L E S B R E V E S D O V A L I E . C O M - l'Hebdo du Rugby par Antonio -

18 septembre 2016

Les brèves d'Ovalie - Edition n°231

Qu'il est beau mon patrimoine !

TOP 14... 5ème journée                         Clermont – Bordeaux        40 – 16

Clermont Bordeaux 2016 3

Visite guidée au palais Michelin…

Ce week-end était à l’heure des journées du patrimoine.

Si l’Elysée, le Sénat et l’Assemblée Nationale restent les lieux les plus prisés par les visiteurs, il en est un autre de pouvoir qui fait déplacer les vrais connaisseurs du patrimoine rugbystique :

il s'agit de l’hémicycle du stade Marcel-Michelin.

Un véritable monument du jeu sur lequel les Jaunards règnent en maîtres absolus depuis le début de saison.

Son architecture ogivale de jeu de trois-quarts forme un arc lancé d'un point d'appui à un autre sous la voûte d’un pack perforant, passant par la clef de voûte de sa charnière pour constituer une imposante structure dominant le championnat.

Ce trésor de jeu rutilant par ses ailiers en feu, comme Strettle et Nakaitaci, fait la richesse autant que la splendeur de ses éclats sur toute sa surface. Quand ses fortifications à chaque ligne en font une forteresse imprenable de premier plan.

« Ici, ici, c’est Montferrand ! » peut-on lire en lettres majuscules sur le front de chaque tribune comme sur les lèvres des supporters jaune et bleu qui y figurent comme des statues antiques immuables. On est forcément impressionné de premier abord.

Ici les visiteurs font la queue de longues minutes, qui leur paraissent des heures interminables, avant d’entrée dans le match et toucher leur premier ballon.

Ici l’entrée est gratuite et on ne ressort rarement les mains vides. Une belle valise est offerte à chaque visiteur avec des animations et des essais en bonus.

Samedi soir, au stade Marcel-Michelin le visiteur bordelais n’a pas fait exception.

« Ici, il se passe quelque chose qui ne se passe nulle part ailleurs. C’est pourquoi on revient chaque année. »

Et les Girondins n’ont pas fait le déplacement pour rien.

Au bout d’un quart d’heure, le dernier joyau de l’ASM, Rémi Lamérat, concluait avec détermination la première séquence d’envergure du maestro auvergnat, tandis que Morgan Parra ajustait ses coups de pied avec la même maestria pour prendre le large au score, à l'image de  son jeu.

L’animation offensive autorisait le visiteur Lionel Beauxis à copier son hôte pour l’occasion, ce qu’il a fait avec la même inspiration, passant trois pénalités en première période, tout comme son modèle. Bravo !

Après la pause, le festival clermontois a démarré avec un magnifique feu d’artifice de quatre nouveaux essais, aussi splendides les uns que les autres.

Paul Jedrasiak d’abord, après une démonstration de force du pack auvergnat sous l’impulsion de Fritz Lee. Puissant !

David Strettle dans la foulée, suite à un coup de pied ingénieux de Morgan Parra le long de sa ligne. Facile !

Entre les deux, Metuisela Talebula s’était régalé à s’offrir un essai en solitaire suite à un coup de pied pour lui même. Quel pied ! Mais c’est tout ce que la journée portes ouvertes autorisera au visiteur inspiré.

Le quatrième essai clermontois sera l’œuvre à nouveau du pack clermontois qui, en nouvelle épreuve de force, viendra s’écrouler derrière la ligne avec John Ulugia en porteur de ballon et de bonus offensif. Efficace !

La dernière salve, comme dans tout feu d’artifice, sera la plus spectaculaire, un véritable bijou de ce jeu si courtisé, avec une séquence époustouflante conclue à nouveau par David Strettle, après les relais de toutes les lignes où presque toute l’équipe a touché le ballon.

Bordeaux est donc reparti avec sa valise pleine… mais de rêves surtout.

Car les Girondins, en s’endormant le soir, cultiveront à leur tour, j’en suis sûr, ce beau patrimoine qu’ils ont pu voir de leur jeu vu, dans ce palais inaccessible du Michelin, et qu’ils ont même pu toucher du bout des doigts.

Ils pourraient bien l’appliquer un jour sur les terrains de France. Mais en attendant, le roi est auvergnat et semble régner seul sur les terres du TOP 14. Mais peut-être pas pour longtemps.

 

En bref...

Racing 92 (5) – Toulon (8)                     41 – 30

Le Champion passe la cinquième

Si Clermont impressionne, le Racing, lui, ne fait pas plus dans la dentelle. Et côté patrimoine du beau jeu, il avait de quoi séduire ses visiteurs, dimanche après-midi à colombes.

Les Toulonnais n’ont existé qu'un quart d’heure par mi-temps, pour démarrer tambour battant et inscrire trois essais, quand les locaux les ont tout simplement éclaboussés de leur classe avec un jeu offensif étincelant et six essais à la clé.

A l’image de Imhoff, auteur d’un triplé, et surtout du duo néo-zélandais Carter-Laulala qui a encore frappé pour nous régaler de gestes et d’actions splendides.

Selon moi, dès la cinquième journée on connaît déjà les deux premiers demi-finalistes de la phase finale. Je dis ça, je dis rien.

 

Bayonne (13) – Montpellier (3)               9 – 21

Force est de constater…

Je pourrais m’arrêter là pour résumer ce match sans essai. Une puissance montpelliéraine hors du commun qui a écrasé des locaux impuissants, en ballons portés et rucks fracassants. On connaît la triste chanson.

Tout s’est réglé aux bottes de sept lieux de Catrakikis puis de Steyn contre celle du petit poucet Du Plessis (ironie du sort, le seul Du Plessis qui n’était pas dans le bon camp).

Y aura rien à faire, il faudra compter sur cette force là dans la lutte au sacre final.

 

Brive (4) – La Rochelle (2)                      29 – 28

En trouble-fête

Le leader rochelais n’a pas été loin d’un nouvel exploit, encore. Il s’en est fallu de rien, il s’en est fallu d’un point surtout.

Menant 22-10 à la pause après avoir inscrit trois essais, coup sur coup, les Maritimes ont laissé les Coujoux se rebeller devant leur public et revenir dans la partie en seconde période pour l’emporter grâce à un deuxième essai de Mignardi et surtout au pied précieux de Germain, auteur de cinq pénalités... encore.

Mais peu importe, l’affaire n’est pas mauvaise pour les Rochelais qui repartent avec un point de bonus défensif et restent en bonne posture à la seconde place derrière les Clermontois quand les Brivistes remontent, eux, à la 4ème place.

Tout ça au nez et à la barbe des grosses écuries exclues du TOP 6. Tant mieux!

 

Castres (6) – Grenoble (14)                     46 – 9

En parcours de santé

Les Castrais avaient besoin de se refaire une santé à la maison. C’est chose faite.

Sans aucune résistance (ou presque) les Grenoblois ont regardé les locaux se défouler sur eux et leur infligé une correction mémorable, avec sept essais.

On n’est qu’à la cinquième journée et selon moi, on connaît déjà les deux relégables pour la saison prochaine. Avec Bayonne, Grenoble semble afficher peu d’espoir dans ce championnat. Je dis ça, je dis rien.

 

Lyon (9) – Toulouse (11)                        25 – 20

Insuffisant !

« Toulouse se doit de maîtriser un peu plus dans le contenu pour espérer exister »

On ne peut qu’être d’accord avec le manager toulousain, Fabien Pelous, tant le jeu des Haut-Garonnais semble avoir plus d’intentions que de réelles solutions de concrétisation.

Une redite par rapport à la semaine passée, je sais. Certes, Toulouse a marqué deux fois, Lyon qu’une seule. Mais que c’est poussif et inefficace par rapport à la possession et l’occupation dans le camp adverse. Les Stadistes doivent l'emporter dix fois ce match !

Quant aux Lyonnais, il va falloir en montrer un peu plus pour pouvoir récidiver à domicile face à plus gros et surtout pour aller chercher des points à l’extérieur. Mais bon, le LOU a l’effectif pour monter en puissance. Je leur souhaite.

 

Pau (10) – Stade Français (7)                  23 – 6

Et Conrad Smith...

Il aura été l’homme du match, auteur d’un superbe essai et d’une passe décisive.

Avec son compère néo-zélandais, Colin Slade à l’ouverture, il aura animé cette section comme des cuivres bien accordés qui ont su sonner dans les bronches des Parisiens, pas au mieux de leur effectif et de leur forme.

Il manquait juste un essai aux Palois pour que l’harmonie soit à son comble. Les Parisiens devront se reprendre dès la semaine prochaine. Rien d'alarmant pour l'heure.

 

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

Le IV Nations en très bref...

Nouvelle-Zélande – Afrique du Sud      41 – 13

Fallait pas commencer !

Contre les All Blacks, l’erreur c’est de vouloir marquer avant eux. Là, ils réagissent aussitôt et tu prends cher comme samedi.

Habana et les siens l’ont appris à leurs dépens après le premier essai sud-africain. A peine trois minutes plus tard, les ailiers noirs se sont mis en piste sur leurs lignes et c’était parti pour le décollage.

Dagg puis Savéa ont chassé le score et regagné la pause avec un avantage de cinq points.

Puis en seconde période, une nouvelle escadrille a repris du combat avec Ben Smith puis Savéa à nouveau pour le bonus offensif avant que Whitelock et Perenara n’achèvent la bataille au sol pour les cinquièmes et sixième essais.

Une nouvelle bataille rondement menée. Et comment !

Tu ne peux pas faire plus rond avec un 20 sur 20 qui sacre déjà les All blacks, champions du Four Nations, deux journées avec son terme.

 

Australie – Argentine                             36 – 20

Cueillis à froid

Quand tu prends 21-0 en moins d’un quart d’heure, difficile de revenir dans la partie.

C’est ce qui est arrivé samedi aux Pumas après avoir encaissé trois essais d’entrée. La suite du match s’est rééquilibré mais avec un handicap difficilement rattrapable.

5 essais à 2 au final. Mais que de regrets pour les Argentins qui vont avoir du mal de se sortir de cette dernière place avec les deux dernières journées.

Mais tout reste possible pour ces trois prétendants à la seconde place.

Classement : 1- Nouvelle-Zélande 20 pts ; 2- Australie 9 ; 3- Afrique du Sud 6 ; Argentine 5

  

La semaine prochaine…

Le TOP 14 monopolisera seul la scène. Repos forcé pour le Four Nations.

Une sixième journée de championnat qui sent le rachat pour beaucoup d’équipes bien décevantes en ce début de saison.

 

Au programme du TOP14 à partir de samedi 24 septembre :

  • Castres – Racing 92, à 14h45 (C+ sport) : un vrai test,
  • Bordeaux – Lyon, à 18h30 (r+) : tout à prouver,
  • La Rochelle – Bayonne, à 18h30 (r+) : ravir le trône encore,
  • Grenoble – Pau, à 18h30 (r+) : dans le dur,
  • Toulouse – Stade Français, à 20h45 (C+ sport) : vieilles gloires.

Puis dimanche 25 septembre :

  • Montpellier – Brive, à 12h30 (C+ sport) : tiens, prends ma place !
  • Toulon – Clermont, à 16h15 (C+) : tout à perdre.

