L E S B R E V E S D O V A L I E . C O M - l'Hebdo du Rugby par Antonio -

22 octobre 2018

Les brèves d'Ovalie - Edition n°325

Du rugby 4 étoiles !

CHAMPIONS CUP... 2ème journée                    Toulouse – Leinster     28 – 27

Médard, étoile filant dans l'en-but

Deux constellations au zénith de l’Europe

Les deux plus grands palmarès européens s’affrontaient ce dimanche à Ernest-Wallon.  

Le Toulouse des premiers titres (1996, 2003, 2005 et 2010) recevait le Leinster des suivants (2009, 2011, 2012) et surtout du dernier (2018), un champion en titre invaincu depuis avril 2017 et cette défaite en demi-finale contre Clermont.

De quoi nous mettre des étoiles plein les yeux !

Et cela n’a pas manqué pour qui ne s’égarait pas dans le ciel bleu toulousain mais restait attentif dès l’entame à ce qui se passait sur le pré.

Car dès la première minute, Ramos concrétisait au pied la première avancée des locaux. 3-0, puis 6-0 en moins de cinq minutes, le ballon telle une étoile filant entre les perches adverses.

Toulouse brillait, multipliant les temps forts, éclipsant la défense dublinoise dans l’obscurité de ses fondamentaux. Quand Médard, à la 12ème minute concluait une belle course du capitaine Marchand, boosté sans doute par sa première sélection en Bleu.

Même si Ramos manquait la transformation, l’arrière toulousain allait se rattraper sur la pénalité suivante pour afficher un inattendu 14-0 face au tenant du titre qui avait humilié les Wasps la semaine passée.

Mais l’éclaircie, trop belle en plein mois d’octobre, allait s’estomper au fur et à mesure que les nuages irlandais avançaient dans les 22 toulousains, à une vitesse bien supérieure. Sexton passait les trois premiers points, puis trois autres jusqu’à ce qu’un essai d’O’Brien assombrissent la domination locale, ramenant les visiteurs à une longueur des Haut-Garonnais.

Mais le vent en poupe de ces Toulousains à la constellation de conquête, d’engagement, de relances et de culot retrouvés, allait balayer le ciel des cumulus celtes au ballon porté, et nous offrir un éclat de génie dans le ciel d'Ernest-Wallon. Tolofua mystifiait deux Irlandais avant de passer à Guitoune qui fixait un dernier défenseur pour le déborder en un tchik tchak époustouflant jusqu’à l’en-but.

Toulouse reprenait le large 21-13, juste avant la pause, après une première période d’une clarté éblouissante d’intentions. Seulement, au retour des vestiaires le quadruple champion d’Europe déploya sa constellation de jeu de conquête, tout en maitrise et puissance, pour assombrir en quinze minutes le tableau d’affichage local.

Un essai de Ryan puis de Cronin et les visiteurs menaient à leur tour 27-21, sûrs de leur force pour tenir jusqu’au coup de sifflet d'une nouvelle victoire.

Mais c’était sans compter la fougue de l’enfant prodige, à son meilleur niveau après sa longue blessure. Dupont faisait son entrée, prodiguant des ballons à ses avants comme ses trois-quarts pour une reconquête du camp adverse digne de la guerre des étoiles.

Le match a changé de configuration, Huget, Guitoune, tour à tour se retrouvaient en situation de faire marquer, mais les fautes de main gâchaient les munitions. Quand le sauveur de la semaine dernière allait de nouveau faire parler de lui. Médard héritait d’un ballon en or de Madaule pour éliminer les derniers adversaires et aplatir le troisième essai toulousain, permettant alors à Ramos de repasser enfin devant avec la transformation.

Les dix dernières minutes n’échapperont pas aux locaux, vaillants et la main sur le ballon pour décrocher la une au firmament d'un exploit retentissant dans cette coupe d’Europe.

Le champion est tombé !

Le ciel se redessine dans cette poule 1, comme sur le continent, Toulouse en tête, le Leinster juste derrière, car les deux autres protagonistes n’ont pas su se départager (35-35), dans un match apparemment aussi somptueux, avec 5 essais de part et d’autre et pas une pénalité. Waouh !

 

Les autres poules en bref...

Poule 2     Castres (2) – Exeter (4)             29 – 25         
               Munster (1) – Gloucester (3)       36 – 22

Un champion de France incroyable

Les Castrais n’en finissent pas de nous étonner, en TOP 14 comme en Coupe d’Europe. Menés 14-0 en quatorze minutes, ils reviennent dans le match jusqu’à reprendre la main à 19-14, par un essai de Vialelle et le pied de Dumora.

Puis soudain, le CO voit rouge, les Anglais égalisent juste avant la pause, avec un troisième essai. Mais les locaux reviennent plus forts et déterminés des vestiaires et, par Mafi puis le pied de Le Bourhis, reprennent les commandes d’un match qu’on voyait déjà perdu, en infériorité numérique.

Castres n’est jamais aussi fort que quand il est blessé dans son orgueil et dans sa chair, agressif en défense et opportuniste à la moindre occasion. Exeter l’a appris à ses dépens.

Dans l’autre match, le Munster (favori) avance sereinement dans sa poule, juste devant les Français. Le double affrontement de novembre promet d’être aussi alléchant que décisif pour la qualification.

 

Poule 3     Saracens (1) – Lyon (4)              29 – 10         
               
Cardiff (3) – Glasgow (2)             12 – 29

Un Lou mangé tout cru

Les Lyonnais découvrent la grande coupe d’Europe et apprennent de défaite en défaite.

Face aux expérimentés et agressifs chasseurs anglais, on ne donnait pas cher de la peau du Lou. Les Sarries ont traqué et tué la bête, sans forcer, juste ce qu’il fallait pour accrocher la tête d’un premier bonus offensif au mur du classement.

Lyon n’a plus qu’à se tourner vers un TOP 14 qui lui veut bien moins de mal. Au contraire.

 

Poule 4     Racing 92 (1) – Ulster (3)        44 – 12         
               
Leicester (2) – Scarlets (4)         45 – 27

France 2 – Irlande 0

Les Racingmen, comme les Toulousains, ont remporté leur duel face à une autre équipe irlandaise, prétendante au titre. Après un début de match difficile, Russel et les siens ont remis leur bleu ciel-et-blanc de chauffe pour renverser la vapeur dans un stade acquis à leur cause. En deux temps et cinq mouvements, par Iribaren puis Lauret en première période, puis Ihmoff, Thomas et Zebo en seconde, le Racing a dominé son adversaire au pied et de la tête, décrochant une seconde victoire et un bonus offensif qui placent le club francilien aux commandes de sa poule.

Le Leicester se place stratégiquement juste derrière après sa première victoire (bonifiée) face aux Gallois.

 

Poule 5     Édimbourg (2) – Toulon (4)                 40 – 14
                Newcastle
(1) – Montpellier (3)        23 – 20

Les pieds dans le tapis

Rien ne va plus, dans cette poule 5, où les Toulonnais n’existent toujours pas et où les Montpelliérains se tirent une balle dans le pied en laissant échapper une victoire qu'ils tenaient dans les derniers instants.

Dix minutes de jeu supplémentaire pour des Anglais, 45 phases de pick-and-go pour l’essai de la gagne des locaux, déjà heureux à Mayol la semaine passée. Décevant pour des Montpelliérains, auteurs d’un seul essai par Willemse, incapables de se mettre à l’abri plus avant, trop concentrés sur leur défense, sans grandes velléités offensives en dehors d’un pack puissant et du pied de Pienaar.

Si rien n’est perdu pour le MHR, le RCT, lui, peut se concentrer sur son maintien en TOP 14. Je ne commenterai même pas son non-match à Édimbourg. Une calamité de plus.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >> 

 

En ce qui concerne la Challenge Cup, vous trouverez également tous les résultats sur le site officiel de l’EPCR.

Clermont et La Rochelle dominent, Bordeaux et Perpignan se neutralisent, Agen, Grenoble et Pau réagissent tandis que Paris se tire une deuxième balle dans le pied.

 

Le TOP 16 des Féminines... 5ème journée.

Poule 1
Rennes (5) – Villelonguet (7)      75 – 7
Blagnac
(2) – Rouen (8)              90 – 0
Paris
(3) – ASM Romagnat (4)    5 – 5
Montpellier
(1) – Lons (6)           54 – 3

Poule 2
Lille (4) – Tarbes (8)                   29 – 13
Bayonne
(2) – Caen (7)              69 – 0
Bordeaux
(6) – Bobigny (5)       14 – 24
Toulouse
(1) – Grenoble (3)      (reporté au 23/12)

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Montpellier et Blagnac se détachent dans la poule 1 quand Rouen et Villelonguet sont sèchement écartés de cette compétition d’élite.

Dans la poule 2, Toulouse mène la danse quand Bayonne et Grenoble jouent les premiers outsiders. Caen et Tarbes ne parviennent toujours pas à se hisser au niveau.

Tous les résultats et classements >>

 

La semaine prochaine…

Le TOP 14 revient avec des ambitions…

Entre des dauphins à la course pour rattraper Clermont, des exclus du TOP 6 morts de faim pour y refaire leur place et un Toulon embarqué malgré lui dans la course au maintien, la 8ème journée du championnat de France promet de belles confrontations engagées avec de la sueur et des larmes.

Au programme*  à partir de samedi 27 octobre :

  • Clermont – Castres, à 14h45 : duel de champions
  • Agen – Grenoble, à 18h : chassé-croisé dans la course au maintien
  • Perpignan – Toulouse, à 18h : gagner, enfin ?
  • Racing 92 – Pau, à 18h : revenir dans le TOP 6
  • Stade Français – Montpellier, à 20h45 : qui premier dauphin ?

Puis dimanche 28 octobre :

  • Bordeaux – Lyon, à 12h30 : un peu plus près de toi
  • Toulon – La Rochelle, à 16h50 : Collazo reçoit son ex

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du TOP 16 féminin,

Retrouvez ici le programme de la prochaine journée : >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

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15 octobre 2018

Les brèves d'Ovalie - Edition n°324

Un jour avec, un jour sans

CHAMPIONS CUP... 1ère journée                        Bath – Toulouse     20 – 22 

                                                   Toulon – Newcastle     25 – 26

Jour noir pour Toulon

Rouge et noir, perd et manque !

Dimanche, il ne faisait pas bon jouer au rugby pour nos clubs français, alors que samedi tout leur souriait, à l’image de nos deux meilleurs représentants multi étoilés du circuit européen, en rouge et noir.

Rien ne va plus pour les Toulonnais, déjà empêtrés dans les dettes de jeu au casino du TOP 14. Avec les meilleures cartes en mains, encore une fois, les hommes de Collazo ont joué une partie de poker à l’envers face à des Anglais opportunistes qui n’en demandaient pas tant.

Pourtant, moins de trente secondes après leur entrée sur la pelouse de Mayol, les Toulonnais marquaient les premiers points et les esprits avec un essai bien senti de Taofifenua. À peine dix minutes et Trinh Duc portait l’avance à dix longueurs, de quoi voir venir sereinement la partie avec d’aussi belles intentions et un Savea en jambes.

