L E S B R E V E S D O V A L I E . C O M - l'Hebdo du Rugby par Antonio -

12 février 2017

Les brèves d'Ovalie - Edition n°252

Le jour et l'ennui !

VI NATIONS... 2ème journée                       France – Écosse        22 – 16

Pleure pas, on a gagné !

Pour quatre points... de suture.

Bah, la voilà... après s'être fracassée contre un mur de la peur-de-perdre qu'elle s'est dressé toute seule, dans sa robe déchirée, collante de boue et sentant la rose qui aurait poussé au milieu d’une déchèterie… cette Belle Victoire !

 

À deux jours de la Saint-Valentin, elle a été au rendez-vous... Et comment !

Franchement, ne comptez pas sur moi pour lui envoyer des fleurs. Si la semaine dernière, tout le monde se gaussait à dire que « dominer n’est pas gagner », ce dimanche, au Stade de France, en clôture de la deuxième journée du tournoi, j’aurais presque envie de vous dire que « gagner ce n’est pas avancer ».

Parce qu'en une semaine, nos Coqs ont perdu la maitrise du jeu qui aurait dû ici se transformer par une victoire bonifiée. Car les Écossais, déjà sans mêlée, ont subi des pertes considérables au cours du match (Laidlaw,  Dunbar et deux troisièmes lignes pour commotion, Barclay et Hardie), à défaut de subir le jeu ambiteux des Français, éprouvé la semaine passée. Largement de quoi déstabiliser leur système de jeu en place. Mais non !

À la place, le XV de France a continué son grand n’importe quoi d’un ennui mortel, la peur de perdre au ventre : « Faut qu’on gagne, faut qu’on gagne, bordel ! »

Tout aurait pu commencer de la plus belle des manières. Mais sur les premiers ballons, on a pu sentir cette fébrilité chez les Bleus dont se sont emparés des Écossais fringants et culottés, eux.

Au bout d’un quart d’heure, Hogg concluait une action sur l’aile où Vakatawa semblait défendre comme quand il joue à sept, bien seul et perdu sur ses appuis.

Il faudra attendre la demi-heure pour voir enfin une action poussive aller au bout avec Fickou qui aplatissait avec maitrise dans l’en-but adverse. Ouais !

Menant de deux petits points à la pause, les Bleus revenaient des vestiaires aussi peu inspirés qu’en première mi-temps. Premier ballon rendu et premier rebond casquette qui offrait un deuxième essai au XV du Chardon, par le seconde ligne, Swinson, qui remplaçait temporairement le deuxième troisième ligne sorti pour commotion. ("Euh, je passais juste par là!").

Mais le gag avait son deuxième volet avec la transformation ratée de Russel sous les poteaux (mdr)

Un gag qui remettait la pression sur les Français, la peur de perdre dans les jambes et la tête sur le tableau d’affichage plutôt que sur les épaules d’un système de jeu éprouvé contre les Rosbifs.

Lopez égalisait, figeant le score et son équipe pour une demi-heure de faux semblant. La France poussait sans trouvait la faille dans une défense solide, insistant à la mêlée pour obtenir un essai qui chauffait logiquement. Mais rien n’y fera. Lopez s’en remettra au pied, par deux fois, pour assurer une victoire étriquée, mais ô combien précieuse...

La voilà, couronnée de ses quatre points, aussi fripée qu’un nouveau-né, elle voit enfin le jour après des mois de gestation et de fausses couches. Mais putain, quel ennui !

Un match à oublier, car il n’y a aucun enseignement à en tirer, si ce n’est que seule la victoire est belle quand on a su en faire la demande en mariage avec la manière, car sinon le divorce ne sera pas loin. Tenez-le vous pour dit ;-)

Bonne Saint-Valentin à tous les amoureux du rugby !

 

Les autres matches en bref...

Pays de Galles – Angleterre            16 – 21

Sur grand écran du Millennium…

Quel match nous ont offert ces deux nations qui défendaient chacune leurs chances de réaliser le grand chelem dans une superproduction digne de Hollywood. C’est ça l’effet du Millennium !

On a bien cru que ces diables de Gallois allaient encore mettre un terme aux ambitions du XV de la Rose, comme en 2015.  Le match est parti sur des chapeaux de roue, avec des actions époustouflantes de plus de vingt temps de jeu, d’une grande intensité et d’une qualité supérieure. On se serait cru revenu à la coupe du monde, assistant à une vraie finale. (Si vous ne l’avez pas vu, vous avez raté la sensation du tournoi, sans aucun doute)

Une première période d’anthologie qui nous a offert deux essais somptueux où chaque demi de mêlée s’est illustré, comme un clin d’œil à un modèle sud-africain Joost van der Westhuizen, disparu et à qui tous les publics du tournoi ont rendu hommage ce week-end.

Le premier par Ben Youngs qui, en filou, parachevait une action anglaise de 27 temps de jeu et mettait les Anglais pour la première fois devant (3-8). Le second par Rhys Webb qui combinait avec Williams en sortie de mêlée pour lancer l’ailier gallois tromper la défense adverse. Fabuleux !

Menant alors 13-8 à la pause, puis 16-14 jusqu’à dix minutes du terme, portés par les chants du public dans un stade du Millennium chaud bouillant, malgré son toit resté ouvert à la demande de leur voisin visiteur rabat-joie, les Diables Rouges tenaient un nouvel exploit qui allait mettre un terme à la série de 15 victoires consécutives des hommes d’Eddie Jones. Mais le coaching du stratège australien allait être de nouveau l’arme fatale des dernières minutes.

Les entrées simultanées de Te’O et Care pulsèrent les attaques anglaises, et l’une d’elles, relayée par Farrell jusqu’à l’aile de Daly, trouva la faille et crucifia les Gallois. Exactement comme contre les Français, une semaine avant.

De quoi nous interroger sur cette réussite insolente. Est-ce vraiment un manque de réalisme ou de mental qui a fait défaut au XV tricolore ou du Poireau pour décrocher une victoire qui lui tendait les bras, ou bien est-ce que cette équipe anglaise est tout simplement bénie des dieux depuis sa déroute en coupe du monde ?

En tout cas, l’Angleterre enchaine sa 16ème victoire consécutive, à deux longueurs du record de la Nouvelle-Zélande, et se présente en bonne position pour renouveler son grand Chelem. Encore faudra-t-il être bénie jusqu’à Dublin.

   

Italie – Irlande                                 10 – 63

Evidemment c’est les verts !

Qui étaient les plus forts, samedi, dans le mach d’ouverture de cette deuxième journée à Rome ?

Il n’a pas fallu attendre longtemps pour avoir la réponse. Le XV de Trèfle a obtenu son bonus offensif en une mi-temps, surclassant des Italiens à la merci de la puissance irlandaise, aux mouvements insaisissables entre leurs lignes et avec un Stander phénoménal, le flanker s’offrant un triplé, tout comme le jeune centre Gilroy (remplaçant de Henshaw), devant Earls (doublé) et l’autre nouvelle attraction au centre, Ringrose.

Neuf essais, comme une preuve par neuf qu’il faudra aussi compter sur les Irlandais qui recevront les Anglais à Dublin pour une cérémonie de clôture qui nous met déjà l’eau à la bouche.

La Squadra Azurra aura répondu par à coups, obtenant seulement un essai de pénalité après un ballon porté imparable sans le faire écrouler illicitement. D’autres nombreux temps forts ne seront malheureusement pas récompensés, même si cela n’aurait rien pu changer au résultat final.

Dommage car les Italiens de Parisse méritaient mieux.

   

Classement 1-Angleterre, 8 (+8) – 2-Irlande, (+48) – 3-Pays de Galles, 5 pts (+21) – 4-France, 5 (+3) – 5-Écosse, (-1) – 6-Italie, (-79).

 

Du côté de nos Bleuets...

France – Écosse                   36 – 8

Quinte flush royale !

Après la dérouillée en Angleterre, nos petits Bleus se sont fait pardonner au stade des Alpes de Grenoble en décrochant un bonus offensif précieux face à des modestes Écossais qui ont fini par craquer à l’heure de jeu.

Les Bleuets ont su hausser leur niveau de jeu pour venir à bout de leur adversaire, en force d’abord par Capelli puis toute en vitesse par l’insaisissable Fartass. Les demis de mêlée Couilloud et Retière se sont également illustrés (spécial « big up », Joost !), chacun leur tour, avec même un doublé pour le remplaçant, complétant cette belle quinte flush royale d’essais.

De quoi se remettre la tête à l’endroit avant un prochain déplacement qui pourrait à nouveau faire mal au crâne, cette fois en Irlande. Car les Irlandais restent invaincus, comme les Anglais (encore impressionnants au Pays de Galles, 21-37), mais avec deux points de bonus en moins, après une victoire étriquée en Italie (26-27).

De quoi les rendre agressifs !

 

Et de nos Bleues…

France – Écosse                   55 – 0

Des Écossaises douchées !

Les Féminines n’ont fait qu’une bouchée des Écossaises, invitée dans un guet-apens au stade Marcel-Deflandre de la Rochelle.

Avec une facilité déconcertante, après un petit temps d’observation, les Bleues ont déroulé leur jeu et écrasé des Calédoniennes dépassées en seconde période.

Neuf essais et un bonus offensif, bon pour le moral mais à relativiser tout de même face à un adversaire que l’on savait faible dans ce tournoi. Il faudra garder la même efficacité à Dublin dans quinze jours.

Les Anglaises sont bien parties pour réaliser le grand chelem après avoir corrigé les Galloises (0-63).

Les Bleues ne devraient que pouvoir viser la seconde place.

 

Matches en retard du TOP 14    (16ème journée)

Racing 92 (8) – Bayonne (14)          59 – 20

Pau (6)  – Lyon (12)                         38 – 15

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

 

La semaine prochaine…

Le TOP 14 tape l’incruste…

Comme Pau, pour la première fois dans le TOP 6, après son oral de rattrapage bonifié face à Lyon, clairement dans la course aux barrages, tout comme le Racing qui s’est bien rattrapé face à Bayonne et se positionne désormais aux portes du paradis, talonnant Toulouse et doublant Bordeaux.

Place au championnat et ses enjeux quand le tournoi des VI nations fait une pause pour recharger les batteries de ses internationaux.

Racing et Pau encore, mais surtout Grenoble, Bordeaux, Castres, Toulon et Toulouse jouent gros dans cette 18ème journée de tous les dangers.

Et ça commence dès samedi 18 février :

  • La Rochelle – Stade Français, à 14h45 (C+ sport) : en nouveau patron.
  • Racing 92 – Brive, à 18h30 (r+) : le retour du champion aux affaires,
  • Pau – Grenoble, à 18h30 (r+) : rêver de phases finales,
  • Clermont – Bayonne, à 18h30 (r+) : le choc des extrêmes.
  • Toulon – Lyon, à 20h45 (C+ sport) : des visiteurs en terrain connu.

Enfin, dimanche 19 février :

  • Bordeaux – Castres, à 12h30 (C+ sport) : faire barrage à tout prix,
  • Montpellier – Toulouse, à 17h (C+) : le choc des générations.

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05 février 2017

Les brèves d'Ovalie - Edition n°251

Trois points de suspension...

VI NATIONS... 1ère journée                       Angleterre – France        19 – 16

Un offload de Nakaitaci incompris...

En attendant la suite.

Samedi soir, vers 19h45, toute la France est restée suspendue à ces trois points qui séparaient nos Bleus de nos meilleurs ennemis, telles trois petites gouttes d’eau au dessus de Twickenham qui ont fait s’ouvrir les premiers parapluies.

Le temps est à la rage chez certains supporters et observateurs pour qui, cette troisième défaite, si près de l’exploit, face aux trois meilleures équipes du monde, ne peut plus être encourageante, mais une fois de plus rageante !

Trois points qui laissent aujourd’hui un goût amer, en suspension, en travers de la gorge, celui d’une nouvelle défaite dont on aurait pu se passer cette fois... une particularité « in fine » bien française qui commence sérieusement à nous irriter.

La faute d’un travail en mode diesel qui tarderait à porter ses fruits ?

Pourtant tout était là, samedi, sur le terrain, pour que nos Coqs s’emparent d’un exploit à portée de plume et écrivent la première page d’une nouvelle histoire.

Car en première période, nos gallinacés tricolores ont volé dans les épines de cette équipe du XV de la Rose, pour se piquer à sa défense et la cueillir à froid. Camille Lopez, dans un bon jour, offrait à ses partenaires un bouquet de pénalités qui leur donnait l’avantage (3-9), malgré un déchet sur quatre tentatives. 

Mais voilà, alors que nos Bleus avaient le match en main et auraient dû saigner ces Rosbifs, autant au score que dans la chair de leur défense, leur inspiration est restée bloquée derrière trois points de suspension…

Incapables de terminer une phase de jeu...

qui ne demandait qu’à mettre son point final dans l’en-but. C’est bien simple, dans ce premier acte, leurs intentions sont restées lettre morte et les actions d’envergure avortées avant que l’on ne connaisse une autre chute que celle du ballon pour des choix inopportuns. À l’image de cette dernière action, magnifique, qui résumait ce manque de maturité dans le dernier geste.

Une relance tonitruante de Vakatawa, relayée par Spedding, avant que Serin n’écarte sur Lopez dont la passe au pied millimétrée sur Fickou offrait une occasion d’essai imparable. Le centre Toulousain volleyait intelligemment sur Lamerat qui n’avait plus qu’à lancer Nakaitaci dans le couloir intérieur. Mais le centre clermontois faisait le choix de conserver la balle qui ira finalement mourir dans un ruck mort-né que l’arbitre avait décidé de pénaliser en faveur des locaux, bien fébriles.

9-9 à la pause.Tant de points laissés derrière, qui s’ajoutaient à ceux manqués par Lopez (33è) et ceux données à Daly (36è, par Guirado suite à un en-avant stupide). Tout restait encore à faire.

Un autre match démarrait au retour des vestiaires avec des Anglais remontés par leur coach et un public qui rythmait chacune de leurs courses par un « Swing low, swing chariot » entrainant.

Et le chariot anglais avança doucement mais sûrement, bien aidé par monsieur Gardner, arbitre australien un peu paumé dans ses décisions, qui avait la mêlée française dans le collimateur et sifflait bien vite contre les Bleus (Je n’en dirai pas plus à son sujet… de sa Majesté ?). Sans conséquence sur la première pénalité, manquée par Farrell, ou encore l’échappée de Daly (le meilleur rosbif, très tranchant) qui aplatissait avec le pied en touche. Ouf !

Toujours suspendu aux actions des Bleus qui n’aboutissaient pas, le public français pouvait s’inquiéter d’un retour en force du chariot blanc qui roula sur la défense tricolore, s’offrant une pénalité qui les plaça pour la première fois devant, à la 54ème minute (12-9).

Et puis, cinq minutes plus tard, enfin… la délivrance !

Le banc français s’illustrait avec l’entrée de Slimani qui concluait, après plusieurs temps de jeu intenses menés par un Picamoles de feu, une belle combinaison d’avants, bien servi par Vahaamahina puis Gourdon pour la dernière passe.

La France repassait devant après la transformation de Lopez (12-16). Seulement dans le dernier quart d’heure, les attaquants tricolores allaient manquer de maitrise quand Eddie Jones trouvait, lui, le coaching gagnant pour l’Angleterre.

À peine entrés, Care et surtout Te’O remettaient leur chariot sur les rails, après plusieurs séquences dans les 22 des Bleus. Le demi de mêlée suppléant guidait des pick and go monstrueux qui allaient faire céder la défense française sur un déboulé de Te’O en force.

Il restait huit minutes au XV de France pour se ressaisir et reprendre la main sur un exploit qui lui tendait les bras depuis le début du match.

Huit minutes, suspendu à ces trois points de suspension, comme le symbole de tant d’hésitation en cours de phase offensive, d’une énumération de tant d’opportunités écourtées par autant de mauvais choix, comme ce dernier de Doussain (suppléant de Lopez) qui ne trouvait pas la touche pour la pénalité de la dernière chance.

Rageant, oui ! Mais désespérant, non.

Parce que pour la troisième fois, les Bleus ont montré qu’ils pouvaient se frotter aux meilleurs. Mais ils ont surtout montré qu’ils n’étaient pas encore assez mûrs pour récolter le fruit de leur travail.

Mais quel travail de Novès ! Les Rosbifs n’ont pas existé, ils ont bafoué leur jeu et presque fait dans leurs culottes blanches. Et ça, c’est une performance de l’équipe de France.

Alors je vous le dis… la cueillette du XV de la Rose est pour bientôt.

Parce que ces trois points, en suspension, sous-entendent une suite, un effet d’attente qui ne saurait nous décevoir. Et cela se vérifiera contre l’Écosse dès dimanche prochain. Pas une mince affaire car les Calédoniens, eux, sont prêts.

 

Les autres matches bref...

Écosse  – Irlande                   27 – 22

Murrayfield à la fête !

Le XV du Chardon, dirigé par Vern Cotter, pour son dernier tournoi, a enflammé le stade mythique d’Edimbourg. De par sa flamboyance, mais surtout de par sa victoire au bout, face au géant vert irlandais.

Une première période impériale de Hogg qui inscrivait un doublé avec ses jambes de feu, suivi par Dunbar pour assommer les Celtes d’entrée (21-8 à la pause).

Les Irlandais allaient se réveiller dans le second acte, passant même devant, à l’heure de jeu (21-22), après les ripostes de Henderson et Jackson qui venaient ajouter leurs réalisations à celle de Earls en première période.

Un match rythmé et haletant jusqu’au bout où le bonus offensif n’aura souri ni à l’une ou l’autre équipe mais où la victoire aura choisi son camp, grâce au capitaine écossais qui aura su remettre les siens dans le match et mener ses avants dans le camp adverse. Deux pénalités suffiront à Laidlaw pour valider cette première victoire dans le tournoi des VI nations.

Le XV du Trèfle se contentera du point de bonus défensif, pour une première dans cette nouvelle formule du tournoi. Le XV tricolore l’imitera quelques heures plus tard.

   

Italie – Pays de Galles          7 – 33

Et la vague galloise !

Le premier bonus offensif du tournoi a failli trouver preneur en terre italienne. En vain.

Pourtant la première période récompensait le travail de sape de la Squadra Azzurra, menée par son capitaine, Parisse, en forme. Un premier essai de Gori qui donnait l’avantage aux locaux à la pause (7-3).

Et puis il y a eu la vague galloise qui a submergé littéralement la défense italienne, lui infligeant un 30-0, avec trois essais, de Davies, Williams et North. Un réveil tardif à l’heure de jeu qui ne permettait pas au XV du Poireau de repartir avec le point de bonus.

Le Pays de Galles prend néanmoins les commandes du tournoi en attendant d’éliminer un concurrent direct au grand Chelem. Et pas des moindres. 

Classement 1-Pays de Galles, 4 pts (+26) – 2-Écosse, 4 (+5) – 3-Angleterre, 4 (+3) – 4-France, 1 (-3) – 5-Irlande, 1 (-5) – 6-Italie, 0 (-26) 

 

Du côté de nos Bleuets...

Angleterre – France                   59 – 17

Quand la relève baisse la tête.

Je n’ai pas vu le match mais le score en dit long sur comment nos jeunes Bleus ont été courts pour rivaliser face aux Anglais. Difficile de reconstruire tous les deux ans avec des jeunes qui ne se connaissent pas toujours. Un challenge pour le staff, complètement manqué pour cette première.

La génération Iturria, Penaud, Dupont, elle, est déjà aux portes du XV de France pour 2019.

Que valent ces nouveaux Bleuets réellement ? À suivre.

 

Et de nos Bleues…

Angleterre – France                   26 – 13

Plus d’essence dans le moteur ?

Incompréhensible, ce match. Tout s’est joué en deux temps.

13-0 pour nos Françaises en première période avant de sombrer en seconde, comme s’il n’y avait plus d’essence dans le moteur de leur jeu. 26-0, une claque qui laisse perplexe.

Le nouveau staff a du travail comme du souci à se faire. Et dire que l’ancien, remercié sur des motifs peu scrupuleux, avait réalisé le grand chelem avec ces mêmes filles.

J’espère que Simon et Laporte seront aussi exigeants avec leurs « amis » qu’ils annoncent l’être avec notre Guy national. À suivre aussi.

 

La semaine prochaine…

Oublier pour mieux repartir…

Le XV de France va tâcher de faire oublier ses regrets à Twickenham et opérer sa mue au Stade de France contre des Écossais qui ont déjà grandi, eux.

Les Irlandais auront à cœur d’aller chercher un bonus offensif à Rome pour grappiller des points qui seront sans doute bien utiles à la fin.

Et déjà, nous avons une première affiche pour éliminer un concurrent au grand Chelem, dans le plus beau stade d’Europe, le Millennium de Cardiff.

 

À ne pas manquer, dès samedi 11 février, sur France 2 :

  • Italie – Irlande, à 15h25
  • Pays de Galles – Angleterre, à 17h50

Enfin, dimanche 12 février :

  • France – Écosse, à 16h

 

À noter, deux matches en retard du top 14, pour le compte de la 16ème journée :

Racing 92 – Bayonne (Samedi 11 février à 20h45, C+sport)

Pau – Lyon (Dimanche 12 février à 12h30, C+sport)

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29 janvier 2017

Les brèves d'Ovalie - Edition n°250

Tiens bon la rade...

TOP 14... 18ème journée                       Toulon – La Rochelle        20 – 23

Rattez et La Rochelle s'envolent au classement...

Et tiens bon le vent !

Il ne s’appelle pas Thomas Coville, ni Armel Le Cléac’h ou Francis Joyon... mais Patrice Collazo. Retenez bien son nom.

Parti en équipage, comme Joyon, sur le port de La Rochelle, depuis le début de la saison, il fait aujourd’hui la course en tête, en solitaire, tout joyeux, sur son embarcation monocoque, comme celui de Le Cléac’h, sans grands moyens et moins puissants que les trimarans (qui ne veut pas dire « trois marrants ») de Clermont, Montpellier ou Toulon, montés, eux, pour battre des records, comme ceux de Coville et Joyon.

Vous me suivez ou bien ?

Car faire le tour du monde ou le tour de la phase régulière du trophée Charles Brennus, c’est un peu la même chose. Il faut être fou et passionné comme Vincent Merling, président depuis 26 ans de l’Association Sportive Rochelaise ou mégalo et fortuné comme Mourad Boudjellal, hyper président du Rugby « world Company » Toulonnais.

Alors quand on a vu, samedi après-midi, comment l’équipage rochelais de Patrice Collazo a arrimé son jeu dans la rade toulonnaise, on se dit qu’il n'a plus qu'à tenir bon, ce vent favorable et le cap, pour gagner ce trophée.

Car il faut aussi préciser que cette période offrait aux Maritimes une fenêtre météo idéale pour créer un exploit. Les gros bateaux sortaient d’une épreuve européenne éprouvante avec des blessés et entraient dans une zone de vents contraires avec le tournoi des VI nations qui les privait de leurs internationaux.

Certes, sans Bastaraud, Halfpenny, Vermeulen et Guirado... les mercenaires de la rade varoise n'étaient pas en reste pour autant avec des pirates de renoms, à bord du Jolly-Mayol-Roger, vaisseau du capitaine Ford, accroché à son poste par un fil... de chaque match. On s’attendait à une démonstration de force de la part des Nonu, Habana, Giteau ou Tuisova qui sont finalement restés en fond de cale, apathiques, montant rarement sur le pont pour défendre leur navire face à Peter-Pan-Collazo et ses garçons pas si perdus.

Une première période catastrophique en conquête pour nos mercenaires toulonnais qui se sont fait cueillir, en mêlée, en touche et par Rattez, à la 23ème minute, après un cafouillage de Pélissié, un garçon, lui, perdu parmi les siens. Orioli limitait la casse juste avant la pause en récupérant à son tour un ballon égaré pour aller l’aplatir en force dans l’en-but.

En seconde période, les Varois ont remis la main sur le ballon et égalisé une première fois par le pied de Bernard. Mais Broke James qui avait remplacé Holmes (blessé à la cheville, 34è), reprenait les commandes du match, au score et dans le jeu.

Grâce à une belle passe sautée il offrait le doublé à Rattez à l’heure de jeu. L’ailier rochelais aura été un véritable poison à Mayol quand l’ouvreur franco-australien en sera le héros final.

Car à cinq minutes du terme, les avants toulonnais faisaient rugir leur moteur puissant, une nouvelle fois à réaction, et obtenaient un essai de pénalité qui leur offrait une égalisation prometteuse. Le public de Mayol pouvait y croire.

Seulement, à l’image du match et de cette brève métaphorique, c’est sur une ultime mêlée dans leur camp que les locaux se sont fait emporter par la vague du pack rochelais, énorme. Un tsunami qui a décimé l’euphorie du public toulonnais quand Broke James passait la pénalité après la sirène.

Une septième victoire consécutive, toutes compétitions confondues, comme un refrain que l'on n'a pas fini d'entendre d'ici la fin de la saison régulière. 

« Tiens bon la vague et tiens bon le vent ! »

Hissé haut, Pat Collazo

Si ton jeu garde cette constance

Vous irez jusqu’au Stade de France »

 

En bref...

Bordeaux (7) – Clermont (2)                   23 – 23

Pas mieux !

Clermont n'a su répondre au nouveau leader que par un match nul arraché à Bordeaux dans une seconde période maitrisée après une débâcle en première.

Le premier essai local de Braid, à la huitième minute, aura laissé des traces dans cette  équipe auvergnate qui perdra simultanément Parra et Koleshvili lors d'un choc frontal entre eux, assez sérieux pour les laisser hors jeu. Une deuxième salve de Lesgourgues enfoncera un peu plus le leader dans le doute qui n'a rien eu à se mettre sous la dent qu'une pénalité de Brett avant la pause.

La seconde période sera de toute autre facture de la part des Clermontois qui vont hausser leur niveau de jeu et faire payer cher Bordeaux en inscrivant deux essais en moins de dix minutes, par Stanley puis Timani. La fin de la rencontre sera subie par les hommes de Ibanez, avec un banc clermontois d'expérience (Lee, Yato, Planté, Rougerie) qui apportera de la consistance dans les avancées auvergnates, jusqu'à arracher le match nul.

Mérité mais cruel pour Bordeaux qui avait besoin de points pour se rapprocher du TOP 6.

   

Castres (4) – Montpellier (3)                  38 – 25

Par la fougue d'éloquence

C'était le choc attendu entre deux formations qui venaient à peine de se quitter en poule de coupe d'Europe et qui, donc, se connaissaient bien.

Le CO a confirmé sa belle prestation face au Leinster et surtout Antoine Dupont nous a encore régalé de sa fougue et de sa vista pour inscrire un premier essai de filou dès la première minute. Le pied de Dumora et la vitesse de Smith répondront coup pour coup à Catrakilis et aux essais de Nadolo et Willemse, en première période.

Un match à rebondissements, de grosse intensité, en faveur des locaux qui ont su mettre les Montpelliérains à la faute et saisir les opportunités avec deux nouveaux essais en seconde période (Kockott, Caballero) contre un seul pour le doublé de Willemse.

Il faudra compter avec le CO pour les phases finales et c'est très logiquement qu'il se hisse à la quatrième place à une longueur de son adversaire du jour. 

   

Toulouse (6) – Pau (8)                           10 – 20

Allo ? Y a quelqu'un ?

A Ernest-Wallon, les Toulousains ont été aux abonnés absents dans un match que les Palois ont finalement pris à leur compte. Et c'est tant mieux.

Non pas que la victoire était acquise au futur quart-finaliste, privé de 7 internationaux, mais au moins les quinze qui étaient sur le terrain auraient pu essayer de jouer. Ils ont été en dessous de tout, prenant sans doute leurs adversaires de haut, qui ne se sont pas privé de leur faire manger leur propre pelouse, sans brio. Un match terne où tout s'est joué en première. Je plains ceux qui se sont déplacés pour voir ce simulacre.

