L E S B R E V E S D O V A L I E . C O M - l'Hebdo du Rugby par Antonio -

16 février 2020

Les brèves d'Ovalie - Edition n°387

Chaban-Delmas, mon amour !

TOP 14... 15ème journée                       Bordeaux – Lyon      37 – 19 

Radradra, le facteur X de Chalban !

Urios, dieu de l’amour du jeu bien fait

À vivre une belle histoire d’amour avec son public, sans jamais faillir dans son lit conjugal, avec des victoires éclatantes au bout de 80 minutes d’ébats euphoriques, Chaban-Delmas tient le haut de l’affiche, aux côtés de deux autres dieux des stades que sont Marcel-Deflandre et Matmut-Gerland.

À ne pas confondre avec Ernest-Wallon et Gégel-Altrad qui, s’ils n’ont jamais vraiment connu la défaite cette saison, ils ont concédé au moins un match nul, un holà mal vécu en tribunes.

Et samedi après-midi, en ouverture de la quinzième journée du TOP 14, après ceinture durant trois semaines qui laissait craindre une baise de régime, Chaban et son public ont exulté une fois de plus, en dominant le leader lyonnais, avec classe et panache, un bouquet d’essais magnifiques en premières mains et en bonus, un orgasme offensif, certainement pas simulé.

Bonne Saint Valentin !

Seulement, à Bordeaux, on n'a pas attendu ce jour pour déclarer son amour au jeu débridé. Urios se charge de maintenir leus cœurs à l'ouvrage chaque semaine. La preuve, ce titre de champion d’automne récompensant dix victoires sur treize matches, et avec la manière.

Pourtant, Chaban avait bien coché ce jour et réservé une surprise à sa belle en tribunes, après six semaines d’abstinence et une large cabriole face à Bayonne.

Vêtu d’un XV de départ élégant, même dans un costume privé de la pièce maîtresse Jalibert, il avait fière allure sur le pré. Les premières minutes furent empreintes d’une timidité très fleur bleue, à faire gerber Couilloud (sorti prématurément), rapidement chassée par un pied osé (sous la table) de Botica qui marquait les trois premiers points.

Mais, maladroit, ce Bordeaux-là se mit à bafouiller son jeu sur la défensive quand celui-ci ne demandait qu’à se laisser prendre et s’emballer. Une penaltouche lyonnaise et un ballon porté suivant gâchaient le moment intime des retrouvailles, pour le premier essai opportun des visiteurs, par Ivaldi, transformé par Wisniewski.

« Détends-toi » semblaient lui dire des milliers d’yeux en tribunes.

Et pourtant, le pilier gauche Paiva dût sortir, blessé à la cheville, comme Radradra, dix minutes, après un carton jaune. Rien n’allait à Chaban. En tribune, on était tendu, comme si l’amour n’arrivait pas à se faire entendre.

« Je ne t’intéresse plus ? Tu as quelqu’un d’autre, c'est ça ? C’est cette Coupe d’Europe ! »

Ngatai rajoutait même trois points, de plus de cinquante mètres, histoire de faire avaler de travers, au public, l’entrée de ce menu qui se voulait gourmand.

Et puis Radradra fit son retour, avec une belle fleur dans les mains, histoire de se faire pardonner. Une passe de Botica sur un pas de danse en sortie de ruck et le trois-quarts centre tournoya dans l’en-but de toute sa puissance pour l’essai de l’égalisation.

La seconde période laissait place au seul désir de jouer.

Si le gingembre n’est plus reconnu comme aphrodisiaque, à Bordeaux, ils ont Semi Radradra pour rendre hystérique toute une tribune et la pousser à hurler son plaisir sans retenue. Dès la première bouchée du second acte, Buros remonta un ballon pour l’offrir au facteur X de son équipe qui s’enfonça dans une défense aux aboies, arrachant tous les rideaux et concluant vigoureusement la première action bordelaise.

Il faudra du temps aux locaux pour se remettre de tant d’émotions, hou ! Wisniewki puis Ngatai remontèrent le score petit à petit, d’une pénalité à l’autre, quand Lucu, tout juste entré, tenait péniblement à distance les intrus.

20-19 seulement, à dix minutes du terme d’une déclaration de flammette devant un public dont le désir de victoire était à son comble.

« Pitié, ne me laisse pas comme ça ! »

C’était clair, il fallait finir le travail, avec le bonus offensif. Et Chaban n'allait pas se défiler.

Au culot, Cordero sortait son talent, déshabillant la défense lyonnaise d’une passe au cordeau pour Tamanivalu qui, sur une course radradrasiaque concluait en coin. Jouissif, certes, mais cela ne pouvait pas combler un public aussi excité devant ce Chalban-là… irrésistible !

Alors Cordero s’exécuta à nouveau, comme un finisseur hors-pair, passant toute la défense adverse pour se laisser glisser jusque dans l’en-but, dans un dernier essai orgasmique qui ne trouvera pas équivalent ce jour dans les autres stades.

« Oh ! Chaban, mon amour, qu’est-ce tu m’as encore fait ? »

Rien d’autre que d'assumer son statut de bourreau d'écœurement et retrouver sa place au sommet d’un championnat à ses pieds avant que le XV d’Urios ne déclare sa flamme, au printemps, au Stade de France à un certain Brennus.

  

Les autres matches en bref...

Racing 92 (3) – Toulouse (8)                30 – 27

Au bout du suspense

Les Racingmen ont semblé regarder les Champions de France faire le jeu pour leur répondre à chaque fois, à l'arrachée, et à chaque fin de mi-temps.

En première période, les locaux égalisent sur le gong (17-17) pour deux essais de part et d'autre (Akhi et Tauzin pour le ST, Sanconnie et Laborde pour le Racing). En seconde, c'est Klemenckzak qui répond, après la sirène, à l'essai de Guitoune, mais cette fois, pour l'essai de la gagne, puisque le duo de buteurs local a passé une pénalité de plus que celui visiteur, Bézy-Kolbe, l'arrière toulousain champion du monde ayant évolué tout le match à l'ouverture, en l'abence de N'Tamack, Holmes et Ramos.

Incroyable scénario de course-poursuite qui a laissé le public francilien dans le doute pendant plus de 80 minutes.

Le Racing monte sur le podium quand Toulouse reste au pied du TOP 6.

Toulon (4) – Brive (9)                            34 – 17

Des Coujoux dans les roues

Samedi, à Mayol, personne ne semblait avoir la tête à la reconnaissance envers son emblématique président dont l’égo ne semble avoir d’égal que l’indifférence de son successeur, Bernard Lemaître.

Pourtant, les trois étoiles, arborées au cœur de la tunique varoise, ont été cousues au fil de la démesure d’un homme dont aucun rêve ne semblait trop loin pour être décroché, et mieux vaut trois fois qu’une, dans ces années glorieuses (2013 à 2015), pour trois sacres européens et un Brennus en bonus.

Alors, moi je vous le dis, Monsieur Boudjellal : « Respect et bravo ! Le RCT vous doit beaucoup. »

Sur le terrain, l’armada varoise avait tout pour exploser cette équipe briviste, combattante mais limitée. Un doublé de Ikpefan, au bout de vingt minutes, laissait présager le pire. Et pourtant, les Coujoux allaient revenir, presque trop facilement, par un coup de Tournebize derrière un lancement en touche.

17-10 seulement à la pause, les Toulonnais revenaient en force des vestiaires avec un essai de pénalité sur un ballon porté monstrueux emmené par Parisse. Mais encore une fois, les visiteurs tenaient bon et profitaient d’une faiblesse de Carbonel dont le coup de pied devant sa ligne se faisait bêtement contrer pour le deuxième essai corrézien. Il faudra toute la hargne du champion du monde Etzebeth pour à nouveau creuser l’écart, cinq minutes plus tard, mais sans la capacité d’inscrire l’essai du bonus dans le dernier quart d’heure.

Toulon a laissé un point en bord de route… avec son ancien président.

Stade Français (12) – La Rochelle (5)    21 – 20

Sanchez d’un cheveu

Samedi soir, à Jean Bouin, il y avait un match dans le match, entre le retour de l’enfant prodige, Plisson, et son successeur, Sanchez. Ce dernier aura eu le dernier mot dans une rencontre pourtant dominée par les Maritimes, et notamment grâce à leur ouvreur.

Mais voilà, une moins bonne réussite au pied (deux transformations manquées), un carton jaune en fin de match préjudiciable, et Plisson offrait la dernière munition à son rival pour l’essai de la gagne, dans la dernière minute.

Menés 13-8 à la pause, après un essai partout (Arrate puis Liebenberg), les Rochelais avaient fait la différence en seconde période, par Bourgarit, puis Bosch, avant le coup de grâce de Sanchez.

Paris sort enfin de la zone relégable quand La Rochelle reste en sécurité dans le carré VIP.

Pau (13) – Clermont (6)                         20 – 23

Improbable retour de flamme jaunâtre

Tous les internationaux clermontois (ou presque) qui n’étaient pas de la danse du VI nations étaient là. Fofana, Raka, Cancoriet, Iturria, Vahaamahina, Falgoux et Slimani, dans le XV de départ, Parra et Lopez, sur le banc.

Mais rien n’y a fait en première mi-temps, le blues des oubliés en Bleu s’est fait ressentir d’entrée, ave l’essai palois de Votu. Et puis, tout n’a été que course derrière le score, comme on en a pris l’habitude depuis le début de saison, Laidlaw punissant l’indiscipline locale pour un 10-6 heureux à la pause.

Et puis Parra est entré, dès le retour des vestiaires, tel un chef de meute vexé de jouer les seconds couteaux, un peu comme Serin en équipe de France. Iturria déchirait le rideau palois pour le premier essai auvergnat, enfin !

13-10 pour les visiteurs, tout semblait revenu dans l’ordre des choses quand la mêlée fermée sans Slimani se faisait sanctionner. 13 partout, à dix minutes du terme et, à nouveau, un trou d’air dans le camp clermontois offrait le deuxième essai aux locaux, par Le Bail.

Parra ramenait les siens dans le bonus défensif avant que l’improbable percée du pilier remplaçant Uhilia, tel un trois-quarts centre, mettait Raka en orbite pour l’essai de la victoire des Jaunards.

Incroyable coup dur pour la Section qui devra se contenter du bonus défensif quand l’ASM, elle, lui rendait la monnaie de sa pièce après le scénario inverse du match aller.

Montpellier (7) – Bayonne (11)              31 – 29

Le MHR pris aux basques

Les Bayonnais n’ont rien lâché pendant 80 minutes, promettant l’enfer à leur hôte, marquant dès que les occasions se présentaient, avec culot et brio aussi, pour quatre essais (Collet, Duhau, Delonca et Muscarditz) qui ont répondu, à chaque fois, à ceux des Montpelliérains (triplé de Nadolo et Reilhac).

C’était le monde à l’envers à l’Altrad Stadium. Les couleurs des maillots étaient inversés (bleu ciel pour le MHR et bleu foncé pour l’Aviron), comme les tactiques de jeu, les Basques multipliant les ballons portés et les Héraultais les courses balles en main.

Menant 31-15, à l’heure de jeu, les locaux n’ont jamais réussi à tuer le match. Pire, ils ont douté jusqu’au bout, dans un dernier quart d’heure à suspense, avec seulement deux longueurs d’avance.

Bayonne repart avec un point précieux qui les maintient hors de la zone rouge.

Agen (14) – Castres (10)                         24 – 43

A l’usure

Les Agenais sont partis de trop loin pour espérer l’emporter chez eux, face à des Castrais qui les ont plombés en fin de chaque mi-temps, avec deux essais coup sur coup.

Les locaux sont bien revenus à huit longueurs, en seconde période, grâce à la bonne entrée de la charnière suppléante (Verdu-Berdeu) mais, usés et fautifs (essai de pénalité fatal, plus carton jaune), la fin de match les tuera définitivement.

Un gros coup réussi par les Tarnais, qui plus est avec le bonus offensif, de quoi sortir la tête haute dans cette course au maintien qui n’a pas dit son dernier mot entre les six derniers protagonistes.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

La semaine prochaine…

Premier vrai doublon !

Le tournoi des VI nations revient en doublure de la 16ème journée de TOP 14.

Avec des enjeux cruciaux, pour nos Bleus, d’abord, à Cardiff, puis pour les Irlandais, à Twickenham, tous deux, sur la même route d’un grand Chelem, avant de se rencontrer pour la dernière journée au Stade de France. On en rêve !

Mais Gallois, comme Anglais, n’ont pas dit leur dernier mot pour remporter le tournoi.

