Canalblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

L E S B R E V E S D O V A L I E . C O M - l'Hebdo du Rugby par Antonio -

L E S B R E V E S D O V A L I E . C O M - l'Hebdo du Rugby par Antonio -
  • Revivez ici les grands moments du rugby à XV... avec les fameuses "Brèves d'Ovalie" d'Antonio ! Retrouvez ici tous les résultats du TOP 14 à la CHAMPIONS CUP... en passant par le Tournoi des VI Nations et la Coupe du monde, bien sûr !
  • Accueil du blog
  • Créer un blog avec CanalBlog
Publicité
Newsletter
42 abonnés
Le match de rugby arbitré par Dédé

Jeu 5-3-Double (LOGO-X)
                  C'est quoi ce jeu ?

TOP 7 - Le jeu de pronos du TOP 14 !
Le Café de la Page blanche

Bandeau le café de la page blanche v12

Visiteurs
Depuis la création 44 705
18 février 2024

Les brèves d'Ovalie - Edition n°558

Péril en la demeure

TOP 14... 15è journée                            Bordeaux (3) – Pau (7)    10 – 20

 Racing 92 (4) – Montpellier (13)    20 – 44

Ezéala éteint Chaban !

Chaban et l’Arena, places faibles.

Forteresses imprenables, avant le début du tournoi des VI Nations, les enceintes de Bordeaux et du Racing 92 sont devenues des moulins à victoires pour leurs visiteurs, depuis la mobilisation de leurs internationaux, notamment à la charnière, où les paires Lucu-Jalibert et Le Garrec-Gibert semblent leur faire grand défaut, à voir leurs défaites.

Samedi après-midi, les Franciliens enregistraient leur troisième échec de rang, le deuxième à domicile, après celui concédé face au Stade Toulousain, pourtant bien plus impacté que tous les clubs du TOP 14 et dans une dynamique inverse.

Au même moment, les Girondins se leurraient de nouveau à la maison, après la même déconvenue face au Stade Français qu’ils avaient su effacer par une belle réaction à Mayol où les Toulonnais semblaient victimes du même désarroi au sein de leur effectif.

Tout semble à reconstruire après cette nouvelle claque !

C’est qu’en face, les Palois avaient besoin de se relancer, après une série de trois défaites qui les avait sortis du TOP 6, pour la première fois, cette saison. Idem, du côté de la lanterne rouge montpelliéraine qui espérait bien profiter de ce déséquilibre des forces, pendant le tournoi, pour émerger des abîmes du classement dans lequel les Cistes sombrent, depuis la fin de la coupe du monde.

Les hommes de Bru n’ont rien vu venir, devant le public enthousiaste de Chaban-Delmas, encaissant une première pénalité, premier signe de leur état fébrile, avant qu’Ezéala (métamorphosé physiquement et balle en mains, pour qui l’a connu chétif et maladroit à Clermont) ne les assomme par deux fois, en première période, tuant quasiment le match.

D’abord, sur une relance de son camp, Maddocks captait parfaitement en l’air un obus offensif de Garcia, avant de le remettre à son ailier qui, après une course folle, s’infiltrait entre deux défenseurs pour offrir, à l’intérieur, la balle d’essai à Desperes. Implacable !

Puis, juste avant la pause, sur une belle lecture du jeu osé de Garcia, Ezeala interceptait la sautée kamikaze de l’ouvreur suppléant de Jalibert, pour s’envoyer à dame dans une nouvelle course gagnante et assassine.

Au-delà des trois points du malheureux buteur bordelais, dans ce premier acte manqué, les coéquipiers de Garcia, menés 3-20, attendront les dernières minutes, en supériorité numérique, après le carton jaune contre Auradou, pour trouver enfin la faille dans une défense paloise jusque-là imperméable, grâce à Petti, derrière un bon ballon porté.

Une réaction malheureusement tardive qui n’empêchera pas la Section de fêter la première victoire en TOP 14 de l’année et de leur recrue star, Sam Whitelock, que l’on commençait à voir comme un All Black « Cat ».

Dasn la salle du Paris-la-Défense Arena, le spectacle a, là aussi, rapidement viré au cauchemar pour le public francilien. Les Racingmen encaissaient deux essais, coup sur coup, sur les premiers assauts montpelliérains, par Lam puis N’gandebe, compliquant leur tâche pour revenir dans la partie face à une défense autrement mieux organisée que la leur. Si Tedder réduisait par deux fois l’écart au pied, les Cistes s’offraient un troisième essai, juste avant la pause, conclu par Van Resburg, après une séquence de pick-an-go.

Menant 6-21, au retour des vestiaires, le pack montpelliérain allait humilier son vis-à-vis dans une mêlée conquérante, au milieu du terrain, qui ouvrait la voie à Reinach pour un numéro qui enfumait toute la défense francilienne, aux abois.

La réaction d’orgueil des locaux, par Natuivi et Ben Arous, sera aussi tardive qu’illusoire, et même vaine pour retirer le bonus offensif aux visiteurs qui le récupéreront, sur le fil, avec un cinquième essai, signé Tolofua.

Les hommes de Collazo n’en espéraient pas tant en montant sur Paris.

De quoi donner des idées aux prochains visiteurs de l’Arena et de Chaban.

 

Les autres matches, en bref…

Lyon (11) – La Rochelle (9)                  28-17

Un Lou bien Couilloud

À Gerland, le Lou a su prendre son mal en patience. Un mal de vingt minutes, le temps pour Tanga et Lespiaucq de planter le décor d’une domination des Maritimes, aussi impressionnante qu’éphémère.

Deux essais qui ont eu le don de réveiller les Lyonnais et leur capitaine, Couilloud, qui, en deux temps trois mouvements, allait répliquer par deux fois, juste avant et après la pause.

Dès lors, la dynamique du jeu rhodanien, insufflée par leur meneur à la mêlée, allait complètement éteindre les velléités des Rochelais, apathiques, à faire enrager leur sélectionneur en tribune.

Deux pénalités de Jackson et un essai de Charcosset plus loin, le Lou infligeait un 18-0 dans un second acte à sens unique. De quoi respirer et s’éloigner un peu plus de la zone relégable. Quant au Stade Rochelais, il ne semble pas avancer sans ses fers de lance que sont Alldritt et Skelton.

Toulouse (2) – Oyonnax (14)               61-34

Graou, itinéraire bis vers la victoire

Avec 14 essais et 95 points marqués, ce match a battu tous les records de notre championnat.

Privés de plus de dix titulaires, entre les internationaux réquisitionnés (à XV ou à 7) et les blessés, Toulouse a régalé Ernest-Wallon dans un festival offensif, avec neuf essais spectaculaires dont un quadruplé de Graou, à faire oublier Dupont à son poste d’animateur et de finisseur. Cramont, Ainu’u, Lebel et un essai de pénalité complèteront le tableau de chasse.

De leur côté, les Oyomen n’ont pas été en reste, répondant du tac-au-tac, avec trois essais dans le premier acte (Hermet, Reybier et Cassang), pour n’être menés que 33-22 à la pause, avant d’en rajouter deux autres, au retour des vestiaires, par Durand et Bouraux.

Avec cette victoire bonifiée, Toulouse reste en tête, à hauteur des Parisiens.

Stade Français (1) – Perpignan (12)   32-19

Un leader en mode diesel

Samedi après-midi, à Jean-Bouin, les Parisiens se sont fait peur, une bonne heure, avant de prendre le match en mains, et décrocher même un bonus offensif, dans le dernier quart d’heure.

Car ce sont les Perpignanais qui ont mis la pression d’entrée sur les locaux, profitant de leur indiscipline pour prendre les devants sous la botte d’Allan avant qu’Alo-Emile ne rattrape sa bévue avec le premier essai parisien. Mais les visiteurs profitaient du carton jaune contre Kockott pour répondre avec allant, cinq minutes plus tard, l’ouvreur catalan inscrivant le seul essai des siens, comme tous les autres points.

Menant 20-19, à l’heure de jeu, après un chassé-croisé laborieux, les Stadistes profitèrent, à leur tour, d’une supériorité numérique, suite au carton jaune contre Rodor, pour accélérer et mettre la tête sous l’eau à leurs adversaires, avec deux nouveaux essais d’Hirigoyen et Kockott, ce dernier rattrapant sa faute.

Une fin presque injuste pour les hommes d’Azéma qui méritaient mieux, après avoir brillamment compliqué la tâche des hommes de Labit. Paris reste miraculeusement leader. Mon petit doigt me dit que cela ne devrait pas durer. Sauf que le club de la capitale se rend, samedi prochain, aux portes ouvertes chez son voisin francilien pour un derby qui pourrait encore leur sourire et, surtout, annuler le revers du match aller.

Bayonne (10) – Clermont (8)               21-13

Jean-Dauger, forteresse basque

Samedi soir, l’enceinte bayonnaise a encore résisté aux assauts de ses visiteurs, coriaces une bonne mi-temps, mais pas assez tranchants pour faire la différence.

Un essai partout à la pause, de l’arrière clermontois, Rozière, d’abord, derrière un magistral coup de pied d’Urdapilleta, puis du troisième-ligne local, Bourdeau, derrière un maul rageur sur penaltouche (10-10).

Et puis le second acte a eu raison des maladresses des Jaunards, après l’essai de Martocq sur un beau mouvement initié par Lopez et Tiberghien, deux anciens asémistes.

En fin de match, l’ancien ouvreur et buteur de Clermont a su tenir à distance ses anciens coéquipiers, par deux pénalités précieuses, ne leur laissant aucun point à l’arrivée. Un coaching perdant pour les hommes d’Urios, avec les entrées de Yato et Bibi Biziwu coûtant six points et un carton jaune, alors qu’Urda venait de ramener les siens à deux longueurs, à l’heure de jeu.

Une fin de bonne série pour Clermont qui retombe dans ses travers de fin de match, tandis que les Basques restent invaincus dans leur forteresse, tout comme les Toulousains à Ernest-Wallon.

Castres (5) – Toulon (6)                      25-17

Le CO revient dans le TOP 6

En clôture de cette journée, les Castrais ont frappé fort à Pierre-Fabre pour venir à bout de Toulonnais qui s'y déplaçaient avec une belle armada de mercenaires, emmenée par Biggar et White.

Deux essais, dans les vingt premières minutes, par Chilachava et Le Brun, ont permis aux locaux de prendre les devants (14-0) avant que Biggar ne réplique au pied, puis Wainiqolo, par un bel essai, au retour des vestiaires, remettant les Varois dans la partie (14-10).

La mêlée tarnaise fera plier le pack adverse qui offrira deux pénalités à Le Brun avant que Raisuqe ne conclue un beau mouvement au large, derrière un gros travail des avants, compliquant sévèrement la tâche des hommes de Mignoni, largement distancés (25-10). L'essai casquette de Fainga'Anuku, en fin de rencontre, sera anecdotique pour le RCT qui repartira sans le moindre point.

Le CO revient dans le TOP 6, juste devant son adversaire.

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après ce week-end)

Tous les résultats officiels du week-end >> 

 

La semaine prochaine…

Les Bleus reviennent en forza !

Après un début de tournoi inquiétant, entre dépression et mauvaise impression, le XV de France va tenter de montrer une autre image de son rugby, sans ses capitaines et fers de lance que sont Dupont et Alldritt.

Même face à l’Italie, à la maison, il s’agira de montrer des garanties d’un jeu flamboyant et efficace retrouvé, comme avant la Coupe du monde.

Au programme* de la 3ème journée du VI Nations, dès le vendredi 23 février :

    France U20 – Italie, à 21h

Puis samedi 24 février :

    Irlande – Pays de Galles, à 15h15

    Écosse – Angleterre, à 17h45

Enfin, dimanche 25 février :

    France – Italie, à 16h, à Lille

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de France TV et de L’Équipe TV (pour les U20)

En doublon, le championnat de France tentera encore de rivaliser sans ses internationaux.

Au programme* de la 16ème journée du TOP 14, dès le samedi 24 février :

    Montpellier – Bayonne, à 15h

    Castres – Bordeaux, à 17h

    Lyon – Oyonnax, à 17h

    Pau – Toulon, à 17h

    Perpignan – La Rochelle, à 17h

    Racing 92 – Stade Français, à 21h05

Puis dimanche 25 février :

    Clermont – Toulouse, à 21h05

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

Du côté de l’Élite 1 féminine

Retrouvez tous les résultats* et le programme sur >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

(*) Faute de suivi médiatique en direct, je ne commente plus les résultats

#TOP14 #UBBSP #R92MHR #Rugby #Bordeaux #Racing92 #Montpellier #Pau #Péril #demeure

Publicité
Publicité
11 février 2024

Les brèves d'Ovalie - Edition n°557

Des cornemuses et des cloches !

VI NATIONS... 2è journée                       Écosse – France    16 – 20

Ramos et ses cloches

Une victoire décourageante

Samedi après-midi, dans le cocon de Murrayfield, vibrant au son strident des cornemuses, le XV de France a décroché sa première victoire dans le tournoi, aux sons de cloche grinçants et unanimes qu’il n’a pas fini d’entendre sonner, après sa prestation navrante, pénible et hasardeuse, face à un XV du Chardon bien plus joueur et beau à voir jouer que lui.

Quelle bande de cloches…

qui n’a rien trouvé de mieux pour répondre au jeu de mains inspiré des Écossais qu’un piètre jeu d’occupation de balles en cloche. Parce qu’après avoir assisté à un premier acte territorialement dominé par des locaux plein d’allant et d’envie de jouer, la seconde période nous a offert un échange de jeux au pied peu dignes des potentiels offensifs respectifs.

Une première période inspirée, je disais, avec cet essai fabuleux de White, dès la sixième minute, sur un mouvement initié par Van der Merwe, fixant deux défenseurs tricolores, avant de faire virevolter le cuir de main en main jusqu’à son demi de mêlée, l’aplatissant en funambule habile et puissant pour éviter les retours des Bleus sur lui.

Impuissants, les Français préféraient s’en remettre au pied de Ramos, encore précieux dans un cent pour cent décisif, pour inscrire les premiers points sur une première attaque avortée. Pourtant, il semblait y avoir la place pour reprendre cette partie à leur compte, comme sur cette belle percée de Fickou qui oubliait encore un partenaire avant de se faire clouer au sol, comme un pauvre 737 Max 9 qui vient de voir la porte grande ouverte d’un premier essai s’envoler.

Heureusement, la défense tricolore tenait bon, encaissant seulement deux pénalités de Russel, un moindre mal, quand les locaux incendiaient leurs 22, en feux d’artifice offensifs qui se terminèrent en pétards mouillés.

Et puis, il y a eu ce premier éclat de Bielle-Biarrey !

À la demi-heure de jeu, une percée de l’ailier bordelais ramenait, enfin, le ballon dans le camp des Écossais, désorganisant leur défense et offrant un décalage payant, sur une sautée de Jalibert pour Fickou, seul sur l’aile de Penaud (ailleurs, à côté de ses pompes), et qui n’avait plus qu’à accélérer, (c’est peu de le dire, au vu du démarrage poussif du jeune trentenaire), pour le premier essai tricolore.

Revenus à trois longueurs (13-10), à dix minutes du terme d’un premier acte à la main des coéquipiers de Russel, nos Bleus, allaient encore payer un malheureux plaquage à l’épaule du pilier Atonio qui, heureusement, ne pénalisera son équipe que de dix minutes d’infériorité numérique, le temps pour le XV de France de serrer à nouveau les fesses et sa défense afin d’éviter un deuxième essai calédonien, sauvé in-extremis par l’effort en mêlée de ses avants. Merci Baille !

Le second acte ne sera que désolation pendant une demi-heure, pour des Bleus maladroits, pour ne pas dire mauvais, en conquête, et particulièrement en couche, quand ce n’était pas par indiscipline qui coûtait à nouveau trois points sous la botte de Russel (16-10), alors que l’on venait de perdre notre fer de lance, Alldritt, blessé au genou.