Et puis Toulon retombait dans ses travers, brouillon, maladroit, faible en touche, et surtout très indiscipliné, offrant à Hodgson autant d’occasions de faire le retard des siens, et même à Cooper de concrétiser une série de pick and go devant la ligne d’en-but varoise. Menés 16-10, les Français allaient trouver la faille par Lakafia, suite à un ballon porté tout en puissance, sans que Trinh duc ne transforme l’essai pour repasser devant à la pause.

Au retour des vestiaires, malgré un petit point de retard, on sentait les locaux en passe de renverser cette équipe anglaise, certes vaillante, mais tout de même modeste. Seulement les Rouge et Noir continuaient de jouer à l’envers, multipliant les fautes grotesques, offrant tous les points à l’adversaire dont un essai de pénalité, suite à un plaquage haut, sanctionné en plus d’un carte jaune pour Ikpefan. En fin de rencontre, Savea laissait de nouveau ses coéquipiers à quatorze et avec un point de retard alors que Guirado avait permis juste avant aux siens de reprendre l’avantage.

Rien ne va plus, je vous disais, chez ces joueurs qui ont perdu tout sens du collectif, à l’image de ces imbroglios sur le terrain entre le choix du capitaine de chercher une penal-touche ou celui de l’ouvreur de tenter la pénalité qu’il sentait bien.

Au final Toulon perd encore à domicile et se tire déjà une balle dans le pied pour démarrer sa campagne européenne.

Samedi, les Français avaient la baraqua sur les terrains outre-Manche, à l’instar des Toulousains, tout heureux de l’emporter à Bath.

L’arrière anglais, Burns, aurait dû être le héros de ce match, avec vingt points à son actif si seulement il avait plutôt pensé à aplatir un essai tout fait au lieu de sourire pour la photo de son sacre, à cinq minutes du terme. Seulement Médard surgissait en embuscade et éjectait le ballon des mains de l’Anglais qui, tel un dé, retombait sur la mauvaise farce de l’arrière français, devenu ce héros malgré lui.

Médard avait déjà ouvert la voie vers cette victoire en inscrivant le premier essai du match à la huitième minute avant que Roberts et Burns ne calment sa joie et ne reprennent  les commandes de la partie.

Il faudra attendre l’heure de jeu et le deuxième essai de Guitoune, en supériorité numérique après le carton jaune d’Ellis, pour que Toulouse repasse devant et tienne ce score jusqu’au bout presque miraculeusement.

Le Racing 92 aura la même réussite chez les Scarlets (13-14), au bout du suspense.  Tandis que les Montpelliérains, à domicile, ont été heureux d’avoir marqué trois fois en première période, les Écossais les laissant fanni en seconde (21-15).

Dimanche, le Lou et le CO n’ont pas eu de chance. Les Lyonnais n’ont pas résisté bien longtemps, chez eux, contre Cardiff pour leur première (21-30). Quant aux Castrais, ils n’ont pas réussi à revenir face aux saignants rosbifs de Gloucester (19-14).

Tous les résultats officiels du week-end >> 

 

En ce qui concerne la Challenge Cup, vous trouverez également tous les résultats sur le site officiel de l’EPCR.

La Rochelle et Clermont cartonnent, les autres déjà abandonnent.

 

La semaine prochaine…

L’Europe poursuit son tour de chauffe.

Et ça chauffe déjà pour certains de nos frenchies. À Lyon, comme à Toulon, le prochain déplacement peut coûter cher.

Toulouse et le Racing 92 auront l'occasion de montrer ce qu'ils valent face à ce qui se fait de mieux en Irlande.

 

Au programme*  à partir de samedi 20 octobre :

  • Castres – Exeter, 14h : tenter d’exister
  • Munster – Gloucester, poule 2
  • Édimbourg – Toulon, 16h15 : exploit obligé
  • Poule 5 de Montpellier
  • Racing 92 – Ulster, 18h30 : l’heure de vérité
  • Leicester – Scarlets, poule 4
  • Saracens – Lyon, 18h30 : sauve c’que j’peux !
  • Cardiff – Glasgow, poule 3

Puis dimanche 21 octobre :

  • Newcastle – Montpellier, 14h : peut mieux faire
  • Poule 5 de Toulon
  • Toulouse – Leinster, 16h15 (FR2) : l’heure de vérité 2
  • Wasps – Bath, poule 1

 Calendrier complet de tous les matches >>

 

S’agissant de la Challenge Cup et les 8 autres clubs du TOP 14, veuillez consulter le site officiel de l’EPCR qui vous en détaillera le programme.

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de BeIn Sports

 

Du côté du TOP 16 féminin,

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07 octobre 2018

Les brèves d'Ovalie - Edition n°323

Promu relégué de classe...

TOP 14... 7ème journée                        Montpellier – Toulon     29 – 17 

"C'est mon ballon ! ... _ Bouge de là, petit !"

Toulon joue les cancres !

À regarder le fond de classement, au milieu du GAP, le trio Grenoble-Agen-Perpignan promis à la relégation, le triple champion d’Europe fait tache, à une semaine d’entamer une nouvelle campagne européenne en terre anglo-saxonne.

Et ironie du sort, c’est dans la poule de ces mêmes Montpelliérains, vainqueurs ce week-end, que les Toulonnais vont tâcher de relever leur niveau, au ras des pâquerettes depuis le début de saison.

À qui la faute ? ... Les joueurs, Collazo ?

D’après la barbe parlante à queue de cheval du Canal Rugby Club, le néo-manager varois ne saurait pas communiquer avec ses joueurs. Il gueulerait trop, assène Chabal, ce qui serait la cause du manque de confiance sur le terrain. Allons bon !

Les derniers champions du monde dénichés par le président toulonnais, Savea, Messam, seraient-ils en « or » de verre, plus fragiles que du cristal ? Alors, silence…

C’est donc sur la pointe des pieds que sont entrés les visiteurs sur le pré de l’Altrad Stadium dimanche après-midi, sans ouvrir le score durant une demi heure avant le premier essai d’Ikpefan, en exploit personnel, bien servi par la paire de centres varoise remuante qu’ont constitué Trinh-Duc et Pietersen.

Pour le reste de la première période, les locaux ont ouvert leur gueule, eux, bien en grand pour avaler deux essais bien ficelés par Fall puis Nagusa, après avoir perdu leur star sud-africaine Goosen à l’ouverture sur un essai refusé.

Ce gros coup dur n’a pas empêché les Cistes de repartir tambour battant, au retour des vestiaires, interceptant un ballon heureux qui retombait dans les mains de Serfontein pour le troisième essai local. Un essai à l’image des intentions toulonnaises, Belleau balle en main, ne sachant comment se débarrasser du ballon à défaut de lancer une attaque.

Picamoles sonnait une quatrième fois les cloches des stars varoises, pour un bonus offensif presque trop facile, comme pour Clermont la semaine passée.

Néanmoins le banc du RCT apportera une maigre  consolation avec l’essai de Meric sur une attaque de Savea, relayée par l’inspiré Trinh-Duc.

Pas de quoi sauter au plafond !

Juste d’enlever le bonus offensif aux Montpelliérains qui se mordront les doigts d’avoir relâcher l’étreinte en fin de match. Cela ne les empêche pas de grimper à la quatrième place, à cinq points du leader.

Quant au RCT, rien ne va dans son jeu, aussi brouillon et inefficace que son effectif se veut fantastique aux yeux de son président.

En attendant de faire illusion dans la prestigieuse compétition européenne, le triple champion d’Europe pointe aux portes de la relégation.

 

Les autres matches en bref...

La Rochelle (9) – Clermont (1)           16 – 12

Tombé du ciel !

Clermont n’a pas eu de chance dans ce match. Après une première période en demi-teinte, ponctuée de fautes converties en points par West, le leader a cru reprendre la partie en main dès le retour des vestiaires avec ce premier essai de Penaud, revenant à 9-5.

Seulement d’un coup, le ciel lui est tombé dessus, une pluie diluvienne, en plus des Rochelais, des ballons des mains et surtout monsieur Cayre qui a vu des attentats partout, infligeant pas moins de 3 cartons aux Jaunards, dont un rouge, tombé du ciel.

En infériorité numérique jusqu’au bout, et pas vraiment aidé quand les fautes locales restaient impunies (plaquages hauts et mêlées rochelaises douteuses), c’était un peu trop pour le leader. Trop d’indiscipline, certes, mais à qui la faute, à 12 contre 14. Le match tournait au grotesque, laissant la place aux Maritimes de creuser l’écart avant que la hargne des Clermontois ne leur offre un second essai pour arracher le bonus défensif.

Pas brillants, les 31 acteurs sur le pré, c’est le moins qu’on puisse dire.

Castres (5) – Stade Français (2)         9 – 14

Paris bluffant

Après sa défaite à domicile dans le derby parisien, le Stade Français a bluffé tous les pronostics en allant cueillir à son tour le champion de France sur ses terres.

Un match propre, pour ne pas dire parfait, mené par un Plisson impeccable au pied, pas comme la semaine passée, permettant aux siens de mener 9-0 à la pause.

La seconde période sera une gestion parfaite des visiteurs, agrémentée d’un essai assassin, dès l’entame, par Arias, présageant une fin heureuse.

Paris, comme Clermont, impressionne de maitrise dans ce TOP 14.

De bon augure pour notre XV de France quand on sait que ces deux clubs sont un vivier d’internationaux et, qui plus est, ne joueront que la Challenge Cup avant la prochaine tournée et la coupe du monde.

Racing 92 (7) – Lyon (3)                   13 – 19

Une fâcheuse habitude

Comme l’an dernier le Lou s’est senti chez lui dans l’arène des Racingmen, obligés de courir après leur bête noire pour calmer leurs ardeurs.

D’autant que le vieux loup à l’ouverture qu’est Beauxis a su tirer profit de chaque situation pour creuser l’écart au pied et offrir le premier essai du match à Gil.

Les Franciliens, menés 16-6 à la pause, ont tout tenté pour revenir, touchant enfin l’en-but par l’incontournable chasseur Zebo. Mais les Lyonnais ont tenu bon jusqu’au bout pour repartir une nouvelle fois des terres parisiennes avec une précieuse victoire. 

Toulouse (6) – Agen (13)                   10 – 0

Un derby sous l’eau

À Ernest-Wallon, la pluie a contrarié les intentions des deux meilleurs ennemis du rugby garonnais qui ont montré de l’envie, de l’engagement mais sans pouvoir concrétiser leurs actions, en dehors du seul essai de Bezy en première période, complétée d’une pénalité et d’une transformation de Holmes.

Les Agenais n’ont jamais fermé le jeu, ni lâché, comme à leur habitude, faisant souffrir les coéquipiers de Dupont qui faisait son retour après huit mois d’absence.

Une victoire finalement compliquée pour les Toulousains après leur défaite à domicile face à l’autre voisin tarnais.

Le déplacement à Bath samedi prochain s’annonce aussi pénible.

Grenoble (11) – Bordeaux (8)             28 – 25

Et de deux !

Grenoble tient sa deuxième victoire de la saison, construite en première mi-temps grâce à trois essais de Laterre, Fifit et Fourcade avant de contenir le retour des Girondins qui parviennent à égaliser en deuxième, en nombre d’essais mais pas en points.

