L E S B R E V E S D O V A L I E . C O M - l'Hebdo du Rugby par Antonio -

20 septembre 2020

Les brèves d'Ovalie - Edition n°397

Kolbe or not Kolbe...

CHAMPIONS CUP... Quarts de finale           Toulouse – Ulster      36 – 8

Kolbe, le petit prince précieux de Toulouse

Là, n’est plus la question !

Loin du monologue défensif de l’athlète du rugby moderne, à mourir d’ennui, le prince champion du monde, sous son petit mètre soixante et onze, nous a offert un récital offensif bien plus théâtral.

Des crochets, intérieur-extérieur, dévastateurs, décrochant un à un ses adversaires, des accélérations fulgurantes les laissant sur place, et des finitions étincelantes dans des trous de souris.

Avec ses tchik tchak époustouflants, il est à lui tout seul le chic choc du rugby par excellence, le rugby comme on l’aime. Et on en redemande.

Qu’à cela ne tienne, après une première tirade, dès la deuxième minute, l’ailier toulousain répliquait juste avant la pause avec le même brio sous les applaudissements nourris du théâtre d’Ernest Wallon.

15-3, à la pause, après une pénalité de Ramos (pas en veine au pied), contre une de son homologue irlandais, Cooney, la seule satisfaction du côté de l’Ulster.

Car les Nord-Irlandais n’ont pas montré grand chose dans cette rencontre, perturbés par la sortie prématurée de leur maître à jouer, Burns, obligeant à réorganiser leur ligne d’attaque qui restera moribonde tout du long, en dehors de l’essai de consolation du même Cooney, en fin de match.

La seconde période a donc poursuivi le récital de Kolbe par une valse des trois-quarts toulousains, dans le tempo de leurs offensives, en trois temps.

D’abord, Guitoune, s’offrant une envolée dans la défense adverse, puis remontant le terrain en même temps que son short afin d’offrir, sur un plateau, l’essai à Dupont. Jubilatoire !

Ensuite, Huget, relançant un dégagement irlandais, pour servir Ahki, le perforateur infatigable de cette ligne d’attaque, qui mystifiait les défenseurs par un jeu au pied parfait, le long de la touche, et s’arrachait au bout pour le quatrième essai maison. Prodigieux !

Ramos, enfin, bénéficiant d’une nouvelle offrande de Guitoune, après une percée fulgurante du centre toulousain, pour inscrire le cinquième et dernier essai de ce festival de ballons.

Quelle démonstration !

Et quelle diction de ce rugby aux automatismes écrits sur mesure et orchestrés par une charnière N’Tamack-Dupont en chefs magistraux pour que tout sonne parfaitement juste.

C’est pas du Shakespeare, non, c'est du French-Flair !

Les champions de France ont toutes les chances de décrocher une cinquième étoile à leur palmarès s’ils poursuivent ce rugby-là, avec la même réussite et le même panache, même en se déplaçant à Exeter pour la demie.

 

Clermont – Racing 92                 27 – 36                      

Parra, Azéma, même (non) combat

Parra : « C'est une déception, mais sur le match, il n'y a pas photo. On était face à une belle équipe du Racing qui nous a pris sur les fondamentaux, le rugby pur, le combat, l'agressivité, la conquête, la discipline. On a fait trop de fautes pour espérer, on démarre trop mal le match. »

Bah oui, puisque Bezy était resté sur le banc avec l’envie et les fondamentaux. Alors forcément la « belle équipe » s’est fait la belle en une mi-temps, en deux temps et deux beaux mouvements (les seuls) concrétisés par Dupichot (4è) et Trinh Duc (39è), le reste c’est Iribaren qui s’est chargé de botter le cul à l’indiscipline clermontoise, avec un jeu plus pragmatique que débridé.

25-8 à la pause, le match semblait plié.

Azéma : « On a senti qu'il y a un écart entre la maîtrise affichée par le Racing 92 et nous, qui avons fait preuve d'inconstance et de fébrilité. Ça s'est vu sur la première mi-temps. Où le Racing n'a rien fait de magique, mais avait un jeu précis, bien fait. On a payé cash nos erreurs, qui ne sont pas dramatiques, mais un hors-jeu qui te ramène derrière ta ligne, un ballon perdu... L'enchaînement de ces fautes-là a fait gonfler le score. Mais on n'a jamais baissé les armes. Jusqu'à la dernière minute on a essayé de produire, de jouer, de remonter. Si on avait lâché, on en aurait pris 60. Ils ne nous ont pas laissé l'opportunité de nous exprimer et nous ont étouffés en permanence. On a été trop sanctionnés pour espérer les faire douter. On ne va pas se plaindre d'avoir joué ce match ce soir. Mais on n'est pas prêt à maîtriser notre jeu, dans tous les domaines, de A à Z. Ça arrive trop tôt pour nous. »

Tout va bien, donc, quatre essais en trompe-l’œil, dans un match brouillon (des deux côtés), des Racingmen très agressifs mais bien moins flamboyants que contre Montpellier la semaine dernière, avec un Russel plus en retrait.

Dix penal-touches pour structurer un maul maison et aboutir à un essai laborieux de Falgoux en première période, alors qu’il y avait mieux à faire, en prenant les points pour relancer derrière la machine des trois-quarts qui n'attendaient que ça. Mais le but, c'était pas le pied fort des Parra et Lopez, fallait croire samedi après-midi.

Pourtant, avec Bezy, en seconde période, Fofana, Matsushima, Penaud, les trois-quarts se sont senti pousser des ailes et y sont allés chacun de leur essai. En trompe-l’œil, je disais, sous les yeux médusés du Michelin au trois-quarts vide, comme le jeu sur sa pelouse, transformée en radeau de 31 naufragés, Monsieur Poite compris, parce que j'ai pas toujours tout compris.

Le Racing a gagné, sans éclats, par la force de son pack et des choses. Il fait surtout la meilleure affaire du week-end car, deux heures avant, outre Manche, les Sarries leur avaient offert une demie à domicile.

Quant aux Jaunards, circulez, y a plus rien à voir… avec le rugby d’avant !

 

Les autres matches en bref...

Leinster – Saracens                  17 – 25                      

La surprise du chef !

Très forts physiquement, les Saracens se sont imposés sur la pelouse du Leinster, samedi à Dublin. Avec une première période de très haut niveau, et malgré un petit coup de moins bien dans le second acte, les champions d'Europe en titre ont fait preuve de beaucoup de réalisme. (L’Equipe)

Même relégués en deuxième division anglaise, les Saracens restent les Saracens et les impacts risquent de faire très mal sur le synthétique du U Arena, samedi prochain.

Exeter – Northampton             38 – 15                       

Logiquement

C'est bien à Sandy Park que les Toulousains iront chercher une place en finale, chez des Anglais qui ont démontré qu'ils maîtrisaient toujours aussi bien leur rugby, disposant facilement de leurs compatriotes de Northampton, revenus brièvement à 14-10 avant de s'effondrer avec cinq essais dans la musette contre seulement deux inscrits.

 

La Challenge Cup en bref...

Toulon – Scarlets                      11 – 6                        

C'était juste

Sans réussite en première période, les Toulonnais rentraient aux vestiaires avec deux coups de pied au cul par leur ancien botteur, Halfpenny (0-6).

Sans éclats en seconde, les varois revenaient sur le pré avec de meilleures intentions et un Carbonel décisif pour la mini remontada et le seul essai du match signé Parisse.

Pas de quoi exulter en tribune. Si, quand même, car Toulon est en demie et devra sans doute mieux faire pour amadouer les Tigres du Leicester, qualifiés sans combattre.

Leicester – Castres                   Leicester sur tapis vert !                 

Covid 19 – Castres 3

Les 3 cas de Covid-19 auront suffi pour empêcher les Tarnais de traverser la Manche et donc de disputer leur quart de finale.

Alors que rien n’était stipulé dans son règlement pour un tel cas, l’EPCR a pris la décision de ne pas reporter le match, et du (sale) coup, de donner la victoire aux Anglais qui auront, eux, le droit de jouer la manche des demies à Toulon.

Bordeaux – Édimbourg            23 – 14                      

Une première demie historique

En moins de dix minutes, les Bordelais ont pris les commandes de leur quart en concrétisant deux essais par Cordero puis Dubié. Ils ont roulé avec prudence et maîtrise, jusqu’à la 53ème minute, encaissant le seul essai écossais.

Puis s’en est suivi une longue et pénible ligne droite, interminable, en sous régime, avec des fautes au sol, des trous dans les automatismes et des Écossais dans le rétroviseur, à dix minutes du terme. Heureusement la maladresse des visiteurs aura eu raison de leurs occasions de revenir au score.

Bordeaux a eu chaud, pas sûr que les hommes d’Urios auront la même chance chez les Ours de Bristol, à l’appétit féroce, pour leur première demie européenne.

Bristol – Newport                     56 – 17                      

Des ours affamés

Sous le sifflet de Monsieur Raynal, les Bears anglais n’ont fait qu’une bouchée des Gallois qui ont bien tenté de résister en première période avec deux essais mais se sont complètement effondrés en fin de rencontre en encaissant trois essais en cinq minutes pour corser l’addition à sept.