En France, le championnat poursuivra ses luttes intestines, à la fois pour accéder au TOP 6 ou pour rester dans l’élite.

Préparez l’apéro, dès vendredi soir, pour qu’il dure jusqu’à l’heure du dîner dimanche.

 

Au programme*  à partir de vendredi 21 février :

  • Pays de Galles – France U20, à 20h35

Puis samedi 22 février :

  • Italie – Écosse, à 15h15
  • Pays de Galles – France, à 17h45

Enfin, dimanche 23 février :

  • Pays de Galles– France féminines, à 13h
  • Angleterre – Irlande, à 16h

 (*) Tous les matches sont retransmis par France TV

Côté TOP 14, au programme* le samedi 22 février :

         La Rochelle – Toulon, à 15h30 

         Bayonne – Stade Français, à 20h30

         Brive – Agen, à 20h30

         Castres – Pau, à 20h30

         Clermont – Bordeaux, à 20h45

Puis dimanche 23 février :

         Lyon – Racing 92, à 12h30

         Toulouse – Montpellier, à 16h50

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

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09 février 2020

Les brèves d'Ovalie - Edition n°386

Des têtes brûlées

VI NATIONS... 2ème journée                       France – Italie      35 – 22

Antoine Dupont, chef d'escadrille

Mission accomplie, Pappy Boyington !

Ce dimanche, la nouvelle est tombée. Le pilote préféré de mon enfance s’est éteint, sans mystère, dans l’ouest de sa Californie, à 84 ans.

En regardant ce match, c’était comme si le ciel et le jeu de l’équipe de France avaient voulu lui rendre orage dans un combat exalté, dans le vent de celui de la semaine dernière, comme un nouvel épisode d’une bonne série au Stade de France.

Comment ne pas faire le lien avec le Major Antoine « Baby » Dupont, à la tête d'une escadrille de jeunes insouciants et rebelles pilotant au culot son French-Flair, en quête d’aventures et de Grand Chelem.

On se régale et on s’inquiète devant notre télé !

Car ces « têtes brûlées » nous ont enthousiasmés sur des séquences extraordinaires tout comme leur jeu s'est délité à trop n'en faire qu’à leurs têtes dans l’euphorie d’actions bâclées, oubliant les fondamentaux en conquête et en défense.

Mais quel flair ce Dupont en première période !

Il aurait dû être élu l’homme du match, tant il a mis cette équipe sur les rails, ou plutôt dans le couloir d’une victoire aérée, qui aurait pu l’être plus si seulement on avait pu compter sur un buteur en réussite (7 points laissés en route par N'Tamack en première période).

Dès l’entame, le demi de mêlée toulousain survole la partie, accélérant le jeu et mitraillant les ballons jusqu’à en faire perdre la tête à l’ennemi transalpin, N’Tamack concrétisant le premier temps fort par une première pénalité puis par un petit coup de pied rasant bien inspiré que Thomas n’a plus qu’à cueillir dans l’en-but pour le premier essai.

Fabuleux !

La transformation ne passe pas, mais peu importe, Dupont remet ça, dix minutes plus tard, poussant ses avants inlassablement devant l’en-but jusqu’à ce que le capitaine Ollivon s’arrache pour conclure le deuxième essai.

La transformation ne passe toujours pas, mais peu importe, Dupont remet ça, juste avant la pause, bis repetita, à gauche, à droite, puis une sautée pour Alldritt et le troisième essai qui nous fait oublier le relâchement coupable sur l’essai italien, juste avant, Thomas planant complètement dans la défense telle une carlingue sans contrôle des commandes de plaquage.

Cette fois la transformation passe, en double bandes, poteau gauche puis droit. On se dit que la chance va nous sourire en seconde période avec une bonne avance au compteur (23-10). On s'attend au carnage. Seulement, on alterne encore le bon comme le mauvais.

Le bon, toujours en attaque, avec une combinaison d’école qui leurre la défense italienne et envoie N’Tamack à l’essai du bonus offensif. Quel flair ce petit !

Le mauvais, avec ces touches encore perdues et ces relâchements qui laissent à désirer en défense, laissant la Squadra Azzurra bombarder une deuxième fois l’en-but français depuis son porte-ballon, relevant la tête dans la bataille, loin d’être terminée (28-17).

C’est alors qu’entre le banc, avec Jalibert et Serin, morts de faim !

Ce dernier, vexé de ne pas avoir joué une seule seconde du Crunch dernier, s’offre un essai en solitaire sur une pénalité rapidement jouée. Un petit bijou de numéro neuf, un petit coup de pied pour lui-même, et un ballon récupéré dans sa course effrénée jusque dans l’en-but.

Bravo petit ! Mais de là à oublier la prestation de haut-vol de Dupont, il en faudra un peu plus.

Mais c’est encore les Italiens, plus agressifs qui auront le dernier mot, pour le troisième essai par Bellini, certes pour rien, mais comme un avertissement sans frais pour la suite de la compétition.

Car ces trous d’air récurrents, totalisant près d’une demi-heure dans ce combat, pourraient bien suffire à faire perdre à ces têtes brûlées la bataille de Cardiff dans quinze jours.

Mais en attendant, savourons ce deuxième succès qui place la France à la première place du tournoi, pour la première fois depuis dix ans vraisemblablement.

Souhaitons qu'au bout la série ait le même succès que celle de mon héros disparu…  

RIP, Pappy Boyington !

 

Les autres matches...

Irlande – Pays de Galles        24 – 14

Fin de série galloise

Invaincus dans le tournoi depuis huit matches, après leur Grand Chelem l’année dernière, les Diables Rouges ont subi la loi du XV du Trèfle sur ses terres à Dublin.

Samedi après-midi, à l’Aviva Stadium, les Irlandais ont su prendre le meilleur parti des conditions climatiques propices à l’embourbement du jeu autour des rucks.

Minutieusement et patiemment, les coéquipiers de Sexton ont usé les velléités offensives galloises derrière des petits tas jusqu’à concrétiser un coup d’éclat de Larmour sur une remise de Murray. Au bout de vingt minutes, l’arrière local très en jambes enfonçait à lui tout seul une défense acculée dans ses 22.

Malgré un contre mené par Biggar qui trouvait Williams pour l’essai gallois, quelques minutes plus tard, le pack celte poursuivait son labeur de sape et inscrivait deux nouveaux essais juste avant et après la pause, par Furlong puis Van der Flier.

La seconde période, comme on pouvait s’y attendre, sera verrouillée par les stratèges locaux, avec en cerise sur le gâteau, l’essai du bonus offensif en fin de match par Conway, après une ultime charge au ras, évidemment.

La réduction du score sur la sirène par Tipuric restera anecdotique et n’empêchera pas la seconde victoire des Irlandais, seuls désormais, avec les Français, en lice pour un Grand Chelem.

Mais les Gallois n’ont pas dit leur dernier mot pour ce qui est de gagner le tournoi. Car tout reste possible.
Les Bleus seront bien reçus au Millennium dans quinze jours et auront fort à faire pour y réaliser un exploit.

Mais, après cette élimination cruelle en Coupe du monde, on veut plus qu’y croire.

 

Écosse – Angleterre              6 – 13

Et Stuart Hogg…

Pauvre capitaine du XV du Chardon !

Déjà la semaine dernière, il vendangeait un essai sous les poteaux qui aurait pu changer l’issue du match contre les Irlandais, à Dublin. Voilà qu’il se retrouve, samedi, au cœur  d’un sauvetage manqué, offrant une mêlée à cinq mètres aux Anglais, à dix minutes de la fin d’une rencontre jusque-là injouable à cause de conditions météo exécrables, alors que le score était toujours de 3-3.

Derrière la mêlée, Genge concluait des charges au ras devant l’en-but calédonien pour l’essai d’une victoire qui n’allait pas échapper aux visiteurs de sa Majesté, même une pénalité de chaque côté plus tard.

Rien à dire sur ce non match de rugby, sous une pluie battante et un vent capricieux qui semblaient les seuls à se jouer des acteurs sur la pelouse de Murrayfield, au point que les Écossais laissaient s’échapper la moitié des ballons et Farrell la moitié de ses coups de pied.

Ah si ! Comment ne pas souligner ce magistral Flower of Scotland , au son des cornemuses puis A capella, comme le veut la tradition locale, qui a été la seule action d’avant-match à couper le souffle et qui aurait mérité, à mon sens peu conventionnel du rugby, un essai de pénalité contre les Anglais d’entrée.

On était donc loin de l’extraordinaire 38-38 de l’an dernier à Twickenham qui avait permis à l’Écosse de conserver deux éditions d’affilée le trophée de la Calcutta Cup, désormais à nouveau aux mains du XV de la Rose.

Avec un deuxième point de bonus gratté, il ne reste plus qu’au XV du Chardon de laisser la cuiller de bois une nouvelle fois aux Ritals.

 

Classement :       1-France : 9 pts (+20) – 2-Irlande : 9 (+17) – 3-Pays de Galles : 5 (+32) –
                         4-Angleterre : 5 (0) – 5-Écosse : 2 (-14) –6-Italie : 0 (-55)

 

Les Bleuets et les Bleues…

France U20  – Italie         31 – 19

Pour le moins difficile !

Difficile de reconnaître nos doubles champions du monde, emmenés par un des rares rescapés de cette sacrée épopée, Jordan Joseph, tant ils ont peu maîtrisé, une fois de plus (après la défaite face à l’Angleterre la semaine dernière), laissant le pire les plomber d’entrée et le meilleur les sauver en fin de match.

Parce que ces nouveaux Bleuets sont vraiment talentueux, à l’image de Legarrec à la mêlée, de Maravat le flanker, au four et au moulin, de Tiberghien et Dridi, feu-follets virevoltants derrière ou encore le seconde-ligne Guillard*, élu « Gamin du match » vendredi soir.

(*) Et dire que ce minot yvelinois jouait à côté de chez moi, à plaquer un de mes abonnés, Bibi’bendum, aussi discret sur ce blog que sur un terrain (wouah ! comment je t’ai plaqué, là, Bibi !)

Mais collectivement, ce n’est pas encore ça. Beaucoup d’envie, ça oui, mais beaucoup de déchets et d’inattention aussi qui coûtent cher à l’arrivée. Douze minutes de jeu et 12-0 pour les Italiens qui, il faut le souligner, sont loin d’être des quiches, balle en main, à l’instar du numéro 8 explosif, Cannone, qui n’est pas sans nous rappeler un certain Parisse. Agressif et bien en place, le XV de la Squadra Azzurra a mené la vie dure à ces Bleuets, comme elle a mené au score une heure durant, et c’était mérité.

Les petits Français ont bien inscrit deux essais en première période, par Tiberghien et Farissier, mais les Italiens en ont rajouté un troisième entre temps pour mener 19-14 à la pause.

Les petits Coqs reviendront des vestiaires avec de meilleures intentions, privant leur adversaire de ballon, et de point, en les usant à petit feu. Mais que ce fut long à venir, dans le dernier quart d’heure, trois petits points de Debaes, l’ouvreur suppléant entré dès la 20ème minute, avant que Dumortier ne trouve enfin la faille grâce à ce même Debaes dont la vista offrait une belle transversale au trois-quarts entré à la mi-temps.

Et comme une bénédiction du ciel, l’entrée dans les deux dernières minutes de Peysson allait offrir l’essai d’un bonus offensif miraculeux après la sirène et plusieurs charges au ras dont la dernière de Joseph sera la bonne pour le cadeau à son coéquipier de ligne.

Que ce fut compliqué encore, mais heureux cette fois. D’autant plus que les Anglais ont peiné en Écosse (17-21) et que les Irlandais ont éteint les Gallois (36-22). De quoi espérer un faux pas des Rosbifs face aux Celtes dans quinze jours et relancer le tournoi pour nos champions du monde, troisièmes derrière eux.

 

France Féminines – Italie         45 – 10

Une bonne claque !

Rien n’aura résisté aux Filles, samedi soir à Limoges, au stade Beaublanc –rouge, j’ai envie d’ajouter tant il était comble et éclatant de Marseillaises pour soutenir nos Françaises.

Une première période parfaite, démarrée en trombe et auréolée de trois essais de belles factures, par Forlani puis un doublé de Banet, avant cette interception anecdotique de Barattin pour la Squadra Azzurra juste avant la pause.

Menant 24-10, au retour des vestiaires, les Tricolores ont remis le bleu de chauffe et tué le match d’entrée, avec l’essai du bonus offensif par Annery, transformé par Trémoulière, auteure d’un sans faute au pied (assez rare pour le souligner).

