L E S B R E V E S D O V A L I E . C O M - l'Hebdo du Rugby par Antonio -

19 janvier 2020

Les brèves d'Ovalie - Edition n°383

Toulouse-ASM-Racing, à la course

CHAMPIONS CUP... 6ème journée           

Au bout du suspense !

On connaissait les cinq premiers qualifiés pour les phases finales, dont nos trois Français, tous à la corde pour un quart à la maison.

Si Toulouse, dans sa place forte d’Ernest-Wallon, avait les faveurs des pronostics (même si Gloucester y jouait sa qualification comme meilleur deuxième), pour Clermont et le Racing, en terres anglaises hostiles, c’était une autre paire de manches.

Harlequins – Clermont       19 – 26

Clermont, embourbé dans ses maladresses

À commencer par les Montferrandais qui s’y sont encore pris comme des manches pour assurer une victoire qui leur tendait les bras face à des minots sans pression puisque les Harlequins ne jouaient rien d’autre que pour le plaisir.

Tout s’emmanchait bien pourtant, dès la troisième minute, quand Betham a inscrit le premier essai des Jaune et Bleu sur une transversale lumineuse de Lopez, après que le duo Abdendanon-Penaud a été incapable de conclure sur l’aile opposée.

Mais les jeunes Anglais ont répondu aussitôt par une relance d’école qui a laissé les Jaunards sans défense et envoyé Northmore un peu trop facilement derrière leur en-but.

Il a fallu ensuite attendre vingt bonnes minutes pour que Naqualevu conclue enfin le deuxième essai asémiste après tant d’occasions ratées, avec un Abendanon à côté de la plaque.

Mais une nouvelle fois, sur la touche suivante, les Anglais ont formé un ballon-porté qui a emporté toute la défense des visiteurs, ou plutôt des touristes dans un mall anglais (traduisez ici « centre commercial »).

Au lieu de mener logiquement de trente points à la pause, les hommes d’Azéma sont rentrés au vestiaire avec cinq petites longueurs d’avance (12-17).

La seconde période ne sera pas plus folichonne, ni rassurante, en dehors du pied de Parra pour assurer le score jusqu’à 12-26 dans un gros quart d’heure qu’on aurait pu croire décisif.

Mais une nouvelle fois, la fraîcheur et l’engouement de la jeunesse locale a remis le doute dans les têtes clermontoises après l’essai en solitaire de Herron, jeune ouvreur et buteur prometteur, qui a trompé son vis-à-vis Lopez au rebond…

Et ron et ron petit patapon, le berger à la bergère lui répond !

Les Auvergnats passeront un mauvais dernier quart d’heure à serrer les fesses et leurs rideaux pour éviter de se voir rattraper sur le fil.

Ça a été donc de justesse que Clermont a rempli sa première part du contrat pour espérer recevoir son quart au Michelin.

Car il lui restait d’autres parties à suivre pour que le rêve devienne réalité, à  savoir la non victoire d’un de ses trois concurrents directs : Exeter, le Racing 92 ou Toulouse.

Exeter – La Rochelle        33 – 14

Les premiers, invaincus durant cette phase de poule, n’ont eu aucun mal à se défaire des Rochelais, sans espoir de qualif, dans une seconde période à sens unique pour un succès bonifié. Pourtant les Maritimes avaient courageusement fait jeu égal en première mi-temps avec un essai de Murimurivalu et un autre de pénalité. En vain.

Restaient donc, dimanche, les deux autres chocs franco-anglais, dont les enjeux étaient vitaux pour tous les protagonistes.

Saracens – Racing 92      27 – 24

Vakatawa a failli... être l'homme du match !

Et ça a démarré fort à l’Allianz Park où les Sarries ont atomisé d’entrée les Racingmen avec deux essais (Itoje, puis Vunipola), plus un carton jaune contre Iribaren. Au bout de douze minutes, on ne donnait déjà pas cher de la peau des Français.

Mais à peine le temps d’aller pisser la première bière, que Vakatawa faisait parler la poudre et sa classe pour remettre les siens dans la partie. Mieux, de nouveau à quinze contre quinze, les Franciliens jouaient crânement leur chance avec une interception culotée de Dupichot qui filait seul à l’en-but, puis une nouvelle démonstration de classe de Vakatawa pour le troisième essai des visiteurs.

Rien n'allait plus du côté des Saracens !

Quand Skelton, le deuxième ligne local, a vu rouge et asséné un mauvais coup d’épaule à Dulin. Monsieur Owens s’est accordé avec lui en lui assénant, à son tour, un carton de la même couleur.

La seconde période aurait dû sonner le glas des Sarries, déjà relégué en ligue 2 anglaise, menés alors 17-21 et sortis de la qualification. Iribaren ajoutant même trois points dès le retour des vestiaires.

Mais le suspense n’avait pas dit son dernier mot. La réaction d'orgueil des locaux ne s’est pas fait attendre, Itoje concluant une action au pied de Barritt. Farrell égalisait à 24 partout sur la transformation.

La dernière demi-heure s’est déroulée sous très hautes tensions, jusqu’au carton jaune contre Le Roux, à dix minutes du terme, qui ramenait les deux équipes à égalité numérique, mais à supériorité mentale pour les Sarries qui n’ont pas manqué la seconde occasion de passer les points de la victoire, même s’ils auraient espéré un essai pour le point de bonus. Car derrière, Gloucester pouvait encore les sortir.

Toulouse – Gloucester 33 – 14

Toulouse Gloucester 2020

Dès l’entame de ce quatrième duel, Grenouilles contre Rosbifs, ces derniers ont surpris les Toulousains dans leur antre d’Ernest-Wallon.

Heureusement, dix minutes plus tard, les locaux, emmenés par la charnière prometteuse du XV de France, ont mis sur orbite Tekori pour l’égalisation et relancé le match.

N’Tamack, époustouflant en première période, s’est même offert un doublé en quinze minutes pour voir les Haut-Garonnais devant, malgré un second essai anglais juste avant la pause (21-14).

Seulement au retour des vestiaires, Gloucester ne verra plus le ballon et les Toulousains marqueront par deux fois, par leurs avants (Marchand et Baille) pour une victoire bonifiée qui, avec un essai supplémentaire aurait même pu les faire passer devant Exeter, à la deuxième place des meilleurs premiers.

Mais le sort s’est acharné sur les hommes de Mola...

avec la blessure sérieuse d’Aldegheri, sans doute privé de tournoi, puis cette dernière mêlée à 8 contre 7 qui ne voulait décidément par leur sourire avec un essai de pénalité qui aurait largement pu se justifier.

Bref, Clermont et le Stade Toulousain sont les gagnants de cette course aux quarts à la maison, laissant derrière eux le Racing qui ira jouer le sien au Michelin.

Trévise – Leinster          0 – 18

Mais le dernier qualifié, ou plutôt le premier, en tête du classement général, c’est le quadruple champion d’Europe irlandais, le favori de cette compétition pour une cinquième étoile, comme Toulouse.

Les Irlandais ont géré tranquillement leur victoire à Trévise, menant petitement 3-0 à la pause pour inscrire deux essais ensuite au cours de la seconde période. Pas besoin de dépenser trop d’énergie pour un parcours sans faute dans cette phase régulière.

Ils recevront les tenants du titre pour un quart aux airs de finale.

 

La course pour les meilleurs deuxièmes

Lyon – Northampton        24 – 36

Northampton, poule 1, acte 1

Samedi, en ouverture du bal des qualifications, les Anglais de Northampton se sont arrachés comme des diables pour venir à bout de Lyonnais bien décidés à bien finir et se faire respecter chez eux.

Les Frenchies locaux auront tenu 70 minutes après trois essais, de Lambey, Gill et Ngatai qui ont répondu avec brio à ceux des visiteurs avant que Furbank et Fish n’ne rajoutent deux de plus en fin de rencontre.

Une victoire bonifiée qui place Northampton dans la course des meilleurs seconds, dépendant désormais de ses concurrents directs, dont une seule défaite suffirait à son bonheur, entre l’Ulster, les Saracens ou Gloucester.

Ulster – Bath                 22 – 15

Ulster, poule 3, acte 2

Les Nord-Irlandais ont dû s’armer de patience pour disposer de Bath qui ne jouait rien mais qui avait décidé d’aller chercher sa première victoire dans cette phase régulière.

Un essai partout à la pause, les Anglais ont fait jeu égal dans le premier acte avant de lâcher petit à petit dans le second, laissant les Ulstermen gérer leur victoire avec deux nouveaux essais pour un deuxième encaissé, sans conséquence.

Les Irlandais assurent ainsi la meilleure deuxième place, mettant Glasgow, les Saracens et Gloucester dans une lutte sans merci pour un seul fauteuil ;

Sale – Glasgow             7 – 45

Glasgow, poule 2, acte 3

Les Écossais l’ont bien compris. Ils étaient les moins bien placés pour remporter cette course. Ils devaient compter sur deux échecs de leurs concurrents après avoir pris un maximum de points à Sale.

Ça a été chose faite, avec le bonus offensif dans un non match tant les Anglais avaient déjà la tête tournée vers le championnat. Une victoire inutile, on l’a vu plus haut.

Car si les Saracens ont eu chaud aux miches, ils sont parvenus à leur fin, sur le fil, comme toujours, mettant les Écossais hors course avant de se réjouir de la défaite de leurs compatriotes de Gloucester à Toulouse.

 

Les autres résultats pour du beurre

Munster – Ospreys                   33 – 6

Montpellier – Connacht          35 – 29

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

Le tableau des phases finales

             Leinster (1) – Saracens (8)           v      Clermont (4) – Racing 92 (5)

             Exeter (2) – Northampton (7)      v      Toulouse (3) – Ulster (6)

                    Pour les demi-finales, c’est l’équipe gagnante la mieux classée qui recevra en priorité.

 

En ce qui concerne la Challenge Cupvous trouverez également tous les résultats sur le site officiel de l’EPCR.

Toulon et Bordeaux ont fini sur des chapeaux de roue en écrasant respectivement Bayonne et les Wasps, se positionnant à la première et troisième places au classement des meilleurs premiers, Bristol se classant second, à deux points de goal-average près.

Castres a réussi à décrocher la première place de sa poule en disposant facilement des russes de Enisey, mais la dernière des cinq qui les obligent à se déplacer en quart de finale chez les Tigres du Leicester, pourtant défaits à Pau qui échoue d’un rien à terminer meilleur deuxième. Tout comme Brive, deuxième de trop loin pour concurrencer les trois gagnants : Édimbourg, Newport et les Scarlets. 

 

Le tableau des phases finales

               Toulon (1) – Scarlets (8)            v      Leicester (4) – Castres (5)

               Bristol (2) – Newport (7)              v      Bordeaux (3) – Édimbourg (6) 

                  Idem pour les demi-finales c’est l’équipe gagnante la mieux classée qui recevra en priorité.

  

La semaine prochaine…

Le TOP 14 fait une courte apparition

Sans les internationaux, réunis à Marcoussis pour préparer le tournoi, les clubs français disputeront la 14ème journée du TOP 14 comme un doublon avant de faire une pause de trois semaines durant le tournoi.

De quoi réjouir pour une fois Clermont, très peu concerné par les sélections. Comme Lyon, Castres et les équipes plus modestes de deuxième tableau, qui pourront régénérer les forces vives pour mieux les utiliser pendant les autres doublons jusqu’au mois de mars.

