L E S B R E V E S D O V A L I E . C O M - l'Hebdo du Rugby par Antonio -

17 septembre 2017

Les brèves d'Ovalie - Edition n°275

Un jeu toulousain... d'équerre !

TOP 14... 4ème journée                       Toulouse – Stade Français        53 – 17

Antoine Dupont, artificier du jeu toulousain

Dupont-Kolbe-Ramos, c'est carrément bon !

Ces trois recrues du Stade Toulousain n’ont pas fini d’enchanter Ernest-Wallon, tant elles cristallisent autour d’elles le jeu prôné par Ugo Mola.

Le Clasico qui a ouvert samedi la quatrième journée du TOP 14 restera un match référence de ce que peut nous offrir ce trio rafraichissant quand il joue ensemble.

Dupont Antoine, tout d’abord, 20 ans, demi de mêlée international, étincelant à Castres comme chez les Barbarians, est un pourvoyeur de balles à essai, un arracheur d’espace, à coups d’explosions, qui mobilise beaucoup d’adversaires avant de libérer sa balle pour une passe décisive (premier essai de Kolbe, 14è) quand il ne les laisse pas tous sur le cul après avoir franchi seul la ligne d’en-but (essai du bonus offensif, 62è).

Kolbe Cheslin, ensuite, 23 ans, ailier sud-africain, polyvalent à l’arrière comme au rugby à 7, nous régale de ses appuis déroutants, de ses changements de rythme déstabilisants et de ses courses explosives qui transpercent les défenses et lui ont permis d’inscrire déjà deux essais depuis le début du championnat, avant que Dupont ne lui offre samedi sa troisième réalisation sur la première véritable occasion des locaux qui ouvrait les festivités d’un jeu plein.

La nouvelle coqueluche toulousaine, c’est clair !

Ramos Thomas, enfin, 22 ans, arrière de retour aux bercails après un prêt concluant à Colomiers (PRO D2), est d’une précision précieuse au pied, enfin ! (point faible des Toulousains la saison passée), auteur de 26 points de son équipe samedi, et dans tous les bons coups, capable de finir lui-même les actions, comme à la 24ème minute lorsqu’il berne la défense parisienne (à la rue) pour le second essai de la partie.

Le Toulouse nouveau est arrivé !

À Ernest-Wallon, la fête du beau jeu n’attendra pas le troisième week-end du mois de novembre. Sept essais dans une seule rencontre, le public haut-garonnais n’avait plus vu ça depuis l’époque de Guy Novès du dernier titre, il y a déjà cinq ans.

Kolbe, Ramos, je vous disais, puis Poi, tout en puissance (28è) pour une première période époustouflante à sens unique (27-9), seul Plisson compensait au tir au but le manque de ballon de l'équipe adverse.

Dupont, je vous disais aussi, pour reconquérir le bonus offensif après un relâchement au retour des vestiaires qui a vu Bouhraoua redonner espoir aux parisiens jusqu’à l’heure de jeu (revenant à 10 longueurs), puis Fickou, à nouveau Ramos pour son doublé, et Médard, en supériorité numérique après l’exclusion de Macalou en fin de match pour une faute grossière.

La soirée parfaite, une victoire carrée, signée DKR, la nouvelle patte toulousaine.

Le Stade Français, désormais 13ème, s’est fait surclasser de belle manière, incapable de relever le nouveau niveau de jeu prôné par ces Toulousains, dans le TOP 6 et qui ne devraient pas s’en tenir là.

Mais devant il y a du lourd… et c’est encore signé MHR.

 

Les autres matches en bref...

Montpellier (1) – Toulon (6)                  43 – 20

19 sur 20 !

Dans le bras de fer qui opposait dimanche après-midi Vern Cotter et Fabien Galthier, le stratège néo-zélandais a démontré que son armada avait bien une longueur d’avance sur celle du Français.

Rien que la charnière Pienaar-Cruden a de quoi faire rêver face à celle Escande-Trinh-Duc, bien moins inspirée et, il faut le dire, bien moins talentueuse.

6 essais à 2, au final, dont une merveille de Cruden pour la première salve, avant que Tomane et Steyn ne parachèvent une victoire bonifiée que les Montpelliérains ont dû aller chercher après l’heure de jeu alors que les Toulonnais étaient revenus dans les clous du bonus défensif grâce à un essai de Ashton, magnifique mais discutable. L’essai de pénalité qui suivra pour le MHR viendra à son tour alimenter les discussions, inutiles puisqu’il n’y avait pas photo entre les deux équipes.

Quatre victoires sur quatre matches, 19 points sur 20… dans les pas du champion l’an passé, un bon présage pour ce MHR, mais aussi un avertissement, au vu de la saison dernière compliquée de Clermont, que ça ne fait que commencer et qu’il est bien trop tôt pour s’enflammer.

 

Racing 92 (2) – Oyonnax (11)                25 – 13

Sans bonus

Quelques heures avant, dimanche midi, les Franciliens pensaient tenir leur victoire bonifiée à la pause, après les essais de Nakarawa, Vakatawa et Andreu, mais la rébellion des Oyomen en seconde période en décida autrement.

Etienne sauvait l’honneur et les Racingmen ne parvenaient plus à faire la différence, pour leur dernière à Colombes, avant de fouler la pelouse de leur nouvel antre, l’Arena.

L’essentiel est là pour le dauphin du championnat qui aura fort à faire au Stade Marcel Michelin pour conserver sa place sur le podium.

 

Agen (12) – La Rochelle (4)                   15 – 20

Un peu facile

Les Rochelais ont montré de la suffisance à Armandie face à des Agenais toujours aussi valeureux pour sauver leur territoire, comme leur peau, avec peu d’armes en main.

Laissant passer beaucoup d’occasions en première période, les Maritimes ont dû se contenter d’une petite victoire à deux essais (Barry, 7è et Murimurivalu, 30è), n’inscrivant que trois petits points dans une seconde mi-temps en suspension.

Les Lot-et-Garonnais sont allés chercher un bonus défensif à défaut de mieux. Mais que la saison risque d’être difficile pour eux.

 

Lyon (3) – Bordeaux (9)                        49 – 14

Beauxis comme un lion

L’ouvreur lyonnais a marqué de son empreinte cette superbe partition des siens, en inscrivant la moitié des points au pied, agrémenté de son premier essai depuis des lustres.

Les Bordelais, très approximatifs, n’ont jamais vraiment existé dans la partie, avant de craquer complètement en seconde période, le Lou les assommant de six essais au final pour décrocher un large bonus offensif.

Avec Couilloud, puis Michalak, Beauxis a trouvé des compères de choix pour animer le jeu de cette nouvelle machine rhodanienne qui pourrait bien jouer les trouble-fêtes dans le TOP 6.

 

Clermont (7) – Brive (14)                       62 – 6

Prends ça !

Fallait pas les énerver les Auvergnats. Et ce sont les Coujoux qui ont payé l’addition de la lourde défaite subie par le champion à Marcel-Deflandre la semaine passée.

Et pas qu’un peu ! À l’instar des All-Blacks le matin même, les Jaunards ont infligé une déculottée à leurs voisins dans le derby du Massif Central, avec une prestation de haut vol de leurs deux pépites, derrière, Penaud (doublé) et Raka (triplé).

Il n’y avait qu’une équipe sur le terrain du Michelin, gonflée à bloc, et qui a roulé sur l’équipe corrézienne comme sur une piste d’essai avant de sortir le grand jeu, le moment venu.

Halte-là, halte-là, halte-là, les Auvergnats, les Auvergnats ! ... Halte-là, halte-là, halte-là, les Auvergnats sont là !

Si Clermont revient à hauteur du peloton de tête, Brive s’enfonce un peu plus à la dernière place, toujours dramatiquement fanni.

 

Pau (8) – Castres (10)                                        28 – 13

En deux temps

La Section Paloise n’était pas loin en première période de concéder sa première défaite à domicile, menée 13 à 6 à la pause et réduite à 14 pour démarrer le second acte.

Mais l’entrée de Slade a calmé illico les ardeurs du CO et donner de l’élan à ses coéquipiers, notamment à Votu, auteur du doublé initiateur de la révolte béarnaise.

Encore un raté pour les hommes d’Urios qui ont tendance à s’endormir trop facilement sur de bien maigres lauriers.

 

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

  

Les résultats du IV Nations... 4ème journée.

Nouvelle-Zélande – Afrique du Sud             57 – 0

Australie – Argentine                                   45 – 20

Un naufrage Saint-Andresque !

Huit essais encaissés et pas un point de marqué. On n’avait pas vu une telle déculottée depuis les Bleus de Saint-André après ce quart de finale de coupe du monde tout aussi cuisant (62-13).

Invaincus, comme les All-Blacks cette année, les Springboks ont subi une défaite éclatante qui valait bien toutes celles de la saison noire dernière. Les Sud-Africains ont fait illusion un quart d’heure avant de sombrer à chaque attaque néo-zélandaise et d’encaisser quatre essais par période, impuissants.

De leur côté les Australiens ont cherché à se relancer dans cette compétition, après un match nul frustrant à domicile face aux Boks, n’ayant plus comme objectif l’honneur d’une seconde place derrière les désormais irrattrapables All-Blacks. Les Pumas ont cependant vendu chèrement leur peau, marquant les premiers et menant 13-10 à la pause, avant de craquer en seconde période. Les Wallabies ont alors  haussé leur niveau de jeu, à l’image de Folau signant un joli doublé. Les Argentins ont subi courageusement sans inscrire le moindre point et restent toujours fanni dans cette compétition qui leur échappe complètement. Mais il leur restera deux munitions dans quinze jours pour sauver l’honneur à la maison.

  

La semaine prochaine…

On passe la cinquième !

Le TOP 14 s’accélère, il n’y a qu’à voir les scores monstrueux de la journée précédente, et devrait continuer à cent à l’heure le week-end prochain.

Et cette fois le Four-Nations des All-Blacks ne lui fera pas d’ombre.

 

Au programme, à partir de samedi 23 septembre :

  • Clermont – Racing 92, à 14h45 (C+) : en tenues de champions,
  • Agen – Pau, à 18h (r+) : se faire sa place,
  • Bordeaux – Montpellier, à 18h (r+) : un gros morceau,
  • La Rochelle – Oyonnax, à 18h (r+) : une autre proie facile,
  • Brive – Toulouse, à 20h45 (C+ sport) : question de survie, déjà.

Puis dimanche 24 septembre :

  • Lyon – Castres, à 12h30 (C+ sport) : promenons-nous dans les bois,
  • Stade Français – Toulon, à 16h50 (C+) : alerte à Jean-Bouin !

