L E S B R E V E S D O V A L I E . C O M - l'Hebdo du Rugby par Antonio -

20 octobre 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°370

Au coude à coude

COUPE DU MONDE... Quart de finale            Pays de Galles – France       20 – 19

Galles France 2019

Quel coup dur pour les Bleus !

Il aura suffi d’un coup de coude stupide en pleine figure d’un Gallois de la part du deuxième ligne tricolore (que je ne nommerai pas pour ne pas l’accabler plus encore, et aussi parce qu’il joue à Clermont) pour que le rêve d’une demi-finale qui nous tendait les bras se brise.

C’était la 48ème minute, la vie était belle dans le stade fermé de Oita où les Gallois auraient pu se croire chez eux, au Millennium à Cardiff.

Mais non !

Depuis la marseillaise, éclatante en tribune lors des hymnes, et adorablement chantée par le petit garçon japonais au pied du capitaine français, les Bleus en ont fait leur maison dès l’entame, comme on commence à en avoir l’habitude.

Huit minutes et le XV de France avait déjà passé deux fois la ligne d’en-but.

Et comment ! D’abord, par son deuxième ligne (que je ne nommerai pas pour ne pas l’encenser trop tôt, même s’il joue à Clermont), récupérant un ballon derrière une touche bien maîtrisée pour passer en force derrière l’en-but. Ouaiis ! Bravo, euh... machin !

Puis, par Ollivon qui concluait une action d’envergure lancée par l’intenable Vakatawa, précieux toute la rencontre. N’Tamack passait une transformation sur deux, trouvant le poteau sur la première, un peu excentrée. Un premier signe peu perceptible derrière l’euphorie ambiante.

La France menait 12-0. Du calme ! On se souvient trop bien de ce 16-0 du dernier tournoi (ce n’est pas faute de l’avoir martelé ici) pour que tout le monde garde les pieds sur terre.

Heureusement, un bon ballon perdu de Guirado permettait un contre de Wainwright pour que les Français restent dans le match (12-7). Et même une faute de notre deuxième ligne (que je ne nommerai pas pour ne pas l’excuser à tort, même s’il joue à Clermont) nous remettait la pression après la pénalité de Biggar, qui nous laissait seulement deux longueurs d’avance.

Résultat : dix minutes plus tard, les Bleus remettaient les gaz comme si un nouveau match démarrait, avec Fickou, illicitement arrêté au cou par Moriarty qui écopait d’un carton jaune et ouvrait la voie aux Tricolores pour inscrire un troisième essai comme si c’était le premier... (Ah! la psychologie du rugby français !)

Vakatawa concluait une superbe relance de Dupont relayée par N’Tamack et l’incontournable Penaud, toujours dans les bons coups… mais pas de poing ou de coude.

Car, la mi-temps étant sifflée, les joueurs repartis dans les vestiaires (malgré ma contre-indication mille fois réitérée ici), tout était à craindre avec ces neuf points d’avance flatteurs et mérités, après une première période quasi parfaite, si on omet les échecs au pied du buteur toulousain, victime d’une béquille, juste avant de taper une pénalité, à première vue facile, et qui a trouvé une nouvelle fois le poteau au lieu de creuser un peu plus l’écart.

Un deuxième signe qui annonçait que le second acte allait être compliqué.

Lopez, en place de N’Tamack, blessé, donnait le coup d’envoi d’une mort annoncée, pour qui a déjà vu le XV de France revenir sur la pelouse après nous avoir bluffé une mi-temps.

Pourtant la possession restait bien française et l’ouvreur suppléant clermontois semblait à son aise, tentant un drop qui rasait le poteau. Les Diables Rouges, eux, multipliaient les fautes, rendant les ballons que notre charnière exploitait à l'envi(e).

Jusqu’à cette pénalité après un maul sur une touche tricolore, dans le camp gallois. Les Bleus ont décidé de taper en touche, sentant la domination de leur pack pour un nouveau ballon porté dans les 22 adverses.

Une décision lourde de conséquence. Non pas pour les trois points qui n’étaient pas évident à prendre, mais pour ce qui allait suivre.

48ème minute, donc. Le maul se structurait impeccablement autour des avants mais les Gallois tenaient bon, l’empêchant d’avancer. Quand ce qui ne devrait jamais arriver arriva.

Le deuxième ligne casqué au maillot bleu (que je ne nommerai pas pour ne pas l’accabler plus encore, et aussi parce qu’il joue à Clermont) semblait, au départ, juste avoir pris un peu haut un autre casqué au maillot rouge, alors que Dupont avait réussi à prendre un trou de souris pour, peut-être, le quatrième essai français.

Mais c’était bien pire. La vidéo montrait un coup de coude assassin qui allait tuer, en une fraction de seconde, tous les efforts d’une équipe en route vers un exploit.

Le geste était aussi stupide que coupable et le carton rouge inévitable.

À partir de là, les Diables britanniques allaient reprendre de leur couleur et de la confiance quand les Coqs de Brunel allaient pâtir de cette infériorité numérique durant trente minutes, tentant l’impossible pour ne pas se faire rentrer dans les plumes.

On aurait pu y croire, notamment sur quelques actions, un drop (malheureusement pas tenté), une passe de Vakatawa pour Penaud (malheureusement pas captée) qui auraient pu/dû faire la différence.

Mais à cinq minutes du terme, alors que les Gallois pilonnaient une défense héroïque, réduite à quatorze, l’agonie allait prendre fin sur une action litigieuse. Un ballon arraché qui semblait partir vers l’avant et que Moriarty (celui qui avait reçu le carton jaune en première période) récupérait pour l’essai de la victoire, transformé par Biggar.

La vidéo confirmera le mauvais sort des Bleus, quoi qu’on pourra en dire, l’essai a été accordé, monsieur Peyper ne pouvait pas arrêter à lui seul toutes les salves galloises qui fusaient dans le camp tricolore. C’était imminent et les cinq minutes restantes ont montré combien il devenait impossible à nos Coqs de remettre la main sur le ballon.

Ils peuvent nourrir des regrets, c’est sûr, les points laissés en route auraient pu leur sourire, mais le destin en a décidé autrement.

Huit ans après cette demi-finale en Nouvelle-Zélande, où un carton rouge contre les Gallois, dominateurs toute la rencontre, les avait fait mourir à un point (8-9) d’une finale que les Français avaient joué à leur place. Les voilà enfin vengés.

Car, si les Bleus meurent en effet à un point d’une demi-finale d'un titre qui n’aurait été qu’illusoire tant le rugby des Anglais ou des All Blacks est sur une autre planète, ils renaissent à un point de départ qui laisse présager une nouvelle ère du rugby français avec tous ces espoirs comme Penaud, N’Tamack, Fickou, Raka, Ramos, Rattez, Barrassi, Dupont, Couilloud, Jalibert, Carbonel, Alldritt, Ollivon, Itturia, Lambey, Chat, Baille, Bamba et tous les jeunes doubles champions du monde en herbes du TOP14.

Une page se tourne. Merci aux partants, Max, Louis, Guilhem, Wesley, Jacques, Bernard, Serge et tous les deuxièmes lignes casqués aux coudées franches (que je ne nommerai pas pour ne pas les accabler plus encore, même s’ils jouent à Clermont).

Merci à cette équipe de France qui aura finalement été à sa place dans ce Mondial, au coude à coude avec le champion d’Europe, à un point d’un exploit.

On peut maintenant passer à autre chose et se tourner vers le tournoi.

 

Les autres quarts en bref

Japon – Afrique du Sud                3 – 26

Fin du rêve nippon

Les Japonais auront tenu une mi-temps avant de craquer sous le rouleau-compresseur sud-africain.

Après un premier essai, presque trop facile de Mapimpi, dès les premières minutes, les locaux ont joué crânement leur chance, revenant à 5-3 par le pied de Tamura, sans jamais parvenir à passer le mur des Springboks.

Mais en seconde période, Pollard a fait parler la poudre pour creuser l’écart avec trois pénalités avant que les Brave Blossoms ne craquent complètement dans un dernier quart d’heure totalement sud-africain. Un essai de Deklerk puis le doublé de Mapimpi mettaient fin au faux suspense.

Les Springboks affronteront les Gallois dans une semaine.

 

Nouvelle-Zélande – Irlande   46 – 14

La débandade irlandaise

34-0, cinq essais, au bout d’une heure de balade néo-zélandaise que les Irlandais ont accompagné de leur impuissance à mettre un pied devant l’autre dans leur jeu habituellement inspiré et efficace.

Rien ne leur a souri, de mauvais choix en choix encore plus mauvais, ils ont subi les salves fatales des All Blacks qui ont saisi toutes les occasions offertes par ce XV du Trèfle maudit pour marquer.

Dix minutes avant la fin de ce cauchemar, les hommes pas vernis de Schmidt sauvaient enfin l’honneur par Henshaw puis un essai de pénalité, encaissant au passage deux dernières claques derrière leur en-but.

 

Angleterre – Australie          40 – 16

En maîtrise totale

Le XV de la Rose n’a pas été impressionné par l’entame agressive des Wallabies qui ont confisqué le ballon durant quinze minutes pour inscrire les trois premiers points.

Les Anglais ont repris les choses en mains, le cuir avec, pour envoyer Johnny May à dame, par deux fois, tandis que les Australiens se contentaient de grappiller des points, grâce à deux nouvelles pénalités, pour ne pas être largué à la pause (17-9).

Quand, au retour des vestiaires, les Wallabies surprenaient à nouveau le XV de la Rose d’entrée avec un essai de Koroibete, revenant à un petit point. Seulement, ce retour en trombe n’était qu’un trompe l’œil qui ne dura que le temps de l’action suivante, sublimée par une passe magistrale de Farrell pour son pilier Stinckler à la conclusion du troisième essai.

À partir de là, le reste de la partie n’a été qu’une gestion parfaite du match de la part des Anglais, bloquant toute attaque adverse et les interceptant même pour un quatrième essai par Watson, Farrell faisant le reste dans l’animation et les coups de pied de pénalité.

Aucun doute que cette demie à venir entre All Black et Rosbifs aura des airs de finale et que ce XV de la rose-là sera plus difficile à battre que les Irlandais.

 

Les résultats de la 8ème journée de TOP 14 en un mot...

Montpellier (7) – Toulouse (11)             33 – 22

Agen (10) – Stade Français (14)            27 – 14

Brive (9) – Bordeaux (2)                       30 – 9

Pau (8) – Castres (12)                          37 – 24

Toulon (5) – Bayonne (3)                    20 – 9

La Rochelle (6) – Racing 92 (13)         12 – 6

Clermont (4) – Lyon (1)                      24 – 15

Fin de la plaisanterie

On arrête tout et on recommence. Partez tous en vacances, pendant quinze jours, comme des petits enfants scolarisés à la LNR que vous êtes et recommençons la saison le 9 novembre, avec tout le monde, de vraies équipes, du vrai jeu et des vrais enjeux.

Parce que là, moi j’y comprends que dalle.

À l’image des deux chocs à La Rochelle et à Clermont où le jeu n’a laissé place à aucun essai. Oui, mais le leader est tombé au Michelin. La belle affaire ! Le rugby aussi.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

  

La 5ème journée des Féminines

Poule 1

Bobigny (2) – Chilly Mazarin  (7)        34 – 7

Rouen (8) – Montpellier  (1)               0 – 80

Lons (5) – Grenoble  (6)                     27 – 21

Bayonne (3) – Paris  (4)                     31 – 15

 

Poule 2

Blagnac (3) – Rennes (4)                    62 – 0

Caen (8) – Toulouse (1)                      0 – 69

Bordeaux (7) – Lyon (5)                     17 – 34

ASM Romagnat (2) – Lille (6)             50 – 0

Zéro pointé

Montpellier, Toulouse, Blagnac et ASM Romagnat ont corrigé leurs adversaires ce week-end, en les laissant fannis, montrant combien ce championnat reste très inégal, et donc pas très intéressant pour qui le suit et qui prend des cartons chaque week-end, comme Rouen, Chilly-Mazarin, Caen, Lille et même Rennes.

La saison va être longue pour certaines filles.

 

La semaine prochaine…

Les demies attendues

Les deux meilleures équipes de chaque hémisphère se retrouvent dans le dernier carré, en toute logique. Le champion d’Europe face au champion du dernier Four-Nations et le double champion du monde en titre face aux grand favori anglais.

Que le spectacle commence !

Au programme* samedi 26 octobre :

         Angleterre – Nouvelle-Zélande, à 10h, à Yokohama City

Puis dimanche 27 octobre :

         Pays de Galles – Afrique du Sud, à 10h, à Yokohama City

 (*) Tous les matches sont retransmis par TF1 ou TMC

 

 

Du côté du TOP 16 féminin,

À suivre le programme de la prochaine journée : >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

Posté par NewZeland2011 à 19:08 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , ,


13 octobre 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°369

Un typhon de jeu monstrueux ! 

COUPE DU MONDE... 4ème journée             Japon – Écosse       28 – 21

Fukuoka, l'éclair foudroyant !

Balayant toutes les prévisions...

Si le typhon Hagibis était prévisible durant de ce premier tour qualificatif, ce n’était pas du tout le cas des Brave Blossoms, annoncés perdants face aux Irlandais et aux Écossais, en début de Mondial, par tous les bookmakers du monde du ballon ovale.