Les Isérois ont eu chaud et peuvent savourer ce succès qui les éloignent gentiment de la dernière place dans laquelle les Catalans sont empêtrés depuis le début de la saison.

Pau (10) – Perpignan (14)                   12 – 9

Au pied levé…

La Section s’en est remis à son buteur (suppléant de Slade), Halstoy, pour venir à bout d’une équipe de Perpignan courageuse mais toujours pas récompensée, Jackson échouant à une pénalité près dans le duel que lui proposait son homologue palois.

La quinzaine européenne va faire du bien au club catalan qui va pouvoir se ressourcer et préparer la réception de Toulouse, en faisant certainement l’impasse sur ses deux prochains matchs du Challenge.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

Les résultats du IV Nations... 6ème journée.

Afrique du Sud – Nouvelle-Zélande        30 – 32

Argentine – Australie                               34 – 45

Le titre oui…et l’honneur sauf

Les All Blacks ont tout donné, le titre en poche avant la rencontre, pour laver leur honneur contre ces Springboks qui les avaient surpris chez eux à Wellington, souvenez-vous lors de la quatrième journée (34-36).

Il a fallu attendre la dernière minute et un quatrième essai par Savea (pas Julian, mais son frère Ardie) pour prendre leur revanche et l’emporter, du coup avec le bonus, sur les terres sud-africaines.

Pourtant la domination était locale, les Springboks ayant toujours marqué les premiers, que ce soit au pied par Pollard en première période avant que Barrett n’égalise avant la pause, ou par des essais avant que les All Blacks n’en rajoute un de plus sur le fil.

Rageant mais sans conséquence au classement pour les Sud-Africains qui étaient voués à la deuxième place quels que soient les résultats.

Dans l’autre rencontre, l’enjeu était aussi important pour les Pumas qui rêvaient de ne pas occuper pour la première fois la dernière place de la compétition.

Ils y ont cru à la pause, après avoir mené 31-7, trop peut-être, après ce festival d’essais, bonus à la clé qui n’était malheureusement pas encore la clé de la victoire. Car les Wallabies se sont réveillés en seconde période, monstrueusement, infligeant un terrible 38-3 aux locaux.

Plus qu’une défaite, une totale désillusion qui stoppe net l’élan argentin insufflé par Ledesma et le rêve de voir plus grand à un an de la coupe du monde.

 

La semaine prochaine…

L’Europe paye sa tournée … d’Heineken !

Regrettant l’ancienne formule, appelée « H Cup » avec un grand H comme l’initiale de la grande marque batave de bière, à faire pâlir d’amertume le Géant avec un grand G de la stout mondiale, l’EPCR a procédé au naming adéquat pour satisfaire son sponsor numéro un.

La Champions Cup redeviendra donc « Heineken Champions Cup », qu’on se le dise et que je vous l’écrive !

Un tour de passe-passe qui ne change rien à la formule actuelle qui consiste à opposer 20 équipes en 5 poules tout en favorisant les Anglais, ni vu ni connu mais bien réel.

Au programme*  à partir de samedi 13 octobre :

  • Bath– Toulouse, 14h : prendre des points à tout prix
  • Leinster – Wasps, poule 1
  • Montpellier – Édimbourg, 16h15 : ne pas se rater
  • Poule 5 de Toulon
  • Scarlets – Racing 92, 18h30 : un coup à faire
  • Ulster – Leicester, poule 4

Puis dimanche 14 octobre :

  • Gloucester– Castres, 14h : première épreuve pour notre champion
  • Exeter – Munster, poule 2
  • Lyon – Cardiff, 14h : pour le plaisir d’une première
  • Glasgow – Saracens, poule 3
  • Toulon – Newcastle, 16h15 (FR2) : se lancer, enfin !
  • Poule 5 de Montpellier

 Calendrier complet de tous les matches >>

 

S’agissant de la Challenge Cup et les 8 autres clubs du TOP 14, veuillez consulter le site officiel de l’EPCR qui vous en détaillera le programme.

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de BeIn Sports

 

Du côté du TOP 16 féminin,

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30 septembre 2018

Les brèves d'Ovalie - Edition n°322

Comme à la maison

TOP 14... 6ème journée                        Toulouse – Castres     22 – 26

          Stade Français – Racing 92     16 – 17        Perpignan – Montpellier     20 – 23

Les entrées de Kockott et Tulou changèrent tout

Quand les voisins ont le double des clés

Ce week-end, dans le cadre de la sixième journée du TOP 14, la LNR a organisé sa fête des voisins avec pas moins de six derbys sur sept rencontres, un record.

Seule la soirée à Clermont faisait thème et bande à part en recevant les lointains Toulonnais, aussi bien géographiquement que sportivement (à lire plus bas).

Dans les autres stades, à Lyon, Bordeaux, Agen, Perpignan, Paris et Toulouse, la fête battait son plein avec des voisins plutôt bien élevés, comme chez les deux premiers, qui savent se tenir quand on leur dit poliment :

« Mettez vous à l’aise, faites comme chez vous ! »

Par contre, chez les autres, c’est pas tombé dans l’oreille de sourds, les visiteurs en profitant pour dérober l’argenterie de la victoire pendant que leurs hôtes avaient la tête ailleurs, ou tournée vers les lauriers du jardin, pour certains.

Pourtant les Toulousains étaient prévenus puisque les Tarnais leur avaient déjà fait le coup, les quatre saisons précédentes.

Les champions de France l’ont encore joué fine, tout sourire en début de match, serrant les mains et les fesses pendant que les Hauts-Garonnais assuraient le service d’un jeu léché et efficace en première période.

Une échappée de Bezy plein axe puis une contre-attaque de cent mètres pour Médard, et les locaux pouvaient danser la carmagnole à la pause avec douze points d’avance, d’autant qu’au retour des vestiaires, N’Tamack en rajoutait une troisième louche, synonyme de bonus offensif et de soirée réussie (22-3).

Oui mais voilà, la fête n’était pas finie et les visiteurs toujours sur place.

En vingt-cinq minutes, les champions de France allaient balayer le terrain comme on ratisse les plans de table à la recherche du moindre mets à se mettre sous la dent.

Urios faisait entrer les morts de faim et pique-essais que sont Kockott et Tulou, ce dernier en avalant deux tout rond en dix minutes à peine. Urdapilleta se chargeait, lui, d’enquiller les points, ni vu ni connu, et de mettre un drop en or dans sa poche, en toute fin de partie.

Le maître de maison laissait ainsi filer l’invité malpoli avec la victoire, et un point de bonus défensif en travers de la gorge…

Pour une nouvelle défaite reçue cinq sur cinq.

A Jean-Bouin, dimanche après-midi, sous un beau soleil, le Stade Français se serait presque cru à un thé dansant en bord de Seine.

Tout avait plutôt bien commencé pour le club parisien, une valse des trois-quarts bien emmenée par Steyn et conclue par son ailier Hamdaoui au quart d’heure de jeu. Paris menait 10-3 dans son rythme, trois temps.

Le temps suivant voyait la réaction de son voisin à l’ouverture, Russel, qui lui marchait sur le pied, le rustre, et offrait un tour dans l’en-but parisien à son centre, Vakatawa pour l’essai francilien.

Menés d’un petit point au retour des vestiaires, le troisième temps reprenait avec la même valse des buteurs, souriant cette fois à Steyn. Paris menait 16-14. Seulement à l’heure de jeu, deux faits divers allaient gâcher la fête parisienne.

Le premier était un coup de poing stupide de Camara qui donnait l’occasion à Russel de reprendre les commandes de la partie en supériorité numérique et au score (16-17), le second le remplacement de Steyn par Plisson qui manquait par deux fois l’occasion de redevenir maître des lieux.

Le voisin avait la clé du match dans sa poche.

Il lui a suffi d’enfermer son hôte à double tour dans son propre camp et se servir en touches, comme dans les rucks pour le pousser à la faute.

Victoire logique du Racing qui revient à une longueur de Paris, sur la troisième marche du podium à hauteur de Castres.

Enfin, à Aimé-Giral, c’est le scénario inverse qui s’est produit.

On a cru que les voisins héraultais allaient saccager la table des velléités catalanes et repartir repus avec un bonus offensif.

Après deux essais des visiteurs en première période et un score aisé de 13-6, il aura fallu attendre les cinq dernières minutes et une bataille acharnée pour que les Catalans répliquent avec deux actions fructueuses qui les ramenaient à trois points d’une équité heureuse.

Seulement les hommes de Cotter ont tenu bon et ont privé leur hôte des festivités tant espérées d’une première victoire.

Montpellier entre pour la première fois dans le TOP 6, excluant Toulouse, un point derrière.  

 

Les autres matches en bref...

Agen (12) – Pau (10)                               25 – 28

Même scénario

Comme à Perpignan, les Agenais ont espéré une égalisation en fin de match qui n’est pas venue après avoir été menés par plus pragmatiques qu’eux.

Les Palois ont toujours frappé les premiers, laissant Agen courir après le score, en vain.

Trois essais partout dans un match tendu, engagé mais à suspense.

Bordeaux (7) – La Rochelle (9)             34 – 22

Poliment

Le voisin rochelais s’est bien tenu à la table de Chaban-Delmas.

Pendant une mi-temps il a d'abord laissé son hôte se servir (quatre essais avec tout ce qu’il avait envie de manger), avant de grignoter poliment deux essais à son tour en seconde période.

Les deux voisins se sont quittés amicalement, sans se froisser mutuellement, les Bordelais tout contents d’être à hauteur de points du TOP 6.

Lyon (5) – Grenoble (13)                        34 – 6

Sans vouloir déranger

À Grenoble on sait sortir sans faire de bruit.

Là, c’était un peu exagéré, même pas un essai à se mettre sous la dent, juste deux pénalités picorées, comme si le jeu proposé par les Lyonnais ne leur avait guère ouvert l’appétit. Pas très poli ça !

Par contre les locaux ne se sont pas privés, eux, avalant goulument quatre essais et rotant un bonus offensif au bout d’une heure. Seul bémol, la perte de Couilloud sur blessure, et pour un bon moment.

Clermont (1) – Toulon (11)                    28 – 8

Des Varois fantomatiques

Toulon n’a pas existé, presque trop facile pour le leader qui n’en demandait pas tant.

Un match à sens unique, réglé en une mi-temps par les Auvergnats, avec le bonus offensif qu’il aura fallu reprendre en seconde période après l’essai d’honneur de Taofifenua.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

Le TOP 16 des Féminines... 3ème journée.

Poule 1
Blagnac – ASM Romagnat    31 – 10
Lons – Rouen                         38 – 26
Paris – Rennes                      15 – 10
Montpellier – Villelonguet    91 – 10

Poule 2
Toulouse – Caen                   63 – 0
Grenoble – Tarbes                39 – 10
Lille – Bobigny                      24 – 26
Bordeaux – Bayonne            13 – 26

Aucun média, aucun résumé, aucune image le dimanche soir... donc je ne ferai aucun commentaire.

Tous les résultats et classements >>

 

Les résultats du IV Nations... 5ème journée.