 

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10 septembre 2017

Les brèves d'Ovalie - Edition n°274

C'est pas la faute à Irma...

TOP 14... 3ème journée                       La Rochelle – Clermont        51 – 20

La tornade Lacroix dévaste la défense clermontoise

Ni à José !

Alors que le cœur de l’ouragan Irma se dirigeait sur la Floride, samedi 9 septembre vers 15 heures, le cœur du jeu rochelais, lui, frappait de plein fouet le stade Marcel-Deflandre où le champion de France n’avait pas jugé bon d’évacuer l’euphorie d’un titre qui l’habitait depuis le début de l’été.

C’est ça de rester sur son nuage… On n’est pas à l’abri d’un coup de vent !

Pourtant la météo rugbystique avait été en alerte jaune et noire toute la semaine du côté de La Rochelle, tant on savait les Maritimes agités depuis leur défaite à Paris. Le champion de France était prévenu. Seulement il se croyait intouchable avec sa défense anti cyclone, au titre radieux, à l’épreuve de n’importe quel temps.

Oui, mais voilà… en à peine quarante secondes, lancé à plus de trente kilomètres heure, la tornade Lacroix balayait tout le terrain et les défenseurs, après avoir fait tourbillonner la balle en croisées avec ses coéquipiers, ne laissant aucune chance à l’en-but clermontois de subir les premiers dégâts. Un essai aussi dévastateur qu’époustouflant pour les yeux !

"Tous aux abris !", aurait dû hurler le capitaine Rougerie aux siens, un peu trop insouciants dans leur jeu sur pilotis. Car ces quarante premières secondes-là allaient durer quarante minutes d’une première période apocalyptique.

Le jeune international rochelais n’allait pas en rester là. Un quart d’heure plus tard, il soufflait à nouveau à cent à l’heure sur les têtes des visiteurs imprudents pour un doublé décoiffant.

Lacroix avait repris le chemin de l’en-but et le champion son chemin de croix.

Vito s’extirpait d’un maul pour l’essai du bonus offensif, alors que Chaume puis Grosso écopaient chacun d’un carton jaune pour évacuation du jeu d’urgence, laissant leur équipe déjà fébrile à treize et un quatrième coup derrière la tête avec un essai de pénalité. Forbes et Balès déchiraient à nouveau ce qui restait de la défense auvergnate, la tête déjà sous l’eau. On dénombrait 43-6 à la pause, six essais au total, 15 victimes et 6 blessés dans leur orgueil sur le banc.

En seconde période, une dernière rafale du cyclone Lacroix parachevait son œuvre avec un triplé, tout comme sa petite sœur Irma (Saint-Martin, Cuba, Floride), avant que les victimes ne relèvent enfin la tête et limitent la casse autant que possible.

Lee puis Betham, tout juste entré, sauvaient les meubles auvergnats avec un essai chacun dans une seconde période où les vents maritimes étaient nettement retombés, ne se mettant sous la dent qu’une petite pénalité de Goillot.

Mais quel désastre dans les têtes des champions !

Ce n’est que le début de saison, certes, mais on peut se demander s’il y a encore quelque orgueil à sauver ou jeu à reconstruire, tant il ne reste rien dans le cœur des supporters.

Faut-il croire à la malédiction du champion la saison d’après, tout comme ses prédécesseurs ? En tout cas, Clermont la démarre de la pire des façons, son égo et son Brennus en bandoulière, et personne ne viendra à son secours populaire pour qu'il se fasse une meilleure place que la 13ème qu’il occupe désormais.

Quant aux Rochelais, l’éclat de cette victoire est à l’image de l’éclat de leur jeu, toujours aussi flamboyant et ambitieux qui devrait les emmener au moins aussi loin que la saison dernière.

 

Les autres matches en bref...

Castres (7) – Montpellier (1)                17 – 22

Pienaar, bon pied bon œil !

Tout va bien pour Montpellier ! Solide leader avec trois victoires sur autant de rencontres, le club héraultais peut voir venir l’automne européen sereinement.

Merci à son demi de mêlée et buteur sud-africain qui a su passer les points et compenser les faiblesses de son équipe, en mêlée notamment, profitant du manque de réussite de son vis-à-vis argentin, Urdapiletta (11 points vendangés).

Même menés une bonne partie de la rencontre, les Montpelliérains ont sur faire le dos rond, de maul en maul, et saisir leur seule opportunité pour passer devant, à six minutes de la fin, avec Immelman qui servait Nadolo pour l’essai de la victoire. C’est ce qui fait le caractère d’un futur champion.

Le CO peut se mordre les doigts d’avoir laissé passer une victoire à sa portée et devra se contenter d’un nouveau point de bonus défensif.

 

Brive (14) – Racing 92 (2)                     6 – 25

Des Coujoux au fond du trou

Amédée-Domenech, forteresse imprenable les saisons passées, vient de concéder une seconde défaite de rang. Un séisme de magnitude maximale à l’échelle de la Corrèze. Après le passage des Rochelais, c’est le tour des Racingmen de s’y offrir une victoire, qui plus est bonifiée.

Mais où sont passés les Coujoux ?

Incapables d’inquiéter leurs adversaires depuis la reprise du championnat, ils n’ont toujours pas inscrit le moindre point au classement, logiquement lanterne rouge. Plus qu’inquiétant !

De son côté le Racing s’est rassuré avec un bonus offensif acquis grâce au premier essai de Vakatawa en TOP 14. Très prometteur pour le club francilien, confortable dauphin, comme pour l’ailier international français en pleine forme.

 

Toulon (4) – Toulouse (8)          20 – 16

Mayol respire

Toulon a bien cru qu’il allait se faire taper sur les doigts par son rival toulousain pour un duel, pour une fois relocalisé dans son antre à Mayol.

Les Toulousains ont mené les débats en première période, marquant les premiers par l’insaisissable Dupont, pour sa première avec les couleurs rouge et noir hautes-garonnaises, avant que Etrillard puis Tuisova, surtout, ne remettent leur équipe sur les rails de la victoire.

L’ailier fidjien a été précieux ce dimanche, faisant le différence tout seul, avec un essai mais aussi un sauvetage devant Kunatani en début de match. 

Une belle prestation des deux équipes qui peuvent repartir avec des points positifs, dans leur jeu et au compteur, en espérant des jours encore meilleurs.

 

Bordeaux (5) – Stade Français (12)       30 – 10

Un Bordeaux supérieur

Bordeaux a maitrisé son match globalement, après l’essai de Ducuing en début de rencontre. Les Parisiens ont donné trop d’occasions à Hickey et Schoeman de les corriger au pied pour ne jamais vraiment entrer dans le match, même s’ils auraient pu y croire à l’heure de jeu avec cet essai en contre de Daguin.

Mais les locaux allaient conforter leur victoire par un drop de Schoeman et un essai de Ravai en fin de rencontre.

De bon augure pour la suite, les Bordelais étant bien entrés dans leur saison, avec ces deux victoires à domicile.

 

Oyonnax (9) – Agen (11)                        12 – 10

Promus à souffrir

Que ce fut dur pour les Oyomen de venir à bout de leurs anciens collègues de PRO D2.

Il aura fallu le pied de Botica pour tenir les rênes d’un match éprouvant où le seul essai sera inscrit par le valeureux visiteur agenais (Abadie, 26ème). Un point de bonus défensif mérité pour les Lot-et-Garonnais qui auraient pu espérer mieux avec un peu plus d’application.

Les promus n’ont pas fini de souffrir dans ce championnat difficile, mais ils ne sont pas résignés à baisser les bras.

 

Pau (10) – Lyon (6)                                 30 – 14

Belle première au Hameau

Une mi-temps a suffi pour dégoûter les Lyonnais d’un match dominé par les Palois. Trois essais dont un doublé de Wotu assuraient déjà la victoire de la Section, malgré le premier essai lyonnais par Cretin.

En seconde période, les locaux allaient bien gérer, encaissant un second essai du Lou, toujours à l’affût, malgré un retard conséquent au score.

Une première victoire rassurante pour une première à la maison avant la réception du CO la semaine prochaine.

 

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

 

Les résultats du IV Nations... 3ème journée.

Nouvelle-Zélande – Argentine          39 – 22

Australie – Afrique du Sud               23 – 23

Les Springboks dans la roue des champions…

Un peu malmenés par les Pumas jusqu’à la 50ème minute (15-22) malgré pourtant trois premiers essais (non transformés) en première période, les All-Blacks ont dû s’employer jusqu’au bout pour écarter le danger argentin, qui ne tenait qu’à un homme au nom de Sanchez, auteur de tous les points des siens (dont un essai et un drop).

De leur côté, les Springboks confirmaient que leur équipe était un prétendant sérieux au titre, empêchant les Wallabies, impressionnant face aux All-Blacks quinze jours avant, de s’imposer chez eux. Deux essais partout pour un score de parité logique.

Les Sud-Africains ont toutes les raisons d’espérer faire un coup en Nouvelle-Zélande samedi prochain. Une confrontation à ne pas manquer pour la quatrième journée, qui pourrait relancer cette compétition.

 

La semaine prochaine…

On passe la quatrième !

Que ce soit en TOP 14 et pour le Four Nations, cette quatrième journée sent la poudre, comme dans le derby entre les Auvergnats et les Coujoux, déjà en position de relégation, ces derniers avec même un zéro pointé.

Quant au choc entre les deux gros favoris de ce championnat à l’Altrad Stadium, il a tous les ingrédients pour rivaliser avec celui entre les All-Blacks et les Springboks.

Une journée à ne pas manquer !

 

Au programme du TOP 14 à partir de samedi 16 septembre :

  • Toulouse – Stade Français, à 14h45 (C+) : un clasico alléchant,
  • Agen – La Rochelle, à 18h (r+) : même pas peur !
  • Lyon – Bordeaux, à 18h (r+) : premières rivalités pour le TOP 6,
  • Pau – Castres, à 18h (r+) : dans la continuité,
  • Clermont – Brive, à 20h45 (C+ sport) : au fond du trou.

Puis dimanche 17 septembre :

  • Racing 92 – Oyonnax, à 12h30 (C+ sport) : garder la tête haute.
  • Montpellier – Toulon, à 16h50 (C+) : un choc au sommet.

 

Au programme du IV Nations, 4ème journée, samedi 16 septembre :

  • Nouvelle-Zélande – Afrique du Sud, 9h35 : l’heure de vérité.
  • Australie – Argentine, 12h : plus rien à perdre.

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03 septembre 2017

Les brèves d'Ovalie - Edition n°273

Intouchables !