 

Au programme* le samedi 25 janvier :

         Lyon – Toulon, à 15h30 

         Brive – Pau, à 18h

         Castres – Racing 92, à 18h

         La Rochelle – Montpellier, à 18h

         Clermont – Stade Français, à 20h45

Puis dimanche 26 janvier :

         Bayonne – Agen, à 12h30

         Toulouse – Bordeaux, à 16h50

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

 Du côté du TOP 16 féminin, c'est la trêve hivernale jusqu'au 22 mars 2020. 

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12 janvier 2020

Les brèves d'Ovalie - Edition n°382

FRANCE 3  IRLANDE 1

CHAMPIONS CUP... 5ème journée             Clermont – Ulster          29 – 13
                                                        Connacht – Toulouse         7 – 21
                                              Racing 92 – Munster        39 – 22  
                                        Leinster – Lyon           42 – 14

Trois quarts assurés !

Il fallait vingt points après cette cinquième journée pour s’assurer une place en quart de finale. C’est chose faite, non sans mal !, pour trois de nos tricolores, parmi les favoris dans cette compétition européenne majeure, et tous face à une province irlandaise.

Fischer a éteint Iturria

Clermont, d’abord, s’est défait victorieusement des Irlandais du Nord après s’être fait dessus durant une première période… merdique !

Et pourtant, les Ulstermen n’ont pas su profiter de la médiocrité de leur hôte et de leur supériorité numérique pour creuser l’écart durant les quarante premières minutes, s’acharnant à privilégier des pénaltouches plutôt que de prendre les points qui leur tendaient les perches.

Les Jaunards ont pu revenir des vestiaires et du carton jaune de Parra avec de meilleures intentions pour répondre à l’essai de Cooney en début de partie et remonter le petit point de retard laissé généreusement par les Irlandais (9-10).

Il aura fallu que Moala s’arrache par deux fois, dans le bon intervalle, pour faire la différence, la première, en début de seconde période, offrant le premier essai clermontois à Raka, d’un cheveu, la seconde, à trois minutes du terme, pour assurer lui-même la finition et la victoire.

Un match gagnant surtout pour le jeune Fischer, élu homme du match, quelques jours à peine après sa première sélection dans le groupe France.

Il est vrai qu’en une heure de temps de jeu, par sa performance, le flanker remplaçant néo-Bleu a éteint le malheureux titulaire Iturria, non sélectionné et sorti sur blessure.

Il y a des signes qui ne trompent pas.

Tout sourit aux Toulousains

Toulouse, ensuite, a fait preuve d’un pragmatisme à toute épreuve, samedi, pour l’emporter face à d’autres Irlandais sur des terres outre-Manche hostiles.

Car le Connacht a malmené les Toulousains en début de rencontre, ne récoltant qu’un essai de pénalité (sur un maul monstrueux écroulé) et un carton jaune contre Tekori.

De quoi réveiller l’orgueil toulousain qui, même en infériorité numérique, obtenait, neuf minutes plus tard, l’essai de l’égalisation par Kaino, dans la confusion des images, après plusieurs charges près de la ligne.

Mais, juste avant la pause, Marchand exécutait une touche parfaite qu’il bonifiera lui-même derrière un ballon porté aussi parfait et imparable jusque dans l’en-but.

La seconde période verra le pragmatisme coller aux Toulousains qui ont récupéré des ballons sur les temps forts irlandais et marqué à nouveau sur un contre improbable, par Akhi, après une séquence défensive héroïque des locaux qui pensaient avoir fait le plus dur.

Durant les trente minutes restantes, rien ne sera marqué, malgré l’indiscipline des visiteurs chanceux, n’encaissant que deux cartons de plus, un jaune pour Huget et un rouge pour Holmes en fin de match, sans conséquences donc.

Quand je vous disais que tout leur sourit aux Toulousains, toujours invaincus !

Espérons que cela continuera au printemps prochain jusqu’au sacre final.

Incroyables essais de Thomas

Le Racing, enfin, dimanche, dans son antre de Nanterre, s’est sorti incroyablement, et au bout du suspense, d’un traquenard parfaitement dressé par les Irlandais qui ont maîtrisé leur emprise sur leur hôte durant près d’une heure.

C’est que le Munster n’avait pas le droit de perdre, prenant la partie par le bon bout, à bras le corps, et à pied le score, par leur buteur Hanrahan pour mener 9-0 au bout de vingt minutes à sens unique.

Les Franciliens s’en sont remis alors à la magie de Iribaren pour rester dans le match, le demi-de-mêlée français passant les premiers points au pied puis exécutant une chistéra monumentale, de plus de vingt mètres, pour offrir le premier essai à Thomas, à la demi-heure de jeu.

Malgré ce temps fort des Racingmen en fin de première période, Conway interceptait une passe de Chavancy qui augurait un deuxième essai sur l’aile de Imhoff dans les 22 irlandais. Le deuxième ligne du Munster mettait les cannes et filait vers l’en-but dans une course de 80 mètres, assommant les locaux sur le pré, comme en tribunes (11-16).

Au retour des vestiaires, Iribaren remettait à nouveau les siens dans la partie par son pied pour revenir au score et entretenir un chassé-croisé avec Hanrahan jusqu’à l’heure de jeu. 14-16, puis 14-19, puis 17-19, puis 20-19 enfin ! Et à nouveau 20-22.

Quand à dix minutes de la fin, un homme allait pousser à lui seul la défense du Munster dans ses retranchements, jusqu’à l’asphyxie, Vakatawa ouvrant toutes les portes et permettant sur un temps fort à Russel d’exécuter une transversale, à première vue trop longue, mais que le funambule Thomas allait quand même aplatir à la limite de la sortie d’en-but. L’arbitrage vidéo durera cinq longues minutes, mais les faits seront têtus.

L’ailier international français a bien réussi l’impossible. Quel essai !

A partir de là, les Irlandais accusaient le coup, pourtant menés seulement de cinq points (25-22, Machenaud ayant manqué la transformation). Les Racingmen allaient alors jouer comme ils ne l’avaient pas encore fait jusque là, faisant virevolter le ballon d’une aile à l’autre pour voir au bout Vakatawa mystifier Conway et inscrire le troisième essai. Et comme il aurait été dommage de ne pas bonifier cet élan offensif, même tardif, Imhoff concluait sur le gong une dernière action somptueuse pour le précieux point du bonus.

Le Racing revient de loin mais peut rêver d’aller plus loin...

s’il sait jouer 80 minutes comme il l’a fait sur les dix dernières de ce match.

Le leinster a encore survolé ce match

Seul Lyon, sur les potentiellement qualifiables, n’a pas réussi l’exploit d’aller l’emporter à Dublin, chez les favoris quatre étoiles de cette compétition. Mais qui aurait misé sur ce Lou-là, avec une équipe remaniée et l’improbable charnière Pélissié-Buttin aux commandes ?

Et pourtant, les Lyonnais ont couru vaillamment une mi-temps derrière l’ogre irlandais, inscrivant deux essais par leurs avants, Bruni et Roodt, quand les locaux, privés de Sexton, en marquaient trois, pour un disputé 21-14 à la pause.

Mais au retour des vestiaires, il n’y a eu plus qu’une équipe sur le terrain, le Leinster corsant la note de trois essais supplémentaires quand les visiteurs sont restés fannis, à écouter chanter cette balade irlandaise.

 

Le point par poule en bref...

Poule 1       Leinster (1) – Lyon (3)                       42 – 14
                 Northampton (2) – Trévise (4)           33 – 20

Northampton en sursis

Les Anglais de cette poule ont pris le point de bonus nécessaire face à trévise pour bien se placer dans la course à la meilleure deuxième place qu’ils joueront à Lyon la semaine prochaine, afin de passer devant leurs compatriotes de Gloucester qui iront, eux, à Toulouse.

Pas sûr que les Français se laissent faire à domicile. Car c’est toujours un plaisir de jouer les trouble-fêtes-anglaises.

Poule 2       La Rochelle (3) – Sale (2)                    30 – 23
                 Glasgow (2) – Exeter (1)                     31 – 31

Des Maritimes sans pression

Les Rochelais ne jouaient plus la qualif et ça les a libérés. Malgré une entame subie et un premier essai encaissé en moins de dix minutes, ils ont fait le jeu au bout de vingt minutes et inscrit deux essais coup sur coup, sur deux inspirations de Kerr-Barlow, un coup de pied de recentrage qui a fini au large dans les mains de Railevu, puis une interception du demi de mêlée local pour un essai en solitaire.

Doumayrou et Aldritt complèteront le festival rochelais dans une seconde période maîtrisée.

Dans l’autre rencontre, les Glaswégiens ont résisté à l’appétit d’Exeter, invaincu dans cette poule et déjà qualifié, en répondant à chaque salve anglaise et en récoltant le point de bonus offensif qui les laissent encore en course pour une place de meilleurs deuxièmes.

Pour cela, il leur faudra impérativement aller gagner à Sale, ce qui n’est pas une mince affaire.

Poule 3       Clermont (1) – Ulster (2)                          29 – 13
                 Bath (4) – Harlequins (3)                     19 – 25

Des Anglais hors jeu !

La victoire des Harlequins chez leurs compatriotes de Bath ne pouvait changer la donne dans une poule où les deux premiers avaient déjà suffisamment creusé l’écart avec les clubs anglais.

Désormais, si Clermont veut décrocher son quart au Michelin, il devra surtout compter sur une défaite des autres leaders de poule, soit du Racing, soit de Toulouse, en plus de battre les Harlequins, avec ou sans bonus. À moins que les Rochelais surprennent Exeter outre-Manche, ce serait encore mieux.

Quant à l’Ulster, la donne est différente, qu’il finisse premier ou meilleur deuxième, avec une victoire obligatoire contre Bath, ce sera forcément pour un quart à l’extérieur.

Poule 4       Racing 92 (1) – Munster (3)                   39 – 22
                 Ospreys (4) – Saracens (2)                 15 – 22

Les Sarries sur la bonne voie

Avant même que le Munster soit éliminé, les Saracens avaient assuré leurs chances en disposant difficilement des Gallois, à l’extérieur.

Les tenants du titre joueront donc un huitième de finale, chez eux, face au Racing qui, lui, y bataillera pour un quart à domicile. Un match, à la saveur de phase finale, à ne pas manquer. En tout cas, les Auvergnats auront un œil dessus, c’est sûr.

Poule 5       Connacht (3) – Toulouse (1)                   7 – 21
                  Gloucester (2) – Montpellier (4)     29 – 6

Des Cistes qui se désistent

Menant trois points à zéro à la demi-heure, les Montpelliérains ont pris l’eau une première fois en première période, résistant encore en seconde, le temps d’encaisser trois autres essais en quinze minutes pour laisser logiquement le match aux Anglais de Gloucester, désormais seuls en lice (avec le point de bonus) pour viser une place de meilleure deuxième dans cette poule.

Encore leur faudra-t-il battre les Toulousains à Ernest-Wallon.

Quant aux Montpelliérains, leurs chances étaient déjà illusoires avant ce match, maintenant elles sont définitivement nulles, comme pour le Connacht.

  (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

En ce qui concerne la Challenge Cupvous trouverez également tous les résultats sur le site officiel de l’EPCR.

Toulon et Bordeaux, toujours invaincus, s’imposent et se qualifient pour les quarts de finale.

Castres et Pau l’emportent et joueront leur qualification la semaine prochaine.

Bayonne gagne pour l’honneur mais c’en est fini pour les Basques comme pour Brive, Paris et Agen, une nouvelle fois défaits ce week-end. 

  

La semaine prochaine…

Il n’en restera que huit !

On connaît les cinq premiers qualifiés : Leinster, Exeter, Toulouse, le Racing 92 et Clermont, dans l’ordre des mieux classés pour disputer un quart à domicile.

Reste les trois meilleurs deuxièmes à départager entre Glasgow, Northampton, Gloucester, Saracens et Ulster, les derniers ayant les faveurs des pronostics. Pas de quoi se réjouir à les recevoir en quart.

Si la logique est respectée, on risque de se retrouver avec le tableau suivant :

Leinster – Northampton
Exeter – Saracens
Toulouse – Ulster 
Clermont – Racing 92 (ou l'inverse)

À suivre*  à partir de samedi 18 janvier :

  • Lyon – Northampton, 14h (poule 1)
  • Trévise – Leinster
  • Harlequins – Clermont, 16h15 (poule 3)    -> FR2
  • Ulster – Bath
  • Exeter – La Rochelle, 18h30 (poule 2)
  • Sale – Glasgow

Puis dimanche 19 janvier :

  • Saracens – Racing 92, 14h (poule 4)
  • Munster – Ospreys
  • Toulouse – Gloucester, 16h15 (poule 5)    -> FR2
  • Montpellier – Connacht

S’agissant de la Challenge Cup et les 8 autres clubs du TOP 14, veuillez consulter le site officiel de l’EPCR qui vous en détaillera le programme.

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de BeIn Sports

 

Du côté du TOP 16 féminin, c'est la trêve hivernale jusqu'au 22 mars 2020. 

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09 janvier 2020

De quoi j'me mêle ! - 42 de fièvre...

Ce n’est pas la jeunisse, non !

Liste 42 joueurs 2020

Ce matin, le rugby français s’est levé avec le front brûlant, prêt à endurer une maladie qui ne le lâche pas depuis le désastre Saint-Andresque, à savoir :

Repartir de zéro, encore et toujours !

Pour la troisième fois, donc, après le projet ambitieux de Novès mort-né, ou tué dans l’œuf par son propre père, dans le nid de la FFR, puis l’épopée de la coupe du monde menée par un autre pépé, qui n’a su donner voix au chapitre qu'à un nouveau quart de finale manqué, voilà qu’un duo de médecins en chef reprend en soin notre rugby malade pour le mettre d’entrée en quarantaine et le penser avec de nouvelles méthodes qui flairent bon les anciennes.

Ibanez et Galthié ont donc commencé par prendre la température de notre potentiel rugby français pour en ressortir 42 joueurs qui ont fait rougir les thermomètres de tous les tabloïds sportifs de France, à défaut d’avoir de vrais journaux spécialisés.

Mais qu’est-ce qui leur ont pris ?

Pas un trentenaire, en dehors de Le Roux, laissant de côté les Médard, Huget, Guitoune, Lopez, Machenaud, Doumayrou, Lauret, Slimani de la dernière croisade à la quête du graal. Moyenne d’âge 25 ans.

Pas de quoi en faire une jeunisse, à une ou deux exceptions près !

Car se priver de la fougue d’un Médard pour lancer des jeunes à l’attaque, comme cela a fonctionné au Japon, ou de l’expérience d’un Slimani en mêlée fermée, c’est un peu se tirer une balle dans le pied au prochain tournoi.

Car le problème avec cette foi maladive en la jeunesse, c’est le manque de temps de jeu ensemble, encore et encore. Là, où on a déjà sacrifié bien des matches, perdus en série, pour acquérir des automatismes, voilà que le tournoi des VI nations va faire de nouveau office de centre aéré pour jeunes bleus en manque de capes.

Les Anglais ne demandaient que ça pour se remonter le moral.

Si j’applaudis des deux mains l’intégration de tous ces jeunes, j’aurais aimé qu’ils soient encadrés dès aujourd’hui par l’expérience acquise en coupe du monde pour construire l’équipe de France de demain, les anciens cédant logiquement la place avec le temps.

Parce que le duo de toubibs ne s’est pas contenté d’écarter les trentenaires, il a aussi puni des jeunes prometteurs comme Itturia, Camara, Gabrillagues, Falgoux, Raka, Couilloud, Bezy et j’en passe.

N’allez pas me faire croire qu’ils ont sélectionné les meilleurs pour gagner le tournoi quand on sait que, rien qu’à Toulouse, Bezy fait tourner la machine à gagner quand Dupont peine à se remettre de sa blessure au dos.

Oui, Lucu, c’est super, ça fait rêver. Mais qu’est-ce qu’il a de plus qu’un Couilloud, champion du monde avec les U20, époustouflant avec le Lou et les Barbarians ? Quant à Serin, je n'en parle même plus.

Je râle, oui, parce que c’est mon rôle et j’adore ça... pisser de la ligne après avoir bu des pintes d’articles sur le renouveau du XV de France. Je ne peux pas m'en empêcher. Une fois qu'on a pissé la première, vous savez ce que c'est !

Mais au fond, je suis très heureux de cette sélection.

Car les gagnants de l’histoire, ce sont les Jaunards, quasi au complet durant tout le tournoi. Cela ne leur est pas arrivé depuis les années avant Cotter.

Autant dire que pendant les doublons, l’ASM saura faire le plein ! ... Enfin, heu... Y a intérêt !

 

Et vous, vous en pensez quoi ?

J’espère qu’avec cet article je vous aurai bien chauffés…

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05 janvier 2020

Les brèves d'Ovalie - Edition n°381

Un Bordeaux supérieur, à bonifier !

TOP 14... 13ème journée                       Bordeaux – Bayonne      22 – 3

L'UBB en route pour le Brennus !

Un cru brennusimé en 2020 ?

L’UBB, championne d’automne… la belle affaire !

La belle s’affaire surtout à bonifier son jeu pour satisfaire toujours plus un public avide de jeu plein et de victoires en décrochant fissa le précieux sésame du bonus offensif pour mieux écraser ses adversaires et garder la tête (froide) d’un TOP 14 désormais à sa botte.

Démonstration face à Bayonne.

Dès le coup d’envoi donné par les visiteurs, les hommes d’Urios descendent déjà le vert de Chaban, cul-sec, pour inscrire le premier essai sur la première relance au pied de Lesgourgues qui rebondit sur la tête de Cros pour finir dans les mains de Buros dont la course, stoppée in-extrémis devant l’en-but par la défense basque, profite à Dubié qui aplatit sur la ligne.

Sept minutes plus tard, même descente de Buros, de plus de soixante mètres, après une interception de Cros dans son camp. Mais l’ailier local est rattrapé par la patrouille, contrôlé positif à l’en-avant au départ de l’action.

Le jeu festif bordelais commence un peu à tanguer et fait des dégâts sur un plaquage à retournement de Dubié sur Rouet qui vaudra au trois-quarts centre local, beurré comme une biscotte, un petit jaune, avalé en dix minutes. Le temps pour Lafage, l’ouvreur basque, de passer les seuls points des siens, concrétisant leur seul temps fort en première période.

Car dans la foulée, c’est encore Lesgourgues qui paye son coup… de rein, ouvrant l’espace à ses trois-quarts qui décalent le ballon, en deux temps trois mouvements, sur leur deuxième ligne Douglas pour le deuxième essai maison.

Dix-minutes plus tard, le prodige demi-de-mêlée, après avoir fait manger l’herbe à ses avants pour fixer la défense bayonnaise, sert généreusement Dubié qui offre le troisième ballon d’essai à son compère au centre, Lamérat, pour le point de bonus.

Botica arrose cela d’une deuxième transformation sur trois, avant de rajouter une pénalité juste avant la pause. "À la tienne !"

Les Bordelais rentrent au vestiaire, pleins comme des coings.

La seconde période n’accouchera de rien de bon, malgré une domination des locaux dont le jeu flamboyant ne marche plus droit, à nouveau contrôlés positif à l’en-avant, à chaque coin de ruck, avec l’interdiction définitive de le conduire.

Un jeu à consommer avec modération, faut croire, pour tenir 80 minutes… comme un champion d’automne doit tenir toute une saison.

Il est là le hic de cette première partie de saison, glorifiée par un titre honorifique qui n’aura aucune valeur si L’UBB ne se bonifie pas dans la deuxième. 

Alors, ce Bordeaux 2020, sera-t-il un cru brennusimé comme en 1991 et 1969 ?

Il reste une moitié de chemin à faire. Souhaitons aux hommes d’Urios qu’il ne devienne pas un chemin de croix, à l’image de cette deuxième période.

  

Les autres matches en bref...

Agen (14) – Lyon (2)                                12 – 13

Le Lou s’en sort bien

Absent des débats et du combat en première période, indisciplinés ou contrés, les Lyonnais encaissent deux essais pour un finalement heureux 12-0 à la pause, après un essai de pénalité agenais et un autre de Zafra.

Le retour des vestiaires leur sourira enfin, grâce à l’essai de Chiocci transformé par Wisniewski en fin de match, juste suffisant pour l'emporter d'un petit point.

Ouf ! que ce fut laborieux mais surtout cruel pour les Agenais qui ont manqué de réussite chez eux et s’enlisent au classement après neuf défaites de rang.

Toulon (3) – Castres (12)                         43 – 3

À sens unique

Dimanche, les Varois ont carrément marché sur la défense tarnaise poussée à la faute grossière qui a débouché d’entrée par deux essais de pénalité avant que Carbonel, Taofifenua, Cordon et Ikpefan ne corsent l’addition au fil d’un match à sens unique.

3 points pour le CO, à la 7ème minute et puis plus rien.

Toulon conserve sa place sur le podium avec 6 longueurs d’avance sur le septième.

Pau (10) – La Rochelle (4)                       13 – 44

Le retour en grâce de Plisson

Le nouvel ouvreur rochelais s’éclate et distribue les points et les occasions d’essais à ses coéquipiers qui se régalent à ses côtés. Lavault, Vito, Sinzelle et Aguillon quand l’ex-parisien ne marque pas lui même.

Les Palois ont fait les frais d’un collectif maritime qui les a submergés jusqu’à sombrer une quatrième fois à domicile, malgré l’essai de Marques juste avant la pause.

La Rochelle s’installe dans le TOP 6 et peut voir 2020 avec sérénité maintenant qu’elle ne joue plus l’Europe. Mais attention à la période du tournoi, Galthié pourrait bien lui piquer ses vedettes, et pourquoi pas un retour de Plisson en Bleu.   

Racing 92 (5) – Clermont (8)                  27 – 19

La tête à l’Europe

Les deux équipes avaient fière allure sur le papier, leur jeu beaucoup moins sur le pré synthétique, pourtant propice au spectacle.

Clermont n’y était pas en première période et le Racing a pris les intervalles béants que son adversaire lui a laissé, Tameufina puis Thomas, faciles sur un ballon porté (même si celui-ci ne touche jamais le sol) puis sur un Raka mystifié. Au retour des vestiaires, Laidlaw laissait Iribaren partir seul à l’essai derrière une mêlée, avant que le buteur écossais ne punisse l’indiscipline locale pour faire revenir son équipe dans la partie, enfin, grâce notamment à un essai transformé de Penaud.

Mais l’envie et l’adresse des Jaunards, époustouflantes en coupe d’Europe, n’y étaient pas, comme si les têtes étaient déjà au Michelin pour la finale qui les attend contre l’Ulster, samedi prochain.

En attendant, moi j’y étais, au stade de l’Arena, avec la rage en dedans, ô pas tant pour la récurrente partialité de monsieur Cardona, mais pour l’accueil et l’organisation qui ont été en dessous de tout. On est entrés après 7 minutes de jeu, après que trois pauvres employés à l’entrée ont fini de palper des milliers de spectateurs. Quant à l’ambiance sonorisé pendant le match… au secours ! On ne peut pas dire que le DJ avait l’oreille musicale des bandas qui faisaient, elles, leur job.

Triste rugby à Nanterre. Plus jamais ! même pour y voir le Racing éteindre le Munster dimanche et devoir y revenir en quart de finale au printemps.

Montpellier  (6) – Brive (9)                     29 – 26

Indiscipline indiscipline !

Que ce soit du côté briviste, d’abord, ou montpelliérain, ensuite, l’indiscipline aura été le facteur X d’un match qui a accouché de plus de pénalités que d’actions d’essais.

Les Coujoux marqueront les premiers et les derniers, en fin de chaque période, par Scholes et Laranjeira, tandis que les locaux devront employer la force de leurs avants pour fixer la défense briviste et libérer des espaces à Bouthier et Darmon, ce dernier ayant fait oublier la blessure de Nadolo en début de match.

Brive arrache un bonus défensif sur le gong, mais aurait aussi bien pu repartir avec la victoire. Les Boks du MHR ont beau être champions du monde, pour certains, cela ne se voit pas sur le terrain.

Stade Français (13) – Toulouse (7)         30 – 18

Jean Bouin s'offre le champion

Qui aurait cru que ce vieux Clasico allait relancer la lanterne rouge ?

Menés 6-0, un drop de Sanchez a suffi pour sonner la révolte des Parisiens dans leur antre, faisant alors la course en tête avec un premier essai de Macalou. Deux suivront au retour des vestiaires, en moins de deux minutes, par Fickou puis à nouveau Macalou (très en vue, de quoi séduire Galthié), pour mener 27-6.

Enfin, à l'heure de jeu, les Toulousains ont fait entrer leur banc, un coaching payant avec des avants plus conquérants. Un premier maul écroulé illicitement leur vaudra un essai de pénalité, un second réussi enverra Kolbe derrière la ligne, privant définitivement les locaux du point de bonus offensif.

Toulouse, sans le moindre point ramené de la capitale, sort du TOP 6.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

La semaine prochaine…

La coupe d’Europe peaufine ses quarts...

On sait que le Leinster et Exeter sont d’ores et déjà qualifiés, Montpellier, La Rochelle, les Ospreys, Bath et les Harlequins éliminés.

Clermont et le Racing jouent chacun une finale pour un quart à domicile, quand Toulouse peut se permettre un faux pas avant sa réception de Gloucester.

Quant au Lou, il doit espérer un miracle à Dublin pour avoir une nouvelle chance d’espérer.

Au programme*  à partir de vendredi 10 janvier :

  • La Rochelle – Sale, 20h45 (poule 2) 
  • Glasgow – Exeter (sam 16h15)

Puis samedi 11 janvier :

  • Clermont – Ulster, 14h (poule 3)
  • Bath – Harlequins (ven 20h45)
  • Connacht – Toulouse, 16h15 (poule 5)      -> FR2
  • Gloucester – Montpellier, 18h30 (poule 5)  

Enfin, dimanche 12 janvier :

  • Leinster – Lyon, 14h (poule 1)
  • Northampton – Trévise (même heure)
  • Racing 92 – Munster, 16h15 (poule 4)       -> FR2
  • Ospreys – Saracens (sam 14h)

 

S’agissant de la Challenge Cup et les 8 autres clubs du TOP 14, veuillez consulter le site officiel de l’EPCR qui vous en détaillera le programme.

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de BeIn Sports

 

Du côté du TOP 16 féminin, c'est la trêve hivernale jusqu'au 22 mars 2020. 

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30 décembre 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°380

D'un ennui sans faim...

TOP 14... 12ème journée              Toulouse – Toulon      13 – 13

Carbonel pour Bezy, Bez... zzz...

La poisse, ce nul !

Avec la pléthore de vedettes internationales dans chaque équipe, on pouvait s’attendre à mieux comme match.

2 champions du monde (Etzebeth, Savea), 15 Bleus et 23 champions de France n’ont pas réussi à débloquer le jeu, ni ma mâchoire, coincée dans un bâillement de quatre vingt minutes.

Bezy pour Serin. Serin pour Holmes. Holmes pour Carbonel. Carbonel pour Bezy. Béz… zzz... zzz… zzz...

D’un jeu au pied de pression à un autre d’occupation, j’ai fini par changer de chaîne et voir si en passant par le film le « Prestige » de Nolan, ça n’allait pas aider les créateurs des deux équipes à un tour de prestidigitateur.

Et figurez-vous que cela a fonctionné par deux fois.

Au bout d’un quart d’heure, derrière une touche toulousaine, Bezy bluffait la défense varoise par un tour de passe-non-passe, s’infiltrant dans un intervalle pour échapper à Carbonel et aplatir près des poteaux.

En seconde période, ensuite, c’était au tour de Carbonel de se faire la malle dans la défense toulousaine sur un tour de passe-passe de Serin, cette fois, et s’extirper des plaquages successifs (mais sans succès) de Huget et N’Tamack pour aplatir exactement au même endroit que Bezy en première période.

Et puis, que dire du reste de la rencontre ? Ça n’a été qu’un combat des nerfs pour tenter de décrocher cette p… de mâchoire !

Bezy pour Serin, Serin pour Holmes, Holmes pour Carbonel, Carbonel pour Béz… zzz...

Hein, quoi ? Dupont a fait son retour ? Bezy est sorti, Serin et Carbonel aussi ?

La belle jambe... et les beaux coups de pied aux culs qui se perdent !

Un ennui jusqu’au-boutiste qui a fini par un duel entre buteurs, Belleau répondant à Ramos, coup pour coup, un raté chacun, pour un match nul au final logique.

Quoi que, Toulon aurait pu avoir plus de réussite dans ses initiatives plus tranchantes. Les hommes de Collazo enchaînent leur septième match sans défaite (coupe d’Europe comprise) et ne devraient pas perdre de si tôt... leur place sur le podium.

Et dire que j’avais mis tous les espoirs de mes brèves sur ce match, sans avoir vu les autres… enfin, si… Clermont.

Mais là, rien que d’y penser j’ai les nerfs qui tirent sur la pelote.

  

Les autres matches en très bref, alors...

Pau (10) – Bordeaux (1)                         23 – 27

UBB en patronne

Si on avait encore des doutes, les voilà de nouveau levés.

L’Union bordelaise est bien la patronne de ce TOP 14. Au stade du Hameau, Elle a maîtrisé son sujet jusqu’au bout pour l’emporter avec quatre essais (Higginbotham, doublé de Cordero et un essai de pénalité) contre deux seulement pour les locaux (Pinto et Ramsay).

Les Palois ont néanmoins arraché le point en plus du bonus défensif sur la sirène.

Lyon (2) – Bayonne (11)                         52 – 9

Le Lou n’est pas en reste

Bien que les Basques aient résisté en première période, encaissant seulement deux essais (Sobela, Ngatai), la seconde a été un ras de marée qui ne leur laissé aucune place dans un jeu à sens unique.

Barassi, Roodt, par deux fois, Cretin et Buttin montaient à l’abordage jusqu’à ce que l’Aviron sombre complètement.

Qu’il semble déjà loin le début de saison flamboyant de Bayonne avec Agen et Paris dans le rétroviseur.

La Rochelle (5) – Agen (13)                   40 – 8

BOxing day à la rochelaise

Marcel-Deflandre a célébré comme il se doit le Boxing Day d’entre réveillons avec un bonus et un jeu offensifs à la clé.

Plisson et Rattez ont ébloui ce match de leurs classes, le premier par sa vista retrouvée, le second par sa finition hors pair participant au festival d’essais de son équipe (Bosch, Favre, Tirefort, Aguillon, Gourdon).

Les Maritimes s’installent dans le TOP 6 quand Agen n’est plus qu’à une longueur de la lanterne rouge.

Clermont (6) – Castres (12)                   39 – 22

Je ne préfère rien dire

Deux mi-temps, deux équipes, deux matches, comme d’hab… et puis y a ma tête de Turc. Ce Kockott… une tête à claques à qui… bah, on n’a pas le droit de mettre des claques.

Une victoire de Clermont tout de même… mais sur quarante minutes. Et ça m’énerve !

Brive (9) – Racing 92 (7)                      20 – 44

Iribaren-Russel, trop forts !

Les Coujoux n’ont rien pu faire face à la machine à jouer francilienne menée de mains de maîtres par sa charnière. Six essais encaissés (Russel, Dupichot, doublé de Chat, Thomas et Dulin) contre deux marqués (Doge et Johnston).

Une première défaite à domicile pour Brive qui ne présage rien de bon pour 2020. La bataille pour le maintien est lancée.

Montpellier  (8) – Stade Français (14)   20 – 20

Paris s'accroche

Le MHR s’en sort bien malgré ce nul à domicile car les Parisiens auraient pu repartir avec les quatre points de la victoire. Un match engagé qui a laissé les deux équipes dos à dos, après l’égalisation de Segonds pour Paris à cinq minutes du terme.

Le Stade Français n’est plus qu’à un point d’Agen et sept du maintien.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

La semaine prochaine…

2020 nous délivre le champion d’automne.

Pour la dernière journée des matches aller du TOP 14, Bordeaux et Lyon vont se défier à distance pour le titre honorifique de champion d’automne, chacun loin de ses terres.

Ce qui pourrait bien faire les affaires de la lanterne rouge parisienne si elle arrivait à se défaire d’un champion de France irrésistible, surtout à Jean Bouin.

Au programme* le samedi 4 janvier :

         Agen – Lyon, à 15h30

         Racing 92 – Clermont, à 17h45

         Bordeaux – Bayonne, à 20h45

         Montpellier – Brive, à 20h45

         Pau – La Rochelle, à 20h45

Puis dimanche 5 janvier :

         Toulon – Castres, à 18h

         Stade Français – Toulouse, à 21h

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du TOP 16 féminin, c'est la trêve hivernale jusqu'au 22 mars 2020. 

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23 décembre 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°379

Ibou... dans le noir et la lumière

TOP 14... 11ème journée              Castres – Lyon      29 – 12

Hommage vibrant rendu à Ibou !

Nuage de maux

Hommage – VibrantIbrahim Diarra – Flanker – RacléeChapeau de roue Sept minutesPalisLeader impuissantCouilloudBlesséJeu stérileNgatai5-3 Quarante minutes RuckCombezouPar-dessusIllégalconfusion arbitralePauseKockottRetour galvanisé – Bonus offensif – Wisniewski – Pénalité – Coupure électricitéCGTDans le noirDropUrdapillettaLOU
Dans le dur – Dernières minutes – Énergie – Derrière cocotteJennekerFestivalQuatre essais – Dernier baroudVain – Lyon – VaincuCastresVainqueur

Ibou – À l’honneur – Retour en lumièreAux portes du TOP 6.

  

Les autres matches en bref...

Bordeaux (1) – La Rochelle (9)             20 – 15

Jalibert, nouveau leader

Sous la pluie, dimanche, Jalibert a mené les siens à la victoire, dans la difficulté mais avec la maîtrise au pied, et dans la tête, trouvant la faille dans les dernières minutes pour débloquer un jeu stérile et offrir le seul essai de la partie à Ravai.

Plisson avait pourtant répondu, aussi parfaitement sous sa botte, dans son retour en grâce avec les Maritimes, jusqu’à égaliser à 15 partout à l’heure de jeu.

Mais le vrai patron, au poste d’ouverture, c’est Jalibert. Et même en Bleu… Que N’Tamack et Lopez se le tiennent pour dit !

Bordeaux prend les commandes du TOP 14 et pourrait bien les conserver à Pau dimanche prochain.

Toulon (3) – Clermont (7)                     41 – 19

Etze… bête !

C’est vraiment trop bête, oui, de voir Lopez dès la 3ème minute, offrir un cadeau de bienvenue au néo-champion du monde, tout fraîchement débarqué dans la rade, pour son premier essai.

Mais c’est encore plus con de ne pas voir les Jaunards avec la moindre velléité offensive, décuplée en coupe d’Europe, quand les Toulonnais n’ont eu qu’à dérouler le tapis du bonus offensif en une mi-temps, Heem, Gigashvili et Kakafia traversant la défense auvergnate comme dans du beurre.

Falatea, Penaud et Marrick sauveront les apparences, côté  clermontois, quand Hériteau (grand espoir français) et un essai de pénalité saleront un peu plus l’addition. Mais qui cela étonne encore du côté des supporters en Jaune et Bleu.

Toulon monte sur le podium et, pour la première fois, depuis sa défaite à Barcelone en 2016, a retrouvé une vraie équipe, mêlant jeunes et vieux briscards (Etzebeth, Parisse…) avec le même goût de jouer. Bravo !

Agen (13) – Toulouse (4)                       8 – 13

N’Tamack maître sous la tempête

Le derby garonnais s’est déroulé sous un déluge, non d’actions et d’essais, mais bien de vent et de pluie incessants, qui ont obligé les deux équipes à jouer de pragmatisme et du pied pour surprendre l’autre.

Et ce sont les Agenais qui ont pris le meilleur du rebond du ballon capricieux sur les visiteurs, avec un essai de Decron au bout de vingt minutes, pour mener 8-0.

Mais ce sera tout pour les locaux qui laisseront à N’Tamack le loisir de ramener son équipe à deux points à la pause et de trouver l’ouverture de l’essai toulousain, par une passe au pied millimétrée pour Bonneval, malgré l'intervention de la CGT Energie qui les a, là aussi, tous plongés dans le noir.

Une bonne affaire pour Toulouse qui reste à l’affût de ses prédécesseurs à la quatrième place. Les Rouge et Noir recevront ceux de la rade pour un finish du Boxing day qui devrait être spectaculaire, dimanche soir. On l’espère.

Racing 92 (10) – Montpellier (5)           29 – 25

Des Ciel et Blanc pas convaincants

Une nouvelle fois, le Racing a failli laisser la victoire à son adversaire dans son antre parisien.

Heureusement que les Montpelliérains ont mal entamé la partie, laissant aux locaux une marge suffisante pour l’emporter sur le fil.

Dupichot, puis Vakatawa, chaque fois à l’entame de chaque période, ont donné de l’air aux Racingmen, quand Aprasidze, Sefontein puis Bouthier ont fait le jeu des Héraultais, pour revenir à un petit point à l’heure de jeu. En vain, car Iribaren sauvait les siens d’une dernière pénalité, leur assurant une courte victoire.

Un point pris tout de même par le MHR qui reste serein dans le TOP 6.

Bayonne (8) – Brive (6)                         6 – 6

Et Laranjeira...

Dans un non match, à cause des conditions météo catastrophiques, les Corréziens ont attendu patiemment leur heure, à la dernière minute, pour égaliser par leur arrière et buteur.

Les Basques, n’ont jamais réussi à passer le rideau de pluie et de la défense coriace des Coujoux qui se sont bien arrangé des deux points du match nul.

Stade Français  (14) – Pau (12)              21 – 18

Smith voit rouge

Contrairement à la première de Etzebeth à Mayol, Ben Smith a complètement manqué la sienne à Jean-Bouin, sorti à la 50ème minute pour un coup de coude.

Pourtant les Palois avaient surpris les Parisiens dès l’entame, par Fisi’ihoi, menant 11-0 avec les pénalités passées par Hastoy. Mais la réaction des locaux, juste avant et après la pause, par Coville, puis Bethune, ont permis au Stade Français de repasser devant et de gérer la seconde période par le pied de son ouvreur, Segonds, après l’expulsion de la star néo-zélandaise.

L’essai en fin de rencontre de Rey ne suffira pas aux visiteurs pour inquiéter les Parisiens, qui avaient besoin de cette victoire pour relancer leur saison et leur maintien.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

La semaine prochaine…

Canal nous offre son Boxing Day !

Le week-end entre Noël et le réveillon, comme chaque saison, Canal+ diffuse deux jours de rugby non-stop, du samedi 14h au dimanche 23h.

C’est cadeau, pas sûr que le spectacle soit au rendez-vous, car du rugby non-stop au non rugby du TOP 14, il n’y a qu’un faux pas ou une impasse.

Au programme* le samedi 28 décembre :

         Lyon – Bayonne, à 14h

         Brive – Racing 92, à 16h

         Montpellier – Stade Français, à 18h

Puis dimanche 29 décembre :

         La Rochelle – Agen, à 14h45

         Pau – Bordeaux, à 14h45

         Clermont – Castres, à 18h

         Toulouse – Toulon, à 21h

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

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15 décembre 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°378

12 sur 10 !

CHAMPIONS CUP... 4ème journée              Montpellier – Toulouse      18 – 26

N'Tamack, 12 sur 10, tout glisse !

Toulouse, plus que parfait.

Samedi après-midi, le champion de France a mis les Montpelliérains sur les genoux, à commencer par son capitaine, Picamoles qui s’est pété les ligaments croisés sur sa première action, signant sa fin de saison… et de carrière ?

Les Toulousains sont tout simplement irrésistibles depuis le retour du Japon de leurs cadres internationaux qui ont tout remporté en coupe d’Europe, et même remonté le club de la place de relégation jusqu’au TOP 6 en championnat.

Tout leur sourit, tout semble leur tomber du ciel même, à l’image des deux essais de Arnold, offerts par des Montpelliérains malheureux qui, eux, sont tombés de haut, à la maison.

33ème minute, alors que les locaux semblaient enfin avoir pris le dessus sur leur adversaire, menant 13-7, après la réponse de Ouedraogo à l’échappée de N’Tamack sur les premiers essais de la partie, Goosen, auteur des deux pénalités d’écart, glissait au moment de se saisir d’un ballon qui filait pourtant en touche dans ses 22 mètres. L’ouvreur sud-africain, venu dans l’Hérault à prix d’or, posait un pied fatal sur la ligne, donnant l’occasion à Guitoune de jouer rapidement une touche devant une défense arrêtée et médusée. Cros créait aussitôt l’avancée avant d’offrir la balle d’essai à Arnold d’une belle chistéra.

49ème minute, alors que les Montpelliérains relançaient le jeu depuis leur camp, Bismarck Du Plessis téléphonait une remise intérieure vers son contact le plus proche, tel un trois-quarts que le talonneur n’a jamais été. L’appel n’arrivera jamais, intercepté trop facilement par le géant Arnold qui n’a eu plus qu’à filer dans l’en-but pour le troisième essai des visiteurs.

Toulouse a pris le large et ne se laissera plus rattraper.

Mieux, le champion de France prendra même un bonus offensif improbable, alors que Nadolo venait de redonner espoir aux siens avec le deuxième essai maison, à quatre points de la victoire (18-21).  Seulement, après la sirène, Guitoune exploitera parfaitement un ballon rendu pour servir Tauzin d’une belle chistéra pour le quatrième essai toulousain.

En quatre matches, les Haut-Garonnais affichent quatre victoires, dont deux bonifiées, quand les Héraultais n’en comptent qu’un seule, désormais éliminés. Autant dire que les quarts de finale sont une formalité pour les premiers, et même à domicile, tant les hommes de Mola surclassent de loin tous leurs adversaires, comme s'ils étaient bénis des Dieux.

À l’image de sa jeunesse, championne du monde des moins de 20 ans pour certains, qui a pris les commandes d’un jeu toulousain qu’on croyait révolu depuis le départ de Novès.

Et qui mieux que Romain N’Tamack, enfant du pays et du grand Émile, pour incarner ce renouveau et mener cette équipe vers un cinquième titre européen ? Mais pas que. Le TOP 14 et l’équipe de France pourraient bien voir ces jeunes de la ville rose se hisser au plus haut de bien d’autres titres et, qui sait, d’un grand chelem.

Car avec N’Tamack en 12 ou en 10, comme un Farrell ou un Carter, et même un Goosen (quand il savait jouer à Toulon aux côtés de Wilkinson), Mola et Galthié peuvent composer leurs lignes d’attaques sur mesure, autour de ce talent hors-norme (révélation de l’année par la clairvoyante World Rugby), tantôt en lui confiant les commandes à l’ouverture, comme samedi ou en coupe du monde, tantôt en l’associant au centre à d’autres pépites comme Jalibert ou Carbonel.

Et quoi qu’en disent les spécialistes, même sortis de Saint-Cyr... l'École, un bon 12 peut faire un bon 10, alors qu’un bon 10 fait rarement un bon 12. D'où le dicton :

10 sur 12, rien ne bouge... 12 sur 10, tout glisse !

 

Connacht (3) – Gloucester (2)                  27 – 24

Dans l’autre rencontre de cette poule 5, les Irlandais ont évité le pire en disposant des Anglais de justesse, les laissant à neuf longueurs du leader toulousain, dans un fauteuil.

 

Les autres poules en bref...

Poule 4       Racing 92 (1) – Ospreys (4)                 40 – 27
                 Saracens (3) – Munster (2)                  15 – 6

Des hauts et débat

Les Racingmen sont passés par tous les états dans cette rencontre. Après un démarrage en trombe et différents passages, tantôt dominateurs, tantôt à vide, ils ont assuré l’essentiel, la victoire bonifiée, sans vraiment nous rassurer sur la maîtrise et le contenu.

Six essais, par Dupichot, doublé d’Imhoff, Zebo, Colombe et Tanga, auront régalé le public du Paris La Défense Arena, heureux et fier de cette première place du groupe le plus relevé. Le reste, il faudra vite l’oublier ou plutôt très vite le corriger.

Dans l’autre rencontre, les Sarries sont parvenus à battre les Munstermen et restent en vie dans cette poule.

 

Poule 3        Clermont (2) – Bath (4)                       52 – 26
                  Harlequins (3) – Ulster (1)                  10 – 34

Des Jaunards quatre étoiles au Michelin

Quatre essais en vingt minutes, dans une entame parfaite, les Clermontois ont récité un rugby spectacle, avant de se relâcher par intermittence, laissant les Anglais passer la ligne quatre fois, pour un point de bonus offensif sans conséquences, tant l'avance au score a toujours été maintenue confortable, avec huit essais auvergnats à l'arrivée (Ulugia, Penaud, Lopez, McIntyre et les doublés de Raka et Moala).

Un match spectaculaire avec des mouvements fabuleux des trois-quarts asémistes, à l'image des pépites que sont Penaud et Toeava. Un vrai régal ! Seul point noir : la grave blessure au genou du jeune Ezeala, sorti trop tôt en première période.

Dans l'autre match, les Irlandais du Nord ont encore frappé fort chez les Harlequins, avec le bonus et restent en tête avant l'affrontement décisif pour la première place face aux Clermontois, en janvier.

 

Poule 2       Glasgow (2) – La Rochelle (4)             7 – 12
                 Exeter (1) – Sale (3)                            35 – 10

L’honneur est sauf

Après la deuxième défaite à Desflandre, la semaine passée, le XV rochelais a complètement été remanié pour redonner du sang neuf et de meilleurs intentions à son jeu.

Bonne pioche ! Les Maritimes ont créé l’exploit à Glasgow, malgré des conditions météo difficiles, en inscrivant deux essais (Favre et Bothia) contre un pour une première victoire dans cette compétition qui, même si elle compte pour du beurre, fait du bien avant de retrouver le TOP 14.

Dans l’autre match, les Anglais d’Exeter ont encore été intraitables face à leurs compatriotes de Sale, invaincus et déjà qualifiés.

 

Poule 1       Trévise (4) – Lyon (3)                       25 – 22
                 Leinster (1) – Northampton (2)           50 – 21

Trop court

Le Lou n’a pas réussi à confirmer sa bonne prestation du match aller et s’incline à Trévise, de quelques points, après avoir inscrit trois essais (Gill, Wulf, Barassi), sans véritable envie, comme si les Lyonnais ne s’étaient jamais vraiment sentis concernés par ce match, ou par cette compétition.

Curieux pour le leader impressionnant du championnat, capable du meilleure comme du pire.

Par contre, pour le Leinster, comme Exeter et Toulouse, cette quatrième victoire écrasante contre Northampton lui ouvre les portes des quarts.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

En ce qui concerne la Challenge Cupvous trouverez également tous les résultats sur le site officiel de l’EPCR.

ToulonBordeaux et Castres confirment et se placent idéalement pour les qualifications.

Brive et Pau s’accrochent quand Agen, Bayonne et Paris jettent définitivement l’éponge.

 

 

La semaine prochaine…

Réveillons le TOP 14 !

Endormi depuis début novembre, avec une brève apparition début décembre, le championnat de France revient en force en cette période de fêtes de fin d’année pour des matchs de gala à enjeux primordiaux.

Alors, les premiers cadeaux de Noël s’ouvriront dès samedi prochain dans des petits souliers de rugbymen.

Au programme* le samedi 21 décembre :

         Bayonne – Brive, à 15h30 

         Castres – Lyon, à 15h30

         Racing 92 – Montpellier, à 15h30

         Agen – Toulouse, à 17h45

Puis dimanche 22 décembre :

         Stade Français – Pau, à 12h30

         Bordeaux – La Rochelle, à 16h50

         Toulon – Clermont, à 21h

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du TOP 16 féminin, c'est la trêve hivernale jusqu'au 22 mars 2020. 

 

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08 décembre 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°377

Main basse sur le bonus

CHAMPIONS CUP... 3ème journée                        Bath – Clermont      17 – 34

Quand Moala se fait la malle

Hold-up chez les Rosbifs !

« Que personne ne bouge ! », c’est un peu ce qu’ont cru entendre les Anglais, à Bath, en seconde période aux entrées successives des mercenaires clermontois qui attendaient leur heure sur le banc.

À commencer par Laidlaw, après une commotion de Parra qui ne reviendra pas du protocole après la pause. L’Écossais allait mener avec autorité les opérations d’un hold-up programmé, en en prenant les commandes et les points au pied.

Pourtant, avant, en première période, tout avait plutôt normalement mal commencé pour les Jaunards, pris à la gorge par des Rosbifs bien plus saignants et déterminés. Et pour cause, avec déjà deux défaites, ce troisième round était pour eux celui de la dernière chance.

12ème minute, et Prietsland s’enfonçait dans la défense clermontoise comme dans du beurre, après avoir feinté le drop, sous le nez et la barbe de Parra et Lopez, bluffés, quand Lapandry et Ezeala feintaient les plaquages sur le petit côté. 7-0, après la transformation du maestro.

On ne donnait pas cher de la peau de cette équipe auvergnate.

Et pourtant, un quart d’heure plus tard, malgré une domination sans partage des locaux, Parra récupérait les miettes d’une attaque, avec un avantage en cours, pour servir Moala, tout heureux de passer en force et offrir l’égalisation aux siens, qu’ils tiendront jusqu’à la pause.

Seulement, au retour des vestiaires, la bande à Laidlaw, laissée sur le banc en attendant sa mission, allait faire parler la poudre, mais d’escampette, d’un score largement en sa faveur.

50ème minute, alors que Priestland punissait Lee à la faute et mettait à nouveau les deux équipes dos à dos, 10 partout, Laidlaw rajoutait une couche après un hors-jeu anglais, avec une nouvelle pénalité, même si la suivante sera manquée.

Quand, à un quart d’heure du terme, tout allait basculer en huit minutes.

Le duo Moala-Ezeala sonnait la fin de la récréation pour les 11.000 spectateurs du stade. Après un travail des avants entrants, sous la baguette de Laidlaw, le trois-quarts centre néo-zélandais perçait la défense et servait son jeune ailier pour le deuxième essai clermontois.

Sept minutes plus tard, sur un renvoi complètement cafouillé par les Asémistes, Lee s’emparait miraculeusement du ballon pour lancer son ailier Ezeala à l’en-but. Ce dernier, rattrapé par la patrouille anglaise, servait néanmoins Lapandry dans l’intervalle pour le troisième essai.

Incroyable coup du sort !

Haut les mains, sur la tête, personne ne bronchait en tribunes, en dehors de la Yellow Army qui jubilait.

Il ne restait aux Jaunards qu'à se servir dans la caisse, après ce coup derrière la tête. Et c’est à nouveau Ezeala qui bénéficiait du travail efficace de ses avants suppléants et d’une passe au pied parfaite de Lopez pour s’offrir un doublé dans son premier match de H Cup, et rafler, du même coup, le pactole du bonus offensif.

Dans les cinq dernières minutes, Joseph trouvera enfin la faille, en éliminant seul toute la défense asémiste. Mais trop tard, le mal était fait et la victoire pillée par les visiteurs.

Après le point pris en Irlande, Clermont réalise une sacrée opération en terre anglaise. Encore faudra-t-il confirmer cela au Michelin pour garder les cartes en mains d’une première place à sa portée.

Ulster (1) – Harlequins (3)            25 – 24

Car dans l’autre rencontre, les Irlandais du Nord ont peiné face à d’autres Rosbifs, leur laissant le point de bonus, quand eux n’en récoltaient encore aucun, toujours en tête avec trois victoires mais seulement un point d’avance sur les Auvergnats.

 

Les autres poules en bref...

Poule 4       Ospreys (4) – Racing 92 (1)        19 – 40
                  Munster (2) – Saracens (3)           10 – 3

Cartons plein !

Les Gallois ont donné le coup d’envoi et le coup de grâce de ce match dès la première minute. L’arrière Evans essuyait ses crampons sur la figure de Thomas et laissait ses partenaires à 14 pour toute la partie. Pour autant, Monsieur Murphy compensait rapidement avec un jaune contre Imhoff, pour un en avant volontaire, le temps pour les locaux d’inscrire le premier essai par Dirksen sur la penaltouche qui suivait.

Il faudra attendre que les Gallois soient réduits à 13, puis à 12, après deux nouveaux cartons jaunes contre Williams, puis Davies, pour des actes d’anti-jeu, pour que les Franciliens en profitent pour inscrire les quatre essais du bonus en première période par Baubigny, puis Thomas (deux fois), en passant par un essai de pénalité.

28-7 à la pause. Au retour des vestiaires, les Racingmen n’ont eu plus qu’à gérer, inscrivant deux nouveaux essais par Tanga, puis Chavancy pour compenser ceux de Fia et Davies, Machenaud s’offrant même le cinquième carton jaune de la rencontre, histoire que la seconde période ne soit pas en reste.

Dans l’autre match, le Munster a muselé le champion en titre, lui accordant les trois points d’une pénalité et le point de bonus défensif quand les Irlandais inscrivaient le seul essai par Mahony, donc sans bonus.

Le Munster reste donc derrière le Racing, seul leader de la poule désormais.

 

Poule 5       Toulouse (1) – Montpellier (3)     23 – 9
                  Gloucester (2) – Connacht (4)        26 – 17

Maître du jeu

Les Toulousains ont su se sortir du piège tendu par la pluie, venue en trombe à Ernest-Wallon, à défaut d’un adversaire plus redoutable qu’elle. Si les ballons ont glissé souvent, multipliant les en-avant de part et d’autre, les rares occasions de jouer ont été saisies de pleine main par la horde de trois-quarts affûtés menée par un N’Tamack sur tous les coups, et auteur des deux essais du match.

Beaucoup de mêlées donc (suite aux en-avant), de pénalités, de penaltouche, de ballons contrés, de contre rucks,  et surtout de jeu d’occupation au pied, pas très réjouissant.

Et puis il y a eu cette 36ème minute où les avants locaux, emmenés par Kaino, ont multiplié les séquences dans les 22 mètres héraultais avant que Bezy ne serve son centre international qui trouvait l’intervalle pour aplatir.

13-3 à la pause. La seconde période offrait des occasions d’espérer côté montpelliérain quand N’Tamack interceptait une passe de Steyn, trop longue, pour filer derrière la ligne après une course de cinquante mètres.

Difficile de revenir ensuite, Ramos passant une nouvelle pénalité laissant les coéquipiers de Paillaugue à deux essais transformés.

Le collectif toulousain maîtrise son jeu autant que sa compétition, toujours premier de poule devant Gloucester, large vainqueur de Connacht.

Ça va être dur pour Montpellier d’accrocher une deuxième place, mais rien d’impossible. Pour cela, il faudra commencer par cartonner à la maison samedi prochain contre ces redoutables Toulousains.

 

Poule 1       Lyon (3) – Trévise (4)                  28 – 0
                 Northampton (2) – Leinster (1)      16 – 43

Une première

Après une première saison blanche, les Lyonnais ont enfin décroché leur première victoire dans la prestigieuse coupe d’Europe.

Il aura suffi d’une première période fantastique emmenée par un grand Buttin pour que les velléités italiennes s’éteignent au fil du match pour être réduites à néant à la fin.

Buttin, dès la 3ème minute, Ngatai, cinq minutes plus tard, Mignot à la demi-heure, la partie était jouée, Gill ajoutant l’essai du bonus en fin de match, comme la cerise sur leur gâteau de première.

Si rien n’est encore perdu (surtout si le match retour est du même acabit), l’espoir est peu permis quand on voit le niveau dans l’autre rencontre où le Leinster a écrasé Northampton en Angleterre.

Mais le leader du TOP 14 devra sortir encore plus les crocs en janvier pour passer devant les Anglais. 

 

Poule 2       La Rochelle (4) – Glasgow (2)       24 – 27
                  Sale (3) – Exeter (1)                       20 – 22

Ici, ici, c’est la rechute !

Si Marcel-Deflandre est imprenable en TOP 14 cette saison, c’est tout l’inverse en Champions cup. Après la réception d’Exeter, soldée par une sévère défaite, c’est au tour des Écossais de prendre possession des lieux au bout des 80 minutes.

Rien ne va, même quand les Maritimes semblent avoir fait la différence. En fin de première période, comme en seconde, les Rochelais ont toujours laissé les visiteurs revenir pour finalement s'incliner.

Deux essais (Priso puis Kieft), anéantis par celui, évitable, de Gibbins juste avant la pause. Deux pénalités de Plisson, au retour des vestiaires, balayées par deux essais de Matawalu et Steyn. La dernière action, après la sirène, aura été à l'image du match, souffrant d’un en-avant alors que les locaux étaient proches de casser le rideau adverse.

C’en est fini de tout espoir de qualification pour les Rochelais. Seule satisfaction avec Rattez qui a ébloui la partie de sa fulgurance. Galthié en aura sans doute pris note.

Dans l’autre match, les Anglais d'Exeter ont encore frappé face à leurs compatriotes de Sale, l'emportant cette fois de justesse mais assurant une première place bien confortable devant les Glaswégiens.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

En ce qui concerne la Challenge Cupvous trouverez également tous les résultats sur le site officiel de l’EPCR.

Toulon gagne avec le bonus, Castres sans, chez les Russes. Bordeaux s’impose largement à Agen.

Bayonne s’incline à domicile, Brive de peu chez les Zèbre, Pau et Paris largement à l’extérieur.

 

La 8ème journée des Féminines

Poule 1

Bobigny (2) – Lons (5)                         34 – 19

Chilly-Mazarin (7) – Paris (4)               5 – 8

Montpellier (1) – Grenoble (6)            74 – 7

Rouen (8) – Bayonne (3)                    (reporté au 14/03/2020)

 

Poule 2

Caen (8) – Blagnac (3)                           7 – 95

Toulouse (1) – Lyon (6)                         43 – 5

Lille (4) – Rennes (5)                             21 – 3

ASM Romagnat (2) – Bordeaux (7)       54 – 0

Record pour Blagnac

Pas loin des cent points, les Blagnacaises ont explosé les Caennaises, pas invitées dans cette compétition, taillée bien trop grand pour elles. Les Grenobloises ont pris presque aussi cher à Montpellier, quand les Bordelaises n’ont pas fait beaucoup mieux, fannies à Romagnat.

À quand un TOP 12 tout simple ?

 

La semaine prochaine…

On prend les mêmes et on recommence !

Pour son quatrième round, la coupe d’Europe prend ses marques pour le finish de janvier.

Toulouse, Clermont et le Racing sont bien partis pour finir premiers, quand Montpellier et Lyon ne sont pas encore morts pour une meilleure deuxième place, contrairement à La Rochelle qui ne joue plus rien.

Au programme*  à partir de vendredi 13 décembre :

  • Racing 92 – Ospreys, 20h45 (poule 4)
  • Saracens – Munster (sam 14h)

Puis samedi 14 décembre :

  • Trévise – Lyon, 13h45 (poule 1)
  • Leinster – Northampton (sam 18h15)
  • MontpellierToulouse, 16h15 (poule 5)    -> FR2
  • Connacht – Gloucester (sam 13h45)
  • Glasgow – La Rochelle, 18h15 (poule 2)
  • Exeter – Sale (dim 14h)

Enfin, dimanche 15 décembre :

  • Clermont – Bath, 16h15 (poule 3)    -> FR2
  • Harlequins – Ulster (ven 18h45)

 

S’agissant de la Challenge Cup et les 8 autres clubs du TOP 14, veuillez consulter le site officiel de l’EPCR qui vous en détaillera le programme.

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de BeIn Sports

 

Du côté du TOP 16 féminin,

À suivre le programme de la prochaine journée : >> site FFR : competitions-elite-1-feminine 

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01 décembre 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°376

13 ciel-et-blanc perd et manque !

TOP 14... 10ème journée                        Racing 92 – Bordeaux      30 – 34

Radradra, quel numéro !

Radradra vs Vakatawa

Ah ! Elle est loin la victoire magistrale face au champion d’Europe, ici, au Paris La Défense Arena. La veine européenne n’est pas celle du championnat.

Chaque fois qu’ils ont joué sous leur toit, en TOP 14 cette saison, les Racingmen se sont fait moudre comme grains par tous ceux qui y sont entrés, comme dans un moulin.

Bayonne, Lyon, Agen, et maintenant Bordeaux, en cinq réceptions, seul Castres a permis au locataire d’empocher une victoire dans sa forteresse de Nanterre. Au point qu’on pourrait renommer le lieu : « Paris La Défaite Arena » ou encore « Paris L’Attaque Arena » tant ce terrain de salon pousse les visiteurs à jouer offensivement.

Et ce n’est pas ce Bordeaux-là, cru prometteur de la première saison d’Urios, qui allait s’en priver. Avec Jalibert aux commandes et Radradra à la finition, le jeu bordelais a tout simplement glissé comme on jette deux dés sur un tapis vert ou une boule ovale sur la roue d’un bolide.

Et c’est encore le 13 qui l’emporte derrière la ligne !

Car le numéro fétiche des trois-quarts centre de chaque camp est sorti par cinq fois dans ce match. Et quel match ! Vakatawa et Radradra ont tout simplement eu la baraka.

C’est d’abord le 13 maison qui a raflé la première mise en jeu par ses coé-croupiers, au bout d’un quart d’heure. Après une action avortée, initiée par Russel d’une passe au pied millimétrée pour Imhoff poussé en touche, c’est Iribaren qui offrait la balle d’essai à Vakatawa, lancé dans un intervalle cadeau de la part de Jalibert et Lamérat. La passe était-elle régulière ? Le poteau sur la transformation, pourtant facile, semblait dire que non.

Huit minutes plus tard, le 13 visiteur répondait de toute sa puisse-chance, après une série de pick and go de ses avants. Radradra, parfaitement servi par son demi de mêlée Lesgourgues, aplatissait au ras, de tout son long. Jalibert passait la transformation, obligeant Iribaren à s’appliquer sur la pénalité suivante pour faire repasser les siens devant, tant les Bordelais avaient la mainmise sur le ballon.

Seulement la boule ovale revenait à nouveau dans les bras de Vakatawa, servi au cordeau par Russel, cette fois. Le trois-quarts centre floqué du 13 porte-bonheur déchirait le rideau des derniers défenseurs pour porter avec bonheur le ballon une nouvelle fois derrière l’en-but.

Quel numéro !

Et quelle malchance aussi ! Vakatawa écopait d’un carton jaune pour une faute au sol inhibant un temps fort de l’UBB qui allait en profiter pour reprendre le score, par Jalibert d’abord, sur la pénalité, puis par Woki, servi par Radradra, après un somptueux slalom de Cordero, créant le décalage sur l’aile opposée.  17-15 à la pause, avec la transformation du petit Jaja.

Mais au retour des vestiaires, la déveine virait de bord, le 13 bordeaux (la couleur) perdait son contrôle sur un plaquage sans ballon sur Imhoff et manquait 10 minutes de match sur le bord du terrain. Le temps pour les locaux de repasser devant malgré le deuxième raté surprenant de Iribaren au pied (un signe du sort qui attendait les Racingmen). Gomes Sa, puis Baubigny profitaient de leur supériorité numérique et de la désorganisation adverse pour inscrire deux nouveaux essais et creuser l’écart, 27-17.

Les visiteurs n’allaient pas s’en tenir là et continuaient d’attaquer avec le retour de leur numéro fétiche. Une pénalité de Jalibert puis un essai au près de Kaulashvili récompensaient leurs efforts avec une égalisation méritée.

Mais la chance n’avait pas encore dit son dernier mot.

À moins d’un quart d’heure de la fin, le duo Cordero-Radradra nous régalait d’un dernier numéro sur une erreur fatale de Thomas qui, dans le camp francilien, dégageait la boule ovale plein axe avant que l’ailier bordelais ne la réceptionne et ne fasse tourner en bourrique la défense locale pour la servir à son numéro 13 jusque dans la case de l’en-but adverse.

Incapables de passer la ligne défensive bordelaise, les Racingmen finissaient par capituler sur la sirène en prenant les trois points pour un bonus défensif plutôt que de tenter l’impossible égalisation avec si peu d’armes… et de chance.

Et si cette chance de l’UBB ne provenait pas du numéro floqué au dos du phénomène Radradra qui ne doit ses prouesses qu’à son talent, prouvé en coupe du monde avec les Fidji, mais bien de son entraîneur, champion de France improbable avec Castres en 2018 et qui semble marcher sur l’eau cette saison avec ce Bordeaux, d’un cru pas si exceptionnel à première vue, et qui pourtant au palais, à chaque gorgée de match, n’a rien à envier à un millésime toulousain. Surtout avec un tel discours :

« Nous avons eu du caractère. Nous avons vraiment joué pour gagner ce match et non pour ne pas le perdre. Ça fait une sacrée différence. Nous avons respecté ce que nous avions dit que nous ferions, et je suis très sensible au respect de la parole donnée. »

Il y en a certains qui devraient prendre des notes, de Travers à Azéma en passant par Galthié. Parce qu’avec un Urios, les Jalibert et Vakatawa pourraient bien avoir la baraka en 2023.

Vous l’avez compris, ce Bordeaux-là, transvasé en équipe de France, moi je kiffe !

  

Les autres matches en bref... sous une pluie générale

Montpellier (4) – Lyon (1)                     33 – 8

Deuxième revers

Après Clermont, Lyon s’est heurté à la machine à percussion héraultaise, regroupée autour de la puissance de ses ballons portés qui n’ont fait qu’une bouchée du leader, absent dans le combat en première mi-temps.

Nadolo, Du Plessis, puis Picamoles pour un 21-0 à la pause avant que Van Rensburg et Delhommel n’aggravent le score en seconde période contre un essai anecdotique de Mignot, sur la sirène, pour les Lyonnais.

Rien de bien grave pour le leader qui conserve sa place, à une longueur de Bordeaux. Mais une belle opération pour le MHR qui entre dans le TOP 6 avec un match référence avant son déplacement à Toulouse, dimanche, dans sa course à l’Europe.

Clermont (3) – Agen (13)                       30 – 13

Dur dur

Les retours des internationaux Fofana, Penaud, Iturria et Nanai-Williams n’auront pas levé les doutes sur le jeu auvergnat largement contrarié en première période, à l’image de l’essai casquette sous les poteaux, offert par un ruck fantôme que Chaveau va exploiter pour faire pression sur le ballon plutôt que sur les joueurs. C’est légal et Agen mène 13-3 au bout d’une demi-heure.

Les Jaunards reviendront à 13 partout à la pause grâce à un essai d’école du jeune Ezeala, avant de remettre la main sur la seconde période avec un essai de pénalité dès le retour des vestiaires et un dernier de Yato en toute fin d’un match encore compliqué.

Clermont garde le cap dans le peloton des chasseurs de tête, mais à quel prix d’efforts et de perte, Penaud quittant la pelouse avec une probable entorse.

Pau (10) – Toulon (5)                              9 – 19

La patte Parisse

Les débuts de l’ancien ténor parisien, Parisse, comme ceux de l’ex-bordelais Serin auront mis leur empreinte sur cette rencontre aux conditions météo difficiles, artisans du seul essai. Après un ballon porté orchestré par le demi de mêlée international et plusieurs séquences de jeu au près, Serin écarte sur l’aile jusqu’à son troisième ligne centre qui franchit la ligne d’en-but.

Malgré leur bonne entame en prenant le score au pied par Hastoy, les Palois ne parviendront jamais à renverser le match sur lequel Belleau gardera la mainmise en passant toutes ses pénalités.

Toulon reste dans le TOP 6, à hauteur des Clermontois et des Montpelliérains.

Toulouse (6) – Bayonne (9)                   45 – 10

Un rouge ça va, mais deux, bonjours les dégâts !

Dominés à 15, avec deux essais encaissés (par Guitoune et Lebel), écrasés à 14, avec deux nouvelles salves (par Castets et Galan), puis enterrés à 13 avec deux claques de plus (par Tafili et un essai de pénalité), les Basques n'ont existé que le temps d'une riposte par Luc en seconde période.

Le champion de France est de retour parmi les grands. Et il ne compte certainement pas en rester là, quand on sait qu'il avait laissé quelques cadres au repos, comme Dupont, N'Tamack, Médard, Kolbe et j'en passe.

Bayonne descend de son piédestal et il lui sera bien compliqué d'y remonter.

La Rochelle (7) – Castres (12)               22 – 13

Le réveil des Maritimes

Après trente-cinq minutes à regarder jouer Kockott, auteur d’un essai de filou et d’une pénalité de loin, les Rochelais se sont réveillés juste avant la pause avec l’essai de Tanguy qui a remis les siens dans le match en seconde période.

Une mêlée conquérante et une pénalité plus loin pour égaliser, puis poussant encore plus les Castrais à la faute, James puis Plisson (pour sa première depuis son départ du Stade Français) assuraient l’essentiel.

Aux portes du graal, les Maritimes gardent la tête hors de l’eau.

Brive (8) – Stade Français (14)              26 – 21

Oui mais non

Les Parisiens auront essayé de contrarier l’invincibilité des Brivistes à Amédée-Domenech, avec autant de maladresses que de velléités offensives, mais les Coujoux étaient bien décidés à la préserver coûte que coûte.

Deux essais partout et un point de bonus défensif qui récompense un retour en trombe des Parisiens après avoir pris un coup de massue en première période, notamment sur l’interception de Muller lors d’un temps fort parisien.

Paris s’enfonce un peu plus mais n’est pas encore mort quand Brive se hisse au niveau des Rochelais.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

La 7ème journée des Féminines

Poule 1

Rouen (8) – Lons (5)                              3 – 5

Bayonne (2) – Grenoble (6)                   38 – 7

Paris (4) – Bobigny (3)                          15 – 29

Chilly-Mazarin (7) – Montpellier (1)     3 – 57

 

Poule 2

Lille (5) – Toulouse (1)                          7 – 35

Caen (8) – Bordeaux (7)                        15 – 53

Rennes (4) – ASM Romagnat (3)           5 – 32

Blagnac (2) – Lyon (6)                           38 – 0

Romagnat et Bobigny confirment

Sur les deux principales oppositions du week-end, les Auvergnates et les Dyonisiennes ont frappé un grand coup en s'imposant respectivement à Rennes et Paris. Pour le reste, aucune suprise avec la certitude pour les bonnes dernières, Rouennaises et Caenaises, de retourner en division inférieure.

 

La semaine prochaine…

La Champions Cup fait déjà son retour !

C’était il y a à peine quinze jours, les deux premiers rounds de cette compétition majeure, et voilà qu’il faut retourner au combat, sans avoir eu le temps de mettre au repos les meilleurs, coupe du monde oblige.

Pas le temps pour le Racing de digérer sa défaite à domicile, ni aux retours de certains internationaux de méditer sur leurs errances. Seul Lyon peut relativiser tant ses chances de qualification ici sont désormais infimes.

La double confrontation de cette quinzaine sera décisive sur le plan comptable et mental. Ce n’est pas le moment de se rater. Les Montpelliérains jouent gros face aux Toulousains.

Au programme*  à partir de vendredi 6 décembre :

  • Bath – Clermont, 20h45 (poule 3)
  • Ulster – Harlequins (sam 16h15)

Puis samedi 7 décembre :

  • Lyon – Trévise, 14h (poule 1)
  • Northampton – Leinster (même heure)
  • La Rochelle – Glasgow, 16h15 (poule 2)  -> FR2
  • Sale – Exeter (dim 16h15)
  • Ospreys – Racing 92, 18h30 (poule 4)
  • Munster – Saracens (même heure)

Enfin, dimanche 8 décembre :

  • Toulouse – Montpellier, 16h15 (poule 5)    -> FR2
  • Gloucester – Connacht (dim 14h)

S’agissant de la Challenge Cup et les 8 autres clubs du TOP 14, veuillez consulter le site officiel de l’EPCR qui vous en détaillera le programme.

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de BeIn Sports

 

Du côté du TOP 16 féminin,

À suivre le programme de la prochaine journée : >> site FFR : competitions-elite-1-feminine 

 

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24 novembre 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°375

Bref !

CHAMPIONS CUP... 2ème journée    

Mission accomplie pour les Toulousains !

Encore privé de rugby tout le week-end, cause showcase à Clermont-Ferrand et salon du livre à Cournon d’Auvergne, pour voir si je n’étais pas un peu l’écrivain-harmoniciste du 21è siècle (apparemment mon show a fait sortir l’Allier de son cours tranquille après une fine pluie de dédicaces), je découvre ce dimanche les résultats. 

Je ne vais donc pas vous faire une revue de presse, et encore moins me la raconter sur le retour en farce des Jaunards,

mais, humblement et avec de profonds regrets, vous commenter les résultats de cette deuxième journée en bref.

Poule 5             Toulouse (1) – Connacht (3)                32 – 17
                         Montpellier
(2) – Gloucester (4)       30 – 27

Il pleut il pleut des essais

Toulouse a su apparemment s’adapter aux conditions météorologiques irlandaises pour inscrire quatre essais au Connacht, non sans mal, deux par période, Bézy puis Huget d’abord, Kaino et Akhi enfin, le dernier à la dernière minute pour un bonus offensif qui propulse le champion de France en tête du groupe.

Derrière, Montpellier tente de s’accrocher avec une première victoire, dans la douleur et sans bonus, avec un carton rouge en prime pour J. Du Plessis. Gloucester arrache même un point de bonus défensif qui n’est pas pour arranger les affaires déjà compliquées du MHR. Mais rien ne semble encore perdu pour les Héraultais.

Poule 4            Munster (2) – Racing 92 (1)           21 – 21
                      Saracens (3) – Ospreys (4)               44 – 3

Exploit, épisode 2

Après la victoire écrasante face au champion en titre, les Racingmen ont récidivé à Thomond Park en arrachant un excellent nul qui les hisse en tête de poule avec les cartes en mains désormais pour une qualification en quarts. Et pourtant ce groupe leur promettait l’enfer.

Russel, Thomas puis Imhoff ont conclu tour à tour la domination de leur équipe dans l’heure de jeu, à deux doigts d’une victoire bonifiée dans la forteresse de Limerick.

Dans l’autre match, les Saracens se sont défoulés sur les Gallois pour laver la honte de la semaine passée. Est-ce que ce sera suffisant ? J’espère que non.

Poule 3             Ulster (1) – Clermont (2)          18 – 13
                       Harlequins (3) – Bath (4)            15 – 9

Plus il pleut, moins ça mouille…

Les Jaunards n’ont pas semblé entrer dans ce match laissant la pluie filer avec la balle à chacune de leurs occasions en la leur chipant des mains. Bref, comme d’hab’, quand l’Auvergnat ne veut pas, il ne veut pas. Le problème, c’est que c’est un peu trop souvent.

L’arbitre leur accordera un essai de pénalité en seconde période, histoire d’arracher un point de bonus défensif qui devrait leur sourire au bout du compte. Mais quelle plaie le jeu auvergnat à l’extérieur cette saison !

Dans l’autre match anglo-anglais, les Harlequins se sont relancés, enterrant Bath pour le reste de la compétition.

Poule 2             Sale (2) – La Rochelle (4)              25 – 15
                       Exeter (1) – Glasgow (3)                 34 – 18

Le doigt dans l’œil

Autant dire que c’est terminé pour les Rochelais à zéro point après deux journées. Encore indisciplinés à souhait, et sanctionné à juste titre d’un carton rouge contre Bougarit pour un doigt dans l’œil (on n’a pas vu ça depuis les années 70).

Est-ce bien la peine que je lise le fil du match ? Non.

Exeter continue de cartonner et de faire la course en tête dans cette poule.

Poule 1             Lyon (4) – Leinster (1)                    6 – 13
                       Trévise (3) – Northampton (2)         32 – 35

Oui, mais non

Le Lou ne pouvait pas espérer grand chose face à l’ogre irlandais, même si les Lyonnais n’ont jamais vraiment décroché, décrochant même un point de bonus défensif après une pauvre deuxième pénalité de Wisniewski. Difficile de croire qu’ils sortiront de ce groupe. Reste les Italiens, et encore !

Car dans l’autre rencontre, Trévise a donné du fil a retordre à Northampton qui s’en est sorti d’une courte tête, et avec le bonus, permettant au club anglais de partager la première place avec le Leinster.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

En ce qui concerne la Challenge Cupvous trouverez également tous les résultats sur le site officiel de l’EPCR.

Toulon s’envole quand Bordeaux arrache un bon nul à Édimbourg.

Castres et Pau se sont brillamment relancé à la maison quand Paris l’a fait sur le fil chez les Zèbre.

Brive sombre à domicile face à Bristol quand Bayonne et Agen s’inclinent pour la seconde fois, comme un adieu à la qualification.

 

La semaine prochaine…

Retour au vrai TOP 14 !

La 10ème journée met le carré de tête à l’épreuve d’une tête au carrée par le retour en force des grosses écuries. Toulouse et Montpellier devraient faire leur entrée dans le TOP 6, au détriment de Bayonne et, soit Toulon, soit Pau. Tandis que Lyon et Bordeaux peuvent garder la tête sereine avec une bonne longueur d’avance.

Au programme* le samedi 30 novembre :

         Racing 92 – Bordeaux, à 15h30 

         Clermont – Agen, à 18h 

         La Rochelle – Castres, à 18h 

         Pau – Toulon, à 18h 

         Montpellier – Lyon, à 20h45 

Puis dimanche 1er décembre :

         Brive – Stade Français, à 12h30 

         Toulouse – Bayonne, à 16h50

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du TOP 16 féminin

À suivre le programme de la prochaine journée : >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

Posté par NewZeland2011 à 22:27 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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