Afrique du Sud – Australie              23 – 12

Argentine – Nouvelle-Zélande        17 – 35

Fin des débats

Et à la fin, c’est les All Blacks qui gagnent, cette saison encore, une journée à l’avance, pour un troisième titre consécutif.

La rencontre contre les Pumas ? une formalité, pliée en une mi-temps, le bonus offensif en moins d’une heure… Bref, les Néo-Zélandais sont imbattables sur une compétition.

Les Sud-Africains, de leur côté, ont remporté leur duel face aux Australiens, s’assurant une deuxième place, à peine flatteuse, avant de recevoir les éternels champions samedi prochain... pour du beurre.

Triste Four Nations, cette année encore, même si le tournoi envoie du beau jeu, à défaut de suspense.

 

La semaine prochaine…

Le TOP 14 prépare la première quinzaine européenne.

Compliqués pour nos cadors, engagés dans la Champions Cup, de faire l’impasse dans un TOP 14 très serré.

Et pourtant, il faudra peut-être choisir… Gros casse-tête pour les entraineurs, notamment à Toulon où ça sent déjà la crise.

 

Au programme*  à partir de samedi 6 octobre :

  • La Rochelle – Clermont, à 14h45 : un leader sans pression européenne
  • Grenoble – Bordeaux, à 18h : au diable l’Europe !
  • Pau – Perpignan, à 18h : des Catalans plus que concernés
  • Racing 92 – Lyon, à 18h : un Lou sans mordant ?
  • Toulouse – Agen, à 20h45 : gagner, point.

Puis dimanche 23 septembre :

  • Castres – Stade Français, à 12h30 : match au sommet
  • Montpellier – Toulon, à 16h50 : Toulon, le clou du maintien

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du TOP 16 féminin,

Retrouvez ici le programme de la prochaine journée : >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

 

Au programme* du IV nations, samedi 6 octobre, l’ultime journée pour savoir si les Pumas parviendront à laisser la dernière place aux Wallabies, seul suspense en vue.

  • Afrique du Sud – Nouvelle-Zélande, 17h05
  • Argentine – Australie, 1h40 (dimanche)

23 septembre 2018

Les brèves d'Ovalie - Edition n°321

« Respectez les hommes en jaune ! »

TOP 14... 5ème journée                         Bordeaux – Clermont      23 – 19

Le leader renversé par le bolide bordelais

« Ils vous protègent... »

Comme une grosse cylindrée pressée d’arriver, fonçant sur la A63, de Soustons à Chaban-Delmas, l’UBB a renversé sur son passage les hommes en jaune, leaders du tronçon du TOP 14 entre la première et la quatrième journée.

Pourtant les panneaux d’affichage étaient clairs, répétant à l’envi(e, que ces Jaune-là n’avaient pas) qu’ils opéraient pour la sécurité du championnat, assurant la réfection du tracé des lignes de trois-quarts d’un rugby cantonné sur la bande d’arrêt d’urgence… des 22.

Seulement les chauffards du XV bordelais n’avaient que faire de ces consignes qui leur passaient au dessus de la tête. Le pied sur l’accélérateur, de la 3ème à la 80ème minute, ils ont surpris les Jaunards, trop confiants après avoir inscrit les trois premiers points dès la première minute du match par Laidlaw.

Sur le renvoi haut et long de Broke james, les avants locaux fautifs ont sauté aussitôt à la gorge de Fritz Lee, tels des chiens enragés, récupérant la balle dans un contre-ruck agressif pour aller inscrire le premier essai, par le pilier Cobilas. Whou !

L’affront était lavé, le ton donné !

Bien assis dans ma tribune-est, sous un soleil de plomb qui assénait les mêmes coups sur mon visage que le pack girondin sur chaque avancée des visiteurs, je me réjouissais à l’avance du spectacle à venir, comme au temps des grands UBB-ASM européens de ces dernières années.

Seulement ma joie fut de courte durée.

D’un côté, l’agressivité constante, parfois à la limite du supportable, tant les chocs impressionnaient en bord de pelouse, et des hors-jeu, tant les Clermontois avaient souvent deux défenseurs sur eux avant même de recevoir la balle.

De l’autre, des Auvergnats approximatifs en défense comme en attaque, sans inspiration pour varier le jeu avant l’entrée de Lopez en seconde période, apathiques durant cinquante minutes, au bord de la route d’un match qu’ils ne savaient comment traverser sans se faire renverser.

Le comble fut pour les Clermontois d’encaisser, coup sur coup, un nouvel essai d’Amosa et une pénalité de Serin alors qu’ils jouaient en supériorité numérique après le carton jaune contre Broke James, coupable d’un anti-jeu qui avait « intelligemment » coupé les ailes à ses anciens coéquipiers.

23 à 12, ça commençait à faire cher, et à faire chier les quelques supporters auvergnats dont je regrettais presque de faire partie.

Et puis la première ligne Uhila-Kayser-Slimani a fait son entrée, comme Lopez et sa vista, et surtout l’insaisissable Moala, un phénomène balle en main, à faire oublier la nouvelle recrue Nana-Williams qui occupait une aile où le ballon n’est jamais arrivé.

Enfin, l’ASM retrouvait ses couleurs et son autorité, inscrivant un essai par Tonder, malgré une défense bordelaise toujours aussi acharnée et inflexible. Comme à Pau, la semaine dernière, on sentait les hommes en jaune plus prompts à terminer le match et circonscrire la zone des travaux de l’essai de la victoire.

Mais sur les dernières séquences interminables, la détermination défensive girondine eut raison des assauts clermontois, trop maladroits, reculant de trente mètres à chaque fois et rendant les munitions au risque de perdre le bonus défensif.

Les hommes en jaune, acculés sur la barrière de leur 22, préféraient en rester là, attendant le secours de la sirène pour sauver ce précieux point qui laisserait leur leardership en vie une journée de plus, quoi qu’il arrive par ailleurs.

Quant à l’UBB, ses supporters faisaient volontiers amende honorable de cet excès de vitesse défensive, loin de son ADN du jeu spectaculaire du temps de Etcheto.

Mais il lui fallait bien ça pour relancer une saison jusque-là poussive.

Quant à moi, je rentrais sur Soustons, par la même A63, avec une vigilance toute particulière sur ces hommes en jaune que je ne savais pas si vulnérables, sur la bande d’un premier arrêt… pour l’heure sans urgence.

 

Les autres matches en bref... même si je ne les ai pas vus (je suis en vacances, ho hé !)

Pau (10) – Stade Français (2)                13 – 25

Pau sèche sans sa crème néo-zélandaise

Pour la seconde fois d’affilée, les Palois s’inclinent au Hameau, incapables de rivaliser avec plus fort qu’eux sans leurs maîtres à jouer (et à buter surtout) que sont Taylor et Slade, ce dernier étant sorti sur blessure.

En une mi-temps, les Parisiens ont facilement creusé l’écart avec trois essais dont un doublé de Fickou. La réaction des locaux en seconde période aura été vaine, malgré le doublé de Votu.

Pau s’enfonce un peu plus quand le Stade Français se rapproche à une longueur du leader, s’emparant seul de la place de dauphin. Mais le club parisien devra se passer un long moment de Coville blessé à la hanche et au genou droit, une minute après son entrée en jeu. Dur !

Montpellier (8) – Toulouse (4)              66 – 15

Sans état d’âme

Montpellier n’en demandait pas tant pour lancer enfin sa saison. Recevoir une équipe de jeunes espoirs à la ramasse qui a subi et pris cher face à la puissance locale menée par un Goosen à l’ouverture en place de Cruden… ça lui apprendra, pas à Cruden, mais à la jeunesse toulousaine !

10 essais, dont un quadruplé de Picamoles (si si !) contre un doublé pour l’honneur de Bonneval.

Première défaite pour le Stade Toulousain (comme pour Clermont) qui reste néanmoins aux avant postes, tandis que le MHR, avec ce point de bonus, recolle au reste du peloton.

Racing 92 (3) – Castres (5)                   27 – 11

Z’est trop beau pour être bonifié

Le Racing n’a pas eu à forcer le talent de Zebo (auteur d’un doublé) pour l’emporter dans un match à deux vitesses, sans bonus. Dommage !

Russel et Vakatawa ont complété le trio de la niaque francilienne, en trente minutes, avant de baisser d’intensité jusqu’au dernier essai de l’international irlandais. Mais le CO n’a jamais su en profiter pour revenir dans le match, malgré un Spedding encore de haute volée.

Les Racingmen reviennent à hauteur des Tarnais au classement, sur la troisième marche du podium.

La Rochelle (6) – Lyon (7)                     30 – 13

Comme à la maison

Après une première période équilibrée, les Maritimes ont dû accélérer en seconde pour venir à bout de Lyonnais toujours aussi entreprenants et dangereux.

4 essais à 2, Priso, Doumayrou, Roudil puis Retière pour La Rochelle, quand Pelissié et Ngatai s’illustraient pour le Lou.

Une nouvelle bonne opération à domicile des Maritimes, tout heureux d’acéder au TOP 6.

Toulon (11) – Agen (12)                          33 – 3

Un bonus en apparence

Je n’ai rien vu, mais il paraît que c’est petitement que les Toulonnais auraient bonifié leur victoire face à des Agenais qu’on sait coriaces et valeureux.

Cinq essais tout de même…  et déjà un 19-0 à la pause. Pas de quoi non plus avoir besoin d’en faire trop en seconde période.

Toulon se replace… petitement, mais se replace.

Grenoble (13) – Perpignan (14)              31 – 22

Merci Germain !

Il y avait une place de relégable en jeu et c’est logiquement Perpignan qui en a hérité.

Pourtant les Catalans ont inscrit deux essais contre un seul pour les locaux… Mais la différence s’est faite au pied, celui du maître en la matière, Gaëtan Germain, punissant par huit fois l’indiscipline des visiteurs.

Une première victoire enfin des Isérois qui met leur concurrent direct dans une très mauvaise posture, à cinq longueurs derrière.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

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Résultats du TOP 16 des Féminines... 2ème journée.

Poule 1
Rennes (7) – Montpellier (2)                 19 – 30
ASM Romagnat
(1) – Lons (4)               44 – 10
Villelonguet
(6) – Blagnac (3)                3  66
Rouen
(8) – Paris (5)                             15 – 24

Poule 2
Bayonne (4) – Toulouse (2)                   14 – 26
Bobigny
(3) – Grenoble (1)                   10 – 13
Caen
(7) – Lille (6)                                  7 – 8
Tarbes
(8) – Bordeaux (5)                     10 – 19

Aucun média, aucun résumé, aucune image le dimanche soir... donc je ne ferai aucun commentaire.

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La semaine prochaine…

Retour sur la fin d’un faux-suspense

La 5ème journée du IV Nations devrait sacrer une fois de plus les Néo-Zélandais en déplacement en Argentine, avant même le choc de la dernière journée (qui n’en sera plus un du coup) face à ces Springboks qui les avaient surpris et punis, à Wellington, de trop d’arrogance.

Les Sud-Africains auront sans doute à cœur de valider leur seconde place face aux Wallabies, à défaut de mieux si les Pumas ne parvenaient pas à inquiéter les All Blacks. Sait-on jamais !