TOP 14... 2ème journée                       Montpellier – Oyonnax        37 – 6

Me touche pas ou je le dis à Mohed qui le dira à Bernie qui le dira à la commission de discipline !

Le film de la rentrée du TOP 14 !

Cette comédie, réalisée par Ludovic Cayre et produite par la LNR, raconte la relation entre deux hommes issus de milieux différents.

Bernie, un jeune arriviste de la banlieue politique, d'origine sulfureuse, à la tête de la Fédération française de rugby, vient de renoncer à un contrat d’image, datant de six mois, liant sa société à celle de l'autre protagoniste.

Mohed Altrad, un riche homme d’affaire à la tête d’un club tétraplégique qui court dans son fauteuil après un titre jusque-là inaccessible. Ce dernier a engagé le premier comme auxiliaire de championnat sans qu'il n’y ait là aucune forme particulière de conflit d’intérêts…

Puisque les intérêts sont visiblement communs.

Le film commence le matin du 13 août, dans les pages du JDD. Bernie, au volant de sa Fédé sur la route du TOP 14, conduit Mohed, poursuivi par la police de la commission d’appel.

« 150000 euros que je les mets dans le vent », parie Bernie à son passager.

Pourtant, ils sont rattrapés sur une sortie du journal qui prétend que Bernie aurait appuyé un peu fort sur le champignon pour faire pression sur les membres des forces de l’ordre de la commission. Pour justifier cet excès d’autorité, Bernie indique aux policiers que Mohed, handicapé et inculte en ce qui concerne les règles du rugby, devait juste être considéré avec bienveillance. Rien de plus. Les peines à l’encontre du club du milliardaire avaient alors été réduites à peau de chagrin.

Et c’est bien ce qui chagrine tous les dirigeants de club !

Ainsi démarre le film du TOP 14, saison 2017-2018, avec une atmosphère de suspicion insoutenable, des démissions de la commission d’appel à tout va et une enquête du ministère des sports en cours. Pourquoi voir le mal partout, réplique Bernie, quand il ne s’agit que d’aider un pauvre handicapé qui ne peut grimper les marches d’un premier titre sans une rampe  d’accès adéquat ?

Ainsi Montpellier, grâce à son auxiliaire de championnat, s’est vu démarrer la saison avec ses punitions réduites et deux premières journées à domicile contre les deux promus.

Et voilà le MHR en tête du championnat.

Mais Bernie, employé jusqu’à la fin de la saison, pourrait bien trouver d’autres stratagèmes pour que son patron retrouve goût au rugby.

Côté sportif, le milliardaire s’est offert, tel un Qatari parisien, les services d’un des meilleurs entraineurs du monde, Vern Cotter, celui qui a fait Clermont et le XV du Chardon d’aujourd’hui, et des joueurs de grande classe comme le Néo-Zélandais Cruden, le Sud-Africain Pienaar, l’Australien Mogg, et le Français Picamoles, sans compter les perles avec un bel avenir comme Camara ou encore les indéboulonnables anciens comme Steyn, Nadolo, Nagusa et, bien sûr, la bande des Du Plessis.

Alors après avoir mis, sans forcer, une rouste aux Agenais, le week-end passé, les Héraultais ont corrigé de même les Oyomen, même si ces derniers ont vendu chère leur peau sur la pelouse de l’Altrad Stadium avant de craquer en seconde période face à l’armada du Commandant Cotter.

Cinq boulets de canon, ont explosé la défense oyonnaxienne, ne leur laissant à la fin que les six points rescapés de deux malheureuses pénalités, tapées en début de match.

Cinq missiles signés Du Plessis, Pienaar, Steyn, Immelman et Picamoles, comme autant d’autographes de la nouvelle patte du jeu montpelliérain. Cela nous rappelle l’armada des Fantastiques d’un autre club tétraplégique d’alors, aujourd’hui triple champion d’Europe, en passant par un Brennus et sous le commandement d’un certain Bernie. Tiens tiens…

De quoi faire rêver le petit Mohed et son club… dans un fauteuil !

 

En bref...

Lyon (2) – Brive (14)                                     29 – 14

Un dauphin inattendu

Le Lou a sorti les crocs en ce début de saison et a enchainé sa deuxième victoire, à domicile cette fois, après l’exploit d’être allé gagné à Jean Bouin, la semaine passée. Tout le contraire des Coujoux qui alignaient leur seconde défaite pour occuper à la dernière place avec un zéro pointé.

Pourtant les Brivistes ont tenu la dragée haute aux Lyonnais durant une mi-temps grâce au pied de Germain répondant coup pour coup à celui de Beauxis. Mais dès le retour des vestiaires, Couilloud trouvait la faille dans la défense briviste et lançait les siens vers une victoire promise, superbement ficelée par Palisson après un coup de génie de Michalak. Lobzhanidze sauvera l’honneur pour les visiteurs en fin de match, insuffisant pour espérer revenir avec le moindre point.

Lyon occupe une belle seconde place inattendue derrière le géant montpelliérain.

Castres (3) – Bordeaux (8)                          33 – 19

Un bonus presque offensant

Après avoir laissé échapper une victoire à sa portée, la semaine dernière à Colombes, le CO a su se ressaisir, non sans se faire peur encore une fois. Et même à décrocher un bonus offensif… heureux !

Car ce sont bien les hommes de Brunel qui ont fait le jeu dans cette première période, grâce à sa charnière, un essai de Lesgourgues et des réalisations parfaites de Hickey, les Tarnais se contentant d’un essai de Jacquet pour ne pas se faire trop distancer (8-16 à la pause).

Seulement au retour des vestiaires, Vaipulu puis Smith faisaient repasser devant leur équipe, tout en puissance. En fin de match, en supériorité numérique durant quinze minutes, les locaux en profitaient pour inscrire deux nouveaux essais par Tulou et Kockott, synonyme de bonus offensif.

Pourtant, sans cette indiscipline, l’UBB avait tout pour créer la surprise à Pierre-Antoine. 

Toulouse (4) – Pau (13)                                23 – 19

Dominateur mais poussif

Le Stade Toulousain démarre bien sa saison, après un nul arraché à Oyonnax, il valide une victoire importante pour sa première à Ernest Wallon. Un moindre mal quand on sait que la Section Paloise était à deux mètres d’arracher, à son tour, le nul en fin de rencontre.

Une domination locale incontestable avec de belles intentions qui ont abouti à un premier essai de Médard (18ème). Le pied de Ramos donnera des ailes au Stade et peut-être même un excès de zèle au relâchement coupable donnant autant d’occasions à Taylor de revenir au score par son pied adroit.

16-9 au retour des vestiaires, il faudra attendre l’heure de jeu pour voir Toulouse repartir de l’avant et inscrire son deuxième essai, par Kolbe. Mais un deuxième carton jaune (Roumieu), en fin de partie, allait mettre les Toulousains en difficulté, cloitrés en défense, encaissant un essai palois, par Tomas (78ème). La dernière minute aura bien failli leur être fatale, ils s’en sortiront avec une dernière pénalité tapée par Taylor qui préférera assurer le bonus défensif à l'équipe.

Mais que cette fin de rencontre fut encore compliquée pour Toulouse. 

Clermont (9) – Toulon (5)                           21 – 16

Un remake de la finale en leurre

On ne pouvait pas s’attendre à un match de phase finale, fallait pas se leurrer.

Et pourtant, ça en avait tout l’air avec une entame des Varois très séduisante, affichant ses ambitions... Faire un coup au Michelin. À l’image de cette action d’essai de Ashton qui donne l’avantage aux visiteurs à la 17ème minute.

On a même retrouvé les petits coups de putes varoises, dont seul Gorgodze est passé au travers – alors que… (sale rrrr !) – des coups d’épaules monstrueux pour lesquels Taofifenua puis Nonu ont été logiquement sanctionnés par un carton jaune chacun. De quoi donner l’occasion aux Clermontois de remettre la main sur un match compliqué après l’essai égalisateur du funambule Raka, juste avant la pause. En seconde période, Penaud nous régalait d’une deuxième pépite après une merveille de coup de pied d’Abendanon quand Raka se voyait justement refuser un doublé pour un en-avant (cent mètres avant, que les arbitres auraient pu signaler… avant).

Le grand Clermont est bien là, se dit-on ! … enfin, par éclats, parce que pour l’ensemble du match, c’était plutôt poussif, laborieux et loin de la sérénité de la saison passée, à l’image de la dernière action ou Lopez préfèrait laisser le point de bonus défensif au RCT plutôt que de faire jouer ou tenter le drop.

Bref, c’est le début de saison et le champion, après sa défaite à Bordeaux, ne nous a pas encore impressionné, comme sa star Greg Laidlaw.

Agen (11) – Racing 92 (6)                             23 – 19

Quand le petit poussait l’ogre

Qui pouvait croire que le promu agenais allait être le punching-ball des grosses écuries de ce TOP 14 ?

On l’avait quitté combatif il y a deux ans, le revoilà vaillant comme on l’aime. Les Racingmen n’ont pas su s’installer dans un match qu’ils avaient pourtant en main après l’essai de Dulin (20ème). Incapable de concrétiser face à une défense valeureuse, le carton rouge justifié de Tuitavake allait les déstabiliser pour de bon. Juste avant la pause Januarie redonnait l’avantage aux locaux après un essai tout en force (10-7).

Dès le retour des vestiaires, la botte de McIntyre puis un second essai de Tisley permettaient à Agen de creuser l’écart obligeant le Racing à réagir, ce qu’il parvenait à faire aussitôt par Thomas. En supériorité numérique, les Lot-et-Garonnais ne lâchaient rien et obtenaient même une nouvelle pénalité qui leur donnait neuf longueurs d’avance, à dix minutes du terme.

Le troisième essai francilien de Le Roux, tout en puissance, offrira néanmoins le point de bonus défensif au Racing, un moindre mal.

Stade Français (7) – La Rochelle (10)         35 – 24

Paris n’est pas mort

Jean Bouin était à la fête samedi pour la première de son équipe. Les Parisiens se sont régalés en première période avec un festival d’essais qui a surpris des Rochelais, sans doute encore sur leur nuage depuis leur victoire à Brive.

Burban, très actif dans le jeu, inscrivait le premier essai, avant que Flanquart ne l’imite deux minutes plus tard. Parisse et Ensor en ajoutaient deux pour le bonus offensif, avant la pause, quand les Maritimes n’en avaient qu’un sous le coude par Priso.

30-7 à la mi-temps, ça fait mal derrière la tête des Rochelais qui allaient réagir en seconde période et infliger un 17-5 aux locaux, insuffisant pour décrocher le point de bonus défensif, mais bien assez pour priver les Stadistes de celui offensif. Que de regrets pour l’équipe parisienne, égale à elle-même, coupable de relâchement quand elle prend le score trop facilement. 