Il ne manquait plus que ce jeu d’occupation pénible aux pieds, à trop vouloir assurer nos arrières, pour me faire pleurer de rage.

Comme si jouer revenait à marcher sur des chardons…

Justement ! Il s’agissait de faire preuve d’inspiration et de remonter les ballons pour marcher sur ce XV du Chardon. Mais au lieu de cela, Ramos et Jalibert tapaient du pied tous les ballons que s’amusaient à leur renvoyer Russel et Paterson, tels des Britanniques renvoyant des boulets de pierrière français, durant la guerre de Cent ans.

Et puis, il y a eu ce deuxième éclat de Bielle-Biarrey !

Les entrées de Le Garrec et Roumat redonnèrent de l’allant à la jeunesse tricolore, le demi de mêlée suppléant servant au cordeau l’ailier bordelais qui tapait un par-dessus pour lui-même, éliminant trois adversaires, avec une telle facilité, que l’on se demandait pourquoi ce type d’action penaudesque n’était pas survenue plus tôt. Magnifique !

Les Bleus passaient enfin devant grâce à Ramos qui assurait, derrière, le score par une ultime pénalité avant un finish laborieux qui, franchement, méritait presque que l’essai écossais, sur le fil, soit injustement* accordé, tellement nos Bleus ont été incapables de tenir le ballon quelques minutes, offrant à Russel le dernier pour se faire battre.

(*) Darge avait-il aplati ? L’arbitre australien, Nic Berry, de sa décision terrain aux images tout sauf évidentes, conclura raisonnablement que non. Et on ne va pas s’en plaindre aujourd’hui.

Il n’empêche que des défaites encourageantes, notre XV de France en a collectionné un paquet, au temps des Brunel, Novès et Saint-André. Mais, de victoire décourageante, sincèrement, c’est bien la première.

Difficile d’espérer grand-chose, désormais, d’un tournoi dont le Grand Chelem tend les bras aux Irlandais. Si seulement on pouvait voir un peu plus de culot et d’insouciance chez nos Bleus, dans quinze jours à Lille, contre l’Italie, en y intégrant, par exemple, quelques champions du monde U20, comme Depoortere et Gailleton, au centre, alors on pourrait rêver plus loin d’un avenir meilleur.

Il est un temps que les moins de vingt ans doivent maintenant connaître.

 

Les autres matches en bref…

Angleterre – Pays de Galles     16 – 14

Twickenham s’est fait peur

Comme lors de la première journée, le XV de la Rose a dû s’arracher, samedi après-midi, pour vaincre son adversaire, qui avait enthousiasmé le Millennium avec son fracassant 26-0, en tentant de remonter vainement 27 points encaissés par des Écossais, finalement vainqueurs.

Cette fois, les Gallois ont marqué les premiers, en supériorité numérique, après le carton jaune contre Chessum, grâce à un essai de pénalité qui faisait suite à un écroulement de maul devant la ligne. Réduits à 13, avec un nouveau carton contre Roots, les Anglais allaient pourtant réagir et marquer, à leur tour, derrière une mêlée, par Earl qui emportait quatre défenseurs avec lui.

Ford manquait la transformation tandis que les Diables rouges remettaient la main sur le cuir et le match, juste avant la pause, dans un numéro de Williams qui servait Mann pour le deuxième essai gallois, dont la transformation de Lloyd creusait l’écart à la mi-temps (5-14).

Menés, au retour des vestiaires, comme la semaine dernière, les Anglais trouvèrent la solution pour renverser le cours de la rencontre, avec rigueur et patience, et l’emportèrent au final, grâce à un coup de pied de Ford, puis un essai de Dingwall, à l’heure de jeu, la transformation de l'ouvreur anglais faisant la différence.

Les dernières minutes donneront des sueurs froides au public de Twickenham, voyant son équipe résister aux charges des voisins britanniques qui repartiront sans le moindre point dans ce deuxième acte (contrairement à la semaine passée) mais avec le point du bonus défensif, en guise de consolation.

Irlande – Italie                      36 – 0

L’Aviva Stadium en démonstration

Monstrueux en mêlée, efficaces en touche et ballons portés, impressionnants balle en main et rarement inquiétés sur un jeu illicite au sol (bah oui), le XV du Trèfle, au tiers remanié, a roulé sur la Squadra Azzura qui a bien eu des temps forts et des courses prometteuses, notamment avec Capuozzo, chaque fois stoppées par une défense locale intraitable. Seul point faible chez les celtes : la botte de Crowley (3 sur 6).

Menant 19-0, à la pause, après trois essais chirurgicaux, signés Crowley, Sheehan et Conan, les Irlandais ont poursuivi leur cavalier seul, en seconde période, avec trois nouvelles salves (Shehan, Lowe, Nash), malgré une défense héroïque des Italiens, réduits à quatorze, durant dix minutes, après le carton jaune contre Menoncello.

Impuissants et maladroits, les Ritals resteront fannis jusqu’au bout, jamais récompensés de leurs rares incursions dans le camp celte.

Clsst. : 1-Irlande, 10 pts (+57) – 2- Angleterre, 8 (+5) – 3-Écosse, 5 (-3) –
          4-France, 4 (-17) – 5-Pays de Galles, 3 (-3) –6-Italie, 1 (-39) 

 

La 2ème journée du tournoi des Bleuets en bref…

Écosse (5) – France U20 (3)      14 – 29

Des Bleuets en demi-teinte

Vendredi soir, en Écosse, nos jeunes Tricolores ont brillé une mi-temps avant de lever le pied et se faire peur dans un second acte à la main des baby Calédoniens.

Quatre essais conclus par les feu-follets, derrière, Mousques et Bosmorin, le remuant Souverbie à la mêlée, et toujours le puissant capitaine Castro-Ferreira, fer de lance de cette nouvelle génération de Bleuets qui menait 26-0 à la pause.

Seulement au retour des vestiaires, les Écossais ont haussé le ton et débordé à deux reprises nos jeunes Français, acculés dans leurs 22 et se retrouvant, dix minutes, en infériorité numérique, après le carton jaune contre Tolofua.

Un second acte compliqué qui aurait pu virer au drame si le pauvre ouvreur local Coates n’avait pas manqué, aussi incroyable que cela pouvait paraître, quatre penaltouches consécutives, autant d’occasions de reprendre le score pour les siens, dominateurs.

Heureusement, Desperes a su assurer trois points pour éloigner le réel danger et donner la victoire aux Bleuets avec ce bonus rapidement acquis et crucial pour la suite. D’autant que les Irlandais ont été à deux doigts de se faire surprendre par les Italiens, prochains adversaires coriaces des Tricolores, à Béziers, dans quinze jours.

Le Tournoi est loin d’être joué pour les six Nations, même si les Baby Roses, en tête, restent les grands favoris avant leur venue à Pau, dans ce que l’on espère être une vraie finale.

Les autres matches : Angleterre (1) – Pays de Galles (4)  28-7 ; Irlande (2) – Italie (6)  23-22.

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après ce week-end)

  

La semaine prochaine…

Intermède du TOP 14

L’heure est à la pause et la reconstruction pour nos Bleus, avant la réception des Italiens, à Lille, dans quinze jours. Pas de Dupont, pas d’Alldritt, le prochain capitaine (sans doute Ollivon) devra s’entourer de jeunes qui en veulent et qui ne sont pas en dépression post-coupe du monde, si vous voyez ce que je veux dire, monsieur Galthié.

En attendant, le championnat de France animera le prochain week-end, avec des duels et des enjeux qui préoccupent tous les protagonistes, certains toujours privés de leurs internationaux.

Au programme* de la 15ème journée du TOP 14, dès le samedi 17 février :

    Lyon – La Rochelle, à 15h

    Bordeaux – Pau, à 17h

    Stade Français – Perpignan, à 17h

    Racing 92 – Montpellier, à 17h

    Toulouse – Oyonnax, à 17h

    Bayonne – Clermont, à 21h05

Puis dimanche 18 février :

    Castres – Toulon, à 21h05

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté de l’Élite 1 féminine

Retrouvez tous les résultats* et le programme sur >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

(*) Faute de suivi médiatique en direct, je ne commente plus les résultats

#VInations #ECOFRA #Rugby #lesbleus #XVdeFrance #Ecosse #XVduchardon #cornemuse #cloche

4 février 2024

Les brèves d'Ovalie - Edition n°556

Putain de coupe à trèfle !

VI NATIONS... 1ère journée                    France – Irlande    17 – 38

France Irlande 2024

Belote, rebelote et fichtre, on perd !

Vendredi soir, dans un Stade Vélodrome archi plein, comme pour un concert du Boss, nos Français n’étaient pas loin du capot, après avoir laissé les Irlandais jouer le match à leur main, à Trèfle forcément, alors que nos Bleus avaient à cœur de faire de cette partie une démonstration bien marseillaise avec toutes les cartes en main

– même sans le neuf, un dénommé Dupont – et un public acquis à sa cause.

Et pour causer, ça a causé, depuis ce quart de finale jusqu’à hier, avant de causer du tort aux coéquipiers d’Alldritt qui sont complètement passés au travers.

La seule chose que notre XIV de France n’a pas perdu, au bout de 80 minutes insipides, en infériorités numérique et stratégique, c’est cette « manille » de jouer à l’envers face à un adversaire coriace qui connaît toutes les combines pour voir le jeu lui sourire.

Pas étonnant que la première carte retournée par Monsieur Dickson a été jaune, contre un Willemse fautif qui pensait couper le jeu d’attaque de l’adversaire avec tout son cœur, alors qu’on lui avait bien dit de se tenir à carreau.

Ah ! parce que c’est atout trèfle ?

C’est toujours la même chose quand tu joues avec un coéquipier qui a toujours la tête ailleurs qu’au jeu.

Bah oui ! Tu ne vois pas que, depuis le début du match, l’atout est à trèfle et qu’ils ont fait le premier pli par le pied de Crowley ? Cesse d’être hors-jeu et suis un peu !

C’est vrai qu’ils avaient la main sur la partie à faire tomber leurs atouts, les uns derrière les autres, en supériorité numérique et dans tous les secteurs du jeu, à part, peut-être, la mêlée fermée.

Merci de nous laisser un espoir !

Profitant des espaces, le XV du Trèfle enchaînait les plis, par Gibson-Park, bien servi par l’intenable Aki, pour le premier essai, avant que Beirne ne double la mise, un quart d’heure plus tard, échappant au plaquage de Danty, dépassé, comme le reste de la défense tricolore, revenue pourtant à quinze.

Pas pour longtemps, puisque Willemse continuait de tenter ses coups à cœur qui débordait de sa main et de son épaule, encore trop hautes. Monsieur Dickson voyait logiquement rouge contre cette carte un peu trop violemment posée.

Pourtant, cela n’a pas empêché notre XIV de France de continuer à jouer à cœur, dans les dernières secondes de ce premier acte manqué.

Et toi, tu lui balances l’as de cœur, tout Penaud que tu as ??

Oui mais tu vois, lui, il est passé, cette fois !

C’est vrai. On s’est soudain mis à croire à un renversement de jeu, après cet essai prodigieux de l’ailier bordelais, bien emmené par un Mauvaka retrouvé.

Mais un jeu de cartes dépend des cartes que tu as entre les mains. Et dès le retour des vestiaires, à un de moins contre ce XV du Trèfle – numéro un mondial, avant la désillusion en Coupe du monde, tombant sur le fil, en quarts de finale, contre de fabuleux All Blacks, dans ce qui a été le meilleur match de la compétition – notre XIV tricolore n’a pas eu les moyens de rivaliser et s’est contenté de jouer à la couleur imposée par son adversaire.

Si Gabrillagues maintenait l’espoir avec un pli de plus (répondant au troisième essai irlandais, conclu d’entrée par Nash), grâce à un bon ballon porté lui ouvrant l’espace pour aller à dame, les finisseurs de Galthié n’apporteront rien de plus et n’empêcheront pas les derniers plis Irlandais.

Belote et rebelote !

Deux derniers essais, sur des ballons portés d’école celtique, d’abord, par Sheehan (à 14 contre 14, après le carton jaune contre O’Mahony) puis Kelleher, dans les dernières minutes, comme le dernier coup de lame dans le cœur des Bleus, dépités au Vélodrome, devant un public médusé.

Il a dû y avoir maldonne dans la stratégie tricolore !

Cette fois, on ne pourra pas incriminer monsieur Dickson, même si sa nationalité anglaise ne jouait pas en sa faveur. Les Bleus démarrent de la pire des façons le tournoi, comme ils avaient fini leur Coupe du monde, la tête à l’envers, le moral dans les chaussettes, dans le fond desquelles il a préféré rester, à moins que le panache qui a fait leurs beaux jours ne soit toujours terré quelque part dans les vestiaires du Stade de France.

En attendant de soigner le blues de nos Bleus pour qu’ils retrouvent le beau de leur jeu, le tournoi continue dans une sale ambiance.

C’est à qui de donner ?

Au XV du Chardon, à Murrayfield, samedi prochain !

 

Les autres matches en bref…

Italie – Angleterre                24 – 27

Un bon point pour la Squadra

Samedi après-midi, à Rome, la Squadra Azzura a démarré tambour battant son premier match du tournoi, dominant les Anglais de la tête et des épaules, durant le premier acte. Deux essais somptueux en moins de trente minutes, par ses deux ouvreurs alignés, Garbisi puis Allan, tandis que les hommes de Borthwick peinaient à recoller au score, grâce à un essai de Daly et le pied de Ford.

Menés 17-14, au retour des vestiaires, le XV de la Rose a haussé son niveau d’intensité et de jeu, inversant les rôles et étouffant les locaux d’entrée par un essai de Mitchell pour repasser devant et reprendre le match en mains.

Mais les Italiens ne se laissaient pas abattre pour autant, et jusqu’au bout s’arrachèrent pour marquer ce troisième essai et décrocher à minima un point de bonus défensif, bien mérité. Merci Ioane dont le numéro phénoménal a bluffé toute la défense britannique.

Une défaite bonifiée, avec un essai de plus que les Anglais, de quoi réjouir Quesada, adjoint de Crowley.

Pays de Galles – Écosse        27 – 26

Deux matches, deux victoires, deux bonus

Dans la foulée, dans l’antre du Millennium Stadium de Cardiff, on a assisté à deux rencontres complètement incroyables et à sens unique.

La première a duré 43 minutes et a vu le XV du Chardon rouler sur la défense locale, éteignant le feu des Dragons qui avaient oublié d’entrer dans le match, le temps d’inscrire trois essais par Schoeman et Van der Merwe, auteur d’un doublé, deux fois bien servi par un Russel impérial.

La seconde, au retour des vestiaires, a été complètement folle, sonnant la révolte des Diables Rouges, méconnaissables durant les 37 dernières minutes, et ravivant les chants en tribune en même temps que les essais tombaient dans l’en-but calédonien. Quatre, pour un bonus offensif alors impensable, signés Botham, Dyer, Wainwright et Mann, laissant espérer une remontada victorieuse comme seuls les Gallois savent faire.

Mais les Écossais tiendront bon, à deux doigts d’inscrire l’essai du bonus, sur le fil, en vain mais néanmoins en vainqueur, sur le cumul des deux matches, d’un tout petit point. Le XV du Poireau peut se consoler de repartir avec les deux points des deux bonus.

Les Bleus sont avertis : en Écosse, la semaine prochaine, ou au Pays de Galles, un peu plus tard, il sera compliqué d’y décrocher une victoire.

Clsst. : 1-Irlande, 5 pts (+21) – 2- Angleterre, 4 (+3) – 3-Écosse, 4 (+1) –
          4-Pays de Galles, 2 (-1) – 5-Italie, 1 (-3) – 6-France, 0 (-21)

 

La 1ère journée du tournoi des Bleuets en bref….

France U20 (4) – Irlande (3)        31 – 37

Dommage !

Samedi soir, au lendemain de désastre, à Aix-en-Provence, les Irlandais ont donné le ton du match, comme leurs ainés. Un premier essai d’autorité qui a aussitôt fait réagir nos Bleuets, pas comme leurs grands frères, répondant du tac-au-tac par un capitaine exemplaire, Castro-Ferreira.

Et plutôt deux fois qu’une, quand le XV du Trèfle en herbe récidivait, quelques minutes plus tard, pour une égalité parfaite qui aurait dû rester à la pause, si une faute, après la sirène ne redonnait l’avantage aux mini Celtes (14-17).

Menés, alors qu’il y avait la place pour mieux dans un premier acte enjoué et prometteurs, les Bleuets ont pris les devants, relançant un formidable chassé-croisé haletant, Gavin répondant à Tuifua, puis Perrin à Tracy, qui ramènera les deux équipes à égalité, à huit minutes de la fin (31-31).

Mais comme à la fin du premier acte, l’indiscipline française offrira deux fois l’opportunité au XV du Trèfle de cueillir la victoire, par excès d’envie ou de zèle, à deux doigts de tuer le match.

Dommage, il y avait la place, d’enrayer plus tôt cette belle machine irlandaise et de terminer sereinement le match. C’est que cette nouvelle génération qui succède aux champions du monde 2023 a encore beaucoup à apprendre. ET ces deux points de bonus lui ouvrent la voie pour espérer encore remporter le tournoi.

Car les favoris sont les Anglais qui recevront l’Irlande, quand les Bleuets auront l’occasion de les recevoir au Hameau, pour ce qu’ils espèrent être une finale. On le leur souhaite. En attendant, il faudra aller cherche un bonus offensif en Écosse, vendredi prochain, car tous les points risquent de compter.

Les autres matches : Pays de Galles (2) – Écosse (5)  (37-29) ; Italie (6) – Angleterre (1)  (11-36).

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après ce week-end)

 

La 14ème journée de TOP 14 en bref…

Perpignan (11) – Racing 92 (4)           26-5

Un grand écart en leurre

À Aimé-Giral, samedi après-midi, en ouverture de cette 14ème journée, les Catalans, avant-derniers, recevaient le leader, descendu de son nuage, sans ses cadres, dans le sud de la France.

Comme la semaine dernière, à la maison, face aux Toulousains, les Racingmen ont autant déçu que les Perpignanais nous ont éblouis, dans le combat et les intentions offensives.

Avec quatre essais (Dupichot, Écochard, Veredamu et Ruiz, à la toute dernière minute), les hommes d’Azéma n’ont laissé que des miettes aux visiteurs, auteurs d’un seul essai, en première période, par Tarrit.

Beaucoup de trous d’air dans la défense francilienne qui ont de quoi inquiéter Lancaster, si ses hommes devaient enchaîner les défaites, tant le grand écart au classement était invisible sur le terrain.

Oyonnax (13) – Stade Français (1)     19-23

Paris reprend la tête

À Charles-Mathon, les Parisiens ont réussi à s’octroyer une victoire dans une fin de match à leur avantage et sous la botte plus adroite de Henry, là où Miotti échouait pour la pénalité de la gagne un peu plus tôt.

Pourtant les Oyomen ont dominé le premier acte (16-10), grâce à l’essai de Millet, avant de se faire reprendre in-extremis, juste avant la pause, par Delbouis, puis au retour des vestiaires par Ward, pour les deux essais parisiens. Et l’indiscipline des locaux fera le reste pour offrir aux visiteurs la victoire et la place de leader.

Le point de bonus défensif est un moindre mal pour les battants et malheureux Aindinois, laissant les Montpelliérains au fond du classement.

La Rochelle (8) – Montpellier (14)      18-10

Solides Maritimes

À Marcel-Deflandre, les Rochelais ont fait un match sérieux, à défaut de spectaculaire, pour défier la lanterne rouge, venue armée et déterminée à faire un coup pour sortir de son marasme.

Après une première période étriquée et peu productive (6-3), dès le retour des vestiaires, West et Kerr-Barlow ont sonné le réveil de leurs coéquipiers, envoyant Dulin puis Botia à dame pour les deux essais maison, Hastoy passant le reste des points au pied.

De leur côté, les Cistes ont réagi et bataillé pour inscrire leur seul essai, à sept minutes du terme, par Erdocio, Carbonel ayant ensuite une pénalité pour décrocher un précieux point de bonus défensif. Mais le MHR ne sera pas récompensé de ses efforts, désormais à deux longueurs d’Oyonnax, au grand dam de Collazo et consorts.

Clermont (6) – Lyon (12)                     38-21

Le festival des Jaunards

En une mi-temps, les Clermontois ont réjoui le public du Michelin qui a cru rêver en voyant son équipe croquer le Lou avec des crocs de morte de faim, avec cinq essais comme plats sans résistance. Encore un grand Raka, avec un doublé en trois minutes, comme un grand Yato, avec un autre doublé en neuf minutes, Jurand s’interposant pour le cinquième.

À une minute de la pause, l’ASM menait 33-0.

Et puis, cette minute fatidique de fin d’acte, a offert l’opportunité aux Lyonnais de revenir, par l’irrésistible Couilloud, y allant de son doublé, au retour des vestiaires, freinant les velléités des Jaunards, sans doute pris de doutes, mais sommés de se réveiller comme un volcan, avant que Kpoku ne les prive du bonus offensif, si facilement acquis. Et c’est le prometteur Darricarrère, qui s’était déjà illustré à Castres, chez son père, qui a assuré ce bonus, juste avant, sur un service parfait d’Urdapilleta, son compagnon de banc, entré simultanément.

Une victoire bonifiée qui place, pour la première fois, les Auvergnats dans le TOP 6. Pourvu que ça dure !

Pau (9) – Castres (7)                           33-44

Sam Whitelock, la poisse ?

Depuis que la star néo-zélandaise est arrivée à Pau, sa nouvelle équipe n’a pas gagné un seul match, signant sa quatrième défaite consécutive en championnat.

Pourtant tout avait bien démarré pour les Palois, avec deux essais en cinq minutes, par Robson, puis Gailleton. Trop bien, il faut croire, car la réplique castraise ne s’est pas fait attendre, avec deux répliques, en cinq minutes, signées Botitu et Popelin.

Le chassé-croisé a offert un premier acte spectaculaire, Peysson répondant à Maddocks, et Simmonds prenant le dessus au pied sur son homologue Le Brun qui n’avait pas encore dit son dernier mot.

Car le jeune ouvreur tarnais enquillera pas moins de trois pénalités et une transformation, dans le second acte, faisant plier les locaux, grâce à deux nouveaux essais, dont un de pénalité, puis un autre de Hulleu.

Pau est sorti du TOP 6 après y avoir passé tout ce début de saison, jusqu’à l’arrivée de… Non, il ne porterait pas la poisse, quand même, ce Whitelock !

Toulouse (2) – Bayonne (10)               46-26

Sacré Dupont !

Je ne sais si c’est son absence dans le XV de France, vendredi, ou sa présence, samedi, à Toulouse qui fait le plus parler, mais ce qui est sûr, c’est qu’on a un sacré génie qui n’a pas fini de faire parler de lui, jusqu’aux JO de cet été. Et le reste, n’est que de la prose pour journalistes en manque de sensations sur le terrain que les Bleus ne savent plus fouler avec le panache qu’inspire ce phénomène.

Bref, samedi soir, à Ernest-Wallon, notre numéro 9 du 15 qui jouait en 10 comme on joue à 7 a tout simplement brillé en maestro d’une partie enflammée.

C’est que les Basques ont répondu sous la baguette de Lopez, obligeant les champions de France a surenchérir dans le jeu et l’efficacité, décrochant le bonus offensif, après la sirène, pour leur 7ème essai qui envoyait le Stade Toulousain au septième ciel, en tête du championnat, à hauteur de l’autre Stade.

Sept essais, je disais, dont la moitié amenée par des actions extraordinaires de Dupont, génie incontestable (ça va, j’en fais assez trop ?), auteur d'un essai au milieu de ceux de Bituniyata, Ahki, Willis, Barrassi et enfin Mallia pour celui du bonus offensif.

Quatre essais pour les Bayonnais, auteurs d’une belle partie, conclus par Giudicelli, Tiberghien, Martocq et Erbinategaray (mon dieu que les noms des rugbymen sont une vraie torture pour les chroniqueurs, encore plus à écrire qu’à prononcer !)

Toulon (5) – Bordeaux (3)                  32-37

Un Bordeaux au culot

Dimanche soir, en clôture de cette journée, l'UBB a réalisé un grand coup à Mayol, après un démarrage tonitruant et un final époustouflant.

Tambwe inscrivait le premier essai, dès la première minute, avant que les Toulonnais ne répondent, par Gigashvili, et ne reprennent le match à leur compte, avec deux nouveaux essais, par Fainga'anuku et Tolofua, pour mener 22-13, à la pause.

Au retour des vestiaires, les hommes de Bru recollèrent au score sur un ballon porté, conclu par Latterrade, quand Fainga'anuku signa un doublé pour reprendre le large. Dès lors, Garcia et ses trois-quarts soufflèrent un vent de folie qui envoya Buros puis Depoortere à dame, renversant le match dans un chassé-croisé haletant.

Bordeaux a parfaitement su pallier à l'absence de ses stratèges internationaux, derrière, avec beaucoup d'orgueil et de détermination, après leur défaite à Chaban, la semaine dernière. L'UBB se hisse à hauteur des leaders stadistes parisien et toulousain.

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après ce week-end)

Tous les résultats officiels du week-end >> 

 

La semaine prochaine…

Le Tournoi supplante le TOP 14…

Après une première journée de doublons, le TOP 14 prendra une semaine de vacances pour revenir pendant celle du tournoi. Une alternance en leurre pour les clubs quand même privés de la plupart de leurs cadres internationaux, comme à La Rochelle, Toulouse ou Bordeaux.

En attendant, la semaine prochaine, à Murrayfield, les Bleus vont tenter de réagir et sortir de leur torpeur d’après Coupe du monde, après la grosse claque reçue au Vélodrome.

Au programme* de la 2ème journée du VI Nations, dès le vendredi 9 février :

    Écosse – France U20, à 21h

Puis le samedi 10 février :

    Écosse – France, à 15h15

    Angleterre – Pays de Galles, à 17h45

Enfin, dimanche 11 février :

    Irlande – Italie, à 16h

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de France TV et de L’Équipe TV (pour les U20)

 

Du côté de l’Élite 1 féminine

Retrouvez tous les résultats* et le programme sur >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

(*) Faute de suivi médiatique en direct, je ne commente plus les résultats

#VInations #FRAIRL #Rugby #lesbleus #XVdeFrance #Irlande #XVdeTrèfle #Marseille #jeudecartes

29 janvier 2024

Les brèves d'Ovalie - Edition n°555

Il y a champion et champion...

TOP 14... 13è journée                             Racing 92 (1) – Toulouse (4)    20 – 27

Dupont, champion tout court !

Il y a Dupont et… ET PIS C'EST TOUT !

Le nouveau champion d’automne, en plein hiver, recevait le champion de France en titre, tous deux vidés de leur substance par un XV de France toujours plus gourmand en Toulousains mais qui a laissé, à disposition de son club, le meilleur d’entre eux avant qu’il ne rejoigne la sélection de France 7 dans quinze jours.

Et ça fait toute la différence.

Certes, il restait les internationaux des autres nations pour épauler le capitaine tricolore haut-garonnais, comme Capuozzo (Italie), Kinghorn (Écosse), Willis (Angleterre), Mallia (Argentine), Arnold (Australie) et Laulala (Nouvelle-Zélande).

Tout comme du côté du Racing, où l’on pouvait compter sur deux champions du monde que sont Kolisi et Nyakané, entourés d’autres sud-africains, comme Tedder et Hall, ainsi que la pépite anglaise Arundell, pour ne citer que le gratin.

Il y avait de quoi se lécher les babines dans ce stade fermé à la pelouse synthétique propice au spectacle, avec un match dans le match, entre Kolisi et Dupont, un duel aux airs de revanche entre deux stars de notre TOP 14 qui avaient des comptes à rendre depuis un titre de champion du monde « offert » à l’un, « volé » à l’autre.

Et l’on n’a pas été déçu !

Du jeu, en veux-tu en voilà, avec du rythme et des envolées dignes d’un quart de finale de coupe du monde en France.

[Ah non ! Tu ne vas pas remettre ça !  – Je vais me gêner, tiens !]

À peine entrés sur la pelouse [même pas de la vraie herbe !], les visiteurs étaient déjà pénalisés d’un carton jaune pour un coup d’épaule de Laulala sur la tête de Chat, alors que tout le monde s’accorde à dire – Kolisi le premier – qu’il est impossible de distinguer l’épaule de la tête chez le talonneur francilien, amputé de cou. Je dis ça, je dis rien.

Forcément, en supériorité numérique, à seize contre quatorze [quoi encore ?], les Racingmen trouvaient plus facilement les espaces et, sur une passe au pied millimétrée de Méliande, l’ailier Taofifenua filait dans l’en-but toulousain. Tedder transformait pour porter le score à 7-0.

Seulement, il ne faudra pas plus de dix minutes à notre héros national [spolié par un certain Ben, au kif de la belle vie au Cap], pour faire parler son génie, d’un cadrage-débordement sur Chavancy, à la sortie d’un maul, et égaliser de toute sa classe, avec l’aide du pied de Kinghorn à la transformation (7-7).

Dès lors, il n’y eut plus qu’une équipe sur le terrain, plus qu’un champion, celui de France, à l’assaut de la ligne d’en-but locale. Retière signait d’abord un essai, refusé pour un passage en touche sur le plaquage salvateur in-extremis de Chavancy à qui on ne la lui fera pas deux fois.

Pourtant si, quelques minutes plus tard, après de nouvelles séquences de charges au près, Faasalele trompait la défense francilienne en surgissant derrière un ruck. Heureusement pour les locaux, Mallia manquait la transformation (Kinghorn se faisant soigner) et monsieur Descottes leur offrait l’occasion de repasser devant sur une nouvelle faute toulousaine.

13-12 pour les coéquipiers de Kolisi, à la pause, c’était le monde à l’envers.

Mais la bande à Dupont allait le remettre à l’endroit, dès le retour des vestiaires. Si Guitoune échouait une première fois devant la ligne, cela entrait comme dans du beurre avec un ballon porté des familles hautes-garonnaises qui envoya Cramont à dame pour le troisième essai toulousain. Dominateurs, les hommes de Mola continuaient d’appuyer là où ça fait mal, poussant les locaux à la faute et offrant l’opportunité à Kinghorn de prendre le large au score (13-22).

L’incompréhension pouvait se lire dans les yeux dépités de Kolisi, et monsieur Descottes comprit aussitôt qu’il fallait rééquilibrer les forces en infligeant un nouveau carton jaune aux Toulousains, au premier malvenu, tiens ! Brennan, pour fautes répétées.

Cela se passait alors beaucoup mieux pour les Franciliens, de nouveau à l’assaut du camp toulousain, et au bout de dix minutes d’efforts intenses, en supériorité numérique et face à une défense coriace de champions, Tedder parvint à inscrire l’essai de l’espoir, à cinq minutes du terme.

Mais encore une fois, les hommes de Lancaster n’eurent pas le temps de savourer. Sur l’action suivante, une relance magistrale des trois-quarts hauts-garonnais avala tout le terrain, en deux temps trois mouvements pour finir sur l’aile de Capuozzo qui n’avait plus qu’à aplatir le quatrième essai. Fabuleux ! Si la transformation manquée de Kinghorn nous offrira du suspense pour les deux dernières minutes, le match nul ne sourira pas à la bande à Kolisi, bien en dessous du niveau des champions de France de Dupont.

Champions d’automne, les coéquipiers du champion du monde ? Ne me faites pas rire, j’ai les lèvres gercées par le froid glacial qui régnait après leur première défaite dans leur antre chauffé.

Champions divers, oui ! Et Dupont… Champion, tout court !

 

Les autres matches, en bref…

Bordeaux (3) – Stade Français (2)     26-30

Un Chaban sans moteur

L’absence du quintet international, Lucu, Jalibert, Moefana, Penaud et Bielle-Biarrey, s’est fait ressentir, samedi après-midi, à Chaban-Delmas, en ouverture de cette treizième journée. Un chiffre treize qui n’aura pas porté bonheur aux Bordelais, cueillis à chaud, dans les dernières minutes par l’essai assassin d’Ahmed.

C’est que la machine girondine ne ronflait pas aussi bien sans son moteur cinq cylindres, toussotant en mode diesel avant d’accélérer, au bout d’un gros quart d’heure, et d’inscrire deux premiers essais par Tatafu et le sprinteur Buros.

Menant de quinze longueurs, à sept minutes de la pause, les hommes de Bru vont se faire cueillir en deux temps trois mouvements, d’abord en force par Abramischvili, puis en contre par Ward, bien servi par Macalou. À la mi-temps, l’avance girondine est maigre (21-20).

Le second acte sera un calvaire pour les locaux, repris par le pied de Segonds avant de trouver enfin la solution pour passer l’en-but et repasser devant, grâce au troisième essai conclu par le talonneur entrant, Latterade, derrière un magnifique ballon porté (26-23).

Mais, comme en fin de premier acte, une interception parisienne sera fatale aux Bordelais qui venaient juste de contrer la touche adverse pour relancer de leur camp. Seulement la sautée de Tapuai était bien trop risquée pour tromper Ahmed qui a bien senti le coup, l’interceptant et filant à dame pour l’essai de la gagne.

Un coup d’arrêt terrible pour le bolide bordelais, si impressionnant ces dernières semaines, en coupe d’Europe, comme si un sanglier venait de couper sa course dans son élan, lui arrachant sa place de devant, dans un choc qui a éteint le moteur de Chaban.

Paris redevient le dauphin du Racing.

Toulon (5) – La Rochelle (8)               25-23

Jaminet 20 – Iribaren 16

Samedi soir, à Mayol, les Toulonnais ont dû s’en remettre à la botte de Jaminet pour revenir dans le match après avoir été cueillis à froid par des Rochelais appliqués mais indisciplinés. Après deux pénalités et un essai d’Iribaren, les fautes ont offert des munitions à l’arrière international pour revenir à 12-16, à la pause.

Au retour des vestiaires, une contre-attaque phénoménale des Varois offrait l’essai à White et permettait aux locaux de passer devant, Jaminet creusant l’écart avec la transformation et une nouvelle pénalité (22-16). Un essai de Ribbans, dans la foulée, aurait pu tuer le match mais il sera justement refusé pour un en-avant, ce qui offrira l’occasion derrière aux Maritimes de se refaire la cerise et de profiter de l’entrée de Kerr-Barlow et de Skelton, alliant classe et puissance pour inscrire le deuxième essai rochelais, accordé en pénalité après un maul écroulé.

L’indiscipline des deux camps donnera finalement le dernier mot à Jaminet qui aura la pénalité de la gagne sous son pied, à la dernière minute, faisant exulter tout Mayol. Les hommes de Mignoni sont revenus de loin et peuvent être heureux de repartir avec les quatre points et de rester surtout dans le TOP 6.

Les Rochelais, sans leurs internationaux, ont mérité ce point de bonus défensif et n’ont pas dit leur dernier mot.

Castres (7) – Clermont (9)                  20-23

Alléluia !

Les Clermontois ont semblé avoir enfin vaincu leurs démons, samedi après-midi, après l’avoir emporté, à Pierre-Fabre, sans se faire reprendre dans les dernières minutes, comme bien trop souvent de fois, cette saison.

Faisant la course en tête tout le match, après une domination en première période amenant les essais de Belleau puis Delguy (3-17), dans deux beaux jeux de mouvements, les hommes d’Urios n’ont jamais lâché, après le retour en force des Castrais et l’essai de Fernandez, avant la pause, puis ceux de Chilachava et Arata, à l’heure de jeu, ramenant les deux équipes à égalité (20-20).

Belleau s’offrait même la pénalité de la gagne, à sept minutes du terme, obligeant ses coéquipiers à défendre coûte que coûte pour ne pas subir une nouvelle désillusion de dernière minute, d’autant que l’entrée de Yato leur coûtait une infériorité numérique malvenue. Et sur la dernière penaltouche locale, dans les 22 auvergnats, la main divine de Simmons s’éleva dans les airs et mit fin au calvaire des Jaunards.

Alléluia !

Montpellier (14) – Pau (6)                   22-17

Bayonne (10) – Oyonnax (13)              21-17

Lyon (11) – Perpignan (12)                  36-24

Un trio se livre une lutte acharnée pour le maintien

Montpellier, d’abord, actuelle lanterne rouge, se devait de l’emporter à domicile, avec son armada de mercenaires et de jeunes pousses qui n’en finissent pas de se faire bouffer par le tout-venant. Et cela a mal démarré, les Cistes encaissant un essai en trente seconde, après le coup d’envoi, par Robson. Heureusement la réaction fut immédiate, par l’intermédiaire de Serfontein, pour l’égalisation. Le reste fut laborieux jusqu’au dernier quart d’heure et les deux essais, coup sur coup, de Verhaege et Vincent, qui présageaient une fin de match plus simple. Il n’en a rien été, Tlili relançant les Palois, toujours accrocheurs et menaçants jusqu’au bout. la fin sera néanmoins heureuse pour les locaux qui enchaînent leur troisième victoire consécutive au GGL Stadium et reviennent à une longueur du barragiste Aindinois.

Pourtant Oyonnax n’était pas loin de faire un coup à Jean-Dauger, si seulement les joueurs étaient moins pénalisés, une plaie dans leur jeu combatif et solidaire avant tout, mais aussi culotté et offensif. Les deux essais le prouvent, signés Stark et Lebreton, dans un premier acte à leur main, mettant les Basques sur le reculoir, menés chez eux 6-14, à la pause. Au retour des vestiaires, les coéquipiers de Lopez mettront le temps pour remettre la main sur le ballon et sur le match, inscrivant à leur tour deux essais, plein de détermination, conclus par Rouet et Callandret. Comme précédemment, la fin de match sera indécise et tournera en la faveur des locaux, laissant un point de bonus défensif précieux aux visiteurs qui comptent bien ne pas revoir la PRO D2 de sitôt.

Enfin, Perpignan opérait un déplacement périlleux chez des Lyonnais pressés de sortir de la zone rouge, pas à leur place, eux qui se sont brillamment qualifiés en Champions Cup. Et le premier acte ne les a pas rassuré, les Catalans encaissant un essai d’entrée, par Botha, avant d’en prendre un second, juste avant la pause, par Allen, subissant les assauts infernaux des Radradra, Couilloud et Berdeu, revenus au meilleur de leur forme, l’essai du demi de mêlée, sur une offrande de Radradra, l’illustrant parfaitement en seconde période. Menés 20-3, à la pause, avant de réagir, dans le second acte, par Van Tonder, les hommes d’Azéma accélérèrent trop tardivement pour revenir dans la partie déjà jouée, grâce à deux nouvelles salves assénées par Fa’aso’o et Roelofse. Comme une promesse qu’il y a du potentiel dans cette équipe et que Perpignan se battra jusqu’au bout de la saison pour sauvegarder sa place dans l’élite du rugby français, comme l’an dernier.

La lutte pour le maintien est un championnat palpitant à lui seul et pourrait bien entraîner d’autres équipes devant.

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après ce week-end)

Tous les résultats officiels du week-end >> 

 

La semaine prochaine…

Les Bleus ouvrent le bal du Tournoi…

Dans une année paire, avec ses trois réceptions, dont deux face à de sérieux prétendants, le Tournoi des VI Nations augure d’un onzième grand chelem pour notre Sélection.

Et cela commencera, dès vendredi soir, au stade Vélodrome de Marseille (1), face à l’autre frustré de la Coupe du monde et, qui plus est, tenant du titre.

Pas besoin de le nommer, rien que d’y penser, on est déjà vert de trouille.

(1) Pour cause de JO à Paris, aucun match ne se jouera au Stade de France.

Au programme* de la 1ère journée du VI Nations, dès le vendredi 2 février :

    France – Irlande, à 21h, à Marseille

Puis samedi 3 février :

    Italie – Angleterre, à 15h15

    Pays de Galles – Écosse, à 17h45

    France U20 – Irlande, à 21h10 , à Aix-en-Provence       (L’Équipe TV)

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de France TV (et de L’Équipe pour les U20)

En parallèle, et pour quelques autres doublons, le championnat de France tentera de rivaliser, autant que de survivre sans ses internationaux.

Au programme* de la 14ème journée du TOP 14, dès le samedi 3 février :

    Perpignan – Racing 92, à 15h

    Clermont – Lyon, à 17h

    La Rochelle – Montpellier, à 17h

    Oyonnax – Stade Français, à 17h

    Pau – Castres, à 17h

    Toulouse – Bayonne, à 21h05

Puis dimanche 4 février :

    Toulon – Bordeaux, à 21h05

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

Du côté de l’Élite 1 féminine

Retrouvez tous les résultats* et le programme sur >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

(*) Faute de suivi médiatique en direct, je ne commente plus les résultats

#TOP14 #R92ST #Rugby #Toulouse #Racing92 #champion #Kolisi #Dupont

22 janvier 2024

Les brèves d'Ovalie - Edition n°554

Le Club des Cinq en huitièmes !

CHAMPIONS CUP... 4è journée                Racing 92 (4) – Cardiff (6)    48 – 26

                                       Sale (5) – La Rochelle (3)    24 – 37

Tableau final

CC2024 Tableau final

Ils sont finalement cinq clubs français à poursuivre l’aventure en Champions Cup.

Le Racing 92 et La Rochelle se sont brillamment ajoutés, sur le fil, aux déjà qualifiés qu’étaient Toulouse, Bordeaux et Lyon avant cette dernière journée. 

Bayonne est reversé en huitième de Challenge Cup. Pour Toulon et Paris, c'est fini !


NDLR : En raison d'autres activités impératives, exceptionnellement, les matches ne sont pas commentés pour cette édition. Veuillez ne pas m'en tenir rigueur.  


Vous vous contenterez donc des résultats et du tableau final des huitièmes, prévus du 31 mars au 2 avril.

 

Tous les autres matches par poule, sans commentaires…

Poule 2    (du Racing)

Toulouse (1)  – Bath (3)                        31 – 19

Harlequins (2)  – Ulster (5)                  47 – 19

Poule 4 (de La Rochelle)

Stade Français (6)  – Stormers (2)      20 – 24

Leicester (4)  – Leinster (1)                 10 – 27

Poule 1

Bulls (2)  – Bordeaux (1)                      46 – 40

Saracens (4)  – Lyon (3)                       39 – 24

Connacht (5)  – Bristol (6)                   27 – 10

Poule 3

Glasgow (3)  – Toulon (6)                         29 – 5

Bayonne (5)  – Exeter (2)                    40 – 17

Munster (4)  – Northampton (1)         23 – 26

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement, par poule, après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >> 

 

La 4ème journée de la Challenge Cup, sans commentaires…

Poule 3

Gloucester (1)  – Castres (4)       35 – 5

Black Lion (5)  – Clermont (2)     3 – 36

Scarlets (6)  – Édimbourg  (3)    19 – 31

Poule 2

Trévise (1)  – Montpellier (2)      27 – 19

Perpignan (6)  – Newcastle (5)  23 – 32

Lions (4)  – Ospreys (3)              28 – 38

Poule 1

Pau (2)  – Zèbre (4)                     28 – 27

Oyonnax (6)  – Cheetahs (3)      28 – 27

Newport (5)  – Sharks (1)          9 – 29

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >> 

 Le tableau final des huitièmes, prévus du 31 mars au 2 avril :

Ch2024 Tableau final

 

La semaine prochaine…

En attendant le Tournoi…

Le groupe France, composé de 34 joueurs, est parti en préparation du tournoi du VI Nations dont le premier match aura lieu vendredi 2 février soir, à Marseille, face au tenant du titre.

En attendant, le TOP 14 va reprendre sans eux, et même se poursuivre pendant, avec sa traditionnelle période de doublons. De quoi s’arracher les cheveux pour les clubs les plus concernés, comme Toulouse, Bordeaux, le Racing 92 et La Rochelle, et de se frotter les mains pour les autres.

Au programme* de la 13ème journée du TOP 14, dès le samedi 27 janvier :

    Bordeaux – Stade Français, à 15h

    Bayonne – Oyonnax, à 17h

    Castres – Clermont, à 17h

    Lyon – Perpignan, à 17h

    Montpellier – Pau, à 17h

    Toulon – La Rochelle, à 21h05

Puis dimanche 28 janvier :

    Racing 92 – Toulouse, à 21h05

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

Du côté de l’Élite 1 féminine

Retrouvez tous les résultats* et le programme sur >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

(*) Faute de suivi médiatique en direct, je ne commente plus les résultats

#ChampionsCup #R92CAR #Rugby #Racing #Cardiff #Larochelle #clubdescinq

Publicité
Publicité
14 janvier 2024

Les brèves d'Ovalie - Edition n°553

Nouvelle vague d'effroi à Mayol

CHAMPIONS CUP... 3è journée                Toulon (6) – Munster (3)    18 – 29

Les Munstermen cueillent les Toulonnais

Le duel des vieilles gloires

Samedi après-midi, Mayol est resté stupéfait en voyant son équipe plonger en apnée dans les eaux troubles de son rugby pour atteindre les abysses du classement d’une compétition européenne qui a fait autrefois son histoire.

Avec ses trois étoiles (2013 à 2015), le club varois n’est plus que l’ombre de son glorieux passé, au temps de Wilkinson, chef de file des mercenaires de la rade. Mayol a déchanté, pour la troisième fois en trois matches, assistant au désastre de ses protégés face une autre vieille gloire irlandaise (sacrée en 2006 et 2008) en mal de rugby et de titres.

Petit à petit, il s’est tu, le terrible cri de guerre des terribles guerriers du pilou-pilou en tribune. Éclatant et enthousiaste, avant le match, exalté, au bout de vingt minutes, quand Wainiqolo remontait tout le terrain, enfumant quatre défenseurs celtes, pour offrir le premier essai à Paia’aua, étranglé, lorsque Nankivell puis Zebo rentraient dans la défense locale comme dans du beurre pour renverser la situation et mener à la pause (13-17), silencieux, tout le second acte, en apnée devant l’incapacité de son équipe à mettre un pied devant l’autre et une passe derrière l’autre, apathique en attaque, inerte sous les ballons hauts, laissant filer Ahern puis Nash cueillir le bonus offensif d’une victoire cadeau.

Incroyable de voir comment cette armada si pragmatique et redoutable, la saison passée, s’est délitée, défaussée dans tous les secteurs d'un jeu dont le niveau s'était abaissé à celui de la température extérieure, en dessous de zéro.

Privée de ses fers de lance, tels son capitaine, Ollivon, son meneur d’avants, Serin, son jeune stratège, Hervé, ou encore son finisseur tricolore, Villière, elle n’a trouvé que de pâles copies derrière des mercenaires sans panache, tels son capitaine, Ribbans, sa charnière fantomatique, White-Biggar, ou l’arrière plusieurs fois coupable, Jaminet.

L’arrière international français a été à l’image de cette équipe chaotique, tantôt décisif, comme sur cette chistéra pour l’essai de Du Preez, à l’heure de jeu, remettant les siens dans la partie (18-22), mais trop souvent à côté de la plaque et du plaquage, comme sur cette chandelle, cinq minutes plus tard, qui a amené l’essai de Nash et éteint tout espoir.

« Pilou ! Pilou ! »

Argh ! Ce terrible cri de guerre des terribles guerriers de Mayol n’est jamais arrivé aux oreilles de ses mercenaires échevelés, dans un dernier quart d’heure, à faire pleurer dans toutes les chaumières, de la montagne vers la mer, tant les hommes de Mignoni ont pratiqué un rugby sans queue ni tête, sans agressivité ni envie, qui n’augure rien de bon pour la suite…

Parce que Toulon, désormais dans le rouge

Parce que Toulon, désormais dans le noir

Parce que Toulon, autrefois glorieux Rouge et Noir, a perdu de ses couleurs et de ses ambitions européennes, pas comme d’autres Rouge et Noir du côté de la Garonne.

 

Tous les autres matches par poule, en bref…

Poule 3    (de Toulon)

Northampton (1)  – Bayonne (5)          61 – 14

Exeter (2)  – Glasgow (4)                      19 – 17

L’Aviron sombre à son tour

Vendredi soir, les Bayonnais n’ont pas vu le jour à Northampton, et pas même le ballon durant un premier acte à la main du leader de la poule. Si ce n’est six fois, pour réengager et repartir au casse-pipe, après avoir encaissé six essais. Il faut dire que cette équipe légèrement remaniée, sans Lopez, ne pouvait guère espérer briller face à la bande à Lawes, Smith et Mitchell, qui marche sur l’eau dans cette compétition. 42-0, à la pause, puis 54-0, à l’heure de jeu, l’Aviron était déjà bel et bien coulé quand Spring puis Callandret sauvaient l’honneur dans le dernier quart d’heure.

Torpillés, neuf essais à deux, Bayonne n’a plus qu’à réaliser un exploit face aux Anglais d’Exeter, dimanche prochain, à Jean-Dauger, et espérer, dans le même temps, un faux pas miraculeux de Glasgow face à Toulon, afin de reprendre aux Écossais la quatrième place qualificative.

Devant, Northampton et Exeter sont qualifiés et pratiquement assurés d’un huitième de finale à domicile.

Poule 2

Ulster (4)  – Toulouse (1)                      24 – 48

Bath (2)  – Racing 92 (5)                       29 – 25

Cardiff (6)  – Harlequins (3)                  15 – 54

Toulouse en huitième, le Racing en sursis

Samedi soir, les Toulousains ont atomisé les Ulstermen, à Belfast, emmenés par un grand Dupont et d'autres cadres de l'équipe de France (Ramos, Mauvaka, Baille, Jelonch, Cros...). C'était beau, c'était fort, c'était puissant pour sept essais fabuleux, signés Lebel, Mauvaka, Dupont et Dupont, Mauvaka, Roumat et Meafou. Les locaux ont répondu tant bien que mal, avec trois essais, histoire de ne limiter l'humiliation à la maison.

Les hommes de Mola signent leur troisième victoire bonifiée, tout comme Bath, vainqueur des Racingmen, pourtant si proches de l'exploit en Angleterre. Menant de deux longueurs, après un essai de part et d'autre, par Le Garrec puis Du toit, les hommes de Lancaster ont creusé l'écart, au retour des vestiaires, avec deux nouvelles marques, par Kamikamica et Arundell (8-22), avant de se faire reprendre par deux fois, sur un coaching gagnant de Van Graan (le sélectionneur sud-africain des Anglais... à ne pas confondre avec le sélectionneur anglais des Ouest-Franciliens, suivez, sinon on ne va pas s'en sortir !), après l'heure de jeu. La fin de match donnera raison aux locaux, laissant filer l'exploit à portée des Racingmen qui enregistrent une troisième défaite bonifiée de rang. De quoi nourrir une fois de plus bien des regrets. Navrant !

La semaine prochaine, Toulouse défiera Bath pour la première place, les deux étant qualifiés. Quant au Racing, il ne lui suffira pas de battre Cardiff, mais il devra, en plus, compter sur une défaite de l'Ulster chez des Harlequins, déjà qualifiés. Rien d'impossible !

Poule 4

La Rochelle (4)  – Leicester (2)             45 – 12

Leinster (1)  – Stade Français (6)         43 – 7

Stormers (3)  – Sale (5)                         31 – 24

Le champion n'est pas mort, Paris oui

Mais non mais non, le champion n'est pas mort ! Dimanche après-midi, à Marcel-Deflandre, les supporters rochelais pouvaient exulter après la performance XXL de leur équipe, revenue à son meilleure niveau, depuis le retour de Greg Alldritt, fer de lance d'un pack surpuissant, porté par Atonio, Bourgarit et encore un Skelton phénoménal. Les Tigres du Leicester se sont cassé les griffes dessus, n'existant qu'à deux reprises, quand les Maritimes déployaient un feu d'artifice offensif. Sept essais fantastiques, vraiment ! Même à 13 contre 15 pendant dix minutes, ils ont marqué. Bourgarit, Skelton, Sclavi, Seuteni et Thomas ont passé la ligne, plutôt deux fois qu'une pour ces deux derniers. Seul bémol, les blessures de Bourgarit (épaule) et Danty (commotion) qui handicaperont sans doute également le groupe France pour le tournoi.

La veille, les Parisiens avaient subi le même sort que les Anglais, dans la province du Leinster qui survole cette poule. En pire, tant les Français n'ont rien eu à se mettre sous la dent. 43-0, à la 80ème minute, avant que Segonds ne sauve l'honneur sur le fil. Une misère !

Paris est éliminé et ne me semble pas assez armé pour espérer une victoire face aux Stormers, la semaine prochaine, et être ainsi reversé en Challenge européen. Quant au champion en titre, il jouera sa qualification à Sale, dans un véritable match de barrage.

Poule 1

Bordeaux (1)  – Saracens (4)                55 – 15

Lyon (2)  – Connacht (6)                        34 – 20

Bristol (5)  – Bulls (3)                             17 – 31

Bordeaux et Lyon qualifiés

Dimanche, en clôture de cette troisième journée, les internationaux girondins ont impressionné, comme leurs homologues toulousains, en écrasant les Sarries, sans partage, ou presque. Un festival d'essais qui a vu Bielle-Biarrey et Penaud inscrire chacun un doublé, Buros, Lamothe, Jalibert et Uberti complétant le tableau de chasse, tandis que les Anglais marqueront par deux fois, après un cuisant 43-3.

Les Lyonnais ont dû un peu plus s'employer, la veille, pour venir à bout des coriaces Irlandais de Connacht, à Gerland. Et avec le bonus offensif, grâce aux essais de sa jeunesse, par Tchaptchet Noutcha, Guillard, ainsi qu'un doublé d'Abrahams.

L'UBB n'a besoin que d'un point pour assurer son huitième à domicile, tandis que Lyon devra réaliser un exploit chez des Sarries vexés, pour avoir ce privilège. 

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement, par poule, après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >> 

 

La 3ème journée de la Challenge Cup, en bref…

Poule 3

Clermont (3)  – Scarlets (6)                   38 – 17

Castres (2)  – Black Lion (5)                  28 – 6

Édimbourg (4)  – Gloucester (1)           20 – 21

ASM et CO, à un point du but

Clermont et Castres continuent de faire la route côte à côte dans cette poule, talonnant le leader anglais, intouchable, encore vainqueur à Édimbourg.

Samedi, au Michelin, les Jaunards ont écrasé des Scarlets dépassés, non sans tenir compte d’un coup du sort qui les a bien aidés. Car avant le carton rouge contre J. Williams (largement justifié pour avoir fracassé le plancher orbital d’Hériteau), durant une demi-heure, à quinze contre quinze, les hommes d’Urios ont fait preuve de bien trop de maladresses et de précipitations pour inquiéter des Gallois, bien en place en défense et encore plus dangereux en contre. Une fois en supériorité numérique, les espaces ont permis de rééquilibrer les forces en présence et à Jauneau et Belleau d’animer un jeu offensif en conséquence. Trois essais en dix minutes, avant la pause, signés Raka (doublé) et Belleau, puis deux autres, dès le retour des vestiaires, conclus par Béria et Jurand. Seulement, dès que Fouyssac a redonné l’avantage aux visiteurs, en prenant un carton jaune et ramenant les deux équipes à quatorze, l’ASM a perdu pied et subi la fin de match, encaissant deux essais, avant d’en marquer un dernier sur le fil, par Belleau (son doublé), sur une action stupidement jouée après la sirène, alors qu’il n’y avait rien à gagner, mais un point de bonus défensif à offrir aux Scarlets, en cas de contre. Cette ASM est stupéfiante, même en l’emportant avec le bonus offensif, elle ne nous rassure pas !

De leur côté, un peu plus tard dans la journée, à Pierre-Fabre, les Castrais ont aussi balayé les Géorgiens d’un coup de bonus offensif, mais à quinze contre quinze et après avoir bataillé rudement une mi-temps, avec un seul essai à la clé, marqué par Raisuqe. Heureusement, les Lions noirs ont vite été matés, en seconde période, encaissant trois nouveaux essais, signés Zarantonello, Arata et Colonna.

Désormais, il manque un point à nos deux clubs français pour assurer leur huitième de finale. Si Castres est en mauvaise posture pour l’espérer à domicile, avec son déplacement périlleux à Gloucester, Clermont a plus de chance de le décrocher en Géorgie.

Poule 2

Montpellier (1)  – Lions (3)                    13 – 3

Ospreys (4)  – Perpignan (6)                 25 – 3

Newcastle (5)  – Trévise (2)                  18 – 57

Le MHR qualifié, l’USAP éliminé

Montpelliérains et Perpignanais jouent dans la même poule mais pas dans la même cour. Les premiers dominant la compétition, grâce à une troisième victoire, les seconds la subissant avec autant de défaites.

Les Cistes ont validé leur ticket pour les huitièmes de finale, en disposant des Lions de Johannesburg, grâce aux entrées décisives de Doumayrou et Willemse, après avoir été menés à la pause (0-3). Deux essais libérateurs, après un premier acte de domination stérile, pour un coaching gagnant de Collazo. Il ne reste plus qu’à conserver cette première place chez son dauphin italien, à Trévise, samedi prochain.

Les Catalans, eux, avaient sans doute la tête au championnat et n’ont pas semblé plus impliqués ou en mesure de rivaliser chez des Gallois mieux armés que les forces en présence d’une équipe remaniée. Troisième défaite en autant de matches, autant dire que les hommes d’Azéma ne chercheront pas la qualification, la semaine prochaine, à Aymé-Giral, mais juste sauver l’honneur face aux Anglais de Newcastle, déjà éliminés comme eux.

Poule 1

Cheetahs (2)  – Pau (4)                          20 – 33

Sharks (1)  – Oyonnax (6)                      38 – 7

Zèbre (3)  – Newport (5)                        20 – 17

Pau in, Oyo out !

Les Palois ont enregistré leur deuxième victoire de la plus belle des façons, ce dimanche à Amsterdam, en surprenant d'entrée les Cheetahs, avec deux essais des trois-quarts Maddocks et Gailleton. De quoi faire douter les Sud-Africains, indisciplinés, et garder une petite avance sous la botte de Desperes. Et puis Robson a inscrit le troisième essai qui a mis fin au suspense, en fin de match, offrant un seizième de finale à son équipe, la semaine prochaine, à Parme.

La veille, les Oyomen n'ont pas résisté face à la surpuissance des Boks de Durban, sauvant l'honneur au retour des vestiaires, par Berthaud, avant de craquer derrière et encaisser six essais. Cette troisième défaite signe leur élimination, dans une poule où les Aindinois n'y ont jamais vraiment cru.

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >> 

 

La semaine prochaine…

Dernière ligne droite pour les huitièmes !

Quasi éliminés, à moins de miracles, Toulon, Bayonne et Paris tenteront de décrocher une place en Challenge européen. Pour Le Racing et La Rochelle, l'équation semble favorable pour une qualification dans la Coupe des Champions. Quant à Toulouse, Bordeaux et Lyon, qualifiés, ils chercheront à valider leur huitième à la maison.

Du côté du Challenge européen, seuls Montpellier, Pau, Clermont et Castres sont en mesure de se qualifier, avec de bonnes chances.

Au programme* de la 4ème journée de Champions Cup, dès vendredi 19 janvier :

         Glasgow – Toulon (3) à 21h

         Connacht – Bristol (1) à 21h

Puis samedi 20 janvier :

          Bulls – Bordeaux (1) à 14h

         Harlequins – Ulster (2) à 14h

         Racing 92 – Cardiff (2) à 16h15        -> FR2  

         Leicester – Leinster (4) à 16h15

         Stade Français – Stormers (4) à 18h30

         Munster – Northampton (3) à 18h30

         Saracens – Lyon (1) à 21h

Enfin, dimanche 21 janvier :

         Sale – La Rochelle (4) à 14h  

         Toulouse – Bath (2) à 16h15           -> FR2  

         Bayonne – Exeter (3) à 18h30

S’agissant de la Challenge Cup et les 6 autres clubs du TOP 14, veuillez consulter le site officiel de l’EPCR qui vous en détaillera le programme.

Retransmission France TV, dimanche 21 janvier à 14h : Perpignan – Newcastle (2)

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de beIN Sports
Entre parenthèses, le numéro de la poule du match

Du côté de l’Élite 1 féminine

Retrouvez tous les résultats* et le programme sur >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

(*) Faute de suivi médiatique en direct, je ne commente plus les résultats

#ChampionsCup #RCTMUN #Rugby #Toulon #Munster #Mayol #effroi

7 janvier 2024

Les brèves d'Ovalie - Edition n°552

Hugo boss, la classe !

TOP 14... 12è journée                              Pau (6) – La Rochelle (8)    20 – 29

Hugo Reus, l'autre patron des Maritimes

Voguez jeunesse !

Si ce premier succès des Maritimes à l’extérieur peut être attribué au retour en force de leur capitaine Greg Alldritt, appuyé de puissants cadres comme Skelton ou Botia, il n’en reste pas moins que les clés du camion, ou plutôt la barre du voilier rochelais, a brillamment été tenue par le champion du monde des U20, Hugo Reus, décisif au pied.

Pour ce déplacement périlleux, dans l’antre du Hameau, l’international tricolore et ancien Palois, Antoine Hastoy, a été ménagé, laissant le jeune prodige enchaîner sa deuxième titularisation, après Toulouse, tout comme le jeune centre prometteur, Simeli Daunivucu, dans les radars du groupe des Bleuets.

Dans un costume de buteur sur mesure, en taille patron, Hugo a montré toute sa classe et son efficacité dans l’exercice, auteur d’un sans-faute pour corriger celles de locaux indisciplinés, et gagner son duel sur son homologue Simmonds qui avait donné le ton, d’entrée de jeu.

En moins de dix minutes, Reus passait trois pénalités pour mener la danse (3-9) quand l’Anglais lui courait derrière, égalisant à la demi-heure, après le carton jaune contre le jeune Daunivucu, bien malheureux dans son croque enjambe involontaire.

Même après l’essai d’Ezeala qui redonnait l’avantage aux Palois, juste avant la pause (14-9), Simmonds manquant la transformation, Hugo ne manquait pas la cible, dès le retour des vestiaires, pour récompenser la révolte des siens, plus agressifs (14-12).

Aux côtés de Kerr-Barlow, entre expérience et jeunesse, l’ouvreur huilait crânement la machine offensive qui amenait le premier essai rochelais, conclu par Cancoriet, après un gros travail des avants, emmenés par Alldritt et Skelton. La transformation, loin d’être un luxe, assurait l’avance des visiteurs (14-19).

Et quand Simmonds redonnait espoir aux siens, Reus ne tremblait toujours pas pour l’éteindre derrière, pas comme l’ouvreur anglais qui, face aux poteaux, manquait la pénalité de la gagne, à dix minutes du terme (20-22).

C'est donc logiquement que le dernier mot est revenu à Hugo, après un essai plein d’opportunisme et de réussite, sur une ultime attaque des Maritimes qui a vu une passe hasardeuse de Dulin être contrée et revenir dans les mains de Latu pour se terminer dans l’en-but après une somptueuse chistéra du talonneur suppléant pour Thomas qui n’avait plus qu’à s’engouffrer dans l’intervalle et marquer.

Et Hugo, le boss du match, transformait avec classe.

Une victoire référence pour les hommes d’O’Gara, en route pour une remontada sur chaque tableau, à poursuivre la semaine prochaine, à Marcel-Deflandre, en Champions Cup.

 

Les autres matches, en bref…

Racing 92 (1) – Castres (7)                 34-30

De la confiture à ce cochon de leader

Lorenzetti a beau acheter toutes les pointures du rugby mondial – après Kolisi, Arundell et bientôt Farrell – pour tenter d’écraser le championnat de France, comme l’avait fait jadis Boudjellal avec Toulon, il y a dix ans… les Racingmen semblent manger un rugby de riche, comme des cochons.

Et samedi, sur la pelouse de l’arena parisienne, on a été servi.

Du caviar d’essai dès la première minute, avalé par les cannes de Naituvi, sur un renversement inspiré de Le Garrec. Ça commençait fort et goulument, au point que Chat offrait la première faute à Le Brun qui allait ainsi picorer des points gratuits durant toute la rencontre. Le talonneur francilien se rattrapait, quelques minutes plus tard, sur un temps fort de son pack pour le second essai. Et un troisième, de pénalité, était accordé aux avants locaux, quelques instants après, tandis que Le Brun limitait la casse, grâce à l’indiscipline des hôtes pourtant dominateurs.

19-15, à la pause, bonus offensif en poche, le second acte voyait le Racing s’envoler avec deux nouveaux essais, forts de leur pack puissant, conclus par les ailiers Habosi et Arundell. Menant 31-15, vers l’heure de jeu, les locaux allaient éructer leur avance, dans un relâchement coupable qui permit aux Castrais de revenir dans la partie, grâce à deux essais de Hulleu et De Benedittis, arrachant même le point de bonus défensif, à défaut de mieux.

Le leader s’en sort bien, avec la victoire et le bonus offensif préservé. Mais que cela manquait de tenue et de cuisson pour dévorer proprement une équipe tarnaise dont on sait le jeu indigeste quand on le laisse trop saignant.

Bordeaux (2) – Bayonne (10)              24-23

L’UBB a eu chaud

Samedi après-midi, le public du stade Chaban-Delmas a tremblé en fin de match, avant que Lucu et Jalibert ne les libèrent sur ce troisième essai transformé salvateur.

C’est que les Bayonnais ont impressionné, tenant brillamment tête à leur hôte, répondant au pied, par Lopez, ou balle en main, inscrivant deux beaux essais conclus par leurs ailiers, un en première période, par Erbinartegaray, un autre en seconde, par Baget.

De leurs côtés, les Bordelais ont semblé moins sereins que d’habitude, et ont fini par se faire doubler à l’heure de jeu, malgré les essais du premier acte, forts de leurs avants, par Coleman et Tameifuna.

Heureusement, les avants viendront mettre à mal le pack adverse en mêlée fermée et offrir les munitions nécessaires pour aller chercher cet essai libérateur, conclu par leur capitaine, Lucu.

L’UBB a eu chaud mais a su garder son sang-froid pour l’emporter. C’est bien là le signe d’une grande équipe, à sa place sur le podium.

Stade Français (3) – Clermont (9)      14-14

Misère de dernière minute

Cela devient récurrent chez les Clermontois qui ont encore laissé filer des points, et même ici la victoire, dans les dernières minutes.

Si le match nul, avec un essai partout, reflète assez bien une partie brouillonne à Jean-Bouin, il n’empêche qu’elle avait bien tourné en faveur des Auvergnats, en seconde période, alors que les Parisiens n’arrivaient à rien, avec un Henry à côté de ses pieds.

Déjà, l’essai parisien était arrivé à la dernière minute du premier acte, par Etien, avant que Fouyssac ne réponde au début du second et que Belleau ne corse la note ensuite. Il aura donc suffit d’une dernière action, sur une pénaltouche offerte par une mauvaise mêlée, pour que Weber envoie son ailier, Dakuwaqa, à dame derrière un ballon porté.

De quoi s’arracher les cheveux, pour Urios, à défaut que ses hommes ne s’arrachent pour préserver une victoire à l’extérieur cruciale pour raccrocher le wagon du TOP 6. Samedi, c’est bien Paris qui a gagné deux points.

Toulouse (4) – Lyon (13)                      45-0

Allo, le Lou ?

Inutile de vous dire que les Lyonnais n’ont pas existé dans la partie. Le Lou s’est fait dépecer après avoir été criblé de sept essais par un Toulouse criant de facilité, surtout en seconde période.

Marchand, Ramos, Meafou, Lebel, Ramos, Mauvaka et Dupont, dans l’ordre des marques.

Toulouse est bien relancé dans sa saison, prêt à confirmer son hégémonie en Champions Cup, la semaine prochaine, en Irlande du Nord. Quant au Lou,

Perpignan (11) – Oyonnax (12)           27-12

L’USAP, le moral au beau fixe

Aimé-Giral redevient une forteresse après cette cinquième victoire d’affilée à domicile des Catalans qui sortent de la zone rouge, passant même devant leur adversaire du jour.

Une rencontre dominée par les locaux, face à des Oyomen particulièrement indisciplinés (3 cartons jaunes), surtout en première période où les hommes d’Azéma ont inscrit deux essais en cinq minutes, par Veredamu et Van Tonder.

Les visiteurs ont réagi, en fin de chaque période, par Bettencourt et Bouraux, tandis que Fa’aso’o assurait la victoire, avant l’heure de jeu, avec le troisième essai maison.

Montpellier (14) – Toulon (5)              27-17

Soulagement

Les Montpelliérains ont pansé leurs plaies, dimanche soir, en clôture de cette journée, comme ils ont soigné leur jeu pour venir à bout de Toulonnais moins entreprenant qu'eux. À moins que les hommes de mignoni aient eu pitié d'eux, à l'image de la passe téléphonée de Gigashvili, dans ses 22, facilement interceptée par Serfontein qui envoyait Van Resburg à dame et libérait une partie tendue.

C'est que le MHR, lanterne rouge du championnat, jouait gros. Et malgré une belle entame, avec un bel essai de Doumayrou, l'avance n'était que de sept longueurs à la pause (13-6), serrant les rangs et les fesses en défense, face à des Toulonnais qui semblaient feindre l'agressivité. Willemse entérinait la vcitoire avec un troisième essai, pour un bonus offensif éphémère, aussitôt enlevé par Priso, sur l'action d'après. Faut pas non plus exagérer ! 

Comme quoi, il y avait la place pour mieux faire côté toulonnais. Quatre points logiques pour les hommes de Collazo, qui respirent un peu, à quatre points du Lou blessé.

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après ce week-end)

Tous les résultats officiels du week-end >> 

 

La semaine prochaine…

L’Europe enchaîne ses deux derniers rounds…

Place aux coupes européennes et leurs verdicts pour les qualifications en huitième de finale, sur les deux prochaines semaines.

Les quatre premiers par poule seront qualifiés. En champions Cup, chaque cinquième sera relancé en Challenge.

Les places seront chères ! Toulon, Racing 92, Stade Français et le champion en titre rochelais ont du souci à se faire. Malheur aux perdants !

Au programme* de la 3ème journée de Champions Cup, le vendredi 12 janvier :

         Northampton – Bayonne (3) à 21h

Puis samedi 13 janvier :

         Lyon – Connacht (1) à 14h

         Exeter – Glasgow (3) à 14h

         Toulon – Munster (3) à 16h15                  -> FR2  

         Bristol – Bulls (1) à 16h15

         Leinster – Stade Français (4) à 18h30

         Stormers – Sale (4) à 18h30

         Ulster – Toulouse (2) à 21h

         Cardiff – Harlequins (2) à 21h

Enfin, dimanche 14 janvier :

         Bath – Racing 92 (2) à 14h

         La Rochelle – Leicester (4) à 16h15           -> FR2  

         Bordeaux – Saracens (1) à 18h30

 

S’agissant de la Challenge Cup et les 6 autres clubs du TOP 14, veuillez consulter le site officiel de l’EPCR qui vous en détaillera le programme.

Retransmission France TV, samedi 13 janvier à 14h : Clermont – Scarlets (3)

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de beIN Sports

Du côté de l’Élite 1 féminine

Retrouvez tous les résultats* et le programme sur >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

(*) Faute de suivi médiatique en direct, je ne commente plus les résultats

#TOP14 #SPSR #Rugby #Larochelle #Pau #Hugoreus #Boss

31 décembre 2023

Les brèves d'Ovalie - Edition n°551

Le clan des six îliens

TOP 14... 11è journée                              Bayonne (10) – Racing 92 (1)    27 – 23

Baget sauve Jean-Dauger

Le TOP 6 s'installe

Il était une fois une île, au large du championnat de France de rugby, qui faisait l’objet de toutes les convoitises car elle nourrissait l'espoir, pour ses habitants, de toucher le graal, ce fameux bouclier en bois, en descendant le cours des phases finales depuis le barrage de TOP 14.

Seulement, elle n’y offrait que six places et la bataille s’avérait rude et impitoyable, autour, dans les eaux troubles de la phase régulière pour les ravir à leurs occupants.

Pourtant, presqu’à mi-parcours, après onze journées de combats intenses, six protagonistes se détachent avec une petite longueur d’avance sur leurs poursuivants, dont le champion de France, ancré à la septième place.

À la tête du clan des six îliens, on trouve le patriarche francilien, le Racing 92, auteur d’un début de saison tonitruant, avec ses mercenaires féroces, comme les champions du monde Kolisi et Nyakane, menés par leur commandant de bord, Stuart Lancaster, un ancien corsaire des îles Britanniques et d’Irlande.

Malgré leur défaite, in-extremis à Jean-Dauger (lire ci-après), les Racingmen gardent huit longueurs d’avance, du haut de leur promontoire de l’île, sur les Haut-Garonnais, au large.

Derrière, Bordeaux et Toulon ont signé chacun, ce week-end, une victoire déterminante après avoir valeureusement défendu leurs bastions respectifs, les Girondins plus magistralement encore, en stoppant l’armada clermontoise au Michelin.

Enfin, Pau, Paris et Castres se sont accrochés aux abords de l’île, sur un rocher de bonus défensif, après leurs défaites – logiques, pour les deux premiers, car à l’extérieur, surprise pour les Tarnais, car à domicile – sans être inquiétés d’expropriation, à bonne distance de la première menace toulousaine.

C’est qu’en mer de la 11ème journée, les combats ont été inégaux, ce week-end, veille du réveillon de la Saint-Sylvestre…

Entre fête, champagne et ennui mortel !

 

Les matches, en bref…

Bayonne (10) – Racing 92 (1)              27-23

Un sale mauvais dernier quart d’heure

Le leader francilien a cru avoir fait le plus dur en punissant l’indiscipline et les maladresses des Bayonnais en inscrivant deux essais en contre, par Arundell puis Le Garrec, là où les locaux s’en étaient vu refuser logiquement autant, dans un premier acte plus opportuniste que dominant.

Menant 17-3 sur les terres basques, jusque-là invincibles, les Racingmen ont tenu leur avance durant une heure de haut « vol », ne s’attendant pas à la révolte basque dans un dernier quart d’heure renversant.

Un premier essai de Cassiem, plein de rage et de détermination, devant une défense adverse aux abois, suivi, dix minutes plus tard, de celui d’Acquier, le talonneur titulaire encore sur le pré, tout en puissance, fort d’une supériorité numérique, après le carton jaune contre le pilier francilien. Enfin, à une minute de la sirène, l’essai libérateur, sauvant Jean-Dauger d’une première défaite cette année, conclu par Baget, sur une passe au pied sublime de Lopez, et non sans un aussi fabuleux coup de pied à suivre pour lui-même avant d’enfumer trois défenseurs et s’allonger de toute sa superbe dans l’en-but francilien.

Quel finish et quelle exultation sur le pré et dans les tribunes… Jean-Dauger, citadelle imprenable !

Clermont (9) – Bordeaux (2)               35-40

Rugby champagne au Michelin

Vendredi soir, le public du Michelin a été gâté avec un match plein entre deux équipes très offensives qui lui ont offert un festival d’essais, des émotions et un suspense jusqu’à la dernière minute, pour une issue aussi cruelle que rageante.

Tout avait mal commencé pour les Jaunards, l’UBB prenant l’avantage dans un premier acte sous la baguette et le pied d’un Lucu, impérial. Un doublé de Tambwe et trois pénalités obligèrent les locaux à se rebeller et courir après le score, marquant par deux fois, forts de leurs avants, par Simmons puis Falgoux, pour être menés 15-23, à la pause.

Mais au retour des vestiaires, l’entre d’Hériteau (en place de Moala) allait rebooster l’attaque clermontoise, auteur d’un essai, plein de détermination, à deux doigts d’un doublé, quelques minutes plus tard. Mais c’est l’Argentin Delguy qui offrira l’essai de la révolte, sur un fabuleux une-deux avec Newsome, pour placer son équipe devant pour la première fois, à l’heure de jeu (29-26, puis 32-26, après une nouvelle pénalité de Belleau).

Dix minutes pour bien finir le match et l’année, devant un public qui exultait, c’était trop demander aux hommes d’Urios, pas sassez concentrés et mobilisés pour résister aux charges des gros bordelais, Poirot enfonçant le dernier rideau pour revenir à une longueur que Lucu allait avaler d’une transformation qui complétait son sans-faute (32-33).

Pourtant, Belleau ne tremblait pas, trois minutes plus tard, pour passer ce que l’on pensait être la pénalité de la gagne. Seulement, derrière chaque bon point marqué, les Jaunards ont pris la fâcheuse habitude de faire un cadeau derrière. Et sur le renvoi, la défense locale se trouait lamentablement, laissant Samu se saisir du ballon, pour un essai clinique qui éteignit brutalement le cœur battant de la Yellow Army.

L'UBB est décidément sur un nuage, même sans Penaud, Bielle-Biarrey et Jalibert, tutoyant les anges sous le Ciel-et-blanc, quand l'ASM s'est ouvert la voie d'un long calvaire pour espérer être au printemps dans le TOP 6.

Oyonnax (11) – Pau (4)                        34-13

Charles-Mathon à la fête

Quelques heures avant, en ouverture de cette 11ème journée, les Oyomen ont tout mis en œuvre, eux, pour bien finir l’année et régaler leur public, restés sur deux défaites dans leur forteresse.

Après une première période approximative, avec beaucoup de maladresses mais deux beaux essais quand même, signés Sweetnam puis Ruru pour répondre à celui de Gorgadze, les locaux ont fait preuve d’un pragmatisme à toute épreuve, menant 15-10, à la pause, avant d’enfoncer le clou dans un second acte à la main et au pied d’un grand Miotti, auteur de trois nouvelles pénalités.

Un dernier essai d’Ikpefan clôturera les festivités, sur une belle contre-attaque emmenée par Lebreton et Bettencourt, pour une victoire sans bonus mais avec panache. De quoi enchanter et rassurer un public, enfin serein à Charles-Mathon.

Toulon (3) – Stade Français (5)          19-5

Le pied à Mayol

Pour le spectacle, vous repasserez. Ici, à Mayol, samedi, l’heure était au pragmatisme et à l’efficacité au pied d’un Jaminet, impeccable, propre, pour sa première devant le public toulonnais.

Paris n’était pas plus inspiré que son hôte, indiscipliné, maladroit (au pied) et fanni à la pause (6-0), après un premier acte laborieux et ennuyeux. Le retour des vestiaires poursuivra sur le même tempo, lent, et les points au pied de Jaminet quand Segonds échouait sur la transformation de l’essai parisien, signé Dakuwaqa, sur une première action d’envergure des trois-quarts de la capitale.

Il faudra attendre les cinq dernières minutes pour voir, enfin, un essai toulonnais, en force, par Fainga’Anuku et réveiller un Mayol assis sur sa victoire sans bonus ni exaltation. L’essentiel est sur le tableau d’affichage et cette place sur le podium des hommes de Mignoni.

Castres (6) – Perpignan (13)                13-17

Surprise !

Le CO s'est fait piéger à Pierre-Fabre par des Catalans, courageux et accrocheurs jusqu'au bout, dans une rencontre peu emballante, gâchée par l'indiscipline des visiteurs et le manque de réalisme des locaux.

Avec un essai partout à la pause, Acebes répondant à Arata, et un score de parité (10-10), le second acte sera pas plus remuant, si ce n'est cette claque, à la sirène, envoyée par Veredamu, en pleine face de la défense tarnaise à genou. Un essai assassin qui offrait la première victoire à l'extérieur de Perpignan, sur les traces du Lou et semant de quatre longueurs son rival héraultais pour le maintien.

Lyon (12) – Montpellier (14)                 20-18

Sauvés sur le fil

Les Lyonnais ont aussi souffert à Gerland, samedi, face à la lanterne rouge venue clairement y faire un coup. C’est que les deux équipes, en bas de tableau, jouaient gros, et les gros ont joué le jeu de leur puissance pour déverouiller des défenses hermétiques.

Un premier essai de pénalité, après un maul dévastateur des avants locaux, donnait le ton du match et un premier carton jaune au jeune Nouchi. Niniashivili corsait l’addition sur une percée depuis sa ligne arrière (17-3).

Les gros Cistes répliquaient aussitôt sur un maul de leur composition, envoyant Karkadze derrière la ligne, Carbonel manquant la transformation, avant de se rattraper en marquant l’essai suivant, juste avant la pause, pour revenir à 17-15.

La seconde période offrira un match fermé, avec une pénalité de chaque côté, et une fin irrespirable, jusqu’à cette dernière action des Montpelliérains, sur le fil, devant la ligne d’en-but lyonnaise, de maul en pick and go, préparant le drop immanquable de Carbonel face aux perches… et pourtant, l’ouvreur héraultais visait à côté, fermant la partie sur un raté monumental, au grand soulagement des Lyonnais, en souffrance.

La course au maintien ne fait que commencer en cette fin damnée pour le MHR.

La Rochelle (8) – Toulouse (7)                                   29-8

Remake bidon

On était loin du remake de la finale entre Maritimes et Toulousains au Stade de France. Il faut dire que les champions de France sont venus à Marcel-Deflandre, en slip et chaussettes pour défier l’armada rochelaise, en difficulté depuis le début de saison.

C’est bien simple, en dehors de l’entrée d’Alldritt sur une pelouse du TOP 14, depuis deux mois de convalescence mentale, ce match a été un non-événement, tant l’opposition haut-garonnaise n’a pas été à la hauteur de son jeu, sans la majorité de ses cadres.

Beaucoup de fautes et de cartons, cela en dit long, dont un rouge regrettable contre Lavault. Beaucoup d’essais aussi, essentiellement locaux, par Botia, Bollengier, Leyds et un de pénalité, pour un bonus offensif que l’essai casquette de dernière minute, offert par Réus à Vergé, ne contrariera pas.

La Rochelle revient sur les talons de Toulouse, les deux à l’assaut de l’île du TOP 6.

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après ce week-end)

Tous les résultats officiels du week-end >> 

 

La semaine prochaine…

Dernier petit tour de danse !

Le championnat de France nous gratine d'une dernière journée avant de plonger dans la dernière quinzaine européenne, décisive pour les qualifications en huitième de finale.

Pas sûr qu'il y ait des impasses !

Au programme* de la 12ème journée du TOP 14, dès le samedi 6 janvier :

    Pau – La Rochelle, à 15h

    Bordeaux – Bayonne, à 17h

    Stade Français – Clermont, à 17h

    Perpignan – Oyonnax, à 17h

    Racing 92 – Castres, à 17h

    Toulouse – Lyon, à 21h05

Puis dimanche 7 janvier :

    Montpellier – Toulon, à 21h05

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

Du côté de l’Élite 1 féminine

Retrouvez tous les résultats* et le programme sur >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

(*) Faute de suivi médiatique en direct, je ne commente plus les résultats

#TOP14 #ABR92 #Rugby #Bayonne #Racing92 #clan #TOP6

24 décembre 2023

Les brèves d'Ovalie - Edition n°550

Ça roule pour le champion

TOP 14... 10è journée                              Toulouse (7) – Toulon (5)    25 – 17

Lebel pour la victoire finale !

Le diesel et l’électrique

Samedi soir, à Ernest-Wallon, pour clôturer cette dixième journée festive, on a eu droit à une petite fable de Noël autour d'une course-poursuite de bolides à deux vitesses, entre deux tempéraments, aux moteurs bien différents.

Le XV toulonnais a démarré au quart de tour, dans un vrombissement électrique. Flashé à deux-cents à l’heure, dans les 22 toulousains, il a surgi, tous feux allumés, éblouissant un concurrent figé comme un lapin au milieu de la route, sous le regard médusé d’un public impuissant, qui regardait son équipe à un cheveu de se faire écrabouiller par la puissance du bolide qui lui faisait face, préférant le laisser filer.

Deux accélérations tonitruantes !

La première, boostée par un Priso au volant de sa relance, en mode turbo, transperçant la défense locale avant de la dépasser, des mains de trois-quarts sur le cuir qui dévalait de long en large, avalant les mètres sans se faire prendre pour l’essai tranchant de Smaili. Décoiffant !

La seconde, dix minutes plus tard, en passant la vitesse supérieure, grâce au moteur surpuissant des avants, pour l’essai en force de Tolofua. Imparable !

Vingt minutes de démonstration d’une mécanique agressive efficace qui venaient de semer le XV local, et le trouble dans les tribunes, mais qui semblaient avoir aussi consommé toute l’énergie d’un bolide plus gourmand qu’un diesel qui chauffait à l’intérieur des Toulousains, rongeant leur frein.

Leur réaction ne s’est pas fait attendre, sur une accélération soudaine de Delibes qui faisait enfin ronfler le moteur de la machine offensive haut-garonnaise, pulsant les séquences de jeu au large des trois-quarts pour le premier essai maison, conclu par l’ailier en feu, à l’origine de l’action. Si Ramos manquait la transformation, le pack des avants ne manquait pas, lui, de s’illustrer, cinq minutes plus tard, dans l’accélération suivante, pétaradant en mauls destructeurs avant que Mauvaka ne franchisse la ligne, propulsé par Jelonch en appui.

Surprise ! Le diesel toulousain était dans le rétroviseur varois.

Avec seulement deux longueurs de retard, alors que le bolide électrique toulonnais semblait encore en charge, au retour des vestiaires, l’attelage local démarrait le second tour de piste en pleine puissance, fort d’une mêlée conquérante, offrant les premiers points à Ramos, faisant passer les siens devant pour la première fois (15-14).

Son homologue varois, Biggar, avait beau les lui reprendre sur leur première faute, les champions de France en avaient encore sous le capot et enfumèrent la défense adverse derrière une succession de passes millimétrées sur un pas dont la dernière, sautée, de Kinghorn trouvait Lebel en coin pour l’essai de la gagne. Ramos transformait sans problème et ajoutait même trois points de plus pour sécuriser la victoire.

En fin de rencontre, avec un peu plus de jus sous le capot avec l’entrée du banc, les visiteurs remettront les gaz, offrant l’occasion à Hervé d’accrocher le point de bonus défensif sur une ultime pénalité dont le tir frôlera le poteau droit. Il faudra la hargne d’un Willis tout frais pour que les locaux mettent fin aux espoirs varois, en grattant leur dernier ballon, après la sirène.

Avec cette victoire, sans bonus, Toulouse reste collé au peloton du TOP 6, à une longueur derrière des Toulonnais, à (re)charge de revanche.

Moralité : Rien ne sert de vrombir, il faut carburer à point.

 

Les autres matches, en bref…

Perpignan (13) – Bayonne (10)            36-10

Festival de Noël à Aimé-Giral

Vendredi soir, pour l’ouverture de cette dixième journée, à l’approche de Noël, les Catalans ont offert un magnifique cadeau à leur public d’Aimé-Giral, une victoire bonifiée, un bras d’honneur à la dernière place et une promesse de tout donner pour rester dans l’élite du rugby français.

Tout a merveilleusement bien démarré, comme dans un conte de Noël, avec ce premier essai du talonneur Lam, derrière un bon ballon porté, au bout de cinq minutes seulement. Après dix minutes de domination basque, les hommes d’Azéma, solides en défense, bénéficiaient d’une interception de Crossdale qui lançait une contre-attaque improbable, conclue par Allan servi par une chistéra incroyable de De la Fuente. Les Bayonnais remettaient aussitôt la main sur le ballon et répondaient du berger à la bergère, avec un contre tout aussi fulgurant, envoyant Paulos à dame.

Mais ce Perpignan-là semblait intouchable, et la suite ne laissera plus rien aux visiteurs, avec deux nouveaux essais en fin de première période, signés Oviédo et Mycintyre, derrière un maul puis sur une passe millimétrée d’Écochard. Deux autres parachèveront ce festival de Noël, au retour des vestiaires. D’abord, sur une course phénoménale de Crossdale, descendu du ciel de son aile, enfumant la défense adverse dans toute sa largeur, pour servir son alter-ego, sur l’autre aile, Verdamu. Ensuite, par Taumoepeau, interceptant un ballon offert par Hodge, pour le sixième essai, sacrant une victoire nette et lumineuse des Catalans.

Montpellier (14) – Castres (6)             30-21

Enfin !

Le lendemain, sous pression, les Montpelliérains se devaient de l’emporter pour rester en vie dans ce championnat, après huit défaites de rang. C’est chose faite, et plutôt bien ! Dans le premier acte, tout du moins, avec ces trois essais signés Serfontein, Tauleigne et Vincent, alors que les Castrais peinaient à réagir, avec un seul essai de leur ouvreur, Popelin, le bonifiant d’une pénalité pour rester dans la partie à la pause (21-13).

Mais c’est bien son vis-à-vis local, Carbonel qui entérinera la victoire des Cistes, par un jeu au pied précieux et précis alors que son équipe avait encaissé un essai d’entrée, par Botitu, puis évolué en infériorité numérique durant dix minutes de temps forts adverses, à deux doigts de payer cher son indiscipline, le carton contre Willemse n’étant que jaune.

L’essentiel est là et le staff de Collazo peut respirer autant qu’espérer, après cette deuxième victoire consécutive (la dernière concernait la coupe d’Europe).

Bordeaux (4) – Lyon (12)                    46-10

Sans Penaud, comme c’est bizarre !

À Chaban-Delmas, vendredi soir, après une petite demi-heure d’errements offensifs, les coéquipiers de Jalibert ont enfin trouvé la faille dans la défense lyonnaise pour inscrire leur premier essai, par Gazzoti, tandis que Rattez, quelques minutes avant, avait déjà trouvé le chemin des dames pour les visiteurs.

Il faudra ce plaquage dangereux de Taofifenua pour faire basculer le match, le seconde-ligne lyonnais écopant d’un carton rouge qui sera préjudiciable pour le reste de la partie, alors à 11-10. Dans la foulée, la mêlée locale explosait celle adverse, en infériorité numérique, pour l’essai de Tatafu, juste avant la pause et une deuxième mi-temps à sens unique.

Depoorteres, dans un intervalle, dès le retour des vestiaires, puis Ricard, derrière un ballon porté, Tambwe, sur une passe sublime de Garcia, dès leurs entrées, et enfin Moefana, pour clôturer ce bouquet d’essais. Quoi ? j’ai pas dit Penaud ? Comme c’est bizarre !

Stade Français (3) – La Rochelle (9)   18-13

Tempête sur les Maritimes

Un peu plus tard, à Jean-Bouin, les Rochelais ont subi une nouvelle désillusion face à des Parisiens qui ne se sont pas fait prier pour bonifier les offrandes de leurs visiteurs. Joyeux Noël Paris ! Pourtant, la possession et les velléités offensives étaient du côté des Maritimes, en première période, mais à trop rendre le ballon facilement, les relances des défenseurs locaux ont fini par trouver la faille dans leur défense pour prendre les devants à la pause, après l’essai de Ward (10-3).

Le second acte n’allait pas arranger les choses, surtout après le carton rouge contre Danty pour s’être essuyé les crampons sur Ward, d’autant que les Parisiens trop approximatifs jusque-là, semblaient peu enclins à tuer le match. Mais en supériorité numérique, ça semblait plus facile, Hamdaoui doublant la mise et laissant les siens rêver d’un bonus offensif.

Seulement la volonté restait rochelaise et Silatolu Latu concluait un ballon porté, tout en puissance, comme les hommes d’O’Gara nous avaient habitués par le passé. Réus, entré quelques minutes auparavant, passait une transformation importante qui laissait, en plus des regrets, le point défensif aux Maritimes. Mais que cette saison est compliquée pour les doubles champions d’Europe en titre, sur tous les tableaux.

Pau (2) – Clermont (8)                        22-11

Moche comme un pull de Noël

On savait qu’au Hameau, les Palois savent recevoir et qu’on n’y repart rarement sans quelques essais dans la musette. Mais ce que l’on savait moins, c’est que les Clermontois, la veille de Noël, arrivent rarement les mains vides, des cadeaux et des maladresses pleins les bras. Samedi après-midi, ils ont même eu le mauvais goût d’habiller leur jeu comme on vêt un pull de Noël.

Après vingt minutes de jeu approximatif, de part et d’autre, les locaux ont fini par trouver une touche dans les 22 des Jaunards qui ont sauté sur l’occasion pour le premier cadeau, leur talonneur Fainga offrant directement la balle à un adversaire avec la complicité de tout l’alignement, immobile. Après deux charges au près, le pilier local Fisi’ihol aplatissait le cuir, tout juste déballé d’un maul, dans l’en-but auvergnat. Quelques minutes plus tard, c’était au tour d’Urdapiilleta de sortir sur blessure afin de laisser Belleau buter « sur » ses coups de pied « carré », même si la première pénalité, face au poteau, de l’ouvreur est passée sans problème, la suivante, plus lointaine échouait piteusement juste avant la pause (10-3).

Le second acte offrait d’entrée une balle d’essai aux Palois, Simmonds transperçant trop facilement le dernier rideau clermontois. Il faudra attendre l’heure de jeu pour voir les trois-quarts auvergnats lancer une belle contre-attaque, conclue par Fourcade, tout juste entré. L’espoir était alors permis d’un retour en force des Jaune et Bleu que la transformation manquée de Belleau n’aidait en rien. Heureusement, la pénalité suivante était plus heureuse, ramenant le score à 17-11. Seulement, dans les dernières minutes, un nouveau ballon rendu par Raka relançait la ligne d’attaque locale, laissant filer Tuimaba à dame.

Pire, les Jaunards, trop généreux, étaient à deux doigts de laisser Gailleton ouvrir le paquet du bonus offensif, mais le Père-Noël au sifflet s’est ravisé, gentiment, alors que Moala venait de vendanger juste avant l’essai du bonus défensif.

Pau grimpe sur le podium, à hauteur de Paris, tandis que Clermont stagne dans le ventre mou du classement, derrière le peloton du TOP 6.

Racing 92 (1) – Oyonnax (11)             66-10

Un carton à mi-temps

Quelques heures auparavant, les Racingmen ont corrigé les Oyomen à Paris-la-Défense Arena, non sans avoir pris le temps de démarrer leur machine offensive, après une grosse demi-heure de rodage.

Le Garrec donnait le ton, avec un doublé juste avant la pause, tandis qu’il récidivait, au retour des vestiaires, pour un triplé gagnant, Sanconnie, Laclayat, Kamikamica,Wade, Klmenczak et Baudonne, dans un doublé, complétant la démonstration totale et implacable des hommes de Lancaster. En 50 minutes chrono. L’essai d’Hermet, en fin de match, sera anecdotique, tant les Aindinois ont subi toute la partie.

Une victoire bonifiée qui hisse le Racing en tête du championnat.

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après ce week-end)

Tous les résultats officiels du week-end >> 

 

La semaine prochaine…

Pour bien finir l’année, place au Boxing Day !

Le championnat du rugby français se pare de ses plus belles affiches, à visionner d’affilée, sous la couette, et sans sortir du lit, du vendredi soir au dimanche après-midi.

Au programme* de la 11ème journée du TOP 14, dès le vendredi 29 décembre :

    Oyonnax – Pau, à 19h

    Clermont – Bordeaux, à 21h

Puis samedi 30 décembre :

    Lyon – Montpellier, à 14h

    Bayonne – Racing 92, à 16h

    Toulon – Stade Français, à 18h

    La Rochelle – Toulouse, à 21h05

Enfin, dimanche 31 décembre :

    Castres – Perpignan, à 14h

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

Du côté de l’Élite 1 féminine

Retrouvez tous les résultats* et le programme sur >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

(*) Faute de suivi médiatique en direct, je ne commente plus les résultats

#TOP14 #STRCT #Rugby #Toulouse #Toulon #carbure #electrique #diesel

18 décembre 2023

Les brèves d'Ovalie - Edition n°549

À Bordeaux, un grand cru se décante

CHAMPIONS CUP... 2è journée                Bordeaux (1) – Bristol (4)    36 – 17

Un grand Penaud !

10 sur 10 !

Avant de mettre un titre en bouteille, il faut laisser son jeu se décanter. C’est ce que nous a enseigné cette ligne de trois-quarts girondine, triomphante sous le coucher de soleil de Chaban, ce samedi.

Un jeu limpide qui, dans un deuxième temps, a laissé se déposer quelques impuretés sur le pré, dégageant l’essentiel d’une victoire bonifiée et la promesse d’un grand cru à venir cette saison.

Dès l’ouverture de la rencontre, on pouvait sentir qu’on avait affaire à un grand Bordeaux, structuré autour d’une charnière généreuse, avec du nez, des avants denses et puissants et des trois-quarts au jeu souple, sans aspérités, avec de la cuisse mais surtout des jambes de feu-follets à faire tourner les têtes.

Une percée de Penaud humait bon le premier essai béglais que Lucu avalait cul-sec dans l’en-but anglais. Le meilleur marqueur français, en grande forme internationale, faisait tourner en bourriques les Oursons* de Bristol

(*) car l’équipe anglaise était largement rajeunie, sans ses internationaux, ni Vakatawa

comme on fait tourner un vin en barrique dans un grand verre de dégustation, avant de l’avaler tout rond. Un plaisir que l’ancien Jaunard (bouh !) offrit à son compère du XV de France, sur l’autre aile. Le jeune Bielle-Biarrey plongea son nez derrière la ligne, dans une figure acrobatique, pour siffler d’un trait le second essai. Penaud se chargea lui-même du troisième, un quart d’heure plus tard, s’enfilant trois défenseurs aux plaquages vains et nous gargarisant, au passage, de crochets piquants.

22-3, à la pause, un premier acte de dégustation fabuleux !

Le second sera moins limpide mais tout aussi efficace et enthousiasmant, avec deux nouveaux essais, aux inspirations de Jalibert et de Penaud, incontestable homme du match, envoyant Tapuai puis Nanette à dame, validant le point de bonus offensif... même si, entre temps, des fautes et des errements défensifs permirent aux « oursons » britanniques de sauver l’honneur, par deux fois, par Dun et Lennon.

Mais regardons le verre à moitié plein. Avec cette puissance de feu, cet équilibre de jeu, un bilan comptable affichant un dix sur dix, on se dit que cette équipe peut aller loin dans cette compétition, avec un peu plus de bouteille et en continuant de décanter son jeu pour que, dans quelques mois…

ce Bordeaux-là, ait tout d’un grand cru !

 

Tous les autres matches par poule, en bref…

Poule 1    (de Bordeaux)

Lyon (2)  – Bulls (5)                                29 – 28

Saracens (3)  – Connacht (6)                 55 – 36

Un point d’honneur long comme un bras

Que cela fait du bien de voir enfin des Sud-Africains se prendre un point dans la gueule, à la fin du bal. (quoi, Je ne le aime pas ?). C’est qu’une image, bien entendu, puisqu’il s’agit du score final, alors que les Bulls semblaient bien partis pour piéger le Lou sur son terrain, à Gerland, samedi soir. Menés 12-18, à la pause, après deux essais de part et d’autre, Burger d’abord, puis Petersen, auxquels ont chaque fois répondu Dumortier puis Pacheco, les Lyonnais ont accéléré au retour des vestiaires, forts de leurs finisseurs décisifs, pour planter deux banderilles dans le dos des buffles sud-africains, par Parisien puis Charcosset, dans un chassé-croisé haletant, Van Staden venant semer le trouble, à dix minutes de la fin, avant que Regard n’offre l’essai de la victoire sur le fil. Une sacrée belle victoire bonifiée qui place le Lou devant, derrière l’UBB en pôle position. Mais attention au retour en forme des Sarries pour nos deux Frenchies !

Poule 3

Northampton (1)  – Toulon (6)              22 – 19

Bayonne (4)  – Glasgow (3)                   11 – 12

Exeter (2)  – Munster (5)                       32 – 24

Toulon, Bayonne, autant d’actes manqués

Vendredi soir, au Franklin's Gardens de Northampton, les Toulonnais ont manqué l’occasion de rattraper leur faux pas à Mayol, la semaine dernière, face à d’autres Rosbifs, les Chiefs d’Exeter. Dominés en première période (10-3), face à des Anglais efficaces balle en main (2 essais de Seabrook et Furbank), plus qu’au pied de Smith (1/4), les hommes de Mignoni ont limité la casse avec une pénalité d’Hervé avant de réagir en deuxième période, grâce à un Jaminet décisif, auteur du premier essai varois et d’un drop qui consolidait l’avance obtenue, quelques minutes plus tôt, après une pénalité d’Hervé et un second essai par Ribbans, en réponse au doublé de Furbank (15-19). Mais, comme la semaine passée, les Toulonnais ont subi les dernières minutes, en infériorité numérique, après deux cartons jaunes infligés simultanément à Le Corvec et Sinzelle, encaissant le quatrième essai local pour une nouvelle défaite, bonifiée, tout comme la victoire de Northampton en tête de la poule. Les points manqués au pied par Hervé et Jaminet accentueront encore plus les regrets des Français.

Tout comme ceux par Lopez, pas plus en veine, au même moment, à Jean-Dauger. Car, après leur exploit retentissant à Thomond Park, les Basques ont bêtement laissé filer une victoire qui leur tendait les bras. Dans un premier acte serré, où il faudra attendre une demi-heure pour voir une première action d’envergure, débouchant sur une première pénalité, passée par Lopez, avant que le premier essai local ne soit conclu par Bosch, sur un classique ballon porté, les coéquipiers de Lopez ont encaissé un essai bête juste derrière, pour ne mener que d’une longueur à la pause (8-7), alors qu’il y avait la place pour plus. Durant la deuxième mi-temps, l’inefficacité basque allait être encore plus criante, balle en main ou au pied, Lopez puis Hodge manquant deux pénalités sur trois, alors que Mckay s’était joué de la défense bayonnaise pour faire passer son équipe devant, de justesse, car Thompson n’était pas plus adroit face aux perches. Et que dire de cette dernière action, après la sirène, où des avants trop gourmands ont mangé l’occasion de drop pour Dolhagaray. Une défaite frustrante, donc, avec un petit point d’écart pour un autre de bonus qui laisse encore espérer une qualification en huitièmes, un peu plus que les Toulonnais, bons derniers.

Poule 2

Ulster (4)  – Racing 92 (5)                     31 – 15

Harlequins (3)  – Toulouse (2)              19 – 47

Cardiff (6)  – Bath (1)                            32 – 39

Un petit Racing et un grand Toulouse

Samedi soir, l’Ulster n’a pas eu à forcer son talent pour se défaire d’un Racing sans ambition, ni cohésion, dans un match équilibré mais dont la balance a vite penché du côté des Irlandais, plus réalistes et efficaces Quatre essais pour un bonus offensif minimum, en moins de 50 minutes quand les Franciliens n’en marquaient que trois, par Le Garrec et un doublé de Tarric, sans le moindre point de bonus ni au pied, ce qui en dit long sur leur inefficacité criante. Les hommes de Lancaster peuvent aller se rhabiller, cette compétition n’est pas taillée pour eux. Par contre, à Toulouse…  

Les champions de France se déplaçaient chez des Harlequins, vainqueurs à Paris-la-Défense, la semaine passée, et qui espéraient bien accrocher un autre club français sur leur tableau de chasse. Mais c’était sans compter la défense imperméable des Haut-Garonnais, et surtout leur redoutable attaque, infligeant une leçon de rugby offensif, avec 7 essais d’école, ou presque. Barrassi, magnifique, s’offrira un doublé, Delibes, Mauvaka, Lebel, Neti et Ramos complétant le festival. Il faudra compter avec les Toulousains, cette saison pour un retour au premier plan de cette compétition, sachant que les tenants du titre ont du souci à se faire.

Poule 4

Stormers (4)  – La Rochelle (5)             21 – 20

Stade Français (6)  – Leicester (2)        24 – 27

Leinster (1)  – Sale (3)                           37 – 27

Des Maritimes foudroyés, des Parisiens timorés

Samedi après-midi, les internationaux rochelais ont revécu le cauchemar du quart de finale de coupe du monde, mourant à un point, au coup de sifflet final, face à des Boks qui semblent, décidément, marcher sur l’eau après que les Maritimes leur ont longtemps mis la tête dessous. Le champion d’Europe en titre a subi, une nouvelle fois, la foudre d’un arbitrage décisif (je ne dis pas injuste, mais juste conséquent). Menant 14-27, à quatre minutes du terme, après l’essai d’Hastoy qui augurait d’un meilleur sort, l’arbitrage vidéo décida de sanctionner Sclavi pour un coup de tête en amont, annulant l’essai contre carton jaune + pénalité qui amenera l’essai de la gagne derrière une penaltouche + la transformation de Libbok, sur le fil. Il n’aura finalement servi à rien de mener toute la partie avec brio, après les essais de Kerr-Barlow et de Tanga, en début de chaque période. À la fin, c’est toujours l’arbitre qui a raison, à chercher et trouver des poux dans la tête du jeu de nos Tricolores. Tant que les Sud-Africains n’en ont pas, le jeu et la victoire restent sains, les Stormers laissant les Martimes à la traîne dans une poule qui ne veut décidément pas leur sourire.

Les Parisiens n’ont pas été au mieux, à Jean-Bouin, pour essayer de corriger leur faux départ à Sale. Ils ont tout essayé, mais en vain, trop justes, ils ont flanché d’une courte tête face aux Tigres du Leicester qui ont saisi chaque occasion pour ne pas laisser les locaux espérer. Hirigoyen, Laloi et Barré, trois essais partout, et une pénalité de plus pour Shillcock à l’arrivée, qui ne laisse qu’un petit point de consolation aux hommes de Labit. Paris ne garde pas plus d’espoir que La Rochelle pour se qualifier en janvier.

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement, par poule, après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >> 

 

La 2ème journée de la Challenge Cup, en bref…

Poule 3

Gloucester (1)  – Clermont (4)              28 – 17

Édimbourg (5)  – Castres (3)                 34 – 21

Scarlets (6)  – Black Lion  (2)                7 – 23

Vaincus mais pas morts

Vendredi soir, à Gloucester, Clermont a couru après le score dans un match qu’ils ont perdu en fin de premier acte, après avoir mené grâce à un essai de Jauneau puis encaissé deux essais, coup sur coup, juste avant la pause (22-10). L’essai, à l’heure de jeu, de Pita-Gus Sowakula ne changera rien à la mainmise des Anglais sur le match et la victoire (sans bonus) sous la botte de Carreras. Rien de bien grave pour l’ASM, deuxième ex-aequo avec trois autres protagonistes derrière le Anglais, avant de recevoir les Scarlets (derniers) au Michelin et de se déplacer en Afrique du Sud pour une qualification parmi les quatre premiers.

Samedi après-midi, les Castrais n’ont rien pu faire face à des Écossais en supériorité numérique quasi tout le match, après le carton rouge contre Cocagi, malgré l’essai d’entrée de Bouzerand. Ils ont pris un 34-0, cinq essais en une petite heure, avant de sortir la tête de l’eau, haute, mais sans le point de bonus offensif, dans le dernier quart d’heure, grâce à De Benedittis et Nakarawa. Rien de bien grave, je disais, pour des Tarnais, comme les Clermontois, encore dans la course.

Poule 1

Oyonnax (6)  – Zèbre (4)                       14 – 21

Pau (5)  – Newport (3)                           24 – 21

Cheetah (1)  – Sharks (2)                      32 – 29

Oyo lâche et Pau se relance

Que ce soit à Pau ou à Oyonnax, les effectifs tournent pour être d’attaque, sans doute, pour le TOP 14. Et pour ce dernier (également au classement), la réception des Italiens zébrés n’a pas suffi à motiver ses joueurs plus que ça, accusant une seconde défaite de rang. Quant aux Palois, au contraire, l’équipe bis s’est mobilisée pour engranger une première victoire dans la compétition, grâce à trois essais de Ruffenach, Hamonou et surtout Attisogbe, arrachant la victoire sur le fil.

Poule 2

Montpellier (1)  – Ospreys (4)               38 – 5

Trévise (3)  – Perpignan (6)                  29 – 7

Lions (2)  – Newcastle (5)                     35 – 13

Le MHR carbure, l’USAP est ailleurs

Clairement, Perpignan n’a pas l’effectif pour jouer sur les deux tableaux, Azéma et ses hommes ayant sans doute déjà la tête au TOP 14. Sans commentaire donc. Par contre, pour les nouveaux warriors de Collazo, la compétition européenne semble les galvaniser, avec une deuxième victoire écrasante face aux Gallois des Ospreys. 6 essais à 1, signés Bridge (auteur d’un doublé), Coly, Karkadze et enfin Cadot (pour un autre doublé). De quoi relancer une saison et des joueurs laissés sur le carreau par le staff précédent.

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >> 

 

La semaine prochaine…

Le TOP 14 prend ses airs de fête !

Au programme* de la 10ème journée du TOP 14, dès le vendredi 22 décembre :

    Perpignan – Bayonne, à 19h

    Bordeaux – Lyon, à 21h

Puis samedi 23 décembre :

    Montpellier – Castres, à 14h

    Racing 92 – Oyonnax, à 14h

    Pau – Clermont, à 16h

    Stade Français – La Rochelle, à 18h

    Toulouse – Toulon, à 21h05

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

Du côté de l’Élite 1 féminine

Retrouvez tous les résultats* et le programme sur >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

(*) Faute de suivi médiatique en direct, je ne commente plus les résultats

#ChampionsCup #UBBBRI #Rugby #Bordeaux #Bristol #grandcru

Publicité
Publicité
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 > >>
Publicité