Et pourtant, rien n’a résisté à la tornade du jeu nippon qui a déferlé sur des chardons chaud bouillants, ce dimanche, en clôture des matches de poule, comme il avait déjà cueilli à froid le XV du Trèfle, quinze jours plus tôt.

Un typhon d’une intensité rarement vue au Japon !

Selon le bilan définitif, vingt-trois écossais ont sombré sous la grande vague de Kanagawa, estampée par des milliers de supporters dans les tribunes du stade de Yokohama. Une victoire japonaise, synonyme de première place du groupe et de qualification en quart de finale, qui restera gravée dans l’histoire du rugby mondial.

Tout a commencé, comme prévu, par une mise à l’abri du XV calédonien, repoussant une première rafale locale pour inscrire le premier essai par Russel, le demi d’ouverture se jouant aisément de deux défenseurs avant d’aplatir derrière l’en-but.

On se dit alors que le XV du Chardon a de grande chance de s’en sortir vivant.

C’était sans compter la puissance de la tempête annoncée. Un pluie de mouvements, incessante et agressive, s’est alors abattue sur le rideau défensif écossais, complètement troué, avec des glissements de terrains qui ont trouvé Matsushima, sur une passe sautée d’abord, pour l’essai de l’égalisation, puis sur une percée solitaire, relayée par Shota Horie avant que le pilier Inagaki ne conclue sous les perches.

Apocalyptique pour les Écossais quand, juste avant la pause, l’éclair Fukuoka foudroie Graham sur son aile, sur un coup de pied à suivre de Tupou, pour le troisième essai nippon.

Au retour des vestiaires, le XV du Chardon tente de se réorganiser sur le radeau de sa sidération devant tant de vents contraires dans son jeu, habituellement si fluide et efficace, et qui, là, subissait de nombreuses fautes de mains et de turn-over.

Quand l’éclair Fukuoka frappe une nouvelle fois... arrachant le ballon des mains de Harris pour filer à la vitesse de la lumière (ou presque) dans l’en-but.

Il faudra la force de Nell, après de longues séquences éprouvantes, puis celle de Fagerson pour limiter la casse et recoller au score. Les entrées, tambour battant et en trompette, des Horne et Kinghorne (remplaçant respectivement Laidlaw et Seymour), semblent avoir redonné de l'allant et de l'espoir d'une qualification encore possible à ce XV qui marchait jusque-là sur ses chardons.

Seulement il faudrait aux Écossais inscrire, comme les Japonais, l’essai du bonus offensif, et l’emporter avec plus de sept points d’écart pour ne pas laisser en plus le bonus défensif à leur adversaire. Un miracle, quoi, en moins d'un quart d’heure.

Car la défense nippone plie mais ne rompt pas et finit même avec brio, sur une séquence monstrueuse d’une dernière minute de pick and go pour renvoyer le ballon en touche et les Écossais chez eux.

Ces Brave Blossoms sont juste extraordinaires et méritent bien leur place en quart de finale où ils affronteront les Springboks avec la même chance de passer un tour de plus.

Les bookmakers, cette fois, ne s’y tromperont pas.

 

Tous les résultats par poule en bref

Poule A

Écosse (3) – Russie (5)              61 – 0
Irlande
(2) – Samoa (4)            47 – 5
Japon (1) – Écosse (3               28 – 21

L’Irlande deuze

Samedi, les Irlandais avaient assuré leur qualification en passant trois essais aux Samoans avant d’être réduits à quatorze, ce qui ne les a pas empêchés de bonifier largement leur succès.

Mais leur défaite face aux Japonais les place en mauvaise posture pour leur quart de finale puisqu’ils devront affronter les doubles champions du monde en titre.

Mercredi, les Écossais avaient eu beau largement faire tourner face à la Russie, offrant quasi tous les essais à la charnière suppléante Horne-Hastings, ils n’auront pas réussi à se sortir du typhon nippon.

 

Poule B

Afrique du Sud (2) – Canada (5)          66 – 7
Nouvelle-Zélande 
(1) – Italie (3)        0 – 0          (match annulé)
Namibie (4) – Canada (5)                     0 – 0          (match annulé)

Tapis vert… de rage !

Les Italiens étaient très remontés contre l’organisation japonaise et World Rugby qui ont annoncé purement et simplement l’annulation de leur chance de qualification face aux All Blacks pour les raisons que chacun connaît suite au typhon Hagibis qui a ravagé l’est du Japon.

Je ne vais pas relancé ici la polémique d’une telle décision, dont la France et l’Angleterre ont, elles, « bénéficié », quand on sait qu’à l’ouest, des stades offraient des solutions possibles à une délocalisation de ces matches, quitte à les jouer à huis clos.

Bref, il a été jugé pour cette poule que la Squadra Azzura n’avait aucune chance de l’emporter face aux tenants du titre et que cette annulation était sans doute un moindre mal, tout comme le match contre le Canada pour une première victoire historique des Namibiens dans un mondial.

Et pourtant, quand on a vu les Japonais battre, il y a quatre ans, les Springboks, puis récemment les Irlandais qui ont eux-mêmes gagné contre les All Blacks, pourquoi les Italiens, déjà vainqueurs des Nippons, n’auraient pas cette réussite, dans des conditions exceptionnelles ?

Mais voilà, les figurants au cinéma n'ont jamais leur mot à dire.

 

Poule Cocorico

Argentine (3) – États-Unis (5)           47 – 17
Angleterre (1) – France (2)                   0 – 0          (match annulé)
États-Unis (5) – Tonga (4)                19 – 31

C’est pas l’Amérique !

Sans jouer et donc sans se blesser, Anglais et Français se sont qualifiés, dans un commun accord, de partager les points et les deux premières places de la poule pour affronter respectivement les Wallabies et les Gallois.

Ironie de l’histoire, les deux nations se sont retrouvées vendredi et samedi à quelques kilomètres l’une de l’autre, chacune sur son terrain d’entrainement, à Oita, ville épargnée par le typhon.

Il ne manquait qu’un arbitre pour les réunir et faire une partie entre jeunes de quartier.

Tongiens et Américains, quant à eux, ont eu le droit de jouer pour éviter la cuiller de bois (pour peu qu’elle existe en coupe du monde). Un match ouvert qui a donné raison aux Océaniens bien plus forts.

 

Poule D

Pays de Galles (1) – Fidji (3)              29 – 17
Australie 
(2) – Géorgie (4)                 27 – 8
Pays de Galles (1) – Uruguay (5)      35 – 13

LE Clasico du mondial

Pour la quatrième de fois de suite dans une coupe du monde, incroyable ! les Fidjiens et les Gallois nous ont régalé dans une rencontre débridée où le spectacle et les essais ont été au rendez-vous.

En moins de dix minutes, les funambules Tuisova et Murimurivalu surprenaient les Diables Rouges qui répliquaient par Adams, deux fois, pour mener 14-10 à la pause.

En seconde période, les Flying Fijians effaçaient par leur vitesse la défense galloise, mais des en-avant de passe gâchaient chaque finition de Radradra, intenable et monstrueux à l’impact.

Un essai de pénalité récompensait leur domination pour reprendre le score mais l’entrée de Patchell, encore une fois, allait être déterminante pour remettre le XV du Poireau sur le chemin de la victoire. Un coup de pied de pénalité pour égaliser puis Jo Davies dans l’intervalle plein champ pour servir à nouveau Adams, pour son triplé.

Les Fidjiens avaient beau pousser dans le camp gallois, la roue allait tourner en leur défaveur, Williams concluant le premier contre des Diables Rouges pour entériner le gain du match à quelques minutes de la fin. Mais que ce fut dur et exaltant à voir !

Vendredi, les Wallabies ont passé sans casse les prémices du typhon, sous une pluie abondante, face à des Géorgiens très solides qui ont craqué en fin de partie pour laisser le bonus offensif aux Australiens.

Enfin, dimanche, l’équipe galloise, complètement remaniée en vue de son quart de finale, a assuré l’essentiel en remportant sa dernière rencontre face à des Uruguayens qui leur ont tenu tête et même inscrit un essai.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats et classements officiels >>

 

Les résultats de la 7ème journée de TOP 14 en un mot...

Bayonne (3) – Montpellier (10)            28 – 24

Toulouse (5) – Castres (8)                  36 – 15

La Rochelle (6) – Brive (13)                41 – 17

Racing 92 (9) – Agen (12)                  27 – 27

Lyon (1) – Pau (11)                            27 – 8

Stade Français (14) – Toulon (7)       33 – 30

Bordeaux (2) – Clermont (4)             42 – 15

Le champion se réveille

Il aura fallu le retour de Ramos pour que Toulouse hausse son niveau de jeu, l'arrière international qui a quitté la coupe du monde la semaine dernière sur blessure. Oui, je sais, j'ai beau relire ma phrase je ne la comprends pas.

Lyon enchaine sa septième victoire consécutive quand Bordeaux suit le leader en torchant les minots clermontois qui bouchent les trous comme ils peuvent.

Au Racing, c'est pas mieux, incapable de gagner à la maison, quand le Stade Français se donne de l'air après un match plein à Jean Bouin. La Rochelle se refait une santé et Bayonne s'accroche au podium.

Vivement les retours des internationaux. Laidlaw et Russel sont déjà en route. Bonne nouvelle pour Clermont et le Racing !

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

  

La 4ème journée des Féminines

Poule 1

Paris (3) – Lons (6)                   19 – 19

Montpellier (1) – Bayonne (4)  29 – 14

Chilly Mazarin (7) – Rouen (8)   29 – 17

Grenoble (5) – Bobigny (2)       12 – 37

 

Poule 2

Lille (5) – Caen (8)                    27 – 8

Toulouse (1) – Blagnac (4)        29 – 19

Rennes (3) – Bordeaux (7)        5 – 0

Lyon (6) – ASM Romagnat (2)  7 – 44

 

La semaine prochaine…

On monte dans les quarts… de tour.

Quatre belles affiches qui font saliver...

  

Au programme* samedi 19 octobre :

         Angleterre – Australie, à 9h15, à Oita Prefecture

         Nouvelle-Zélande – Irlande, à 12h15, à Tokyo

Puis dimanche 20 octobre :

         Pays de Galles – France, à 9h15, à Oita Prefecture

         Japon – Afrique du Sud, à 12h15, à Tokyo

 (*) Tous les matches sont retransmis par TF1 ou TMC

 

Du côté du TOP 14, la 8ème journée tentera de survivre à l’événement…

Avec au programme* le samedi 19 octobre :

         Montpellier – Toulouse, à 15h30 

         Agen – Stade Français, à 18h 

         Pau – Castres, à 18h 

         Toulon – Bayonne, à 18h 

         La Rochelle – Racing 92, à 20h45 

Puis dimanche 20 octobre :

         Brive – Bordeaux, à 12h30 

         Clermont – Lyon, à 16h50

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du TOP 16 féminin,

À suivre le programme de la prochaine journée : >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

Posté par NewZeland2011 à 23:30 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , ,

06 octobre 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°368

Du quart de tour au demi-tour...

COUPE DU MONDE... 3ème journée             France – Tonga       23 – 21

RAKA'BOLESQUE !

Il n’y a qu’un passage au vestiaire !

Ça fait trois fois, ça suffit !

Contre l’Argentine, les USA et maintenant les Tonga, on démarre en trombe, en beauté même, avec deux essais fabuleux en trente minutes et puis on se relâche jusqu’à regagner le vestiaire et y perdre son enthousiasme, sa sérénité et son flair.

Car là, dans le huis clos du local maudit, quelqu’un prend la parole et fout le bourdon dans toutes les têtes, c’est clair. Résultat : c’est le bordel dans le jeu tricolore en seconde période !

On se met à jouer à reculons, à subir, comme si on aimait ça, en touche, en mêlée, à multiplier les maladresses et les ballons tombés, malgré l’avance au score et le potentiel de talents sur le pré. Un demi-tour à 180 degrés par rapport à ce qui animait ces Coqs à l’entame du match.

MAIS RESTEZ SUR LA PELOUSE, BORDEL !

Je sais, je me répète, mais ce n’est pas moi qui ai commencé.

Comment voulez-vous qu’on se réjouisse d’une qualification quand on sait ce que ces Bleus sont capables de faire pour battre des Gallois, sans doute nos futurs adversaires en quart de finale ? Il n’y a qu’à se rappeler cette première période du premier match du tournoi...

et blablabla, et blablabla, tralalalalère et patatra ! vous connaissez le mantra.

Si seulement, au retour sur le terrain, ils restaient sereins, habités par la même insouciance d’envoyer du jeu et valser les Biggar, Williams et tous les Jones, à s’en faire péter la ligne d’en-but, tels des Gaulois de BD face à une légion galloise, avec Raka en Obélix, Dupont en Astérix et l’essai en idée fixe, on pourrait rêver d’aller loin.

AMUSEZ-VOUS, BORDEL !

Laissez le score dans les têtes des angoissés en tribunes, on fera les comptes à la fin… quand vous entendrez le gong libérateur. Mais pas avant !

Parce qu’enfin, comment arrive-t-on à faire vaciller un Raka, si percutant en début de match, au point qu’il échappe plus de ballons en une période que dans toute une saison avec Clermont ?

Quel numéro il nous a fait sur l’essai de Vakatawa ! De la puissance, des appuis phénoménaux et une passe parfaite après avoir passé les bras pour son centre. Juste Raka'bolesque !