Mais le Stade Français n'est pas mort !

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

La semaine prochaine…

Le TOP 14 poursuit sa route, avec un IV Nations qui n’aura pas de mal à lui faire de l’ombre.

Une éclipse totale de une, samedi ?

Entre l’affaire Laporte-Altrad, les internationaux qui ont encore la tête en vacances, les promus qui se rebellent, les cadors qui se cherchent, la troisième journée n’a jamais été aussi incertaine. Mais on va la suivre quand même.

 

Au programme du TOP 14 à partir de samedi 9 septembre :

  • La Rochelle – Clermont, à 14h45 (C+) : ça rigole moins là,
  • Brive – Racing 92, à 18h (r+) : il serait temps de s’y mettre,
  • Oyonnax – Agen, à 18h (r+) : barrage aller du maintien,
  • Bordeaux – Stade Français, à 18h (r+) : du jeu en perspective,
  • Castres – Montpellier, à 20h45 (C+ sport) : un gros morceau.

Puis dimanche 10 septembre :

  • Pau – Lyon, à 12h30 (C+ sport) : qui a peur du grand méchant LOU ?
  • Toulon – Toulouse, à 16h50 (C+) : une première à Mayol.

 

Au programme du IV Nations, samedi 9 septembre :

  • Nouvelle-Zélande – Argentine, 9h35 : le jour et la nuit,
  • Australie – Afrique du Sud, 12h : combat de dauphins.

Une drôle de tournée...
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27 août 2017

Les brèves d'Ovalie - Edition n°272

À nu... mais toutes bronzées !

COUPE DU MONDE Féminine, la demie...          Angleterre – France           20 – 3

                               La petite finale...               France – États-Unis            31 – 23 

Ah! Cette colo en Irlande !

"Hâlées les Bleues !"

On ne pensait pas si bien crier, les filles, mardi dernier, dans les travées du Ravenhill Stadium à Belfast, avant que nos Bleues ne tombent dans les travers d’une demi-finale compliquée.

On aurait A-DORÉ meilleur finale dans cette coupe du monde, played in Ireland.

La pluie n’a pas aidé, certes, en tombant, drument… chaque ballon des mains des Françaises dès que la défense anglaise leur tombait dessus.

Sans solutions et simplement armées de leur courage, les Bleues n’ont pu habiller leur jeu face aux Red Roses qui les ont laissées venir en petites culottes dans leurs 22 se piquer aux épines de contre-attaques saillantes.

Une première période de regrets, de n’avoir su être plus opportunistes malgré la domination adverse (3-3 à la pause), une seconde mi-temps d’humilité et de vaillance pour une issue qui ne pouvait être que fatale, une fois de plus, en demi-finale de coupe du monde.

À force de défendre devant un siège britannique de plus en plus pressant, les Bleues ont logiquement craqué, laissant Sarah Bern franchir l’en-but à l’heure de jeu. L’essai de Annery, justement refusé pour un pied en touche, comme celui offert aux Anglaises après la sirène resteront aussi anecdotiques que symptomatiques d’une équipe vulnérable quand elle est aux aboies.

Waterloo nous revoilà !

Un pied défaillant, une occupation absente, trop de ballons rendus, un manque de créativité criant, autant de poids sur les épaules de la pauvre Caroline Drouin encore bien jeune pour ce haut niveau, mais qui ne manque pas de talent pour s'y hisser un jour.

Et que dire de la touche ? Autant d’occasions de rendre les ballons. A ce niveau, c’est impardonnable, capitaine expérimenté Mignot. Vous avez trop donné le bâton pour vous faire battre. Et vous avez logiquement été battues.

Ce sera donc la petite finale pour nos Tricolores face aux Américaines. Bouh !!!

 

Un ultime rayon de soleil… pour bronzer !

Qui a dit qu’il ne faisait pas beau à Belfast ? 

Après la pluie, un arc-en-ciel d’essais s’est érigé sur la pelouse du Ravenhill Stadium laissant de nouveau entrer le soleil dans le jeu des Tricolores. Comme lors du premier tour. Cocorico !

Elles avaient envie de bien faire pour cette dernière, les filles. Comme une dernière journée de plage avant de prendre le ferry ou l’avion pour la France. 

Ah ! Les jolies colonies en Irlande !

Pas de crème, pas de protection niveau 50 contre les UV de la pression. On se donne à fond, sur le ventre des rucks et des mêlées, impeccables, sur le dos de la défense américaine, transpercée.

Mais il aura fallu attendre, un bon quart d’heure, que nos Bleues sortent du bain dans lequel elles ont cru bon plonger, têtes premières, à prendre des vagues gigantesques plus grandes qu’elles au risque de s’y noyer. Mais heureusement, plus de peur que de mal, elles s’en sortiront avec trois points de pénalité seulement pour les Américaines.

Puis, après avoir pris le large, elles ont déroulé… la serviette.

Lénaïg Corson donne le ton !

S’allongeant sur un premier essai de LénaIg Corson, femme du match, tout du long, plein de détermination, à défaut de facilité, si elle avait simplement donné à son ailière.

À peine le temps de se retourner que Marjorie Mayans s’étalait à son tour derrière la ligne d’en-but, bien servie par Jade Le Pesq à la sortie d’un regroupement, la demi-de-mêlée étant à l’origine de chaque animation, en bon G.O de club, pour des séquences de jeu fabuleuses.

Jade feintait une percée, attirant toute la défense adverse sur elle avant de servir au cordeau son capitaine, Gaëlle Mignot, dans l’intervalle pour le troisième essai de cette première période. Ça commençait à taper sur les têtes des nanas de Malibu, en alerte. Mais heureusement avant la pause, elles se rafraîchissaient aussitôt pour éviter l’insolation avec un essai de Gustaitis (19-10).

Au retour des vestiaires, ça chauffait de nouveau pour les Françaises qui se laissèrent reprendre au score après une nouvelle pénalité de Kelter (19-13).

Mais notre G.O n’allait pas laisser partir ses copines sans le sourire d’un bronzage sur la face du podium. Jade prenait ses responsabilités et allait marquer en coin, côté gauche, non sans se prendre un coup à la tête au passage. Elle aurait aussi mérité être la femme de cette petite finale. Mais elle en aura été la parfaite meneuse jusqu’à sa sortie, bien relayée par une Caro Drouin plus libérée... enfin!

Julie Annery complétait cet étalage de crème de rugby, comme on avait aimé que nos Françaises nous en badigeonnent en première partie de compétition, avec un cinquième essai, sur le côté droit cette fois. Pour un nouveau feu d'artifices...

Le bronze ne pouvait plus échapper à nos belles Bleues !

Même si dans les dix dernières minutes, les drôles de dames d’Hollywood ont joué à nous faire peur en enquillant des points au pied et un deuxième essai par Emba.

Mais c'est fait ! Nos Bleues sont médaillées de bronze pour la sixième fois en huit coupes du monde. Une place qui leur colle à la peau et qui leur sied encore une fois plutôt bien, quand on connaît le niveau des deux finalistes et les secteurs encore perfectibles de ce groupe tricolore... La touche, le jeu au pied, la justesse des passes et un brin de plus de folie.

Mais je préfère garder en mémoire ces croisées, ces chistéras, ces appuis déroutants qui nous viennent du jeu à 7 et cette mêlée conquérante avec une troisième ligne de rêve aux doux noms de Safi, Julie, Marjorie et Romane.

Merci les filles pour ces vacances en Irlande, j'ai A-DORÉ votre bronzage !

 

La finale

Angleterre – Nouvelle-Zélande               32 – 41             

Quel show des Ferns and Roses !

Quel tour de chant ! Du haka à la remise des médailles, en passant par le champ de bataille, ces Blacks-Ferns nous ont enchantés, dans tous les sens du terme, en faisant chuter les championnes en titre de leur piédestal.

Et pourtant, au regard de la première période, on ne voyait pas comment un troisième sacre pouvait échapper aux Red-Roses, tant elles ont semblé tenir cette finale de mains de maîtresses.

Oui, mais ça c’était jusqu’à l’heure de jeu, avant que les Néo-Zélandaises ne s’envolent de leurs propres élans et récupèrent leur dû, pour un cinquième couronnement.

Winiata, insaisissable !

Une finale dantesque, digne de la dernière finale des hommes en 2015, avec pas moins de dix essais.

Une première réalisation de l’arrière black Winiata, à la 7ème minute, lançait les hostilités, après une échappée formidable le long de la ligne (0-7).

Les Anglaises ripostaient en imposant leur puissance en mêlée, obligeant l’arbitre à leur accorder un essai de pénalité (24ème 10-5).

Le festival de Thomson sur son aile pouvait commencer, bien servie une première fois par sa maîtresse à jouer, McLean (32ème 17-5) avant que Natua, pour les Fougères noires, démarre le sien juste avant la pause (17-10).

La seconde période sera un chassé croisé d’essais pour un doublé de Thomson et un hat-trick de Natua avant que Winiata n’achève l’œuvre néo-zélandaise comme elle l’avait entamée.

Une finale somptueuse qui nos a offert le meilleur des rugbys à 15 et à 7. Un régal !

  

Autres résultats…

5ème place       Canada – Australie                43 – 12

7ème place       Pays de Galles – Irlande      27 – 17

9ème place       Italie – Espagne                   20 – 15

11ème place    Japon – Hong-Kong              44 – 5

  

En silence, la reprise du TOP 14…

Oyonnax (7) – Toulouse (7)                        23 – 23

Brive (12) – La Rochelle (4)                        10 – 19

Montpellier (1) – Agen (14)                        48 – 19

Stade Français (11) – Lyon (3)                   16 – 25

Racing 92 (6) – Castres (9)                        25 – 21

Bordeaux (5) – Clermont (10)                    32 – 25

Toulon (2) – Pau (13)                                  41 – 14

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Sans commentaires.

Oui, vraiment.

En faisant le choix délibéré de programmer cette première journée de TOP 14 aux mêmes heures que les finales de la coupe du monde féminine, ce qui aurait été impensable pendant la coupe du monde masculine en 2015, la LNR et la FFR ont montré encore une fois toute l’hypocrisie de leur soutien à ces filles qui représentaient pourtant la France dans une compétition majeure. Par contre, quand il s'agit de chipoter sur l'heure du match dominical, afin de la passer à 17h, avant qu'elle ne soit ramenée finalement à 16h50, la FFR sait être convaincante. Grotesque !

Alors moi, j’ai fait le choix de regarder le finale de cette coupe du monde qui nous a offert bien plus de spectacle que le TOP 14 pourrait en proposer en réunissant les 26 journées de sa phase irrégulière. Merci France TV !

