L E S B R E V E S D O V A L I E . C O M - l'Hebdo du Rugby par Antonio -

15 mai 2022

Les brèves d'Ovalie - Edition n°478

Que du vent !

CHAMPIONS CUP... Demi-finales           Racing 92 – La Rochelle   13 – 20

Ca n'a pas volé haut dimanche !

Loin du niveau du mistral 

Délocalisée à Lens, pour cause d’un concert au Paris-La-Défense Arena (comme pour le Munster la semaine dernière à Dublin) la demi-finale entre Français a sonné creux, dimanche, au stade Bollaert, comme le craignait le manager rochelais Ronan O’Gara, en début de semaine…

Mais bien plus sur le pré qu’en tribunes !

Pauvres (bien trop nombreux) spectateurs qui ont fait le déplacement pour assister à cette bouillie de rugby, servie avec sa farandole de fautes et de maladresses, que les acteurs sur le terrain ont avalé avec des moufles et des pieds carrés.

Certes, outre la chaleur, il y avait un peu de vent pour justifier les ratés des buteurs. D’abord l’ouvreur Rochelais, complètement à l’ouest, en première période, puis le demi de mêlée francilien qui s’est mis à le copier au retour des vestiaires.

Mais de vent, c’est dans les intentions et l’efficacité offensives qu’il en a été question surtout durant 80 minutes, insipides.

Vous voulez vraiment que je vous résume ?

Des charges et des charges, sur des lancements en touche ou derrière des mêlées, qui ont vu le premier essai de Vakatawa, au bout d’une demi-heure de jeu, après avoir déchargé des immondices de fautes de main et de jeu d’occupation à rendre les ballons, comme si Bollaert était une déchetterie du rugby, à nous faire détourner la tête du match tellement il ne sentait pas bon.

(Putain ! j’aurais dû aller à Romagnat, voir le quart de finale des filles, cf plus bas)

Quarante minutes pour accoucher d’un essai, dans la douleur, pour ces Maritimes, méconnaissables, jouant comme des bœufs derrière la charrue de leurs mauls, sans créativité. Alldritt trouvait la faille juste avant la pause, sans que West ne parvienne à égaliser (10-8).

Et puis la seconde période a viré au cauchemar pour les locaux délocalisés, un peu comme pour le Munster face à Toulouse, chez son voisin du Leinster, bien trop indisciplinés et pénalisés.

Deux cartons jaunes, coup sur coup, après les derniers points de Le Garrec, à la cinquantième minute (13-8), offrant un essai de pénalité sur un énième ballon porté, volontairement écroulé par Gomes Sa, après celui de Chat une minute avant.

Presque vingt pénalités concédées par un Racing qui a voulu trop défendre, à la limite des règles. Les Rochelais n’étaient pas loin derrière en nombre de fautes, illustrant la qualité médiocre de cette demi-finale européenne.

13-15 durant une dernière demi-heure laborieuse, de bouillie de rugby, je vous disais, indigeste, où les Maritimes ont serré les fesses jusqu’au bout, de penaltouche en penaltouche, pour tenir le ballon au chaud, jusqu’à la dernière minute, la dernière goutte de cette piquette de jeu, en pick and go imbuvables, pour l’essai de la délivrance…

Je parle de celle de Bollaert, souillé, meurtri dans son sang et or.

Marseille tremble déjà à l’idée de voir ces pauvres Maritimes, dans son antre du Vélodrome, se faire balayer par la tornade offensive qu’a été, la veille, l’équipe du Leinster face à ce qui se fait de mieux en rugby français. Ca risque de souffler fort pour les hommes d’O’Gara.

Pas sûr que ce soit un mistral gagnant !

 

L’autre demie en bref…

Leinster – Toulouse     40 – 17

Leçon de rugby et de pragmatisme

Samedi, les Toulousains sont revenus sur la pelouse de leur époustouflante victoire en quart de finale, face au Munster (lire édition précédente), avec quasi les mêmes acteurs mais pas la même fraîcheur, et surtout, le même adversaire en face.

Car, cette fois, il s’agissait des propriétaires des lieux, ceux du comté du Leinster, quadruples champions d’Europe, et qui comptaient bien décrocher le dernier billet pour une cinquième étoile.

Ils ont été tout simplement monstrueux de sérénité, d’agressivité et d’efficacité, dominant les tenants du titre français dans tous les secteurs du jeu, et notamment au sol.

Pourtant, les Toulousains ont mené d’entrée, après l’essai en contre de Dupont, un score en trompe-l’œil aussitôt effacé dans les instants qui suivirent avec deux essais signés Lowe, lancé côté fermé derrière un ballon porté, puis Van der Flier sur un service du maître Sexton, bluffant la défense rouge et noir.

Menés 23-10 au retour des vestiaires et privé dix minutes de Meafou, l’indiscipline aura raison des Français, cuit d chez cuit, au fil des minutes de la seconde période. Quand, en face, sans jamais s’affoler, les locaux tenaient le match en main et leurs adversaires en joue, les punissant chaque fois qu’ils leurs donnaient le ballon pour se faire battre. Par Lowe, parfaitement servi par Sexton, pour la seconde fis, avant que Keenan ne parachève la leçon de rugby implacable avec une quatrième banderille en fin de partie.

Entre les deux, le deuxième essai toulousain, signé Tolofua, n’a laissé augurer aucun renversement possible tant la maîtrise du jeu était dans un seul camp.

Les Maritimes sont prévenus. Seul le seizième homme du Vélodrome pourrait faire basculer, dans quinze jours, cette finale promise à cette monstrueuse équipe du Leinster programmée pour.

 

Les demi-finales de la Challenge Cup en bref…

Lyon – Wasps            20 – 18

Toulon – Saracens     25 – 16

Pierre et Franck, main dans la main, pour une finale à double enjeu

Les deux futurs coaches-associés du RCT la saison prochaine, vont s’affronter pour le titre du Challenge européen au Stade Vélodrome, et une place qualificative à la prochaine Champions Cup, de quoi finir en beauté la saison avec leurs clubs respectifs et s’octroyer le statut de leader dans leur association.

Parce que les deux formations, lyonnaise et toulonnaise, ont, tour à tour, samedi, montré du caractère pour venir à bout des deux ogres anglais que sont les Wasps et les Sarries.

Le premier, le LOU, a renversé le match en sa faveur, en seconde période, grâce à deux essais, signés Berdeu et Charcosset, après avoir manqué le premier acte.

Le second, le RCT, a étouffé les velléités des Saracens, grâce à une défense encore plus agressive et surtout à leurs talents derrière, les jambes en feu, avec Villière, Luc et Wainiqolo, auteurs des trois essais varois.

Une petite finale 100% française, qui promet autant sur le terrain qu’au bord avec le duel entre Pierre et Franck, deux futurs copains.

 

Les résultats des quarts de finale du TOP 14 féminin…

Sans commentaires, faute de suivi médiatique... Enfin, sauf pour "mes" tenantes du titre :-)

ASM Romagnat – Montpellier           22 – 20

ASM Romagnat Montpellier 2022

"Accrochées à leur bouclier, les championnes de France en titre ne se sont jamais avouées battues. Bousculées en première période, parfois imprécises, les filles de Fabrice Ribeyrolles sont allées chercher au fond de leurs tripes cette victoire et ce dernier essai en bout de ligne symbole de volonté et de conviction sur un jeu de mouvement qui a fini par faire craquer les Héraultaises. La transformation de la gagne, claquée par Jessy Trémoulière en bord de touche, ouvre les portes des demi-finales aux filles de Romagnat qui ont montré un sacré tempérament et une volonté extrême de défendre leur bout de bois." (ASM-Rugby >>)

Toulouse – Lyon                                27 – 0
Blagnac – Grenoble                           42 – 15
Bordeaux – Bobigny                          18 – 15

 

La semaine prochaine…

Un petit détour par le TOP 14…

Plus que deux journées avant le verdict des phases finales.

Au programme* de la 25ème journée, dès le samedi 21 mai :

         Bordeaux – Lyon, à 15h                (Assurer les phases finales)   

         Biarritz – Clermont, à 17h15         (Les Jaunards courent après l’Europe)

         La Rochelle – Stade Français, à 17h15   (Des Maritimes en péril)

         Montpellier – Racing 92, à 17h15          (Pour une demie directe)

         Toulon – Pau, à 17h15                   (les Varois courent après le TOP 6)

         Brive – Toulouse, à 21h05             (le maintien pour l’un, le TOP 6 pour l’autre)

Puis dimanche 22 mai :

         Castres – Perpignan, à 21h05     (une demie ou le maintien)

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du TOP 14 féminin

Les demi-finales se dérouleront simultanément dimanche 29 mai à 15h :

  •       Toulouse – Bordeaux  
  •       Blagnac – ASM Romagnat

Retrouvez les résultats et le calendrier sur >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

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08 mai 2022

Les brèves d'Ovalie - Edition n°477

Droit au but !

CHAMPIONS CUP... Quarts de finale       Munster – Toulouse   24 – 24   (2 tab 4) 

Ntamack, troisième artilleur des tirs au but

Cap sur le stade de l’OM

Le champion en titre toulousain n’a pas eu le pied qui tremble, samedi après-midi, dans un stade de Dublin plein comme un champ de strawberries au mois de mai, pour venir à bout de la Red Army, aux fraises lors de la séance de tirs au but.

Pourtant, que ce fut compliqué durant les 80 premières minutes du temps réglementaire, autant que ce fut intense et fabuleux avec trois essais de chaque côté et un suspense à couper le souffle, au bout des pieds de buteurs malheureux.

À commencer par l’artilleur local, Carbery, qui manquait deux pénalités, en cours de jeu, tout comme son arrière suppléant, Healy, qui échouait par trois fois, le coup de pied de la gagne : une pénalité, en fin de rencontre qui passait juste à côté, puis deux drops, durant les prolongations, trop courts.

Leurs vis-à-vis toulousains, Ntamack et Ramos, n’ont pas eu plus de réussite, avec chacun un drop raté, le premier en première période, le second durant les prolongations pour tuer le match. Et quel match !

Sans doute, le plus fou et le plus fantastique de la compétition.

Tout avait d’abord bien commencé pour les deux formations qui ont, chacune leur tour, montré les dents et mordu la ligne d’en-but. Par Kendellen, d’abord, au bout de dix minutes, derrière une combinaison parfaite en touche autour du patron O’Mahony, le troisième-ligne concluait en puissance après une grosse séquence devant la ligne française.

Deux minutes plus tard, les Toulousains répondaient du tac-au-tac, avec la manière, par Ntamack, derrière une belle échappée de Fouyssac. Hou ! le ton du match était donné.

Fort de sa mêlée, surpuissante, le XV Rouge et Noir lançait son jeu de mains de maîtres, avec Dupont, puis Ntamack, encore, qui décalait Ramos jusqu’à Lebel pour le deuxième essai, 100% chelemard. Ramos assurant la transformation complètement à droite (7-14).

Mais la Red Army avait de la ressource à revendre et mettait la pression sur son adversaire dans cette fin de premier acte, multipliant les charges par ses avants jusqu’à écarter sur Earls pour l’essai de l’égalisation, juste avant la mi-temps.

Au retour des vestiaires, tout était à refaire, 0-0, balle au centre.

Les locaux « délocalisés » (Thomond Park ayant préféré la star anglaise Ed Sheeran à cette somptueuse affiche) repartaient de plus belle dans les 22 français, marquant avec détermination par leur arrière, Haley, afin d’oublier la seconde pénalité manquée de Carbery qui se rattrapera, quelques minutes plus tard, pour porter le score à 24-14.

Le quintuple champion en titre subissait sévèrement la domination territoriale, en infériorité numérique, après l’expulsion temporaire d’Arnold, suite à un plaquage dangereux sur Zebo.

Heureusement, Ramos était dans un grand jour, ouvrant des espaces à chaque relance, malgré les maladresses de ses coéquipiers et une défense héroïque des Celtes, à l’image du capitaine O’Mahony, monstrueux au grattage.

Il faudra la sortie de ce grand joueur, sur blessure et un exploit de Lebel pour renverser le cours du match. Derrière une touche, Mauvaka remettait le cuir à l’intérieur pour l’ailier international dont la course incroyable enfumait Zebo d’un tchik-tchak époustouflant avant de filer dans l’en-but pour son doublé.

Mazette ! quel sacré joueur !

Il ne restait alors plus qu’à Ramos et les siens de patienter, dans les derniers instants et obtenir la pénalité de l’égalisation pour jouer les prolongations, au bout du bout, de la fatigue et des crampes, du suspense et des drops manqués qui amenèrent, inéluctablement, à la séance des tirs au but, pour la première fois depuis la nouvelle règle.

À savoir : Trois buteurs dans chaque équipe pour six tirs dans six positions.

Murray prenait place au centre, sur la ligne des 22, pour le premier point des Irlandais. Dupont le copiait parfaitement pour égaliser (1-1).

Plus à droite, le malheureux Healy manquait son tir quand Ramos passait le sien (1-2).

Côté gauche, Carbery ajustait la mire, tout comme Ntamack, sans souci (2-3).

Sur la ligne des quarante, cela se corsait pour Murray, pourtant face au poteau, ratant complètement son tir, alors que Dupont, serein, ne tremblait pas (2-4).

Quand, à droite, Healy se trouait pour la seconde fois, donnant la victoire aux Toulousains qui n’avaient pas besoin du pied adroit de Ramos pour la sceller.

Quel scénario et quel dénouement, mes amis !

Toulouse aura tremblé mais aura tenu bon, avec beaucoup de sang-froid et de talents pour venir à bout d’une belle équipe du Munster.

Le comble, c’est qu’il va falloir revenir dans ce même stade, la semaine prochaine, pour y affronter en demie les véritables proprios, les redoutables Leinstermen.

Après la province de l’Ulster, celle du Munster, la balade irlandaise n’est décidément pas terminée pour le Stade Toulousain qui se donne le droit de rêver au but ultime :

Une finale au Stade Vélodrome.

 

Les autres matches en bref…

La Rochelle – Montpellier     31 – 19

Ce n’est plus du TOP 14 !

Battus à l’aller comme au retour, à Marcel-Deflandre, par des Montpelliérains alors irrésistibles en TOP 14, les Maritimes ont remis les pendules – et leur niveau – à l’heure des phases finales de la coupe d’Europe.

Et ça a été une autre paire de manche, dans leur antre acquis à leur cause, eux, les derniers finalistes de la compétition. Inscrivant rapidement deux essais, par Priso et Vito, pour mener 17-0, les Rochelais ont maîtrisé la rencontre, sans jamais douter, malgré les trois essais, trop facilement encaissés (Thomas, 29è, Reilhac, 41è, Mercer 54è), gardant à distance le leader du TOP 14, grâce à une troisième attaque punitive, par Botia, et surtout, la botte de West pour corriger des Cistes indisciplinés.

La semaine prochaine, les Maritimes rencontreront à nouveau des Topquartorziens dans le stade mythique de Lens, pour tenter d’enchaîner une deuxième finale consécutive, et qui sait, pour la revanche de l’édition précédente, dans le sud de la France.

Racing 92 – Sale                   41 – 22

En mode diesel

Dimanche après-midi, à Paris-La-Défense Arena, les Racingmen nous ont offert un festival offensif enthousiasmant en seconde période, après avoir subi la loi des Sharks dans la première (6-10), incapables de trouver de solution en dehors du pied de Le Garrec, impeccable dans son rôle, le minot élu homme du match.

Quatre essais de belle facture, au retour des vestiaires, par le funambule Thomas, l'artiste Russel, la flèche Imhoff, et l'explosif arrière Spring, pour faire oublier les trois encaissés de la part des Anglais.

Ils recevront, à Bollaert, les Rochelais pour une demie franco-française très ouverte.

Leicester – Leinster              14 – 23

Sans forcer

Menant 20-0 à la pause, les Leinstermen, à l’économie, n’ont pas forcé leur talent pour disposer des Tigres du Leicester, plutôt décevants, malgré une belle réaction en seconde période, avec l’essai du vieil Ashton.

Le quadruple champion celte semble prêt à recevoir le tenant du titre, pour une demi-finale neuf étoiles, chez lui, à l’Aviva Stadium.

 

Les quarts de finale de la Challenge Cup en bref…

Lyon – Glasgow                     35 – 27

Toulon – London Irish           19 – 18

Gloucester – Saracens          15 – 44
Édimbourg – Wasps              30 – 34

Nos Français se sont fait peur

D’abord les Lyonnais, samedi soir, à Gerland, ils ont dû s’employer en seconde période pour remonter leur retard (13-27) grâce à un 22-0 implacable et trois nouveaux essais d’avants, après celui de Couilloud, par Taofifenua et Niniashvili, par deux fois.

Dimanche après-midi, les Toulonnais ont évité le pire, après avoir été menés 6-10 à Mayol, par une équipe londonienne très joueuse, marquant la première, avant de voir la réaction des Varois, au retour des vestiaires, par leur capitaine, Ollivon, encore exemplaire. Pourtant, l’essai extraterrestre de plus de 100 mètres de l’entrant Aruundell, à l’arrière, a autant ébloui qu’éteint le stade, avant que Jackson ne manque, fort heureusement, la transformation en coin. Ouf !

Nos deux fleurons français se qualifient donc pour les demies, à l’arrachée, et toujours à domicile, face à deux grosses écuries anglaises. Ça promet !

 

La semaine prochaine…

Ne bougez pas de votre fauteuil, on enchaîne avec les demies !

 

Au programme* des demies de la Champions Cup :

         Leinster – Toulouse, samedi 14 mai à 16h

         Racing 92 – La Rochelle, dimanche 15 mai à 16h

 

Au programme* des demies de la Challenge Cup :

         Lyon – Wasps, samedi 14 mai à 13h30

         Toulon – Saracens, samedi 14 mai à 21h

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de beIN sports et France TV

 

Du côté du TOP 14 féminin

La phase régulière, qui a confronté les 14 équipes sur 2 poules, vient de se terminer, qualifiant les équipes suivantes pour les quarts de finale qui se dérouleront simultanément dimanche 15 mai à 15h :

  •       Toulouse (1A) – Lyon (4B)
  •       Bordeaux (2B) – Grenoble (3A)
  •       ASM Romagnat (2A) – Montpellier (3B)
  •       Blagnac (1B) – Bobigny (4A)

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01 mai 2022

Les brèves d'Ovalie - Edition n°476

C'était pas un jeu à Caro

VI NATIONS (F)... 5è journée                 France – Angleterre     12 – 24

C'était pas un jeu à Caro

Y avait du cœur mais pas de piquant !

Samedi après-midi, à Bayonne, dans un stade Jean-Dauger à guichets fermés, la dernière manche du tournoi des VI Nations féminin n’a pas tenu toutes ses promesses, le jeu étant resté à la main des Anglaises, quasi toute la partie, en dehors de deux plis.

Dès le XV de départ, il y a eu comme maldonne.

Dans un tel duel qui s’annonçait déséquilibré, il valait mieux se doter d’un bon jeu au pied d’occupation, et au tir au but, pour tenter par tous les moyens de marquer des points. Or, la sélectionneuse Annick Hayraud a préféré aligner Caroline Drouin, à l’ouverture, alors que la joueuse revenait de blessure, plutôt que Jessy Trémoulière qui avait démontré toutes ses qualités et sa complémentarité avec Laure Sansus sur les deux matches précédents.

Je pensais pourtant avoir été clair ici >> !

Si le jeu à Caro pouvait assurer, sans doute, une meilleure défense, son jeu au pied, hasardeux, n’augurait rien de bon. Et il a piqué les yeux, samedi, ça n'a pas fait un pli, comme cette touche directe, ou encore cette transversale peu inspirée dans les bras de l’arrière anglaise, sans parler de la transformation manquée en seconde période. 

Mais, attention, une mauvaise carte peut en cacher une autre.

Deuxième maldonne dans la distribution d’Annick : encore du Caro !

Le jeu de l’ailière Caroline Boujard n’a jamais pesé sur les rares temps forts tricolores. Alors que l’entrée d’Émilie Boulard, tardive, a su faire la différence dès son premier ballon.

Mais revenons à la partie, perdue d’avance, qui avait pourtant parfaitement commencé, encore une fois, grâce à l’inspiration d’une Laure Sansus époustouflante. La précieuse demi de mêlée éjectait parfaitement un ballon dans la course de Romane Ménager pour le premier pli dans l’en-but, dès la quatrième minute.

Mais la réplique des Red Roses ne s’est pas fait attendre dès que le jeu est tombé à pic, dans les travers des Françaises, à la faute, avant de se noyer sous trois ballons portés derrières des vagues de penaltouches, en seulement un petit quart d’heure.

Sarah Bern, Abbie Ward et Sarah Bern, belote et rebelote et sept de der !

Pourtant, en fin de première période, menées 21-7, les Affamées ont eu des occasions de nouveaux plis, toutes gâchées par des touches rendues à l’adversaire ou des fautes de mains qui ont succédé aux mauvais choix au pied.

Si seulement, elles avaient pu prendre quelques points au pied, au lieu d’insister dans leur conquête impuissante, la seconde période aurait pu offrir au public au moins un autre suspense, et entrevoir l’exploit.

Car, au bout du compte, les Bleues ont remporté le deuxième acte (5-3), grâce encore à un service millimétré de Laure Sansus pour la pilière Annaëlle Deshay qui a trouvé l’intervalle pour plonger dans l’en-but, tandis que les Anglaises se sont contentées d’une seule pénalité par leur buteuse 100% Scarratt.

Que de déchets et de regrets, sur le papier et sur le pré de Jean-Dauger !

La seizième femme, cette foule en liesse dans les tribunes, méritait mieux que ça. Je reste convaincu que le flair de Jessy associé à la fougue de Laure aurait pu trouver les jambes en feu d’Émilie ou celles de Chloé, à l’arrière, dont les relances et le jeu au pied resteront une belle satisfaction de ce tournoi.

Les Red Roses, Number one au classement mondial, n’ont pas volé ce Grand Chelem (leur 16ème pour 17 titres), loin de là, tellement elles ont été au-dessus du lot tout du long de ce tournoi et de cette finale.

Il ne leur reste plus qu’à reprendre le titre de championnes du monde aux Black Ferns, cet automne, en Nouvelle-Zélande, où elles retrouveront nos Tricolores dans leur poule.

Espérons que nos Bleues auront alors plus à cœur de remporter la partie pour ne pas rester une onzième fois d’affilée sur le carreau, depuis leur Grand Chelem de 2018.

 

Les autres matches en bref…

Irlande – Écosse                      15 – 14

Pays de Galles – Italie             8 – 10

Un finish sur le fil…

Alors que les Italiennes surprenaient les Galloises à Cardiff, les Irlandaises se sauvaient de la dernière place, à la dernière minute, face à des Écossaises aussi héroïques que malheureuses dans ce tournoi, avec une cuiller de bois de cinq défaites, dont trois bonifiées.

Clsst : 1-Angleterre, 27 pts (+260) – 2-France, 20 (+104) – 3-Pays de Galles, 11 (-70) –
4-Irlande, 9 (-90) – 5-Italie, 8 (-119) – 6-Écosse, 3 (-85)   

 

La 24ème journée de TOP 14 en débriefing à J-2…

Lyon (5) – Montpellier (1)                    43 – 20

Clermont (9) – Stade Français (11)      29 – 26

Pau (10) – Racing 92 (4)                       21 – 30

Perpignan (13) – Brive (12)                   27 – 10

Biarritz (14) – Castres (3)                     13 – 48

Toulouse (6) – La Rochelle (7)             23 – 16

Bordeaux (2) – Toulon (8)                   16 – 29

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après ce week-end)

Dans un mouchoir de poche

7 points séparent le premier, Montpellier, du 7ème, La Rochelle, ex-aequo avec le 6ème, Toulouse.

Autant dire que les deux premières places ne sont pas acquises à deux journées de la fin de la phase régulière.

Si, mathématiquement, Clermont et Toulon sont encore dans la course, il paraît peu probable qu’ils terminent dans les six. Par contre, ils auront à cœur de se battre pour se qualifier dans les 8 pour jouer la Champions Cup, avec un avantage pour les Varois qui pourraient conforter la 8ème place d’office en remportant la Challenge Cup, selon les règles en vigueur. D’autant que les Jaunards ont encore peiné pour valider leur victoire après avoir mené face aux Parisiens (22-5 à la pause). Tandis que les Toulonnias, rien ne semble les arrêter !

Samedi, le duel entre Perpignan et Brive a redonné espoir aux Catalans après leur victoire, haut la main, dont le seul regret est de ne pas avoir glané le point de bonus offensif pour se rapprocher à deux longueurs de leur concurrent. Mais tout reste possible. Pour rappel, la treizième place donne lieu à un barrage à l’extérieur, très compliqué, chez le vice-champion de PRO D2.

C’est terminé pour Biarritz, officiellement relégué. Les Castrais n'en ont fait qu'une bouchée, dans leur dynamique et avec un calendrier favorable qui pourraient les hisser à l’une des deux premières places directement qualificatives en demie.

Car Montpelliérains et Bordelais ont subi les lois lyonnaise et toulonnaise et ont du souci à se faire avec les rencontres à venir. Sans oublier le retour en force, et en forme, du Racing, à l’image d’un Vakatawa flamboyant à Pau.

Donc ce championnat n’a jamais été aussi indécis et plein de suspense.

Retenez ces duels à distance, dès le 21 mai prochain :

  •        Brive et Perpignan pour le maintien
  •        Clermont et Toulon pour jouer la Champions Cup
  •        Lyon, Toulouse et La Rochelle pour rester dans le TOP 6
  •        Bordeaux, Montpellier, Castres et le Racing pour une demie directe

Tous les résultats officiels du week-end >> 

 

La semaine prochaine…

Quarts de tour vers l’Europe !

Les coupes d’Europe font leur retour pour une nouvelle quinzaine, avec leurs quarts de finale et leurs demies.

Au programme* des quarts de la Champions Cup, samedi 7 mai :

         Munster – Toulouse, à 16h             -> Fr2

         Leicester – Leinster, à 18h30

         La Rochelle – Montpellier, à 18h30

Puis dimanche 8 mai :

         Racing 92 – Sale, à 16h                  -> Fr2

 

Au programme* des quarts de la Challenge Cup, vendredi 6 mai :

         Gloucester – Saracens, à 21h

Puis samedi 7 mai :

         Édimbourg – Wasps, à 16h30

         Lyon – Glasgow, à 21h

Enfin, dimanche 8 mai :

         Toulon – London Irish, à 13h30       -> Fr4

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de beIN sports

 

Du côté du TOP 16 féminin

C’est la reprise !

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24 avril 2022

Les brèves d'Ovalie - Edition n°475

MERCI ! Laure et Jessy

VI NATIONS (F)... 4è journée                 Pays de Galles – France     5 – 33

Laure, décisive encore !

Pièces maîtresses d’une mise en pièces.

Vendredi soir, à Arms Park, pour la deuxième fois consécutive, notre charnière tricolore a ébloui de toute sa classe une rencontre de mains de maîtresse, à sens unique... ou presque.

Que ça va être compliqué pour Pauline (Bourdon) et Caro (Drouin) de regagner leurs places.

 

Troisième doublé pour Laure Sansus, en trois rencontres !

La demi de mêlée n’a pas son pareil pour coller au ballon derrière les rucks et le distribuer dans les meilleures conditions pour qu’il se faufile dans l’en-but comme une lettre à la poste, quitte à s’en charger elle-même, comme sur ce premier essai, en exploit individuel après une accélération éliminant trois Galloises.

Elle récidivera, vingt minutes plus tard, pour l’essai du bonus qui tuera le match à la demi-heure de jeu (0-26).

Vingt minutes, durant lesquelles Jessy Trémoulière allait faire parler la poudre de son jeu au pied, occupant tactiquement le camp adverse avant de dégainer une transversale millimétrée pour son ailière, Caroline Boujard qui signait magnifiquement son retour par un essai acrobatique, validé à la vidéo. Bravo !

Les Diablesses Rouge, pourtant très agressives et aussi affamées que nos Bleues devant leur public, n’ont jamais lâché la pression dans les 22 tricolores, se heurtant au mur d’une défense bétonnée avant qu'une sublime relance de Chloé Jacquet ne les écœure autant qu'elle les enrhume avec ses crochets dans une chevauchée fantastique.

Oui mais voilà, comme face à l’Écosse, la seconde période allait baisser d’intensité et monter le niveau de maladresses, de fautes de main et de frustration que Jessy avait pourtant balayée, au bout d’un quart d’heure, prenant le cuir et les choses en main pour inscrire le cinquième essai, avec un flegme tout britannique. J'adore !

Jessy irrésistible

« Bon ben les filles, j’y vais, hein ! »

0-33 à l’heure du coaching et les Bleues entrantes s’emmêlaient les passes et les pinceaux laissant la possession aux Galloises qui ont fini par inscrire, héroïquement, sur le fil, l’essai de l’honneur après des charges incessantes et jusqu’au-boutistes.

Hormis la charnière, indiscutable, on ne peut pas dire que ce dernier match avant la finale à Jean-Dauger, contre les redoutables Red Roses, nous a vraiment rassuré.

Il va falloir hausser encore le niveau pour offrir au public basque ce grand chelem à domicile, dans une ambiance de feu, à guichets fermés.

 

Les autres matches en bref…

Italie – Écosse                      20 – 13

Angleterre – Irlande             69 – 0

Les Ritales évitent la cuiller de bois

Autre enjeu, loin derrière celui du Grand Chelem, entre nos (trop) gentilles Françaises et les (encore) monstrueuses Anglaises, la dernière place, disputée entre Italiennes, Irlandaises et Écossaises. Ces dernières auront une ultime chance, la semaine prochaine, de la céder à l'une de leurs concurrentes.

Clsst : 1-Angleterre, 20 pts (+248) – 2-France, 20 (+116) – 3-Pays de Galles, 10 (-68) –
4-Irlande, 5 (-91) – 5-Italie, 4 (-121) – 6-Écosse, 2 (-84) 

 

La 23ème journée de TOP 14 en débriefing à J-3…

Castres (4) – Clermont (9)                    12 – 0

Stade Français (11) – Pau (10)              21 – 18

Brive (12) – Lyon (7                              17 – 31

La Rochelle (3) – Perpignan (13)          32 – 16

Racing 92 (5) – Biarritz (14)                 40 – 7

Toulon (8) – Toulouse (6                     19 – 15

Montpellier (1) – Bordeaux (2)           22 – 23

La pluie file des claquettes

Samedi, la pluie s’est abattue sur tous les stades de France, rinçant au passage les espoirs des Clermontois à Pierre-Fabre, réveillant les Lyonnais et les Toulonnais, dans leurs dynamiques de qualification en quarts de Challenge européen, compliquant la tâche de reconquête du TOP 6 des Toulousains amoindris, sans leur charnière décisive.

Samedi, Rochelais et Racingmen ont profité de recevoir les promus pour se hisser, comme les Castrais, aux portes des deux premières places, menaçant ouvertement leurs occupants.

À J-3, après la pluie diluvienne de cette journée, le ciel des phases finales s’éclaircit.

5 équipes, quasi qualifiées, vont batailler pour rêver de demies directes :

  •        Montpellier, Bordeaux, Castres, La Rochelle et le Racing 92

présentées dans l’ordre des chances d’y parvenir.

4 autres vont s'arracher dans un sans-faute pour décrocher la dernière place qualificative :

  •        Toulouse, Lyon, Toulon et Clermont

sachant que les deux dernières vont surtout concentrer leurs espoirs sur le TOP 8, qualificatif à la prochaine Champions Cup, voire sur le TOP 7 si Toulon ou Lyon devait remporter la Challenge Cup cette année.

Le Stade Français et Pau pourraient s’inviter en trouble-fête, à défaut de jouer le maintien, réservé désormais au duel entre Perpignan et Brive dont le prochain affrontement, samedi, augurera de leurs destinées.

Quant à Biarritz, le club basque est à une défaite d’une descente officielle en PRO D2.

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après ce week-end)

Tous les résultats officiels du week-end >> 

 

La semaine prochaine…

À elles le Grand Chelem !

On va les bouffer !

Nos Affamées passent au dessert "Crunchillant", avec l'envie de se régaler à Jean-Dauger face aux féroces tenantes du titre, les Red Roses, pour réaliser ce fameux Grand Chelem.

Ce serait un véritable exploit !

Au programme de la 5ème journée du VI Nations féminin, samedi 30 avril :

         France – Angleterre à 15h15, à Bayonne           (France TV)

 

Le TOP 14 se poursuit en parallèle, avant d’entamer les quarts de finale européens.

Au programme* de la 24ème journée, cruciale ! dès le samedi 30 avril :

         Lyon – Montpellier, à 15h                    (resserrer le peloton du TOP 6)    

         Clermont – Stade Français, à 17h     (Pas de Champions Cup pour le perdant)

         Pau – Racing 92, à 17h                        (des Palois sans pression)

         Perpignan – Brive, à 17h                    (pas le droit à l’erreur pour les Catalans)

         Biarritz – Castres, à 17h                     (le CO pour une deuxième place)

         Toulouse – La Rochelle, à 21h05      (la reconquête du champion face à son vice)

Puis dimanche 1er mai :

         Bordeaux – Toulon, à 21h05             (l’instant vérité pour le RCT)

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

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17 avril 2022

Les brèves d'Ovalie - Edition n°474

Pavillon tricolore battant...

CHAMPIONS CUP... Huitièmes retour     La Rochelle Bordeaux   31 – 23    (aller : 31-13)

Cap sur Marseille !

Les Maritimes coulent les flottes du TOP 14

Aujourd’hui Bordeaux, demain Montpellier, après-demain vraisemblablement le Racing, l’armada rochelaise semble plus que jamais déterminée à atteindre les côtes de Marseille, le 28 mai prochain.

C’est qu’elle l’a encore en travers de la gorge, cette finale bâclée, la saison dernière, à Twickenham, face à son double bourreau toulousain, qu’elle pourrait retrouver au Vélodrome… ou pas.

Comme au match aller, à Chaban-Delmas, ce samedi, le jeu des Maritimes a déferlé sur les Bordelais, sans leur laisser une chance de sortir la tête de l’eau, leur faisant boire la tasse, plutôt quatre fois qu’une, devant le public de Marcel-Deflandre forcément conquis et un Christophe Urios forcément frustré, agacé, énervé, dépité, résigné, de bonne mauvaise foi… comme on le connaît, quoi !

C’est qu’à quinze contre quinze, durant ces premières vingt minutes, on se faisait chier grave. Un coup de pied au but partout et, de l’avis de Monsieur Barnes (Han ! encore lui !), il fallait faire quelque chose pour arranger ça et éviter un match nul, quitte à envenimer le banc. Un carton rouge contre le troisième-ligne centre Vaipulu et le visage d’incompréhension d’Urios prenait la même couleur. Pourtant, il s’agissait bien là d’un attentat du Tongien armant gratuitement son épaule contre la tête du gros bébé Danty.

Enfin, Christophe… ouvre les yeux !

Le match déséquilibré pouvait commencer et monsieur Barnes se relâcher puisqu’il était désormais assuré de faire perdre une équipe française. Pourtant, c’était Lucu qui profitait d’un raté de West pour prendre les devants à la mi-temps (3-6).

Seulement, le second acte sera quasi à sens unique, malgré quelques vives réactions des visiteurs, les locaux faisant péter l’artillerie de leurs trois-quarts, coulant la défense béglo-bordelaise, en moins d’un quart d’heure.

Une inspiration de West, bien servi dans l’intervalle par Atonio, et le premier essai tombait dès la reprise. Cinq minutes plus tard, Kerr-Barlow distribuait les munitions à tout va, tantôt Munoz, tantôt Alldritt qui trompait la défense adverse pour marquer sous les perches.

Dans la foulée, ce même Kerr-Barlow, incontestable homme du match, sur tous les coups, répondait aussitôt au bel essai de Massé pour tuer tout espoir bordelais, sur une percée fantastique de Danty, dans une forme internationale, comme ses compatriotes cités précédemment, Alldritt et Atonio.

Moins d’un quart d’heure après, le demi-de-mêlée néo-zélandais refaisait parler de lui, grâce à un coup de pied millimétré qui envoyait, cette fois, Botia à dame pour l’essai bonus qui assurait la victoire, malgré la réaction des voisins des bords de la Garonne, par Mori, rendant la défaite un peu moins sévère qu’elle en a eu l’air.

Le carton jaune contre Plisson, à peine entré, en fin de rencontre, qui aurait dû être rouge, selon Urios, restera un épiphénomène tant le choc n’avait absolument rien à voir et que l’infériorité numérique allait durer le même temps.

Enfin, Christophe… ressaisis-toi !

Une sixième défaite de l’UBB qui devrait plus inquiéter son manager plutôt que de passer son temps à s’emporter sur le bord de touche, de quoi rendre nerveuse une équipe qui pourtant, même sans Jalibert, a montré qu’elle pouvait à tout moment frapper son adversaire, avec son chelemard à la mêlée, toujours aussi inspiré et décisif.

Quant aux Maritimes, ils peuvent voir venir leurs futurs adversaires, battant toujours pavillon tricolore, au large de leur jeu flamboyant et victorieux, le cap sur Marseille.

Ce sera encore à Marcel-Deflandre, face à la flotte héraultaise.

 

Les autres matches en bref…                           match aller

Harlequins – Montpellier           33 – 20           (26-40)

D’un cheveu

Avec 14 longueurs d’avance, après le match aller, les Cistes ont vu leur avance fondre à vue d’œil, en première période, réduite à un point de chagrin à la pause (30-17), après quatre essais des Anglais contre seulement deux pour les Français, par Reilhac et Tisseront.

Un combat féroce à l’avantage des locaux qui ne parviendront jamais à croquer ce point qui les séparait d’un quart de finale. Un suspense jusque dans les cinq dernières minutes, avec cet essai qui a vu la transformation de la qualification, pourtant facile, échapper au pied de Smith. L’ouvreur international du XV de la Rose semble maudit, lui qui avait pourtant brillé lors du VI Nations et qui, dans le premier acte, avait initié une relance Ntamackesque sur l’essai de Marchant.

Il aurait pu (et dû) être l’homme du match, mais son pied en a décidé autrement, pour le grand bonheur des hommes de Saint-André, qualifiés pour un quart à La Rochelle.

Leicester Clermont                 27 – 17           (29-10)

Place à la j(a)unesse !

Jauneau. Retenez bien son nom, il pourrait bien changer la hiérarchie des numéros neuf du XV de France, dans les années à venir.

Le minot de 18 ans a tout simplement mis à mal les Tigres du Leicester par son culot et ses prises de risque en une mi-temps, dominée par la maladresse récurrente des Jaunards sans laquelle le score et le sort de ce match auraient été tout autres. Sans parler de son essai personnel, sur un contre dans l’en-but, scandaleusement refusé par monsieur Brace.

Un premier acte perdu 7-3, contre le cours du jeu, malgré l’essai d’entrée de Liebenberg. Clermont est passé à côté d’une belle performance, craquant après la sortie du petit Jauneau, remplacé par Parra. Tout un symbole. Trois nouveaux essais encaissés, coup sur coup, quand Raka et Lee concluaient difficilement les nombreux temps forts auvergnats, très éprouvants.

Avec 19 longueurs de retard, Jono Gibbes n’avait guère d’autre espoir que de donner du temps de jeu à ces jeunes qui feront certainement le bonheur des prochaines saisons de l’ASM. Jauneau, mais aussi Tiberghien, les frères Lanen, Dessaigne, Béria, Ojovan et surtout Ezéala, très prometteur, après son entrée prématurée (à la 7è, en place de Moala), sur tous les coups, et notamment les deux essais clermontois.

Une belle satisfaction, en tout cas, qui devrait inspirer le manager auvergnat avant son déplacement crucial à Castres dont le jeu agressif et pragmatique n’est pas sans rappeler celui du champion d’Angleterre.

Ulster – Toulouse                      23 – 30           (26-20)

In-extrémis

C’était dans leurs cordes, et ils l’ont fait. Laborieusement, c’est le moins qu’on puisse dire, et grâce à leur charnière encore décisive, les Toulousains sont parvenus à se défaire des points de retard pour reprendre les devants, in-extremis, une fois dans chaque période.

Au bout d’une demi-heure, N’Tamack, sur une chevauchée fantastique, mettait Ramos sur orbite pour le premier essai, avant que l’ouvreur des Bleus n’intercepte le cuir pour inscrire lui-même le second (10-20). Mais c’était sans compter sur McIlroy qui avait décidé de gâcher la fête avec son doublé pour le deuxième essai irlandais, juste avant la pause (17-20).

Au retour des vestiaires, il était difficile de reconnaître le champion en titre, à la peine, cherchant des espaces pour exister, en vain. Seul le pied de Ramos tenait la route pour répondre à celui de Cooney, en attendant un coup de pouce du destin.

Il s’appellera O’Toole, le pilier nord-irlandais écopant d’un carton rouge, à un quart d’heure de la fin, permettant aux toulousains d’aller chercher leur quart, en supériorité numérique. Et le facteur X sera, une nouvelle fois, un certain Dupont, passé à l’ouverture, qui s’infiltrera dans la défense de l’Ulster pour l’essai de la gagne sous les poteaux, facilement transformé par Ramos qui n’a pas fait une Smith.

Comme pour Montpellier, un point aura suffi au champion pour monter dans le quart qui le mènera, cette fois, dans le comté du Munster, en lui souhaitant de compléter son tour d’Irlande en passant par le comté du Leinster, en demie.

Racing 92 Stade Français        33 – 22          (22-9)

Sans convaincre

Le Racing s’est sorti d’une mauvaise passe grâce à sa supériorité numérique, après l’exclusion (logique) de Naivalu, à la 35ème minute, alors que le Stade Français menait à Nanterre 6-15.

Deux essais à rien pour Paris, en une demi-heure, par Veainu puis Lapègue, quand les locaux héritaient de la double récompense sur le carton rouge, avec un essai de pénalité. Pour autant, l’ailier du Stade doublait la mise pour redonner une belle avance aux siens avance à la pause (13-22).

Les Racingmen réagiront dès le retour des vestiaires, par Thomas, et garderont la main sur la rencontre, profitant de l’indiscipline de leurs voisins qui ne marqueront plus un point. Lauret puis de nouveau Thomas concluront ce festival d’essais pour donner plus d’ampleur à cette victoire, malgré tout bien laborieuse.

Face à Sale, le Racing va devoir faire preuve de constance et de plus d’efficacité pour espérer aller plus loin dans cette compétition.

Leinster Connacht                 56 – 20           (26-21)

Bristol – Sale                             29 – 35           (10-9)

Munster Exeter                    26 – 10           (8-13)

 

Le tableau final* des quarts (en un tour) qui auront lieu les 6-7-8 mai prochains :

  • Racing 92             Sale
  • La Rochelle          Montpellier

  • Leicester              Leinster
  • Munster                 Toulouse

 (*) Regroupement par tableau où les vainqueurs se retrouveront en demie chez le meilleur classé en poule

 

Les huitièmes de la Challenge Cup, globalement…

London Irish Castres            64 – 27

Biarritz – Wasps                       29 – 39

Lyon Worcester                     31 – 17

Toulon Trévise                      36 – 17

Newcastle – Glasgow                          17 – 27
Gloucester Northampton                 31 – 21
Édimbourg Bath                              41 – 19
Saracens Cardiff                              40 – 33

Lyon et Toulon en pôles positions

De nos quatre frenchies encore en lice, seuls le LOU et le RCT ont réussi à se qualifier pour les quarts de finale en dominant respectivement les Rosbifs de Worcester et les Ritals de Trévise.

Il aura fallu batailler pour les Lyonnais, auteurs de quatre essais par Couilloud, Taofifenua, Barassi et Devisme contre trois encaissés, comme pour les Varois, emmenés par leurs internationaux, Villière et Ollivon, mais vite rattrapés par les Italiens (17-17 à l’heure de jeu), avant que Carbonel puis Coulon ne scelle la qualification.

Pour le CO et le BO, pas de mystère. Le premier n’a pas joué le jeu, le second n’avait pas les armes.

Les quarts de finale s’annoncent compliqués pour nos deux frenchies, même à domicile, face à des poids lourds britanniques avant de pouvoir se retrouver en finale.

 

Le tableau final* des quarts (en un tour) qui auront lieu les 6-7-8 mai prochains :

  • Lyon                    Glasgow
  • Édimbourg           Wasps

  • Gloucester          Saracens
  • Toulon                 London Irish

 (*) Regroupement par tableau où les vainqueurs se retrouveront en demie chez le meilleur classé en poule

 

La semaine prochaine…

Les Affamées se remettent à table…

Plus que deux marches pour imiter les hommes et décrocher leur 6ème Grand Chelem (après 2002, 2004, 2005, 2014 et 2018) pour un 7ème titre.

Une première, à la portée des Bleues, dès vendredi prochain, en terres galloises, la seconde, bien moins aisée, le samedi suivant, à Bayonne, face aux invincibles Red Roses, tenantes du titre (16 fois dont 15 Grand Chelem).

Au programme de la 4ème journée du VI Nations féminin, vendredi 22 avril :

         Pays de Galles – France, à 21h, à Cardiff          (France TV)

 

Le TOP 14 se poursuit en parallèle, dans sa dernière ligne droite de la phase régulière.

Au programme* de la 23ème journée, dès le samedi 23 avril :

         Castres – Clermont, à 15h                    

         Brive – Lyon, à 17h                    

         La Rochelle – Perpignan, à 17h

         Stade Français – Pau, à 17h       

         Racing 92 – Biarritz, à 17h             

         Toulon – Toulouse, à 21h05

Puis dimanche 24 avril :

         Montpellier – Bordeaux, à 21h05           

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

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10 avril 2022

Les brèves d'Ovalie - Edition n°473

Un champion en manche courte

CHAMPIONS CUP... Huitièmes aller         Toulouse – Ulster     20 – 26

La bande à Dupont prise au piège celte

Éternel mystère Barnes…

« En avril, ne te découvre pas d’un fil », dit le dicton. Il faut croire que le jeu du champion en titre s’est habillé trop léger pour cette première manche de huitième de finale, surtout arbitrée par le phénomène Barnes.

Depuis son essai accordé, à tort, au XV de France (l’erreur de sa vie, selon ses mots), lors du quart de finale de coupe du monde 2007 à Cardiff, qui avait éliminé les All Blacks, l’arbitre anglais n’a cessé de se racheter en punissant les Français et leurs clubs dès qu’il en avait l’opportunité.

Ainsi, il n’est pas peu fier d’avoir contribué, dernièrement, aux défaites du France-Ecosse en 2021, du France-Galles en 2017 ou encore de celles de Toulouse en 2019 (demi-finale face au Leinster), du Racing en 2018 (finale, toujours contre le Leinster), et la liste est longue sur ces dix dernières années.

Samedi après-midi, à Ernest-Wallon, les Toulousains ont pris un gros coup d’effroi derrière la tête, après avoir joué deux mi-temps avec le vent de partialité de Monsieur Barnes de face.

En tout cas, c’est la première impression – légitime – vue des tribunes !

Carton rouge sévère contre Mallia, essai magistral de Lebel refusé pour un en-avant fantôme, essai irlandais accordé malgré un hors-jeu évident, trop, c’est trop !

Pourtant tout avait bien commencé pour les Toulousains avec ce premier essai, signé Meafou, récompensant un gros travail des avants. Seulement, en infériorité numérique, il était difficile de couvrir ses arrières. Et les Ulstermen en ont logiquement profité, inscrivant leur premier essai, par Baloucoune, deux minutes à peine après l’exclusion de l’ailier maison.

Menant, au courage, 13-7 à la pause, les hommes de Mola pensaient pouvoir tenir le match, en seconde période. Seulement, bis repetita, Hume profitait du surnombre pour envoyer de nouveau Baloucoune à dame sur l’aile désertée.

Mais la réaction des champions a été à la hauteur de leur aura en équipe de France, avec cet essai magnifique, quelques minutes plus tard, injustement refusé à Lebel, qui aurait dû changer la physionomie de la rencontre. Ce n’était pas l’avis de Monsieur Barnes !

Ce sera mêlée pour un en-avant de Dupont qui allait mettre dans l’avancée les Irlandais, avec un troisième essai en force de Warwick, prenant le score pour la première fois, à l’heure de jeu (13-19).

Et quand les locaux revenaient à la charge, armés de courage et de persévérance, dans les 22 de l’Ulster, l’interception litigieuse de Baloucoune a fini d’enrager le public d’Ernest-Wallon au vu des images de la vidéo.

C’était clair, c’était limite, ce sera validé par l’arbitre mal-aimé.

Qu’à cela ne tienne, Ntamack s’arrachait et concluait enfin un beau mouvement pour réduire le score, une minute avant la fin. Et que dire de cette dernière action, cette remontée de 90 mètres grâce aux jambes de Ramos ?

Rien, malheureusement, puisqu’elle s’est achevée par un triste en-avant de l’entrant Page-Relo, à l’image de la malchance des Toulousains durant toute la rencontre.

Il leur aura manqué quelques minutes, une ou deux heureuses interprétations...

D'accord, la charge involontaire de Mallia qui a fait retomber son vis-à-vis sur la tête justifiait le rouge. D'accord, on peut voir un en-avant de Dupont sur l'essai de Lebel... ou pas. D'accord, l’interception de Baloucoune est à la limite du hors-jeu... ou pas. Tout n'a tenu qu’à un cheveu pour arracher la victoire des mains nord-irlandaises, à un coup de sifflet de Monsieur Barnes... à s'arracher les cheveux.

Une chose est sûre, c’est qu’à Belfast, il faudra mieux se couvrir face au vent mauvais de l’arbitrage anglais. On le sait. Certes, il s’agira quand même de se retrousser les manches, sans prendre un coup de froid. C’est à la portée du quintuple champion d’Europe qui pourrait ne faire qu’une enjambée de ces six longueurs de retard…

Si seulement ça pouvait être, cette fois, sans Mister Barnes.

 

Les autres matches en bref…

Bordeaux – La Rochelle        13 – 31

Urios 0 – O’Gara 1

Si le premier avait dit à la presse ce qu’il pensait de son homologue rochelais, après leur altercation, la semaine dernière, au même endroit, en bord de pelouse, le second s’est contenté de lui répondre sur le terrain via son équipe porte-parole qui a haussé le ton à Chaban pour une nouvelle victoire.

Et de quelle manière !

Trois essais, signés Rhule, Danty et un de pénalité, tellement les locaux ont été dépassés par la vitesse d’exécution des Maritimes.

8-28, après l’heure de jeu et avant la réaction des hommes d’Urios, avec un deuxième essai de Mori, après celui de Woki.

Le match retour à Macel-Deflandre risque de faire encore parler Urios, mais cette fois dans le vestiaire bordelais, pour motiver son équipe et laver l’affront du match aller.

Les homme d’O’Gara ont déjà un pied en quart de finale.

Stade Français  – Racing 92   9 – 22

Aux abonnés absents

Les Parisiens ont semblé déjà tourné vers la prochaine saison, tant ils n’inspirent pas l’envie de jouer, cumulant trop de fautes pour exister.

Comme la semaine dernière, les Racingmen ont mis la main sur la rencontre, grâce au pied de Le Garrec et un essai de Fickou, omniprésent.

Le match retour ne devrait augurer d’aucune surprise.

Montpellier – Harlequins       40 – 26

Chérif, fais-moi peur !

Les Montpelliérains se sont bien compliqué le match retour après avoir mené 34-0 au bout de cinquante minutes, avec cinq essais (Ngandebe, doublé de Mercer, Reinach et Lamositele), ils se sont fait manger derrière, encaissant quatre essais et laissant en vie les Anglais pour la qualif en quarts.

14 points d’écart qu’il va falloir assurer outre-Manche, avec un peu plus de maîtrise et de sérieux.

Clermont – Leicester              10 – 29

Pas au niveau

Les Jaunards ont fait illusion une mi-temps, en marquant les premiers, et de belle façon, par Tiberghien, mais le leader de Premiership était bien trop fort et sûr de lui pour laisser espérer quelque chose d’autre qu’une large défaite au Michelin.

Cinq essais encaissés et, malgré une supériorité numérique dans les vingt dernières minutes, après le carton rouge justifié contre Porter, les Clermontois ont joué à l’envers, sur leurs rares temps forts, rendant des ballons pour se faire crucifier sur le dernier essai anglais.

Le match retour sera sans doute une formalité pour les Tigres du Leicester quand il sera une opportunité pour les jeunes et bleus d'Auvergne d’engranger des minutes de ce haut niveau qu’ils n’ont pas encore. Et pour cause, on ne sent pas d’équipe.

Reste le championnat à terminer, en espérant les retours en forme de Penaud et Matsushima (blessé en première période). Mouais !

Connacht – Leinster              21 – 26

Sale – Bristol                          9 – 10

Exeter – Munster                  13 – 8

Tous les résultats officiels du week-end >> 

 

La dernière journée de la Challenge Cup, globalement…

Poule A

Biarritz (3)  – Toulon (1)                        20 – 17            

Newcastle (2)  – Zèbre (5)                    25 – 22

                                             Worcester (4) exempt

Poule B

Trévise (3)  – Perpignan (4)                  17 – 7

Newport (5)  – Gloucester (2)               21 – 26

                                             Lyon (1) exempt

Poule C

Brive (4)  – Saracens (3)                        5 – 55

Édimbourg (1)  – Pau (5)                       54 – 5

                                             London Irish (2) exempt

Toulon laisse le BO se qualifier

Déjà qualifié, comme le LOU (aux deux premières places), le XV varois (très largement remanié) n’a pas cherché à barrer la route aux Biarrots dans leur dernière chance de qualif devant leur public, à Aguiléra. Ils ne perdent rien pour attendre leur défaite, avec un rendez-vous en quarts à Mayol, en cas de succès.

Perpignan, Brive et Pau n’ont pas eu cette chance, défaits (largement pour les deux derniers) et donc éliminés dans ce dernier round.

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >> 

Le tableau final* des huitièmes (en un tour, et en incluant en italique les repêchés de Champions Cup) :

  • Lyon (1)                             Worcester (10)
  • Saracens (8)                     Cardiff
  • Gloucester (4)                  Northampton
  • Newcastle (5)                   Glasgow

  • Édimbourg (3)                  Bath
  • London Irish (6)               Castres
  • Toulon (2)                         Trévise (9)
  • Biarritz (7)                         Wasps

 (*) Regroupement par quart de finale où les vainqueurs se retrouveront chez le meilleur classé en poule

 

La 3ème journée du VI Nations Féminin en bref…

Écosse – France                     8 – 28

Angleterre – Pays de Galles             58 – 5
Irlande – Italie                                29 – 8

Les Red Roses déferlent quand les Bleues piétinent

C’est avec une équipe très remaniée et une nouvelle charnière décisive que le XV de France féminin s’est sorti des griffes des filles du Chardon, à Glasgow.

En effet, Laure Sansus et Jessy Trémoulière ont été très inspirées pour trouver la faille dans la défense locale, et plutôt deux fois qu’une pour la demie de mêlée, après une première période plutôt laborieuse. La capitaine, Gaëlle Hermet, a ajouté l’essai du bonus offensif, juste avant la pause, en trompe-l’œil, quand son équipe a continué de piétiner, au retour des vestiaires, et subir la révolte des Écossaises qui ont fini par inscrire un essai, après bien des maladresses. Nos « Affamées », elles, sont restées sur leur fin de match incroyablement poussive, sans marquer le moindre nouveau point.

Pas de quoi se rassurer pour rêver d’un titre, si on compare avec les Anglaises qui corrigent tous leurs adversaires, sans tortiller du but, avec plus de 50 points à chaque match.

Jessy aura au moins rassuré avec son jeu au pied. Élue justement « femme du match », la nouvelle buteuse tricolore, comme je le soulignais la semaine dernière, a encore prouvé qu’elle avait plus de toucher et d’efficacité que son prédécesseur, Caroline Drouin.

Sansus-Trémoulière est un bon point de départ pour construire une équipe de « tueuses » avant le Crunch du 30 avril. Il s’agira pour Annick Ayraud de trouver le bon équilibre entre force et efficacité avec des automatismes à aguerrir dans quinze jours au Pays de Galles.

Rendez-vous le vendredi 22 avril pour en avoir le cœur net.

 

Clsst : 1-Angleterre, 15 pts (+179) – 2-France, 15 (+88) – 3-Pays de Galles, 10 (-40) –
4-Irlande, 5 (-22) – 5-Écosse, 1 (-77) – 6-Italie, 0 (-128) 

 

La semaine prochaine…

Le retour des huitièmes…

Sans surprise à attendre pour nos Français, en dehors de Toulouse en Ulster, peut-être, Montpellier, La Rochelle et le Racing devraient monter dans le quart.

 

Et ça commence dès vendredi 15 avril, avec le programme suivant :

         Leinster – Connacht à 18h30

         Bristol – Sale à 21h

Puis samedi 16 avril :

         Harlequins – Montpellier à 13h30

         La Rochelle – Bordeaux à 16h         -> FR2

         Munster – Exeter à 16h

         Leicester – Clermont à 18h30          -> FR4

         Ulster – Toulouse à 21h         

Enfin, dimanche 17 avril :

         Racing 92 – Stade Français à 16h30

 

S’agissant de la Challenge Cup veuillez consulter le site officiel de l’EPCR qui vous détaillera le programme des huitièmes de finale, déterminés plus haut.     

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de beIN Sports

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03 avril 2022

Les brèves d'Ovalie - Edition n°472

Quarante de fièvre !

VI NATIONS (F)... 2è journée               France – Irlande     40 – 5

Chaud devant !

Un front celte chaud bouillant...

Si, ce week-end, les températures sont descendues jusqu’en-dessous de zéro dans toute la France...  à Toulouse, l’ambiance d’Ernest-Wallon est montée, elle, jusqu’à quarante, exaltée par l’envie de nos Bleues de dévorer tout cru ces Irlandaises, clouées au lit de leurs 22, avec des sueurs froides et la tremblote, à chaque attaque tricolore.

Car nos « Affamées » n’ont pas eu à trembler, elles, en dehors de ce cafouillage sur leur première touche qui a vu le premier essai des visiteuses, par Eve Higgins, justement refusé pour un plaquage sans ballon, en amont de l’action.

Ouf ! Elles ont eu chaud, nos Bleues.

Dès lors, elles se sont remobilisées et bien couvertes en défense, histoire de ne pas prendre froid bêtement sur le prochain ballon des Celtes. Et cela a payé !

Elles ont ensuite déroulé leur « savoir-flair » pour envoyer à dame Melissande Llorens, sur son aile. Un premier essai pour une première sélection, sous les yeux de son public, venu exprès de Blagnac… C’était beau et magique !

Laure Sansus allait alors marquer cette rencontre de son empreinte, en marquant un doublé par mi-temps, avec son sens du jeu et sa filouterie. La "femme du match"... juste géniale !

Les avants, grande force de ce XV de France, n’ont pas été en reste, avec deux essais, tout en puissance, d’Audrey Forlani puis de Clara Joyeux, assurant le bonus offensif et quasi la victoire, juste avant la pause (26-0). Royal ! même si on peut déplorer un 0 sur 4 dans les transformations de Caroline Drouin, décidément pas à l’aise dans l’exercice.

(Mais pourquoi ne pas faire jouer Jessy Trémoulière à l’arrière pour qu’elle puisse buter à sa place ? Elle est largement plus adroite, la Montferrandaise de Romagnat... Quoi ?)

En seconde période, les Irlandaises ont enfin fait parler d’elle, par la même Eve Higgins, à la conclusion d’une percée de Linda Djougang, après une longue et belle séquence.

Mais les Bleues n’avaient pas dit leur dernier mot qui sera donné à Émilie Boulard, en bout de ligne, d’une nouvelle action bien inspirée par la suppléante de Caroline, à l’ouverture, Jessy Trémoulière qui n’aura pas tremblé, elle! pour transformer ce sixième et dernier essai.

Quarante de fièvre en tribune pour une promenade de santé sur le pré…

Nos « Affamées » peuvent s’octroyer des « petites vacances » (certes, studieuses) outre-Manche, à Glasgow et Cardiff, en short mais sans tongs (il s’agit tout de même de respecter tous les adversaires) avant le choc à Bayonne face aux favorites Red Roses.

Ce Crunch sera une autre paire de manches pour désigner, sans doute, le vainqueur du Grand Chelem, tant le niveau de ces deux équipes survole celui des autres nations.

Rendez-vous le 30 avril prochain !

 

Les autres matches en bref…

Italie – Angleterre                0 – 74

Pays de Galles – Écosse       24 – 19

Quand je vous disais...

Les Red Roses ont écrasé les Italiennes, à Parme, avec pas moins de 12 essais (0-31 à la pause), quand les Galloises ont décroché un deuxième bonus offensif en leurre, face à de faibles Écossaises qui ont pourtant glané leur premier point, grâce au bonus défensif.

Inutile de feindre le suspense, le tournoi se jouera en un match, le 30 avril prochain !

Clsst : 1-Angleterre, 10 pts (+126) – 2-France, 10 (+68) – 3-Pays de Galles, 10 (+13) –
4-Écosse, 1 (-52) – 5-Irlande, 0 (-43) – 6-Italie, 0 (-107) 

 

La 22ème journée de TOP 14 en bref…

Castres (4) – Toulouse (5)                    19 – 13

Dupont et ?

Car oui, une équipe ne peut pas se reposer uniquement sur un joueur, aussi influent et décisif soit-il.

Si Dupont aura permis à Toulouse de prendre les devants jusqu’à l’heure de jeu, après les essais d’Arnold et Mallia, encore faudrait-il que ses coéquipiers assurent, en défense, en discipline et au tir au but (Ramos affichant un piètre 1 sur 4).

Car en face, le pragmatisme et l’efficacité, ça les connaît. Il n’aura pas fallu beaucoup d’occasions aux Castrais pour inscrire un essai (par Barlot) et les pénalités suffisantes (par Botica) pour revenir dans la partie, remporter le derby et laisser repartir le champion de France sans le moindre point terrain.

Le CO grimpe à la troisième place, quand Toulouse devra se contenter de rester derrière, pour l’instant. Mais comme le souligne le meilleur joueur du monde, il va falloir que « tout le monde » monte le curseur de son niveau de jeu. La coupe d’Europe arrive à point nommé.

Clermont (8) – Brive (12)                        41 – 10

Autre derby, autre son de cloche

L’ASM a brillé au Michelin, face à des Coujoux plus empruntés et indisciplinés, arrachant le bonus offensif en toute fin de rencontre grâce au doublé de Moala qui complétait les essais de Raka, Lee et Penaud.

Malheureusement, ce dernier s’est blessé à la cheville, amputant ses chances de participer à la quinzaine européenne face aux Tigres du Leicester. Une perte conséquente pour l’attaque clermontoise, pas encore complètement sereine, même si la charnière Parra-Lopez reste très rassurante, laissant un petit espoir de qualification pour les phases finales.

Quant à Brive, la tête semblait tournée vers le prochain match à domicile face à Lyon avant le déplacement crucial à Perpignan qui pourrait valider son maintien. Le Challenge européen ne semble pas une priorité.

Lyon (7) – Toulon (9)                             10 – 43

Azéma éteint Mignoni

Les deux managers qui doivent se partager le coaching du RCT la saison prochaine, opposaient leurs deux formations actuelles à Gerland, ce samedi. Et on peut dire que le message du Varois en place, à son futur associé lyonnais, a été des plus clairs : « Tu vois, ça, c’est mon Toulon ! »

Les hommes d’Azéma ont carrément éteint les locaux de Mignoni en seconde période. Si les Lyonnais ont tenté d’exister dans le premier acte, après l’essai d’entrée de Couilloud, ce sont bien les visiteurs qui ont dominé les débats, sous l’impulsion des feux-follets Kolbe et Villière et du maître à jouer Carbonel, bien aidés de leurs avants comme Isa, à la conclusion de l’essai qui a permis aux Varois de passer devant à la pause (10-11).

Au retour des vestiaires, Kolbe trompait Nakaitaci pour l’essai casquette qui allait signer l’arrêt de mort du Lou, le doublé d’Hériteau et l’essai de Villière clôturant ce festival offensif bonifié qui relance complètement Toulon dans la course au TOP 6.

Car, contrairement à ce que je pensais jusque-là, avec la bande à Ollivon, Gros, Rebbadj, Etzebeth, Isa, Serin, Carbonel, Hériteau, Kolbe, Villière et Luc, aussi morte de faim, je ne donne pas cher de la peau du prochain animal qu’elle va rencontrer.

La dernière journée de Challenge sera un bon entraînement avant deux mois cruciaux qui devraient au moins offrir le titre européen aux Varois. Quant au Lou, il sera compliqué de se relever après une telle claque à domicile.

Perpignan (13) – Montpellier (1)          13 – 20

Et Van Resburg…

Les Catalans avaient la victoire au bout du pied à dix minutes du terme, à quinze contre treize, alors que le score était de 13 partout et après un essai de part et d’autre (Van Resburg pour le MHR puis Tedder pour l’USAP). Seulement, ils ont opté pour la penaltouche au lieu de prendre les points.

Et leur cauchemar allait s'appeler Van Resburg, déjà auteur du premier essai, le seconde ligne contrait la fameuse touche et, cinq minutes plus tard, marquait sur un contre. Les coéquipiers de Jaminet venaient d’avoir tout faux, redonnant aux Cistes le moral qui était en berne jusque-là.

Une victoire presque miraculeuse, ou plutôt offerte au leader par les locaux. Décidément le MHR est en veine, à défaut de proposer un jeu alléchant et efficace. Drôle de TOP 14 !

Perpignan a perdu une belle occasion de se rapprocher de Brive.

Biarritz (14) – Pau (10)                           19 – 42

Une balade paloise contrariée

La Section a totalement dominé le premier acte chez son voisin, inscrivant deux essais à rien, par Seneca et Le Bail, pour mener 0-23 à la pause, avant que les Biarrots ne se réveillent au retour des vestiaires, privant les visiteurs du bonus offensif, grâce à trois essais dont un doublé de Peyresblanque et un autre de pénalité, tandis que les Béarnais peinaient à en rajouter trois, par Barret, Hastoy et Rey.

Une large victoire frustrante, à seulement quatre points, toutefois suffisante pour assurer le maintien.

Bordeaux (2) – La Rochelle (3)             15 – 16

Le derby de West

L'ouvreur néo-zélandais aura été le grand artisan de cette préciseuse victoire rochelaise, à Chaban-Delmas. Orchestrant parfaitement le jeu, pour les deux seuls essais de la partie, conclus par Danty puis Rhule, en première période, et inscrivant la pénalité de la gagne, sur le fil, malgré un taux de réussite nul jusque-là.

Les Bordelais, eux, s'en sont remis à la botte de Lucu, à défaut de passer la défense hermétique des Maritimes, pour un chassé-croisé jusqu'au bout, pensant tenir la victoire avant la sanction finale comme un bon coup de pied au cul, rappelant que rien n'est encore acquis dans cette phase régulière pour voir les phases finales, même bien assis à la seconde place, à dix longueurs de la porte de sortie.

La Rochelle accède au podium, à cinq points de sa victime du jour, pouvant rêver de demies directes.

Racing 92 (6) – Stade Français (11)     53 – 20

Déluge parisien dans le dernier derby

Les hommes de Quesada auront tenu une mi-temps face à la marée de leurs voisins ciel et blanc. Menés seulement 15-13 à la pause, grâce à l'essai d'Etien pour répondre à ceux de Gomes Sa et Thomas, ils ont pris la foudre du jeu francilien sur la tronche dès le retour des vestiaires.

Thomas y est allé de son doublé, imité par Lauret, tandis que Chouzenoux et Imhoff ont intensifié ce déluge d'essais, noyant celui de Barré dans ce flot à sens unique.

Le Racing revient en trombe dans le TOP 6 avec un message clair : "On est là, et bien là !", tandis que le Stade Français peut dire adieu aux phases finales et regarder dans son rétroviseur.

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après ce week-end)

Tous les résultats officiels du week-end >> 

 

La semaine prochaine…

La Champions Cup lance sa phase finale…

Dans sa nouvelle formule, la grande coupe d’Europe intègre des huitièmes de finale, en matches aller et retour, plus tirés au sort par la main innocente de la Covid que déterminés par les résultats sportifs de sa phase régulière, avortée au bout de quatre journées seulement.

Un grand n’importe quoi qui laisse peu de chance à Clermont et Toulouse, tombés dans le tableau du Leinster chez qui, en cas de qualification, ils devront chacun se rendre, respectivement en quarts et en demie.

Dans l’autre tableau, tout est ouvert, pour atteindre la finale, pour Paris, Montpellier, Bordeaux, le Racing et La Rochelle, avec un net avantage terrain pour ces deux derniers, en quarts comme en demie.

Vous remarquerez que nos deux duels franco-français sont exactement ceux de la dernière journée de TOP 14. Drôle de coïncidence !

Et ça commence dès vendredi 8 avril, avec le programme suivant des huitièmes-aller :

         Connacht – Leinster à 21h

Puis samedi 9 avril :

         Bordeaux – La Rochelle à 14h

         Sale – Bristol à 14h

         Toulouse – Ulster à 16h15                 -> FR2

         Exeter – Munster à 18h30

         Stade Français – Racing 92 à 18h30

Enfin, dimanche 10 avril :

         Montpellier – Harlequins à 14h

         Clermont – Leicester à 16h15            -> FR2

 

S’agissant de la Challenge Cup et les 6 autres clubs du TOP 14, veuillez consulter le site officiel de l’EPCR qui vous détaillera le programme de la dernière journée de la phase régulière qui déterminera les qualifiés pour les huitièmes de finale, la semaine prochaine en un tour.     

Toulon et Lyon sont déjà qualifiés, quand BrivePerpignan, Pau et Biarritz devront aller chercher une des trois premières places qualificatives (ou la meilleure quatrième) de leurs poules respectives.

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de beIN Sports

 

En parallèle, le tournoi des VI Nations féminin se poursuit avec sa 3ème journée lors de laquelle nos Bleues ne devraient faire qu’une bouchée bonifiée des faibles Écossaises, dimanche 10 avril :

         Écosse – France, à 14h, à Glasgow    -> FR2       (juste avant Clermont-Leicester)

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27 mars 2022

Les brèves d'Ovalie - Edition n°471

De quoi soulever d'autres montagnes

VI NATIONS (F)... 1ère journée               France – Italie     39 – 6

Les Affamées se régalent

Une balade transalpine en trompe-l’œil...

Dimanche après-midi, au stade des Alpes de Grenoble, en clôture de cette première journée du tournoi féminin du VI Nations, les Bleues ont eu fort à faire face à des Italiennes au moins aussi affamées qu’elles, si ce n’est plus.

Car il ne faut pas se laisser berner par le score…

Les Transalpines ont longtemps malmené nos Tricolores, sans être récompensées de leurs efforts, surtout en première période, où elles auraient dû marquer trois fois, avec un peu plus de réussite dont n’a pas manqué ce XV de France pour sa première.

Car, après un coup de pied de chaque côté, par Caroline Drouin et Michela Sillari, pour une parité de 3 partout, les Françaises ont pu s’appuyer sur le travail de sape de leurs avants pour prendre les devants, à l’image de la néo-bordelaise Madoussou Fall qui concluait une bonne séquence tricolore, bien servie par sa commère de cage blagnacaise Audrey Forlani.

Huit minutes plus tard, c’était au tour de la troisième ligne centre montpelliéraine, Émeline Gros de bonifier un temps fort, en ramassant avec détermination un ballon derrière un regroupement pour marquer seule sous les perches. 17-6 après la transformation de Caro, c’était bien payé au vu de ce premier acte dominé par ces Italiennes pas en veine.

En seconde période, il aura fallu l’entrée de Laure Sansus, à la place de la Grenobloise Alexandra Chambon pour mettre de la vitesse dans le jeu tricolore et le feu dans la défense italienne. Léa Murie profitait aussitôt d’un bon ballon sur son aile pour finir le travail des avants, servie par Émeline Gros, sur tous les coups.

Le coaching d’Annick Hayraud sera gagnant avec les entrées successives de Jessy Trémoulière, à l’ouverture, et Émilie Boulard, au centre, qui signera l’essai du bonus, sur une percée fantastique de Jessy. Laure Sansus en amènera même un cinquième, conclu par l’arrière lyonnaise, Chloé Jacquet, impeccable.

Un départ parfait de nos Bleues dans cette nouvelle édition du tournoi qui a repris son format normal (pour rappel, l’an passé, les Françaises n’avaient pas joué les Italiennes, placée dans l’autre poule, avant de jouer la finale, perdue contre les Anglaises).

On notera que les absences remarquées des Pauline Bourdon, Safi Ndiaye et Caroline Boujard, blessées, auront vite été oubliées par les prestations majuscules des Laure Sansus, Madoussou Fall (élue femme du match) et Chloé Jacquet.

On ne devrait pas avoir de mauvaises surprises d’ici le Crunch final face aux Red Roses pour un septième sacre et un sixième grand Chelem, le dernier datant de 2018…

Quatre ans déjà !

En attendant, il s’agira d’être sérieuses face aux Irlandaises, à Ernest-Wallon, samedi prochain.

 

Les autres matches en bref…

Écosse – Angleterre                           5 – 57

Irlande – Pays de Galles                   19 – 27

Les Red Roses en patronnes

Les championnes en titre ont donné le ton dans cette nouvelle édition du tournoi en écrasant les modestes Écossaises, à Édimbourg, par neuf essais à un, dont un triplé de Marlie Parker, la troisième-ligne anglaise, élue femme du match.

Dans la dernière rencontre, les Galloises ont fini par remonter leur retard après avoir été menées 14-5 à la pause, chez des Irlandaises dépassées en seconde période, qui encaisseront quatre essais supplémentaires, pour cinq contre trois finalement.

 

Clsst : 1-Angleterre, 5 pts (+52) – 2-France, 5 (+33) – 3-Pays de Galles, 5 (+8) –
4-Irlande, 0 (-8) – 5-Italie, 0 (-33) – 6-Écosse, 0 (-52)

 

La 21ème journée de TOP 14 en bref…

Toulon (9) – Clermont (8)                     32 – 22

Que du vent !

Les internationaux et d’autres cadors de l’infirmerie ont eu beau faire leur retour sur les feuilles de match respectives, on n’a vu que du vent.

Celui qui soufflait fort à Mayol, ça n’a pas aidé, et ceux qu’ont pris les bons ballons de part et d’autre. Que de gâchis et d’occasions manquées. Que de ballons rendus et de points donnés.

Ainsi se résume ce choc d’une autre époque où les Varois ont pris le dessus sur les Clermontois, plus maladroits et indisciplinés, et d’où ont néanmoins émergé quelques rares belles actions, de premières mains, parmi les sept essais de la rencontre (Etzebeth, Gros, Luc et Hériteau pour le RCT, Barraque, Raka et Moala pour l’ASM).

Pourtant, les hommes de Gibbes avaient de quoi prendre ce match à leur compte en première période, seulement, ils ont préféré faire des cadeaux à leurs hôtes, menant 20-8 à la pause. Les nouveaux hommes d’Azéma avaient de quoi assoir leur victoire bonifiée, dans le second acte, seulement, ils ont préféré faire des cadeaux à leurs invités et laisser filer le bonus offensif. Va comprendre Charles !

Ce qui est sûr, c’est que ces deux-là ne devraient pas toucher un billet de phase finale à la fin du bal.

La Rochelle (4) – Racing 92 (7)            19 – 0

Rien ne sert de courir…

On connaît le dicton et les Rochelais l’ont appliqué à la lettre. Concentrés en défense, maladroits dans leurs attaques, sans se précipiter, sûr de la gâchette de West qui a pris le score au pied levé, les Maritimes ont attendu la dernière minute pour sceller leur victoire avec un magnifique essai (le sel de la partie), signé Berjon.

Les Racingmen, eux, ont pataugé dans leur semoule de jeu, comme d’ahb’, revenant fanni de leur virée (en) charentaise(s).

Ce qui est sûr, c’est que ces deux-là n’ont pas fini de jouer au yoyo pour savoir lequel des deux conservera sa place dans le TOP 6. Pour l’instant, La Rochelle y est bel et bien perché.

Brive (12) – Castres (5)                         28 – 12

Olding sur le CO

Pas folichon encore ce match où la maladresse et l’indiscipline ont régné en maîtres, gâchant les actions qu’Olding a su racheter par son pied précieux, sans qu’Urdapilleta ne puisse renchérir pour peser sur le sort de la partie (4 pénalités chacun).

D’autant que les Coujoux gardaient la lucidité et la réussite en inscrivant trois essais, par Abadie et un doublé de Fa’aso’o, pour un bonus offensif bienheureux.

Le CO devra se montrer plus solide en défense et ambitieux en attaque pour rester dans les six.

Montpellier (1) – Biarritz (14)               37 – 22

Grosse frayeur pour le leader

Recevant la lanterne rouge, le MHR a subi la loi des Basques pendant une mi-temps, réagissant par à-coup aux assauts de visiteurs sans pression, grâce notamment à son capitaine international, Willemse, auteur d’un doublé décisif en première période.

O’Callaghan, Peyresblanque et Hirigoyen ont fait taire le GGL Stadium, pour mener 22-14 avant de se faire reprendre en seconde période, à cause de l’indiscipline biarrote et de l’essai de Galletier, en fin de match, qui viendra sceller la victoire des Cistes… dans la douleur.

Pas de quoi être rassuré pour le leader, à la peine depuis quelques semaines.

Pau (10) – Perpignan (13)                     27 – 22

La Section en deux temps

Dominateurs en première période, les Palois ont rapidement pris les devants (20-10) grâce au pied d’Hastoy et un doublé de Joseph auxquels Tedder et Dubois auront timidement répondu. Le troisième-ligne champion du monde des U20 inscrira même un triplé, au retour des vestiaires, pour porter le score à 27-10.

Puis, les Catalans se sont réveillés, dans les dix dernières minutes, inscrivant deux nouveaux essais, par Faasalele et Pelepele Lemalu, pour revenir dans le clou du bonus défensif.

Toujours un point qui pourrait compter à la fin, dans le match à distance entre Perpignan et Brive, pour éviter la place de barragiste au maintien.

Stade Français (11) – Bordeaux (2)      18 – 31

Le retour de l’UBB

À l’image des prestations remarquables des internationaux Lucu et Woki, grands artisans de la victoire des Girondins à Jean-Bouin, Bordeaux a retrouvé de sa superbe et de la confiance surtout pour finir ses actions, enfin ! contrairement à leurs cinq dernières rencontres où ils ont enchaîné les défaites.

Pourtant les Parisiens pensaient avoir fait le plus dur en réagissant après l’essai tonitruant de Mori dès l’entame, Waisea inscrivant un doublé avant la pause pour donner l’avantage aux siens (15-13).

Mais c’était sans compter la détermination de ce duo néo-grand-chelemiste, Lucu pour Woki et l’UBB revenait dans la partie, presque à faire oublier la dépendance avec Jalibert (absent pour un moment) pour en nouer une nouvelle avec la classe de ces champions-là.

Et puis, logiquement, l’ailier Cros (à ne pas confondre avec le troisième-ligne international toulousain) tuait les derniers espoirs de Paris, de remporter le match et d’espérer jouer un jour les barrages.

Toulouse (3) – Lyon (6)                        27 – 19

Le Lou n'est plus cette bête noire

Les Toulousains ont enfin vaincu leur démon rhodanien, dimanche soir, non sans mal, grâce à l'entrée des héros Grand-Chelemards, Marchand, Dupont et Ntamack, renversant la rencontre que venaient de reprendre à leur compte les Lyonnais, au retour des vestiaires (16-19).

Pourtant, en première période, les champions de France semblaient avoir fait l'essentiel, en inscrivant deux essais d'entrée, par Arnold et Mauvaka, et mener la danse, 16-9, à la pause, malgré les ratés au pied de Ramos. Repris dès l'entame du second acte, grâce à un essai de Couilloud, les Toulousains ont dû s'en remettre à leur banc pour s'imposer, Ntamack relançant à tout-va pour offrir le troisième essai salvateur à Ramos, dans l'intervalle. Même si le buteur maison manquait une nouvelle fois la transformation, deux pénalités lui ont suffi pour assurer la victoire.

Toulouse est de retour sur le podium et ne devrait pas tarder à occuper une des deux premières place. 

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après ce week-end)

Tous les résultats officiels du week-end >> 

 

La semaine prochaine…

Les « Affamées » passent aux hors d’œuvre !

Après cette mise en bouche d’antipastis, un peu épicés, les Bleues de la Toulousaine Hermet devraient avoir moins de fil à retordre pour avaler toutes crues les Celtes dans leur antre d’Ernest-Wallon. 

Au programme de la 2ème journée du VI Nations féminin, samedi 2 avril :

         France – Irlande, à 15h15, à Toulouse           (France TV)

 

Le TOP 14 se poursuit en parallèle, avant d’entamer les huitièmes de finale des coupes d’Europe pour les clubs.

Au programme* de la 22ème journée, dès le samedi 2 avril :

         Castres – Toulouse, à 15h                    

         Biarritz – Pau, à 17h                    

         Clermont – Brive, à 17h

         Lyon – Toulon, à 17h       

         Perpignan – Montpellier, à 17h             

         Bordeaux – La Rochelle, à 21h05

Puis dimanche 3 avril :

         Racing 92 – Stade Français, à 21h05           

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

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20 mars 2022

Les brèves d'Ovalie - Edition n°470

Le jour de gloire est enfin arrivé !

VI NATIONS... 5è journée                      France – Angleterre     25 – 13

Fiers comme nos Coqs...

MERCI MERCI MERCI !

Reprenez avec moi tous en chœur :

ALLONS ENFANTS DE L’OVALIE !

LE JOUR DE GLOIRE EST ARRIVÉ

APRÈS 12 ANS DE PÉNURIE

L’ÉTENDARD DU GRAND CHELEM EST LEVÉ

L’ÉTENDARD DU GRAND CHELEM EST LEVÉ

ENTENDEZ-VOUS LE STADE DE FRANCE

EXALTER NOS FÉROCES SOLDATS

QUI TIENNENT ENFIN DANS LEURS BRAS

LE TROPHÉE DE LA DÉLIVRANCE !

AUX LARMES OVALIENS !

LÂCHEZ VOS ÉMOTIONS

PLEURONS PLEURONS

QUE CETTE JOIE PURE ABREUVE NOS MAISONS !

Wouah ! Putain que ça fait du bien, une bonne nouvelle, enfin! en ces périodes de troubles.

MERCI MERCI MERCI !

Quoi, le match ?

On vient de réaliser un exploit monumental ! Et en battant les Rosbifs, dans un Crunch qui restera dans les mémoires.

Non pas parce qu’on les a défoncés en mêlée fermée (merci Atonio), ni parce que notre défense n’a pas cédé d’un pouce (à part ce petit doigt d’inattention, au retour des vestiaires), ni parce que Jaminet, Fickou, Cros et notre capitaine, extraordinairement exemplaire, ont marqué au fer la défense anglaise et au savoir-faire les points qu’il fallait, non !

Ce Crunch restera historique parce qu’il marque le dixième Grand Chelem du XV de France, mais aussi et surtout le début d’une nouvelle ère du Rugby français, avec un grand R... un air de déjà vu par le passé, où les pères Penaud et Ntamack réalisaient déjà le même exploit après dix ans de disette, en 1997.

L’année suivante, nos Bleus récidivaient. C’est tout ce qu’on lui souhaite à cette génération dorée, époustouflante de talent et qui n’a pas fini de nous faire rêver…

Comme il y a douze ans, à un an d’un titre mondial…

Mais, cette fois, nous ne laisserons pas un Craig Joubert, un Barnes ou une espèce de sergent Peyper, nous repasser la même chanson.

Comme samedi soir, au Stade de France, la musique sera maison, orchestrée par ce French Flair retrouvé et que nos champions ne sont pas près de lâcher.

Amour sacré de notre rugby

Conduis, soutiens nos bras vengeurs !

Jusqu’au sacre suprême chéri

Combats avec tes défenseurs !

Combats avec tes défenseurs !

Sous nos drapeaux que la Victoire

Accoure à tes mâles accents !

Que tes adversaires expirants

Voient ton triomphe et notre gloire !

AUX ARMES OVALIENS !

JOUEZ TOUS LES BALLONS

MARQUONS MARQUONS

QUE LE FRENCH FLAIR ABREUVE NOS ACTIONS !

 

Les autres matches en bref…

Pays de Galles – Italie           21 – 22

Un Capuozzino per favore !

Personne ne l’avait vu venir, cette défaite historique des Gallois, à domicile, face à ces Italiens qu’on avait vus fantomatiques jusque-là.

Personne ne l’avait vu venir, celui-là, l’arrière grenoblois qui va rejoindre Toulouse, la saison prochaine. On comprend mieux pourquoi. Ce Capuozzo est la crème de la crème du rugby italien de demain.

Dernière minute de jeu, les Gallois sont revenus dans un match qui était en train de leur échapper sous les bottes de Garbisi et Padovani. Menés 7-12 à la pause, malgré un essai de Watkin, puis 14-15, à l’heure de jeu, malgré un deuxième essai, signé Lake, les Diables Rouges, qui avaient malmené nos Bleus, la semaine dernière, croient arracher la victoire, à dix minutes du terme, grace au troisième essai conclu par Adams (21-15).

Quand, à la toute dernière minute, un Ange passe.

Dans une relance extraordinaire depuis son camp, le minot de 22 ans échappe à tous les défenseurs locaux, en cadrages débordements époustouflants, pour l’essai du bout du monde qu'il offre à son centre Padovani et que Garbisi transforme sans problème.

Une victoire « fort de café » de la Squadra Azzura en terre galloise !

Irlande – Écosse                    26 – 5

Un bonus pour rien

Le XV du Trèfle a eu beau assurer sans trembler sa victoire bonifiée pour mettre la pression sur nos Bleus, cela n’aura servi à rien quand le destin en décidera autrement, quelques heures plus tard.

Dominant une faible équipe écossaise, mal emmenée par un Kinghorn, suppléant Russel, puni sur le banc pour avoir trop fêté sa victoire contre l’Italie, les coéquipiers de Sexton ont patiemment attendu leurs moments pour inscrire deux essais par mi-temps (Sheehan, Healy, puis Van der Flier, Murray).

Trop maladroits et peu inspirés, les Calédoniens n’ont pu marquer qu’une seule fois, en fin de premier acte, par Schoeman, malgré de belles munitions dont une vendangée par Hogg, encore ! 

Clsst : 1-France, 25* pts (+68) – 2-Irlande, 21 (+105) – 3-Angleterre, 10 (+5) –
4-Écosse, 10 (-29) – 5-Pays de Galles, 7 (-28) – 6-Italie, 4 (-121) 

 (*) L’équipe réalisant le Grand Chelem obtient 3 points supplémentaires pour être certaine de terminer première au classement, au cas elle ne compterait que 5 victoires sans bonus, soit 20 points, alors que le second en cumulerait 22 avec 4 victoires et une défaite bonifiées.

 

La dernière journée des Bleuets en bref….

France U20 – Angleterre                      26 – 22

Une deuxième place et des regrets

À Perpignan, dimanche soir, les Bleuets ont remporté le Crunch qui ne pouvait leur laisser espérer autre chose que d'être derrière les Irlandais, réalisateurs du Grand Chelem un peu plus tôt dans l'après-midi.

Une victoire qui met fin à cinq défaites consécutives contre les Baby roses, pas loin de récidiver après avoir été menés 23 à 8, à dix minutes du terme. Les Français avaient inscrit un essai au début de chaque acte, par le pilier Yemsi, d'abord, en force, puis par Reybier, suite à un jeu au pied inspiré de Barré, tandis que les Anglais n'étaient passés qu'une fois dans l'en-but tricolore.

Seulement les visiteurs allaient revenir dans la partie en marquant deux nouvelles fois en moins de cinq minutes, tandis que que le pack local obtenait une pénalité salvatrice sur une dernière mêlée pour les tenir à bonne distance.

Une quatrième victoire au goût amer d'avoir manqué de rien le Grand Chelem, eux aussi, à cause de ce faux-pas à la maison contre le XV du Trèfle.

 Clsst : 1-Irlande, 27 pts (+145) – 2-France, 20 (+74) – 3-Angleterre, 13 (+21) –
          4-Italie, 13 (-26) – 5-Pays de Galles, 6 (-103) – 6-Écosse, 1 (-111)

  

Les deux matches en retard de la 15ème journée de TOP 14 en deux mots…

Toulon (10) – La Rochelle (7)               41 – 11

Kolbe, enfin !

19-6 à la pause, festival de Kolbe et Luc en seconde période, 4 essais à 1…

Paia’aua, Kolbe x2 et Luc pour le RCT, Buliruarua pour les Maritimes, asphyxiés.

Toulouse (6) – Montpellier (1)             35 – 10

Le retour du champion

8-3 à la pause, festival offensif en seconde période, 5 essais à 1…

Mallia, Médard, Page-Relo, Tauzin et Germain pour le ST, Rodgers pour le MHR, méconnaissable.

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après ce week-end)

Tous les résultats officiels du week-end >> 

  

La semaine prochaine…

Le Tournoi féminin prend le relais…

Quelle pression pour nos Féminines, après ce Grand Chelem au masculin !

Nos Affamées n’ont pas peur des défis, au contraire, et comptent bien faire parler d’elles dans les mêmes proportions et avec le même spectacle. Si !

Au programme* de la 1ère journée du VI Nations, le dimanche 27 mars :

         France – Italie, à 16h, à Grenoble             (France TV)

 

Le TOP 14 se poursuit en parallèle, dans sa dernière ligne droite de la phase régulière.

Au programme* de la 21ème journée, dès le samedi 26 mars :

         Toulon – Clermont, à 15h                    

         Brive – Castres, à 17h                    

         La Rochelle – Racing 92, à 17h

         Montpellier – Biarritz, à 17h       

         Pau – Perpignan, à 17h             

         Stade Français – Bordeaux, à 21h05

Puis dimanche 27 mars :

         Toulouse – Lyon, à 21h05           

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

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13 mars 2022

Les brèves d'Ovalie - Edition n°469

Défense de perdre !

VI NATIONS... 4è journée                      Pays de Galles – France     9 – 13

Vous ne passerez pas !!!

Thanks, mister Edwards !

Ils n’avaient rien à perdre, ces Diables rouges, vendredi soir, dans leur chaudron chauffé à bloc par une foule déchaînée qui les haranguait pour envoyer ces trop glorieux Français et leur rêve de Grand Chelem en enfer.

Il faut dire qu’après cet hymne retentissant, repris en chœur par 60.000 Gallois dans les travées du Millennium, il y avait de quoi avoir la chair de poule et la peau de nos Coqs, la peur au ventre en entrant sur le pré.

C’est qu’ils jouaient gros, nos Bleus, en route vers ce sacre historique après lequel ils courent depuis douze ans.

Ils n’avaient donc pas le droit de perdre, ils étaient prévenus. On ne sort jamais indemne de cet antre propice à l’embuscade, surtout quand les Gallois ne jouent plus pour défendre leur titre, mais juste pour le panache…

Alors, nos Coqs s’en sont remis aux gros...

pour assurer l’essentiel, dans tous les secteurs de jeu, en mêlée bien sûr, mais aussi en attaque, balle en main ou portée en maul, et surtout en défense, intraitables, à l’image d’Alldritt ou Marchand, élu homme du match, ou encore de ce dernier ballon arraché par son remplaçant, Mauvaka, pour libérer les siens et tout un peuple derrière.

Non pas que les arrières aient démérité, ils ont aussi défendu, âprement, et heureusement… Merci Shaun Edwards ! Qui mieux que ce stratège britannique de la défense pouvait leur en donner les clés face aux Gallois ?

Seulement, il leur a manqué la vista, les bons choix ou encore des gestes de génie, comme dans les matches précédents, pour tuer celui-ci, dès la première période, après une entame qui laissait présager un match plein, comme contre l’Irlande.

Dupont avait donné le ton, en mettant d’entrée la défense galloise à la faute pour offrir les premiers points au pied à Jaminet, impeccable, jusque dans cette passe décisive, cinq minutes plus tard, après une séquence monstrueuse de jeu au large, gauche, droite, gauche, qu’il avait initié, pour servir Jelonch, le flanker toulousain finissant comme un ailier. Tout un symbole, tant nos ailiers n’ont jamais réussi à finir une telle action.

Et pourtant, à deux reprises, Moefana, remplaçant Penaud, forfait pour cause de Covid, ne parvenait pas à faire la différence sur son aile, après deux attaques identiques, ne sachant user du pied de recentrage pour ne pas gâcher l’action, comme sait si bien le faire l’ailier clermontois. Tout un symbole, tant nos arrières, Jaminet et Ntamack en ont trop user par la suite, au point de gâcher toutes les munitions et rendre des ballons, avec la confiance, aux locaux qui ne demandaient que ça.

Dès lors, à partir de la demi-heure de jeu, les Français ont subi la révolte des Diables rouges, se contentant de défendre… Et bien ! Merci Shaun Edwards ! (ah ! je l’ai déjà dit ?)

Jamais les attaques galloises n’aboutiront derrière l’en-but, ouf !

obligeant Biggar à concrétiser la domination des siens par de faméliques pénalités pour n’être mené que d’un point à la pause (9-10).

La seconde période sera une souffrance pour les joueurs et les supporters, pendus aux assauts incessants des locaux, qui se heurtaient à une « défense de perdre » héroïque et appliquée des visiteurs, tutoyant la perfection (merci Shaun !).

Heureusement, Jaminet avait eu la bonne idée de réussir d’entrée sa première pénalité, mettant à l’abri le XV de France d’un drop ou d’une pénalité, ce qui n’empêchait pas nos Bleus de suer sang et eau pour contenir le feu devant leur en-but, jusqu’à la dernière minute.

Villière, Ntamack, Danty puis Mauvaka s’illustrèrent, tour à tour, héroïquement pour éviter les scénarios du pire, ceux des ères Saint-André et Brunel, depuis le dernier Grand chelem, il y a douze ans, une longue… très longue traversée du désert dont l’horizon de la terre promise s’est un peu plus éclairci au coup de sifflet final…

Il reste encore à passer un dernier obstacle, et pas des moindres. Ce sera samedi prochain, au Stade de France, face à nos meilleurs ennemis, pour un Crunch historique.

Alors, Monsieur Edwards, défense de perdre ! 

Merci de refaire passer le message.

 

Les autres matches en bref…

Angleterre – Irlande              15 – 32

Du coup de tête au coup de grâce !

Samedi après-midi, à Twickenham, Monsieur Raynal a créé la sensation au bout de deux minutes seulement en expulsant définitivement le deuxième ligne anglais pour un coup de tête contre la tête de son vis-à-vis celte. De quoi rebooster un XV de la Rose moribond dans ce tournoi et d’accentuer le sentiment anti-français avant le Crunch crucial de la semaine prochaine.

Une infériorité numérique qui allait coûter cher et pesait sur les 78 minutes restantes. Sexton passait aussitôt les trois premiers points quand Lowe concluait, trois minutes plus tard, le premier essai irlandais (0-8).

Mais c’est bien les locaux, vexés devant leur public, qui ont été les plus agressifs par la suite, et dévastateurs en mêlée fermée. Si le XV du Trèfle s’est plus que bien défendu, marquant un deuxième essai, par Keenan, juste avant la pause, Smith s’était attelé à bonifier les temps forts des siens au pied, jusqu’à égaliser à l’heure de jeu (15-15).

Mais la supériorité numérique des Irlandais allait offrir les points de la victoire à Sexton (15-18), avant que les Anglais ne sombrent dans les dernières minutes, sur deux temps forts des visiteurs, Conan et Bealham concluant les deux derniers essais, synonymes de bonus offensif.

Un coup de grâce qui va certainement alimenter la frustration des Anglais et leur désir de vengeance contre cette sévérité de l’arbitre français, en anéantissant le rêve de titre des Tricolores, même si, désormais, ils n’ont aucune chance de le décrocher.

Italie – Écosse                       22 – 33

En route vers la 11ème cuiller de bois

Les Italiens n’ont de niveau, dans ce tournoi, que le courage qu’ils mettent à défendre et déployer du jeu. Pour le reste, le jeu, la conquête,  leurs adversaires sont tous un cran au-dessus.

Et les Écossais n’ont mis qu’une heure à leur passer cinq essais (Johnson, doublé de Harris, Graham et Hogg) quand les locaux n’en ont inscrit qu’un seul par Braley.

Jusqu’à l’entrée de l’ailier Capuozzo, un gamin de vingt ans qui joue à Grenoble et qui a apporté un brin de fraîcheur et de vitesse, inscrivant un doublé dans le dernier quart d’heure, portant l’espoir de la Squadra Azzura de demain sur ses épaules, à l’image des U20 qui ont su, eux, disposer des Écossais (27-13).

Avec un zéro pointé, c’est une 11ème cuiller de bois qui pointe le bout de son nez, la semaine prochaine à Cardiff, la 7ème d’affilée. Vivement que la nouvelle génération mette fin à cette humiliation.

Clsst : 1-France, 18 pts (+56) – 2-Irlande, 16 (+84) –3-Angleterre, 10 (+17) –
4-Écosse, 10 (-8) – 5-Pays de Galles, 6 (-27) – 6-Italie, 0 (-122) 

 

La 4ème journée des Bleuets en bref….

Pays de Galles – France U20                      15 – 47

En eaux troubles mais bien Barré !

Les Bleuets se sont bien sortis du bourbier dans lequel ils se sont empêtrés, jeudi soir, au Stadium Zip World d’Old Cowlyn.

Après une bonne entame et deux essais, de Fonnicola et Moukoro, pour mener 17-3, le jeu des jeunes Tricolores allait se déliter, en fin de première période, suite à deux cartons jaunes écopés par le même Moukoro (31è) puis par M’Foudi (37è), le temps pour les Gallois d’inscrire deux essais et revenir à 15-20 à la pause.

Heureusement, dès le retour des vestiaires, Enzo Barré, l’homme du match, continuait à tenir la baraque du bout de son pied avant que, derrière, Sa ne conclue un troisième essai sur un ballon porté pour tenir à bonne distance les locaux (15-30).

Mais la seconde période restera laborieuse, de part et d’autre, avant que Reybier ne libère enfin les siens, à sept minutes de la fin, en allant chercher le bonus offensif et déclenchant une hémorragie interne dans la défense galloise, avec deux nouvelles saignées, de Tarel et Auriac.

Malheureusement, nos Bleuets n’ont guère de chance de repasser devant les Irlandais qui, après leur victoire en Angleterre (27-42), sont sur la route d’un Grand Chelem qui ne devrait pas leur échapper lors de la réception des modestes Écossais, promis à la cuiller de bois.

Mais remporter le Crunch face au tenant du titre, dimanche prochain, à Perpignan, est toujours bon pour le moral.

 Clsst : 1- Irlande, 19 pts (+91) –2- France, 16 (+70) – 3-Angleterre, 12 (+25) –
          4-Italie, 8 (-33) – 5-Pays de Galles, 5 (-96) –6-Écosse, 1 (-57).              

  

Les matches en retard du TOP 14 en bref…

Montpellier (1) – Toulon (12)                18 – 16

Misère de leader

Le tournoi fait mal au championnat. Les leaders toulousains et bordelais en ont payé le prix ces dernières semaines, perdant leurs cadres et leurs larges avances, tour à tour, dans des séries de défaites historiques. Le nouveau roi du TOP 14 s'est donc emparé facilement du trône, malgré un match compliqué à domicile face à une très brouillonne et maladroite équipe toulonnaise. En effet, les Montpelliérains ont dû s’en remettre au pied de leur buteur, Foursans-Bourdette, suppléant de Garbisi et Pollard,  pour tenir à distance ces faibles visiteurs.

Pourtant le retour du cadre Ollivon, côté varois, après neuf mois d’absence, laissait présager une réaction des hommes d’Azéma qui en avaient bien besoin pour rattraper leur retard, mais leur jeu laborieux a accouché d’un seul essai en fin de rencontre (de pénalité), récoltant un point de bonus défensif, à défaut de ceux de la victoire, Salles manquant l’ultime pénalité après la sirène.

Il est temps que le tournoi s’achève et que les meilleurs jeux du TOP 14, à savoir toulousains, bordelais et rochelais retrouvent le podium qui devrait être le leur à la fin de la phase régulière.

Clermont (8) – Bordeaux (2)                29 – 26

La passe de trois... ou de trop

Clermont a réussi sa passe de trois au Michelin pour recoller au peloton, aux portes du TOP 6, au coude à coude avec Toulouse.

Mais que ce fut laborieux encore, réagissant en seconde période après un premier acte manqué où de solides Bordelais avaient pris le match à leur compte avec deux esssais, par Bielle-Biarrey et leur capitaine Diaby, et malgré un manque de réussite au pied de Trinh-Duc sur les deux transformations.

Menés 16-9, il a encore fallu le pied de Parra pour pousser au cul ses coéquipiers à réagir - Raka marquant enfin un premier essai - et un coup de pouce du destin, avec ce carton rouge contre Douglas suivi d'un jaune contre Tameifuna, pour obtenir un essai de pénalité sur une énième mêlée déséquilibrée.

Mais même à 15 conre 13, les Jaunards ont buté sur une solide défense girondine et ont même été fichu d'encaisser un troisième essai, signé Lamérat, l'ancien de la maison. Il s'en est fallu de peu que les visiteurs ne renversent la sitution sur le fil. En vain, l'UBB cède son trône au MHR.

Pas de bon augure dans la dernière ligne droite qui attend les Auvergnats qui n'ont pratiquement plus le droit de perdre un match. Mais qu'iraient-ils faire dans un barrage à l'extérieur ?

Oui, bien sûr, sur une passe de trois malentendus, ils pourraient être champions ! :-)

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après ce week-end)

Tous les résultats officiels du week-end >> 

 

EXCLU : le tournoi de la zone européenne pour la qualif au Mondial 2023…


Préambule

Les éditions 2021 et 2022 du tournoi européen des Nations (B), font l’objet d’un classement cumulé pour la qualification à la prochaine coupe du monde qui se déroulera en France en 2023.

À noter que seulement quatre points ont été attribués aux équipes qui devaient affronter la Russie – suite à sa disqualification politique – sans revenir pour autant sur les points obtenus lors des matches déjà joués contre elle. Curieux !

Ainsi, la Géorgie, qui n’a pas perdu un match (un seul nul contre le Portugal), est assurée de la première place et se qualifie pour le mondial où elle intègrera la poule C de l’Australie, du Pays de Galles et des Fidji.

Restent donc les deux places suivantes pour trois prétendants (Espagne, Portugal et Roumanie) :

·       La seconde est directement qualificative dans la poule B de l’Afrique du Sud, l’Irlande et l’Écosse.

·       La troisième permettra de disputer les play-offs pour décrocher le dernier ticket de la poule C. 


 

Roumanie – Géorgie                         23 – 26

Espagne – Portugal                          33 – 28

À la conquête du Mondial…

Il s’agissait d’une vraie finale, ce dimanche au stade Complutense de Madrid pour cette deuxième place, directement qualificative à la prochaine coupe du monde.

Et les Espagnols, en favoris, n’ont pas laissé filer cette chance, sachant qu’ils se déplacent en Géorgie, la semaine prochaine. Plus vifs et percutants que leurs voisins, ils ont vite pris les devants, emmenés par une charnière bayonnaise bien rodée et inspirée, composée de Guillaume Rouet et Manuel Ordas.

Quatre essais en première période (24-17), par la force des avants (Zabala, Quercy, doublé de Pinto), contre seulement deux pour les Portugais, par la vélocité de leurs trois-quarts (Bento, Bettencourt), bien servis par les remuants Palois Vincent Pinto (ancien ailier du XV de France U20) et Samuel Marques (demi de mêlée et buteur, passé à Carcassonne), mais trop souvent dépassés en défense, tout comme l’arbitre de TOP 14, Trainini – mais ça, on a l’habitude.

Menant seulement de 7 points à la pause, bonus offensif en poche, les Espagnols ont continué à mettre la pression sur leurs adversaires, pour les tenir à distance, nous gratifiant d'un chassé-croisé de buteurs entre Ordas et Marques, dans une seconde période d'un bon niveau de PRO D2, maintenant le suspense jusqu'à la dernière minute, lorsque Madeira inscrivait, trop tard, le troisième essai portugais, grappillant le point de bonus défensif, à défaut de mieux (rageant !)

Ce qui ne devrait pas permettre aux hommes de Lagisquet de conserver cette troisième place des play-offs.

Car on voit mal les Hollandais empêcher les Roumains de la prendre dans la dernière rencontre. À moins d’y coller un arbitre portugais et de forcer le destin, comme en 2018, quand un arbitre roumain sans scrupule avait fait perdre l’Espagne en Belgique, pour la qualification en coupe du monde.

Un scandale que les Espagnols auront digéré avec cette qualification méritée qui les place dans la poule B avec l’Afrique du Sud, l’Irlande et l’Écosse.

J’espère que le joueur clermontois Ezeala changera d’avis en voyant cela et intégrera la sélection des Leones plutôt que de rêver de celle du XV de France, fermée à son poste pour la prochaine coupe du monde.

 Clsst : 1- Géorgie, 39 pts (+145) – 2-Espagne, 30 (+124) –3- Portugal*, 26 (+98) –
          4-Roumanie, 23 (+31) – 5-Russie, 10 (-58) – 6-Pays-Bas, 4 (-284).              

Restent à jouer :

    Pays-Bas – Roumanie, samedi 19 mars à 13h15
    Géorgie – Espagne, dimanche 20 mars à 12h

(*) Les 4 points de Portugal – Russie sont déjà intégrés au classement.

 

La semaine prochaine…

L’ultime finale… so crunchy !

Six jours à patienter avant d’exulter devant le dixième Grand Chelem du XV de France.

Pour cela, il faudra simplement gagner contre des Rosbifs remontés comme jamais après leur défaite frustrante face aux Irlandais à Twickenham (lire plus haut).

Car le XV du Trèfle devrait assurer sa victoire face aux Écossais, à Dublin, avant de soutenir (une fois n’est pas coutume) les Anglais au Stade de France, pour espérer gagner le tournoi. Une finale à distance, quoi !

Les U20, eux, ne joueront plus le titre, mais juste un Crunch et c’est une raison bien suffisante pour ne pas perdre.

Vivement samedi !

 

Au programme* de la 5è journée du VI Nations, le samedi 19 mars :

         Pays de Galles – Italie, à 15h15             

         Irlande – Écosse, à 17h45

         France – Angleterre, à 21h             

Puis le dimanche 20 mars, pour clore le tournoi avec les Bleuets :

         France U20 – Angleterre, à 21h           (L’Équipe TV)

 (*) Tous les matches (sauf U20) sont retransmis par les chaînes de France TV

 

En parallèle, le TOP 14 proposera les deux matches* en retard de la 15ème journée :

         Toulon – La Rochelle, samedi 19 mars à 17h15

         Toulouse – Montpellier, dimanche 20 mars à 21h05

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du TOP 16 féminin

On se repose. Place à la préparation du tournoi qui démarre le 26 mars pour nos Bleues affamées.

Reprise du championnat le 8 mai !

Retrouvez les résultatset le calendrier sur >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

(*) Faute de suivi médiatique en direct, je ne commente plus les résultats

Posté par NewZeland2011 à 11:57 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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