Comment arrive-t-on à faire ralentir le jeu à Serin, dont le tempérament pousse à flairer les trous de souris pour s’y engouffrer et créer des brèches, au point que ses relances, à l’arrêt, reviennent à se tirer une balle dans le pied, en rendant le ballon à l’adversaire ?

Quelle vista, et quel culot, sur ce coup franc vite joué pour Raka ! Deux essais splendides, donc, au bout d’une demi-heure et 17-0 à l’arrivée.

Il reste dix minutes avant la pause. Il y a tout le temps de construire, de tenir le ballon et d’agacer ces Tongiens pour les bouffer tout cru et tuer le match. Y a qu’à !

Mais c’est là que le bât blesse, on passe du Coq à l’Âne !

Les Bleus ne savent pas tenir le ballon, multipliant les fautes de main, faute de précipitation ou de manque de soutien, trop récurrent. Alors on rend les ballons pour subir, en se disant que la mi-temps sonnera bien juste à temps.

Et non ! Les Tongiens, à force de percuter la défense française, tel des marteaux-piqueurs, ont fini par trouer la ligne d’en-but pour réduire le score juste avant la pause (17-7).

La pause… la peur au ventre. Convoqués chez le proviseur ? Les y voilà, dans le vestiaire. Une voix, une présence, de mauvaises ondes, que sais-je encore, puisque je n’y suis pas, et la seconde période a fait le reste.

Oh et puis, ils me fatiguent, tiens !

Pas envie de raconter la même histoire, la même issue heureuse qui me fait pleurer à chaque fois, pas même de joie, mais de tristesse d’un gâchis annoncé, sauf si…

ILS RESTENT SUR LA PELOUSE, À LA PAUSE, LA PROCHAINE FOIS !

 

Poule Cocorico

Angleterre (1) – Argentine (3)           39 – 10

Les Anglais n’ont pas eu de mal à croquer des Pumas réduits à 14 dès la 18ème minute, suite au carton rouge adressé à Lavanini pour un plaquage dangereux sur Farrell.

Avant, c’était pourtant équilibré, voire laborieux du côté du XV de la Rose qui n’en menait pas large (5-3) avec l’essai de May, non transformé, Owen Farrell manquant même quatre coups de pied sur quatre, par la suite dans cette première période.

Le jeu anglais se décantera au bout de 35 minutes, pour accoucher d’un second essai de Daly, puis un autre de Youngs avant la pause (15-3), tuant le match dès le retour des vestiaires, par Ford, face à des Argentins vaillants mais vite dépassés en défense. Nowell et Cowan-Dickie ajouteront deux derniers essais en toute fin de match, le bonus déjà en poche.

L’Angleterre et la France sont qualifiées pour les quarts et s’affronteront samedi prochain pour une première place, pas forcément désirée quand ont sait qu’elle mène dans le tableau des All Blacks à retrouver en demie, synonyme de demi-tour au pays.

 

Les résultats des autres poules en bref

Poule A

Irlande (2) – Russie (5)             35 – 0
Japon (1) – Samoa (4)             38 – 19

Le Japon qu’on n’aime impérial

Jeudi, le XV du Trèfle a dû longtemps s’employer pour parvenir à bonifier sa victoire face à d’impuissants mais coriaces Russes. Pas de quoi se rassurer.

Tandis que, samedi, les Japonais ont encore enthousiasmé leur public face aux Samoans, à la maison, arrachant magnifiquement un bonus offensif à la sirène pour prendre la première place de ce groupe, mettant une énorme pression sur les Écossais qui n’ont plus d’autre choix que de les battre sans leur laisser le moindre point, après avoir bien sûr fait un carton plein face aux Russes.

Vivement dimanche prochain pour le dernier match de ce premier tour.

 

Poule B

Afrique du Sud (2) – Italie (3)              49 – 3
Nouvelle-Zélande (1) – Namibie (5)    71 – 9

Le leurre namibien

Dimanche, on a cru à une farce quand on a vu que les Welwitschias étaient sur les talons des All Blacks durant une demi-heure, menés seulement 10 à 9. Et puis, telle une Ferrari, à un feu rouge virant au vert, à côté d’une Fiat 500, la machine kiwi a accéléré plein pot, un essai toutes les cinq minutes, laissant les Namibiens sur place.

Vendredi, les Springboks se sont défaits difficilement des Italiens qui ont gâché leurs chances à chaque temps fort, notamment en seconde période (menés alors que 17 à 3) quand le pilier gauche, Lovotti, prend bêtement un carton rouge pour un plaquage cathédrale alors que l’arbitre venait de siffler une bonne pénalité devant l’en-but adverse. Les Sud-Africains n’ont eu qu’à dérouler en supériorité numérique pour décrocher le bonus offensif, après avoir fait brillé sa pépite Kolbe, auteur d’un doublé, et abusé des ballons portés. Pas de quoi faire peur à un Irlandais en quart de finale.

 

Poule D

Géorgie (4) – Fidji (3)                         10 – 45
Australie 
(1) – Uruguay (5)                45 – 10

Le festival du TOP 14

Jeudi, Géorgiens et Fidjiens s’affrontaient pour la très convoitée troisième place du groupe, synonyme de qualification directe pour le prochain mondial en France. Et pour cause, la plupart des internationaux de ces deux nations évolue dans notre TOP 14.

Et ce sont les Topquatorziens fidjiens qui ont été les plus forts, à l’image du Bordelais Radradra, énorme, auteur d’un doublé sur les sept essais inscrits, dont ceux du Parisien Waisea et  du Lyonnais Tuisova, quand les Lélos ont ramassé les miettes avec le seul essai du Toulonnais Gorgodze.

Les Wallabies, vendredi, n’ont pas eu à souffrir pour disposer des valeureux mais modestes Los Teros, et sur le même score et même nombre d’essais.

L’Australie et le Pays de Galles n’auront pas de mal à se qualifier, même si la confrontation, toujours épique, des Gallois face aux Fidjiens, mercredi prochain, pourrait laisser aux Australiens la première place. Ce serait mal connaître les Diables Rouges.

Pour le reste, tout semble joué d’avance et les trois dernières places figées.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats et classements officiels >>

 

Les résultats de la 6ème journée de TOP 14 en un mot...

Clermont (4) – Montpellier (8)           20 – 13

Agen (11) – Bayonne (3)                     27 – 29

Brive (9) – Toulouse (13)                    23 – 9

Castres (5) – Stade Français (14)       46 – 16

Lyon (1) – Bordeaux (2)                     25 – 23

Pau (6) – Racing 92 (10)                     3 – 31

Toulon (7) – La Rochelle (12)             23 – 3

La chasse au LOU

Menés, une heure durant, par des Bordelais opportunistes, les Lyonnais sont revenus en fin de match pour l’emporter avec l’entrée décisive de Doussain, restant un leader solide, invaincus en six journées. Sans doute un record en début de saison (à vérifier).

Fin d’une mauvaise série pour les Clermontois qui restaient sur 5 défaites consécutives aux Michelin contre les Montpelliérains.

Toulon et Le Racing haussent le ton et se relancent, et Pau en fait les frais à la maison. Serait-ce la fin de la trêve des grosses écuries ?

Pas pour le champion qui n’a toujours pas mis les gaz et s’enfonce avec un Stade Français aux abois, agitant sa lanterne rouge.

Bayonne continue d’impressionner et de tutoyer le podium, avec une précieuse victoire à Agen.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

  

La semaine prochaine…

Le Mondial délivre ses quarts…

Si on connaît la plupart des qualifiés, officiels ou officieux, restent à savoir :

Qui du Japon, de l'Irlande ou de l'Écosse ne montera pas dans le quart ?

Qui des deux qualifiés restants affronteront la Nouvelle-Zélande et l'Afrique du Sud ?

Qui des Anglais et des Français joueront les Gallois et les Wallabies ?

 

Au programme* dès mardi 8 octobre :

         Afrique du Sud – Canada (B), à 12h15, à Kobe City

Mercredi 9 octobre :

         Argentine– États-Unis (C), à 6h45, à Kumagaya City

         Écosse – Russie (A), à 9h15, à Shizuoka Prefecture

         Pays de Galles – Fidji (D), à 11h45, à Oita Prefecture

Vendredi 11 octobre :

         Australie – Géorgie (D), à 12h15, à Shizuoka Prefecture

Samedi 12 octobre :

         Nouvelle-Zélande – Italie (B), à 6h45, à Toyota City

         Angleterre – France (C), à 10h15, à Yokohama City

         Irlande – Samoa (A), à 12h45, à Fukuoka City

Dimanche 13 octobre :

         Namibie – Canada(B), à 5h15, à Kamaishi City

         États-Unis – Tonga (C), à 7h45, à Higashiosaka City

         Pays de Galles – Uruguay (D), à 10h15, à Kumamoto City

         Japon – Écosse (A), à 12h45, à Yokohama City

 (*) Tous les matches sont retransmis par TF1 ou TMC

 

Du côté du TOP 14, la 7ème journée continuera de livrer son grand n’importe quoi…

Avec au programme* le samedi 12 octobre :

         Bayonne – Montpellier, à 15h30 : rien n’arrête les Basques

         Toulouse – Castres, à 17h30 : allo, le champion, y a quelqu’un ?

         La Rochelle – Brive, à 20h45 : mettre les gaz

         Racing 92 – Agen, à 20h45: revenir dans le trafic

         Lyon – Pau, à 20h45 : et de sept ?

Puis dimanche 13 octobre :

         Stade Français – Toulon, à 16h50 : la peur au Jean-bouin

         Bordeaux – Clermont, à 21h : du costaud

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du TOP 16 féminin,

À suivre le programme de la prochaine journée : >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

Posté par NewZeland2011 à 18:39 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , ,

02 octobre 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°367-bis

Tournez manège !

COUPE DU MONDE... 2ème journée (suite)            France – États-Unis       33 – 9

Des Bleus fébriles

Une production TF1

Caser du rugby sur la première chaîne, c'était aussi prendre le risque de surprises.

Ce mercredi matin, juste avant l'heure de déjeuner, j'ai cru assister au retour du jeu culte animé par le trio Evelyne, Fabienne et Simone, quand j'ai vu la présentation des candidats derrière le manège de Jacques Brunel qui a largement fait tourner.

Douze changements pour donner une chance à des jeunes premiers, en quête pour certains d'un premier amour de titularisation, et surtout laisser au repos, ou sur le banc, les cadres en vue du prochain match, plus rugueux, quatre jours plus tard.

La stratégie semblait claire, mais pas pour ceux qui étaient sur le plateau du jeu, aussi fébriles et maladroits devant un ballon que des célibataires devant un parterre de jeunes filles à qui il faut demander la main sans les voir.

La première manche consistait, d'après les recommandations du coach, à suivre la musique des Charlie Oleg du staff pour reconnaître et appliquer les plans de jeu, ce qui semblait acquis, timidement, dans les vingt premières minutes, après deux coups de pied bien sentis de Lopez qui trouvait successivement Huget et Raka pour les deux premiers essais du match.

Seulement, ensuite, durant trois quarts d'heure d'un ennui et agacement mortels, ça a été une succession de cafouillages, d'en-avants, de fautes, de relances gâchées, par manque de soutien ou de lucidité. Merci Raka, merci Guitoune, merci Huget (une fois n'est pas coutume) ...

Comme si faire une passe était devenu compliqué !

Les Bleus, menant petitement 12-6 à la pause, sont trop vite rattrapés 12-9, grâce aux fautes tricolores, beaucoup trop nombreuses face à une si modeste équipe. Car les Aigles d'Amérique n'étaient pas si terrifiants, juste, ils en voulaient plus que nos Coqs empâtés, dans un jeu qui aurait dû être fluide et aller au bout bien avant les dix dernières minutes.

Car il aura fallu attendre que les Américains soient bien émoussés et que le banc apporte un peu plus de niaque pour que le jeu se décante enfin et que trois jeunes premiers trouvent l'âme soeur derrière l'en-but. Serin pour Fickou, d'abord, puis un troisième coup de pied décisif de Lopez pour Serin, relayé par Raka et Camara, et enfin, Poirot, sur un dernier ballon porté qui n'avait plus qu'à enfoncer une porte ouverte.

Un bonus offensif ô combien précieux, mais tellement laborieux !

Faut-il s'en réjouir ou craindre le pire ?

Attendons de voir l'émission suivante, dimanche prochain, "Tournez Manège !" accueillera quinze autres candidats pour espérer épouser un quart de finale. Allez, en voiture Simone !

 

Les autres résultats du Mondial en bref

Écosse – Samoa  (A)                     34 – 0
Nouvelle-Zélande
 – Canada  (B)   63 – 0

Neuf fois sept, les enfants ?

Là, il n'y a plus d'excuses ! Réciter sa table de multiplication en regardant les All Blacks jouer, c'est un jeu d'enfants. Surtout quand le match se déroule en plein cours d'école... Attention, il y a un 's' à cours, donc on est en classe et on suit les essais néo-zélandais, s'il vous plaît !

Une fois sept ? 7 ! Deux fois sept ? 14 ! ... Neuf fois sept ? 63

Et les Canucks sont rentrés aux vestiaires avec un zéro pointé.