Et à lire les résultats, comme les commentaires des médias qui ne semblaient nullement souffrir de cette hypocrisie, il apparait que certaines équipes avaient encore la tête en vacances. Je dis ça, je ne dis rien. Je ne commenterai pas, je vous ai dit.

Tous les résultats officiels du week-end >>

  

Les résultats du IV Nations... 2ème journée.

Nouvelle-Zélande – Australie          35 – 29

Argentine – Afrique du Sud             23 – 41

Et re !

Une deuxième journée qui pourrait ressembler à la première, au vu des résultats. Pas tout à fait.

La rencontre entre les tenants du titre (chez eux) et les Wallabies a été tout simplement exceptionnelle et a montré que ces deux équipes (avec 5 essais de part et d’autre) étaient vraiment au dessus du lot. Menés 17 à rien, les All-Blacks ont su réagir pour s’offrir une victoire sur le fil avec un niveau de jeu et un suspense grandissant.

Dans l’autre match, les Pumas ont confirmé leurs faiblesses, si ce n’est régression (je n’ai pas vu le match) face à des Springboks toujours aussi redoutablement puissants, et pour la première fois vêtus de rouge (en hommage aux 25 ans de la fin de l’Apartheid, paraît-il).

Reste à voir si ces Sud-Africains sauront tenir la dragée haute aux deux autres concurrents. Les All-Blacks semblent plus que jamais favoris.

Réponse dans 15 jours !

 Une drôle de tournée...
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La semaine prochaine…

Le TOP 14 fait sa rentrée ... deuxième !

Le temps à la préparation est terminé. On passe aux choses sérieuses. La deuxième journée du championnat de France pointe le bout de son nez, avec des équipes plus ou moins prêtes au vu de la première journée.

Je sais, je me répète par rapport à la semaine dernière. Mais apparemment nous allons, elles et moi, repartir sur de bonnes bases, cette fois. Hein ?

Cette saison, il y a trois gros favoris, je disais et je répète, que l’on devrait retrouver très rapidement aux six premières places. Faites un effort, les clubs concernés !

Clermont, le champion en titre avec sa recrue star, Greg Laidlaw, pour seconder une autre star au poste de demi de mêlée, Morgan Parra. Ça promet !

Toulon, l’inévitable finaliste, après des phases régulières souvent chaotiques, sera à suivre de près. Rien que pour voir Chris Ashton évoluer au sein de cette armada, chaque match vaudra le détour.

Montpellier, avec l’arrivée du stratège Cotter et des recrues comme Cruden, Pienaar, Picamoles ou Camara, pour ne citer qu’elles, on peut s’attendre à un rugby total. Même s’il leur faudra le temps pour mettre en place un jeu ambitieux.

Derrière, le Racing 92La Rochelle, Castres et Toulouse, devraient se positionner dans la bataille du haut de classement.

Encore, faudra-t-il ne pas rater l’entame et accumuler du retard dans un TOP 14 toujours aussi serré. Oyonnax et Agen, les nouveaux promus, feront figure de petits poucets. Mais on connaît le caractère de ces équipes qui n’en sont pas à leurs premières dans l’élite et qui savent y enchainer quelques saisons. Méfiance pour les autres.

Alors, à vos marques, prêts... cette fois ?

  

Au programme à partir de samedi 2 septembre :

  • Agen – Racing 92, à 14h45 (C+) : Un promu qui donne faim.
  • Stade Français – La Rochelle, à 16h45 (C+) : Paris déjà en danger,
  • Castres – Bordeaux, à 18h45 (r+) : Se lancer…
  • Lyon – Brive, à 18h45 (r+) : Sur sa lancée…
  • Montpellier – Oyonnax, à 18h45 (r+) : Un nouveau promu à croquer.
  • Toulouse – Pau, à 20h45 (C+ Sport) : Montrer un nouveau visage.

Puis dimanche 3 septembre :

  • Clermont – Toulon, à 16h50 (C+) : Des sacrées retrouvailles, déjà !

   

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19 août 2017

Les brèves d'Ovalie - Edition n°271

Moi, si j'étais un homme...

COUPE DU MONDE Féminine...              France – Irlande            21 – 5

Safi N'Diaye, attaque défense picamolesque !

Je serais fantastique !

Qu’elle est belle notre équipe de France féminine !

Et pourtant, que c’est dur pour nos médias télés de l’encenser, pour que le grand public prenne son piédestal en matant enfin du beau jeu sous toutes ses formes. 

France Télévision a pris le parti de diffuser les matches de nos Bleues dans cette coupe du monde en Irlande. Bravo à elle !

Mais la chaîne publique pourrait mieux faire, avec un peu plus d’enthousiasme sur la forme … comme pour les Hommes !

Avec des spots attractifs, avant et après le 20h, des longs résumés, des interviews, des reportages.

Mais à quoi bon demander la une !

Et pourtant, dans une semaine, elles pourraient bien décrocher mieux que ça, dans le ciel de cette compétition suprême… une étoile ! Ce que les Hommes n’ont jamais fait jusque-là…

Car cette équipe de France féminine, en trois matches de poule (lire ici >>), nous a régalé, pour terminer en beauté à la première place, devant l’Irlande, pays hôte qui n’a rien pu faire dans ce dernier round face à nos Tricolores. Les Irlandaises ont été mangées toutes crues en une mi-temps, le temps pour Romane Ménager et Caroline Ladagnous de tuer la bête blessée avec trois essais à rien (21-0 à la pause).

Une première période somptueuse, où les chistéras d’Élodie Poublan, les relances de Montserrat Amédée et les crochets dévastateurs de Chloé Pelle ont fait valser le cuir dans les intervalles que Romane et Caroline (2 fois) ont su prendre dans une entame de match idéale. Après le rugby ruck-commotion à faire péter les cervelles de nos messieurs, voici le rugby rock and roll de ces dames, à faire tourner les têtes et la balle surtout, dans des figures de jeu large-large fabuleuses.

Il faut voir cette horde de queues-de-cheval galoper sur le pré, balle en mains, et passer la ligne d’en-but, avec l’euphorie d'enfants dans une cour de récré.

Mais ce n’est pas le seul atout de ces dames. Elles ont aussi une force de caractère. Car, privée de ballon en seconde période, elles ont défendu leur camp, becs et ongles (sans fards, ni maquillage), avec une solidarité et un engagement à toute épreuve, à l’image de Marjorie Mayans, plaquant à tour de bras, et de Safie N’Diaye qui a su mettre la main sur le ballon à plusieurs reprises à 5 mètres de leur ligne. Une défense terrible pour les Irlandaises, vertes de rage jusqu’au gong final, au bout duquel elles arracheront un essai d’honneur, toutefois mérité, devant leur public, médusé.

Une victoire, ô combien précieuse et prometteuse pour la suite, qui ouvre la voie d’une demie aux airs de finale, face aux championnes du monde en titre. Les Anglaises.

Ça va cruncher mardi prochain à Belfast !

Chapeau mesdames ! Si seulement cette équipe de France avait été masculine…

Moi, si j'étais un homme
Je s'rais sur tout'les chaines
Les plateaux... m'encensant 
D'un enthousiasme rare, saisissant cette aubaine
D'un jeu au firmament.

On parlerait de ce courage
Qu'il faut dans une coupe du monde
Sans que cela vire au naufrage
En savourant chaque seconde
Où le public conquis s'enflamme
Jusqu'à décrocher cette étoile
Mais je suis femme et quand on est femme
On reste cachée sous le voile.

Il faut dire que le rugby a changé
De nos jours, c'est faire des p'tits tas
Ces séquences de jeu débridé
N'arrivent pas dans l'tournoi
On devient économe.

C'est dommage, on aurait bien aimé
Un peu plus de culot et de flair
Si les hommes n'étaient pas si pressés
De jouer à l'envers
Ah ! si j'étais un homme
Je serais fantastique !

Drôle de tournée...
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Autres résultats…

Poule A          Nouvelle-Zélande – Canada            48 – 5

                       Pays de Galles – Hong-Kong           39 – 15

Poule B          Angleterre – Etats-Unis                   47 – 26

                       Espagne – Italie                               22 – 8

Poule C          Australie – Japon                             29 – 15

Les demi-finales verront s’opposer :

  • la Nouvelle-Zélande  (1ère poule A, 15 pts, +196)   vs   les États-Unis   (meilleure 2ème poule B, 11 pts, +34)
  • l’Angleterre  (1ère poule B, 15 pts, +115)                vs   la France  (1ère poule C, 14 pts, +122)

 

Les résultats du IV Nations... 1ère journée.

Australie – Nouvelle-Zélande          34 – 54

Afrique du Sud – Argentine             37 – 15

Les doubles champions du monde au dessus de la mêlée

Les Australiens n’ont pas existé pendant 50 minutes encaissant 8 essais pour être menés chez eux 54-6. Les quatre essais qui ont suivi, dus au relâchement compréhensible des visiteurs, sont anecdotiques. Le tenant du titre a pris une belle option dans cette compétition, face à son plus coriace adversaire.

Dans l’autre match, les Springboks n’ont pas eu à forcer leur talent pour empêcher les Argentins de déployer leur jeu. Cela sera sans doute une autre paire de manche à Buenos Aires la semaine prochaine. Le réveil des Pumas pourrait faire mal.

 

Les principaux matches amicaux en août.

Montpellier – Lyon                  12 – 40          (Sainte-Afrique)
Soyaux-Angoulême – Pau        21 – 40          (Angoulême) 
Agen – Castres                      26 – 49          (Lacaune) 
Biarritz – Bordeaux                21 – 40          (Aguilera) 
Brive – Aurillac                      38 – 21          (A. Domenech) 
Oyonnax – Grenoble              33 – 21          (C. Mathon) 
Perpignan – Stade Français    24 – 12          (A. Giral) 
Toulouse – Colomiers             33 – 28          (E. Wallon)
Argentine (Espoirs) – Toulon  29 – 38           (Tucuman, Argentine) 

La Rochelle – Bordeaux         19 – 17          (Deflandre) 
Brive – Lyon                          38 – 10          (Biars-sur-Cère)
Toulon – Clermont                  29 – 26          (Mayol)
Montpellier – Newport           40 – 15          (Sainte-Afrique)
Oyonnax – Stade Français      30 – 28          (Nyon, Suisse) 
Castres – Sale                        14 – 31          (Rodez) 
Bayonne – Racing 92              35 – 28          (J. Dauger)

La Rochelle – Agen                33 – 14          (Deflandre) 
Clermont – Pau                     35 – 14          (Issoire) 
Toulon – Lyon                         14 – 17          (Mayol)
Toulouse – Racing 92             19 – 14          (Lannemezan)


Points de nouveauté dans le règlement...

Source: Blog « Esprit de la règle »  

Les têtes pensantes de World Rugby n’ont pas chômé pour modifier les règles du sport ovale, déjà en vigueur dans l’hémisphère sud depuis le début de l’année.

Les pénal-touche autorisée après le temps réglementaire. 

Si une pénalité est bottée en touche après que la durée fixée a expiré sans toucher un autre joueur, l’arbitre permettra que soit effectuée la remise en jeu, et le jeu se poursuivra jusqu’à ce que le ballon soit mort.

Choix de l’avantage pour le capitaine.

Lorsque l’avantage est joué à la suite de multiples infractions commises par la même équipe, l’arbitre peut autoriser le capitaine de l’équipe adverse à choisir la marque de la pénalité qui procure le meilleur avantage.

L’essai de pénalité dispensé de transformation.

L’essai de pénalité vaudra 7 points directement sans avoir à taper la transformation.

Précision pour le plaqueur

Le plaqueur doit se remettre sur ses pieds avant de jouer le ballon et ne peut ensuite jouer ce ballon que de son côté de la porte du plaquage.

Les nouveaux rucks anti-ritals de sa Majesté.

Un ruck commence quand au moins un joueur est sur ses pieds et au-dessus du ballon qui est au sol (joueur plaqué, plaqueur). C’est à ce moment-là que se crée la ligne de hors-jeu. Un joueur sur ses pieds peut utiliser ses mains pour ramasser le ballon tant que cette action est immédiate. Dès qu’un joueur adverse arrive, il est interdit de se servir des mains pour jouer le ballon.

Un joueur ne doit pas botter le ballon hors d’un ruck.

Arrêt de volée, le ballon et un pied dans les 22.

Pour effectuer un marque (arrêt de volée), un joueur doit avoir un ou les deux pieds sur ou derrière sa propre ligne des 22 mètres et attraper un ballon qui a atteint le plan de la ligne des 22 mètres.

Touche ou pas touche ? (clarification)

Si le joueur saute de l’intérieur de l’aire de jeu et dévie le ballon en arrière vers l’aire de jeu (ou si ce joueur se saisit du ballon et le lance en arrière vers l’aire de jeu) avant de retomber en touche ou en touche de but, le jeu continue même si le ballon a atteint le plan de la ligne de touche. 

Si le porteur du ballon atteint le plan de la ligne de touche mais renvoie le ballon dans l’aire de jeu sans avoir atterri en touche en premier, le jeu continue. 

[Le ballon est en touche si un joueur réceptionne le ballon et que ce joueur met un pied sur la ligne de touche ou sur le sol au-delà de cette ligne.] Dans ce cas, si le ballon a franchi le plan de la ligne de touche lorsqu’il est attrapé, le réceptionnaire n’est pas considéré avoir mis le ballon en touche. Si le ballon n’a pas franchi le plan de la ligne de touche lorsqu’il est attrapé ou ramassé, le réceptionnaire est considéré avoir mis le ballon en touche, que le ballon ait été en mouvement ou stationnaire.

DÉSINTOX : les sorties de terrain seront toujours déterminées par les pieds du joueur et non le plan vertical du ballon.

Toujours 8 joueurs dans la mêlée.

Les mêlées simulées faisant suite à une suspension définitive, une suspension temporaire ou une blessure doivent être jouées avec 8 joueurs de chaque équipe.

Instruction mêlée.

Aucun signal de l’arbitre au demi de mêlée après le « oui neuf ».

Introduction mêlée plus ou moins droite.

L’introduction du ballon par le demi de mêlée doit être droite mais le demi de mêlée peut avoir une épaule au niveau de la ligne médiane de la mêlée, ce qui signifie par conséquent qu’il peut se tenir avec une largeur d’épaule vers son côté de la ligne médiane.

Gain au talonnage.

Une fois que le ballon touche le sol dans le tunnel, n’importe quel joueur de première ligne peut utiliser un pied pour essayer de gagner la possession du ballon. Un joueur de l’équipe qui introduit le ballon doit talonner le ballon.

Exception : autoriser le n°8 à ramasser le ballon dans les pieds des joueurs de deuxième ligne.

 

La semaine prochaine…

Le TOP 14 fait sa rentrée !

Le temps à la préparation est terminé. On passe aux choses sérieuses. La première journée du championnat de France pointe le bout de son nez, avec des équipes plus ou moins prêtes au vu des matches amicaux (voir ci-dessus).

Cette saison, il y a trois gros favoris que l’on devrait retrouver très rapidement aux six premières places.

Clermont, le champion en titre avec sa recrue star, Greg Laidlaw, pour seconder une autre star au poste de demi de mêlée, Morgan Parra. Ça promet !

Toulon, l’inévitable finaliste, après des phases régulières souvent chaotiques, sera à suivre de près. Rien que pour voir Chris Ashton évoluer au sein de cette armada, chaque match vaudra le détour.

Montpellier, avec l’arrivée du stratège Cotter et des recrues comme Cruden, Pienaar, Picamoles ou Camara, pour ne citer qu’elles, on peut s’attendre à un rugby total. Même s’il leur faudra le temps pour mettre en place un jeu ambitieux.

Derrière, le Racing 92, La Rochelle, Castres et Toulouse, devraient se positionner dans la bataille du haut de classement.

Encore, faudra-t-il ne pas rater l’entame et accumuler du retard dans un TOP 14 toujours aussi serré. Oyonnax et Agen, les nouveaux promus, feront figure de petits poucets. Mais on connaît le caractère de ces équipes qui n’en sont pas à leurs premières dans l’élite et qui savent y enchainer quelques saisons. Méfiance pour les autres.

Alors, à vos marques, prêts ? …

 

Au programme de la Coupe du monde féminine,

Mardi 22 août, les demi-finales

  • Nouvelle-Zélande – États-Unis, à 18h
  • Angleterre - France, à 20h45

Puis samedi 26 août, la finale et les matches de classement.

  • Match pour la 3è place, à 18h
  • Finale, à 20h45

 

Au programme du TOP 14 à partir de samedi 26 août :

  • Oyonnax – Toulouse, à 15h10 (C+)
  • Brive – La Rochelle, à 18h (r+)
  • Montpellier – Agen, à 18h (r+)
  • Stade Français – Lyon, à 18h (r+)
  • Racing 92 – Castres, à 18h (r+)
  • Bordeaux – Clermont, à 20h45 (C+)

Puis dimanche 27 août :

  • Toulon – Pau, à 17h (C+)

 

Au programme du IV Nations, 2ème journée, samedi 26 août :

  • Nouvelle-Zélande  - Australie, 9h35
  • Argentine - Afrique du Sud, 21h30 

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14 août 2017

Le rugby au féminin - Edition n°8

4 bonnes raisons de voir Irlande - France au féminin...

Jeudi 17 août prochain          (sur France 2 à 20h45)

Romane Ménager, y a du Bonnaire là-dedans.

Les Bleues ont démarré cette Coupe du monde en Irlande de la plus belle des façons, tambour battant, avec 2 victoires bonifiées sans appel, 20 essais à la clé.

  • * face au Japon, mercredi (72-14), 12 essais à 2. 
  • * Puis l'Australie dimanche  (48-0), 8 essais à 0.

Elles ont été tout simplement époustouflantes avec un niveau de jeu jamais atteint, à l'image de Romane Ménager, élue femme du match après son essai face aux Wallaroos... et quelle rouste ! 

Alors ne ratez pas jeudi prochain, la finale de cette poule 'C' face à l'Irlande car...

 

1 - Rien n'est joué pour accéder au dernier carré

Si les Françaises ont obtenu le maximum de points dans cette poule pourtant relevée, elles ne sont pas les seules.

Dans la poule A, la Nouvelle-Zélande a fait de même, avec un goal average encore bien plus conséquent que celui des Bleues après son 121-0 infligé à Hong-Kong, avant de rencontrer le Canada, seulement à 9 points.

Dans la poule B, l'Angleterre et les États-Unis ont également obtenu les 10 points maximum avant de se rencontrer jeudi.

Si la France ne perd pas contre l'Irlande, elle finira première de sa poule et accédera aux demies. Par contre si elle s'incline, elle devra faire mieux que la perdante du duel entre les Anglaises et les Américaines pour lui chiper la place de meilleure deuxième.

Suivre ici tous les résultats >>

 

2 - Il s'agit d'une vraie finale chez les Irlandaises 

Ce Mondial féminin se déroule en Irlande et le pays hôte est en difficulté dans sa poule après s'être défait de justesse des Australiennes (19-17) puis des Japonaises (24-14), non sans frayeur (mené 14-0 à la pause).

Si les Françaises semblent bien favorites dans cette finale de poule, pour autant le public à Dublin ne sera pas en leur faveur. L'ambiance risque d'être surchaufée et le rugby féminin enfin sous les projecteurs pour un grand match à sensations.

Car les Irlandaises pourraient bien dire au revoir à leur Coupe du monde sur ce match.

Et on y compte bien !

 

3 -  Le niveau de jeu des Bleues n'a jamais été aussi bon

Il faut les voir déplacer le ballon avec habileté et vitesse. L'apport des joueuses venues du 7 est indéniable.

Montserrat Amédée à l'arrière assure des relances qui n'ont rien à envier à celle d'un Dulin en pleine forme. Le jeu au large insufflé par les trois-quarts centre Élodie Poublan et Caroline Ladagnous et conclu par Shannon Izar, Chloé Pelle ou Caroline Boujard pourrait faire palir de jalousie la ligne arrière masculine du XV de France.

Et que dire de cette troisième ligne défensive qui me rappelle le bon vieux temps avec Dusautoir-Picamoles-Bonnaire. Marjorie Mayans, qu'on pourait surnommer la Blond Destroyer, tellement elle est impressionnante au plaquage, épaulée par Romane Ménager qui a du Jubon dans son activité insatiable, à faire des misères à l'adversaire en attaque comme en défense. Sans oublier notre Picamoles au féminin qu'est la percutante Safi N'Diaye. 

Retenez bien tous ces noms !

La touche et la mêlée sont également des armes de conquête efficaces chez nos Bleues, avec des ballons portés assassins.

Seul point faible, le pied pour passer transformations et pénalités. Si nos ouvreuses (pas de cinéma) ont un bon pied pour déplacer le ballon dans le cours du jeu, pour le passer entre les perches, c'est une autre histoire. Reste Montserrat Amédée qui sauve les meubles, avec une tentative sur deux, et encore... Va falloir bosser ce secteur pour espérer faire la différence face à des équipes plus coriaces. 

 

4 - La France a une véritable chance de créer l'exploit

Au 4ème rang mondial derrière les championnes du monde en titre, les Anglaises, puis les All-blacks et les Canadiennes, mais juste devant les Irlandaises (5è) et les Américaines (6è), la France n'a rien à envier à ces cinq nations favorites pour le titre suprême car elles n'ont pas montré autant de qualité de jeu que nos Bleues sur leurs deux premiers matches.

 

Alors avant de vibrer lors des demi-finales, mardi 22 août, puis d'une éventuelle finale samedi 26 août, je vous invite à vous mettre dans l'ambiance irlandaise dès jeudi prochain. La Guinness va couler à flot et le XV du Trèfle avec !

À ne pas manquer donc ! 

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11 août 2017

TOP 7 : le jeu de pronos du TOP 14 !

La nouvelle saison 2017-2018

démarre dans 10 jours !

Copyright © 2014 

 

TOP7

TOP 7, c'est LE JEU de pronos du TOP 14... 

Ou comment suivre le championnat

en s'amusant entre potes !

 

 

 Le jeu est ouvert à tous sur www.topseven.fr !

  

Le but du jeu  

  • Remporter le TOP 14 en sélectionnant à chaque journée la bonne équipe !
    Celle qui vous fera empocher le maximum de points.

 

Les règles

  • Le jeu se compose de 7 joueurs obligatoirement.   (autant que de rencontres dans une journée de championnat) 
  • A chaque journée, chacun choisit* une équipe dans un des matchs qui lui sont proposés et empochera le nombre de points obtenus par celle-ci à l'issue de ce match.
  • Le classement des 7 joueurs (du moins bien au mieux classé) permet de définir l'ordre des sélections des matchs de la journée suivante.

En cas d'égalité, le nombre de matchs gagnés puis de victoires à l'extérieurd'équipes utilisées et de matchs nuls
ainsi que le goal-average serviront à départager (dans cet ordre) !
(L'ordre d'inscription** du joueur dans son équipe interviendra en dernier recours, comme lors de la première journée)

  • A l'issue de la saison régulière, les 6 premiers du classement participeront à la phase finale en s'affrontant 2 à 2 selon leurs rangs et le même principe qu'en TOP14 (des barrages jusqu'à la finale), mais où seul ici le mieux classé aura le privilège de choisir son équipe.
  • Soit, en 3 étapes : 
  1. Pour les barrages : Les joueurs classés 3ème et 4ème à la fin de la saison régulière auront le privilège de choisir leurs équipes dans les matchs correspondant à leurs rangs quand leurs adversaires classés respectivement 6ème et 5ème devront miser par défaut sur les équipes restantes.
    -> Les deux joueurs avec les équipes gagnantes se qualifieront pour les demi-finales.
  2. Pour les 1/2 finales : Les joueurs classés 1er et 2ème à la fin de la saison régulière auront le privilège de choisir leurs équipes dans les demies correspondant à leurs rangs quand leurs adversaires issus des barrages précédents (respectivement vainqueurs 4è/5è puis 3è/6è) devront miser par défaut sur les équipes restantes.
    -> Les deux joueurs avec les équipes gagnantes se qualifieront pour la finale.
  3. Pour la finale : Parmi les deux joueurs qualifiés, le mieux classé à la fin de la saison régulière aura le privilège de choisir son équipe quand son adversaire moins bien classé devra miser par défaut sur l'équipe restante.
    -> Le joueur avec l'équipe gagnante remportera le championnat.

 

 (*) Chacun devra attendre, 

  • soit que tous ses prédécesseurs aient fait leurs choix
  • soit que la date/heure indiquée en face de son nom arrive à échéance, 

 Auquel second cas, les privilégiés retardataires feront leurs choix avec ce qu’il restera, et ce jusqu’au jeudi soir.

   
 (**) A noter que la date de validation d'inscription du capitaine est enregistrée avec un handicap de 24 heures.

 

Vous voulez jouer ? ... Alors créez dès maintenant votre équipe sur TOPSEVEN.FR ! 

TOP7 - nouvelle saison

 

      

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18 juin 2017

Les brèves d'Ovalie - Edition n°270

Tout Penaud !

TEST MATCH... Tournée d'été (2)             Afrique du Sud – France            37 – 15

Damian Penaud, première sélection Majuscule !

S’il ne doit en rester qu’un…

Le combat, le combat, le combat… tous n’avaient que ce mot-là à la bouche durant la semaine, à commencer par le capitaine, Guirado, chef des marteaux-piqueurs de cette équipe de France en travaux.

À croire que le rugby serait devenu comme la lutte, le judo, le karaté ou la boxe où le seul but serait d’immobiliser le jeu et faire mal à l’adversaire. Seulement à ce sport-là, les Springboks ont plusieurs longueurs d’avance sur le reste du monde, même si le TOP 14 ne cesse de les copier en recrutant des sud-africains à gogo, tels les Vermeulen, Habana et autres clones de Du Plessis ou Van der Merwe, en veux-tu en voilà.

Samedi en fin d’après-midi, à Durban, on a cru assister à un match de TOP 14 avec Montpellier qui recevait Toulouse, ce dernier entrainé par Guy Novès. Et la prestation de notre XV de France n’était pas loin de celle des Toulousains, 12èmes de notre championnat, loin de leur niveau, à se cacher derrière des machines à combattre toute initiative de jeu.

Le combat, le combat, le combat… il n’y a que ça de vrai !

Alors nos Coqs ont enfilé leurs bleus de combat et sont allés au casse-pipe, une nouvelle fois, têtes baissées avant, pendant et après le match.

Un seul a relevé la tête et le défi du jeu, de l’évitement, de la passe après contact… Un seul a crevé l’écran, passé la défense jusqu’à l’en-but par deux fois, et a été décisif sur les deux seuls essais français… Un seul a été fringant et créatif au milieu de ces ternes tricolores...

Damian Penaud !

Tout a commencé dès la 3ème minute quand, sur une entame parfaite des Bleus, le clermontois offrait la balle d’essai à Spedding après une séquence offensive somptueuse relayée par toute la ligne de trois-quarts française.

Ça ne pouvait pas mieux démarrer ! Comme ça ne pouvait pas pire se poursuivre.

Quoi vous dire ?

Qu’à exploser Huget puis Mohoje, sortis commotionnés sans retour possible dès le premier quart d’heure, a sans doute régalé les amateurs de catch ou de boxe et fait rentrer Picamoles dans la légende des gladiateurs. Sauf que notre huit international sortira, lui aussi, cinq minutes plus tard.

Qu’à regarder ces Springboks jouer avec les limites du hors-jeu et des plaquages illicites, pour casser toutes les tentatives de sorties de ballons propres, l’arbitrage sud-hémisphérique n’en sort pas grandi. Et je ne parle pas de mêlées (bah si, c'est fait).

Qu’à regarder ces Bleus s’embourber en pick-and-go dans des phases de jeu interminables pour gagner quelques mètres et en perdre autant que d’énergie pour pas un rond, montre toute l’impuissance et le manque de créativité de leur ouvreur, particulièrement mou.

La relance hasardeuse de Trinh Duc est à l’image de son incapacité à faire jouer autour de lui et à lire le jeu, contrairement à Kolisi, auteur de l’interception, omniprésent.

Les Springboks n’en demandaient pas tant pour se mettre en confiance, déjà, après l’essai d’école conclu par Serfontein.

Les Français étaient déjà menés 23-7 à la pause. La seconde période sera juste stérile et ne mérite pas que j’en rajoute. La main sur le ballon durant plus de trente minutes, les Bleus n’en n’ont rien fait. Tout simplement.

Seul Penaud semblait décidé à jouer, balle en main et a passé la défense, ce qu’il réussira deux fois, pour un essai refusé. Pour le reste, allez demander au capitaine Guirado, moi je ne veux plus combattre dans ces brèves au sujet de notre désaccord sur la conception du rugby et me mêler à ses propos qui ne tiennent pas debout.

Si les Bleus ont bien combattu, ils ont au finale bien été battus, encore une fois !

Avec du mieux, nous dit Guy Novès… Heu, oui… un point de mieux et surtout un poids de taille, avec cette première sélection Majuscule de Damian Penaud.

Pour le reste, je vous suggère tous de rentrer à la maison, la semaine prochaine sera sans doute le match de trop, celui qui offrira l’occasion à Laporte d’installer, sur un plateau, un nouveau sélectionneur… déjà à la porte. Je veux parler d’Ibanez, bien sûr.

  

Les résultats des autres matches, ce week-end

  • Tonga – Pays de Galles                 6-24
  • Nouvelle-Zélande – Samoa          78-0    (le carton du week-end)
  • Fidji – Italie                                  22-19
  • Australie – Écosse                         19-24  (la sensation du week-end)
  • Japon – Irlande                            22-50
  • Argentine – Angleterre                 25-35
  • Canada – Roumanie                     9-25
  • États-Unis – Géorgie                     17-21

Suite de la tournée des Lions britanniques et irlandais

  • Highlanders – Lions                     23-22    (mardi)
  • Maoris Néo-Z – Lions                    10-32    (samedi)

2 victoires et 2 défaites avant d’affronter les Chiefs (mardi 20/6)
puis les All-Black, 3 fois, les samedis 24/6, 1/7 et 8/7.

 

Coupe du monde des U20 … finale

Mardi 13 juin, demi-finales :     Nouvelle-Zélande – France                     39 – 26

                                                Angleterre – Afrique du Sud                   24 – 22

Dimanche 18 juin, finale :       Nouvelle-Zélande Angleterre    64 – 17  

                    3ème place :         France – Afrique du Sud                        15 – 37 

Tous les résultats >>          

Au pied du podium

Après une remarquable et remarquée demi-finale contre les All-Black (les Bleuets sont revenus à 10 points avec 4 essais somptueux après un 36-0), nos jeunes Tricolores ont sombré face aux Springboks (qu'ils avaient réussi à neutraliser dans leur poule, 23-23). Les Bleuets avaient pourtant mené à la pause (8-7, un essai partout dont un de Mauvaka) avant de craquer en seconde période, encaissant 4 essais de plus pour un seul nouveau marqué (en fin de match par Couilloud).

Et sur le même score que les grands Bleus, la veille... dingue !

Ils terminent néanmoins à une honorable quatrième place dans une coupe du monde réussie. Bravo les petits !

 

La finale a sacré logiquement les babies All-blacks qui ont mis une belle raclée aux petits Anglais.

Classement final : 1-Nouvelle-Zélande   2-Angleterre   3-Afrique du Sud   4-France

             5-Écosse   6-Australie   7-Pays de Galles   8-Italie   9-Irlande   10-Géorgie   11-Argentine   12-Samoa

 

Et pendant ce temps-là les Baabaas…

Les Barbarians français ont également été battus par l’équipe A d’Afrique du Sud, 36-28, vendredi dernier. 

Décidément, les Sud-Africains étaient notre bête noire de juin. 

Malgré une belle prestation des coéquipiers de Michalak, avec 4 essais (Lesgourgues, Michalak et doublé de Belleau), les Baabaas se sont incliné dans le dernier quart d’heure en encaissant deux essais de plus.

  

La semaine prochaine…

Je reste en France !

Cette comédie de l’été a assez duré… Samedi prochain j’éteindrai mon poste et n’assisterait pas au dernier acte de cette mascarade.

Rentrez chez vous, petits Coqs exploités dans cette batterie de tests, aux conditions inhumaines, après une saison TROP intense pour vos organismes. Partez en vacances !

Pour ma part, je vous retrouve au mois d’août pour repartir sur des bonnes bases… rugbystiques.

Et qui sait, avec un nouveau sélectionneur, ce qui finira de démontrer la préméditation de notre président de fédé à virer tout ce qui se rapproche de près ou de loin de l'ancien président, Camou. Je tiens le pari, à mon grand désarroi. Bernie est un grand dingue, je vous le dis !

Bonnes vacances !

 

Et si vous insistez, vous pouvez toujours allumer votre télé et suivre samedi 24 juin :

  • Fidji – Écosse, 4h30
  • Australie – Italie, 7h
  • Japon – Irlande, 7h40
  • Samoa – Pays de Galles, 7h30
  • Nouvelle-Zélande – Lions Britanniques, 9h35
  • Afrique du Sud – France, 17h
  • Argentine – Géorgie, 21h15

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11 juin 2017

Les brèves d'Ovalie - Edition n°269

Ces Bleus qu'ont des tests...

TEST MATCH... Tournée d'été (1)             Afrique du Sud – France            37 – 14

Picamoles, impuissant face à la tenaille sud-af!

Liquidation totale !

La tournée d’été, c’est un peu les soldes du rugby français qui présente sa fin de collection pour des sélections de marque au rabais avec un niveau de jeu taillé souvent trop grand. Mais peu importe…

Une promo sur les Springboks,
ça ne se manque pas !

Sauf le match, bien sûr. Car il ne devait rien rester sur le pré, à Pretoria, ce samedi après-midi. Tout devait disparaître !

Le jeu fluide et les automatismes mis en place par Novès et son staff lors du dernier tournoi, la défense, la conquête, la discipline. Tout !

Et tout est parti en moins d’une demi-heure !

Les Bleus se sont jeté sur les tuniques sud-africaines sans regarder la qualité de chaque ballon qu’ils touchaient. Peu fringants, ils ont brillé par leur indiscipline, les plaquages manqués, les impacts subis, les fautes de main à répétition, le manque d’inspiration et de réussite au pied.

Une seule action à la 25ème minute nous a tenu en haleine (de qualité) sur quelques temps de jeu, à deux mètres de l’en-but sud-africain. Mais Plisson gâchait cette seule occasion d’essai par une passe au pied hasardeuse qui n’aboutira nulle part.

Puis les petits gars naïfs de Guy Novès sont passés à la caisse, les bras chargés de pénalités de la marque Jantjies et d’un essai signé Kriel.

« Ça vous fera 13 zéro, s’il vous plaît ! »

Une affaire, quand on voit la possession des locaux sur la première période. Il faudra une action lumineuse de Huget et un rebond favorable pour que Chavancy remette les siens dans la partie, juste avant la pause. La mi-temps se soldait par un 16-7 heureux, après une nouvelle réalisation de l’ouvreur springbok Jantjies, excellent distributeur des actions sud-africaines.

En seconde période, on a cru que les Bleus allaient enfin ouvrir les yeux et leur jeu quand, sept minutes après le retour des vestiaires, Serin remplaçait Machenaud et allait remettre nos Bleus sur la voie de la révolte.

Les trois-quarts français, bien servis et bien en jambes, accéléraient enfin et offraient, dix minutes plus tard, l’occasion au demi-de-mêlée bordelais de tromper la défense adverse sur sa ligne, feintant une passe pour marquer tout seul. Fabuleuse roublardise ! La transformation de Plisson mettait alors le XV de France à deux points des Springboks (16-14).

C’était sûr, ça allait être une bonne affaire cette sélection en promo !

Sauf qu’à l’heure de jouer pour passer devant, le jeu français allait se déchirer sur un mauvais geste, une mauvaise idée de Dulin qui, pris par surprise sur un coup de pied rasant de Jantjies jusque dans l’en-but tricolore, sortait volontairement le ballon de la main, empêchant Skosan d’inscrire le deuxième essai local, imparable.

L’arbitre accordait logiquement un essai de pénalité avec la double peine du carton jaune qui déstabilisera l’équipe de France sur la touche suivante dans son camp. Le demi de mêlée, Cronje, en fond de touche surprenant tout le monde pour aller marquer tout seul sans opposition et alourdir la note du XV de France (28-14).

La fin de match ne sera qu’humiliation d’un côté, impuissance de l’autre, Serfontein ajoutant un quatrième essai dans ce qui aurait dû être un match serré et qui est devenu un festival inespéré. Parce que cette équipe des Springboks était, certes, séduisante, mais en rien insurmontable ou impressionnante. Seulement côté tricolore...

il n’y avait plus rien en stock dans tous les rayons de jeu !

Les Bleus ont montré des lacunes physiques et mentales pour revenir quand ils le pouvaient en seconde période. Mais comment s’en étonner, après une saison aussi harassante et une finale intense, il y a à peine six jours, qui privait le XV de France des finalistes avec des joueurs cadres qui ont fait cruellement défaut comme Guirado, Iturria ou Lopez.

Cette tournée d’été est chaque saison une mascarade, à moins qu’elle ne soit le prétexte de faire le ménage dans ce groupe France... pour une liquidation définitive de certains joueurs (Maestri, Atonio, Machenaud...), voire peut-être même du sélectionneur et de son staff.

  

Les résultats des autres matches ce week-end

  • Australie – Fidji                     37-14
  • Japon – Roumanie                  33-21
  • Italie – Écosse                       13-34
  • Argentine – Angleterre           34-38     (un match épique paraît-il)
  • Etats-Unis – Irlande               19-55
  • Canada – Géorgie                   0-13

La tournée des Lions britanniques et irlandais

  • Auckland Blues – Lions     22-16   (mercredi)
  • Crusaders – Lions                3-12   (samedi)

à venir 3 chocs contre les Highlanders (mardi 13/6), les Maoris Néo-Zélandais (samedi 17/6) et les Chiefs (mardi 20/6)

avant les 3 tests-matches contre les All-Black, les samedis 24/6, 1/7 et 8/7.

 

Coupe du monde des U20 … Poule C

Jeudi 8 juin :        France – Géorgie                          54 – 0

                           Argentine – Afrique du Sud         14 – 72

Tous les résultats >>

Une demie heureuse !

Les Bleuets ont livré le match attendu face à une modeste équipe géorgienne. Ils n’ont laissé aucune chance, pas plus que de point, aux hôtes de cette coupe du monde, écrasés 8 essais à rien, par Couilloud (3), Boniface (6), Mauvaka (12), Jalibert (37), Decron (49), Tolofua (53) et Roumat (65).

Les Bleuets restent invaincus mais deuxièmes, un point derrière les Sud-Afs qui ont atomisé les Pumas. Ils sont néanmoins qualifiés pour les demi-finales en tant que meilleurs deuxièmes devant l’Irlande et l’Australie, battue sur le fil par l’Angleterre (20-19). Les Français rencontreront les All-Blacks pour un défi de taille.

Classements finaux par poule (qualifiés en gras, points entre parenthèses) :

Poule A : Angleterre (14), Australie (10), Pays de Galles (6) et Samoa (1)
Poule B : Nouvelle-Zélande (15), Ecosse (9), Italie (6) et Irlande (2)
Poule C : Afrique du Sud (12), France (11), Argentine (6) et Géorgie (0)

 

Au programme des demi-finales, le mardi 13 juin :

  • Angleterre – Afrique du Sud   (16h)
  • Nouvelle-Zélande – France   (18h30)

Finale, le dimanche 18 juin (16h).

 

La semaine prochaine…

La fessée continue…

Après une belle première claque sur le jeu gauche de ce XV de France, on espère ne pas en prendre une seconde sur le jeu adroit des titulaires de retour.

Sinon il y a toujours le second test entre les Pumas et le XV de la Rose pour nous tenir en haleine, ou encore l’opposition entre Wallabies et Calédoniens pour nous fairerevivre le quart de finale de la dernière coupe du monde.

A suivre samedi 17 juin :

  • Fidji – Italie, 4h30
  • Australie – Écosse, 7h
  • Japon – Irlande, 7h
  • Tonga – Pays de Galles, 7h30
  • Afrique du Sud – France, 17h
  • Argentine – Angleterre, 21h15
  • Canada – Roumanie, 23h
  • Etats-Unis – Géorgie, 1h (dimanche)

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08 juin 2017

Champions Cup - Saison 2017-2018

À tirage de revanches !

Ce jeudi 8 juin, le tirage au sort des poules de la Champions Cup a livré son verdict :

Tableau Champions Cup 2017-18

Deux équipes françaises auront l'occasion de saisir leur revanche face à leurs bourreaux de poule ou de finale.

C'est d'abord le cas du Racing qui pourra faire meilleure figure et remettre les pendules à l'heure face au Munster dans une poule très relevée avec un Castres Olympique qui aura aussi une carte à jouer. 

C'est ensuite le cas de Clermont, malheureux finaliste, qui pourra en découdre à nouveau face au champion en titre, et se permettre (qui sait) de l'éliminer des phases finales, comme il avait su faire avec le Leinster, à une autre époque. Mais que cette poule fait peur avec la présence des Saints et des Ospreys. Tout sauf une partie de plaisir !

Autre mals tombés, Montpellier et La Rochelle, qui auront droit à la crème du rugby outre-Manche dont ils pourraient faire une indigestion de poule au (pas de) pot.

Quant à Toulon, la voie semble royale, avec la seule équipe italienne de la compétition... difficile de faire plus facile !

 

Du côté de la Challenge Cup, ça promet aussi, voyez par vous-même :

Tableau Challenge 2017-18

 

Cette année les finales auront lieu en Espagne,

les 11 et 12 mai 2018

dans le stade tout neuf de l'Athletic Club de Bilbao.

 

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