L E S B R E V E S D O V A L I E . C O M - l'Hebdo du Rugby par Antonio -

23 juin 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°360

Génération (a)dorée !

Coupe du monde U20... Finale               Australie – France         23 – 24

Retenez bien ces visages !!!

Champions du monde...
mieux vaut deux fois qu’une !

Ils sont aussi sensationnels qu’ils font chier, ces Bleuets… voilà que je rempile pour une brève de plus alors que mes sarcasmes et ma mauvaise foi avaient plié bagages pour rouler en silence jusqu’à l’amer d’une finale encore perdue par mes Jaunards. Mais bon sang! qu’ils méritent que je m’y arrête, ces petits Bleus.

Déjà l’an dernier, on y croyait à peine, à Béziers, face aux Anglais, souvenez-vous ! (lire ici >>).

Cette année, ils l’ont refait! en Argentine, ces gamins au tiers renouvelés, et au nez et à la barbe de leurs ainés, incapables d’avancer depuis la déroute de Saint-André au pays des Rosbifs.

Champions du monde, deux fois d’affilée… Non, vous ne rêvez pas !

Comme seuls ont su le faire les Baby Blacks et les "Rose-Babifs" depuis la création de cette compétition majeure du rugby des moins de vingt ans.

Et quel caractère ce bébé XV de France, élevé au biberon d’une détermination, d’une envie et d’un culot sans égaux en Bleu, histoire de prouver aux dirigeants du TOP 14 qu’ils valent bien mieux que la touche ou la PRO D2.

Dominés une grande partie de cette finale (contrairement à la demie face à des Baby boks qu'ils ont maîtrisés de bout en bout, 20-7), les Bleuets ont fait profil bas et preuve de courage défensif devant les débordements des relances australiennes qui ont permis aux jeunes Wallabies de passer l’en-but par trois fois (1ère minute, 22è et 48è), mais sans jamais parvenir à se détacher, faute à une défaillance au pied fatale de sa charnière qui les privait de dix points.

De leur côté, les petits Français parvenaient à saisir leur chance par deux fois (Lachaud, 7è puis Burin, 35è) et le pied de Carbonel pour mener à la pause, contre le cours du jeu, 18-13.

La seconde période se résumait à un chassé-croisé entre les deux équipes, après l’essai de Wilson dès le retour des vestiaires, donnant la main aux Australiens pour parachever un parcours exceptionnel dans cette coupe du monde, eux qui avaient surclassé Anglais et Irlandais en poule.

Seulement il était dit là-haut que le destin allait sourire aux Français et que rien n’aiderait ces Baby Wallabies à écrire la première page de leur histoire, eux qui n’ont jamais remporté ce titre. Certainement pas la botte de Harisson.

Tandis que Carbonel, impeccable au pied, lui, se chargeait de reprendre deux fois le score, d’un petit point précieux qui jusqu’au bout sera préservé avec un courage et une abnégation exemplaires, malgré la fatigue et les charges adverses.

Les 31 pour 2019

Exemplaires, j’écrivais… 

C’est ce que les 31+6 de Brunel devraient retenir avant d’aller au Japon avec l’idée que sans un jeu de rugby digne de ce nom, pratiqué par les Toulousains cette saison ou par ces minots, à l’insouciance et au culot récompensés, les planètes ne risquent pas de s’aligner dans sa tribune céleste pour assister à une nouvelle déroute Saint-Andresque.

Car, comme le titrait le Midol vendredi (à l’attention du sacre des Toulousains), samedi en Argentine, les planètes étaient tout simplement alignées suivant l’orbite autour d’une deuxième étoile qui, je l'espère,

n’aura pas fini de briller en 2023.

 

Les autres résultats

À commencer par les demies, lundi :

Argentine – Australie           13 – 34

Afrique du Sud – France      7 – 20

Les matches de classement, samedi :

3ème place         Afrique du Sud – Argentine             41 – 16

5ème place         Angleterre – Pays de Galles             45 – 26

7ème place         Nouvelle-Zélande – Irlande             40 – 17

9ème place         Italie – Géorgie                                29 – 17

11ème place        Fidji – Écosse                                   59 – 34

 

Les 31+6 en mission au Japon

Les 37 noms sont tombés... de haut.

Les 37 noms sont tombés...

mardi dernier, dans l’oreille d’un sourd, tant Brunel n’entend toujours rien au mal qui ronge notre XV de France en manque de jeu et d’ambition pour engranger la confiance et les victoires qui vont avec.

Les 37 noms sont tombés de haut (ou d'en haut), comme attendu, avec quelques surprises de taille mais qui n’étonnent plus personne tant le pantin des hautes sphères de la FFR ne maîtrise rien et se contente d’argumenter les choix d’autres en se contredisant de l’un à l’autre.

À commencer par le cas Iturria dont il est prêt à attendre la guérison, prévue au mieux une semaine avant les premiers matches (bonjour la préparation) quand il préfère prendre Machenaud à la place de Parra, soi-disant blessé, alors que ce dernier serait opérationnel bien plus tôt, en août.

Dans les deux cas, que ce soit en troisième ligne ou à la mêlée, Brunel a raison, on a une pléthore de choix. Seulement l’argument devrait être valable pour les deux postes. Que les deux Clermontois manquent le Mondial, cela serait cohérent, et même raisonnable, afin de compter dès à présent sur des hommes bien préparés individuellement et bien intégrés dans le groupe.

Seulement, Brunel veut Iturria, comme si Macalou, Lapandry, Gourdon (absents de la liste) ou encore Ollivon et Cros (en suppléants) ne suffisaient pas à renforcer les déjà sélectionnés Camara, Lauret, et Picamoles. Comme si on ne pouvait également prendre Joseph dans les 31, ou encore l'excellent flanker Haddad, pour les aguerrir encore plus après une coupe du monde des U20 en Argentine très satisfaisante.

Mais le grotesque est à regarder du côté des demis de mêlée.

Comme si Brunel et son staff n’avaient pas suivi le TOP 14 au cours duquel les 5 meilleurs joueurs au poste ont été sans conteste (et peu importe l’ordre) : Dupont, Couilloud, Bezy, Paillaugue et Parratous décisifs avec leurs clubs, au plus haut niveau.

Alors comment est-il possible de se retrouver encore avec Serin (décevant en équipe de France et avec Bordeaux) et surtout Machenaud qui a autant joué cette année que Couilloud (revenu de blessure en fin de saison), du fait même que Iribaren lui a été largement supérieur.

Je ne vais pas reprendre tous les postes, car avec les Toulousains et Clermontois, méritants finalistes du championnat, on est bien loti à l’arrière. Et le remplacement de Bastareaud par Guitoune peut largement se justifier tant le centre champion de France a été décisif avec le Stade jusqu’au titre.

Cependant, je regrette (oui, je le pense) que Basta ne fasse pas parti du groupe pour ce qu’il apporte de par son expérience et au niveau mental et pour les services rendus à ce Brunel qui s’est bien appuyé dessus quand son équipe ne produisait aucun jeu. Un Basta sauve au minimum les apparences en défense, à défaut d’insuffler du rugby à la toulousaine.

Bref, sur cette ligne arrière, je regrette encore une fois que le staff s’appuie à l’ouverture sur un Lopez, démuni d’inspiration, prévisible au pied, la trouille au cul, sans génie, alors que Wisnieswski, avec le LOU, a montré de bien meilleures intentions avec une des meilleures réussites au pied (hormis sa demi-finale manquée). Et que dire de Carbonel, plus utilsé que Belleau à Toulon et impérial avec les moins de 20 ans. Il pourrait faire partie de l’aventure, au même titre que Joseph ou Haddad, mentionnés plus haut.

On pourrait, bien sûr, continuer ainsi, dans le détail de cette liste, avec les apparitions surprenantes de Leroux et Raka, en place de Willemse (dans les +6) et Thomas (ou Vakatawa), tant ces deux joueurs sélectionnés, loin de leur niveau, n’ont pas pesé dans le championnat.

On pourrait s’interroger sur d’autres absences, sans que cela ne fasse avancer l’éternel problème qui pointe à nouveau le bout de son nez, dans cette préparation estivale des Bleus pour le Mondial :

Quel projet de jeu pour animer ce XV de France ?

Parce que depuis l’éviction de Novès, c’est le néant !

 

La semaine prochaine…

Les Brèves d’Ovalie se reposent pour de bon !

Retour mi-août pour la reprise du TOP 14 et les derniers préparatifs de la Coupe du monde au Japon…

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19 juin 2019

Champions Cup - Saison 2019-2020

Le Racing tiré d'entrée comme un lapin !

Ce mercredi 19 juin, à Lausanne, a eu lieu les tirages au sort des poules des Champions & Challenge Cup pour la saison prochaine.

CCup 2019-2020 tirage

Et pan ! ... le Racing 92 s'est fait tirer dessus à boule portant...

le mauvais numéro de poule comprenant l'assassin en titre, le monstre irlandais et un Gallois teigneux.

Pour nos autres Frenchies, la tâche ne sera pas bien plus aisée, avec des poules très relevées. Et comme l'an passé, Montpellier aura à se battre contre un favori du TOP14, et pas des moindres, puisqu'il s'agit du champion de France.

 

Côté Challenge Cup, voici le résultat :

CCup2 Tirages 2019-2020

 

Quant aux finales, elles se joueront en France,

au Stade Vélodrome de Marseille en mai 2020 !