Dès lors, les Italiennes ont été étouffées dans leur camp et ont subi la loi des Françaises qui ont confisqué le ballon. C’est qu’elles n’ont pas oublié leurs désillusions – et de la semaine dernière (contre les Anglaises), et de l’année passée (contre ces mêmes Ritales). Un essai de pénalité puis un dernier de rage, par Sansus, à l’image de son équipe, en fin de match, corseront l’addition, validant une victoire rondement menée, qui valait bien un pas de danse chorégraphié devant un public enflammé.

Les Bleues se remettent dans la course derrière les Anglaises, en cas de faux pas. Mais faut pas rêver, les Écossaises risquent de prendre cher à domicile contre les Red Roses (match reporté à lundi) et les Irlandaises sont toujours devant, après leur large victoire contre les Galloises (31-12).

 

La semaine prochaine…

Le TOP 14 revient en force !

Après ces deux belles prestations au Stade de France, nos internationaux vont pouvoir se ressourcer une semaine avant l’instant de vérité de l’ère Galthié, au Millennium. L’occasion pour les Topquatorziens, bien reposés depuis quinze jours devant leurs télés, d’entrer en jeu dans d’autres stades de France.

Et le programme est alléchant, à commencer, samedi, par un choc au sommet chez le champion d’automne, motivé pour retrouver son fauteuil, pour terminer, dimanche, avec un duel somptueux à l’Arena Paris La défense entre les deux meilleures équipes du championnat, à mon sens, même privées de leurs forces vives internationales.

Au programme* le samedi 15 février :

         Bordeaux – Lyon, à 15h30 

         Montpellier – Bayonne, à 18h

         Pau – Clermont, à 18h

         Toulon – Brive, à 18h

         Stade Français – La Rochelle, à 20h45

Puis dimanche 16 février :

         Agen – Castres, à 12h30

         Racing 92 – Toulouse, à 16h45

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

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03 février 2020

Les brèves d'Ovalie - Edition n°385

Born to run !

VI NATIONS... 1ère journée                       France – Angleterre      24 – 17

Ollivon, le Boss d'un Crunch mémorable

Comme un concert de Bruce Springsteen…

Au Stade de France. J’en avais rêvé, ils l’ont fait !

Ce Crunch avait des airs d’un concert du Boss, croyez-en un expert. Emmené, tambour battant, cuivres et guitares rugissants, par l’hymne springsteenien qui couvrait déjà, à mon oreille... ma marseillaise.

In the day we sweat it out on the streets
of a runaway American dream
At night we ride through mansions of glory
in suicide machines
Sprung from cages on Highway 9,
chrome-wheeled, fuel-injected
And steppin' out over the line, baby, this town rips the bones from your back
It's a death trap, it's a suicide rap, we gotta get out while we're young
'Cause tramps like us, baby we were born to run

Je vous traduis en gros le message :

Allons enfants de la patrie ! le jour est arrivé de ne plus courber l’échine devant ce rêve de Grand Chelem qui nous fuit. Il est fini le temps de voir passer des châteaux de gloire sous notre nez face à des machines suicidaires, jaillissant de leurs cages sur l’autoroute de nos 22 pour faire le plein d’essais.

Allons enfants de la patrie ! contre nous de la tyrannie de ces rosbifs arrogants, champions du monde du vice, qui nous promettent l’enfer, dépassez vos limites jusqu’à vous casser le dos, sortez vous de ce piège mortel, saisissez votre chance tant que vous êtes jeunes, parce que vous êtes des vagabonds, nés pour courir !

Et comment ! Quelle entame rock-and-roll sur la scène du Stade de France !

Une heure de pur plaisir, 24-0, une domination sans partage, trois essais, les Anglais humiliés, un pied... de leur enfer !

Des premières minutes fébriles pourtant, une première touche manquée par Marchand et des Anglais en ordre de bataille Waterlootoise dans nos 22, quand la touche suivante, dans le camp britannique, allait tout changer. Une première percée de Vakatawa, suivie par une autre de Thomas, puis c’est au tour de Fickou de saisir son intervalle, le tout orchestré par Dupont et N’Tamack pour une remise intérieure sur Rattez, en finisseur impeccable pour le premier essai de la ligne de trois-quarts tricolore. Wouh ! ça déménage !

Dès lors, la domination était française, poussant les Anglais à la faute que N’Tamack ne manquait pas de punir sans trembler. Même Nigel Owens, l’arbitre gallois, était d’humeur frenchie quand, sur l’action suivante, il décidait (avec l’appui de la vidéo) que le ballon avait rebondi sur le bras de Lawes et que l’essai d’Ollivon sur une percée de Rattez était tout à fait valable. Le XV de la Rose, qui s’était arrêté de jouer, ne s’en remettra pas.

17-0 en vingt minutes, on n’avait pas vu ça depuis… oups !

Depuis le France-Galles de l’année dernière ! Pas de bon augure, pouvait-on penser alors en voyant nos Bleus rentrer aux vestiaires après avoir tenu ce score.

Sauf qu’avec Galthié, ce n’est plus la même musique... C’est le Boss au Stade de France ! 
Le retour sur le pré se fera alors en fanfare springsteenienne : "no retreat, no surrender !"

Well, we busted out of class
Had to get away from those fools
We learned more from a three-minute record, baby
Than we ever learned in school

Car vous l’avez compris, ces jeunes Bleus aussi : finis les discours, les pronostics des imbéciles, on apprend plus en 40 minutes d’une première période aussi riche et intense que celle-ci qu’on peut en apprendre dans tous les stages à Marcoussis.

Moins d’un quart d’heure a suffi pour voir à nouveau le capitaine des Bleus terminer une action, en patron sur la scène du Stade de France, sur une percée de Dupont, pour son deuxième essai, le troisième tricolore.

24-0 et une demi-heure à tenir, ça peut être long ! Mais le refrain du Boss à ses coéquipiers était clair dans les vestiaires :

Well, we made a promise we swore we'd always remember
No retreat, no surrender
Like soldiers in the winter's night with a vow to defend
No retreat, no surrender

Car oui, ils s’étaient fait une promesse, celle de ne pas réitérer les erreurs de leurs prédécesseurs, l’an passé dans ce même stade, pour cette même première journée. Ils devaient s’en rappeler, chaque minute de souffrance à venir quand Johnny May allait les faire douter, par deux fois, sur deux instants d’errance défensive qui ramenaient les Anglais à dix longueurs des Français.

Et tels des soldats dans une nuit d’hiver à Verdun, avec une seule cause à défendre, ils allaient tenir, à défaut d'aller chercher ce bonus offensif… sans céder, si ce n'est cette ultime pénalité qui offrira, sur le fil, le point de bonus défensif à ce XV de la Rose revenu de loin...

Mais ils n'auront pas capitulé, cette fois.

Putain que c’est bon de voir jouer le Boss au Stade de France et réciter ses gammes avec autant d’allant et d’énergie, même si tout n’a pas été parfait loin de là, en conquête notamment.

Comment ne pas rêver que la musique aille à son terme, au bout du rêve d’un grand chelem, sur la "route du tonnerre" qui attend ces Bleus, à Murrayfield et dans l’enfer du Millennium surtout, en passant à nouveau par ce stade de France, dès la semaine prochaine, face à des Italiens largement à leur portée.

Alors, et si on la prenait cette route, les gars, hein ? Et si on se tirait loin de cette image de losers pour gagner... enfin !

'Cause tramps like us, baby we were born to run !

 

Les autres matches...

Irlande – Écosse                   19 – 12

Sexton, à l’arrachée

Elle est loin la balade irlandaise de la dernière coupe du monde face à un XV du Chardon apathique (27-3), les Écossais ont donné bien du fil à retordre dans ce match aux coéquipiers de Sexton, capitaine et artisan de cette nouvelle victoire.

L’ouvreur et buteur du XV du Trèfle a offert tous les points à son équipe, avec un essai dès la dixième minute et des coups de pied au but, souvent heureux, tant les Calédoniens lui ont offert des pénalités cadeau.

De leur côté, les Écossais ont joué au « hourra rugby » qu’on leur connaît, euphorique et désordonné, mais surtout très maladroit à la finition, à l’image de l’essai tout fait que Hogg mange tout seul en échappant le cuir au moment d’aplatir. C’était au retour des vestiaires, l’égalisation était toute proche.

Hastings aura aussi manqué quelques coups de pied, à faire regretter celui du retraité clermontois Laidlaw. Jusqu’au bout, le XV du Chardon aura poussé pour marquer cet essai égalisateur, en vain. La défense celte a été intraitable, comme à son habitude, à la limite de fautes que monsieur Reynal a rarement décelées, ce qui aurait pu aider justement ces malheureux Écossais. 

 

Pays de Galles – Italie          42 – 0

Fané et fanni

Courageux défensivement mais totalement stérile offensivement, le jeu des Italiens a logiquement fini fané et fanni, juste bon à être cueilli à la cuiller de bois à la fin du tournoi.

Les Gallois n’ont même pas été étincelants, juste pragmatiques en première période, avec deux essais seulement, après avoir assuré le score par la botte de Biggar, pour aller chercher le bonus offensif dans le deuxième acte, sans forcer leurs talents.

Et du talent, il y en a eu dans ce XV du Poireau, avec le triplé d’Adams, omniprésent, bien servi par un Biggar facétieux sur le deuxième essai de son ailier, avec une passe entre les jambes magnifique. Thompkins et North complèteront le festival d’essais qui aurait pu être plus spectaculaire.

La réception de la Squadra Azzura la semaine prochaine au Stade de France ne devrait être qu’une formalité pour nos Bleus.

Classement :        1-Pays de Galles : 5 pts (+42) – 2- France : 4 (+7) – 2-Irlande : 4 (+7)
                          4- Écosse : 1 (-7) – 4-Angleterre : 1 (-7) – 6-Italie : 0 (-42)

 

Les Bleues et les Bleuets…

France féminine – Angleterre         13 – 19

Guns and Red Roses

À Pau, au stade du Hameau, les Françaises ont rendu les armes, ce dimanche en début d’après-midi, face à des Anglaises intraitables qui ont mis en joue durant 80 minutes le jeu de leur hôte.

Plus agressives, plus efficaces, les Red Roses ont pris le dessus sur nos Bleues en moins de vingt minutes, claquant deux essais de belles factures, un en bout de ligne et l’autre sur un ballon porté d’école anglaise.

Il faudra toute la détermination de la capitaine Gaëlle Hermet pour revenir dans la partie en servant au cordeau sa demi de mêlée Laure Sensus. Jessie Trémoulière y allait de sa patte pour réduire un peu plus le score avant la pause (10-12) et nourrir tous les espoir dans le second acte.

Seulement, au retour des vestiaires, les velléités offensives locales semblaient tirer à blanc quand les Anglaises tiraient à balle réelle à l’heure de jeu pour l’essai de la victoire. Blessées dans la chair de leur jeu, et aussi dans leur orgueil, les Françaises se contentèrent d’un tir de pénalité pour le point de bonus défensif à défaut de pouvoir aller chercher mieux.

Les Red Roses, tenantes du titre, étaient décidément trop bien armées pour se faire descendre de leur piédestal. Et on ne voit pas, qui des autres nations, pourrait bien les priver d’un sacre cette année encore.

 

France U20  – Angleterre          24 – 29

Grenoble dans tous ses états

Stade des Alpes, Grenoble. Une première mi-temps au ralenti, beaucoup de mêlées, peu de ballons, un essai pour les Anglais malgré une légère domination et un point de retard à la pause (9-10). Rien de grave jusque-là.

Un second acte plein de fougue et d’envie… trop, peut-être. Surtout en supériorité numérique, après avoir repris le score sous la botte de l’impeccable Moura (12-10). Encaisser deux essais en contre, c’est inexcusable à ce niveau, alors qu’il y avait de quoi tuer le match, avec un peu plus de maîtrise et de patience.

Et pourtant ils ont eu la rage de revenir à 24 partout, dans le dernier quart d’heure, grâce à un essai de Joseph puis un autre de Dumortier, avant de craquer à nouveau sur le fil, encaissant un quatrième essai en force des jeunes Rosbifs, saignant nos petits champions du monde, fébriles dans leur chair.

Cela n’enlève rien au talent de ces Bleuets, à l’image d’un Haddad encore tranchant ou le jeune demi de mêlée Le Garrec très prometteur ou encore les trois-quarts Tiberghien et Vili, le feu dans les jambes.

Il semble désormais compliqué d’espérer un faux pas des champions en titre. Reste à terminer le tournoi avec un sans faute, à commencer la semaine prochaine par des Italiens, vainqueurs au Pays de Galles (7-17), à prendre très au sérieux.

