L E S B R E V E S D O V A L I E . C O M - l'Hebdo du Rugby par Antonio -

17 mars 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°346

Tous les doutes mènent à Rome

VI NATIONS... 5è journée                     Italie – France    14 – 25

Damian Penaud, le détonateur à essais

Gagner n’est pas jouer !

Samedi après-midi, au Stadio Olimpico de Rome, en ouverture du tournoi des Six Nations, les Bleus ont décroché une deuxième victoire qui avait comme un arrière goût de défaite tant les Italiens auraient dû remporter ce match.

Avec un seul essai, par Tebaldi au bout de 55 minutes, alors qu’au moins trois autres auraient dû être concrétisés et 17 points passés au pied d’Allan sans réussite (3 sur 9), les Ritals ont multiplié maladresses et malchances laissant les Tricolores en vie grâce à trois coups du sort et au talent du duo N’Tamack-Penaud pourvoyeur à lui seul des trois essais français (contre le cours d’un jeu dominé par les locaux à 65% de possession).

Le premier, signé Dupont, après un magnifique cadrage de Penaud, le second, par Huget, après une belle passe sautée de N’Tamack qui sera également décisif sur le dernier, en fin de match, par Penaud, juste après son sauvetage in-extrémis, quelques minutes avant, sans lequel le sort des Bleus aurait été scellé… logiquement.

Un vrai miracle, donc, pour la sélection de Brunel qui n’en finit pas de semer les doutes sur chaque pelouse qu’elle foule depuis le début du tournoi.

Une dernière prestation bourrée d’imprécisions, de ballons tombés, de touches offertes, de mêlées chahutées, de fautes pénalisées… beaucoup trop (14 !), et cette même difficulté à passer le rideau adverse, à l’image de N’Tamack qui s’en remet à un drop pour valider un temps fort. Une impuissance à jouer chronique qui oblige Dupont à éjecter précocement tous les ballons, se persuadant de prendre son pied pour gagner du terrain quand c’est tout notre rugby qui en perd sur celui des autres nations.

Une deuxième victoire pitoyable, d’un niveau de Fédérale, sans vitesse ni intensité qui ne me laisse à moi aucun doute sur la responsabilité d’un staff dépassé et incompétent, à quelques mois de la coupe du monde. À quoi bon aller au Japon, je vous le demande ?

On a autant de chance d’y éviter l’humiliation que Carlos Ghosn la prison.

En cinq matches, Jaques Brunel a réussi l’exploit monumental de faire passer Philippe Saint André pour un grand stratège. Un vrai cauchemar pour Bastareaud qui n’en est pourtant pas à son premier naufrage et qui confirme aux micros des médias qu’il n’a jamais vécu un tournoi pareil. Nous non plus !

Alors que juste après, à Cardiff et Londres, le rugby battait son plein de jeu et d’époustouflance

 

Pays de Galles – Irlande              25 – 7

Une leçon de grand Chelem !

Que dire de ces diables de Gallois, si ce n’est qu’il nous ont offert une démonstration totale de jeu, de vitesse et de maîtrise, devant un XV du Trèfle complètement étouffé, loin du niveau de sa victoire sur les All Blacks, il n’y a pas si longtemps que ça.

Pourtant, malgré un 25-0 cinglant jusqu’à la 80ème minute, le XV du Poireau n’a inscrit qu’un seul essai, par Parkes, dès la première minute, sur un lob astucieux de Anscombe, avant de gérer le reste de la partie sous le pied de son ouvreur, auteur de tous les autres points (6/6) et élu homme du match.

Parce que les Gallois ont fait souffrir les Irlandais dans tous les secteurs du jeu, les privant de ballon et les poussant à la faute, Anscombe salant la note. Du grand art !

Tout juste, les hommes de Schmidt ont-ils réussi à sauver l’honneur dans le temps additionnel et ne pas rester fanni, grâce à un essai de Larmour.

Mais la véritable leçon des Gallois, à travers ce match, c’est d’avoir réussi là où les Bleus ont failli lors de cette rencontre au Stade de France face à ces mêmes diables rouges. Nous menions 16-0 à la mi-temps, souvenez-vous ! Ironie du score, les Gallois aussi samedi. La suite vous la connaissez. Ils nous ont montré comment on tient une victoire au retour des vestiaires, et face à la seconde nation mondiale.

Cette seconde période aurait dû être la nôtre au Stade de France, ce 1er février. Alors l’aventure dans ce tournoi aurait été tout autre, vous imaginez. Et qui sait, peut-être avec beaucoup de culot et d’ambitions, on aurait pu rêver d’un titre, et pourquoi pas d’un grand chelem quand on voit comment les Écossais ont réussi à neutraliser l’arrogance anglaise. Quel gâchis !

Mais le grand chelem est gallois et c'est très bien comme ça ! Leur douzième, depuis la création du tournoi (1883), leur dixième depuis l’entrée de la France (1910) qui, elle, n’en compte toujours que neuf depuis 2010, autant que de cuillers de bois italiennes.

Le Pays de Galles et l’Angleterre se partagent le nombre de victoires dans le tournoi désormais… Mais regardez plutôt le récapitulatif des palmarès dans ces tableaux.

Capture d’écran 2019-03-17 à 18

 

Angleterre – Écosse      38 – 38

Le retour de « chardon »

Pour clore cette dernière journée, ce duel sans enjeu à Twickenham a accouché d’un match complètement dingue.

Après une première mi-temps à sens unique des Anglais, jusqu’à la 35ème minute, comme tout le monde s’y attendait, le bonus offensif en poche (Nowell, Curry, Launchbury et May), les Écossais, à la surprise générale, ont amorcé un retour de bâton pas piqué des chardons, avec un premier essai de Mcinally pour regagner le vestiaire à 31-7.

La seconde période allait se transformer en un festival calédonien incroyable de culot et d’efficacité, jamais vue à Twickenham, laissant les locaux sans voix et fannis. Quatre nouveaux essais pour mener 38-31, l’Écosse tenait une victoire historique alors que le coup de sifflet final était une histoire de secondes.

Seulement dans le temps additionnel l’orgueil des Rosbifs trouvera la faille pour éviter l’humiliation et égaliser grâce à un 5ème essai de Ford sous les poteaux.

Arrrrgh !!! ... Mais qu’on y a cru à cet exploit des Écossais !

 

Classement :        1-Pays de Galles : 23 pts (+49) –– 2-Angleterre : 18 (+83) –– 3-Irlande : 14 (+1)

                          4-France : 10 (-25) –– 5-Écosse : 9 (-20)  –– 6-Italie : 0 (-88)

 NB : les Gallois bénéficient de 3 points supplémentaires pour leur grand chelem.

 

Les Bleues et les Bleuets…

Italie – France féminine               31 – 12

Fantomatiques !

Il faut croire que les filles voulaient ressembler aux garçons en Italie. Bravo, c’est réussi !

Un non match, un peu comme en Angleterre, elles ont été apathiques, brouillonnes… ailleurs !

Les Italiennes en ont profité... et bien ! Quatre essais contre deux pour les Françaises (Boujard et Jason). Même ma petite Pauline Bourdon était à côté de la plaque et ses coéquipières des plaquages.

Un match sans véritable enjeu, même si les Ritales prennent la deuxième place aux Françaises derrière le grand chelem des Anglaises qui ont écrasé les Écossaises (80-0) … pas question de ressembler aux garçons de l’autre côté de la Manche.

Un match à oublier !

 

Irlande  – France U20                      31 – 35

Deuze !

Vendredi soir, nos Bleuets ont mis le temps pour se mettre dans la partie, inscrivant deux essais en fin de première période par Viallard et Lemardelet pour mener 14-5 à la pause. Puis au retour des vestiaires, ils ont cru que ça allait être facile, enchaînant deux nouveaux essais (Pinto et Dumortier) pour prendre le large 28-5 avant de se relâcher coupablement et laisser les Italiens revenir devant leur public.

Les champions du monde ont remis une couche par Moefana pour assurer le résultat même si les locaux répondaient à chaque fois.

Cinq essais partout pour un beau finish et une belle deuxième place de nos U20 derrière le grand chelem inévitable des Irlandais.

Reste aux minots de défendre leur titre au Mondial en Argentine, au mois de juin.

 

Le TOP 14 en titres…

Toulouse (1) – Lyon (4)                           53 – 21   (BO, 7 essais à 3)

Juste monumental, Toulouse régale !

Clermont (2) – Pau (11)                           27 – 14   (2 essais à 1)

À 14, Parra compte double

Castres (3) – Perpignan (14)                   36 – 17   (BO, 5 essais à 3)

Un bonus pour un podium

Bordeaux (5) – Stade Français (8)         26 – 12   (2 essais à rien)

Dans la souffrance, mais Radradra est là

Grenoble (13) – Racing 92 (6)                16 – 34   (1 essai à 4, BO)

Des Franciliens opportunistes et offensifs

Agen (12) – La Rochelle (7)                    19 – 7   (1 essai partout)

Des Maritimes enlisés à marée basse

Toulon (10) – Montpellier (9)                18 – 21   (2 essais à 3)

Le MHR décolle, Toulon reste en rade

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

La semaine prochaine…

Le TOP 14 reprend les commandes !

C’est le printemps pour les clubs français, la dernière ligne droite avant les phases finales du TOP 14 et des coupes d’Europe.

Tout le monde s’affute, fait le plein de points avant ce mois d’avril crucial et ses places à prendre. À 7 journées de la fin de la phase régulière, Montpellier joue peut-être ses meilleures chances de revenir miraculeusement à la porte du TOP 6, lui qui ne joue rien en Europe.

Paris, La Rochelle, Bordeaux et Lyon n’ont qu’à bien se tenir.

 

Au programme* de la 20ème journée, samedi 23 mars :

  • Lyon – Toulon, à 14h45 : L'élève reçoit le maître
  • Stade Français – Castres, à 16h45 : fini les conneries !
  • Pau – Montpellier, à 18h45 : le retour du MHR ?
  • Perpignan – Grenoble, à 18h45 : La fin des haricots ?
  • Agen – Clermont, à 20h45 : même pas peur !

Puis dimanche 24 mars :

  • Racing 92 – Bordeaux, à 16h50 : pousse-toi de là !
  • La Rochelle – Toulouse, à 21h : éviter de couler

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Posté par NewZeland2011 à 18:53 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , ,


10 mars 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°345

Encore un peu d'Irish Stew ?

VI NATIONS... 4è journée                     Irlande – France    26 – 14

Le jeu irlandais, c'est du lourd !

Non merci, j’ai plus faim.

Dimanche après-midi, les Bleus sont passés à table en croyant qu'une bonne infusion aux chardons suffirait à digérer le rosbif trop salé d’il y a trois semaines.

À peine leur a t-on mis le nez dans le chaudron de l’Aviva Stadium qu’ils ont eu des haut-le-cœur, ravalant la salive des intentions de la semaine au fond des 22 de leur estomac.

