L E S B R E V E S D O V A L I E . C O M - l'Hebdo du Rugby par Antonio -

11 juillet 2017

TOP 7 : le jeu de pronos du TOP 14 !

La nouvelle saison 2017-2018 est ouverte !

Copyright © 2014 

TOP7

TOP 7, c'est LE JEU de pronos du TOP 14... 

mais c'est d'abord

un jeu d'équipe entre potes !

 

 

 Le jeu est ouvert à tous sur www.topseven.fr !

  

Le but du jeu  

  • Remporter le TOP 14 en sélectionnant à chaque journée la bonne équipe !
    Celle qui vous fera empocher le maximum de points.

 

Les règles

  • Le jeu se compose de 7 joueurs obligatoirement.   (autant que de rencontres dans une journée de championnat) 
  • A chaque journée, chacun choisit* une équipe dans un des matchs qui lui sont proposés et empochera le nombre de points obtenus par celle-ci à l'issue de ce match.
  • Le classement des 7 joueurs (du moins bien au mieux classé) permet de définir l'ordre des sélections des matchs de la journée suivante.

En cas d'égalité, le nombre de matchs gagnés puis de victoires à l'extérieurd'équipes utilisées et de matchs nuls
ainsi que le goal-average serviront à départager (dans cet ordre) !
(L'ordre d'inscription** du joueur dans son équipe interviendra en dernier recours, comme lors de la première journée)

  • A l'issue de la saison régulière, les 6 premiers du classement participeront à la phase finale en s'affrontant 2 à 2 selon leurs rangs et le même principe qu'en TOP14 (des barrages jusqu'à la finale), mais où seul ici le mieux classé aura le privilège de choisir son équipe.
  • Soit, en 3 étapes : 
  1. Pour les barrages : Les joueurs classés 3ème et 4ème à la fin de la saison régulière auront le privilège de choisir leurs équipes dans les matchs correspondant à leurs rangs quand leurs adversaires classés respectivement 6ème et 5ème devront miser par défaut sur les équipes restantes.
    -> Les deux joueurs avec les équipes gagnantes se qualifieront pour les demi-finales.
  2. Pour les 1/2 finales : Les joueurs classés 1er et 2ème à la fin de la saison régulière auront le privilège de choisir leurs équipes dans les demies correspondant à leurs rangs quand leurs adversaires issus des barrages précédents (respectivement vainqueurs 4è/5è puis 3è/6è) devront miser par défaut sur les équipes restantes.
    -> Les deux joueurs avec les équipes gagnantes se qualifieront pour la finale.
  3. Pour la finale : Parmi les deux joueurs qualifiés, le mieux classé à la fin de la saison régulière aura le privilège de choisir son équipe quand son adversaire moins bien classé devra miser par défaut sur l'équipe restante.
    -> Le joueur avec l'équipe gagnante remportera le championnat.

 

 (*) Chacun devra attendre, 

  • soit que tous ses prédécesseurs aient fait leurs choix
  • soit que la date/heure indiquée en face de son nom arrive à échéance, 

 Auquel second cas, les privilégiés retardataires feront leurs choix avec ce qu’il restera, et ce jusqu’au jeudi soir.

   
 (**) A noter que la date de validation d'inscription du capitaine est enregistrée avec un handicap de 24 heures.

 

Vous voulez jouer ? ... Alors créez dès maintenant votre équipe sur TOPSEVEN.FR ! 

TOP7 - nouvelle saison

 

      

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18 juin 2017

Les brèves d'Ovalie - Edition n°270

Tout Penaud !

TEST MATCH... Tournée d'été (2)             Afrique du Sud – France            37 – 15

Damian Penaud, première sélection Majuscule !

S’il ne doit en rester qu’un…

Le combat, le combat, le combat… tous n’avaient que ce mot-là à la bouche durant la semaine, à commencer par le capitaine, Guirado, chef des marteaux-piqueurs de cette équipe de France en travaux.

À croire que le rugby serait devenu comme la lutte, le judo, le karaté ou la boxe où le seul but serait d’immobiliser le jeu et faire mal à l’adversaire. Seulement à ce sport-là, les Springboks ont plusieurs longueurs d’avance sur le reste du monde, même si le TOP 14 ne cesse de les copier en recrutant des sud-africains à gogo, tels les Vermeulen, Habana et autres clones de Du Plessis ou Van der Merwe, en veux-tu en voilà.

Samedi en fin d’après-midi, à Durban, on a cru assister à un match de TOP 14 avec Montpellier qui recevait Toulouse, ce dernier entrainé par Guy Novès. Et la prestation de notre XV de France n’était pas loin de celle des Toulousains, 12èmes de notre championnat, loin de leur niveau, à se cacher derrière des machines à combattre toute initiative de jeu.

Le combat, le combat, le combat… il n’y a que ça de vrai !

Alors nos Coqs ont enfilé leurs bleus de combat et sont allés au casse-pipe, une nouvelle fois, têtes baissées avant, pendant et après le match.

Un seul a relevé la tête et le défi du jeu, de l’évitement, de la passe après contact… Un seul a crevé l’écran, passé la défense jusqu’à l’en-but par deux fois, et a été décisif sur les deux seuls essais français… Un seul a été fringant et créatif au milieu de ces ternes tricolores...

Damian Penaud !

Tout a commencé dès la 3ème minute quand, sur une entame parfaite des Bleus, le clermontois offrait la balle d’essai à Spedding après une séquence offensive somptueuse relayée par toute la ligne de trois-quarts française.

Ça ne pouvait pas mieux démarrer ! Comme ça ne pouvait pas pire se poursuivre.

Quoi vous dire ?

Qu’à exploser Huget puis Mohoje, sortis commotionnés sans retour possible dès le premier quart d’heure, a sans doute régalé les amateurs de catch ou de boxe et fait rentrer Picamoles dans la légende des gladiateurs. Sauf que notre huit international sortira, lui aussi, cinq minutes plus tard.

Qu’à regarder ces Springboks jouer avec les limites du hors-jeu et des plaquages illicites, pour casser toutes les tentatives de sorties de ballons propres, l’arbitrage sud-hémisphérique n’en sort pas grandi. Et je ne parle pas de mêlées (bah si, c'est fait).

Qu’à regarder ces Bleus s’embourber en pick-and-go dans des phases de jeu interminables pour gagner quelques mètres et en perdre autant que d’énergie pour pas un rond, montre toute l’impuissance et le manque de créativité de leur ouvreur, particulièrement mou.

La relance hasardeuse de Trinh Duc est à l’image de son incapacité à faire jouer autour de lui et à lire le jeu, contrairement à Kolisi, auteur de l’interception, omniprésent.

Les Springboks n’en demandaient pas tant pour se mettre en confiance, déjà, après l’essai d’école conclu par Serfontein.

Les Français étaient déjà menés 23-7 à la pause. La seconde période sera juste stérile et ne mérite pas que j’en rajoute. La main sur le ballon durant plus de trente minutes, les Bleus n’en n’ont rien fait. Tout simplement.

Seul Penaud semblait décidé à jouer, balle en main et a passé la défense, ce qu’il réussira deux fois, pour un essai refusé. Pour le reste, allez demander au capitaine Guirado, moi je ne veux plus combattre dans ces brèves au sujet de notre désaccord sur la conception du rugby et me mêler à ses propos qui ne tiennent pas debout.

Si les Bleus ont bien combattu, ils ont au finale bien été battus, encore une fois !

Avec du mieux, nous dit Guy Novès… Heu, oui… un point de mieux et surtout un poids de taille, avec cette première sélection Majuscule de Damian Penaud.

Pour le reste, je vous suggère tous de rentrer à la maison, la semaine prochaine sera sans doute le match de trop, celui qui offrira l’occasion à Laporte d’installer, sur un plateau, un nouveau sélectionneur… déjà à la porte. Je veux parler d’Ibanez, bien sûr.

  

Les résultats des autres matches, ce week-end

  • Tonga – Pays de Galles                 6-24
  • Nouvelle-Zélande – Samoa          78-0    (le carton du week-end)
  • Fidji – Italie                                  22-19
  • Australie – Écosse                         19-24  (la sensation du week-end)
  • Japon – Irlande                            22-50
  • Argentine – Angleterre                 25-35
  • Canada – Roumanie                     9-25
  • États-Unis – Géorgie                     17-21

Suite de la tournée des Lions britanniques et irlandais

  • Highlanders – Lions                     23-22    (mardi)
  • Maoris Néo-Z – Lions                    10-32    (samedi)

2 victoires et 2 défaites avant d’affronter les Chiefs (mardi 20/6)
puis les All-Black, 3 fois, les samedis 24/6, 1/7 et 8/7.

 

Coupe du monde des U20 … finale

Mardi 13 juin, demi-finales :     Nouvelle-Zélande – France                     39 – 26

                                                Angleterre – Afrique du Sud                   24 – 22

Dimanche 18 juin, finale :       Nouvelle-Zélande Angleterre    64 – 17  

                    3ème place :         France – Afrique du Sud                        15 – 37 

Tous les résultats >>          

Au pied du podium

Après une remarquable et remarquée demi-finale contre les All-Black (les Bleuets sont revenus à 10 points avec 4 essais somptueux après un 36-0), nos jeunes Tricolores ont sombré face aux Springboks (qu'ils avaient réussi à neutraliser dans leur poule, 23-23). Les Bleuets avaient pourtant mené à la pause (8-7, un essai partout dont un de Mauvaka) avant de craquer en seconde période, encaissant 4 essais de plus pour un seul nouveau marqué (en fin de match par Couilloud).

Et sur le même score que les grands Bleus, la veille... dingue !

Ils terminent néanmoins à une honorable quatrième place dans une coupe du monde réussie. Bravo les petits !

 

La finale a sacré logiquement les babies All-blacks qui ont mis une belle raclée aux petits Anglais.

Classement final : 1-Nouvelle-Zélande   2-Angleterre   3-Afrique du Sud   4-France

             5-Écosse   6-Australie   7-Pays de Galles   8-Italie   9-Irlande   10-Géorgie   11-Argentine   12-Samoa

 

Et pendant ce temps-là les Baabaas…

Les Barbarians français ont également été battus par l’équipe A d’Afrique du Sud, 36-28, vendredi dernier. 

Décidément, les Sud-Africains étaient notre bête noire de juin. 

Malgré une belle prestation des coéquipiers de Michalak, avec 4 essais (Lesgourgues, Michalak et doublé de Belleau), les Baabaas se sont incliné dans le dernier quart d’heure en encaissant deux essais de plus.

  

La semaine prochaine…

Je reste en France !

Cette comédie de l’été a assez duré… Samedi prochain j’éteindrai mon poste et n’assisterait pas au dernier acte de cette mascarade.

Rentrez chez vous, petits Coqs exploités dans cette batterie de tests, aux conditions inhumaines, après une saison TROP intense pour vos organismes. Partez en vacances !

Pour ma part, je vous retrouve au mois d’août pour repartir sur des bonnes bases… rugbystiques.

Et qui sait, avec un nouveau sélectionneur, ce qui finira de démontrer la préméditation de notre président de fédé à virer tout ce qui se rapproche de près ou de loin de l'ancien président, Camou. Je tiens le pari, à mon grand désarroi. Bernie est un grand dingue, je vous le dis !

Bonnes vacances !

 

Et si vous insistez, vous pouvez toujours allumer votre télé et suivre samedi 24 juin :

  • Fidji – Écosse, 4h30
  • Australie – Italie, 7h
  • Japon – Irlande, 7h40
  • Samoa – Pays de Galles, 7h30
  • Nouvelle-Zélande – Lions Britanniques, 9h35
  • Afrique du Sud – France, 17h
  • Argentine – Géorgie, 21h15

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11 juin 2017

Les brèves d'Ovalie - Edition n°269

Ces Bleus qu'ont des tests...

TEST MATCH... Tournée d'été (1)             Afrique du Sud – France            37 – 14

Picamoles, impuissant face à la tenaille sud-af!

Liquidation totale !

La tournée d’été, c’est un peu les soldes du rugby français qui présente sa fin de collection pour des sélections de marque au rabais avec un niveau de jeu taillé souvent trop grand. Mais peu importe…

Une promo sur les Springboks,
ça ne se manque pas !

Sauf le match, bien sûr. Car il ne devait rien rester sur le pré, à Pretoria, ce samedi après-midi. Tout devait disparaître !

Le jeu fluide et les automatismes mis en place par Novès et son staff lors du dernier tournoi, la défense, la conquête, la discipline. Tout !

Et tout est parti en moins d’une demi-heure !

Les Bleus se sont jeté sur les tuniques sud-africaines sans regarder la qualité de chaque ballon qu’ils touchaient. Peu fringants, ils ont brillé par leur indiscipline, les plaquages manqués, les impacts subis, les fautes de main à répétition, le manque d’inspiration et de réussite au pied.

Une seule action à la 25ème minute nous a tenu en haleine (de qualité) sur quelques temps de jeu, à deux mètres de l’en-but sud-africain. Mais Plisson gâchait cette seule occasion d’essai par une passe au pied hasardeuse qui n’aboutira nulle part.

Puis les petits gars naïfs de Guy Novès sont passés à la caisse, les bras chargés de pénalités de la marque Jantjies et d’un essai signé Kriel.

« Ça vous fera 13 zéro, s’il vous plaît ! »

Une affaire, quand on voit la possession des locaux sur la première période. Il faudra une action lumineuse de Huget et un rebond favorable pour que Chavancy remette les siens dans la partie, juste avant la pause. La mi-temps se soldait par un 16-7 heureux, après une nouvelle réalisation de l’ouvreur springbok Jantjies, excellent distributeur des actions sud-africaines.

En seconde période, on a cru que les Bleus allaient enfin ouvrir les yeux et leur jeu quand, sept minutes après le retour des vestiaires, Serin remplaçait Machenaud et allait remettre nos Bleus sur la voie de la révolte.

Les trois-quarts français, bien servis et bien en jambes, accéléraient enfin et offraient, dix minutes plus tard, l’occasion au demi-de-mêlée bordelais de tromper la défense adverse sur sa ligne, feintant une passe pour marquer tout seul. Fabuleuse roublardise ! La transformation de Plisson mettait alors le XV de France à deux points des Springboks (16-14).

C’était sûr, ça allait être une bonne affaire cette sélection en promo !

Sauf qu’à l’heure de jouer pour passer devant, le jeu français allait se déchirer sur un mauvais geste, une mauvaise idée de Dulin qui, pris par surprise sur un coup de pied rasant de Jantjies jusque dans l’en-but tricolore, sortait volontairement le ballon de la main, empêchant Skosan d’inscrire le deuxième essai local, imparable.

L’arbitre accordait logiquement un essai de pénalité avec la double peine du carton jaune qui déstabilisera l’équipe de France sur la touche suivante dans son camp. Le demi de mêlée, Cronje, en fond de touche surprenant tout le monde pour aller marquer tout seul sans opposition et alourdir la note du XV de France (28-14).

La fin de match ne sera qu’humiliation d’un côté, impuissance de l’autre, Serfontein ajoutant un quatrième essai dans ce qui aurait dû être un match serré et qui est devenu un festival inespéré. Parce que cette équipe des Springboks était, certes, séduisante, mais en rien insurmontable ou impressionnante. Seulement côté tricolore...

il n’y avait plus rien en stock dans tous les rayons de jeu !

Les Bleus ont montré des lacunes physiques et mentales pour revenir quand ils le pouvaient en seconde période. Mais comment s’en étonner, après une saison aussi harassante et une finale intense, il y a à peine six jours, qui privait le XV de France des finalistes avec des joueurs cadres qui ont fait cruellement défaut comme Guirado, Iturria ou Lopez.

Cette tournée d’été est chaque saison une mascarade, à moins qu’elle ne soit le prétexte de faire le ménage dans ce groupe France... pour une liquidation définitive de certains joueurs (Maestri, Atonio, Machenaud...), voire peut-être même du sélectionneur et de son staff.

  

Les résultats des autres matches ce week-end

  • Australie – Fidji                     37-14
  • Japon – Roumanie                  33-21
  • Italie – Écosse                       13-34
  • Argentine – Angleterre           34-38     (un match épique paraît-il)
  • Etats-Unis – Irlande               19-55
  • Canada – Géorgie                   0-13

La tournée des Lions britanniques et irlandais

  • Auckland Blues – Lions     22-16   (mercredi)
  • Crusaders – Lions                3-12   (samedi)

à venir 3 chocs contre les Highlanders (mardi 13/6), les Maoris Néo-Zélandais (samedi 17/6) et les Chiefs (mardi 20/6)

avant les 3 tests-matches contre les All-Black, les samedis 24/6, 1/7 et 8/7.

 

Coupe du monde des U20 … Poule C

Jeudi 8 juin :        France – Géorgie                          54 – 0

                           Argentine – Afrique du Sud         14 – 72

Tous les résultats >>

Une demie heureuse !

Les Bleuets ont livré le match attendu face à une modeste équipe géorgienne. Ils n’ont laissé aucune chance, pas plus que de point, aux hôtes de cette coupe du monde, écrasés 8 essais à rien, par Couilloud (3), Boniface (6), Mauvaka (12), Jalibert (37), Decron (49), Tolofua (53) et Roumat (65).

Les Bleuets restent invaincus mais deuxièmes, un point derrière les Sud-Afs qui ont atomisé les Pumas. Ils sont néanmoins qualifiés pour les demi-finales en tant que meilleurs deuxièmes devant l’Irlande et l’Australie, battue sur le fil par l’Angleterre (20-19). Les Français rencontreront les All-Blacks pour un défi de taille.

Classements finaux par poule (qualifiés en gras, points entre parenthèses) :

Poule A : Angleterre (14), Australie (10), Pays de Galles (6) et Samoa (1)
Poule B : Nouvelle-Zélande (15), Ecosse (9), Italie (6) et Irlande (2)
Poule C : Afrique du Sud (12), France (11), Argentine (6) et Géorgie (0)

 

Au programme des demi-finales, le mardi 13 juin :

  • Angleterre – Afrique du Sud   (16h)
  • Nouvelle-Zélande – France   (18h30)

Finale, le dimanche 18 juin (16h).

 

La semaine prochaine…

La fessée continue…

Après une belle première claque sur le jeu gauche de ce XV de France, on espère ne pas en prendre une seconde sur le jeu adroit des titulaires de retour.

Sinon il y a toujours le second test entre les Pumas et le XV de la Rose pour nous tenir en haleine, ou encore l’opposition entre Wallabies et Calédoniens pour nous fairerevivre le quart de finale de la dernière coupe du monde.

A suivre samedi 17 juin :

  • Fidji – Italie, 4h30
  • Australie – Écosse, 7h
  • Japon – Irlande, 7h
  • Tonga – Pays de Galles, 7h30
  • Afrique du Sud – France, 17h
  • Argentine – Angleterre, 21h15
  • Canada – Roumanie, 23h
  • Etats-Unis – Géorgie, 1h (dimanche)

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08 juin 2017

Champions Cup - Saison 2017-2018

À tirage de revanches !

Ce jeudi 8 juin, le tirage au sort des poules de la Champions Cup a livré son verdict :

Tableau Champions Cup 2017-18

Deux équipes françaises auront l'occasion de saisir leur revanche face à leurs bourreaux de poule ou de finale.

C'est d'abord le cas du Racing qui pourra faire meilleure figure et remettre les pendules à l'heure face au Munster dans une poule très relevée avec un Castres Olympique qui aura aussi une carte à jouer. 

C'est ensuite le cas de Clermont, malheureux finaliste, qui pourra en découdre à nouveau face au champion en titre, et se permettre (qui sait) de l'éliminer des phases finales, comme il avait su faire avec le Leinster, à une autre époque. Mais que cette poule fait peur avec la présence des Saints et des Ospreys. Tout sauf une partie de plaisir !

Autre mals tombés, Montpellier et La Rochelle, qui auront droit à la crème du rugby outre-Manche dont ils pourraient faire une indigestion de poule au (pas de) pot.

Quant à Toulon, la voie semble royale, avec la seule équipe italienne de la compétition... difficile de faire plus facile !

 

Du côté de la Challenge Cup, ça promet aussi, voyez par vous-même :

Tableau Challenge 2017-18

 

Cette année les finales auront lieu en Espagne,

les 11 et 12 mai 2018

dans le stade tout neuf de l'Athletic Club de Bilbao.

 

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05 juin 2017

Les brèves d'Ovalie - Edition n°268

La fin de non recevoir

TOP 14... Finale                                       Clermont – Toulon            22 – 16

Un deuxième titre pour Clermont, enfin !

7 ans de malheur… 

C’est ce qu’a subi l’ASM Clermont-Auvergne après avoir brisé le miroir d’une malédiction en 2010 en décrochant son premier titre.

7 ans à proposer un jeu flamboyant, 7 ans à côtoyer les sommets du haut-niveau, 7 ans à disputer des finales (3 en coupe d’Europe, en 2013, 2015 et 2017, une en TOP 14, en 2015) sans nouveau titre en retour, des clubs mieux intentionnés lui refermant la porte au nez.

7 ans à pleurer sur ces petits riens qui changeaient tout, un point, un mental ou encore une décision arbitrale, pour se voir adresser à chaque fois une fin de non-recevoir.

7 ans de malheur qui sont désormais derrière le club auvergnat qui a su, cette fois, regarder son destin dans une glace sans briser l’image du titre qui se reflétait à travers une saison aux traits presque parfaits.

Car, « ce n’est pas rien, un titre en soi », disait la chanson, il récompense ces temps d’efforts et brûle à la manière d’un feu de joie dans l’âme de tout un public qui n’a jamais abandonné le combat en tribunes, jusqu’à son dernier souffle dimanche soir au Stade de France.

« Ici, ici, c’est Montferrrand ! »

Pouvait-on entendre dans les travées sud de l’antre dionysien où j’avais pris place avec quelques amis. Des clameurs qui allaient rythmer un match intense et rimer tantôt avec enthousiasme, tantôt avec peur.

Une finale inédite entre Clermont et Toulon, leur 13ème chacun. Mais la 7ème pour Clermont, depuis 20 ans que le rugby est professionnel, la 4ème pour Toulon, avec un seul titre chacun (respectivement 2010 et 2014).

Une finale donc pour un second sacre (de l’ère pro) après en avoir perdu chacun une (l’an dernier pour Toulon, contre le Racing, et l’année d’avant pour Clermont, contre le Stade Français).

Une finale, enfin, entre le beau jeu du large-large et le jeu bête du rouleau-compresseur. Une finale en deux temps, deux périodes aussi différentes l’une que l’autre, mais avec un dénominateur commun.

Ça allait taper fort encore !

Ça démarrait fort, tout d’abord. Avec Clermont et son jeu total. Une première demi-heure tambours battants de ses trois-quarts et de ses bandas en tribune jaune et bleu.

« Montferrand, Montferrandais ! Montferrand, allez allez ! »

Dès les premières minutes, une première séquence clermontoise échouait à deux mètres de la ligne d'en-but toulonnaise sur un en-avant de Chouly, plutôt malheureux. L’ASM dominait le RCT en conquête et obtenait très vite une première occasion d’inscrire trois points par Parra qui sera exceptionnel au pied, mais pas que.

Les coéquipiers de Guirado tentaient cependant de répondre à l’emballement des Jaunards. Seulement à la dixième minute, sur une récupération de Abendanon, Penaud, époustouflant en première période, opérait une relance de plus de 80 mètres en éliminant trois adversaires avant de servir Raka dont les appuis dévastateurs mystifiaient Tuisova pour le premier essai de la partie que Parra transformait.

Au bout de vingt minutes, le demi de mêlée auvergnat ajoutait trois points suite à une nouvelle faute de Kruger pour mener 13 à rien. À cet instant, on pouvait croire à la débâcle des Rouge et Noir.

D’autant que l’essai du KO n’était pas loin.

Deux minutes plus tard, lors d’une énième offensive magnifiquement menée par la jeune garde clermontoise, Penaud et Iturria initiaient une balle d'essai que le vieux Zirak gâchait par une faute de main. Tout un symbole.

Puis à la 30ème minute, le match allait basculer avec une succession d’événements qui allaient mettre les Clermontois dans la difficulté. Car les Toulonnais tapaient fort pour tuer toute action dans l’œuf du jeu clermontois.

Timani sortait pour un protocole commotion et ne reviendra jamais, remplacé par Jedrasiak. Les chocs successifs perpétrés par Bastaraud, Van Der Merwe ou encore Nonu sur la défense clermontoise, d’une violence rare, coûtaient cher. Les fautes de Fritz Lee aussi. Une première, trois points de Belleau, une seconde, un carton jaune pour une cravate sur O’Connor, plus spectaculaire que méchante, comparée aux raffuts varois impressionnants, bras et épaules en avant.

Toulon profitait alors de sa supériorité numérique pour enchainer des séquences de jeu intenses avec un Nonu, énorme de puissance, et implacable. Sur un gros travail du centre All-Black Tuisova héritait d’un ballon sur son aile pour inscrire le premier essai du RCT qui revenait dans le match après la transformation de Belleau (13-10).

Heureusement pour Clermont, sa mêlée offrait une nouvelle pénalité à Parra qui ne se privait pas de creuser l’écart sur la sirène (16-10).

Le second acte présenta une toute autre physionomie, toujours plus physique et plus violent encore, à l’avantage des Toulonnais qui allaient durcir le jeu et mettre à mal la défense clermontoise par des pilonnages âpres.

Un nouveau choc frontal de Nonu sur Iturria allait renvoyer le jeune seconde-ligne aux vestiaires, déstabilisant la conquête auvergnate, en touche notamment. Il ne restait que Yato pour dépanner à ce poste.

La nervosité du capitaine clermontois, Chouly, fut à l’image de la seconde période, tendue et donnant autant d’opportunités à Belleau de punir l’indiscipline des Jaunards. Heureusement pour ces derniers, l’ouvreur toulonnais (qui n'aura pas su faire oublier l'absence préjudiciable de Halfpenny) trouvera deux fois le poteau sur trois tentatives quand Parra réussissait à maintenir l’écart de six points (19-13) après une belle percée de Raka dont l’en-avant volontaire de Nonu (non sanctionné de carton) annihilait l’action clermontoise.

Le jeu devenait haché (pour ne pas dire à chier) tant les fautes de main et les mêlées cassaient le rythme qui semblait convenir à Monsieur Poite, au ralenti. Pendant ce temps les Toulonnais pilou-pilonnaient sans grande inspiration mais avec de l’avancée.

Clermont semblait très éprouvé et pas loin de céder quand, à dix minutes du terme, Trinh Duc réduisait l’écart (19-16) suite à une nouvelle mêlée gagnée par son pack. Mais Lee et Parra répondaient présent au contest dans les rucks et le demi de mêlée auvergnat s’offrait même une pénalité pour reprendre ses 6 points d’avance (22-16).

Les cinq dernières minutes furent intenses et stressantes, tant les Toulonnais avaient la main sur le ballon. Mais elles furent aussi rageantes tant, encore, les sanctions n’étaient une fois de plus pas équitables, lorsque Gorgodze venait donner un coup délibéré dans un maul maintenu par les Clermontois. Pas de carton, juste une pénalité. De quoi s’interroger, comme si on autorisait ce jeu violent à s’installer en finale et s’emparer du titre. Navrant.

Mais heureusement, Parra allait encore sauver les siens. Avec beaucoup de détermination, tel un chien enragé cherchant à se saisir d’un os, il se jetait sur tous les mauls pour mettre la main sur le ballon et réussit à obtenir la pénalité de la gagne.

Bravo Champion !

Comme en 2010, Morgan a sonné la révolte et offert à son équipe le deuxième titre de son histoire. Mais que ça a été dur d’aller chercher ce bouclier, sept ans après.

Le rugby du beau jeu a gagné, il est heureux. Mais le rugby méchant qui fait mal, a encore la part belle dans notre championnat où l’on a encore compté un trop grand nombre de protocoles commotion demandés par le médecin dans une seule rencontre (cinq ou six), comme en demi-finale et en barrage, quand on joue contre Toulon.

Qu’attend on pour se mettre autour d'une table et changer les choses ?

Et d’entendre le futur entraineur varois se réjouir à l’antenne* du rugby pratiqué par ses futurs joueurs, ça fait peur.

(*) avant d’écrire cette brève j’ai revu le match en replay pour ne pas rester que sur des impressions de tribune où il faut le reconnaître, on ne voit pas grand chose. On ressent surtout. Et comment !

Ainsi s’achevait dans l’euphorie de toute une région cette 118ème édition du championnat de France. Une 9ème défaite en finale pour les Toulonnais qui ne sont qu’à deux longueurs de faire aussi bien que les Clermontois, eux-mêmes plus qu’à deux titres des Toulonnais.

Autant dire que ces deux équipes-là n’ont pas fini de se courir après et de ravir, encore leurs publics et des titres.

  

Coupe du monde des U20 … Poule C

Mercredi 31 mai :        France – Afrique du Sud       23 – 23

                                   Argentine – Géorgie             37 – 26

Dimanche 4 juin :        France – Argentine               26 – 25

                                   Afrique du Sud – Géorgie     38 – 14

Sur le fil… mais pas rasoir

Dans sa poule, la France a bien démarré sa Coupe du monde en Géorgie en concédant un nul à la dernière minute face aux Springboks et en allant chercher une courte victoire face aux très joueurs Pumas dans une rencontre très enlevée. Voir le résumé ici >>

Les Bleuets sont à un point derrière les Sud-afs, à hauteur des Pumas.

Prochaines rencontres jeudi 8 juin avec France-Géorgie et un Argentine-Afrique du Sud aux airs de quart de finale.

Les autres poules :

Poule A : Angleterre, Australie, Pays de Galles et Samoa
Poule B : Irlande, Nouvelle-Zélande, Ecosse et Italie.

Demi-finales le mardi 13 juin / Finale le dimanche 18 juin.

 

La semaine prochaine…

Direction l’Afrique du Sud !

Les Bleus reprennent du service pour une tournée de trois semaines dans l’hémisphère sud avec un renouvellement conséquent du groupe qui devra se priver de nombreux internationaux, notamment clermontois comme Lopez, Chouly, Iturria et Lamérat.

L’occasion de revoir Plisson, Trinh Duc, Jedrasiak et d’intégrer des jeunes comme Penaud, Rattez et Jelonch.

Une tournée qui portera bien son nom de test-matchs face à des Springboks qui ont besoin de se rassurer avant le Four Nations.

A suivre samedi 10 juin :

  • Australie – Fidji, 7h
  • Japon – Roumanie, 7h40
  • Italie – Écosse, 16h
  • Afrique du Sud – France, 17h
  • Argentine – Angleterre, 21h
  • États-Unis – Irlande, 22h
  • Canada – Géorgie, 22h

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29 mai 2017

Il est à toi d'être champion... à juste titre !

L'Auvergnat, cette chanson elle est pour toi !

Deux supporters parisiens se prêtent au jeu

De cette parodie

Histoire de forcer le destin des Jaune et Bleu

Aux portes du paradis

Stéph et Pierre, chanteurs vedettes au "Petit Bistrot" de Montereau (77)
reprennent la parodie écrite par moi-même sur la chanson de Brassens.

 

Vous aussi, reprenez en choeur cette parodie !

Partout en France, dans votre voiture, le métro, le tram, la rue ou dans votre salle de bain

Accompagnés de bandas, d'instrumentistes de passage ou même sans musiciens

Comme un hymne que l'on entonnera jusqu'au Stade de France

Et qui conduira les Jaunards au sacre éternel.

Parce que quoi, il n'est pas question d'attendre cent ans. C'est clair !

 

Il est à toi d'être champion

Toi l’Auvergnat qui sans façon

N’as pu toucher ce bout de bois

Dans ta vie qu’u-ne seu-le fois

 

Toi dont le jeu flambait pourtant

À chaque finale approchant 

Tous les clubs mieux intentionnés

Te refermaient la porte au nez

 

 Ce n’est pas rien un titre en soi

Car il récompense tes efforts

Et dans nos âmes il brûle encore

À la manière d’un feu de joie.

 

Toi l’Auvergnat quand tu l’auras 

Ce bouclier à bout de bras

Qu’il te conduise à travers ciel

Au sacre éternel...

                                                                     ©Lesbrevesdovalie.com

 

Petit bêtisier de nos improvisations

Clermontois de coeur et Parisien d'adoption, je me suis joint à mon ami Pierre pour une version acoustique sympathique ... presque parfaite.

En espérant que la fin ne sera pas prémonitoire pour celui que l'on voudrait laisser cloué sur sa croix de "perdant éternel" ;-) 

Allez Clermont ! Il est à toi d'être champion.

Rendez-vous dimanche au Stade de France à 20h45 (Clermont-Toulon, finale du TOP 14)

 

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28 mai 2017

Les brèves d'Ovalie - Edition n°267

Ruckommotion

TOP 14... Demi-finales                                  La Rochelle – Toulon            15 – 18

Le rugby commotion, ça cogne !

Le tube du vendredi soir !

On a tous dans l’cœur une petite course d’un ailier

Un neuf rusé s’f’sant la malle
à la sortie d’une mêlée

On a tous dans l’cœur un bijou de passe sautée

Un vieil offload de rêve pour du spectacle sur le pré

Et le rugby chantait

Et le rugby chantait

Pas comme… ce truc qui cogne encore des corps contre corps

Le « commotion »

Je ne vais pas vous faire tous les couplets de reprise de ces 80 minutes déjà jouées vendredi dernier, lors du premier barrage qui opposait les Montpelliérains déjà aux Toulonnais.

C’était le même ordre de barbarie de ce rugby moderne qui fait valser les corps, à défaut du ballon, au coude à coude, crâne contre crâne et le protocole commotion aux vestiaires.

Parce qu’il y avait de quoi encore déchanter au Stade Vélodrome, après cette première demi-finale qui s’est résumée à deux coups de pied. Un drop de James pour ouvrir le bal du rugby-commotion, un autre de Belleau pour le fermer sur une victoire.

Triste rugby du vendredi soir.

Que dire d’autre du match ? Les Rochelais, incroyables leaders de cette phase régulière, n’ont malheureusement pas su déjouer ce piège, en répondant de la même manière aux rentre-dedans toulonnais, par Bothia, Atonio ou Gourdon, comme si quelqu’un avait lancé, au coup d’envoi, un concours de tampons. Affreux !

Pourtant, au retour des vestiaires, après une première période navrante à voir Broke James prendre un maigre avantage sur Halfpenny (9-6), les Maritimes avaient repris le jeu à leur compte en tentant quelques actions intéressantes.

Seulement, ils se sont trouvé incapables d’aligner trois passes sans commettre un en-avant. Pire, au bout de 50 minutes, ils étaient déjà cramés, à être restés trois semaines sans jouer.

Quand à la 51ème minute, comme dans tout balloche qui tourne mal, monsieur Gaüzère renversait un bon gros rouge qui tâche sur la robe du match qui n’avait plus qu’à changer de physionomie. Comment lui en vouloir ? Le règlement, c’est le règlement.

Si ce n’est qu’il faudrait peut-être le revoir, ce règlement.

À savoir :

1-    faire en sorte qu’il n’y ait plus possibilité d'un jeu aussi violent

2-    d’arrêter de mettre des cartons sur des faits sans tenir compte des circonstances.

Car oui, Aiguillon plaque son adversaire en le retournant, ce dernier retombant sur la tête. Non, il n’y avait pas intention de faire mal, ni d’appuyer son geste. Ce qui précédait était bien plus dangereux et effrayant.

Mais ne nous attardons pas plus sur ce fait de jeu. Car même à 15 les Rochelais n’auraient pas eu les jambes pour venir à bout d’un match qu’ils avaient mal préparé, selon moi. D’autant plus qu’ils avaient mal abordé cette première période, sans ambition de jeu face à une pauvre équipe varoise uniquement recentrée sur sa défense, certes appliquée et efficace.

Une demi-finale gagnée par Toulon, sans gloire, mais sans injustice non plus. Car La Rochelle est tout simplement passée à côté de son match. Dommage pour ces Rochelais dont on n'oubliera pas la saison incroyable. Chapeau les gars !

Reste à savoir ce que va pouvoir proposer cette équipe varoise sans jeu, face à la machine à jouer clermontoise. D’autant que Toulon devra se passer de son buteur Halfpenny, parti en tournée avec les Lions Britanniques.

Mais Toulon est une grande équipe, capable de se sublimer à tout moment.

Alors...

 

Clermont – Racing 92               37 – 31

Et une de plus !

Ça y est, ils l’ont fait. Les Jaunards ont décroché une finale de plus pour leur collection quand les journalistes se régalent déjà à entretenir leurs statistiques, à défaut de parler de rugby et des performances de cette équipe... extraordinaire !

Car encore une fois, les hommes d’Azéma ont montré toutes leurs qualités, leur supériorité (même en infériorité numérique) pour dominer du pied à la tête (avec sa charnière rodée) le champion de France en titre.

Parce qu’il fallait le faire et parce que personne ne les a aidé à le faire !

Ils ont beau dominer, marquer des essais somptueux, accepter la lourde sanction (carton rouge en début de seconde période), se battre et contenir l’adversaire durant quarante minutes en infériorité numérique, rien ne leur est jamais épargné.

Quand Masoe fauche Penaud en l’air, celui-ci retombant sur la tête, dans la même configuration que Aguillon la veille, monsieur Raynal sort le carton jaune, sans état d’âme, devant une équité encore bafouée.

Qu’à cela ne tienne, Clermont fait le dos rond et dédouble ce mental qu’on dit lui faire défaut lors des matches décisifs.

Déjà les Jaunards avaient tenu à un point des Sarries jusqu’à dix minutes de la fin alors qu’ils auraient pu prendre l’eau dès le premier quart d’heure. À nouveau samedi soir à Marseille, ils ont tenu bon et même creusé l’écart dans un match à sens unique où les Racingmen n’existeront que dans les dix dernières minutes, quand Clermont lèvera le pied pour ne pas se tuer à la tâche avant sa finale.

Trois essais de Tameifuna et Masoe (pour un doublé) quand les Clermontois en inscrivaient quatre par, penaud, Lopez (pour un doublé) et enfin Fritz Lee.

Deux premières réalisations (Penaud et Lopez), en première période, tout simplement somptueuses, avec un jeu au large qui nous donnait l’impression de prendre la mer depuis les tribunes du Vélodrome, à babord comme à tribord.

Une victoire sans partage des Clermontois qui, malgré de nombreux blessés et l’absence de Van der Merwe suite à son rouge, a tout pour finir sa saison en beauté.

Car il est à toi d’être champion, toi l’Auvergnat…

Vous connaissez la chanson.

  

Fin de barrage … qualification Champions Cup

Northampton – Stade Français        23 – 22

Un triste point final

Je n’ai pas vu le match. Mais ce point final qui donne l’avantage aux Saints de Picamoles et les qualifie pour la Champions Cup de la saison prochaine, est dur à avaler pour les Parisiens qui ont fait le jeu tout une mi-temps.

Menant 22 à 9 à la pause après les essais de Waisea et Camara, le Stade Français n’a plus inscrit le moindre point en seconde période, encaissant un essai de Fodden alors que les Français jouaient à 14, puis un autre de Tuala alors que cette fois les Anglais évoluaient à 13. La transformation de Mallinder donnera alors la victoire aux Anglais.

Dommage de terminer ainsi quand la fin de saison des Parisiens avait été jusque-là tout simplement énorme.

Il n’y a plus qu’à se projeter vers une nouvelle saison avec le nouveau repreneur allemand Hans-Peter Wild.

 

La semaine prochaine…

On touche du bois pour la finale !

Qui va décrocher le bouclier de Brennus entre nos deux ténors de notre championnat ?

  • Clermont – Toulon

À suivre dimanche 4 juin, sur C+ et France 2, à 20h45.

 

Mais le saviez-vous ?

Depuis l’ère du rugby professionnel (1996), c’est la 8ème finale de Clermont, la 5ème de Toulon, pour un seul sacre chacun (2010 et 2014, respectivement).

Histoire de remettre en place les statisticiens en herbe. Il se pourrait que les Varois rattrapent les Auvergnats en nombre de finale perdues... je dis ça, je dis tout ;-)

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21 mai 2017

Les brèves d'Ovalie - Edition n°266

Le retour du champion en Hérault

TOP 14... Barrages                                  Montpellier – Racing 92            13 – 22

Nakarawa, impérial au Racing

Bas les frasques !

Personne n’imaginait le tenant du titre de retour sur le terrain du sport tant les péripéties extra-sportives avaient pris le dessus en dehors cette saison (affaires des corticoïdes et de l'higénamine, fuite de Johan Goosen, arrestation en possession de cocaïne d'Ali Williams, contrôle d'alcoolémie positif de Carter, sans revenir sur la fusion avortée)

Personne n'attendait le Racing à ce niveau-là. Surtout pas les hommes de Jack White qui lui avaient infligé sur ce même terrain, le 22 avril dernier, l’humiliation de la saison (54-3).

Le coach sud-africain n’en revenait pas lui-même aux micros des médias :

« Le Racing 92 n'a pas joué de la même manière que lors du dernier match. Il a joué d'une manière plus directe alors que l'on ne s'y attendait pas. »

Samedi après-midi, le champion de France a donc mis un jeu direct en pleine poire du XV montpelliérain, un peu trop statique dans son camp et qui a dû mettre un genou à terre au bout d’un quart d’heure.

Nakarawa concluait logiquement une domination sans partage de ses coéquipiers dont les séquences offensives, initiées par un Rococoko étincelant, usaient la défense héraultaise depuis dix minutes. Un essai ayant même été refusé quelques instants avant pour une pointe de chaussure de Nyanga en touche. Mais cette fois c’était la bonne, suite à une touche, le seconde ligne francilien surgissait d’un maul pour trouver un intervalle jusqu’à l’en-but.

Piqués au vif, les locaux allaient réagir immédiatement. Nagusa jouait à son tour les feux follets sur son aile, poussant la défense du Racing à la faute. Quand la malice de Paillaugue œuvrait pour l’égalisation en solo, en jouant rapidement une pénalité à la main.

Le match était lancé, on allait se régaler !

Cinq minutes plus tard, alors que Chavancy éteignait les yeux de B. Du Plessis sur une charge, un petit coup de pied par dessus de Machenaud trouvait Nyanga à sa réception qui offrait une balle d’essai imparable à son ailier Teddy Thomas (remplaçant de Imhoff, blessé à la 8ème minute). Logique !

Carter transformait à nouveau et Montpellier repartait au combat.

Le jeu s’emballait jusqu’à la pause, pour notre plus grand plaisir, les Montpelliérains cherchaient l’essai dans les 22 des visiteurs, notamment par leur mêlée forte, plutôt que de taper les pénalités que leur offrait monsieur Poite. Mais avant la pause, Catrakilis, qui venait de remplacer Willie Du plessis (blessé), dut se résigner à prendre trois points pour recoller au score (10-14).

La seconde période fut de moins bonne qualité offensive, mais l’intensité et l’engagement, eux, restaient intacts. Les locaux furent les premiers à se lancer à l’assaut et réussirent à revenir à un point après une nouvelle pénalité de leur ouvreur (13-14).

À partir de l’heure de jeu, le coaching fut à l’avantage des Racingmen qui prirent le jeu à leur compte, les forces vives des Du Plessis étant largement empruntées et Nadolo ayant dû également quitter les siens. Son remplaçant Van Der Merwe manquait la seule occasion franche, sur un contre de 80 mètres, en commettant un en-avant au moment de filer à l’essai.

Jusqu’à cinq minutes du terme, le suspens resta entier, avec ce petit point d’écart, le Racing ne parvenant pas à concrétiser sa domination, butant sur une défense féroce. Il fallut une action énorme, conclue par le génial Rococoko, pour que les visiteurs se protègent d’un drop assassin de dernière minute. La transformation manquée de Carter obligea les Franciliens à garder la main sur le ballon.

Quand à la 78ème, un carton rouge pour le dernier des Du Plessis (je ne sais plus lequel) entérinait la défaite des locaux. Carter ajoutait trois points.

Le Champion avait bien caché son jeu, le 22 avril dernier, et même toute la saison. Le voilà qui retrouve désormais Clermont pour sa demie, comme l’an dernier.

Une revanche qui sent la poudre... en espérant qu’il reste des munitions dans le jeu clermontois.

 

Toulon – Castres                   26 – 22                  

Et âprès ?

Vendredi soir, le premier barrage a accouché de la victoire attendue des Varois. Pourtant elle n’avait rien d’évidente sur le terrain tant les Castrais avaient la place de tuer une bête qu’ils avaient blessée comme il fallait. Mais ça, c’était à l’heure de jeu.

Avant, c’était plutôt un leurre de jeu !

Place au combat âpre sans cervelles, un jeu d’autos tampons, à celui qui fait le plus de protocoles commotion. Agressivité et stupidité résumeraient assez bien la première période d’un match aux allures de catch que monsieur Ruiz n’a pas su contenir, y allant de ses décisions qui mettent tout le monde d’accord. « Il est nul cet arbitre ! »

Oui, mais c’est pas lui qui a commencé, aurais-je envie de dire.

Hormis l’essai de Delboulbès, couplé au pied indispensable de Halfpenny pour Toulon et celui de Urdapiletta pour Castres, il n’y a pas eu grand chose à se mettre sous la dent jusqu’à la mi-temps.

Au retour des vestiaires, les Tarnais ont affiché une autre envie et ont mis à mal la défense locale, jusqu’à obtenir justement un essai de pénalité, sur un en-avant volontaire de Mitchell pour sauver les siens.

Menant 13-19 et en supériorité numérique (15 contre 13, Gil et Mitchell sur la touche), les Castrais n’ont pas su mettre la main sur le ballon et acculer la bête blessée dans ses 22. Au contraire, ce sont eux qui se sont mis à subir la réaction des Varois, encaissant une pénalité puis un essai du même Halfpenny (23-19).

Incapable de remettre la main sur le ballon, le CO a laissé passé sa chance, le fauve toulonnais reprenant de sa force naturelle, avec son duo compresseur Nonu-Tuisova imposant.

Toulon a eu chaud mais n’a pas rassuré pour autant. Car son jeu a semblé bien limité et semble s’appuyer sur le pied de Halfpenny indispensable, qui a déjà déclaré forfait pour une éventuelle finale.

Alors il va falloir trouver d’autres solutions pour venir à bout de La Rochelle et espérer tenir entre les mains le Brennus.

 

Autre barrage … qualification Champions Cup

Stade Français – Cardiff                46 – 21             

Quel festival encore !

On ne change pas un scénario gagne. À Jean-Bouin, vendredi après-midi, Paris s’est fait peur avant de dérouler son rugby de la même hargne et de la même gagne que lors de leur finale européenne à Édimbourg.

En cinq minutes, les coéquipiers de Sergio Parisse ont pris deux essais pour être menés 3-14 et ont réagi aussitôt  par Waisea pour revenir à 10-14 à la pause.

Au retour des vestiaires, Paris accélère et repasse immédiatement devant après deux essais en force de Melikidze et Giovanni (24-14). Macalou, exceptionnellement trois-quarts aile, ajoutera son propre doublé à l’heure de jeu pour l’envol parisien (36-21).

Et puis il y a eu cette pépite de Parisse. Une interception dans ses 22 pour un coup de pied digne d’un grand demi d’ouverture qui ouvre la voie à Panis pour le sixième essai. Juste splendide !

Les cannes de Daguin concluront ce festival parisien avec une septième œuvre d’art, cinq jours après le tournoi de Sevens qui a dû les inspirer. À moins que ce ne soit plutôt l’actuel festival de Cannes ?

Quels acteurs tout de mêmes ces Stadistes depuis cette histoire de fusion, meilleur scénario sur la croisette du TOP 14.

Plus qu’une marche pour jouer la champions Cup la saison prochaine. Et ce sera à Northampton, vendredi prochain, les Anglais ayant éliminé (déjà chez eux) les Irlandais de Connacht (21-15).

  

La finale de PRO D2

Agen – Montauban             41 – 20             

Agen se régale

Les Lot-et-Garonnais sont de retour en TOP 14, une saison après. Ils ont disposé dimanche après-midi de la meilleure défense de PRO D2 en leur passant pas moins de cinq essais (Darbo, Murday, Paris, Nakosi et Fouyssac). Rien que ça.

Ils accompagneront les Oyomen, également de retour dans l’élite, décidément inséparables. Espérons que les Agenais sauront faire durer leur plaisir plus longtemps cette fois.

 

La semaine prochaine…

Deux demies au Vélodrome !

Le TOP 14 poursuit sa quête au Brennus avec deux demi-finales aux affiches alléchantes qui se dérouleront dans l’antre de Marseille.

À suivre dès le vendredi 26 mai :

  • La Rochelle – Toulon, à 21h (C+) 

Puis samedi 27 mai :

  • Clermont – Racing 92, à 18h (C+)

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14 mai 2017

Les brèves d'Ovalie - Edition n°265

Les dents de l'amer

CHAMPIONS CUP... Finale                       Clermont – Saracens            17 – 28

Les Sarries montrent les dents...

Cruel ?

Non, c’était juste monstrueux.

Quand certains serraient une nouvelle fois les dents après cette finale intense, ravalant l’amertume d’une troisième défaite devant une pinte de bière à peine entamée, telle la coupe restée pleine depuis trop longtemps, moi je me demandais juste devant la télé du pub, si on était sur BeIn Sport ou bien sur Nat Geo Wild, la chaine des documentaires animaliers.

Parce que c’était pas humain !

Les Saracens sont cette espèce de requin blanc, à la tunique tâchée du sang de leur proie, dont la vitesse d’attaque est plus furtive qu’un clin d’œil, surgissant par dessous un ruck ou derrière une mêlée. Les Sarries vous enserrent de leurs mâchoires Vunipolaires puissantes et ne vous lâchent pas jusqu’à ce que mort s’en suive.

C’est ce qui s’est passé, samedi après-midi à Édimbourg, dans cette finale sensationnelle, aussi éprouvante que terrifiante, et plein de suspense comme un bon film d’horreur à la Spielberg. Seulement, il s’agissait de la vraie vie d’un monstre sous-marin, au nom de Vunipola, qui allait piéger sa proie de façon effroyable.

Dès la première action du film documentaire, le ton était donné. Sur le coup d’envoi de Lopez, le requin Vunipola réceptionnait impeccablement le cuir et permettait à son demi de mêlée de renverser la pression sur Spedding, pauvre surfeur imprudent sur sa vague, qui allait concéder une première touche, comme un premier coup de dents qui aurait déjà pu être fatal.

Car sur le lancer de George, un premier lancement de jeu mettait Ashton en orbite pour le premier essai qu’on croyait imparable. C’était compter sans Abendanon, en patrouilleur de « Alerte à Murrayfield », pour sauver in-extrémis les siens dans cette première minute.

Mais le combat ne faisait que commencer, le monstre avait sa stratégie.

Épuiser sa proie blessée pour l’attaquer inlassablement durant plusieurs minutes. Seulement les Clermontois allaient se défendre, repoussant ce prédateur coûte que coûte, au prix d’efforts démesurés, sans voir quasiment la rive des 22 mètres adverses, pendant les vingt premières minutes.

Les quelques tentatives de relance de Spedding et Yato, très actifs, ressemblaient à des coups de pieds dans l’eau, insuffisants pour espérer se sauver.

Quand, à la 12ème minute, un coup de pied de Farrell, dans le dos de notre surfer épuisé, allait trouver Ashton pour la première morsure mortelle de la partie. L’ailier international anglais s’offrait alors le record de Vincent Clerc, avec son 37ème essai en coupe d’Europe. Farrell manquait la transformation qui trouvait le poteau. 

On aurait pu y voir un signe, d’autant que cinq minutes plus tard, il manquait à nouveau une pénalité, au coup de pied trop court. Mais que dalle !

À la 21ème minute, après des vagues hawaïennes qui déferlaient sur la défense clermontoise, à bout de force, le seconde ligne Kruis concluait le deuxième essai des Anglais. Avec la transformation, à 12-0, la mort de l’ASM semblait toute proche.

Elle allait sombrer d’une minute à l’autre. Que dalle !

Cinq minutes plus tard, les Jaune et Bleu allaient se révolter et intégrer enfin les 22 des Sarries, les poussant à la faute. Lopez choisissait la pénal-touche, contre l’avis du coach. Et en deux mouvements, cela allait payer. Un ballon porté d’abord, jusque dans l’en-but, offrait une nouvelle mêlée qui allait déboucher sur l’essai plein de détermination de Lamérat, après un petit coup de pied ingénieux de Lopez et un relais de Rougerie. Clermont revenait à cinq longueurs après la transformation de Parra.

Mais comme ce fut le cas à chaque fois que les Sarries étaient touchés, ils répondaient par de nouvelles vagues d’attaques encore plus fulgurantes dont les Jaunards allaient se sauver, plus par instinct que stratégie de défense, Parra et Yato se sacrifiant tour à tour, dans une fin de mi-temps des plus intenses.

Au retour des vestiaires, le mode opératoire du requin blanc reprenait comme en première période, en mettant la pression sur sa proie dès le coup d’envoi de Farrell. Mais l’ASM tenait bon, à l’image de Vahaamahina répondant à Itoje, les deux seconde-lignes impressionnants dans cette partie de chasse à l’homme.

Il s’en fallut de peu que les Auvergnats remettent la main sur ce match... 

après de nouvelles actions de grande classe et un drop de Lopez (à côté). Mais cela n’était qu’illusion et la sortie de Vahaamahina sur blessure marquera la fin de ce temps fort clermontois et le retour d’un pilonnage incessant des Sarries dans les 22 français.

Farrell creusait logiquement le score avec une nouvelle pénalité sous les poteaux, un moindre mal, vu les occasions. Mais l’ASM n’abdiquait, bien au contraire. Elle ne voulait pas mourir là, tant qu’elle respirait encore. Et sur une relance désespérée de Spedding, depuis sa ligne d’en-but, l’incroyable se produisit, le fabuleux même.

Un essai de 100 mètres conclu par Abendanon après les relais somptueux de Parra, Lopez, Lee et enfin Yato qui lançait parfaitement l’ailier anglais pour le deuxième essai clermontois. Parra transformait, la partie aussi, se transformait.

Ce match devenait complètement fou.

Mais la réalité était toute autre. Les Saracens tenaient la partie entre leurs mâchoires acérées. Et il lui suffit d’un nouveau coup de dents pour faire à nouveau vaciller sa proie dans ses 22, après un nouveau raid offensif. Farrell rajoutait trois points, patiemment, attendant que son adversaire s’épuise.

Mais Clermont se débattait toujours, et bien, évitant le pire. Quand à l’heure de jeu, Parra ramenait son équipe à nouveau à un petit point, telle une bouée à laquelle tous voulaient s’accrocher (17-18).

Le combat était féroce mais inégal. Il aurait fallu une aide divine pour faire basculer la rencontre. Mais Dieu était pris dans une commémoration d’un centenaire au Portugal.

Alors ce diable de Vunipola en profitait pour faire reculer de dix mètres chaque avancée clermontoise, jusqu’à obliger sa proie à lui céder le cuir pour mieux lui faire la peau.

Côté français, les organismes étaient touchés. Lee dut céder sa place, tout comme Parra et Spedding souffrant de crampes. Lopez perdait son sang froid sur une pénalité qui aurait pu les faire espérer un peu plus. Pour quel espoir ? Quelques minutes plus tôt, monsieur Owens, l'avait pris en pitié en ne lui infligeant pas de sanction sur un en-avant qu’il aurait vu volontaire dans d’autres circonstances.

Il avait déjà bien suffit du rouleau compresseur Vunipola pour porter le coup de grâce dans un ultime pilonnage, appuyé de l’infatigable Itoje. Une fois la bête à terre, Farrell avait sorti la balle pour ouvrir un intervalle à son arrière Goode qui n’avait plus qu’à transpercer la ligne française sans défense. Une dernière pénalité, à deux minutes du terme, achevait définitivement tout espoir de survie de la victime française, comme une dernière morsure qui crunchait sous la dent anglaise.

L’ASM est tombée, mais n’a jamais sombré. Comme elle n’a jamais pu installer son jeu dans cette rencontre, une fois les crocs des Sarries plantés dans sa chair.

C’est toute la force de cette équipe anglaise qui mérite amplement son titre.

C’est toute sa monstruosité, aussi, dans sa manière effroyable de tenir son adversaire à l’agonie pendant 80 minutes, jusqu’à sa mort. Mais Clermont n’a pas à rougir de cette défaite, car cette équipe a su se battre et tenir tête au monstre, et même par quelques belles étincelles, à se sublimer.

Une finale qui n’aura pas son étoile au Michelin, mais qui nous en aura mis plein les yeux.

Merci à tous les acteurs pour ce finale de très très haut niveau, dirigé par un Nigel Owens que j’ai trouvé très à la hauteur et que je veux saluer ici pour son centième match européen. Un niveau de jeu de Clermont qui devrait élever celui de sa demi-finale à Marseille s'il reste conscient de ce qu’il vient de réaliser. Chapeau !

Le Brennus pourrait alors être une belle et juste récompense.

 

L’autre finale... de Challenge Cup

Gloucester – Stade Français           17 – 25 

Premier titre européen pour Paris

Renversant !

Ils sont fous ces Parisiens. Qui les aurait vu une coupe entre les mains, il y a encore trois mois ?

Oui mais voilà, la fusion est passée par là. Que serait-il arrivé si Savare et Lorenzetti l’avaient annoncée en fin d’année dernière ? Personne ne le saura.

Tout ce que je sais c’est que ces Parisiens ne font rien comme les autres, jusqu’à cette finale. Partis tambour battant face à ces Anglais acculés dans leurs 22, les Stadistes français se faisaient surprendre sur une interception pour être menés 10-0 au bout d’un quart d’heure.

C’était juste ce qu’il leur fallait pour se relancer et égaliser à la pause après un essai du capitaine Parisse. Au retour des vestiaires, cette fois c’était Camara qui profitait d’une interception pour offrir sur un plateau l’essai de contre à Danty et mener enfin dans la partie. Mais les Parisiens n’allaient pas en rester là, après vingt minutes de combat défensif face aux ardeurs anglaises, ce fut au tour de Doumayrou de réaliser un exploit en transperçant seul la défense adverse et s’assurer presque déjà le titre à dix minutes de la fin.

L’essai de dernière minute de Moriarty n’y changera rien, c’est bien le Stade Français qui est sacré champion de la petite coupe d’Europe, son premier titre européen, qui sauve une saison bien mal engagée, mais qui surtout permet de faire rêver à son futur repreneur, allemand ou français (avec les anciens internationaux).

Mais qu’ils savent nous faire vibrer ces Parisiens, chaque fois qu’on ne les attend pas. Bravo !

 

Les demies de PRO D2...

Montauban – Mont-de-Marsan         24 – 13

Agen – Biarritz                                26 – 14

Une finale entre le deux receveurs, à suivre dimanche prochain (15h15) à Bordeaux, pour savoir qui suivra Oyonnax en TOP 14. Avantage aux Lot-et-Garonnais.

Quand la finale de Fédérale 1 a vu Nevers se hisser au niveau professionnel. Le club nivernais s’est défait facilement de Chambéry (35-9) et accompagnera Massy en PRO D2.

 

La semaine prochaine…

Le TOP 14 affiche des barrages aux faux airs de finales.

Après une saison plus que chaotique et un suspense incroyable lors de la dernière journée de la saison régulière, le champion de France a obtenu le droit de défendre son titre dans ce premier round des phases finales.

À l’Altrad Stadium, samedi après-midi, le public et les Montpelliérains sauront recevoir l’équipe la plus mal aimée de France, avec un autre duel en tribune entre présidents pro FFR et pro LNR. Pas sûr que la chance suffise, cette fois, aux Franciliens.

La veille, au Stade Mayol, la tâche sera rude pour le CO de créer l’exploit face à l’armada toulonnaise. Mais les hommes d’Urios n’ont peur de rien, emmenés par la fougue d’un gamin phénoménal comme Antoine Dupont.

À suivre dès le vendredi 19 mai :

  • Toulon – Castres, à 21h (C+)

Puis samedi 20 mai :

  • Montpellier – Racing 92, à 17h (C+) 

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10 mai 2017

Mondial 2019 - Tirage au sort

Franc'ement... chapeau, si tu t'en sors !

Une poule d'enfer pour le XV de France !

Ainsi en a décidé le sort, ce mercredi matin à Kyoto.

Nos Coqs ne pouvaient pas mieux tomber pour sublimer leur prochaine Coupe du monde !

Ne me parlez pas de poule de la mort, bien au contraire. Novès... ou Ibanez, selon l'humeur dérangée de notre président de fédé, aura l'occasion de démontrer aux yeux du monde que le French Flair n'est pas mort, justement.

Et qui mieux que les Pumas pour nous le faire renaitre de ses cendres, avec leur culot et leur grinta que rien ne peut arrêter, si ce n'est l'inspiration et le savoir-faire à la française ?

Et qui mieux que les Anglais pour le provoquer et l'élever à son plus haut rang par une légion de combattants de l'honneur et de l'ingéniosité dans un Crunch mémorable ?

Une poule d'enfer pour que le jeu se sublime, voilà ce que cette poule C !

Et quand on imagine que pourraient s'inviter des nations comme les Tonga ou les Samoa et le Canada ou les USA, alors on a hâte d'être à ce premier tour de chauffe qui nous laissera, quoi qu'il arrive, des étoiles plein les yeux avant de penser à en accrocher une première sur notre tunique.

Parce que nos Bleus seront en quarts, je vous le prédis,
propulsés par son French Flair retrouvé, et à la première place !

Oui, messieurs, Anglais et Argentins... démerdez-vous pour prendre le deuxième strapontin !

 

Et dans les autres poules ?

Tout reste ouvert !

Dans la poule A, l'Irlande part favori, certes, mais derrière, la seconde place sera très disputée entre l'Écosse, le pays hôte et même une nation probable comme la Roumanie.

Dans la poule B, l'issue ne semble faire aucun doute, tant il y a de classes d'écart entre les derniers tenants du titre de l'hémisphère sud et les autres.

Dans la poule D, enfin, comme une évidence les Fidji devraient retrouver les Gallois pour notre plus grand plaisir et la Géorgie devrait donner du fil à retordre aux deux favoris que sont les Wallabies et le XV du Poireau.

 

On pourrait imaginer cette simulation en fin de qualifiactions...

CDM 2019 Tirage 2

 

À suivre cet été notamment le duel entre le Canada et les USA pour le plaisir de s'inviter dans un jouissif combat de Coqs.

Tous sur les qualifications de cette Coupe du monde au Japon >>

 

Posté par NewZeland2011 à 11:08 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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