Au programme* donc samedi 29 septembre :

  • Afrique du Sud – Australie, 17h05
  • Argentine – Nouvelle-Zélande, 1h40 (dimanche)

 

Du côté du TOP 14, la 6ème journée ne devrait pas manquer de piquant non plus.

Au programme*  à partir de samedi 29 septembre :

  • Toulouse – Castres, à 14h45 : combat de dauphins
  • Agen – Pau, à 18h : coller au peloton
  • Bordeaux – La Rochelle, à 18h : rester dans la dynamique
  • Lyon – Grenoble, à 18h : derby de Rhône-Alpes
  • Perpignan – Montpellier, à 18h : en quête d’une première victoire
  • Clermont – Toulon, à 20h45 : je t’aime, moi non plus

Puis dimanche 30 septembre :

  • Stade Français – Racing 92, à 16h50 : derby capital

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du TOP 16 féminin,

Retrouvez ici le programme de la prochaine journée : >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

Posté par NewZeland2011 à 23:00 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
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16 septembre 2018

Les brèves d'Ovalie - Edition n°320

Le ballet des dauphins

TOP 14... 4ème journée                        Toulouse – Racing 92      30 – 17

                Castres – Grenoble     29 – 13            Stade Français – Toulon     37 – 10

Double plongeon pour Fickou

En Seine et Garonne…

Depuis trois journées, le leader clermontois semble pêcher seul en mer du TOP 14, tranquille, amassant chaque week-end dans ses filets tous les poissons du championnat.

Mais derrière, c’est tassé qu’un ban de dauphins avance, alléché par l’odeur du podium, opérant une danse d’essais tout azimut pour le plus grand plaisir des grands enfants en tribunes.

« Regarde, le bleu au ventre blanc, c’est le Tarnais, maman, il a plongé dans l’en-but ! Tu crois qu’il a attrapé un poisson ? – Y a des chances, mon chéri… »

« Et là ! ... le tout noir, un Toulousain, maman, un Toulousain ! … il a sauté plus haut que le ciel et blanc ! – J’crois même qu’il lui a pris sa dernière munition. »

« Oh ! le Parigot, il est rigolo avec ses éclairs bleus et roses sur le flanc… Il a transpercé le rideau défensif en double salto  – Oui, c’est un Fickou magnifique ! »

« Si ça continue, ils vont finir par nous pourrir notre pêche »,

tempête le capitaine du bateau auvergnat, à la peine en mer du Hameau. (lire plus bas)

Ils sont quatre à jouer des caudales pour gagner leur place de dauphin tout en amusant la galerie du TOP 14 dans des ‘‘défi’’nariums pleins à craquer. Deux en Garonne et deux en Seine.

Samedi après-midi d’abord, dans le bassin de Pierre-Fabre, les cétacés Tarnais ont ouvert les festivités avec un spectacle de touches et de ballons portés qui a rapidement fait plier des Grenoblois trop passifs.

Deux doublés de Rallier et Tulou, symboles de la puissance des avants, contre un seul essai de Oz pour les visiteurs, pourtant accrocheurs. Mais la défense du champion est restée maître de son jeu le reste du temps, infranchissable, offrant un succès bonifié à tous ses spectateurs.

Plus tard dans la soirée, sur la scène d’Ernest-Wallon, un autre show a opposé deux espèces très en vue depuis le début de saison. Les dauphins actuels des Haut-de Seine contre ceux de Haute-Garonne.

Et c’est bien le Stade Toulousain qui a eu le dernier (sur)saut…

Non sans quelques sueurs froides en fin de match. Pourtant tout semblait avoir bien commencé durant les cinquante premières minutes. Avec N’Tamack à la baguette pour servir Mermoz dans le timing, puis Huget décalant Guitoune, récidivant avec Ramos qui retrouvait de nouveau son ailier à la finition pour un doublé.

Le bonus offensif en poche, le spectacle aurait pu s’arrêter là, mais c’était sans compter en face avec le talent de Zébo et d’Imhoff, fabuleux de facilité et contrant les ambitions toulousaines avec deux beaux essais de pleine course. Revenus à sept points, les Franciliens obligèrent Ramos à assurer ses coups de pied pour assurer une victoire des siens, certes large, mais bien fragile en défense, malgré les belles velléités offensives.

Enfin, dimanche après-midi, dans le bassin parisien de Jean-Bouin, les nouveaux dauphins ont enchanté les spectateurs, atomisant les stars toulonnaises, réduites en seconde période au rôle de figurants.

Deux accélérations de Fickou, la première relayée par son compère Danty, et Paris s’envolait dans ses airs pour une victoire qui n’allait plus lui échapper, malgré la riposte de Tuisova avant la pause.

Au retour des vestiaires Panis alourdissait le score avec une troisième pirouette dans l'en-but quand Steyn creusait l’écart avec deux nouvelles pénalités. Il ne manquait que le bonus offensif pour parachever la fête… Qu’à cela ne tienne, sur une action casquette, alors que la défense toulonnaise venait brillamment d’opérer un contre ruck sur une charge parisienne, les Toulonnais cafouillaient un ballon que Pyle était tout heureux de reprendre et d’aplatir dans l’en-but.

Tout à l’image du chaos qui règne dans le jeu varois cette saison, à la traîne.

Pendant ce temps trois dauphins surnagent derrière le XV à moteur du leader...

 

Les autres matches en bref...

Pau (8) – Clermont (1)                          23 – 27

Et à la fin, Clermont gagne…

Elle est loin désormais  la saison ratée des Jaunards. Affublée d’un nouveau visage d’équipe réaliste et heureuse, l’ASM a une nouvelle fois embrassé la victoire, la quatrième sur quatre rencontres possibles.

Pourtant, impulsés par un Jessie Mogg remuant et un Colin Slade efficace, les Palois allaient prendre les devants et donner du film à retordre au leader particulièrement maladroit et contraint de courir après le score tout le match. Parra, au pied, répondait à Slade et Mogg, quand Grosso (pour son retour) inscrivait le seul essai clermontois juste avant la pause, sur la première véritable action d’envergure.

De nouveau distancés dès le retour des vestiaires, après l’essai de Malié, les Jaunards s’en remettaient cette fois à l’indiscipline locale et la botte précieuse de Laidlaw pour rester dans la partie. Jusqu’à cette fin de match tonitruante, avec un banc surchauffé où Ezeala allait mettre à lui seul la défense paloise en panique. Une dernière touche et un groupé pénétrant offraient la victoire aux visiteurs, incroyables de puissance et de détermination.

On aurait dit le Clermont de la saison 2014-2015, celle où il a tout gagné sauf ses deux finales. LOL !

Lyon (5) – Montpellier (11)                    55 – 13

Une faim de Lou

C’est le monde à l’envers. Le CO marche sur l’eau quand Montpellier semble être atteint, lui, de la malédiction du champion depuis le début de saison.

Les hommes de Cotter sont méconnaissables sur le pré, quelle que soit l’équipe en face. Et pourtant, avec tantôt Cruden, Goosen, Pienaar, Picamoles, Nagusa et les clones Du Plessis, excusez du peu, on pouvait espérer beaucoup mieux.

Mais là, rien. Les Lyonnais ont littéralement marché sur leur défense, aussi perméable qu’un slip de laine à grosse maille qui irrite à la longue. 8 essais, presque trop faciles, signés Arnold, Nakaitaci, Couilloud, Roodt, Oosthuizen, Regard et Ngatai deux fois. La réponse de Rensburg  est anecdotique tant les visiteurs n’ont jamais existé.

Le MHR, comme le RCT, peut déjà se préoccuper de son maintien dans l’élite s’il continue à ce niveau de jeu... Une honte pour un club qui a mis autant de moyens.

La Rochelle (7) – Perpignan (14)           37 – 10

De retour à bon port

Les Maritimes ont dû attendre l’heure de jeu pour prendre le large face à des Catalans accrocheurs mais sans les ressources pour résister plus longtemps.  

Il y avait dix partout pourtant quand Murimurivalu relançait enfin la machine offensive rochelaise après le premier essai de Rattez en première période. Trois autres essais suivront dont un de pénalité, à l’image d’une défense catalane aux abois.

Toujours sans la moindre victoire, comme Grenoble, le courage et la générosité ne suffiront pas à cette équipe de Perpignan à l’effectif, semble-t-il, pas calibré pour ce niveau.

Agen (9) – Bordeaux (10)                      22 – 17

Agen c’est du sérieux

Forts d’une première période sans véritable opposition, les Agenais en ont profité pour inscrire leur seul essai par Tanga et assurer ensuite le score par le pied de McIntyre.

Quand les Bordelais se sont réveillés à l’heure de jeu avec une percée de Pélissié, il était déjà trop tard, l’essai de pénalité de fin de match leur assurant néanmoins le point de bonus défensif.

Toujours aussi poussive cette UBB qui n’a pas encore fait ses dents cette saison.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

Le TOP 16 des Féminines... 1ère journée.

Poule 1
Blagnac – Rennes                  26 – 18
Montpellier – Paris                41 – 7
Rouen – Romagnat               0 – 45
Lons – Villelonguet               36 – 12

Poule 2
Lille – Bayonne                      19 – 27
Toulouse – Bordeaux            53 – 0
Tarbes – Bobigny                  0 – 33
Grenoble – Caen                   22 – 0

Tous les résultats et classements >>

Nouvelle formule, je vous disais.

TOP 8 hier, TOP 16 aujourd’hui, en 2 poules, voici la nouvelle version du rugby féminin.

Vous trouverez ici les résultats, à défaut de commentaires pertinents, difficile de trouver des résumés dans les médias, si ce n’est (trop tardivement le lundi) via le compte Facebook du Rugby au féminin France.

A noter la grosse surprise des Bayonnaises de ma joueuse préférée, Pauline Bourdon, face aux redoutables Lilloises de Chloé Pelle et Shannon Izard, mais sans les soeurs Ménager (parties à Montpellier - Merci Bernie !). Cette poule 2 promet de belles confrontations, notamment entre Lille, Toulouse, Bayonne et Bobigny.

D’ailleurs dès la semaine prochaine les Bayonnaises recevront les finalistes haut-garonnaises de la saison passée. Tout comme dans la poule 1, les coéquipières rennaises de Jessie Trémoulières défieront les championnes héraultaises de Safie N'Diaye, et donc, des soeurs Ménager.

 

Les résultats du IV Nations... 4ème journée.

Nouvelle-Zélande – Afrique du Sud        34 – 36

Australie – Argentine                               19 – 23

Rien ne va plus !

Samedi, le rugby de l’hémisphère sud s’est retrouvé la tête à l’envers, les All Blacks puis les Wallabies sur le cul, sur leurs propres terres.

Springboks et Pumas ont décroché, chacun leur tour, un succès historique à l’extérieur.

9 ans que les Sud-Africains attendaient ça et du jamais vu pour les Argentins.

Les champions du monde ont pris de haut les premiers quand les seconds ont surpris des Australiens déjà en manque de confiance.

Les Pumas ont tenu tête à leur hôte, répondant à chaque fois par des essais, quatre en première période, dont deux refusés, leur permettant de mener d’une courte tête et de tenir bon jusqu’au bout.