  

La semaine prochaine…

Des demies en mini-Crunchs

Les demi-finales des coupes d'Europe nous offriront de belles oppositions entre Anglais et Français dans chaque affiche, deux de chaque côté de la Manche.

Ça promet !  

 

Au programme* dès le vendredi 25 septembre :

         Bristol – Bordeaux, à 20h45

Puis samedi 26 septembre :

         Racing 92 – Saracens, à 14h

         Exeter – Toulouse, à 16h30

         Toulon – Leicester, à 21h

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de BeIn Sport et France TV

 

Du côté du TOP 16 féminin

Retrouvez les résultats et le calendrier de la phase régulière sur :

 >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

(Tout est déjà joué, y a qu’à regarder les scores. Moi j’attends que le niveau s’élève avec les phases finales)

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13 septembre 2020

Les brèves d'Ovalie - Edition n°396

L'art de pisser dans un violon...

TOP 14... 2ème journée                        Racing 92 – Montpellier      41 – 17

Le Racing facile !

Chronique d’une « cystite » chronique.

Tandis que les Racingmen ne se sentent plus pisser, depuis leur victoire à Lyon, arrosant à tout-va un jeu puissant et précis entre les mains du stratège écossais, Russel, marchant littéralement sur l’eau, encore ce vendredi soir…

Les Montpelliérains, eux, n’en finissent pas de pisser dans un violon.

Car les Cystes héraultais, à la fleur blanche sur leur tunique, étaient à l’origine de robustes méditerranéens qui enchantaient les stades en garrigue de bord de mer.

Oui, mais voilà, depuis l’arrivée de monsieur Altrad, dont la folie des grandeurs n’a d’égale que sa fortune, les robustes arrivent désormais d’Afrique du Sud, plus costauds et impressionnants à l’impact, mais qui enchantent moins que les cigales du coin.

Résultat : après chaque rapport rugbystique, c’est la « cystite » !

Cette inflammation de la cohésion d’équipe qui se manifeste par des frictions fréquentes et douloureuses dans les vestiaires, et la présence de déchets dans les automatismes.

Et ça fait mal !

Vendredi soir, à y regarder de loin, on aurait pu croire, aux couleurs des maillots, que les Pumas recevaient les Wallabies au stade U Arena de Paris-La-Défense.

Le spectacle aura été a sens unique.

Si, côté ciel-et-blanc, on a pu voir la patte argentine d’un Imhoff sur la conclusion du deuxième essai, côté jaune-orangé, on n’a rien vu d’un semblant de rugby australien, pas même de l’ouvreur champion du monde sud-africain, Pollard, blessé au début du second acte (lors d’un plaquage mal négocié sur Chouzenoux, fraîchement entré).

Ça n’a pas été le cas de la perle écossaise, Russel, qui a époustouflé la salle de spectacle parisienne par ses accélérations et ses inspirations, à couper le souffle de ses adversaires comme du public, enchanté.

L’ouvreur du Racing, très en jambes, nous a gratifié de sa vista ébouriffante, en deux minutes, avec deux magistraux coups de pied par-dessus pour les essais de Vakatawa (46è) et Claassen (48è), au début de la seconde période. Pour le reste des essais, en début et fin de premier acte, par Baubigny (11è) et Imhoff (40è), les Racingmen ont fait parler la puissance de leur pack et les jambes de leurs arrières avec une passe au cordeau de Kurtley Beale pour son ailier argentin, menant 31-3 à l’heure de jeu.

Du côté des Cystes, il a fallu attendre l’expulsion définitive de Beale (pour avoir percuté à la tête Arthur Vincent) pour qu’ils oublient leur « cystite » et mouillent enfin le maillot, en exploitant leur supériorité numérique. C'était chose faite, grâce à deux essais, par Van Resburg (64è) et Reinach (74è), obligeant les locaux à se remobiliser à quatorze pour récupérer le bonus offensif, sur le fil et tout en puissance, par le pilier entrant, Kolingar.

Mais que ça a fait mal, tout du long, à essayer de distiller des ballons, sans se brûler les occasions par un nombre de fautes incroyable.

19 pénalités ! Une indiscipline record du MHR…

qui montre son faible débit de jeu actuel le condamnant à subir et défendre, sans jamais aller au bout d’une miction… euh d’une action digne de ce nom.

Les Héraultais feraient bien de consulter vite pour soigner le mal chronique dont ils souffrent depuis cette finale perdue en 2018, car il leur faudra une bonne paire de couilles pour jouer dans la cour des grands et espérer pisser plus loin que les cadors.

Quant au Racing, il n’a jamais été aussi en forme que ce début de saison !

Le nouveau leader du TOP 14 compte bien exploiter cette dynamique dans son quart de finale européen avec de réelles ambitions… Jaunards, vous êtes prévenus !

 

Les autres matches en bref...

Pau (2) – Agen (12)                           33 – 23

Le Pau d’échappée belle

Les bourreaux des Héraultais, la semaine passée, poursuivent leur parfait début de saison, emmenés par leur charnière décisive.

Dès la troisième minute, l’ouvreur palois, Halstoy, exploitait un ballon perdu par les Agenais, pour le pousser jusque dans l’en-but sur une course de quarante mètres et inscrire le premier essai maison. 25 minutes plus tard, Le Bail jouait rapidement une pénalité et permettait à Puech de doubler la mise.

Mais l’indiscipline locale, sous la pression et la fougue agenaises, pourtant en infériorité numérique, permettait aux visiteurs de recoller au score, sous la botte de Lagarde, pour n’être menés que 17-15 à la pause.

Dès le retour des vestiaires, c’est encore la mêlée paloise, comme la semaine passée, qui va faire la différence et obtenir un essai de pénalité, celui du bonus offensif. Mais les fautes et les cartons seront pour les locaux cette fois laissant les Agenais dans le match, avant de creuser l’écart en infériorité numérique et passer deux pénalités par Halstoy, le meneur de cette équipe et éviter que les visiteurs ne créent au Hameau la surprise, avec leur seul essai en fin de match (par Tolot), mérité, tant ils sont allés le chercher.

Les locaux auront beau se démener, ils ne récupèreront jamais leur bonus offensif, préférant sécuriser d’abord la privation d’un bonus défensif au Agenais. L’essentiel était là, une seconde victoire et une seconde place au classement, derrière le Racing.

Toulouse (4) – La Rochelle (9)         39 – 23

La maîtrise toulousaine, la finition Kolbe

Le Stade Toulousain a montré beaucoup de maîtrise et de sérénité dans son jeu avec une efficacité au bout (sur son aile) qui s’appelle Kolbe, auteur d’un doublé, quand Ramos s’est chargé des points au pied, tout aussi précieux sous la menace des Maritimes, loin d’être manchots et seulement spectateurs, avec l’essai de Bourgarit (20è). Et ça fait 20-10 à la pause.

La seconde période ne sera pas folichonne mais tout aussi maîtrisée par les Toulousains qui accuseront le coup après l’essai de Leyds, voyant revenir sur eux des visiteurs ambitieux avec un dernier coup de pied de Plisson les ramenant à trois longueurs. Mais l’efficacité sera à nouveau au rendez-vous avec un troisième essai de Guitoune, récompensant la patience des Stadistes une fois encore.

Ce Toulouse-là ira loin en Coupe d’Europe et le public d’Ernest-Wallon peut être rassuré avant de recevoir les Irlandais d’Ulster dimanche.

Bayonne (11) – Clermont (3)             21 – 19

Dominer n’est pas gagner

Dès l’entame, les Bayonnais transperçaient le rideau clermontois et inscrivaient le premier essai par Boniface. Puis les Jaunards ont mis la main sur le ballon et à mal la défense locale acculée dans ses 22. Mais les Basques sortaient à chaque fois vainqueur de la bataille au sol, les visiteurs accumulant fautes et maladresses, incapables de concrétiser leur domination criante, jusque dans les dernières minutes de ce premier acte, avec, enfin ! l’essai de Lopez… même pas transformé par Parra.

Bien laborieux encore ces Clermontois !

Quand, à l’heure de jeu, Penaud s’échappait pour le second essai des siens, puis Veredamu pour le troisième, deux minutes plus tard, on pouvait croire, que le score allait faire de même et qu’enfin le jeu offensif des visiteurs serait récompensé.

Mais voilà, comme la semaine dernière face à Toulouse, les hommes d’Azéma se sont crus arrivés avant le terme et se sont relâchés encaissant deux essais en fin de rencontre pour perdre, sur le fil, un match qu’ils auraient dû tuer bien avant.

Une belle affaire pour les Basques quand les Clermontois peuvent s’inquiéter à une semaine de recevoir des Racingmen réalistes et performants dans un quart de finale de coupe d’Europe qui sent la désillusion.

Bordeaux (8) – Brive (5)                  25 – 20

Une première en demi-teinte

Bordeaux, qui a vu ses espoirs de titre s’envoler au printemps à cause d’un virus, après une saison époustouflante, faisait ses premiers pas à Chaban-Delmas, après une première journée annulée à cause de ce même virus.

Le premier acte aura été propre pour les locaux avec un Jalibert à la baguette, décisif au pied et sur le seul essai à la clé (par Cros juste avant la pause) malgré une transformation manquée. Mais les Brivistes ont su répondre aussitôt par Tirefort pour rester dans la partie en regagnant le vestiaire (14-8).

Dès le retour sur la pelouse, Jalibert délivrait une nouvelle passe décisive pour Cordero et le deuxième essai maison. Seulement, le moindre relâchement se paye cache derrière, Laranjeira enquillant les points sur les fautes girondines.

Les réactions des hommes d’Urios resteront malheureusement imprécises ou illicites (à l’image de l’essai refusé à Dubié pour une percussion au cou de Tamanivalu qui lui vaudra un carton rouge, 77è) et seule les bottes de Jalibert (51è) puis de Botica (80è) permettront aux Bordelais de respirer et rester devant malgré les coups de pied au but successifs de Laranjeira, qui avaient ramené les Brivistes à deux longueurs à dix minutes de la fin.

Une première difficile, donc, pour les ex-leaders de l’édition précédente qui auront souffert pour mettre en place leur jeu offensif si fluide et efficace avant la trêve Covid. Quant aux Coujoux, ils confirment leurs bonnes préparation et intention dans ce championnat.

Castres (10) – Stade Français (7)      16 – 22

Un premier grand coup 

Les Parisiens se sont bien remis de leur contamination à la Covid qui a pollué leur préparation tout l'été, jusqu'à la première journée du championnat annulée.

Mais maintenant, ils sont prêts et fin prêts, avec un premier déplacement victorieux chez des Castrais qu'on avait vu efficaces et opportunistes à Agen. Avec de l'abnégation et du courage, les Stadistes ont contrecarré les plans tarnais en répondant aussitôt à l'essai d'Urdapilleta (19è) par celui de Macalou (21è) pour mener le match tout du long, grâce à la botte magique de Sanchez, et ce malgré une infériorité numérique durant le dernier quart d'heure, après l'expulsion de leur capitaine Alo-Emile. 

Les Castrais se sont fait prendre au piège des nouvelles règles du ruck sur lesquelles ils ont été beaucoup trop sanctionnés, un problème que l'on retrouve chez de nombreuses équipes depuis le début de saison. Mais cela n'explique pas tout, lis n'ont pas complètement maîtrisé leur rugby ou bien n'ont pas eu la même chance qu'à Agen.

Toulon (6) – Lyon (13)                      36 – 14

Laborieux rugby

Cinq cartons jaunes auront eu raison des Lyonnais, très indisciplinés face aux mauls toulonnais qui leur auront coûté trois essais de pénalité.

A quinze contre douze, les locaux en ont profité pour en inscrire un quatrième en première période, par l'ailier Dakuwaka. Mais à part ça, triste rugby des Varois qui n'ont pu compter que sur leurs mauls pour faire la différence en fin de match et décrocher le nonus offensif, avec en prime un cinquième essai de Takulua

Les lyonnais ont dû jouer la moitié du temps en infériorité numérique en revenant à un point (15-14) avant l'heure de jeu avec l'essai de Doussain, mais l'indiscipline leur sera de nouveau fatal dans le dernier quart d'heure.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

  

La semaine prochaine…

La coupe d’Europe 2020, bah c’était pas fini !

Comme prévu, l’EPCR a casé sa phase finale de l’édition 2019-2020 cet automne, sur trois week-ends, avec les effectifs de la nouvelle saison. Rien de logique, mais ça fait toujours des matches en plus.

Merci à ceux qui ont contribué à la qualification des 16 clubs des deux compétitions, sans avoir le droit de poursuivre avec eux et d’espérer un titre. Je pense à Radradra sans qui l’UBB ne serait pas forcément là, ou encore à Laidlaw, Toeava avec Clermont etc.

Bezy, lui, a changé de quart de finale en cours d’été. Pas sûr qu’il ait gagné au change.

Les semaines à venir nous le diront.

 

Rappel du tableau des phases finales de la Champions Cup :

             Leinster (1) – Saracens (8)           v      Clermont (4) – Racing 92 (5)

             Exeter (2) – Northampton (7)      v      Toulouse (3) – Ulster (6) 

Et de la Challenge Cup :

               Toulon (1) – Scarlets (8)            v      Leicester (4) – Castres (5)

               Bristol (2) – Newport (7)           v      Bordeaux (3) – Édimbourg (6) 

                    Pour les demi-finales, c’est l’équipe gagnante la mieux classée qui recevra en priorité.

 

Au programme* dès le vendredi 18 septembre :

         Bristol – Newport, à 20h45

Puis samedi 19 septembre :

         Bordeaux – Édimbourg, à 13h30

         Leinster – Saracens, à 16h

         Clermont – Racing 92, à 18h45 (FR2/FR3)

         Toulon – Scarlets, à 21h15 (FR4)

Enfin, dimanche 20 septembre :

         Toulouse – Ulster, à 13h30 (FR2)

         Leicester – Castres, à 16h

         Exeter – Northampton, à 18h30

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de BeIn Sport

 

Du côté du TOP 16 féminin

Retrouvez les résultats et le calendrier de la phase régulière sur :

 >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

Moi, j’attends les phases finales désormais… non mais, je fais ce qui me plaît.

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07 septembre 2020

Les brèves d'Ovalie - Edition n°395

Tout le rugby que j'aime...

TOP 14... 1ère journée                            Clermont – Toulouse      33 – 30

Dupont à la conclusion

Il vient de là, il vient de Toulouse !

Même si les mi-temps ne sont jamais les mêmes, pour exprimer le jeu de Toulouse…

J’adore cette musique ! Mais non, pas Johnny, le jeu des Toulousains, ce culot, ce panache qui ferait trembler un volcan et ravaler sa lave en fusion.

Quel match et quelle remontada !

Presque Barcelonesque. Un Clermont-Toulouse ne laisse jamais personne indifférent, surtout au Stade de France, un soir de printemps.

J’y ai mes joie, j’y ai mes peines, et tout ça pour voir gagner Toulouse…

Pas cette fois, et pourtant… le stade Marcel-Michelin a failli ressembler au stade dionysien, plongeant dans la torpeur son XV local et ses 10000 spectateurs… un record d’affluence (ou d’influence) pour cette première journée sous le signe du Covid et sa jauge dans les stades, limitée officiellement à 5000 asymptomatiques.

Mais Monsieur le préfet du Puy-de-Dôme n’a sans doute pas voulu gâcher la fête de cette reprise avec une telle affiche et, en ouverture, un émouvant hommage au président asémiste Eric de Cromières disparu, une émotion dans les yeux que les masques soulignaient chez de nombreux joueurs et membres du staff clermontois.

Tout avait pourtant parfaitement commencé sur la pelouse du Michelin pour les Jaune et Bleu, une entame spectaculaire sous l’impulsion de Bezy à la baguette, face à ses anciens coéquipiers (laissant Parra sur le banc), et surtout Korato Matsushima, la recrue japonaise qui, en cinq minutes, nous gratifiait de deux magnifiques percées et d’un coup de pied magistral renversant la défense toulousaine. Lopez doublait le score (6-0) quand N’Tamack échouait sur la première pénalité.

Seulement, à moins d’un quart d’heure, le match basculait une première fois sur un coup de pied de Lopez contré par Cros qui poussa le ballon jusque dans l’en-but pour le premier essai des visiteurs. Si N’Tamack manquait une nouvelle fois son tir au but, Matsushima, lui, demandait à sortir pour une blessure aux adducteurs, remplacé par le jeune Tiberghien.

Mais ce coup dur eut pour effet de booster les Jaunards qui enchaînèrent des ballons portés derrière les touches parfaites de Fourcade jusqu’à être récompensés par un essai de pénalité pour une succession d’écroulements de maul que Marchand paiera avec un premier carton jaune. Les locaux se sentirent pousser des ailes, dominant les débats dans les rucks, plus agressifs, et poussant les Toulousains à la faute.

Et la malchance allait changer de camp.

Un poteau, sur une pénalité de Lopez, trouvait un rebond malheureux sur un Toulousain commettant un en-avant devant sa ligne. Mais le malheur ne s’arrêtera pas là, Lopez, récupèrait un ballon après plusieurs charges au près des avants et s’en allait inscrire le deuxième essai clermontois. Juste après, les images remontraient, juste avant, un mauvais geste de Tekori sur le visage de Lee, lui valant un carton rouge, comme le stipule le règlement.

En infériorité numérique, les visiteurs attaquaient de plus belle en cette fin de mi-temps, mais les locaux tenaient bon avec une belle défense agressive. Et un nouveau maul au milieu de terrain permettait même aux Jaunards d’avancer de vingt mètres et d’obtenir une énième pénalité pour mener 23-5 à la pause.

Le match semblait plié au retour des vestiaires tant on sentait les Auvergnats solides et bien organisés défensivement. Et pourtant, dès la reprise, ce sont les Toulousains, par Elstadt, qui trouvaient la faille pour réduire le score, avec la transformation de leur ouvreur, cette fois.

Quand un nouveau coup de massue allait frapper les Haut-Garonnais.

A la cinquantième minute, Arnold écopait d’un nouveau carton rouge, en application d’une règle stupide alors que le géant seconde ligne ne pouvait pas faire autrement que de prendre son vis-à-vis haut (une pénalité aurait suffi), laissant ses partenaires à treize, après que Lopez eut passer trois nouveaux points (26-12).

Trente minutes qu’on imaginait déjà en calvaire pour les Toulousains. Pas du tout, bien au contraire ! Les visiteurs ont mis la main sur le ballon, quand les Asémistes les ont regardés jouer, attentistes comme on avait pu les voir déjà la saison passée.

Le banc, avec Parra à sa tête, n’a jamais été concerné, comme si le match était joué. Et c’est logiquement que Toulouse inscrivait son troisième essai, transformé (26-19).

N’Tamack rajoutait même six points pour des fautes répétées des locaux sur des mauls toulousains. La mi-temps à l’envers de la précédente. Bibi Biziwu, le pilier gauche entrant, sortait pour dix minutes ramenant à 14 contre 13 la confrontation, avec un petit point d’avance seulement pour Clermont (26-25).

Et puis, il y eut ce geste extraordinaire de Ramos !

Sur un coup de pied de pression de Lopez, à cinq mètres de sa ligne, en bord de touche, l’arrière entrant passait le ballon entre ses jambes pour N’Tamack qui relançait le jeu pour un improbable essai de plus de 80 mètres, conclu par Dupont.

Juste phénoménal, ce Toulouse-là, j’adore !

Si la transformation était manquée, la remontada, elle, semblait réussie. Menant pour la première fois (30-26), à dix minutes de la fin, les visiteurs ont fait taire le Michelin.

Mais ce n’était pas fini, ce match allait être fou jusqu’au bout. Moala, dans l’action qui suivit redonna l’avantage aux siens en déchirant le rideau adverse pour un essai en solitaire plein de détermination. Lopez transformait et Clermont reprenait la tête, mais pas complètement sur les épaules. La fin de rencontre sera épique.

Et pour piquer, ils ont piqué à vif, les Toulousains, refusant l’égalisation, allant chercher les penal-touche, pas une, pas deux, mais trois jusqu’à l’essai de N’Tamack qui exultera quelques minutes avant que l’arbitre ne l’annule pour vice de forme. Il aurait dû relâcher le ballon avant d’aplatir… Bref, une frustration énorme.

Et quand l’ultime pénalité après la sirène s’offrait encore au fougueux numéro 10 de l’équipe de France, celui-ci reprenait la penaltouche, en vain.

Et pourtant, il avait bien une tête de vainqueur ce Toulouse-là, réduit au point de bonus défensif, lui qui aura été à l’attaque jusqu’au-boutiste.

Clermont s’en sort bien en n’ayant joué qu’une mi-temps. Et moi, j’ai été heureux de retrouver tout le rugby que j’aime et j’espère…

Que ce rugby vivra tant que jouera Toulouuuuuse !

 

Les autres matches en bref...

Montpellier (8) – Pau (5)                23 – 26

La mêlée paloise éteint le GGL Stadium

Ça ne pouvait pas plus mal commencer pour le MHR sur sa pelouse. Comme la saison dernière, et celle d’avant, le public montpelliérain s’est une nouvelle fois résigné à voir son équipe s’éteindre dès la première journée, au bout de 80 minutes décevantes quand, déjà, au bout de trois les projecteurs annonçaient la couleur en plongeant les deux équipes dans la pénombre d’un premier match de saison crépusculaire.

La rencontre n’en sera pas moins électrique et tendue avant que les locaux n’inscrivent le premier essai par Camara, grâce à un bon jeu au pied dans le dos de la défense. Mais les Palois, sous le feu de leur maître à jouer, Hastoy, intenable, vont recoller au score avec un essai de Le Bail. Qu’à cela ne tienne, les Montpelliérains insistent avec un jeu au près qui leur offre un deuxième essai par Timu, pour mener 23-10 à la pause.

La seconde période ne sera qu’un gâchis d’occasions, à l’image des essais refusés de part et d’autre. Mêlant indiscipline et précipitation, les locaux ne marqueront aucun point quand Hastoy remontera au pied le retard palois avant que son pack n’éteigne la mêlée héraultaise pendant les dix dernières minutes et plus, pour un essai de pénalité victorieux et mérité.

La Rochelle (2) – Toulon (13)           29 – 15

West illumine Deflandre

Trop approximatifs, les Toulonnais n’ont jamais réussi à mettre leur empreinte sur ce match quand les Rochelais en ont pris la mesure d’entrée par leur chef d’orchestre, Ihaia West, très inspiré, auteur du premier essai et de tous les points pour mener 19-6 à la pause.

Serin a bien remis les siens dans la course, en seconde période, profitant de l’indiscipline des locaux, réduits à 13, pour revenir à 22-15, dans un sans faute au pied, après avoir repris le but à Belleau en échec, en première période. Mais les Maritimes ont tenu la barque, et la dragée haute, à l’image de Skelton, deuxième ligne impressionnant, et vogué sur le flot de ballons d’une charnière lumineuse, pour inscrire le deuxième essai par Retière sur une belle sautée de Kerr-Barlow.

Il s’en est fallu de peu que les Rochelais bonifient cette première victoire sur le gong. Une humiliation évitée de justesse pour les stars de la rade comme Etzebeth (aussitôt ressorti après une entrée fantôme).

L’enceinte de Deflandre démarre parfaitement sa saison malgré quelques minutes éteinte, en première période (cause panne électrique, décidément !) et en seconde (relâchement de son équipe).

Lyon (10) – Racing 92 (3)                23 – 27

Le Lou derrière et eux devant

C’était des Ciel et Blanc qui ont mis du courage pour s’imposer à Gerland et rester toujours devant jusqu’au bout, en laissant le Lou derrière, le mors aux dents.

Ce n’est pas une chanson de Brassens mais une belle opération des Racingmen chez les hommes de Mignoni. Machenaud a donné le ton avec une première pénalité avant que Wisniewski n’égalise par un drop dans l’action suivante. Machenaud encore, et c’est Bastareaud qui lui répond cette fois avec un essai tout en puissance derrière une touche lyonnaise. C’est au tour de Imhoff de profiter d’une bourde de Nakaitaci pour voir les visiteurs reprendre les devants. Mais pas pour longtemps, Wisniewski score par deux fois et Lyon mène 16-13 à la pause.

Au retour des vestiaires, on veut croire que le Lou va sortir les crocs et manger ces Franciliens tout cru. Mais c’est l’inverse qui se produit, avec Russel aux commandes, le Racing s’envole. Une passe sautée de l’ouvreur pour Dupichot, puis en solitaire derrière un ballon porté et les visiteurs ajoutent deux nouveaux essais. Celui de Tuisova à un quart d’heure de la fin ne suffira pas aux locaux pour refaire leur retard, arrachant le point de bonus défensif pour ne pas repartir fanni de la maison.

Agen (9) – Castres (4)                   22 – 26

Le CO comme à la maison

On ne compte pas le nombre de fois où Castres s’est imposé à l’extérieur lors de la première journée du championnat et chez son voisin agenais. La dernière victoire à Armandie date du mois d’août (5-7) en match amical. Le CO y est chez lui depuis trois saisons.

Pourtant les Lot-et-Garonnais ont marqué les premiers par Abadie, quasiment sur leur première occase. Seulement Kockott puis Nakosi ont concrétisé la domination tarnaise de la première période pour mener 17-10 à la pause.

En seconde période, la pépite anglaise Ibitoye, venue des Harlequins à Agen, s’est illustrée, rassurant et enthousiasmant son public avec un doublé, plein de dextérité, sachant que l’ailier avait déjà été à l’origine du premier essai.

Pour la seconde fois devant (22-17), les Agenais allaient se faire punir pour leur indiscipline répétée par un Urdapilleta impitoyable de précision, par trois fois, laissant filer une fois de plus la victoire au profit de leurs voisins, non sans se faire payer par un point de bonus défensif pour les avoir si bien reçus.

Brive (1) – Bayonne (14)                42 – 23

En un mot…

Brive a fait cavalier seul dans la première période quand Bayonne a réagi trop tard en seconde, trop indiscipliné pour revenir au score.

Stade Français (11) – Bordeaux (11)         match reporté cause Covid

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

Le TOP 16 féminin

Poule 1     La Valette (3) – Lons (2)                 0 – 14       Lille (4) – Montpellier (1)     0 – 81

Poule 2     Rouen (4) – Toulouse (1)               6 – 45        Paris (x) – Rennes (x)          0 – 68

Poule 3     Blagnac (1) – Chilly-Mazarin (4)   55 – 0        Lyon (x) – Bayonne (x)         3 – 15

Poule 4     Bobigny (x) – ASM Romagnat (x)  3 – 16       Grenoble (x) – Bordeaux (x)  reporté

« 4 poules » n’y changent rien

La nouvelle formule ne risque pas d’apporter plus d’engouement autour du rugby féminin, c’est pas faute d’y apporter ma contribution depuis trois saisons.

Il n’y a qu’à regarder les scores pour comprendre que ce championnat tournent autour de six équipes qui feignent une phase régulière en attendant que le rugby de haut niveau fleurisse au mois de mai avec les phases finales.

Dans la poule 1, les Montpelliéraines n’ont tout simplement pas d’adversaire, comme les Montferrandaises de Romagnat dans la poule 4 qui devraient se tourner les pouces jusqu’à Noël. Dans les deux autres poules, Rennaises et Bayonnaises titilleront un peu les Haut-Garonnaises respectives largement favorites.

Une fois cela dit, inutile que j’y revienne avant le printemps et les phases finales.

Tous les résultats du week-end >>

 

La semaine prochaine…

La deuxième journée…

Le TOP 14 est encore à la une le week-end prochain avant de laisser la place au reliquat des coupes d’Europe de la précédente édition.

Au programme* dès le vendredi 11 septembre :

         Pau – Agen, à 20h45

         Racing 92 – Montpellier, à 20h45

Puis samedi 12 septembre :

         Toulouse – La Rochelle, à 15h15

         Bayonne – Clermont, à 18h15

         Bordeaux – Brive, à 18h15

Enfin, dimanche 13 septembre :

         Castres – Stade Français, à 20h45

         Toulon – Lyon, à 21h

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du TOP 16 féminin

le programme de la 2ème journée : >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

 

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29 août 2020

Les brèves d'Ovalie - Edition n°394

La reprise au stade des tests

Le TOP 14 filerait-il un mauvais coton... tige ?

Un stade de rugby tel un mirage...

À une semaine de la reprise du championnat, les clubs ont de quoi se gratter la tête avec les nouvelles mesures anti-covid et les règles qui en découlent.

Un cas positif à la Covid et le match amical est annulé, trois l’officiel reporté.

Ainsi ce week-end, Lyonnais, Parisiens, Rochelais, Agenais, Toulousains et Girondins ont brandi leurs tests négatifs pour rester confinés à la maison à regarder le Tour de France devant leurs postes de télévision plutôt que de se tester sur un terrain de rugby.

Ça promet ! De quoi donner des idées aux fins stratèges du TOP 14 durant cette saison qui s’annonce déjà compliquée avec un calendrier surchargé.

Par exemple, en cas de doublon, pour un club en manque d’effectif, identifier trois cas positifs à la Covid suffirait à reporter le match. Pas mal pour un Toulousain !

Autre exemple, pour un club en manque de points, envoyer de jeunes call girls asymptomatiques dans la chambre de joueurs peut permettre à terme d’affaiblir une équipe concurrente pour l'accès au TOP 6 ou le maintien, en lui cumulant des reports injouables... Vous en pensez quoi Rochelais et Agenais, hein ?

Bon d’accord, c’est tiré par les cheveux, mais vous m’avez compris.

Si vous espérez voir l'intégralité des rencontres sur les terrains cet automne, vous vous fourrez le doigt dans l’œil, dans l’emmêlé des règles et des mesures changeantes, on n’a pas fini de voir les matches se faire enfiler par des cotons tiges, à coups de reports et au risque de forfaits ou de nouveau confinement avant Noël.

La semaine prochaine, les clubs sont censés reprendre un championnat après une préparation optimale. Pourtant, l’ambiance est à l’incertitude permanente avec des cas positifs quasi quotidiens, comme une épée de Damoclès au dessus de la tête à chaque entraînement.

Les joueurs seront-ils prêts, le jeu au niveau, le spectacle au rendez-vous ?

Je suis aussi impatient que sceptique, mais mon optimisme l'emporte et je veux rêver que les Kotaro Matsushima (Clermont), Kurtley Beale (Racing 92), Cobus Reinach (Montpellier), Ben Lam (Bordeaux), Marcos Kremer (Paris), Will Skelton (La Rochelle), Colby Fainga’a (Lyon) et autres recrues de renom nous émerveilleront dès cette première journée.

On croise les doigts, en évitant l'oeil... et ça devrait le faire !

 

Les matches tests...

Ce week-end                                              

  • Pau – Castres                            12-14
  • Brive – Racing 92                      19-31
  • Toulon rougeToulon noir            7-14             (suite forfait Stade Français covid)
  • Clermont jaune – Clermont bleu   42-14             (suite forfait Lyon covid)
  • La Rochelle – Agen                      annulé           (un joueur covid dans chaque équipe)
  • Toulouse – Montpellier                 annulé           (un joueur toulousain covid)
  • Bordeaux – Bayonne                    annulé           (un membre du staff girondin covid)

Celui d’avant

  • Toulon – Provence                   47-5
  • Montpellier – Aurillac              19-13
  • Biarritz – Pau                            5-7
  • Lyon – Racing 92                    26-35
  • La Rochelle – Toulouse             0-38
  • Bordeaux – Clermont              27-13
  • Montpellier – Aurillac             19-13

Celui du 15 août

  • Béziers – Toulouse                21-43
  • Toulon – Grenoble                  38-38
  • Agen – Castres                      5-7
  • Brive – Valence                     36-12
  • Biarritz – Bordeaux               12-48
  • Bayonne – Pau                      19-33

 

La semaine prochaine…

Le TOP 14 se risque…

La première journée nourrit les espoirs de tout les passionnés de rugby, en manque de jeu depuis six mois. C’est long !

Et même si les stades seront au tiers plein, mesures de préventions obligent (je vous épargne ce que j’en pense), on veut croire, derrière les masques, que le plaisir et le spectacle prendront le dessus sur les risques sanitaires.

Bonne reprise à tous !

 

Au programme* dès le vendredi 4 septembre :

         Montpellier – Pau, à 20h45

         Stade Français – Bordeaux, à 20h45

Puis samedi 5 septembre :

         La Rochelle – Toulon, à 15h15

         Lyon – Racing 92, à 18h

         Agen – Castres, à 18h

Enfin, dimanche 6 septembre :

         Brive – Bayonne, à 20h45

         Clermont – Toulouse, à 21h

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du TOP 16 féminin, on reprend aussi le 5 septembre

avec une nouvelle formule à 4 poules de 4 équipes, soit un championnat avec seulement 6 journées (jusqu’à décembre) avant les phases finales en mai>> site FFR : competitions-elite-1-feminine

 

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16 août 2020

Nouvelle saison 2020-2021 (toutes compétitions)

La rentrée rugby !

C'est en septembre... normalement. Alors à vos calendriers !

Calendrier TOP 2020-21

Si le rugby vous a manqué, il n’a pas fini de vous combler en comblant tous les week-ends à sa portée, et plutôt deux fois qu’une, encombrant toutes les instances du rugby, tricolore, européen et international, qui ont fait le forcing pour y trouver chacune leurs comptes, je veux dire rentrer dedans financièrement, bien sûr.

Voici donc un récapitulatif du calendrier rugbystique qui vous attend avec :

a Le TOP14 et TOP 16 féminin de la nouvelle saison

a Les phases finales des Coupes d’Europe de la précédente 

a Suivies de la nouvelle édition inédite (et unique)
     avec 24 équipes (intégrant 8 clubs français) mais quel format ? (à suivre)

a Un nouveau Tournoi international à l’automne
     avec les mêmes du VI Nations + le Japon et les Fidji

a Précédé de la fin du dernier VI Nations

a Avant la nouvelle édition en février 2021

 

Bref, on va se régaler, surtout moi à écrire mes Brèves, tant on va assister de nouveau à un championnat tronqué, truqué, où les clubs, privés de leurs internationaux, vont multiplier plus encore les impasses au détriment du public qui devra supporter l'insupportable, entre huis clos (cause Covid) ou spectacle clos (cause doublon).

 

SEPTEMBRE 2020

4-5-6           J1 TOP 14 / TOP 16 Féminin

11-12-13     J2 TOP 14 / TOP 16 Féminin

18-19-20     J3 TOP 16 Féminin

                    Quarts C. Europe  ClermontRacing 92  (sam 19, 18h45)
                                              Toulouse – Ulster          (dim 20, 13h30)

                               (Challenge)   Bordeaux – Edimbourg   (sam 19, 13h30)
                                                      Toulon – Scarlets           (sam 19, 21h15)
                                                      Leicester – Castres        (dim 20, 16h)

25-26-27     Demies C. Europe

 

OCTOBRE 2020

2-3-4          J3 TOP 14 / J4 TOP 16 Féminin

9-10-11      J4 TOP 14 / J5 TOP 16 Féminin

16-17-18    Finales C. Europe   / J5 TOP 14    (Report éventuel pour finaliste)

23-24-25    J6 TOP 14

30-31-1      J7 TOP 14   (doublon)

                  J5 VI Nations 2020*       France – Irlande   (sam 31, 21h)

                      (*) XV Féminin : dim 1er nov ? – U20 : tournoi 2020 annulé

 

NOVEMBRE 2020

6-7-8          J8 TOP 14   (doublon)    / J1 Tournoi international

13-14-15    J9 TOP 14   (doublon)   / J2 Tournoi international

20-21-22    J3 Tournoi international

27-28-29    J10 TOP 14 (doublon)   / J4 Tournoi international

 

DECEMBRE 2020

4-5-6          J11 TOP 14  / J6 TOP 16 Féminin

11-12-13    J1 C. Europe

18-19-20    J2 C. Europe

Dim 27       J12 TOP 14     (Boxing day)

 

JANVIER 2021

1-2-3          J13 TOP 14 

8-9-10        J14 TOP 14 

15-16-17    J3 C. Europe

22-23-24    J4 C. Europe

29-30-31    J15 TOP 14 

 

FEVRIER 2021

5-6-7          J1 VI Nations      Italie – France (sam 6, 15h15) 

12-13-14    J16 TOP 14   (doublon)   

                   J2 VI Nations      Irlande – France (dim 14, 16h) 

19-20-21    J17 TOP 14   (doublon)

26-27-28    J3 VI Nations       France – Écosse (dim 28, 16h) 

 

MARS 2021

5-6-7          J18 TOP 14    (doublon)

12-13-14    J4 VI Nations      Angleterre – France (sam 13, 17h45)

19-20-21    J19 TOP 14    (doublon)   

                   J5 VI Nations      France – Pays de Galles (sam 20, 21h) 

26-27-28    J20 TOP 14

 

AVRIL 2021

2-3-4          Quarts aller C. Europe

9-10-11      Quarts retour C. Europe

16-17-18    J21 TOP 14

23-24-25    J22 TOP 14

 

MAI 2021

(Les phases finales du TOP 16 féminin sont à planifier sur 3 semaines : quarts à la finale)

30-1-2        Demies C. Europe

7-8-9         J23 TOP 14

14-15-16   J24 TOP 14

21 et 22     Finales C. Europe   (à Marseille)

28-29-30   J25 TOP 14

 

JUIN 2021

4-5-6          J26 TOP 14

11-12-13    Barrages TOP 14

18-19-20    Demies TOP 14

25 ou 26     Finale TOP 14

Inutile de chercher un week-end avant juillet 2021 pour prendre des vacances !

 

À bientôt, donc, avec le retour des Brèves d’Ovalie dimanche 30 août.

 

Et n'oubliez pas ! Pour suivre le TOP 14 en défiant ses potes...

c'est ici >> sur TOP7 
le JEU DE PRONOS DU TOP14 !

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31 juillet 2020

TOP 7 : le jeu de pronos du TOP 14 !

La nouvelle saison 2020-2021

démarre dans 4 semaines !

Copyright © 2014 

 

TOP7

C'est LE JEU de pronos du TOP 14... 

Ou comment suivre le championnat

entre potes !

 

 

 Le jeu est ouvert à tous sur www.topseven.fr !

  

Le but du jeu  

  • Remporter le TOP 14 en sélectionnant à chaque journée
    l'équipe qui vous fera empocher le maximum de points.

 

Les règles

  • Le jeu se compose de 7 joueurs obligatoirement.   (autant que de rencontres dans une journée de championnat) 
  • A chaque journée, chaque joueur choisit* une équipe sur un des matchs qui lui sont proposés et empochera le nombre de points obtenus par celle-ci à l'issue de ce match.
  • Le classement des 7 joueurs (du moins bien au mieux classé) permet de définir l'ordre des sélections des matchs de la journée suivante.

En cas d'égalité, le nombre de matchs gagnés puis de victoires à l'extérieurd'équipes utilisées et de matchs nuls
ainsi que le goal-average serviront à départager (dans cet ordre) !
(L'ordre d'inscription** du joueur dans son équipe interviendra en dernier recours, comme lors de la première journée)

  • A l'issue de la saison régulière, les 6 premiers du classement participeront à la phase finale en s'affrontant 2 à 2 selon leurs rangs et le même principe qu'en TOP14 (des barrages jusqu'à la finale), mais où seul ici le mieux classé aura le privilège de choisir son équipe.
  • Soit, en 3 étapes : 
  1. Pour les barrages : Les joueurs classés 3ème et 4ème à la fin de la saison régulière auront le privilège de choisir leurs équipes dans les matchs correspondant à leurs rangs quand leurs adversaires classés respectivement 6ème et 5ème devront miser par défaut sur les équipes restantes.
    -> Les deux joueurs avec les équipes gagnantes se qualifieront pour les demi-finales.
  2. Pour les 1/2 finales : Les joueurs classés 1er et 2ème à la fin de la saison régulière auront le privilège de choisir leurs équipes dans les demies correspondant à leurs rangs quand leurs adversaires issus des barrages précédents (respectivement vainqueurs 4è/5è puis 3è/6è) devront miser par défaut sur les équipes restantes.
    -> Les deux joueurs avec les équipes gagnantes se qualifieront pour la finale.
  3. Pour la finale : Parmi les deux joueurs qualifiés, le mieux classé à la fin de la saison régulière aura le privilège de choisir son équipe quand son adversaire moins bien classé devra miser par défaut sur l'équipe restante.
    -> Le joueur avec l'équipe gagnante remportera le championnat.

 

 (*) Chacun devra attendre, 

  • soit que tous ses prédécesseurs aient fait leurs choix
  • soit que la date/heure indiquée en face de son nom arrive à échéance, 

 Auquel second cas, les retardataires feront leurs choix avec ce qu’il restera,
 et ce jusqu’à 1 heure avant le coup d'envoi du premier match de la journée.

   
 (**) A noter que la date de validation d'inscription du capitaine est enregistrée avec un handicap de 24 heures.

 

Vous voulez jouer ? ... Alors créez dès maintenant votre équipe sur TOPSEVEN.FR ! 

Toulouse Clermont 2019 Finale

 

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03 mai 2020

Les brèves d'Ovalie - Edition n°393

Claque de fin !

TOP 14 : Quoi, pas de Brennus pour Bordeaux ?

Jalibert, révélation de la saison

La saison 2019-2020 est terminée.

L’annonce du plan de déconfinement par le gouvernement a mis une claque aux espoirs de la LNR de voir se dérouler une quelconque phase finale.

On vient de lui retirer son dernier scénario-respirateur, la saison ne reprendra plus son souffle par elle-même.

Quid du champion de France de cette saison avortée ?

Au football, la ligue professionnelle n’a pas eu froid aux yeux, ni peur de froisser les uns ou les autres, elle a mis fin, le plus simplement du monde, aux championnats, en l’état, en attribuant titres et relégations à qui de droit.

Pourquoi la LNR n’en ferait-elle pas autant avec le TOP 14 et la PRO D2 ?

Bordeaux et Colomiers sont champions, point !

Le Stade Français relégué pour laisser la place au promu, où est le problème ?

On sait, et on se souviendra, dans quelles conditions ces titres auront été acquis. Tout comme la non qualification de Toulouse en Champions Cup, la saison prochaine, aussi injuste tout cela peut-il nous sembler, aux uns et aux autres.

Mais c’est comme ça. La crise sanitaire en a décidé.

Quillan a bien eu son titre en 1929, en pleine crise boursière, dans son derby des Corbières face à Lézignan.

Quel rapport ? Aucun, mais je voulais le dire quand même.

Chapeau, Monsieur Bourrel, au nez et à la barbe des grands Béziers, Narbonne, Carcassonne et Perpignan, en grande dépression, vous êtes un crack aux yeux des Boudjellal et Lorenzetti.

Ce n’était pas la crise financière pour tout le monde à ce que j’ai pu lire ici ou là :

QUILLAN 1929 : CHAPEAUX MELONS ET CASQUES À POINTE 
<< par Florent Chaumy (blog Rucknmaul) >>

La comparaison est absurde, je sais, tout comme de ne pas décerner le titre au groupe de joueurs de Monsieur Marti qui ne l'aura pas volé, tant Bordeaux a dominé les débats jusqu’à la 17ème journée, avec huit longueurs d'avance sur son poursuivant lyonnais (comme le PSG).

C’est simple, et c’est mieux que pas de champion du tout, à mon avis.

J’espère que ce ne sera pas le vôtre, histoire d’alimenter une polémique aussi inutile qu’elle comblera un instant le vide laissé par l’arrêt de nos compétitions sportives préférées.

Rendez-vous en septembre pour un ultime espoir de reprise !

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11 avril 2020

Les brèves d'Ovalie - Edition n°392

L'UBB au Stade de France !

Comment peut-il en être autrement ?

Finale UBB LOU 2020 (3)_2

Rien ne semblait pouvoir les arrêter !

Et pourtant, un virus s'est immiscé dans leur logiciel de victoires (13 sur 17 rencontres), de domination d'un championnat presque sans partage, avec huit longueurs d’avance sur un LOU pourtant mort de faim et longtemps leader. 

Les Bordelais ont tout simplement époustouflé ce TOP 14 et méritent de défendre leur chance de Brennus, tout comme ces Lyonnais aussi méritants.

Le Coronavirus a peut-être gagné la bataille de la phase régulière, aucun calendrier ne lui étant possible, mais pas la guéguerre d’une issue par la grande porte (du Stade France), désormais entre les mains de généraux de clubs égocentrés sur leurs intérêts et frustrations.

La LNR a organisé des réunions stériles entre ces puissants qui cherchent à tirer profit de la situation coûte que coûte, dans une mauvaise foi proportionnelle à leur mauvaise saison. Pourtant la situation est claire :

Nous ne pourrons pas reprendre avant le mois de juin !

L’EPCR, de son côté, pour ses coupes d’Europe, a déjà annoncé vouloir grappiller trois week-ends à la fin de l’été jusqu’à l’automne pour terminer sa saison 2019-2020.

Tout en rêvant à voix haute de Coupe du monde des Clubs, allo quoi ! (ici la terre, vous me recevez ?)

Les tournées internationales, avec le VI Nations à terminer, devraient aussi souffrir d’un calendrier déjà surchargé et sans doute être annulées, cette année. World Rugby et le Six Nations Rugby n’ont encore rien acté.

Cela laisse une petite fenêtre de tir pour terminer en beauté notre TOP 14 au mois de juillet.

Voici mon plan*, mon Paulo !

(*) Sous réserve d'une fin de confinement validée pour le 31 mai 2020
Ajout après l'allocution du président de la république le 13 avril

Reprenons les entraînements début juin (plutôt dès le 11 mai) pour une préparation physique de remise en forme de trois semaines (2 mois finalement). C’est un minimum ! (c'est parfait !)

A partir du 26 juin (11 juillet), sur la base des classements actuels figés de TOP 14 et PRO D2, nous disputerons en trois week-ends les montées et les descentes entre les deux niveaux de ligue (pas de descente en Fédérale vu que les championnats amateurs ont été annulés).

Les 25-26 juin (11-12 juillet), barrages pour les derniers qualifiés à la Champions Cup :

  • CLERMONT – TOULOUSE, au Marcel-Michelin.
  • LA ROCHELLE – MONTPELLIER, au Marcel-Deflandre.

Pas de phase finale pour eux !

à moins de remplacer cette qualif européenne par des barrages à domicile : RACING 92 - CLERMONT  et  TOULON - LA ROCHELLE

Les 26-27 juin (11-12 juillet), barrages pour déterminer les deux relégables de TOP 14 :

  • BRIVE – PARIS, à Amédée-Domenech de Brive.
  • PAU – AGEN, au Hameau de Pau.

Les 26-27 juin (11-12 juillet)demi-finales de PRO D2 :

  • COLOMIERS – OYONNAX, à Colomiers.
  • PERPIGNAN – GRENOBLE, à Aimé-Giral.

Le 4 juillet (19 juillet), finale de PRO D2.

  • COLOMIERS ou OYONNAX – PERPIGNAN ou GRENOBLE, à Ernest-Wallon, par exemple.

Les 3-4 juillet (17-18 juillet), demi-finales de TOP 14 :

  • BORDEAUX – TOULON, à l’Allianz Riviera de Nice.  (ou Bordeaux-vainqueur de Toulon-La rochelle)
  • LYON – RACING 92, à l’Allianz Riviera de Nice. (ou Lyon-vainqueur de Racing 92-Clermont)

Les 3-4 juillet (18 juillet), finale de la relégation entre les perdants des barrages :

  • BRIVE ou PARIS – PAU ou AGEN, à Chaban-Delmas, par exemple.

(le perdant descend directement, le vainqueur jouera un barrage pour sauver sa peau contre le perdant de la finale de PRO D2, le vendredi 24 juillet, par exemple, mais ça reste FACULTATIF)

***

Pour enfin, le 11 juillet (25 juillet), la finale du TOP 14 au Stade de France.

 ***

* Reprise des championnats de la saison 2020-21 dans la foulée, dès le 24 juillet (8 août) !

afin de libérer quelques week-ends aux matches de rattrapage de l’EPCR ou du VI Nations.

Chaque joueur devra bénéficier d'au moins une semaine de vraies vacances, en juillet-août, selon son utilisation dans le plan précédent et les matches amicaux programmés pour les clubs non concernés.

 

Voilà, mon Paulo,

Les Brèves d’Ovalie ont réglé pour toi ce casse-tête insoluble avec 30 casse-couilles.

De rien, mon ami...

Faut juste demander. Sinon, pour les invitations à la finale, tu me les envoies comme d'hab'  !

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14 mars 2020

Les brèves d'Ovalie - Edition n°391

Ô TOP 14, suspends ton vol !

LNR_Corona_2

Le chef de l’État a parlé, la fédé a répété, la ligue a plussé…

Il n’y aura donc plus de manifestations festives et sportives jusqu'à nouvel ordre...

donc plus de tournoi des VI Nations, plus de TOP 14, au moins jusqu’à fin avril pour ce dernier quand le France-Irlande avait déjà été reporté au mois d’octobre, toutes dates à déterminer.

L’EPCR devrait également décaler les quarts de finale européens planifiés début avril.

C’est le coronavirus qui décide !

comme tout le reste dans le monde, de l’économie à la politique, en passant par le programme télé privé de sport tout le week-end.

« Qu’allons-nous devenir ? »

Netflix s’en frotte les mains, sans jamais se moucher du coude, pas besoin ! on leur mange déjà dans la main sans peur de choper le virus de leurs séries à gogo.

Le COVID19 règne sur le monde tel que l’aurait rêvé un Trump, un Erdogan ou un Poutine avec chacun son empire américain, ottoman ou russe. Mieux, le coronavirus pourrait même, grâce à un désastre sanitaire sans précédent, les virer tous de leur pouvoir en sursis, aux prochaines élections. Trop fort !

Déjà qu’il a cloué au sol la moitié des avions de la planète, mis à l’arrêt les industries polluantes du territoire chinois, réduisant drastiquement les émissions de carbone là où les accords de Paris pour le climat n’en ont obtenu même pas le quart.

Et le rugby dans tout ça ?

Jouer à huis clos, c’était se tirer une balle dans le pied, financièrement parlant bien sûr, répondent à l’unisson les présidents de club. Et puis le public se serait retrouvé confiné ailleurs, dans les pubs, passant le COVID19* à son voisin sur une phrase dévissée : « Il est hors-jeu merde !!! », une faute de main pas lavée, un coup de coude volontaire après un éternuement suspect.

(*) Le COVID19 n’a rien à voir avec le pseudo sur Rugbyrama de Corentin Vidal de Brive-la-Gaillarde qui, lui, n’était virulent que contre les arbitres et les Jaunards et surtout incurable, ce qui a obligé le site a fermé toutes les manifestations sur son forum (je blague !).

Il aurait aussi fallu protéger les joueurs, simuler les mêlées avec un mètre entre les premières lignes, se laver les mains après chaque passe, ne plus raffuter avec les mains mais les coudes, ce qui aurait eu au moins le mérite de clarifier la règle déjà en place.

Non, le huis clos, ce n’était pas une bonne idée.

Alors on réfléchit du côté de la LNR pour rebondir, au mieux, début mai, en reprenant la compétition en décalé, avec éventuellement une adaptation du format, avec ou sans phase finale, avec ou sans relégation.

Mais puisque c’est le coronavirus qui décide, il devrait être parti prenante des réunions. Donc attention, monsieur Goze, à votre âge, à ne pas trop vous exposer à ses arguments, pensez à vous en laver les mains, comme savez déjà le faire pour tout ce qui est des vraies réformes dont notre rugby a besoin.

 

La semaine prochaine…

Les brèves sont en quarantaine !

Jusqu’à nouvel ordre.

.

Rien ne vous empêche de lire ou relire ce bon bouquin pour retrouver ma bonne humeur ;-)

Salon_Des Bleus_Affiche (1x)

 

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08 mars 2020

Les brèves d'Ovalie - Edition n°390

Un rêve meurt et file...

VI NATIONS... 4ème journée                   Écosse – France      28 – 17

Des Bleus pris en étau entre fautes et maladresses

Sombres héros de l’amer

Je dédie cette brève à ces Bleus naufragés et leurs peines qui ont jeté l’ancre ici à Murrayfield alors qu’ils voguaient sur la route du Grand Chelem.

À ces sombres héros de l’amer qui n’ont pas su traverser l’océan du vide qu’ont laissé derrière eux 80 minutes de fautes, de mauvais choix et de mauvais sorts, qui ont mis fin à ce bleu désir de nouvelle victoire.

Car rien n’a souri aux Bleus, dimanche après-midi, à Édimbourg, à commencer par la blessure de Chat à l’échauffement, obligeant Mauvaka à prendre sa place sur le banc.

Tout n’a été ensuite qu’une succession de fautes et de maladresses.

D’entrée, les Français manquent tout, N’Tamack l’occasion d’ouvrir le score, 45 mètres face aux poteaux, Fickou son premier ballon haut qui met les siens sous pression, Cros son plaquage qui devient malgré lui cathédrale et lui inflige un carton jaune (alors que le rouge lui pendait au nez).

À quatorze, tout devient compliqué et les maladresses continuent, N’Tamack, encore, qui commet une faute de main grossière, comme s’il était ailleurs, s’obligeant à plaquer, tête la première, Johnson qui a récupéré le ballon. Protocole commotion au bout de huit minutes seulement, le héros de Cardiff ne reviendra pas, laissant sa place à un Jalibert qui ne sauvera pas le naufrage annoncé.

La mêlée française subit et se fait pénaliser. Trois points pour Hastings à la fin de l’infériorité numérique, ce n’est pas catastrophique, loin de là, malgré une nouvelle faute concédée ensuite par le capitaine Ollivon, offrant un 6-0 à l’ouvreur local.

Mais les maladresses continuent, Willemse puis Ollivon semblent échapper une savonnette sur des passes peu assurées de Dupont à qui on aurait bien passé un savon s’il n’avait pas été aussi adroit au pied, juste après, sur une passe millimétrée pour Penaud, tel un ouvreur de grande classe, pour le premier essai français.

Enfin, une action d’envergure de nos Bleus au bout de trente minutes de jeu !

Mais que de fautes encore, derrière, et d’inattentions. C’est assez incroyable. Mais le pire est à venir. Une bagarre d’écoliers dans la cour des 22 tricolores et Haouas qui est filmé fautif d’un coup au visage sur Ritchie.

C’est rouge et le début du calvaire des Bleus !

On croit revivre le quart de finale au Japon. Pourtant, 9-7 à une minute de la pause, tout peut encore se reprendre en seconde période.

Mais les Français semblent déjà rentrés aux vestiaires, à moins qu’ils n’en soient jamais vraiment sortis. Car Hastings lance ses trois-quarts dans une défense désorganisée et Maitland conclue aisément le premier essai maison pour mener 14-7 au terme d’un premier acte plutôt brouillon.

Pauvre XV de France, le sélectionneur a dû lui chanter dans les bronches un air comme :

« Tout part toujours dans le dos
Du fond de leurs lignes sereines
Ne vois-tu rien venir ? » 

Always lost in Murrayfield résumera pourtant la seconde mi-temps.

« Amis, qu'on crève d'une absence
Ou qu'on crève un abcès
C'est le bateau qui coule ! »

L’abcès d’un manque d’expérience et de réussite qui font des mauvais choix un naufrage. Dès la reprise, le XV du Chardon remet les cannes de Hogg en action et la défense française en péril devant le même Maitland qui n’a aucun mal à réaliser son doublé sur son aile.

Always lost in Murrayfield !

21-7, les locaux marchent sur l’eau et sur les rucks, mordant la limite des hors-jeux sans être inquiétés par l’arbitre néo-zélandais. Tandis que les Tricolores peinent à finir une action, empêtrés dans leurs maladresses et des choix d'une charnière qui rend quasi tous les ballons à l’adversaire.

Et quand le staff pense déjà au bonus défensif en indiquant la pénalité plutôt qu’une penaltouche, on se dit que ces Bleus-là ne sont vraiment pas aidés. Trois points pour Jalibert comme un renoncement ou un signe d’impuissance quand de l’autre côté on bénit la chance.

Une touche écossaise dans le camp français, un ballon parfaitement intercepté par Cretin, entré en place de Penaud (blessé), un rebond mauvais qui trompe Dupont et le talonneur coupable qui repart avec le ballon jusque dans l’en-but pour la douche écossaise.

Quand rien ne va, décidément… Always lost in Murrayfield !

Et ce n’est pas l’essai du capitaine Ollivon, plein de rage et pulsée par l'entrée de Ramos, en fin de rencontre, qui va changer quelque chose au naufrage de ce néo XV de France.

Un rêve de Grand Chelem meurt et file entre ses doigts, à Murrayfield.

Mais pas le titre qu’il faudra désormais arracher aux mains des Anglais ou des Irlandais, lors de la dernière journée au Stade de France, samedi prochain (ou plus tard, selon l’emploi du temps du coronavirus) face au XV du Trèfle, dans une course à trois où l’avantage est largement dans le camp anglais dorénavant.

D’ici là, il faudra panser les plaies du French flair (malmené en cale) et trouver une nouvelle embarcation sans les naufragés Dupont, N'Tamack et Chat, blessés.

 

L’ autre match...

Angleterre – Pays de Galles           33 – 30

Tout tonus mais sans bonus

La veille, les Anglais l’ont emporté dans l’illusion d’une déconcertante facilité.

Agressifs d’entrée, ciblant ostentatoirement Biggard, découpé à chaque ballon haut par des double-lames tranchantes, les locaux ont tué dans l’œuf les intentions galloises, prenant le jeu à leur compte, dans des phases offensives collectives rapides et efficaces.

4ème minute, Watson concluait un premier mouvement lumineux, puis Daly trente minutes plus tard, Farrell ajoutant, chaque fois, une transformation et une pénalité derrière pour voir le XV de la Rose mener tranquillement 20-9, après 3 pénalités de Halfpenny.

Seulement le XV du Poireau ne lâche rien, c’est bien connu, et ce n’est pas à un Français qu’on va l’apprendre. Dès le retour sur le pré, il surprenait son hôte, la tête encore aux vestiaires, par un essai de 90 mètres de Tipuric, transformé par Biggar. 20-16, tout semblait à refaire.

Et les Anglais allaient reprendre leur travail de sape, récompensés par une première pénalité passée par Ford, puis l’essai de Tuilagi devant une défense galloise aux aboies.

33-16, la messe n’était pas encore dite pour ces Diables Rouges qui crachèrent le feu de l’enfer dans le champ de roses, piétinées, poussant les hommes de Jones à la faute, hors-jeu (oh ! le pléonasme) et plaquages illicites, punis de deux cartons jaunes en fin de rencontre, permettant aux visiteurs d’inscrire deux essais coup sur coup. Mais trop tard, l’essentiel était fait pour les gardiens de Twickenham.

Une victoire sans bonus qui les laisse maîtres de leur destin face à des Italiens prenables.

 

Irlande – Italie                   (reporté)

Classement :     1-Angleterre : 13 pts (+15) – 2-France : 13 (+13) – 3-Écosse : 10 (+14) –
                       4-Irlande* : 9 (+5) – 4-Pays de Galles : 7 (+25) – 6-Italie *: 0 (-72)

 (*) un match en moins

  

Les Bleuets et les Bleues…

Écosse – France U20            22 – 29

Course-poursuite

Les jeunes Écossais ont donné le ton dans le premier acte, marquant les premiers points (3-0) avant que les Bleuets n’égalisent par le pied de Moura. Puis les champions du monde ont pris le jeu à leur compte, marquant par deux fois (Joseph puis Dridi), mais les jeunes Écossais ont chaque fois répondu dans la foulée, pour revenir à égalité à la pause (17-17).

En seconde période, les Français ont réussi à creuser l’écart avec deux nouvelles salves (Hulleu et Brennan), sur de belles inspirations de Debaes, avant que les locaux ne le réduisent en fin de match par un troisième essai, sans conséquence.

Une belle victoire bonifiée qui, malgré les deux défaites, place les U20 en seconde position derrière l’Irlande dont le match en Italie a été reporté (cause Coronavirus).

Car, dans l’autre match, les Baby Roses ont une nouvelle fois perdu chez eux (j’avais zappé l’autre jour leur défaite contre les Irlandais), mais cette fois contre les Gallois (22-23). Désormais, seul le XV du Trèfle est en passe de gagner le tournoi, voire de réaliser le grand Chelem. Mais pour cela il lui faudra gagner contre nos minots à Aimé-Giral la semaine prochaine et en Italie, à la fin de la coronovirustrose.

 

Écosse – France féminine         (reporté)

Le match a été reporté en dernière minute (comme Irlande-Italie) à cause d’un cas de coronavirus détecté chez une joueuse écossaise. Seules les Anglaises ont joué face aux Galloises, l’emportant aisément (61-7) pour leur quatrième victoire consécutive, sur la voie d'un Grand Chelem, en attendant leur dernier match en Italie (reporté aux calendes grecques).

  

La semaine prochaine…

Le tournoi passe au stade 5…

Tandis que la France est sur le point de passer l’état d’alerte face au coronavirus au stade 3, le stade 5 du tournoi des VI nations est menacé* de report sur son sol.

En effet, la 5ème journée risque* d’être amputée d’une finale au stade de France entre le XV du Trèfle et celui du Coq. Déjà, la rencontre en Italie face à l’Angleterre, également en course pour le titre, était reportée pour cause de coronavirus.

Reste le match pour rien entre Gallois et Écossais qui risque de faire fuir la majorité des téléspectateurs. Autant aller se promener à l’air pollué aux particules fines que de risquer de choper le virus à travers des éclats de voix ou de pintes de stout.

 

Au programme*  à partir de vendredi 13 mars :

  • France U20 – Irlande, à 21h à Perpignan (report confirmé)

Puis samedi 14 mars :

  • Pays de Galles – Écosse, à 15h15 (finalement reporté)
  • Italie – Angleterre (reporté)
  • France – Irlande, à 21h (report confirmé)

Enfin, dimanche 15 mars :

  • France féminines – Irlande, à 14h30 à Lille (report confirmé)

 (*) mise à jour le 9/3/2020 : Les matches reportés se joueront en octobre

Posté par NewZeland2011 à 23:05 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
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