Deux jours avant, les Écossais ont donné une autre leçon aux Samoans qui n'ont pas eu leur mot à dire, eux. Deux essais et un drop en première période, pour mener 20-0, puis deux essais de pénalités en seconde ont eu raison des Océaniens complètement dominés par des Calédoniens que l'on voit déjà rentrer chez eux à la fin du premier tour. J'attends de voir contre les Japonais qui aura le dernier mot !

Car, si dans la poule B on apprend juste à compter, vu que l'issue est déjà jouée, dans la poule A, c'est une tout autre histoire.

 

Ce long week-end… pour rappel !

Jeudi 3 octobre :

         Géorgie – Fidji (D), à 7h15, à Higashiosaka City

         Irlande – Russie (A), à 12h15, à Kobe City

Vendredi 4 octobre :

         Afrique du Sud – Italie (B), à 11h45, à Shizuoka Prefecture

Samedi 5 octobre :

         Australie – Uruguay (D), à 7h15, à Oita Prefecture

         Angleterre – Argentine (C), à 10h, à Tokyo

         Japon – Samoa (A), à 12h30, à Toyota City

Dimanche 6 octobre :

         Nouvelle-Zélande – Namibie (B), à 6h45, à Tokyo

         France – Tonga (C), à 9h45, à Kumamoto City

 (*) Tous les matches sont retransmis par TF1 ou TMC

 

Du côté du TOP 14, au programme*  samedi 5 octobre :

         Clermont – Montpellier, à 15h30 : tenter d’exister

         Agen – Bayonne, à 18h : se maintenir toujours plus haut

         Brive – Toulouse, à 18h : profiter de la dynamique et du doublon

         Castres – Stade Français, à 18h : cherche match référence

         Lyon – Bordeaux, à 20h45 : invaincus et un vaincu

Puis dimanche 6 octobre :

         Pau – Racing 92, à 12h30 : compléter le tableau de chasse

         Toulon – La Rochelle, à 16h50 : le challenge de Collazo

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du TOP 16 féminin,

À suivre le programme de la prochaine journée : >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

Posté par NewZeland2011 à 18:18 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , ,

29 septembre 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°367

Il n'y a pas d'heurts pour les Brave

COUPE DU MONDE... 2ème journée             Japon – Irlande       19 – 12

Rien ne semble arrêter les Brave Blossoms

Au pays du rugby levant.

Ils sont juste incroyables ces Brave Blossoms.

Ils nous avaient déjà régalé, souvenez-vous, lors de la dernière coupe du monde en Angleterre, en surclassant au culot les Springboks (34-32), avant de récidiver, deux ans plus tard, au Paris La défense Arena, face à notre triste XV de France, arrachant le nul dans un test-match qui servira de prétexte au renvoi de Guy Novès...

Vous connaissez l’histoire de ce double drame.

Depuis sept ans et sa prise en mains par le stratège australien Eddie Jones, actuel sélectionneur du XV de la Rose, le XV nippon a entrepris une ascension fulgurante avec un jeu débridé en attaque et solide en défense.

Samedi, à Shizuoka Prefecture, le XV du Trèfle l’a appris à ses dépens, en laissant ces braves japonais revenir, la fleur au fusil, dans un match qui semblait leur échapper malgré de belles intentions, et même une légère domination, devant leur public.

Car les Irlandais ont été les premiers à marquer contre le cours du jeu, par deux fois (Ringrose et Kearney) en vingt minutes, montrant alors tout le pragmatisme et l'expérience qu'on leur connaît, avec un Carty inspiré (remplaçant Sexton blessé). Seulement ceux qui en avaient le plus dans le ventre c’était bien les locaux, et l’effort couplé au culot ont une nouvelle fois payé.

D’abord, au pied de Tamura, punissant des Irlandais pris à leur propre piège, dans les rucks, pour revenir à 9-12 à la pause.

Ensuite, par un essai de toute beauté de l’arrière entrant, Fukuoka, récompensant le travail d’un banc qui aura pesé jusqu’à la fin de la rencontre, contenant l’agressivité des hommes verts (de rage), incapables d’avancer face au mur local, et les poussant même à la faute pour entériner au pied une victoire sensationnelle qui rebat désormais les cartes dans cette poule.

Comme en 2015, les Japonais retrouveront le XV du Chardon qui les avait largement battus (45-10), juste après l’exploit face à l’Afrique du Sud, les privant alors d’une qualification en quarts de finale. Ce match sera d’autant plus crucial que les Samoa auront joué ou non les trouble-fête face au trio de tête.

Mais cette fois, rien ne semble arrêter ces Brave Blossoms qui feront tout pour éviter d'être à nouveau la seule nation à ne pas passer le prochain tour avec trois victoires, comme en Angleterre, telle une malédiction.

Nous n’en sommes pas encore là. Les Écossais joueront gros demain face aux Samoans qui, lundi, ont largement disposé des Russes (34-9) pour leur entrée dans la compétition.

Ce premier tour entretient un suspense de ouf…

Sauf dans la poule B.

 

Les autres résultats du Mondial en bref

Poule B

Italie (1) – Canada (5)                       48 – 7
Afrique du Sud
(2) – Namibie (4)       57 – 3

Circulez y a rien à voir !

Les Springboks ont explosé, comme de bien attendu, leurs voisins africains dans un non-match.

Quant à l’entrée des Canucks dans la compétition, elle a démontré qu’ils étaient loin de leur niveau de 2011 et qu’il sera très difficile pour les Canadiens de gagner un match. Les Italiens se sont juste baladés, avec sept essais à la clé.

Donc inutile de préciser que tout semble joué dans cette poule, la Nouvelle-Zélande en un, l’Afrique du Sud en deux, l’Italie en trois, le seul suspense résidant dans le match entre le Canada et la Namibie pour la dernière place. 

Entre nous, je ne me lèverai pas à 5h du mat’ dimanche 13 octobre pour vibrer devant.

 

Poule Cocorico

Angleterre (1) – États-Unis (4)           45 – 7
Argentine
(2) – Tonga (5)                    28 – 12

A minima pour les Pumas

On ne peut pas dire qu’ils se sont rassurés, les Argentins, malgré cette victoire bonifiée acquise en moins d’une demi-heure, à la force de la poigne de leur pack, avec un triplé du talonneur Montoya, face à des Tongiens un peu trop pacifistes à mon goût.

Trente minutes brouillonnes, et puis plus rien. Le réveil des Océaniens, bien trop tardif, ne changera pas l’issue de la rencontre. Espérons qu’ils feront la même grasse mat’ contre nos Bleus dimanche prochain pour assurer à ces derniers une qualification en quarts.

Car les Américains, c’est pas ça. Même sans Farell, Young ou Itoje, les Anglais leur ont mis la misère, un peut trop facilement. Sans forcer et avec sept essais, le XV de la Rose a géré le match et ménagé ses ressources avant ces deux dernières confrontations, contre les Argentins puis les Français. Les Américains sont allés chercher l’essai de l’honneur, au courage après la sirène. Une misère !

Encore faudra-t-il que notre XV de France se défasse du typhon Mitag qui menace Fukuoka, sachant qu’une annulation de match signifierait deux points pour les deux parties, ce qui n’arrangerait pas nos affaires.

Mais le plus grand danger, on le sait, c’est le collectif des Bleus lui-même, ou l’incompétence d’un staff qui semble avoir joué à la loterie avec des sélections incompréhensibles ou risquées comme celle de Bamba, déjà convalescent tout le long de la préparation et déclaré maintenant forfait pour le reste de la coupe du monde.

Et quand on voit le niveau de jeu et d’intensité affiché par les Australiens et les Gallois, potentiels futurs adversaires en quarts, on se demande s’il est raisonnable de s’aventurer plus loin sans réveiller le spectre du dernier quart de finale en Angleterre contre les All Blacks.

 

Poule D

Pays de Galles (1) – Géorgie (5)         43 – 14
Fidji
(5) – Uruguay (4)                          27 – 30
Géorgie
(3) – Uruguay (4)                    33 – 7
Australie
(2) – Pays de Galles (1)        25 – 29

Le champion d’Europe impressionne

Après une mise en bouche vorace face aux Lélos, lundi, pour leur entrée dans la compétition (29-0 dès la pause, le bonus offensif en poche), les Gallois ont donné une leçon de pragmatisme aux Wallabies, ce dimanche à Tokyo, en deux temps.

Une première période à cent à l’heure avec de longues séquences offensives de part et d’autre mais qui ont tourné à l’avantage des Diables Rouge, flairant les bons coups, comme ce premier essai sur une longue transversale de Biggar pour Parkes qui a ridiculisé Koroibete sur la prise de la balle en l’air. Les Wallabies ont répliqué par le vétéran Ashley-Cooper avant que la fin de mi-temps ne voit rouge avec l’essai de Gareth Davies, confirmation la domination galloise sous la baguette et le pied adroit de Patchell, parfait de suppléant Biggar, sorti sur blessure. 23-8.

Le second acte sonnera le réveil des Australiens qui inscriront deux essais, par Haylett-Petty (46è) et Hooper (62è) mettant les Gallois dans le dur, mais pas pour autant rompus. Ces derniers rongent leur frein sur les accélérations monstrueuses des trois-quarts en or, contenant habilement leurs assaut et profitant des rares occasions pour scorer et les éloigner au score, jusqu’à la dernière minute d’un match d’une extrême intensité.

C’est que la première place de ce groupe était un objectif pour ces deux nations qui ne souhaitaient en aucun cas se retrouver sur la route des All Blacks en demie. Et si elles peuvent en plus s’épargner la rugosité des Rosbifs en quarts. Le calcul était simple, finir première, point barre !

Mais cette première place est loin d’être acquise dans cette poule tant les Fidjiens ont l’habitude de contrarier le jeu gallois en coupe du monde, pour notre plus grand plaisir.

Pourtant les Océaniens de notre TOP 14 ont pris une belle claque face aux Los Téros qui ont fait une entrée fracassante dans ce mondial, mercredi.

Les Uruguayens ont déjoué tous les pronostics en profitant du manque de maîtrise et des largesses des Fidjiens, trop sûrs d’eux, pour les surprendre et l’emporter au courage. Une troisième victoire dans cette compétition majeure après l’Espagne en 1999 et la Géorgie en 2003 que les Sud-américains retrouvaient justement ce dimanche pour rêver d’une troisième place dans ce groupe domné par les Gallois et les Australiens.

Mais ces Uruguayens étaient bien trop tendres face à la puissance des Lélos, rompus aux ballons portés et à la mêlée fermée.

Cette poule n’a pas fini de nous surprendre !

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats et classements officiels >>

 

Les résultats de la 5ème journée de TOP 14 en un mot...

Brive (12) – Toulon (7)                             39 – 17

Toulouse (11) – Pau (3)                           24 – 23

Bayonne (4) – La Rochelle (8)               23 – 22

Castres (9) – Agen (10)                          30 – 27

Racing 92 (13) – Lyon (1)                        20 – 31

Montpellier (6) – Bordeaux (2)              17 – 17

Stade Français (14) – Clermont (5)        18 – 32

Qui va les arrêter ?

Lyon et Bordeaux régalent chez eux comme ils exaspèrent à l'extérieur.

Cinq matches sans défaite, cinq victoires même pour les Lyonnais, on peut dire que c'est du très fort cette année, et que la coupe du monde finit par avoir bon dos pour expliquer l'impuissance de leurs adversaires qui, comme le Racing samedi, s'emploient pour rivaliser dans le jeu.

Clermont a enfin réussi à lancer sa saison en enfonçant un Paris au fond du trou, quand Montpellier a limité la casse face aux invicibles bordelais pour rester dans le TOP 6. Castres et le champion toulousain peinent encore à s'imposer, toujours dans le ventre mou du classement.

Les promus, Brive et Bayonne, profitent des doutes des favoris toulonnais et rochelais pour se maintenir au plus haut. Mais dans la capitale, les deux dernières places passent mal.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

  

La 3ème journée des Féminines

Poule 1

Lons (6) – Montpellier (1)                  5 – 68

Bayonne (3) – Chilly-Mazarin (7)       41 – 7

Rouen (7) – Bobigny (2)                    reporté en janvier 2020

Paris (4) – Grenoble (5)                     20 – 15

 

Poule 2

Blagnac (2) – Lille (4)                         38 – 7

Caen (7) – ASM Romagnat (2)           0 – 52

Bordeaux (7) – Toulouse (1)              0 – 70

Rennes (4) – Lyon (4)                        15 – 13

Qui est in, qui est out...

Comme chaque saison, chez les filles, au bout de trois journées, on sait qui va caracoler en tête et qui va subir défaite sur défaite.

Dans la poule 1, Montpellier n'a pas de concurence, Bayonne et Bobigny jouant les outsiders pour accéder aux phases finales. À la traîne, avec un zéro pointé, Chilly-Mazarin et Rouen n'ont pas grand chose à espérer.

Dans la poule 2, le trio Toulouse-Blagnac-ASM Romagnat vont mener la danse quand Bordeaux et Caen regarderont les autres jouer sur le bord de la piste. 

 

La semaine prochaine…

Les Bleus mettent les bouchées doubles…

Deux rendez-vous cruciaux pour le XV de France, mercredi et dimanche, après un repos de douze jours qui a de quoi nourrir nos espérances quant à l’état de forme de nos petits Coqs pour faire face à deux nations de niveau inférieur mais à la réputation de casser les couilles à ceux qui n’en auraient pas.