Quelle belle équipe argentine qu’a monté là Ledesma, après déjà un succès contre les Springboks.

Dans l'autre rencontre, les All Blacks, trop faciles, menant rapidement 12-0, ont vu revenir les gazelles africaines à toutes jambes dans leurs pattes pour se faire dépasser à la pause et courir après le score le reste du match... en vain.

Pire, leur arrogance les a même poussés à ne pas tenter un drop pour la victoire, préférant le panache d’un septième essai qui ne viendra pas. Une bonne raison pour le sélectionneur de fouetter son équipe à coup de fougères afin de leur inculquer l’humilité et le respect du maillot national.

 

La semaine prochaine…

Le TOP 14 nous tient toujours en haleine.

Au programme*  à partir de samedi 22 septembre :

  • Bordeaux – Clermont, à 14h45 : et de cinq ?
  • Grenoble – Perpignan, à 18h : pour une première victoire
  • La Rochelle – Lyon, à 18h : appuyer sur le champignon
  • Toulon – Agen, à 18h : rêver d'un plein
  • Racing 92 – Castres, à 20h45 : duel de patrons

Puis dimanche 23 septembre :

  • Pau – Stade Français, à 12h30 : pas deux fois de suite !
  • Montpellier – Toulouse, à 16h50 : l'heure de vérité 

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du TOP 16 féminin,

Retrouvez ici le programme de la 2ème journée : >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

10 septembre 2018

Les brèves d'Ovalie - Edition n°319

Comme un avion sans zèle

TOP 14... 3ème journée                          Perpignan – Lyon            16 – 22

                                         Grenoble – Pau            21 – 24

Et le Lou s'envole avec sa première victoire...

Cloués au sol !

Que ce soit sur le tarmac d’Aimé-Giral ou celui des Alpes, Air USAP et FCG’R n’ont toujours pas réussi à faire décoller leurs machines à gagner.

Un cauchemar pour des milliers de voyageurs qui attendent en tribune depuis quinze jours d’embarquer pour la même destination : la victoire.

Ce samedi, le départ était annoncé vers 20 heures 45 à Perpignan où la compagnie catalane avait affrété un second match à domicile contre des Lyonnais plus à sa portée que les Parisiens de la première journée.

Tous les voyageurs s’étaient présentés deux heures avant pour enregistrer leurs places, conformément à ce qui était précisé sur leurs billets. Seulement, au bout d’un quart d’heure, un essai des visiteurs par Cretin présageait d’un retard à l’allumage.

Rien de bien grave, tentait de rassurer la compagnie dont les deux pénalités de Jackson minimisaient l’incident. Au retour des vestiaires des pilotes, le moteur du XV catalan se mit enfin à rugir quand Pujol aplatissait dans l’en-but visiteur après une longue opération des mécanos depuis leur 22 et une inspiration de Jackson, aidé par une supériorité numérique bienvenue. Une nouvelle pénalité de l'ouvreur irlandais, en local héros, et les spectateurs jubilaient, enfin embarqués dans leur match, menant 16-13.

Ça y est... ils allaient décoller !

Seulement à l’heure de jeu, après le coaching de part et d’autre, l’égalisation de Wisniewski, les doutes réapparurent et les bruits couraient déjà dans les couloirs d’Aimé-Giral. Wisniewski confirmait la baisse de régime du XV catalan en inscrivant en moins des dix minutes restantes deux nouvelles pénalités.

La compagnie perpignanaise avait beau faire le forcing auprès de la tour de contrôle de la défense lyonnaise, rien n’y faisait, pas même une pénalité pour récupérer au moins un point de bonus défensif car c'était la victoire ou rien pour ces voyageurs floués au sol.

Ce ne sera rien, encore une fois. Décollage refusé, au coup de sifflet final. Et c’est le Lou qui s’envolera à leur place, pour sa première victoire, et à l’extérieur.

Par manque de zèle, l’USAP attendra, comme le FCGR, dans un scénario quasi identique, à croire que ces compagnies low cost venues de PRO D2 ne sont pas calibrées pour rivaliser avec le trafic aérien du TOP 14.

Dimanche en début d’après midi, le vol vers la première victoire de Grenoble n’a donc pas eu lieu. Après un retard à l’allumage, encaissant deux essais palois, la compagnie iséroise s’est appuyée sur son buteur, Pourteau, pour restait dans le coup, avant d’égaliser au retour des vestiaires puis caler de nouveau en bout de piste, malgré l’essai de Godener qui lui offrait le point de bonus défensif.

Dur d’être promu, cette saison !

Une aubaine pour un ancien qui a pris cher sur le tarmac francilien de l’Arena et qui aura aussi à lutter pour le maintien dans ce trafic.

 

Les autres matches en deux mots... (car je suis un peu à la bourre)

Racing 92 (2) – Agen (12)                      59 – 7

9 essais à 1… y a pas eu photo, quoi !

Toulon (11) – Castres (5)                       28 – 27

4 à 2… de l’engagement, de la sueur et un gros ouf de soulagement... Merci monsieur Cardona !

Toulouse (3) – La Rochelle (10)             33 – 26

5 à 4… Des Toulousains trop facile, c’était oublier la force offensive en face.

Bordeaux (8) – Montpellier (7)             9 – 9

Non rien, rien de rien, je n’en retiendrai rien… un nul dans toute sa laideur.

Clermont (1) – Stade Français (4)        42 – 20

5 à 2… le patron c’est Clermont, point.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

Les résultats du IV Nations... 3ème journée.

Nouvelle-Zélande – Argentine          46 – 24

Australie – Afrique du Sud                23 – 18

Tous derrière, tous derrière… et eux devant !

Trois matches, trois tôles, trois bonus offensifs… ce Four Nations, comme les précédents, ne laisse aucune place à leurs concurrents, les All Blacks sont trop forts, même avec des absents de marque comme Barrett ou Retallick.

Les Pumas ont pu néanmoins participer au festival du rugby néo-zélandais en inscrivant trois essais sur les terres des champions du monde, sans pour autant les inquiéter, ni gratter un point de bonus défensif.

Dans l’autre match, la bataille a fait rage et rager les Springboks qui avaient cru tenir leur hôte après une bonne première demi-heure avant de se faire punir sur une mauvaise touche et relancer les Wallabies dans une seconde période que ces derniers ont su garder à leur avantage sans briller.

Une première victoire australienne qui ouvre la course à la deuxième place entre les trois protagonistes, loin derrière le maître de la compétition à la fougère.

 

La semaine prochaine…

On reprend les mêmes !

Le TOP 14 a de quoi nous faire saliver avec la course aux premières places pour ne pas être décroché par le leader invaincu. Tout comme Toulouse qui aura à cœur de lui coller au train.

Le réveil toulonnais est aussi attendu que le messie du côté des Varois qui devront se déplacer dans un stade Jean-Bouin chaud bouillant avec son équipe métamorphosée.

Quant aux promus, on ne donne pas cher de leurs peaux à l’extérieur, une occasion pour les Agenais de les distancer.

Au programme* du TOP 14 à partir de samedi 15 septembre :

  • Lyon – Montpellier, à 14h45 : enfin le TOP 6 ?
  • Agen – Bordeaux, à 18h : remonter, et vite !
  • Castres – Grenoble, à 18h : un champion en toute sérénité
  • Pau – Clermont, à 18h : comment faire tomber le leader ?
  • Toulouse – Racing 92, à 20h45 : duel pour la deuxième place

Puis dimanche 16 septembre :

  • La Rochelle – Perpignan, à 12h30 : des Catalans promis à l’enfer
  • Stade Français – Toulon, à 16h50 : deux favoris aux antipodes

 

Du côté du IV Nations aucune surprise à l’horizon.

Voici le programme* de la 4ème journée, samedi 15 septembre :

  • Nouvelle-Zélande - Afrique du Sud, 9h35
  • Australie - Argentine, 12h

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

 Nouveauté !

Fini le TOP 8 !

Le championnat féminin reprend la semaine prochaine dans sa nouvelle formule à 16.

Deux poules de 8 équipes pour 14 journées de phase régulière et une phase finale comme les gars, à partir des barrages.

Le programme en détail ici : >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

 

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02 septembre 2018

Les brèves d'Ovalie - Edition n°318

Arrêt net à l'Arena

TOP 14... 2ème journée                          Racing 92 – Clermont            17 – 40

Betham, bête noire de la défense du Racing !

La défense dans tous ses états...

On ne dira plus U Arena désormais, mais...

Houuuu ! l’Arena !

Je me moque, bien évidemment, tant l’enceinte francilienne qui avait vu en janvier dernier le jeu de l’ASM se fracasser sur sa pelouse synthétique (58-6), jusqu’au K.O impressionnant du jeune Ezeala qu’on avait cru un instant… mort, a assisté sans défense au retour de bâton du jeu auvergnat qui a infligé à son équipe une humiliante correction.

On ne dira plus U Arena désormais, c’est vrai, mais Paris La Défense Arena.

Ainsi l’avaient décidé les propriétaires des lieux avant que la sacro-sainte défense du Racing n’en prenne un sacré coup, dimanche après-midi, par l’armada offensive clermontoise.

Un pied-de-nez plutôt drôle, non ?

Car le Racing ça n’a jamais été Paris, et aujourd’hui clairement plus le roi de la défense. Cette première défaite du club francilien, dans son antre à la pelouse et au jeu superficiels, sonne comme un glas sur ses ambitions affichées, à voir la tête de Lorenzetti après le match et entendre la voix étranglée d'Éric Bayle (son premier supporter) au micro de Canal+ pendant.

Parce que sans conquête et sans munitions offensives comme cela a été le cas en première période, difficile de rivaliser face à une machine déjà rodée comme l’ASM.

Dès les premières minutes, les visiteurs ont mis la main sur le ballon et poussé leur hôte à la faute, Laidlaw engrangeant les points avant que Lopez ne fasse éclater toute sa classe par un drop bien claqué puis une passe millimétrée pour le premier essai de Fofana.

19-3 à la pause pour les Jaunards, c’était mal barré pour les néo-Parisiens.

Et pourtant, dès l’entame de la seconde période, après un coaching payant de la paire Labit et Travers (entrées simultanées de Chat, Gomes Sa, Kakovin, Le Roux et Sanconie), les locaux allaient trouver la faille par Vakatawa et se relancer dans la partie.

Mais c’était compter sans leur indiscipline et leur impuissance à contenir les assauts clermontois. Un plaquage plus que dangereux sur Fofana, soulevé à deux par Le Roux et Imhoff, allait coûter un simple carton jaune au premier fautif alors que le centre international n'était pas loin de retomber sur les cervicales, une faute qui, soit dit en insistant,  avait coûté deux cartons jaunes aux Clermontois fautifs la saison passée pour une action similaire. Je dis ça, je dis tout. Non mais !

Qu’à cela ne tienne, peu de temps après, les Racingmen se retrouvaient à treize pour des fautes répétées attribuées à Gomes Sa en mêlée fermée, ce qui allait offrir des occasions aux Auvergnats de frapper plus fort en inscrivant une pénalité puis deux essais coup sur coup, par leurs ailiers de dépannage, Betham et Penaud, en moins de dix minutes.

