L E S B R E V E S D O V A L I E . C O M - l'Hebdo du Rugby par Antonio -

15 décembre 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°378

12 sur 10 !

CHAMPIONS CUP... 4ème journée              Montpellier – Toulouse      18 – 26

N'Tamack, 12 sur 10, tout glisse !

Toulouse, plus que parfait.

Samedi après-midi, le champion de France a mis les Montpelliérains sur les genoux, à commencer par son capitaine, Picamoles qui s’est pété les ligaments croisés sur sa première action, signant sa fin de saison… et de carrière ?

Les Toulousains sont tout simplement irrésistibles depuis le retour du Japon de leurs cadres internationaux qui ont tout remporté en coupe d’Europe, et même remonté le club de la place de relégation jusqu’au TOP 6 en championnat.

Tout leur sourit, tout semble leur tomber du ciel même, à l’image des deux essais de Arnold, offerts par des Montpelliérains malheureux qui, eux, sont tombés de haut, à la maison.

33ème minute, alors que les locaux semblaient enfin avoir pris le dessus sur leur adversaire, menant 13-7, après la réponse de Ouedraogo à l’échappée de N’Tamack sur les premiers essais de la partie, Goosen, auteur des deux pénalités d’écart, glissait au moment de se saisir d’un ballon qui filait pourtant en touche dans ses 22 mètres. L’ouvreur sud-africain, venu dans l’Hérault à prix d’or, posait un pied fatal sur la ligne, donnant l’occasion à Guitoune de jouer rapidement une touche devant une défense arrêtée et médusée. Cros créait aussitôt l’avancée avant d’offrir la balle d’essai à Arnold d’une belle chistéra.

49ème minute, alors que les Montpelliérains relançaient le jeu depuis leur camp, Bismarck Du Plessis téléphonait une remise intérieure vers son contact le plus proche, tel un trois-quarts que le talonneur n’a jamais été. L’appel n’arrivera jamais, intercepté trop facilement par le géant Arnold qui n’a eu plus qu’à filer dans l’en-but pour le troisième essai des visiteurs.

Toulouse a pris le large et ne se laissera plus rattraper.

Mieux, le champion de France prendra même un bonus offensif improbable, alors que Nadolo venait de redonner espoir aux siens avec le deuxième essai maison, à quatre points de la victoire (18-21).  Seulement, après la sirène, Guitoune exploitera parfaitement un ballon rendu pour servir Tauzin d’une belle chistéra pour le quatrième essai toulousain.

En quatre matches, les Haut-Garonnais affichent quatre victoires, dont deux bonifiées, quand les Héraultais n’en comptent qu’un seule, désormais éliminés. Autant dire que les quarts de finale sont une formalité pour les premiers, et même à domicile, tant les hommes de Mola surclassent de loin tous leurs adversaires, comme s'ils étaient bénis des Dieux.

À l’image de sa jeunesse, championne du monde des moins de 20 ans pour certains, qui a pris les commandes d’un jeu toulousain qu’on croyait révolu depuis le départ de Novès.

Et qui mieux que Romain N’Tamack, enfant du pays et du grand Émile, pour incarner ce renouveau et mener cette équipe vers un cinquième titre européen ? Mais pas que. Le TOP 14 et l’équipe de France pourraient bien voir ces jeunes de la ville rose se hisser au plus haut de bien d’autres titres et, qui sait, d’un grand chelem.

Car avec N’Tamack en 12 ou en 10, comme un Farrell ou un Carter, et même un Goosen (quand il savait jouer à Toulon aux côtés de Wilkinson), Mola et Galthié peuvent composer leurs lignes d’attaques sur mesure, autour de ce talent hors-norme (révélation de l’année par la clairvoyante World Rugby), tantôt en lui confiant les commandes à l’ouverture, comme samedi ou en coupe du monde, tantôt en l’associant au centre à d’autres pépites comme Jalibert ou Carbonel.

Et quoi qu’en disent les spécialistes, même sortis de Saint-Cyr... l'École, un bon 12 peut faire un bon 10, alors qu’un bon 10 fait rarement un bon 12. D'où le dicton :

10 sur 12, rien ne bouge... 12 sur 10, tout glisse !

 

Connacht (3) – Gloucester (2)                  27 – 24

Dans l’autre rencontre de cette poule 5, les Irlandais ont évité le pire en disposant des Anglais de justesse, les laissant à neuf longueurs du leader toulousain, dans un fauteuil.

 

Les autres poules en bref...

Poule 4       Racing 92 (1) – Ospreys (4)                 40 – 27
                 Saracens (3) – Munster (2)                  15 – 6

Des hauts et débat

Les Racingmen sont passés par tous les états dans cette rencontre. Après un démarrage en trombe et différents passages, tantôt dominateurs, tantôt à vide, ils ont assuré l’essentiel, la victoire bonifiée, sans vraiment nous rassurer sur la maîtrise et le contenu.

Six essais, par Dupichot, doublé d’Imhoff, Zebo, Colombe et Tanga, auront régalé le public du Paris La Défense Arena, heureux et fier de cette première place du groupe le plus relevé. Le reste, il faudra vite l’oublier ou plutôt très vite le corriger.

Dans l’autre rencontre, les Sarries sont parvenus à battre les Munstermen et restent en vie dans cette poule.

 

Poule 3        Clermont (2) – Bath (4)                       52 – 26
                  Harlequins (3) – Ulster (1)                  10 – 34

Des Jaunards quatre étoiles au Michelin

Quatre essais en vingt minutes, dans une entame parfaite, les Clermontois ont récité un rugby spectacle, avant de se relâcher par intermittence, laissant les Anglais passer la ligne quatre fois, pour un point de bonus offensif sans conséquences, tant l'avance au score a toujours été maintenue confortable, avec huit essais auvergnats à l'arrivée (Ulugia, Penaud, Lopez, McIntyre et les doublés de Raka et Moala).

Un match spectaculaire avec des mouvements fabuleux des trois-quarts asémistes, à l'image des pépites que sont Penaud et Toeava. Un vrai régal ! Seul point noir : la grave blessure au genou du jeune Ezeala, sorti trop tôt en première période.

Dans l'autre match, les Irlandais du Nord ont encore frappé fort chez les Harlequins, avec le bonus et restent en tête avant l'affrontement décisif pour la première place face aux Clermontois, en janvier.

 

Poule 2       Glasgow (2) – La Rochelle (4)             7 – 12
                 Exeter (1) – Sale (3)                            35 – 10

L’honneur est sauf

Après la deuxième défaite à Desflandre, la semaine passée, le XV rochelais a complètement été remanié pour redonner du sang neuf et de meilleurs intentions à son jeu.

Bonne pioche ! Les Maritimes ont créé l’exploit à Glasgow, malgré des conditions météo difficiles, en inscrivant deux essais (Favre et Bothia) contre un pour une première victoire dans cette compétition qui, même si elle compte pour du beurre, fait du bien avant de retrouver le TOP 14.

Dans l’autre match, les Anglais d’Exeter ont encore été intraitables face à leurs compatriotes de Sale, invaincus et déjà qualifiés.

 

Poule 1       Trévise (4) – Lyon (3)                       25 – 22
                 Leinster (1) – Northampton (2)           50 – 21

Trop court

Le Lou n’a pas réussi à confirmer sa bonne prestation du match aller et s’incline à Trévise, de quelques points, après avoir inscrit trois essais (Gill, Wulf, Barassi), sans véritable envie, comme si les Lyonnais ne s’étaient jamais vraiment sentis concernés par ce match, ou par cette compétition.

Curieux pour le leader impressionnant du championnat, capable du meilleure comme du pire.

Par contre, pour le Leinster, comme Exeter et Toulouse, cette quatrième victoire écrasante contre Northampton lui ouvre les portes des quarts.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

En ce qui concerne la Challenge Cupvous trouverez également tous les résultats sur le site officiel de l’EPCR.

ToulonBordeaux et Castres confirment et se placent idéalement pour les qualifications.

Brive et Pau s’accrochent quand Agen, Bayonne et Paris jettent définitivement l’éponge.

 

 

La semaine prochaine…

Réveillons le TOP 14 !

Endormi depuis début novembre, avec une brève apparition début décembre, le championnat de France revient en force en cette période de fêtes de fin d’année pour des matchs de gala à enjeux primordiaux.

Alors, les premiers cadeaux de Noël s’ouvriront dès samedi prochain dans des petits souliers de rugbymen.

Au programme* le samedi 21 décembre :

         Bayonne – Brive, à 15h30 

         Castres – Lyon, à 15h30

         Racing 92 – Montpellier, à 15h30

         Agen – Toulouse, à 17h45

Puis dimanche 22 décembre :

         Stade Français – Pau, à 12h30

         Bordeaux – La Rochelle, à 16h50

         Toulon – Clermont, à 21h

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du TOP 16 féminin, c'est la trêve hivernale jusqu'au 22 mars 2020. 

 

Posté par NewZeland2011 à 18:13 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,


08 décembre 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°377

Main basse sur le bonus

CHAMPIONS CUP... 3ème journée                        Bath – Clermont      17 – 34

Quand Moala se fait la malle

Hold-up chez les Rosbifs !

« Que personne ne bouge ! », c’est un peu ce qu’ont cru entendre les Anglais, à Bath, en seconde période aux entrées successives des mercenaires clermontois qui attendaient leur heure sur le banc.

À commencer par Laidlaw, après une commotion de Parra qui ne reviendra pas du protocole après la pause. L’Écossais allait mener avec autorité les opérations d’un hold-up programmé, en en prenant les commandes et les points au pied.

Pourtant, avant, en première période, tout avait plutôt normalement mal commencé pour les Jaunards, pris à la gorge par des Rosbifs bien plus saignants et déterminés. Et pour cause, avec déjà deux défaites, ce troisième round était pour eux celui de la dernière chance.

12ème minute, et Prietsland s’enfonçait dans la défense clermontoise comme dans du beurre, après avoir feinté le drop, sous le nez et la barbe de Parra et Lopez, bluffés, quand Lapandry et Ezeala feintaient les plaquages sur le petit côté. 7-0, après la transformation du maestro.

On ne donnait pas cher de la peau de cette équipe auvergnate.

Et pourtant, un quart d’heure plus tard, malgré une domination sans partage des locaux, Parra récupérait les miettes d’une attaque, avec un avantage en cours, pour servir Moala, tout heureux de passer en force et offrir l’égalisation aux siens, qu’ils tiendront jusqu’à la pause.

Seulement, au retour des vestiaires, la bande à Laidlaw, laissée sur le banc en attendant sa mission, allait faire parler la poudre, mais d’escampette, d’un score largement en sa faveur.

50ème minute, alors que Priestland punissait Lee à la faute et mettait à nouveau les deux équipes dos à dos, 10 partout, Laidlaw rajoutait une couche après un hors-jeu anglais, avec une nouvelle pénalité, même si la suivante sera manquée.

Quand, à un quart d’heure du terme, tout allait basculer en huit minutes.

Le duo Moala-Ezeala sonnait la fin de la récréation pour les 11.000 spectateurs du stade. Après un travail des avants entrants, sous la baguette de Laidlaw, le trois-quarts centre néo-zélandais perçait la défense et servait son jeune ailier pour le deuxième essai clermontois.

Sept minutes plus tard, sur un renvoi complètement cafouillé par les Asémistes, Lee s’emparait miraculeusement du ballon pour lancer son ailier Ezeala à l’en-but. Ce dernier, rattrapé par la patrouille anglaise, servait néanmoins Lapandry dans l’intervalle pour le troisième essai.

Incroyable coup du sort !

Haut les mains, sur la tête, personne ne bronchait en tribunes, en dehors de la Yellow Army qui jubilait.

Il ne restait aux Jaunards qu'à se servir dans la caisse, après ce coup derrière la tête. Et c’est à nouveau Ezeala qui bénéficiait du travail efficace de ses avants suppléants et d’une passe au pied parfaite de Lopez pour s’offrir un doublé dans son premier match de H Cup, et rafler, du même coup, le pactole du bonus offensif.