Ça humait bon la défaite à la sauce irlandaise !

Mais qu’est-ce que c’est que ça ? Si vous n’avez jamais mangé d’Irish Stew, voici la recette :

Découpez vos agneaux (d’origine française, de préférence) en petits morceaux. Dans une cocotte, saisissez-les d’entrée jusqu’à les griller de chaque côté.

En rang d’oignons, carottez leur tous les ballons en huilant vos passes jusqu’à frire un premier essai derrière un ballon porté. Laissez alors mijoter le second une bonne vingtaine de minutes (le goût n’en sera que meilleur), tout en remuant les rucks régulièrement.

Surtout, ne tapez aucune pénalité !

Préparez le bouillon sur la base d’un maul, saupoudré de deux cuillérées de Sexton en redoublée avec Ringrose pour le deuxième essai. Salez et poivrez ensuite avec une poussée de Conan pour le troisième.

À mi-cuisson, allongez vos patates et laissez revenir l’orgueil adverse à feu doux jusqu’à l’heure de jeu avant la dernière touche : une percée de Earls pour l’essai du bonus offensif. 

26-0... Sentez-moi ce fumet ! 

Laissez refroidir un dernier quart d’heure, en faisant sortir vos meilleurs joueurs le temps qu’ils aillent boire une Guinness (ils l'ont bien méritée) et que l’adversaire s’amuse un peu, aussi, et surtout qu’il n’ait pas l’impression d’avoir avalé une pilule au score... alors que c'est du cuisiné maison.

Et pourtant, le jeu irlandais semblait encore plus lourd à digérer pour nos Coqs à chair d’agneau mangés tout crus.

Les essais de Huget et Chat dans les dernières minutes laisseront sans doute un goût amer (celui de la Guinness, sans doute), comme deux petits rots polis qui remercient l’hôte prêt à vous resservir et qui disent : « Merci, mais j’ai plus faim ! »

Je ne m’acharnerai pas sur l’équipe de France et ceux qui la composent (vous aurez souligné ma délicatesse), là n’est plus le sujet. À écouter le sélectionneur avant, pendant et après le match, on a vite compris que ses joueurs ne pouvaient être que résignés et perdants (ou perdus) d’avance.

J’en parlais à Pedro l’autre jour, justement, alors qu’il nettoyait son bus.

« Mais si, Pedro ! … vous savez bien... dans Des Bleus à la belle étoile ! »

Cliquez là !

 

Écosse – Pays de Galles              11 – 18

En deux temps, trois mouvements

Première période diabolique des Gallois, contenus tant bien que mal par un XV du Chardon héroïque qui n’encaisse que deux essais.

Seconde période fantastique des Écossais, contenus avec brio par un XV du Poireau solide qui n’encaisse qu’un seul essai.

Un match sensationnel, intense, sans temps mort, qui a souri finalement aux Gallois, toujours maîtres de leur grand chelem, face aux Irlandais, la semaine prochaine au Millennium.

C’est beau quand c’est simple le rugby !

 

Angleterre – Italie                     57 – 14

Le prix à payer

Les Italiens n’ont rivalisé qu’un petit quart d’heure, après l’égalisation de Allan (7-7), avant de subir l’intensité et la vitesse du jeu anglais, comme des bleus.

Huit essais du XV de la Rose, quatre par mi-temps, une leçon de réalisme qui a englouti toute velléité de la Squadra Azzurra, pas au niveau et en route pour une cuiller de bois si elle ne parvenait pas à battre d’autres Bleus.

Les Anglais restent à l'affût d'un faux pas des Gallois face aux Irlandais, samedi prochain, pour décrocher le titre, à condition de venir à bout des Écossais à Twickenham, bien sûr.

 

Classement :        1-Pays de Galles : 16 pts (+31) –– 2-Angleterre : 15 (+83) –– 3-Irlande : 14 (+19)

                           4-Écosse : 6 (-20)  ––  5-France : 6 (-38) ––6-Italie : 0 (-77)

 NB : en cas de grand Chelem, les Gallois bénéficieront de 3 points supplémentaires pour être surs d'être devant comptablement.

 

Les Bleues et les Bleuets…

Irlande – France féminine               47 – 17

Le retour de la machine infernale

Nos Bleues en avaient à revendre après la déconvenue en Angleterre, il y a trois semaines. On le savait.

Les femmes du Chardon en avaient déjà fait les frais, sans grand étonnement, à Lille il y a quinze jours. Le XV du Trèfle féminin n’a pas eu plus de chance sur ses terres face aux Affamées, revanchardes et renforcées à l’arrière, avec Jessy Trémoulière, la meilleure joueuse du monde 2018 et enfin meilleure au pied que ces copines.

Trois minutes et un premier ballon porté envoyait déjà Caro Thomas dans l’en-but. Premier essai transformé par Jessy. Malgré deux belles réactions des Irlandaises qui rendirent aux Françaises la monnaie de leur pièce, ces dernières relancèrent à chaque fois de plus belle la machine. Par une chevauchée tonitruante du casque noir de Caro Boujard, d’abord, offrant le deuxième essai à Jason qui n’avait plus qu’à parachever le travail. Puis par la force des avants avec le pilier Lise Arricastre qui emportait tout sur son passage, surtout le cuir derrière la ligne de but. Et enfin, de nouveau Caro Boujard (qui avait à faire oublier sa transparence en Angleterre), très en jambes, ponctuant cette première période disputée par l’essai du bonus offensif après un joli coup de pied par-dessus de Yanna Rivoalen.

La seconde période sera une nouvelle démonstration des Tricolores, laissant aux filles celtes le rôle de figurantes.

Trois nouveaux essais, par Romane, d’abord, en puissance, comme on la connaît, avant son carton rouge qui redonnera des ailes aux Irlandaises pour leur troisième essai. Puis Audrey Forlani et Marine Ménager, concluant ce festival, tout en facilité, même en infériorité numérique.

Même si les filles n’ont plus rien à espérer – tant les Anglaises n’ont plus d’adversaires à leur niveau pour les empêcher de faire le grand chelem (elles ont battu les Italiennes 55-0) – cela fait du bien de voir notre XV féminin retrouver son allant et un jeu flamboyant. Vivement l’année prochaine !

 

Irlande  – France U20                      31 – 29

En (U) vain !

Les Bleuets auront tout donné pour tenter de faire tomber les Irlandais sur la route d’un grand Chelem.

Malgré quatre essais, deux points de bonus, ils échoueront à deux points de leur hôte, sans espoir de sauver leur titre. Je n’ai pas pu voir le match, alors je vous laisse le plaisir du résumé officiel de la FFR.

« Dès l’entame, les Irlandais imposent le rythme et concrétisent sur les premières fautes françaises au point de mener 10-0 après 12 minutes de jeu. Avec des joueurs expérimentés par les victoires de la saison passée, les Bleus ne paniquent pas et peuvent s’appuyer sur un Louis Carbonel au four et au moulin. L’ouvreur toulonnais convertit le premier essai français inscrit par Jean-Baptiste Gros avant de trouver lui-même la faille dans la défense verte. Malgré un troisième essai tout fait, manqué juste avant la pause, les coéquipiers d’Arthur Vincent rentrent au vestiaire avec le plus petit des avantages.

L’entame de la deuxième période est semblable au début de match avec des Irlandais réalistes et des Bleus en réaction. Les ouvreurs des deux équipes se chargent de la partie de ping pong au tableau d’affichage pendant les vingt premières minutes avant un premier break du XV du Trèfle après un pilonnage de la défense française. Un avantage qui tiendra jusqu’à la fin de la rencontre malgré un ultime essai de Viallard en fin de rencontre. Les Bleus viennent mourir à deux points des Irlandais malgré deux points de bonus offensif et défensif. »

Les coéquipiers de Carbonel, chef d’orchestre d’un XV tricolore séduisant et auteur d’un doublé, n’ont plus qu’à terminer en beauté ce tournoi chez des Italiens qui voudraient bien éviter la dernière place. 

 

La semaine prochaine…

Place au suspense… et aux doublons !

Le tournoi nous livrera un finish palpitant. À commencer par un duel de "bleus" à Rome pour sauver les apparences d’un tournoi raté ou éviter la cuiller de bois.

Suivi d’une finale grandiose au Millennium pour valider un nouveau grand chelem des Gallois qui n'auront à compter que sur  eux-mêmes. Alors que les Anglais devront compter en plus sur les Irlandais qui, eux, devront compter sur un double exploit : le leur et celui des Écossais.

Vous me suivez ? ... Ne ratez rien, surtout, samedi après-midi !

Pendant ce temps, le TOP 14, sans ses internationaux, reprendra sa route vers les phases finales, avec l’occasion pour les clubs moins touchés de gratter des points. Belle équité !

 

Au programme* à partir de vendredi 15 mars :

  • Italie – France U20, à 19h

Puis samedi 16 mars :

  • Italie – France, à 13h30
  • Pays de Galles – Irlande, à 15h45
  • Angleterre – Écosse, à 18h

Puis dimanche 17 mars :

  • Italie – France féminine, à 14h30

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de France TV  

Au programme**, samedi 16 mars :

  • Agen – La Rochelle, à 18h
  • Castres – Perpignan, à 18h
  • Grenoble – Racing 92, à 18h
  • Toulon – Montpellier, à 18h 
  • Bordeaux – Stade Français, à 20h45

Puis dimanche 17 mars :

  • Clermont – Pau, à 12h30
  • Toulouse – Lyon, à 16h50

 (**) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

Posté par NewZeland2011 à 22:47 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags : , ,

03 mars 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°344

La tête en vrac...

TOP 14... 18è journée                     Stade Français – Toulouse    9 – 28

Toulouse ou le virus de la victoire

Et dans le cul !

Je n'avais pas l’intention de vous offrir ici une brève scatologique. Cependant, je suis obligé de vous avouer que tout le week-end, ma tête n’a pas été capable de regarder ailleurs. Un peu comme l’équipe de France s’apprête à aborder un Crunch sur le trône de Twickenham, je me suis liquéfié sur le mien, dès les premiers matches, tremblements, courbatures et tout ce qui s’en suit.

La merde, quoi !

Oui, la 18ème journée du TOP 14 a été synonyme pour moi de gastro, cloîtré au lit un peu comme les Parisiens dans leur 22, ce dimanche, sans pouvoir bouger et retenir les salves toulousaines.

Alors quand j’ai relevé la tête, en vrac, dimanche, devant le CRC, je n’ai pas réussi à avaler la moindre image accompagnée de la sauce aigre de Chabal qui couvrait celle trop sucrée d’Isabelle. Pas recommandé pour ce que j'avais. J’ai préféré éteindre plutôt que de vomir.

Attention, cela n’est pas leur faute, mais celle sans doute du virus de l’équipe de France incubé depuis des semaines.

J’ai finalement picoré les résultats sur internet qui ont eu néanmoins pour effet de quelques remontées acides des dernières prestations de nos tricolores, toujours pas digérées.

Quoi ? Nos Français seraient bons avec leurs clubs et qui plus est, celui de notre leader privé de pas moins six cadres ?

Toulouse « bis » n'en finit pas de briller et a aligné un 12ème match consécutif sans défaite, depuis le mois d’octobre, de quoi faire rêver nos Bleus.

Jacques aurait-il sélectionné les mauvais ?

La question est mal posée, vous vous doutez bien. Je reformule

Jacques aurait-il rendu mauvais ces talents de notre TOP 14 ?

Je crois que l’on tient le bon bout du problème.

« Alors, c’est pas de notre faute, docteur ? »

Non, Wesley. Non, Camille. Regardez comme on a encensé Sébastien (Bezy, pas Chabal) après la victoire des siens sans appel lors du Clasico à Jean-Bouin, au point de souffler l’idée à Jacques de le sélectionner en place de Morgan (blessé, physiquement je veux dire, outre dans son amour-propre).

On fait tourner nos internationaux en girouettes parce que le sélectionneur ne connaît pas le sens du vent, ni la direction d’un jeu à leur donner. Et les voilà anéantis mentalement, comme après le naufrage Saint-Andresque au Mondial en Angleterre.

Bezy et Guitoune, déjà bannis alors, deviennent soudain des remplaçants sensationnels avec Toulouse, tout comme Vakatawa et Thomas, des cadres encore époustouflants avec le Racing, sans parler de Grosso et Fofana énormes samedi avec Clermont…

Que nous dit notre TOP 14, si ce n’est que le talent nous l’avons, et à profusion même, mais que nous n’avons pas les conditions d’encadrement en équipe de France pour les sublimer ?

Et quand on a vu encore le stratège du champion de France contrer une solide équipe lyonnaise avec une vista et de bons ingrédients inculqués à ces gars qui sont entrés sur le terrain plein de niaque avec une même volonté, on se dit que LUI a peut-être compris certaines choses dans la vie d’un groupe pour bonifier mêmes ses plus modestes talents. Tout comme Quesada en 2015, souvenez-vous, décrochant le titre face à l’armada clermontoise trop sûr d’elle.

On ne peut pas dire que les hommes de Meyer, à Jean-Bouin, ait conservé cet état d’esprit, fébriles dès le premier carton jaune pour encaisser deux essais en mois de vingt minutes et ne jamais exister tout le reste de la partie. Pire, Toulouse leur a infligé deux nouveaux essais et un fanni en seconde période.

Tout est dit dans ces quelques remontées, récupérées du net, à défaut d’avoir vu un match.

Je vous communique juste les résultats des autres matches avant d'aller me coucher et de vous promettre d'être en meilleure forme, la semaine prochaine... Irlande-France, à commenter avec modération :-)

 

Racing 92 (7) – La Rochelle (4)            50 – 14

Clermont (2) – Grenoble (13)                 52 – 17

Lyon (3) – Castres (5)                           15 – 23

Montpellier (9) – Bordeaux (6)             37 – 10

Perpignan (14) – Toulon (10)                 11 – 24

Pau (11) – Agen (12)                               27 – 17

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

  

La semaine prochaine…

Le Tournoi s’impose pendant que le TOP 14 (et moi) se reposent.

Nos Bleus, hommes, femmes et plus jeunes, vont jouer gros dans cette quatrième journée du VI Nations. Les premiers devront gagner en crédibilité vis-à-vis de supporters désillusionnés. Les secondes feront le job tout en restant à l’affût d’un faux-pas improbable des Anglaises. Quant à nos petits derniers, ils vont carrément viser le titre dans une finale qui s’annonce compliquée.

Et ça commence fort, dès vendredi soir ! 

 

Au programme* à partir de vendredi 8 mars :

  • Irlande – France U20, à 21h15

Puis samedi 9 mars :

  • Écosse – Pays de Galles, à 15h15
  • Angleterre – Italie, à 17h45
  • Irlande – France féminine, à 21h

Puis dimanche 10 mars :

  • Irlande – France, à 16h

 (*) Tous les matches sont retransmis par France TV

Posté par NewZeland2011 à 22:00 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , ,

24 février 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°343

Bons à manger du chardon...

VI NATIONS... 3è journée                     France – Écosse    27 – 10

Un bonus à l'arrachée !

Après avoir fondu en fin de cuisson contre un XV du Poireau à la haine tenace, puis avoir été piqué à vif par des Rosbifs bien saignants, nos jeunes Coqs ont poussé les vieux sur la touche pour foncer tête haute sur le champ du Stade de France et gober tout rond la première denrée à portée de crocs, combien même il s'agissait de chardons.

Espèce d’ânes !

Qu’est-ce que vous croyez nous faire avaler ? Attendez un peu de brouter le fanni du Trèfle et vous oublierez de nous avoir tiré cette carotte.

Ah ! Mais bien sûr que cette jeunesse a fait plaisir à voir !

Mais complètement d’accord avec vous ! Cette ligne d’attaque, emmenée par un Ramos bien en jambes, un Dupont explosif, des N’Tamack, Fickou et Penaud à la finition, même si on leur a refusés quelques cerises sur ce gros gâteau, a eu de quoi nous enthousiasmer sur de belles séquences et de beaux gestes à l’appui !

Forcément que l’on ne peut que se réjouir de dominer un adversaire en conquête et les défoncer en mêlée fermée avec un Bemba enfin à la mesure des ambitions qu’on lui porte, des Lauret et Itturia, chipeurs de balles au sol et dans les airs ou encore un Alldritt déterminant pour décrocher à lui seul le bonus offensif, après son doublé en fin de rencontre.

OK OK ! on ne va pas pleurer après une telle victoire, qui plus est bonifiée !

Seulement, c’est plus fort que moi. Ces "OK" remontent au fond de ma gorge comme un trop plein d'un même film maintes fois déjà vu (ou déjà bu, si on se réfère aux multiples tasses amères que notre XV de France a dû avaler après chaque bon résultat)… triste à pleurer.

Parce que nous voilà repartis à zéro, pour la énième fois, avec une nouvelle charnière et de nouvelles jambes pleines d’élan et de promesses…

Place à la jeunesse, nous dit-on ! Comme un refrain déjà entonné avec Novès.

Après avoir testé et recalé à la mêlée, Bezy, Serin puis Machenaud, avant de rappeler Parra en messi, tout en gardant Serin et Dupont sous le coude, en attendant de revoir sans doute Couilloud après la prochaine claque pour compléter un Jalibert qui aura remplacé un N’Tamack que l’on aura trouvé soudain trop frêle, comme Plisson en son temps, Lopez, celui d’après, ramenant Trinh Duc le temps d’une illusion… etc. Vous me suivez ? Moi non plus.

La sélection sans fin… Allons-nous jouer à ce jeu encore longtemps ?

Raka, sera-t-il le prochain sauveur comme hier Vakatawa, Thomas, Grosso, aujourd’hui mis de côté, comme demain, Huget et Penaud ?

Ramos tiendra-t-il plus longtemps à l’arrière que Dulin, Médard, Huget ou tartempion ?

Et pourquoi donc ? Où les emmène-t-on, ces jeunes, si ce n’est sur un chemin escarpé de caillasses qui leur couperont l’herbe sous le pied d’une prochaine sélection, quand les autres nations se construisent des autoroutes à péage qui nous coûtent à chaque fois bonbon quand on les emprunte.

Alors oui, on a gagné samedi. Mais ne me faites pas avaler que le jeu était plus beau que celui produit en première période face à un XV du Poireau d’un tout autre niveau que celui offert samedi par les Écossais, certes très joueurs, mais surtout très faibles.

Ne me racontez pas que ces Écossais-là avaient la même rage que les Gallois en retour de vestiaires. Et pourtant, les Calédoniens ont réussi à mettre la main sur le ballon assez de temps pour nous bousculer et nous faire douter jusqu’à cette fin de match où ils nous ont même offert le temps de jeu supplémentaire pour acquérir ce point de bonus offensif qu’on n’avait pas été fichu de prendre avant.

Voilà, c’est dit, c’est résumé. Dans quinze jours, je ne me fais aucune illusion. Parce qu’il n’y a tout simplement aucun plan de jeu, depuis l’ère Saint-André, que nous n’avons pas avancé d’un iota sur la construction d’une équipe en quatre ans, pas plus pour la prochaine coupe du monde que celle de 2023.

Place aux Jeunes, je suis bien d’accord ! Bravo, ils ont mangé une poignée de chardons… Mais pour quel projet, quelle ambition ?

C’est bien là que le bât blesse.

 

Pays de Galles – Angleterre              21 – 13

Sur l’autoroute du Grand Chelem

Juste derrière la première victoire française dans ce tournoi s’est jouée une véritable finale pour la course au Grand Chelem. Tout le monde donnait nos bourreaux d’Anglais vainqueurs, sans bien peser la valeur du courage et de la détermination de ces Gallois.

Ils l’avaient pourtant déjà démontrée contre nos Tricolores lors de la première journée, remontant un cinglant 16-0 à faire dresser de trouille les crêtes de nos Gallinacés dans une seconde période à sens unique.

C’est en regardant justement la qualité de ces Gallois contre les favoris de Sa Majesté qu’on se rend compte combien la sélection française face à eux a été performante sur une mi-temps parfaite et qu’aucun sélectionneur des deux hémisphères réunis n’aurait changée pour rien au monde. (C’est pourquoi, de mon avis, un staff étranger mais compétent pour le XV de France est plus qu’urgent. Je ferme la parenthèse)

Revenons à ce match qui a enflammé le Millénnium (je ne me fais pas au naming, ce stade restera pour moi le Millénnium) et produit un jeu d’une extrême intensité.

Ça a cogné. Et si les Anglais ont été les premiers à trouver l’ouverture du score et jusqu’à l’en-but (par Curry) pour mener 10-3 à la pause, au retour des vestiaires, ce sont les locaux qui ont mis la main sur le match et poussé leurs meilleurs ennemis à la faute, Anscombe ramenant les siens à une longueur (9-10).

Et puis il y a eu l’entrée de Biggar, amenant cette folie et le premier essai gallois qui ont tétanisé les velléités anglaises. L’ouvreur du XV du poireau très inspiré a même offert une passe somptueuse au pied pour son ailier Adams qui a jonglé avec le cuir avant de l’emmener tel un funambule dans l’en-but.

Une explosion de joie dans le Millennium au coup de sifflet final… Le grand chelem est désormais à portée de main pour le XV du Poireau, mais la tâche ne sera pas un long fleuve tranquille. Car il va falloir se rendre à Murrayfield avant de recevoir des Irlandais relancés aussi dans ce tournoi… grâce aux Gallois.

 

Italie – Irlande                     16 – 26

Encore trop juste

Après une belle première période, avec deux essais somptueux de Padovani puis Morisi pour virer en tête à la pause (16-12), les Italiens ont lâché prise dans le second acte face à des Irlandais enfin efficaces, décrochant le bonus offensif dès l’heure de jeu (Roux, Stockdale, Earle et Murray).

On a cru à la sensation de la Squadra Azzura, sans son capitaine Parisse. Mais trop de déchets au pied d’Allan et d’approximation défensive auront eu raison d’une nouvelle défaite sans le moindre point.

Mais les Français sont prévenus. Il faudra s’employer pour aller gagner à Rome, comme rien n’est impossible à Dublin face à un Sexton et des Irlandais en demi-teinte.

 

Classement :        1-Pays de Galles : 12 pts (+26) –– 2-Angleterre : 10 (+40) –– 3-Irlande : 9 (+7)

                           4-France : 6 (-26) –– 5-Écosse : 5 (-13)  ––  6-Italie : 0 (-34)

 

Les Bleues et les Bleuets…

France féminine – Écosse    41 – 10

Sur des chardons fondants

Le XV de France féminin, légèrement remanié, n’a pas eu à forcer son talent pour venir à bout d’un XV du Chardon qu’on savait modeste pour ne jamais avoir inscrit le moindre essai contre nos Tricolores.

Ce sera pourtant chose faite, par deux fois même, quand les Bleues en inscriront sept dont un triplé de Vernier, chez elle, à Villeneuve d’Ascq.

Sérieuses mais avec quelques déchets (à l’image de l’ouvreuse montferrandaise, Emma Coudert, pas très à l’aise dès son premier engagement qui ne fera même pas dix mètres), les Françaises ont déroulé et obtenu l’essentiel, à savoir le bonus offensif dès la première période.

Reste à attendre un faux pas des Anglaises d’ici la fin du tournoi pour rêver l’emporter… Mais les favorites du XV de la Rose n’ont pas l’intention de leur faire cette fleur, vainqueurs faciles des Galloises (51-12).

France U20  – Écosse     42 – 27

Espoir quand tu nous tiens

Idem pour nos jeunes tricolores masculins. Trois essais par mi-temps pour une victoire bonifiée maîtrisée, même si les Écossais ont maintenu la pression tout le match, avec cinq essais.

Les Bleuets, comme les Gallois vainqueurs des Anglais, peuvent encore remporter le tournoi… Mais pour cela il faudra aller battre des Irlandais en route pour un grand chelem, chez eux dans quinze jours. Un gros challenge.

 

La 17ème journée de TOP 14 en bref…

Toulouse (1) – Montpellier (9)              27 – 14

Dur dur pour le leader !

Les Toulousains l’ont emporté difficilement à Ernest-Wallon face à des Cistes qui avaient cœur à réagir après leur défaite à domicile contre la lanterne rouge.

Menant un temps dans le match, les Montpelliérains l’ont laissé filé, comme le point de bonus défensif, sur le fil en fin de rencontre. Holmes (auteur d’un doublé) et Cros ont fait ce qu’il fallait pour laisser leur équipe en tête du championnat, malgré l’absence des internationaux.

Lyon (3) – Clermont (2)                         19 – 13

Un derby collé serré

Les Lyonnais auront eu du mal à se défaire de leurs voisins, pourtant amputés de quelques cadres, notamment à la charnière. 

Un essai partout, 10-10 à la pause, puis 13-13, Wisniewski donnera le coup de grâce en toute fin de match par deux pénalités qui priveront les Clermontois d'un point de bonus qui aurait été mérité.

Belle opération pour le Lou qui monte sur le podium au détriment de La Rochelle.

La Rochelle (4) – Stade Français (6)     14 – 27

Paris à réaction

Ils sont imprévisibles, ces Parisiens ! Défaits chez eux la semaine dernière face un Lou plus pragmatique, ils sont allés gagner là où on les attendait le moins, chez le Maritimes, en peine bourre et invaincus à Deflandre.

Au culot, comme souvent, porté par un début de rencontre parfait, avec deux essais en un quart d’heure, le Stade Français a tenu sa victoire avec sérieux en défense et les Rochelais à distance, encaissant un seul essai à la 73è seulement.

Paris revient dans le TOP 6.

Castres (7) – Racing 92 (8)                   18 – 9

Fermé à double tour

Pas un essai et que des coups de pied au cuir qui n’ont pas été perdu pour tout le monde.

Urdapiletta a pris le dessus sur Iribaren qui s’est s’emmêlé le pied dans deux  tentatives laissant Volivala rattraper ce qu’il a pu, à défaut de voir des trois-quarts franchir un rideau défensif.

Le CO se rapproche des phases finales quand le Racing se laisse une nouvelle fois distancer.

Bordeaux (5) – Grenoble(13)                 47 – 31

L’UBB ça claque à la maison !

Les Bordelais gardent leur invincibilité à domicile, après avoir douté une bonne demi-heure face à des Grenoblois bien entrés dans le match avec deux essais en douze minutes.

Mais la réaction locale ne s’est pas fait attendre et a tapé fort avec 7 essais, coup sur coup, enfonçant les visiteurs dans tous les secteurs de jeu jusqu’au dernier quart d’heure où les Isérois allaient pouvoir à nouveau s’exprimer pour clore ce festival d’essais avec deux nouvelles salves.

Que de spectacle à Chaban, décidément, avec une UBB bien partie pour jouer les barrages.

Toulon (10) – Pau (11)                            38 – 11

Histoire de se maintenir

Dans le bas de tableau, le RCT a fait parler sa classe pour afficher enfin un autre niveau que ces derniers mois. La Section n’a pas bronché, encaissant cinq essais dessinés par une ligne arrière incisive avec Trinh Duc et Tuisova.

Toulon ne devrait pas descendre comme il n’aura sans doute plus besoin de Savea pour terminer la saison sans bruit ni phase finale.

Perpignan (14) – Agen (12)                    13 – 20

C’était trop beau

Encore sur leur nuage, sans doute, les Catalans n’ont pas pu contenir la détermination de visiteurs qui jouaient gros sur ce match, l’assurance quasi mathématique de ne pas finir à la dernière place.

Un essai de plus aux Agenais aura suffi à l’emporter et à priver Perpignan du bonus défensif qui aurait été toutefois décevant après l’exploit à Montpellier.

Rien n’est perdu pour autant pour les Catalans qui reçoivent Toulon puis Grenoble, ces deux matches devraient décider de leur sort définitivement.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

  

La semaine prochaine…

Le TOP 14 laisse les Bleus jubiler encore un peu

Après tout, il faut savoir profiter des bonnes choses et rêver, à défaut de travailler, pour sortir encore plus grands de ce tournoi que lors du précédent.

La 18ème journée du championnat nous tiendra en éveil, toujours en mode doublon avec quelques belles affiches en haut comme en bas de tableau.

Au programme*, samedi 2 mars :

  • Racing 92 – La Rochelle, à 14h45 : réinvestir le TOP 6
  • Clermont – Grenoble, à 18h : une routine, vraiment ?
  • Montpellier – Bordeaux, à 18h : tout à prouver
  • Pau – Agen, à 18h : ne pas s’endormir
  • Lyon– Castres, à 20h45 : un air de barrage

Puis dimanche 3 mars :

  • Perpignan – Toulon, à 12h30 : dans le rouge et le noir
  • Stade Français – Toulouse, à 16h50 : le Clasico, le retour

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Posté par NewZeland2011 à 18:30 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : , , ,

17 février 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°342

ALLELUIA !

TOP 14... 16è journée               Montpellier – Perpignan       10 – 28 

Première victoire catalane, ENFIN !

Dieu existe, il est catalan !

Décidément rien ne va plus pour les mégalo’clubs de notre TOP 14. Déjà, début janvier, je titrais « sale temps pour les gros ! » 

Je ne vais donc pas remettre une couche sur la misère de jeu du MHR et du RCT. Cette 16ème journée a été le théâtre d’une double humiliation pour leurs présidents à l’investissement indécent sur des stars qui du coup ne ressentent plus le besoin de s’investir sur le terrain pensant que les actions sont déjà jouées en bourse... de couilles qu'ils n'ont pas.

Parlons plutôt de l’exploit des Catalans, enfin récompensés d’une première victoire après quinze journées de disette.

Qui aurait misé un kopeck sur la lanterne rouge, déjà malheureuse dans ses meilleurs combats à domicile, faute de choix éclairés dans les dernières minutes ? Alors à l’extérieur, sur la pelouse d’un rouleau-compresseur made in South-Africa, à part un illuminé à la foi inébranlable… je ne vois personne.

Et pourtant, le miracle s’est bien produit.

Tout a souri aux Perpignanais. Les occasions, la réussite, la maladresse de l’adversaire, son indiscipline et ses récurrents travers en conquête.

En un quart d’heure, deux coups de pied de Selponi entre les perches, un autre dans le dos d’une défense héraultaise pas encore dans son match, une course de Pujol plus rapide que tout le monde, et le premier essai des visiteurs qui mènent 13-0… Extra-terrestre !

Paillaugue réplique, dix minutes plus tard, mais Selponi renchérit aussitôt (3-16). Il faudra un essai de pénalité après de multiples charges de son pack, à coup de ballons portés ou déportés, pour que le MHR revienne dans la partie avant la pause (10-16).

Seulement, en seconde période, les Catalans sont bénis des dieux ou du non jeu de leur hôte, méconnaissable, multipliant les fautes que le bon Selponi corrige à coups de botte dans le but… 19, 22, 25 puis 28 à 10… jusqu’au coup de sifflet final.

Alléluia ! l’honneur de l’USAP est sauf, à défaut que le club soit sauvé !

Quant au MHR, cette nouvelle défaite lui sape le moral et le condamne surtout à poursuivre le championnat dans un chemin de croix, sans espoir de phase finale.

 

Les autres matches en bref…

Agen (12) – Toulon (11)                          19 – 10

Même misère

Du sérieux, du culot, deux essais en première période, de la combativité et un l’engagement de tous les instants dans la seconde pour des Agenais valeureux quand de l’autre côté, bah… rien ou pas grand chose, si ce n’est des grands noms sur une feuille de match et un essai de Trinh Duc en fin de match.

Misère quand je vous titrais.

Pau (10) – Castres (8)                         9 – 14

Pas de Pau

Trois pénalités chacun, mais un essai pour les Castrais, le seul d’une partie pauvre en spectacle, surtout en seconde période où quasi rien ne sera marqué.

Les Palois n’y étaient pas face aux hommes de Urios toujours aussi pragmatiques, à défaut de briller.

Stade Français (6) – Lyon (4)            13 – 24

Lou y es-tu ?

OUUUUUUUI ! Lyon n’a jamais autant maitrisé sont jeu que samedi à Jean-Bouin face à des Parisiens maladroits et indisciplinés.

Wulf puis Nakaitaci pour les deux essais des visiteurs et le complément de points au pied d’un excellent Wisniewski, le meilleur dans l’exercice.

Côté stadiste, Sanchez n’aura pas rivalisé avec trois pénalités quand l’essai parisien arrivera bien trop tard en fin de rencontre (Danty, 74è) pour espérer ne serait-ce qu’un point de bonus défensif.

Grenoble (13) – La Rochelle (3)             21 – 28

7 fois 3 et 4 fois 7 ?

D’un côté on travaillait la table de 3 sur les doigts de pied de Germain quand de l’autre on faisait de même avec celle de 7 d’un autre niveau pour quatre essais de belle facture, tous transformés par West.

La Rochelle c’est vraiment costaud quand Grenoble doit s’accrocher pour un maintien fragile.

Clermont (2) – Bordeaux (5)                 40 – 20

De la ressource

Même sans ces six internationaux, Clermont parvient à assurer l’essentiel à la maison, avec le capitaine du XV du Chardon à la baguette, histoire de l’émousser un peu avant le match de la semaine prochaine, avouez que c’est cocasse de la part de notre ligue nationale.

D’autant que Russel pour le Racing et Gray pour Toulouse seront également de la partie dans le match au sommet suivant.

Au final les Clermontois ont enchainé le meilleur comme le pire, marquant quatre essais pour en encaisser trois (classique !) face à des Bordelais qui n’ont pas su les inquiéter outre-mesure, sauf quand Radrada en décidait autrement, balle en main. Un phénomène !

Racing 92 (7) – Toulouse (1)                29 – 34

Ô Toulouse !

Quel match, enfin !

Quatre essais partout, avec une mi-temps chacun. Toulouse d’abord, étincelant, puis le Racing, au retour des vestiaires, rageur et arrachant le point de bonus défensif sur le fil.

L’Arena de Paris la Défense est bien une salle de spectacle, cela ne fait aucun doute.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

  

La semaine prochaine…

Les Bleu-e-et-s ont encore un truc à nous dire…

La belle affaire... que ce soit chez les jeunes, les filles ou au club de handisport de Brunel, il n'y a plus rien à espérer, si ce n'est que les Gallois ou les Galloises gâchent le grand chelem des Anglais ou Anglaises.

Sinon le TOP 14 continue dans le grotesque de ses doublons... Tout va pour le mieux dans le monde ovale de l'hexagone.

 

Au programme* à partir de vendredi 22 février :

  • France U20 – Écosse, à 21h

Puis samedi 23 février :

  • France – Écosse, à 15h15
  • Pays de Galles – Angleterre, à 17h45
  • France féminine – Écosse, à 21h

Puis dimanche 24 février :

  • Italie – Irlande, à 16h

 (*) Tous les matches sont retransmis par France 2

 

Au programme* de la 17è journée de TOP 14, samedi 23 février :

  • Bordeaux – Grenoble, à 18h : rester dans les 6
  • Perpignan – Agen, à 18h : et de deux !
  • Toulon – Pau, à 18h : ça sent pas bon
  • Toulouse – Montpellier, à 18h : les doigts dans le nez
  • La Rochelle – Stade Français, à 20h45 : attention au réveil des Parisiens

Puis dimanche 24 février :

  • Castres – Racing 92, à 12h30 : un air de barrage
  • Lyon – Clermont, à 16h50 : un peu plus près de toi

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Posté par NewZeland2011 à 23:32 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , ,


10 février 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°341

Les femmes et les enfants d'abord !

VI NATIONS... 2è journée          Angleterre – France    31 – 19    41 – 26    44 – 8

Pauline Bourdon, j'adore ! ... une pépite balle en main.

Au suivant au suivant !

D’abord, on a envoyé les U20, champions du monde, samedi après le déjeuner…

« Allez-y gamins, vous êtes la relève, les futurs champions du monde de 2023 ! »

Tout nus dans leurs conquêtes qui leur servaient de gagne
ils on vu rouge tout l’temps sans ballon à la main
Au suivant au suivant !

Des bleuets en manque de leader

.

Ils avaient juste vingt ans et ils se déniaisaient
D’un titre de champion face à une armée en campagne
Au suivant au suivant ! (31-19)

Alors le lendemain, même heure ou presque, en bons gentlemen en terre royale, on a balancé les femmes par dessus bord de la Manche…

« Allez-y mesdames, vous êtes tenantes du titre, vous allez mieux vous en tirer ! »

Elles auraient bien aimé un peu plus de tendresse
Ou alors un sourire ou bien avoir le temps
Mais au suivant au suivant !

Ce ne fut pas Waterloo mais ce ne fut par Arcole
Ce fut l'heure où l'on regrette d'avoir raté la première période
Au suivant au suivant ! (41-26)

J'adore Damian Penaud, rare satisfaction !

Dans la foulée les hommes de Brunel ont donc sauté à leur tour dans le néant du rugby tricolore, en pleine tourmente.

Mais j'vous jure que d'entendre cet adjudant d'après Novès
C'est des coaches à vous faire des armées d'impuissants 
Au suivant au suivant ! (44-8)

Tous ont suivi et coulé dans des canots de jeu sans fond. Aucun survivant !

Dimanche vers 17h40, sur les travées de la banquise de Twickenham, on pouvait entendre les ours polaires des tabloïdes s’écrier :

«  French flair à l’amer ! French Flair à l’amer ! »

Comment expliquer ce triple naufrage, ce week-end, à part imaginer que le rugby français a traversé la Manche sur le Titanic de ses intentions, son jeu en fond de cale percée de partout ?

Les trois matches ont débouché sur le même constat et la même branlée en première période. Les Français ont été pris à la gorge d’entrée et ont subi la domination d’un XV de la Rose qui les a privés de ballon et inscrit quatre essais, bonus offensif en poche à la pause.

Pire, les hommes de Brunel ont encaissé leur premier essai au bout de 1’17 minute et n’ont jamais réagi en seconde période (fanni, 14-0), contrairement aux féminines qui sont allées arracher le point de bonus offensif quand les minots, eux, se le voyaient refuser sur le fil.

Je pourrais vous refaire les matches, on pourrait pleurer ensemble.

Je pourrais vous redire les maux de notre rugby, on pourrait en sourire ensemble.

Je pourrais vous parler de Novès et lui souhaiter une bonne Saint-Valentin, ce jour où son cas sera examiné par les Prud’hommes pour avoir été largué comme une vieille chaussette par son ex-employeur pour faute grave, on pourrait carrément se fendre la gueule... ensemble.

Mais j’ai décidé de faire soft et vous parler uniquement rugby, celui qui se jouait sur les autres terrains du VI Nations.

 

Écosse – Irlande                   13 – 22

Un XV du Trèfle à quatre feuilles

On attendait une réaction du tenant du titre après cette cuisante défaite à domicile la semaine dernière. On n’a pas vu un grand XV du Trèfle, privé de Sexton prématurément.

Au contraire, les Écossais ont fait le jeu (un peu trop) toute la première période, avant de perdre trop vite Hogg (aux relances fulgurantes) puis se faire contrer et offrir le premier essai aux visiteurs tout heureux de l’aubaine. En effet, Seymour, en couverture sur la contre-attaque, voulait servir Maitland mais se ratait (à la Huget), laissant Murray terminer le travail.

Le seul éclair irlandais est venu à la 17ème minute avec une percée monumentale de Stockdale pour le second essai. Pourtant, le XV du Chardon, mené par un Laidlaw très en forme, n’abdiquait pas et trouvait la faille à la demi-heure de jeu par Johnson après une interception de Russel sur une passe du remplaçant de Sexton, Carbery.

La seconde période s’est limitée à un jeu à une passe, dur sur l’homme, côté des soldats de Schmidt, éprouvant les locaux qui ont vite baissé d’intensité et se sont fait de nouveau prendre trop facilement par Carbery. Le demi d'ouverturei perçait le rideau et allongeait une passe décisive pour Earls et le troisième essai.

Chacun a couru après son bonus en fin de match, mais rien n’y a fait. De quoi nourrir des regrets du côté du XV calédonien, à l’image de son meneur Russel, sur courant alternatif, enchaînant le meilleur comme le pire.

Car en face, le XV du Trèfle peut s’estimer heureux avec cette victoire acquise sans vraiment briller.

 

Italie – Pays de Galles          15 – 26

Sur leur lancée

Les Gallois ont construit très humblement leur victoire en terre romaine. Au pied de Biggar tout d’abord pour un 12-0 qui allait les installer sereinement dans un match piège. Car les Italiens ont joué, et bien même, inscrivant le premier essai de la rencontre par Steyn.

À portée de fusil au retour des vestiaires, les Gallois ont dû s’employer pour marquer enfin, par Adams à l’heure de jeu, puis pars Watkin à dix minutes du terme, oubliant l’idée d’un bonus offensif quand les locaux couraient (très justement) après celui défensif, alors qu’ils venaient d’inscrire leur deuxième essai en fin de match.

Une deuxième victoire qui place le XV du Poireau en bonne position pour un éventuel grand chelem avant de recevoir le XV de la Rose dans quinze jours.

Mais sincèrement, on ne voit pas comment les Anglais peuvent passer à côté du titre cette année.

 

Classement :        1-Angleterre : 10 pts (+48) –– 2-Pays de Galles : 8 (+18) –– 3-Écosse : 5 (+4)
                          4-Irlande : 4 (-3) –– 5-
France : 1 (-43) –– 6-Italie : 0 (-24)

 

La semaine prochaine…

Le TOP 14 se remet en scène…

Et les clubs en selle pour la 16ème journée sans leurs internationaux, du moins ceux qui ont besoin de repos ou d’un soutien psychologique. Une aubaine pour les moins touchés dont leurs effectifs ont été remis en forme, prêts à surprendre des leaders amoindris.

Au programme, samedi 16 février :

  • Clermont – Bordeaux, à 14h45 : prise de tête
  • Montpellier – Perpignan, à 18h : faire le plein, et plus
  • Stade Français – Lyon, à 18h : prends ma place !
  • Pau – Castres, à 18h : coller au peloton
  • Agen – Toulon, à 20h45 : Grenoble en ligne de mire

Puis dimanche 17 février :

  • Grenoble – La Rochelle, à 12h30 : l’occasion st trop belle
  • Racing 92 – Toulouse, à 16h50 : leader pour 80 minutes seulement

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

Posté par NewZeland2011 à 23:03 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , ,

03 février 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°340

Ça va pas la tête !

VI NATIONS... 1ère journée                      France – Pays de Galles       19 – 24

Non mais tu fais quoi là, Vahaaaaaaa ???

Que s’est-il passé à la mi-temps ?

16-0 à la pause après une première période grandiose, vendredi soir, le Stade de France n’en croyait pas ses yeux.