Si Toulouse reste dans le TOP 6, ce n'est que provisoire, car le Racing a un match en moins et Pau (8è) se rapproche toujours un peu plus, à grappiller des victoires à l'extérieur (la deuxième après celle à Bordeaux).

 

Lyon (12) – Racing 92 (10)                         37 – 25

Quelle première à Gerland !

La nouvelle enceinte des Lyonnais, ancien chaudron du ballon rond qui a troqué ses cages contre des perches, a offert une première réussie et de qualité à son public qui ne demande qu'à y revenir pour le même spectacle.

Après avoir été mené en première période, le LOU, sous la baguette d'un Michalak en parfait chef d'orchestre et buteur impeccable, et avec les jambes en feu d'Arnold et de Fearns, a su imposer son jeu et sa loi au champion de France, avec un bonus à la clé. Tout de même !

Le Racing a perdu Carter et Chauveau très rapidement, juste après que Thomas ait donné l'avantage aux visiteurs avec un premier essai à la 4è minute. Hart et Dambielle tenteront de tenir le score un temps avant que la meute lyonnaise n'avale son adversaire en deux temps trois mouvements, avec un doublé de Fearns et de Arnold.

Lyon s'éloigne de la zone relégable, avec un match en retard, qui pourrait bien leur réussir à Pau avec cette dynamique là. Le Racing, lui, comptera aussi sur son match en retard face à Bayonne pour oublier cette contre performance. Après l'Europe et le dopage, rien ne va chez le champion de France.

   

Grenoble (13) – Stade Français (11)       44 – 22

Le sursaut

Il s'en est fallu de peu que Grenoble mette fin à sa saison sur ce match. Une entame catastrophique des Isérois qui encaissaient deux essais en cinq minutes. Heureusement, ils reprendront leurs esprits et les commandes de la rencontre pour inscrire quatre essais splendides.

Bien dommage quand on sait que cela aurait pu déboucher sur un point de bonus supplémentaire non négligeable. Grenoble veut encore y croire. Même si cela sera dire, il peut et le Stade Français, à 11 points, ferait bien de se méfier d'une fin de saison où à chaque match désormais il faudra vendre chèrement sa peau.

   

Bayonne (14) – Brive (9)                           33 – 23

Du plaisir à l'espoir...

Sérieux et appliqués, à l'image de leur buteur Du Plessis, les Basques ont acquis une quatrième victoire précieuse pour espérer un dénouement différent de celui qu'on leur prédit depuis des mois.

Tout s'est décanté sur la sirène de la première période, l'essai de Le Bourhis a lancé les Bayonnais sur la route du jeu-plaisir, cher à Etcheto. Un chassé croisé avec les Brivistes jusqu'à l'heure de jeu avant qu'un essai de pénalité et un troisième de Bustos Moyano ne les lâchent définitivement, tout près du bonus offensif. Seulement Ngwenya avalera la cerise sur ce gâteau en inscrivant un deuxième essai pour les Coujous.

Bayonne respire et peut se mettre à rêver de récidiver cette performance au point de nous surprendre en fin de saison contre tout pronostic.

   

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

La semaine prochaine…

Nous y voilà !

Le Crunch… en cérémonie d’ouverture du VI Nations, rien que ça !

Un combat de gladiateurs avec du sang de Rosbif qui gicle et des plumes de coq qui s’envolent dans l’arène de Twickenham, ça ne se manque pas.

Pas sûr qu’à l'issue de ce duel la victoire sente la rose pour les Anglais qui pourraient la concéder à ces fumiers de Français qui auront su se hisser glorieusement dessus.

Et pourquoi pas ! Comme disent les Chinois, l'année du Coq, rien ne lui résiste !

 

A suivre samedi 4 février, date historique ! … sur France 2 :

  • Ecosse – Irlande, à 15h25
  • Angleterre – France, à 17h50

Enfin, dimanche 5 février :

  • Italie – Pays de Galles, à 15h

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22 janvier 2017

Les brèves d'Ovalie - Edition n°249

Chronique d'un sort annoncé...

Champions Cup... 6ème journée                  

Montpellier – Northampton     26 – 17        Castres – Leinster      24 – 24
Clermont – Exeter              48 – 26        Ulster – Bordeaux       22 – 26
Saracens – Toulon           10 – 3         Toulouse – Connacht     19 – 10     

Toulon défait mais heureux...

Et un, et deux… et trois heureux !

Si vous avez tout raté ce week-end, asseyez-vous, je vais tout vous raconter.

On pensait qu’il n’en resterait qu’un et que Clermont était déjà celui-là.

C’était sans compter sur la magie de cette Champions Cup, le combat et le casse-tête surtout (par son règlement) qu’elle génère jusqu’au bout. Car si les Irlandais, Anglais, et Écossais favoris n’ont rien lâché, les autres Français n’ont pas été en reste pour autant.

"On ne compterait pas pour du beurre !" (seuls les Gallois et les Italiens se sont fait tartiner)

Et ils étaient cinq Coqs de France a vouloir suivre les pas du  grand tétras bleu des montagnes d’Auvergne (paré de ses plumes européennes « midnight navy ») ...

Cinq à pouvoir y croire encore… certains plus que d’autres.

Car Toulon, temporairement dans les huit, était sérieusement menacé par Montpellier, voire même par Castres et Bordeaux. Quand Toulouse ne dépendait que de lui pour décrocher son ticket. Ce qui, pour lui, était déjà énorme. A moins que Glasgow…

Mais commençons par le commencement.

Dès vendredi soir, dans la poule 4, Montpellier faisait le job en s’imposant avec autorité et le bonus offensif face à Northampton (26-17), après avoir été mené à la pause. Tout se décantait en seconde période avec un Nadolo qui marchait sur l’eau et sur les défenseurs pour inscrire un doublé fabuleux.

De son côté, Castres flirtait avec l’exploit de l’emporter avec le bonus offensif face au même Leinster qui avait mis la semaine passée une déculottée aux Montpelliérains (ils s'en mordront longtemps les doigts… mais chut !), en vain (24-24).

Emmené par le jeune Dupont, toujours aussi inspiré (il me botte ce gamin!), et un Smith très en jambes, le CO hissait son jeu au niveau de celui des Irlandais, favoris, sans parvenir à les dépasser au score. Et pourtant, il aurait suffi d’une pénalité bien tapée en fin de match, alors que l’essai du bonus offensif  ne servait déjà plus à rien (Montpellier resterait devant) pour décrocher une victoire de référence qui leur tendait le tee. Une belle réaction tarnaise cependant, un peu tardive, mais qui augure de belles choses pour la suite avec cet effectif et cet enthousiasme-là.

Vendredi soir, vers 23 heures, si Castres était hors jeu désormais, le MHR, lui, avec 16 points, éjectait temporairement Glasgow (à 14) des qualifiés, se plaçant juste devant Toulon (à 15), toujours en lice.

Mais ces deux derniers n’avaient pas encore dit leur dernier mot.

En attendant, Samedi, à 14h, dans la poule 5, Clermont avait sorti la grosse artillerie pour s’assurer un quart à domicile et éliminer dans le même temps un concurrent étranger à cette foire d’empoigne d’une deuxième place qualificative, Exeter, qui avait sa carte à jouer au Michelin. Ca a été fait, et comment ! (48-26).

En une  période, les Jaunards étouffèrent leur proie pour la cuire dans le bouillon du Michelin avec cinq essais maison à point(s) et un bonus offensif acquis à la pause (34-0). Non sans mal, puisque Clermont perdait gros dans la foulée, avec la sortie de Fofana, gravement blessé au tendon d’Achille.

La seconde période démarra fort avec une première réaction adverse efficiente, répliquée aussitôt par deux nouveaux essais des troisièmes lignes locaux. Et puis plus rien. A l’heure de jeu, les Auvergnats se relâchèrent coupablement et laissèrent place à un festival d'essais anglais, pas moins de trois en moins de dix minutes, le bonus offensif en prime.

Mais la fête ne sera pas gâchée pour autant puisque les Jaunards retrouveront leurs esprits et leur défense avec une victoire bonifiée au bout, dans un match au final spectaculaire, avec la bagatelle de 11 essais (comme lors du match aller contre Bordeaux).

Et la cerise sur le gâteau, l'ASM volait au Leinster la première place de cette phase qualificative, tel un maillot jaune qui lui sied si bien et qui lui offre assurément le meilleur quart à domicile.

Pendant ce temps, chez les Irlandais de l’Ulster, Bordeaux obtenait une victoire réjouissante (22-26). Certes sans bonus, mais par la victoire des Montpelliérains la veille il ne leur aurait rien garanti sans un cumul de défaites par ailleurs et une calculette high-tech.

Bordeaux quittait donc la course sur une belle note et surtout une belle dynamique, prometteuse pour la reprise du TOP 14.

16h15, le moment attendu. Toulon entrait dans l’arène de l’Allianz Park...

pour ce qui allait être, dans cette poule 3, un combat de gladiateurs avant même un match de rugby, face au champion en titre, les Saracens. Monsieur Owens au sifflet et British Telecom à la vidéo, la tâche n’était pas gagné d’avance pour le déjà vieux triple champion d'Europe. Mais ne polémiquons pas, l’arbitrage fut parfait, nous n’avons rien vu, ou plutôt revu, car les ralentis étaient réservés à la télévision anglaise.

Donc, quand à la 3ème minute, Habana aplatissait sous les poteaux, tout le monde était d’accord pour dire qu’il y avait faute au sol, tout comme quatre minutes plus tard quand Tuisova échappait la balle au moment d’aplatir. Un démarrage tonitruant des Varois qui nous laissait comme un goût amer et qui n’allait pas nous réconcilier avec l’arbitrage « tous des truands » britannique.

Pas de quoi rendre sereins des Toulonnais à zéro point au bout d’un premier quart d’heure dans le camp anglais. Il leur faut un point, pour être sûr d’être devant Montpellier et de ne dépendre de personne pour s’inviter dans ces quarts de finales.

Jusque là tout allait bien, mais ça pouvait aller bien mieux encore.

Seulement les Sarries remirent la main sur le ballon et le match, obligeant cette fois les visiteurs à défendre leur point qu’il tenait à la pause, Farrell n’ayant pu que passer une pénalité pour les siens (3-0).

En seconde période, la rencontre passa en mode combat au sol ou de tranchées dans les rucks pour sauver tout ce qui pouvait l’être dans les 22 varois. Mais l’insaisissable Ashton, futur toulonnais, trouva la faille à l’heure de jeu, échappant un peu facilement à Nonu, meilleur à jouer au pied qu’à plaquer.

Farrell transformait et privait alors Toulon du graal. Mais heureusement le coup de pied long de Halfpenny, à 45 mètres, rendait le « précieux » aux siens qui firent en sorte de tenir, à la vie, à la mort, ce score jusqu’au bout (10-3). Plutôt à la mort, à l'avis de monsieur Owens qui aimait à faire durer le supplice de la bande à Guirado, en ne leur accordant aucun répit. 

Au coup de sifflet final, Toulon se qualifiait enfin... de justesse mais avec un sacré courage, sortant du même coup Montpellier qui ne dépendait désormais que du sort des Glaswégiens.

Et de deux !

Dans l’autre match de cette poule, sans enjeu, l’équipe de Sale empocha ses premiers après une courte victoire face aux Scarlets (25-23). Autant vous dire que ça nous fait une belle jambe.

Car tout le monde était tourné du côté de Leicester à 18h30...

Pour voir comment Glasgow, dans la poule 1, allait ne pas se sortir des griffes des tigres. Sauf que les Montpelliérains n’eurent pas à attendre bien longtemps pour se rendre compte que ces tigres-là étaient en cage, se réveillant de la sieste. Y a-t-il eu un match ? (0-43) … Le score semblait dire que non. Comme je n’ai rien vu, je ne commenterai pas plus.

Le coup de massue était tombé bien avant l’issue du match, Montpellier était éliminé, Glasgow serait parmi les deux meilleurs deuxièmes avec Toulon en bon dernier.

Lisez au sens propre des deux termes. Car il fallait être « bon » pour être dans les huit ce week-end. Comme il faudra être « bon » pour aller chercher les Clermontois au Michelin, puisque le sort en avait décidé ainsi avant même l’issue de cette dernière journée. Car dimanche, quoi qu'il arrive, la poule 2 délivrerait deux qualifiés.

Mais restons dans la poule 1, deux minutes, le temps de rire de la cinquième défaite du Racing 92, champion de France (c’est là que vous pouvez rire), face au Munster, à Thomond Park (22-10). Mais sans rire, les Racingmen n'étaient pas aussi ridicules que les autres fois.

Cette victoire non bonifiée des Irlandais dessinait les hôtes des prochains quarts qui verront les Sarries et le Munster recevoir dans l'ordre les deux meilleurs deuxièmes quand le Leinster recevra le futur leader de la poule 2 qui se jouait dimanche.

Une première place réservée aux Wasps qui se déplaçaient chez les Zébre, et qui mirent le temps pour prendre le meilleur sur les modestes Italiens (27-41). La seconde place, elle, offrirait donc un voyage en quart chez les Sarries ou le Munster.

La peste ou le choléra, peu importait pour Toulouse... 

qui avait son « funeste » destin en main, en recevant le Connacht, leader surprise de cette poule, qui postulait également pour le même « bad trip ». Sauf qu’il fallait une victoire à quatre points (d’écart) pour les Toulousains s’ils voulaient s’envoler outre Manche.

Pas insurmontable face à ces Irlandais moins saillants que les années passées. On l’avait vu au match aller où le Stade Toulousain aurait dû l’emporter. Mais il faut croire que cette saison les Haut-Garonnais collectionnaient la poisse, ou les fins de match aux maladresses maladives, la gangrène au bout du pied de Doussain que Mola ne se résignait à amputer de son XV de départ.

Et ce huitième de finale n’échappa pas à la règle, l’ouvreur international enchaina les ratés avec une nonchalance déconcertante. Mais heureusement, ce Toulouse-là avait de la ressource, de l’envie et du talent chez ses trois-quarts pour effacer tous ces points noirs sur la peau que voulaient lui faire ces Irlandais remontés. Une entame parfaite avec deux essais à la clé, par un excellent Fickou d’abord (rassurant pour nos Bleus qui pleuraient la perte de Fofana la veille) et le non moins bon Arthur Bonneval.