Le match était plié. Et ce n’est pas le carton jaune reçu par Fofana pour plaquage haut ou l’essai de Zebo sur la sirène qui allait adoucir le choc.

Le Racing était K.O sur le tapis de son nouveau Paris La Défense Arena.

Une claque monumentale, comme une collision de Vakatawa, qui vengeait alors le jeune Ezeala, écarté volontairement de ce match par Azéma pour ne pas polluer son excellent début de saison par une pression médiatique négative.

Clermont aurait presque pu prendre le bonus offensif, mais après la saison cauchemardesque passée, ne fera pas la fine bouche devant ce beau succès chez un des sérieux prétendants au titre. Forte de ses deux victoires, l’ASM prend logiquement la tête du classement, en attendant un nouveau choc avec son dauphin, de vrais parisiens, cette fois.

Ah oui, j'oubliais... j'aime pas le Racing :-)

 

Les autres matches en bref...

Stade Français (2) – Bordeaux (6)        20 – 8

Moteur diesel mais rugissant

Le XV parisien a attendu le retour des vestiaires pour monter sur ses grands chevaux et enfumer la défense girondine, piloté par un Plisson inspiré, offrant deux essais, à Waiséa puis Hamdaoui, en moins de dix minutes.

Pourtant, menant au score à la pause, grâce au seul essai d’une première période stérile, par Connor, l’UBB n’a pas existé dans le deuxième acte, acculée dans son camp, sans rampe de lancement pour contrer la puissance des locaux, surtout en mêlée.

Castres (3) – Lyon (11)                          19 – 16

Coup de pied… au cul !

On peut dire que le champion de France a été chanceux de repartir avec la victoire après avoir été mené à la pause par des Lyonnais agressifs (3-16) et surtout avoir échoué au pied par six fois sur huit, (in)successivement par Udarpiletta et Kockott.

Pourtant, revenant au score (16-16), en seconde période, grâce à un doublé de Combezou dès le retour des vestiaires (tiens tiens, on dirait le match précédent), le CO a su tenir bon et décrocher sa victoire par un dernier coup de botte, au petit bonheur la chance, de Kockott, à la toute dernière minute.

Dommage pour le Lou qui méritait mieux. Ce match lui restera sans doute en travers de la gorge, après déjà un nul à domicile la semaine passée.

Grenoble (12) – Toulouse (4)                 20 – 23

Coup de pied… au but !

On peut dire que le Stade Toulousain sait être opportuniste à l’extérieur, après son nul à Gerland lors de la première journée.

Ce match aurait pu se terminer par une parité logique au score, tant sur le jeu et l’engagement, les deux équipes ont fait part égale.

Deux essais plein de détermination des Isérois (Kilioni 39è,Tadjer 66è) pour répondre à chaque période aux deux des Toulousains (Bezy 37è, Tekori 48è). Deux transformations et deux pénalités des buteurs attitrés, Pourteaux et Ramos, pour une indiscipline partagée.

Mais en fin de match, le carton jaune infligé à Visinia pour plaquage dangereux, sera reçu 5/5 par le pied de Ramos qui offrira un nouvel avantage aux siens (tiens, on dirait le match précédent !) tandis que les isérois préféraient taper en touche une pénalité pour la gagne plutôt qu'entre les perches pour le match nul.

Un choix regrettable qui évitait un nouveau nul pour les Toulousains en leur laissant la victoire.

 Montpellier (5) – La Rochelle (9)         36 – 14

Goosen trouve l’ouverture

19-0 dans une première période sans partage, gérée au point par le pied de Pienaar et dans le jeu par celui de Goosen (suppléant Cruden à l’ouverture, choix fort de Cotter), les Héraultais sont à la conclusion de deux essais par l’opportuniste Reilhac et Martin avant de regagner le vestiaire.

La seconde période sera une gestion des locaux pour deux nouvelles salves de Willemse et Ruffenach, répondant aux deux belles réactions rochelaises, mais vaines, par Sinzelle et Andreu.

Montpellier s’est rassuré à défaut de montrer autre chose que la puissance de leurs avants, cette fois efficaces face à une défense plus friable et indisciplinée que celle des Castrais la semaine passée. Il ne manquait que le bonus offensif pour un sentiment de mission accomplie.

Agen (10) – Perpignan (13)                    25 – 23

Candidats au maintien… du spectacle

Quel match entre les deux préposés à la relégation, d’après les spécialistes, quel exemple surtout !

Du jeu, de l’engagement, des crampes et du suspense, tout y était dimanche midi à Armandie. Jusqu’au bout du bout, à l’usure des organismes, Agenais et Catalans ont tout donné pour arracher la victoire.

Trois essais pour les locaux (doublé de McIntyre, Vaka) contre deux pour les visiteurs (Château et Selponi), des buteurs en pleine bourre, de près comme de loin, peu de déchets, McIntyre puis Verdu quand Jackson échouait au plus mauvais moment, à la dernière seconde pour la pénalité de la gagne.

Un grand ouf de soulagement pour le public lot-et-garonnais, pas très fair-play sur les tentatives de l’international irlandais. Une première victoire qui fait du bien comme le point de bonus défensif mérité des Catalans qui laissent la place de relégation à un invité plus qu’inattendu.

Pau (8) – Toulon (14)                             20 – 10

Zéro pointé… du doigt

Il paraît que Savea a foulé le pré du Hameau, remplaçant Bonneval après une heure de jeu insipide des Varois et l’illusion d’un essai prometteur de Tuisova dans le premier quart d’heure.

Les locaux ne menaient alors que de quatre petits points (14-10) après leur seul essai de première période par Dougall et trois pénalités de Slade, punissant l’indiscipline des visiteurs.

Mais rien… Vingt minutes où l’ailier champion du monde n’a pas vu un seul bon ballon digne de son nom, à faire avaler le slip fétiche de Mourad dans le vestiaire des visiteurs. Slade en a profité pour passer deux autres pénalités et priver les stars de la Rade d’un petit point de bonus défensif.

Zéro pointé qui ne passera pas inaperçu aux yeux des médias… Toulon est relégable à 24 journées de la fin.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

  

La semaine prochaine…

Quand le TOP 14 vole la vedette au Four Nations.

À Mayol, la réception du champion de France sent déjà la poudre, à canon ou aux yeux, cela dépendra de la prestation des stars varoises et du jeu insufflé par le coach Collazo.

Tandis qu’au Michelin, la bataille pour la première place fera rage dans une confrontation qui promet du spectacle offensif.

Une troisième journée à ne manquer sous aucun prétexte !

Au programme* du TOP 14 à partir de samedi 8 septembre :

  • Bordeaux – Montpellier, à 14h45 : montrer ce qu’on a dans le ventre
  • Toulouse – La Rochelle, à 17h : jouer les premiers rôles
  • Perpignan – Lyon, à 19h : lancer sa saison
  • Racing 92 – Agen, à 19h : (sans se) prendre la tête
  • Clermont – Stade Français, à 21h : déjà en patron

Puis dimanche 9 septembre :

  • Grenoble – Pau, à 12h30 : réaction attendue
  • Toulon – Castres, à 16h50 : allumez le feu… ou éteindre l’incendie

 

Du côté du IV Nations, on ne se fait aucune illusion quant aux succès des hôtes de cette troisième journée.

Au programme* samedi 8 septembre :

  • Nouvelle-Zélande  - Argentine, 9h35
  • Australie - Afrique du Sud, 12h05

 

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

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26 août 2018

Les brèves d'Ovalie - Edition n°317

La rentrée des clashs

TOP 14... 1ère journée            Montpellier – Castres            20 – 25

                                        Toulon – Racing 92            9 – 27

Urios, maître du rugby d'école du CO

Les maîtres affichent leur classe !

Dès la première journée, le champion de France a montré toute l’étendue de sa crédibilité et de son autorité que lui confère son titre.

Dimanche, en clôture de cette rentrée du TOP 14, Castres a de nouveau tenu tête sur l’estrade (Stadium) à ces mêmes élèves indisciplinés qui avaient déjà échoué à la dernière finale, en leur donnant une nouvelle leçon d’humilité, matière que les Montpelliérains avaient séché toute la saison passée, forts d’une invincibilité qu’ils croyaient à toute épreuve.

La veille, le Racing 92 a créé l’exploit, en passant sous silence la classe des stars internationales de Mayol, intimidée au point de ne pas réussir à s’exprimer pendant une heure, incapable de mettre un maul devant l’autre le reste du temps, bafouillant son jeu pour rendre finalement une première copie blanche d’essais.

Les deux grands favoris de l’édition précédente ont été tout bonnement humiliés en public, ramenant une première mauvaise note à la maison qui sera loin de plaire à leurs impitoyables présidents.

De là, à parler de crise, après une première journée, n’exagérons rien.

Quoi que. La déception est moins grande que ce premier résultat est inquiétant. Car si la saison est encore longue, les difficultés à venir seront encore plus grandes tant aussi bien Montpellier que Toulon n’ont rien montré.

Deux essais en force pour le premier, comme si leur rugby se résumait en ballons portés.
Rien pour le second.

On attendait Goosen, on n’a vu que l'indésirable Spedding, parce que pas assez jiff, et pourtant auteur de deux essais et sauvant même la baraque castraise en fin de rencontre. Excusez du peu.

On nous vantait l’arrivée de Webb sur la rade, en raillant Russel et ses boulettes. Le premier était en rade de ballons, le second a fait deux fois la différence, tout seul. Imhoff complétant le troisième essai francilien sur un contre de soixante mètres.

Le Racing, bonifié à l’extérieur, est clairement le grand favori pour le prochain Brennus, même si le champion en titre a montré qu’il ne lâcherait rien, malgré ses modestes moyens.

Car la richesse du rugby se trouve avant tout dans le cœur et les tripes des hommes, vous dirait Urios.

Et un peu aussi quand même dans le portefeuille, j'ajouterais, moi. 

Car les deux plus gros budgets de notre championnat ont impressionné. Paris et Clermont, deux machines à cash et à gagner, qui forment, avec les Franciliens selon moi, le trio de favoris pour le prochain Brennus.

 

Les autres matches en bref...

Perpignan (13) – Stade Français (2)      15 – 46

Le promu bizuté

La rentrée des classes s’est plutôt mal passée pour le bizut catalan, enfin de retour dans la cour des grands.

Les Parisiens les ont atomisés en une mi-temps (3-29) et, malgré le carton rouge contre Parisse, ils ont fait mangé un peu plus la pelouse d’Aimé-Giral aux locaux qui avaient cru avoir fait le plus dur en revenant en seconde période avec deux essais.

Doublés de Macalou et Hamdaoui (nouvel arrière) pour six essais parisiens au final.

Clermont (1) – Agen (14)                       67 – 23

Le réveil du volcan

Dix essais ont explosé à la tête des Agenais dans un Michelin chaud bouillant.

Mais la tâche est loin d’avoir été facile pour les Jaunards, empêtrés dans leurs maladresses et indiscipline en première période, face à des visiteurs toujours aussi courageux et appliqués, McIntyre permettant même aux siens de mener à la pause (15-16).