Cette nouvelle semaine promet également du spectacle et des rebondissements dans la poule des Écossais qui jouent gros, comme celle des Fidjiens qui pourraient tout perdre.

Au programme* dès lundi 30 septembre :

         Écosse – Samoa (A), à 12h15, à Kobe City

Mercredi 2 octobre :

         France – États-Unis (C), à 9h45, à Fukuoka City

         Nouvelle-Zélande – Canada (B), à 12h15, à Oita Prefecture

Jeudi 3 octobre :

         Géorgie – Fidji (D), à 7h15, à Higashiosaka City

         Irlande – Russie (A), à 12h15, à Kobe City

Vendredi 4 octobre :

         Afrique du Sud – Italie (B), à 11h45, à Shizuoka Prefecture

Samedi 5 octobre :

         Australie – Uruguay (D), à 7h15, à Oita Prefecture

         Angleterre – Argentine (C), à 10h, à Tokyo

         Japon – Samoa (A), à 12h30, à Toyota City

Dimanche 6 octobre :

         Nouvelle-Zélande – Namibie (B), à 6h45, à Tokyo

         France – Tonga (C), à 9h45, à Kumamoto City

 (*) Tous les matches sont retransmis par TF1 ou TMC

 

Du côté du TOP 14, la 6ème journée poursuivra ses doublons dans la douleur…

Avec au programme* le samedi 5 octobre :

         Clermont – Montpellier, à 15h30 : tenter d’exister

         Agen – Bayonne, à 18h : se maintenir toujours plus haut

         Brive – Toulouse, à 18h : profiter de la dynamique et du doublon

         Castres – Stade Français, à 18h : cherche match référence

         Lyon – Bordeaux, à 20h45 : invaincus et un vaincu

Puis dimanche 6 octobre :

         Pau – Racing 92, à 12h30 : compléter le tableau de chasse

         Toulon – La Rochelle, à 16h50 : le challenge de Collazo

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du TOP 16 féminin,

À suivre le programme de la prochaine journée : >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

Posté par NewZeland2011 à 18:57 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , ,


22 septembre 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°366

Le vestiaire de la peur

COUPE DU MONDE... 1ère journée             France – Argentine       23 – 21

Lopez, sur un claquement de doigts... de pied !

Qui leur a dit quoi ?

On se souvient du dernier VI Nations et de cette fabuleuse première mi-temps d'un France – Galles qui ouvrait parfaitement le tournoi pour nos Coqs en quête de sensations et de victoire.

C’était le premier vendredi de février, souvenez-vous, au Stade de France, on menait 16-0 à la pause après une première période époustouflante, à croire que nos Bleus avaient toujours joué ensemble, et puis… patatra ! (relire ici >>).

Samedi, dans le Tokyo Stadium où s’était déroulé la veille la cérémonie d’ouverture de la neuvième coupe du monde, nos Tricolores ont remis ça pour leurs débuts dans cette compétition majeure, face aux Pumas. Mais avec une issue heureuse, cette fois, qui me laisse néanmoins un goût amer et en droit de me poser à nouveau des questions sur ce qui a bien pu se passer à la mi-temps :

Mais que diable sont-ils allés faire dans ce vestiaire ?

Qui a bien pu terroriser ces joueurs à qui on n’avait, pour la deuxième fois, rien à reprocher, jusque dans ce chant enflammé de la marseillaise* qui les a transcendés ensuite pendant quarante minutes ?

(*) on se serait cru entre les lignes Des Bleus à la belle étoile. (Pub !)

Serait-ce les encouragements d’un Fabien Galthié aux méthodes de management décriées partout où il est passé qui les auraient tétanisés ?

« Bravo les gars ! Continuez à jouer à la baballe et ils vont faire de vous de la charpie. Si vous prenez un essai, vous êtes morts ! Alors, restez en fesses serrées en défense si vous ne voulez pas l’avoir encore dans le cul. Le premier qui rate un plaquage, je m’occupe de lui personnellement et on refait de la fonte dès six heures du mat’ ! »

Ou bien serait-ce le discours monotone d’un papy Brunel qui les aurait hypnotisés à l’insu de son plein gré ?

« Il faut garder la même intensité – vous avez les paupières lourdes. Ils vont venir vous chercher – vous avez envie de dormir. Ne subissez pas l’impact – vous dormez ! Tenez le ballon comme en première période et tout ira bien – quand je claquerai des doigts, vous vous réveillerez. »

À moins que Serge Simon ou Bernard Laporte soit passé avec quelques bouteilles de champagne ?

« Reprend une coupe, Camille, mon petit Chat, ça va pas t’empêcher de lancer droit ! »

Bah, apparemment si. Parce que la conquête a souffert aussi en touche, en deuxième période, en plus de la mêlée déjà ciblée par monsieur Gardner.

Ah ! Comme j’aurais aimé être une petite souris pour savoir ce qui dans ce vestiaire a pu tuer l’enthousiasme, la créativité et le désir de produire du jeu au point d’y laisser quinze paires de couilles avant de retourner sur la pelouse.

Parce que, bon sang ! Quel pied, cette première mi-temps !

Deux actions splendides, pulsées par les feux follets Médard et Penaud, étincelants, relayées par un Vakatawa en jambes, pour se concrétiser sur les ailes, par Fickou pour le premier essai, puis par Dupont pour le second.

La France menait 20 à 3 à la pause avec un N’Tamack parfait au pied et une défense irréprochable durant les rares temps forts de l’Argentine qui n’a pu s’appuyer que sur sa mêlée fermée (seul talon d’Achille du pack tricolore) pour inscrire ses seuls points.

Que demander de plus ? Si ce n’est de jouer le second acte avec les mêmes intentions, la même intensité.

Mais encore une fois, comme contre les Gallois en février, le retour des vestiaires aura été un véritable cauchemar de rugby pour les Bleus, avec des fautes et une défense fantôme face à la rage des Pumas, métamorphosés.

Deux ballons portés plus loin et les Argentins revenaient à 20-15, en moins de dix minutes, plongeant nos Français dans l’angoisse d’une nouvelle défaite qui se profilait.

Quand les entrées des deux ouvreurs suppléants allaient être déterminantes.

D’abord, Urdapiletta, remplaçant un Sanchez peu en réussite, sur deux coups de pieds millimétrés, donnait pour la première fois l’avantage aux Pumas dans cette partie (21-20).

Puis, Lopez, remplaçant un Penaud blessé, décalant alors N’Tamack au centre, claquait des doigts (de pied) un drop qui réveillait enfin son équipe après un sévère 18-0. Il était temps !

Les dix minutes restantes entretiendront le suspense et la peur, jusqu’à son comble et cette pénalité de 45 mètres que Boffelli prendra à Urdapilletta (allez savoir pourquoi quand on connaît la précision du buteur castrais, même de loin) et qui passera juste à côté des perches.

Ouf !

D’un souffle et d’un coup de sifflet retentissant d'un arbitre compatissant (car il aurait pu offrir une nouvelle pénalité aux Argentins sur leur dernière possession), la France mettait fin à son calvaire et à sa malédiction d'entame d’un tournoi majeur.

Une première victoire méritée, pour un premier acte parfait, mais bien heureuse au regard du second, complètement subi.

De bon augure pour la suite quand on sait la supériorité des Anglais dans cette poule. Il suffirait alors à nos Coqs de battre Américains puis Tongiens pour aborder le XV de la Rose sans pression, voire sans les cadres, avec l’assurance d’un quart de finale contre des Gallois ou des Australiens, dont une préférence serait grotesque.

Mais pour y parvenir sans se faire peur, ces prochaines fois, Messieurs, à la pause...

restez sur la pelouse et laissez le vestiaire… au vestiaire !

 

L’autre match de la poule Cocorico

Angleterre (1) – Tonga (5)        33 – 3

Du lourd !

Le XV dela Rose a dû batailler jusqu'à la dernière minute pour inscrire les quatre essais du bonus offensif dans un match où les Tongiens lui ont mené la vie dure. Un combat d'hommes qui laissera des traces sur les organismes, même si les Rosbifs n'ont jamais craint pour leur en-but.

Les Français sont prévenus. Ces Océaniens, c'est du lourd, du rentre-dedans sans ménagement, mieux vaut ne pas se trouver en face ou en dessous. Mais pour ce qui est du jeu, il y a largement la place, pour peu qu'il reste des forces.

Les Anglais prennent la première place devant les Français. Les Tongiens, comme les Américains, n'ont pas fini de jouer les trouble-fête, ce qui pourrait donner un espoir aux Argentins qui ne sont pas encore morts.

 

Les autres résultats du Mondial

Poule A

Japon (2) – Russie (4)              30 – 10
Irlande
(1)– Écosse (5)             27 – 3

Irlande first !

D’abord, vendredi, dans un Tokyo Stadium plein pour assister à la cérémonie d’ouverture de la première coupe du monde de rugby en Asie, les Japonais ont offert à leur public un beau spectacle et une victoire bonifiée à la clé.

Mais à y regarder de plus près, une fois les apparats de fête retirés, les Brave Blossoms n’ont jamais été autant fébriles et maladroits sur le pré dans la première demi-heure de jeu que durant toute leur préparation. Il aura fallu quelques beaux mouvements et un finisseur intenable comme l'ailier Kotaro Matsushima pour reprendre enfin les rênes de ce premier match et enfoncer des Russes pourtant mieux partis après avoir inscrit un essai d’entrée, mais bien trop limités et indisciplinés dans la durée. La seconde période ne laissera pas de place au suspense et, même si cela aura été dans la difficulté, les locaux décrocheront le point de bonus offensif sur un triplé de Matsushima, logiquement élu homme du match.

Dans cette poule, le champ semble libre pour les Irlandais qui n’ont fait qu’une bouchée de leurs voisins écossais dimanche à Yokohama city. Trois essais en une mi-temps et le quatrième du bonus offensif dans un deuxième acte totalement maîtrisé, malgré la pluie.

Le XV du Trèfle compte bien conserver sa première place au classement mondial jusqu’au bout, donc jusqu’à un premier sacre. Quant aux Écossais, ils auront à se méfier des Japonais chez eux et des Samoans imprévisibles pour assurer la deuxième place, largement à la portée de leur jeu offensif.

Poule B

Nouvelle-Zélande (2) – Afrique du Sud (4)  23 – 13
Italie
(1) – Namibie (5)                                 47 – 22

Sans illusions

Dans cette poule, le suspense n’aura tenu que dans cette première confrontation entre les deux principaux prétendants, le double champion du monde en titre et le nouveau vainqueur du Four-Nations.

Et ce sont les All Blacks qui ont eu le dernier mot dans une rencontre tendue et de très haut niveau qui remettait la performance précédente de nos Bleus à sa place, bien en dessous. Si les Néo-Zélandais ont mené, comme nos Tricolores, 17-3 à la pause avant de voir revenir leurs adversaires en trombe sur eux et au score, ils n’ont jamais perdu pied et ont contenu les assauts sud-africains pour mieux les contrer et les punir à la première faute.

C’est toute la différence entre notre rugby et celui de ces grandes nations étoilées.

Alors, les Italiens ne se font pas beaucoup d’illusions pour sortir de cette poule, se contentant de bien finir à la troisième place. Encore fallait-il se défaire des Namibiens au jeu débridé et dont le seul enjeu est de parvenir à une première victoire en coupe du monde. Malgré leurs trois essais, les Welwitschias devront attendre le dernier match contre le Canada pour y parvenir, quand la Squadra Azzurra, avec sept essais, empochait logiquement son bonus offensif pour se hisser temporairement et fièrement à la première place du groupe devant les All Blacks.

Poule D

Australie (1) – Fidji (5)                      39 – 21

Sensationnel !

Cette poule est aussi incroyable qu’elle retrouve quatre des nations qui étaient déjà ensemble en 2015, à savoir l’Australie, les Fidji, le Pays de Galles et l’Uruguay. Comme si on voulait à nouveau revivre des rencontres fabuleuses entre les trois premières comme en Angleterre.

Et ce premier choc aura tenu toutes ses promesses avec des Fidjiens très frenchy, issus de notre TOP 14, qui ont emballé de match et fait trembler des Wallabies durant 50 minutes, menant jusqu’à 21-12 après deux essais du Clermontois Yato et du Parisien Waisea.

Mais le réveil australien retentira avec l’entrée d’un ancien parisien, Genia, qui remettra son équipe dans le bon sens pour six essais au final et un bonus offensif.

Mais quel match !

On attend avec impatience le fameux Galles – Fidji et le choc pour la première place entre les champions d’Europe gallois et les Wallabies. La Géorgie, elle, tentera de récidiver son exploit de 2015 en prenant la troisième place aux Fidji. Quant à l’Uruguay, elle encaissera en silence, comme attendu.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats et classements officiels >>

 

La 2ème journée des Féminines

Poule 1

Bobigny (2) – Bayonne (3)        29 – 19

Grenoble (3) – Rouen (7)          62 – 0

Chilly Mazarin  (7) – Lons (6)    7 – 15

Montpellier (1) – Paris (3)         62 – 3

 

Poule 2

ASM Romagnat (2) – Blagnac (2)      14 – 14

Lille (4) – Bordeaux (7)                     35 – 10

Toulouse (1) – Rennes (4)                 45 – 5

Lyon (4) – Caen (7)                           80 – 0

Bobigny et Romagnat progressent

Face à de sérieuses prétendantes aux phases finales, les Parisiennes et les Montferrandaises ont obtenu respectivement une précieuse victoire et un beau match nul. Quand Lons, dans la poule 1, s'est donné de l'air face à la promue francilienne qui devrait se partager les dernières place avec les Rouennaises. Ce n'est pas le cas des promues lyonnaises qui ont atomisé les Normandes, toujours aussi faibles.