La deuxième période garda le suspense jusqu’au bout puisque les Irlandais inscrivaient un essai après que Tekori eût offert le troisième aux siens. A cinq minutes de la fin, les locaux menaient seulement de 9 points (19-10).

Mais quel casse-tête pour les Toulousains !

Il ne leur manquait qu’un essai pour aller chez les Sarries plutôt qu'au Munster ("surtout ne marquez pas !" semblait crier le public dans un silence de mort) mais il ne manquait aussi qu’une pénalité aux Celtes pour envoyer les Français en enfer. Et à les regarder s’empêtrer nos Coqs sur un tas de fumiers qui cherchaient à les plumer dans leurs 22 ou à ne pas prendre les pénalités quand elles se présentaient parce que les buteurs étaient morts de peurs, c’était à se demander si le choléra n’était pas déjà là.

Finalement monsieur Barnes mit fin à cette épidémie de tremblotte des Toulousains, sous la menace d’une pénalité dans leur camp. Tout est bien qui finit bien… Limerick c'est toujours mieux que l'Allianz Park... demandez aux Toulonnais.

Et de trois ! … nos Coqs peuvent chanter.

Surtout quand on sait qu'ils ne sont que deux, et chez les Irlandais, et chez les Anglais, avec un Écossais au milieu. Mais que ce fut dur pour nos deux derniers !

 

Le tableau de la phase finale

         Clermont (1) – Toulon (8)      v      Leinster (4) – Wasps (5)

           Munster (2) – Toulouse (7)       v      Saracens (3) – Glasgow (6)

Pour les demi-finales, l’équipe qui gagnera à l’extérieur recevra en priorité, l’ordre de classement de la phase de poules départageant les deux concernées.

C’est à dire que pour la première demi-finale, elle se déroulera en priorité :

chez les Wasps puis à Toulon ou Clermont, le Leinster étant certain de se déplacer en cas de victoire.

Pour la seconde demi-finale, elle se déroulera en priorité à :

Glasgow puis à Toulouse ou Munster, les Saracens étant certains de se déplacer en cas de victoire.

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

En ce qui concerne la Challenge Cup, vous trouverez également tous les résultats sur le site officiel de l’EPCR.

Pas de surprise pour nos Français attendus !

Ils sont trois aussi, Brive en tête, seul premier de poule mais qui n’aura pas le privilège de recevoir.
Quand La Rochelle et le Stade Français décrochent les deux derniers tickets du meilleur deuxième.

 

Le tableau de la phase finale

         Ospreys (1) – Stade Français (8)     v      Bath (4) – Brive (5)

          Gloucester (2) – Cardiff (7)                    v      Edimbourg (3) – La Rochelle (6) 

Idem pour les demi-finales, l’équipe qui gagnera à l’extérieur recevra en priorité, l’ordre de classement de la phase de poule départageant les deux concernées.

 

La semaine prochaine…

Le TOP 14 reprend et compte ses pertes…

Entre les blessés et les internationaux, les clubs vont devoir composer avec la profondeur de leurs effectifs, pour deux mois délicats où les plus petits ou les moins touchés pourraient tirer leur épingle du jeu.

En ligne de mire, Grenoble et Bayonne qui reçoivent, un tournant dans la course au maintien, une chance pour les Isérois et les Basques de se relancer et tirer vers le bas deux formations avec quelques absents clés. 

Ca commence directement samedi 28 janvier :

  • Toulon – La Rochelle, à 14h45 (C+ sport) : rends-moi ma place !
  • Castres – Montpellier, à 18h30 (r+) : comme on se retrouve !
  • Grenoble – Stade Français, à 18h30 (r+) : réduire l’écart à tout prix,
  • Toulouse – Pau, à 18h30 (r+) : cuisiner avec les restes,
  • Lyon – Racing 92, à 20h45 (C+ sport) : à mon tour de me faire le champion !

Puis dimanche 29 janvier :

  • Bayonne – Brive, à 12h30 (C+ sport) : y croire encore,
  • Bordeaux – Clermont, à 21h (C+) : inséparables !

15 janvier 2017

Les brèves d'Ovalie - Edition n°248

Comme des bleus...

Champions Cup... 5ème journée                  Wasps – Toulouse        17 – 14

Maestri... j'avais dit pouce !

Il y a des exploits dont on rêve tous...

comme aller battre les Rosbifs chez eux, à Twickenham... le 4 février prochain, par exemple.

Au deuxième rang mondial, le rugby anglais est ce qu’il se fait de mieux après celui des All-Blacks.

L'Angleterre domine outrageusement, et aussi magnifiquement (il faut savoir le reconnaître), les nations de l’hémisphère nord et se présente au tournoi des VI Nations comme le favori incontestable, devant l’Irlande, loin devant la France.

Loin ? Avec Guy Novès et la dernière tournée de novembre où les Bleus ont fait trembler les champions et vice-champions du monde, on peut penser que non. Plus très loin.

Et ce 4 février 2017, dans l’enceinte du British Rugby Museum, dès l’ouverture du tournoi, on va être fixés. Quelle meilleure entrée en matière pour notre XV tricolore ? Imaginez !

Les Rosbifs chez eux, se piquer au XV de la Rose, saigner pour mieux les saigner à la fin, saisis à point, quarante minutes de chaque côté, dans un match d’anthologie. Laissez-moi rêver !

Et les Toulousains étaient à deux doigts de nous montrer la voie.

Que dis-je, deux doigts… Ils l’avaient cet exploit. Au bout des dix doigts des quinze acteurs sur le terrain. Quatre points d’avance sur ce qu'il se fait de mieux dans le championnat anglais, les Wasps, chez eux, non plus à Londres mais à Coventry depuis deux saisons.

Il restait une minute à tenir. Ils venaient de résister à une vingtaine de phases de jeu, plus éprouvantes les unes que les autres et où ils auraient pu lâcher. Mais ils avaient tenu. Plus qu’une minute et une dernière pénalité et ils allaient pouvoir exulter.

Comment peut-on se relâcher à cet instant ? A l’image de Maestri, 50 sélections en équipe de France, le leader du pack d’avants, entré en jeu depuis moins d’une demi-heure seulement, soufflant comme après un marathon, le dos tourné à l’assaillant et les mains sur la tête :

« Ne tirez pas, je me rends ! »

Et pour sûr que les locaux n’allaient pas la tirer, cette pénalité. Il leur manquait cinq points pour l’emporter et ils étaient à deux mètres de la ligne. Pas folle la guêpe !

Comme des débutants... de vrais gamins en cour de récréation qui venaient de dire « Pouce, on ne joue plus » parce que trop essoufflés, Richie Gray et Yoann Maestri se faisaient berner par le culot d'un jeune demi-de-mêlée remplaçant, Robson, qui jouait à la main pour lui même, fonçant droit sur la ligne d’en-but où les deux gossses restaient figés de stupéfaction.

« On avait dit pouce ! »

Impardonnable ! Certes, on pourrait s’en prendre à un autre « bleu », l’international Jean-Marc Doussain, dont l’expérience de buteur en première période semblait être restée aux vestiaires (ou sur le banc avec Maestri), laissant six points faciles à l’adversaire.

Mais heureusement il y avait les avants, avec leur capitaine, Titi Dusautoir, exemplaire, comme dans les grandes heures de la coupe du monde 2011.

Des avants appliqués, avec une conquête sans faille, multipliant les avancées et ouvrant les portes pour leurs trois-quarts qui, comme Huget à la 51ème minute, n’avaient plus qu’à terminer le travail.

Des avants impressionnants qui, à huit minutes d’une victoire qui leur tendait les bras, emmenaient toute la défense anglaise dans son en-but avec un ballon porté monstrueux, obligeant l’arbitre à leur accorder logiquement un essai de pénalité.

La suite on la connaît. Comme des bleus… mais qui a de quoi nous laisser espérer pour nos Bleus, justement.

Car quand on voit ce Stade Toulousain, fournisseur officiel du XV de France (avec l’ASM qui marche sur l’eau et sur l’Europe), dominer la crème du rugby anglais, même s’il s’est fait cueillir bêtement à la fin, on peut croire que le 4 février prochain, nos Coqs tiendront cette fois jusqu’au bout un exploit retentissant, qui cueillerait le XV de la Rose dans son jardin, avec la même maîtrise, le même engagement et cette petite touche supplémentaire qui fait la fierté comme l'originalité du rugby français...

Je veux parler bien sûr du french flair.

On peut aussi croire que certains ‘bleus’ toulousains pourraient ne pas être de cette belle première page d'une nouvelle histoire, pour peu que Guy Novès ait vu ce match.

Comptablement, Toulouse peut se mordre les doigts d’un tel résultat car le point de bonus défensif obtenu est une bien maigre consolation pour espérer se qualifier dans cette poule 2.

Après la victoire bonifiée attendue des Irlandais de Connacht face aux Zèbre italiens (66-21), il ne reste plus qu’aux Toulousains à battre ces mêmes Celtes à Ernest-Wallon avec au moins le bonus offensif pour espérer terminer parmi les meilleurs deuxième avec seulement 19 points.

A noter que l’an dernier, les meilleurs deuxièmes étaient à hauteur de 20 points, c’est vous dire la chance faible des Haut-Garonnais.

Seulement le Connacht a une belle carte à jouer pour être sûr de terminer meilleur deuxième quand, sauf surprise, les Wasps devraient finir en tête de cette poule après leur déplacement, tout bonus, chez les Zèbre.

Classement 1-Connacht, 18 pts – 2-Wasps, 17 – 3-Toulouse, 14 – 4-Zèbre, 0.

 

En bref…

Dans la poule 1, samedi soir, le Racing 92 a enfin sauvé l’honneur dans cette compétition et inscrit ses premiers points contre le Leicester (34-3). Et de belle manière, les Franciliens ont inscrit cinq essais dans un match à sens unique qui comptait mathématiquement pour du beurre mais qui a entrainé les Anglais avec les Français dans leur élimination.

Dans l’autre rencontre, quelques heures avant, les Warriors de Glasgow ont dû céder leur première place aux Irlandais du Munster qui l’ont emporté d’une courte tête (16-18). Une mauvaise affaire pour les Ecossais qui vont devoir aller chercher une qualification aléatoire au Leicester lors de la dernière journée.

Le Munster, lui, est le premier qualifié pour les quarts de finale. Il s’agit désormais pour les Irlandais de valider la rencontre à domicile en disposant des Racingmen samedi prochain. Une formalité ? Pas si sûr, si les Français montrent le même orgueil.

Classement 1-Munster, 20 pts – 2-Glasgow, 14 – 3-Leicester, 8 – 4-Racing 92, 5.

 

Dans la poule 3, dimanche après-midi, Toulon nous a offert un finish incroyable à Mayol, contre d’autres Anglais encore, ceux de Sale (27-12). Après une première période chaotique, les Varois ont su élever leur niveau à l’heure de jeu pour inscrire trois essais et arracher le  bonus offensif, après plusieurs séquences de jeu époustouflantes et une ultime réalisation de Tuisova conclue avec détermination.

C’était le minimum pour le RCT avant l’ultime marche pour sa qualification face à d’autres Rosbifs bien plus redoutables. Quoique !

Les Saracens ont décroché le match nul chez les Scarlets (22-22) à la toute dernière minute, grâce à un deuxième essai de Ashton. Les Gallois n’étaient pas loin de créer la surprise et de se positionner idéalement pour une qualification la semaine prochaine. C’est donc possible pour les Toulonnais qui vont devoir jouer ce match comme une finale.

Car même si les Sarries sont qualifiés (au pire ils finiraient meilleurs deuxièmes), il va leur falloir battre les Varois pour recevoir leur quart de finale. Le duel promet d’être saignant, comme un avant goût du vrai Crunch du 4 février.

Classement 1-Saracens, 20 pts – 2-Toulon, 15– 3-Scarlets, 10– 4-Sale, 0.

 

Dans la poule 4, samedi après-midi, Montpellier et Castres ont dit adieu à la coupe d’Europe après leurs défaites respectives au Leinster (57-3) et à Northampton (28-21). Les premiers ont subi une humiliation à Dublin quand les seconds n’étaient pas loin de revenir dans un match malheureusement mal entamé.

Il ne devrait donc pas y avoir de meilleur deuxième dans cette poule qui voit donc l’autre province irlandaise également qualifiée pour la phase finale. Le Leinster devrait se rendre à Pierre-Antoine avec l’intention de recevoir son quart, donc ça promet un beau duel si les Tarnais décident de jouer le jeu.

Classement 1-Leinster, 21 pts – 2-Montpellier, 11 – 3-Castres, 10 – 4-Northampton, 9.

 

Dans la poule 5, dimanche après-midi, Clermont et Bordeaux n’ont pas sorti leur flamboyance du match aller, se neutralisant au pied un temps avant que les Auvergnats ne prennent le dessus par Lopez (6-9).

Après les onze essais du match aller, on avait de quoi être sur notre faim à Chaban-Delmas, d’autant que les maladresses et les défenses avaient pris le pas sur l'efficacité et les envolées des deux côtés.

Une bonne opération pour Clermont qui assure ainsi sa qualification et devrait se concentrer sur son prochain match au Michelin pour décrocher le quart le moins compliqué à domicile.

Les Auvergnats recevront les Anglais d’Exeter qui peuvent encore y croire après leur succès bonifié face à l'Ulster (31-19). Une chance très infime qui ne devrait pas offrir de meilleur deuième dans cette poule. Les Irlandais, comme les Bordelais, sont d'ores et déjà éliminés.

Classement 1-Clermont, 21 pts – 2-Exeter, 11 – 3-Bordeaux, 10 – 4-Ulster, 9.

 Tous les résultats officiels du week-end >> 

 

En ce qui concerne la Challenge Cup, vous trouverez également tous les résultats sur le site officiel de l’EPCR.

Dans la poule 1, La Rochelle devrait se qualifier en meilleur deuxième après sa victoire à Bayonne (14-24). La réception de Trévise ne devrait pas les empêcher de rester derrière l'indétrônable leader Gloucester.

Lyon ne devrait pas se sortir de la poule 2 après sa lourde défaite chez les Ospreys (47-7). Même avec un bonus offensif la semaine prochaine contre Grenoble, déjà éliminé mais qui s'est réveillé contre Newcastle (31-27) avec une victoire bonifiée pour ses premiers points.

Brive reprend les rênes de la poule 3 après sa victoire sur Worcester (17-14) et jouera la première place face à Newport samedi prochain.

Dans la poule 4Pau ne jouait plus rien, même si Cardiff a eu du mal samedi à aller gagner au Hameau (21-22). Les Gallois devraient se qualifier avec Bath.

Dans la poule 5le Stade Français n’a pu jouer sa rencontre en Roumanie face au Saracens de Timisoara qui a été reportée. Les Parisiens sont encore dans la course pour finir meilleur deuxième derrière le leader Edimbourg, mais cela doit passer par deux victoires impératives, dont la prochaine à Jean-Bouin face aux Harlequins.

 

La semaine prochaine…

C’est l’heure de faire les comptes...

On connaît déjà la moitié des qualifiés, et Clermont caracole en tête aux côtés du Leinster, avec 21 points, quand le Munster et les Saracens n’en comptent que 20. 

Côté français, seuls Toulon et Toulouse peuvent encore y croire, mais cela passera par une victoire et une bonne part de chance.

Pour les Wasps, leur qualification ne devrait être qu'une formalité. Pour les trois places restantes, nos deux Français seront aussi en concurence avec Connacht et Glasgow.

Montpellier pourrait même bénéficier d'une wild card (en cette période tennistique en Australie) au cas où deux d'entre eux échouraient. Tout comme Exeter en cas d'exploit à Clermont. Sous réserve de calculette certifiée ;-)

 

A suivre, pour commencer vendredi 20 janvier :

  • Castres – Leinster p4, à 20h45 (beIN) : prendre des notes,
  • Montpellier – Northampton p4, à 20h45 (beIN) : sans trop d'illusions.

Puis samedi 21 janvier :

  • Ulster – Bordeaux p5, à 14h (beIN) : sans enjeu !
  • Clermont – Exeter p5, à 14h (beIN) : meilleur premier ?
  • Saracens – Toulon p3, à 16h15 (beIN) : pour un crunch explosif,
  • (Sale - Scarlets)
  • Munster – Racing 92 p1, à 18h30 (beIN) : par orgueil ?
  • (Leicester - Glasgow)

Enfin, dimanche 22 janvier :

  • Toulouse – Connacht p2, à 16h15 (Fr2) : sortez vos calculettes !
  • (Zèbre - Wasps)

Tous les matches >>

 

S’agissant de la Challenge Cup et les 7 autres clubs du TOP 14, veuillez consulter le site officiel de l’EPCR qui vous en détaillera le programme.

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08 janvier 2017

Les brèves d'Ovalie - Edition n°247

A la bonne heure !

TOP 14... 16ème journée                     Clermont – Toulon        30 – 6

Comment arrêter Nakaitaci lancé ?

Il est 21 heures…

Le joueur amateur est douché, l’apéro descendu, bien descendu, la grande rue jusqu’au bercail remontée, difficilement remontée, le dîner avalé, le poste allumé, le décodeur enclenché.

Voilà le petit monde amateur, repu, bien installé devant sa télé, Serge Simon et Bernard Laporte peuvent être satisfaits, gargarisant chacun un petit whisky de douze ans d’âge, comme un nouveau pouvoir qui les fait déjà jubiler et qu’ils espèrent bien faire durer aussi longtemps.

Il est 21 heures, dimanche… et la star clermontoise est à l’heure au rendez-vous que Canal+ lui a fixé avec la France du rugby d’en bas pour assurer le show dans son antre mais aussi pour remettre les pendules à l’heure face à son meilleur ennemi.

Car, depuis 2013 et cette première finale européenne remportée à Dublin au nez à la barbe de la bande à Broke James, le grand rival toulonnais n’a pas cessé de lui faire des misères. Jusqu’à l’année dernière encore où le club auvergnat avait subi une belle déculottée à domicile (9-35), concédant même le bonus offensif à leurs maudits visiteurs.

L’humiliation est désormais réparée.

Clermont a assuré dimanche soir au stade Marcel Michelin, disposant des Toulonnais dans un match maîtrisé de bout en bout, malgré un Parra inhabituellement maladroit au pied.

C’est qu’il fallait se lever de bonne heure pour contrarier ce Clermont-là, invaincu à domicile et qui avait apparemment résolu pour 2017 de soigner sa défense.

Pourtant les hommes de Ford avaient négocié l’entame parfaite pour faire douter le leader du championnat, lui mettant la pression dès la première minute dans son camp avec un drop magnifiquement claqué par Bernard.

Pas de quoi impressionner le XV d’Azéma, renforcé de quelques internationaux avant la quinzaine européenne à venir, et qui allait confisquer le ballon dans le camp varois durant toute la première période avec deux essais à la clé.

Un premier, à la demi-heure, par Lopez, l’ouvreur clermontois s’infiltrait dans un intervalle après un bon travail des avants et de Fofana, très actif ce soir.

Un second, juste avant la pause, après encore de longues séquences des avants locaux, obligeant monsieur Brousset à exclure temporairement Gill pour avoir écroulé volontairement un maul et permettant à une ultime poussée auvergnate sur mêlée d’obtenir un essai de pénalité inévitable.

A la reprise, les visiteurs offraient un autre visage et remettaient la main sur le ballon, obligeant les Clermontois à défendre.

Ce qu’ils essayaient de faire tant bien que mal.

Plutôt mal selon l’arbitre qui sanctionnait d'entrée d’un carton jaune Koleshvili pour des fautes répétées. Si O’Connor rajoutait trois points au compteur de son équipe, les initiatives de ses attaquants ne payaient pas, Nonu jouant plus au pied (comme un deuxième ouvreur) qu’à essayer de passer la ligne d’avantage. 

Pratiquement à chaque temps fort toulonnais, les locaux renversaient la donne sur un turn-over ou un en-avant de leur adversaire. Et c’est sur l’un de ces temps forts justement que Fofana interceptait une passe mal assurée de O’Connor pour allait inscrire sur une course de plus de cinquante mètres l’essai du bonus offensif qui sera sujet à la controverse.

Car ne voyant pas à ses trousses 'Usain' Habana, sprintant à plus de 30 kilomètres heure derrière lui, le centre clermontois se faisait rattraper juste avant la ligne, cherchant à aplatir dans une confusion totale que les ralentis ne parvenaient pas vraiment à clarifier, chacun y allant de son avis. Monsieur Brousset, qui n’avait pas demandé la vidéo (et c’était tant mieux) mais qui l’a eu quand même (c’est Canal qui commande tout de même !), décidait que le toucher était bon, histoire d'avoir raison.

Rien de moins sûr, mais rien de bien grave...

car moins de dix minutes plus tard, son compère Lamérat mettait tout le monde d’accord après une belle relance de Lopez avec ses trois-quarts, Nakaitaci fixant le dernier défenseur avant de servir son deuxième centre pour le quatrième essai, imparable en coin.

La victoire était assurée, le bonus offensif aussi. Un vrai bonheur pour le public qui exultait une nouvelle fois au Michelin après le show de Noël face aux Parisiens. Mais la cerise sur le gâteau a bien été que la défense des jaunards a enfin tenu bon face aux assauts répétés en seconde période des Toulonnais. Une première !

Clermont ne prendrait-il plus d’essais en 2017 ? A la bonne heure !

Maintenant l’heure est venue pour les Auvergnats comme pour les Varois de se tourner vers la Coupe d’Europe.

  

En bref...

La Rochelle (2) – Castres (13)               22 – 8

Du temporaire qui dure

On disait ces Rochelais là par hasard, ou par un concours de circonstances heureuses liées à un calendrier favorable des matches aller. On disait que les matches retour leur réservaient une véritable douche froide, une chute effroyable de leur piédestal, usurpé. Et ça commencerait dès ce week-end contre un CO remonté, au classement et dans son ressentiment à reprendre les points perdus à l'aller à Pierre-Antoine, de manière impardonnable, face à ces Maritimes.

Il n’en a rien été. Les Rochelais sont toujours là, avec leur engagement, leur rugby et la victoire au bout.

Il aura tout de même fallu attendre la seconde période pour voir les Maritimes anéantir les prétentions de leurs visiteurs, plus amers qu'eux, qui avaient pourtant ouvert les hostilités et menaient à la pause (6-8). Le pied de Holmes et l’essai de Vito à l’heure de jeu auront raison des Tarnais trop indisciplinés.

Le carton rouge de Montes en fin de partie n'y changera rien. La Rochelle est deuxième du championnat et compte bien rester sur le podium aussi longtemps que son rugby le lui permetttra.

 

Montpellier (3) – Bordeaux (7)              31 – 26

La puissance a payé

5 essais dans ce match très disputé vendredi soir en ouverture de cette seizième journée.

C’est Bordeaux qui a démarré en trombe et en toute beauté avec le premier essai de la partie, signé Dubié, dès la troisième minute.

On a cru retrouver le jeu qui faisait la flamboyance de l’UBB et qui avait tout pour faire un coup à l’Altrad Stadium. Mais c’était sans compter la précision au pied de François Steyn, ouvreur du soir, qui ouvrait la voie des points entre les perches et la voie des siens derrière l’en-but.

Nadolo égalisait avant la pause quand Martin surenchérissait juste au retour des vestiaires, pourtant en infériorité numérique (Steyn ayant pris un jaune) pour mener enfin dans cette rencontre. Bordeaux aura un sursaut à un quart d’heure de la fin avec l’entrée de Serin qui y sera de son essai, ramenant son équipe à un point.

Mais Tomane, tout en puissance, derrière un ballon porté, emportera avec lui la défense girondine dans les dernières minutes. Hickey, pour Bordeaux, arrachera le bonus défensif sur une dernière pénalité, après la sirène… C’était moins une que ça ne fasse pas plus un.

   

Stade Français (10) – Toulouse (4)        15 – 18

Classique !

Paris a défendu. Très bien défendu. Toulouse a attaqué. Très mal attaqué. Monsieur Ruiz a arbitré. Arbitré... comme monsieur Ruiz. 

Parce que les Parisiens auraient mérité des cartons bien plus tôt dans la partie, tellement ils ont accumulé les fautes intentionnelles quand les Toulousains avaient le ballon. Une heure plus tard, le seconde ligne local Gabrillagues sortait dix minutes, le temps pour Huget d’inscrire un doublé… très curieux.

Un premier essai où il s’immisce dans le pack des avants pour concrétiser leur ballon porté. Un second, une minute plus tard, il profite d’un éclat de génie de Médard qui lui offre la balle de match, alors que Tobby Flood semblait vouloir l'en empêcher. « Non, c’est à moi ! ». Dingue !

Une victoire logique du Stade Toulousain qui a fait le match, même s’il a buté longtemps sur une très dure et roublarde défense locale.

Les Haut-Garonnais remontent à la quatrième place quand les Parisiens n’en finissent pas de faire du sur place, au classement comme dans leur jeu. Heureusement que derrière on joue pour eux.

 

Brive (8) – Grenoble (13)                       23 – 22

Ils cherchent aussi

Arrêtons avec la poisse des Grenoblois. S’ils ne gagnent pas à Brive avec ce qu’ils ont produit là, ils ne gagneront nulle part ailleurs.

Ils ont donné les ballons pour se faire battre en fin de partie alors que la victoire leur tendait justement les bras. Trois essais, par Mignot, Héguy et McLeod (très influent le demi de mêlée isérois) contre un seul de Sanconnie pour les Brivistes, ne suffiront pas à prendre quatre points à Amédée-Domenech.

Que fallait-il faire de plus ?

Passer les trois points pour Wisnieski à la 71ème, enfoncer le clou définitivement sur un temps fort dans les 22 corréziens, ne pas donner trois points faciles à Germain à la 75ème pour se faire chiper la victoire.

Bref, y a plus rien à faire pour ces Grenoblois. Je crois qu’ils veulent y aller en PRO D2. Personne ne les en empêchera.

 

Pau (11) – Lyon (12)                     reporté pour cause de pelouse gelée (sans doute au week-end du 11 février)

Racing 92 (9) – Bayonne (14)     reporté au 11 février pour cause de match en retard en Champions Cup (voir ci-après)

 

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

Champions Cup, match en retard en deux mots...

Racing 92 – Munster                             7 – 32

Une honte !

Toujours dernier dans la poule 1 avec un zéro pointé, les Racingmen n’ont rien fait pour relever la tête, le niveau ou le défi que leur proposaient des Irlandais puissants et déterminés... eux.

Une honte. Point… Rien d’autre à dire si ce n'est que j'ai une pensée pour ces pauvres gusses qui se sont déplacés dans le froid pour voir leur champion, statique, prendre une fessée, sans broncher.

Le champion de France n’a plus qu’à rester en vacances deux semaines de plus avant de s’intéresser enfin au rugby et au TOP 14.

 

La semaine prochaine…

Qui montera dans le quart ?

La Coupe d’Europe revient pour son finale de ce grand tour qualificatif. 8 places à l’arrivée. Seuls les 5 premiers de poule et les 3 meilleures deuxièmes pourront prendre place dans ce second tour à élimination directe.

Clermont est le seul en position confortable pour poursuivre l’aventure. Une seule victoire lui suffit pour un quart à domicile.

Pour Toulon, Toulouse, Bordeaux et Montpellier, s’ils veulent rester maîtres de leurs destins, cela devra passer par deux victoires impératives face à de sérieux prétendants.

Quant à Castres, il lui faudra en plus bénéficier de circonstances très favorables pour passer…

Pour le Racing, c’est définitivement cuit comme on l’a vu plus haut. 

 

A ne pas manquer, dès vendredi 13 janvier :

  • Leinster – Montpellier p4, à 20h45 (beIN) : opération exploit.

Puis samedi 14 janvier :

  • Northampton – Castres p4, à 14h (beIN) : et pourquoi pas ?
  • Wasps – Toulouse p2, à 16h15 (beIN) : Un point minimum,
  • Racing 92 – Leicester p1, à 20h45 (beIN) : pour du beurr…k !

Enfin, dimanche 15 janvier :

  • BordeauxClermont p5, à 14h (beIN) : inséparables et flamboyants,
  • Toulon – Sale p3, à 16h15 (Fr2) : le plein s’il vous plait !

Tous les matches >>

 

S’agissant de la Challenge Cup et les 7 autres clubs du TOP 14, veuillez consulter le site officiel de l’EPCR qui vous en détaillera le programme.

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02 janvier 2017

Les brèves d'Ovalie - Edition n°246

Mon Jean-Bouin d'hiver...

TOP 14... 15ème journée                     Stade Français – Brive        12 – 10

Un Paris-Brive pas joli joli...

Un bien triste récital !

Je voudrais du jeu ouvert
Des chandelles et du French flair
Dans l’en-but toucher terre
Dans mon Jean-Bouin d'hiver 

Je voudrais de la ferveur
Des tribunes de supporteurs
Pour changer d'atmosphère
Dans mon Jean-Bouin d'hiver

Mon rose à fleurs sous la brume de décembre
Des mains qui tremblent, je n'en peux plus de m’faire prendre
Une mauvaise passe, comme c’est dur de défendre
On peut encore se reprendre

Je voudrais du Dan Carter
Pour sortir de cet enfer
Un Steyn au pied d’expert
Dans mon Jean-Bouin d'hiver 

Je vais tout donner c’est clair
Dans cette mêlée, la dernière
Enfoncer leur pack sous terre
Dans mon Jean-Bouin d'hiver

Mon rose à fleurs sous la brume de décembre
Un pied qui botte, je n'en peux plus de l'attendre
Le ballon passe, la victoire se fait entendre
Nul ne peut la reprendre

Non, samedi après-midi, Henri Salvador ne s’est pas invité à Jean-Bouin pour réveillonner avec les Parisiens. Il y avait juste comme un air glacial qui sifflait aux oreilles d’un public endormi, et pas prêt de se réveiller, au dessus de ce jardin d’hiver triste à mourir.

Le chanteur, déjà mort, n’avait rien à perdre, lui. Ce n’était pas le cas, par contre, des joueurs du Stade Français qui jouaient leur survie, cette saison encore, dans un TOP 14 qui semble vouloir enterrer un peu plus leurs heures de gloire, au fond du classement.

Il est loin « l’âge tendre » des titres et du grand spectacle de l’époque Guazzini.

A Jean-Bouin, l’hiver de décembre, sans public (ou presque), semblait le figer dans la glace pour de bon.

Statiques, maladroits, sans inspiration, les Parisiens ont laissé les Coujoux faire le jeu à la mode de chez eux, dur et pragmatique… inscrivant le seul essai du match juste avant la pause par Benjamin Lapeyre, sur une interception de passe de Morné Steyn, pas inspiré.

Mais l’ouvreur sud-africain saura enchanter le public de Jean-Bouin en fin de rencontre par son pied qu’il prendra pour donner la victoire aux siens, tel un roi salvateur dans son jardin d’hiver.

Une ultime pénalité alors que la mêlée locale avait pris le dessus sur son vis-à-vis, une offrande arbitrale de la part de monsieur Cardona, bien généreux (c’était encore Noël), une aubaine pour les Parisiens, pauvres d’ambition dans le jeu, rendus à mendier quatre points pour conserver l’invincibilité sur leur bout de terre.

De quoi donner des regrets aux Coujoux qui auraient dû repartir avec un peu plus qu’un simple bonus défensif qui les laisse un point derrière leur hôte et assez loin de la zone relégable.

Dans la course au maintien, tout le monde semble s’être mis à l’abri d’un éventuel retour des Grenoblois et des Basques, logiquement défaits à l’extérieur.

 

En bref...

Lyon (12) – Bordeaux (7)              19 – 16

Fin de calvaire au Matmut

La disparition du LOU dans les montagnes du TOP 14 n’est pas pour demain. Les Lyonnais ont mis fin à une série de quatre défaites en l’emportant petitement face à des Bordelais méconnaissables, pour la dernière au Matmut Stadium avant d’emménager à Gerland.

Bordeaux s’est laissé endormir et dominer en mêlée fermée, les locaux verrouillant le match à double tour d'un ennui mortel... jusqu’à la 50ème minute.

Une étincelle de Harris, à l’ouverture quand Michalak passait à la mêlée, trouvait alors la bonne diagonale pour Arnold qui n’avait plus qu’à aplatir dans l’en-but.

Michalak passait tous ses coups de pieds et permettait aux locaux de mener tranquillement dans ce match avant le réveil tardif des visiteurs, sur la sirène. Lesgourgues, tout juste entré, parachevait une longue séquence dans les 22 lyonnais pour inscrire enfin un essai pour les Bordelais qui montrait bien que quand ils voulaient ils pouvaient. Il suffisait de se lâcher.

Bordeaux est en plein doute depuis quelques semaines. Il serait temps de se ressaisir car voilà l’UBB hors du bain du TOP 6 malgré son point de bonus défensif.

Quant à Lyon, il s’éloigne de la zone relégable mais reste la première cible des Grenoblois, à dix longueurs.

   

La Rochelle (2) – Grenoble (13)        40 – 3

Trop forts !

Les Grenoblois ont essayé. En vain. Les Maritimes ne leur ont laissé que des miettes. Trois petits points.

Pour le reste ce sont les trois-quarts rochelais qui ont été à la manœuvre pour inscrire quatre essais et décrocher le bonus offensif.

Murimurivalu d’abord à l’origine d’un essai de pénalité, puis Botia et l’incontournable Lacroix pour son dixième essai de la saison. Gourdon parachèvera le festival offensif à cinq minute du terme.

La Rochelle n’est plus que jamais sur les talons du leader, à hauteur de points désormais. Alors que Grenoble perd de vue ses prédécesseurs.

 

Castres (5) – Bayonne (14)               47 – 18

Touché coulé !

Plus ça va, moins les Basques tiennent la distance. Avant il leur fallait 60 minutes pour sombrer, maintenant 40 suffisent.

Pourtant Bayonne aura été le premier à marquer, dès la deuxième minute, avant que le CO ne redresse la barre pour mener 14-11 à la pause. Et puis le bateau basque a chaviré dès la reprise, sept essais tarnais inscrits au total pour un honneur sauvé une seconde fois en fin de match pour l’Aviron.

C’est cher payé pour ces Bayonnais qui voudraient encore y croire. Mais le TOP 14 est décidément une course de l'impossible pour eux, à laquelle ils participent comme une bouteille jetée à la mer avec un seul message dedans : « sauve qui peut ! ».

Castres s’installe dans le TOP 6 et peut voir venir sereinement son prochain déplacement à La Rochelle.

 

Pau (9) – Montpellier (3)                  32 – 27

Le Palois a la peau dure

Quelle première période ! Trois essais à deux dans un match très animé, les Palois ont contenu la puissance des Montpelliérains et ont surtout proposé du jeu et trouvé les failles pour marquer.

Au retour des vestiaires la Section enfonçait le clou par Coughlan et le pied de Taylor avant que Van Der Merwe n’offre le point de bonus défensif au MHR en fin de match.

Les Béarnais enchainent une troisième victoire d'affilée et se postent crânement aux portes du TOP 6 après avoir fait la peau du leader et maintenant celle de son dauphin. Montpellier retombe à la troisième place, mais gagne un point sur Clermont qui n’en a pas pris à Ernest-Wallon.

 

Toulouse (6) – Clermont (1)             26 – 20

Retour en force

Les Toulousains ont maitrisé ce choc face au leader pendant une bonne heure avant de se faire peur en fin de match, et notamment en mêlée, alors que c’était le point fort des Stadistes jusque-là.

Trois essais de belle facture de Huget, Bonneval et Fickou installaient les locaux dans leur match tandis que les Clermontois butaient leurs tentatives contre une défense de fer, ne parvenant à passer qu’une fois par Yato, après une belle percée de Stanley.

Après l’heure de jeu, Azéma faisaient entrer tour à tour ses six avants suppléants, mettant à mal pour la première fois la mêlée locale.

Un essai de pénalité remettra les Auvergnats dans le match, échouant à un point du bonus défensif. Une belle réaction, mais tardive. Quand la victoire des Toulousains est aussi méritée qu’elle fait du bien, les plaçant enfin dans le TOP 6.

 

Toulon (4) – Racing 92 (8)                17 – 11

La bête est domptée !

Toulon à Mayol a réussi enfin à dompter sa bête noire, après une finale perdue on ne sait toujours pas comment.

Dans un match d'une grande intensité mais sans grandes envolées, les Varois ont su prendre le meilleur sur un champion de France sans la même réussite qu'au Camp Nou.

Bastareaud aura été le grand artisan de ce succès paraît-il (je n'ai pas vu le match) pourtant mal engagé quand on sait le nombre de blessés côté RCT (Escande, Ollivon et Taoffefinua) engrangés trop rapidement.

Un essai partout et deux pénalités de plus pour Halfpenny suffiront à priver le Racing du bonus défensif, comme Clermont à Toulouse.

Une belle opération qui laisse le Champion sur le carreau à la 8ème place, quand Toulon reste dans le carré de tête.

 

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

La semaine prochaine…

Une mise en condition pour l’Europe…

Après les festivités de fin d’année, il est temps de retrouver ses esprits et son effectif au complet pour les clubs encore en lice en coupe d’Europe, afin de préparer au mieux les échéances cruciales dans quinze jours.

Seul le Racing 92 sera dans le bain dès samedi prochain (16h45) pour disputer son match en retard contre le Munster à Colombes, alors qu'il n'a plus rien à espérer en Champions Cup.

Quand les autres affuteront leurs premiers couteaux dans des rencontres nationales qui promettent de belles oppositions.

A ne pas manquer, dès vendredi 6 janvier :

  • Montpellier – Bordeaux, à 20h45 (C+ sport) : l’UBB avec l’eau du bain.

Puis samedi 7 janvier :

  • Brive – Grenoble, à 14h45 (C+ sport) : creuser l’écart,
  • Pau – Lyon, à 18h30 (r+) : pour un flirt avec le TOP 6,
  • La Rochelle – Castres, à 20h45 (C+ sport) : et pourquoi pas le trône ?

Enfin, dimanche 8 janvier :

  • Stade Français – Toulouse, à 16h15 (C+) : le clasico,
  • Clermont – Toulon, à 21h (C+) : un bon test.

 

A noter que le match Racing 92 – Bayonne est reporté au 11 février (20h45).

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24 décembre 2016

Les brèves d'Ovalie - Edition n°245

Les jolis comptes de Noël...

TOP 14... 14ème journée                  Grenoble – Toulouse        26 – 22

Le jeu de Grenoble relève la tête... enfin !

« Il était une fois en Isère…

par un de ces soirs froids d’hiver, le vent tourna et la bande de Toulousains chuta. »

La brève pourrait s’en tenir à ces quelques mots qu’elle suffirait à illuminer le Noël et réchauffer les cœurs de tous les Grenoblois, tant chacun sait par quelle injustice et peine ils sont passés depuis ce début de saison.

Injustice oui. Jonathan Wisniewski le décriait justement haut et fort à chaque fin de match quand son équipe se retrouvait vaincue après tant d’efforts et d’essais refusés qui auraient dû leur sourire à la fin. (Récemment chez le champion de France ou encore contre Bordeaux à domicile)

Comment cette équipe iséroise aussi valeureuse, aussi généreuse, offrant un spectacle à chaque fois haletant jusqu’au bout, a-t-elle pu être si peu récompensée ?

Une défense trop laxiste, un manque de pragmatisme, trop de fautes individuelles, trop de blessés, un groupe perturbé par le départ de Landreau... ? 

La faute au mauvais sort qui s’est abattu sur l’Isère et que les arbitres ont porté dans le costume du diable ? 

Les journalistes ne savent pas sur quel pied tancer. 

Heureusement il y a la magie de Noël…

Il était cette fois en Isère, une victoire qui valait tous les contes de Noël, en quatre points.

Un. Un premier essai de Loick Jammes, comme un symbole. Lui, le talonneur qui avait subi la mêlée montpelliéraine, impuissant avec son pack six pieds sous terre et un pied en PRO D2, il relevait la tête de son pack contre la meilleure mêlée du TOP 14 et allait porter, à son tour, son ballon jusque dans l’en-but toulousain.

Deux. Un deuxième essai en seconde période qui récompensait enfin la patience des locaux, pourtant dominés, quand Xavier Mignot concluait sur son aile une belle et longue séquence de jeu iséroise.

Trois. Une troisième victoire dans la douleur, le combat, l’abnégation pour défendre son territoire jusqu’au bout et ne pas laisser cette fois le sort et la puissance de l’adversaire en décider autrement.

Quatre. Quatre points qui en valaient le double car dans le même temps Bayonne et Lyon n’en ramenaient pas un seul. De quoi réjouir les Grenoblois en ce jour de Noël et la ramener en chanson au pied du sapin et autour du feu de cheminée.

« Promenons-nous dans les bois (du TOP 14) pendant que le LOU n’y est pas (à Brive) »

Car il est certain qu’à partir de l'année prochaine, une autre histoire est en train de s’écrire et qu’il ne serait pas étonnant qu’à la fin les Isérois s’en sortent à bon compte. 

 

En bref...

Brive (9) – Lyon (12)                         22 – 6

A 6 longueurs de la case départ

Le LOU a été pris au piège des chasseurs Coujoux, bien camouflés dans leur antre d’Amédée-Domenech pour tirer à vue sur le pack lyonnais dès qu'il s'écroulait à chaque mêlée fermée.

La précision de Germain a fait le reste dans une chasse à 'score' d’un ennui mortel où le seul essai du match (en force par Toetu) n’a fait qu’illusion en début de partie.

Le promu lyonnais se rapproche inexorablement de la PRO D2 pour un retour direct par ascenseur en perspective.

 

Bayonne (14) – La Rochelle (3)        17 – 42

Comme un soufflé !

Les Basques ont démarré trop vite un match qui avait tout pour relancer leur saison et offrir à leur public un superbe spectacle de Noël.

Deux essais en moins de vingt minutes, par Lovobalavu puis Chouzenoux, pour arriver à la pause avec une avance intéressante à défaut de confortable.

Oui mais voilà, c’était trop beau pour durer. Les Rochelais se sont réveillés au retour des vestiaires et ont infligé un sévère 39-0 aux locaux, complètement cuits, qui se sont effondrés.

Cinq essais, tous de Lacroix ou presque, un essai de pénalité venant parachever l’humiliation des Maritimes qui décrochaient par la même occasion un bonus offensif à peine espéré à la pause.

Bayonne a signé ici sa pire prestation, la veille de Noël. Limité dans le jeu et physiquement, ça sent définitivement le sapin pour les seuls représentants du Pays Basque.

La Rochelle est plus que jamais sur le podium, aux basques du leader. Et cela fait un bon moment que ça dure.

 

Clermont (1) – Stade Français (11)   46 – 10

Bien seuls !

Les Parisiens frappèrent les premiers au Michelin face à une équipe clermontoise remaniée et plutôt apathique dans ses intentions au coup d’envoi.

Oui, mais ici, ici c'était Montferrand… Et à l’instar du public qui vint chaud et nombreux scander l’évidence sans le moindre tissu rose dans son giron (où étaient les supporters parisiens, à part moi qui m’était inscrit en faux ?), les Jaunards reprirent vite la main et de la vitesse sur le match.

Surtout en seconde période. Après deux essais de Planté en première, ce fut aux tours de Fernandez, Nakaitaci, Chouly et Timani d'en rajouter chacun une couche pour repartir du Michelin avec un bonus offensif et les chants du public tout à leur gloire.

Les Parisiens s'éteignaient petit à petit durant la rencontre, découragés (forcément) et sans doute résignés face à l’ogre auvergnat à l’appétit insatiable d’essais. Pourtant ce ne fut pas le spectacle le plus flamboyant des Jaunards, mais l’essentiel y était pour des seconds couteaux moins affûtés.

Le leader conserve une avance confortable sur son trône qu’il ne devrait pas céder de sitôt. Quant à Paris, s’il n’y a pas de quoi s’inquiéter pour l’instant derrière, devant cela va être compliqué de batailler pour une phase finale.

 

Montpellier (2) – Toulon (4)            33 – 29

Les cinq dernières minutes

Les Montpelliérains ont eu chaud. C’est le moins que je puisse dire. Menant de 14 points à la pause, puis de 18 à cinq minutes de la fin, après avoir dominé son sujet des pieds et de la tête avec trois essais à la clé et la réussite de Steyn au pied, le match a failli basculer en moins de cinq minutes.

Un essai de Gil puis de Van Der Merwe, sur le fil, et voilà Toulon à quatre points et le bonus défensif en poche. Encore cinq minutes et le match était gagné pour les Varois qui n’ont pas su se réveiller à temps.

Et pour cause. La puissance héraultaise et le savoir-faire de leurs inépuisables et efficaces ballons portés (doublé de Mamukashvili) auront eu raison de la défense toulonnaise, empêchant les stars de Boudjellal de montrer tout leur talent et d’inverser la tendance plus tôt.

C’est toujours un point de pris pour Toulon qui se cherche, mais derrière le trio de tête indéboulonnable dans lequel Montpellier semble s’être trouvé.

 

Racing 92 (5) – Castres (8)              23 – 10

Presque parfait

Les Racingmen se sont enfin rassurés à la maison avec une prestation digne de leur titre de champion de France.

Sans flamboyance mais tout en maîtrise et discipline, les Franciliens ont contenu les ardeurs des Castrais pour s’imposer, avec même le bonus offensif avant que Combezou ne gâche la fête des Franciliens à la dernière minute.

Trois beaux essais de Chauveau, Lauret puis Nyanga qui valident une victoire propre et placent enfin le Racing dans le TOP 6.

Le Champion n'est pas mort... loin de là.

 

Bordeaux (6) – Pau (10)                   16 – 18

Tête en l’air…

Bordeaux n’a jamais su se détacher d’une Section Paloise très collante au score et sur le pré, dans un match serré, où les visiteurs ont répondu coup pour coup à leur hôte.

Par Daubagna d’abord, répondant à l’essai de Braid en fin de première période. Puis par le pied de Taylor, répondant à ceux de Hickey et Beauxis, avant que Vatubua surprenne les Bordelais et leur public en ajoutant un deuxième essai de dernière minute, sans que Taylor n’ait eu besoin de le transformer pour que Pau reparte avec les quatre points d’une victoire méritée.

Ca fait mal derrière la tête pour l’UBB, après déjà une désillusion à domicile en Coupe d’Europe. Il va falloir se ressaisir même s'il n’y a pas le feu sur la Garonne, avec une très enviée sixième place.

  

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

La semaine prochaine…

La fête continue… le TOP 14 se met sur son 31 !

Le réveillon de la Saint-Sylvestre promet rugby-champagne et cotillons sur tous les terrains de France pour célébrer la nouvelle journée de championnat avant de prendre les premières résolutions d’une saison pas toujours bien commencée pour tout le monde.

Une journée où certains pourraient rire jaune ou voir rouge quand d’autres pourraient carrément rêver d’un avenir plus rose pour 2017.

A ne pas manquer, dès vendredi 30 décembre :

  • Lyon – Bordeaux, à 20h45 (C+ sport) : urgenceS de résultat !

Puis samedi 31 décembre :

  • Pau – Montpellier, à 13h (C+ sport) : voir plus grand,
  • Castres – Bayonne, à 15h (r+) : pas de cadeau,
  • Stade Français – Brive, à 15h (C+ sport) : laisser passer,
  • Toulouse – Clermont, à 17h (C+ sport) : retour dans la course,

Enfin, dimanche 1er janvier :

  • La Rochelle – Grenoble, à 16h15 (C+) : sur les talons du leader,
  • Toulon – Racing 92, à 20h45 (C+) : un fauteuil (dans le TOP 6) pour deux.

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19 décembre 2016

Les brèves d'Ovalie - Edition n°244

Les Fous du ballon...

Champions Cup... 4ème journée                  Clermont – Ulster        38 – 19

Nick Abendanon, auteur d'un doublé !

Sensass' et diaboliques, ces Jaunards !

Avec Clermont c’est toujours le même scénario, à quelques rebondissements près. Et on s’y laisse prendre à chaque fois avec autant de plaisir que d’agacement.

A croire que les scénaristes du staff clermontois s’y adonnent avec un malin plaisir en coulisses.

Ca commence toujours plus ou moins pareil...

Quinze bolides participent à une course déjantée et déboulent sur le pré à cent à l’heure, ne laissant aucune chance à leurs adversaires. Ou presque. Car l'acharnement des concurrents à vouloir les rattraper finit toujours à un moment donné par jouer un mauvais tour aux personnages principaux qui se font systématiquement prendre à leur propre jeu.

Dimanche après-midi, sur le circuit du stade Marcel-Michelin, il n’a pas fallu plus d’une minute à Toeava pour prendre les devants. La voiture numéro 15 d’Isaia Grosse-Pomme, parfaitement assisté par son compère Wesley Petit-Pois, a mis le turbo dans une course inversée fulgurante qui l’envoyait dans l’en-but pour le premier essai. Un quart d'heure plus tard...

la course prenait son envol avec Abendanon pour un doublé de beau-gosse.

Nick de Beau-Fixe profitait d’un génial tour de passe-passe du Professeur Lamérat pour s’envolait sur son aile, sous le regard émerveillé et charmé du public auvergnat. Cinq minutes plus tard, Camille Joli-Cœur, par une passe au pied millimétrée, lui ouvrait une voie royale pour s’engouffrer une nouvelle fois derrière la ligne d’en-but pour le troisième essai de la folle équipe.

Au retour des vestiaires, la course était loin d’être jouée. Le XV d'Ulster, même fanni, continuait depuis la fin de la première période à mettre la pression sur ces monstres de Jaunards avant de se faire intercepter par leur voiture numéro 10, Camille Joli-Cœur (encore lui) qui inscrivait alors le quatrième essai du bonus offensif, après une course folle de plus de quatre-vingt mètres.

Mais comme à chaque épisode, il y a toujours un Diabolo avec du chien pour contrarier la fête des Clermontois. Et là, c’est en la personne de Tommy Bowe que les Ulstermen allaient jouer un mauvais tour aux locaux. L’ailier irlandais inscrivait deux essais sur les trois qui remettaient les siens dans le match, avec des bonus (offensif et défensif) en ligne de mire, si ce n'est carrément une toujours victoire possible.

"Rrrrrrr !" Dans le public on s'agaçait.

En passant de 28-0 à 28-19, les Irlandais du nord venaient de renverser la course qui obligeait désormais les Jaunards à ré-accélérer pour l’entériner définitivement. Ce n’est pas que le public craignait l’issue de la rencontre. Mais tout de même !

C’est alors que Camille Joli-Cœur redonnait de l’air aux siens avec une pénalité avant que l’arbitre n’accorde très justement un essai de pénalité sur un essai tout fait qu’un certain Jackson venait d’annihiler par un en-avant volontaire grossier.

Enfin, la course était gagnée. Avec un maximum de réussite pour les Clermontois puisque les Irlandais repartaient d’Auvergne sans le moindre point.

Dans leur poule les Jaunards gardent seuls la tête… assez froide pour ne pas gâcher une qualification qui leur tend désormais les deux bras, comme un bébé vers sa compétition-mère après deux ans d’absence.

Avec 8 points d’avance sur leurs deux poursuivants, il leur suffit d’une victoire sur les deux prochains matchs pour s’assurer un quart de finale à domicile. Que ce soit à Bordeaux ou ici au Michelin contre Exeter, c’est largement à leur portée.

En espérant que ces prochaines courses soient juste un peu moins folles…

 

En bref…

Parce que samedi, dans cette poule 5, Bordeaux a rebattu les cartes dans la course à une éventuelle seconde place qualificative en s’inclinant chez lui, sans prendre le moindre point, face à Exeter (12-20) qu’il avait pourtant brillamment vaincu la semaine passée outre-Manche.

Seulement cette fois, sur le terrain, les joueurs et l’envie n’étaient pas les mêmes. Un carton rouge n’a pas facilité non plus la tâche aux locaux même si les visiteurs avaient pris le match en main bien avant, comme des "chefs", avec un essai en première période de Waldrom, alors qu’ils étaient en infériorité numérique. Le pied de Beauxis permettra aux Bordelais d’espérer. Mais pas suffisamment. Car en fin de rencontre, alors que les deux équipes étaient enfin à 14 contre 14, les Anglais rajoutaient un deuxième essai par Cowan-Dickie, puis une dernière pénalité qui privait même les Français du point de bonus défensif. Que de regrets !

Je ne comprends pas ce changement du XV de départ et d’attitude des Bordelais qui nous avaient habitués à mieux, avec des envolées, des essais et des frissons. Que s’est-il passé ? Désormais, il va leur falloir deux exploits en janvier pour espérer une éventuelle qualification.

Classement : 1-Clermont, 17 pts – 2-Bordeaux, 9 – 3-Ulster, 9 – 4-Exeter, 6.

Dans la poule 1, c’en est fini pour le Racing 92 qui vient à nouveau de sombrer face à Glasgow dans la citadelle écossaise (23-7). Troisième défaite consécutive en trois rencontres, avec un zéro pointé, le match en retard contre le Munster endeuillé faisant désormais figure d’anecdote tant la double confrontation contre les Irlandais ne promet rien d’encourageant et surtout rien d’encore possible dans la course à la qualification.

Vendredi soir, les Franciliens n’y étaient pas, marquant un seul essai en toute fin de match. Anecdotique. Ils ont tout juste eu le mérite de priver leur adversaire du bonus offensif. Et pourtant, qu'il aurait été mérité ce quatrième essai tant les Ecossais ont été brillants dans leurs initiatives et leurs concrétisations sous la baguette de leur stratège Finn Russel.

De son côté le Munster s’est incliné de justesse à Leicester (18-16), la botte d’Owen Williams ayant eu raison du seul essai irlandais inscrit par Scannell qui mettait pourtant les visiteurs sur l’orbite d’une troisième victoire consécutive, à cinq minutes de la fin.

Un point de bonus défensif qui peut contenter le Munster avec son match en retard le 7 janvier à Colombes face à des champions de France dépités et en dessous de tout, à désespérer son président, déjà embourbé dans une affaire d’égo de sa star sud-africaine Goosen. Rien ne va plus au Racing !

Classement : 1-Glasgow, 13 pts – 2-Munster, 11 (-1) – 3-Leicester, 8 – 4-Racing 92, 0 (-1).

Dans la poule 2, Toulouse s’est fait peur cinq minutes face aux Zèbre (54-15) avant de rectifier le tir dans la foulée suivante, inscrivant six essais en une mi-temps. A la reprise, quasi même scénario, les Italiens ont du marquer les premiers pour relancer la machine toulousaine qui s’est alors contenté d’ajouter deux autres essais. Pas de quoi s’enthousiasmer outre mesure.

Les dix points ont été pris, c’était le minimum requis. Le plus dur reste à faire car si le Connacht a rendu service aux Toulousains en battant les Wasps (20-18) sur le fil, mettant les trois équipes à égalité au classement, il va falloir aux Toulousains faire la différence lors des deux prochaines journées face à ces deux concurrents directs qui eux, sont assurés de prendre au moins cinq points chez les Italiens.

Classement : 1-Wasps, 13 pts – 2-Toulouse, 13 – 3-Connacht, 13 – 4-Zèbre, 0.

Dans la poule 3, dimanche après-midi, Toulon a raté le coche chez les Scarlets (22-21), d’un rien, alors que le match était à la portée des Varois qui ont complètement bâclé leur entame et la première période, courant après le score avec des Gallois émoussés sur la fin. Une fois encore ils ont dû s’en remettre au pied de Halfpenny en toute fin de match pour espérer l’emporter. En vain, la pénalité était trop loin ou le cœur du Gallois ne s’est peut-être pas résolu à faire perdre ses compatriotes. Allez savoir. En tout cas Toulon ne méritait pas la victoire.

La qualification paraît compromise pour les Toulonnais dans cette poule dominée outrageusement par les Saracens, encore vainqueurs à Sale (10-24). Une 13ème victoire consécutive en Coupe d’Europe qui égale le record du Munster. Les Sarries, à l’image du XV de la Rose, a réalisé une année 2016 exceptionnelle. Qui pourra les battre ?

En tout cas, les Toulonnais n’ont pas d’autre choix que d’aller gagner chez eux en janvier pour espérer une des meilleures deuxièmes places.

Classement : 1-Saracens, 18 pts – 2-Toulon, 10 – 3-Scarlets, 8 – 4-Sale, 0.

Dans la poule 4, toujours dimanche après-midi, Castres a rendu la monnaie de sa pièce à Montpellier en s’imposant sans bonus (29-23), les Héraultais encore réduits à treize dans le dernier quart d’heure après l’expulsion de Willemse et le carton jaune de J. Du Plessis.

Rien n’est complétement perdu pour les deux clubs français dans cette poule dominée par le Leinster qui a atomisé une nouvelle fois Northampton (60-13). Les Irlandais ont un pied en quart de finale quand Montpellier ou Castres devront se battre pour la meilleure deuxième place en devant faire un exploit face à cet épouvantail. Les Anglais de Picamoles, eux, sont d’ores et déjà éliminés.

Classement : 1-Leinster, 16 pts – 2-Montpellier, 11 – 3-Castres, 9 – 4-Northampton, 4.

Tous les résultats officiels du week-end >> 

 

En ce qui concerne la Challenge Cup…

On l’avait déjà dit la semaine passée, mais Bayonne, Grenoble et Pau ont définitivement fini de faire semblant dans cette compétition, chacun ne s’en cachant plus, prenant des revers cuisants à chaque rencontre. Une honte ! Je ne vois pas l’intérêt de garder cette compétition ou d’y intégrer certaines équipes françaises de seconde zone, soucieuses de leur championnat. Cela fausse tout.

Alors je ne vais pas me fatiguer plus qu’eux à commenter leur non jeu. Pour les clubs sérieux, ou encore avec de l’honneur :

Dans la poule 1, La Rochelle s’est relancé en remettant les pendules à l’heure aux Anglais de Gloucester, leur piquant la place de leader après sa victoire bonifié (42-13), avec ces six essais. Tous les espoirs sont permis pour voir les Maritimes à bon port des quarts de finale.

Dans la poule 2, Lyon est revenu dimanche de Newcastle avec un point de bonus offensif qui les laisse dans la course d’une meilleure deuxième place (48-29), loin derrière les Anglais.

Brive confirme son leadership dans la poule 3 en disposant largement des russes de Enisei avec le bonus offensif (38-13). Les Coujoux ont déjà un pied en phase finale.

Enfin, le Stade Français s’est racheté à Jean-Bouin en décrochant le point de bonus offensif dans le match retour contre Edimbourg (26-20). Une bonne opération qui les laisse encore en vie, même si le point de bonus défensif laissé aux Ecossais n’arrangent pas leurs affaires. Il va falloir aller chercher la qualif’ à Jean-Bouin face aux Harlequins, avec au moins le bonus offensif. Rien d’impossible. 

vous trouverez également tous les résultats sur le site officiel de l’EPCR.

 

La semaine prochaine…

Le TOP 14 revient à la fête…

Pour Noël chacun s’apprête à recevoir sous le sapin enguirlandé d’un public illuminé le cadeau qu’il a commandé … Pour certains, ils commencent juste à avoir les boules, pour d’autres ça sent le sapin déjà depuis un moment.

En tout cas tout le monde veut croire encore au Père-Noël, se cramponnant à ses souliers histoire de voir si dedans on ne lui aurait pas glissé un titre ou un droit de rester en TOP14.

C’est ça qui est beau et qu’il ne faudra surtout pas manquer, exceptionnellement, dès jeudi 22 décembre :

  • Grenoble – Toulouse, à 20h45 (C+ sport) : tout schuss vers la victoire.

Puis vendredi 23 décembre :

  • Brive – Lyon, à 17h (C+ sport) : revenir dans la course,
  • Clermont – Stade Français, à 19h (C+ sport) : pas dans la même cour,
  • Bordeaux – Pau, à 19h (r+) : s’installer confortablement,
  • Bayonne – La Rochelle, à 19h (r+) : l’espoir fait vibrer,
  • Racing 92 – Castres, à 19h (r+) : sortir de la crise,
  • Montpellier – Toulon, à 21h (C+ sport) : des retours en forceS !

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12 décembre 2016

Les brèves d'Ovalie - Edition n°243

Le Champion de France pris dans le smog !

Champions Cup... 3ème journée                  Racing 92 – Glasgow        14 – 23

Stuart Hogg, un talent mortel dans le ciel de Colombes...

Les Franciliens, premières victimes !

Samedi après-midi, un pic de pollution mortel s'est abattu sur le stade de Colombes, rendant le jeu des Ciel et Blanc tout simplement irrespirable.

Ca piquait les yeux pour les spectateurs les plus sensibles, exposés à l’air médiocre du jeu de leurs champions, loin des performances de la saison passée.

Cela dit, il n'est pas étonnant que les aspirations des Racingmen aient été étouffées au bout de dix minutes de jeu. Comme s’ils ne se doutaient pas qu’à démarrer à cent à l’heure avec des grosses cylindrées carburant au diesel, sans respecter la limitation de vitesse, l’air de cette équipe allait très vite se charger en particules trop fines pour elle, polluant un système de jeu devenu trop lisible et inefficace face à de courageux et résistants Ecossais.

Car il n’a pas fallu plus de 7 minutes pour que la Porshe Imhoff déboule sur son couloir de bus et enfume la défense écossaise pour le premier essai français. 7 minutes, pas une de plus, pour que Dan Carter transforme ce démarrage trop parfait qui s’avèrera par la suite un écran de fumée...  un gigantesque smog de gestes pollués
par des fautes de mains et des choix mal appropriés.
 

C’est bien simple, les Franciliens n’ont plus vu la balle et inscrit le moindre point jusqu’à dix minutes de la fin avant que la star citadine néo-zélandaise, immatriculée pair, s'engage dans l'en-but adverse, pensant sans doute qu'il fallait alterner la circulation du jeu, privilégiant jusqu'alors les impairs.  Un deuxième essai local qui ne rapportera rien et laissera le Racing pour mort dans sa poule, avec un zéro pointé et un match en retard.

Les Racingmen pensaient se donner de l’air dans ce troisième tour d'Europe et ce sont les Warriors de Glasgow qui n’en ont pas manqué pour répondre à cette atmosphère étouffante de l’entame et renverser le match à bon compte, n'hésitant pas à aller au charbon pour défendre leur camp et étouffer toutes les tentatives des Français.

Mais les Ecossais doivent surtout leur victoire à un Stuart Hogg omniprésent, aux échapées peu lisibles et mortelles, associé à un pic d’actions de grande envergure au matricule Finn qui a su polluer le jeu du Racing et le pousser à la faute.

Finn Russel, demi d’ouverture de classe internationale, a brillé samedi après-midi, au pied et dans le jeu, offrant le premier essai à son deuxième centre, Dunbar, après un numéro fantastique dans la défense française, en première période.

Le demi de mêlée calédonien, Price, en ajoutera à son tour un deuxième dès le retour des vestiaires, surgissant tel un filou de derrière un ruck après des charges successives de son pack d’avants.

Les Franciliens accusaient le coup et ne parvenaient pas à temps à faire tomber la défense écossaise qui les a mis a mal sur leurs points forts comme les ballons portés. L’essai de Carter arrivera trop tard. La défaite était là, sans le moindre point.

Dur à encaisser pour le champion de France qui aura du mal à survivre dans cette poule 1 avec un Munster impressionnant à Thomond Park, les Irlandais n’ayant laissé aucun répit aux Tigres de Leicester (38-0).

Les Racingmen n’ont pas d’autre choix que de prendre un grand bol d’air bonifié en Ecosse dès la semaine prochaine.

 

En bref…

Dans la poule 2, Toulouse a rempli sa mission en revenant de Parme avec une victoire bonifiée face aux Zèbre (6-36). Cinq essais en 64 minutes, pas une de plus, l’arbitre ayant dû stopper a rencontre à cause d’un brouillard persistant. Le dernier quart d’heure n’aura pas lieu sur accord des deux équipes.

Dommage pour les attaquants toulousains qui en auraient bien rajoutés un ou deux de plus, comme Bonneval, auteur déjà d’un doublé.

De leur côté les Wasps ont empoché leur deuxième bonus offensif face à Connacht (32-17) et conservent logiquement la tête de cette poule, avec 3 points d’avance sur les Irlandais et 4 sur les Toulousains.

Dans la poule 3, dimanche après-midi, Toulon a dominé largement les Scarlets (31-20),décrochant rapidement le bonus offensif avant de se faire légèrement remonter en fin de partie, sans conséquences. Un gros match de la paire de centres Nonu-Bastareaud qui a littéralement roulé sur la défense galloise aux aboies.

Une belle opération pour les Varois qui devront récidiver cette performance au Pays de Galles s’ils veulent espérer se qualifier dans cette poule dominée outrageusement par les Saracens, faciles vainqueurs de Sale (50-3). Avec six essais, encore, les Anglais semblent évoluer sur une autre planète.

Dans la poule 4, samedi après-midi, Montpellier a écarté Castres de sa route (32-14), empochant le bonus offensif, même réduit à 14 durant une heure, avec la puissance qu’on lui connaît.

Les Héraultais bataillent désormais pour la première place derrière les Irlandais du Leinster qui ont fait subir une deuxième défaite à Northampton (10-37), chez eux. Les Anglais de Picamoles n’y sont décidément pas. Comme les Castrais, ils devraient jouer leurs derniers espoirs la semaine prochaine dans un match retour qui leur en promet quasiment pas... d'espoir.

Dans la poule 5, nos deux clubs français ont accompli l’essentiel pour figurer aux deux premières places.

Clermont, d’abord, samedi en début d’après-midi, en ramenant deux bons points de son déplacement dans les terres hostiles de l’Ulster (39-32). 4 essais pour les deux bonus, offensif et défensif, quand les Irlandais du nord en plantaient cinq. Encore beaucoup trop d’essais encaissés pour les Jaunards, qui semblent avoir inauguré depuis un mois des rencontres portes ouvertes dans leur en-but. 

Si au plan comptable, la position des Clermontois est très enviable (12/15), il va falloir resserrer les rangs derrière (dès la semaine prochaine) pour ne pas avoir de désillusions à l’arrivée. Comme l’an dernier, avec un déplacement à Bordeaux qui pourrait leur rester en travers de la gorge.

Bordeaux, justement, qui, dimanche en clôture de ce troisième round européen, est allé chercher une belle victoire chez les Anglais d’Exeter (7-13). Une fois encore, Serin, capitaine exemplaire, auteur de l’essai du match, a su mener les siens dans un pragmatisme payant qui élimine quasiment les Anglais de la compétition et place les Bordelais idéalement pour se qualifier, au moins en meilleur deuxième, si ce n’est plus.

Seulement il faudra confirmer à la maison. Pour les deux cadors de la poule, désormais aucun faux pas n’est permis, en attendant leur confrontation en janvier.

Tous les résultats officiels du week-end >> 

 

En ce qui concerne la Challenge Cup...

Gloucester a calmé les ardeurs de La Rochelle (35-14) en prenant les commandes de la poule 1. Mais les Rochelais n'ont pas dit leur dernier mot. Réponse semaine prochaine à Marcel-Deflandre ! Alors que Bayonne a définitivement décroché en perdant contre Trévise à Jean-Dauger (15-28).

Dans la poule 2, Lyon est revenu sur les talons des Ospreys en écrasant Newcastle avec bonus (42-12). Les leaders gallois n'ont fait qu'une bouchée de Grenoble, hors course à domicile (7-59).

Brive tient les rênes de la poule 3 avec les russes de Enisei qu'ils ont largement battu chez eux (8-43). Autant dire que les portes des quarts de finales sont ouvertes pour les Coujoux.

Dans la poule 4, Pau ne joue plus le jeu de l'Europe et s'est facilement incliné à Bristol (41-14).

Enfin, le Stade Français semble étriqué dans la poule 5, défait de peu à Edimbourg (28-23), récoltant un point de bonus défensif qui ne pèse pas lourd face au club écossais et les Harlequins qui dominent les débats.
Dur dur de rivaliser.

La semaine prochaine, seuls les trois clubs rochelais, lyonnais et briviste joueront leurs qualifs, les autres se concentreront sur la prochaine journée de TOP 14, dont l'enjeu reste crucial.

 Vous trouverez également tous les résultats sur le site officiel de l’EPCR.

La semaine prochaine…

On reprend les mêmes et on recommence…

« Mais cette fois on va chez toi, comme dirait l’autre, histoire de voir comment tu cuisines »

Et là, c’est sûr, il y aura encore plus de victimes dans l’air.

 

A suivre, pour commencer vendredi 16 décembre :

  • Glasgow – Racing 92, 20h45 (beIN) : rendre la monnaie de leur pièce !

Puis samedi 17 décembre :

  • Bordeaux – Exeter, 14h (beIN) : mettre la pression sur Clermont,
  • Toulouse – Zèbre, 16h15 (beIN) : pour un match plein cette fois.

Enfin, dimanche 23 octobre :

  • Scarlets – Toulon, 14h (beIN) : enfoncer le clou,
  • Castres Montpellier, 14h (beIN) : la dernière chance,
  • Clermont – Ulster, 16h15 (Fr2) : en patron.

Tous les matches >>

 

S’agissant de la Challenge Cup et les 7 autres clubs du TOP 14, veuillez consulter le site officiel de l’EPCR qui vous en détaillera le programme.

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