Mais le retour des vestiaires, après la mise au point d’Azéma, a été fatal aux Lot-et-Garonnais. Sept essais comme un feu d’artifice, avec des Raka et Ezeala étincelants.

Dix essais au final dont quatre doublés (Toeava, Raka, Ezeala et Betham), toute la ligne des trois-quarts s’est régalée, Naqalevu complétant le show, ainsi que le nouveau pilier droit Falatea, remplaçant de Zirak.

 Bordeaux (3) – Pau (12)                        41 – 19

Un nouveau cru enthousiasmant

Bordeaux a fait plaisir à voir jouer samedi, emmené par un Serin impeccable au pied et deux trois-quarts en pleine bourre qu’ont été Ducuing et Lonca, auteurs d’un doublé chacun.

Un bonus offensif acquis dans les dernières minutes tant les Palois ont fait jeu égal pendant plus d’une heure, avec un essai de Daubagna juste après la pause.

Deux équipes qui seront à surveiller et qui risquent de poser beaucoup de problèmes à leurs futurs adversaires.

La Rochelle (5) – Grenoble (10)             28 – 21

Roulis et tangage

Les Maritimes ont dû tenir la barre jusqu’au bout pour mener leur première victoire à bon port.

Même si cela avait plutôt bien commencé avec le premier essai de leur recrue, Andreu (5è), jamais les Rochelais n’ont réussi à distancer des Grenoblois présents tout le match, répondant dès qu’ils en avaient l’opportunité. Il s’en est même fallu de peu qu’ils n’égalisent en fin de rencontre.

Mais les locaux ont tenu bon, quatre essais à deux, dans un vrai duel qui montre encore une fois que rien ne sera facile pour personne dans ce championnat.

Lyon (7) – Toulouse (7)                         16 – 16

Pluie de maladresses

Le temps aura plus joué que les deux équipes sur le pré, incapables de mettre leurs jeux en place dans de telles conditions.

Toulouse aura néanmoins sorti son épingle de ce non-jeu en parvenant à égaliser en fin de match grâce notamment à un drop de Ramos.

Pour le reste, un essai partout à se mettre sous la dent, Oosthuizen en première période pour Lyon, Huget en seconde pour Toulouse.

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

Les résultats du IV Nations... 2ème journée.

Nouvelle-Zélande – Australie          40 – 12

Argentine – Afrique du Sud             32 – 19

Barrett et Sanchez… la grande classe !

Un quadruplé pour le Néo-Zélandais, juste époustouflant face à des Australiens courageux mais toujours impuissants devant la perfection faite home de ces All Blacks, intouchables.

Un essai, un drop et une pénalité pour l’Argentin dans une première mi-temps maitrisée par les Pumas qui ont dominé de la tête et des jambes des Springboks limités. La seconde période, plus compliquée, verra les Sud-Africains revenir, mais pas suffisamment pour l’emporter. L’Argentine décroche ainsi sa deuxième victoire dans le Four Nations (la première étant déjà contre ces Springboks en 2016) et son premier bonus offensif. 

Chapeau bas, Ledesma !

Seulement dans quinze jours, c’est chez les champions du monde qu’il va falloir confirmer.

 

La semaine prochaine…

Le TOP 14 prend ses marques…

De belles affiches en perspectives pour cette deuxième journée, notamment celles à Paris.

Au programme* du TOP 14 à partir de samedi 1er septembre :

  • Pau – Toulon, à 14h45 : tout à démontrer encore
  • Castres – Lyon, à 18h : un champion en confiance
  • Montpellier – La Rochelle, à 18h : un prétendant en plein doute
  • Stade Français – Bordeaux, à 18h : confirmer à la maison
  • Grenoble – Toulouse, à 20h45 : parce qu’ils méritaient mieux

Puis dimanche 2 septembre :

  • Agen – Perpignan, à 12h30 : déjà un air de maintien
  • Racing 92 – Clermont, à 16h50 : déjà un air de finale

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

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19 août 2018

Les brèves d'Ovalie - Edition n°316

Il est mort le phénix !

À l'heure de la reprise...

Premier Grand Chelem, il avait 22 ans.

Disparition du rugby à grand-papa...

Il y a 72 ans, déjà, il renaissait de ses cendres, après s’être consumé sur le bûcher de sa dangerosité, en 1932.

Depuis, il s'était mis debout et avait appris à marcher comme les grands jusqu’à son premier succès en 1954, il n’était encore qu’un enfant. Il avait bien pris, certes, quelques fessées, dont celle mémorable de 1957, mais l’adolescence fut pour lui une période heureuse dont il sortit avec les honneurs d’un premier grand chelem, en 1968…

Il avait alors à peine 22 ans.

Huit autres sacres suivront dans une carrière phénoménale où il marquera de son empreinte la scène internationale, affublé d’un surnom qui lui collera longtemps à la peau : le French Flair.

Seulement, ces dernières années sa santé déclinait, cela se voyait sur son visage, raviné. Il ne marchait plus très droit, se tenait à peine sur ses bases lors des grandes assemblées mondiales, se heurtant à des murs de défense avant de s’écrouler au moindre coup porté, aux tripes comme au cœur qu’il n’avait plus.

Et pourtant en 2011, le French Flair de 65 balais avait bien failli étonner le monde entier.

Depuis 2015, rien n'allait plus, la maladie faisait son œuvre au plus profond de son organisme, le ver était dans le fruit, le virus dans chaque cellule. Professionnalisme, argent à excès, blessures à répétitions, de commotions cérébrales en articulations trop fragiles, les résultats étaient sans appel… Il ne lui restait que peu de temps à vivre.

Et ce mois d’août a sonné le glas et donné raison à tous les lanceurs d’alerte.

L’impensable s’est produit. Un gamin de 22 ans est mort sur un terrain de rugby. Il préparait seulement sa nouvelle saison de PRO D2. Un dernier coup fatal qui aura mis sous terre définitivement le rugby d’une autre époque, celui de grand-papa que la figure de Pierre Camou aura représenté jusque-là...

Le rugby français ne va pas plus mal, il est mort désormais, ce week-end, avec les disparitions simultanées de Louis Fajfrowski et de l’ancien président de la fédération, comme un passage de témoin entre générations qu’on enterre. Tout un symbole.

Renaîtra-t-il à nouveau de ses cendres, sous une forme ou une autre ?

Avec les instances en place, de la Fédé à la Ligue en passant par World Rugby, on peut en douter. Pendant ce temps-là, dans l’hémisphère sud, on joue comme si de rien n’était.

  

Les résultats du IV Nations... 1ère journée.

Australie – Nouvelle-Zélande          13 – 38

Afrique du Sud – Argentine             34 – 21

All Blacks, what else ?

Ils sont tout simplement phénoménaux, intouchables, à se demander pourquoi on organise encore la coupe du monde au Japon l’an prochain. Les Néo-Zélandais ont une nouvelle fois surclassé des Australiens impuissants chez eux.

Six essais signés Smith, Goodhue, Barrett, Retallick et Naholo pour son doublé.

Les Springboks, eux, ont dominé des Pumas, pas encore tout à fait prêts ou métamorphosés comme l’arrivée de Ledesma à leur tête le laissait présager. Pour autant, les Sud-Africains sont loin d’avoir convaincu qu’ils pourraient être un danger pour les favoris, même pas pour les Wallabies.

À suivre… ou pas, si vous êtes blasés (comme moi) par un même scénario recopié une année sur l’autre.

 

Les derniers matches amicaux avant la reprise du TOP 14.

La Rochelle – Agen                     18 – 17          (Marcel-Deflandre)

Clermont – Canada                     54 – 14          (Issoire)

Grenoble – Zèbre                       31 – 7            (Stade des Alpes)

Castres – Sale                            17 – 20          (Pierre-Fabre)

Sharks – Bordeaux                    19 – 17          (Durban, AFS)

Toulon – Lyon                           14 – 21          (Mayol)

Toulouse – Pau                        26 – 21          (Ernest-Wallon)

Perpignan – Racing 92             27 – 26          (Aimé-Giral)

Montpellier Western Province 26 – 7           (Millau)


Deuxième défaite à Mayol pour les hommes de Collazo, ça promet. De son côté, le champion de France montre déjà ses faiblesses, comme Clermont l’an passé. Par contre, les Jaunards, eux, un an après, semblent prêts, comme les deux promus, Grenoble et Perpignan, ainsi que le favori héraultais.

 

Point sur la Coupe du monde...

Samoa et Namibie qualifiés !

Dans le cadre des Play-off, comme on s’y attendait, cet été les Samoa n’ont fait qu’une double bouchée de l’Allemagne (66-15 à l’aller et 42-28 au retour) et seront au Japon dans la poule du pays hôte.

Dans la zone africaine, la Namibie a également gagné sa place ce week-end, dans la poule B (avec la Nouvelle-Zélande et ses voisins sud-africains), en disposant facilement du Kenya (53-28) dans son dernier match.

Il ne reste plus qu’une place à prendre dans cette même poule à l’issue du tournoi de repêchage qui se déroulera en France, à Marseille, les 11, 17 et 23 novembre prochains.

Quatre équipes vont donc de disputer le droit de côtoyer ce qui se fait de mieux dans le rugby mondial, de quoi amuser All Blacks et Springboks et de consoler des Italiens qui se sentaient bien seuls jusque-là.

Le Canada (même en déclin) reste favori face aux petits poucets que sont Hong-Kong, l’Allemagne et le Kenya.

 

Rappel des poules :

A - Irlande - Écosse - Japon - Russie - Samoa

B - Nouvelle-Zélande - Afrique du Sud - Italie - Namibie - Vainqueur des repêchages

C - Angleterre - France - Argentine - États-Unis - Tonga

D - Australie - Pays de Galles - Géorgie - Fidji - Uruguay

 

La semaine prochaine…

Le TOP 14 fait sa rentrée… dans le deuil.

C’est sur la pointe des pieds et la boule au ventre que les clubs et joueurs du TOP 14 vont sans doute faire leur rentrée, après avoir vidé tant bien que mal des infirmeries pleines et s’être recueillis ce week-end sur la tombe d’un rugby en mal de devenir.

Certains impressionnent, comme Clermont, d’autres nous laissent dans l’expectative, comme Toulon… Cette saison ne sera pas comme les autres, et pas seulement du fait  qu’il y a une coupe du monde au bout, mais parce que quelque chose a fondamentalement changé avec les départs de joueurs emblématiques et une façon de jouer… Nostalgie quand tu me tiens ! 

 

Au programme* ce cette première du TOP 14 à partir de samedi 25 août :

  • Perpignan – Stade Français, à 14h45
  • Bordeaux – Pau, à 17h15
  • Clermont – Agen, à 17h15
  • Lyon – Toulouse, à 17h15
  • La Rochelle – Grenoble, à 17h15
  • Toulon – Racing 92, à 20h45

Puis dimanche 26 août :

  • Montpellier – Castres, à 17h05

 

Au programme* du IV Nations, 2ème journée, samedi 25 août :

  • Nouvelle-Zélande  - Australie, 9h35
  • Argentine - Afrique du Sud, 21h10 

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

Posté par NewZeland2011 à 14:47 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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