 

La semaine prochaine…

Les Bleus récupèrent et le TOP 14 en profite...

Le mondial continue toute la semaine, l'occasion pour la cinquième nation de chaque poule de faire son entrée et aux favoris de s’installer devant.

La France, elle, ne rejouera que le 2 octobre contre les Tonga, l'occasion pour le TOP 14 de faire son retour à la une.

 

Au programme* dès lundi 23 septembre :

         Pays de Galles – Géorgie (D), à 12h15, à Toyota City

Puis, mardi 24 septembre :

         Russie – Samoa (A), à 12h15, à Kumagaya City

Mercredi 25 septembre :

         Fidji – Uruguay (D), à 7h15, à Kamaishi City

Jeudi 26 septembre :

         Italie – Canada (B), à 9h45, à Fukuoka City

         Angleterre – États-Unis (C), à 12h45, à Kobe City

Samedi 28 septembre :

         Argentine – Tonga (C), à 6h45, à Higashiosaka City

         Japon – Irlande (A), à 9h15, à Shizuoka Prefecture

         Afrique du Sud – Namibie (B), à 11h45, à Toyota City

Dimanche 29 septembre :

         Géorgie – Uruguay (D), à 7h15, à Kumagaya City

         Australie – Pays de Galles (D), à 9h45, à Tokyo

Et pour finir, lundi 30 septembre :

         Écosse – Samoa (A), à 12h15, à Kobe City

 (*) Tous les matches sont retransmis par TF1 ou TMC

 

Du côté du TOP 14, la 5ème journée s’immiscera en doublons, au milieu…

Avec au programme* le samedi 28 septembre :

         Brive – Toulon, à 15h30 : réitérer l’exploit du derby

         Bayonne – La Rochelle, à 18h : continuer de surfer sur la bonne vague

         Castres – Agen, à 18h : se relancer vraiment

         Toulouse – Pau, à 18h : éviter de copier Clermont

         Racing 92 – Lyon, à 20h45 : la fin de Lou ?

Puis dimanche 29 septembre :

         Montpellier – Bordeaux, à 12h30 : torcher enfin l’UBB ?

         Stade Français – Clermont, à 16h50 : affiche désuète

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du TOP 16 féminin,

À suivre le programme de la prochaine journée : >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

Posté par NewZeland2011 à 13:52 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , ,

15 septembre 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°365

L'odeur du sans...

TOP 14... 4ème journée                       La Rochelle – Toulouse       28 – 13

                                 Clermont – Pau      28 – 37

Des Jaunards pris à la gorge !

Les absents font toujours tort !

Les meilleurs sont au Japon et le TOP 14 fera sans, comme à chaque coupe du monde, au détriment des deux principaux fournisseurs de talents que sont le champion de France et son dauphin.

Une dizaine d’internationaux, français et étrangers, manquent dans les effectifs du Stade Toulousain.

Et pas des moindres : quasiment toute la ligne arrière qui a assuré les automatismes du jeu inspiré des Haut-Garonnais, la saison dernière, les menant au titre. Médard, Huget, Guitoune, Kolbé, Ramos, N’Tamack et Dupont, rien que ça, si on laisse de côté les avants.

Alors comment s’étonner que le champion de France compte déjà autant de défaites (trois en quatre journées) que toute la saison passée.

À Clermont, ce n’est pas mieux. En l’absence des moteurs à explosion que sont Penaud, Fofana et Raka, de son chef de gare Lopez et des contrôleurs de la conquête comme Slimani, Iturria, Vahaamahina et Yato, le XV de départ de Franck Azéma semble ne jamais parvenir à le prendre, ce départ, restant à quai durant une bonne mi-temps, pour se démener ensuite comme des dératés en espérant rattraper un trop grand retard.

On pourrait penser que c’est pareil pour les autres clubs. Oui, mais dans une bien moindre mesure, sauf pour Montpellier et le Racing qui en pâtissent également.

Alors pendant huit journées, chacun apprend à faire sans, dans la difficulté, avec ses jeunes et des jokers improvisés, pour réapprendre à faire avec, dans une tout autre difficulté, vraisemblablement post-traumatique, comme en 2015.

Autant dire que jusqu’en 2020, le handicap pour certains risque d’être conséquent, voire fatal.

Alors à quoi bon faire semblant dans un TOP 14 totalement faussé ?

Les Rochelais ont disposé assez facilement des Toulousains, en leur passant trois essais, avant que ces derniers ne se rebellent à la fin, avec un essai suffisant pour enlever le point de bonus offensif aux locaux, un peu trop sûrs d’eux.

Quant aux Clermontois, une fois encore, comme à Bayonne et à Brive, mais cette fois chez eux, au Michelin, ils ont regardé jouer les Palois jusqu’à se faire surprendre et poignarder quand ils avaient le dos tourné, pour courir après le score avec quelques réactions, en vain.

Heureusement, dans ce simulacre de championnat, il y en a deux qui nous régalent, et se régalent surtout, en se faisant la part belle, toujours invaincus en tête… et comment !

Quant aux petits poucets, Agenais et Basques, ils semblaient avoir une faim d’ogre ou de LOU.

  

Les autres matches en images...

Lyon (1) – Brive (14)                          59 – 3

Chut ! Regardez et savourez !

Cliquez ici >>

Bordeaux (2) – Stade Français (13)     52 – 3

Le pied !

Cliquez ici >>

Bayonne (5) – Castres (11)                27 – 17

Le petit poussait… et le CO tombait.

Cliquez ici >>

Agen (8) – Montpellier (4)                29 – 10

Une faim de Lou(p)

Cliquez ici >>

Toulon (6) – Racing 92 (10)            32 – 29

Ouf !

Cliquez ici >>

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

La première journée des Féminines

Poule 1

Lons (4) – Bobigny (1)                 3 – 29

Bayonne (1) – Rouen (4)            64 – 3

Paris (1) – Chilly Mazarin (4)     22 – 11

Grenoble (4) – Montpellier (1)   20 – 62

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Poule 2

Blagnac (1) – Caen (5)                       77 – 0

Lyon (5) – Toulouse (1)                     0 – 53

Rennes (1) – Lille (5)                         36 – 0

Bordeaux (5) – ASM Romagnat (1)    17 – 70

Premières claques !

Là où leurs homologues masculins sont en grande difficultés, les Toulousaines et les Asémistes de Romagnat ont remis respectivement les modestes Lyonnaises et Bordelaises à leurs places.

Pas de surprises dans cette première journée où les favorites continuent d’écraser leurs adversaires et les Lilloises de confirmer qu’elles ne vont pas mieux que la saison passée.

 

La semaine prochaine…

Place à la Coupe du monde !

Le TOP 14 se retire momentanément afin de braquer les projecteurs exclusivement sur l’ouverture du mondial au Japon.

Si le match post-cérémonie ne devrait souffrir d’aucun suspense pour la première victoire du pays organisateur, la seconde journée nous met déjà l’eau à la bouche, en espérant que son goût ne sera pas trop amer après la première des Bleus.

Au programme* dès vendredi 20 septembre, donc :

         Japon – Russie (A), à 12h45, à Tokyo

Puis, samedi 21 septembre :

         Australie – Fidji (D), à 6h45, à Sapporo

         France – Argentine (C), à 9h15, à Tokyo

         Nouvelle-Zélande – Afrique du Sud (B), à 11h45, à Yokohama City

Et enfin, dimanche 22 septembre :

         Italie – Namibie (B), à 7h15, à Higashiosaka City

         Irlande – Écosse (A), à 9h45, à Yokohama City

         Angleterre – Tonga (C), à 12h15, à Sapporo

 (*) Tous les matches sont retransmis par TF1 ou TMC

 

Du côté du TOP 16 féminin,

À suivre le programme de la prochaine journée : >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

Posté par NewZeland2011 à 23:08 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

08 septembre 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°364

INVICTUS !

TOP 14... 3ème journée                       Castres – Bordeaux       32 – 34

                                 Toulon – Lyon      6 – 20

Des Bordelais invincibles

Maîtres de leurs destins…

À l’heure où la fédération sud-africaine compte son quatrième décès de la génération championne du monde en 1995, sacrifiée pour la cause d’une réunification illusoire encensée dans le film à sens unique de Clint Eastwood, Invictus, le TOP 14 renaît des cendres que produit tous les quatre ans dans ses rangs la coupe du monde de rugby.

Alors que le monde du rugby pleure la disparition de Chester William, symbole d’une nation post-apartheid pour avoir été le premier noir à intégrer les Springboks, mort d’une crise cardiaque à seulement 49 ans, Bordelais et Lyonnais, invaincus depuis trois journées, enchantent la France du rugby, faisant des ravages partout où ils passent.

À commencer par les hommes de Urios, stratège gagnant d’Oyonnax en PRO D2 puis de Castres avec un titre de champion de France en 2018, de retour justement à Pierre-Fabre dans une ambiance pour le moins tendue après une fin de mandat houleuse.

Les Bordelais, emmenés par un Jalibert encore époustouflant, auteur d’un troisième essai en trois matches, ont réussi à se défaire de la pression locale qui, en moins d’une demi-heure, leur coûtait cinq pénalités et un carton jaune. Il aura fallu la vista du jeune prodige béglais pour offrir une passe décisive à Higginbotham (15è) et réaliser un coup de pied par-dessus magistral pour lui-même et le deuxième essai, juste avant la pause.

Mais que fait ce garçon en France quand le Japon a tant à lui révéler ?

Menée d’un point (15-14), mais en supériorité numérique après l’expulsion temporaire de Kockott, l’UBB va faire parler la force de son pack pour inscrire son troisième essai dès le retour des vestiaires, par Tutaia, et prendre les devants par la botte de Jalibert (15-24).

Mais le retour du demi-de-mêlée castrais va sonner la révolte des siens et leur permettre de repasser devant après une nouvelle pénalité et un essai de Lapeyre sur un beau mouvement de Dumora, décalé à l’ouverture après la sortie prématurée de Fortunel (25-24).

Le chassé-croisé entre les deux équipes n’allait pas s’arrêter là. Botica, ayant remplacé le jeune virtuose pour Bordeaux, rajoutait trois points avant que Combezou ne les avale avec un essai venu de loin, transformé par l’impeccable Kockott (32-27).

Dans les dernières minutes, les hommes de Urios continuaient de pilonner la défense locale, à la faute. Et il aura suffi d’un seul écroulement de maul qui allait dans l’en-but pour convaincre monsieur Cardona de leur accorder l’essai de pénalité, et de la gagne. 

Quel match et quel scénario !

Dans la foulée, les Lyonnais n’ont pas offert au public de Mayol le même suspense.

Même s'il a fallu attendre pratiquement l’heure de jeu pour voir un premier essai, après un triste et fermé 3-3 dans le premier acte. Les hommes de Mignoni ont fait parler la puissance avec les avants et Ric à la conclusion. Dix minutes plus tard, Barassi contrait une nouvelle avancée locale stérile et partait seul inscrire le deuxième essai des visiteurs.

Jamais le Lou n’a semblé craindre son adversaire, bien ancré dans sa défense, jusque-là toujours préservée, avec aucun essai encaissé en trois matches.

Quant aux Toulonnais, le retour frustré de Belleau n’aura pas fait d’étincelles dans le jeu, avec moins d'âme ou peut-être même moins d'envie, que les quelques minutes avec Carbonel, blessé prématurément.

Lyon et Bordeaux caracolent en tête d’un TOP 14 transfiguré.

Et comme l’écrivait William Ernest Henley à la fin de son poème Invictus, qui a inspiré le film de Clint Eastwood :

Aussi étroit soit le chemin (d’une saison)

Nombreux les châtiments infâmes (qui attendent chacun)

Je suis le maître de mon destin

Je suis le capitaine de mon âme

L’âme d’un rugby que l’on aimerait bien retrouver au Japon.

  

Les autres matches en bref...

Montpellier (3) – La Rochelle (13)        30 – 16

Retour en force

Menés seulement 10-3 à la pause, après un premier essai rochelais par Roudil et deux refusés à Retière, les Montpelliérains ont réagi avec autorité en seconde période par le pied de Cruden et trois essais, dont un doublé de Willemse et un dernier par Immelman, avec chaque fois l’appui précieux de N’Gandebe, le facteur X du MHR.

Les Rochelais ont manqué de tuer le match dans le premier acte et se sont fait prendre par la vitesse locale à l’heure de jeu, en infériorité numérique. Une fois les Héraultais lancés, plus rien ne pouvait les arrêter.

Stade Français (9) – Bayonne (7)       33 – 27

Rien ne sert de courir…

Deux essais en quinze minutes (Lapègue puis Hamdaoui), deux pénalités de Segonds, le suppléant de Plisson (puni sur le banc), et un doublé de Lapègue juste avant la pause pour répondre à Ruru et mener 27 à 10, tout est allé trop vite à Jean-Bouin pour le public parisien qui a cru à une promenade de santé de son équipe, déjà défaite deux fois à l’extérieur.