« On dirait qu’ils ont toujours joué ensemble ! »

Une charnière clermontoise idéale qui a mené le jeu tricolore à la baguette, lançant une ligne arrière aux trois-quarts toulousaine. Médard, Huget, N’Tamack, secondés par les Asémistes Fofana et surtout Penaud, aux jambes de feu et toujours dans l’avancée, comme l’ancien du Stade, Picamoles, dans tous les coups et finisseur du premier essai. Presque trop facile.

Des actions d’envergure, dans toute la largeur, à tomber parterre, et avec la balle dans l’en-but s’il vous plaît, comme Huget, encore, sur son aile après une chistéra d’Iturria, époustouflant troisième ligne flanqué d’une détermination et d’une adresse phénoménales.

Seul bémol, la pluie et ses aléas, Parra ne trouvant jamais la mire sur ses coups de pied. Mais peu importait tant l’animateur avait éteint à lui seul toute velléité offensive adverse en offrant de vraies munitions à ses coéquipiers. Même Monsieur Barnes nous souriait, d’une bienveillance inhabituelle, annulant justement le seul essai gallois.

Une première période magique, conclue par un drop de Lopez, claqué avec majesté, telle une dernière tirade au théâtre avant la tombée de rideau du premier acte.

« Et qu’à la fin de l’envoi je touche ! ».

Et puis plus rien, le panache de Rostand laissait place à la comédie de Molière.

« Mais que diable s’est-il passé dans ces vestiaires ! »

On n’a rien vu venir, embarqués qu’on était, malgré nous, par les commentateurs de France 2 avec Thomas Pesquet dans la station spatiale internationale en train de s’endormir sur une vieille vidéo du spationaute.

On ne l’a pas vu revenir surtout !

Le jeu flamboyant tricolore de la première période est resté aux vestiaires. Tandis que la charnière des commentaires creux, Lartot-Galthié, donne le coup d’envoi des éloges sur chaque héros du premier acte, Lopez, lui, donne celui de la reprise sans imaginer que la troupe va perdre le fil d’un scénario victorieux, joué d’avance.

L’ouvreur clermontois est d’ailleurs le premier à surjouer dès les premières minutes. Une feinte et un coup de pied ratés, alors qu’il avait le temps de passer ou taper proprement, offrent une première mêlée aux Gallois qui acculent les Français dans leur camp.

Le deuxième maillon faible dans ce début de reprise, c’est Atonio. Le pilier droit s’est blessé mais feint de reprendre sa place, groggy (sans appétit quoi), au lieu de rester à terre et alerter ainsi ses coéquipiers du sous nombre. D’autant que ça pilonne en face et Vahaamahina, qui a pris un coup, délaisse une défense d’un coup amoindrie. Adams n’hésite pas à exploiter la faille en s’y infiltrant comme dans du beurre avant de servir son ailier Williams qui n’a eu plus qu’à marquer.

Cinq minutes plus tard et une mêlée plus loin, le XV du Poireau investit à nouveau le camp français et, sur un coup de pied anodin, met Huget sous pression qui, au lieu de se saisir du ballon devant l’en-but, l’échappe et offre le deuxième essai à North.

En moins d’un quart d’heure, les Gallois sont complètement relancés (16-14).

Les Français n’y sont plus. Même Barnes semble avoir pitié d’eux, annulant un essai de Moriarty pour un écran bienheureux. Les Bleus, abattus, continuent de se liquéfier au fil des minutes, toujours sous une pluie battante, rendant tous les ballons pour mieux se faire battre.

Le banc aurait pu rassurer le camp tricolore à l’heure de jeu, avec une bonne entrée de Lambey très actif, qui récupère tout de suite une pénalité. Seulement Lopez la manque (quand rien ne veut leur sourire) alors que Biggar (de retour en grâce, lui puni sur le banc) passe aisément la sienne dans l’action suivante (16-17).

Même l’adresse de Fickou ou la bonne volonté de Serin ne parvient à changer cette mauvaise donne. Seule une pénalité face au poteau, immanquable, permet aux Bleus de reprendre la main et d’y croire encore (19-17). Mais sur les meilleures actions françaises suivantes, une faute de main gâche systématiquement leurs issues. Pire, à dix minutes du terme, une passe téléphonée sonne le glas au Stade de France.

Pourtant Fickou venait de récupérer un ballon en l’air improbable, tel un funambule, et l’attaque des Bleus s’était déployée sur le côté ouvert dans une série de passes aussi improbables que fébriles, jusqu’à cette sautée de Vahaamahina, interceptée par North pour son doublé.

« Mais qu’est-ce qui lui est passé par la tête ? »

La fin de match sera une course-poursuite après un essai salvateur qui ne viendra pas. Les Gallois ont trop d’expérience pour laisser échapper une victoire, on le sait. Pire, Julien Marchand se blessera gravement (ligaments croisés). La poisse pour le(s) Toulousain(s).

Quel gâchis ! Tout cette flamboyance en première période pour en arriver là… gratter un malheureux point de bonus défensif. Mais que s’est-il donc passé à la mi-temps ?

Ils ont sabré le champagne ? Mangé un cassoulet offert par la Fédé ? Quelqu’un leur a lu la lettre de Guy Moquet ? Ou bien Brunel a simplement psalmodié ses consignes ? À moins qu’ils se soient endormis devant la vidéo de Pesquet, comme nous ? Ou bien ils ont essayé de jouer dans un espace encore plus réduit une fois de retour sur le terrain ?

Je ne sais pas. Mais à Twickenham nos petits Français seraient bien inspirés de faire comme les Anglais et rester sur la pelouse pour rester mobilisés jusqu’au bout.

Parce que les Rosbifs, c’est quand même autre chose cette année !

 

Irlande – Angleterre              20 – 32

So british !

L’heure semblait bien plus grave du côté de Dublin, samedi soir.

Les tenants du titre, à la porte d’une première place historique au classement World Rugby, devant les All Blacks, en cas de victoire, ont sabordé leur rugby et toute possibilité d’un nouveau grand chelem.

Et pas qu’un peu !

Il faut dire que les Rosbifs, tant décriés l’an passé, comme leur sélectionneur Eddy Jones qui n’a pas sa langue ni la presse dans sa poche, ont mis les formes pour parvenir à cet exploit.

Quel match ! Quelle puissance !

Cueillis à froid par un essai somptueux de May, les Irlandais ont peiné à répondre grâce à la force de leur pack entraînant Healy enfin derrière la ligne. Menant un bref instant, ils ont subi après la demi-heure de jeu et un deuxième essai du XV de la Rose par Daly, Farrell allait même porter l’écart à sept points avec une pénalité juste avant la pause (10-17).

La seconde période sera une démonstration de force et de classe des hommes de Jones, par l’intermédiaire d’un joueur, Slade, à l’affût de tous les bons coups, derrière un coup de pied de May pour son premier essai, puis sur une interception incroyable (le ballon est capté en deux temps sans jamais tomber) pour son doublé et le point de bonus offensif, s’il vous plaît.

Dans ce duel d’hommes, Farrell a effacé Sexton, Tuilagi explosé Aki, Nowell fait oublier Stockdale, comme Slade, Ringrose, quand Mako Vunipola a tout simplement plaqué à tout va, devenant logiquement l’homme du match.

Une correction monumentale infligée au XV du Trèfle (le deuxième essai désespéré par Cooney en fin de match masquant juste son effet) qui relativise la défaite de nos Bleus vendredi tout comme elle a de quoi les inquiéter quant à leur déplacement à Twickenham dimanche prochain.

Moi, je vois bien le XV de France se racheter une image avec un exploit là-bas. Bah ouais, quoi, j’y crois !

 

Écosse – Italie                      33 – 20

Déjà leader

Le XV du Chardon a dû s’employer pour venir à bout d’une Squadra Azurra bien en place.

Deux essais seulement en première période pour un modeste 12-3 (doublé de Kinghom) quand les coéquipiers de Parisse (très en forme, le capitaine italien), craquaient en seconde.

En un quart d’heure, les Écossais enquillaient trois essais (Hogg, Kinghomm pour son triplé et Harris)  avant de baisser d’intensité et laisser les Italiens marquer à leur tour en fin de match, par trois fois (Palazzani, Padovani et Esposito).

Un point de bonus offensif qui place le XV du Chardon en tête devant celui de la Rose (pour un point de goal-average) avant de recevoir à nouveau à Murrayfield, l’Irlande, et espérer conserver ce leadership.

Mais en face, il y aura un adversaire blessé… comme à Twickenham. Cela pourrait bien profiter aux Gallois qui se déplacent en Italie.

 

Classement :        1-Écosse : 5 pts (+13) – 2-Angleterre : 5 (+12) – 3-Pays de Galles : 4 (+7)
                          4-France : 1 (-7) – 5-Irlande : 0 (-12) – 6-Italie : 0 (-13)

 

Les Bleues et les Bleuets…

France féminine – Pays de Galles    52 – 3

Le rugby affame, on vous dit !

C’est avec un XV complètement remanié que nos tenantes du titre ont abordé le tournoi, qualification du Seven au JO oblige.

Pas de Blond Destroyer (notre Marjo Mayans), ni d’étoiles filantes derrière (avec nos trois-quarts Chloé Pelle, Carla Neisen, Shannon Izar) pas plus que notre animatrice fétiche à l’ouverture (Caroline Drouin).

Mais c’est avec le même appétit que ces « Affamées » aux nouveaux visages (Ian Jason, Marine Ménager, Gabrielle Vernier, Léa Murie, Camille Imart) ont mangé tout cru des Galloises impuissantes.

Quatre minutes de jeu et un premier ballon porté conclu par Caroline Thomas donnait le ton. Safi N’Diaye confortait les efforts des copines un quart d’heure plus tard avec la détermination qu’on lui connaît. Caroline Thomas remettait ça, la talonneuse auvergnate s’offrira même un triplé en seconde période. Quand Camille Imart, pas des plus adroites face aux perches (une pénalité pour trois transformations manquées) ajustait une passe superbe au pied pour la petite nouvelle Léa Murie qui n’avait plus qu’à aplatir dans l’en-but.

23-3 à la pause, la messe était dite. La seconde période sera un festival de jeu animé par une Pauline à filer le bourdon à l’adversaire (j’adore cette demi de mêlée, pétillante et culottée dans tout ce qu’elle entreprend). Cinq essais à venir dont un doublé de Romane Ménager qui nous offre une chevauchée fantastique avec des raffuts monstrueux. On adore !

Outre le doublé de Léa en fin de rencontre, Doriane Constanty, entrée à l’arrière en place de Caro Boujard (doublure de Jessy Trémoulière, meilleure joueuse du monde, blessée au genou), y allait de son interception pour une course de 90 mètres.

Rien à ajouter, la fête a été totale à Montpellier. On attend avec impatience cette finale avant l’heure en Angleterre, dimanche prochain. C'est juste avant le match des mecs... à l'heure du déjeuner, et en plat principal.

 

France U20  – Pays de Galles          32 – 10

Efficace !

Dimanche, au stade de la Rabine, à Vannes.

Si nos champions du monde ont eu du mal à se lancer face à des jeunes Gallois bien organisés en défense et surprenant d’entrée avec un premier essai de Roberts (à la 20ème minute), ils ont rectifié le tir à la demi-heure de jeu pour refaire leur retard par Zegueur puis passer devant juste avant la pause par Lebel (17-10).

Dès la reprise, Geraci enfonçait le clou après de belles séquences emmenées par Delbouis. Carbonnell ne transformait pas mais ajoutait trois points plus tard pour conforter l’avance, avant que Pinto n’aille chercher l’essai du bonus à la dernière minute.

Mission accomplie, dans la douleur, et avec un carton rouge sans conséquence en fin de match pour Zegueur. Une première place (partagé avec l’Irlande et l’Italie), de bon augure, ma foi, avant d’aller en Angleterre où il va falloir être plus adroit et surtout plus solide.

 

La semaine prochaine…

Le Tournoi sent déjà la poudre !

Après ces deux défaites cuisantes à domicile, les Bleus et les tenants du titre auront à cœur de se racheter chez les deux leaders du moment.

Chez les filles et les U20, ces déplacements en Angleterre sonnent déjà comme deux finales… à ne pas rater !

 

Au programme*  à partir de samedi 9 février :

  • Angleterre – France U20, à 13h05
  • Écosse – Irlande, à 15h15
  • Italie – Pays de Galles, à 17h45

Puis dimanche 10 février

  • Angleterre – France féminines, à 13h45
  • Angleterre – France, à 16h

 (*) Tous les matches sont retransmis par France TV

Posté par NewZeland2011 à 17:07 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : , ,

27 janvier 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°339

Sans images...

TOP 14... 15ème journée               Toulon – Stade Français       33 – 30

Nakosi... "Mais arrêtez-le !"

Ce n’est pas la même musique.

À Montereau-Fault-Yonne, ce week-end, votre chroniqueur a troqué sa plume contre un harmonica pour écrire des brèves d’improvisation sur la scène d’un petit bistrot plein comme un stade Mayol en quête de sensations.

Vous me voyez venir là où je n’ai rien vu se jouer sur les scènes du TOP 14 jusqu’à cette ultime rencontre entre Toulon et Paris, ce dimanche après-midi. Et pourtant…

« Quel match ! quel suspense ! quel phénomène ce Nakosi ! »

Peut-on lire en unes de la presse spécialisée. Moi j’ai surtout l’impression, à revoir les deux essais toulonnais de dernières minutes au CRC d'Isabelle*, que Plisson (fraîchement entré) n’avait pas très envie de plaquer, des fois qu’il se blesse juste avant le tournoi où il n'a pas été sélectionné.

Pauvre Jules, lui qui doit désormais se contenter du banc à l’ombre d’un certain Sanchez pour asseoir sa légitimité.

D’accord, d’accord ! … Je n’ai rien vu et déjà je me trouve un bouc émissaire. Alors qu’il a eu ce drop et puis « vas-y toi, le chroniqueur, arrêter Nakosi en pleine course ! »

Donc je m’en tiens là et vous laisse lire le Midol lundi, si le cœur vous en dit. Sinon, je vous raconterais bien comment j’ai plaqué mes accords sur un blues des familles à tomber par terre, mais là on s’éloigne du rugby…

Pourtant, c’était de la balle !

(*) Émission TV Canal Rugby Club d'Isabelle Ithurburu sur C+ 

 

Les autres matches en titres…

Toulouse (1) – Grenoble (12)                   25 – 17            Toute la musique que j’aime !

Castres (8) – Clermont (2)                      24 – 16             Pas de boogie woogie

La Rochelle (3) – Montpellier (9)            27 – 25             Le "blouse" du dentiste

Lyon (4) – Racing 92 (7)                         32 – 11             Champagne !

Bordeaux (5) – Agen (13)                        25 – 15             Sur la route de Memphis

Perpignan (14) – Pau (10)                       24 – 30             Comme un avion sans ailes

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

  

La semaine prochaine…

2019, nouvelles résolutions obligent...

Les Bleus entament le tournoi des VI Nations. Ils vont s’appliquer, cette fois, ils l’ont promis… comme l’an dernier.

Tandis que la première journée démarre par la finale entre les deux favoris. C’est cocasse !

À ne pas rater !

 

Au programme*  à partir de vendredi 1er février :

  • France – Pays de Galles, à 21h

Puis samedi 2 février :

  • Écosse – Italie, à 15h15
  • Irlande – Angleterre, à 17h45 
  • France - Pays de Galles à 21h pour les Bleues tenantes du titre 

Enfin dimanche 3 février :

  • France – Pays de Galles, à 15h pour les Bleuets champions du monde en quête d'un nouveau titre

 

 (*) Tous les matches sont retransmis par France TV

 

Posté par NewZeland2011 à 22:06 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : , , ,

21 janvier 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°338

En rang deux par deux !

CHAMPIONS CUP... 6ème journée               Racing 92 – Scarlets       46 – 33

                                                  Toulouse – Bath       20 – 17

Des Toulousains en rang pour les quarts

Toulouse au Racing, la course aux quarts

Ce week-end, la coupe d’Europe a livré ses lauréats pour les phases finales, avec deux clubs français par compétition, seulement.

Du jamais vu, à ma connaissance.

Si la Challenge Cup ne nous laissait aucun doute avant cette dernière journée, quant aux seules qualifications de Clermont et La Rochelle, la Champions Cup, elle, nous laissait espérer une réaction de haut niveau de Montpellier à Édimbourg pour atteindre les quarts avec le Racing 92 et Toulouse, qualifiés avant de jouer.

Que nenni ! L’écart était trop grand pour des Montpelliérains trop petits bras, battus 19-10.

Alors, en rang deux par deux pour monter dans le quart, on vous dit !

Je ne vous ferai pas de résumé des qualifications sans risque des Racingmen, samedi, et des Toulousains, dimanche. Deux mascarades d’enjeu face à des adversaires déjà éliminés, mais pas battus d’avance.

Au Paris La Défense Arena, les Gallois de Llanelli ont même mené à la pause (16-15) après une première période mieux maîtrisée que par ces Racingmen, déjà la tête à la phase suivante, la première place ne pouvant leur échapper.

Et pourtant, il leur manquait un petit point pour être sûr de jouer le quart à domicile. Alors, au retour des vestiaires, quand les Gallois ont  commencé à creuser l’écart, les locaux se sont réveillés et, par Vakatawa (toujours aussi efficace) et Zebo à la finition (auteur d’un doublé), ils ont relancé la machine francilienne que l’on connaît pour inscrire quatre essais de plus, bonus offensif en prime. Inespéré !

Le lendemain, les Toulousains, qu’on croyait en mauvaise posture la veille, se sont retrouvés qualifiés à leur tour, avant même d'entrer sur leur pelouse, grâce aux résultats des autres.

Une aubaine ? Pas vraiment.

Car si le Leinster n’allait laisser aucune chance aux Anglais de Wasps chez eux (37-19), Toulouse n'avait d'aucune façon un horizon enthousiasmant, assuré de se déplacer.

Gagner avec la manière et un bonus (ce que l’on était en droit d’attendre devant notre télé) et c’était l’enfer du Leinster qui attendait les Haut-Garonnais. Perdre, et c’était les Sarries sur un gâteau aussi indigeste. Il ne leur restait donc qu’à gagner, sans brio, ni bonus pour avoir le droit d’espérer un sort moins pire, au Paris La Défense Arena. Ce qu’ils ont fait.

Après une première période normale, avec du jeu, un essai et un duo Dupont-Médard époustouflant, les Toulousains se sont mis à gérer une seconde période grotesque, au point de voir les Anglais de Bath revenir sur eux et les menacer d’aller terminer leur cauchemar du côté des Saracens. Il s’en est fallu de peu.

Ce sera donc dans l’antre du Racing 92 que le quadruple champion d’Europe tentera l’exploit de retrouver les demies d’une compétition qui le fuit depuis huit ans.

Deux clubs français en haut d’une seule affiche donc, quand les quatre autres, deux par deux, quittaient la compétition.

Montpellier et Castres avec bien des regrets, contrairement à Toulon et Lyon qui n’ont jamais vraiement été au niveau. Pire, les Lyonnais décrochent un triste record de zéro victoire et surtout une humiliation d’un zéro pointé au compteur. Quant aux toulonnais, le dernier bon résultat à Newcastle (24-27), sans enjeu, n'est parvenu à masquer leur difficulté à s'imposer.

 Tous les résultats officiels du week-end >>

 

Toujours deux par deux, au premier rang, se trouvent les favoris de cette compétition, les Saracens (seul club anglais, encore une fois, qualifié) et le Leinster, tenant du titre, qui aura l’handicap de se déplacer en demie, en cas de victoire.

Et cela on le doit aux Toulousains, les seuls qui ont battu les Irlandais dans leur poule.

Comme quoi, le Racing ou Toulouse aura une réelle chance d’aller au bout.

 

Le tableau des phases finales

         Saracens (1) – Glasgow (8)           v      Édimbourg (4) – Munster (5)

         Racing 92 (2) – Toulouse (7)   v      Leinster (3) – Ulster (6)

Pour les demi-finales, l’équipe qui gagnera à l’extérieur recevra en priorité, l’ordre de classement de la phase de poules départageant les deux concernées.

C’est à dire que pour la première demi-finale, elle se déroulera en priorité :

Au Munster puis à Glasgow ou chez les Saracens, Édimbourg étant certain de se déplacer en cas de victoire.

Pour la seconde demi-finale, elle se déroulera en priorité :

Chez les Ulster puis à Toulouse ou au Racing 92, le Leinster étant certain de se déplacer en cas de victoire.

 

En ce qui concerne la Challenge Cupvous trouverez également tous les résultats sur le site officiel de l’EPCR.

Clermont et La Rochelle ont fait un parcours parfait, et même plus que parfait pour les premiers avec 6 victoires sur 6 et 30 points sur 30, un record autant qu’une belle surprise de voir l’équipe clermontoise totalement remaniée écraser les Gallois de Newport chez eux (49-7).

Nos deux clubs tricolores sont idéalement placés pour se retrouver en finale.

Paris et Bordeaux peuvent nourrir des regrets.

Pau et Perpignan n’ont jamais vraiment joué la compétition, alors que Grenoble et Agen ont fait ce qu’ils ont pu.

 

Le tableau des phases finales

         Clermont (1) – Northampton (8)     v      Worcester (4) – Harlequins (5)

         La Rochelle (2) – Bristol (7)            v      Sale (3) – Connacht (6) 

Idem pour les demi-finales, l’équipe qui gagnera à l’extérieur recevra en priorité, l’ordre de classement de la phase de poule départageant les deux concernées.

 

La semaine prochaine…

Retour sur le TOP 14 et la préparation du tournoi

La 15ème journée du championnat se fera sans les internationaux, ou tout du moins une bonne partie. De quoi déstabiliser les gros fournisseurs comme Toulouse, Clermont ou le Racing et laisser espérer les autres pour faire des coups. 

Au programme, samedi 26 janvier :

  • Castres – Clermont, à 15h : le leader déstabilisé vraiment ?
  • Bordeaux – Agen, à 18h : objectif TOP 6,
  • Perpignan – Pau, à 18h : et si c’était la bonne ?
  • La Rochelle – Montpellier, à 18h : enfoncer le clou
  • Lyon – Racing 92, à 20h45 : malheur au perdant

Puis dimanche 27 janvier:

  • Toulouse – Grenoble, à 12h30 : attention danger
  • Toulon – Stade Français, à 16h50 : relancer la machine

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

Posté par NewZeland2011 à 00:55 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

14 janvier 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°337

Irlande – France, un avant-goût…

CHAMPIONS CUP... 5ème journée               Leinster – Toulouse       29 – 13

Des champions en titre implacables !

Les Bleus sont prévenus !

Avec Médard, N’Tamack, Huget, Ramos, Dupont, Marchand et Aldegheri, c’était presque un quart des nominés au prochain Tournoi des VI nations qui composait l’effectif toulousain en déplacement à Dublin pour un match capital à la promesse d’un bon quart à domicile.

En face, c’était sans leur maître à jouer Sexton, l’arrière assassin Rob Kearney, le centre perforant Henshaw et le géant seconde ligne Toner que les Irlandais abordaient ce match capital pour la première place du groupe, dans une RDS Arena à guichets fermés.

Néanmoins les futurs adversaires du XV de France que seront sans doute David Kearney (le frère de Rob), Ringrose, McGrath, Conan, Van der Flier, Ruddock, O’Brien, Fardy et la redoutable première ligne Healy-Cronin-Furlong, étaient bien de la partie pour donner une petite leçon au French Flair toulousain, sur un nuage depuis le mois de septembre.

Certes, il aura fallu attendre une bonne demi-heure aux champions en titre avant de franchir enfin un rideau français imperméable et défaire par la suite toutes velléités offensives toulousaines qui nous avaient fait rêver jusque-là.

L’essai de Conan, tout en puissance et agressivité, concluait un feu d’artifice de temps de jeu non-stop dans les 22 adverses depuis un bon quart d’heure, jusqu’à faire plier la défense tricolore sur une ultime charge.

10-6 à la pause, les deux pénalités de Ramos laissant entrevoir une seconde période de tous les combats pour un exploit ou, au minimum, un point de bonus défensifIl n’en sera rien. 

Le retour des vestiaires sonnera le glas des Français, complètement dominés.

À la 51ème minute, Ross Byrne, le suppléant de Sexton, offrait une passe au pied parfaite à son ailier Dave Kearney qui aplatissait après un saut de cabri, sous le nez médusé de N’Tamack, impuissant. Du grand art.

Dix minutes plus tard, le vieux briscard au talon, Cronin, s’emparait du cuir derrière un ruck et le déposait ni vu ni connu sur la ligne pour le troisième essai du Leinster.

Le coaching d’Ugo Mola permettait de remettre de l’ordre dans la défense et espérer une réaction avec Holmes en place de Ramos et Bézy de N’Tamack, les deux anciens Bleuets appelés en équipe de France encore un peu légers face à de telles pointures.

Mais un quart d’heure suffira aux locaux pour décrocher le bonus offensif et déloger définitivement les visiteurs de la première place du groupe. Un autre Byrne, Adam celui-là, sur son aile héritait d’une belle passe sautée de Gibson-Park, le demi de mêlée entrant, et finissait sans problème dans l’en-but toulousain.

Un ultime baroud d’honneur dans les derniers instants récompensera les efforts des Français avec un essai de Kolbe après un slalom en solitaire dans la défense celte.

Une défaite qui n’est pas dramatique pour Toulouse, assuré de jouer un quart de finale en cas de victoire contre Bath à Ernest Wallon. Mais très certainement pas à domicile, à moins que les Wasps qui recevront les Irlandais nous fassent mentir.

Les guêpes londoniennes pourraient être piquées au vif après cette défaite à Bath sur une pénalité de dernière minute (18-16).

Mais quand on se projette un peu plus loin sur le VI nations, on peut déjà craindre le déplacement des Bleus en Irlande, tant on a vu là une nette différence de niveau.

Même le Racing 92, n’a pas réussi à renverser les Ulstermen ce week-end. Quant aux imprévisibles talents du leader clermontois, pas sûr qu’ils parviennent à hisser vers le haut cette équipe de France.

À suivre…

 

Les autre matches en bref…

Ulster (2) – Racing 92 (1)      26 – 22               Scarlets (3) – Leicester (4)  33 – 10

Irlande 2 – France 0

Dans la poule 4, le Racing a également subi la loi du plus fort en terre irlandaise, mais en parvenant tout de même à faire jeu égal dans le second acte, avec un essai en plus et deux bonus à la clé. De quoi rester en tête du groupe avec son destin en main.

Trop fébriles en défense, les Français ont encaissé deux essais d’entrée avant que Vakatawa ne fasse parler la puissance de ses raffuts pour marquer tout seul et servir son ailier Zebo pour le second essai francilien.

16-10 à la pause, on pouvait croire le Racing capable de hausser le ton et l’emporter mais les ratés de Russel, les maladresses et une indiscipline récurrente auront fait la différence malgré une domination tricolore.

Pas de quoi rassurer notre XV de France au prochain tournoi quand on sait qu’il n’y a que deux Racingmen sélectionnés (Le Roux et Lauret), Vakatawa, de loin le meilleur joueur samedi, ayant été écarté au profit d’un Fofana et de la continuité des trois autres déjà en place (Bastareaud, Fickou et Doumayrou).

Exeter (2) – Castres (3)         34 – 12               Gloucester (4) – Munster (1)        15 – 41

Le CO out !

Dans la poule 2, les Castrais se sont éteints au bout de dix minutes à chaque mi-temps, après avoir inscrit un essai histoire de rappeler leur titre de champion de France. Et puis plus rien. Pire, ils ont fini la partie à quatorze après un carton rouge infligé à Stroe.

Les Anglais ont déroulé un jeu limpide et efficace, pour six essais au bout et le droit de rêver à un exploit à Thomond Park pour une qualification alors miraculeuse.

Car les Munstermen n’ont pas fait dans la dentelle à Gloucester, mangeant tout cru d’autres rosbifs qui n’ont jamais été invités dans la partie. Difficile d’imaginer les Irlandais perdre dans leur antre, d’autant qu’il leur faudra sans doute un nouveau bonus offensif pour espérer un quart de finale dans leur chaudron.

Pour le CO, par contre, la Coupe d’Europe c’est fini, il peut présenter une équipe bis pour la réception de Gloucester.

Lyon (4) – Saracens (1)         10 – 28               Glasgow (2) – Cardiff Blues (3)    33 – 24

Zéro sur vingt !

Dans la poule 3, Lyon continue d’être ridicule avec un zéro pointé en cinq rencontres, alors que le club pointe à la cinquième place dans notre TOP 14.

Certes, les Sarries ce n’est pas Toulon ou Montpellier, mais tout de même. Les Anglais ont fait leur job pour obtenir les quatre essais du bonus offensif et une cinquième victoire consécutive dans leur poule, leur assurant la qualification.

Pour autant les Glaswégiens peuvent encore être premiers, comme Exeter dans la poule précédente, en cas d’exploit chez les Saracens la semaine prochaine. Ce n’est pas moi qui miserai un penny sur eux. Mais s’ils peuvent ramener un petit point de bonus défensif cela serait de bon augure pour une qualification de meilleur deuxième.

Montpellier (2) – Newcastle (3)   45 – 8         Toulon (4) – Édimbourg (1)     17 – 28

Pas patriotes ces Toulonnais

Dans la poule 5, Toulon s’est fait dessus, dimanche à Mayol, face au leader écossais dans une seconde période qui lui a totalement échappé.  

Tout le contraire de Montpellier, la veille, qui avait écrasé son adversaire dans le second acte (7 essais dont un triplé de Immelman) et pris les cinq points pour accéder à la première place, enfin.

Seulement les Varois ont été incapables de solidarité patriotique ou juste satisfaire leur public, laissant ainsi les Écossais reprendre leur bien et obligeant les Cistes à un exploit à Édimbourg la semaine prochaine.

Cela dit, pour le spectacle, ce n’est pas plus mal.

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

En ce qui concerne la Challenge Cupvous trouverez également tous les résultats sur le site officiel de l’EPCR.

Dans la poule 1, Clermont s’est fait peur mais assure son quart à domicile avec 25 points sur 25. Northampton devrait obtenir une place de meilleur deuxième.

Dans la poule 2, le Stade Français a largement battu Pau pour un match sans enjeu. Seul Worcester devrait parvenir à se qualifier.

Dans la poule 3, Bordeaux n’a pas eu de mal à s’imposer à Perpignan, là encore pour du beurre, la qualification se jouant désormais entre Sale et Connacht.

Dans la poule 4, La Rochelle a assuré cette fois à domicile face à Zebre qu’elle devra absolument battre à nouveau en Italie pour laisser la place de meilleur deuxième à Bristol.

Dans la poule 5, c’est terminé pour Grenoble et Agen, défaits respectivement chez Les Harlequins et Trévise, ces deux protagonistes jouant leurs qualifications en France.

 

La semaine prochaine…

L’Europe nous livre son verdict

Toulouse et le Racing 92 chercheront un quart à domicile dans la Champions Cup, quand Montpellier devra sortir le grand jeu pour espérer une qualification.

En challenge Cup, Clermont n’a rien à faire contrairement à La Rochelle qui doit absolument l’emporter.

Voilà vous savez tout avant de vous jeter sur vos télés.

 

Au programme*  à partir de vendredi 18 janvier :

  • Édimbourg – Montpellier, 20h45 (poule 5) : un huitième de finale
  • Newcastle – Toulon : ça va faire mal

Puis samedi 19 janvier :

  • Cardiff – Lyon, 14h : match amical
  • Saracens – Glasgow, poule 3
  • Racing 92 – Scarlets, 16h15 : une formalité
  • Leicester – Ulster, poule 4
  • Castres – Gloucester, 18h30 : sans enjeu
  • Munster – Exeter, poule 2

Et enfin dimanche 20 janvier :

  • Toulouse – Bath, 16h15 (FR2) : un max de points
  • Wasps – Leinster, poule 1

 

S’agissant de la Challenge Cup et les 8 autres clubs du TOP 14, veuillez consulter le site officiel de l’EPCR qui vous en détaillera le programme.

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de BeIn Sports

Posté par NewZeland2011 à 00:09 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , ,