivant six essais en une mi-temps. A la reprise, quasi même scénario, les Italiens ont du marquer les premiers pour relancer la machine toulousaine qui s’est alors contenté d’ajouter deux autres essais. Pas de quoi s’enthousiasmer outre mesure.

Les dix points ont été pris, c’était le minimum requis. Le plus dur reste à faire car si le Connacht a rendu service aux Toulousains en battant les Wasps (20-18) sur le fil, mettant les trois équipes à égalité au classement, il va falloir aux Toulousains faire la différence lors des deux prochaines journées face à ces deux concurrents directs qui eux, sont assurés de prendre au moins cinq points chez les Italiens.

Classement : 1-Wasps, 13 pts – 2-Toulouse, 13 – 3-Connacht, 13 – 4-Zèbre, 0.

Dans la poule 3, dimanche après-midi, Toulon a raté le coche chez les Scarlets (22-21), d’un rien, alors que le match était à la portée des Varois qui ont complètement bâclé leur entame et la première période, courant après le score avec des Gallois émoussés sur la fin. Une fois encore ils ont dû s’en remettre au pied de Halfpenny en toute fin de match pour espérer l’emporter. En vain, la pénalité était trop loin ou le cœur du Gallois ne s’est peut-être pas résolu à faire perdre ses compatriotes. Allez savoir. En tout cas Toulon ne méritait pas la victoire.

La qualification paraît compromise pour les Toulonnais dans cette poule dominée outrageusement par les Saracens, encore vainqueurs à Sale (10-24). Une 13ème victoire consécutive en Coupe d’Europe qui égale le record du Munster. Les Sarries, à l’image du XV de la Rose, a réalisé une année 2016 exceptionnelle. Qui pourra les battre ?

En tout cas, les Toulonnais n’ont pas d’autre choix que d’aller gagner chez eux en janvier pour espérer une des meilleures deuxièmes places.

Classement : 1-Saracens, 18 pts – 2-Toulon, 10 – 3-Scarlets, 8 – 4-Sale, 0.

Dans la poule 4, toujours dimanche après-midi, Castres a rendu la monnaie de sa pièce à Montpellier en s’imposant sans bonus (29-23), les Héraultais encore réduits à treize dans le dernier quart d’heure après l’expulsion de Willemse et le carton jaune de J. Du Plessis.

Rien n’est complétement perdu pour les deux clubs français dans cette poule dominée par le Leinster qui a atomisé une nouvelle fois Northampton (60-13). Les Irlandais ont un pied en quart de finale quand Montpellier ou Castres devront se battre pour la meilleure deuxième place en devant faire un exploit face à cet épouvantail. Les Anglais de Picamoles, eux, sont d’ores et déjà éliminés.

Classement : 1-Leinster, 16 pts – 2-Montpellier, 11 – 3-Castres, 9 – 4-Northampton, 4.

Tous les résultats officiels du week-end >> 

 

En ce qui concerne la Challenge Cup…

On l’avait déjà dit la semaine passée, mais Bayonne, Grenoble et Pau ont définitivement fini de faire semblant dans cette compétition, chacun ne s’en cachant plus, prenant des revers cuisants à chaque rencontre. Une honte ! Je ne vois pas l’intérêt de garder cette compétition ou d’y intégrer certaines équipes françaises de seconde zone, soucieuses de leur championnat. Cela fausse tout.

Alors je ne vais pas me fatiguer plus qu’eux à commenter leur non jeu. Pour les clubs sérieux, ou encore avec de l’honneur :

Dans la poule 1, La Rochelle s’est relancé en remettant les pendules à l’heure aux Anglais de Gloucester, leur piquant la place de leader après sa victoire bonifié (42-13), avec ces six essais. Tous les espoirs sont permis pour voir les Maritimes à bon port des quarts de finale.

Dans la poule 2, Lyon est revenu dimanche de Newcastle avec un point de bonus offensif qui les laisse dans la course d’une meilleure deuxième place (48-29), loin derrière les Anglais.

Brive confirme son leadership dans la poule 3 en disposant largement des russes de Enisei avec le bonus offensif (38-13). Les Coujoux ont déjà un pied en phase finale.

Enfin, le Stade Français s’est racheté à Jean-Bouin en décrochant le point de bonus offensif dans le match retour contre Edimbourg (26-20). Une bonne opération qui les laisse encore en vie, même si le point de bonus défensif laissé aux Ecossais n’arrangent pas leurs affaires. Il va falloir aller chercher la qualif’ à Jean-Bouin face aux Harlequins, avec au moins le bonus offensif. Rien d’impossible. 

vous trouverez également tous les résultats sur le site officiel de l’EPCR.

 

La semaine prochaine…

Le TOP 14 revient à la fête…

Pour Noël chacun s’apprête à recevoir sous le sapin enguirlandé d’un public illuminé le cadeau qu’il a commandé … Pour certains, ils commencent juste à avoir les boules, pour d’autres ça sent le sapin déjà depuis un moment.

En tout cas tout le monde veut croire encore au Père-Noël, se cramponnant à ses souliers histoire de voir si dedans on ne lui aurait pas glissé un titre ou un droit de rester en TOP14.

C’est ça qui est beau et qu’il ne faudra surtout pas manquer, exceptionnellement, dès jeudi 22 décembre :

  • Grenoble – Toulouse, à 20h45 (C+ sport) : tout schuss vers la victoire.

Puis vendredi 23 décembre :

  • Brive – Lyon, à 17h (C+ sport) : revenir dans la course,
  • Clermont – Stade Français, à 19h (C+ sport) : pas dans la même cour,
  • Bordeaux – Pau, à 19h (r+) : s’installer confortablement,
  • Bayonne – La Rochelle, à 19h (r+) : l’espoir fait vibrer,
  • Racing 92 – Castres, à 19h (r+) : sortir de la crise,
  • Montpellier – Toulon, à 21h (C+ sport) : des retours en forceS !

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12 décembre 2016

Les brèves d'Ovalie - Edition n°243

Le Champion de France pris dans le smog !

Champions Cup... 3ème journée                  Racing 92 – Glasgow        14 – 23

Stuart Hogg, un talent mortel dans le ciel de Colombes...

Les Franciliens, premières victimes !

Samedi après-midi, un pic de pollution mortel s'est abattu sur le stade de Colombes, rendant le jeu des Ciel et Blanc tout simplement irrespirable.

Ca piquait les yeux pour les spectateurs les plus sensibles, exposés à l’air médiocre du jeu de leurs champions, loin des performances de la saison passée.

Cela dit, il n'est pas étonnant que les aspirations des Racingmen aient été étouffées au bout de dix minutes de jeu. Comme s’ils ne se doutaient pas qu’à démarrer à cent à l’heure avec des grosses cylindrées carburant au diesel, sans respecter la limitation de vitesse, l’air de cette équipe allait très vite se charger en particules trop fines pour elle, polluant un système de jeu devenu trop lisible et inefficace face à de courageux et résistants Ecossais.

Car il n’a pas fallu plus de 7 minutes pour que la Porshe Imhoff déboule sur son couloir de bus et enfume la défense écossaise pour le premier essai français. 7 minutes, pas une de plus, pour que Dan Carter transforme ce démarrage trop parfait qui s’avèrera par la suite un écran de fumée...  un gigantesque smog de gestes pollués
par des fautes de mains et des choix mal appropriés.
 

C’est bien simple, les Franciliens n’ont plus vu la balle et inscrit le moindre point jusqu’à dix minutes de la fin avant que la star citadine néo-zélandaise, immatriculée pair, s'engage dans l'en-but adverse, pensant sans doute qu'il fallait alterner la circulation du jeu, privilégiant jusqu'alors les impairs.  Un deuxième essai local qui ne rapportera rien et laissera le Racing pour mort dans sa poule, avec un zéro pointé et un match en retard.

Les Racingmen pensaient se donner de l’air dans ce troisième tour d'Europe et ce sont les Warriors de Glasgow qui n’en ont pas manqué pour répondre à cette atmosphère étouffante de l’entame et renverser le match à bon compte, n'hésitant pas à aller au charbon pour défendre leur camp et étouffer toutes les tentatives des Français.

Mais les Ecossais doivent surtout leur victoire à un Stuart Hogg omniprésent, aux échapées peu lisibles et mortelles, associé à un pic d’actions de grande envergure au matricule Finn qui a su polluer le jeu du Racing et le pousser à la faute.

Finn Russel, demi d’ouverture de classe internationale, a brillé samedi après-midi, au pied et dans le jeu, offrant le premier essai à son deuxième centre, Dunbar, après un numéro fantastique dans la défense française, en première période.

Le demi de mêlée calédonien, Price, en ajoutera à son tour un deuxième dès le retour des vestiaires, surgissant tel un filou de derrière un ruck après des charges successives de son pack d’avants.

Les Franciliens accusaient le coup et ne parvenaient pas à temps à faire tomber la défense écossaise qui les a mis a mal sur leurs points forts comme les ballons portés. L’essai de Carter arrivera trop tard. La défaite était là, sans le moindre point.

Dur à encaisser pour le champion de France qui aura du mal à survivre dans cette poule 1 avec un Munster impressionnant à Thomond Park, les Irlandais n’ayant laissé aucun répit aux Tigres de Leicester (38-0).

Les Racingmen n’ont pas d’autre choix que de prendre un grand bol d’air bonifié en Ecosse dès la semaine prochaine.

 

En bref…

Dans la poule 2, Toulouse a rempli sa mission en revenant de Parme avec une victoire bonifiée face aux Zèbre (6-36). Cinq essais en 64 minutes, pas une de plus, l’arbitre ayant dû stopper a rencontre à cause d’un brouillard persistant. Le dernier quart d’heure n’aura pas lieu sur accord des deux équipes.

Dommage pour les attaquants toulousains qui en auraient bien rajoutés un ou deux de plus, comme Bonneval, auteur déjà d’un doublé.

De leur côté les Wasps ont empoché leur deuxième bonus offensif face à Connacht (32-17) et conservent logiquement la tête de cette poule, avec 3 points d’avance sur les Irlandais et 4 sur les Toulousains.

Dans la poule 3, dimanche après-midi, Toulon a dominé largement les Scarlets (31-20),décrochant rapidement le bonus offensif avant de se faire légèrement remonter en fin de partie, sans conséquences. Un gros match de la paire de centres Nonu-Bastareaud qui a littéralement roulé sur la défense galloise aux aboies.

Une belle opération pour les Varois qui devront récidiver cette performance au Pays de Galles s’ils veulent espérer se qualifier dans cette poule dominée outrageusement par les Saracens, faciles vainqueurs de Sale (50-3). Avec six essais, encore, les Anglais semblent évoluer sur une autre planète.

Dans la poule 4, samedi après-midi, Montpellier a écarté Castres de sa route (32-14), empochant le bonus offensif, même réduit à 14 durant une heure, avec la puissance qu’on lui connaît.

Les Héraultais bataillent désormais pour la première place derrière les Irlandais du Leinster qui ont fait subir une deuxième défaite à Northampton (10-37), chez eux. Les Anglais de Picamoles n’y sont décidément pas. Comme les Castrais, ils devraient jouer leurs derniers espoirs la semaine prochaine dans un match retour qui leur en promet quasiment pas... d'espoir.

Dans la poule 5, nos deux clubs français ont accompli l’essentiel pour figurer aux deux premières places.

Clermont, d’abord, samedi en début d’après-midi, en ramenant deux bons points de son déplacement dans les terres hostiles de l’Ulster (39-32). 4 essais pour les deux bonus, offensif et défensif, quand les Irlandais du nord en plantaient cinq. Encore beaucoup trop d’essais encaissés pour les Jaunards, qui semblent avoir inauguré depuis un mois des rencontres portes ouvertes dans leur en-but. 

Si au plan comptable, la position des Clermontois est très enviable (12/15), il va falloir resserrer les rangs derrière (dès la semaine prochaine) pour ne pas avoir de désillusions à l’arrivée. Comme l’an dernier, avec un déplacement à Bordeaux qui pourrait leur rester en travers de la gorge.

Bordeaux, justement, qui, dimanche en clôture de ce troisième round européen, est allé chercher une belle victoire chez les Anglais d’Exeter (7-13). Une fois encore, Serin, capitaine exemplaire, auteur de l’essai du match, a su mener les siens dans un pragmatisme payant qui élimine quasiment les Anglais de la compétition et place les Bordelais idéalement pour se qualifier, au moins en meilleur deuxième, si ce n’est plus.

Seulement il faudra confirmer à la maison. Pour les deux cadors de la poule, désormais aucun faux pas n’est permis, en attendant leur confrontation en janvier.

Tous les résultats officiels du week-end >> 

 

En ce qui concerne la Challenge Cup...

Gloucester a calmé les ardeurs de La Rochelle (35-14) en prenant les commandes de la poule 1. Mais les Rochelais n'ont pas dit leur dernier mot. Réponse semaine prochaine à Marcel-Deflandre ! Alors que Bayonne a définitivement décroché en perdant contre Trévise à Jean-Dauger (15-28).

Dans la poule 2, Lyon est revenu sur les talons des Ospreys en écrasant Newcastle avec bonus (42-12). Les leaders gallois n'ont fait qu'une bouchée de Grenoble, hors course à domicile (7-59).

Brive tient les rênes de la poule 3 avec les russes de Enisei qu'ils ont largement battu chez eux (8-43). Autant dire que les portes des quarts de finales sont ouvertes pour les Coujoux.

Dans la poule 4, Pau ne joue plus le jeu de l'Europe et s'est facilement incliné à Bristol (41-14).

Enfin, le Stade Français semble étriqué dans la poule 5, défait de peu à Edimbourg (28-23), récoltant un point de bonus défensif qui ne pèse pas lourd face au club écossais et les Harlequins qui dominent les débats.
Dur dur de rivaliser.

La semaine prochaine, seuls les trois clubs rochelais, lyonnais et briviste joueront leurs qualifs, les autres se concentreront sur la prochaine journée de TOP 14, dont l'enjeu reste crucial.

 Vous trouverez également tous les résultats sur le site officiel de l’EPCR.

La semaine prochaine…

On reprend les mêmes et on recommence…

« Mais cette fois on va chez toi, comme dirait l’autre, histoire de voir comment tu cuisines »

Et là, c’est sûr, il y aura encore plus de victimes dans l’air.

 

A suivre, pour commencer vendredi 16 décembre :

  • Glasgow – Racing 92, 20h45 (beIN) : rendre la monnaie de leur pièce !

Puis samedi 17 décembre :

  • Bordeaux – Exeter, 14h (beIN) : mettre la pression sur Clermont,
  • Toulouse – Zèbre, 16h15 (beIN) : pour un match plein cette fois.

Enfin, dimanche 23 octobre :

  • Scarlets – Toulon, 14h (beIN) : enfoncer le clou,
  • Castres Montpellier, 14h (beIN) : la dernière chance,
  • Clermont – Ulster, 16h15 (Fr2) : en patron.

Tous les matches >>

 

S’agissant de la Challenge Cup et les 7 autres clubs du TOP 14, veuillez consulter le site officiel de l’EPCR qui vous en détaillera le programme.

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04 décembre 2016

Les brèves d'Ovalie - Edition n°242

En 'Camou'flet ...

TOP 14... 13ème journée                       Grenoble – Montpellier        37 – 51

Bernard Laporte élu président de la FFR...

Camou fait, comme un raz… de marée !

Une vague de plébiscites, hautement en faveur de Bernard Laporte (53% contre 35 et 12), a submergé l’ancien président de la Fédération Française de Rugby, déchu samedi de son siège et invité à prendre place sur un strapontin au fond du nouveau comité directeur élu.

Prendre "la" porte en pleine gueule, une porte blindée même, c’est aussi ce qu’a ressenti le XV de Grenoble, à la dernière place du classement, en recevant le MHR samedi après-midi.

Une septième défaite, aussi comme un camouflet.

« On a été concassés devant ! », lâchera le talonneur Loïck Jammes à l’issue de la rencontre.

Ce week-end aura été le théâtre de raz de marée d’essais (50!) qui ont déferlé dans tous les stades du TOP 14, laissant là aussi leurs victimes sur le bord du terrain.

Les Grenoblois, comme Camou jouaient à domicile. Ils ont livré un gros match, inscrivant quatre essais, pensant avoir fait le plus dur avant de se faire « rouler-compresser » dessus par les avants de Montpellier, sous des mastodontes de ballons portés.

Ca avait pourtant bien commencé. Une passe au pied millimétrée d’Estebanez qui envoyait dans l’en-but son compère au centre, Farrell, pour le premier essai isérois. A peine cinq minutes et Grenoble régalait déjà son public, avant que Wisniewski ne conforte ce bon départ avec la transformation et une pénalité.

Mais un quart d’heure plus tard, la machine héraultaise roulait sur la défense locale et égalisait par l’incontournable Jannie Du Plessis. Qu’à cela ne tienne les Grenoblois réagissaient aussitôt et reprenaient l’avantage par Kimlin bien lancé par Wisniewski, très inspiré dans ce match.

Le chassé-croisé entre jeu au large et ballon porté allait se poursuivre quand Tomane pour Montpellier profitait d’un ruck éprouvant pour tromper la vigilance des défenseurs locaux.

Un genou à terre et en infériorité numérique, après le carton jaune infligé à Grice pour une succession de fautes tant la pression du pack adverse était forte, Grenoble allait céder une nouvelle fois, Ouedraogo concrétisant un pilonnage digne de l’aviation russe sur Alep.

Wisniewski limitait malgré tout la casse juste avant la pause pour n’être mené que de sept points. Seulement en seconde période de ruck en maul, de ballon porté en défense déportée, la puissance montpelliéraine allait avoir raison des Isérois qui pouvaient pourtant encore y croire, avec un quatrième essai à l’heure de jeu par Waqa, revenant alors à deux points d’une hypothétique victoire.

En vain ! 

Loick Jammes, dépité !

Nagusa puis Mogg enfonçaient le clou en toute fin de rencontre, sur les derniers coups de leurs avants-marteau, concasseurs d’équipes à la noix (à la coque fragile), pour les sixième et septième essais du MHR, synonyme de bonus offensif et de défaite cruelle, mais logique, des Grenoblois.

Comme Pierre Camou, ils font toujours toujours partie du jeu, mais pour combien de temps ? Les Isérois n’en mènent désormais pas large sur leur strapontin de relégable.

Quant aux intentions des Héraultais, enfin sur le podium, comme celles du Gaillacois, elles tournent autour de trois axes majeurs, à savoir :

  • la décentralisation des votes pour l’un, celle des forces sur le terrain pour les autres, axées sur les avants. Point.
  • Faire la peau à tous les "Grand Stade" qui se la pètent plus haut que le tribut du contribuable ou du supporter.
  • La refonte des championnats de Fédérales pour le nouveau président de la FFR, la redistribution des premiers rôles dans le championnat pour l'éternel président du MHR.

Rien ne dit qu'on les laisse faire ... 

 

En bref...

Pau (11) – Clermont (1)                      40 – 35

Le champion d'automne sur la défensive

Clermont s'est laissé dominer par son hôte qui a pris les devants sans jamais laisser le leader renverser le cours du jeu. Du spectacle et neuf essais dans un match ouvert. Sans doute trop, du côté de la défense clermontoise qui encaisse décidément beaucoup d'essais.

Cinq au total pour quatre marqués. L'équipe remaniée avait pourtant de l'allure et de l'homogénéïté. Seulement le talent et l'envie des Palois étaient les plus forts pour une victoire méritée, menée par son duo néo-zélandais de choc, Slade-Smith.

Les Auvergnats décrochent in extémis le point de bonus défensif, un moindre mal, grâce une nouvelle fois à Parra qui suppléait Lopez (pas en veine) sur la dernière pénalité. Le champion d'automne semble s'endormir sur les lauriers de son fauteuil.

Le retour des cadres internationaux et du sérieux devraient remettre de l'ordre dans le jeu des Jaunards pour leur quinzaine européenne à venir. Alors que Pau se rassure et s'éloigne du danger de la relégation.

 

La Rochelle (3) – Racing 92 (8)        23 – 23

Lacroix et la manière

L'ailier rochelais pensait avoir fait l'essentiel quand il est sorti à cinq minutes du terme d'un match rondement négocié. Ayant inscrit un doublé pour mener alors de 7 points, il ne pouvait rien arriver aux Maritimes, d'autant que les Racingmen terminaient la partie à 14 (carton jaune pour Afatia).

C'était sans compter l'état d'esprit du champion de France, dangereux plus que jamais dès qu'il manque un des siens, et qui décrochait l'égalisation grâce à un essai de dernière minute de Nyanga, transformé par Carter.

A l'image du match, les Rochelais n'ont cessé de se faire rejoindre en cours de partie, menant 12-0 pour atteindre la pause à 15-13. Incapables de tuer le sort de cette rencontre, ce sont les Racingmen qui en ont finalement profité avec deux essais et deux points à l'arrivée.

La Rochelle cède sa place de dauphin à Montpellier, à un point derrière et quitte même le podium à hauteur mais derrière Toulon, sur le retour.

 

Toulon (4) – Bordeaux (6)                37 – 10

Supérieurs !

Mayol a exulté dimanche après-midi en clôture de cette 13ème journée, en exécutant un visteur bordelais inférieur, surtout numériquement. Puisque le troisième ligne Braid a été exclu dès la 22ème minute pour avoir marché sur la tête de Gorgodze.

Toulon n'avait pas besoin de cela, avec le retour de ses stars, Halfpenny, Habana, Mitchell, Nonu, Kruger...

Mais il ne s'est pas fait prier pour profiter du surnombre et inscrire cinq essais, pour un bonus offensif minimum dans ces conditions.

Le RCT revient sur le podium, à cinq points du leader. Une bonne opération avant la quinzaine européenne, cruciale.

 

Lyon (12) – Castres (5)                       19 – 23

Un CO irrésistible

Castres poursuit sa belle série avec une troisième victoire d'affilée, la première à l'extérieur, qui fait du bien aux têtes et au classement.

Les Lyonnais n'ont pas su profiter de l'indiscipline tarnaise (en conquête notamment) en première période pour prendre le large. Ils se sont fait surprendre juste avant la pause puis dès la reprise par Jelonch puis Kockott, sur deux mouvements de pression bien exploités par le demi de mêlée international. Ensuite, les Castrais ont gardé la main sur le match grâce au pied de Palis qui récompensait les efforts des siens.

Une belle victoire avant de se focaliser "doublement" sur Montpellier en coupe d'Europe et d'aborder plus décontractés le déplacement au Racing pour Noël.

 

Toulouse (7) – Brive (10)                    30 – 12

Sans tâches !

Le Stade Toulousain a brillé ce dimanche midi à Ernest Wallon. Notamment ses internationaux, Fickou et la charnière Bézy-Doussain, royale. De quoi donner des idées à Guy Novès... Mais nous n'en sommes plus là... ou pas encore.

Cinq essais pour les Toulousains, dont un doublé de Fickou, dans un match à sens unique, où les Brivistes n'étaient pas invités ou n'ont pas touché à leur assiette, dans laquelle ils n'étaient pas, durant 70 minutes entre leur premier essai (inscrit trop tôt, 4è) et le dernier (inscrit trop tard, 70è).

Les Haut-Garonnais se rapprochent du TOP 6, au contact des Bordelais, à un point. Il va falloir aller chercher une victoire à l'extérieur pour espérer y entrer et y rester. En attendant, leur jeu offensif devrait se faire les dents sur les Italiens dans leur double confrontation en Coupe d'Europe.

 

Stade Français (9) – Bayonne (13)    51 – 5

Trop inégal !

Le Stade Français n'a pas eu à forcer son talent pour venir à bout d'une équipe basque, déjà en dessous sur le papier et qui n'avait clairement pas les moyens de rivaliser en infériorité numérique durant près d'une heure.

18ème minute. Alors que les siens étaient menés seulement de 7 points, Arganese voit rouge dans une bagarre et assène un coup de poing fatal à la figure de son adversaire, ce qui fait logiquement voir rouge à l'arbitrage vidéo qui assène à son tour une expulsion définitive au talonneur basque.

Un coup dur pour l'Aviron qui sombre petit à petit dans un non match qui augure déjà un non championnat. Car on voit mal comment Bayonne pourrait ne pas descendre cette saison à cumuler les handicaps. Et même comment Etcheto pourrait rester jusqu'à la fin.

Le public de Jean Bouin s'est régalé avec 8 essais et un bonus offensif qui replace les Parisiens sur la bonne voie, mais encore loin derrière le peloton du TOP 6. Mais la route est encore longue.

 

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

  

Le dernier test international

Angleterre – Australie     37 – 21

Invincible !

Le XV de la Rose aura marqué son année 2016 par une stat’ incroyable, que même les All-Blacks n’ont pas réussi à égaler.

Gagner tous ses matches !

14 victoires, du tournoi des VI nations jusqu’à cette prodigieuse tournée d’automne, renversant les Australiens une dernière fois après les avoir humiliés chez eux cet été.

Certes, les Anglais n’ont pas battu pour autant les Champions du monde. Et on a vu avec les Irlandais, comme avec les Italiens, que dans l’hémisphère sud il n’y avait plus guère que les All-Blacks pour être au dessus du rugby européen.

Mais il n’empêche que l’exploit est là pour l’Angleterre, deuxième nation du rugby mondial, qui a démontré tout son talent et toute sa force, une fois encore, revenant de loin dans un match mal embarqué pour l’emporter à nouveau, avec brio, chez elle.

Les Rosbifs marchent sur l’eau et c’est avec autant d’appréhension que d’excitation que j’attends de voir notre XV de France allait les défier outre-Manche dans la première confrontation du prochain tournoi des VI Nations.

Un match d’ouverture plein de promesses, qui sait... en apothéose, si on ne coule pas d’entrée.

   

La semaine prochaine…

Retour à l’Europe !

On le sait, cette quinzaine est primordiale pour se placer dans la course aux qualifications de la phase finale. Deux matches, en aller-retour, pour confirmer, se rattraper et espérer.

Car en dehors de Clermont, tous nos autres clubs français n'ont pas le droit à l'erreur. Et à l'issue de cette double confrontation, du côté de Montpellier ou de Castres on pourrait déjà en faire les frais.

Donc ne ratez surtout pas cette quinzaine pré-hivernale à l'avant-goût de fêtes de fin d'année. 

 

Côté Champions Cup, ça commence dès samedi 10 décembre pour nos Français :

  • Ulster – Clermont, 14h (beIN) : encore un petit effort,
  • Racing 92 – Glasgow, 16h15 (beIN) : démarrer son compteur,
  • Zèbre – Toulouse, 20h45 (beIN) : courir après le bonus.

Puis dimanche 11 décembre :

  • Montpellier – Castres, 14h (beIN) : duel fratricide,
  • Toulon – Scarlets, 16h15 (Fr2) : hausser le ton,
  • Exeter – Bordeaux, 18h30 (beIN) : faire un coup.

Tous les matches >>

 

En ce qui concerne la petite compétition de la Challenge Cup qui concerne les 7 autres clubs du TOP 14, je vous invite à consulter le site officiel de l’EPCR qui vous en détaillera le programme.

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27 novembre 2016

Les brèves d'Ovalie - Edition n°241

C'est qui qu'a maté qui ?

TEST MATCH... Tournée d'automne (3)         France – Nouvelle-Zélande      19 – 24

Le haka des All-Blacks... en blanc face à nos Bleus.

'A qu'à pas nous chercher !

Comment on leur a répondu. Dans la tête de nos Coqs on ne sait pas bien ce qui s'est passé. Moi j'ai bien une 'tite' idée... un peu fofolle comme ce match après avoir été ému par une belle Marseillaise.

« C’est qui qu’a maté qui ? Hein, c’est qui ?

Non c’est pas le Kiwi au jeu pépère.

Il était où le gentil ti Kiwi ?

Qui qu’a maté son gentil ti joujou ?

Il était où hein, ton jeu, il était où ?

Et qui qu’à mater les pépères au haka

Ka Maté qui, Ka Maté quoi ?

Ils étaient où nos Coqs au haka ?

Cocorico coqs au Ricard

C’est qui qu’a maté qui ?

Hein, c’est qui ? 

Allons enfants de la partie

Le jour de gloire va arriver

Contre nous de la tyrannie

Les All-Blacks en blanc ont tremblé »

Oui. Les Coqs du XV de France ont maté le jeu des triples champions du monde, un poil chambreurs et abordant cette partie les mains dans les poches, avant de se sortir les doigts du cul qui s'offrait à eux. Je veux parler de la chance, des cadeaux qu'on leur a mis sous le sapin de notre en-but, un mois avant Noël.

Oui. Les Bleus ont dominé cette rencontre sans parvenir à la gagner avec le brio et le cœur qu’ils y ont mis, à nous enchanter dans les tribunes (grassement invités pour certains) ou devant notre télé, ou encore au réveil à chanter un genre de Gotainer… pas très frais.

Parce qu’il y a des défaites qui se fêtent. Oui monsieur ! 

Quand on voit jouer cette équipe, comme samedi soir au Stade de France, et que l’on essaye de se souvenir (après avoir essayé de l’oublier) de celle d’il y a un peu plus d’un an au Millennium Stadium, on ne peut que s’en réjouir.

"On a perdu... Hic hic hic Hourra !"

Cette fois, ce n’était pas les Samoa, ce n’était pas une équipe bis, et on les a privés de ballon.

Oui. Et ils nous ont privé de victoire, allez-vous me rétorquer. Oui, mais de celle-là seulement.

Pas des prochaines, celles au tournoi des VI Nations, d’abord, puis dans quelques années, qui sait ? ... Une victoire historique, au pays nippon.

Car cette équipe est en marche pour faire de belles et grandes choses.

Merci, monsieur Novès, de n’écouter personne et de suivre votre cap.

Qui aurait cru que cette troisième ligne des "trois Huit" serait capable de faire avancer autant l’usine Novès à elle seule ?

Qui aurait pensé que cette ligne de trois-quarts allaient donner le tournis à la meilleure équipe du monde ?

Jean-Baptiste Serin, explosif demi de mêlée...

Qui aurait cru que ce jeune prodige à la mêlée, Jean-Baptiste Serin, nous éblouirait de sa classe avec une chistéra pleine de culot, dans le dos de la défense néo-zélandaise pour l’essai de Picamoles, la cerise sur le gâteau après tant d'efforts et de domination tout en étant stupidement mené ?

Car des erreurs individuelles il y en a eu, et des qui nous coûtent chères.

Nakaitaci qui perd son duel aérien et laisse filer Dagg pour le premier essai. Lopez, pris en train de téléphoner une passe, alors qu'il était au volant d'une action de Formule 1. Une interception de débutant trop facile pour Barrett qui n'en demandait pas temps pour nous mettre à l'amende d'un deuxième essai avant qu'un troisième, par Faumuina, nous achève.

Soit. Mais les erreurs ça se corrige. Alors qu'un plan de jeu c’est plus long à mettre en œuvre. Avec PSA on a même attendu quatre longues années sans en voir la couleur. Paix à son âne. Et là, depuis le début de cette tournée, on a une sacrée putain d’équipe qui sait jouer. L’ancien sélectionneur doit s’en retourner dans sa tombe, quelque part six pieds sous terre sur la touche du Millennium. 

A chaque poste, on a une foison de titulaires de haut niveau. Seul le poste d’ouvreur fait défaut. Sans vouloir accabler le pauvre Camille qui débarque dans cette équipe de France et qui a montré de belles choses, tenant la baraque défensivement notamment, il n’empêche que nous n’avons pas de demi d’ouverture de niveau international. Comme Barrett ou encore Foley, encensé ici la semaine passée.

Alors avec quelques-uns, dans cette nuit arrosée, on a eu une idée de génie.

Je veux dire l’idée d’un potentiel génie qui pourrait occuper ce poste. Un tout jeune joueur, à peine vingt ans, fougueux et aussi incisif qu’un trois-quarts centre, qui, associé à cet autre phénomène qu'est Serin, pourrait compléter une charnière explosive pour les beaux jours du XV de France en 2019.

Il s’agit du demi de mêlée castrais Antoine Dupont, encore époustouflant avec les Barbarians (à lire ci-dessous).

Il suffirait que son prochain club (Toulouse ?) le fasse glisser en numéro 10 pour le bien de sa carrière internationale et celui de l’équipe de France. Car au poste de numéro 9, ça bouchonne.

Guy Novès, si tu me lis… Souffles-en un mot à son entraineur !

  

Les autres résultats internationaux

Canada – Samoa                                23-25

Fidji – Japon (à Vannes)                      38-25

Roumanie – Uruguay                         36-10

Italie – Tonga                                    17-19

Angleterre – Argentine                      27-14

Ecosse –Géorgie                                  43-16

Irlande – Australie                             27-24

Pays de Galles – Afrique du Sud         27-13

Les Anglais (même à 14) ont eu raison des Argentins et poursuivent leur invincibilité depuis un an. Les Irlandais ont fait mieux que les Bleus en battant des Australiens au complet.

Le XV de France aura donc fort à faire pour espérer l’emporter chez ces deux favoris du prochain tournoi des VI Nations. Un challenge que l’on ne manquera pas de suivre et de soutenir.

Car désormais, impossible n’est pas français.

 

Du côté de nos Bleues…

France – Etats-Unis                31 – 6 (vendredi)            36 – 10 (mercredi)

Sur leur 31…

Les Filles, elles, ont habillé leur jeu de toute leur classe pour surclasser des Américaines du nord, réputées coriaces.

Par deux fois, mercredi, puis vendredi, nos Féminines tricolores leur ont donné une belle leçon de rugby en pratiquant un jeu à la mode de chez nous, ballon haut porté ou taillé grand large, et en inscrivant de beaux essais.

Cinq, ce vendredi à Montpellier, par Rayssac, Forlani, Poublan et Delas pour un doublé.

Une belle touche de fin pour cette tournée qui avait mal démarré après avoir subi et cédé face aux Anglaises, il y a quinze jours.

 

Du côté des Barbarians…

Barbarians – Australie                19 – 11    

Héros d’un jour…

Les Barbarians ou les « Baa-Baas », comme on les appelle, c’est cette mythique invitation de joueurs aux chaussettes aux couleurs de leurs clubs, une sélection de joyeux drilles talentueux et pleins d’envie, piochés dans notre TOP 14 pour porter le même maillot rayé de bleu et le beau jeu à l’attaque de leur adversaire.

Tout un état d’esprit qu’Aurélien Rougerie incarnait à lui tout seul, capitaine emblématique de cette équipe au cœur vaillant qui n’a pas sombré jeudi soir à Bordeaux, face à une sélection australienne, dirigée par Thomas Lombard, certes toute relative.

Mieux, la sélection d’un soir de Raphaël Ibanez a tenu la barre et la balle durant une heure après avoir pris l’eau en début de rencontre, dès la troisième minute, sur un essai surprise de Mowen.

Fort de leur domination, en mêlée et dans l’occupation, les Baa-Baas ne parvenaient pas néanmoins à passer la ligne de défense imperméable des Wallabies. Alors, pied en plus et nez en l’air, ils s’en sont remis à leurs buteurs (Romain Lonca puis Julien Dumora) pour enquiller les points et revenir au score.

Pragmatiques, plus que flamboyants, mais les Baa-Baas n’avaient pas dit leur dernier mot.

L’entrée du jeune demi de mêlée, Antoine Dupont, a eu son effet. Son explosivité et son culot ont fait vaciller la défense australienne pour aboutir à un essai somptueux en fin de rencontre, signé Raphaël Lakafia, après une échappée extraordinaire du jeune prodige castrais, tel un trois-quarts centre.

Les Wallabies l’ont eu dans la baba et les Baa-Baas ont enfin eu les Wallabies (depuis le temps !) et leur heure de gloire pour cette victoire historique d’une des trois nations majeures de l’hémisphère sud.

Que d’émotions pour une belle soirée rugby ce jeudi.

 

La semaine prochaine…

On revient aux affaires nationales…

Avec notre bon vieux TOP 14 qui nous offre pour la dernière action de sa première mi-temps de championnat des affiches toujours aussi alléchantes.

Si on sait déjà que Clermont est champion d’automne, comme quasi chaque saison sans que cela ne lui rapporte quelque chose à la fin, derrière, ça bataille dur pour accéder au TOP 6 ou encore s’éloigner de la zone relégable.

On ne devrait donc pas s’ennuyer. 

 

A suivre dès samedi 3 décembre :

  • Pau – Clermont, à 14h45 (C+ sport) : la PRO D2 dans le rétroviseur,
  • Lyon – Castres, à 18h30 (r+) : concrétiser enfin,
  • Stade Français – Bayonne, à 18h30 (r+) : regarder devant,
  • Grenoble – Montpellier, à 18h30 (r+) : avec enfin de la chance,
  • La Rochelle – Racing 92, à 20h45 (C+ sport) : valider ce premier acte,

Puis dimanche 4 décembre :

  • Toulouse – Brive, à 12h30 (C+ sport) : objectif TOP 6,
  • Toulon – Bordeaux, à 16h15 (C+) : une place pour un podium.

 

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20 novembre 2016

Les brèves d'Ovalie - Edition n°240

Foley pas l'inviter !

TEST MATCH... Tournée d'automne (2)                 France – Australie        23 – 25

Foley, balle en main, part à l'essai.

Le marchand de glaces est passé...

Invité de dernière minute, parce que Quade Cooper avait mal à une cheville, Iceman, comme on le surnomme, pour son sang froid et sa capacité à distribuer du jeu et inscrire souvent les points décisifs, a jeté un froid, samedi soir, sur le Stade de France, en endormissant nos Bleus dans leur propre jeu.

Fallait pas l’inviter !

Bernard Foley, 27 ans, vainqueur du Super 15 en 2014 avec les Waratahs, contre les Crusaders de Dan Carter et Richie McCaw, offrant la victoire aux siens (33-32) sur une ultime pénalité à plus de 40 mètres et à moins de 30 secondes de la fin.

Bernard Foley, 28 sélections, 47 pénalités, 45 transformations, 7 essais, un seul drop (oups!), pour 269 points, finaliste de la dernière Coupe du monde après avoir sorti les Argentins en demie mais surtout après avoir à nouveau sauvé les siens d’un quart de finale mal barré contre des vaillants et plus méritants Écossais, inscrivant la pénalité (pourtant injustifiée) de la gagne à deux minutes de la fin (35-34).

Encore samedi soir, il a fait le coq, inscrivant quasi tous les points possibles au pied (10/12) et le deuxième essai des Australiens, juste au retour des vestiaires, histoire d'enfoncer un peu plus la crête de nos Gallinacés que l’on croyait revenus dans la partie à la pause (11-13).

Fallait pas l’inviter, je vous dis !

Son pied droit précis, sa passe sautée millimétrée ont mis dans l’avancée cette jeune équipe australienne remaniée, pourtant à la portée du XV français dont la mêlée lui était largement supérieure. Insuffisant sans tenir le ballon !

Car voilà, les Bleus avaient décidé samedi soir de regarder le maestro orchestrer le jeu à sa guise et laisser les commandes de la rencontre aux Wallabies.

« Intimidés », avouait Wesley Fofana à la fin du match. Ses coéquipiers et lui ne sont parvenus que rarement à se saisir du cuir après avoir tanné leurs adversaires…

« Mais euuuh ! … c’est à not’ tour… vous l’avez eu assez longtemps, là ! »

« Bon d'accord, amusez-vous ! ... mais juste deux minutes. » 

Deux minutes pour voir enfin une action dantesque...
avec un essai au bout de l’inévitable Vakatawa. On se serait cru chantant contre les Samoa. On n'était qu'à la 17ème minute et la France menait contre le cours du jeu (8-0). Whouah !

Oui, mais petitement... Machenaud manquant une première fois la transformation. Un mal récurrent qui nous coûtera cher à l'arrivée. On pensait les Français sur le bon cap pour redresser la barre. On allait vite déchanter.

Dix minutes plus tard, les Tricolores prenaient la houle et chaviraient sur un ballon porté adverse que Charles Ollivon aura la mauvaise idée d’écrouler. Essai de pénalité et carton jaune pour le troisième ligne toulonnais.

Monsieur Jackson n’a pas hésité une seule seconde. Par contre en fin de rencontre, il hésitera longtemps avant de ne pas offrir la pénalité de la gagne aux Bleus sur des mêlées subies par les Australiens.

Fallait pas l’inviter, lui non plus !

Car la seconde période aura redonné des ailes à nos trois-quarts tricolores qui retrouvaient de leur superbe.

La paire de centres, Fofana-Lamérat, toujours aussi incisive, allait percer le rideau de la défense australienne, quand Noa Nakaitaci allait à lui tout seul lui donner le tournis. Il fallait bien cela pour rattraper le coup de massue de Foley dès la reprise.

C’est Jean-Marc Doussain qui sera le premier à franchir l’en-but pour remettre les Bleus dans le match. Un essai de trois-quarts avec Spedding et Vakatawa au relais. On y croyait.

Mais là encore Machenaud nous privait des points de la transformation. Et c’est la réplique de l’ailier funambule australien, Kuridrani, qui allait assommer une nouvelle fois ce XV tricolore dépassé. Un essai en coin acrobatique, en suspension dans l’air avec un toucher impeccable sur la ligne d’en-but. Incroyablement fabuleux !

Menés de 9 points, les Bleus allaient réagir avec la fraîcheur de leur banc et des trois-quarts toujours autant en jambes. Et c’est Fofana qui inscrivait l’essai de l’espoir, ramenant son équipe à deux points, après une combinaison clermontoise somptueuse.

Scott Spedding aura la balle de match entre les mains et un pois-chiche dans la tête trop influent, oubliant ses coéquipiers en surnombre sur l’aile alors qu’il tentait d’y aller seul. Argh !

La fin de match ne donnera pas raison aux locaux, cherchant cette pénalité sur les dernières mêlées dans le camp australien. L’arbitre n’en fera rien, comme je vous disais. Alors un ultime espoir, dans le money-time, s’ouvrait à nos Bleus et à nos yeux quand Camille Lopez, tout juste entré et en position de drop, tentait de sauver les siens.

Machenaud le servait impeccablement mais la tentative de l’ouvreur clermontois passait à côté.

Fallait pas non plus l’inviter !

D’autant que, ironie de l’histoire, son coéquipier de club et ancien international français, Morgan Parra, qui s'improvisait ouvreur à Clermont quelques heures avant, passait, lui, le drop de la victoire dans les dernières secondes.

Et si c’était un signe que le destin de Parra devait s’écrire en demi d’ouverture pour l’équipe de France ? … Bien sûr, je n’ai plus toute ma tête.

Mais bordel, Bernard Foley, il n’y avait pas moyen qu’il soit un petit peu français ?

Bernard, c'est pas australien, ça !

 

Les autres résultats internationaux

Géorgie – Samoa                             20-16

Tonga – Etats-Unis                         20-17

Roumanie – Canada                      21-16

Italie – Afrique du Sud          20-18

Angleterre – Fidji                          58-15

Pays de Galles – Japon                  33-30

Ecosse – Argentine                         19-16

Irlande – Nouvelle-Zélande   9-21

Enorme sensation en Italie avec cette première victoire historique de la Squadra Azzurra sur les Springboks. Après les Irlandais à Chicago contre les All-Blacks, rien ne va plus chez nos invités de l'autre hémisphère.

Mais cette fois les Néo-Zélandais ont remis les pendules et les scores à l'heure à Dublin. On est prévenu. Si les Bleus perdent de moins d'une dizaine de points, on pourra se dire que l'on est au niveau.

A noter que la victoire ric-rac des Ecossais face aux Argentins devrait leur offrir la 7ème place des Français au classement World Rugby.

 

12ème journée du TOP 14 en bref…

Clermont (1) – Lyon (11)                    16 – 13

Dropement bien sauvé !

Privés de 7 internationaux, Frank Azéma a composé son équipe à sa sauce imaginative, comme il en a les moyens, plaçant cette fois Morgan Parra comme ouvreur… « providentiel ».

Car le reste de l’équipe, assez équilibré et avec fière allure pourtant, n’a pas suffi pour manger tout cru des Lyonnais plein d’envie d’en découdre, surtout pour les anciens Asémistes comme Bonnaire, Privat, Paulo et Nalaga.

Un seul essai à la pause, pour l’international Iturria (rendu au club par Novès), en belle forme, et une belle partie des visiteurs qui ont égalisé en seconde période grâce à un essai plein de testostérone de Couilloud (oui je sais, c’est facile).

Mais c’était sans compter le sauveur du jour, notre ouvreur local de substitution, qui claquait un drop victorieux dans le money-time. Sans doute, Camille Lopez, s’il l’a vu, l’avait dans un coin de la tête quatre heures plus tard.

Clermont reste en tête du classement quand Lyon prend un très bon point au Michelin, à défaut de mieux… encore.

 

Bordeaux (2) – La Rochelle (3)          26 – 0

Une remise en place, tout simplement

Bordeaux a mis les points sur les i aux Maritimes qui marquent un coup d’arrêt avec un zéro pointé qui risque de laisser des traces pour la suite.

Hickey au pied avec 14 points à lui seul, puis Taofifenua et Poux pour deux essais seulement qui ont de quoi frustrer les Bordelais au final, aux portes d’un bonus offensif qui leur tendait les bras.

Les Rochelais laissent la place de dauphin à leur bourreau du jour, tout en restant à hauteur, à 6 points du leader.

 

Stade Français (10) – Montpellier (4)    21 – 17

Sans vouloir vous offenser…

Amis Parisiens, c’était le monde à l’envers dimanche midi. L’apéro a eu du mal à passer à Jean-Bouin ou quoi ?

Cce sont les Montpelliérains qui ont été les plus offensifs, avec deux essais à la clé (Tomané, Nagusa), quand les Stadistes se sont contentés de marquer au pied, s’appuyant sur leur conquête et Plisson.

C’est petit, comme la victoire au bout du compte… Mais on l'a bien compris, il n’y a que les quatre points qui comptent pour s’aérer au classement.

Le MHR repart avec un point de bonus défensif, c’était la moindre des choses. Pour une fois.

 

Castres (6) – Toulon (5)                     34 – 17

Palis comme un faux Foley…

Samedi, en début d’après-midi, l’arrière Castrais aura été le maître d’œuvre de cette belle victoire bonifiée du CO.

Impeccable au pied, dans l’occupation et face au perche, tout comme l’ouvreur Australien quelques heures plus tard, Geofrey Palis a porté son équipe et a inscrit également un essai sur les quatre au total, synonyme de bonus offensif.

Une belle prestation de Ebersohn aussi, qui a signé un doublé et permis ce succès bonifié face à des Toulonnais spectateurs sur le terrain, comme s’il n’y avait plus de places en tribunes.

Orioli sauvera l’honneur pour les Varois. Pas très convaincante cette fois la méthode Ford. Toujours dans le TOP 6 le RCT est rejoint par le CO... enfin !

 

Brive (9) – Pau (12)                           38 – 25

Germain comme un vrai Halfpenny

Brive ne pourrait pas se passer d’un tel joueur. Encore 18 points au pied.

L’arrière corrézien est une bouffée d’oxygène à portée de chaque match qui fait respirer son équipe à chaque fois qu’elle en a besoin. Comment ne pas faire le parallèle avec le XV de France qui manque cruellement d’un tel joueur, sûr au pied, et polyvalent dans le jeu.

Monsieur Novès, le rugby passe aujourd’hui beaucoup par là. On l’a vu avec Foley et nos deux points qui nous manquent alors que Machenaud et Spedding en laissent sept à eux deux.

Pour revenir à ce match, les Brivistes ont été réalistes et efficaces, inscrivant quatre essais sans pour autant décrocher le bonus offensif car ils ont été aussi laxistes en défense, surtout en fin de match.

Les Palois sont revenus sur eux en inscrivant deux essais en fin de partie. Mais Brive est bien en place dans ce championnat, au contact du peloton en course pour le TOP 6.

Mauvaise affaire pour la Section Paloise qui voit les relégables revenir sur elle.

 

Racing 92 (7) – Grenoble (14)              29 – 24

Même pas peur !

Les Grenoblois n’ont pas lâché dans ce match que l’on croyait pris en main par les champions de France quand ils prenaient le large avec un quatrième essai à l’heure de jeu.

Que nenni ! Les Isérois ont répondu en fin de rencontre jusqu’à décrocher un bonus défensif mérité avec un troisième essai signé Farrell.

Les Racingmen peuvent s’estimer heureux de s’en sortir à si bon compte. Encore cinq minutes et on ne donnait pas cher de leur peau.

Grenoble grappille des points, par-ci, par-là… En espérant qu’au printemps prochain cela paiera.

 

Bayonne (13) – Toulouse (8)              16 – 13

S'en vouloir m'en mêler...

Ah! ils les aiment ces mêlées, les Basques et les Toulousains !

Au point de ne pas prendre les points au pied quand l'arbitre leur offre gracieusement chacun une pénalité suite à une mêlée. Et chacun remet ça, pensant être le plus fort. Et pan! voilà que les forces s'inversent et les points se perdent...

"Comme les claques" ont dû penser les staffs respectifs sur la touche.

Voici un match où deux équipes se sont neutraslisées jusqu'au bout avec un essai partout et un petit avantage au pied pour Saubusse sur Bezy, puis Marques, trop court sur la pénalité de l'égalisation.

Pas de quoi s'enthousiamer un dimanche après-midi... et ous la pluie.

Deuxième victoire aux forceps pour les Basques contre un gros. Quatre points qui font du bien et qui les sortent enfin de la dernière place. la course au maintien est relancée.

  

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

  

La semaine prochaine…

La tête dans « leurs » étoiles…

Les Bleus auront tous les projecteurs sur eux, toujours au stade de France, pour la réception des extra-nord-hémisphèrestres All-Blacks, triples champions du monde... et de l'univers.

Une mission aussi périlleuse et étriquée que celle de Thomas Pecquet en approche de la station spatiale internationale à bord du Soyouz

Pourtant lui y est parvenu, dans la nuit de samedi à dimanche, validant un premier test international avant un bilan attendu dans six mois lors de son retour.

Tout comme Guy Novès qui validera alors son deuxième tournoi des VI Nations.

Le TOP 14 gardera, quant à lui, les pieds sur terre, sans jouer, pour assister comme nous tous à cet incroyable événement.

 

Le programme des principaux matches internationaux 

Vendredi 25 novembre, d’abord avec :

            Canada – Samoa (21h)

Puis samedi 26 novembre avec :

Japon – Fidji (15h)

        Roumanie – Uruguay (15h)

Italie – Tonga (15h)

    Angleterre – Argentine (15h30)

             Ecosse – Géorgie (15h30)

     Irlande – Australie (18h30)

Pays de Galles – Afrique du sud (18h30)

       France – Nouvelle-Zélande (21h)

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13 novembre 2016

Les brèves d'Ovalie - Edition n°239

Enfin... y'a d'la joie !

TEST MATCH... Tournée d'automne (1)                 France – Samoa        52 – 8

Wesley Fofana a survolé ce match...

Comme un air entraînant… et en Trenet

Y’a d'la joie ! bonjour bonjour monsieur Novès !
Y'a d'la joie ! dans ce stade où t’es comm’ chez toi
Y'a d'la joie ! et du soleil dans cett’ jeunesse
Y'a d'la joie ! enfin y a d'la joie !

C’est l’essai ! mon cœur bat, chavire et chancelle
C’est Wesley qui passe jusqu’à Vakatawa
Quel essai ! bonjour, bonjour c’est d’jà Noël !
Y'a d'la joie ! enfin y'a d'la joie !

Le p’tit Fofana prend la balle à pleins bras
     Il file comme le vent, on ne le rattrap’ra pas
           Il envoie Huget qui s'envole là-bas
    Comme un ange « Bleu » portant sa lettre au bon jeu

Miracle au nom qui rime avec « French-flair »
On voit le brio qui lui donne un peu d’air
Grisé de beau jeu et d’actions aux grand cœurs
Voilà nos trois-quarts qui courent à toute vapeur.

Y’a d'la joie ! la paire de centres nous régale
       Comme une folle elle franchit le mur samoan
                Puis elle donne à Ollivon dans l’intervalle
                                     Et de trois ça fait à mi-temps !

Y’a d'la joie ! le visiteur se met en quête
Plie boutique d’une défense locale à genoux
"Bien l'bonjour, on voulait être aussi d’la fête
Méfiez-vous, Messieurs, méfiez-vous !"

Mais soudain voilà au réveil qui surgit
      Fickou embusqué par Gourdon bien servi
             Ils vont se rel’ver, s’dépasser, se r’saisir
    Plus quatre autr’ essais y a plus rien d’autre à dire.

Mais malheureusement c’rêve n’a pas que du bon
Car on a perdu trois de nos grands garçons
Goujon et Poirot, dès la première mi-temps
Puis François Trinh-Duc, on connaît la chanson.

Y’a d'la poisse ! bonjour au r’voir c’est plus Noël !
Y'a d'la poisse ! maintenant tu rentres chez toi
Y'a d'la poisse ! après l’tibia c’est l’avant-bras
Y'a d'la poisse ! encore y a d'la poisse !

Ca fait du bien de se lâcher un peu, non ? ... Ca fait du bien de les voir eux, se lâcher surtout !

Pour ce premier test d'automne, au Stadium de Toulouse, le rugby était à la fête et le beau jeu de trois-quarts comme on l’aime en était l’invité d’honneur. Alors je ne vais pas commencer à chercher la petite bête et gâcher notre plaisir.

On aura bien le temps de déchanter plus tard.

Il faut savoir se réjouir à la mesure de ce que nous a offert ce XV de France, version Novès, un an après. Oui, je sais, ce n’était que les Samoa, au jeu rugueux et méchant (il serait temps d’interdire certaines pratiques d’arrêts-buffet assassins).

 Mais tout de même, parvenir à franchir autant ce mur de haine et à dérouler des actions aussi somptueuses durant plus d’une heure, avec sept essais à la clé, même contre le Canada ou la Roumanie on n’avait jamais vu ça sous l’ère Saint-André.

On s’impatiente de voir comment ce jeu-là peut se sublimer, ou juste trouver sa place, face aux vice et champions du monde, ces prochaines semaines.

Si l’Ecosse a échoué d’un point pour faire tomber les Wallabies, le XV de France a toutes les raisons d’espérer mieux samedi prochain.

Quant au rendez-vous face aux All-Blacks, rien que d’y penser mes poils se hérissent…

 

Les autres résultats internationaux

Géorgie – Japon                       22-28

Roumanie - Etats-Unis             23-10

Italie - Nouvelle-Zélande        10-68

Ecosse – Australie                   22-23

Angleterre - Afrique du Sud      37-21

Pays de Galles - Argentine       24-20

Irlande - Canada                      52-21

 

Du côté de nos Bleues…

Angleterre – France                10 – 5

Sur la défensive

Mercredi soir, les Françaises ont livré un âpre combat face aux redoutables championnes du monde très affutées dans le petit stade qui jouxte Twickenham.

Les Anglaises seront les premières à marquer quand nos Bleues passeront une mi-temps à défendre et une autre à pousser dans leur camp pour égaliser… enfin.

Seulement, en fin de rencontre, un carton jaune contre les Françaises donnera l’occasion aux locales d’enfoncer le clou avec un deuxième essai sur ballon porté, l’arme fatale du rugby féminin.

Y a encore du chemin pour nos Bleues avant de rêver de grand chelem l’an prochain.

 

11ème journée du TOP 14 en bref…

Bayonne (14) – Clermont (1)                22 – 14

Un rouge comme un petit remontant

Décidément, au rugby, prendre un carton rouge semble devenir un avantage. On l’a vu lors de la dernière finale.

A Bayonne, cela a eu le même effet, sur quarante minutes, poussant les locaux à se sacrifier les uns pour les autres, résistant aux assauts du leader qui n’était pas venu avec ses jeunes pour leur compter fleurette ou chanter la Pena Baiona.

Mieux, les Basques ont pris le dessus sur des Clermontois, poussés à la faute, permettant à Saubusse d’éloigner le danger alors que les visiteurs avaient marqué deux essais contre un seul pour leur hôte.

Le rouge a eu du bon, au final, car monsieur Chalon semblait s’en vouloir et pénaliser plus facilement les Clermontois. Mais cela reste subjectif et, objectivement, la victoire n’est pas pour autant volée et fait du bien à ces Bayonnais, surtout pour le moral, car ils restent quand même… dans le rouge, à la dernière place, à huit points du premier non relégable.

 

La Rochelle (2) – Toulouse (6)              25 – 19

Le dauphin dans la douleur

Les Rochelais conservent leur deuxième place au classement après être venu à bout dans la douleur d’une équipe toulousaine remaniée (avec 10 internationaux réquisitionnés) mais combative.

Un essai partout en seconde période. Zack Holmes fera la différence au pied concrétisant toutes ses tentatives.

Les Toulousains repartent bredouilles, à un petit point du bonus défensif. Dommage, ils méritaient mieux.

 

Montpellier (4) – Lyon (10)                  25 – 20

S’en vouloir m’en mêler…

Pierre Mignoni peut s’en prendre à l’arbitre, monsieur Brousset, qui n’a pas voulu accorder un essai de pénalité sur la dernière mêlée du match alors que les Montpelliérains étaient clairement à la peine. Pire, il sanctionne les Lyonnais pour avoir tourné la mêlée. Cela peut paraître dur.

D’autant qu’avec trois essais à leur actif, les visiteurs pouvaient repartir de l’Altrad Stadium avec une victoire bonifiée, largement méritée, quand on voit que les locaux n’en ont inscrit qu’un seul en toute fin de match et s’en sont remis encore une fois aux pieds de leurs buteurs, Catrakilis et Steyn.

Décidément, avec le MHR le rugby perd de sa superbe, mais reste gagnant. Et c’est bien là l’essentiel pour leurs dirigeants.

 

Toulon (3) – Stade Français (12)             31 – 12

Show show à Mayol !

Pour la première du prodige japonais Gorumaru, positionné à l'arrière, le RCT a offert un beau spectacle à son public en inscrivant quatre essais dont trois dès la première demi-heure.

Seulement les Parisiens ont eu du répondant avec Plisson à la baguette, auteur d'un premier essai avant que Ratini ne double la mise. Le match était lancé et Toulon menait à la pause.

En seconde période Nonu en rajoutera un quatrième pour les Varois qui ne parviendront pas à en décrocher un dernier pour le bonus offensif, histoire que la fête soit encore plus belle. En vain.

Toulon remonte sur le podium à hauteur de Montpellier et à cinq longueurs du leader auvergnat. Quand le Stade Français occupe la dernière place non relégable, peu enviable.

 

Pau (11) – Racing 92 (7)                        26 – 17

Le scalp du champion

Pau a réalisé un match quasi parfait à domicile face au champion de France. Un victoire qui fait du bien au moral après quatre défaites consécutives.

Votu puis Pourailly lançaient les hostilités avant que les vieux Szarzewski et Masoe ne répliquent avec brio en seconde période. Mais les Palois n’ont pas lâché, aidés par le pied de Taylor qui laissait les siens faire la course en tête.

De bon augure pour la suite, d’autant que Grenoble a chuté à nouveau à domicile.

 

Grenoble (13) – Bordeaux (5)               22 – 24

Cruel spectacle

Quand Bordeaux joue, il y a toujours du jeu dont se saisissent volontiers ses adversaires. Et les Grenoblois ne se sont pas fait prier pour nous offrir chez eux une belle partie, inscrivant trois essais contre deux pour ces visiteurs très joueurs.

Seulement les Bordelais ont été plus pragmatiques et ont eu la chance avec eux pour l’emporter. Quand Grenoble s’est trouvé encore une fois lésé dans les décisions arbitrales qui au final leur coûtent très cher.

Un essai refusé, une pénalité qui aurait pu les sauver à la fin… Bref, avec un petit point qui les place devant Bayonne, aller chercher Pau ou Lyon va être compliqué et rendre la saison longue et pénible.

Une bonne affaire pour Bordeaux qui reste dans le TOP 6, au contact du podium.

 

Castres (8) – Brive (9)                           32 – 13

Discipline discipline !

Le CO a maîtrisé son match de bout en bout, punissant son adversaire chaque fois qu’il s’est mis à la faute. Urdapilleta a ainsi construit la victoire des siens qui y ont ajouté deux essais pour la forme, histoire de dire qu’ils savent aussi jouer au rugby.

Castres passe devant son adversaire au classement. Brive va devoir revoir sa discipline s’il ne veut pas se mettre dans le dur lors de la réception de Pau, concurrent direct pour le maintien.

 

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

  

La semaine prochaine…

On ne change pas un doublon qui gagne…

Le XV de France et le TOP 14 se tireront la bourre ce week-end, le premier au Stade de France face à l’Australie quand le second se répartira dans les autres stades de France.

 

Le programme des matches internationaux samedi 19 novembre :

Tonga – Etats-Unis (9h)

    Géorgie – Samoa (12h)

        Roumanie – Canada (15h)

Italie – Afrique du Sud (15h)

    Angleterre – Fidji (15h30)

Pays de Galles – Japon (15h30)

     Ecosse – Argentine (18h)

Irlande – Nouvelle-Zélande (18h30)

       France – Australie (21h)

 

Pendant ce temps le TOP 14 nous proposera sa 12ème journée :

  • Castres – Toulon, à 14h45 (C+ sport) : monter dans le wagon de tête,
  • Bordeaux – La Rochelle, à 17h (r+) : viser le podium,
  • Racing 92 – Grenoble, à 17h (r+) : garder son sérieux,
  • Clermont – Lyon, à 17h (r+) : renouer avec sa flamboyance,
  • Brive – Pau, à 17h (r+) : en danger,

Puis dimanche 20 novembre :

  • Stade Français – Montpellier, à 12h30 (C+ sport) : ne pas décrocher maintenant,
  • Bayonne – Toulouse, à 16h15 (C+) : confirmer l'exploit.

Posté par NewZeland2011 à 22:56 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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