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11 septembre 2016

Les brèves d'Ovalie - Edition n°230

Quand la roue tourne...

TOP 14... 4ème journée                         Toulouse – Toulon        15 – 32

Toulouse Toulon 2016 2

« Faites vos jeux ! »…

semblait crier d’un côté le croupier toulonnais sur le tapis vert d’Ernest Wallon, voyant ses joueurs bien en place, prêts à y faire un gros coup.

« Rien ne va plus ! » semblait rétorquer le croupier local, voyant la roue tourner en faveur des visiteurs, pas en veine la semaine dernière.

Dimanche à Toulouse, on aurait pu penser que la chance se serait rangée du côté des Haut-Garonnais, vu la crise annoncée du côté du Var par les médias. Le président toulonnais était prêt, paraît-il, à éjecter son entraineur et son staff d’incapables, Delmas en tête, au profit de Galtier, annoncé dans la rade dès le mois de janvier.

Bonjour l’ambiance devant la machine à sous !

Seulement, si les semaines se suivent et se ressemblent, les crises elles passent d’une main à l’autre, chez les tuniques rouge et noir.

Le Stade Toulousain est retombé dans ses travers. Comme l’année dernière. Incapable de concrétiser ses intentions et laissant beaucoup trop d’occasions et de points en route.

Ah ! c’est bien beau les titres. Il paraît que c’est la seule chose qui reste dans un club.

Sans doute que dans la salle des trophées du stade il reste des choses à admirer. Mais sur sa pelouse, il ne reste plus grand chose du jeu qui a fait la gloire du grand Toulouse.

Depuis quelques années, il ne fait plus rêver.

Ses deux victoires en trompe-l’œil lors des deux premières journées face à un Montpellier pas prêt et un Bordeaux malchanceux ne suffisent pas à masquer les carences de l’année dernière dans beaucoup de secteurs de jeu et où la finition pêchent encore trop souvent.

Le pied de Fritz n’a pas suffi cette fois à compenser les ratés de Bezy, comme les relances fougueuses de Médard à passer une défense intraitable. Trop de déchets, d’approximations et de fautes ont eu raison de leur adversaire, concentré, patient et opportuniste.

Dès son premier ballon porté, mené par son capitaine Guirado, Toulon a inscrit son premier essai au bout de vingt minutes avant que l’ailier argentin du rugby à 7, Muller, ne profite d’un contre improbable pour doubler la mise, juste avant la pause.

Un essai symptomatique du mal toulousain. Une attaque d’envergure qui ne demandait qu’à se coucher derrière l’en-but toulonnais. Et le geste de trop, maladroit, qui rend le cuir à la défense varoise qui le renvoie dans le camp toulousain. Une mésentente entre Médard et Palisson et le rebond devient favorable à Trinh Duc qui sert Muller qui prend les jambes à son cou et s'enfuie comme un voleur avec le ballon jusque sous les perches.

La seconde période sera une course poursuite infernale et stérile des Toulousains après le score. En vain.

Non seulement ils ne parviendront pas à obtenir le point de bonus défensif mais ils cèderont celui offensif aux Toulonnais, un comble ! ... après le troisième essai d’Ollivon sur la sirène.

Toulon remonte dans le TOP 6 à quatre longueurs seulement du leader quand Toulouse tombe de son piédestal à la neuvième place.

Alors si on doit parler de crise au RCT, cela ne peut-être que de la crise d’adolescence de son président qui décidément a du mal à grandir depuis son triple couronnement.

Pauvre enfant gâté !

 

En bref...

La Rochelle (1) – Lyon (11)                             43 – 18

Leader surprise

Où se cache ce grand méchant LOU qui a dévoré le championnat de PRO D2 l’an dernier ?

Pas dans le bois Marcel-Deflandre de la Rochelle en tout cas. Les Lyonnais qui s’y sont présentés n’ont pas sorti les crocs pour effrayer des locaux intouchables depuis le début de la saison.

Jordaan, puis Murimurivalu (par deux fois) éteindront les tentatives d’attaque du visiteur, pas si affamé que l’histoire le prétend, et qui ne marqueront plus un seul point durant la dernière demi-heure de jeu.

Lacroix conclura cette petite promenade domaniale en cavalier seul pour conforter un bonus offensif qui hisse ces surprenants Rochelais en tête du championnat.

 

Clermont (2) – Racing 92 (8)                         47 – 10

La belle leçon

Samedi soir, le Racing est venu au Michelin sans réelles intentions. Les deux Laurent ont fait tourner à souhait leur équipe de champions, se privant volontairement de Carter, Chavancy, Imhoff, Rococoko, Szarzewski, pour ne citer que ceux-là.

Résultat. Le XV francilien a été largement dominé et dépassé, sans automatismes pour se défendre et contrattaquer le jeu des Jaunards réglé comme une horloge qui semble décompter le temps qui les sépare d’un prochain sacre au Stade de France.

Six essais comme une leçon de ce jeu dans toute sa splendeur et sa palette, en finesse ou en force, avec un triplé de Nakaitaci en grande forme.

Une impasse que les Racingmen ne semble pas accuser, sauvant les apparences par Robinson en fin de rencontre. Et pourtant. A choisir ses matches et à ne jouer qu’avec une équipe type, le champion pourrait subir rapidement le retour de bâton quand il s’agira d’enchainer Coupe d’Europe et championnat.

Mais ce n’est pas à moi de leur donner une leçon. Le terrain s’en chargera comme ce samedi au Michelin.

Quant aux Jaunards, ils restent toujours invaincus en trois déplacements et ce premier match à domicile impressionnant. De bon augure pour la suite.

 

Stade Français (3) – Castres (10)                   29 – 25

Quand le rugby en perd son latin

A Jean-Bouin, en début d'après-midi samedi, les faits de jeu ont laissé la place aux faits divers.

Tout ne s’est pas déroulé comme prévu pour les Parisiens, mais à la fin ils s’en sont plutôt bien sorti.

Malgré une prestation assez médiocre dans le jeu et au pied surtout, Plisson s'est trouvé finisseur du premier essai et a vu les siens prendre le score à la pause. Mais les cartons sont venus gâcher la fête du rugby et de son jeu flamboyant vu sur cette même pelouse la semaine passée face à Clermont.

Un premier carton jaune pour Bonneval en début de second période, suivi d’un carton rouge justifié pour un geste gratuit et stupide de Plisson sur un joueur à terre.

S'en est suivi un essai castrais entaché d’un hors jeu flagrant mais que monsieur Charabas n'a pas voulu revoir à la vidéo. 

La finition sera pourtant parisienne par une révolte de Doumayrou suivi d’une pénalité de Dupuy qui scellera une victoire compliquée mais bien là.

Paris se place dans le peloton de tête quand Castres stagne à la 10ème place.

 

Montpellier (5) – Pau (12)                              41 – 13

Enfin dans le rythme

Montpellier confirme sa victoire à Bordeaux en disposant facilement de Palois un cran en dessous.

Cinq essais à deux, un bonus offensif à la clé. Le match parfait pour un retour logique dans le TOP 6.

Les Montpelliérains sont de retour aux affaires. Ca risque de faire mal.

 

Bordeaux (7) – Bayonne (13)                         40 – 20

Oui mais…

A Bordeaux, la vedette samedi était basque. L’entraineur Etcheto pour son retour sur la pelouse girondine a été acclamé par le public et quelques anciens joueurs. Si ça lui a fait chaud au coeur, à son équipe ça lui a fait chaud aux fesses.

Less Bordelais ont déroulé un match presque parfait en inscrivant quatre essais. Sauf qu’ils ont laissé filer le bonus offensif dans les dernières minutes. Rageant !

Un point qui comptera à la fin, comme chaque saison. Comme s’ils n’apprenaient pas de leurs erreurs. Un peu comme les Toulousains.

Les Bayonnais, eux, ne se sont pas donné les moyens de décrocher un bonus défensif. Le maintien restera leur objectif premier cette saison.

 

Grenoble (14) – Brive (6)                                36 – 23

Dans la douleur

Encore un match à bagarre et à cartons rouges. Trois. Deux pour les locaux et un pour les visiteurs.

Du grand n’importe quoi qui laissera au final les Brivistes marrons, et le dernier mot à Battle (ça ne s'invente pas) pour les grenoblois, inscrivant leur troisième essai qui scellera le sort de cette partie, pourtant mal embarquée au début.

La lanterne rouge peut enfin respirer et surtout espérer des jours meilleurs pour sortir de la zone relégable. Brive perd sa place de leader tout en restant dans le TOP 6.

 

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

Le IV Nations en bref...

Nouvelle-Zélande – Argentine                  57 – 22

Quelle échappée !

A la cinquantième minute, ça a été comme Lance Armstrong qui accélère en danseuse dans la montée de l’Alpe d’Huez, lâchant ses adversaires après leur avoir fait croire qu’ils pouvaient revenir sur lui.

Sans jamais s’affoler, laissant même les Pumas inscrire le premier essai par Cordero dès la troisième minute et prendre le score par le pied de Nicolas Sanchez, les All Blacks sont petit à petit rentrés dans le peloton de leur match, inscrivant 3 essais par Savéa, Smith et Barret avant la pause.

24-22 à la cinquantième. Regardant derrière lui son adversaire s’accrocher à sa roue, tel un Ulrich à la peine dégoulinant de sueur, le XV néo-zélandais a accéléré et les Pumas ne l’ont plus revu, n’inscrivant plus un seul point.

5 nouveaux essais comme autant de cols montés en danseuses étoilées (triple championnes du monde s’il vous plait), par Crotty (doublé), Faumunia, Smith et Romano.

Le tour du Rugby Championship est joué, c’est clair, avec un carton plein des champions du monde. 15 sur 15.

 

Australie – Afrique du Sud                            23 – 17

Les miettes…

Foley aura eu le dernier mot sur les Boks dans un match où ces derniers auront pourtant longtemps mené après avoir inscrit deux essais (Whiteley et Goosen).

Mais en seconde période les Wallabies ont su renverser le match grâce à un deuxième essai de leur trois-quarts centre vedette, après celui de Coleman en première période.

La course à la deuxième place semble être le seul intérêt dans ce tournoi déjà plié. Il faudra se contenter de ces miettes.

  

La semaine prochaine…

Dernière journée estivale…

Les première feuilles et les premières désillusions tombent. Chacun balaye déjà devant sa porte dans un TOP 14 où on compte les premiers favoris marrons quand, encore accrochés aux branches du TOP 6, les petits glands se déchainent.

 

Au programme du TOP14 à partir de samedi 17 septembre :

  • Lyon – Toulouse, à 14h45 (C+ sport) : lancer sa saison,
  • Bayonne – Montpellier, à 18h30 (r+) : tenir bon,
  • Pau – Stade Français, à 18h30 (r+) : Palois mais pas pâlots,
  • Brive – La Rochelle, à 18h30 (r+) : rester sur le podium,
  • Clermont – Bordeaux, à 20h45 (C+) : pour le vrai maillot jaune.

Puis dimanche 18 septembre :

  • Castres – Grenoble, à 12h30 (C+ sport) : appuyer là où ça fait mal.
  • Racing 92 – Toulon, à 16h15 (C+) : le vice du champion vs le champion du vice.

 

Au programme du IV Nations, samedi 17 septembre :

  • Nouvelle-Zélande  - Afrique du Sud, 9h35 : quatre fois cinq ?
  • Australie - Argentine, 12h05 : deuze !

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04 septembre 2016

Les brèves d'Ovalie - Edition n°229

Les tontons flambeurs...

TOP 14... 3ème journée                         Stade Français – Clermont        30 – 30

SF Clermont 2016

Ou quand le rugby fait du Audiard.

En ouverture de cette troisième journée, Clermont et Paris nous ont offert un drôle de match nul au scénario haletant et aux répliques à couper le souffle… qui resteront cultes cette saison.

Les joueurs ont enflammé le pré "grand-écran" de Jean-Bouin. Dès le générique passé, les balles ont sifflé de partout, sous un soleil de plomb. Le film a démarré à cent à l’heure, côté parisien.

« Bougez pas ! Les mains sur la table. Je vous préviens qu'on a la puissance de feu d'un croiseur et des flingues de concours. »

Doumayrou faisait une entrée fracassante balle au poing, crucifiant deux fois la défense clermontoise et offrant un nouveau coup fatal à Camara après une chevauchée fantastique. Trois essais en moins de trente minutes.

On a craint le carnage du côté des visiteurs.

« Trois morts subites en moins d'une demi-heure, ah ça part sévère les droits de succession. »

Pourtant ce n’est pas les occasions qui ont manqué côté clermontois après un début poussif…

« Je serais d'avis qu'on aborde molo, des fois qu'on soit un peu attendus. mais, sans vous commander, si vous restiez un peu en retrait… hein ? »

Sauf que Rougerie, première gâchette chez les Jaunards, dix ans de labeur, de nuit comme de jour, et sans un accroc, n’était pas de cet avis.

« N'empêche qu'à la retraite de Russie, c'est les mecs qui étaient à la traîne qui ont été repassés ! »

Le vétéran asémiste a sorti alors la grosse artillerie de ses jambes de feu et a lancé les hostilités. En vain, la finition n’y était pas. Par manque de soutien et de concentration.

« Si on bricolait plus souvent, on aurait moins la tête aux bêtises. »

Pourtant en première période les Auvergnats ont inscrit trois essais dont seul le dernier sera accordé sur un ballon porté conclu proprement (cette fois) par Jedrasiak.

Car le premier était entaché d’un en-avant de Fernandez selon l'arbitrage vidéo. Soit. De quoi titiller les nerfs du Jaune et Bleu quand on connaît son récent passé demi-finaliste.

« Il faut bien admettre qu'exceptionnellement, Dieu n'est pas avec nous ! » 

Sur le second, Lapandry est accusé d'avoir marqué en deux temps. Ben voyons ! Les Parisiens ont eu chaud, faut bien le reconnaître.

« Je ne dis pas que c'est pas injuste, je dis que ça soulage ! »

En deuxième période le ton est logiquement monté d’un cran chez les Jaunards qui ont remis leur jeu en place et monopolisé la balle.

« Ça va changer vite, c'est moi qui vous le dis ; la boîte que je vais lui trouver, va falloir qu'elle y reste, croyez-moi! Ou sinon, je vais la filer chez les dresseurs, les vrais, pension au bagne avec le réveil au clairon et tout le toutim, non mais sans blague !? »

Parra et Spedding ont enquillé au pied les pénalités que les fautes parisiennes leur offraient, menant  logiquement à l’heure de jeu tant leur domination était incontestable.

« Vous n'êtes jamais en proie au vague à l'âme, Monsieur 'Ferrand' ? »

Les Auvergnats ne doutaient pas, non. Mais Plisson répliquait aussitôt pour repasser devant, non sans narguer son adversaire.

« La bave du crapaud n'empêche pas la caravane de passer ! »

Oui mais à dix minutes de la fin, Fritz Lee faisait la différence tout seul, surgissant derrière l’alignement de la touche pour filer droit dans l’en-but et inscrire le deuxième essai clermontois. Le pied c’est bien, mais pour marquer il faut parfois aller au combat, semblait-il signifier à ses coéquipiers.

« Seulement, de nos jours, il y a de moins en moins de techniciens pour le combat à pied. L'esprit fantassin n'existe plus, c'est un tort. »

On les croyait faits comme des rats, ces parigots « têtes de veaux », mais une ultime rasade au vitriol en a décidé autrement et a décimé la défense auvergnate offrant à Waisea l’essai de l’égalisation après la transformation de Plisson.

« Faut r'connaître... c'est du brutal ! »

La dernière munition est un feu d’artifices d’occasions de part et d’autre qui pouvait déboucher sur n’importe quel vainqueur. Une fin en apothéose pour un film aussi spectaculaire que déjanté d'où seul le spectateur est sorti vainqueur.

Paris peut avoir des regrets au vu de son début de rencontre tonitruante. Mais le club de la capitale peut s’estimer surtout heureux de revenir sur la fin.

« Y'a vingt piges, le 'Parisien', tout le monde l'aurait donné à cent contre un : flingué à la surprise. Mais c't'homme là, ce qui l'a sauvé, c'est sa psychologie. »

Ce sont donc bien les Clermontois qui peuvent se mordre les doigts de n’avoir pas réalisé le même coup parfait que le week-end dernier. Mais peu importe car…

« Le prix s’oublie, la qualité reste ! »

 (à noter que Clermont s'était déjà illustré lors de la première journée à La Rochelle sur le même score spectaculaire et nul, 30-30. Dingue !)

 

En bref...

Toulon (11) – Brive (1)                                   21 – 25

Mayol en berne

Que dire de cette première affiche dans un stade de Mayol qui était en travaux, mais bien moins que ne semblait l'être le XV toulonnais au jeu délabré, à l'envie raffistolée et aux plaies béantes dans tous les secteurs du jeu.

Apathiques, comme on les a déjà connus par moments ces Varois, la saison passée. Aucune joie sur les visages, aucun automatisme dans les actions. Seul l'automate Halfpenny a fait son job, comme l'aurait programmé un ingénieur japonais sur un robot intelligent. 7 réalisations parfaites.

Pathétique, cette récidive d'une nonchalance caractérisée avec ces stars devenues les ombres d'elles-mêmes. Nonu pourrait jouer en Fédérale que l'on ne s'en étonnerait que par son look océanien. Bastareaud est allé au bout de ses capacités et l'agressivité de la troisième ligne au bout de son imagination.

Bref, les Brivistes ont profité du jeu en berne des triples champions d'Europe pour réaliser le coup parfait à Mayol. Et pourtant, à 15 contre 13, ils n'ont pas su tuer le match après le seul essai, un essai de pénalité à la demi-heure de jeu. Germain assurera le minimum.

Toulon n'est pas encore en crise, ce n'est que la troisième journée, et il sortait d'une victoire à Pau. Il faut raison garder et ne pas jeter le gros bébé qui a acheté ce club avec l'eau du bain. Car Boudjellal pique déjà la sienne, de crise, comme un gosse prêt à ramasser le ballon et à dire "on ne joue plus", parce qu'il n'a pas gagné comme il aurait voulu.

Il veut se licencier, paraît-il. Très drôle ! Tout le monde ne peut pas faire du Audiard.

 

Castres (8) – La Rochelle (2)                        18 – 26

Toutes voiles dehors !

A La Rochelle, il n'y a pas de temps à perdre. On sait ce que veut dire prendre le large tant que le vent est bon.

Invaincus, comme les Brivistes et les Clermontois, les Maritimes tiennent bon la vague et le vent, à domicile mais surout à l'extérieur.

Ils enregistrent leur dexième victoire consécutive hors de leur port, avec une réussite totale quand leurs adversaires semblent subir le mauvais sort.

Les Maritimes ont su concrétiser leur opportunisme à deux reprises par Jordaan et Barry pour répondre à Mach et Mafi et ne pas sombrer dans un match piège chez des Castrais, réputés invincibles à domicile. Ce sont au contraire les locaux qui ont subi dans le jeu et au score, ne parvenant pas à passer la ligne de défense rochelaise, solidaire et héroïque, et dont les fautes ne récompensaient pas le buteur tarnais remplaçant (Dumora) en manque totale de réussite (0/3).

9 points qui au final font mal aux Castrais, privés de victoire et de bonus défensif. Les Maritimes marchent plus sur l'eau qu'ils ne naviguent dessus.

Le vent en poupe ils se hissent logiquement au niveau des Brivistes, à la première place.

 

Pau (9) – Bayonne (10)                                   25 – 9

Déséquilibré...

Le match a basculé au bout d'un quart d'heure quand monsieur Cardona sanctionnait le pilier basque (Schuster) d'un carton rouge pour, précise t-il, "une charge volontaire sur un joueur au sol, pouvant nuire à son intégrité physique", sur un ruck.

Alors qu'il menaient 6-0, à 14 contre 15 désormais, les Bayonnais n'ont pas tenu face à des Palois qui avaient besoin de se racheter après leur défaite à domicile face à Toulon.

Un premier essai sur une mêlée déséquilibrée, Coughlan aplatissant derrière l'en-but, puis deux autres en fin de rencontre par Votu et Taylor après que les visiteurs aient résisté comme ils ont pu durant plus d'une heure, Colin Slade se chargeant de passer quelques pénalités entre.

Une fin et un bonus offensif bien heureux pour les locaux qui peuvent remercier monsieur Cardona pour cette décision très sévère contre les Basques et qui pose question. On se souvient de la sortie de Machenaud en finale qui avait changé la physionomie du match... même si cela avait été en faveur de l'équipe sanctionnée. Mais un pack diminué c'est plus difficile à compenser qu'un demi de mêlée. 

Espérons qu'au moins Schuster aura compris la leçon après sa probable suspension.

 

Lyon (7) – Grenoble (14)                                32 – 13

Un retour en force!

Fort de sa détermination dès l'entame et de sa mêlée tout du long, Lyon a mangé tout cru Grenoble qui n’a pu compter que sur son seul marqueur d'essais, l'incontournable Aplon (déjà à 4).

Deux essais d'entrée par Bruni et Harris avant que Aplon et Wisniewski ne recollent à 4 points à la pause. Mais l'illusion sera de courte durée.

En seconde période, les avants ont fait le travail à l'image de Fearns qui s'offrira un doublé et le bonus offensif aux siens quand Nalaga se verra refuser le sien (de doublé) apportant à cette équipe lyonnaise tout son tonus offensif.

Il n'y a pas eu photo donc, comme il n'y a pas eu de derby. Grenoble et Lyon sont de la même région, c'est tout. Même au classement ils font désormais bande à part, les Isérois restent dans le rouge, à la dernière place, tandis que les Rhodaniens respirent avec le peloton en course au TOP6.

 

Racing 92 (3) – Toulouse (5)                        28 – 14

La marque du champion

Dimanche soir en clôture de cette troisième journée, les Toulousains retrouvaient l'antre de Colombes qui les avait vu échouer en barrages la saison dernière face au futur champion d'alors.

Cette fois le champion a mis le temps et la manière pour faire valoir son titre en inscrivant 3 essais, dans 3 styles différents.

Un premier sur ballon porté qui a débouché sur un essai de pénalité. Le second sur une percée de Machenaud conclue en force par Le Roux et le troisième sur une course de Imhoff en solitaire. En deux temps forts, le premier et le dernier quart d'heure.

Les Toulousains ont néanmoins beaucoup tenté, à l'image de Huget ou Guitoune (auteur du seul essai haut-garonnais), mais avec beaucoup trop de déchets et peu de réussite au pied du buteur maison, Marques, pas plus inspiré dans le jeu.

Le leader redescend à la 5ème place derrière Clermont qui retrouvera à son tour son bourreau de phase finale, plus pour prendre les commandes du championnat que régler des comptes qui n'ont plus lieu d'être.

Mais quand même... si on pouvait leur montrer qui a la plus grosse... mêlée ;-)

 

Bordeaux (13) – Montpellier (12)                   15 – 32

Au pied du mur...

Les Bordelais n'ont jamais trouvé la faille pour franchir le mur que leur a présenté les Montpelliérains... Parce que, pour être franc, il n'y en avait pas.

La défense de la franchise sud-africaine en France a tout simplement été intraitable et patiente pour venir à bout de son adversaire qui n'a cessé de buter dedans s'en remettant au pied de Madigan pour grapiller des points.

Insuffisant ! Quand les Montpelliérains ont fait preuve de pragmatisme et d'opportunisme sur deux occasions franches, en deux temps trois mouvements bien orchestrés par leurs trois-quarts.

Mogg d'abord en début de rencontre puis Dumoulin en toute fin, chacun surprenant des Bordelais qui s'étaient laissés endormir.

Montpellier avait à coeur de réagir après sa défaite à domicile face à Clermont et a prouvé encore une fois que son jeu était toujours efficace à défaut d'être spectaculaire. Quoi de plus normal...

On ne va pas demander à un maçon de casser des briques pendant qu'il construit son mur.

Les deux équipes flirtent côte à côte dans la zone relégable devant Grenoble.

 

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

La semaine prochaine…

C'est le retour du IV Nations pour accompagner le TOP 14...

comme un grand cru accompagnerait une salade verte.

Car il est difficile de s'y retrouver dans ce début de saison topquatorzien où les outsiders ont pris les rênes du championnat quand certaines grosses écuries en sont encore à ferrer leurs pur-sang. On n'est qu'à la 4ème journée et déjà l'urgence de résultat se fait sentir pour ne pas se laisser distancer. 

Tandis que du côté de l'hémisphère sud, la hiérarchie est claire. Il y a un roi et des sujets qui prétendent à la seconde place.

 

Au programme du TOP 14 à partir de samedi 10 septembre :

  • Stade Français – Castres, à 14h45 (C+ sport) : besoin de se relancer,
  • Montpellier – Pau, à 18h30 (r+) : laisser le bon temps rouler-compresser,
  • La Rochelle – Lyon, à 18h30 (r+) : garder la tête froide,
  • Bordeaux – Bayonne, à 18h30 (r+) : devoir de résultats,
  • Clermont – Racing 92, à 20h45 (C+ sport) : plus que des retrouvailles.

Puis dimanche 11 septembre :

  • Grenoble – Brive, à 12h30 (C+ sport) : le match des extrêmes.
  • Toulouse – Toulon, à 16h15 (C+) : un choc inattendu.

 

Au programme du IV Nations, samedi 10 septembre :

  • Nouvelle-Zélande – Argentine, 9h35 : quand Goliath reçoit David,
  • Australie – Afrique du Sud, 12h05 : au pied du mur.

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28 août 2016

Les brèves d'Ovalie - Edition n°228

La rentrée des maîtres !

TOP 14... 2ème journée                          Racing 92 – Lyon        29 – 16

racing LOU 2016

« Les vacances sont finies ! »

Laurent Labit a été clair la semaine dernière après une apparition en tongs du jeu des Racingmen à Bordeaux.

Si la rentrée véritable dans le vif du sujet aura lieu plus tard pour la majorité des élèves du TOP 14, pour les maîtres, par contre, c’est maintenant ! … afin de préparer au mieux une saison scolaire longue, au planning très chargé.

Le promu, premier de la classe PRO D2 l'an passé, l’a appris à ses dépens.

Après une première approche timide face à de toujours sérieux Brivistes, il a été convoqué chez le principal dès le deuxième jour pour se faire tirer les oreilles.

« Et vous comptez tenir la saison entière avec cet état d’esprit ? »

Car il s’agit de montrer d’entrée qui commande dans ce championnat. Afin que les petits nouveaux ne fassent pas de zèle comme cela est arrivé avec Oyonnax fut un temps. Ca fait mauvais genre après, pour afficher son autorité jusqu’aux phases finales.

Et le bizut n’a pas moufté, prenant des notes devant les maîtres en démonstration.

« Oh lala ! »

Car il n’y en a eu que pour le trois-quarts centre All-Black, Laulala, époustouflant de vitesse et d’agilité les régalant de courses et de chistéras somptueuses pour offrir deux essais à son compère Chavancy. Un duo de choc !

Un autre All-Black de plus grande renommée, Carter, s’était illustré tout d’abord en offrant le premier essai avec la même dextérité et quasi le même offload à son ailier international argentin Imhoff. Du grand spectacle !

Mais pas que. En bonus, les avants du XV francilien ont voulu démontrer également leur force dans un groupé pénétrant que le pilier Ducalcon a brillamment concrétisé par un essai en coin. Ca calme tout de suite les ardeurs.

Le LOU, dans la bergerie Yves du Manoir, s’est donc laissé croquer sans rien dire... ou presque.

« Des questions ? »

Un visiteur, Mapusa, s’est amusé en fin d'entretien, sans qu'on le lui ait demandé, à copier le pilier francilien et à inscrire le seul essai lyonnais du match sur un ballon porté.

« Oui, c’est bien. Mais la rentrée pour vous, c’est la semaine prochaine ! 

Je sens que les promus vont nous donner du fil à retordre, cette année... » 

 

En bref...

Bayonne (3) – Castres (2)                 12 – 12

A nous rendre baba !

« C’est à Baba, c’est à yoyo, c’est à Baba, c’est à Bayonne !
Qu’on se bibi, qu’on se dodo, qu’on se bibi qu’on se bidonne ! »

J’avais envie de chanter ça. Parce que chez l’autre promu justement, à Bayonne, on sait se donner la peine pour arracher un résultat comme on sait chanter la Peña Baiona… avec du cœur.

Alors je me bidonne avec eux, sur cet air qui me revient et que je chantais quand j’étais gamin, en chœur avec mes sœurs, sur le trajet entre Clermont-Ferrand et Guimarães, en passant forcément par Bayonne.

Sinon...

Pas un grand match, pas un seul essai, mais du cœur et des tripes et un nul arraché aux Castrais qui, comme les Toulonnais la semaine passée, sont repartis avec des regrets.

Bravo, l’Aviron. Vous n’avez pas fini de ramer, mais pour l’instant ça n’est pas pour rien puisque vous êtes sur le podium avec ces mêmes Castrais.

 

Toulouse (1) – Bordeaux (7)                 22 – 17

Leader... Price!

Les Toulousains sont en tête du championnat. Après deux victoires à domicile, les comptes leur sont logiquement favorables. Mais pour combien de temps ?

Car la manière n’y est pas du tout. Si on compare avec les prestations de haut vol du champion en titre ou encore des Clermontois avec deux rencontres à l’extérieur. Y a pas photo.

Les Bordelais ont montré plus de choses en première période quand les Toulousains ont cumulé plus de maladresses. Les deux équipes ont été très pénalisées ce qui a permis aux buteurs de se disputer les points à défaut de s'illustrer.

D’un côté Bezy, de l’autre Beauxis puis Madigan, pas tous en grande réussite.

Il aura fallu attendre l’heure de jeu, pour ceux qui sont restés, pour voir un essai de part et d’autre, sans grandes envolées dans un match pauvre en occasions.

Deux équipes à la peine l’an passé et qui démarrent petitement cette saison, sans convaincre.

A suivre face à des concurrents de plus gros calibres. 

 

Brive (6) – Stade Français (8)                   28 – 20

Germain par KO

Encore un match où l’arrière briviste a été au cœur du jeu et des points. 25 à lui tout seul.

Auteur du premier essai après une percée fantastique, servi par son centre Mignardi.

6 pénalités transformées quand son vis-à-vis Plisson en manquait 4.

1 carton jaune en fin de match qui permet notamment à Paris de recoller au score avec un essai de Bonneval, le deuxième après celui de Parisse en première période.

Insuffisant aux Parisiens pour faire tomber ces Brivistes que l'on sait invincibles dans leur antre de Amédée-Domenech.

 

Grenoble (14) – La Rochelle (5)                    19 – 22

Exploit des Maritimes

Les Rochelais démarrent forts leur saison, invaincus pour l’instant.

Après avoir tenu bon face à l’ogre clermontois la semaine dernière, les Maritimes ont joué crânement leur chance au stade des Alpes, face à une équipe en plein doute.

Un premier essai de Kieft pour La Rochelle n’a pas pour autant déstabilisé les locaux qui ont répondu par une pépite. Aplon qui inscrit un essai somptueux après une course de 80 mètres et avoir éliminé 5 joueurs.

Malgré un deuxième essai des visiteurs par Forbes, les locaux rentrent aux vestiaires avec un petit point d’avance.

Seulement en seconde période, ils s’écroulent et encaissent un troisième essai fatal par Holmes.

Avec ce petit point de bonus Grenoble reste dernier et peut commencer à s’inquiéter pour la suite.

 

Pau (13) – Toulon (9)                        18 – 22

Dur dur !

Les Toulonnais avaient ce match en main, sous la botte de Halfpenny d’abord, impeccable, puis avec cet essai de Ollivon qui répondait à celui de Votu pour la Section Paloise.

Mais voilà que dans les dernières minutes ils se sont fait peur avec cet essai de Lespiaucq qui a réveillé les locaux et leur public. Une dernière action que monsieur Raynal a semblé prendre plaisir à laisser durer alors que les Palois pilonnaient devant l’en-but des Toulonnais (réduits à 13) pour l’essai de la gagne. En vain.

Une victoire méritée pour les Varois et un point de bonus défensif insuffisant pour des Palois qui jouent les relégables.

 

Montpellier (12) – Clermont (4)                   22 – 26

Début de crise ?

Montpellier a raté son premier grand choc face à un prétendant au titre.

Incapables de créer du jeu, les Montpelliérains ont fini par se limiter à ce qu’ils savent faire le mieux : un ballon porté et « rouler-compresser » jusqu’à l’en-but.

Ca aura marché deux fois pour répondre aux vélléités des Clermontois venus à Montpellier sans pression. Les Jaunards ont géré parfaitement l’occupation et concrétisé tous les points sous la botte parfaite de Lopez avant que Nakaitaci puis Yato surprennent par deux fois une défense réputée infranchissable.

Le coup parfait quoi !

Même Monsieur Gaüzère n’aura pas réussi à gâcher l’exploit des Clermontois quand on a vu ... non. On n'a rien vu. Ce sont toujours les mêmes cauchemards qui reviennent. Mais pourtant la passe main-main... Non. Puisque que je vous dis que l'on a rien vu.

 

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

Le IV Nations en bref...

Nouvelle-Zélande – Australie                  29 – 9

A tire-d’aile !

Les Français étaient au centre de cette deuxième journée du Rugby Championship. Monsieur Poite, d’abord, pour arbitrer cette rencontre, puis monsieur Garces pour la suivante. Un petit cocorico en clin d’œil à l’arbitrage français si décrié dans notre championnat. Ils ont été à la hauteur des performances respectives, néo-zélandaise et argentine, quoi que certain(s) en di(sen)t.

Car les All-Blacks ont une nouvelle fois démontré leur supériorité dans la pratique de ce sport et l’exploitation optimale de leurs ailiers, fers de lance ou armes fatales par excellence.

Dagg, par deux fois, a poignardé la défense des Wallabies, à la ramasse, trop lente à suivre les pas de danse des trois-quarts néo-zélandais, faisant virevolter la balle telle une partenaire de rock acrobatique.

Savéa ajoutera de l’autre côté le troisième essai, tout aussi tranchant sur son aile, avant que Sam Cane (la relève du non regretté Mc Caw) ne conclue avec brio et charisme l’essai du bonus offensif.

C’est monstrueux, c’est efficace… et en plus c’est beau !

De quoi couper le sifflet à ces fantomatiques Australiens et leur sélectionneur Cheika qui a cru bon s’en prendre à monsieur Poite pour son arbitrage partial. Ben voyons ! …

En attendant, c’est bien les Wallabies qui portent le bonnet d’âne avec un zéro pointé, à la dernière place.

 

Argentine – Afrique du Sud                26 – 24

Et de trois !

Les Pumas signent leur troisième victoire dans cette compétition prestigieuse de l’hémisphère sud.

En cinq ans, ils seront venus à bout des Wallabies et des Springboks, ces derniers pour la seconde fois après leur exploit l’an passé à Durban.

Mais que ça a été dur, samedi soir à Salta, fief argentin au pied de la Cordillère des Andes. Menant tout le match, mais ne parvenant jamais à creuser l’écart au score, les Argentins ont été jusqu’au bout à la merci d’un retour des Springboks qui ont toujours répondu jusqu’à passer devant à cinq minutes du terme.

Habana, juste après la pause, répondait à l’essai de Tuculet, juste avant de rentrer au vestiaire. Quand Du Toit répondait à Leguizamon en seconde période et remettait les Springboks dans la partie, à deux points des locaux (23-21), alors que Morné Steyn ratait la transformation.

Seulement l’ouvreur parisien, dont l’entrée en place du transparent Jantjies a fait beaucoup de bien, entrevoyait la victoire des siens sur une pénalité parfaitement transformée. C’était sans compter la ténacité des Pumas et le sang froid de leur ouvreur suppléant Gonzales Iglesias qui passait la pénalité de la gagne à deux minutes de la fin.

Les Argentins n’en finissent pas d’étonner et de progresser, désormais au niveau de leurs adversaires. Tout du moins deux d’entre eux, car les All Blacks semblent encore bien au dessus du lot.

A suivre dans quinze jours !

 

Classement : 1- Nouvelle-Zélande : 10 pts ; 2- Afrique du Sud : 5 ; 3- Argentine : 5 ; 4- Australie : 0.

 

La semaine prochaine…

Le TOP 14 trisse quand le IV Nations fait une pause.

Au programme à partir de samedi 3 septembre :

  • Stade Français – Clermont, à 14h45 (C+ sport) : le visiteur qui fait peur,
  • Pau – Bayonne, à 18h30 (r+) : se rassurer,
  • Lyon – Grenoble, à 18h30 (r+) : se lancer enfin,
  • Castres – La Rochelle, à 18h30 (r+) : sur la dynamique,
  • Toulon – Brive, à 20h45 (C+ sport) : bonjour Mayol !

Puis dimanche 4 septembre :

  • Bordeaux – Montpellier, à 16h15 (C+) : tout à prouver.
  • Racing 92 – Toulouse, à 21h (C+) : l'heure de vérité.

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21 août 2016

Les brèves d'Ovalie - Edition n°227

C'est le Brésil pour mille balles !

TOP 14... 1ère journée                          Stade Français – Grenoble    54 – 20

SF Grenoble 2016

Paris nous revient en forme... OLYMPIQUE !

Alors qu’à Rio les Jeux distribuaient ce week-end leurs dernières médailles, en France, le TOP 14 nous a livré son premier podium.

Et c’est l’équipe parisienne qui a décroché samedi soir, à Jean Bouin, la première place. Avec un premier score record et un bonus offensif en or.

En individuel, Jules Plisson (dont c’était samedi l’anniversaire) a été aussi précieux dans la discipline du tir au pied (enquillant 29 points du haut de ses tout justes 25 ans), alors que les Grenoblois, eux, brillaient dans l’indiscipline de leur gymnastique au sol et en mêlée.

Très vite les Stadistes Français ont mis les voiles après un départ assuré en première période, avec un essai de Williams auquel répondra une première fois l’arrière grenoblois, Gio Aplon, en début de deuxième.

Dominant le match de bout en bout, les locaux ont été à la lutte dans les dix dernières minutes... Mais pour décrocher le bonus offensif qu’ils ont effleuré avant que les Isérois ne se fassent un plaisir d’annuler, non avec un certain même à plomb de l'arrière sud-africain.

Trois essais pourtant coup sur coup, par Bonfils, Daguin puis Pyle en moins de cinq minutes...

Comme trois coups d’épée dans l’eau !

Mais les Parisiens ont su faire « Bolt » face par un dernier cent mètres de Waisea qui a déboulé tel un « septiste » revenu de Rio en passant par la Jamaïque pour inscrire le cinquième essai, en bonus.

Un premier saut d’obstacle réussi et une victoire de haut vol qui efface le plongeon dans le bassin des relégables de la saison dernière. Enfin Paris sort la tête de l'eau ! 

Le médaillé de bois de 2015 met d'entrée la barre haute à ses adversaires, déjà en course-poursuite sur la piste de la phase régulière. Pas tous avec le même brio…

Chez certains, les jeux paralympiques avaient déjà commencé. 

 

En bref...

Bordeaux (4) – Racing 92 (11)                  15 – 9

Un bon coup de pied… au cul !

Le nouveau champion nous a emmerdé grave samedi soir au stade Chaban-Delmas. Incapable de trouver une solution pour passer la défense girondine, assurant ses arrières avec quelques fautes, histoire de laisser quelques points à l’adversaire.

Madigan, la star internationale irlandaise, n’a pas manqué l’occasion de montrer qu’elle valait bien Carter qui lui a répondu à sa manière, en trois petits coups de pied bien placés, quand l’ouvreur néo-bordelais, lui, en passait cinq.

On se serait cru à Rio, en discipline de tir à la carabine ou à l’arc… mais à quinze. Grotesque !

Un quasi sans faute pour les buteurs qui me laisse coi. Parce qu’il n’y a pas eu qu’entre les perches que des coups de pied se sont perdus samedi, je vous le dis moi. Match fermé... pourri !

Attention, Racingmen, il y a un champion de France qui ne s’est pas remis de son titre la saison dernière. Pour avertissement !

 

Toulouse (3) – Montpellier (12)                  20 – 12

Quand Fritz… les moustaches !

Toulouse n’a pas pris l’eau face à l’armada montpelliéraine, comme on aurait pu le penser.

Mieux, les Stadistes ont parfaitement défendu et su contourner le mur adverse, notamment par un excellent Florian Fritz qui s’est promené pour offrir le deuxième essai toulousain, celui de la victoire.

Décevants Montpelliérains, en rodage sans doute, qui devraient montrer un autre visage face à un autre ogre, jaune et bleu, en superbe forme.

 

La Rochelle (6) – Clermont (6)                  30 – 30

Le match parfait.

Samedi au stade Marcel-Deflandre nous avons assisté sans conteste au plus beau match de cette journée... Un match parfait, quoi.

Du beau jeu, des sourires, des essais et pas de perdant à l’arrivée.

Parfait pour Broke James surtout qui aura pu savourer sa première à La Rochelle face à ses anciens coéquipiers, sans froisser personne, offrant à ses nouveaux siens le match nul en fin de match.

Trois essais partout, un stade plein… du rugby comme je l’aime.

 

Lyon (8) – Brive (8)                                  15 – 15

Réveil !

« Ah ? C’est aujourd’hui la première journée ? Mince, attend... je ne suis pas prêt ! »

Non seulement les Lyonnais avaient oublié de se réveiller samedi, mais ils avaient surtout l’impression de se découvrir.

« T’es qui toi ? … Ah c’est toi, Michalak ? … Enchanté, moi c’est Armitage. Ah mais oui, t’étais à Toulon aussi. Comme Bruni, Wulf et Menini… Je n't’ai pas vu t’étais… oh, excuse-moi, j’ai une balle qui m’arrive ! »

Du déchet et peu d’automatisme, voilà comment résumer le jeu du nouveau promu, champion de PRO D2, avec ses nouvelles recrues quand les Brivistes on fait du jeu… corrézien, je veux dire. C’est à dire, je défends, je presse à la faute et je laisse botter Germain.

Deux point de perdu pour le LOU qui pourrait s’en mordre les doigts à la fin.

 

Castres (2) – Pau (13)                           28 – 11

Comme un air de finale...

Le CO a décidé de montrer dès la première journée qu’il avait de la graine de champion.

Encaissant un essai d’entrée et voyant son demi de mêlée, Rory Kockott, expulsé (carton rouge pour avoir écraser une cheville adverse), les Castrais ont bien cru qu’ils allaient y laisser leur peau.

Comme les Racingmen à Barcelone. De quoi les rebooster et remonter la pente d’un match renversant.

Tulou, juste avant la pause, remet les siens dans le sens de la marche, et tel Diniz terminant sa course aux Jeux Olympiques titubant, le CO franchit la ligne d’arrivée avec une victoire et trois essais contre un.

Presque un regret pour Urios de n’en avoir pas mis un quatrième... en bonus. Faut pas exagérer non plus !

 

Bayonne (5) – Toulon (10)                  28 – 23

Un retour en beauté !

Dimanche en clôture de cette première journée, l'Aviron Bayonnais a ému tout un stade pour son retour dans l'élite.

Dans les tribunes de Jean Dauger, d'abord, avec une Pena Baiona à couper le souffle, mais pas les jambes des Toulonnais qui sont entrés les premiers dans le match avec un premier essai d'Ollivon, l'ancien troisième ligne de la maison. Un comble !

Sur le terrain ensuite, car les Basques ont eu de la ressource et du coeur pour revenir très rapidement dans la partie, grâce à un essai d'Arganese qui leur permet d'égaliser à la pause.

En seconde période, les Toulonnais vont se faire pénaliser et surprendre, en infériorité numérique, à deux reprises (Arganese pour le doublé et Moribot) laissant les locaux mener la rencontre jusqu'à dix minutes du terme. Quand Taofifenua inscrit le second essai varois, la tension est à son comble dans les dernières minutes.

Mais les Bayonnais ont tenu bon et entrent dans le TOP 14 de la plus belle des manières. Avec une belle victoire. Bravo !

 

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

Points de nouveauté dans le règlement...

Source: Midi Olympique – "Aucune évolution majeure n’a été décrétée pour cette saison.

En revanche, tout est mis en œuvre, sur le papier, pour permettre au jeu de gagner en fluidité et aux attaques d’être favorisées.

  • La principale nouveauté concerne les ballons portés, où la règle va de nouveau être appliquée de manière stricte, avec interdiction faite au porteur du ballon de « reculer » dans la structure. On devrait ainsi revenir à la structuration classique du maul, où le ballon devra circuler de mains en mains pour être sécurisé, ce qui nécessitera forcément un temps d’adaptation, à peine compensé par l’interdiction ferme faite aux défenseurs d’agir sur les lifteurs avant la retombée du sauteur.
  • Par ailleurs, les mêlées ne pourront plus être refaites, le recours aux coups-francs étant encouragé.
  • Enfin, dans les rucks, l’intransigeance sera de mise avec les joueurs gênant la libération du ballon."

  

Le IV Nations en bref...

Australie – Nouvelle-Zélande                  8 – 42

Fin du suspense !

Le Four-Nations, ou plus exactement le Rugby Championship, entamait ce samedi sa 5ème édition sur les terres du tenant du titre qui recevait le champion du monde, celui-là même qui l’avait privé du trophée Webb Ellis en finale. Rien que ça !

Ce premier acte entre les deux favoris du tournoi avait de quoi nous tenir en haleine, au moins jusqu’au match retour. Il n’en a rien été.

Les All-Blacks n’ont fait qu’une bouchée de leur hôte, impressionnants dès le haka. Une version « Kapa O Pango » qui présageait de la suite :

« Nous sommes champions du monde et vous allez vivre l’enfer ! »

Le ton était donné. Et dès les cinq premières minutes de jeu les champions du monde ont entonné leur récital avec un premier essai du trois-quarts centre Crotty.

Les Australiens qui sortaient déjà de trois défaites cinglantes chez eux lors de la tournée des Anglais en juin, ont bu le calice jusqu’à la lie en une mi-temps, en perdant Giteau cinq minutes plus tard et en encaissant trois autres essais qui scellaient déjà le match, si ce n’est l’issue de ce tournoi.

Barret, Kaino et Naholo seront copiés en seconde période par Coles et Julian Savea, juste après son entrée en jeu.

Si le sélectionneur vice-champion du monde (Cheika) avait cru bon rappeler en renfort les nordistes qui jouent en France (à savoir Genia, Giteau, Ashley-Cooper et Mitchell), les All-Blacks semblaient avoir fait le deuil des fantastiques artisans du dernier Mondial (à savoir McCaw, Carter, Nonu et Conrad Smith), en retraite dans les stations balnéaires françaises du rugby à XV (pour les 3 derniers tout du moins).

Un départ tonitruant des champions planétaires qu’on voit difficilement battables par les deux autres protagonistes du tournoi.

 

Afrique du Sud – Argentine                30 – 23

Un exploit qui file entre les doigts...

Les Pumas sont passés par tous les états, au score, jusqu’à céder à l’ultime minute.

Qu’il a été dur à encaisser ce dernier essai de Whiteley, alors que les Argentins tenaient le match nul à défaut de victoire, huit minutes plus tôt.

Car ils menaient avant que les Springboks n’égalisent par Goosen à la 71ème minute.

Quel gâchis !

Orlando en première (25ème) puis Cordero en deuxième (67ème) avaient pourtant trouvé la faille dans la défense intraitable sud-africaine. Seulement les locaux ont toujours eu la ressource pour revenir et même passer devant.

Les Pumas pourront nourrir quelques regrets, même s’ils n’ont pas à rougir de leur prestation.

Cela promet de belles confrontations à venir pour finir derrière les invincibles All-Blacks.

 

Petit mot sur le 7 aux J.O

Sans surprise !

Nos Bleus, femmes et hommes confondus, n’ont pas créé la surprise attendue et qui leur tendait pourtant les bras à chacun leur tour dans le tournoi.

Les filles d’abord, logiquement en quart de finale, face à une rude équipe canadienne n’ont pas su saisir l’occasion d’accéder au dernier carré et se sont faites prendre sur la vitesse et l’émotion.

Bien dommage quand on sait que le match pour la 3ème place a été remporté par ces Canucks face aux Anglaises, on aurait presque voulu croire à cette médaille de bronze. Les Australiennes empochant logiquement l’or devant les Néo-Zélandaises.

Mais à bien y réfléchir, et au vu du jeu proposé, les Françaises étaient à leur place au 6ème rang après avoir perdu face à d’autres coriaces américaines bien plus pragmatiques et efficaces. Aucuns regrets donc.

Idem pour les gars, pourtant idéalement qualifiés en quarts de finale face au Japon. Un match qui leur échappe totalement, trop figés et pas assez rapides pour espérer quelque médaille.

La logique a été respectée, les Bleus terminant à la 7ème place après avoir battu une deuxième fois l’Australie, seule performance notable.

Pour le reste, les Fidjis, champions incontestables devant les Britanniques, et les Sud-Africains, impressionnants médaillés de bronze (corrigeant les Français en poule et ratant le coche en demie face aux Anglais), étaient bien au dessus du lot, avec les All-Blacks qui sont passés à côté de leurs matches de poule et ont livré un beau final dont ce quart mémorable face aux Fidji.

Les Bleus auraient pu mieux faire donc, mais finalement sont restés sagement à leur place, à l’image de Virimi Vakatawa complètement transparent quand le capitaine Terry Bouhraoua tenait l’équipe à lui seul... à bout de bras et d’essais.

Il y a du travail encore pour faire parti des grandes et des grands. Mais que de chemin parcouru en une année !

 

La semaine prochaine…

On prend les mêmes et on recommence pour une 2ème journée...

Au programme du TOP14 à partir de samedi 27 août :

  • Pau – Toulon, à 14h45 (C+) : profiter des imperfections,
  • Grenoble – La Rochelle, à 18h30 (r+) : tout à prouver,
  • Racing 92 – Lyon, à 18h30 (r+) : duel de champions,
  • Bayonne – Castres, à 18h30 (r+) : rentrer dedans,
  • Brive – Stade Français, à 18h30 (r+) : retour sur terre,
  • Toulouse – Bordeaux, à 20h45 (C+) : prendre les devants.

Puis dimanche 28 août :

  • Montpellier – Clermont, à 16h15 (C+) : le choc des titans.

 

Au programme du IV Nations, samedi 27 août :

  • Nouvelle-Zélande  - Australie, 9h35 : le retour des champions,
  • Argentine - Afrique du Sud, 21h40 : pour conclure cette fois.

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02 août 2016

TOP 7 : le jeu de pronos du TOP 14 !

La nouvelle saison 2016-2017 est ouverte !

Copyright © 2014

 

TOP7

TOP 7, c'est LE JEU de pronos du TOP 14... 

mais c'est d'abord

un jeu d'équipe entre potes !

 

 

Le jeu est ouvert à tous sur www.topseven.fr !

  

Le but du jeu  

  • Remporter le TOP 14 en sélectionnant à chaque journée la bonne équipe !
    Celle qui vous fera empocher le maximum de points.

 

Les règles

  • Le jeu se compose de 7 joueurs obligatoirement.   (autant que de rencontres dans une journée de championnat) 
  • A chaque journée, chacun choisit* une équipe dans un des matchs qui lui sont proposés et empochera le nombre de points obtenus par celle-ci à l'issue de ce match.
  • Le classement des 7 joueurs (du moins bien au mieux classé) permet de définir l'ordre des sélections des matchs de la journée suivante.

En cas d'égalité, le nombre de matchs gagnés puis de victoires à l'extérieurd'équipes utilisées et de matchs nuls
ainsi que le goal-average serviront à départager (dans cet ordre) !
(L'ordre d'inscription** du joueur dans son équipe interviendra en dernier recours, comme lors de la première journée)

  • A l'issue de la saison régulière, les 6 premiers du classement participeront à la phase finale en s'affrontant 2 à 2 selon leurs rangs et le même principe qu'en TOP14 (des barrages jusqu'à la finale), mais où seul ici le mieux classé aura le privilège de choisir son équipe.
  • Soit, en 3 étapes : 
  1. Pour les barrages : Les joueurs classés 3ème et 4ème à la fin de la saison régulière auront le privilège de choisir leurs équipes dans les matchs correspondant à leurs rangs quand leurs adversaires classés respectivement 6ème et 5ème devront miser par défaut sur les équipes restantes.
    -> Les deux joueurs avec les équipes gagnantes se qualifieront pour les demi-finales.
  2. Pour les 1/2 finales : Les joueurs classés 1er et 2ème à la fin de la saison régulière auront le privilège de choisir leurs équipes dans les demies correspondant à leurs rangs quand leurs adversaires issus des barrages précédents (respectivement vainqueurs 4è/5è puis 3è/6è) devront miser par défaut sur les équipes restantes.
    -> Les deux joueurs avec les équipes gagnantes se qualifieront pour la finale.
  3. Pour la finale : Parmi les deux joueurs qualifiés, le mieux classé à la fin de la saison régulière aura le privilège de choisir son équipe quand son adversaire moins bien classé devra miser par défaut sur l'équipe restante.
    -> Le joueur avec l'équipe gagnante remportera le championnat.

 

 (*) Chacun devra attendre, 

  • soit que tous ses prédécesseurs aient fait leurs choix
  • soit que la date/heure indiquée en face de son nom arrive à échéance, 

 Auquel second cas, les privilégiés retardataires feront leurs choix avec ce qu’il restera, et ce jusqu’au jeudi soir.

   
 (**) A noter que la date de validation d'inscription du capitaine est enregistrée avec un handicap de 24 heures.

 

Vous voulez jouer ? ... Alors créez dès maintenant votre équipe sur TOPSEVEN.FR ! 

      

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29 juin 2016

Champions Cup - Saison 2016-2017

On tire et on sort !

Ce mercredi 29 juin le tirage au sort des poules de la Champions Cup a livré son verdict :

CCup 2016-2017 tirage

Le Racing et Toulon seront en phases finales d'entrée !

Montpellier et Castres ne vont pas avoir la vie plus facile, c'est clair !

Clermont ne sera pas dépaysé par rapport à l'année dernière, hormis l'Ulster.

Avec Bordeaux dans leur groupe, les Auvergnats sont prévenus, cette fois.

Toulouse récolte toujours une poule facile pour mieux se mettre en difficultés...

 

Du côté de la Challenge Cup, ça promet aussi, voyez par vous-même :

ChCup 2016-2017 tirage

Compliqué donc pour Paris, Pau, Grenoble, Bayonne et Lyon.

Par contre La Rochelle et Brive devraient tirer plus aisément leur épingle du jeu.

Plus d'infos ici >>

 

Cette année les finales auront lieu en Ecosse, les 12 et 13 mai 2017
dans le stade mythique de Murrayfield à Edimbourg.

 

 

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27 juin 2016

Les brèves d'Ovalie - Edition n°226

Champion sans en rougir !

TOP 14... Finale                                      Toulon – Racing 92          21 – 29

Toulon Racing finale 2016

Un Racing au TOP… à 14 !

Qui l’aurait cru ?

Une heure en infériorité numérique avec un ailier à la mêlée et une rage de vaincre hors du commun pour venir à bout du triple champion d’Europe.

Les Racingmen l’ont fait. Et Comment !

Vendredi soir, le Camp Nou de Barcelone, où était délocalisée exceptionnellement la finale du TOP 14 (Euro en France oblige), nous a offert un dénouement tout aussi exceptionnel avec un retournement de situation surprenant et sensationnel.

Car dès l’entrée sur la pelouse où on avait déroulé le tapis rouge aux joueurs, l’émotion était palpable dans les yeux des Racingmen sur leur 31, la veste par dessus le maillot.

Se doutaient-ils de ce qui les attendait ?

Un rouge et du noir, voilà à quoi pourrait se résumer cette finale.

Car tout s’est joué à la 17ème minute quand monsieur Raynal a décidé d’expulser définitivement Maxime Machenaud pour un plaquage cathédral sur Matt Giteau qui est retombé sur la tête.

Un rouge dramatique qui se justifie par une règle qui pourtant n’a rien de juste puisqu’il n’y a pas là d’intention de faire mal et qu'elle nous prive d’une finale équitable.

Le rugby est tombé sur la tête... des Ciel et Blanc !

Un coup dur qui va pourtant déstabiliser les Rouge et Noirs, désunis après quinze minutes de prise en main du match et du score, par Halfpenny et Gorgodze, auteur d’un premier essai sur une action en bout de ligne.

Un trou noir inexplicable de la part des Toulonnais, apathiques et statiques, pourtant en surnombre, incapables de tuer ce match qu’ils tiennent pourtant en joue en première période.

Solidaires et survoltés, les Racingmen vont résister et pousser leur adversaire à la faute, de quoi donner l’occasion à Goosen et Carter de rester dans la partie jusqu’à la pause (14-12).

En seconde période, c’est un autre scénario qui s’invite sur la pelouse espagnole, tout à l’avantage des Franciliens qui dominent les mêlées et les rucks offrant autant d’occasion à Goosen et à Carter de faire passer leur équipe devant et même de prendre le large, quand, à 14 contre 14 (Chiocci a pris un jaune), Rokocoko surgit pour inscrire l’essai de l’exploit, dans une chevauchée splendide, récidive de celle en demi-finale contre Clermont.

A l’heure de jeu, le Racing mène 26 à 14... le Camp Nou exulte en vagues ciel et blanc.

C’en est trop pour Laporte qui fait sortir coup sur coup son meneur de jeu Giteau (transparent), ainsi que d’autres stars tels Tuisova (blessé) et Halfpenny (peu en vue).

Michalak, Delon Armitage et Belan vont insuffler un vent de fraîcheur et de révolte pour ces Rouge et Noir dont la finale est en train de leur échapper. Il suffit d'une action pour que Mermoz hérite d’un bon ballon et marque entre les perches.

21-26, Toulon revient à son tour dans la partie et la ola de chants et de drapeaux devient rouge et noir.

Il reste cinq minutes. On se dit que le Racing ne va pas tenir tant il souffre en mêlée et se met à la faute.

Mais dans cette fin de match intenable, les Toulonnais gâchent une occasion de recoller à 2 points en ne prenant pas la pénalité au pied mais à la mêlée. Sauf que les stratèges du Racing refont rentrer Tameifuna pour les dernières minutes dont le poids dans le pack redonne l’avantage au ciel et blanc. Un coaching gagnant pour Travers et Labit.

D’autant que Carter a l’occasion de mettre à l’abri définitivement les siens dans les dernières secondes. Le meilleur joueur de cette finale ne manque pas l’occasion et le champion du monde devient champion de France, la même saison.

Le Racing s’offre enfin son 6ème Brennus, après 26 ans d’attente, dans un stade extraordinaire (j’y étais, photo à l’appui) où le public a répondu présent à près de 99.000 personnes.

2016-06-24 20

Une aubaine espagnole pour les Racingmen qu’ils ne sont pas prêts d’oublier !

 

 

En bref, les tests internationaux du week-end...

Argentine – France               0 – 27

Un XV de France serein !

Je ne commenterai pas la rencontre que je n’ai pas vue.

Ce qui est certain c’est que la longueur du championnat aura été bénéfique au staff de Guy Novès qui a pu se délecter du talent de certains joueurs comme le demi de mêlée Baptiste Serin qui a impressionné aux côtés de François Trinh Duc et Louis Picamoles.

Une belle satisfaction ! ... A suivre cet automne…

 

Pour les autres rencontres, les All Blacks et les Anglais semblent au dessus de la mêlée internationale en remportant tous leurs tests.

Nouvelle-Zélande – Pays de Galles              46 – 6

Australie – Angleterre                                   40 – 44

Japon – Ecosse                                               16 – 21

Afrique du sud – Irlande                               19 – 13

Canada – Italie                                              18 – 20

 

 

La semaine prochaine…

Les Brèves d’Ovalie partent en vacances…

De retour pour la reprise du TOP14, mi-août.

 

Entre temps n’oubliez pas de monter votre équipe pour jouer au TOP7, le jeu de pronostics du TOP14 !

www.topseven.fr

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20 juin 2016

Les brèves d'Ovalie - Edition n°225

Une demie folle... dans les annales !

TOP 14... Demi-finales                           Clermont – Racing 92          33 – 34

ASM maudit

Pourquoi tant de haine ?

Vendredi soir à Rennes, la première demi-finale qui a opposé le Racing 92 à Clermont est entrée au Panthéon du TOP 14 parmi les matches les plus fous de son histoire.

En effet, les Clermontois et les Franciliens nous ont offert une demi-finale époustouflante, au scénario incroyable et au suspense insoutenable après prolongations, qui n’était pas sans nous rappeler une autre demie en 2010, entre les Toulonnais et ces mêmes Clermontois.

Sauf que cette fois, c’est Clermont qui s’est fait prendre par son adversaire… "et pas que d’une demi-molle", aurait sans doute ajouté Mourad Boudjellal qui sait de quoi il parle.

C’est intense, c’est beau mais à la fin… putain ça fait mal !

Pourquoi tant d'acharnement ?

Depuis dix ans, le club auvergnat, impulsé par le stratège Cotter, magnifié par la vista de Broke James, pratique un rugby spectaculaire que toutes les ondes de l’univers et les esprits maléfiques de la terre semblent prendre un malin plaisir à contrarier en phases finales, pratiquement chaque saison, en championnat comme en Coupe d’Europe.

Une seule fois, ces esprits leur ont offert un répit, avec un premier Brennus, c’était en 2010, comme pour garder la flamme dans le cœur des Jaunards, histoire de s’amuser à souffler dessus à chaque anniversaire.

Mais que vous a donc fait l’ASM ?

Monsieur Ruiz et son assistant vidéo, ont symbolisé vendredi soir, le mauvais oeil à eux seuls, faisant pencher le sort de trois décisions cruciales, à chaque fois contre l’association sportive maudite.

Prises les unes indépendamment des autres, on pourrait se dire que cela fait partie des aléas de ce sport, qui se jouent dans les détails, et qu’à l’arrivée il ne s’agit que d’arithmétique où le perdant échoue à un petit point. Souvenez-vous, en 2013…

« Un point… C’est tout et c’est rien à la fois… Un point, c’est l’addition de ces détails, la multiplication des petites fautes, la soustraction aux décisions de l’arbitre, la division dans leurs interprétations. [lire l’article] »

RAcing Clermont 2016

Mais tout de même là !

Refuser un essai splendide pour un en-avant discutable, et en accorder un autre en fin de rencontre malgré un en-avant pas moins flagrant, couplé d’une faute d’anti-jeu sous les yeux des arbitres (de touche et vidéo), ça fait beaucoup ! ... Sans parler du premier essai casquette de Goosen (hors-jeu, pas hors-jeu ? ...) et du carton jaune un gros poil sévère (et en poils je m'y connais) contre Kolelishvili durant les prolongations.

Il y a de quoi rendre l’Auvergnat amer et suspicieux, au point que le président De Cromières lui même y voit un complot des arbitres biterrois, c’est vous dire ! (calme-toi Ricounet, tu vas réveiller ton ulcère !)

Comment en est-on arrivé là alors que cette demie avait tout pour nous laisser un souvenir impérissable ?

Parce que si à la fin les Auvergnats ont bel et bien péri de rage et d’injustice, les cent minutes qui ont précédé ont été tout simplement extraordinaires, ébouriffantes, sensationnelles, fabuleuses, je vous laisse poursuivre la liste des qualificatifs.

Alors dès cette ligne, je vais arrêter de pleurer et me réjouir enfin de ce que j’attendais depuis le début de la saison :

Un putain de vrai match de rugby comme à la Coupe du monde !

Parce que voir mes Jaunards soulever le Brennus à Barcelone après deux matches comme nous en ont offert le Racing et Toulouse la semaine passée, très peu pour moi !

Merci, merci, merci ! ... comme scanderait le sax de Cannonball Adderley sur un air entraînant de Joe Zawinul.

Merci à Dulin et Speeding pour leurs relances fantastiques.

Merci à Rokocoko, Imhoff, Rougerie et Fofana pour leurs percées fabuleuses et les essais qui en ont découlé.

Merci à Lapandry, Nyanga, Lee et les premières lignes pour leur engagement et le travail dans l’ombre d’une machine à jouer inarrêtable.

Merci à Carter, Goosen, Lopez et Parra pour avoir ponctué cette fête par leur vista et leurs fulgurances plus que par leurs jeux au pied, pourtant précieux.

Merci spécialement à toi, Broke James, pour ce drop monumental qui aurait pu suffire à sceller le sort de ce match et t’envoyer plus loin encore qu’à Barcelone, tel un autre James dans un autre sport, sacré ce week-end dans la cour des Grands de la NBA.

Il faut croire que le destin d'un James doit en masquer un autre.

Mais quel match, quelle émotion pendant cent minutes, intenables…

Beaucoup de jeu, des passes, des courses, initiées, il faut le préciser, par des trois-quarts du Racing très inspirés et en jambes en début de match.

13 points de retard après l’essai casquette conclu par Goosen, remontés avec courage avant la mi-temps par un groupé pénétrant sous lequel Lee tenait la barque et le ballon.

Rokocoko, seul, puis Fofana servi par Rougerie, une égalisation pour des prolongations éreintantes. De la sueur et des crampes. Une pénalité lointaine de Spedding et ce drop improbable de James.

2 minutes pour 6 points d’avance. Qui aurait pu croire... ?

Et pourtant... une succession de faits inimaginables vont réaliser l'impensable. Une pénal-touche manquée de James, un renvoi hasardeux de Rougerie, une touche ratée de Imhoff interceptée par Fofana qui aurait pu changer le cours de l'histoire, une passe aveugle de Rado et Kruger qui intercepte à son tour pour servir Imhoff, main-main, et en avant toute… vers l’essai de la gagne.

Carter ne tremblera pas - c'est un vrai champion du monde, lui - et enverra le Racing en finale à Barcelone. C'était sans doute écrit. Car il n'y a rien à dire sur le jeu, le mérite de cette équipe… qui s'offre sa deuxième finale, ironie du sort, comme Clermont l'année dernière.

Oublions la rancoeur et l'ironie, souhaitons leur un meilleur sort.

En tout cas, je ne dirais qu'une chose pour finir : Merci pour le spectacle !

 

Toulon – Montpellier    27 – 18         (en bref)

Le vrai Toulon est de retour !

Dans l’autre demi-finale qui s’est jouée le samedi soir à Rennes, Toulon a maitrisé son sujet, retrouvant sa force et ses armes pour venir à bout de n'importe quelle équipe.

Tuisova puis Nonu creuseront l’écart, aidés par le pied de Halfpenny dont le retour a été remarqué et a surtout fait un bien fou, rassurant les arrières de l'équipe.

2 bémols dans cette vitoire implacable : un relâchement à l’heure de jeu permettant à Mogg d’inscrire 2 essais pour Montpellier et un KO impressionnant de Nonu sur Tuitavaké, dans la foulée. Pas sûr que le centre champion du monde soit de la finale.

Mais ce qui l'est plus, c'est que pour la dernière de Laporte, les Varois partent à Barcelone favoris face à des Racingmen quelque peu émoussés.

On veut bien le croire après ces dernières semaines intenses de qualification.

 

 

En bref, les tests internationaux du week-end...

Argentine – France               30 – 19

Des jeunes Bleus plein de promesses !

On s’attendait à un premier test compliqué pour ces Bleus dont 6 d’entre eux honoraient leur première cape, dans la nuit de dimanche à lundi.

Avec les 4 clubs pourvoyeurs du XV de France en demi-finale, Guy Novès avait du piocher dans un vivier plutôt pauvre selon les médias.

Pourtant avec 7 Parisiens, 6 Bordelais, 2 Rochelais, un Agenais, un Briviste, un Grenoblois et un Oyonnaxien, en plus des 3 Toulousains (sur le banc), la sélection française a tenu la dragée haute à une équipe-type argentine, ne cédant qu’en fin de rencontre.

Durant 30 minutes, ce sont même les Bleus qui ont fait le jeu et qui auraient pu passer devant avant la pause si Plisson n’avait pas manqué 2 pénalités.

Mais les 2 essais des ailiers argentins, Tuculet et Montero, ont refroidi les ardeurs tricolores récompensées plus tard par un bel essai de Bonfils sur un groupé pénétrant.

Les entrées de Bézy, Trinh duc et Fickou après le troisième essai des Pumas (par Petti) insuffleront une belle fin de partie qui aurait mérité quelque chose.

Une défaite honorable donc et plein de promesses pour ces jeunes pousses.

Mais dès samedi matin, les autres nations confirmaient leurs premiers tests de la semaine passée.

Les All Blacks ont calmé rapidement les ardeurs galloises, tout comme les Sud-africains celles irlandaises.

L’Angleterre, elle, impressionne et reste invaincue depuis son élimination de sa Coupe du monde. Les Australiens en ont fait une deuxième fois les frais.

A noter les belle performances des Ecossais et des Italiens.

Nouvelle-Zélande – Pays de Galles              36 – 22

Australie – Angleterre                                   7 – 23

Japon – Ecosse                                               13 – 26

Afrique du sud – Irlande                               32 – 26

Etats-Unis – Italie                                          20 – 24

 

En deux mots, la semaine des Bleuets en Coupe du Monde...

France – Afrique du Sud                    31 – 40

Sans commentaire

Je n’ai rien vu mais il n’y a pas eu de surprise. Les Bleuets ont été éliminés en poule dans leur dernier match face à l’ogre sud-africain.

Il y a encore du travail pour rivaliser avec les plus grands.

 

La semaine prochaine…

Embarquement pour Barcelone !

En passant par Orly, départ jeudi pour un retour dimanche.

Parce qu’une finale au Camp Nou, même sans mes Jaunards, ça vaut le déplacement !

Quant au XV de France, son deuxième test en Argentine avec quelques cadres toulousains et castrais de retour devrait tenir toutes ses promesses.

 

A suivre vendredi 24 juin à 20h45, au Camp Nou, sur Canal+ :

  • Racing 92 – Toulon.

 

A suivre également samedi 25 juin, les tests internationaux. On prend les mêmes et on recommence :

  • Argentine – France (20h10)
  • Nouvelle-Zélande – Pays de Galles (9h35)
  • Australie – Angleterre (12h)
  • Japon – Ecosse (12h20)
  • Afrique du Sud – Irlande (17h)

Et dimanche, enfin :

  • Canada – Italie (18h)

 

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13 juin 2016

Les brèves d'Ovalie - Edition n°224

Mal barrés !

TOP 14... Barrages                           Racing 92 – Toulouse    21 – 16
                                        Montpellier
 – Castres    28 – 9       

Racing Toulouse 2016

Vivement les vacances !

A Colombes comme à Montpellier, les barrages nous ont offert un spectacle navrant parsemé de quelques éclats, bien trop rares pour rassasier un appétit de jeu comme le mien.

Si les acteurs de ce premier acte des phases finales ont été avares de belles envolées ou d’actions de rugby dignes de ce nom, je ne vois pas pourquoi je serais plus généreux avec cette brève que je compte bien bâcler moi aussi à coups de pied-de-nez d’occupation de cette page ou alors juste botter en touche par du grand n’importe quoi.

Dans un amphithéâtre, dans un amphithéâtre, dans un amphithéâtre

Fi ! théâtre fi ! théâtre fi ! théâtre tsouin tsouin !

Y avait un mec doué (ter) mec doué (ter) tsouin tsouin

Qui s’sentait fort au pied (ter) fort au pied (ter) tsouin tsouin

Ce mec doué tapait (ter) il tapait (ter) tsouin tsouin

A la fin on baillait (ter) on ballait (ter) tsouin tsouin

Ah c’qu’on s’emmerde ici ! (ter) merde ici (ter) tsouin tsouin !

A Colombes comme à Montpellier, on n'a vu que des buteurs maison s’illustrer et enquiller les points quand les visiteurs trop timorés préféraient s’exposer à la faute plutôt qu’à un jeu débridé qui aurait pu pourtant sortir vainqueur.

Un essai vain pour le Stade Toulousain, trois essais en trompe l’œil pour les Montpelliérains... Pas de quoi tromper un œil d’expert comme le mien.

Car si les sud-af héraultais ont su déjouer la roublardise de leur 'compatriote français' Kockott, très mal inspiré tout le match, l’ensemble des interprètes du second barrage dans l’Altrad Stadium se sont adonnés à des jeux de mains vilains à tour de rôles et à tour de bras. Lamentable !

Et que dire du sketch de la règle de carence, traduite à distance à un Jack White qui feignait de ne pas comprendre. Dix minutes d’arrêt dans une arène où le rugby s’était déjà fait la malle depuis belle lurette. Pitoyable !

Trois essais oui, mais seul le premier de Nagusa concluait une entame parfaite des locaux qui laissait présager un beau match… Et puis après plus rien… Les deux autres franchissements de la ligne d’en-but en seconde période par Willemse et Spies furent plus anecdotiques que construits, le dernier laissant les Tarnais sur place, tellement ils étaient sortis du match sans jamais y être entré. Frustrant !

Les Castrais comme les Toulousains, ont eu les occasions de briller et de conclure. Mais ils n’y ont pas assez cru pour renverser un destin qu’ils s’étaient écrit à l’avance. 

Bref, on s’est emmerdé grave samedi soir et dimanche après-midi au point de se demander si Clermont et Toulon parviendront à rehausser le niveau à Rennes ou bien s’il ne vaudrait pas mieux au fond que les joueurs partent en vacances à la fin de la phase régulière.

Parce que quand on voit ce qu’ont fait les internationaux britanniques en tournées dans l’hémisphère sud, ça donne vraiment envie de partir et laisser le TOP 14 à sa misère.

Déjà samedi devant ma télé, j'entonnais :

Ah les jolies colonies de vacances, merci Anglais, merci Gallois !

 

En bref, les tests internationaux du week-end...

Nouvelle-Zélande – Pays de Galles               39 – 21

Plaisir et sensations !

Les champions du monde ont eu du fil à retordre et le fil du match à remettre droit face à des Gallois entreprenants et plein d’allant qui leur ont tenu la dragée haute pendant près d’une heure.

Et puis, la flamboyance des ailiers All Blacks (Savéa, Naholo), l’exemplarité de leur nouveau capitaine (Read) ont répondu avec la manière aux deux essais de Faletau et Webb.

5 essais à 2 dans un match enlevé et spectaculaire. Au réveil d’un samedi rugbystique chargé, ça vous met l’eau à la bouche avant que notre TOP14 gâche notre joie dans la foulée.

Mais heureusement il nous reste les images de ce rugby-là… Et à les revoir encore et encore à la mi-temps de chaque barrage, on ne s’en lasse pas. On se croirait revenu à la dernière Coupe du monde.

Un vrai régal !

 

Les Anglais, les Irlandais et même les Italiens en Argentine ont aussi fait trembler le Sud, renversant les deux équipes locales pour les deux premiers. Bravo !

Australie – Angleterre                                  28 – 39

Afrique du sud – Irlande                               20 – 26

Argentine – Italie                                          30 – 24

 

En bref, la semaine des Bleuets en Coupe du Monde...

France – Argentine                15 – 24

France – Japon                       46 – 14

Le droit d’y croire...

Les moins de 20 ans, dans leur Coupe du monde, ont réagi avec force samedi à Manchester face à des Japonais bien moins dangereux que les Argentins du match inaugural.

Si les 7 essais inscrits pourraient nous rassurer, la manière peut nous laisser des doutes. Les Bleuets ne semblent pas au mieux de leur forme et de leurs performances pour arriver à battre mercredi prochain les Sud-Africains.

Une victoire qui pourrait leur faire espérer une place en demi-finale. On a le droit d’y croire avec eux, mais pour y parvenir il va falloir hausser le niveau de jeu.

 

La semaine prochaine…

De Rennes à Buenos aires…

Une partie du XV de France s’est envolée vendredi dernier pour l’Argentine. D’autres devraient suivre, Toulousains et Castrais forcément.

Deux matches tests les y attendent, les 19 et 25 juin prochains, pendant que les ténors du TOP14 concluront la phase finale, à Rennes puis à Barcelone.

 

A suivre vendredi 17 juin à 20h45, à Rennes, sur Canal+ :

  • Clermont – Racing 92 : place aux stratèges.

Puis samedi 18 juin à 20h45, toujours à Rennes et sur Canal+ :

  • Toulon – Montpellier : en force !

 

A suivre également samedi 18 juin, les principaux test-matches internationaux :

  • Nouvelle-Zélande – Pays de Galles (9h35)
  • Australie – Angleterre (12h)
  • Japon – Ecosse (12h20)
  • Afrique du Sud – Irlande (17h)
  • Etats-Unis – Italie (3h du matin)

Puis dimanche 19 juin à 23h10, à Buenos Aires, sur Canal+ : 

  • Argentine – France : Place à la jeunesse !

 

Posté par NewZeland2011 à 11:38 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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