 

Le premier tournoi pro des clubs du 7 : SUPERSEVENS

Demi-finales :   Racing 92 – Stade Français       19 – 14             Pau – Toulon   22 – 21

3ème place :       Toulon – Stade Français          33 – 19

Finale :           Racing 92 – Pau                    28 – 12               

Gala parisien

C’est dans l’Arena de Paris la Défense que le premier tournoi professionnel des clubs de rugby à 7 s’est tenu, ce samedi, en une seule journée, de 10h à 23h.

16 équipes – constituées à partir des effectifs des clubs du TOP 14, plus deux invités : Les Baabas, (Barbarians français, melting-pot de joueurs de PRO D2) et Monaco – se sont disputés le premier trophée de cette compétition, en mode tournoi en salle.

Chaque club du championnat de France ont joué le jeu sans pour autant engager la moindre vedette du rugby à XV, présentant essentiellement des jeunes sans temps de jeu et aussi des joueurs prêtés de la PRO D2. Autant dire que l’enjeu était moindre pour eux, et du coup, pour les supporters.

C’est donc logiquement que les Baabas ou Monaco ont réussi à sortir leur épingle de ce jeu de dupe, quand le Racing, hôte d’un jour, se devait de faire meilleur figure que les autres, tout comme son voisin parisien. Toutefois, l’idée de ce tournoi est intéressante pour donner du temps de jeu aux futurs talents de l’équipe de France du 7, notamment pour les JO de 2024, sachant que les prochaines éditions se dérouleront plus longuement, en trois étapes, en août puis en novembre.

Mais pour cette première, les supporters franciliens (chez eux) ont pu jubiler devant leur équipe qui a décroché brillamment le premier titre face aux Palois.

Classement :     1-Racing 92 – 2-Pau – 3-Toulon – 4-Paris
                       5-Babaas – 6-La Rochelle – 7-Monaco – 8-Agen
                       9-Montpellier – 10-Bordeaux – 11-Clermont – 12-Castres
                       13-Toulouse – 14-Lyon – 15-Brive – 16-Bayonne

Tous les résultats >>

 

La semaine prochaine…

Sur la route du Grand Chelem

À moins d'un cataclysme que l'on ne leur pardonnerait pas, nos Bleus auront pour mission, dimanche, de faire un carton plein de confiance, d'essais et de points face à des Italiens sans arme offensive.

Mais avant, samedi, à l'issue de leur duel, Irlandais ou Gallois seront privés de Grand Chelem...

À ne pas manquer !

 

Au programme*  à partir de vendredi 7 février :

  • France U20 – Italie, à 21h à Aix-en-Provence

Puis samedi 8 février :

  • Irlande – Pays de Galles, à 15h15
  • Écosse – Angleterre, à 17h45
  • France féminines – Italie, à 21h à Limoges

Enfin, dimanche 9 février :

  • France – Italie, à 16h

 (*) Tous les matches sont retransmis par France TV

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26 janvier 2020

Les brèves d'Ovalie - Edition n°384

Sauve qui peut !

TOP 14... 14ème journée                       Brive – Pau      33 – 26

                                        Bayonne – Agen      22 – 23

Laranjeira, sauveur de Brive !

Laranjeira, Berdeu, d’un cheveu !

Six équipes ont la tête en bas, entêtés à tenter de la relever pour rester dans l’élite coûte que coûte. Brive, Pau, Bayonne, Castres, Agen et Paris se défient dans un mouchoir de poche de sept longueurs. Ce week-end, deux affiches les confrontaient pour le meilleur ou pour le pire.

Les Coujoux, d’abord, samedi après-midi, accueillaient les Palois de Ben Smith dans leur stade d’Amédée-Domenech. Un match enlevé qui a démarré en trombe (l’œil) pour les locaux après des charges successives en pick and go qui ont amené le premier essai de Fa’aso.

Seulement, le jeu passait à la main des visiteurs et de leur meneur, Hastoy, étincelant en première période, dont les percées fantastiques déchiraient tout rideau défensif et ouvraient des brèches systématiques que Vatubua puis Septar n’ont eu plus qu’à conclure en bout de ligne. Laranjeira limitait la casse au pied pour réduire l’écart. Pau menait 23 à 13 à la pause, puis 26-13 à l’heure de jeu.

Quand un banc de Coujoux allait tout changer…

Devant, surtout, le pack briviste enfonçait systématiquement son vis-à-vis en mêlée, offrant à Laranjeira des munitions pour recoller au score et repartir dans le camp palois, jusqu’à ce que le buteur local flaire le bon coup et subtilise un ballon cafouillé dans les 22 adverses pour l’essai de l’égalisation entre les perches.

Mais l’exploit de l’arrière corrézien, au flair indéniable, survenait une nouvelle fois là où on ne l’attendait plus, dans un nouveau cafouillage alors que la sirène avait retenti, que le ballon avait été rendu aux mains des Palois dans l’action de la dernière chance.  Laranjeira, encore lui, surgissait de nulle part pour l’essai de la victoire qui laissait les visiteurs dépités, si proches des quatre points, qui allaient s’en contenter de deux et qui repartaient finalement avec rien.

Quel dénouement et quel sauvetage de l’arrière briviste, auteur de 28 points, qui n’est pas sans nous rappeler son prédécesseur Germain qui avait plus d’une fois, par le passé, sauver la baraque d’Amédée Domenech.

Fin de série de défaites pour Agen

Dans l’autre choc du bas de tableau, Bayonnais et Agenais ont bataillé jusqu’à la dernière minute sur la pelouse de Jean-Dauger pour tenter de décrocher enfin une première victoire depuis trois mois qu’elle leur échappait.

Et c’est d’un cheveu, d’un petit point, d’une transformation réussie par Berdeu sur leur deuxième essai que les visiteurs l’ont emporté.

Et c’est d’un même cheveu, du même petit point, d’une pénalité manquée de plus par Fajardo (deux contre une seule pour Berdeu) que les locaux se sont sabordé. Le duel des buteurs suppléants aura fait basculer ce match alors que durant la première heure, le basque Lafage avait pris le dessus sur son vis-à-vis, Lagarde.

Les Agenais ont subi longtemps ce match, même s’ils ont marqué les premiers au bout de vingt minutes, par Sadie, bien servi par Taulagie, avant de voir Bayonne réagir par Rouet sur une magnifique percée de Montribot.

13 partout à la pause, Lafage allait punir les fautes adverses en seconde période pour distancer Agen de six longueurs. Et puis Fajarodo faisait son entrée, incapable de mettre les siens à l’abri sur ses deux premières tentatives, Berdeu en profitant pour revenir à 19-16. La troisième sera la bonne pour l’ouvreur basque mais les Agenais n’allaient pas lâcher pour autant, et sur un ballon porté par des avants remontés, Verdu écartait sur les extérieurs jusqu’à Taulagi en bout d’alignement pour l’essai de la victoire, transformé par Berdeu en coin.

Agen recolle à deux points de Bayonne au classement et quitte surtout sa dernière place au détriment des Parisiens pas plus vernis que des Basques au Michelin…

  

Les autres matches en bref...

Clermont (7) – Stade Français (14)       29 – 19

Sauvés par McIntyre

Les Parisiens n’auraient pas pu mieux entamer leur guet-apens au Michelin, avec un 13-0 au bout de vingt minutes, après un carton jaune contre le talonneur local Ulugia, un essai en force de Waisea et deux pénalités de Sanchez. Parra a contenu l’hémorragie jusqu’à la pause (9-13) avant que Sanchez ne creuse à nouveau l’écart sous sa botte (9-19), au retour des vestiaires.

Et puis McIntyre est entré, avec l’autre buteur maison, Laidlaw, et le match a été tout autre.

Premier essai auvergnat par l’ouvreur suppléant australien, plein de rage, et transformation du buteur remplaçant écossais, toujours aussi précis dans ses tirs au but, punissant des Parisiens soudain très indisciplinés. Le second sera inscrit par Yato, aussi issu du banc, pour une victoire à l’arrachée… de places de titulaires qui peuvent se remettre en questions.

Clermont n’en finit pas de gagner à la peine, quand Paris perd toujours autant avec brio, à l’extérieur.

Castres (12) – Racing 92 (4)                  0 – 27

Jour sans

Le CO est complètement passé à côté de son match, à Pierre-Fabre, subissant une domination totale des Racingmen, presque trop faciles.

Quatre essais (doublé de Dulin, Chavancy et Sanconnie), un carton rouge contre Rallier, talonneur castrais remplaçant, dès le retour des vestiaires, bref, un jour sans rugby pour les Tarnais.

Castres se rapproche de la relégation à grand pas.

Lyon (1) – Toulon (5)                             27 – 12

Le nouveau boss

Indisciplinés en première période, malgré un premier essai rapide par Mignot, les Lyonnais ont corrigé le tir en seconde, laissant les Toulonnais sans ballon et sans le moindre point à leur actif quand, eux, plantaient deux essais supplémentaires (Wulf, Arnold) pour un bonus offensif bienvenue.

Le LOU reprend la première place, dès la première journée des matches retour, comme un message vers ses concurrents directs : « Venez nous déloger pour voir ! »

Les Toulonnais, méritants, n'ont pas tourné avec le même régime quand Carbonel et Serin font tourner la machine.

Toulouse (6) – Bordeaux (2)                 22 – 14

Chute logique

Le champion d'automne est descendu de son trône à Ernest-Wallon après un début de rencontre disputé et un Radradra encore impressionnant sur le premier essai bordelais.

Mais les Toulousains étaient sereins et bien sur leurs bases, à l'image d'un Ramos décisif à l'ouverture, auteur d'une passe décisive pour le premier essai de Placines et le sien, splendide, avec plein de détermination, à se demander ce que peut bien foutre Bouthier à sa place en équipe de France.

Les locaux ont été plus pragmatiques que flamboyants dans l'ensemble, à l'image de l'essai en contre de Kolbe en première période, gérant la victoire jusqu'à son terme, malgré l'essai du Bordelais Pélissier en fin de match.

Toulouse entre dans le TOP 6, mais devra batiller encore pour y rester.

La Rochelle (3) – Montpellier (8)          35 – 30

De haut

Les Maritimes s’en tirent bien après avoir dominé des Montpelliérains durant une heure, menant 35-11, ils ont laissés revenir leur adversaire en fin de match au risque de se faire surprendre.

Quatre essais de part et d’autre (dont triplé remarqué de Retière) et un bonus offensif qui s’envole pour les locaux, à force de jouer trop facile face à une équipe héraultaise qui n’affichait pas que des bras cassés.

Un avertissement sans frais qui laisse les Rochelais sur le podium, à cinq longueurs de leur adversaire du jour et donc de quitter le TOP 6.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

La semaine prochaine…

Premiers pas pour nos bleus !

Le tournoi des VI nations fait son entrée avec un Crunch alléchant qui va mettre nos jeunes Bleus à l’épreuve du haut niveau face à ce qui se fait de mieux en Europe, les finalistes de la dernière coupe du monde…

Les Anglais ont beaucoup à se faire pardonner après la grande désillusion au Japon. Seront-ils remontés ou abattus ? A quelle sauce les Rosbifs vont-ils manger nos Bleus ?

Côté féminin et des Bleuets, le défi est aussi relevé.

Au programme*  à partir de samedi 1er février :

  • Pays de Galles – Italie, à 15h15
  • Irlande – Écosse, à 17h45
  • France U20 – Angleterre, à 21h à Grenoble

Puis dimanche 2 février :

  • France féminines – Angleterre, à 13h30 à Pau
  • France – Angleterre, à 16h

 (*) Tous les matches sont retransmis par France TV

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19 janvier 2020

Les brèves d'Ovalie - Edition n°383

Toulouse-ASM-Racing, à la course

CHAMPIONS CUP... 6ème journée           

Au bout du suspense !

On connaissait les cinq premiers qualifiés pour les phases finales, dont nos trois Français, tous à la corde pour un quart à la maison.

Si Toulouse, dans sa place forte d’Ernest-Wallon, avait les faveurs des pronostics (même si Gloucester y jouait sa qualification comme meilleur deuxième), pour Clermont et le Racing, en terres anglaises hostiles, c’était une autre paire de manches.

Harlequins – Clermont       19 – 26

Clermont, embourbé dans ses maladresses

À commencer par les Montferrandais qui s’y sont encore pris comme des manches pour assurer une victoire qui leur tendait les bras face à des minots sans pression puisque les Harlequins ne jouaient rien d’autre que pour le plaisir.

Tout s’emmanchait bien pourtant, dès la troisième minute, quand Betham a inscrit le premier essai des Jaune et Bleu sur une transversale lumineuse de Lopez, après que le duo Abdendanon-Penaud a été incapable de conclure sur l’aile opposée.

Mais les jeunes Anglais ont répondu aussitôt par une relance d’école qui a laissé les Jaunards sans défense et envoyé Northmore un peu trop facilement derrière leur en-but.

Il a fallu ensuite attendre vingt bonnes minutes pour que Naqualevu conclue enfin le deuxième essai asémiste après tant d’occasions ratées, avec un Abendanon à côté de la plaque.

Mais une nouvelle fois, sur la touche suivante, les Anglais ont formé un ballon-porté qui a emporté toute la défense des visiteurs, ou plutôt des touristes dans un mall anglais (traduisez ici « centre commercial »).

Au lieu de mener logiquement de trente points à la pause, les hommes d’Azéma sont rentrés au vestiaire avec cinq petites longueurs d’avance (12-17).

La seconde période ne sera pas plus folichonne, ni rassurante, en dehors du pied de Parra pour assurer le score jusqu’à 12-26 dans un gros quart d’heure qu’on aurait pu croire décisif.

Mais une nouvelle fois, la fraîcheur et l’engouement de la jeunesse locale a remis le doute dans les têtes clermontoises après l’essai en solitaire de Herron, jeune ouvreur et buteur prometteur, qui a trompé son vis-à-vis Lopez au rebond…

Et ron et ron petit patapon, le berger à la bergère lui répond !

Les Auvergnats passeront un mauvais dernier quart d’heure à serrer les fesses et leurs rideaux pour éviter de se voir rattraper sur le fil.

Ça a été donc de justesse que Clermont a rempli sa première part du contrat pour espérer recevoir son quart au Michelin.

Car il lui restait d’autres parties à suivre pour que le rêve devienne réalité, à  savoir la non victoire d’un de ses trois concurrents directs : Exeter, le Racing 92 ou Toulouse.

Exeter – La Rochelle        33 – 14

Les premiers, invaincus durant cette phase de poule, n’ont eu aucun mal à se défaire des Rochelais, sans espoir de qualif, dans une seconde période à sens unique pour un succès bonifié. Pourtant les Maritimes avaient courageusement fait jeu égal en première mi-temps avec un essai de Murimurivalu et un autre de pénalité. En vain.

Restaient donc, dimanche, les deux autres chocs franco-anglais, dont les enjeux étaient vitaux pour tous les protagonistes.

Saracens – Racing 92      27 – 24

Vakatawa a failli... être l'homme du match !

Et ça a démarré fort à l’Allianz Park où les Sarries ont atomisé d’entrée les Racingmen avec deux essais (Itoje, puis Vunipola), plus un carton jaune contre Iribaren. Au bout de douze minutes, on ne donnait déjà pas cher de la peau des Français.

Mais à peine le temps d’aller pisser la première bière, que Vakatawa faisait parler la poudre et sa classe pour remettre les siens dans la partie. Mieux, de nouveau à quinze contre quinze, les Franciliens jouaient crânement leur chance avec une interception culotée de Dupichot qui filait seul à l’en-but, puis une nouvelle démonstration de classe de Vakatawa pour le troisième essai des visiteurs.

Rien n'allait plus du côté des Saracens !

Quand Skelton, le deuxième ligne local, a vu rouge et asséné un mauvais coup d’épaule à Dulin. Monsieur Owens s’est accordé avec lui en lui assénant, à son tour, un carton de la même couleur.

La seconde période aurait dû sonner le glas des Sarries, déjà relégué en ligue 2 anglaise, menés alors 17-21 et sortis de la qualification. Iribaren ajoutant même trois points dès le retour des vestiaires.

Mais le suspense n’avait pas dit son dernier mot. La réaction d'orgueil des locaux ne s’est pas fait attendre, Itoje concluant une action au pied de Barritt. Farrell égalisait à 24 partout sur la transformation.

La dernière demi-heure s’est déroulée sous très hautes tensions, jusqu’au carton jaune contre Le Roux, à dix minutes du terme, qui ramenait les deux équipes à égalité numérique, mais à supériorité mentale pour les Sarries qui n’ont pas manqué la seconde occasion de passer les points de la victoire, même s’ils auraient espéré un essai pour le point de bonus. Car derrière, Gloucester pouvait encore les sortir.

Toulouse – Gloucester        35 – 14

Toulouse Gloucester 2020

Dès l’entame de ce quatrième duel, Grenouilles contre Rosbifs, ces derniers ont surpris les Toulousains dans leur antre d’Ernest-Wallon.

Heureusement, dix minutes plus tard, les locaux, emmenés par la charnière prometteuse du XV de France, ont mis sur orbite Tekori pour l’égalisation et relancé le match.

N’Tamack, époustouflant en première période, s’est même offert un doublé en quinze minutes pour voir les Haut-Garonnais devant, malgré un second essai anglais juste avant la pause (21-14).

Seulement au retour des vestiaires, Gloucester ne verra plus le ballon et les Toulousains marqueront par deux fois, par leurs avants (Marchand et Baille) pour une victoire bonifiée qui, avec un essai supplémentaire aurait même pu les faire passer devant Exeter, à la deuxième place des meilleurs premiers.

Mais le sort s’est acharné sur les hommes de Mola...

avec la blessure sérieuse d’Aldegheri, sans doute privé de tournoi, puis cette dernière mêlée à 8 contre 7 qui ne voulait décidément par leur sourire avec un essai de pénalité qui aurait largement pu se justifier.

Bref, Clermont et le Stade Toulousain sont les gagnants de cette course aux quarts à la maison, laissant derrière eux le Racing qui ira jouer le sien au Michelin.

Trévise – Leinster          0 – 18

Mais le dernier qualifié, ou plutôt le premier, en tête du classement général, c’est le quadruple champion d’Europe irlandais, le favori de cette compétition pour une cinquième étoile, comme Toulouse.

Les Irlandais ont géré tranquillement leur victoire à Trévise, menant petitement 3-0 à la pause pour inscrire deux essais ensuite au cours de la seconde période. Pas besoin de dépenser trop d’énergie pour un parcours sans faute dans cette phase régulière.

Ils recevront les tenants du titre pour un quart aux airs de finale.

 

La course pour les meilleurs deuxièmes

Lyon – Northampton        24 – 36

Northampton, poule 1, acte 1

Samedi, en ouverture du bal des qualifications, les Anglais de Northampton se sont arrachés comme des diables pour venir à bout de Lyonnais bien décidés à bien finir et se faire respecter chez eux.

Les Frenchies locaux auront tenu 70 minutes après trois essais, de Lambey, Gill et Ngatai qui ont répondu avec brio à ceux des visiteurs avant que Furbank et Fish n’ne rajoutent deux de plus en fin de rencontre.

Une victoire bonifiée qui place Northampton dans la course des meilleurs seconds, dépendant désormais de ses concurrents directs, dont une seule défaite suffirait à son bonheur, entre l’Ulster, les Saracens ou Gloucester.

Ulster – Bath                 22 – 15

Ulster, poule 3, acte 2

Les Nord-Irlandais ont dû s’armer de patience pour disposer de Bath qui ne jouait rien mais qui avait décidé d’aller chercher sa première victoire dans cette phase régulière.

Un essai partout à la pause, les Anglais ont fait jeu égal dans le premier acte avant de lâcher petit à petit dans le second, laissant les Ulstermen gérer leur victoire avec deux nouveaux essais pour un deuxième encaissé, sans conséquence.

Les Irlandais assurent ainsi la meilleure deuxième place, mettant Glasgow, les Saracens et Gloucester dans une lutte sans merci pour un seul fauteuil ;

Sale – Glasgow             7 – 45

Glasgow, poule 2, acte 3

Les Écossais l’ont bien compris. Ils étaient les moins bien placés pour remporter cette course. Ils devaient compter sur deux échecs de leurs concurrents après avoir pris un maximum de points à Sale.

Ça a été chose faite, avec le bonus offensif dans un non match tant les Anglais avaient déjà la tête tournée vers le championnat. Une victoire inutile, on l’a vu plus haut.

Car si les Saracens ont eu chaud aux miches, ils sont parvenus à leur fin, sur le fil, comme toujours, mettant les Écossais hors course avant de se réjouir de la défaite de leurs compatriotes de Gloucester à Toulouse.

 

Les autres résultats pour du beurre

Munster – Ospreys                     33 – 6

Montpellier – Connacht          35 – 29

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

Le tableau des phases finales

             Leinster (1) – Saracens (8)           v      Clermont (4) – Racing 92 (5)

             Exeter (2) – Northampton (7)      v      Toulouse (3) – Ulster (6)

                    Pour les demi-finales, c’est l’équipe gagnante la mieux classée qui recevra en priorité.

 

En ce qui concerne la Challenge Cupvous trouverez également tous les résultats sur le site officiel de l’EPCR.

Toulon et Bordeaux ont fini sur des chapeaux de roue en écrasant respectivement Bayonne et les Wasps, se positionnant à la première et troisième places au classement des meilleurs premiers, Bristol se classant second, à deux points de goal-average près.

Castres a réussi à décrocher la première place de sa poule en disposant facilement des russes de Enisey, mais la dernière des cinq qui les obligent à se déplacer en quart de finale chez les Tigres du Leicester, pourtant défaits à Pau qui échoue d’un rien à terminer meilleur deuxième. Tout comme Brive, deuxième de trop loin pour concurrencer les trois gagnants : Édimbourg, Newport et les Scarlets. 

 

Le tableau des phases finales

               Toulon (1) – Scarlets (8)            v      Leicester (4) – Castres (5)

               Bristol (2) – Newport (7)              v      Bordeaux (3) – Édimbourg (6) 

                  Idem pour les demi-finales c’est l’équipe gagnante la mieux classée qui recevra en priorité.

  

La semaine prochaine…

Le TOP 14 fait une courte apparition

Sans les internationaux, réunis à Marcoussis pour préparer le tournoi, les clubs français disputeront la 14ème journée du TOP 14 comme un doublon avant de faire une pause de trois semaines durant le tournoi.

De quoi réjouir pour une fois Clermont, très peu concerné par les sélections. Comme Lyon, Castres et les équipes plus modestes de deuxième tableau, qui pourront régénérer les forces vives pour mieux les utiliser pendant les autres doublons jusqu’au mois de mars.

 

Au programme* le samedi 25 janvier :

         Lyon – Toulon, à 15h30 

         Brive – Pau, à 18h

         Castres – Racing 92, à 18h

         La Rochelle – Montpellier, à 18h

         Clermont – Stade Français, à 20h45

Puis dimanche 26 janvier :

         Bayonne – Agen, à 12h30

         Toulouse – Bordeaux, à 16h50

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

 Du côté du TOP 16 féminin, c'est la trêve hivernale jusqu'au 22 mars 2020. 

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12 janvier 2020

Les brèves d'Ovalie - Edition n°382

FRANCE 3  IRLANDE 1

CHAMPIONS CUP... 5ème journée             Clermont – Ulster          29 – 13
                                                        Connacht – Toulouse         7 – 21
                                              Racing 92 – Munster        39 – 22  
                                        Leinster – Lyon           42 – 14

Trois quarts assurés !

Il fallait vingt points après cette cinquième journée pour s’assurer une place en quart de finale. C’est chose faite, non sans mal !, pour trois de nos tricolores, parmi les favoris dans cette compétition européenne majeure, et tous face à une province irlandaise.

Fischer a éteint Iturria

Clermont, d’abord, s’est défait victorieusement des Irlandais du Nord après s’être fait dessus durant une première période… merdique !

Et pourtant, les Ulstermen n’ont pas su profiter de la médiocrité de leur hôte et de leur supériorité numérique pour creuser l’écart durant les quarante premières minutes, s’acharnant à privilégier des pénaltouches plutôt que de prendre les points qui leur tendaient les perches.

Les Jaunards ont pu revenir des vestiaires et du carton jaune de Parra avec de meilleures intentions pour répondre à l’essai de Cooney en début de partie et remonter le petit point de retard laissé généreusement par les Irlandais (9-10).

Il aura fallu que Moala s’arrache par deux fois, dans le bon intervalle, pour faire la différence, la première, en début de seconde période, offrant le premier essai clermontois à Raka, d’un cheveu, la seconde, à trois minutes du terme, pour assurer lui-même la finition et la victoire.

Un match gagnant surtout pour le jeune Fischer, élu homme du match, quelques jours à peine après sa première sélection dans le groupe France.

Il est vrai qu’en une heure de temps de jeu, par sa performance, le flanker remplaçant néo-Bleu a éteint le malheureux titulaire Iturria, non sélectionné et sorti sur blessure.

Il y a des signes qui ne trompent pas.

Tout sourit aux Toulousains

Toulouse, ensuite, a fait preuve d’un pragmatisme à toute épreuve, samedi, pour l’emporter face à d’autres Irlandais sur des terres outre-Manche hostiles.

Car le Connacht a malmené les Toulousains en début de rencontre, ne récoltant qu’un essai de pénalité (sur un maul monstrueux écroulé) et un carton jaune contre Tekori.

De quoi réveiller l’orgueil toulousain qui, même en infériorité numérique, obtenait, neuf minutes plus tard, l’essai de l’égalisation par Kaino, dans la confusion des images, après plusieurs charges près de la ligne.

Mais, juste avant la pause, Marchand exécutait une touche parfaite qu’il bonifiera lui-même derrière un ballon porté aussi parfait et imparable jusque dans l’en-but.

La seconde période verra le pragmatisme coller aux Toulousains qui ont récupéré des ballons sur les temps forts irlandais et marqué à nouveau sur un contre improbable, par Akhi, après une séquence défensive héroïque des locaux qui pensaient avoir fait le plus dur.

Durant les trente minutes restantes, rien ne sera marqué, malgré l’indiscipline des visiteurs chanceux, n’encaissant que deux cartons de plus, un jaune pour Huget et un rouge pour Holmes en fin de match, sans conséquences donc.

Quand je vous disais que tout leur sourit aux Toulousains, toujours invaincus !

Espérons que cela continuera au printemps prochain jusqu’au sacre final.

Incroyables essais de Thomas

Le Racing, enfin, dimanche, dans son antre de Nanterre, s’est sorti incroyablement, et au bout du suspense, d’un traquenard parfaitement dressé par les Irlandais qui ont maîtrisé leur emprise sur leur hôte durant près d’une heure.

C’est que le Munster n’avait pas le droit de perdre, prenant la partie par le bon bout, à bras le corps, et à pied le score, par leur buteur Hanrahan pour mener 9-0 au bout de vingt minutes à sens unique.

Les Franciliens s’en sont remis alors à la magie de Iribaren pour rester dans le match, le demi-de-mêlée français passant les premiers points au pied puis exécutant une chistéra monumentale, de plus de vingt mètres, pour offrir le premier essai à Thomas, à la demi-heure de jeu.

Malgré ce temps fort des Racingmen en fin de première période, Conway interceptait une passe de Chavancy qui augurait un deuxième essai sur l’aile de Imhoff dans les 22 irlandais. Le deuxième ligne du Munster mettait les cannes et filait vers l’en-but dans une course de 80 mètres, assommant les locaux sur le pré, comme en tribunes (11-16).

Au retour des vestiaires, Iribaren remettait à nouveau les siens dans la partie par son pied pour revenir au score et entretenir un chassé-croisé avec Hanrahan jusqu’à l’heure de jeu. 14-16, puis 14-19, puis 17-19, puis 20-19 enfin ! Et à nouveau 20-22.

Quand à dix minutes de la fin, un homme allait pousser à lui seul la défense du Munster dans ses retranchements, jusqu’à l’asphyxie, Vakatawa ouvrant toutes les portes et permettant sur un temps fort à Russel d’exécuter une transversale, à première vue trop longue, mais que le funambule Thomas allait quand même aplatir à la limite de la sortie d’en-but. L’arbitrage vidéo durera cinq longues minutes, mais les faits seront têtus.

L’ailier international français a bien réussi l’impossible. Quel essai !

A partir de là, les Irlandais accusaient le coup, pourtant menés seulement de cinq points (25-22, Machenaud ayant manqué la transformation). Les Racingmen allaient alors jouer comme ils ne l’avaient pas encore fait jusque là, faisant virevolter le ballon d’une aile à l’autre pour voir au bout Vakatawa mystifier Conway et inscrire le troisième essai. Et comme il aurait été dommage de ne pas bonifier cet élan offensif, même tardif, Imhoff concluait sur le gong une dernière action somptueuse pour le précieux point du bonus.

Le Racing revient de loin mais peut rêver d’aller plus loin...

s’il sait jouer 80 minutes comme il l’a fait sur les dix dernières de ce match.

Le leinster a encore survolé ce match

Seul Lyon, sur les potentiellement qualifiables, n’a pas réussi l’exploit d’aller l’emporter à Dublin, chez les favoris quatre étoiles de cette compétition. Mais qui aurait misé sur ce Lou-là, avec une équipe remaniée et l’improbable charnière Pélissié-Buttin aux commandes ?

Et pourtant, les Lyonnais ont couru vaillamment une mi-temps derrière l’ogre irlandais, inscrivant deux essais par leurs avants, Bruni et Roodt, quand les locaux, privés de Sexton, en marquaient trois, pour un disputé 21-14 à la pause.

Mais au retour des vestiaires, il n’y a eu plus qu’une équipe sur le terrain, le Leinster corsant la note de trois essais supplémentaires quand les visiteurs sont restés fannis, à écouter chanter cette balade irlandaise.

 

Le point par poule en bref...

Poule 1       Leinster (1) – Lyon (3)                       42 – 14
                 Northampton (2) – Trévise (4)           33 – 20

Northampton en sursis

Les Anglais de cette poule ont pris le point de bonus nécessaire face à trévise pour bien se placer dans la course à la meilleure deuxième place qu’ils joueront à Lyon la semaine prochaine, afin de passer devant leurs compatriotes de Gloucester qui iront, eux, à Toulouse.

Pas sûr que les Français se laissent faire à domicile. Car c’est toujours un plaisir de jouer les trouble-fêtes-anglaises.

Poule 2       La Rochelle (3) – Sale (2)                    30 – 23
                 Glasgow (2) – Exeter (1)                     31 – 31

Des Maritimes sans pression

Les Rochelais ne jouaient plus la qualif et ça les a libérés. Malgré une entame subie et un premier essai encaissé en moins de dix minutes, ils ont fait le jeu au bout de vingt minutes et inscrit deux essais coup sur coup, sur deux inspirations de Kerr-Barlow, un coup de pied de recentrage qui a fini au large dans les mains de Railevu, puis une interception du demi de mêlée local pour un essai en solitaire.

Doumayrou et Aldritt complèteront le festival rochelais dans une seconde période maîtrisée.

Dans l’autre rencontre, les Glaswégiens ont résisté à l’appétit d’Exeter, invaincu dans cette poule et déjà qualifié, en répondant à chaque salve anglaise et en récoltant le point de bonus offensif qui les laissent encore en course pour une place de meilleurs deuxièmes.

Pour cela, il leur faudra impérativement aller gagner à Sale, ce qui n’est pas une mince affaire.

Poule 3       Clermont (1) – Ulster (2)                          29 – 13
                 Bath (4) – Harlequins (3)                     19 – 25

Des Anglais hors jeu !

La victoire des Harlequins chez leurs compatriotes de Bath ne pouvait changer la donne dans une poule où les deux premiers avaient déjà suffisamment creusé l’écart avec les clubs anglais.

Désormais, si Clermont veut décrocher son quart au Michelin, il devra surtout compter sur une défaite des autres leaders de poule, soit du Racing, soit de Toulouse, en plus de battre les Harlequins, avec ou sans bonus. À moins que les Rochelais surprennent Exeter outre-Manche, ce serait encore mieux.

Quant à l’Ulster, la donne est différente, qu’il finisse premier ou meilleur deuxième, avec une victoire obligatoire contre Bath, ce sera forcément pour un quart à l’extérieur.

Poule 4       Racing 92 (1) – Munster (3)                   39 – 22
                 Ospreys (4) – Saracens (2)                 15 – 22

Les Sarries sur la bonne voie

Avant même que le Munster soit éliminé, les Saracens avaient assuré leurs chances en disposant difficilement des Gallois, à l’extérieur.

Les tenants du titre joueront donc un huitième de finale, chez eux, face au Racing qui, lui, y bataillera pour un quart à domicile. Un match, à la saveur de phase finale, à ne pas manquer. En tout cas, les Auvergnats auront un œil dessus, c’est sûr.

Poule 5       Connacht (3) – Toulouse (1)                   7 – 21
                  Gloucester (2) – Montpellier (4)     29 – 6

Des Cistes qui se désistent

Menant trois points à zéro à la demi-heure, les Montpelliérains ont pris l’eau une première fois en première période, résistant encore en seconde, le temps d’encaisser trois autres essais en quinze minutes pour laisser logiquement le match aux Anglais de Gloucester, désormais seuls en lice (avec le point de bonus) pour viser une place de meilleure deuxième dans cette poule.

Encore leur faudra-t-il battre les Toulousains à Ernest-Wallon.

Quant aux Montpelliérains, leurs chances étaient déjà illusoires avant ce match, maintenant elles sont définitivement nulles, comme pour le Connacht.

  (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

En ce qui concerne la Challenge Cupvous trouverez également tous les résultats sur le site officiel de l’EPCR.

Toulon et Bordeaux, toujours invaincus, s’imposent et se qualifient pour les quarts de finale.

Castres et Pau l’emportent et joueront leur qualification la semaine prochaine.

Bayonne gagne pour l’honneur mais c’en est fini pour les Basques comme pour Brive, Paris et Agen, une nouvelle fois défaits ce week-end. 

  

La semaine prochaine…

Il n’en restera que huit !

On connaît les cinq premiers qualifiés : Leinster, Exeter, Toulouse, le Racing 92 et Clermont, dans l’ordre des mieux classés pour disputer un quart à domicile.

Reste les trois meilleurs deuxièmes à départager entre Glasgow, Northampton, Gloucester, Saracens et Ulster, les derniers ayant les faveurs des pronostics. Pas de quoi se réjouir à les recevoir en quart.

Si la logique est respectée, on risque de se retrouver avec le tableau suivant :

Leinster – Northampton
Exeter – Saracens
Toulouse – Ulster 
Clermont – Racing 92 (ou l'inverse)

À suivre*  à partir de samedi 18 janvier :

  • Lyon – Northampton, 14h (poule 1)
  • Trévise – Leinster
  • Harlequins – Clermont, 16h15 (poule 3)    -> FR2
  • Ulster – Bath
  • Exeter – La Rochelle, 18h30 (poule 2)
  • Sale – Glasgow

Puis dimanche 19 janvier :

  • Saracens – Racing 92, 14h (poule 4)
  • Munster – Ospreys
  • Toulouse – Gloucester, 16h15 (poule 5)    -> FR2
  • Montpellier – Connacht

S’agissant de la Challenge Cup et les 8 autres clubs du TOP 14, veuillez consulter le site officiel de l’EPCR qui vous en détaillera le programme.

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de BeIn Sports

 

Du côté du TOP 16 féminin, c'est la trêve hivernale jusqu'au 22 mars 2020. 

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09 janvier 2020

De quoi j'me mêle ! - 42 de fièvre...

Ce n’est pas la jeunisse, non !

Liste 42 joueurs 2020

Ce matin, le rugby français s’est levé avec le front brûlant, prêt à endurer une maladie qui ne le lâche pas depuis le désastre Saint-Andresque, à savoir :

Repartir de zéro, encore et toujours !

Pour la troisième fois, donc, après le projet ambitieux de Novès mort-né, ou tué dans l’œuf par son propre père, dans le nid de la FFR, puis l’épopée de la coupe du monde menée par un autre pépé, qui n’a su donner voix au chapitre qu'à un nouveau quart de finale manqué, voilà qu’un duo de médecins en chef reprend en soin notre rugby malade pour le mettre d’entrée en quarantaine et le penser avec de nouvelles méthodes qui flairent bon les anciennes.

Ibanez et Galthié ont donc commencé par prendre la température de notre potentiel rugby français pour en ressortir 42 joueurs qui ont fait rougir les thermomètres de tous les tabloïds sportifs de France, à défaut d’avoir de vrais journaux spécialisés.

Mais qu’est-ce qui leur ont pris ?

Pas un trentenaire, en dehors de Le Roux, laissant de côté les Médard, Huget, Guitoune, Lopez, Machenaud, Doumayrou, Lauret, Slimani de la dernière croisade à la quête du graal. Moyenne d’âge 25 ans.

Pas de quoi en faire une jeunisse, à une ou deux exceptions près !

Car se priver de la fougue d’un Médard pour lancer des jeunes à l’attaque, comme cela a fonctionné au Japon, ou de l’expérience d’un Slimani en mêlée fermée, c’est un peu se tirer une balle dans le pied au prochain tournoi.

Car le problème avec cette foi maladive en la jeunesse, c’est le manque de temps de jeu ensemble, encore et encore. Là, où on a déjà sacrifié bien des matches, perdus en série, pour acquérir des automatismes, voilà que le tournoi des VI nations va faire de nouveau office de centre aéré pour jeunes bleus en manque de capes.

Les Anglais ne demandaient que ça pour se remonter le moral.

Si j’applaudis des deux mains l’intégration de tous ces jeunes, j’aurais aimé qu’ils soient encadrés dès aujourd’hui par l’expérience acquise en coupe du monde pour construire l’équipe de France de demain, les anciens cédant logiquement la place avec le temps.

Parce que le duo de toubibs ne s’est pas contenté d’écarter les trentenaires, il a aussi puni des jeunes prometteurs comme Itturia, Camara, Gabrillagues, Falgoux, Raka, Couilloud, Bezy et j’en passe.

N’allez pas me faire croire qu’ils ont sélectionné les meilleurs pour gagner le tournoi quand on sait que, rien qu’à Toulouse, Bezy fait tourner la machine à gagner quand Dupont peine à se remettre de sa blessure au dos.

Oui, Lucu, c’est super, ça fait rêver. Mais qu’est-ce qu’il a de plus qu’un Couilloud, champion du monde avec les U20, époustouflant avec le Lou et les Barbarians ? Quant à Serin, je n'en parle même plus.

Je râle, oui, parce que c’est mon rôle et j’adore ça... pisser de la ligne après avoir bu des pintes d’articles sur le renouveau du XV de France. Je ne peux pas m'en empêcher. Une fois qu'on a pissé la première, vous savez ce que c'est !

Mais au fond, je suis très heureux de cette sélection.

Car les gagnants de l’histoire, ce sont les Jaunards, quasi au complet durant tout le tournoi. Cela ne leur est pas arrivé depuis les années avant Cotter.

Autant dire que pendant les doublons, l’ASM saura faire le plein ! ... Enfin, heu... Y a intérêt !

 

Et vous, vous en pensez quoi ?

J’espère qu’avec cet article je vous aurai bien chauffés…

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05 janvier 2020

Les brèves d'Ovalie - Edition n°381

Un Bordeaux supérieur, à bonifier !

TOP 14... 13ème journée                       Bordeaux – Bayonne      22 – 3

L'UBB en route pour le Brennus !

Un cru brennusimé en 2020 ?

L’UBB, championne d’automne… la belle affaire !

La belle s’affaire surtout à bonifier son jeu pour satisfaire toujours plus un public avide de jeu plein et de victoires en décrochant fissa le précieux sésame du bonus offensif pour mieux écraser ses adversaires et garder la tête (froide) d’un TOP 14 désormais à sa botte.

Démonstration face à Bayonne.

Dès le coup d’envoi donné par les visiteurs, les hommes d’Urios descendent déjà le vert de Chaban, cul-sec, pour inscrire le premier essai sur la première relance au pied de Lesgourgues qui rebondit sur la tête de Cros pour finir dans les mains de Buros dont la course, stoppée in-extrémis devant l’en-but par la défense basque, profite à Dubié qui aplatit sur la ligne.

Sept minutes plus tard, même descente de Buros, de plus de soixante mètres, après une interception de Cros dans son camp. Mais l’ailier local est rattrapé par la patrouille, contrôlé positif à l’en-avant au départ de l’action.

Le jeu festif bordelais commence un peu à tanguer et fait des dégâts sur un plaquage à retournement de Dubié sur Rouet qui vaudra au trois-quarts centre local, beurré comme une biscotte, un petit jaune, avalé en dix minutes. Le temps pour Lafage, l’ouvreur basque, de passer les seuls points des siens, concrétisant leur seul temps fort en première période.

Car dans la foulée, c’est encore Lesgourgues qui paye son coup… de rein, ouvrant l’espace à ses trois-quarts qui décalent le ballon, en deux temps trois mouvements, sur leur deuxième ligne Douglas pour le deuxième essai maison.

Dix-minutes plus tard, le prodige demi-de-mêlée, après avoir fait manger l’herbe à ses avants pour fixer la défense bayonnaise, sert généreusement Dubié qui offre le troisième ballon d’essai à son compère au centre, Lamérat, pour le point de bonus.

Botica arrose cela d’une deuxième transformation sur trois, avant de rajouter une pénalité juste avant la pause. "À la tienne !"

Les Bordelais rentrent au vestiaire, pleins comme des coings.

La seconde période n’accouchera de rien de bon, malgré une domination des locaux dont le jeu flamboyant ne marche plus droit, à nouveau contrôlés positif à l’en-avant, à chaque coin de ruck, avec l’interdiction définitive de le conduire.

Un jeu à consommer avec modération, faut croire, pour tenir 80 minutes… comme un champion d’automne doit tenir toute une saison.

Il est là le hic de cette première partie de saison, glorifiée par un titre honorifique qui n’aura aucune valeur si L’UBB ne se bonifie pas dans la deuxième. 

Alors, ce Bordeaux 2020, sera-t-il un cru brennusimé comme en 1991 et 1969 ?

Il reste une moitié de chemin à faire. Souhaitons aux hommes d’Urios qu’il ne devienne pas un chemin de croix, à l’image de cette deuxième période.

  

Les autres matches en bref...

Agen (14) – Lyon (2)                                12 – 13

Le Lou s’en sort bien

Absent des débats et du combat en première période, indisciplinés ou contrés, les Lyonnais encaissent deux essais pour un finalement heureux 12-0 à la pause, après un essai de pénalité agenais et un autre de Zafra.

Le retour des vestiaires leur sourira enfin, grâce à l’essai de Chiocci transformé par Wisniewski en fin de match, juste suffisant pour l'emporter d'un petit point.

Ouf ! que ce fut laborieux mais surtout cruel pour les Agenais qui ont manqué de réussite chez eux et s’enlisent au classement après neuf défaites de rang.

Toulon (3) – Castres (12)                         43 – 3

À sens unique

Dimanche, les Varois ont carrément marché sur la défense tarnaise poussée à la faute grossière qui a débouché d’entrée par deux essais de pénalité avant que Carbonel, Taofifenua, Cordon et Ikpefan ne corsent l’addition au fil d’un match à sens unique.

3 points pour le CO, à la 7ème minute et puis plus rien.

Toulon conserve sa place sur le podium avec 6 longueurs d’avance sur le septième.

Pau (10) – La Rochelle (4)                       13 – 44

Le retour en grâce de Plisson

Le nouvel ouvreur rochelais s’éclate et distribue les points et les occasions d’essais à ses coéquipiers qui se régalent à ses côtés. Lavault, Vito, Sinzelle et Aguillon quand l’ex-parisien ne marque pas lui même.

Les Palois ont fait les frais d’un collectif maritime qui les a submergés jusqu’à sombrer une quatrième fois à domicile, malgré l’essai de Marques juste avant la pause.

La Rochelle s’installe dans le TOP 6 et peut voir 2020 avec sérénité maintenant qu’elle ne joue plus l’Europe. Mais attention à la période du tournoi, Galthié pourrait bien lui piquer ses vedettes, et pourquoi pas un retour de Plisson en Bleu.   

Racing 92 (5) – Clermont (8)                  27 – 19

La tête à l’Europe

Les deux équipes avaient fière allure sur le papier, leur jeu beaucoup moins sur le pré synthétique, pourtant propice au spectacle.

Clermont n’y était pas en première période et le Racing a pris les intervalles béants que son adversaire lui a laissé, Tameufina puis Thomas, faciles sur un ballon porté (même si celui-ci ne touche jamais le sol) puis sur un Raka mystifié. Au retour des vestiaires, Laidlaw laissait Iribaren partir seul à l’essai derrière une mêlée, avant que le buteur écossais ne punisse l’indiscipline locale pour faire revenir son équipe dans la partie, enfin, grâce notamment à un essai transformé de Penaud.

Mais l’envie et l’adresse des Jaunards, époustouflantes en coupe d’Europe, n’y étaient pas, comme si les têtes étaient déjà au Michelin pour la finale qui les attend contre l’Ulster, samedi prochain.

En attendant, moi j’y étais, au stade de l’Arena, avec la rage en dedans, ô pas tant pour la récurrente partialité de monsieur Cardona, mais pour l’accueil et l’organisation qui ont été en dessous de tout. On est entrés après 7 minutes de jeu, après que trois pauvres employés à l’entrée ont fini de palper des milliers de spectateurs. Quant à l’ambiance sonorisé pendant le match… au secours ! On ne peut pas dire que le DJ avait l’oreille musicale des bandas qui faisaient, elles, leur job.

Triste rugby à Nanterre. Plus jamais ! même pour y voir le Racing éteindre le Munster dimanche et devoir y revenir en quart de finale au printemps.

Montpellier  (6) – Brive (9)                     29 – 26

Indiscipline indiscipline !

Que ce soit du côté briviste, d’abord, ou montpelliérain, ensuite, l’indiscipline aura été le facteur X d’un match qui a accouché de plus de pénalités que d’actions d’essais.

Les Coujoux marqueront les premiers et les derniers, en fin de chaque période, par Scholes et Laranjeira, tandis que les locaux devront employer la force de leurs avants pour fixer la défense briviste et libérer des espaces à Bouthier et Darmon, ce dernier ayant fait oublier la blessure de Nadolo en début de match.

Brive arrache un bonus défensif sur le gong, mais aurait aussi bien pu repartir avec la victoire. Les Boks du MHR ont beau être champions du monde, pour certains, cela ne se voit pas sur le terrain.

Stade Français (13) – Toulouse (7)         30 – 18

Jean Bouin s'offre le champion

Qui aurait cru que ce vieux Clasico allait relancer la lanterne rouge ?

Menés 6-0, un drop de Sanchez a suffi pour sonner la révolte des Parisiens dans leur antre, faisant alors la course en tête avec un premier essai de Macalou. Deux suivront au retour des vestiaires, en moins de deux minutes, par Fickou puis à nouveau Macalou (très en vue, de quoi séduire Galthié), pour mener 27-6.

Enfin, à l'heure de jeu, les Toulousains ont fait entrer leur banc, un coaching payant avec des avants plus conquérants. Un premier maul écroulé illicitement leur vaudra un essai de pénalité, un second réussi enverra Kolbe derrière la ligne, privant définitivement les locaux du point de bonus offensif.

Toulouse, sans le moindre point ramené de la capitale, sort du TOP 6.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

La semaine prochaine…

La coupe d’Europe peaufine ses quarts...

On sait que le Leinster et Exeter sont d’ores et déjà qualifiés, Montpellier, La Rochelle, les Ospreys, Bath et les Harlequins éliminés.

Clermont et le Racing jouent chacun une finale pour un quart à domicile, quand Toulouse peut se permettre un faux pas avant sa réception de Gloucester.

Quant au Lou, il doit espérer un miracle à Dublin pour avoir une nouvelle chance d’espérer.

Au programme*  à partir de vendredi 10 janvier :

  • La Rochelle – Sale, 20h45 (poule 2) 
  • Glasgow – Exeter (sam 16h15)

Puis samedi 11 janvier :

  • Clermont – Ulster, 14h (poule 3)
  • Bath – Harlequins (ven 20h45)
  • Connacht – Toulouse, 16h15 (poule 5)      -> FR2
  • Gloucester – Montpellier, 18h30 (poule 5)  

Enfin, dimanche 12 janvier :

  • Leinster – Lyon, 14h (poule 1)
  • Northampton – Trévise (même heure)
  • Racing 92 – Munster, 16h15 (poule 4)       -> FR2
  • Ospreys – Saracens (sam 14h)

 

S’agissant de la Challenge Cup et les 8 autres clubs du TOP 14, veuillez consulter le site officiel de l’EPCR qui vous en détaillera le programme.

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de BeIn Sports

 

Du côté du TOP 16 féminin, c'est la trêve hivernale jusqu'au 22 mars 2020. 

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30 décembre 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°380

D'un ennui sans faim...

TOP 14... 12ème journée              Toulouse – Toulon      13 – 13

Carbonel pour Bezy, Bez... zzz...

La poisse, ce nul !

Avec la pléthore de vedettes internationales dans chaque équipe, on pouvait s’attendre à mieux comme match.

2 champions du monde (Etzebeth, Savea), 15 Bleus et 23 champions de France n’ont pas réussi à débloquer le jeu, ni ma mâchoire, coincée dans un bâillement de quatre vingt minutes.

Bezy pour Serin. Serin pour Holmes. Holmes pour Carbonel. Carbonel pour Bezy. Béz… zzz... zzz… zzz...

D’un jeu au pied de pression à un autre d’occupation, j’ai fini par changer de chaîne et voir si en passant par le film le « Prestige » de Nolan, ça n’allait pas aider les créateurs des deux équipes à un tour de prestidigitateur.

Et figurez-vous que cela a fonctionné par deux fois.

Au bout d’un quart d’heure, derrière une touche toulousaine, Bezy bluffait la défense varoise par un tour de passe-non-passe, s’infiltrant dans un intervalle pour échapper à Carbonel et aplatir près des poteaux.

En seconde période, ensuite, c’était au tour de Carbonel de se faire la malle dans la défense toulousaine sur un tour de passe-passe de Serin, cette fois, et s’extirper des plaquages successifs (mais sans succès) de Huget et N’Tamack pour aplatir exactement au même endroit que Bezy en première période.

Et puis, que dire du reste de la rencontre ? Ça n’a été qu’un combat des nerfs pour tenter de décrocher cette p… de mâchoire !

Bezy pour Serin, Serin pour Holmes, Holmes pour Carbonel, Carbonel pour Béz… zzz...

Hein, quoi ? Dupont a fait son retour ? Bezy est sorti, Serin et Carbonel aussi ?

La belle jambe... et les beaux coups de pied aux culs qui se perdent !

Un ennui jusqu’au-boutiste qui a fini par un duel entre buteurs, Belleau répondant à Ramos, coup pour coup, un raté chacun, pour un match nul au final logique.

Quoi que, Toulon aurait pu avoir plus de réussite dans ses initiatives plus tranchantes. Les hommes de Collazo enchaînent leur septième match sans défaite (coupe d’Europe comprise) et ne devraient pas perdre de si tôt... leur place sur le podium.

Et dire que j’avais mis tous les espoirs de mes brèves sur ce match, sans avoir vu les autres… enfin, si… Clermont.

Mais là, rien que d’y penser j’ai les nerfs qui tirent sur la pelote.

  

Les autres matches en très bref, alors...

Pau (10) – Bordeaux (1)                         23 – 27

UBB en patronne

Si on avait encore des doutes, les voilà de nouveau levés.

L’Union bordelaise est bien la patronne de ce TOP 14. Au stade du Hameau, Elle a maîtrisé son sujet jusqu’au bout pour l’emporter avec quatre essais (Higginbotham, doublé de Cordero et un essai de pénalité) contre deux seulement pour les locaux (Pinto et Ramsay).

Les Palois ont néanmoins arraché le point en plus du bonus défensif sur la sirène.

Lyon (2) – Bayonne (11)                         52 – 9

Le Lou n’est pas en reste

Bien que les Basques aient résisté en première période, encaissant seulement deux essais (Sobela, Ngatai), la seconde a été un ras de marée qui ne leur laissé aucune place dans un jeu à sens unique.

Barassi, Roodt, par deux fois, Cretin et Buttin montaient à l’abordage jusqu’à ce que l’Aviron sombre complètement.

Qu’il semble déjà loin le début de saison flamboyant de Bayonne avec Agen et Paris dans le rétroviseur.

La Rochelle (5) – Agen (13)                   40 – 8

BOxing day à la rochelaise

Marcel-Deflandre a célébré comme il se doit le Boxing Day d’entre réveillons avec un bonus et un jeu offensifs à la clé.

Plisson et Rattez ont ébloui ce match de leurs classes, le premier par sa vista retrouvée, le second par sa finition hors pair participant au festival d’essais de son équipe (Bosch, Favre, Tirefort, Aguillon, Gourdon).

Les Maritimes s’installent dans le TOP 6 quand Agen n’est plus qu’à une longueur de la lanterne rouge.

Clermont (6) – Castres (12)                   39 – 22

Je ne préfère rien dire

Deux mi-temps, deux équipes, deux matches, comme d’hab… et puis y a ma tête de Turc. Ce Kockott… une tête à claques à qui… bah, on n’a pas le droit de mettre des claques.

Une victoire de Clermont tout de même… mais sur quarante minutes. Et ça m’énerve !

Brive (9) – Racing 92 (7)                      20 – 44

Iribaren-Russel, trop forts !

Les Coujoux n’ont rien pu faire face à la machine à jouer francilienne menée de mains de maîtres par sa charnière. Six essais encaissés (Russel, Dupichot, doublé de Chat, Thomas et Dulin) contre deux marqués (Doge et Johnston).

Une première défaite à domicile pour Brive qui ne présage rien de bon pour 2020. La bataille pour le maintien est lancée.

Montpellier  (8) – Stade Français (14)   20 – 20

Paris s'accroche

Le MHR s’en sort bien malgré ce nul à domicile car les Parisiens auraient pu repartir avec les quatre points de la victoire. Un match engagé qui a laissé les deux équipes dos à dos, après l’égalisation de Segonds pour Paris à cinq minutes du terme.

Le Stade Français n’est plus qu’à un point d’Agen et sept du maintien.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

La semaine prochaine…

2020 nous délivre le champion d’automne.

Pour la dernière journée des matches aller du TOP 14, Bordeaux et Lyon vont se défier à distance pour le titre honorifique de champion d’automne, chacun loin de ses terres.

Ce qui pourrait bien faire les affaires de la lanterne rouge parisienne si elle arrivait à se défaire d’un champion de France irrésistible, surtout à Jean Bouin.

Au programme* le samedi 4 janvier :

         Agen – Lyon, à 15h30

         Racing 92 – Clermont, à 17h45

         Bordeaux – Bayonne, à 20h45

         Montpellier – Brive, à 20h45

         Pau – La Rochelle, à 20h45

Puis dimanche 5 janvier :

         Toulon – Castres, à 18h

         Stade Français – Toulouse, à 21h

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du TOP 16 féminin, c'est la trêve hivernale jusqu'au 22 mars 2020. 

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23 décembre 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°379

Ibou... dans le noir et la lumière

TOP 14... 11ème journée              Castres – Lyon      29 – 12

Hommage vibrant rendu à Ibou !

Nuage de maux

Hommage – VibrantIbrahim Diarra – Flanker – RacléeChapeau de roue Sept minutesPalisLeader impuissantCouilloudBlesséJeu stérileNgatai5-3 Quarante minutes RuckCombezouPar-dessusIllégalconfusion arbitralePauseKockottRetour galvanisé – Bonus offensif – Wisniewski – Pénalité – Coupure électricitéCGTDans le noirDropUrdapillettaLOU
Dans le dur – Dernières minutes – Énergie – Derrière cocotteJennekerFestivalQuatre essais – Dernier baroudVain – Lyon – VaincuCastresVainqueur

Ibou – À l’honneur – Retour en lumièreAux portes du TOP 6.

  

Les autres matches en bref...

Bordeaux (1) – La Rochelle (9)             20 – 15

Jalibert, nouveau leader

Sous la pluie, dimanche, Jalibert a mené les siens à la victoire, dans la difficulté mais avec la maîtrise au pied, et dans la tête, trouvant la faille dans les dernières minutes pour débloquer un jeu stérile et offrir le seul essai de la partie à Ravai.

Plisson avait pourtant répondu, aussi parfaitement sous sa botte, dans son retour en grâce avec les Maritimes, jusqu’à égaliser à 15 partout à l’heure de jeu.

Mais le vrai patron, au poste d’ouverture, c’est Jalibert. Et même en Bleu… Que N’Tamack et Lopez se le tiennent pour dit !

Bordeaux prend les commandes du TOP 14 et pourrait bien les conserver à Pau dimanche prochain.

Toulon (3) – Clermont (7)                     41 – 19

Etze… bête !

C’est vraiment trop bête, oui, de voir Lopez dès la 3ème minute, offrir un cadeau de bienvenue au néo-champion du monde, tout fraîchement débarqué dans la rade, pour son premier essai.

Mais c’est encore plus con de ne pas voir les Jaunards avec la moindre velléité offensive, décuplée en coupe d’Europe, quand les Toulonnais n’ont eu qu’à dérouler le tapis du bonus offensif en une mi-temps, Heem, Gigashvili et Kakafia traversant la défense auvergnate comme dans du beurre.

Falatea, Penaud et Marrick sauveront les apparences, côté  clermontois, quand Hériteau (grand espoir français) et un essai de pénalité saleront un peu plus l’addition. Mais qui cela étonne encore du côté des supporters en Jaune et Bleu.

Toulon monte sur le podium et, pour la première fois, depuis sa défaite à Barcelone en 2016, a retrouvé une vraie équipe, mêlant jeunes et vieux briscards (Etzebeth, Parisse…) avec le même goût de jouer. Bravo !

Agen (13) – Toulouse (4)                       8 – 13

N’Tamack maître sous la tempête

Le derby garonnais s’est déroulé sous un déluge, non d’actions et d’essais, mais bien de vent et de pluie incessants, qui ont obligé les deux équipes à jouer de pragmatisme et du pied pour surprendre l’autre.

Et ce sont les Agenais qui ont pris le meilleur du rebond du ballon capricieux sur les visiteurs, avec un essai de Decron au bout de vingt minutes, pour mener 8-0.

Mais ce sera tout pour les locaux qui laisseront à N’Tamack le loisir de ramener son équipe à deux points à la pause et de trouver l’ouverture de l’essai toulousain, par une passe au pied millimétrée pour Bonneval, malgré l'intervention de la CGT Energie qui les a, là aussi, tous plongés dans le noir.

Une bonne affaire pour Toulouse qui reste à l’affût de ses prédécesseurs à la quatrième place. Les Rouge et Noir recevront ceux de la rade pour un finish du Boxing day qui devrait être spectaculaire, dimanche soir. On l’espère.

Racing 92 (10) – Montpellier (5)           29 – 25

Des Ciel et Blanc pas convaincants

Une nouvelle fois, le Racing a failli laisser la victoire à son adversaire dans son antre parisien.

Heureusement que les Montpelliérains ont mal entamé la partie, laissant aux locaux une marge suffisante pour l’emporter sur le fil.

Dupichot, puis Vakatawa, chaque fois à l’entame de chaque période, ont donné de l’air aux Racingmen, quand Aprasidze, Sefontein puis Bouthier ont fait le jeu des Héraultais, pour revenir à un petit point à l’heure de jeu. En vain, car Iribaren sauvait les siens d’une dernière pénalité, leur assurant une courte victoire.

Un point pris tout de même par le MHR qui reste serein dans le TOP 6.

Bayonne (8) – Brive (6)                         6 – 6

Et Laranjeira...

Dans un non match, à cause des conditions météo catastrophiques, les Corréziens ont attendu patiemment leur heure, à la dernière minute, pour égaliser par leur arrière et buteur.

Les Basques, n’ont jamais réussi à passer le rideau de pluie et de la défense coriace des Coujoux qui se sont bien arrangé des deux points du match nul.

Stade Français  (14) – Pau (12)              21 – 18

Smith voit rouge

Contrairement à la première de Etzebeth à Mayol, Ben Smith a complètement manqué la sienne à Jean-Bouin, sorti à la 50ème minute pour un coup de coude.

Pourtant les Palois avaient surpris les Parisiens dès l’entame, par Fisi’ihoi, menant 11-0 avec les pénalités passées par Hastoy. Mais la réaction des locaux, juste avant et après la pause, par Coville, puis Bethune, ont permis au Stade Français de repasser devant et de gérer la seconde période par le pied de son ouvreur, Segonds, après l’expulsion de la star néo-zélandaise.

L’essai en fin de rencontre de Rey ne suffira pas aux visiteurs pour inquiéter les Parisiens, qui avaient besoin de cette victoire pour relancer leur saison et leur maintien.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

La semaine prochaine…

Canal nous offre son Boxing Day !

Le week-end entre Noël et le réveillon, comme chaque saison, Canal+ diffuse deux jours de rugby non-stop, du samedi 14h au dimanche 23h.

C’est cadeau, pas sûr que le spectacle soit au rendez-vous, car du rugby non-stop au non rugby du TOP 14, il n’y a qu’un faux pas ou une impasse.

Au programme* le samedi 28 décembre :

         Lyon – Bayonne, à 14h

         Brive – Racing 92, à 16h

         Montpellier – Stade Français, à 18h

Puis dimanche 29 décembre :

         La Rochelle – Agen, à 14h45

         Pau – Bordeaux, à 14h45

         Clermont – Castres, à 18h

         Toulouse – Toulon, à 21h

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du TOP 16 féminin, c'est la trêve hivernale jusqu'au 22 mars 2020. 

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