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16 juin 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°359

Reçu cinq sur cinq !

TOP 14... Finale                                     Toulouse – Clermont    24 – 18

Le premier Brennus pour Huget. Mérité !

Et de 20 !

5ème finale entre Toulouse et Clermont et devinez quoi ! C’est encore Clermont qui perd.

Du haut de ma tribune, côté nord, niveau inter, au milieu d’autres supporters jaune et bleu désabusés, j’ai tenté de comprendre ce qui se passait sur la pelouse du Stade de France, ce samedi soir.

En vain.

Pourquoi Clermont n’a pas réussi à marquer un seul essai avec ses trois-quarts de feu (Fofana, Moala, Toeava et surtout Penaud et Raka), comme lors de tous ses matches cette saison ?

Pourquoi tant de maladresses et de fébrilité dans cette machine à jouer quand Laidlaw faisait preuve de tout l’inverse dès qu’il s’agissait de viser entre les perches ? Cinq sur cinq, un sans faute au pied du buteur écossais quand Lopez, lui, avait tout faux avec le sien pour distribuer le jeu comme au Michelin.

J’ai donc crié, chanté, applaudi aussi, les belles actions toulousaines surtout, feignant de comprendre ce qui ce tramait sous mes yeux, de ma modeste et trop lointaine place.

Alors ce dimanche, j’ai tout revisionné, comme si je ne savais pas déjà, supportant cette fois (dans l’autre sens du terme) les commentaires du néo-sélectionneur, critiquant haut et fort les joueurs qu’il aura peut-être demain à ses ordres… ou pas.

Et le pauvre Camille en a pris pour son grade.

Qu’il ne fasse pas comme moi, en matant le replay de la finale sur France 2 ou alors il va vite comprendre que, la coupe du monde au Japon, il risque de la passer au mieux sur un banc, au pire devant sa télévision, en Auvergne.

Et comment donner tort à Galthié tant l’ouvreur clermontois a été le facteur X de la défaite de son équipe, à l’image de ce ballon botté en touche pour regagner le vestiaire à la pause plutôt que d’essayer de gagner du terrain avec son équipe en supériorité numérique jusqu’à l’en-but adverse pour tenter de passer devant. Belle mentalité de gagneur !

Mais bien sûr, je ne cherche pas ici à me focaliser sur les Jaunards et oublier la performance majuscule des Rouge et Noir, à l’image d’une saison exceptionnelle, avec des joueurs exceptionnels.

Et rien que pour ça, je suis très heureux du résultat.... Sincèrement si !

Quelle classe, cette ligne de trois-quarts, avec le dynamiteur Kolbe, les précieux Guitoune et Akhi au centre, le filou expérimenté Médard et le finisseur Huget pour un doublé décisif après deux actions splendides impulsées par l’explosif Dupont.

Un essai par mi-temps leur aura suffi pour décrocher le bouclier, récompensant leurs nombreux temps forts quand les Clermontois ne parvenaient pas à passer leur rideau défensif, intelligemment muré par des fautes, à écouter le duo de comiques sur France 2, quand ce n’était pas les Auvergnats eux-mêmes qui sabordaient leurs propres actions par des fautes de mains.

Et quand elles n’y étaient pas, monsieur Garces parvenait à voir des en-avant de passe au mauvais moment ou prendre des décisions qui n’arrangeaient en rien les déjà mauvaises affaires de ces Jaune et Bleu mal engagés, courant après le score, pourtant longtemps à deux petites longueurs seulement.

Essai de pénalité ou pas, le problème clermontois semblait ailleurs.

Comme Lopez, pas du tout dans son match et qui, au retour des vestiaires, d’une relance au pied catastrophique, allait offrir le ballon du deuxième essai toulousain, après  plusieurs séquences offensives dans les 22 clermontois et avec à la finition, encore, Kolbe pour Huget.

Rien à dire, si ce n’est l’incompréhension en cette fin de match, de laisser Lopez sur le pré pour placer Nanai-Williams sur l’aile en place de Raka. Mais il faut croire que, pour Azéma, le gestionnaire à l’ouverture avait plus la capacité que le néo-zélandais pour trouver la faille dans la défense toulousaine.

Et il ne fallait pas compter sur Monsieur Garces dans ces dernières minutes pour aider ces Jaunards à y voir clair dans leur jeu, puisque dès que la machine semblait lancée, un en-avant de passe arbitraire était aussitôt signalé. Comme s’ils avaient besoin de ça.

Loin de moi, l’idée de mettre l’arbitrage au centre de cette finale, mais ne comptez pas sur moi pour ignorer la mauvaise partie de monsieur Garces qui a ralenti le jeu par ces mêlées à refaire, tantôt pénalisées, tantôt pas, et ces décisions arbitraires qui n’auraient peut-être pas changé le vainqueur, mais certainement le scénario et la manière.

Car Toulouse mérite son 20ème sacre, pour sa saison bien sûr, mais aussi sur cette finale, plus entreprenant que son adversaire gestionnaire, et sans jamais renier son jeu. Et si Clermont l’avait emporté avec un essai de pénalité ou un autre fait de jeu en sa faveur, et bien, croyez-moi ou pas, cette finale aurait eu pour moi un goût amer.

Alors oui, je suis heureux pour ces Toulousains. Bravo les gars, bravo Mola ! Quelle belle équipe vous faites et comme ce titre vous va bien après avoir surclassé la phase régulière.

Finalement, tout est bien qui finit bien !

 

Coupe du monde des U20 en bref…

Poule A            France (2)  – Argentine (1)      26 – 47                     
                      Pays de Galles  (3)  – Fidji  (4)    44 – 28

Poule B            Angleterre(2)   Australie (1)    56 – 33                     
                     Italie  (4)  – Irlande  (3)              14 – 38

Poule C            Afrique du Sud (1) – Nouvelle-Zélande (2)        25 – 17                     
                      Écosse 
(4) – Géorgie  (3)                                   12 – 17

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après chaque journée)

Des Bleuets en sursis…

Les petits Bleus de France sont passés très près de la désillusion après une dérouillée face aux Pumas, plus motivés que jamais devant leur public pour voler la première place aux Français.

Il aura suffi d’un quatrième essai arraché dans les dernières minutes par Lebel pour récolter un point de bonus offensif heureux quand, plus tard, les Baby Blacks ne parvenaient pas à prendre celui défensif face aux Baby Bocks qui offraient sur un plateau à nos champions du monde l’occasion de défendre leur titre, au détriment des très attendus Néo-zélandais.

Et ce sera contre les Sud-Africains, justement, que les Bleuets auront la lourde tâche de le faire.

 

La semaine prochaine…

Les Brèves d’Ovalie se reposent…

Retour mi-août pour la reprise du TOP 14 et la préparation de la Coupe du monde au Japon…

 

En attendant, vous pouvez toujours suivre les Bleuets jusqu’au bout de la leur et croire avec eux qu’ils pourront sauver leur titre face aux Baby Boks. 

Les demi-finales c’est lundi 21 juin que ça se passe :

  • Argentine – Australie à 18h
  • Afrique du Sud – France à 20h30

Et la finale, comme les autres matches de classement, c’est samedi 22 juin.

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09 juin 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°358

En demi-teinte !

TOP 14... Demi-finales                    Clermont – Lyon    33 – 13

                               Toulouse – La Rochelle    20 – 6

Clermont écarte Lyon avec du métier

À demi-mot, alors…

Samedi soir, puis dimanche après-midi, dans la même enceinte bordelaise du Matmut Atlantique, Toulousains puis Clermontois se sont défait successivement et sans panache de leurs outsiders pour rejoindre le Stade de France samedi prochain, en en gardant chacun assez sous la semelle pour nous offrir, on l’espère, une bien plus belle finale que ces approximations de rugby.

Le premier, leader du championnat, a dû attendre une bonne heure et l’entrée de Bezy pour prendre la mesure de sa victoire, après l’essai de Guitoune qui n’offrait qu’un point d’avance (7-6) sur les Maritimes, coriaces mais impuissants avec deux pénalités de West seulement.

Le demi de mêlée entrant (suppléant de Dupont, passé à l’ouverture pour remplacer le très limité Ramos à ce poste) se chargera lui-même d’inscrire le deuxième essai avant d’insuffler le troisième à Kolbe et de conclure un match peu enthousiasmant par une ultime pénalité.

Merci Bezy !

Le second, champion de Challenge Cup, a mis vingt minutes avant de rentrer dans sa demi-finale, le temps pour les Lyonnais de prendre les devants par un premier essai de Gill, non transformé par le pied exceptionnellement carré de Wisniewski quand celui de Laidlaw refaisait parfaitement le retard des Clermontois, corrigeant une indiscipline qui sera l’autre plaie carrée des hommes de Mignoni, notamment en mêlée fermée.

Trois actions de premières mains splendides suffiront aux Jaunards pour marquer trois beaux essais par leurs bons trois-quarts que sont Penaud, Raka et Moala. Lyon ne reviendra pas, malgré le deuxième essai tardif de Fourié (qui au passage n’aurait pas dû être sur le terrain à cette occasion si Monsieur Poite avait fait son travail au lieu de la pédagogie de centre aéré pour petits délinquants de la banlieue lyonnaise), et les deux occasions franches de Puricelli qui auraient dû aller au bout. Rien n’y a fait.

Inutile de s’attarder donc plus encore sur ces demi-finales, en demi-teinte, des deux meilleures attaques du championnat, puisque, si elles en ont gardé autant sous le pied, sans engendrer de blessés, c’est pour mieux prendre le mien (de pied!) à vous commenter leur finale la semaine prochaine.

Alors, rendez-vous au Stade de France pour, enfin, une affiche digne de ce nom, comme il y a onze ans déjà.

Clermont a une vraie revanche à prendre !

 

Coupe du monde des U20 en bref…

France (1)  – Fidji (4)     36 – 20                      France (1)  – Pays de Galles (3)           32 – 13

Dix sur dix !

Les Bleuets ont parfaitement rempli leurs missions dans cette entame de coupe du monde en Argentine. Tout comme les Wallabies, les All blacks et les Springboks, quatre favoris tout trouvés pour les demi-finales.

Pour autant, tout n’a pas été parfait dans la manière, loin s'en faut... et sans fautes. Surtout l’entrée en matière (de jeu) dans chaque première période, contre les Fidjiens et les Gallois, a été poussive, voire laborieuse contre les Océaniens, avant que les Français se ressaisissent dans un second acte au dessus de la mêlée pour décrocher à chaque fois un bonus offensif.

Lors du dernier match contre les Pumas, qui jouent également une place en demie, et devant leur public, il faudra montrer plus de maîtrise et d’ambition si nos petits champions du monde ne veulent pas tout perdre, leur titre avec.

Les autres résultats des 2 premières journées par poule :

A) Argentine (3)  – Pays de Galles (2)       25-30 (Poule de la France)
    Argentine (2)  – Fidji (4)                      41-14   

Des Pumas surpris d’entrée mais bien repris dans la foulée et toujours en course.                    

B) Australie (1)  – Italie (4)                       6-12
    Angleterre (3)  – Irlande (2)                 26-42
    Australie (1)  – Irlande (2)                    45-17
    Angleterre (3)  – Italie (1)                    24-23

Des Wallabies au dessus du lot, un XV de Trèfle qui s’accroche, des Italiens qui jouent crânement et un XV de la Rose hors sujet... de sa Majesté.               

C) Afrique du Sud (2)  – Écosse (3)           43-19
    Nouvelle-Zélande (1)  – Géorgie (4)      45-13
    Afrique du Sud (2)  – Géorgie (4)          48-20
    Nouvelle-Zélande (1) – Écosse (3)         52-33

Springboks et All Blacks dos à dos, Écossais et Géorgiens font le dos rond.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après chaque journée)

 

La semaine prochaine…

Finalement au Stade de France… et en toute logique.

Régalons-nous !

Samedi 15 juin à 20h45 (France 2 et C+):

  • Toulouse – Clermont

 

Le Mondial des U20 se poursuit avec la dernière journée de poule mercredi 12 juin :

A) Pays de Galles  – Fidji                     à 18h pour la troisième place
    France  – Argentine                     à 18h pour la première place et meilleur deuxième       

B) Italie  – Irlande                              à 15h30 pour une place de meilleur deuxième pour les Irlandais
    Angleterre  – Australie                    à 20h30 une formalité pour les Wallabies                     

C) Géorgie  – Écosse                          à 15h30 pour la troisième place
    Afrique du Sud – Nouvelle-Zélande  à 20h30 pour la première place et meilleur deuxième

Pour rappel, seuls les premiers de chaque poule et le meilleur deuxième se qualifieront pour les demi-finales du lundi 17 juin.

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02 juin 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°357

Sans contrefaçons

TOP 14... Barrages                    Racing 92 – La Rochelle    13 – 19

Les Racingmen pris au piège

Ainsi soit jeu… Merci Mylène !

Les plus fervents supporters du Racing se réjouissaient cette semaine de retrouver leur stade historique, à taille humaine (selon leurs termes), et qui a fait les grandes heures de leur club fétiche depuis sa montée en TOP 14.

« Je je… suis du Racing, je joue à Colombes ! » entonnaient même quelques-uns sur l’air de « Je suis libertine » de Mylène Farmer, une manière de remercier la chanteuse des années 80 de squatter vendredi soir l’enceinte de Paris-La défense Arena, sans âme selon eux, et surtout trop prenable pour des équipes très joueuses, comme Toulouse, Clermont, Lyon et Paris, qui ont su y mettre en scène leurs victoires cette saison.

Oui mais voilà, à trop s’habituer à mettre du volume de jeu sur cette surface rapide pour écraser d’autres adversaires, et notamment les Rochelais le 2 mars dernier (50-14), les Racingmen ont oublié que sur l’herbe du vieux stade Yves du Manoir c’était, comme à l’extérieur, moins fluide et très risqué.

C’est malgré tout sans contrefaçons que les locaux ont choisi de tenir le ballon, face à des Maritimes qui, eux, avaient décidé de jeter l’ancre dans leur camp pour stopper coûte que coûte les assauts adverses et prendre tous les points qui se présenteraient.

Et c’est contre le cours du jeu que les visiteurs ont pris les devants, sous la botte de West, profitant des fautes plus ou moins grossières des Racingmen pour mener 12 à 3 à la pause, dans une première période courageuse mais pourtant pas très téméraire.

Au retour des vestiaires, alors que Mylène déroulait une tout autre musique à l’Arena, les Racingmen continuaient dans le même rythme de dérouler leurs gammes, gagnant du terrain avec les percussions de Chat et Vakatawa, même en infériorité numérique. En vain.

Au contraire, après les changements des premières lignes, de part et d’autre, les Maritimes mettaient les voiles au large avec un Doumayrou époustouflant qui n’aura pas échappé aux sélectionneurs de l’équipe de France. Le centre international amorçait une attaque sur l’aile de Rattez et restait en soutien pour servir alors Murimurivalu qui libérait de nouveau sa balle avant que celle-ci ne revienne sur Doumayrou qui ajustait un coup de pied parfait pour Retière sur l’autre aile qui n’avait plus qu’à mystifier la défense francilienne dépassée.

Un essai fabuleux qui enfonçait le Racing à l’heure de jeu !

Menés 19-3, à moins de trente minutes de la fin, Travers et Labit se devaient de trouver une solution pour relancer leurs hommes. C’est là que l’entrée de Iribaren allait faire toute la différence, complétée avec celle de Nakarawa en deuxième ligne un peu plus tôt.

Plus dynamique que Machenaud, le demi de mêlée entrant mettait son équipe dans l’avancée jusqu’à ce que, cette fois, Nakarawa finisse le boulot en force.

On venait de retrouver enfin le vrai Racing, puissant et pragmatique !

Seulement « l’horloge » ne jouait pas en sa faveur, contrairement du côté de Mylène Farmer, même si après une nouvelle pénalité payante d’Iribaren, ramenant les siens à six points, l’espoir était permis dans les dernières minutes.

« Pourvu qu’elles soient douces » devait-on fredonner en tribunes.

Seulement les Maritimes avaient largué de nouveau l’ancre dans le port de leur défense, intraitable, bien décidés à tenir jusqu’à la sirène et décrocher pour la deuxième fois de leur histoire une demi-finale du championnat de France.

Alors que Mylène concluait son show par « Des larmes » (son dernier single), les Racingmen, eux, n’avaient plus que leurs yeux pour pleurer.

J’espère que Lorenzetti aura retenu la leçon. On ne change pas un terrain qui gagne, surtout quand il les a fait gagner contre ces mêmes Rochelais !

Pas sûr qu’avec cette stratégie défensive ces visiteurs auraient eu la même veine. À Bordeaux, même avec toute la Charente-Maritime dans les tribunes, il faudra sans doute oser un peu plus pour ne pas sombrer face au leader toulousain.

 

Lyon – Montpellier              21 – 16

Dans la gueule du Lou

Dans l'autre barrage, les Montpelliérains se sont fait croquer finalement dans la gueule de Gerland, après une série incroyable de victoires qui leur avait assuré cette place de barragistes (lire édition précédente).

Je n’ai pas vu le match mais c’est mérité pour le Lou qui est allé chercher sa première demi-finale, après une saison régulière sérieuse et régulière où, comme son prochain adversaire Clermont, il n’a perdu qu’un seul match à la maison.

Certes, dans ce barrage, les Montpelliérains auraient mérité mieux (au vu du résumé), marquant les premiers pour mener 10-0, après un essai de Cruden sur un ballon contré dès l’entame, complété d’une pénalité de Paillaugue. Mais derrière les Lyonnais ont trouvé les ressources pour recoller à deux longueurs à la pause, après un exploit de Barassi et deux pénalités de Wisniewski (11-13).

En seconde période, les Héraultais y ont cru, sans doute trop, alors que les locaux sont restés mobilisés, avec une charnière intelligente aux manettes, passant devant pour ne plus lâcher leur victoire après l’essai de Ngatai à dix minutes du terme.

Lyon retrouvera donc Clermont à Bordeaux, avec toutes ses chances de voir le Stade de France s’il joue avec la même envie et la même réussite au pied, cruciale dans ces matches couperet.

 

Le barrage d’accession en TOP 14

Brive – Grenoble        28 – 22

Cette fois c’est la bonne !

Dimanche après-midi, à Amédée-Domenech, les Brivistes ont dû s’employer pour venir à bout de la résistance des Grenoblois qui s’en sont remis à la botte du plus corrézien d’entre eux, Gaëtan Germain, pour rester dans le match, une petite heure.

Mais à chaque fois, les locaux ont su marquer un essai pour laisser les visiteurs derrière, jusqu’au quatrième qui les semait pour de bon et leur assurait la victoire. Le retour de Grenoble sur la sirène pour un essai d’honneur, restera anecdotique.

Brive sera donc en TOP 14, à la place de Grenoble, après avoir dominé le championnat de PRO D2, manquant le titre de peu, la semaine dernière face à Bayonne.

Mais l’essentiel est de retrouver l’élite, une saison après l’avoir quittée, encore une fois.

 

La semaine prochaine…

Les demies de l’Atlantique

Bordeaux nous offre deux demi-finales somptueuses dans son grand stade du Matmut Atlantique.

À ne pas manquer !

Samedi 8 juin à 21h :

  • Toulouse – La Rochelle

Dimanche 9 juin à 16h30 :

  • Clermont – Lyon

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26 mai 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°356

Castres atrophique !

TOP 14... 26è journée             Castres – Toulon    16 – 25         
                                                                       Clermont – Montpellier   27 – 28 

                La Rochelle – Bordeaux    81 – 12        Agen – Racing 92    3 – 35  

Dernier coup de massue pour Castres !

Après vous, MHR !

Le CO avait son destin en mains, roulant sur un boulevard depuis quatre journées, avec trois réceptions qui lui auguraient une place de barragiste à domicile toute faite.

Mais voilà, le champion de France a été reçu chez lui comme il ne s’y attendait pas, s’égarant dans un jeu réduit à défendre et attendre que ça (se) passe.

Trois claques. Sur la joue gauche par le leader toulousain, fin avril, puis la droite par un MHR mort de faim, début mai, et enfin, pour couronner son fiasco, samedi, un coup de massue en pleine face par un Toulon qu’on aurait pu croire déjà en vacances. À tort !

Personne n'aurait imaginé les Tarnais capables de sombrer devant leur public, après leur victoire à Agen qui les avait remis en selle.

Même les Montpelliérains, condamnés à gagner à Clermont en faisant aussi bien que les Rochelais (qui recevaient des Bordelais déjà hors course), ne pensaient pas avoir à regarder du côté de Castres pour s'en tirer. Et pourtant !

Alors que les Maritimes et les Racingmen bonifiaient aisément leurs victoires (avec respectivement 12 et 5 essais), les Héraultais butaient face à l'ogre Jaunard bien décidé à préserver son invincibilité dans l’antre du Michelin. Un bonus offensif semblait très compliqué, d'autant que les Clermontois menaient deux essais à un à la pause, même si le score restait en faveur des visiteurs (14-16).

Mais l’espoir est venu du stade Pierre-Fabre justement où les champions de France avaient sans doute cru avoir fait le plus dur en marquant les premiers, par Urdapilleta qui scorait à lui seul un 8-0 prometteur. Seulement les Varois, sans pression, avaient aussi envie de jouer et ont mis la pression en une mi-temps sur leur hôte en inscrivant deux essais, coup sur coup, par Ikpefan et Belleau, trop faciles (8-12).

La seconde période allait offrir aux publics et téléspectateurs de Canal+ un chassé-croisé haletant entre le CO et le MHR, à celui qui allait craquer le premier et laisser la politesse à l'autre pour s'emparer de la sixième place, synonyme de barrage.

Un premier quart d’heure et Laidlaw faisait passer Clermont devant en deux pénalités (20-16), remontant le CO du même coup à la sainte place, alors que les hommes d'Urios n’en finissaient pas de s'écraser sous les coups de pied de Belleau et un doublé de Ikpefan (11-22).

Si les Champions de France semblaient s’en remettre aux Jaunards plutôt qu’à leur propre jeu, atrophié, ou quelque révolte, les Montpelliérains, eux, voulaient encore croire en leur destin et leur remontada extraordinaire.

Et deux coups du sort les délivreront.

D'abord l’essai de Nadolo dont le toucher dans l’en-but ne semblait pas si clair et évident, sauf pour monsieur Raynal, puis l’en-avant de Ulugia au sol quelques séquences avant l’essai alors refusé de Tuicuvu, à trois minutes de la fin.

Un ballon porté conclu par Delhommel pour Montpellier et un essai en force de Ulugia pour Clermont alimenteront le suspense jusqu’au bout, les visiteurs devant batailler pour préserver un petit point d’avance précieux, tout en jetant un œil du côté de Castres qui ne parviendra qu’à réduire inutilement l’écart avec un essai de Jeneker.

Le champion de France vient de tomber de haut et de perdre son titre. Pour la première fois depuis très longtemps, le CO ne participera pas aux phases finales. Il jouera néanmoins un barrage contre un club anglais pour accéder à la Champions Cup la saison prochaine.

Quant à Montpellier, il pourrait bien faire regretter à Clermont de l’avoir laissé passer, s’il parvenait à poursuivre sa folle série de victoires lors de son barrage à Lyon samedi prochain.

 

Les autres matches sans conséquences...

Grenoble (13) – Lyon (3)                        23 – 24                 Quelques frayeurs pour rien

Toulouse (1) – Perpignan (14)               47 – 7                   Le grand écart

Stade Français (8) – Pau (11)                 31 – 17                Juste finir en beauté

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

Le tableau des phases finales

Barrages                                  les demies à Bordeaux

Lyon – Montpellier                v          Clermont

Racing 92 – La Rochelle       v          Toulouse

  

La finale de PRO D2

Bayonne Brive    21 – 19

Renversant !

Les Bayonnais ont réalisé un exploit à Pau, dimanche après-midi, en battant les favoris corréziens pour le titre de champion de France de PRO D2.

Il faut dire que la rencontre n’a pas été d’un très haut niveau, avec beaucoup de déchets et de fautes de part et d’autre, des mêlées intenables qui ont souri arbitrairement aux Basques et des coups de pied qui ne se sont pas perdus entre les perches pour prendre le score doucement.

Laranjeira, d’abord, puis Bustos Moyano et Ordas, à tour de rôle, pour un petit 9-6 à la pause en faveur de Bayonne.

Et puis en seconde période, les Brivistes ont haussé le ton avec un premier essai en force de Galala qui ne présageait rien de bon pour les hommes de Bru. Malgré deux pénalités supplémentaires de Laranjeira, les Basques ont tenu bon et par leur buteur argentin Bustos Moyano, héros du jour, ils ont même recollé au score avant d’arracher la victoire sur une ultime pénalité à la sirène.

De quoi faire retentir une pena baiona dantesque dans les tribunes du Hameau, pour le plaisir de retrouver un club basque en TOP 14.

Les Brivistes ont de quoi être frustrés mais ne peuvent que s’en prendre à eux-mêmes de n’avoir su mieux maitriser leur sujet. Ils auront une nouvelle chance d’accéder à l’élite dès dimanche prochain, à domicile face aux coéquipiers isérois de Gaétan Germain, l’ancien buteur de la maison. Amédée-Domenech devrait lui réserver un drôle d’accueil.

Pour info, Rouen et Valence-Romans, finalistes de Fédérale 1, rejoindront la PRO D2 la saison prochaine.

La semaine prochaine…

Place aux barrages !

Trois rencontres vont déterminer les adversaires de Toulouse et Clermont pour les demies à Bordeaux, ainsi que l’heureux élu qui accompagnera Bayonne en TOP 14 la saison prochaine.

Trois rencontres en trois jours, le tout sur les chaines de C+ bien sûr :

Vendredi 31 mai à 21h, à Colombes :

  • Racing 92 – La Rochelle

Samedi 1er juin à 17h, à Lyon :

  • Lyon – Montpellier

 Dimanche 2 juin à 15h15, à Brive :

  • Brive – Grenoble

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19 mai 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°355

Montpellier reines... forever !

TOP 16 Féminin... Finale                      Montpellier – Toulouse    22 – 13

Les Reines de la discipline

Essai non transformé… fallait pas rêver !

C’est le moins que je puisse dire !

Dans le rugby féminin français, battre les Montpelliéraines, tenantes d’un titre qu’elles ont décroché cinq fois ces six dernières années*, c’est un peu comme essayer de passer une transformation... vous passez toujours à côté.

(*) Sauf en 2016, les Lilloises des sœurs Ménager avaient réussi cet exploit avant que Romane et Marine n'intègrent le camp des redoutables Héraultaises.

Une vraie calamité, ces coups de pieds qui se perdent systématiquement dans les airs, faisant de l’essai à sept points une vraie exception en France.

Pourtant elles ont essayé, ces Toulousaines !

Samedi soir, au stade Maurice Trelut de Tarbes, pour leur revanche de la finale perdue de peu la saison dernière (15-12), elles entament celle-ci de la plus belle des manières, en retournant la domination territoriale des invincibles Cistes à leur compte.

Au bout d’un quart d’heure de souffrance, les coéquipières de Gaëlle Hermet s’incrustent pour la première fois dans le camp des championnes et, au culot, claquent un drop par le pied de l’arrière Camille Cabalou pour mener 3-0.

C’est ensuite décomplexées et sous l’impulsion d’une Camille Imart inspirée, que les Toulousaines vont de nouveau surprendre leur adversaire. La demie d’ouverture ajuste une transversale improbable dont le rebond dans l’en-but trompe Marie Vanthournout et permet à Camille Cabalou d’aplatir dans la confusion. L’essai est accordé et, contre toute attente, Toulouse mène 8-0. Inutile de vous préciser que Camille Imart a raté la transformation.

La réponse montpelliéraine ne se fait pas attendre. Après plusieurs charges devant la ligne d’en-but haute-garonnaise, les jumelles Ménager font le ménage et Romane conclut sur l’aile, d’une petite feinte, les efforts de sa sœur Marine. Les championnes recollent au score, avec une nouvelle transformation hors cadre de l’Écossaise Helen Nelson (5-8).

Le match s’emballe et les Toulousaines contre-attaquent magnifiquement avec un petit coup de pied de l’ailière Claire Beauparlant pour elle-même avant de se faire rattraper et libérer le cuir pour qu’il termine sa valse en deux temps trois mouvements, sous les perches, dans les bras de Roxane Bilon. Même quand elle semble facile, Camille Cabalou, qui a pris le relais de l’autre Camille, manque la transformation, trouvant le poteau.

Une calamité, je vous dis, cet exercice au féminin.

Mais les championnes de France ne se laissent pas abattre et relancent la machine de sape des avants, tout en puissance, qui fait reculer leur adversaire sur sa ligne et ouvre la voie à Marie Vanthournout qui peut rattraper sa bourde et inscrire le deuxième essai Montpelliérain dont la transformation en rêve d’Helen termine à nouveau en cauchemar.

La fin de première période nous offre un ballet de turn-over sans qu’une équipe ou une autre ne parvienne à faire la différence, tant les plaquages et grattages défensifs font des ravages, au profit des Toulousaines qui mènent à la pause (13-10).

Seulement au retour des vestiaires, c’est avec le vent dans le dos que les championnes en titre vont accélérer et appuyer là où ça mal, dans les rucks, mettant sous pression les coéquipières de Gaëlle Hermet, fautives balle au sol. Jusqu’à ce que Safi N’Diaye prenne ses responsabilités et échappe à la vigilance de la défense adverse pour inscrire toute seule le troisième essai de son équipe qui passe devant pour la première fois du match, juste avant l’heure de jeu.

Et là, Alléluia ! Helen Nelson passe la transformation.

La main désormais sur le ballon, les Montpelliéraines dominent leur sujet et c’est logiquement que Caro Boujard prend de vitesse son vis-à-vis pour le quatrième essai, en coin, sans transfo de la belle Helen, pas deux miracles dans la même soirée tout de même.

Les Toulousaines s’accrochent mais n’en peuvent plus tant leur adversaire met de l’intensité dans cette seconde période à sens unique. Elles craquent à cinq minutes du terme, à l’image de Perrine Bienaimé, malheureuse sur un appui, qui voit son genou se dérober. Sans autre remplaçante elles finiront à 14 et laisseront filer toute chance de priver les Montpelliéraines d’un huitième titre.

Si la finale a été intense et ouverte, le suspense n’a pas duré une heure tant les Cistes sont les reines incontestables de leur discipline. Les Toulousaines auront essayé de transformer leur rêve en réalité. En vain...

Comme leurs homologues de la finale féminine de Fédérale 1, quelques heures avant dans le même stade, également battues par des Montpelliéraines (12-6).

Un week-end heureux pour une ville qui a vu le lendemain l’élite masculine du TOP 14 se hisser à la sixième place d’un barrage encore possible. Incroyable !

 

La 25ème journée de TOP 14 en bref...

Montpellier (6) – Stade Français (8)     42 – 25

Un pied en barrage

Décidément, ils n’en finissent pas de nous étonner ces Montpelliérains. Encore une victoire, bonifiée qui plus est, qui leur ouvre enfin les portes du TOP 6 et place désormais leur destin entre leurs mains pour la dernière journée.

Mais que ce fut compliqué et intense face à des Parisiens qui ont longtemps malmené ces Cistes en plein doute à la pause, après deux essais et deux commotions de part et d’autre. Au retour des vestiaires, il s’en est même fallu de peu que Paris s’échappe après deux essais en cinq minutes, logiquement refusés.

Et puis un bon coaching et le relâchement des visiteurs ont permis aux Cistes d’inscrire trois essais et obtenir le sésame du bonus offensif à cinq minutes du terme. Avant que l’incroyable ne survienne : un essai parisien annulait tout avant que celui improbable du pilier remplaçant local, Haouas, (s’échappant à la course tel un trois-quarts centre pour aplatir sous les perches) rendait son dû aux siens qui pouvaient exulter sur la pelouse comme en tribunes.

Un scénario incroyable donc pour le MHR qui bénéficiait de la défaite sans appel des Rochelais, à hauteur de points, mais au goal-average particulier défavorable.

Lyon (3) – La Rochelle (7)                     29 – 19

Le Lou dans la « barragerie »

Les Lyonnais vont jouer leur deuxième barrage consécutif après une saison sérieuse et flamboyante, à l’image de ce match bien maîtrisé et encore porté par la vista et le pied de Wisniewski qui, au passage, mériterait largement une place dans le groupe France.

Trop indisciplinés, amoindris par quelques absences (West, Vito…) et sans doute encore sonnés par leur défaite en finale de Challenge cup, les Maritimes n’ont pas réussi à entrer dans la rencontre, subissant la domination des locaux, pas très productive en première période (un seul essai) mais très bien en place.

Malgré un début de second acte prometteur avec cet essai de Roudil pour l’égalisation, les Rochelais se sont fait punir par maladresse. Un essai de N’Gatai puis un drop de Wisniewski laissaient les visiteurs derrière une bonne fois pour toute, avant que l’ouvreur local ne valide la victoire en fin de match sur une ultime pénalité.

Lyon devrait recevoir son barrage, à moins de circonstances improbables. Un point lui suffira pour lever ce doute.

Bordeaux (9) – Toulouse (1)                 36 – 43

La honte bordelaise

Comment peut-on mener 36-7 à la pause et prendre un 36-0 en revenant des vestiaires ?

J’ai bien regardé, les Bordelais n’avaient pas de tongs, ni les pieds en éventail, mais c’est bien un éventail de fautes et de maladresses qui ont permis aux Toulousains de s’amuser la balle en main pendant que les locaux sirotaient leurs 40 minutes sans en branler une en défense.

C’est juste honteux de déjouer autant après une première période pleine d’allant.

Le leader s’est régalé avec six essais et ne s’est pas fait prier pour priver l’UBB de phase finale.

Agen (12) – Castres (5)                          10 – 17

Le CO a fait le plus dur

Pas un match flamboyant, on va dire. Les Agenais ont été offensifs, comme à leur habitude, mais surjouant cette fois, sans pression, le maintien en bandoulière, quand les Castrais ont été solides en défense et efficaces pour inscrire deux essais, un par période, et prendre les rênes de la rencontre.

Les locaux parviendront à réduire l’écart à l’heure de jeu, mais trop tard et surtout sans conséquence.

Le CO a son destin en mains pour décrocher un barrage qui pourrait être à domicile selon le résultat de son concurrent direct, le Racing, dans la dernière journée.

Perpignan (14) – Racing 92 (4)             14 – 52

L’occasion était trop belle

Les Catalans n’ont rien pu faire, dépassés, cramés, la tête aux vacances, face à l’armada francilienne bien décidée à prendre les cinq points.

Chose faite en une vingtaine de minutes pour un festival d’essais au final, huit contre deux.

Le Racing tient son barrage à la maison qui ne devrait pas lui échapper la semaine prochaine, à la maison.

Toulon (10) – Clermont (2)                    32  11

Sans enjeu et sans commentaires

Je n'ai pas suivi le match... Désolé.

Pau (11) – Grenoble (13)                         22 – 0

Aux abonnés absents

Grenoble avait déjà la tête à son barrage contre le perdant de la prochaine finale de PRO D2, il faut croire. À quoi bon laisser des forces inutiles sur deux rencontres où il lui fallait engranger dix points pour espérer mettre Pau à sa place.

Les Palois, eux, avaient deux objectifs, prendre un point à minima et bien finir au Hameau devant leur public. Mission accomplie avec un bonus offensif sympathique, plus qu’époustouflant.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

Les demi-finales de PRO D2

Oyonnax– Bayonne               34 – 38          v           Brive –Vannes            40 – 20

Le retour des bannis

Bayonne et Brive joueront donc la finale pour l’accession directe au TOP 14.

Le premier a renversé une rencontre que l’on croyait acquise aux Oyomen à la pause (27-9), en assommant littéralement son hôte au retour des vestiaires, avec pas moins de quatre essais, laissant Charles-Mathon sans voix et Oyonnax quatre longueurs derrière. Monumental !

Le second a fait parler sa puissance et son expérience pour ne jamais laisser espérer les Vannetais dans un match maitrisé de bout en bout.

Bayonne et Brive auront l’occasion de retrouver à nouveau le TOP 14, où ils ont longtemps évolué ensemble, dans un match pour l’un, dans deux pour l’autre (si Grenoble le veut bien).

 

La semaine prochaine…

Le TOP 14 ramasse les copies

On savait déjà que Perpignan descendait, on se doutait que Grenoble jouerait le barrage du maintien (mais pas à Oyonnax, peut-être à Bayonne ?).

Maintenant on sait que Paris et Bordeaux continueront de regarder les barrages à la maison et de jouer la Challenge Cup la saison prochaine.

Reste juste à savoir désormais, de Montpellier ou La Rochelle qui prendra la sixième place, et également de Castres ou le Racing 92 qui obtiendra son barrage à domicile, Lyon étant quasi certain de préserver le sien.

Au programme ce samedi 25 mai à 16h15 en multiplex sur C+ :

Pour la sixième place

  • La Rochelle – Bordeaux
  • Clermont – Montpellier

 Pour un barrage à domicile

  • Agen – Racing 92
  • Castres – Toulon
  • Grenoble – Lyon

Pour du beurre

  • Toulouse – Perpignan
  • Stade Français – Pau

 

Quant à la finale de PRO D2, elle opposera dimanche 26 mai à 14h sur C+ sport :

  • Brive – Bayonne

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12 mai 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°354

Le (sale) temps des Sarries

CHAMPIONS CUP... Finale                      Leinster – Saracens    10 – 20

La charge fatale Vunipolesque

En merle moqueur…

Si vous ne supportez pas le tic tac d’une machine réglée comme une horloge qui, toutes les quinze minutes, va vous sonner l’heure d’une domination sans partage, alors optez pour la tactique des Sarries.

Déréglez la mécanique de la ligne de trois-quarts en la plaquant à tour de bras (et de coudes) et roulez-lui dessus jusqu’à ce que vous ne l’entendiez plus avancer.

Voilà comment je résumerais cette finale, décevante à mon goût, tant de rugby on n’a vu que les quelques fulgurances irlandaises d’un premier quart d’heure qu’on pensait à sens unique, (à tort ! monsieur Lartot !) avant de tomber dans un massacre à la tronçonneuse par Itoje et consorts, mais qu’on sort bien trop peu à mes yeux, le robot trancheur-moulineur-sécateur multi-fonctions méritant bien plus que dix minutes de frigo. Mais le carton rouge, monsieur Garcès, préfère sans doute le réserver pour notre TOP 14.

Pauvre corps arbitral en sous France.

C’est juste pour moi insupportable de voir à nouveau ces chiens enragés, chargés de « bonne » vitamine C, désosser, désarticuler, arracher et écraser, en rouleaux-compresseurs insatiables, le jeu irlandais pour venir ensuite aplatir leur succès en force Vunipolesque au pied des poteaux.

C’est le rugby moderne de notre hémisphère, aux antipodes de celui des champions du monde qui ont dû avoir froid dans le dos à s’imaginer en phase finale, prochainement au Japon, face à une telle machine destructrice du beau jeu.

Mais ne nous y trompons pas, samedi à Newcastle, les Irlandais du Leinster n’ont pas brillé par leur jeu, ni leur efficacité, coupables de relâchement et d’approximations inhabituelles qui les ont vu se faire rejoindre en première période (malgré un temps fort en supériorité numérique) et surtout, gâcher deux munitions précieuses en seconde qui auraient sans doute changer la physionomie du match.

Les Sarries ont finalement triomphé logiquement, et jusqu’à mon écœurement de ce sport, vous l'aurez compris, décrochant leur troisième étoile (2016, 2017 et 2019), à la force du poignet, cette dernière décénnie, comme Toulon (2013 à 2015), derrière les quatre du Leinster (2009, 2011, 2012, 2018) et de celles de Toulouse, au panache d'un rugby d'une autre époque.

  

La finale de la Challenge Cup

Clermont – La Rochelle         36 – 16

3è titre de Challenge Cup pour Clermont

Un paquet d’expérience

Vendredi soir, à Newcastle toujours, Clermontois et Rochelais se sont livrés une bataille d’avants remportée par les patrons que sont Vahaamahina, Slimani ou encore Lee, parfaitement secondés par les flankers Iturria et Lapandry, pressant la défense adverse jusqu’à la faire plier et la pousser à la faute pour que Parra puis Laidlaw ouvrent la voie à une domination territoriale.

Le capitaine des Jaune et Bleu, sorti malheureusement trop tôt (18ème) suite à une blessure à la cheville qui clôt déjà sa saison, sera parfaitement suppléé par l’international écossais, irréprochable au pied, usant de son flegme et de son expérience pour poursuivre le travail de sape de ses avants et ouvrir la voie à l’irrésistible Damian Penaud qui inscrit alors le premier essai d’une partie très animée offensivement, de part et d’autre.

Seulement, les Maritimes ne parviendront que trop tard à passer le rideau défensif auvergnat, intraitable, se contenant durant une heure de recoller au score par le pied de West (13-9), avant que Laidlaw ne les distance à nouveau (19-9) et qu’un ballon porté n’emmène Fritz Lee dans l’en-but pour prendre définitivement le large (26-9).

La réponse d’Atonio sur une combinaison de Kerr-Barlow récompensera enfin les efforts de son équipe malmenée par un adversaire plus pragmatique que flamboyant, le dernier essai clermontois en étant l’illustration. Petit coup de pied rasant de Lopez qui piège la défense rochelaise, Fofana n’ayant plus qu’à conclure dans l’en-but. Greg Laidlaw rajoutera même trois points pour laisser reposer les siens dans une dernière minute de combat inutile.

Troisième trophée européen pour Clermont, toujours fanni dans la grande coupe d’Europe, mais de bon augure pour la suite du championnat et rêver plus grand la saison prochaine.

Quant aux Maritimes, déjà qualifiés pour la Champions cup (quel que soit leur classement en TOP14), ils peuvent se concentrer sur les deux dernières journées pour espérer une revanche, en demie ou en finale contre ces mêmes Jaunards.

 

Les demies du TOP 16 féminin...

Montpellier – Bayonne          40 – 12          v          Toulouse – Blagnac   30 – 15

On prend les mêmes et on recommence…

Les Montpelliéraines comme les Toulousaines n’ont laissé aucune chance à leurs adversaires pour se retrouver de nouveau en finale, comme l’année dernière, pour une revanche très attendue des Hautes-Garonnaises défaites amèrement de trois petites longueurs (12-15).

Avantage encore pour les Héraultaises, cette saison.

Dans le dernier round pour éviter la descente, c’est Tarbes qui accompagnera Villelonguet en division inférieure après sa défaite logique à Bordeaux (25-5). Le Lou et Chilly-Mazarin prendront leurs places.

 

Les barrages de PRO D2

Bayonne – Nevers                  32 – 26          -> Oyonnax

Vannes – Mont-de-Marsan      50 – 10          -> Brive

Solides Basques et surprenants Bretons

À Bayonne, il a fallu se battre jusqu’au bout, avec le cœur et les poings, face à des Nivernais bien énervés, pour avoir le droit de jouer la demie. Seulement, à Oyonnax, les Basques devront recouvrer toutes leurs forces.

À Vannes, c’est sans concession que les locaux ont pris à bras le corps cette demie, atomisant les Montois après vingt minutes de jeu égal. Les Vannetais iront à Brive avec de réelles ambitions.

De belles demi-finales en perspective.

 

La semaine prochaine…

L’étau se resserre dans le TOP 14…

À deux journées de la fin, le suspense est monté d’un cran et ne concerne désormais que le haut du tableau, entre 5 protagonistes, pour trois places dans le TOP 6. Montpellier et Paris, réussiront-ils l’exploit de détrôner Castres, le Racing et La Rochelle ?

Cela paraît très très compliqué.

Pour la descente, les jeux sont faits pour Perpignan, relégué officiellement depuis deux journées, et plus officieusement pour Grenoble (à moins d’un double miracle), promis au barrage de maintien (à Brive ou Oyonnax, selon mes pronostics).

Alors, ne manquez pas cette 25ème journée !

Au programme, samedi 18 mai :

  • Agen – Castres, à 15h : un derby piège pour le champion
  • Pau – Grenoble, à 15h : et si bonus offensif pour les visiteurs ?
  • Perpignan – Racing 92, à 15h : une aubaine pour le Racing, vraiment ?
  • Lyon – La Rochelle, à 21h : pour un barrage à la maison

Puis dimanche 19 mai :

  • Montpellier – Stade Français, à 12h30 : un vrai barrage !
  • Bordeaux – Toulouse, à 16h50 : le leader en touriste avant la demie
  • Toulon – Clermont, à 21h : place à la fête et aux remplaçants

 

Du côté du TOP 16 féminin, la finale aura lieu samedi 18 mai (21h) :

  • Montpellier – Toulouse

 

Quant aux demies de PRO D2, elles opposeront :

  • Oyonnax – Bayonne, samedi 18 mai à 18h30
  • Brive – Vannes, dimanche 19 mai à 14h15

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05 mai 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°353

L'effet du gaz de Cistes

TOP 14... 24è journée                            Castres – Montpellier    9 – 12

Paillaugue perforant la défense castraise

Mais arrêtez-les !

Avec autant de gaz dans le jeu montpelliérain, il aurait été dommage pour Vern Cotter de ne pas réussir enfin à l’exploiter.

Certes, on est encore loin du gaz naturel qui s’extrait à profusion des jeux toulousain et clermontois, mais les derniers résultats sont très encourageants pour espérer récolter les points nécessaires à l’accession des phases finales.

Car depuis le mois de mars, les Cistes ont enchaîné une série de victoires incroyable (6/7) lâchant enfin les gaz, piégés jusque là dans les rucks et les ballons portés stériles.

Leur méthode : le jeu par perforation dirigée et fracturation des lignes. 

Ça consiste en gros à perforer les rucks, en extraire le ballon, et mettre les gaz pour l’aplatir dans l’en-but. Du rugby quoi. Cela demande beaucoup d’énergie et les Cistes en avaient à revendre face à ces maudits Castrais, champions de France à leur place, et devenus depuis leur bête noire.

Samedi, c’est donc sous la pluie, mais avec le vent, que les hommes de Vern Cotter ont lancé leur machine sur les terres tarnaises. Après deux drops et deux pénalités manquées, respectivement par Immelman et Paillaugue, les Héraultais trouvent la faille à la sortie d’un ruck, par une belle diagonale au pied de Cruden qui sert parfaitement Ngandebe pour le premier essai. Le demi d’ouverture transforme et donne un avantage aux siens (0-7).

Seulement à trop mettre les gaz, cela peut causer des dégâts collatéraux, aussitôt sanctionnés par la commission arbitrale représentée par monsieur Raynal. Une première faute, sur une touche, du grand Jacques Duplessis, offre une première occasion aux locaux de rentrer dans la partie, par Kockott de loin. Puis c’est au tour de Jenneker d’écrouler un maul pour que Urdapilleta recolle à un point avant la pause (6-7).

Au retour des vestiaires, les champions de France manifestent contre cette main mise sur leurs terres, mettant hors-jeu ces mercenaires et reprennent le match en main avec une nouvelle pénalité de Urdapilleta (9-7).

Pour autant les Cistes reprennent leur activité contre l’autorité locale qui croyait avoir fait le plus dur et monopolisé le jeu. Et sur une mêlée castraise, Paillaugue récupère le ballon et contre-attaque avant de servir un petit coup de pied à suivre parfait pour Reilhac qui inscrit le deuxième essai que Cruden ne transforme pas (9-12).

L’écart est faible d’autant que la percussion brutale des visiteurs ne paye pas en faveur des locaux, manquant deux pénalités (difficiles certes, par Urdapiletta puis Kockott) et voyant la cravate de Picamoles échapper au carton. Encore un arbitrage subjectif quand par ailleurs les jaunes pleuvent (lire aussi : le Jaunes pleurent, lol).

Les Montpelliérains tiennent bon jusqu’à la fin et récoltent les précieux points de la victoire qui les laissent encore en vie et plein d’espoir pour avoir le droit de jouer un barrage.

Mais cela ne dépendra pas seulement d’eux désormais car les Castrais, cinquièmes et avec quatre longueurs d’avance, ont leur destin en main, même si après cette deuxième défaite consécutive, cette mauvaise dynamique pourrait leur être fatale.

Pendant ce temps, un autre club s’est donné le droit de rêver aux barrages en ayant mis les gaz aussi à l’extérieur, chez son voisin.

 

Les autres matches en bref...

Racing 92 (6) – Stade Français (8)         23 – 27

Paris c’est…

C’est à n’y rien comprendre ! Paris est impronostiquable et je sais de quoi je parle.

Le week-end dernier, chez eux, avec Parisse et toutes leurs forces vives, les Parisiens n’ont pas existé face aux Jaunards. Et voilà que face à la machine du Racing, dans son antre spectaculaire de l’Arena, les Stadistes se sont mis à jouer les stars, sans leur capitaine, blessé ou pas, mais avec une belle polémique qui n’aidait pas à jouer sereinement un match couperet. Car une défaite et c’était fini pour le Stade Français.

Mais voilà, il y a cette folie que représente à lui seul Fickou et son premier essai et cette envie d’être là quand on ne les attend plus, surtout quand en face, il y a votre meilleur ennemi et voisin. Tout le reste ne compte pas.

Un match que les Racingmen ont bâclé (à l’image du placage de Le Roux qui méritait plus qu’un carton jaune), en dessous de leur niveau et qui inscriront leurs deux essais en contre, et contre le cours du jeu. Quand, en face, Sanchez brillait enfin de sa classe et Stassen pourvoyait tous les ballons de relance, une vraie machine à gratter, Paris inscrivant trois essais, dont un de pénalité.

Même si ça va être dur de se qualifier pour les Parisiens (cela dépend beaucoup des autres, en plus de leur irrégularité), ils ont déjà sauvé leur saison avec ce beau succès dans le derby de la capitale.

Lyon (3) – Bordeaux (9)                        34 – 10

Le Lou peut savourer

Après une première période difficile, les Lyonnais ont conforté leur succès en seconde, arrachant le bonus offensif à la dernière minute, avec quatre essais à la clé.

Les Bordelais n’ont pas su concrétiser leurs temps forts dans ce premier acte pour marquer une seule fois au retour des vestiaires et se faire dépasser dans tous les secteurs ensuite.

Cette fois, c’est bien fini, comme les saisons passées, l’UBB ne verra pas les phases finales. Alors que le Lou, lui, peut savourer sa victoire, il sera sans aucun doute de la fête, pour sa deuxième participation. Bravo !

La Rochelle (4) – Toulon (10)                  30 – 21

Sale bête !

Pas facile de se défaire des crocs de ces Toulonnais qui, depuis qu’ils ne jouent plus rien, n’ont jamais été aussi séduisants et efficaces.

Après une première période compliquée, menés 3-7, les Maritimes ont serré les fesses et les dents pour mener de front un vrai combat et inscrire les trois essais de la victoire, autant que leur adversaire.

Un bon test avant la finale européenne contre les Clermontois, enfin… s’il leur reste des forces.

Clermont (2) – Perpignan (14)                35 – 13

Sans surprise !

Justement, les Jaunards ont validé leur ticket pour une demi-finale tout en préparant la finale à Newcastle de la meilleure des manières, avec un sparring-partner qui n’avait plus rien à jouer si ce n’est l’honneur d’être sur un terrain et de ne rien lâcher.

Les Catalans ont subi malgré tout avant d’inscrire enfin un essai après l’heure de jeu, tandis que les Clermontois assuraient un bonus offensif avec un triplé de Yato et un doublé de Raka.

Toulouse (1) – Pau (11)                           83 – 6

Un non match

En ouverture de cette 24ème journée, les Palois avaient déjà la tête à leur réception de Grenoble, suffisant à leur maintien.

C’est donc face à une équipe béarnaise remaniée et à la rue que les Toulousains se sont amusés à battre le record d’essais, cette saison… TREIZE !

Une humiliation inutile puisque quelques heures plus tard, Grenoble allait faciliter la tâche de la Section, en s’inclinant à la maison.

Grenoble (13) – Agen (12)                        11 – 29

Respect !

C’est bien fait pour les Isérois !

À prendre de haut cette équipe agenaise quand ils pouvaient prendre les points, les Grenoblois se sont fait manger par l’envie et le sérieux d'un adversaire solidaire en défense et adroit à chaque occasion.

Agen restera en TOP 14 la saison prochaine et c’est mérité.

Quant à Grenoble, en dehors d’un double bonus offensif improbable lors des deux dernières rencontre, c’est du côté du barrage de la PRO D2 qu’il faut désormais regarder. Et ce n’est pas avec ce jeu et cet état d’esprit qu’il ira gagner à Brive ou Oyonnax.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

Les quarts du TOP 16 féminin

Montpellier – Grenoble           51 – 7             v          Bayonne – ASM Romagnat      21 – 15

Toulouse – Rennes                 22 – 10           v          Blagnac – Bobigny                  20 – 18

Logique mais…

On regarde les scores et on ne s’étonne de rien tant les championnes héraultaises de Safi N’Diaye et des sœurs Ménager sont au dessus du lot, que même les Toulousaines de Gaëlle Hermet revanchardes après leur dernière finale, perdue de peu, ne pourront priver d’un troisième titre consécutif.

On s’étonne juste, qu’un jour après, aucun média ne s’épanche en commentaires sur les combats qu’ont dû mener les Auvergnates, les Bretonnes ou encore les Franciliennes avant de s’incliner par plus fortes qu’elles. J’ai beau chercher et ce n’est pas l’article de France 3 Auvergne qui ne commente comme moi que le score et les supposés efforts des Romagnatoises qui va faire la promotion du rugby féminin.

On devra attendre le Midol du lundi et le reste de la semaine pour que les autres médias recopient ce qu’ils n’ont pas vu, quand cela n’intéressera déjà plus personne. En tout cas, plus moi.

 

Les Play-down (1er tour)

Paris – Tarbes                        56 – 5
Bordeaux – Rouen
                 17 – 20

Lons – Caen                            (match non joué car inutile*)
Lille – Villelonguet                 (match non joué car inutile*)

(*) Lille, Lons et Caen sont qualifiées du fait du forfait de Villelonguet, ne pouvant assurer les 2 tours.

Tarbes et Bordeaux disputeront un 2ème tour dont le perdant accompagnera Villelonguet en division inférieure.

 

Les barrages de PRO D2

Bayonne                      v          Nevers              (le vainqueur se rendra à Oyonnax)

Mont-de-Marsan         v          Vannes            (le vainqueur se rendra à Brive)

Une première pour Nevers et Vannes

Lors de la dernière journée, seul un petit suspense subsistait pour savoir qui d’Aurillac ou Bourg-en-Bresse allait accompagner Massy en Fédérale 1. Ce sera finalement le club burgien qui aura fait les frais de ce championnat relevé, malgré sa victoire contre Béziers.

Concernant les phases finales, il restait juste à savoir qui allait recevoir entre Vannes et Mont-de-Marsan, alors que les Bretons recevaient justement les Landais dans cette journée ultime. Ce sera à nouveau Vannes qui aura ce privilège pour espérer se rendre à Brive pour les demies, pour un énorme challenge.

Dans l’autre barrage, c’est un autre petit club qui monte qui inaugurera sa première phase finale pour accéder à l’élite en se rendant à Bayonne avec beaucoup de culot et de panache pour espérer l’emporter et récidiver à Oyonnax en demie. Deux sacrées paires de manches pour les Nivernais.

Voir tous les résultats de la dernière journée sur le site officiel >>

Pour info, les phases finales se déroulent comme celles du TOP 14, le vainqueur de la finale étant désormais sacré champion de PRO D2, quand le finaliste disputera un barrage à domicle contre le 13ème du TOP 14.

Autant dire qu’on peut s’attendre à un derby chaud-bouillant à Charles-Mathon, entre Oyonnax et Grenoble.

 

La semaine prochaine…

Les finales européennes investissent Newcastle !

Deux belles affiches en perspective : Un choc offensif franco-français et le top du rugby mondial en club, comme un avant-goût de la coupe du monde au Japon.

 

 Au programme de la petite finale de la Challenge cup, vendredi 10 mai à 20h45 :

  • Clermont – La Rochelle

Puis, la grande finale de Champions Cup, samedi 11 mai à 18h :

  • Leinster – Saracens

 

Tandis que les filles, en France, joueront les demies, chez les deux favorites.

Au programme des demi-finales du TOP 16 féminin, samedi 11 mai :

  • Montpellier – Bayonne (14h15)
  • Toulouse – Blagnac (12h15)

Tarbes et Bordeaux se disputeront la dernière place pour rester dans l’élite, dimanche 12 mai à 15h.

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28 avril 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°352

Paris impossible !

TOP 14... 23è journée                            Stade Français – Clermont    25 – 41

Penaud à l'abordage !

Touché coulé !

Dimanche, en clôture de la 23ème journée, les Parisiens ont sabordé leur chance de qualification en coulant à pic au large d’une victoire historique des Jaunards à Jean-Bouin sous leurs déboulés canon.

Pourtant tout avait bien démarré pour les Stadistes qui, durant vingt bonnes minutes, ont tenu à distance les assaillants, sous les coups payants de Plisson, causant la perte d’un premier clermontois fautif (carton jaune pour Tuicuvu) et amenant le premier essai de Bonfils après de multiples charges.

13-0, on ne donnait pas cher de la flotte des visiteurs reculant à chaque assaut.

Et puis les locaux se sont un peu vite emballés, commettant des fautes qui leur seront fatales. Deux cartons jaunes (Arias et Fickou), coup sur coup, et un essai de pénalité.

Si les Clermontois étaient maladroits jusque là, à l’image d’un surnombre mangé par Nanai-Williams se la jouant seul vainement, ils ont vite rectifié le tir et bonifié les exceptionnelles relances d’un Penaud omniprésent, Naqalevu parachevant l’assaut final.

Seul à la barre, Plisson tenait par sa botte le cap vers la terre promise d’une victoire encore possible, passant devant à la pause et creusant l’écart au retour des vestiaires (22-17).

Seulement l’ouvreur local se blessait et devait céder sa place à Sanchez alors que les trois-quarts clermontois, sous l’impulsion de Penaud, encore lui, venaient d’investir le camp parisien pour le doublé de Naqalevu, après un petit par-dessus de Nanai-William, enfin inspiré.

Dès lors, dominés en mêlée et dépassés dans le jeu courant, les Stadistes offraient autant d’occasions aux Auvergnats de revenir à la charge et de couler leur défense par deux nouveaux essais signés des avants Ulugia et Falgoux, chaque fois transformés impeccablement par Laidlaw.

Pourtant, Morné Steyn avait maintenu l’espoir, à six longueurs d’un renversement toujours possible, mais l’indiscipline et la maladresse parisiennes durent s’incliner devant l’efficacité clermontoise.

Décidément, le jeu de Paris est impossible à cerner, tantôt flamboyant, tantôt décousu, toujours imprévisible, pour le meilleur, comme pour le pire.

Tout comme la qualification semble désormais très compromise, voire impossible.

 

Les autres matches en bref...

Toulon (10) – Bordeaux (8)                    45 – 17

Pour le plaisir

Bordeaux se trouve également dans une position très compliquée après avoir fait les frais du réveil sans pression des Toulonnais, plus tôt dans l’après-midi, ce dimanche.

Un match à sens unique, sept essais à deux, malgré une entame idéale des visiteurs, inscrivant le premier d’entre eux, et un Belleau qui les a laissé en vie en laissant pas mal de points en route en première période. Seulement la machine varoise a roulé sur la défense girondine en seconde, sans partage.

Si le RCT ne joue que pour le plaisir, l’UBB, elle, va devoir remporter ces trois derniers matches si elle veut espérer voir un jour un barrage.

Montpellier  (7) – Grenoble  (13)           47 – 12

Des raisons d’y croire

Idem pour le MHR qui poursuit sa remontada avec en tête que chaque match désormais est un barrage et que la moindre défaite le condamnera.

C’est pourtant en tremblant que les locaux ont entamé cette rencontre face à des Grenoblois très préoccupés par leur maintien et qui ont pris le jeu à leur compte dans la première demi-heure sous le pied adroit de Latorre.

Il aura fallu que Picamoles montre l’exemple pour que six autres essais suivent et que les hommes de Cotter déroulent enfin le match à la mesure de leur force incontestable, pour une seconde période où les visiteurs ne marqueront pas le moindre point.

Maintenant il leur faudra aller à Castres, recevoir Paris et défier Clermont au Michelin, de belles affiches de phase finale avant l’heure.

Agen (12) – Lyon (3)                      25 – 15

Solides Agenais

Les Agenais ne doivent jamais être pris à la légère et il semblerait que les Lyonnais n’aient pas mis l’intensité et l’engagement nécessaires pour contrer le courage et l’application de leur hôte.

Deux essais des visiteurs dans les dix dernières minutes quand les Lot-et-Garonnais en avaient déjà inscrit trois bien avant… C’est ce qu’on appelle se réveiller un peu tard.

Tant mieux pour Agen qui fait un grand pas vers le maintien, même si son déplacement à Grenoble pourrait le remettre très vite en cause.

Pau (11) – Racing 92 (5)                      29 – 27

Une mi-temps chacun

Le Racing est passé à côté de sa première période laissant les Palois inscrire deux essais pour mener 23-6 à la pause. Et vice versa, le Racing l’emporte 21-6 dans le second match au retour des vestiaires. Insuffisant pour empocher la victoire.

Une bonne réaction de la Section reprise en main par Godignon depuis l’éviction de son ancien manager, Mannix. Le point de bonus défensif laisse les Franciliens dans la course pour espérer figurer dans le premier carré et recevoir son barrage.

Castres (4) – Toulouse (1)                      20 – 21

L’arroseur arrosé

Toulouse est venu à Castres avec une seule ambition : mettre fin à ces derbys perdus depuis trois ans.

Peu lui importait la manière ou plutôt, si. Rendre la monnaie de la pièce au jeu castrais en le pastichant dans tous les secteurs.

D’abord être pénible, chambreur, bagarreur, et pousser son adversaire à la faute pour inscrire les points par le pied Urdapilletain de Ramos, sans faillir et sans inscrire le moindre essai.

Alors que les locaux s’appliquaient à fournir du jeu et trois essais face au modèle toulousain, leurs buteurs (Urdapilleta et Kockott) faillaient, laissant ces visiteurs provocateurs, contre le cours du jeu, l’emporter sur le fil.

Ironie du score, les Castrais empochaient le double bonus (défensif et offensif), une première à ma connaissance dans le TOP 14. Tandis que les Toulousains sont désormais certains de disputer directement une demi-finale.

Perpignan (14) – La Rochelle (6)                      29 – 49

Adieu Perpignan !

C’est officiel, l’USAP sera en PRO D2 la saison prochaine.

Ne vous fiez pas à l’ampleur du score, les Rochelais ont dû s’employer pour décrocher le point de bonus offensif en fin de rencontre, dans un match très offensif.

Une première période à l’avantage des visiteurs (8-22), inscrivant trois essais contre un seul juste avant la pause pour les locaux. Une seconde mi-temps incroyable où les Perpignanais n’ont cessé d’annuler le bonus offensif de leur bourreau qui finira par en inscrire deux dans la dernière minute pour l’arracher enfin.

Les Maritimes ont désormais leur destin en main pour jouer les barrages, tout en gérant leur préparation de la finale de Challenge Cup dans quinze jours.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

La semaine prochaine…

Les filles jouent les quarts…

Tandis que les mecs courront après leurs qualifications ou leur maintien dans l’élite, selon.

 

Au programme de ces quarts de finale du TOP 16 féminin, samedi 4 mai à 16h30 :

  • Montpellier – Grenoble
  • Bayonne – ASM Romagnat
  • Toulouse – Rennes
  • Blagnac – Bobigny

Des play-off auront lieu également entre les 8 équipes de bas de tableau pour déterminer qui descendra en division inférieure.

Tous les matches >>

 

 Au programme de la 24ème journée de TOP 14, samedi 4 mai :

  • Toulouse – Pau, à 14h45 : en toute décontraction
  • Castres – Montpellier, à 18h : les barrages c’est maintenant !
  • Grenoble – Agen, à 18h : la dernière chance
  • Clermont – Perpignan, à 18h : valider la demie
  • La Rochelle – Toulon, à 20h45 : le piège parfait avant une finale

Puis dimanche 5 mai :

  • Lyon – Bordeaux, à 12h30 : l’UBB peut-il croire au miracle ?
  • Racing 92 – Stade Français, à 16h50 : le derby de l’impossible pour Paris

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

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