Seulement, au retour des vestiaires, les Stadistes n’ont rien montré, si ce n’est encaisser le retour des Basques avec deux nouveaux essais (Graaf et Gorin), laissant le second de Plisson assurer la victoire au pied, l’ex-ouvreur international français ayant été laissé sur la touche jusqu’au coup de sifflet final. Il n’était pas question de manquer ces pénalités de la gagne, cette fois.

Pau (5) – Agen (12)                            18 – 12

Un maintien bien fragile

Les Palois ont peiné pour venir à bout de ces Agenais, appliqués et réalistes, comme toujours.

Pendant qu’Hastoy grignotait des points, les Lot-et-Garonnais osaient et concrétisaient le premier essai du match par Lagarde pour mener 7-6 à la pause.

Dans le second acte, les locaux parvenaient enfin à marquer pour passer devant (11-7) avant que les visiteurs ne reprennent les commandes par un deuxième essai de Sadie (non transformé). Il faudra attendre les cinq dernières minutes pour que Wotu sauvent les siens et soulagent le public du Hameau en passant victorieusement l’en-but des Agenais qui méritaient mieux.

Brive (13) – Clermont (4)                    28 – 21

Un derby qui booste

15-0 en quinze minutes. Puis 22-7 à la pause. Brive assomme Clermont d'entrée dans le derby du Massif Central, avec trois essais (Namy, Fa'aso'o et Galala) et une pénalité de Laranjeira quand les vice-champions de France parviennent timidement à réduire le score avec l'essai de Lee.

La seconde période, à la main des visiteurs qui reviennent dans le match après deux essais de bonne facture, de Moala puis Cassang, se terminera par du déchet de chaque côté, la fatigante n'aidant pas, les Clermontois en faisant les frais, perdant le point de bonus défensif.

Si Brive lance enfin sa saison avec ce derby gagnant, Clermont encaisse en essais et en silence l'absence de ses leaders.

Toulouse (8) – Racing 92 (6)           20 – 17

Un Toulouse hybride à deux vitesses

Hormis les très bonnes entames de chaque période, qui ont permis les trois essais toulousains, le champion de France a souffert, laissant le Racing revenir dans la partie à chaque fin de période. Heureusement que les buteurs franciliens n'étaient pas en réussite !

Une première tout de même réussie sur la nouvelle pelouse hybride d'Ernest Wallon qui permet à Toulouse de lancer enfin sa saison.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

Les derniers résultats internationaux avant la coupe du monde...

Japon – Afrique du Sud        7 – 41

Écosse – Géorgie                  36 – 9

Angleterre – Italie                37 – 0

Nouvelle-Zélande – Tonga   92 – 7

Australie – Samoa                34 – 15

Irlande – Pays de Galles      19 – 10

L’Irlande succède au Pays de Galles

Le deuxième succès des Irlandais sur les Gallois leur vaudra plus qu’un simple test d’avant le grand bain international, mais une première place au classement mondial, trois semaines après les Gallois qui n’étaient restés sur ce trône qu’une semaine.

Le XV du Trèfle pourra savourer sa première place au moins jusqu’au premier match des All Blacks le 21 septembre contre l’Afrique du Sud. Après quoi, les champions du monde en titre pourraient bien conserver leur place et leur titre jusqu’au bout du mondial.

À noter la cuisante défaite des Tongiens qui, espérons-le, augure d’une moindre menace pour les Bleus…
Pas comme en 2011. 

Quant aux Anglais, ils nous ont tout simplement rappelé, ben que... les Ritals, y a pas de quoi sauter au plafond.

 

La semaine prochaine…

Le TOP 14 régale pendant que les Bleus sont prêts à trinquer.

Ça y est, le XV de France s’est envolé pour le Japon, avec leurs bleus de chauffe et des Bleus chauffés à blanc.

En attendant ses premiers « vrais-pas », le TOP14 tentera de consoler les oubliés et les recalés en les intégrant à sa quatrième journée qui chauffe déjà pour quelques grosses écuries. 

Au programme* dès samedi 14 septembre :

         La Rochelle – Toulouse, à 15h30 : sortir des bas-fonds

         Bayonne – Castres, à 18h : resserrer les rangs

         Clermont – Pau, à 18h : maruer les esprits

         Lyon – Brive, à 18h : en patron

         Bordeaux – Stade Français, à 20h45 : ne pas gâcher

Puis dimanche 15 septembre :

         Agen – Montpellier, à 12h30 : dans la douleur

         Toulon – Racing 92, à 16h50 : affiche d’un autre temps

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du TOP 16 féminin, les filles reprennent enfin !

À suivre le programme de la première journée>> site FFR : competitions-elite-1-feminine

 

Posté par NewZeland2011 à 15:40 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

31 août 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°363

Un ange Huget passe...

COUPE DU MONDE... TEST (3)                France – Italie         47 – 19

L'homme du match sans conteste !

Oui, mais n’en jugez pas si vite !

Si l’ailier toulousain a époustouflé par sa fulgurance ce dernier test face à l’Italie, il a aussi surtout sauvé une équipe de France en perdition, dans un grand silence de jeu, après avoir pourtant inscrit un premier essai, sans doute trop tôt… et par qui ? ... Je vous le donne dans le mille.

Par l’homme tombé du ciel en bout de ligne après une action collective parfaite.

Yoann Huget ne s’est pas contenté de cette offrande, à la 3ème minute, dont le mérite revenait avant tout à la vista de N’Tamack et la percée décisive de Fofana en amont, non. L’ailier international, à l’image d’un Penaud qu’il suppléait, a sorti les siens du marasme, de la confusion, de la mélasse de jeu et de fautes grossières à répétition, qui venaient de leur coûter deux cartons jaunes et un essai, les laissant derrière, à deux points des Italiens qui insistaient maladroitement dans les 22 tricolores.

Oui, Yoann Huget, sur une relance improbable de Fickou, alors que la Squadra Azzurra aurait dû marquer trois fois, héritait du ballon dans son camp pour un cadrage débordement d’école, suivi de deux coups de pied bien sentis et une course folle de quatre-vingt mètres obligeant son vis-à-vis rital à le retenir par le maillot et offrir aux Français un essai de pénalité logique.

Certains auraient vu Raka prendre des notes en tribune !

À partir de là, à la 25ème minute, le match basculait, rééquilibrant les effectifs sur le pré et redonnant confiance aux Bleus, s’appuyant sur Camille Chat et son premier ballon porté pour enfoncer le clou avant la pause (19-7). Mais bon... Pas folichonne, cette première période !

La seconde ne nous laissera pas plus de certitudes quant à la sérénité du jeu tricolore face à la fébrilité de la défense adverse. À l’image de cet essai tout fait, initié par une passe parfaite de N’Tamack pour Huget, Guitoune n’ayant plus qu’à fixer pour donner à ses soutiens dont Picamoles était le mieux placé. Seulement, le centre toulousain a voulu la négocier seul, mettant en difficulté tous ses coéquipiers dont les efforts et l’application permettront finalement de renverser le jeu et trouver Iturria à la conclusion du cinquième essai.

Pourtant, quelques minutes avant, Dupont nous avait régalé de crochets d’ailier pour inscrire le quatrième dans un trou de souris derrière un maul.

À nouveau pris de doutes, les Bleus laissaient encore ces Italiens  pas mieux organisés et efficaces que l’équipe B écossaise fannie à Nice  passer la ligne d’en-but française pour la seconde fois. Alors rien de mieux que la force d’un pack en pick-and-go, face à une défense transalpine émoussée, pour se rassurer. Et de six, signé Lauret !

La réplique des Italiens, pour la passe de trois avec le doublé de Bellini, suivie de celle de Ramos, pour le dernier essai de la partie, ne changeront rien à la qualité médiocre de celle-ci, tant il n’y pas eu de réel combat, ni d’emprise évidente sur le jeu de la part des Bleus.

Un carton plein, oui, de points et de fautes, de part et d’autre.

Seules satisfactions, des individualités qui ont marqué des points pour assurer leur sélection et peut-être une place sur la première feuille de match contre l’Argentine.

Huget, en première ligne (enfin, je veux dire, en premier choix derrière), en place de Raka, cela ne fait aucun doute, tant l’ailier clermontois n’use que de sa puissance là où le Toulousain multiplie les crochets, tchik-tchaks et autres cadrages-débordements qui ont fait jadis le French-flair.

N’Tamack nous fait aussi plus rêver que Lopez, par sa vista. Et continuer à l’associer à l’irrésistible Dupont me paraît de bon augure, pas pour 2023, mais bien contre les Pumas.

Quant à cette troisième ligne casse-tête pour le duo Galthié-Brunel, Picamoles a démontré qu’en plus de son expérience précieuse, il valait bien un Ollivon ou un Alldritt. Le perdant au poste sera sans doute Camara ou Lauret, ou les deux, privés du voyage.

Et que dire de Iturria dans la cage !

Une aubaine qui nous permettrait de garder un troisième-ligne de plus. Pourquoi s’en priver ? Le Roux et Taofinenua en feraient alors les frais. Et ce ne serait pas plus mal.

Alors je ne vais pas vous donner ici la liste des 31 à la place de Galthié (et Brunel), je respecte trop la fonction, mais par contre je leur ai envoyé la feuille de match contre les Pumas, afin de gagner du temps… et, surtout, ce premier match crucial.

Poirot (cap) – Chat – Slimani
Iturria – Vahaamahina
Cros – Picamoles – Ollivon
Dupont – N’Tamack
Penaud – Fofana – Fickou – Huget – Ramos

Banc : Guirado – Priso – Mauvaka – Lambey – Alldritt – Serin* – Lopez – Médard

(*) parce que je n’ai pas d’autre choix. Je ne comprends pas le cas Machenaud qui n’a pas joué une minute. Pourquoi ne pas avoir pris Bezy ou Couilloud ? (Parra étant blessé) Alors je sélectionne le pauvre Serin que je trouve toujours autant à la ramasse à défaut d’être à l’éjection.

 

Les autres résultats internationaux avant coupe du monde...

Fidji – Tonga                        29 – 19

Pays de Galles – Irlande    17 – 22

Géorgie – Écosse                10 – 44

Les Gallois tombent de leur piédestal

Ils ne seront pas restés longtemps à la première place mondiale, ces Diables Rouges, dans une rencontre où deux équipes de réservistes s’affrontaient avec l’enjeu pour ces seconds couteaux de gagner une place pour le Japon.

Menés 3-22, dans leur antre du Millenium, après avoir encaissé 3 essais, les Gallois sont revenus dans le match, bien trop tard, en passant seulement deux fois l’en-but irlandais. Pas de quoi s’inquiéter outre mesure, non plus.

Quant aux Écossais, comme les Fidjiens, ils se sont logiquement imposés face à plus faibles qu’eux.

 

La 2ème journée de TOP 14 en bref...

Bayonne (5) – Clermont (3)      30 – 34

De la féria bayonnaise à la furia auvergnate

Que ce soit du côté basque, pour anéantir les velléités clermontoises et bonifier chaque temps fort par trois essais féériques (olé!), ou du côté du vice champion de France, pour se défaire d’une défense locale appliquée et des mauvais choix à répétition qui ont accouché de trois essais poussifs (non mais!), il a fallu s’arracher jusqu’au bout des quatre-vingt minutes.

Un match plaisant, quoique laborieux dans l’exécution, qui montre que Clermont n’a pas encore trouvé ses marques, sans ses leaders, blessés ou en sélection, malgré un bon McIntyre et un Moala décisif. Tandis que Bayonne cntinue d'engranger les points et la confiance, déjà cinq avec ce bonus défensif. 

La Rochelle (11) – Stade Français (13)    28 – 26

Frayeur à Deflandre

Les Maritimes ont reçu les Parisiens avec la manière, pour un beau spectacle et de beaux essais, de part et d’autre. Trois contre deux, à sept minutes de la fin, pour un score large (28-14), le public jubile poussant pour le bonus offensif.

Mais c’est sur la défensive qu’ont dû se retrancher les locaux après le troisième essai des visiteurs, toujours menaçants dans les 22 rochelais, parvenant même à inscrire ce deuxième essai qui allait leur permettre d’égaliser.

Seulement Plisson a manqué son tir au but, avec le même relâchement dont ont fait preuve les Maritimes en cette fin de match. Quel drôle de dénouement !

Montpellier (4) – Pau (8)          43 – 22

En supériorité rugbystique

Même à 14 contre 15 une bonne partie du match, les Montpelliérains ont dominé des Palois pas encore bien en place en défense mais qui ont pu profiter de leur supériorité numérique et de quelques espaces pour inscrire trois essais et exister.

Mais la maîtrise et l’efficacité étaient héraultaises, samedi après-midi pour six essais et un bonus offensif à la clé.

Agen (10) – Brive (14)                 16 – 10

Discipline et humilité

C’est tout ce qu’il a manqué aux Coujoux pour espérer revenir avec quelque chose d’Armandie. À l’image de la dernière action du match où ces derniers ne tentent même pas la pénalité pour assurer le point de bonus défensif, préférant tenter une penaltouche qui ne donnera rien.

Alors que les Agenais, égaux à eux-mêmes, ont fait preuve de courage et d’application pour marquer le seul essai du match et rester devant, tant ils savent que la saison sera longue et que chaque point comptera dans la lutte au maintien.