Dans les cinq dernières minutes, Joseph trouvera enfin la faille, en éliminant seul toute la défense asémiste. Mais trop tard, le mal était fait et la victoire pillée par les visiteurs.

Après le point pris en Irlande, Clermont réalise une sacrée opération en terre anglaise. Encore faudra-t-il confirmer cela au Michelin pour garder les cartes en mains d’une première place à sa portée.

Ulster (1) – Harlequins (3)            25 – 24

Car dans l’autre rencontre, les Irlandais du Nord ont peiné face à d’autres Rosbifs, leur laissant le point de bonus, quand eux n’en récoltaient encore aucun, toujours en tête avec trois victoires mais seulement un point d’avance sur les Auvergnats.

 

Les autres poules en bref...

Poule 4       Ospreys (4) – Racing 92 (1)        19 – 40
                  Munster (2) – Saracens (3)           10 – 3

Cartons plein !

Les Gallois ont donné le coup d’envoi et le coup de grâce de ce match dès la première minute. L’arrière Evans essuyait ses crampons sur la figure de Thomas et laissait ses partenaires à 14 pour toute la partie. Pour autant, Monsieur Murphy compensait rapidement avec un jaune contre Imhoff, pour un en avant volontaire, le temps pour les locaux d’inscrire le premier essai par Dirksen sur la penaltouche qui suivait.

Il faudra attendre que les Gallois soient réduits à 13, puis à 12, après deux nouveaux cartons jaunes contre Williams, puis Davies, pour des actes d’anti-jeu, pour que les Franciliens en profitent pour inscrire les quatre essais du bonus en première période par Baubigny, puis Thomas (deux fois), en passant par un essai de pénalité.

28-7 à la pause. Au retour des vestiaires, les Racingmen n’ont eu plus qu’à gérer, inscrivant deux nouveaux essais par Tanga, puis Chavancy pour compenser ceux de Fia et Davies, Machenaud s’offrant même le cinquième carton jaune de la rencontre, histoire que la seconde période ne soit pas en reste.

Dans l’autre match, le Munster a muselé le champion en titre, lui accordant les trois points d’une pénalité et le point de bonus défensif quand les Irlandais inscrivaient le seul essai par Mahony, donc sans bonus.

Le Munster reste donc derrière le Racing, seul leader de la poule désormais.

 

Poule 5       Toulouse (1) – Montpellier (3)     23 – 9
                  Gloucester (2) – Connacht (4)        26 – 17

Maître du jeu

Les Toulousains ont su se sortir du piège tendu par la pluie, venue en trombe à Ernest-Wallon, à défaut d’un adversaire plus redoutable qu’elle. Si les ballons ont glissé souvent, multipliant les en-avant de part et d’autre, les rares occasions de jouer ont été saisies de pleine main par la horde de trois-quarts affûtés menée par un N’Tamack sur tous les coups, et auteur des deux essais du match.

Beaucoup de mêlées donc (suite aux en-avant), de pénalités, de penaltouche, de ballons contrés, de contre rucks,  et surtout de jeu d’occupation au pied, pas très réjouissant.

Et puis il y a eu cette 36ème minute où les avants locaux, emmenés par Kaino, ont multiplié les séquences dans les 22 mètres héraultais avant que Bezy ne serve son centre international qui trouvait l’intervalle pour aplatir.

13-3 à la pause. La seconde période offrait des occasions d’espérer côté montpelliérain quand N’Tamack interceptait une passe de Steyn, trop longue, pour filer derrière la ligne après une course de cinquante mètres.

Difficile de revenir ensuite, Ramos passant une nouvelle pénalité laissant les coéquipiers de Paillaugue à deux essais transformés.

Le collectif toulousain maîtrise son jeu autant que sa compétition, toujours premier de poule devant Gloucester, large vainqueur de Connacht.

Ça va être dur pour Montpellier d’accrocher une deuxième place, mais rien d’impossible. Pour cela, il faudra commencer par cartonner à la maison samedi prochain contre ces redoutables Toulousains.

 

Poule 1       Lyon (3) – Trévise (4)                  28 – 0
                 Northampton (2) – Leinster (1)      16 – 43

Une première

Après une première saison blanche, les Lyonnais ont enfin décroché leur première victoire dans la prestigieuse coupe d’Europe.

Il aura suffi d’une première période fantastique emmenée par un grand Buttin pour que les velléités italiennes s’éteignent au fil du match pour être réduites à néant à la fin.

Buttin, dès la 3ème minute, Ngatai, cinq minutes plus tard, Mignot à la demi-heure, la partie était jouée, Gill ajoutant l’essai du bonus en fin de match, comme la cerise sur leur gâteau de première.

Si rien n’est encore perdu (surtout si le match retour est du même acabit), l’espoir est peu permis quand on voit le niveau dans l’autre rencontre où le Leinster a écrasé Northampton en Angleterre.

Mais le leader du TOP 14 devra sortir encore plus les crocs en janvier pour passer devant les Anglais. 

 

Poule 2       La Rochelle (4) – Glasgow (2)       24 – 27
                  Sale (3) – Exeter (1)                       20 – 22

Ici, ici, c’est la rechute !

Si Marcel-Deflandre est imprenable en TOP 14 cette saison, c’est tout l’inverse en Champions cup. Après la réception d’Exeter, soldée par une sévère défaite, c’est au tour des Écossais de prendre possession des lieux au bout des 80 minutes.

Rien ne va, même quand les Maritimes semblent avoir fait la différence. En fin de première période, comme en seconde, les Rochelais ont toujours laissé les visiteurs revenir pour finalement s'incliner.

Deux essais (Priso puis Kieft), anéantis par celui, évitable, de Gibbins juste avant la pause. Deux pénalités de Plisson, au retour des vestiaires, balayées par deux essais de Matawalu et Steyn. La dernière action, après la sirène, aura été à l'image du match, souffrant d’un en-avant alors que les locaux étaient proches de casser le rideau adverse.

C’en est fini de tout espoir de qualification pour les Rochelais. Seule satisfaction avec Rattez qui a ébloui la partie de sa fulgurance. Galthié en aura sans doute pris note.

Dans l’autre match, les Anglais d'Exeter ont encore frappé face à leurs compatriotes de Sale, l'emportant cette fois de justesse mais assurant une première place bien confortable devant les Glaswégiens.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

En ce qui concerne la Challenge Cupvous trouverez également tous les résultats sur le site officiel de l’EPCR.

Toulon gagne avec le bonus, Castres sans, chez les Russes. Bordeaux s’impose largement à Agen.

Bayonne s’incline à domicile, Brive de peu chez les Zèbre, Pau et Paris largement à l’extérieur.

 

La 8ème journée des Féminines

Poule 1

Bobigny (2) – Lons (5)                         34 – 19

Chilly-Mazarin (7) – Paris (4)               5 – 8

Montpellier (1) – Grenoble (6)            74 – 7

Rouen (8) – Bayonne (3)                    (reporté au 14/03/2020)

 

Poule 2

Caen (8) – Blagnac (3)                           7 – 95

Toulouse (1) – Lyon (6)                         43 – 5

Lille (4) – Rennes (5)                             21 – 3

ASM Romagnat (2) – Bordeaux (7)       54 – 0

Record pour Blagnac

Pas loin des cent points, les Blagnacaises ont explosé les Caennaises, pas invitées dans cette compétition, taillée bien trop grand pour elles. Les Grenobloises ont pris presque aussi cher à Montpellier, quand les Bordelaises n’ont pas fait beaucoup mieux, fannies à Romagnat.

À quand un TOP 12 tout simple ?

 

La semaine prochaine…

On prend les mêmes et on recommence !

Pour son quatrième round, la coupe d’Europe prend ses marques pour le finish de janvier.

Toulouse, Clermont et le Racing sont bien partis pour finir premiers, quand Montpellier et Lyon ne sont pas encore morts pour une meilleure deuxième place, contrairement à La Rochelle qui ne joue plus rien.

Au programme*  à partir de vendredi 13 décembre :

  • Racing 92 – Ospreys, 20h45 (poule 4)
  • Saracens – Munster (sam 14h)

Puis samedi 14 décembre :

  • Trévise – Lyon, 13h45 (poule 1)
  • Leinster – Northampton (sam 18h15)
  • MontpellierToulouse, 16h15 (poule 5)    -> FR2
  • Connacht – Gloucester (sam 13h45)
  • Glasgow – La Rochelle, 18h15 (poule 2)
  • Exeter – Sale (dim 14h)

Enfin, dimanche 15 décembre :

  • Clermont – Bath, 16h15 (poule 3)    -> FR2
  • Harlequins – Ulster (ven 18h45)

 

S’agissant de la Challenge Cup et les 8 autres clubs du TOP 14, veuillez consulter le site officiel de l’EPCR qui vous en détaillera le programme.

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de BeIn Sports

 

Du côté du TOP 16 féminin,

À suivre le programme de la prochaine journée : >> site FFR : competitions-elite-1-feminine 

Posté par NewZeland2011 à 18:56 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , ,

01 décembre 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°376

13 ciel-et-blanc perd et manque !

TOP 14... 10ème journée                        Racing 92 – Bordeaux      30 – 34

Radradra, quel numéro !

Radradra vs Vakatawa

Ah ! Elle est loin la victoire magistrale face au champion d’Europe, ici, au Paris La Défense Arena. La veine européenne n’est pas celle du championnat.

Chaque fois qu’ils ont joué sous leur toit, en TOP 14 cette saison, les Racingmen se sont fait moudre comme grains par tous ceux qui y sont entrés, comme dans un moulin.

Bayonne, Lyon, Agen, et maintenant Bordeaux, en cinq réceptions, seul Castres a permis au locataire d’empocher une victoire dans sa forteresse de Nanterre. Au point qu’on pourrait renommer le lieu : « Paris La Défaite Arena » ou encore « Paris L’Attaque Arena » tant ce terrain de salon pousse les visiteurs à jouer offensivement.

Et ce n’est pas ce Bordeaux-là, cru prometteur de la première saison d’Urios, qui allait s’en priver. Avec Jalibert aux commandes et Radradra à la finition, le jeu bordelais a tout simplement glissé comme on jette deux dés sur un tapis vert ou une boule ovale sur la roue d’un bolide.

Et c’est encore le 13 qui l’emporte derrière la ligne !

Car le numéro fétiche des trois-quarts centre de chaque camp est sorti par cinq fois dans ce match. Et quel match ! Vakatawa et Radradra ont tout simplement eu la baraka.

C’est d’abord le 13 maison qui a raflé la première mise en jeu par ses coé-croupiers, au bout d’un quart d’heure. Après une action avortée, initiée par Russel d’une passe au pied millimétrée pour Imhoff poussé en touche, c’est Iribaren qui offrait la balle d’essai à Vakatawa, lancé dans un intervalle cadeau de la part de Jalibert et Lamérat. La passe était-elle régulière ? Le poteau sur la transformation, pourtant facile, semblait dire que non.

Huit minutes plus tard, le 13 visiteur répondait de toute sa puisse-chance, après une série de pick and go de ses avants. Radradra, parfaitement servi par son demi de mêlée Lesgourgues, aplatissait au ras, de tout son long. Jalibert passait la transformation, obligeant Iribaren à s’appliquer sur la pénalité suivante pour faire repasser les siens devant, tant les Bordelais avaient la mainmise sur le ballon.

Seulement la boule ovale revenait à nouveau dans les bras de Vakatawa, servi au cordeau par Russel, cette fois. Le trois-quarts centre floqué du 13 porte-bonheur déchirait le rideau des derniers défenseurs pour porter avec bonheur le ballon une nouvelle fois derrière l’en-but.

Quel numéro !

Et quelle malchance aussi ! Vakatawa écopait d’un carton jaune pour une faute au sol inhibant un temps fort de l’UBB qui allait en profiter pour reprendre le score, par Jalibert d’abord, sur la pénalité, puis par Woki, servi par Radradra, après un somptueux slalom de Cordero, créant le décalage sur l’aile opposée.  17-15 à la pause, avec la transformation du petit Jaja.

Mais au retour des vestiaires, la déveine virait de bord, le 13 bordeaux (la couleur) perdait son contrôle sur un plaquage sans ballon sur Imhoff et manquait 10 minutes de match sur le bord du terrain. Le temps pour les locaux de repasser devant malgré le deuxième raté surprenant de Iribaren au pied (un signe du sort qui attendait les Racingmen). Gomes Sa, puis Baubigny profitaient de leur supériorité numérique et de la désorganisation adverse pour inscrire deux nouveaux essais et creuser l’écart, 27-17.

Les visiteurs n’allaient pas s’en tenir là et continuaient d’attaquer avec le retour de leur numéro fétiche. Une pénalité de Jalibert puis un essai au près de Kaulashvili récompensaient leurs efforts avec une égalisation méritée.

Mais la chance n’avait pas encore dit son dernier mot.

À moins d’un quart d’heure de la fin, le duo Cordero-Radradra nous régalait d’un dernier numéro sur une erreur fatale de Thomas qui, dans le camp francilien, dégageait la boule ovale plein axe avant que l’ailier bordelais ne la réceptionne et ne fasse tourner en bourrique la défense locale pour la servir à son numéro 13 jusque dans la case de l’en-but adverse.

Incapables de passer la ligne défensive bordelaise, les Racingmen finissaient par capituler sur la sirène en prenant les trois points pour un bonus défensif plutôt que de tenter l’impossible égalisation avec si peu d’armes… et de chance.

Et si cette chance de l’UBB ne provenait pas du numéro floqué au dos du phénomène Radradra qui ne doit ses prouesses qu’à son talent, prouvé en coupe du monde avec les Fidji, mais bien de son entraîneur, champion de France improbable avec Castres en 2018 et qui semble marcher sur l’eau cette saison avec ce Bordeaux, d’un cru pas si exceptionnel à première vue, et qui pourtant au palais, à chaque gorgée de match, n’a rien à envier à un millésime toulousain. Surtout avec un tel discours :

« Nous avons eu du caractère. Nous avons vraiment joué pour gagner ce match et non pour ne pas le perdre. Ça fait une sacrée différence. Nous avons respecté ce que nous avions dit que nous ferions, et je suis très sensible au respect de la parole donnée. »

Il y en a certains qui devraient prendre des notes, de Travers à Azéma en passant par Galthié. Parce qu’avec un Urios, les Jalibert et Vakatawa pourraient bien avoir la baraka en 2023.

Vous l’avez compris, ce Bordeaux-là, transvasé en équipe de France, moi je kiffe !

  

Les autres matches en bref... sous une pluie générale

Montpellier (4) – Lyon (1)                     33 – 8

Deuxième revers

Après Clermont, Lyon s’est heurté à la machine à percussion héraultaise, regroupée autour de la puissance de ses ballons portés qui n’ont fait qu’une bouchée du leader, absent dans le combat en première mi-temps.

Nadolo, Du Plessis, puis Picamoles pour un 21-0 à la pause avant que Van Rensburg et Delhommel n’aggravent le score en seconde période contre un essai anecdotique de Mignot, sur la sirène, pour les Lyonnais.

Rien de bien grave pour le leader qui conserve sa place, à une longueur de Bordeaux. Mais une belle opération pour le MHR qui entre dans le TOP 6 avec un match référence avant son déplacement à Toulouse, dimanche, dans sa course à l’Europe.

Clermont (3) – Agen (13)                       30 – 13

Dur dur

Les retours des internationaux Fofana, Penaud, Iturria et Nanai-Williams n’auront pas levé les doutes sur le jeu auvergnat largement contrarié en première période, à l’image de l’essai casquette sous les poteaux, offert par un ruck fantôme que Chaveau va exploiter pour faire pression sur le ballon plutôt que sur les joueurs. C’est légal et Agen mène 13-3 au bout d’une demi-heure.

Les Jaunards reviendront à 13 partout à la pause grâce à un essai d’école du jeune Ezeala, avant de remettre la main sur la seconde période avec un essai de pénalité dès le retour des vestiaires et un dernier de Yato en toute fin d’un match encore compliqué.

Clermont garde le cap dans le peloton des chasseurs de tête, mais à quel prix d’efforts et de perte, Penaud quittant la pelouse avec une probable entorse.

Pau (10) – Toulon (5)                              9 – 19

La patte Parisse

Les débuts de l’ancien ténor parisien, Parisse, comme ceux de l’ex-bordelais Serin auront mis leur empreinte sur cette rencontre aux conditions météo difficiles, artisans du seul essai. Après un ballon porté orchestré par le demi de mêlée international et plusieurs séquences de jeu au près, Serin écarte sur l’aile jusqu’à son troisième ligne centre qui franchit la ligne d’en-but.

Malgré leur bonne entame en prenant le score au pied par Hastoy, les Palois ne parviendront jamais à renverser le match sur lequel Belleau gardera la mainmise en passant toutes ses pénalités.

Toulon reste dans le TOP 6, à hauteur des Clermontois et des Montpelliérains.

Toulouse (6) – Bayonne (9)                   45 – 10

Un rouge ça va, mais deux, bonjours les dégâts !

Dominés à 15, avec deux essais encaissés (par Guitoune et Lebel), écrasés à 14, avec deux nouvelles salves (par Castets et Galan), puis enterrés à 13 avec deux claques de plus (par Tafili et un essai de pénalité), les Basques n'ont existé que le temps d'une riposte par Luc en seconde période.

Le champion de France est de retour parmi les grands. Et il ne compte certainement pas en rester là, quand on sait qu'il avait laissé quelques cadres au repos, comme Dupont, N'Tamack, Médard, Kolbe et j'en passe.

Bayonne descend de son piédestal et il lui sera bien compliqué d'y remonter.

La Rochelle (7) – Castres (12)               22 – 13

Le réveil des Maritimes

Après trente-cinq minutes à regarder jouer Kockott, auteur d’un essai de filou et d’une pénalité de loin, les Rochelais se sont réveillés juste avant la pause avec l’essai de Tanguy qui a remis les siens dans le match en seconde période.

Une mêlée conquérante et une pénalité plus loin pour égaliser, puis poussant encore plus les Castrais à la faute, James puis Plisson (pour sa première depuis son départ du Stade Français) assuraient l’essentiel.

Aux portes du graal, les Maritimes gardent la tête hors de l’eau.

Brive (8) – Stade Français (14)              26 – 21

Oui mais non

Les Parisiens auront essayé de contrarier l’invincibilité des Brivistes à Amédée-Domenech, avec autant de maladresses que de velléités offensives, mais les Coujoux étaient bien décidés à la préserver coûte que coûte.

Deux essais partout et un point de bonus défensif qui récompense un retour en trombe des Parisiens après avoir pris un coup de massue en première période, notamment sur l’interception de Muller lors d’un temps fort parisien.

Paris s’enfonce un peu plus mais n’est pas encore mort quand Brive se hisse au niveau des Rochelais.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

La 7ème journée des Féminines

Poule 1

Rouen (8) – Lons (5)                              3 – 5

Bayonne (2) – Grenoble (6)                   38 – 7

Paris (4) – Bobigny (3)                          15 – 29

Chilly-Mazarin (7) – Montpellier (1)     3 – 57

 

Poule 2

Lille (5) – Toulouse (1)                          7 – 35

Caen (8) – Bordeaux (7)                        15 – 53

Rennes (4) – ASM Romagnat (3)           5 – 32

Blagnac (2) – Lyon (6)                           38 – 0

Romagnat et Bobigny confirment

Sur les deux principales oppositions du week-end, les Auvergnates et les Dyonisiennes ont frappé un grand coup en s'imposant respectivement à Rennes et Paris. Pour le reste, aucune suprise avec la certitude pour les bonnes dernières, Rouennaises et Caenaises, de retourner en division inférieure.

 

La semaine prochaine…

La Champions Cup fait déjà son retour !

C’était il y a à peine quinze jours, les deux premiers rounds de cette compétition majeure, et voilà qu’il faut retourner au combat, sans avoir eu le temps de mettre au repos les meilleurs, coupe du monde oblige.

Pas le temps pour le Racing de digérer sa défaite à domicile, ni aux retours de certains internationaux de méditer sur leurs errances. Seul Lyon peut relativiser tant ses chances de qualification ici sont désormais infimes.

La double confrontation de cette quinzaine sera décisive sur le plan comptable et mental. Ce n’est pas le moment de se rater. Les Montpelliérains jouent gros face aux Toulousains.

Au programme*  à partir de vendredi 6 décembre :

  • Bath – Clermont, 20h45 (poule 3)
  • Ulster – Harlequins (sam 16h15)

Puis samedi 7 décembre :

  • Lyon – Trévise, 14h (poule 1)
  • Northampton – Leinster (même heure)
  • La Rochelle – Glasgow, 16h15 (poule 2)  -> FR2
  • Sale – Exeter (dim 16h15)
  • Ospreys – Racing 92, 18h30 (poule 4)
  • Munster – Saracens (même heure)

Enfin, dimanche 8 décembre :

  • Toulouse – Montpellier, 16h15 (poule 5)    -> FR2
  • Gloucester – Connacht (dim 14h)

S’agissant de la Challenge Cup et les 8 autres clubs du TOP 14, veuillez consulter le site officiel de l’EPCR qui vous en détaillera le programme.

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de BeIn Sports

 

Du côté du TOP 16 féminin,

À suivre le programme de la prochaine journée : >> site FFR : competitions-elite-1-feminine 

 

Posté par NewZeland2011 à 18:41 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , ,

24 novembre 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°375

Bref !

CHAMPIONS CUP... 2ème journée    

Mission accomplie pour les Toulousains !

Encore privé de rugby tout le week-end, cause showcase à Clermont-Ferrand et salon du livre à Cournon d’Auvergne, pour voir si je n’étais pas un peu l’écrivain-harmoniciste du 21è siècle (apparemment mon show a fait sortir l’Allier de son cours tranquille après une fine pluie de dédicaces), je découvre ce dimanche les résultats. 

Je ne vais donc pas vous faire une revue de presse, et encore moins me la raconter sur le retour en farce des Jaunards,

mais, humblement et avec de profonds regrets, vous commenter les résultats de cette deuxième journée en bref.

Poule 5             Toulouse (1) – Connacht (3)                32 – 17
                         Montpellier
(2) – Gloucester (4)       30 – 27

Il pleut il pleut des essais

Toulouse a su apparemment s’adapter aux conditions météorologiques irlandaises pour inscrire quatre essais au Connacht, non sans mal, deux par période, Bézy puis Huget d’abord, Kaino et Akhi enfin, le dernier à la dernière minute pour un bonus offensif qui propulse le champion de France en tête du groupe.

Derrière, Montpellier tente de s’accrocher avec une première victoire, dans la douleur et sans bonus, avec un carton rouge en prime pour J. Du Plessis. Gloucester arrache même un point de bonus défensif qui n’est pas pour arranger les affaires déjà compliquées du MHR. Mais rien ne semble encore perdu pour les Héraultais.

Poule 4            Munster (2) – Racing 92 (1)           21 – 21
                      Saracens (3) – Ospreys (4)               44 – 3

Exploit, épisode 2

Après la victoire écrasante face au champion en titre, les Racingmen ont récidivé à Thomond Park en arrachant un excellent nul qui les hisse en tête de poule avec les cartes en mains désormais pour une qualification en quarts. Et pourtant ce groupe leur promettait l’enfer.

Russel, Thomas puis Imhoff ont conclu tour à tour la domination de leur équipe dans l’heure de jeu, à deux doigts d’une victoire bonifiée dans la forteresse de Limerick.

Dans l’autre match, les Saracens se sont défoulés sur les Gallois pour laver la honte de la semaine passée. Est-ce que ce sera suffisant ? J’espère que non.

Poule 3             Ulster (1) – Clermont (2)          18 – 13
                       Harlequins (3) – Bath (4)            15 – 9

Plus il pleut, moins ça mouille…

Les Jaunards n’ont pas semblé entrer dans ce match laissant la pluie filer avec la balle à chacune de leurs occasions en la leur chipant des mains. Bref, comme d’hab’, quand l’Auvergnat ne veut pas, il ne veut pas. Le problème, c’est que c’est un peu trop souvent.

L’arbitre leur accordera un essai de pénalité en seconde période, histoire d’arracher un point de bonus défensif qui devrait leur sourire au bout du compte. Mais quelle plaie le jeu auvergnat à l’extérieur cette saison !

Dans l’autre match anglo-anglais, les Harlequins se sont relancés, enterrant Bath pour le reste de la compétition.

Poule 2             Sale (2) – La Rochelle (4)              25 – 15
                       Exeter (1) – Glasgow (3)                 34 – 18

Le doigt dans l’œil

Autant dire que c’est terminé pour les Rochelais à zéro point après deux journées. Encore indisciplinés à souhait, et sanctionné à juste titre d’un carton rouge contre Bougarit pour un doigt dans l’œil (on n’a pas vu ça depuis les années 70).

Est-ce bien la peine que je lise le fil du match ? Non.

Exeter continue de cartonner et de faire la course en tête dans cette poule.

Poule 1             Lyon (4) – Leinster (1)                    6 – 13
                       Trévise (3) – Northampton (2)         32 – 35

Oui, mais non

Le Lou ne pouvait pas espérer grand chose face à l’ogre irlandais, même si les Lyonnais n’ont jamais vraiment décroché, décrochant même un point de bonus défensif après une pauvre deuxième pénalité de Wisniewski. Difficile de croire qu’ils sortiront de ce groupe. Reste les Italiens, et encore !

Car dans l’autre rencontre, Trévise a donné du fil a retordre à Northampton qui s’en est sorti d’une courte tête, et avec le bonus, permettant au club anglais de partager la première place avec le Leinster.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

En ce qui concerne la Challenge Cupvous trouverez également tous les résultats sur le site officiel de l’EPCR.

Toulon s’envole quand Bordeaux arrache un bon nul à Édimbourg.

Castres et Pau se sont brillamment relancé à la maison quand Paris l’a fait sur le fil chez les Zèbre.

Brive sombre à domicile face à Bristol quand Bayonne et Agen s’inclinent pour la seconde fois, comme un adieu à la qualification.

 

La semaine prochaine…

Retour au vrai TOP 14 !

La 10ème journée met le carré de tête à l’épreuve d’une tête au carrée par le retour en force des grosses écuries. Toulouse et Montpellier devraient faire leur entrée dans le TOP 6, au détriment de Bayonne et, soit Toulon, soit Pau. Tandis que Lyon et Bordeaux peuvent garder la tête sereine avec une bonne longueur d’avance.

Au programme* le samedi 30 novembre :

         Racing 92 – Bordeaux, à 15h30 

         Clermont – Agen, à 18h 

         La Rochelle – Castres, à 18h 

         Pau – Toulon, à 18h 

         Montpellier – Lyon, à 20h45 

Puis dimanche 1er décembre :

         Brive – Stade Français, à 12h30 

         Toulouse – Bayonne, à 16h50

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du TOP 16 féminin

À suivre le programme de la prochaine journée : >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

Posté par NewZeland2011 à 22:27 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , ,

18 novembre 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°374

Bref de brèves...

CHAMPIONS CUP... 1ère journée               

Des champions en titre dépassés

Privé de rugby tout le week-end, cause salon du livre à Dourdan, pour voir si je n’étais pas un peu l’écrivain du 21ème siècle (apparemment mon nom ne semble pas avoir fait de remous dans l’Essonne), je découvre ce lundi les résultats.

Je ne vais donc pas vous faire une revue de presse, et encore moins me la raconter sur le retour en force des Jaunards, mais, humblement et avec de profonds regrets, vous commenter les résultats de cette première journée en bref.

Poule 4            Racing 92 (1) – Saracens (4)       30 – 10
                       Ospreys (3) – Munster (2)            13 – 32

La sensation

Que les Racingmen, à peine revenus de l’enfer en TOP 14, se tapent le champion en titre, malgré son équipe largement remaniée et un championnat outre-Manche qui lui promet l’enfer avec des sanctions lourdes pour ne pas avoir respecté le salary cap (Sir Lorenzetti et la LNR devraient en prendre de la graine), cela fait plaisir. Et avec le bonus en prime ! Les champions anglais risquent d’autant plus mal digérer leur défaite en finale de coupe du monde. Pourvu que ça dure jusqu’au tournoi des VI Nations.

Dans l’autre rencontre, le monstre irlandais de Limerick a fait le job, comme d’habitude, dans son seul objectif de la saison, tout gagner dans cette compétition, en disposant des Gallois, chez eux et avec le bonus. Les Franciliens sont prévenus pour leur déplacement à Thomond Park, samedi prochain.

Poule 3             Clermont (1) – Harlequins (4)     53 – 21
                       Bath (3) – Ulster (2)                      16 – 17

La correction

Les Clermontois ont rassuré autant qu’ils ont fait mentir ceux qui croyaient qu’ils n’étaient pas encore prêts pour le niveau européen. Seulement quand il s’agit d’Europe, les Jaunards semblent se métamorphoser en machine à jouer. Et, même si je n’ai rien vu, je me régale à l’avance de ce départ tonitruant, bonus en poche. Encore un Anglais qui fait les frais de l’appétit français. 

Tout comme son compatriote de Bath, surpris par les Irlandais d’Ulster. Quel pied !

Poule 5             Gloucester (4) – Toulouse (1)              20 – 25
                         Connacht (2) – Montpellier (3)          23 – 20

Plus de peur que de mal

Les Toulousains ont eu le dernier mot face à d'autres Anglais (décidément !), pourtant plus réalistes en première période malgré la domination du champion de France. Le second acte a donné raison à sa patience et la force de ses avants, notamment sur l’essai du futur clermontois Bezy (quoi, qu’est-ce que j’ai dit ?).

Les Montpelliérains n’ont pas eu la même réussite en Irlande, malgré une entame parfaite après l’essai dès la première minute de Cruden. Les Irlandais ne se sont pas laissés faire répliquant aussitôt pour reprendre le match à leur compte. Un point de bonus défensif récompensera les efforts héraultais, un moindre mal pour une première à l’extérieur.

Poule 1             Northampton (2) – Lyon (3)         25 – 14
                       Leinster (1) – Trévise (4)               33 – 19

Lou y es-tu ?

À voir encore une fois, comme la saison dernière, l’équipe de Pierre Mignoni tourner au moment de la joute européenne, ne laisse guère présager de grandes ambitions chez le leader du TOP 14 dans cette compétition. Logiquement dominés par des Anglais rompus à ce championnat, Lyon s’incline sans regrets.

Les Irlandais de Dublin, eux, comme leurs homologues de Limerick, ne font pas dans la dentelle et n’ont qu’un but. Marquer au minimum quatre essais à chaque match avec plus de points que leur adversaire. Point. Même si les Italiens ont eu leur mot à dire.

Poule 2             La Rochelle (4) – Exeter (1)         12 – 31
                       Glasgow (2) – Sale (3)                  13 – 7

"Déflandration" européenne

Les Maritimes se sont fait exploser à Marcel-Deflandre, concédant une victoire bonifiée à Exeter, bien parti pour dominer cette poule. Deuxième équipe anglaise, avec Northampton, à relever la tête d’une nation touchée dans son rugby.

Par contre, Sale n’a pu récolter qu’un point de bonus défensif à Glasgow, histoire de rester vivant dans cette poule, pas comme La Rochelle, condamnée à quasi tout gagner désormais.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

En ce qui concerne la Challenge Cup, vous trouverez également tous les résultats sur le site officiel de l’EPCR.

Brive s’impose à Paris, Toulon à Bayonne, quand Bordeaux domine les Wasps à Chaban.

Agen s’incline à domicile face à Edimbourg, quand Castres et Pau tombent à l’extérieur.

 

Test Crunch féminin retour de la tournée d’automne…

Angleterre – France 17 – 15

D’un souffle d’inexpérience

Vous ne l’avez pas vu ? Moi non plus. Visionnez le résumé ici >> comme moi.

Il s’en est fallu de peu à nos Bleues qu’elles réalisent l’exploit à Exeter après une défaite sans concession au Michelin la semaine dernière. Elles auraient pu et dû tuer le match en première période sur leurs temps forts, après un magnifique essai perso de Laure Sansus, titulaire en place de Pauline Bourdon, menant 8-0. Mais des fautes de mains et le pied défaillant de Jessy Trémoulières ont laissé les Anglaises dans la partie, revenant au score par le pied  sans faille de la buteuse anglaise, Scarratt. 6 à 8 à la pause, avant de passer devant, 12 à 8, au retour des vestiaires.

Pourtant le deuxième essai français, à l’heure de jeu, par Caro Boujard, bien servie par Laure, après une mêlée qui a mis en difficulté les Red Roses, laissait présager une fin heureuse. Même Jessy passait la transformation pour mener 15 à 12.

Seulement, un dernier dégagement hasardeux de Morgane Peyronnet, à deux minutes de l’exploit, allait donner le ballon pour se faire battre sur le fil, par un jeu au large des Anglaises qui prenait à revers toute la défense tricolore.

Un manque de réalisme et d’expérience qui montre combien ce groupe d’Annick Hayraud a encore une grosse marge de progression pour rivaliser face aux championnes d’Europe, à défaut d’un réservoir de talents, à l’image de Laure Sansus qui semble avoir éclipsé en un match la pourtant fabuleuse Pauline Bourdon, sur le banc.

 

La semaine prochaine…

Deuxième round européen

De belles affiches en perspectives, notamment face aux Irlandais, pour Clermontois, Racingmen et Toulousains. Quant à celle opposant ceux du Leinster à Lyon, elle risque de ne souffrir d’aucune illusion, malheureusement.

Au programme*  à partir de vendredi 22 novembre :

  • Ulster – Clermont, 20h45 (poule 3)
  • Harlequins – Bath (sam 18h30)

Puis samedi 23 novembre :

  • Toulouse – Connacht, 14h (poule 5 de Montpellier) -> FR2
  • Lyon – Leinster, 16h15 (poule 1)    -> FR2
  • Trévise – Northampton (sam 14h)
  • Munster – Racing 92, 18h30 (poule 4)
  • Saracens – Ospreys (sam 14h)

Enfin, dimanche 24 novembre :

  • Sale – La Rochelle, 14h (poule 2)
  • Exeter – Glasgow (sam 16h15)
  • Montpellier – Gloucester, 16h15 (poule 5 de Toulouse)

S’agissant de la Challenge Cup et les 8 autres clubs du TOP 14, veuillez consulter le site officiel de l’EPCR 
Il vous en détaillera le programme.

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de BeIn Sports

 

Du côté du TOP 16 fémininC’est toujours la trêve internationale d’automne, reprise le 30 novembre.

Posté par NewZeland2011 à 13:09 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,


10 novembre 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°373

Un retour en force internationale !

TOP 14... 9ème journée                        Toulouse – Clermont      34 – 8

Il est génialement fou ce Romain !

Toulouse, première journée de TOP 14.

La Coupe du monde derrière, les internationaux au devant de sa prochaine journée, le championnat peut enfin commencer et le champion sortir de sa tanière, les griffes de sa ligne de trois-quarts mondialistes acérées.

Ernest-Wallon, samedi 9 novembre, 20h45.

Six minutes de jeu seulement, Huget pour Ramos, Ramos pour Guitoune et le premier essai. Limpide ! Trop facile même.

Six minutes plus tard, Guitoune pour Ramos, Ramos pour Médard, sur l’autre aile, et le deuxième essai d’école du Toulouse champion de la dernière saison. Fabuleux !

Encore dix minutes et, soudain, le double éclat de génies : petit par-dessus de Holmes dans les bras de N’Tamack, dernier élément du quintet international tranchant, le trois-quarts centre (révélation de l'année par World Rugby), slalome en géant les 22 clermontois, dans une descente folle, plantant Abendanon puis Raka, comme deux piquets impuissants, par ses appuis fulgurants qui le propulse jusqu’à l’en-but pour le troisième essai. Il est fou ce Romain !

24-0 en 24 minutes. Toulouse décolle, Clermont s’écrase.

Le match est plié malgré deux réactions des visiteurs, illusoires. Trois points de Parra avant la pause et un essai de Raka au retour des vestiaires.

Point final d’une opposition clermontoise inexistante ou bien trop faiblarde, sans envie, ni réelle stratégie, à l’image d’un Parra où la tête semblait ailleurs après une semaine à cogiter sur son avenir, elle en a oublié de faire le déplacement à Ernest-Wallon, ne laissant sur les épaules du demi-de-mêlée que des doutes et le néant dans ses décisions.

Galan, entrant en place de Tolofua pour le Stade toulousain, récupèrera, à l’heure de jeu, le bonus offensif perdu pour parachever cette nouvelle humiliation des Jaunards après leur finale déjà manquée au Stade de France.

Pas de meilleure satisfaction avec Lopez, aussi transparent que son compère d’une charnière à faire grincer les dents des supporters qui avaient pourtant de quoi se réjouir de l’allure de leur équipe sur le papier.

À une semaine de la campagne européenne, le staff clermontois va devoir remobiliser autrement ses forces pour espérer ne pas subir un mauvais départ au Michelin qui pourrait être fatal pour la suite.

Quant au champion de France, le retour en fanfare de ses internationaux, au complet, peut enfin lancer sa saison et courir après le leader lyonnais qui n’en finit pas de faire effrontément sa loi dans le championnat.

  

Les autres matches en bref...

Lyon (1) – La Rochelle (9)                 45 – 17

La course en tête

Le Lou continue d’appuyer sur l’accélérateur pour écraser un nouvel adversaire de poids.

Après avoir été pris par surprise sur un premier maul conclu par Priso, les Lyonnais ont réagi par Cretin puis Couilloud pour recoller au score et passer devant sans jamais plus lâcher le fil du match jusqu’à décrocher le bonus offensif avec cinq essais à la clé (doublé de Couilloud, Ngatai, Goujon).

Les Rochelais ont tenté, en vain, de contrarier la domination locale portée notamment par un Bastareaud en troisième ligne dont c’était le dernier match en TOP 14 avant son aventure américaine et une rencontre avec les Barbarians britanniques à Twickenham.

Bordeaux (2) – Agen (13)                    23 – 0

Patiemment mais sûrement

Le dauphin bordelais a pris son mal en patience, sous une pluie diluvienne,  face à des Agenais toujours aussi coriaces et appliqués en défense, avant de marquer enfin les premiers points à quatre minutes de la pause pour un bien maigre 6-0.

La seconde période s’ouvrira un peu plus, avec deux essais arrachés par Cordero puis Lesgourgues pour une victoire maîtrisée offensivement avec tonus mais sans bonus.

Les Lot-et-Garonnais repartent fannis mais avec le sentiment d’avoir tout donné, une fois de plus.

Bayonne (4) – Pau (3)                        3 – 9

Le jeu à l’abri !

Sous le déluge hivernal qui s’est abattu sur le sud-ouest, le match entre les deux équipes a accouché de quatre coups de pied entre les perches et une victoire paloise bien terne sur le terrain de Bayonne.

Beaucoup d’imprécisions et de fautes de main dans des conditions de jeu extrêmes n’ont pas permis de voir du jeu, au détriment de Bayonne pour qui l’avenir pourrait commencer à se ternir encore plus dans ce nouveau début de championnat.

Mais pour l’instant, la vie est belle dans le carré d’honneur pour les deux formations.

Toulon (5) – Montpellier (7)              19 – 19

A la fin le MHR paye, peuchère !

Pour ouvrir cette neuvième journée, Toulonnais et Montpelliérains se sont quittés sur un match nul où monsieur Charabas aura pesé (justement ou pas) en faveur des locaux, en difficulté en première période et qui par un essai refusé à N’Gandebé va les relancer.

Pourtant, l’arbitre avait accordé cet essai que Cruden avait rapidement transformé avant de revenir à la vidéo, ce qui n’est pas autorisé par le règlement, pour constater que l’essai souffrait d’un en-avant.

Les Varois vont inscrire alors le premier essai de la partie par Webb avant que Bouthier n’égalise six minutes plus tard. Crudden reprendra l’avantage par une pénalité qu’annulera aussitôt Belleau pour une faute montpelliéraine. Quand, sur la sirène, Picamoles allait gâcher la pénalité de la gagne pour le MHR, avec un geste au visage de son adversaire, aussi stupide qu’inoffensif, provoquant le retournement de la sanction.

Un match nul qui n’arrange personne et qui vaut bien deux points chacun.

Castres (11) – Brive (12)                     28 – 26

Le CO a eu chaud

Après une première période pleine de pragmatisme maison, inscrivant trois essais par Palis, Combezou et Hounkpatin, les Castrais se sont emmêlés les pinceaux dans la suffisance de leur jeu en seconde période, laissant les Brivistes revenir. Pire, ils se sont vus priver d’abord du bonus offensif puis même passer devant sur l’essai de Das Ros qui a calmé d’un coup l’ardeur des tribunes de Pierre-Fabre.

Il aura fallu une dernière pénalité de Dumora pour éviter la cata aux Tarnais, juste après la sirène. Les Brivistes peuvent se mordre les doigts, ils sont passés tout près d’une première victoire à l’extérieur.

Stade Français (14) – Racing 92 (10)     9 – 25

Triplé de Thomas conre triple buse

Le derby francilien a viré à la démonstration de force d'un côté, d'impuissance de l'autre, tant les Parisiens ont manqué d'inspiration, subissant la domination et le réalisme de son adversaire venu à Jean-Bouin pour sortir illico de la zone de relégation.

Trois essais de Thomas et un bonus offensif récompenseront les efforts et la maîtrise des Racingmen quand Sanchez se contentera de trois pénalités (toutes en première période) pour ne pas rendre encore plus humiliante la défaite.

Paris sombre pour de bon et peut sérieusement penser à la relégation qui pointe plus que le bout de son nez, avec un doigt de pied dedans.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

Test Crunch féminin de la tournée d’automne…

France – Angleterre        10 – 20

Un aller pas simple !

On se réjouissait de la compo d’Annick HAYRAUD avec les retours du 7 de notre Marjo Blonde Destroyer ou encore de Caro Drouin à l’ouverture autour des immuables Safi N’Diaye, Gaëlle Hermet, Romane Ménager, Jessy Trémoulière et bien sûr Pauline Bourdon à la mêlée, pour ne citer qu’elles.

Mais face aux Red Roses, championnes d’Europe, la tâche n’allait pas être moins rude, même au complet et dans un stade Marcel Michelin, gonflés maison.

Pragmatisme et efficacité, voilà ce qui résume ces Anglaises, tout ce qu’il manque aux Françaises qui ont pourtant démarré la partie aller de cette double rencontre de la meilleure des manières, balle en mains et avec les trois premiers points au bout du pied de Jessy, à défaut de passer la ligne, des fautes plein les mains.

Mais l’euphorie tricolore sera de courte durée, quand le XV de la Rose a commencé à piquer là où ça fait mal, dans les rucks, les mauls et la puissance de leur pack. Trois points pour égaliser puis deux essais en force, coup sur coup, les Bleues pêchant par manque de cohésion et de soutien, par impuissance tout court. 3-17 à la pause.

Au retour des vestiaires, l’orgueil tricolore sera récompensé par l’essai de Camille Boudaud, en bout de ligne, et aussi en supériorité numérique, faut-il le souligner. L’espoir se fondra en logique illusion tant nos Françaises n’ont pas su hausser leur niveau pour rivaliser avec leur adversaire du jour qui enquille trois nouveaux points pour se mettre à l’abri d’un retour miraculeux.

Car il faudra bien un miracle, la semaine prochaine à Exeter, pour espérer renverser la tendance et réaliser un exploit outre-Manche.

 

La semaine prochaine…

La Champions Cup fait son entrée !

Cette saison, France Télévision nous offre deux matches européens par week-end, un le samedi, l’autre le dimanche, quand BeIn les assure tous, comme les autres années.

On signalera le retour des Clermontois et des Rochelais au plus haut niveau, après un séjour en Challenge Cup. On s’interrogera sur l’implication des Lyonnais cette fois, là où ils avaient fait complètement l’impasse la saison dernière.

Une première journée qui aura son importance, qu’on la joue à l'extérieur ou à la maison, tant partir de derrière est compliqué par la suite.

Au programme*  à partir de vendredi 15 novembre :

  • Gloucester – Toulouse, 20h45 (poule 5 de Montpellier)

Puis samedi 16 novembre :

  • La Rochelle – Exeter, 16h15 (poule 2) -> FR2
  • Glasgow – Sale (sam 14h)
  • Clermont – Harlequins, 18h30 (poule 3)
  • Bath – Ulster (sam 14h)

Enfin, dimanche 17 novembre :

  • Connacht – Montpellier, 14h (poule 5 de Toulouse)
  • Northampton– Lyon, 14h (poule 1)
  • Leinster – Trévise (sam 16h15)
  • Racing 92 – Saracens, 16h15 (poule 4) -> FR2
  • Ospreys – Munster (sam 18h30)

S’agissant de la Challenge Cup et les 8 autres clubs du TOP 14, veuillez consulter le site officiel de l’EPCR qui vous en détaillera le programme.

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de BeIn Sports

 

Du côté du TOP 16 féminin

C’est toujours la trêve internationale d’automne, reprise le 30 novembre.

 

Le temps de suivre le retour du Crunch féminin, diffusé sur France 2 :

          Angleterre - France, samedi 16 novembre à 14h10 à Exeter.

Posté par NewZeland2011 à 22:32 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

03 novembre 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°372

Du Rosbif... à l'étouffer !

COUPE DU MONDE... Finale            Angleterre – Afrique du sud       12 – 32

Des Springboks 3 étoiles !

La recette des Boks !

Ah ! Le plaisir d’un bon rosbif bien cuit, bien rôti, après l’avoir fait mariner une semaine dans un bouillon d’euphorie alcoolisé au grand trophée, un Webb Ellis seize ans d’âge, piqué d’ail ail ail, garni de marrons et relevé de gnons pour finir carotte, à défaut d'à point (seulement douze) dans son jus d’impuissance.

De quoi aiguiser l'appétit du Français moyen avec un tel plat !

Car pour être plat, le jeu des Anglais a été plat, même trop à plat, trop lisible pour des Springboks qui avaient décidé de leur rentrer dedans et de les cuisiner à leur sauce, pas française pour le coup, écœurante à la mode sud-africaine.

La recette semblait simple à première vue.

Sortir la barbaque de sa finale, une semaine avant la cuisson, l’attendrir de compliments et de pronostics unanimes. Compter pour du beurre, à température ambiante, en attendant la bonne heure. Préchauffer alors le stade de Yokohama à 220 degrés, à coup de « Swing low, swing chariot » histoire de détendre encore plus la vigilance et les nerfs du rosbif. Le poser sur une grille de défense solide de telle sorte qu’il ne puisse passer entre et l’enduire d’un jeu mou qui fond aussitôt sous la pression.

Enfourner chaque mêlée, chaque maul et les regarder rôtir durant soixante minutes, minimum ! jusqu’à ce que le rosbif soit archi cuit, sans le moindre jus, sans la moindre goutte de sang. Il est là le secret, petits Français, ne jamais le manger saignant !

Arroser alors d’un jus de Mapimpi pour relever le score d’un essai d’école et les sortir définitivement du match. Saler et pimenter le tout au Kolbe (genre de wasabi à vous arracher les yeux de leurs orbites) dans un numéro extraordinaire pour le fumet final.

Enfin, sortir du four et servir la victoire parsemée de lauriers. À table !

C'est tout chaud, troisième titre pour les Springboks (1995, 2007, 2019), en trois finales. Une totale réussite qui valide la recette déjà concoctée en 2007 contre les Anglais de Wilkinson, alors tenants du titre.

Troisième étoile donc, comme les All Blacks (1987, 2011, 2015), dans une finale qui aura brillé par la puissance physique de toute une équipe, par son pack, en mêlée fermée notamment, impressionnant, mais aussi par la pression défensive permanente, à deux, à quatre, voire à six, dans des montées inversées qui ressemblaient à des mauls programmés pour étouffer le jeu de l’adversaire dans l’œuf.

66 minutes avant de voir un essai alors que le match semblait joué, c’est dire. Non pas que l’on se soit ennuyé mais juste que ce rugby-là ressemble à un sport de combat et de stratégie au pied, un jeu de ballons portés efficaces plus que de ballons joués, dans toute la largeur et splendeur, même si Kolbe nous a régalé d’un tchik-tchak somptueux, dont lui seul a le secret, tel un Messi balle au pied, et qui a mystifié Farrell sur le deuxième essai. Tout un symbole.

Chapeau bas à ces joueurs monumentaux comme Kolbe, Mapimpi, Etzebeth, Kolisi, De Klerk (dont la ressemblance physique avec Dupont ne vous aura pas échappé) ou encore Am, au four et au moulin, passeur décisif.

Le rêve d’un deuxième sacre anglais s’est brisé sur un mur en béton armé. Jamais le XV de la Rose n’a pu rivaliser, perdant son pilier droit Sinclker dès la troisième minute et subissant dès lors la loi de la mêlée fermée. Pourtant Dan Cole n’était pas un bleu dans ce domaine. Les Anglais ont déjoué, croyant se sauver sous la botte de Farrell. Seulement la puissance physique était sud-africaine et les fautes anglaises.

Les hommes d’Eddie Jones se sont laissé étouffer sans oser (ou pouvoir) lancer leurs trois-quarts, par manque de jus. Comme quoi, battre les All Blacks et mourir juste derrière n’est pas réservé qu’aux Français.

Vivement ce début de tournoi avec ce Crunch tant attendu au Stade de France...

que l'on applique cette succulente recette avec nos petits Bleus, génération double championne du monde, sous la baguette du tout récemment couronné "révélation de l'année", Romain N'Tamack  ! ... J'en ai déjà le sang à la bouche.

 

La petite finale

Nouvelle-Zélande Pays de Galles                40 – 17

Humblement

À l’image du Ka Mate, parfaitement et sobrement exécuté, la victoire des All Blacks a retenti en toute simplicité, sans outrecuidance ni agressivité, dans le stade de Tokyo.

Une troisième place pourtant acquise après un début de match brouillon où les Gallois, sous la baguette de Patchell (en place de Biggar, sur le banc), ont eu les meilleures occasions sans parvenir à les concrétiser quand Moody puis Beauden Barrett, pour les Néo-Zélandais, marquaient un peu trop facilement.

Une demi-heure de jeu presque égal, après l’essai de Amos et la pénalité de Patchell (14-10), avant que les futurs anciens champions du monde ne tuent le suspense avant la pause par deux nouvelles banderilles, plantées par le futur Palois Ben Smith.

Le retour des vestiaires ne laissera aucune chance aux Diables Rouges, pris à la gorge d’entrée par la vitesse des trois-quarts à la Fougère, Crotty concluant le cinquième essai.

Seule consolation pour un Gallois, Josh Adams, qui inscrira son septième essai de la compétition, finissant meilleur buteur puisque, derrière lui avec six réalisations, le Sud-Africain Mapimpi n’a pas réussi à le dépasser en finale. Le Gallois aura néanmoins échoué à un essai du record détenu par le trio Lomu, Habana, Savea.

Mo'Unga, l’ouvreur black, parachèvera cette humble médaille de bronze par un sixième coup fatal en fin de match, après avoir régalé le public de toute sa classe.

Oui, mais bon, fallait briller la semaine dernière mon coco !

 

La semaine prochaine…

Le TOP 14 reprend des couleurs…

Et ses internationaux.

Du moins ceux dont la nation a été éliminée avant les quarts de finale. Nos Bleus malheureux auront donc encore une semaine de vacances pour pleurer sur leur mauvais sort ou leur mauvaise sortie, Sébastien Vahaamahina se préparant, lui, à passer des oreilles qui sifflent aux sifflets à ses oreilles. Une bonne occasion de mesurer le QI de nos stades en France.

Voici donc le programme* de cette neuvième mais première vraie journée du TOP 14.

Amis lyonnais, basques et bordelais, les « tontons flingueurs » de ce début de saison, préparez-vous dans les semaines à venir à des nervous breakdown comme on ne dit plus de nos jours. 

 

Samedi 9 novembre :

         Toulon – Montpellier, à 15h30 

         Bayonne – Pau, à 18h 

         Bordeaux – Agen, à 18h 

         Castres – Brive, à 18h 

         Toulouse – Clermont, à 20h45 

Puis dimanche 10 novembre :

         Lyon – La Rochelle, à 12h30 

         Stade Français – Racing 92, à 16h50

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du TOP 16 féminin,

Trêve internationale d’automne, reprise le 30 novembre.

 

Le temps de suivre deux crunchs au féminin, diffusés sur France 2 :

          France - Angleterre, samedi 9 novembre à 14h10 à Clermont-Ferrand

          Angleterre - France, samedi 16 novembre à 14h10 à Exeter.

 

Posté par NewZeland2011 à 12:54 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : ,

27 octobre 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°371

Le nouveau règne d'Angleterre

COUPE DU MONDE... Demi-finale            Angleterre – Nouvelle-Zélande       19 – 7

L'affront anglais

Ils l’ont fait !

Vingt-trois tuniques blanches, floquées d’une rose en place d’un coq rouge, et formant un grand V d’une victoire improbable face au meilleur rugby de la planète en pleine démonstration de force et de défiance dans un Kapa O Pango terrifiant...

On avait déjà vu ça… huit ans auparavant.

Une finale que tous les Français ont gardé en travers de la gorge tant elle aurait dû nous récompenser d’une première étoile qui aurait certainement changé le destin de notre rugby en perdition depuis.

Mais voilà, sans refaire un match qui n’a plus lieu d’être, il aura manqué ce supplément d’agressivité et de culot que cultivent si bien les Anglais depuis l'arrivée d'Eddie Jones quand le seul supplément d’âme du XV de France se heurte systématiquement à sa carence mentale à se sublimer pour parachever une œuvre.

Car, samedi à Yokohama, ces vingt-trois tuniques blanches, la rose au cœur, avaient décidé de ne pas subir l’impact, ni de respecter la suprématie des All Blacks. À commencer par leur haka.

Là où nos Bleus n’avaient pas osé dépasser la ligne médiane pour défier le rituel maori, trop respectueux du règlement, eux n’ont pas hésité, ignorant effrontément les injonctions des arbitres qui tentaient de les ramener à la ligne de raison.

Et sur le terrain, ça a été pareil. « Les plus forts, c’est nous ! »,

semblaient dire les Anglais, déterminés dès le coup d’envoi donné par Owen Farrell. Moins de deux minutes et une première touche auront suffi pour lancer Watson, bien que l’ailier soit repris, et rebondir par Sinckler et Ford pour ouvrir la porte de l’en-but à Tuilagi.

Une entame parfaite, comme un France-Galles…

Les doubles champions du monde ne seront ensuite que l’ombre d’eux-mêmes durant 50 minutes, menés 13 à rien (oui oui, à rien, à zéro point !) sous la botte de Ford, (avec deux pénalités au cul pour compenser deux essais refusés... d’un rien) avant qu’un coup du sort ne les remettent dans le match.

Pas de carton rouge sur un coup de coude malheureux, non !

Mais un essai cadeau sur un coup de pouce bienheureux, le talonneur anglais Jamie George se trouant complètement sur une touche dans ses 22 en effectuant une passe décisive à Ardie Savea en guise de lancer.

Seulement le XV de la Rose continuera de piquer au vif les All Blacks, là où ça mal, à l’impact, dans les rucks, les mauls et sa défense inversée, agressive, jusqu’à écœurer les schémas d’attaques les plus créatifs et rodés de son adversaire, récoltant deux nouvelles pénalités pour asseoir sa maîtrise parfaite de la rencontre… jusqu’à la victoire implacable.

Les champions du monde viennent de perdre plus que leur titre, après celui du Four Nations cédé aux Springboks (eux aussi en finale), ils ont pris une claque monumentale et une leçon du nouveau rugby qui s’impose, plus agressif et imperméable en défense, tel un virus contre lequel ils vont devoir trouver l’antidote pour revenir au premier rang mondial.

En attendant, les Anglais tiennent leur quatrième finale avec bon espoir d’un deuxième sacre, seize ans après, pour régner un bon bout de temps sur la planète ovale, tant qu’il y aura des phénomènes comme Itoje et les frères Vunipola, des stratèges parfaitement associés comme Young, Ford et Farrell ou encore des finisseurs hors pair comme Watson, May et Tuilagi.

À moins que la génération Galthié ne retrouve notre French-Flair !

 

L’autre demie

Pays de Galles – Afrique du Sud                16 – 19

À rugby clos

Si les tribunes étaient pleines, ce dimanche, pour cette deuxième demi-finale dans le même stade de Yokohama, le spectacle, lui, a brillé par son absence dans un huis clos de jeu où seuls les acteurs ont pris leur pied pour renvoyer le ballon tantôt dans le camp adverse, tantôt entre les perches.

Un chassé-croisé de points et de turn-over aussi incroyables qu'ennuyeux où le ballon a rebondi d’une main à l’autre comme dans un flipper, à en perdre la boule et le fil d’un match dont le seul suspense a résidé à savoir s’il y aurait l’extra-balle au bout des 80 minutes.

Dieu merci, non, Pollard nous épargnant une prolongation en passant la pénalité de la gagne à cinq minutes du terme.

Certes, il y aura eu un essai de chaque côté, au bout d’une heure de cache ballon, après avoir perdu le North sur claquage et tout espoir côté gallois. L’entrée de Patchell aura permis cette égalisation (16-16) en redonnant du jus à ce XV du Poireau, planté jusque-là par un Biggar sans inspiration.

Mais cela semblait déjà trop tard, monsieur Gatland, vous avez mis Biggar, comme c’est Biggar, alors que son suppléant avait tellement été décisif face aux Fidji et l’Australie.

Et dire que l’on aurait pu faire aussi mal que ces Diables Rouges tant le jeu des Sud-Africains est d’un pénible à contrer et surtout à subir et que nos Bleus ont déjà montré leurs limites dans l’agressivité à fournir à ce niveau.

La finale risque de cogner dur et d’être aussi fermée que celle de 2007, à Paris où, souvenez-vous, les Springboks avaient décroché leur deuxième titre.

Cette fois, les Rosbifs comptent bien faire de même et prendre leur revanche.

 

La 6ème journée des Féminines

Poule 1

Bayonne (2) – Lons (6)                      35 – 5

Paris (4) – Rouen (8)                         47 – 3

Grenoble (5) – Chilly-Mazarin (7)     24 – 7

Montpellier (1) – Bobigny (2)           31 – 10

 

Poule 2

Rennes (4) – Caen (8)                        34 – 0

Bordeaux (7) – Blagnac (2)               10 – 54

Lyon (6) – Lille (5)                             3 – 39

Toulouse (1) – ASM Romagnat (2)    30 – 3

Hiérarchie respectée

Dans chaque poule, les leaders montpelliérain et toulousain se détachent quand, à leurs trousses, Bayonne rejoint Bobigny d'un côté, et Blagnac, l'ASM Romagnat de l'autre. Derrière, l'écart se creuse.

 

La semaine prochaine…

Remake de 2007…

Les Anglais vont donc tenter de décrocher leur deuxième étoile face à des Springboks qui en convoitent une troisième. Une finale qui s'annonce aussi agressive que fermée, sous le signe des coups de pied et des ballons portés. Par pitié, faites-moi mentir !

Alors que dans la petite finale, ce devrait être tout le contraire. Mais l'enjeu n'est pas le même.

 

Au programme* vendredi 1er novembre, la petite finale pour la troisième place :

         Nouvelle-Zélande – Pays de Galles, à 10h, à Tokyo

Puis samedi 2 novembre, la grande finale :

         Angleterre – Afrique du Sud, à 10h, à Yokohama City

 (*) Tous les matches sont retransmis par TF1 ou TMC

  

Du côté du TOP 16 féminin,

Place à la tournée internationale d’automne, reprise le 30 novembre.

Posté par NewZeland2011 à 18:36 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags : ,

20 octobre 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°370

Au coude à coude

COUPE DU MONDE... Quart de finale            Pays de Galles – France       20 – 19

Galles France 2019

Quel coup dur pour les Bleus !

Il aura suffi d’un coup de coude stupide en pleine figure d’un Gallois de la part du deuxième ligne tricolore (que je ne nommerai pas pour ne pas l’accabler plus encore, et aussi parce qu’il joue à Clermont) pour que le rêve d’une demi-finale qui nous tendait les bras se brise.

C’était la 48ème minute, la vie était belle dans le stade fermé de Oita où les Gallois auraient pu se croire chez eux, au Millennium à Cardiff.

Mais non !

Depuis la marseillaise, éclatante en tribune lors des hymnes, et adorablement chantée par le minot japonais sous l'accolade du capitaine français, les Bleus en ont fait leur maison dès l’entame, comme on commence à en avoir l’habitude.

Huit minutes et le XV de France avait déjà passé deux fois la ligne d’en-but.

Et comment ! D’abord, par son deuxième ligne (que je ne nommerai pas pour ne pas l’encenser trop tôt, même s’il joue à Clermont), récupérant un ballon derrière une touche bien maîtrisée pour passer en force derrière l’en-but. Ouaiis ! Bravo, euh... machin !

Puis, par Ollivon qui concluait une action d’envergure lancée par l’intenable Vakatawa, précieux toute la rencontre. N’Tamack passait une transformation sur deux, trouvant le poteau sur la première, un peu excentrée. Un premier signe peu perceptible derrière l’euphorie ambiante.

La France menait 12-0. Du calme ! On se souvient trop bien de ce 16-0 du dernier tournoi (ce n’est pas faute de l’avoir martelé ici) pour que tout le monde garde les pieds sur terre.

Heureusement, un bon ballon perdu de Guirado permettait un contre de Wainwright pour que les Français restent dans le match (12-7). Et même une faute de notre deuxième ligne (que je ne nommerai pas pour ne pas l’excuser à tort, même s’il joue à Clermont) nous remettait la pression après la pénalité de Biggar, qui nous laissait seulement deux longueurs d’avance.

Résultat : dix minutes plus tard, les Bleus remettaient les gaz comme si un nouveau match démarrait, avec Fickou, illicitement arrêté au cou par Moriarty qui écopait d’un carton jaune et ouvrait la voie aux Tricolores pour inscrire un troisième essai comme si c’était le premier... (Ah! la psychologie du rugby français !)

Vakatawa concluait une superbe relance de Dupont relayée par N’Tamack et l’incontournable Penaud, toujours dans les bons coups… mais pas de poing ou de coude.

Car, la mi-temps étant sifflée, les joueurs repartis dans les vestiaires (malgré ma contre-indication mille fois réitérée ici), tout était à craindre avec ces neuf points d’avance flatteurs et mérités, après une première période quasi parfaite, si on omet les échecs au pied du buteur toulousain, victime d’une béquille, juste avant de taper une pénalité, à première vue facile, et qui a trouvé une nouvelle fois le poteau au lieu de creuser un peu plus l’écart.

Un deuxième signe qui annonçait que le second acte allait être compliqué.

Lopez, en place de N’Tamack, blessé, donnait le coup d’envoi d’une mort annoncée, pour qui a déjà vu le XV de France revenir sur la pelouse après nous avoir bluffé une mi-temps.

Pourtant la possession restait bien française et l’ouvreur suppléant clermontois semblait à son aise, tentant un drop qui rasait le poteau. Les Diables Rouges, eux, multipliaient les fautes, rendant les ballons que notre charnière exploitait à l'envi(e).

Jusqu’à cette pénalité après un maul sur une touche tricolore, dans le camp gallois. Les Bleus ont décidé de taper en touche, sentant la domination de leur pack pour un nouveau ballon porté dans les 22 adverses.

Une décision lourde de conséquence. Non pas pour les trois points qui n’étaient pas évident à prendre, mais pour ce qui allait suivre.

48ème minute, donc. Le maul se structurait impeccablement autour des avants mais les Gallois tenaient bon, l’empêchant d’avancer. Quand ce qui ne devrait jamais arriver arriva.

Le deuxième ligne casqué au maillot bleu (que je ne nommerai pas pour ne pas l’accabler plus encore, et aussi parce qu’il joue à Clermont) semblait, au départ, juste avoir pris un peu haut un autre casqué au maillot rouge, alors que Dupont avait réussi à prendre un trou de souris pour, peut-être, le quatrième essai français.

Mais c’était bien pire. La vidéo montrait un coup de coude assassin qui allait tuer, en une fraction de seconde, tous les efforts d’une équipe en route vers un exploit.

Le geste était aussi stupide que coupable et le carton rouge inévitable.

À partir de là, les Diables britanniques allaient reprendre de leur couleur et de la confiance quand les Coqs de Brunel allaient pâtir de cette infériorité numérique durant trente minutes, tentant l’impossible pour ne pas se faire rentrer dans les plumes.

On aurait pu y croire, notamment sur quelques actions, un drop (malheureusement pas tenté), une passe de Vakatawa pour Penaud (malheureusement pas captée) qui auraient pu/dû faire la différence.

Mais à cinq minutes du terme, alors que les Gallois pilonnaient une défense héroïque, réduite à quatorze, l’agonie allait prendre fin sur une action litigieuse. Un ballon arraché qui semblait partir vers l’avant et que Moriarty (celui qui avait reçu le carton jaune en première période) récupérait pour l’essai de la victoire, transformé par Biggar.

La vidéo confirmera le mauvais sort des Bleus, quoi qu’on pourra en dire, l’essai a été accordé, monsieur Peyper ne pouvait pas arrêter à lui seul toutes les salves galloises qui fusaient dans le camp tricolore. C’était imminent et les cinq minutes restantes ont montré combien il devenait impossible à nos Coqs de remettre la main sur le ballon.

Ils peuvent nourrir des regrets, c’est sûr, les points laissés en route auraient pu leur sourire, mais le destin en a décidé autrement.

Huit ans après cette demi-finale en Nouvelle-Zélande, où un carton rouge contre les Gallois, dominateurs toute la rencontre, les avait fait mourir à un point (8-9) d’une finale que les Français avaient joué à leur place. Les voilà enfin vengés.

Car, si les Bleus meurent en effet à un point d’une demi-finale d'un titre qui n’aurait été qu’illusoire tant le rugby des Anglais ou des All Blacks est sur une autre planète, ils renaissent à un point de départ qui laisse présager une nouvelle ère du rugby français avec tous ces espoirs comme Penaud, N’Tamack, Fickou, Raka, Ramos, Rattez, Barrassi, Dupont, Couilloud, Jalibert, Carbonel, Alldritt, Ollivon, Itturia, Lambey, Chat, Baille, Bamba et tous les jeunes doubles champions du monde en herbes du TOP14.

Une page se tourne. Merci aux partants, Max, Louis, Guilhem, Wesley, Jacques, Bernard, Serge et tous les deuxièmes lignes casqués aux coudées franches (que je ne nommerai pas pour ne pas les accabler plus encore, même s’ils jouent à Clermont).

Merci à cette équipe de France qui aura finalement été à sa place dans ce Mondial, au coude à coude avec le champion d’Europe, à un point d’un exploit.

On peut maintenant passer à autre chose et se tourner vers le tournoi.

 

Les autres quarts en bref

Japon – Afrique du Sud                3 – 26

Fin du rêve nippon

Les Japonais auront tenu une mi-temps avant de craquer sous le rouleau-compresseur sud-africain.

Après un premier essai, presque trop facile de Mapimpi, dès les premières minutes, les locaux ont joué crânement leur chance, revenant à 5-3 par le pied de Tamura, sans jamais parvenir à passer le mur des Springboks.

Mais en seconde période, Pollard a fait parler la poudre pour creuser l’écart avec trois pénalités avant que les Brave Blossoms ne craquent complètement dans un dernier quart d’heure totalement sud-africain. Un essai de Deklerk puis le doublé de Mapimpi mettaient fin au faux suspense.

Les Springboks affronteront les Gallois dans une semaine.

 

Nouvelle-Zélande – Irlande   46 – 14

La débandade irlandaise

34-0, cinq essais, au bout d’une heure de balade néo-zélandaise que les Irlandais ont accompagné de leur impuissance à mettre un pied devant l’autre dans leur jeu habituellement inspiré et efficace.

Rien ne leur a souri, de mauvais choix en choix encore plus mauvais, ils ont subi les salves fatales des All Blacks qui ont saisi toutes les occasions offertes par ce XV du Trèfle maudit pour marquer.

Dix minutes avant la fin de ce cauchemar, les hommes pas vernis de Schmidt sauvaient enfin l’honneur par Henshaw puis un essai de pénalité, encaissant au passage deux dernières claques derrière leur en-but.

 

Angleterre – Australie          40 – 16

En maîtrise totale

Le XV de la Rose n’a pas été impressionné par l’entame agressive des Wallabies qui ont confisqué le ballon durant quinze minutes pour inscrire les trois premiers points.

Les Anglais ont repris les choses en mains, le cuir avec, pour envoyer Johnny May à dame, par deux fois, tandis que les Australiens se contentaient de grappiller des points, grâce à deux nouvelles pénalités, pour ne pas être largué à la pause (17-9).

Quand, au retour des vestiaires, les Wallabies surprenaient à nouveau le XV de la Rose d’entrée avec un essai de Koroibete, revenant à un petit point. Seulement, ce retour en trombe n’était qu’un trompe l’œil qui ne dura que le temps de l’action suivante, sublimée par une passe magistrale de Farrell pour son pilier Stinckler à la conclusion du troisième essai.

À partir de là, le reste de la partie n’a été qu’une gestion parfaite du match de la part des Anglais, bloquant toute attaque adverse et les interceptant même pour un quatrième essai par Watson, Farrell faisant le reste dans l’animation et les coups de pied de pénalité.

Aucun doute que cette demie à venir entre All Black et Rosbifs aura des airs de finale et que ce XV de la rose-là sera plus difficile à battre que les Irlandais.

 

Les résultats de la 8ème journée de TOP 14 en un mot...

Montpellier (7) – Toulouse (11)             33 – 22

Agen (10) – Stade Français (14)            27 – 14

Brive (9) – Bordeaux (2)                       30 – 9

Pau (8) – Castres (12)                          37 – 24

Toulon (5) – Bayonne (3)                    20 – 9

La Rochelle (6) – Racing 92 (13)         12 – 6

Clermont (4) – Lyon (1)                      24 – 15

Fin de la plaisanterie

On arrête tout et on recommence. Partez tous en vacances, pendant quinze jours, comme des petits enfants scolarisés à la LNR que vous êtes et recommençons la saison le 9 novembre, avec tout le monde, de vraies équipes, du vrai jeu et des vrais enjeux.

Parce que là, moi j’y comprends que dalle.

À l’image des deux chocs à La Rochelle et à Clermont où le jeu n’a laissé place à aucun essai. Oui, mais le leader est tombé au Michelin. La belle affaire ! Le rugby aussi.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

  

La 5ème journée des Féminines

Poule 1

Bobigny (2) – Chilly Mazarin  (7)        34 – 7

Rouen (8) – Montpellier  (1)               0 – 80

Lons (5) – Grenoble  (6)                     27 – 21

Bayonne (3) – Paris  (4)                     31 – 15

 

Poule 2

Blagnac (3) – Rennes (4)                    62 – 0

Caen (8) – Toulouse (1)                      0 – 69

Bordeaux (7) – Lyon (5)                     17 – 34

ASM Romagnat (2) – Lille (6)             50 – 0

Zéro pointé

Montpellier, Toulouse, Blagnac et ASM Romagnat ont corrigé leurs adversaires ce week-end, en les laissant fannis, montrant combien ce championnat reste très inégal, et donc pas très intéressant pour qui le suit et qui prend des cartons chaque week-end, comme Rouen, Chilly-Mazarin, Caen, Lille et même Rennes.

La saison va être longue pour certaines filles.

 

La semaine prochaine…

Les demies attendues

Les deux meilleures équipes de chaque hémisphère se retrouvent dans le dernier carré, en toute logique. Le champion d’Europe face au champion du dernier Four-Nations et le double champion du monde en titre face aux grand favori anglais.

Que le spectacle commence !

Au programme* samedi 26 octobre :

         Angleterre – Nouvelle-Zélande, à 10h, à Yokohama City

Puis dimanche 27 octobre :

         Pays de Galles – Afrique du Sud, à 10h, à Yokohama City

 (*) Tous les matches sont retransmis par TF1 ou TMC

 

 

Du côté du TOP 16 féminin,

À suivre le programme de la prochaine journée : >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

Posté par NewZeland2011 à 19:08 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , ,

13 octobre 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°369

Un typhon de jeu monstrueux ! 

COUPE DU MONDE... 4ème journée             Japon – Écosse       28 – 21

Fukuoka, l'éclair foudroyant !

Balayant toutes les prévisions...

Si le typhon Hagibis était prévisible durant de ce premier tour qualificatif, ce n’était pas du tout le cas des Brave Blossoms, annoncés perdants face aux Irlandais et aux Écossais, en début de Mondial, par tous les bookmakers du monde du ballon ovale.

Et pourtant, rien n’a résisté à la tornade du jeu nippon qui a déferlé sur des chardons chaud bouillants, ce dimanche, en clôture des matches de poule, comme il avait déjà cueilli à froid le XV du Trèfle, quinze jours plus tôt.

Un typhon d’une intensité rarement vue au Japon !

Selon le bilan définitif, vingt-trois écossais ont sombré sous la grande vague de Kanagawa, estampée par des milliers de supporters dans les tribunes du stade de Yokohama. Une victoire japonaise, synonyme de première place du groupe et de qualification en quart de finale, qui restera gravée dans l’histoire du rugby mondial.

Tout a commencé, comme prévu, par une mise à l’abri du XV calédonien, repoussant une première rafale locale pour inscrire le premier essai par Russel, le demi d’ouverture se jouant aisément de deux défenseurs avant d’aplatir derrière l’en-but.

On se dit alors que le XV du Chardon a de grande chance de s’en sortir vivant.

C’était sans compter la puissance de la tempête annoncée. Un pluie de mouvements, incessante et agressive, s’est alors abattue sur le rideau défensif écossais, complètement troué, avec des glissements de terrains qui ont trouvé Matsushima, sur une passe sautée d’abord, pour l’essai de l’égalisation, puis sur une percée solitaire, relayée par Shota Horie avant que le pilier Inagaki ne conclue sous les perches.

Apocalyptique pour les Écossais quand, juste avant la pause, l’éclair Fukuoka foudroie Graham sur son aile, sur un coup de pied à suivre de Tupou, pour le troisième essai nippon.

Au retour des vestiaires, le XV du Chardon tente de se réorganiser sur le radeau de sa sidération devant tant de vents contraires dans son jeu, habituellement si fluide et efficace, et qui, là, subissait de nombreuses fautes de mains et de turn-over.

Quand l’éclair Fukuoka frappe une nouvelle fois... arrachant le ballon des mains de Harris pour filer à la vitesse de la lumière (ou presque) dans l’en-but.

Il faudra la force de Nell, après de longues séquences éprouvantes, puis celle de Fagerson pour limiter la casse et recoller au score. Les entrées, tambour battant et en trompette, des Horne et Kinghorne (remplaçant respectivement Laidlaw et Seymour), semblent avoir redonné de l'allant et de l'espoir d'une qualification encore possible à ce XV qui marchait jusque-là sur ses chardons.

Seulement il faudrait aux Écossais inscrire, comme les Japonais, l’essai du bonus offensif, et l’emporter avec plus de sept points d’écart pour ne pas laisser en plus le bonus défensif à leur adversaire. Un miracle, quoi, en moins d'un quart d’heure.

Car la défense nippone plie mais ne rompt pas et finit même avec brio, sur une séquence monstrueuse d’une dernière minute de pick and go pour renvoyer le ballon en touche et les Écossais chez eux.

Ces Brave Blossoms sont juste extraordinaires et méritent bien leur place en quart de finale où ils affronteront les Springboks avec la même chance de passer un tour de plus.

Les bookmakers, cette fois, ne s’y tromperont pas.

 

Tous les résultats par poule en bref

Poule A

Écosse (3) – Russie (5)              61 – 0
Irlande
(2) – Samoa (4)            47 – 5
Japon (1) – Écosse (3               28 – 21

L’Irlande deuze

Samedi, les Irlandais avaient assuré leur qualification en passant trois essais aux Samoans avant d’être réduits à quatorze, ce qui ne les a pas empêchés de bonifier largement leur succès.

Mais leur défaite face aux Japonais les place en mauvaise posture pour leur quart de finale puisqu’ils devront affronter les doubles champions du monde en titre.

Mercredi, les Écossais avaient eu beau largement faire tourner face à la Russie, offrant quasi tous les essais à la charnière suppléante Horne-Hastings, ils n’auront pas réussi à se sortir du typhon nippon.

 

Poule B

Afrique du Sud (2) – Canada (5)          66 – 7
Nouvelle-Zélande 
(1) – Italie (3)        0 – 0          (match annulé)
Namibie (4) – Canada (5)                     0 – 0          (match annulé)

Tapis vert… de rage !

Les Italiens étaient très remontés contre l’organisation japonaise et World Rugby qui ont annoncé purement et simplement l’annulation de leur chance de qualification face aux All Blacks pour les raisons que chacun connaît suite au typhon Hagibis qui a ravagé l’est du Japon.

Je ne vais pas relancé ici la polémique d’une telle décision, dont la France et l’Angleterre ont, elles, « bénéficié », quand on sait qu’à l’ouest, des stades offraient des solutions possibles à une délocalisation de ces matches, quitte à les jouer à huis clos.

Bref, il a été jugé pour cette poule que la Squadra Azzura n’avait aucune chance de l’emporter face aux tenants du titre et que cette annulation était sans doute un moindre mal, tout comme le match contre le Canada pour une première victoire historique des Namibiens dans un mondial.

Et pourtant, quand on a vu les Japonais battre, il y a quatre ans, les Springboks, puis récemment les Irlandais qui ont eux-mêmes gagné contre les All Blacks, pourquoi les Italiens, déjà vainqueurs des Nippons, n’auraient pas cette réussite, dans des conditions exceptionnelles ?

Mais voilà, les figurants au cinéma n'ont jamais leur mot à dire.

 

Poule Cocorico

Argentine (3) – États-Unis (5)           47 – 17
Angleterre (1) – France (2)                   0 – 0          (match annulé)
États-Unis (5) – Tonga (4)                19 – 31

C’est pas l’Amérique !

Sans jouer et donc sans se blesser, Anglais et Français se sont qualifiés, dans un commun accord, de partager les points et les deux premières places de la poule pour affronter respectivement les Wallabies et les Gallois.

Ironie de l’histoire, les deux nations se sont retrouvées vendredi et samedi à quelques kilomètres l’une de l’autre, chacune sur son terrain d’entrainement, à Oita, ville épargnée par le typhon.

Il ne manquait qu’un arbitre pour les réunir et faire une partie entre jeunes de quartier.

Tongiens et Américains, quant à eux, ont eu le droit de jouer pour éviter la cuiller de bois (pour peu qu’elle existe en coupe du monde). Un match ouvert qui a donné raison aux Océaniens bien plus forts.

 

Poule D

Pays de Galles (1) – Fidji (3)              29 – 17
Australie 
(2) – Géorgie (4)                 27 – 8
Pays de Galles (1) – Uruguay (5)      35 – 13

LE Clasico du mondial

Pour la quatrième de fois de suite dans une coupe du monde, incroyable ! les Fidjiens et les Gallois nous ont régalé dans une rencontre débridée où le spectacle et les essais ont été au rendez-vous.

En moins de dix minutes, les funambules Tuisova et Murimurivalu surprenaient les Diables Rouges qui répliquaient par Adams, deux fois, pour mener 14-10 à la pause.

En seconde période, les Flying Fijians effaçaient par leur vitesse la défense galloise, mais des en-avant de passe gâchaient chaque finition de Radradra, intenable et monstrueux à l’impact.

Un essai de pénalité récompensait leur domination pour reprendre le score mais l’entrée de Patchell, encore une fois, allait être déterminante pour remettre le XV du Poireau sur le chemin de la victoire. Un coup de pied de pénalité pour égaliser puis Jo Davies dans l’intervalle plein champ pour servir à nouveau Adams, pour son triplé.

Les Fidjiens avaient beau pousser dans le camp gallois, la roue allait tourner en leur défaveur, Williams concluant le premier contre des Diables Rouges pour entériner le gain du match à quelques minutes de la fin. Mais que ce fut dur et exaltant à voir !

Vendredi, les Wallabies ont passé sans casse les prémices du typhon, sous une pluie abondante, face à des Géorgiens très solides qui ont craqué en fin de partie pour laisser le bonus offensif aux Australiens.

Enfin, dimanche, l’équipe galloise, complètement remaniée en vue de son quart de finale, a assuré l’essentiel en remportant sa dernière rencontre face à des Uruguayens qui leur ont tenu tête et même inscrit un essai.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats et classements officiels >>

 

Les résultats de la 7ème journée de TOP 14 en un mot...

Bayonne (3) – Montpellier (10)            28 – 24

Toulouse (5) – Castres (8)                  36 – 15

La Rochelle (6) – Brive (13)                41 – 17

Racing 92 (9) – Agen (12)                  27 – 27

Lyon (1) – Pau (11)                            27 – 8

Stade Français (14) – Toulon (7)       33 – 30

Bordeaux (2) – Clermont (4)             42 – 15

Le champion se réveille

Il aura fallu le retour de Ramos pour que Toulouse hausse son niveau de jeu, l'arrière international qui a quitté la coupe du monde la semaine dernière sur blessure. Oui, je sais, j'ai beau relire ma phrase je ne la comprends pas.

Lyon enchaine sa septième victoire consécutive quand Bordeaux suit le leader en torchant les minots clermontois qui bouchent les trous comme ils peuvent.

Au Racing, c'est pas mieux, incapable de gagner à la maison, quand le Stade Français se donne de l'air après un match plein à Jean Bouin. La Rochelle se refait une santé et Bayonne s'accroche au podium.

Vivement les retours des internationaux. Laidlaw et Russel sont déjà en route. Bonne nouvelle pour Clermont et le Racing !

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

  

La 4ème journée des Féminines

Poule 1

Paris (3) – Lons (6)                   19 – 19

Montpellier (1) – Bayonne (4)  29 – 14

Chilly Mazarin (7) – Rouen (8)   29 – 17

Grenoble (5) – Bobigny (2)       12 – 37

 

Poule 2

Lille (5) – Caen (8)                    27 – 8

Toulouse (1) – Blagnac (4)        29 – 19

Rennes (3) – Bordeaux (7)        5 – 0

Lyon (6) – ASM Romagnat (2)  7 – 44

 

La semaine prochaine…

On monte dans les quarts… de tour.

Quatre belles affiches qui font saliver...

  

Au programme* samedi 19 octobre :

         Angleterre – Australie, à 9h15, à Oita Prefecture

         Nouvelle-Zélande – Irlande, à 12h15, à Tokyo

Puis dimanche 20 octobre :

         Pays de Galles – France, à 9h15, à Oita Prefecture

         Japon – Afrique du Sud, à 12h15, à Tokyo

 (*) Tous les matches sont retransmis par TF1 ou TMC

 

Du côté du TOP 14, la 8ème journée tentera de survivre à l’événement…

Avec au programme* le samedi 19 octobre :

         Montpellier – Toulouse, à 15h30 

         Agen – Stade Français, à 18h 

         Pau – Castres, à 18h 

         Toulon – Bayonne, à 18h 

         La Rochelle – Racing 92, à 20h45 

Puis dimanche 20 octobre :

         Brive – Bordeaux, à 12h30 

         Clermont – Lyon, à 16h50

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du TOP 16 féminin,

À suivre le programme de la prochaine journée : >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

Posté par NewZeland2011 à 23:30 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , ,