L E S B R E V E S D O V A L I E . C O M - l'Hebdo du Rugby par Antonio -

22 novembre 2020

Les brèves d'Ovalie - Edition n°406

Des pieds et des mains...

Tournoi d'Automne... 2ème journée             Écosse – France      15 – 22

Vakatawa, la pépite tricolore

Pour une bonne petite revanche !

Les Bleus avaient en travers de la gorge un Grand Chelem gâché à Murrayfield (souvenez vous >>), en revenant sur le lieu de leur propre crime.

C’est pourquoi, ce dimanche, ils ont pris ce premier match du nouveau tournoi d’automne des nations, comme on marche sur des chardons ardents avec une patate chaude dans les mains.

À toi, à moi ! Voilà comment le cuir s’est fait botter le cul

durant toute la première période, sans que l’on ait vu beaucoup de jeu au large emmené par un Jalibert qu'on aurait voulu aussi inspiré qu'avec l’UBB. Seulement, pour sa deuxième sélection, le demi d’ouverture tricolore n’a pas été transcendant du culot qu’on lui connaît, se contentant d’occuper le terrain au pied ou d’envoyer les avants livrer le ballon à l’adversaire

en « pick and collect » d'un rugby confiné.

En face, Hogg et Weir ont répondu présents, du même jeu au pied, faute de meilleure idée, abusant des ballons hauts, des fois qu’il retombe sur la maladresse de Thomas. Il n’en n’a rien été, Ramos et Jalibert excellant sur la réception des obus calédoniens pour un retour aux envoyeurs.  

Pour le reste de ce premier acte, on retiendra l’envie et les rares fulgurances du duo Ramos-Vakatawa (ce dernier, à deux doigts du premier essai), mais surtout la précision au pied de l’arrière toulousain dans l’exercice des pénalités, à laquelle s’est ajoutée la réussite de Jalibert sur le seul drop de la partie. On oubliera les mauvais choix et les fautes de main qui auront donné l’occasion à Weir d’égaliser à 12 partout à la pause.

Au retour des vestiaires, on a cru au retour du French Flair, avec cette première action d’envergure et cette vista de Fickou qui servait Rattez dans l’intervalle, l’ailier rochelais fixant la défense écossaise pour offrir la patate chaude (un peu précipitamment) à l’irrésistible Vakatawa qui, avec toute sa puissance, emportait le ballon et Hogg dans l’en-but pour le premier et le seul essai du match. Mais ça, on ne le savait pas encore.

Car la suite sera la reprise du récital monotone du premier acte, d’un coup de pied à l’autre, d’une pénalité chacun, et des nombreuses maladresses comme des mauvais choix sur lesquels il ne sert à rien de s’attarder, à l’image des deux arrières de chaque équipe, Ramos et Hogg, manquant, respectivement, une pénalité et une penaltouche qui aurait pu tuer le match ou le ramener à un score de parité.

Mais l’essentiel est là pour nos Coqs revanchards !

Ils la voulaient cette victoire et ils l’ont eue, sur un jeu de "merde"… Car il aura fallu en faire des (coups de) pieds et des (fautes de) mains pour la décrocher sans faire de manières, en dehors du coup d’éclat du trio Fickou-Rattez-Vakatawa.

Les Bleus prennent la tête de la poule B avec 9 points devant les Écossais (6 points) et les Italiens (5 points) sachant que les Fidjiens ont été déclarés forfaits pour toutes leurs rencontres, offertes à 5 points à leurs adversaires.

Le XV de France recevra donc l’Italie samedi prochain avec l’ambition de marquer les esprits et les cinq points d’une septième victoire en 2020.

 

L’autre poule de la Coupe d’Automne des Nations…

Poule A  :  Angleterre (1) – Irlande (3).   18 – 7       Pays de Galles (2) – Géorgie (4)   18 – 0

May May Johnny May !

Le XV de la Rose a croqué (des crocs de son ailier) un XV du Trèfle, sans Sexton, que l’on avait déjà vu bien tendre face à nos Bleus. Car Johnny May avait faim et a illuminé la partie de son doublé, et notamment sur le deuxième où il a dévoré un hectomètre dans sa longue chevauchée, mystifiant toute la défense celte, humiliée.

Pour autant, les Anglais n’ont pas cherché le point de bonus et se sont contentés de gérer avec un Farrell en maestro, ne laissant qu’un essai d’honneur à l’incontournable Stockdale, entré en seconde période.

Dans l’autre rencontre, les Gallois ont laborieusement disposé des Géorgiens combatifs, mais sans arme offensive, avec deux essais dont un en toute fin de match. On voit mal comment ce XV du Poireau pourrait mettre en danger la première place des Anglais à Cardiff, la semaine prochaine.

 

Test-match retour des Bleues…

Angleterre– France              25 – 23

Petite meurtre d’Emily Scarratt

Putain merde ! Mener 23-10 à Twickenham contre ces Red Roses qui vous ont humiliées à Grenoble la semaine dernière, comment vous pouvez laisser échapper cet exploit, en un quart d’heure ?

Tout avait si bien commencé. Quelle entame, quelle hargne de nos avants ! Chapeau à la jeune Rose Bernadou, pilier précieux en mêlée et dans le jeu courant. Ca ne payait malheureusement pas assez sous la botte de Caro Drouin qui échouait une première fois avant d’ouvrir logiquement le score (3-0). Mais le premier essai de la partie filait à l’Anglaise Harrison, en bout de ligne, contre le cours du jeu. Heureusement Daley-Mclean n’était pas au mieux au pied (elle ratera toutes ces tentatives de transformation).

Et puis, il y eut cet éclat de Laure Sansus, une touche improbable dans les cinq mètres adverses que la talonneuse anglaise, Davies, manquait complètement et que la demi-de-mêlée tricolore récupérait pour envoyer Emeline Gros en force dans l’en-but. Malgré le nouvel échec au pied de Caro pour la transfo, les Bleues ne se démontaient pas et résistaient héroïquement à encaisser un second essai sous pression dans leurs 22. Mieux, elles contre-attaquaient au culot avec Shannon Izar à la relance pour servir parfaitement Cyrielle Banet dans l’intervalle pour un essai de contre de plus de 80 mètres. Wouahou !

Les Red Roses revenaient des vestiaires un peu remontées et marquaient d’entrée, par Davies, qui se rachetait de sa touche fatale, pour revenir à 15-10. Mais les « affamées » tricolores ne lâchaient pas l’os pour autant et poussaient dans le camp anglais, obtenant une pénalité et offrant le doublé à Cyrielle, qui se rachetait à son tour du carton jaune reçu un peu plus tôt.

Tout semblait sourire aux Françaises face à un XV de la Rose complètement flétri.

C’est là que le coaching à l’anglaise allait faire toute la différence. Changement complet de la première ligne et de la charnière, entrée d’Emily Scarratt, et ce n’était plus le même match.

Acculées dans leur 22, les Bleues allaient subir la loi des Red Roses et encaisser deux essais, presque trop facilement, manquant des plaquages impardonnables.

Pourtant à une minute du dénouement, dans un suspense à couper le souffle, comme dans un livre d’Agatha Christie, les Tricolores menaient toujours d’un petit point. Quand l’arbitre écossaise, à 30 mètres, braquait une pénalité contre les Françaises. Emily Scarratt, comme au match aller à Grenoble, dégainait son arme fatale et tuait le suspense d’un tir à bout portant entre les deux perches.

Quelle fin cruelle !

Les Bleues n’ont plus que leurs yeux pour pleurer et devront attendre le prochain tournoi des VI nations pour prendre leur revanche et se préparer aussi pour la prochaine coupe du monde en Nouvelle-Zélande, en 2022, car elles ont hérité de leur meilleure ennemie dans leur poule.

 

4ème journée du IV Nations

Australie– Argentine              15 – 15

Sanchez sauve les meubles

Deuxième belle performance pour les Pumas, toujours invaincus dans cette édition du tournoi de l’hémisphère sud un peu particulière, privée du champion du monde sud-africain.

Après sa victoire historique contre les All Blacks (lire numéro précédent), l’Argentine a tenu bon, contre les Wallabies, pour ne pas encaisser d’essais et égaliser avant les 80 minutes, alors qu’elle souffrait d’un retard de neuf longueurs à l’heure de jeu.

Cette première heure aura été une souffrance et une chance pour les Argentins qui ont vu deux essais locaux refusés et ont su tenir bon avec une défense solide et solidaire, encaissant seulement cinq pénalités. Leur grinta sera ensuite récompensée pour permettre à Sanchez de répondre parfaitement et égaliser.

L’ouvreur parisien et son équipe sont en train de réaliser le tournoi de leur vie, à hauteur de leurs deux concurrents, avec un match en moins, à deux exploits d’un premier sacre historique. À suivre !

 

Les matches en retard du TOP 14 en bref…

Stade Français (5) – Bordeaux (9)       26 – 16                       (journée 1)

Paris enchaîne

Un match avec beaucoup d’envie, et de déchets aussi, de part et d’autre, avec une légère domination des locaux, pour un suspense final qui aurait pu faire basculer la rencontre à l’avantage des Bordelais après l’essai de Lam, à dix minutes du terme.

Mais Segonds anéantissait leurs espoirs avec un coup de pied par-dessus génial qui trouvait Arrate à la finition et scellait la victoire sur le fil par ce second essai fabuleux, après celui d’Etien en première période.

Paris remonte dans le TOP 6 et semble marcher sur l’eau, comme son ouvreur argentin en Australie.

Bayonne (8) – Toulon (6)                     35 – 29                       (journée 7)

Germain contre tous

Le challenge était audacieux pour les hommes de Collazo. Laissez une heure d’avance sur le jeu à leur hôte et commencer à jouer ensuite.

Parce que, à part une pénalité de Serin et l’essai de Cordin, les Varois ont semblé attentistes, voire spectateurs de la correction infligée par Germain pour leurs nombreuses fautes et les deus seuls essais basques, par Luc et Taofifenua.

Puis la réaction a été tonitruante au milieu de la seconde période, avec trois essais, coup sur coup, de Etzebeth, Serin et un de pénalité, tandis que Germain éloignait tant bien que bien, l’échéance d’une défaite d’autant inéluctable que les Bayonnais se sont retrouvés à 13 dans les dix dernières minutes.

Mais les visiteurs, bien maladroits, n’ont jamais réussi à inscrire l’essai qui aurait compté double, pour la victoire et le bous offensif.

La Rochelle (1) – Racing 92 (4)           9 – 6                          (journée 3)

Petit leader

Les Maritimes ont fait le strict minimum pour renforcer leur première place, avec trois buts de West contre deux du duo Trinh Duc-Iribaren. Pas très folichon comme duel au sommet. Le Racing remonte dans le TOP 6 grâce à son bonus défensif.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 Pour rappel, il reste à ce jour encore 7 rencontres reportées, à savoir :

  • Montpellier – Castres      (3ème journée, à programmer)                 
  • Castres – Brive                (4ème journée, mer 2 déc 2020, 20h45)                 
  • Bordeaux – Clermont      (4ème journée, à programmer)                 
  • Racing 92 – Toulon         (5ème journée, à programmer)                 
  • Lyon – Montpellier          (7ème journée, mer 6 janvier 2021, 18h45)                 
  • Montpellier – Paris          (8ème journée, à programmer)                 
  • Clermont – Lyon             (9ème journée, à programmer)                 

 

La semaine prochaine…

Pour une finale contre les Rosbifs !

La troisième et dernière journée de la Coupe d’Automne des Nations devrait logiquement accoucher des victoires, française et anglaise, face respectivement aux Italiens et Gallois, même si le XV de la Rose se déplace à Cardiff.

Un match nul suffirait à nos Bleus et une défaite bonifiée aux Anglais, mais seules les victoires pourraient impressionner les futurs adversaires de la finale de ce premier tournoi d’automne, prévue à Twickenham… chez les Rosbifs !

Au programme, samedi 28 novembre :

         Argentine – Nouvelle-Zélande, à 9h45       (5è journée du IV Nations)   

Tournoi d'Automne des Nations (3è journée)

         Pays de Galles – Angleterre, à 17h   

         France – Italie, à 21h   

Enfin, dimanche 29 novembre :

         Irlande – Géorgie, à 15h   

 (*) Tous les matches sont retransmis (ou pas) par les chaînes de France TV

 

Toujours garé en double file, le TOP 14 fera amende honorable d’oser marcher sur les plates-bandes de la FFR et de World Rugby, en bonne poire (ou bonne prune), faute de pouvoir livrer sa neuvième journée sur l’emplacement qui lui était réservé.

Au programme*, dès le vendredi 27 novembre :

         La Rochelle – Brive, à 18h45             décalé au samedi 18h15       

         Castres – Clermont, à 20h45                    

Puis le samedi 28 novembre :

         Toulon – Pau, à 15h15

         Montpellier – Bordeaux, à 18h15       

         Toulouse – Agen, à 18h15       

Enfin, dimanche 29 novembre :

         Racing 92 – Bayonne, à 18h             

         Lyon – Stade Français, à 21h05             

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du TOP 16 féminin

Les matches de la phase régulière ont été suspendus, par décision de la FFR, à cause de la crise sanitaire… Tralalalalère !

Retrouvez résultats et calendrier sur : >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

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14 novembre 2020

Les brèves d'Ovalie - Edition n°405

Sous la griffe d'un grand Sanchez...

IV Nations... 3ème journée                   Nouvelle-Zélande – Argentine      15 – 25

Un Pumas qui entre dans l'histoire

Les Pumas signent un exploit historique !

Ah! qu’ils sont beaux à voir, ces Argentins, quand ils jouent comme s’ils étaient les rois du monde...
Serait-ce parce que cette édition du IV Nations se déroule sans le champion du monde en titre ? 
[forfait pour cause de mesures sanitaires imposées par le gouvernement sud-africain]

Pour sa trentième confrontation face aux légendaires All Blacks [pourtant remobilisés avec l’équipe type après leur défaite contre les Wallabies (22-24), la semaine passée], la bande à Sanchez et Imhoff [nos deux Parisiens rivaux en championnat mais frères en équipe nationale] vient de réaliser un exploit historique à Sydney où se déroule exceptionnellement l’intégralité du tournoi, version « Coupe du monde à trois ».

Pour leur premier match dans cette nouvelle édition, les Pumas ont pris les Kiwis à la gorge et les ont mis au pas de leur danse à deux temps, trois mouvements, pour passer une pénalité et renverser le cours du match en leur faveur, sous la conduite du maestro Sanchez, au pied précis et à l’oreille musicale d’un rugby argentin entraînant.

Quel culot cet enchaînement : petit coup de pied par-dessus et rebond favorable que le Pumas saisit tel un fauve bondissant sur sa proie.

16-3 à la mi-temps, les Néo-Zélandais déchantent devant cette danse de sauvages !

De retour des vestiaires, la bande à Cane ne joue pas la fière-à-bras, surtout en mêlée où elle se fait encore sanctionner et permet au héros du jour de passer trois nouveaux points, avec une application de métronome.

On ne rigole pas avec le tempo argentin ! [N’est-ce pas, Urdapilleta ? lire plus bas]

Il faudra attendre la 53ème minute et un ballon porté à la sud-africaine pour voir Cane aplatir enfin le premier essai des All Blacks. On est loin du rugby de Carter, Nonu et Savea. Pauvres kiwis, à quoi ils en sont rendus.

Seulement, la défense sud-américaine tient le coup et se permet même d’enrayer le jeu néo-zélandais poussé à la faute. Une fois, deux fois, à deux minutes de la fin. Une pénalité de cinquante mètres, parfaitement ajustée par le maître, assurant la victoire des siens avec 15 longueurs d’avance. Et ce n’est pas le second essai pour rien de Clarke après la sirène qui y changera quelque chose.

L’ouvreur argentin signe de sa griffe tous les points de cette victoire et entre dans l’histoire avec ce XV Ciel-et-blanc, soudé par un Ledesma papa-poule mais avec une sacrée poigne de savoir-faire pour cuisiner ses talents avec des tripes.

On se souviendra longtemps de celui qui aura botté, à lui seul, les fesses aux All Blacks, ça n’est pas donné à tout le monde.

Sanchez peut désormais s’asseoir sur le trône de son succès.

Si vous n'avez pas vu le match, voici le résumé en six minutes >>

Rappel des matches précédents :

31 oct :       Australie – Nouvelle-Zélande     5 – 43
7 nov :        Australie – Nouvelle-Zélande     24 – 22

Classement : 1-Nouvelle-Zélande, 6 pts (3m)  2-Argentine, 4 (1). 3-Australie, 4 (2)

À venir :

21 nov :       Australie – Argentine                 9h45
28 nov :       Argentine – Nouvelle-Zélande     9h45
5 déc :         Australie – Argentine                 9h45

 

La 1ère journée de la Coupe d’Automne des Nations… à l'eau quoi !

Poule A  :  Irlande (2) – Pays de Galles (3).   32 – 9       Angleterre (1) – Géorgie (4)   40 – 0

Poule B :   Italie (3) – Écosse (2)                 17 – 28      France (1) – Fidji (4)               28 – 0   (sur tapis vert)

Le tournoi détonne, oui !

Entre le premier match des Bleus annulé pour cause de Fidjiens covidés et les autres matches non diffusés, des fois que la Covid se figerait sur nos télés, ça en dit long de l’intérêt que suscite déjà ce tournoi d’automne.

Parce qu’à lire les résumés de cette première journée, avec le niveau des Gallois revenu à celui des Géorgiens, et celui des Écossais pas loin de celui des Italiens, il ne nous reste qu’à attendre la finale dans trois semaines, entre la France et le vainqueur du prochain Angleterre-Irlande.

Parce que franchement, je vois mal nos Bleus, étincelants lors de leurs derniers matches, se faire piéger une seconde fois à Murrayfield. Hein ? … Bon, je vais suivre ça de près… Ils n’ont pas intérêt à me décevoir.

 

Test-match des Bleues…

France – Angleterre                         10 – 33

Dis 33 !

Aïe ! Ca fait mal quand on essaye d’avaler une telle défaite, même si elle ne restera pas en travers de la gorge de nos Tricolores. Car samedi après-midi, à Grenoble, les Bleues n’étaient pas au niveau des Red Roses qui leur ont donné une leçon dans tous les compartiments du jeu.

Un essai en force par la capitaine Gaëlle Hermet a montré combien c’était difficile de rivaliser face à la machine anglaise bien huilée qui a su soigner l’entame de chaque période pour marquer d’entrée et mettre les Françaises en difficulté, néanmoins à 10-10 à la pause.

Mais ce n’était qu’une illusion que la seconde période allait effacer avec deux nouvelles salves des Guns and Roses et trois pénalités de leur excellente buteuse, Emily Scarratt.

On a du mal à croire que la semaine prochaine à Twickenham ce XV de France-là a suffisamment de talent pour y réaliser un exploit. Mais qui sait ?

 

La 9ème journée du TOP 14 en bref…

Castres (12) – Bordeaux (7)                   29 – 30

La tactique du tac au tac

Urdapilleta, Jalibert. Jalibert, Urdapilleta. Urdapilleta, Jalibert. Jalibert, Urdapilleta.

Jalibert, Urdapilleta. Jalibert, Uuuur…EUREKA !!

Après une heure du même disque de jeu enrayé par les deux formations, Bordeaux a trouvé la solution par Moefana se déployant sur son aile à la sortie d’un maul. Réplique instantanée du CO par Palis sur une relance lumineuse de Dumora. Mais une obstruction de Combezou annulait l’essai des locaux. Qu’à cela ne tienne, le centre castrais corrigeait son erreur et répliquait du tac au tac, à la sortie d’un maul, exactement comme l’ailier bordelais.

Toujours avec un Urdapilleta de retard, le CO reprenait l’avantage, à cinq minutes du terme, grâce à Nakosi, passant l’en-but en force derrière un ruck. La réplique des visiteurs arrivera à l’heure, sur le tic-tac des dernières secondes par une charge semblable d’Amosa, donnant la victoire d’une petite longueur, suite à la transformation manquée par Botica.

Moralité qui fait tiquer : dans la tactique du tac au tac, il ne sert à rien de partir au taquet, seule la dernière réplique compte.

Pau (10) – Toulouse (2)                           16 – 22

Fin du cauchemar

Après trois revers consécutifs, les Toulousains gagnent à nouveau, même sans leurs internationaux. Et ce sont les Palois qui ont fait les frais du retour en forme des champions de France dans leur Hameau.

Après une première période compliquée, à subir les assauts des locaux, encaissant un essai par Hastoy, au four et au moulin, les visiteurs ont remis la main sur le ballon en seconde pour recoller au score par Holmes et passer devant avec l’essai de Médard, bien servi par son ouvreur, décisif dans la victoire toulousaine.

Les hommes de Mola remontent à la deuxième place, avec deux matches d’avance sur ses poursuivants qui joueront un match en retard le week-end prochain.

Agen (14) – Toulon (4)                            9 – 38

Toujours pas !

Le retour de Nonu aura plus fait parler la presse que ses jambes sur le terrain. Les Toulonnais n’ont pas eu à forcer ses autres talents pour dominer des Agenais courageux mais sans solutions.

Moins d’une heure pour le bonus offensif avec les essais de Dridi et Dakuwaqa en première période, puis celui de Takulua en seconde, avant que la machine varoise assène deux autres coups, par Dachary et Rebbadj, dans un second acte plutôt tranquille où les locaux n’ont jamais existé.

Neuvième défaite de rang pour Agen qui n’y arrive toujours pas, collé au dernier rang.

Bayonne (9) – Montpellier (11)             29 – 20

De l’eau dans le gaz des Cistes

Les Basques ont eu le dernier mot d’un match peu spectaculaire mais où les points ont été surtout le résultat de l’indiscipline des uns et des autres, et un 100% au pied de Germain pour compenser une infériorité numérique des siens après trois cartons jaunes.

Deux essais de Bayonne (par Ravouvou et Luc) ont permis de prendre une marge suffisante avant de prendre la marée orange en fin de match avec deux essais tardifs des Cistes (par Ouedraogo et un de pénalité).

Ce qui inquiète, c’est surtout le manque de cohésion et d’automatismes chez les Montpelliérains, toujours à la recherche d’un match référence. Encore une saison partie pour être gâchée. Seule la Covid pourrait encore la sauver.

Quant aux Basques, ils ne lâchent pas la partie et assurent l’essentiel de leur survie dans l’élite.

Brive (13) – Racing 92 (5)                     19 – 23

Hold-up !

Rien ne sert de courir, il faut partir à point, disait la fable.

Le lièvre briviste est parti au quart de tour avec un essai dès la deuxième minute par Thomson et a fait la course en tête jusqu’à la dernière minute, sous la botte de sept lieues de Laranjeira pour garder la tortue francilienne derrière.

Oui, mais voilà, avec un pack plus frais entré à l’heure de jeu, patiemment, derrière sa mêlée, le Racing a construit son succès avec un essai sur le fil de Sanconnie, sur une ultime charge fatale pour les Coujoux.

De quoi nourrir des regrets pour Brive qui subit sa cinquième défaite de rang.

Stade Français (8) – La Rochelle (1)    35 – 13

Paris s'offre le leader

Et comment !

Après une énorme première période, emmnée par un pack conquérant et un Macoulou en feu  passeur sur le premier essai de Naivalu, auteur du second, avant celui du bonus par Etien  en seconde, les Parisiens ont résisté au retour des Maritimes, toutefois récompensés par un essai de Retière, tout juste entré, mais aussitôt puni par un doublé de l'homme du match, Macalou, récupérant le bonus offensif au passage.

Une prestation aboutie des Stadistes qui semblent enfin prêts à jouer dans la cour des grands, et sans leur maestro Sanchez, s'il vous plaît !

Clermont (3) – Lyon (6)                         reporté au 21/11 cause Covid (ça fait 3 fois, les Lyonnais !)

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

La semaine prochaine…

La revanche de Murrayfield !

Si les Bleus n’ont pas fait le grand Chelem dans le tournoi des VI Nations, c’est à cause de Murrayfield… souvenez-vous >>

Alors vous pensez bien que ce rendez-vous dans l’antre d’Édimbourg pour le compte du tournoi d’automne aura pour eux une saveur toute particulière. Le XV de France a une revanche à prendre, dans son premier match qui pourrait lui assurer la première place de poule et une finale… contre les Rosbifs ? Oh oui, oh oui ! 

 

Au programme, samedi 21 novembre :

          Angleterre – France féminine, à 13h  (test-match retour, en lever de rideau à Twickenham)

Tournoi d'Automne des Nations (2è journée)

         Italie – Fidji, à 13h45             annulé cause Covid côté Fidjiens !

         Angleterre – Irlande, à 16h   

         Pays de Galles – Géorgie, à 18h15   

Enfin, dimanche 22 novembre :

        Écosse – France, à 16h15

 (*) Tous les matches sont retransmis (ou pas) par les chaînes de France TV

 

Normalement week-end de repos, le TOP 14 le réquisitionne pour jouer les matches en retard des journées précédentes.

Au programme*, dès le vendredi 20 novembre :

         Montpellier – Castres, à 20h45       (3è journée)  reporté à nouveau cause covid côté MHR          

Puis le samedi 21 novembre :

         Stade Français – Bordeaux, à 15h15  (1è journée)

         Bayonne – Toulon, à 18h15            (7è journée)

         Clermont – Lyon,                                (9è journée)  reporté à nouveau cause Covid côté Lyon

Enfin, dimanche 22 novembre :

         La Rochelle – Racing 92, à 21h05  (3è journée)

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du TOP 16 féminin

Un piètre suspense subsiste entre Lons et Lille dans la poule 1, entre Bordeaux et Bobigny dans la poule 4. 
Montpellier, Toulouse, Rennes, Bayonne, Blagnac et ASM Romagnat, elles, joueront les phases finales. Sans autre commentaire !

Retrouvez les résultats et le calendrier de la phase régulière sur :

 >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

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09 novembre 2020

Les brèves d'Ovalie - Edition n°404

C'était pas l'Amérique !

TOP 14... 8ème journée                        La Rochelle – Clermont      19 – 9

Brouillon au sommet !

Le leader sortant... dans tous ses états

Dimanche, pour clôturer la huitième journée du TOP 14, Clermont se déplaçait dans la forteresse imprenable des Rochelais, invaincus et sans avoir encaissé le moindre essai... Plus pour longtemps !

Autant dire que les sondages n’étaient pas favorables au leader sortant.

Seulement, le premier à l’ouvrir, au bout de cinq minutes, c’était bien lui, dans un discours engagé, fort de ses trois premiers points au pied, par Lopez, quand Plisson venait d’échouer, et tout près de faire la différence sur une action d’envergure de ses trois-quarts, conclu par Van Tonder après une passe au pied millimétrée de Bezy. Oui, mais voilà ! un bout de cuir avait fleuré un peu trop avec la ligne de touche.

De là à crier à la fraude. Quand on est arbitré par Monsieur Ruiz, il n’en faut pas beaucoup pour monter la tête d’un Clermontois. D’autant que l’arbitre, qui lui avait déjà volé une finale en 2016 (Oui, la rancœur n’a pas de date de péremption en Auvergne), s’est mis à dépouiller les bulletins de faute dans le jeu rude des Jaunards, offrant une large avance aux locaux sous la botte réajustée de Plisson.

Le leader subissait la pression des Maritimes, prenant la marée dans ses 22, sans l’envie de rire quand Plisson, sur un avantage, ajustait un coup de pied par-dessus magistral pour Dulin qui n’avait qu’à ouvrir les bras et aplatir dans l’en-but. Le seul essai d’une première période brouillonne et seulement le deuxième éclat après celui de Bezy en début de rencontre. On avait connu meilleur spectacle à Marcel-Deflandre. Heureusement il était à huis clos, laissant des téléspectateurs les yeux mi-clos, prêts à s’endormir.

Dès le retour des vestiaires, l’abonné Canal sortait de sa torpeur et se mit à rêver d’un second acte d’enfer après l’essai fabuleux de Nanai-Williams qui mystifiait toute la défense rochelaise, comme on descend une piste de ski, en géant, humiliant chaque porte qui tentait de le plaquer. Et puis… plus rien ! Il pouvait se rendormir sur le cauchemar des Jaunards.

L’attente interminable qu’une action aille au bout pour se faire justice et remonter ces dix points de retard, dans un combat de packs maladroits et stériles, foirant passes et touches, de turn-overs en fautes de main, incapables de maintenir un maul pour concrétiser leurs temps forts, cognant plus qu’ils ne relancaient, usés jusqu’à la moelle…

Les Clermontois étaient dans un état proche de l’Ohio !

Quand les Maritimes se contentaient de naviguer peinard, sans chercher à prendre le large, d’un coup de pied à l’autre, tels des skippers du Vendée Globe ancrés dans le port des Sables d’Olonne, attendant que le brouillard se lève, un jour de départ.

Non, ce n’était pas l’Amérique ce duel au sommet, mais mon petit doigt me dit que ces deux-là n’ont pas dit leur dernier mot.

 

Les autres matches en bref…

Toulouse (4) – Castres (12)                         16 – 16

Du rugby pour le nul

Dans le derby de la Garonne, Toulouse s’est encore heurté à des visiteurs opportunistes qui comptaient bien profiter du champion amoindri pour faire un coup à Ernest-Wallon.

Il s’en est fallu de peu que le CO reparte avec la victoire, et cela n’aurait pas été volé.

Le jeu léché des Toulousains n’est toujours pas revenu sur le terrain, contrairement aux anciens cadres comme Huget et Médard pour tenter de l’insuffler. Une opposition de défenses, un combat de packs, des pick and go tarnais pour répondre à un ballon porté toulousain et cela fait un essai partout (Mauvaka puis Combezou) complétés de trois pénalités chacun, pour les buteurs respectifs, Holmes et Urdapilleta.

De la bouillie de rugby (dixit Médard après le match), avec le vent et la pluie dans le dos, du rugby pour un nul logique, quoi !

Racing 92 (5) – Pau (7)                               24 – 22

Le piège évité

Après une première période mitigée, avec un éclat de Klemenczak et son tchic-tchak, pour le premier essai et mener 11-9, les Racingmen vont s’accrocher dans le second acte pour conserver ses deux longueurs d’avance sur des Palois qui ne sont pas montés à la capitale pour beurrer des sandwichs.

Sept minutes et sept points ont suffi aux visiteurs pour prendre les rênes du match après l’essai de Roudil sur une passe décisive d’Hastoy qui se chargera de transformer parfaitement comme de répondre à chaque fois à Machenaud pour garder ses distances, jusqu’à 17-22 après l’heure de jeu.

Il faudra une pénaltouche, lancée par Ben Arous, talonneur de dépannage, derrière un ballon porté pour que Sanconnie s’extraie du marquage et inscrive l’essai de la gagne, une fois transformé par Trinh-Duc.

Comme pour Toulouse, jamais le Racing n’avait autant subi le jeu chez lui. Une nouvelle preuve, s’il en fallait une, que cette trêve automnale fausse complètement le championnat.

Agen (14) – Lyon (3)                                     16 – 19

Un moindre mal

Huitième défaite sur huit journées pour les Agenais et un deuxième point de bonus arraché avec le courage qu’on leur connaît.

Mais trop de fautes des locaux ont permis aux visiteurs de repartir victorieux avec un seul essai d’Arnold en première période, quand Agen revenait un peu tard avec celui de Falatea dans les dernières minutes.

Que cela va être dur pour le SUA de gagner un match cette saison avec ce niveau-là. Le courage ne suffit pas. Tandis que les Lyonnais montent sur le podium avant le nouveau choc pour rêver plus haut au Michelin.

Toulon (6) – Brive (13)                                 35 – 19

Bienheureux bonus !

Le retour de Serin pour embarquer une ligne d’attaque affûtée avec son compère Carbonel, les finisseurs Cordin et Dridi, très en jambes, mais surtout le trio magique au centre Toeava-Parisse-Paia'aua, n’aura pas tenu toutes ses promesses. Décevant.

Oui, il y a l’essai de Cordin et le doublé de Dridi pour mener à la pause 22-9, bonus en poche. Mais c’était cher payé pour quelques temps forts sur trente minutes de domination briviste. En seconde période, les visiteurs mordront encore plus dans ce match pour casser l’ambiance et la dynamique varoise avec un bel essai mérité de Giorgadze qui les mettra sur les talons des Locaux, à six longueurs.

Mais les Toulonnais seront doublement heureux en fin de rencontre, bénéficiant d’une supériorité numérique dans son pack (suite à une faute de Brennan), s’offrant alors une ultime penaltouche sur le gong qui envoie Jolmes derrière la ligne pour la victoire et le retour du bonus dans leur escarcelle.

Dur dur pour les Coujoux qui auraient mérité, à minima, le bonus défensif.

Bordeaux (8) – Bayonne (11)                        43 – 19

Pour finir en beauté

De retour de sa préparation avec le XV de France, comme d’autres internationaux en manque de temps de jeu, Jalibert a époustouflé cette rencontre mettant d’entrée l’UBB sur la voie d’un succès encore bonifié.

Un premier essai plein de vista et de vitesse de l’ouvreur local qui a littéralement laissé sur place la défense basque, le second est un pur caviar qu’il a offert à son centre Moefana.

L’essai du bonus par le talonneur Dweba viendra juste avant la pause pour un 22-0 qui laissait présager une fessée comme la semaine dernière face aux Agenais.

Seulement, la seconde période sera bien plus équilibrée, avec une première réaction du talonneur Van Jaarsveld, tout en force sur un ballon porté bayonnais. Bordeaux répondra successivement par Higginbotha puis Paiva et Marais pour récupérer à chaque fois le bonus offensif enlevé malicieusement par ces visiteurs qui lui collent aux basques après l’essai de Rouet puis celui de Delonca.

Quelle belle partie au finale, et quelle belle deuxième victoire des hommes d’Urios dont le discours semble passer enfin… Enfin, avec Jalibert c’est tout de suite plus facile. Son association avec Dupont en équipe de France pourrait faire bien plus d’étincelles que ce n’est déjà le cas avec N’Tamack.

Montpellier (10) – Stade Français (9)           reporté cause Covid

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

  

La semaine prochaine…

Place à la CAN… Coupe d’Automne des Nations !

En place des test-matches habituels de saison : un vrai tournoi, comme celui des VI Nations, mais entre huit et à huis clos, sur quatre semaines et sur deux poules de quatre, comme suit :

Poule A : Angleterre, Irlande, Pays de Galles, Géorgie.

Poule B : France, Écosse, Italie, Fidji.

Trois matches chacun, dont deux à domicile... mais seulement pour les « vrais » Européens, les « migrants » fidjiens et géorgiens se contentant, eux, de participer. Et c’est déjà bien, faudrait pas qu’ils espèrent gagner non plus !

Puis un match de classement pour terminer, les premiers de chaque poule s’assurant donc la finale. La France et l’Angleterre font partie des grands favoris.

 

Au programme de la première journée du tournoi, dès vendredi 13 novembre :

         Irlande – Pays de Galles, à 20h

Puis le samedi 14 novembre :

         Italie – Écosse, à 13h45         

         Angleterre – Géorgie, à 16h   

Enfin, dimanche 15 novembre :

         France – Fidji, à 16h15

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de France TV

 

Garé en double file, le TOP 14 fera amende honorable d’avoir osé marcher sur les plates-bandes de la FFR et de World Rugby, en bonne poire (ou bonne prune), faute de pouvoir livrer sa neuvième journée sur l’emplacement qui lui était réservé.

Au programme*, dès le vendredi 13 novembre :

         Castres – Bordeaux, à 20h45                     (pendant Irlande-Galles)

Puis le samedi 14 novembre :

         Pau – Toulouse, à 15h15                            (pendant Italie-Écosse)

         Agen – Toulon, à 17h30                             (pendant Angleterre-Géorgie)

         Bayonne – Montpellier, à 17h45

         Brive – Racing 92, à 18h

Enfin, dimanche 15 novembre :

         Stade Français – La Rochelle, à 19h

         Clermont – Lyon, à 21h05                         (pendant 'Casino Royal' ou 'Usual Suspect')

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du TOP 16 féminin

Un piètre suspense subsiste entre Lons et Lille dans la poule 1, entre Bordeaux et Bobigny dans la poule 4. 
Montpellier, Toulouse, Rennes, Bayonne, Blagnac et ASM Romagnat, elles, joueront les phases finales. Sans autre commentaire !

Retrouvez les résultats et le calendrier de la phase régulière sur :

 >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

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01 novembre 2020

Les brèves d'Ovalie - Edition n°403

Le nom du XV de la Rose...

VI NATIONS... 5è journée            France – Irlande      35 – 27

                               Italie – Angleterre        5 – 34

Fickou, F comme French Flair !

Finalement, en deux films !

Ça fait chier, d’accord – encore ces Rosbifs ! – mais on ne va tout de même pas pleurer d’avoir battu les Irlandais avec le bonus offensif… et la manière, tout de même !

Le tournoi a été perdu à Murrayfield, point.

Les Anglais n’ont eu qu’à se baisser pour ramasser le titre à la petite cuiller... de bois, en Italie. Car on le sait, si toutes les routes mènent à Rome, en rugby, Rome mène à toutes les déroutes de la Squadra Azzura, ces dernières années.

 

Bons baisers d’Italie

C’est bien simple, le quinze transalpin n’a pas gagné un match du tournoi depuis 2015, et c’était contre la France. Il accroche donc sa cinquième cuiller de bois d’affilée, sa dixième en vingt ans. Seule l’Écosse a fait pire avec une spatule de plus, mais en plus d’un siècle.

Pourtant on a bien cru que les Italiens allaient compliquer la tâche du XV de la Rose dont le but était d’engranger le bonus offensif et le maximum de points pour obliger Irlandais et Français à l’exploit. Après avoir encaissé trop rapidement un premier essai par Youngs, les locaux ont fait mieux que repousser les assauts des Anglais, déstabilisant leur défense au point de se trouer sur l’essai de Polledri, à la 18è minute.

10-5 à la pause pour le XV de sa Majesté britannique, on s’est mis à rêver du côté du Stade de France. Seulement, en seconde période, Youngs libérait à nouveau les siens par un doublé qui allait lancer la machine infernale de leur pack puissant en mauls dévastateurs, amenant George et Curry dans l’en-but pour le bonus offensif.

Slade, en fin de rencontre rajoutait un cinquième essai pour porter le défi des Français à 31 points d’écart face aux Irlandais, bonus offensif en poche bien entendu. Quand une victoire avec une différence d’au moins 7 points ou le bonus offensif suffisait au XV du Trèfle.

 

A la poursuite d’octobre 31… sans rougir !

21h, ce samedi 31 octobre, Français et Irlandais savaient à quoi s’en tenir, dans un stade de France désert et sous une bruine incessante.

Et ils ont failli le faire !

Quand on pense à ce raté à Murrayfield, quel grand chelem, cela aurait été aujourd’hui. Parce que cette équipe de France nous a émerveillé encore d’efficacité (un terme qui ne lui collait plus à la peau depuis dix ans), après sa belle performance face à de modestes Gallois.

Après avoir subi, cinq minutes, la loi irlandaise du jeu au sol et de la mêlée, sanctionnés par une pénalité trop lointaine pour que même Murray la passe, l’attaque tricolore a remis son bleu de chauffe pour un premier essai somptueux, parti de l’aile de Rattez, récupérant un ballon improbable qui fuyait en touche, relayé par N’Tamack et Bouthier pour voir Fickou s’envoler sur l’autre aile et mystifier la défense celte par un cadrage débordement d’école française avant d’offrir un caviar à l’incontournable Dupont. Wouah !

7 minutes et 7-0 après la transformation de N’Tamack, c’était trop beau pour être vrai.

Dès le renvoi, les Bleus cafouillaient. En-avant d’Ollivon et lancement du jeu des Irlandais dans le camp français obligeant Bouthier a un geste répréhensible de sortie de balle volontaire dans son en-but. L’arrière montpelliérain écopait logiquement d’un carton jaune, échappant de justesse à l’essai de pénalité. Mais ce n’était que partie remise pour les visiteurs, en supériorité numérique, qui remettaient la main sur le ballon et acculaient leur hôte dans leurs cinq mètres pour l’essai de l’égalisation par Healy, au terme de longues minutes de pick and go derrière des mêlées solides.

Forts de leur domination durant ces trente premières minutes, les Irlandais passaient devant sur une énième faute au sol des Bleus, grâce à une pénalité de Sexton.

Mais le ballon allait de nouveau changer de camp, après une série d’assauts des Tricolores, déterminés, envahissant le camp celte, Cros doublait tout le monde, poussant le ballon au pied dans l’en-but pour inscrire le deuxième essai, avant d’être fauché illicitement par Doris, bénéficiant logiquement d’un essai de pénalité et le flanker irlandais d’un carton jaune. Seulement le Toulousain devait sortir, blessé sur cette action (fracture du métatarse), laissant la place à Crétin, quand Sexton ramenait son équipe à un point après une nouvelle pénalité sévère accordée par Monsieur Barnes, aussi inflexible avec les Français qu’il est anglais (non mais, franchement, cherchez la faute !).

Heureusement, les Français ne se laissaient pas abattre et relançaient leurs attaques par un jeu fluide et rapide jusqu’à récupérer à leur tour une pénalité, juste avant la pause pour mener 17-13, quand Sexton gâchait une nouvelle munition par un choix de penaltouche stérile dont les pick and go se heurtaient à une défense locale infranchissable.

Le deuxième acte s’annonçait rude et compliqué pour nos Tricolores, pour déjà gagner la rencontre. Alors quant à réaliser l’exploit d’un bonus offensif et des 31 points d’écart, ça semblait mission impossible. Pourtant, d’entrée, après une nouvelle mainmise des Celtes, les Bleus nous gratifiaient d’un essai magnifique, parti d’une récupération de Bouthier, relayé par N’Tamack qui lançait à nouveau Fickou dont le petit coup de pied alertait Dupont pour une finition sensationnelle de N’Tamack qui avait suivi l’action.

Encore une fois, c’était du grand art !

Même si la transformation de l’ouvreur toulousain était manquée, l’espoir restait entier. Le XV de France tenait le ballon et le cap, poussant l’adversaire à la faute, enquillant six nouveaux points par son buteur, avec du temps pour les assommer et les écœurer, jusqu’à ce qu’ils lâchent l’os.

Seulement la rage du molosse celte allait casser la dynamique française à l’heure de jeu, sur un temps fort des Bleus, pris au sol encore et rendant le ballon aux Irlandais qui, sur une percée solitaire de Henshaw, renversaient une défense complètement arrêtée, manquant tous ses plaquages. Hallucinant !

Le destin du XV de France semblait scellé, il ne sera pas champion d’Europe, quand celui des Irlandais restait encore possible jusqu’à ce que Vakatawa l’anéantisse après une relance parfaite derrière une mêlée conquérante, le coup de pied de N’Tamack pour lui-même avant de servir son centre dans l’intervalle. Quel bijou d’essai encore !

À dix minutes du terme, seuls les Anglais devaient jubiler derrière leurs écrans télé, l’essai de Stockdale, sur le fil, ne changeant rien à la donne.

La France réalise malgré tout un exploit retentissant en infligeant une belle défaite à l’Irlande, avec le bonus s’il vous plaît, lui raflant au passage la deuxième place dans le tournoi et, surtout, la quatrième au rang mondial (excusez du peu, sachant d’où vient ce groupe France depuis sa finale volée au Mondial 2011).

Après Exeter, en Champions Cup, les Rosbifs s’emparent de la Coupe du VI Nations...

sur laquelle le nom du XV de la Rose sera gravé pour la 39è fois.

Le XV de France aura bientôt, on l’espère, sa revanche dans le tournoi d’automne qui se profile dans quinze jours.

 

Le troisième match…

Pays de Galles – Écosse                10 – 14

Bandits, bandits

Non, il n’y a pas eu vol dans ce match en marge du titre qui comptait pour l’honneur d’une place sur le podium et que les Écossais ont dominé, galvanisés sans doute par leur bonne série, quand les Gallois venaient d’enchaîner quatre défaites consécutives.

La cinquième, à domicile, pour les tenants du titre, scelle une victoire historique pour le XV du Chardon qui n’avait pas gagné au Millennium depuis 2002.

C’est en bandits d’un long chemin qu’ils ont piégé leur hôte, sous l’impulsion d’un Hogg omniprésent et sensationnel, quand Russel devait céder rapidement sa place à un Hastings pas moins étincelant.

Sans briller sur la finition, en première période, se contentant de deux pénalités de Russel et Hasting, alors que Carre avait marqué contre le cours du jeu pour les locaux, les Écossais parvenaient enfin, à l’heure de jeu, à passer l’en-but gallois, grâce à un maul plein de joueurs et de détermination.

Le XV du Poireau, faiblards et sans ressources, comme contre les Bleus, samedi dernier, ne remettront jamais la main sur le ballon, offrant même une dernière pénalité à Hogg pour sceller la victoire de son équipe.

Un bel hommage à l’Écossais Sean Connery, disparu ce samedi.

 

Les Bleues…

France féminine – Irlande           annulé

Sans enjeu

Après le nul en Écosse (13-13), la semaine dernière, les Françaises devaient se déplacer exceptionnellement à Dublin pour éviter aux Irlandaises de subir une quarantaine à leur retour de Lille où le match était initialement prévu. Mais voilà, pour cause de Covid, le match a été annulé.

Sans grandes conséquences, du fait d’absence d’autre enjeu qu’une deuxième place que les Françaises devront partager avec les Irlandaises, les Anglaises étant déjà sacrées avant de se déplacer en Italie.

Pour rappel, concernant nos Bleuets, le tournoi avait également été annulé dès cet été.

 

La 7ème journée de TOP 14 en bref…

Brive (12) – Clermont (1)                    21 – 43

Bezy casse la baraque

Le néo demi de mêlée clermontois aura été le grand artisan de cette victoire à l’extérieur, qui plus est bonifiée, grâce à sa vista et son doublé, volant la vedette à l’autre recrue phare au centre du XV Jaune et Bleu, Jean-Pascal Barraque, très en jmbe et auteur du deuxième essai.

Car les Jaunards ont fait preuve de maîtrise en première période, marquant dès l’entame, par Lee, avant que le trois-quarts issu du 7 ne porte la marque à 17-0 avec l’aide du but parfait de Lopez.

Seulement, comme on a pris l’habitue, les Clermontois se sont fait remonté les bretelles et le score par des Coujoux remontés, inscrivant trois essais par Chauvac, Muller et Fa’aso’o, quand les visiteurs répondaient aussitôt par Bezy (deux fois), Fourcade et enfin, in-extrémis – et grâce à l’envie de jouer des locaux après la sirène, sans n’avoir rien à gagner, ni même le plaisir du spectacle pour un public absent – bizarre, comme c’est bizarre ! – je dis ça je dis rien – Betham sur un ballon porté, après une énième séquence.

L’ASM prend la tête du championnat, et devrait encore bonifier son jeu avec son effectif quasi au complet.

Castres (13) – Racing 92 (5)               28 – 26

Le réveil du CO

Les Castrais se sont bien repris en seconde période après que la première a été à la main des Racingmen qui ont manqué le coche et quatre points au pied de Machenaud.

Deux essais non transformés pour les visiteurs, Le Guen puis la star à l’arrière, Beale, à qui le 15 maison, Dumorra, a répondu avec autant de talent pour son premier essai dans le premier acte et pour ses offrandes dans le second, à Nakosi puis Palis, obligeant le Racing à arracher le point de bonus défensif sur la sirène, avec l’essai de Taofifenua.

Une victoire bienvenue pour le CO qui casse sa dynamique négative de trois défaites consécutives.

Bordeaux (11) – Agen (14)                  71 – 5

La déculottée

Bordeaux a roulé-compressé sur une équipe agenaise déjà à plat au fond du classement et sans ressources pour réagir, si ce n’est cet infime sursaut avant la pause, par Abadie, après un terrible 28-0, ce qui a eu le don d’énerver les locaux avides de récupérer leur bonus offensif en faisant le plein d’essais, au retour des vestiaires.

Dix au total : Maynadier, Moefana, Tamanivalu, Dweba, Lucu, doublé de Seuteni et triplé de Cros.

Agen, avec sept défaites sur sept rencontres, a déjà un pied ancré en PRO D2.

Pau (7) – La Rochelle (2)                     24  35

Trop tard !

Les Maritimes ont encore frappé, cette fois au Hameau, ne laissant aucune chance au Palois en une mi-temps, avec quatre essais de Liebenberg, Aouf, Favre et Kieft pour mener 32-3 à la pause.

Les locaux ont bien réagi en seconde période, avec trois essais, un de Bonneval et un doublé de Rey, infligeant à leur tour un 21-3 aux Rochelais, privés du bonus offensif. Mais trop tard pour la Section qui repartira bredouille de sa pelouse.

Stade Français (6) – Toulouse (3)       48  7

 

Quel massacre !

 

Toulouse est venu à Paris avec une équipe C, en slip et en crampons. Résultat : Paris a profité de l'aubaine pour passer 6 essais (Delbouis, Coville, Danty, Latu, Gabrillagues, Percillier) et décrocher trop facilement un bonus offensif qui propulse le club de la capitale dans le TOP 6. Du côté des Haut-Garonnais, Lebel a sauvé l'honneur en première période puis Faumuina dans la dernière minute du match.

Le Classico entre les deux clubs les plus titrés de France a viré au fiasco. Merci les doublons !

 

Bayonne (10) – Toulon (8)                 reporté cause Covid

Lyon (4) – Montpellier (9)                 reporté cause Covid

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

  

La semaine prochaine…

Les Bleus se reposent quand le TOP 14 s’expose…

Le nouveau tournoi international, appelé « Coupe d’Automne des Nations », une sorte de CAN européenne avec les Fidji en intrus, démarre le 14 novembre, ce qui permettra au XV de France de souffler après sa belle double performance contre les Gallois et les Irlandais.

La 8è journée du TOP 14 s’appropriera seule les projecteurs pour briller dans l’hexagone, sans pour autant ses meilleurs joueurs, ni spectateurs, s’exposant encore à des déconvenues pour les plus sollicités par l’équipe de France comme Toulouse, Toulon et le Racing.

Au programme*, dès le vendredi 6 novembre :

         Toulon – Brive, à 21h

Puis le samedi 7 novembre :

         Toulouse – Castres, à 15h15

         Bordeaux – Bayonne, à 18h15
         Montpellier – Stade Français, à 18h15
         Racing 92 – Pau, à 18h15

Enfin, dimanche 8 novembre :

         Agen – Lyon, à 19h

         La Rochelle – Clermont, à 21h05

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du TOP 16 féminin

Un piètre suspense subsiste entre Lille et Lons dans la poule 1, entre Bordeaux et Bobigny dans la poule 4. 
Montpellier, Toulouse, Rennes, Bayonne, Blagnac et ASM Romagnat, elles, joueront les phases finales. Sans autre commentaire !

Retrouvez les résultats et le calendrier de la phase régulière sur :

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28 octobre 2020

Champions Cup - Saison 2020-2021

Une édition très spéciale !

Ce mercredi 28 octobre, à Lausanne, ont eu lieu les tirages au sort des poules des Champions & Challenge Cup pour la saison en cours, après le sacre tardif des Chiefs d'Exeter, le 17 octobre dernier, souvenez-vous, face aux chiffes molles du Racing 92.

Et voilà le résultat... distillé à l'alambic !

Tirage CCup

(kesako ?)

Vous n'y comprenez rien ? Normal ! Cette saison, le format est très spécial, voire alambiqué !

 

Cela mérite une petite explication.

Pour la Champions Cup, 24 clubs des trois championnats vont disputer une phase qualificative en 2 poules et en respectant les 2 règles suivantes :

  • Des clubs d'un même championnat et d'un même chapeau (dans le tableau ci-après) ne s'affronteront pas.
  • Resteront les matches entre les chapeaux 1 et 4 ou les chapeaux 2 et 3.

Ainsi, à partir du tableau ci-dessous, le tirage au sort a défini les 2 poules ci-dessus de 12 clubs qui n'affronteront chacun seulement que deux équipes en matches aller-retour. Suivez les couleurs !

Capture d’écran 2020-10-27 à 17

La répartition des clubs français se limitait donc pour 

Bordeaux et Lyon : Gloucester/Northampton et Glasgow/Dragons

Racing 92 et Toulon : Sale/Harlequins et Scarlets/Connacht

La Rochelle et Clermont : Bristol/Bath et Edimbourg/Munster

Toulouse et Montpellier : Exeter/Wasps et Leinster/Ulster

 

 

 

 

Voici le résultat du tirage, réinterprété en couleurs !

Capture d’écran 2020-10-28 à 17

 

4 matches (aller-retour) chacun...

qui qualifieront les 4 premiers de chaque poule pour les quarts de finale (en matches aller- retour)

quand les demies et la finale se joueront sur un seul match...

Et la finale à Marseille !

 

Une poule B très très compliquée pour Toulouse et Clermont qui pourraient faire les frais de ce nouveau format.

Le Racing 92, lui, devrait mieux s'en tirer...
Tout comme
 La Rochelle, Bordeaux et Toulon, dans une poule A plus accessible.

Quoi, Montpellier et Lyon ?

 

Pour la Challenge Cup, les 14 clubs restants des trois championnats se disputeront également une phase d'une seule poule à partir des règles aussi alambiquées que je vous laisse découvrir ici >>

Ainsi, les 6 clubs français affronteront chacun 2 adversaires étrangers, en 2 matches aller-retour, comme suit :

  • Stade Français      :  Benetton et Cardiff Blues
  • Agen                     :  Benetton et London Irish
  • Pau                        :  Worcester et London Irish
  • Castres                 :  Ospreys et Newcastle
  • Brive et Bayonne :  Leicester et les Zèbres

Les 8 premiers de la poule disputeront les quarts de finale, en matches aller-retour, selon l'ancien principe :
le 1 contre le 8, le 2 contre le 7, etc.

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26 octobre 2020

Les brèves d'Ovalie - Edition n°402

Un 38 qui chausse grand !

TOURNÉE D'AUTOMNE... Test-match            France – Pays de Galles      38 – 21

Dupont, une pointure qui chausse grand !

Galthié a trouvé chaussure à notre pied

Car, il faut bien l’avouer, samedi soir, au Stade de France, dans ce test-match qui préparait la tournée d’automne et son nouveau tournoi international (!), on a quand même pris un pied d’enfer à regarder nos trois-quarts danser dans les 22 gallois, après nous avoir promis l’enfer dans un premier quart d’heure à jouer comme un sabot.

Dès le coup d’envoi par Biggar, dans un stade vide de 200 privilégiés, le premier ballon échappait aux bras d’Alldritt qui concédait une touche et la première occasion pour le XV du Poireau de lancer Halfpenny derrière l’en-but, sans résistance, comme si les Français étaient encore en train de chausser leurs demi-pointes dans le vestiaire.

Pendant dix minutes, les Bleus en culotte courte n’ont pas su mettre un pied devant l’autre pour mettre la main sur le ballon, toujours en retard aux soutiens, dominés dans les rucks et les airs, toutes les actions partant de travers, donnant l’opportunité à Biggar d’aggraver le score à 10-0.

Et puis le jeu tricolore a retrouvé sa pointure…

Avec sa charnière, Dupont-N’Tamack, l’ouvreur toulousain s’enfilait dans un intervalle, comme on enfile une pantoufle, pour servir son partenaire à la mêlée et aboutir à l’essai maison de Baille, plein de détermination. Ah ! Toulouse, quand tu joues bien !

Sauf que le pilier haut-garonnais commettait une faute fatale en écroulant la mêlée, redonnant de l’allant à Biggar pour creuser l'écart et remettre le doute dans les têtes tricolores, accumulant les fautes au sol, Vakatawa s’emmêlant les pieds dans son sabot.

Un coup de pompe dans le jeu des Bleus que la charnière allait de nouveau rebooster par une belle inspiration de N’Tamack. Le dix français lançait Vakatawa, enfin bien dans ses baskets et les jambes en feu, qui décalait sur l’extérieur son ailier du Racing, Thomas repiquant intelligemment à l’intérieur pour offrir le deuxième essai à Dupont.

Le festival tricolore pouvait commencer !

Cinq minutes plus tard, c’était au tour de Fickou d’allumer la mèche Vakatawa pour faire exploser la défense galloise et offrir le doublé au demi de mêlée toulousain. C’était trop beau pour être vrai, quel pied, déjà, à la mi-temps, la France menait 21-13.

Bien dans leurs pompes, les Bleus firent la course en tête en seconde période, bien gérée au pied de N’Tamack, à cent pour cent dans ses tentatives quand Biggar, pas au mieux physiquement, allait laisser bien des points en route, cruciaux pour talonner ce XV de France qui prenait le large sur une nouvelle fulgurance de Dupont, notre neuf fixant le pauvre ouvreur gallois, à la ramasse, avant d’offrir le troisième essai tricolore à son capitaine Ollivon.

La réplique du XV du Poireau était instantanée, après des charges successives de pick and go, Smith passait la ligne de l’en-but français (31-21). À dix minutes du terme, le match était relancé, malgré l’échec de la transformation de Biggar.

Mais une nouvelle fois, l’ouvreur gallois allait se faire mystifier par un « grand pont » par-dessus de Thomas qui s’offrait un petit exploit personnel pour le cinquième essai français, de quoi faire taire toutes les mauvaises langues quant à sa place sur cette aile du XV de France.

Une victoire qui fait plaisir à voir, malgré les points de défaillance, et qui montre la marge de manœuvre qu’a encore cette équipe de France pour tailler son jeu plus grand, à la mesure, qui sait, d’un sacre du tournoi des VI nations, dont l’issue se jouera dans une haletante finale à trois samedi prochain (lire plus bas).

Mais pour cela, il faudra enlever bien des cailloux dans sa chaussure !

 

La 6ème journée de TOP 14 en bref…

Toulon (7) – Castres (13)           19 – 6

Couché, le CO !

Pendant une heure, à coups de pied entre les… perches, le RCT a tenu en laisse un CO excité et coriace, prêt à en démordre après son humiliation à La Rochelle. Castres a donné du fil à retordre à son hôte, peu disposé à le laisser gambader sur son pré.

Une heure poussive, à faire ses besoins, deux crottes d’Irdapiletta pour quatre de Carbonel. Et puis le coup de maître des trois-quarts toulonnais a définitivement couché la bête tarnaise. Une remontée de 80 mètres, par Cordin d’abord, puis Ikpefan qui a servi Paia’aua semant toute la défense adverse pour le seul essai du match… Peut-être, mais il avait du chien !

Toulouse (1) – Lyon (4)            7 – 16

Privés de tout

Le jeu toulousain, privé de ses chefs d’orchestre, a été pris à la gorge par un Lou venu à Ernest-Wallon comme on va chez le petit chaperon-rouge, en masquant ses intentions.

Les seconds couteaux maison n’ont pas réussi à se défaire de la défense agressive des visiteurs qui ont privé les champions de France de ballon et même inscrit un essai pour faire la course devant pendant près d’une heure, sous la botte de Doussain (0-16).

Il faudra attendre l’entrée du jeune Idjellidaine pour voir le demi-de-mêlée sauver l’honneur des siens à dix minutes du terme. Mais bien trop tard, face à des Lyonnais très appliqués, pour renverser l’issue du match.

Mola a du souci à se faire dans les semaines à venir, privés de huit joueurs majeurs de son équipe. Merci World Rugby et la FFR !

Agen (14) – Bayonne (9)           15 – 26

Le coup de grâce

Déjà à quinze, les Agenais n’y arrivaient pas, en donnant tout ce qu’ils avaient, alors à quatorze dès la septième minute, c’était trop dur à surmonter, après avoir encaissé un essai d’entrée par Ravouvou.

Bayonne en a profité en punissant des locaux submergés, à la faute, par son buteur, Germain, enfonçant un peu plus les locaux.

Le deuxième essai par Luc, au retour des vestiaires, finira par achever les Lot-et-Garonnais qui pourtant continueront de se battre, tels des Gascons du coin, avec panache, jusqu’à obtenir l’essai de l’honneur par leur capitaine Gérondeau.

« Quoi, Que dites-vous ?... C'est inutile ?... Je le sais ! Mais on ne se bat pas dans l'espoir du succès ! Non ! non, c'est bien plus beau lorsque c'est inutile ! »

Elle vient, la relégation. Agen se sent déjà « botté de marbre, ganté de plomb » tandis que Bayonne peut rêver d’un avenir meilleur après ce coup parfait contre un concurrent direct au maintien.

Clermont (2) – Pau (5)              50 – 29

Michelin, fais-moi peur !

Comme un film déjà vu sur la pelouse du Michelin, après Toulouse, Agen et Paris, ce match nous a offert le même suspense : Bonus, pas bonus ?

Trois essais à rien au bout de trois minutes, ça ne vous dit rien ?

Avec Bezy à la baguette et à la finition, une seule équipe sur le terrain, Tiberghien pour le deuxième essai, Naqualevu pour celui du bonus offensif, la vie est belle au Michelin.

Et puis, patatra ! carton jaune pour Vahaamahina, et deux essais coup sur coup des visiteurs, par Fumat puis Roudil, et le BO est à refaire à la pause (24-13).

En seconde période, le match s’ouvre, on se régale, mais on sert les fesses surtout. Bail répond à Matsushima, puis Matsushima répond à Lespiauq derrière un essai de pénalité, avant que Lopez n’arrache sur le fil l’essai du bonus offensif, inespéré… le premier de la saison, tant désiré et caressé à chaque réception.

Clermont réussit enfin un match complet et se hisse au sommet du championnat. De quoi espérer décrocher ses concurrents en cette période de doublons.

Stade Français (10) – Racing 92 (6)    25 – 27

Des hauts et des baffes

Les Stadistes de Paris peuvent se mordre les doigts d’avoir laissé s’échapper le derby de la capitale sur le fil.

Mal barrés en première période après l’essai de Laborde, pour les voisins du 92, et menés 11-6 à la pause, les Parisiens ont répondu d’entrée en seconde avec l’essai de Latu pour prendre ensuite le large sous la botte de Segonds (22-11).

Mais voilà, le relâchement en fin de rencontre offrait une raison d’y croire aux Franciliens après l’essai de Chavancy. Ainsi, après la sirène, Gibert (la doublure de Russel, sélectionné avec l’Ecosse) exauçait les vœux de son équipe en passant la pénalité de la gagne.

Le Racing se relève avec beaucoup de réussite de sa finale européenne perdue.

Montpellier (8) – Brive (11)                30 – 6

Vite fait bien fait

Les Cistes ont plié le match et le bonus offensif en une mi-temps avec trois essais de Tisseron, Serfontein puis Lozowski quand les Coujoux passaient seulement deux pénalités par la botte d’Hervé.

En seconde période, les locaux ont géré facilement un match lâché par les visiteurs qui ne marqueront plus un seul point quand Lozowski signait son doublé en fin de rencontre.

La Rochelle (3) – Bordeaux (12)        20 – 6

L’UBB aux abonnés absents

Dans le derby de l’Atlantique, pour clôturer cette sixième journée, les Bordelais ont surtout brillé par leur absence, laissant la part belle aux Maritimes qui n’ont, pour autant, pas activé le tsunami de la semaine passée face aux Castrais.

Deux essais rochelais en première période par Kerr-Barlow et Sinzelle laisseront un goût amer, en seconde, au public de Marcel-Deflandre ne voyant pas venir la pluie d’essais mais la pluie tout court, empêchant le jeu et le score de se bonifier.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

  

La semaine prochaine…

Le tournoi des VI Nations 2020 clôt les débats

Avec un point d’avance sur les Anglais et les Français, après avoir disposé des Italiens avec le bonus (50-17), samedi à Dublin, les Irlandais se rendront au Stade de France pour tenter de couper l’herbe sous le pied au XV de la Rose qui a l’avantage de se déplacer chez la faiblarde Squadra Azzurra.

Seulement, nos Bleus comptent bien finir en beauté un tournoi qu’ils avaient magnifiquement commencé avant de tomber à Edimbourg.

L’enjeu est simple pour le XV de France : pour remporter le tournoi il lui faudra gagner le XV du Trèfle avec le même nombre de points terrain que les Rosbifs et deux petits points de plus au goal-average.

Un finale à trois palpitant !

Au programme*, samedi 31 octobre :

         Pays de Galles – Écosse, à 15h15

         Italie – Angleterre, à 17h45

         France – Irlande, à 21h

Puis dimanche 1er novembre :

         Irlande – France Féminin, à 14h30

(sans enjeu pour nos Bleues, après le nul en Écosse (13-13), les Anglaises devraient être sacrées le 1er novembre en Italie, quand les Françaises se déplaceront à Dublin pour éviter aux Irlandaises de subir une quarantaine à leur retour de Lille où le match était prévu. Quant à nos Bleuets, le tournoi a tout simplement été annulé.)

 

En parallèle, le TOP 14 tentera de se faire une place sous les projecteurs du rugby mondialisé pour une septième journée, sous le signe de doublon.

Au programme*, dès le vendredi 30 octobre :

         Bayonne – Toulon, à 20h45

Puis le samedi 31 octobre :

         Brive – Clermont, à 15h15

         Bordeaux – Agen, à 18h15
         Castres – Racing 92, à 18h15
         Lyon – Montpellier, à 18h15

Enfin, dimanche 1er novembre :

         Pau – La Rochelle, à 17h

         Stade Français – Toulouse, à 21h05

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du TOP 16 féminin

Un piètre suspense subsiste entre Lille et Lons dans la poule 1, entre Bordeaux et Bobigny dans la poule 4. 
Montpellier, Toulouse, Rennes, Bayonne, Blagnac et ASM Romagnat, elles, joueront les phases finales. Sans autre commentaire !

Retrouvez les résultats et le calendrier de la phase régulière sur :

 >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

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18 octobre 2020

Les brèves d'Ovalie - Edition n°401

Joyeux Noël, Exeter !

CHAMPIONS CUP... Finale                    Exeter – Racing 92      31 – 27

C'EST CADEAU !

Des Chiefs durs face à des chiffes molles !

Quel gâchis, cette finale, pour les Racingmen, si près de décrocher leur première étoile. Il ont de quoi gaver des regrets jusqu’à en faire du foie gras pour Noël, tant il y avait la place pour l’emporter.

Oui mais voilà, les Français, trop bien élevés, pensant qu’on allait leur offrir ce qu’ils avaient commandé au Père Noël, ne sont pas venus à Bristol les mains vides. Chargés de cadeaux, dans l’intimité d’un stade aussi rempli qu’à la maison (huis clos oblige), ils ont offert sur un plateau le trophée aux Chiefs qui n’en demandaient pas tant.

14-0, en quinze minutes, ça sentait déjà le sapin pour les Franciliens.

La générosité de jeu offensif qu’on connaissait de la charnière Iribaren-Russel a pris une forme inattendue ce samedi. C’est bien simple, tous les ballons qu’ils ont eus, ils les ont aussitôt rendus aux Anglais pour qu’ils les déposent sous leur en-but, en pick and go délicatement emballés de rugosité.

Iribaren, d’abord, gâchait d’entrée une penaltouche par un coup de pied complètement raté, avant d’offrir, sur une faute au sol, celle du premier essai des Chiefs, par le talonneur Cowan-Dickie, derrière un maul parfaitement conduit.

Puis ça a été au tour de Russel de donner les meilleurs ballons à son homologue, à l’ouverture, pour qu’il joue avec, Simmonds profitant de l’aubaine pour conclure le deuxième essai sur une ultime charge de ses avants, transformant derrière, à 100% dans l’exercice.

Aux rouleaux-compresseurs d’Exeter, la charnière du Racing est parvenue à se racheter en s’appuyant sur ses turbocompresseurs que sont Zebo et Imhoff. L’arrière irlandais concluait sur son aile une belle incursion d’Iribaren, relayée par Russel qui, lui, échouait sur la transformation. Dix minutes plus tard, Imhoff profitait d’une percée de Zebo et d’un plaquage sur Iribaren pour prendre la place du demi de mêlée et, en filou, feinter la passe pour prendre l’intervalle et filer seul sous les poteaux.

Revenus dans le match, après la transformation de Russel (enfin !), on se dit que cette fois les Franciliens vont enfin prendre cette finale en mains. C’était sans compter que celles de Russel n’étaient toujours pas vides, à trois minutes de la pause, l’ouvreur écossais tapait un coup de pied hasardeux qui rebondissait sur le tibia d’un Anglais et mettait en difficulté Imhoff et Chavancy, obligés de concéder une touche fatale. Un ballon porté et quelques pick and go plus loin, les Chiefs inscrivaient leur troisième essai par Williams.

Au retour des vestiaires, nos Ciel et Blanc semblaient s’être débarrassés des colis (Iribaren inclus, remplacé par Machenaud), et avoir retrouvé discipline et ambitions pour le deuxième acte, Zebo signant d’entrée son doublé, avec plein de détermination. Mais décidément, la transformation sur son œuvre échappait encore au buteur qu’était cette fois Machenaud.

La stupéfaction était encore à venir. « Joyeux Nowell, Slade ! »

Une improbable passe sautée de Russel (malheureux héros du passé, je n’oublie pas !) dans son camp et Nowell s’emparait du nouveau présent pour servir son centre, Slade qui n’avait plus qu’à filer sous les perches pour leur quatrième essai.

Voilà comment redonner le moral aux troupes anglaises.

Heureusement, cinq minutes plus tard, Chat rebattait les cartes sur une penaltouche lancée et conclue par lui-même, quand Machenaud transformait et ajoutait une pénalité à un quart d’heure du terme pour n’être mené que d’un petit point (28-27). Forcément, ça allait le faire !

Et pourtant non, devant la ligne anglaise, en supériorité numérique après le carton jaune contre Francis, rien n’y faisait, et il ne fallait pas compter sur l’aide de monsieur Owens dans les dernières minutes, toutes les charges restaient vaines et sanctionnées, alors qu’il aurait peut-être fallu tenter le drop pour au moins passer devant. Non, rien !

Pire, dans les dernières secondes, une pénalité pour les Chiefs condamnait nos petits Français bien trop tendres et naïfs. Et ce n’est pas la grotesque anecdote du temps réglementaire non terminé après cette exécution qui aurait changé quoi que ce soit à l’issue de cet acte manqué.

Les Racingmen se sont tirés des balles dans le pied tout seul, mal inspirés par une charnière à côté de la plaque, et s’inclinent pour la troisième fois dans une finale européenne après 2016 et 2018. Les Chiefs d’Exeter peuvent les remercier d’avoir eu leur Noël avant l’heure, avec ce premier sacre.

Les Ciel et Blanc, eux, passeront encore leurs nuits sans étoile.

 

La finale de Challenge Cup

Toulon – Bristol                    19 – 32

Plus Malins que Radradra

Troisième finale perdue dans la petite coupe d’Europe pour le triple champion de la grande et prestigieuse. Pas de quoi pleurer dans les chaumières varoises, les Jaunards ont exactement le palmarès inverse, quand les Racingmen, on l’a vu, n’y ont toujours rien accroché, après leur troisième échec dans la grande finale.

Voilà de quoi vous redonner le sourire, amis toulonnais !

Parce que sur le terrain d’Aix, vous n’avez pas eu le temps de rigoler. Dès le coup d’envoi de Carbonel, Radradra, l’homme qu’il fallait à tout prix éviter (pas de bol !), attrapait le ballon pour expédier Leiua à travers le gruyère varois et offrir le premier essai à son soutien Randall. Vingt secondes suffirent pour clouer le bec aux mille supporters en tribunes.

Deux minutes plus tard, le même Radradra affolait la défense française et obtenait une pénalité pour le métronome Sheedy qui ne manquera pas un coup de pied de la soirée.

10-0 en moins de cinq minutes, le cul des Toulonnais était botté d’entrée les obligeant à réagir par leur paire offensive néo-zélandaise, Toeava pour le contre et Heem pour la finition du premier essai varois. Carbonel égalisait dix minutes plus tard avant de bonifier une domination française par deux nouvelles pénalités gagnantes.

Menant 16-10 à la pause, les Toulonnais revinrent sur la pelouse avec l’ambition de gérer le match, spécialité de Serin à la charnière, ce qu’ils payèrent cash par la botte de Sheedy à chaque faute accumulée. Rattrapés logiquement à l’heure de jeu (19-19), le coup de grâce allait leur tomber derrière la tête par le phénomène Malins. L’arrière anglais, déjà extraordinaire contre l’UBB en demie, nous gratifiait d’une percée éclair pour mystifier toute la défense toulonnaise qui avait les yeux rivés sur Radradra en soutien.

Ce jeune arrière a la fougue et le génie d’un Kolbe, c’est certain.

Les vingt dernières minutes seront un calvaire pour les Toulonnais qui accumuleront les fautes et les mauvais choix, offrant l’assurance de la victoire aux Ours de Bristol.

Radradra aura mérité son trophée après un parcours éblouissant avec ses deux clubs (Bordeaux et Bristol), à cheval sur deux saisons.

Toulon n’a plus qu’à contempler les étoiles de son maillot pour se rappeler qu’il en faudra bien plus pour les honorer et espérer en décrocher, cette saison, une quatrième.

 

La 5ème journée de TOP 14 en bref…

Brive (6) – Toulouse (1)                         16 – 36

Haut Toulouse !

Kolbe, Lebel, Ramos, Holmes et enfin Tekori, cinq essais comme les cinq doigts d’une main de maître d’un rugby qui domine désormais le TOP 14.

Toulouse déroule, Toulouse plane au dessus de la mêlée et enchante ses supporters comme son jeu fait déchanter ceux de ses adversaires, même chez eux, comme samedi à Amédée-Domenech.

Les Coujoux n’ont rien pu faire, un essai de Buliruarua et quatre coups de pied de Laranjeira ont participé au festival du leader du championnat.

La Rochelle (2) – Castres (13)                62 – 3

Sept petits tours et puis s’en vont

Un match en sens unique. Dominateurs en mêlées, les Maritimes ont concassé les Castrais en une mi-temps, décrochant le bonus offensif en dix minutes pour les écraser avec maîtrise en seconde période.

Doublé de Bourgarit, triplé de Retière, Leyds et un essai de pénalité pour compléter la photo de la claque.

Pau (3) – Bordeaux (12)                         29 – 24

Cartons pleins et frustration

Bordeaux a dominé le premier acte, menant 13-0 après l’essai de Diaby, avant de se déliter dans le second, accumulant d’entrée deux cartons, puis un troisième à dix minutes du terme.

Les Palois en ont donc profité, comme ils en ont pris l’habitude cette saison, pour refaire leur retard et le coup de la victoire sur l’indiscipline adverse. Un essai de pénalité et un autre de Septar auront complété les points acquis au pied par Hastoy.

L’essai de Cordero, à la sirène, offrira le bonus défensif à l’UBB qui ne sera pas déplacée pour rien.

Montpellier (11) – Agen (14)                  42 – 13

Reinach magistral

Montpellier semble avoir trouvé sa charnière avec Reinach et Bouthier (pour remplacer Pollard, blessé), le demi de mêlée ayant boosté son équipe en jouant vite les pénalités, ce qui a payé.

Du coup, les Cistes ont joué deux crans au-dessus des Agenais qui ont résisté tant bien que mal en première période pour céder logiquement en seconde, malgré un essai d’honneur inscrit par Maravat en fin de match.

Haouas, Camara, Aprasidze et doublé de l’homme du match Reinach, pour le MHR qui renoue avec la victoire, après sa déjà bonne prestation à Toulon.

Lyon (5) – Bayonne (10)                         62 – 10    

La balade lyonnaise

Les Lyonnais ont relevé le défi lancé par les Maritimes, la veille, faire aussi bien, voire mieux en nombre d'essais.

Les Basques ont pris la saucée et n'ont pas vu le jour en dehors des deux éclaircies à chaque carton jaune contre leurs hôtes.

Un match à sens unique, dix essais, un triplé de Tuisova, un doublé de Couilloud, puis Ivaldi, Barassi, Arnold, Fainga et Nakaitaci pour couronner le festival.

Clermont (4) – Stade Français (9)      41 – 27

Spectacle au Michelin

Piqués au vif d'entrée par un essai assassin de Veainu, les Clermontois ont aussitôt réagi et piqué deux banderilles sur deux ballons portés, par Pélissier et Lapandry, lançant un match débridé et offensif que Bézy gratifiait d'un troisième essai avant la pause.

La seconde période sera plus équilibrée, mais pas moins spectaculaire, avec un départ parfait des Jaunards qui bénéficiaient d'un essai de pénalité mérité après une partition parfaite des trois-quarts jusqu'à Barraque dont la passe décisive était avortée illicitement. L'essai de bonus sera aussitôt annulé par une attaque des Parisins, conclue par Latu pour un final à suspense. 

Les Asémistes, en difficulté dans leurs 22, contraient une action d'essai des Stadistes par Tiberghien, remontant tout le terrain et offrant la balle du doublé à Bezy en passant par Matsushima. Le bonus n'allait pas rester en poche bien longtemps, annulé par Naivalu à six minutes de la fin. Les Clermontois manqueront encore une fois le point de bonus, faute de n'avoir pas su être plus disciplinés, le carton jaune de Timani les condamnant à sa perte en fin de match. Dommage ! 

Racing 92 (6) – Toulon (8)                 Reporté cause doublon avec finales européennes

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

  

La semaine prochaine…

Le TOP 14 poursuit son chemin de croix

La Covid est toujours là… vous connaissez le refrain des pubs gouvernementales. Et la prochaine journée n’échappera pas à la volonté de leurs mesures. Jouera, jouera pas !

Attention à ne pas confondre la fièvre du jeu grippé des Racingmen avec le virus redouté. Il serait dommage de se priver du derby parisien.

Seulement cette journée et les suivantes se feront sans les internationaux, et pour sept semaines. Autant dire qu'il y a des coups à tenter face à des clubs amputés de leurs meilleurs talents, comme Toulouse, Racing, Montpellier et Toulon.

Les Bleus recevront, samedi (21h), le Pays de Galles, en mach de préparation de la première "Coupe d'Automne des Nations" qui démarrera mi novembre, quinze jours après France - Irlande du dernier tournoi des VI Nations. Faut suivre !

Au programme* dès le vendredi 23 octobre :

         Toulon – Castres, à 20h45

Puis le samedi 24 octobre :

         Toulouse – Lyon, à 15h15

         Agen – Bayonne, à 18h15
         Clermont – Pau, à 18h15
         Stade Français – Racing 92, à 18h15

Enfin, dimanche 25 octobre :

         Montpellier – Brive, à 17h

         La Rochelle – Bordeaux, à 21h05

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du TOP 16 féminin

Un piètre suspense subsiste entre Lille et Lons dans la poule 1, entre Bordeaux et Bobigny dans la poule 4. 
Montpellier, Toulouse, Rennes, Bayonne, Blagnac et ASM Romagnat, elles, joueront les phases finales. Sans autre commentaire !

Retrouvez les résultats et le calendrier de la phase régulière sur :

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11 octobre 2020

Les brèves d'Ovalie - Edition n°400

La tête dans les étoiles

TOP 14... 4ème journée                        Racing 92 – Toulouse      24 – 30

Des Racingmen chahutés

… du maillot toulousain !

L’affiche avait de la gueule. Elle aurait même pu être celle de la finale de l'Heineken Champions Cup, la semaine prochaine, si seulement les Toulousains n’avaient pas bu de travers leur demie.

Mais voilà, seul le Racing de Travers aura le droit de rêver de décrocher son étoile, sa première, quand le champion de France devra se contenter des quatre qui arborent déjà sa tunique rouge et noir depuis bien longtemps.

Seulement derrière le rêve, le cauchemar guette les Franciliens.

Celui des blessures, évidemment, mais bien pire encore, celui des tests positifs à la Covid-19. Neuf cas identifiés le 1er octobre ! Si bien que Laurent Travers a préféré confiner tous ses joueurs dans un hôtel pour éviter toute contamination d’ici la grande finale.

Que plus personne ne bouge ! Les meilleurs ne se frotteront pas au risque toulousain.

Samedi soir, donc, des absences de taille faisaient tache sur la feuille de match pour une telle affiche de prestige. Côté francilien, trois Bleus des six appelés par Galthié (Vakatawa, Le Roux et Colombe), ainsi que la charnière lumineuse Russel-Iribaren ou encore les feux follets Imhoff et Zebo ne seront pas alignés. Quand chez les Haut-Garonnais, Marchand, Kaino, Arnold, Huget, Médard et Guitoune, obligeaient Mola à composer avec quelques jeunes et trois numéros dix dans la ligne d’attaque (Ramos à l’ouverture, Holmes et N’Tamack au centre).

Résultat: on a eu un match d’entraînement agréable, par moment spectaculaire, 

mais dont l’enjeu semblait plus secondaire d’un côté que de l’autre et qui a logiquement profité aux visiteurs dont on connaît les qualités et l’appétence à jouer, même à l’entraînement.

Tout était dit, lors de ce renvoi, à la dixième minute, alors que Machenaud venait d’ouvrir le score (3-0) pour les locaux. Un coup de pied long de N’Tamack, la pointe de vitesse de Lebel et des Racingmen déjà aux abois, hein-quoi-qui-fait-quoi ! laissant l’ailier toulousain se saisir du ballon et de la première occasion (bête) d'aller marquer.

Machenaud avait beau faire repasser les siens devant, avec deux nouvelles pénalités, l’essai sans un pli de Kolbe, sur une passe au cordeau de N’Tamack, aspirant à lui seul toute la défense francilienne après une percée de Ramos, démontrait que les automatismes des trois-quarts toulousains, même reconfigurés, étaient toujours impeccables sur eux.

Mais pas avec toujours la même efficacité, car les champions de France, dominant outrageusement cette fin de premier acte, balbutiaient leurs touches et leurs occasions de tuer le match, se rabattant sur un coup de pied de Ramos pour ne pas être en reste.

C’est là que les seconds couteaux du Racing décidèrent de réagir avec une action d’envergure spectaculaire, initiée par Trinh Duc pour le néo-international Klemenczak qui volleyait la balle pour son ailier Taofifenua, mystifiant une défense toulousaine à l'arrêt.

16-17, à la pause, tout était donc à refaire en deuxième mi-temps.

Mais cette fois, les locaux allaient prendre les devants avec plus d’autorité et d’agressivité, sur un essai en force de Joseph, dès la reprise, obligeant les Toulousains à se ressaisir…. du ballon, derrière une mêlée bien négociée par leur charnière dont la sautée de Ramos envoyait Holmes à toute vitesse dans l’en-but pour le troisième essai.

La dernière demi-heure n’offrira rien d’autre qu’un suspense entre buteurs dont Ramos sortira vainqueur, privant même Trinh Duc du point de bonus défensif et replongeant ses coéquipiers de banc dans le doute, quant à leur participation à la finale.

Car, s’ils se sont frotté de près aux étoiles de la tunique du Stade Toulousain, celle qu'ils visent semble encore bien loin d'être accessible, avec de nombreux obstacles, toute la semaine prochaine, dans leur préparation en Corse et samedi sur la pelouse hostile de Bristol, avec une double crainte :

La peur de la Covid et la peur de perdre. 

 

Les autres matches en bref...

Bayonne (9) – La Rochelle (6)   19 – 36

La vague amère

Les Bayonnais peuvent se mordre les doigts de n’avoir pas su mieux contenir les velléités offensives de leurs visiteurs, notamment en première période, après le carton jaune reçu par Luamanu à la 35ème minute.

En supériorité numérique, les Maritimes ont submergé la défense locale pour inscrire deux nouveaux essais (par Bothia puis Leyds), après celui déjà de Doumayrou, tous emmenés par un Plisson à la manœuvre.

Pourtant, en retard seulement d'un petit point (16-17) après avoir passé l’en-but les premiers par Luc, les Basques ont littéralement coulé sous cette deuxième vague pour être menés 29 à 16 à la pause.

En début de seconde période, malgré une pénalité de Germain ramenant les siens à dix longueurs, une troisième salve offrira le bonus offensif aux visiteurs qu’ils ne lâcheront pas comme un os à défendre.

Car les Rochelais, même à quatorze en fin de match, mettront les barbelés pour préserver leur précieux bonus, les Basques subissant à Jean-Dauger ce qu’ils avaient fait subir aux Parisiens, la semaine dernière, à Jean-Bouin.

Agen (14) – Stade Français (8)    3 – 20

La timide revanche de Paris

C’est sans Ibitoye, leur arme fatale anglaise, et sous une pluie pénible, que les Agenais ont (s)abordé cette rencontre sans jamais entrer dedans, du moins avec leur détermination habituelle.

Maladroits et mal inspirés, les locaux allaient laisser les Parisiens dominer la partie et en profiter, en seconde période surtout, après un stérile 3-6 dans le premier acte.

Il faudra attendre la 53ème minute pour voir les visiteurs concrétiser leur mainmise sur le ballon avec un essai de première main de Waisea qui transperçait trop facilement la défense locale, incapable de plaquer le joueur.

La réaction agenaise sera courageuse mais vaine, à l’image de l’essai casquette encaissé par Maestri, opportuniste, alors que les locaux essayaient de relancer depuis leur en-but, à la sirène, dans l’espoir d'aller chercher un point de bonus défensif.

Paris se rattrape de sa défaite à Jean-Bouin, sans vraiment briller, face à des Agenais sans vraiment avoir joué.

Toulon (7) – Montpellier (13)      25 – 21

L’effet PSA fait PSchit

Nouvelle défaite pour le MHR alors que, samedi à Mayol, il y avait la place pour mieux faire, face à des Toulonnais, la tête à leur finale européenne sans aucun doute.

En dehors de l’essai de Cordin, magnifiquement servi par Villière, très en vue dans ce match, les Varois s’en sont remis à la botte impeccable de Carbonel, auteur de tous les autres points toulonnais, grâce à l’indiscipline récurrente des Montpelliérains.

Pourtant, en seconde période, les essais de Reinach et Rattez, dès le retour des vestiaires, démontraient tout le potentiel de cette équipe héraultaise dont l’absence de Pollard avait obligé Bouthier à se positionner à l’ouverture, laissant malheureusement pas mal de points au pied regrettables.

Mais, jusqu’au bout, on a bien cru que les Montpelliérains, boostés par la vista de Saint-André, allaient décrocher cette victoire qui leur tendait les bras. En vain… laissant un Guirado dépité au micro de Canal après la rencontre. Une impression de déjà vu ailleurs.

À se demander si Altrad a vraiment du flair pour choisir ses meneurs d’hommes. Toulon fait finalement une bonne affaire, espérons que cela sera de bon augure à Aix, vendredi prochain.

Pau (2) – Lyon (10)                      29 – 29

Le retour en grâce des Palois

Après un départ en trombe des Lyonnais, avec l'essai d'entrée de Ngatai (0-10), les Palois ont remis la main et le pied de Hastoy sur le ballon pour recoller au score et n'être menés que 12-16 à la pause, Berdeu maintenant l'écart, en l'absence de Wisniewski (convalescent suite commotion).

Dès le retour des vestiaires, le Lou a de nouveau les crocs (normal) et pousse les locaux à la faute, les Béarnais perdant Whitelock au passage pour dix minutes, le temps pour Chiocci d'inscrire le second essai des Rhodaniens qui prennent le large. A dix minutes du terme, le match s'emballe, un exploit personnel de Tuisova donne le bonus offensif aux siens avant qu'il ne soit aussitôt annulé par le premier essai palois de Daubagna, en solitaire. Sobela prend un jaune au passage et laisse les Lyonnais à quatorze pour les cinq dernières minutes.

La Section pousse encore et encore et obtient sur le fil, à quinze contre treize (après un nouveau carton jaune contre un Lyonnais), une dernière munition victorieuse derrière une mêlée pour l'essai de l'égalisation de Roudil. Inespéré et heureux !

Bordeaux (12) – Clermont (4)     Reporté cause cas Covid à Bordeaux

Castres (11) – Brive (5)              Reporté cause cas Covid à Castres

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

  

La semaine prochaine…

Les finales européennes se fondent dans le TOP 14.

Les deux sacres de coupe d’Europe n’empêcheront pas la tenue de la cinquième journée du championnat de France, obligeant le report du match (un de plus !) entre nos deux finalistes (le calendrier est bien fichu).

La grande se jouera outre-Manche quand la petite se déroulera en Provence, à priori à huis clos, ne favorisant finalement aucune équipe, à part peut-être le Racing habitué à jouer sans supporters (je blague !).

 

Au programme* dès le vendredi 16 octobre :

         Toulon – Bristol, à 21h, à Aix-en-Provence (finale Challenge Cup)

Puis samedi 17 octobre :

         Exeter– Racing 92, à 17h45, à Bristol (finale H. Champions Cup)

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de BeIn Sport et France TV

 Au programme du TOP 14* le samedi 17 octobre :

         Brive – Toulouse, à 15h30

         La Rochelle – Castres, à 15h30
         Montpellier – Agen, à 15h30
         Pau – Bordeaux, à 15h30

Enfin, dimanche 18 octobre :

         Lyon – Bayonne, à 17h

         Clermont – Stade Français, à 21h05

         Racing 92 – Toulon, reporté à une date ultérieure

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du TOP 16 féminin

Retrouvez les résultats et le calendrier de la phase régulière sur :

 >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

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05 octobre 2020

Les brèves d'Ovalie - Edition n°399

En rouge et jaunard !

TOP 14... 3ème journée                        Toulouse – Toulon      39 – 19

Tous derrière et Dupont devant !

Un panache en demi-teinte...

En deux mi-temps, les Rouge et Noir aura montré deux visages, deux couleurs de jeu.

Le Rouge-panache, en première manche, le feu dans les jambes et la même envie de jouer, de flamber, à casser la barraque, sur le tapis vert d’Ernest-Wallon.

Le Noir-relâche, en perd et manque de reprendre le bonus offensif acquis en trente minutes, tout comme les Clermontois, la veille (lire ci-dessous).

Les Toulousains auraient-ils chopé le virus du Jaunard ?

Déjà en demi-finale européenne, contre Exeter (lire édition précédente), on pouvait se poser la question, tant les champions de France étaient passés à côté de leur sujet en seconde période.

Le Jaunard, cette forme de jaunisse qui attaque la foi dans son jeu offensif, s’attrape insidieusement dans le vestiaire, à la mi-temps. Et lorsque vous le chopez, il peut ne pas vous lâcher pendant plusieurs saisons. Regardez la pâleur du jeu de Clermont !

Car les Toulousains ont écrasé en trente minutes, une équipe varoise largement renouvelée après sa qualification en finale du Challenge Européen, pour mener 25-0 à la pause, le bonus offensif en poche.

Une entame facile, emmenée dans un fauteuil par sa charnière de classe internationale, N’Tamack concrétisant la domination locale par deux premières pénalités avant que Dupont n’amorce des attaques fulgurantes pour ses trois-quarts, conclues par Lebel, Kolbe et Tauzin, avec deux essais refusés d’un rien à Médard et Kolbe.

Et puis le retour des vestiaires, fatal, deux essais toulonnais en moins de dix minutes, par Moretti puis Egiziano, qui remettaient les visiteurs dans le match (25-12). Et malgré une réaction par Lebel, bien servi par Tauzin pour son doublé, les Toulousains allaient à nouveau voir rouge, mais avec un carton malheureux et malvenu contre Neti pour une charge dangereuse, donnant des ailes aux Varois qui reprenaient les commandes et assénaient un troisième coup derrière la tête des hommes de Mola, par Meric, tout juste entré.

Coaching gagnant pour Collazo avec trois essais de son banc.

Le carton jaunard contre Egiziano rééquilebrera les forces effectives, permettant à Cros de repartir à la conquête du bonus offensif, derrière une mêlée conquérante, en vain… comme des Jaunards !

Il est fort probable que les Toulousains aient attrapé ce virus lors de leur première journée au Michelin, où les Clermontois leur avaient craché à la figure de leur jeu tous les symptômes de cette maladie pernicieuse et collante en seconde période.

 

Les autre matches en bref...

Brive – Pau                                19 – 13

L’indiscipline 3 – Rugby 0

Hormis un début de match maîtrisé par les Coujoux avec une première pénalité de Laranjeira aussitôt suivie d’un premier essai par Müller Aranda, le reste de la rencontre aura été le théâtre d’indiscipline récurrente de part et d’autre et surtout de beaucoup de maladresses de la part des Palois, en supériorité numérique toute la seconde période.

C’est bien simple, les visiteurs n’ont inscrit leur seul essai qu’après le premier carton rouge contre Lees, juste avant la pause. Quand Bitunyata recevait le second à l’heure de jeu, Pau ne parvenait toujours pas à refaire les trois points de retard à quinze contre treize qui les séparaient de leurs adversaires depuis la pause.

Pire, les seuls trois points inscrits en seconde période seront corréziens, après le troisième carton rouge, cette fois attribué au Palois Le Bail.

Finalement, les Coujoux ont réussi à garder inviolée leur forteresse d’Amédée-Domenech et même à priver les visiteurs d’un point de bonus.

Stade Français – Bayonne        19 – 26

Paris et « saint » Germain

Les supporters basques peuvent ériger une statue à Gaétan Germain et le prier chaque week-end afin qu’il illumine les terrains comme vendredi soir à Jean Bouin.

C’est bien simple, l’arrière de Bayonne a inscrit 21 points à lui tout seul et l’essai décisif en début de seconde période, assommant les Parisiens juste après leur égalisation grâce à l’essai de son homologue Veainu, dès l’entame.

Ravouvou avait donné le ton dans le premier acte permettant aux Basques de mener 13-6 à la pause, Germain ayant répondu à Sanchez au pied.

Le buteur basque avait alors saisi les occasions de laisser derrière des Stadistes inefficaces, dans une deuxième mi-temps équilibrée, concrétisant deux nouvelles pénalités, autant que Segonds qui remplaçait Sanchez.

Un sacré coup opéré à l’extérieur qui peut réjouir les hommes de Bru dans une saison qui s’annonce bien, après déjà une heureuse victoire contre Clermont. Paris va devoir réagir, une nouvelle fois, à l’extérieur pour se remettre dans le championnat et éviter le chemin de croix de la dernière saison avortée.

Clermont – Agen                       31 – 12

Un point de perdu

C’est malheureusement ce que l’on retiendra de cette large victoire clermontoise au Michelin. Des Jaunards entreprenants, mais brouillons à la finition, gâchant des milliers de munitions, alors qu’il y avait la place pour un festival d’essais malgré le courage et la bonne défense des Agenais.

Quatre essais dont deux des recrues prometteuses du 7 (Veredemu et Barraque). Lee emmenait le troisième dans un ballon porté d’école pour un bonus offensif décroché en trente minutes. Seulement Jordaan, juste avant la pause, puis Taulagi, à l’heure de jeu, gâchaient la fête locale en l’annulant, dans un laps de temps où les Clermontois ont gâché les touches, multiplié les maladresses et les mauvais choix (j’ai l’impression d’avoir déjà écrit ça).

L’essai de pénalité, offert par monsieur Nunuchy (nous gratifiant au passage d’une règle oubliée dans nos mémoires sur le pas-touche-au-pied au moment du toucher dans l’en-but), nous laissait penser que la fin de match allait faire mal aux visiteurs.

Mais pas du tout… Un gâchis monumental d’occasions, même en supériorité numérique durant quinze minutes. Trop de précipitations, de maladresses et de… vous connaissez le refrain.

Mais il est vrai que l’ASM avait fait tourner, avec dix nouveaux joueurs depuis sa défaite contre le Racing. Et certaines recrues ont tenu leurs promesses comme ceux du 7, je vous disais, ou encore Ravai, le pilier droit. À suivre… ou pas.

Lyon – Bordeaux                      27  10   (décalé lundi soir)

Lyon décroche sa première victoire de la saison face à l'Union Bordeaux-Bègles. La première période a été complètement dominée par les joueurs du LOU qui se sont appuyés sur une défense de fer dans le second acte pour repousser les tentatives girondines. (L'Equipe)

 

Montpellier – Castres              (reporté cause Covid)

La Rochelle – Racing 92         (reporté cause Covid)

 

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

La semaine prochaine…

On espère voir plus de matchs…

Deux reportés, un décalé, les rencontres de la dernière journée ont subi la loi des mesures contre la Covid que je ne commenterai pas, comme si on ne pouvait gérer cela plus intelligemment ou pragmatiquement.

Cela dit, peut-être que les clubs en jouent, comme lors de la règle du carton bleue. quand on n'a pas l'effectif, l'envie d'affronter une grosse équipe, il suffit de sortir son joker Trois-covid. Oh! Comme je suis mauvaise langue.

En tout cas, la quatrième journée de TOP 14 promet du beau rugby sur le papier.

 

Au programme* dès le vendredi 9 octobre :

         Bayonne – La Rochelle, à 20h45

Puis samedi 10 octobre :

         Agen – Stade Français, à 18h15
         Castres – Brive, à 18h15
         Toulon – Montpellier, à 18h15

         Racing 92 – Toulouse, à 21h

Enfin, dimanche 11 octobre :

         Pau – Lyon, à 19h

         Bordeaux – Clermont, à 21h10

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du TOP 16 féminin

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(Tout est déjà joué, y a qu’à regarder les scores. Moi j’attends que le niveau s’élève avec les phases finales)

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27 septembre 2020

Les brèves d'Ovalie - Edition n°398

Crunchs... Aguichés mais jeux fermés !

CHAMPIONS CUP... Demi-finales           Racing 92 – Saracens      19 – 15

                                     Exeter – Toulouse      28 – 18

Dur dur de s'accrocher !

France – Angleterre, un partout !

On attendait la finale sept étoiles, entre les deux gros fournisseurs des XV de France et de la Rose, tant les Toulousains et les Sarries avaient impressionné face à de redoutables Irlandais, mais ces demi-Crunchs ont finalement accouché d’un bébé inédit entre deux valeurs montantes du rugby européen ces cinq dernières années.

Car le Racing 92 et Exeter n’ont cessé de cumuler des phases finales dans leurs championnats respectifs pour un seul sacre, respectivement en 2016 et 2017, sans jamais toucher le graal européen.

L’un d’eux arborera sa première étoile le 17 octobre prochain.

Pour les Racingmen, cette place en finale a tenu du coup du sort et d’un coup d’éclat.

Car on ne voyait pas comment les Français allaient pouvoir passer cette défense hermétique qui abusait impunément du hors-jeu (une marque de fabrique anglaise) pour repousser toutes les charges offensives des Ciel-et-Blanc et gratter des ballons de contre-attaque que, fort heureusement, les Sarries gâchaient – à l’image de Morris à la 56ème minute qui aurait dû tuer le match en servant un coéquipier au lieu d’y aller seul, rattrapé in-extrémis par Zebo.

C’était comme si l’attaque francilienne jouait au tennis contre un mur qui lui renvoyait toutes les balles dans les pieds et contre lequel les cadrages-débordements semblaient autant impossibles que des passing-shots. Bonjour Nadal à Roland Garros !

Alors Franciliens et Sarries ont remis le sort du match entre les pieds de leurs buteurs pour un chassé-croisé qui a viré à l’avantage des Anglais, avant l’heure de jeu (9-15), et au cauchemar des 800 spectateurs du stade Paris La Défense Arena qui, comme les milliers de téléspectateurs, ont craint le pire autant qu’ils se sont fait chier.

Jusqu’à cet éclat de génie de Russel !

Un coup de pied par-dessus le mur, millimétré, dans la course de l’explosif Vakatawa qui perçait le coffre-fort et envoyait le finisseur Imhoff récolter le pactole dans l’en-but. Incroyable ! Magique ! Fabuleux ! « On est riches, on est en finale ! »

Avec la transformation de Machenaud, les Anglais étaient sonnés, à quatre longueurs derrière. Et les cinq dernières minutes ne leur laisseront pas le temps de faire ce qu’ils n’avaient pas réussi jusque-là : inscrire un essai.

Les Racingmen ont réussi, eux, à tuer leur bourreau de la finale de 2016 et à s’en offrir une troisième après celle également perdue contre le Leinster en 2018.

Dans l’autre Crunch, les Chiefs avaient aussi mis les barbelés pour empêcher les Toulousains de briller et de voir leur pépite gâcher la fête dans un stade de Sandy Park vide à craquer (bouuuuh ! triste rugby). Kolbe a été plus que muselé !

Mais rien n’a semblé sourire aux visiteurs français qui avaient pourtant la main sur le ballon toute la première mi-temps. Ni le pied de Ramos, ni les occasions qui allaient se retourner contre eux, par deux fois, dans les dix dernières minutes, avec un pragmatisme impressionnant des locaux.

La sortie prématurée du seconde ligne Arnold aura perturbé les plans de conquêtes des Toulousains, même si son remplaçant, Placines, sera l’auteur de leur premier essai après le festival retrouvé du trio magique Ramos-Kolbe-Dupont dont l’attaque rebondira sur l’aile opposée par l’intermédiaire de l’hyperactif Akhi.

Seulement, en seconde période, les champions de France passeront complètement à côté de leur sujet, laissant Simmonds et Williams inscrire chacun un doublé, bien trop facilement, avant que Lebel ne réduise la marque, mais trop tard.

La faute à pas de chance, aux cinq points laissés en route par Ramos, à Faumuina, le pilier maladroit, qui aura coûté cher, en mêlée et dans le jeu courant (enfin, lui il ne court pas), à trop d’indiscipline en général, la faute aux mauvais choix, à un N’Tamack moins inspiré, contrairement à son homologue Simmonds, décisif.

Bref, Toulouse a manqué de réalisme et d’expérience.

Les Chiefs, eux, ont mérité leur première finale qui se déroulera à Bristol, sur leurs terres mais sans doute à huis clos, ce qui ne suffira pas à rééquilibrer la balance si les Racingmen ne montrent pas plus d’ambition dans le jeu, comme à Clermont.

 

Les demies de la Challenge Cup...

Toulon – Leicester                34 – 19

La rade en fête

Les 5000 spectateurs de Mayol se sont régalés, samedi soir, devant le show proposé par leur équipe et leurs trois-quarts étincelants.

Heem, d’abord, le néo-zélandais profitait d’un ballon arraché des griffes des Tigers par Parisse pour mystifier la défense anglaise dès les premières minutes.

Villière, dix minutes plus tard, le jeune ailier toulonnais bonifiait une passe sautée de Lakafia pour le second essai local, quand Carbonel assurait les points au pied avant de se faire déborder par Nadolo pour le premier essai de Leicester.

20-11 à la pause, puis 20-14, au retour des vestiaires, la remontada anglaise n’aura pas lieu car Isa assommait les visiteurs sur un lancement en penaltouche relayé par Parisse, avant que Villière, ne conclue le festival sur une chistéra de Paia'aua, précieux dans chaque offensive.

La magie d’Harry Potter (ça ne s’invente pas), en fin de rencontre, ne changera rien au destin des Varois. Toulon est en finale et le favori de ce trophée, combien même il faudra aller batailler outre-Manche.

Bristol – Bordeaux                37 – 20

Jeu de mains, jeu de Malins

Dans l’autre demie, vendredi soir, l’arrière de Bristol aura été décisif dans un match pourtant bien entamé par les Bordelais qui auront poussé les Anglais jusqu’aux prolongations.

Avec Jalibert aux commandes et un premier essai au bout de onze minutes de l’ouvreur international français, sur un magnifique cadrage-débordement, l’UBB semblait avoir le match en mains sous le pied de son buteur, menant 13-0 à une minute de la mi-temps.

Et puis le premier essai britannique, juste avant la pause, insufflé par l’ex-bordelais Radradra et conclu par Luatua, allait redonner espoir aux locaux qui revinrent des vestiaires avec d’autres intentions que Malins concrétisa au bout de dix minutes avec un deuxième coup dans le dos de la défense girondine, initié par un coup de pied judicieux de Sheedy. L’ouvreur local rajoutant même deux pénalités pour mener 20-13 à l’heure de jeu.

La réaction française ne se fit pas attendre avec l’essai de l’égalisation de Dweba après un jeu au ras des avants. Seulement les prolongations seront fatales aux visiteurs, épuisés, qui craqueront en cinq minutes, laissant passer deux fois le Malins qui offrira le troisième essai à O’Conor avant d’inscrire le quatrième lui-même pour son doublé personnel.

Beaucoup de regrets pour l’UBB, surtout celui d’avoir laissé partir Radradra qui rappelait à ses anciens coéquipiers que s’ils étaient là, c’était en grande partie grâce à lui. Seule satisfaction à se mettre sous la dent car le centre fidjien méritait bien sa finale.

 

La semaine prochaine…

Le TOP 14 revient pour sa quinzaine…

Comme Roland Garros. Avec sa jauge rabaissée à 1000 spectateurs, les clubs vont devoir se serrer la ceinture. Espérons que le jeu à la télé n’en fera pas autant…

Car les affiches sur le papier sont alléchantes !

 

Au programme* dès le vendredi 2 octobre :

         Brive – Pau, à 20h

         Stade Français – Bayonne, à 20h45

Puis samedi 3 octobre :

         Lyon – Bordeaux, à 15h15              (reporté à lundi 5 oct. 20h45, cause Covid)

         La Rochelle – Racing 92, à 18h15  (reporté à date ultérieure, cause covid)
         Clermont – Agen, à 18h15             (avancé à 15h15)

Enfin, dimanche 4 octobre :

         Montpellier – Castres, à 19h         (reporté à date ultérieure, cause covid)

         Toulouse – Toulon, à 21h

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du TOP 16 féminin

Retrouvez les résultats et le calendrier de la phase régulière sur :

 >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

(Tout est déjà joué, y a qu’à regarder les scores. Moi j’attends que le niveau s’élève avec les phases finales)

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