Espérons pour les Brivistes qu’ils ne regretteront pas cet orgueil mal placé.

Bordeaux (2) – Toulon (6)        34 – 12

Un grand cru ce Bordeaux

Rien que de voir Jalibert animer cette équipe on se régale. Et ce n’est pas ses coéquipiers qui diront le contraire, Lamérat le premier, auteur d’un doublé dans ce festival d’essais où les toulonnais se sont contentés des miettes de pénalité.

Deuxième victoire de l’UBB, et avec le bonus offensif, qui la hisse aux premiers rangs du championnat.

Bravo Urios… Partout où il passe, il crée quelque chose. Et ce Bordeaux-là est un grand cru bien plus offensif qu’à Castres, mais toujours basé d’abord sur une défense intraitable. Le RCT s’y est cassé le bout du nez.

L'ancien stratège d’Oyonnax finira bien un jour en équipe de France, c’est sûr !

Racing 92 (7) – Castres (9)      23 – 14

Les pendules sont à l'heure

Les Racingmen ont rectifié le tir dans leur antre de l'Arena après la déconvenue face au promu, la semaine passée. Et ce sont les Castrais qui ont fait les frais de cette révolte, menés 17-0 après vingt minutes de jeu et deux essais signés Sanconnie et Gibert.

Parti pour écraser son adversaire dans tous les secteurs de jeu, et notamment la conquête, le XV francilien a baissé le pied et sa garde en seconde période, ne parvenant pas à marquer cet essai du bonus offensif et se contenant de rester devant à coup de pénalités, face à des Tarnais revenus bien fort en fin de rencontre avec un essai de dernière minute de Palis.

Lyon (1) – Toulouse (12)            22 – 12

Dans la douleur

Heureusement que Nakaitaci a concrétisé la bonne entame des Lyonnais avec le seul essai du match.

Parce qu'ensuite ça a été un duel entre buteurs où Holmes a répondu à Wisniewski pour un 4 partout dans un match resserré en défenses avec peu d'espace pour emballer les relances. La dernière pénalité après le gong de Ngatai comptant pour du beurre.

Toulouse repart donc fanni avec une deuxième défaite d'affilée, même si elle est à nouveau à l'extérieur chez un concurrent sérieux au titre. Dur dur pour le champion ! Le Lou passe en tête du TOP 14.

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

La semaine prochaine…

Les Bleus s’envolent et le TOP 14 reste ! 

Lundi 2 septembre, Brunel et associés donneront la liste des 31 qui s'envoleront dès le lendemain pour le pays du soleil levant. Plus de test officiel avant le premier match des Bleus contre les Pumas, le samedi 21 septembre, à 9h15 (oui, du matin).

En attendant, le TOP 14 tentera de limiter la casse avec ses jeunes, ses vieux et ses mercenaires, venus en jokers boucher des trous béants dans les systèmes de jeu huilés des grosses écuries, comme Clermont, Toulouse ou le Racing. Les promus et autres petits poucets, eux, tenteront d'en profiter, comme Bayonne de nouveau à Paris.

 

Au programme de la troisième journée* de TOP 14, dès samedi 7 septembre :

         Castres – Bordeaux, à 15h30 : Le retour du Boss (Urios)

         Toulon – Lyon, à 17h30 : Mignoni, comme à la maison

         Montpellier – La Rochelle, à 20h45 : un goût de phase finale
         
Stade Français – Bayonne, à 20h45 : Les Basques, de retour à la capitale
         Pau – Agen, à 20h45 : les maintenir derrière

Puis dimanche 8 septembre :

         Brive – Clermont, à 16h50 : le retour du derby du Massif Central

         Toulouse – Racing 92, à 21h : une affiche alléchante mais allégée

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

À suivre également les derniers tests internationaux sans les Bleus (cherchez l’erreur !),

Vendredi 6 septembre, d’abord :

  • Japon – Afrique du Sud, à 6h30
  • Écosse – Géorgie, à 20h30
  • Angleterre – Italie, à 20h45

Samedi 7 septembre, ensuite :

  • Nouvelle-Zélande – Tonga,  à 4h35
  • Australie – Samoa, à 11h30
  • Irlande – Pays de Galles, à 15h

 

Du côté du TOP 16 féminin,

On ne reprend que le 14 septembre 2019 : >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

 

Posté par NewZeland2011 à 23:10 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , ,

25 août 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°362

Aux basques de la jet-set !

TOP 14... 1ère journée                          Racing 92 – Bayonne         17 – 24

Quand le ballon colle aux basques !

Contre-manif surprise à Paris La Défense.

Tout le monde, samedi, avait les yeux, et les armes, braqués sur Biarritz et ses environs où le G7 (des 7 pays les plus riches du monde) avait décidé de jouer son tournoi international de parlotte.

Une sorte de Seven-Nations entre les sept leaders de World Rugby, des All Blacks aux Écossais, en passant par les Gallois, Anglais, Irlandais, Springboks et Wallabies...
excluant la France pour le coup.

Tout le monde s’attendait à des contre-manifestations aux alentours du rocher basque, et notamment à Bayonne, où les forces de l’ordre de Castaner les attendaient de jets fermes.

Mais, à la grande surprise de la presse sur place, c’est à Paris que les Bayonnais ont manifesté leur jeu de contre, pourtant pacifiste, face à la jet-set du TOP 14, face à ce qui se fait de plus clinquant dans les hauts de la Seine, avec ses recrues en or : les Racingmen de Lorenzetti.

Promis à l’enfer, dans l’élite du rugby français... comme les Catalans, la saison passée, les promus de PRO D2, emmenés par un entraîneur banni du XV de France, Yannick Bru, ont fait profil basque et attendu leur heure pour se faire entendre.

Trop facile ! ont dû se dire les forces en ordre de bataille du Racing, à la pause, menant 17-7, après deux essais de Tanga et Imhoff, contre un seul, par Ruru, pour ces pauvres visiteurs, justement à la rue dans tous les secteurs, quadrillés par plus forts qu'eux.

Pourtant, au retour des vestiaires, les arrogants locaux n’inscriront plus un seul point, exactement comme leurs compatriotes à Édimbourg, comme si les coéquipiers tricolores de Chavancy avaient cherché à intégrer le dispositif de Brunel pour espérer décrocher une place dans son effectif en partance pour le Japon.

Comme des Bleus, les Racingmen ont multiplié les fautes de main et l’indiscipline, offrant autant de munitions à Barthélémy de les corriger et de faire le retard de son équipe, avant que Luc ne les surprenne avec un deuxième essai basque, comme un coup de poignard dans le dos de la défense, à Paris.

C’est la consternation dans les tribunes de l’Arena où la jet-set s’est donné, une fois de plus, en spectacle sans jamais prendre la mesure du défi qui lui incombait, avec humilité, et qui allait la conduire inexorablement à la catastrophe.

L’Aviron Bayonnais peut manifester sa joie après cette victoire improbable et croire en des journées aussi heureuses, si d’autres jet-sets s’aventureraient, à nouveau, à ne pas prendre ses revendications au sérieux, en le prenant de haut.

J'espère que, jusqu'à Biarritz, tout le monde à retenu la leçon.

 

Les autres matches en bref...

Lyon (1) – Stade Français (14)               43 – 9

Paris sans ressources

Les Lyonnais n’ont pas eu à forcer leurs talents, avec un Bastareaud remplaçant surprenant en troisième ligne, pour atomiser une formation parisienne sans jus, ni inspiration et en manque cruel de leaders.

Sept essais pour les hommes de Mignoni, faciles !

Agen (12) – Toulon (2)                           25 – 44

Un vent frais souffle sur les Varois

Bonneval, Carbonel, on connaissait, mais Hériteau, Cordin, Dachary, beaucoup moins.

Aux côtés des experts Savea, Ikpefan et Webb, la jeunesse des trois-quarts toulonnais a contribué à ce succès bonifié qui n’a fait qu’une bouchée des Agenais, à la peine et trop indisciplinés.

Bordeaux (6) – Toulouse (9)                30 – 25

Urios et Jalibert, duo gagnant !

L'UBB peut se réjouir de son premier succès face au champion en titre, même affaibli sans ses internationaux.

Menés d'un petit point à la pause (16-17), après un essai de chaque côté, les Bordelais ont su prendre l'avantage en seconde période grâce à un jeu ambitieux et un Jalibert autant inspiré que décisif, amenant deux nouveaux essais, dont le dernier (offrant la victoire) signé par l'ouvreur lui-même.

Les Toulousains repartent avec un point de bonus défensif, heureux, Jalibert ratant sa dernière pénalité.

Pau (3) – Brive (13)                                35 – 14

Des Coujoux inquiétants

Même à 15 contre 14, une bonne heure durant, les Brivistes ont sombré face à des locaux palois mieux organisés et qui ont profité de leurs fautes, par la botte de Hastoy, pour prendre le match en mains.

Quatre essais à deux, et aucun bonus à la clé… toutefois logique !

Castres (7) – Montpellier  (8)               26 – 25

Maudit CO !

Rien n’y fait ! À la fin, c’est Castres qui l’emporte, comme la saison passée, à Montpellier, pour le premier match de la saison également, ou encore comme lors de la finale de 2018.

Et pourtant, les Héraultais avaient tout pour espérer gagner, une parfaite entame, trois essais contre un, et la transformation de la gagne au bout du pied de Cruden, sur le coup de la sirène.

Clermont (4) – La Rochelle (11)             28 – 10

En mode diesel

Une bonne entame, un final en fanfare, Betham à l'arrivée pour 3 essais (le dernier offert à Cancoriet), c'est tout ce qu'il y a retenir de ce match côté clermontois, haché, à chier parfois, violent aussi côté rochelais, avec un rouge mérité.

Il faisait chaud à Clermont et cette première, sans 11 internationaux (Parra compris), est à oublier, avec des remplaçants pas encore en place.

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

Les résultats internationaux avant coupe du monde...

COUPE DU MONDE... TEST (2)               Écosse – France           17 – 14

Guitoune marque des points

Tout va bien !

Pour ceux qui ont eu peur, la semaine dernière, que les Bleus aient une réelle chance de remporter la coupe du monde au Japon, les voilà rassurés.

Le XV de France a retrouvé son jeu d’incinération de déchets qui consiste à tout encaisser en défense et à réduire en lambeaux les bons ballons d'attaque, sans nous faire offense

Ballons tombés, relances hachées, soutiens percés et touches déchirées... c'est moche !

Si nos Messieurs ont profité en première période du flair de Penaud et de la complémentarité avérée de Guitoune en première période pour mener deux contres jusqu’à dame, pour le reste, on n’a rien vu, juste un pack de ballons poubelle avancer maladroitement et être fanni en seconde période.

De leurs côtés, les Écossais (cette fois au complet), n’étaient pas moins brouillons et se sont contentés également de deux essais seulement pour l’emporter sur une courte marge, malgré une occupation territoriale écrasante.

Quoi retenir de ce deuxième test-match, si ce n’est la performance majuscule, encore, de Penaud, l’entrée convaincante de Guitoune (en place de Fofana) et la confirmation que ni N’Tamack, ni Serin, à la charnière, ne seront à la hauteur pour conduire autre chose qu’un camion poubelle.

Rien de grave, ni d’encourageant… le XV de France est à sa place, au huitième rang mondial, avec l’ambition d’un quart de finale qui se jouera sur son premier match contre les Pumas et devra se confirmer dans la même douleur contre les USA et les Tonga.

Pour le reste, contre l’Angleterre, et un éventuel quart contre l’Australie ou le Pays de Galles, à moins de malentendus, il n’y a pas grand chose à espérer.

 

Angleterre – Irlande                        57 – 15

Encore un doute ?

Si les Irlandais ont fait jeu égal une demi-heure (d’après le résumé du match que je n’ai pas vu), les Anglais les ont atomisé par la suite avec pas moins de huit essais contre deux.

Si vous aviez encore un doute que nous ne jouons pas sur la même planète rugby que les six premières nations du nouvel ordre mondial, alors le voilà définitivement levé.

 

La semaine prochaine…

Les Bleus s'affûtent quand le TOP 14 s'affaisse... ou serre les fesses.

Nouvelle journée de doublon qui pourrait encore profiter au promu basque, sur un nuage.

 

Au programme de cette deuxième journée* de TOP 14, dès samedi 31 août :

         Bayonne – Clermont, à 15h30 : déplacement sous surveillance

         Agen – Brive, à 18h : la lutte pour le maintien commence

         La Rochelle – Stade Français, à 18h : faire bonne figure

         Montpellier – Pau, à 18h : lancer sa saison

         Bordeaux – Toulon, à 20h45 : encore du rouge et noir au menu

Puis dimanche 1er septembre :

         Racing 92 – Castres, à 12h30 : soigner les plaies

         Lyon – Toulouse, à 16h50 : profiter des absences

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

La veille, les Bleus termineront leur préparation au Stade de France face à une formation italienne à leur portée, histoire de ne pas trop se saper le moral avant de s’envoler au Japon.

         France – Italie, vendredi à 21h10

À suivre également les autres tests internationaux, le samedi :

         Fidji – Tonga, à 6h30

         Pays de Galles – Irlande, à 15h30

         Géorgie – Écosse, à 18h

 

Du côté du TOP 16 féminin,

On ne reprend que le 14 septembre 2019 : >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

Posté par NewZeland2011 à 18:52 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , ,