L E S B R E V E S D O V A L I E . C O M - l'Hebdo du Rugby par Antonio -

15 septembre 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°365

L'odeur du sans...

TOP 14... 4ème journée                       La Rochelle – Toulouse       28 – 13

                                 Clermont – Pau      28 – 37

Des Jaunards pris à la gorge !

Les absents font toujours tort !

Les meilleurs sont au Japon et le TOP 14 fera sans, comme à chaque coupe du monde, au détriment des deux principaux fournisseurs de talents que sont le champion de France et son dauphin.

Une dizaine d’internationaux, français et étrangers, manquent dans les effectifs du Stade Toulousain.

Et pas des moindres : quasiment toute la ligne arrière qui a assuré les automatismes du jeu inspiré des Haut-Garonnais, la saison dernière, les menant au titre. Médard, Huget, Guitoune, Kolbé, Ramos, N’Tamack et Dupont, rien que ça, si on laisse de côté les avants.

Alors comment s’étonner que le champion de France compte déjà autant de défaites (trois en quatre journées) que toute la saison passée.

À Clermont, ce n’est pas mieux. En l’absence des moteurs à explosion que sont Penaud, Fofana et Raka, de son chef de gare Lopez et des contrôleurs de la conquête comme Slimani, Iturria, Vahaamahina et Yato, le XV de départ de Franck Azéma semble ne jamais parvenir à le prendre, ce départ, restant à quai durant une bonne mi-temps, pour se démener ensuite comme des dératés en espérant rattraper un trop grand retard.

On pourrait penser que c’est pareil pour les autres clubs. Oui, mais dans une bien moindre mesure, sauf pour Montpellier et le Racing qui en pâtissent également.

Alors pendant huit journées, chacun apprend à faire sans, dans la difficulté, avec ses jeunes et des jokers improvisés, pour réapprendre à faire avec, dans une tout autre difficulté, vraisemblablement post-traumatique, comme en 2015.

Autant dire que jusqu’en 2020, le handicap pour certains risque d’être conséquent, voire fatal.

Alors à quoi bon faire semblant dans un TOP 14 totalement faussé ?

Les Rochelais ont disposé assez facilement des Toulousains, en leur passant trois essais, avant que ces derniers ne se rebellent à la fin, avec un essai suffisant pour enlever le point de bonus offensif aux locaux, un peu trop sûrs d’eux.

Quant aux Clermontois, une fois encore, comme à Bayonne et à Brive, mais cette fois chez eux, au Michelin, ils ont regardé jouer les Palois jusqu’à se faire surprendre et poignarder quand ils avaient le dos tourné, pour courir après le score avec quelques réactions, en vain.

Heureusement, dans ce simulacre de championnat, il y en a deux qui nous régalent, et se régalent surtout, en se faisant la part belle, toujours invaincus en tête… et comment !

Quant aux petits poucets, Agenais et Basques, ils semblaient avoir une faim d’ogre ou de LOU.

  

Les autres matches en images...

Lyon (1) – Brive (14)                          59 – 3

Chut ! Regardez et savourez !

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Bordeaux (2) – Stade Français (13)     52 – 3

Le pied !

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Bayonne (5) – Castres (11)                27 – 17

Le petit poussait… et le CO tombait.

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Agen (8) – Montpellier (4)                29 – 10

Une faim de Lou(p)

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Toulon (6) – Racing 92 (10)            32 – 29

Ouf !

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 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

La première journée des Féminines

Poule 1

Lons (4) – Bobigny (1)                 3 – 29

Bayonne (1) – Rouen (4)            64 – 3

Paris (1) – Chilly Mazarin (4)     22 – 11

Grenoble (4) – Montpellier (1)   20 – 62

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Poule 2

Blagnac (1) – Caen (5)                       77 – 0

Lyon (5) – Toulouse (1)                     0 – 53

Rennes (1) – Lille (5)                         36 – 0

Bordeaux (5) – ASM Romagnat (1)    17 – 70

Premières claques !

Là où leurs homologues masculins sont en grande difficultés, les Toulousaines et les Asémistes de Romagnat ont remis respectivement les modestes Lyonnaises et Bordelaises à leurs places.

Pas de surprises dans cette première journée où les favorites continuent d’écraser leurs adversaires et les Lilloises de confirmer qu’elles ne vont pas mieux que la saison passée.

 

La semaine prochaine…

Place à la Coupe du monde !

Le TOP 14 se retire momentanément afin de braquer les projecteurs exclusivement sur l’ouverture du mondial au Japon.

Si le match post-cérémonie ne devrait souffrir d’aucun suspense pour la première victoire du pays organisateur, la seconde journée nous met déjà l’eau à la bouche, en espérant que son goût ne sera pas trop amer après la première des Bleus.

Au programme* dès vendredi 20 septembre, donc :

         Japon – Russie (A), à 12h45, à Tokyo

Puis, samedi 21 septembre :

         Australie – Fidji (D), à 6h45, à Sapporo

         France – Argentine (C), à 9h15, à Tokyo

         Nouvelle-Zélande – Afrique du Sud (B), à 11h45, à Yokohama City

Et enfin, dimanche 22 septembre :

         Italie – Namibie (B), à 7h15, à Higashiosaka City

         Irlande – Écosse (A), à 9h45, à Yokohama City

         Angleterre – Tonga (C), à 12h15, à Sapporo

 (*) Tous les matches sont retransmis par TF1 ou TMC

 

Du côté du TOP 16 féminin,

À suivre le programme de la prochaine journée : >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

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08 septembre 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°364

INVICTUS !

TOP 14... 3ème journée                       Castres – Bordeaux       32 – 34

                                 Toulon – Lyon      6 – 20

Des Bordelais invincibles

Maîtres de leurs destins…

À l’heure où la fédération sud-africaine compte son quatrième décès de la génération championne du monde en 1995, sacrifiée pour la cause d’une réunification illusoire encensée dans le film à sens unique de Clint Eastwood, Invictus, le TOP 14 renaît des cendres que produit tous les quatre ans dans ses rangs la coupe du monde de rugby.

Alors que le monde du rugby pleure la disparition de Chester William, symbole d’une nation post-apartheid pour avoir été le premier noir à intégrer les Springboks, mort d’une crise cardiaque à seulement 49 ans, Bordelais et Lyonnais, invaincus depuis trois journées, enchantent la France du rugby, faisant des ravages partout où ils passent.

À commencer par les hommes de Urios, stratège gagnant d’Oyonnax en PRO D2 puis de Castres avec un titre de champion de France en 2018, de retour justement à Pierre-Fabre dans une ambiance pour le moins tendue après une fin de mandat houleuse.

Les Bordelais, emmenés par un Jalibert encore époustouflant, auteur d’un troisième essai en trois matches, ont réussi à se défaire de la pression locale qui, en moins d’une demi-heure, leur coûtait cinq pénalités et un carton jaune. Il aura fallu la vista du jeune prodige béglais pour offrir une passe décisive à Higginbotham (15è) et réaliser un coup de pied par-dessus magistral pour lui-même et le deuxième essai, juste avant la pause.

Mais que fait ce garçon en France quand le Japon a tant à lui révéler ?

Menée d’un point (15-14), mais en supériorité numérique après l’expulsion temporaire de Kockott, l’UBB va faire parler la force de son pack pour inscrire son troisième essai dès le retour des vestiaires, par Tutaia, et prendre les devants par la botte de Jalibert (15-24).

Mais le retour du demi-de-mêlée castrais va sonner la révolte des siens et leur permettre de repasser devant après une nouvelle pénalité et un essai de Lapeyre sur un beau mouvement de Dumora, décalé à l’ouverture après la sortie prématurée de Fortunel (25-24).

Le chassé-croisé entre les deux équipes n’allait pas s’arrêter là. Botica, ayant remplacé le jeune virtuose pour Bordeaux, rajoutait trois points avant que Combezou ne les avale avec un essai venu de loin, transformé par l’impeccable Kockott (32-27).

Dans les dernières minutes, les hommes de Urios continuaient de pilonner la défense locale, à la faute. Et il aura suffi d’un seul écroulement de maul qui allait dans l’en-but pour convaincre monsieur Cardona de leur accorder l’essai de pénalité, et de la gagne. 

Quel match et quel scénario !

Dans la foulée, les Lyonnais n’ont pas offert au public de Mayol le même suspense.

Même s'il a fallu attendre pratiquement l’heure de jeu pour voir un premier essai, après un triste et fermé 3-3 dans le premier acte. Les hommes de Mignoni ont fait parler la puissance avec les avants et Ric à la conclusion. Dix minutes plus tard, Barassi contrait une nouvelle avancée locale stérile et partait seul inscrire le deuxième essai des visiteurs.

Jamais le Lou n’a semblé craindre son adversaire, bien ancré dans sa défense, jusque-là toujours préservée, avec aucun essai encaissé en trois matches.

Quant aux Toulonnais, le retour frustré de Belleau n’aura pas fait d’étincelles dans le jeu, avec moins d'âme ou peut-être même moins d'envie, que les quelques minutes avec Carbonel, blessé prématurément.

Lyon et Bordeaux caracolent en tête d’un TOP 14 transfiguré.

Et comme l’écrivait William Ernest Henley à la fin de son poème Invictus, qui a inspiré le film de Clint Eastwood :

Aussi étroit soit le chemin (d’une saison)

Nombreux les châtiments infâmes (qui attendent chacun)

Je suis le maître de mon destin

Je suis le capitaine de mon âme

L’âme d’un rugby que l’on aimerait bien retrouver au Japon.

  

Les autres matches en bref...

Montpellier (3) – La Rochelle (13)        30 – 16

Retour en force

Menés seulement 10-3 à la pause, après un premier essai rochelais par Roudil et deux refusés à Retière, les Montpelliérains ont réagi avec autorité en seconde période par le pied de Cruden et trois essais, dont un doublé de Willemse et un dernier par Immelman, avec chaque fois l’appui précieux de N’Gandebe, le facteur X du MHR.

Les Rochelais ont manqué de tuer le match dans le premier acte et se sont fait prendre par la vitesse locale à l’heure de jeu, en infériorité numérique. Une fois les Héraultais lancés, plus rien ne pouvait les arrêter.

Stade Français (9) – Bayonne (7)       33 – 27

Rien ne sert de courir…

Deux essais en quinze minutes (Lapègue puis Hamdaoui), deux pénalités de Segonds, le suppléant de Plisson (puni sur le banc), et un doublé de Lapègue juste avant la pause pour répondre à Ruru et mener 27 à 10, tout est allé trop vite à Jean-Bouin pour le public parisien qui a cru à une promenade de santé de son équipe, déjà défaite deux fois à l’extérieur.

Seulement, au retour des vestiaires, les Stadistes n’ont rien montré, si ce n’est encaisser le retour des Basques avec deux nouveaux essais (Graaf et Gorin), laissant le second de Plisson assurer la victoire au pied, l’ex-ouvreur international français ayant été laissé sur la touche jusqu’au coup de sifflet final. Il n’était pas question de manquer ces pénalités de la gagne, cette fois.

Pau (5) – Agen (12)                            18 – 12

Un maintien bien fragile

Les Palois ont peiné pour venir à bout de ces Agenais, appliqués et réalistes, comme toujours.

Pendant qu’Hastoy grignotait des points, les Lot-et-Garonnais osaient et concrétisaient le premier essai du match par Lagarde pour mener 7-6 à la pause.

Dans le second acte, les locaux parvenaient enfin à marquer pour passer devant (11-7) avant que les visiteurs ne reprennent les commandes par un deuxième essai de Sadie (non transformé). Il faudra attendre les cinq dernières minutes pour que Wotu sauvent les siens et soulagent le public du Hameau en passant victorieusement l’en-but des Agenais qui méritaient mieux.

Brive (13) – Clermont (4)                    28 – 21

Un derby qui booste

15-0 en quinze minutes. Puis 22-7 à la pause. Brive assomme Clermont d'entrée dans le derby du Massif Central, avec trois essais (Namy, Fa'aso'o et Galala) et une pénalité de Laranjeira quand les vice-champions de France parviennent timidement à réduire le score avec l'essai de Lee.

La seconde période, à la main des visiteurs qui reviennent dans le match après deux essais de bonne facture, de Moala puis Cassang, se terminera par du déchet de chaque côté, la fatigante n'aidant pas, les Clermontois en faisant les frais, perdant le point de bonus défensif.

Si Brive lance enfin sa saison avec ce derby gagnant, Clermont encaisse en essais et en silence l'absence de ses leaders.

Toulouse (8) – Racing 92 (6)           20 – 17

Un Toulouse hybride à deux vitesses

Hormis les très bonnes entames de chaque période, qui ont permis les trois essais toulousains, le champion de France a souffert, laissant le Racing revenir dans la partie à chaque fin de période. Heureusement que les buteurs franciliens n'étaient pas en réussite !

Une première tout de même réussie sur la nouvelle pelouse hybride d'Ernest Wallon qui permet à Toulouse de lancer enfin sa saison.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

Les derniers résultats internationaux avant la coupe du monde...

Japon – Afrique du Sud        7 – 41

Écosse – Géorgie                  36 – 9

Angleterre – Italie                37 – 0

Nouvelle-Zélande – Tonga   92 – 7

Australie – Samoa                34 – 15

Irlande – Pays de Galles      19 – 10

L’Irlande succède au Pays de Galles

Le deuxième succès des Irlandais sur les Gallois leur vaudra plus qu’un simple test d’avant le grand bain international, mais une première place au classement mondial, trois semaines après les Gallois qui n’étaient restés sur ce trône qu’une semaine.

Le XV du Trèfle pourra savourer sa première place au moins jusqu’au premier match des All Blacks le 21 septembre contre l’Afrique du Sud. Après quoi, les champions du monde en titre pourraient bien conserver leur place et leur titre jusqu’au bout du mondial.

À noter la cuisante défaite des Tongiens qui, espérons-le, augure d’une moindre menace pour les Bleus…
Pas comme en 2011. 

Quant aux Anglais, ils nous ont tout simplement rappelé, ben que... les Ritals, y a pas de quoi sauter au plafond.

 

La semaine prochaine…

Le TOP 14 régale pendant que les Bleus sont prêts à trinquer.

Ça y est, le XV de France s’est envolé pour le Japon, avec leurs bleus de chauffe et des Bleus chauffés à blanc.

En attendant ses premiers « vrais-pas », le TOP14 tentera de consoler les oubliés et les recalés en les intégrant à sa quatrième journée qui chauffe déjà pour quelques grosses écuries. 

Au programme* dès samedi 14 septembre :

         La Rochelle – Toulouse, à 15h30 : sortir des bas-fonds

         Bayonne – Castres, à 18h : resserrer les rangs

         Clermont – Pau, à 18h : maruer les esprits

         Lyon – Brive, à 18h : en patron

         Bordeaux – Stade Français, à 20h45 : ne pas gâcher

Puis dimanche 15 septembre :

         Agen – Montpellier, à 12h30 : dans la douleur

         Toulon – Racing 92, à 16h50 : affiche d’un autre temps

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du TOP 16 féminin, les filles reprennent enfin !

À suivre le programme de la première journée>> site FFR : competitions-elite-1-feminine

 

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31 août 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°363

Un ange Huget passe...

COUPE DU MONDE... TEST (3)                France – Italie         47 – 19

L'homme du match sans conteste !

Oui, mais n’en jugez pas si vite !

Si l’ailier toulousain a époustouflé par sa fulgurance ce dernier test face à l’Italie, il a aussi surtout sauvé une équipe de France en perdition, dans un grand silence de jeu, après avoir pourtant inscrit un premier essai, sans doute trop tôt… et par qui ? ... Je vous le donne dans le mille.

Par l’homme tombé du ciel en bout de ligne après une action collective parfaite.

Yoann Huget ne s’est pas contenté de cette offrande, à la 3ème minute, dont le mérite revenait avant tout à la vista de N’Tamack et la percée décisive de Fofana en amont, non. L’ailier international, à l’image d’un Penaud qu’il suppléait, a sorti les siens du marasme, de la confusion, de la mélasse de jeu et de fautes grossières à répétition, qui venaient de leur coûter deux cartons jaunes et un essai, les laissant derrière, à deux points des Italiens qui insistaient maladroitement dans les 22 tricolores.

Oui, Yoann Huget, sur une relance improbable de Fickou, alors que la Squadra Azzurra aurait dû marquer trois fois, héritait du ballon dans son camp pour un cadrage débordement d’école, suivi de deux coups de pied bien sentis et une course folle de quatre-vingt mètres obligeant son vis-à-vis rital à le retenir par le maillot et offrir aux Français un essai de pénalité logique.

Certains auraient vu Raka prendre des notes en tribune !

À partir de là, à la 25ème minute, le match basculait, rééquilibrant les effectifs sur le pré et redonnant confiance aux Bleus, s’appuyant sur Camille Chat et son premier ballon porté pour enfoncer le clou avant la pause (19-7). Mais bon... Pas folichonne, cette première période !

La seconde ne nous laissera pas plus de certitudes quant à la sérénité du jeu tricolore face à la fébrilité de la défense adverse. À l’image de cet essai tout fait, initié par une passe parfaite de N’Tamack pour Huget, Guitoune n’ayant plus qu’à fixer pour donner à ses soutiens dont Picamoles était le mieux placé. Seulement, le centre toulousain a voulu la négocier seul, mettant en difficulté tous ses coéquipiers dont les efforts et l’application permettront finalement de renverser le jeu et trouver Iturria à la conclusion du cinquième essai.

Pourtant, quelques minutes avant, Dupont nous avait régalé de crochets d’ailier pour inscrire le quatrième dans un trou de souris derrière un maul.

À nouveau pris de doutes, les Bleus laissaient encore ces Italiens  pas mieux organisés et efficaces que l’équipe B écossaise fannie à Nice  passer la ligne d’en-but française pour la seconde fois. Alors rien de mieux que la force d’un pack en pick-and-go, face à une défense transalpine émoussée, pour se rassurer. Et de six, signé Lauret !

La réplique des Italiens, pour la passe de trois avec le doublé de Bellini, suivie de celle de Ramos, pour le dernier essai de la partie, ne changeront rien à la qualité médiocre de celle-ci, tant il n’y pas eu de réel combat, ni d’emprise évidente sur le jeu de la part des Bleus.

Un carton plein, oui, de points et de fautes, de part et d’autre.

Seules satisfactions, des individualités qui ont marqué des points pour assurer leur sélection et peut-être une place sur la première feuille de match contre l’Argentine.

Huget, en première ligne (enfin, je veux dire, en premier choix derrière), en place de Raka, cela ne fait aucun doute, tant l’ailier clermontois n’use que de sa puissance là où le Toulousain multiplie les crochets, tchik-tchaks et autres cadrages-débordements qui ont fait jadis le French-flair.

N’Tamack nous fait aussi plus rêver que Lopez, par sa vista. Et continuer à l’associer à l’irrésistible Dupont me paraît de bon augure, pas pour 2023, mais bien contre les Pumas.

Quant à cette troisième ligne casse-tête pour le duo Galthié-Brunel, Picamoles a démontré qu’en plus de son expérience précieuse, il valait bien un Ollivon ou un Alldritt. Le perdant au poste sera sans doute Camara ou Lauret, ou les deux, privés du voyage.

Et que dire de Iturria dans la cage !

Une aubaine qui nous permettrait de garder un troisième-ligne de plus. Pourquoi s’en priver ? Le Roux et Taofinenua en feraient alors les frais. Et ce ne serait pas plus mal.

Alors je ne vais pas vous donner ici la liste des 31 à la place de Galthié (et Brunel), je respecte trop la fonction, mais par contre je leur ai envoyé la feuille de match contre les Pumas, afin de gagner du temps… et, surtout, ce premier match crucial.

Poirot (cap) – Chat – Slimani
Iturria – Vahaamahina
Cros – Picamoles – Ollivon
Dupont – N’Tamack
Penaud – Fofana – Fickou – Huget – Ramos

Banc : Guirado – Priso – Mauvaka – Lambey – Alldritt – Serin* – Lopez – Médard

(*) parce que je n’ai pas d’autre choix. Je ne comprends pas le cas Machenaud qui n’a pas joué une minute. Pourquoi ne pas avoir pris Bezy ou Couilloud ? (Parra étant blessé) Alors je sélectionne le pauvre Serin que je trouve toujours autant à la ramasse à défaut d’être à l’éjection.

 

Les autres résultats internationaux avant coupe du monde...

Fidji – Tonga                        29 – 19

Pays de Galles – Irlande    17 – 22

Géorgie – Écosse                10 – 44

Les Gallois tombent de leur piédestal

Ils ne seront pas restés longtemps à la première place mondiale, ces Diables Rouges, dans une rencontre où deux équipes de réservistes s’affrontaient avec l’enjeu pour ces seconds couteaux de gagner une place pour le Japon.

Menés 3-22, dans leur antre du Millenium, après avoir encaissé 3 essais, les Gallois sont revenus dans le match, bien trop tard, en passant seulement deux fois l’en-but irlandais. Pas de quoi s’inquiéter outre mesure, non plus.

Quant aux Écossais, comme les Fidjiens, ils se sont logiquement imposés face à plus faibles qu’eux.

 

La 2ème journée de TOP 14 en bref...

Bayonne (5) – Clermont (3)      30 – 34

De la féria bayonnaise à la furia auvergnate

Que ce soit du côté basque, pour anéantir les velléités clermontoises et bonifier chaque temps fort par trois essais féériques (olé!), ou du côté du vice champion de France, pour se défaire d’une défense locale appliquée et des mauvais choix à répétition qui ont accouché de trois essais poussifs (non mais!), il a fallu s’arracher jusqu’au bout des quatre-vingt minutes.

Un match plaisant, quoique laborieux dans l’exécution, qui montre que Clermont n’a pas encore trouvé ses marques, sans ses leaders, blessés ou en sélection, malgré un bon McIntyre et un Moala décisif. Tandis que Bayonne cntinue d'engranger les points et la confiance, déjà cinq avec ce bonus défensif. 

La Rochelle (11) – Stade Français (13)    28 – 26

Frayeur à Deflandre

Les Maritimes ont reçu les Parisiens avec la manière, pour un beau spectacle et de beaux essais, de part et d’autre. Trois contre deux, à sept minutes de la fin, pour un score large (28-14), le public jubile poussant pour le bonus offensif.

Mais c’est sur la défensive qu’ont dû se retrancher les locaux après le troisième essai des visiteurs, toujours menaçants dans les 22 rochelais, parvenant même à inscrire ce deuxième essai qui allait leur permettre d’égaliser.

Seulement Plisson a manqué son tir au but, avec le même relâchement dont ont fait preuve les Maritimes en cette fin de match. Quel drôle de dénouement !

Montpellier (4) – Pau (8)          43 – 22

En supériorité rugbystique

Même à 14 contre 15 une bonne partie du match, les Montpelliérains ont dominé des Palois pas encore bien en place en défense mais qui ont pu profiter de leur supériorité numérique et de quelques espaces pour inscrire trois essais et exister.

Mais la maîtrise et l’efficacité étaient héraultaises, samedi après-midi pour six essais et un bonus offensif à la clé.

Agen (10) – Brive (14)                 16 – 10

Discipline et humilité

C’est tout ce qu’il a manqué aux Coujoux pour espérer revenir avec quelque chose d’Armandie. À l’image de la dernière action du match où ces derniers ne tentent même pas la pénalité pour assurer le point de bonus défensif, préférant tenter une penaltouche qui ne donnera rien.

Alors que les Agenais, égaux à eux-mêmes, ont fait preuve de courage et d’application pour marquer le seul essai du match et rester devant, tant ils savent que la saison sera longue et que chaque point comptera dans la lutte au maintien.

Espérons pour les Brivistes qu’ils ne regretteront pas cet orgueil mal placé.

Bordeaux (2) – Toulon (6)        34 – 12

Un grand cru ce Bordeaux

Rien que de voir Jalibert animer cette équipe on se régale. Et ce n’est pas ses coéquipiers qui diront le contraire, Lamérat le premier, auteur d’un doublé dans ce festival d’essais où les toulonnais se sont contentés des miettes de pénalité.

Deuxième victoire de l’UBB, et avec le bonus offensif, qui la hisse aux premiers rangs du championnat.

Bravo Urios… Partout où il passe, il crée quelque chose. Et ce Bordeaux-là est un grand cru bien plus offensif qu’à Castres, mais toujours basé d’abord sur une défense intraitable. Le RCT s’y est cassé le bout du nez.

L'ancien stratège d’Oyonnax finira bien un jour en équipe de France, c’est sûr !

Racing 92 (7) – Castres (9)      23 – 14

Les pendules sont à l'heure

Les Racingmen ont rectifié le tir dans leur antre de l'Arena après la déconvenue face au promu, la semaine passée. Et ce sont les Castrais qui ont fait les frais de cette révolte, menés 17-0 après vingt minutes de jeu et deux essais signés Sanconnie et Gibert.

Parti pour écraser son adversaire dans tous les secteurs de jeu, et notamment la conquête, le XV francilien a baissé le pied et sa garde en seconde période, ne parvenant pas à marquer cet essai du bonus offensif et se contenant de rester devant à coup de pénalités, face à des Tarnais revenus bien fort en fin de rencontre avec un essai de dernière minute de Palis.

Lyon (1) – Toulouse (12)            22 – 12

Dans la douleur

Heureusement que Nakaitaci a concrétisé la bonne entame des Lyonnais avec le seul essai du match.

Parce qu'ensuite ça a été un duel entre buteurs où Holmes a répondu à Wisniewski pour un 4 partout dans un match resserré en défenses avec peu d'espace pour emballer les relances. La dernière pénalité après le gong de Ngatai comptant pour du beurre.

Toulouse repart donc fanni avec une deuxième défaite d'affilée, même si elle est à nouveau à l'extérieur chez un concurrent sérieux au titre. Dur dur pour le champion ! Le Lou passe en tête du TOP 14.

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

La semaine prochaine…

Les Bleus s’envolent et le TOP 14 reste ! 

Lundi 2 septembre, Brunel et associés donneront la liste des 31 qui s'envoleront dès le lendemain pour le pays du soleil levant. Plus de test officiel avant le premier match des Bleus contre les Pumas, le samedi 21 septembre, à 9h15 (oui, du matin).

En attendant, le TOP 14 tentera de limiter la casse avec ses jeunes, ses vieux et ses mercenaires, venus en jokers boucher des trous béants dans les systèmes de jeu huilés des grosses écuries, comme Clermont, Toulouse ou le Racing. Les promus et autres petits poucets, eux, tenteront d'en profiter, comme Bayonne de nouveau à Paris.

 

Au programme de la troisième journée* de TOP 14, dès samedi 7 septembre :

         Castres – Bordeaux, à 15h30 : Le retour du Boss (Urios)

         Toulon – Lyon, à 17h30 : Mignoni, comme à la maison

         Montpellier – La Rochelle, à 20h45 : un goût de phase finale
         
Stade Français – Bayonne, à 20h45 : Les Basques, de retour à la capitale
         Pau – Agen, à 20h45 : les maintenir derrière

Puis dimanche 8 septembre :

         Brive – Clermont, à 16h50 : le retour du derby du Massif Central

         Toulouse – Racing 92, à 21h : une affiche alléchante mais allégée

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

À suivre également les derniers tests internationaux sans les Bleus (cherchez l’erreur !),

Vendredi 6 septembre, d’abord :

  • Japon – Afrique du Sud, à 6h30
  • Écosse – Géorgie, à 20h30
  • Angleterre – Italie, à 20h45

Samedi 7 septembre, ensuite :

  • Nouvelle-Zélande – Tonga,  à 4h35
  • Australie – Samoa, à 11h30
  • Irlande – Pays de Galles, à 15h

 

Du côté du TOP 16 féminin,

On ne reprend que le 14 septembre 2019 : >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

 

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25 août 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°362

Aux basques de la jet-set !

TOP 14... 1ère journée                          Racing 92 – Bayonne         17 – 24

Quand le ballon colle aux basques !

Contre-manif surprise à Paris La Défense.

Tout le monde, samedi, avait les yeux, et les armes, braqués sur Biarritz et ses environs où le G7 (des 7 pays les plus riches du monde) avait décidé de jouer son tournoi international de parlotte.

Une sorte de Seven-Nations entre les sept leaders de World Rugby, des All Blacks aux Écossais, en passant par les Gallois, Anglais, Irlandais, Springboks et Wallabies...
excluant la France pour le coup.

Tout le monde s’attendait à des contre-manifestations aux alentours du rocher basque, et notamment à Bayonne, où les forces de l’ordre de Castaner les attendaient de jets fermes.

Mais, à la grande surprise de la presse sur place, c’est à Paris que les Bayonnais ont manifesté leur jeu de contre, pourtant pacifiste, face à la jet-set du TOP 14, face à ce qui se fait de plus clinquant dans les hauts de la Seine, avec ses recrues en or : les Racingmen de Lorenzetti.

Promis à l’enfer, dans l’élite du rugby français... comme les Catalans, la saison passée, les promus de PRO D2, emmenés par un entraîneur banni du XV de France, Yannick Bru, ont fait profil basque et attendu leur heure pour se faire entendre.

Trop facile ! ont dû se dire les forces en ordre de bataille du Racing, à la pause, menant 17-7, après deux essais de Tanga et Imhoff, contre un seul, par Ruru, pour ces pauvres visiteurs, justement à la rue dans tous les secteurs, quadrillés par plus forts qu'eux.

Pourtant, au retour des vestiaires, les arrogants locaux n’inscriront plus un seul point, exactement comme leurs compatriotes à Édimbourg, comme si les coéquipiers tricolores de Chavancy avaient cherché à intégrer le dispositif de Brunel pour espérer décrocher une place dans son effectif en partance pour le Japon.

Comme des Bleus, les Racingmen ont multiplié les fautes de main et l’indiscipline, offrant autant de munitions à Barthélémy de les corriger et de faire le retard de son équipe, avant que Luc ne les surprenne avec un deuxième essai basque, comme un coup de poignard dans le dos de la défense, à Paris.

C’est la consternation dans les tribunes de l’Arena où la jet-set s’est donné, une fois de plus, en spectacle sans jamais prendre la mesure du défi qui lui incombait, avec humilité, et qui allait la conduire inexorablement à la catastrophe.

L’Aviron Bayonnais peut manifester sa joie après cette victoire improbable et croire en des journées aussi heureuses, si d’autres jet-sets s’aventureraient, à nouveau, à ne pas prendre ses revendications au sérieux, en le prenant de haut.

J'espère que, jusqu'à Biarritz, tout le monde à retenu la leçon.

 

Les autres matches en bref...

Lyon (1) – Stade Français (14)               43 – 9

Paris sans ressources

Les Lyonnais n’ont pas eu à forcer leurs talents, avec un Bastareaud remplaçant surprenant en troisième ligne, pour atomiser une formation parisienne sans jus, ni inspiration et en manque cruel de leaders.

Sept essais pour les hommes de Mignoni, faciles !

Agen (12) – Toulon (2)                           25 – 44

Un vent frais souffle sur les Varois

Bonneval, Carbonel, on connaissait, mais Hériteau, Cordin, Dachary, beaucoup moins.

Aux côtés des experts Savea, Ikpefan et Webb, la jeunesse des trois-quarts toulonnais a contribué à ce succès bonifié qui n’a fait qu’une bouchée des Agenais, à la peine et trop indisciplinés.

Bordeaux (6) – Toulouse (9)                30 – 25

Urios et Jalibert, duo gagnant !

L'UBB peut se réjouir de son premier succès face au champion en titre, même affaibli sans ses internationaux.

Menés d'un petit point à la pause (16-17), après un essai de chaque côté, les Bordelais ont su prendre l'avantage en seconde période grâce à un jeu ambitieux et un Jalibert autant inspiré que décisif, amenant deux nouveaux essais, dont le dernier (offrant la victoire) signé par l'ouvreur lui-même.

Les Toulousains repartent avec un point de bonus défensif, heureux, Jalibert ratant sa dernière pénalité.

Pau (3) – Brive (13)                                35 – 14

Des Coujoux inquiétants

Même à 15 contre 14, une bonne heure durant, les Brivistes ont sombré face à des locaux palois mieux organisés et qui ont profité de leurs fautes, par la botte de Hastoy, pour prendre le match en mains.

Quatre essais à deux, et aucun bonus à la clé… toutefois logique !

Castres (7) – Montpellier  (8)               26 – 25

Maudit CO !

Rien n’y fait ! À la fin, c’est Castres qui l’emporte, comme la saison passée, à Montpellier, pour le premier match de la saison également, ou encore comme lors de la finale de 2018.

Et pourtant, les Héraultais avaient tout pour espérer gagner, une parfaite entame, trois essais contre un, et la transformation de la gagne au bout du pied de Cruden, sur le coup de la sirène.

Clermont (4) – La Rochelle (11)             28 – 10

En mode diesel

Une bonne entame, un final en fanfare, Betham à l'arrivée pour 3 essais (le dernier offert à Cancoriet), c'est tout ce qu'il y a retenir de ce match côté clermontois, haché, à chier parfois, violent aussi côté rochelais, avec un rouge mérité.

Il faisait chaud à Clermont et cette première, sans 11 internationaux (Parra compris), est à oublier, avec des remplaçants pas encore en place.

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

Les résultats internationaux avant coupe du monde...

COUPE DU MONDE... TEST (2)               Écosse – France           17 – 14

Guitoune marque des points

Tout va bien !

Pour ceux qui ont eu peur, la semaine dernière, que les Bleus aient une réelle chance de remporter la coupe du monde au Japon, les voilà rassurés.

Le XV de France a retrouvé son jeu d’incinération de déchets qui consiste à tout encaisser en défense et à réduire en lambeaux les bons ballons d'attaque, sans nous faire offense

Ballons tombés, relances hachées, soutiens percés et touches déchirées... c'est moche !

Si nos Messieurs ont profité en première période du flair de Penaud et de la complémentarité avérée de Guitoune en première période pour mener deux contres jusqu’à dame, pour le reste, on n’a rien vu, juste un pack de ballons poubelle avancer maladroitement et être fanni en seconde période.

De leurs côtés, les Écossais (cette fois au complet), n’étaient pas moins brouillons et se sont contentés également de deux essais seulement pour l’emporter sur une courte marge, malgré une occupation territoriale écrasante.

Quoi retenir de ce deuxième test-match, si ce n’est la performance majuscule, encore, de Penaud, l’entrée convaincante de Guitoune (en place de Fofana) et la confirmation que ni N’Tamack, ni Serin, à la charnière, ne seront à la hauteur pour conduire autre chose qu’un camion poubelle.

Rien de grave, ni d’encourageant… le XV de France est à sa place, au huitième rang mondial, avec l’ambition d’un quart de finale qui se jouera sur son premier match contre les Pumas et devra se confirmer dans la même douleur contre les USA et les Tonga.

Pour le reste, contre l’Angleterre, et un éventuel quart contre l’Australie ou le Pays de Galles, à moins de malentendus, il n’y a pas grand chose à espérer.

 

Angleterre – Irlande                        57 – 15

Encore un doute ?

Si les Irlandais ont fait jeu égal une demi-heure (d’après le résumé du match que je n’ai pas vu), les Anglais les ont atomisé par la suite avec pas moins de huit essais contre deux.

Si vous aviez encore un doute que nous ne jouons pas sur la même planète rugby que les six premières nations du nouvel ordre mondial, alors le voilà définitivement levé.

 

La semaine prochaine…

Les Bleus s'affûtent quand le TOP 14 s'affaisse... ou serre les fesses.

Nouvelle journée de doublon qui pourrait encore profiter au promu basque, sur un nuage.

 

Au programme de cette deuxième journée* de TOP 14, dès samedi 31 août :

         Bayonne – Clermont, à 15h30 : déplacement sous surveillance

         Agen – Brive, à 18h : la lutte pour le maintien commence

         La Rochelle – Stade Français, à 18h : faire bonne figure

         Montpellier – Pau, à 18h : lancer sa saison

         Bordeaux – Toulon, à 20h45 : encore du rouge et noir au menu

Puis dimanche 1er septembre :

         Racing 92 – Castres, à 12h30 : soigner les plaies

         Lyon – Toulouse, à 16h50 : profiter des absences

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

La veille, les Bleus termineront leur préparation au Stade de France face à une formation italienne à leur portée, histoire de ne pas trop se saper le moral avant de s’envoler au Japon.

         France – Italie, vendredi à 21h10

À suivre également les autres tests internationaux, le samedi :

         Fidji – Tonga, à 6h30

         Pays de Galles – Irlande, à 15h30

         Géorgie – Écosse, à 18h

 

Du côté du TOP 16 féminin,

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18 août 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°361

Un festival qui promet

COUPE DU MONDE... TEST (1)                France – Écosse         32 – 3

Une paire de centres qui promet !

De faux airs de Woodstock

Samedi soir, 17 août 2019, le XV de France recevait celui du Chardon à Nice, pour son premier match de préparation à la prochaine coupe du monde au Japon.

Dans le même temps, Fip célébrait les 50 ans du festival de Woodstock avec une programmation alléchante que mes oreilles me suppliaient d’entendre en place de la voix irritable d’un Lartot, combien même celle-ci ne serait pas cette fois accordée aux violons dissonants d’un Galthié mais à ceux plus appliqués du nouvel élève Cazalbou.

Alors je décidais de couper la poire en deux (pas Lartot). J’aurais l’image de la télé avec le son de la radio. Vraiment, c’est ce que j’ai fait.

Et là, vous me croirez si vous voulez, ce n’était plus la même musique !

Dès l’entrée des joueurs sur la pelouse de l’Allianz Riviera de Bethel (état de New York), sur le With a little help from my friends d’anthologie interprété par Joe Cocker, j’ai senti une émotion parcourir leurs têtes d’épagneul qui semblaient demander pardon pour leurs dernières prestations au tournoi des VI nations. J’ai même cru entendre le public reprendre en chœur la même interrogation de la chanson, « Do you need anybody ? », tant ils semblaient avoir besoin d’amour et de réconfort. Alors quand la rage du chanteur anglais à la voix rocailleuse a envahi le stade sur la marseillaise, alors là, je vous jure…non, mais sérieux, je vous juuure !

J’en ai eu la chair de coq !

J’avais le pressentiment qu’ils allaient faire quelque chose de fort. Et ça n’a pas tardé. À peine mes poils avaient-ils eu le temps de se dés-hérisser que Raka plantait le premier essai, dès la deuxième minute, sur une action cent pour cent clermontoise avec les relais de Lopez et Fofana. L’ouvreur auvergnat transformait : 7-0.

Mais les Écossais n’allaient pas s’en laisser chanter sans réagir. Quand les Creedence entonnèrent leur « I put a spell on you », ils mirent aussitôt la main sur le ballon et sur les Bleus, comme ensorcelés dans leurs 22 durant les cinq minutes de la chanson.

Heureusement, la défense tricolore tenait bon et n’allait pas accepter de se faire dominer de la sorte. Et c’est justement sur « We’re not gonna take it » des Who, au quart d’heure de jeu, que Monsieur Owens pénalisait une mêlée écroulée par le pack calédonien que bonifiait aussitôt Lopez pour gonfler le score : 10-0.

Une chanson plus tard, sur « Judy blue eyes » des Crosby, Steels and Nash, une nouvelle phase offensive spectaculaire, amorcée par le travail des avants sur un maul, débouchait sur le deuxième essai français, par Médard, servi par le reste de la ligne de trois-quarts, de Lopez à Penaud, en passant par Fickou. Même si l’ouvreur clermontois manquait sa transformation en coin, le jeu des Bleus n'avait jamais autant brillé : 15-0.

Mais dès le renvoi suivant, un hors-jeu de leur défense les pénalisait et offrait les trois premiers points à Hastings et son XV du Chardon. Sauf qu’il était écrit que le jeune ouvreur écossais, suppléant de Russel pour ce premier test, serait l'objet d'un sacrifice qui coûterait cher à son équipe.

Sur le célèbre « Soul sacrifice » de Santana, il commettait l’irréparable :

un en-avant volontaire qui lui valait un carton jaune mais, surtout, offrait une penaltouche idéale pour nos Tricolores. Et Alldritt emmenait un ballon porté derrière l’en-but pour le troisième essai français. Quand Lopez manquait à nouveau sa transformation : 20-3.

La fin de la première période aura de quoi me filer le blues sur « Leland Mississipi Blues » de Johnny Winter après trois mêlées dominatrices mais vaines à cinq mètres de l’en-but, alors que les Écossais étaient à la faute.

Je me contentais à la pause du silence de Lartot et de son étendard d’analyses creuses pour monter le son sur le fameux « Star Spangled Banner » de Jimi Hendrix, suivi de « Isabella » et « Purple Haze ». Les dieux du rock semblaient avec nous.

Que c’est bon le rugby quand il se transforme en festival !

Seulement, au retour des vestiaires, Joan Baez prenait place sur scène avec « Joe Hill », dans un rythme peace and love à rendre pacifiques les attaques tricolores et laisser le champ libre aux Écossais qui mettaient la main sur le ballon.

Il faudra attendre un bon quart d’heure avant que les Ten Years After accélèrent le jeu français sur « I’m going home » pour que nos Coqs montrent qu’ils étaient chez eux et qu’ils n’avaient pas l’intention de laisser leur adversaire revenir dans le match. Lopez initiait un bon ballon pour Cros qui en relais avec Dupont lançait Médard à dame pour son doublé et le quatrième essai tricolore. Toujours peu en réussite, Lopez laissait de nouveau filer les points de la transformation : 25-3.

Toujours dans le rythme et sur le même morceau, Dupont ajoutait un cinquième essai après une percée fantastique de Penaud, époustouflant d’intelligence et de flair (j’adore ce gamin, c’est le Rougerie d’aujourd’hui).

Lopez transformait sous les poteaux et le match était plié : 32-3.

La fin sera curieuse avec une grosse frayeur sur « The Fish cheer/I-feel-like-I'm-fixin'-to-die rag » de Country Joe quand le chanteur a lancé son : « Gimme a F, gimme a U, gimme a C, gimme a K » et que… FUCK ! Fofana était à terre et se touchait le genou.

Plus de peur que de mal, il sortira pour commotion et malgré un baroud d’honneur du XV écossais dans les derniers instants, les Bleus tiendront sans prendre un essai.

Whaou ! quel festival ! à défaut de rester dans les mémoires.

Car, même s’il ne s’agit que d’un test face à une modeste équipe calédonienne en manque de repères, sans ses maîtres à jouer que sont Laidlaw et Russel, ou d’un effet Woodstock qui ne durera que trois jours, réjouissons-nous de cette victoire éclatante qui fait du bien au moral, comme le silence de Lartot et Galthié aux commentaires.

Tout cela est de bon augure, je vous assure, pour la suite.

Même si ça sera une autre paire de manches à Murrayfiled face à l’équipe type écossaise, ces Bleus auront à cœur de croire en leurs chances et de prouver, à l’image de cette incroyable troisième ligne "suppléante" prometteuse (Cros-Alldritt-Ollivon), qu’ils ont du jeu, du talent et des ambitions à revendre…

Et même une 7ème place à gagner, derrière l’Australie, au classement mondial.

  

Les autres tests internationaux... en bref.

Rappel du week-end du 9-10-11 août

Tonga –Canada                                   33 – 23
États-Unis – Japon
                              20 – 34
Fidji
– Samoa                                     10 – 3
Irlande
– Italie                                   29 – 10

Angleterre – Pays de Galles               33 – 19

Ce week-end

Nouvelle-Zélande –Australie             36 – 0
Afrique du Sud
–Argentine               24 – 18
Pays de Galles – Angleterre               13 – 6
Italie
– Russie                                     85 – 15

Faites vos jeux, rien ne va plus !

Si les champions du monde ont rectifié le tir après la déroute au dernier Four-Nations (lire-ci-après), en remettant les points sur les i aux Wallabies et les pendules à l’heure nippone, les champions d’Europe, eux, en ont profité ce week-end pour leur ravir la première place au classement mondial.

Une première dans l’histoire du XV du Poireau, de quoi se la péter juste avant la coupe du monde et redistribuer les cartes des favoris, en coupant (à pique!) l’herbe sous le pied au XV de la Rose.

Et quand on voit les Boks peiner autant pour battre les Pumas, on se dit que ce sera tout de même compliqué pour nos Coqs à la fierté retrouvée.

 

Rappel des résultats du IV Nations abrégé... en bref.

Afrique du Sud – Australie                  35 – 17
Argentine – Nouvelle-Zélande
           16 – 20

Nouvelle-Zélande – Afrique du Sud      16 – 16
Australie
– Argentine
                         16 – 10

Australie – Nouvelle-Zélande             47 – 26
Argentine – Afrique du Sud
            13 – 46

Cl : 1-Afrique du Sud (12 pts)  -  2-Australie(8)  -  3-Nouvelle-Zélande (6)  -  4-Argentine (2)

Leurre des Springboks ?

Depuis leur dernier titre en 2009, à l’époque du Tri-Nations, alors qu’ils étaient champions du monde en titre, les Sud-Africains n’avaient encore jamais remporté la compétition à quatre nations depuis l’entrée de l’Argentine.

C’est chose faite, en écrasant les Pumas lors de la troisième et dernière journée (compétition abrégée, coupe du monde oblige), après avoir tenu tête aux Blacks et dominé les Wallabies.

Mais derrière ce qui ressemble à un exploit et une débandade des champions du monde actuels après la véritable claque contre les Australiens (26-47), les All Blacks semblent bien cacher leur jeu, comme le prouve la rectification de ce week-end à Auckland face à ces mêmes Wallabies (36-0).

Comme en 2015 et 2011, personne n’est dupe sur leur qualité de jeu et leur état de forme. Les Bleus se dispenseraient bien de les trouver sur leur route cette année encore. Ça tombe bien, ce n’est pas prévu.

Par contre, s’imaginer que les Argentins ne sont pas au niveau pour cette coupe du monde au Japon, ce serait se mettre un doigt dans chaque œil et démarrer avec un véritable handicap ce mondial.

Comme en 2007 au Stade de France ?

 

Les derniers matches amicaux avant la reprise du TOP 14.

La Rochelle – Agen                35 – 5            (Marcel-Deflandre)
Castres – Bristol                     30 – 21          (Pierre-Fabre)
Pau – Racing 92                     26 – 36          (Tarbes)
Clermont – Lyon                     19 – 26          (Issoire)
Bordeaux – Brive                   27 – 28          (Chaban-Delmas)

 

La semaine prochaine…

Le TOP 14 reprend pour deux mois de doublons minimum.

Coupe du monde oblige, les internationaux seront absents jusqu’à mi-octobre au moins, le temps de jouer huit journées d’un championnat déséquilibré sans eux.

Alors les petites écuries vont tenter d’en profiter pour faire profil haut dans ce laps de temps. Le champion de France, lui, risque d’en faire les frais avec un calendrier relevé. Comme Clermont, déjà défait deux fois dans sa préparation, par deux formations prêtes à en profiter, comme Lyon et La Rochelle.

Au programme de cette première du TOP 14 à partir de samedi 24 août, toujours sur les chaînes de Canal+ :

  • Agen – Toulon, à 18h
  • Castres – Montpellier, à 18h
  • Lyon – Stade Français, à 18h
  • Pau – Brive, à 18h
  • Racing 92 – Bayonne, à 18h
  • Bordeaux – Toulouse, à 20h45

Puis dimanche 26 août :

  • Clermont – La Rochelle, à 16h50

 

Plus tôt, le XV de France tentera de répéter sa performance face à l'équipe type écossaise quand l'Angleterre aura également fort à faire contre le XV du Tréfle. Deux tests-matchs 100% européens isolés ce week-end.

  • Écosse – France, à 14h10
  • Angleterre – Irlande, à 16h

 

Du côté du TOP 16 féminin,

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31 juillet 2019

TOP 7 : le jeu de pronos du TOP 14 !

La nouvelle saison 2019-2020

démarre dans 3 semaines !

Copyright © 2014 

 

TOP7

C'est LE JEU de pronos du TOP 14... 

Ou comment suivre le championnat

entre potes !

 

 

 Le jeu est ouvert à tous sur www.topseven.fr !

  

Le but du jeu  

  • Remporter le TOP 14 en sélectionnant à chaque journée
    l'équipe qui vous fera empocher le maximum de points.

 

Les règles

  • Le jeu se compose de 7 joueurs obligatoirement.   (autant que de rencontres dans une journée de championnat) 
  • A chaque journée, chaque joueur choisit* une équipe sur un des matchs qui lui sont proposés et empochera le nombre de points obtenus par celle-ci à l'issue de ce match.
  • Le classement des 7 joueurs (du moins bien au mieux classé) permet de définir l'ordre des sélections des matchs de la journée suivante.

En cas d'égalité, le nombre de matchs gagnés puis de victoires à l'extérieurd'équipes utilisées et de matchs nuls
ainsi que le goal-average serviront à départager (dans cet ordre) !
(L'ordre d'inscription** du joueur dans son équipe interviendra en dernier recours, comme lors de la première journée)

  • A l'issue de la saison régulière, les 6 premiers du classement participeront à la phase finale en s'affrontant 2 à 2 selon leurs rangs et le même principe qu'en TOP14 (des barrages jusqu'à la finale), mais où seul ici le mieux classé aura le privilège de choisir son équipe.
  • Soit, en 3 étapes : 
  1. Pour les barrages : Les joueurs classés 3ème et 4ème à la fin de la saison régulière auront le privilège de choisir leurs équipes dans les matchs correspondant à leurs rangs quand leurs adversaires classés respectivement 6ème et 5ème devront miser par défaut sur les équipes restantes.
    -> Les deux joueurs avec les équipes gagnantes se qualifieront pour les demi-finales.
  2. Pour les 1/2 finales : Les joueurs classés 1er et 2ème à la fin de la saison régulière auront le privilège de choisir leurs équipes dans les demies correspondant à leurs rangs quand leurs adversaires issus des barrages précédents (respectivement vainqueurs 4è/5è puis 3è/6è) devront miser par défaut sur les équipes restantes.
    -> Les deux joueurs avec les équipes gagnantes se qualifieront pour la finale.
  3. Pour la finale : Parmi les deux joueurs qualifiés, le mieux classé à la fin de la saison régulière aura le privilège de choisir son équipe quand son adversaire moins bien classé devra miser par défaut sur l'équipe restante.
    -> Le joueur avec l'équipe gagnante remportera le championnat.

 

 (*) Chacun devra attendre, 

  • soit que tous ses prédécesseurs aient fait leurs choix
  • soit que la date/heure indiquée en face de son nom arrive à échéance, 

 Auquel second cas, les retardataires feront leurs choix avec ce qu’il restera,
 et ce jusqu’à 1 heure avant le coup d'envoi du premier match de la journée.

   
 (**) A noter que la date de validation d'inscription du capitaine est enregistrée avec un handicap de 24 heures.

 

Vous voulez jouer ? ... Alors créez dès maintenant votre équipe sur TOPSEVEN.FR ! 

Toulouse Clermont 2019 Finale

 

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30 juin 2019

Coupe du monde au Japon, une impression de déjà lu

Pourquoi lire ou relire DES BLEUS À LA BELLE ÉTOILE ?

Le marque page de l'aventure

Parce que la coupe du monde approche

Quoi de mieux pour se préparer à la prochaine coupe du monde au Japon que de replonger dans la précédente en Angleterre dans un contexte identique. 

Parce que les supporters sont autant désabusés qu’en 2015

Brunel ou Saint-André, même désappointement, mêmes voix inaudibles d’un même discours étranglé autour de la défense et du tout physique. Deux sélections décriées, décevantes et le sentiment de bis repetita d’un désastre annoncé.

Parce qu’il s’agit encore de les réconcilier avec le XV de France

À travers une aventure pleine de rebondissements et d’enseignements aussi, remettant au centre les valeurs du rugby tels que l’engagement, la solidarité et le dépassement de soi. Mais pas que !

Parce que l’aventure humaine est la clef de voûte de la victoire

Si vous mettez des hommes face à un danger de mort, ils vont se souder et devenir plus forts, voire invincibles. Parce qu’ils ne feront qu’un... une équipe, enfin ! Portés par la même angoisse et le même espoir, comme disait Blondin :

« À travers les contrées, malgré les situations, par-delà les chapelles, on est du même côté de la barrière quand on est de la même angoisse et du même espoir. »

Parce qu’il vaut mieux en rire avant d’aller pleurer au Japon

Des chèvres, les Coqs de Saint-André (ou de Brunel), vous ne pensiez pas si bien rire. Après avoir été séquestrés dans une étable et avoir sauvé leurs peaux pour de vrai, ils vont tenter de décrocher une étoile dans une coupe du monde mal barrée.

Parce que c’est aussi la seule occasion de voir Guy Novès dans une coupe du monde

Et celle-là, personne ne la lui volera !       Extraits à lire ici >>

Alors, fiction ou prémonition ?

 

Le mot de l’éditeur

Avec humour, tendresse et passion, Antonio Pereira réalise un rêve avec ce roman : le rêve du supporter désabusé qui aime son équipe, mais ne croit plus vraiment en elle. Il la fait disparaître, la fait renaître et tente de lui redonner un sens. 

À commander sur le site des Éditions Salto >>  ou chez n'importe quel bon libraire.

 

L'avis éclairé de Renvoi aux 22 

Pour tous les supporters que les résultats de l’équipe de France de rugby déprimeraient, la toute jeune maison d’éditions Salto propose un petit remède susceptible de leur redonner, au moins temporairement, le sourire. [Lire la suite >>]

 

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23 juin 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°360

Génération (a)dorée !

Coupe du monde U20... Finale               Australie – France         23 – 24

Retenez bien ces visages !!!

Champions du monde...
mieux vaut deux fois qu’une !

Ils sont aussi sensationnels qu’ils font chier, ces Bleuets… voilà que je rempile pour une brève de plus alors que mes sarcasmes et ma mauvaise foi avaient plié bagages pour rouler en silence jusqu’à l’amer d’une finale encore perdue par mes Jaunards. Mais bon sang! qu’ils méritent que je m’y arrête, ces petits Bleus.

Déjà l’an dernier, on y croyait à peine, à Béziers, face aux Anglais, souvenez-vous ! (lire ici >>).

Cette année, ils l’ont refait! en Argentine, ces gamins au tiers renouvelés, et au nez et à la barbe de leurs ainés, incapables d’avancer depuis la déroute de Saint-André au pays des Rosbifs.

Champions du monde, deux fois d’affilée… Non, vous ne rêvez pas !

Comme seuls ont su le faire les Baby Blacks et les "Rose-Babifs" depuis la création de cette compétition majeure du rugby des moins de vingt ans.

Et quel caractère ce bébé XV de France, élevé au biberon d’une détermination, d’une envie et d’un culot sans égaux en Bleu, histoire de prouver aux dirigeants du TOP 14 qu’ils valent bien mieux que la touche ou la PRO D2.

Dominés une grande partie de cette finale (contrairement à la demie face à des Baby boks qu'ils ont maîtrisés de bout en bout, 20-7), les Bleuets ont fait profil bas et preuve de courage défensif devant les débordements des relances australiennes qui ont permis aux jeunes Wallabies de passer l’en-but par trois fois (1ère minute, 22è et 48è), mais sans jamais parvenir à se détacher, faute à une défaillance au pied fatale de sa charnière qui les privait de dix points.

De leur côté, les petits Français parvenaient à saisir leur chance par deux fois (Lachaud, 7è puis Burin, 35è) et le pied de Carbonel pour mener à la pause, contre le cours du jeu, 18-13.

La seconde période se résumait à un chassé-croisé entre les deux équipes, après l’essai de Wilson dès le retour des vestiaires, donnant la main aux Australiens pour parachever un parcours exceptionnel dans cette coupe du monde, eux qui avaient surclassé Anglais et Irlandais en poule.

Seulement il était dit là-haut que le destin allait sourire aux Français et que rien n’aiderait ces Baby Wallabies à écrire la première page de leur histoire, eux qui n’ont jamais remporté ce titre. Certainement pas la botte de Harisson.

Tandis que Carbonel, impeccable au pied, lui, se chargeait de reprendre deux fois le score, d’un petit point précieux qui jusqu’au bout sera préservé avec un courage et une abnégation exemplaires, malgré la fatigue et les charges adverses.

Les 31 pour 2019

Exemplaires, j’écrivais… 

C’est ce que les 31+6 de Brunel devraient retenir avant d’aller au Japon avec l’idée que sans un jeu de rugby digne de ce nom, pratiqué par les Toulousains cette saison ou par ces minots, à l’insouciance et au culot récompensés, les planètes ne risquent pas de s’aligner dans sa tribune céleste pour assister à une nouvelle déroute Saint-Andresque.

Car, comme le titrait le Midol vendredi (à l’attention du sacre des Toulousains), samedi en Argentine, les planètes étaient tout simplement alignées suivant l’orbite autour d’une deuxième étoile qui, je l'espère,

n’aura pas fini de briller en 2023.

 

Les autres résultats

À commencer par les demies, lundi :

Argentine – Australie           13 – 34

Afrique du Sud – France      7 – 20

Les matches de classement, samedi :

3ème place         Afrique du Sud – Argentine             41 – 16

5ème place         Angleterre – Pays de Galles             45 – 26

7ème place         Nouvelle-Zélande – Irlande             40 – 17

9ème place         Italie – Géorgie                                29 – 17

11ème place        Fidji – Écosse                                   59 – 34

 

Les 31+6 en mission au Japon

Les 37 noms sont tombés... de haut.

Les 37 noms sont tombés...

mardi dernier, dans l’oreille d’un sourd, tant Brunel n’entend toujours rien au mal qui ronge notre XV de France en manque de jeu et d’ambition pour engranger la confiance et les victoires qui vont avec.

Les 37 noms sont tombés de haut (ou d'en haut), comme attendu, avec quelques surprises de taille mais qui n’étonnent plus personne tant le pantin des hautes sphères de la FFR ne maîtrise rien et se contente d’argumenter les choix d’autres en se contredisant de l’un à l’autre.

À commencer par le cas Iturria dont il est prêt à attendre la guérison, prévue au mieux une semaine avant les premiers matches (bonjour la préparation) quand il préfère prendre Machenaud à la place de Parra, soi-disant blessé, alors que ce dernier serait opérationnel bien plus tôt, en août.

Dans les deux cas, que ce soit en troisième ligne ou à la mêlée, Brunel a raison, on a une pléthore de choix. Seulement l’argument devrait être valable pour les deux postes. Que les deux Clermontois manquent le Mondial, cela serait cohérent, et même raisonnable, afin de compter dès à présent sur des hommes bien préparés individuellement et bien intégrés dans le groupe.

Seulement, Brunel veut Iturria, comme si Macalou, Lapandry, Gourdon (absents de la liste) ou encore Ollivon et Cros (en suppléants) ne suffisaient pas à renforcer les déjà sélectionnés Camara, Lauret, et Picamoles. Comme si on ne pouvait également prendre Joseph dans les 31, ou encore l'excellent flanker Haddad, pour les aguerrir encore plus après une coupe du monde des U20 en Argentine très satisfaisante.

Mais le grotesque est à regarder du côté des demis de mêlée.

Comme si Brunel et son staff n’avaient pas suivi le TOP 14 au cours duquel les 5 meilleurs joueurs au poste ont été sans conteste (et peu importe l’ordre) : Dupont, Couilloud, Bezy, Paillaugue et Parratous décisifs avec leurs clubs, au plus haut niveau.

Alors comment est-il possible de se retrouver encore avec Serin (décevant en équipe de France et avec Bordeaux) et surtout Machenaud qui a autant joué cette année que Couilloud (revenu de blessure en fin de saison), du fait même que Iribaren lui a été largement supérieur.

Je ne vais pas reprendre tous les postes, car avec les Toulousains et Clermontois, méritants finalistes du championnat, on est bien loti à l’arrière. Et le remplacement de Bastareaud par Guitoune peut largement se justifier tant le centre champion de France a été décisif avec le Stade jusqu’au titre.

Cependant, je regrette (oui, je le pense) que Basta ne fasse pas partie du groupe pour ce qu’il apporte de par son expérience et au niveau mental et pour les services rendus à ce Brunel qui s’est bien appuyé dessus quand son équipe ne produisait aucun jeu. Un Basta sauve au minimum les apparences en défense, à défaut d’insuffler du rugby à la toulousaine.

Bref, sur cette ligne arrière, je regrette encore une fois que le staff s’appuie à l’ouverture sur un Lopez, démuni d’inspiration, prévisible au pied, la trouille au cul, sans génie, alors que Wisnieswski, avec le LOU, a montré de bien meilleures intentions avec une des meilleures réussites au pied (hormis sa demi-finale manquée). Et que dire de Carbonel, plus utilsé que Belleau à Toulon et impérial avec les moins de 20 ans. Il pourrait faire partie de l’aventure, au même titre que Joseph ou Haddad, mentionnés plus haut.

On pourrait, bien sûr, continuer ainsi, dans le détail de cette liste, avec les apparitions surprenantes de Leroux et Raka, en place de Willemse (dans les +6) et Thomas (ou Vakatawa), tant ces deux joueurs sélectionnés, loin de leur niveau, n’ont pas pesé dans le championnat.

On pourrait s’interroger sur d’autres absences, sans que cela ne fasse avancer l’éternel problème qui pointe à nouveau le bout de son nez, dans cette préparation estivale des Bleus pour le Mondial :

Quel projet de jeu pour animer ce XV de France ?

Parce que depuis l’éviction de Novès, c’est le néant !

 

La semaine prochaine…

Les Brèves d’Ovalie se reposent pour de bon !

Retour mi-août pour la reprise du TOP 14 et les derniers préparatifs de la Coupe du monde au Japon…

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19 juin 2019

Champions Cup - Saison 2019-2020

Le Racing tiré d'entrée comme un lapin !

Ce mercredi 19 juin, à Lausanne, a eu lieu les tirages au sort des poules des Champions & Challenge Cup pour la saison prochaine.

CCup 2019-2020 tirage

Et pan ! ... le Racing 92 s'est fait tirer dessus à boule portant...

le mauvais numéro de poule comprenant l'assassin en titre, le monstre irlandais et un Gallois teigneux.

Pour nos autres Frenchies, la tâche ne sera pas bien plus aisée, avec des poules très relevées. Et comme l'an passé, Montpellier aura à se battre contre un favori du TOP14, et pas des moindres, puisqu'il s'agit du champion de France.

 

Côté Challenge Cup, voici le résultat :

CCup2 Tirages 2019-2020

 

Quant aux finales, elles se joueront en France,

au Stade Vélodrome de Marseille en mai 2020 !

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16 juin 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°359

Reçu cinq sur cinq !

TOP 14... Finale                                     Toulouse – Clermont    24 – 18

Le premier Brennus pour Huget. Mérité !

Et de 20 !

5ème finale entre Toulouse et Clermont et devinez quoi ! C’est encore Clermont qui perd.

Du haut de ma tribune, côté nord, niveau inter, au milieu d’autres supporters jaune et bleu désabusés, j’ai tenté de comprendre ce qui se passait sur la pelouse du Stade de France, ce samedi soir.

En vain.

Pourquoi Clermont n’a pas réussi à marquer un seul essai avec ses trois-quarts de feu (Fofana, Moala, Toeava et surtout Penaud et Raka), comme lors de tous ses matches cette saison ?

Pourquoi tant de maladresses et de fébrilité dans cette machine à jouer quand Laidlaw faisait preuve de tout l’inverse dès qu’il s’agissait de viser entre les perches ? Cinq sur cinq, un sans faute au pied du buteur écossais quand Lopez, lui, avait tout faux avec le sien pour distribuer le jeu comme au Michelin.

J’ai donc crié, chanté, applaudi aussi, les belles actions toulousaines surtout, feignant de comprendre ce qui ce tramait sous mes yeux, de ma modeste et trop lointaine place.

Alors ce dimanche, j’ai tout revisionné, comme si je ne savais pas déjà, supportant cette fois (dans l’autre sens du terme) les commentaires du néo-sélectionneur, critiquant haut et fort les joueurs qu’il aura peut-être demain à ses ordres… ou pas.

Et le pauvre Camille en a pris pour son grade.

Qu’il ne fasse pas comme moi, en matant le replay de la finale sur France 2 ou alors il va vite comprendre que, la coupe du monde au Japon, il risque de la passer au mieux sur un banc, au pire devant sa télévision, en Auvergne.

Et comment donner tort à Galthié tant l’ouvreur clermontois a été le facteur X de la défaite de son équipe, à l’image de ce ballon botté en touche pour regagner le vestiaire à la pause plutôt que d’essayer de gagner du terrain avec son équipe en supériorité numérique jusqu’à l’en-but adverse pour tenter de passer devant. Belle mentalité de gagneur !

Mais bien sûr, je ne cherche pas ici à me focaliser sur les Jaunards et oublier la performance majuscule des Rouge et Noir, à l’image d’une saison exceptionnelle, avec des joueurs exceptionnels.

Et rien que pour ça, je suis très heureux du résultat.... Sincèrement si !

Quelle classe, cette ligne de trois-quarts, avec le dynamiteur Kolbe, les précieux Guitoune et Akhi au centre, le filou expérimenté Médard et le finisseur Huget pour un doublé décisif après deux actions splendides impulsées par l’explosif Dupont.

Un essai par mi-temps leur aura suffi pour décrocher le bouclier, récompensant leurs nombreux temps forts quand les Clermontois ne parvenaient pas à passer leur rideau défensif, intelligemment muré par des fautes, à écouter le duo de comiques sur France 2, quand ce n’était pas les Auvergnats eux-mêmes qui sabordaient leurs propres actions par des fautes de mains.

Et quand elles n’y étaient pas, monsieur Garces parvenait à voir des en-avant de passe au mauvais moment ou prendre des décisions qui n’arrangeaient en rien les déjà mauvaises affaires de ces Jaune et Bleu mal engagés, courant après le score, pourtant longtemps à deux petites longueurs seulement.

Essai de pénalité ou pas, le problème clermontois semblait ailleurs.

Comme Lopez, pas du tout dans son match et qui, au retour des vestiaires, d’une relance au pied catastrophique, allait offrir le ballon du deuxième essai toulousain, après  plusieurs séquences offensives dans les 22 clermontois et avec à la finition, encore, Kolbe pour Huget.

Rien à dire, si ce n’est l’incompréhension en cette fin de match, de laisser Lopez sur le pré pour placer Nanai-Williams sur l’aile en place de Raka. Mais il faut croire que, pour Azéma, le gestionnaire à l’ouverture avait plus la capacité que le néo-zélandais pour trouver la faille dans la défense toulousaine.

Et il ne fallait pas compter sur Monsieur Garces dans ces dernières minutes pour aider ces Jaunards à y voir clair dans leur jeu, puisque dès que la machine semblait lancée, un en-avant de passe arbitraire était aussitôt signalé. Comme s’ils avaient besoin de ça.

Loin de moi, l’idée de mettre l’arbitrage au centre de cette finale, mais ne comptez pas sur moi pour ignorer la mauvaise partie de monsieur Garces qui a ralenti le jeu par ces mêlées à refaire, tantôt pénalisées, tantôt pas, et ces décisions arbitraires qui n’auraient peut-être pas changé le vainqueur, mais certainement le scénario et la manière.

Car Toulouse mérite son 20ème sacre, pour sa saison bien sûr, mais aussi sur cette finale, plus entreprenant que son adversaire gestionnaire, et sans jamais renier son jeu. Et si Clermont l’avait emporté avec un essai de pénalité ou un autre fait de jeu en sa faveur, et bien, croyez-moi ou pas, cette finale aurait eu pour moi un goût amer.

Alors oui, je suis heureux pour ces Toulousains. Bravo les gars, bravo Mola ! Quelle belle équipe vous faites et comme ce titre vous va bien après avoir surclassé la phase régulière.

Finalement, tout est bien qui finit bien !

 

Coupe du monde des U20 en bref…

Poule A            France (2)  – Argentine (1)      26 – 47                     
                      Pays de Galles  (3)  – Fidji  (4)    44 – 28

Poule B            Angleterre(2)   Australie (1)    56 – 33                     
                     Italie  (4)  – Irlande  (3)              14 – 38

Poule C            Afrique du Sud (1) – Nouvelle-Zélande (2)        25 – 17                     
                      Écosse 
(4) – Géorgie  (3)                                   12 – 17

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après chaque journée)

Des Bleuets en sursis…

Les petits Bleus de France sont passés très près de la désillusion après une dérouillée face aux Pumas, plus motivés que jamais devant leur public pour voler la première place aux Français.

Il aura suffi d’un quatrième essai arraché dans les dernières minutes par Lebel pour récolter un point de bonus offensif heureux quand, plus tard, les Baby Blacks ne parvenaient pas à prendre celui défensif face aux Baby Bocks qui offraient sur un plateau à nos champions du monde l’occasion de défendre leur titre, au détriment des très attendus Néo-zélandais.

Et ce sera contre les Sud-Africains, justement, que les Bleuets auront la lourde tâche de le faire.

 

La semaine prochaine…

Les Brèves d’Ovalie se reposent…

Retour mi-août pour la reprise du TOP 14 et la préparation de la Coupe du monde au Japon…

 

En attendant, vous pouvez toujours suivre les Bleuets jusqu’au bout de la leur et croire avec eux qu’ils pourront sauver leur titre face aux Baby Boks. 

Les demi-finales c’est lundi 21 juin que ça se passe :

  • Argentine – Australie à 18h
  • Afrique du Sud – France à 20h30

Et la finale, comme les autres matches de classement, c’est samedi 22 juin.

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