L E S B R E V E S D O V A L I E . C O M - l'Hebdo du Rugby par Antonio -

21 janvier 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°338

En rang deux par deux !

CHAMPIONS CUP... 6ème journée               Racing 92 – Scarlets       46 – 33

                                                  Toulouse – Bath       20 – 17

Des Toulousains en rang pour les quarts

Toulouse au Racing, la course aux quarts

Ce week-end, la coupe d’Europe a livré ses lauréats pour les phases finales, avec deux clubs français par compétition, seulement.

Du jamais vu, à ma connaissance.

Si la Challenge Cup ne nous laissait aucun doute avant cette dernière journée, quant aux seules qualifications de Clermont et La Rochelle, la Champions Cup, elle, nous laissait espérer une réaction de haut niveau de Montpellier à Édimbourg pour atteindre les quarts avec le Racing 92 et Toulouse, qualifiés avant de jouer.

Que nenni ! L’écart était trop grand pour des Montpelliérains trop petits bras, battus 19-10.

Alors, en rang deux par deux pour monter dans le quart, on vous dit !

Je ne vous ferai pas de résumé des qualifications sans risque des Racingmen, samedi, et des Toulousains, dimanche. Deux mascarades d’enjeu face à des adversaires déjà éliminés, mais pas battus d’avance.

Au Paris La Défense Arena, les Gallois de Llanelli ont même mené à la pause (16-15) après une première période mieux maîtrisée que par ces Racingmen, déjà la tête à la phase suivante, la première place ne pouvant leur échapper.

Et pourtant, il leur manquait un petit point pour être sûr de jouer le quart à domicile. Alors, au retour des vestiaires, quand les Gallois ont  commencé à creuser l’écart, les locaux se sont réveillés et, par Vakatawa (toujours aussi efficace) et Zebo à la finition (auteur d’un doublé), ils ont relancé la machine francilienne que l’on connaît pour inscrire quatre essais de plus, bonus offensif en prime. Inespéré !

Le lendemain, les Toulousains, qu’on croyait en mauvaise posture la veille, se sont retrouvés qualifiés à leur tour, avant même d'entrer sur leur pelouse, grâce aux résultats des autres.

Une aubaine ? Pas vraiment.

Car si le Leinster n’allait laisser aucune chance aux Anglais de Wasps chez eux (37-19), Toulouse n'avait d'aucune façon un horizon enthousiasmant, assuré de se déplacer.

Gagner avec la manière et un bonus (ce que l’on était en droit d’attendre devant notre télé) et c’était l’enfer du Leinster qui attendait les Haut-Garonnais. Perdre, et c’était les Sarries sur un gâteau aussi indigeste. Il ne leur restait donc qu’à gagner, sans brio, ni bonus pour avoir le droit d’espérer un sort moins pire, au Paris La Défense Arena. Ce qu’ils ont fait.

Après une première période normale, avec du jeu, un essai et un duo Dupont-Médard époustouflant, les Toulousains se sont mis à gérer une seconde période grotesque, au point de voir les Anglais de Bath revenir sur eux et les menacer d’aller terminer leur cauchemar du côté des Saracens. Il s’en est fallu de peu.

Ce sera donc dans l’antre du Racing 92 que le quadruple champion d’Europe tentera l’exploit de retrouver les demies d’une compétition qui le fuit depuis huit ans.

Deux clubs français en haut d’une seule affiche donc, quand les quatre autres, deux par deux, quittaient la compétition.

Montpellier et Castres avec bien des regrets, contrairement à Toulon et Lyon qui n’ont jamais vraiement été au niveau. Pire, les Lyonnais décrochent un triste record de zéro victoire et surtout une humiliation d’un zéro pointé au compteur. Quant aux toulonnais, le dernier bon résultat à Newcastle (24-27), sans enjeu, n'est parvenu à masquer leur difficulté à s'imposer.

 Tous les résultats officiels du week-end >>

 

Toujours deux par deux, au premier rang, se trouvent les favoris de cette compétition, les Saracens (seul club anglais, encore une fois, qualifié) et le Leinster, tenant du titre, qui aura l’handicap de se déplacer en demie, en cas de victoire.

Et cela on le doit aux Toulousains, les seuls qui ont battu les Irlandais dans leur poule.

Comme quoi, le Racing ou Toulouse aura une réelle chance d’aller au bout.

 

Le tableau des phases finales

         Saracens (1) – Glasgow (8)           v      Édimbourg (4) – Munster (5)

         Racing 92 (2) – Toulouse (7)   v      Leinster (3) – Ulster (6)

Pour les demi-finales, l’équipe qui gagnera à l’extérieur recevra en priorité, l’ordre de classement de la phase de poules départageant les deux concernées.

C’est à dire que pour la première demi-finale, elle se déroulera en priorité :

Au Munster puis à Glasgow ou chez les Saracens, Édimbourg étant certain de se déplacer en cas de victoire.

Pour la seconde demi-finale, elle se déroulera en priorité :

Chez les Ulster puis à Toulouse ou au Racing 92, le Leinster étant certain de se déplacer en cas de victoire.

 

En ce qui concerne la Challenge Cupvous trouverez également tous les résultats sur le site officiel de l’EPCR.

Clermont et La Rochelle ont fait un parcours parfait, et même plus que parfait pour les premiers avec 6 victoires sur 6 et 30 points sur 30, un record autant qu’une belle surprise de voir l’équipe clermontoise totalement remaniée écraser les Gallois de Newport chez eux (49-7).

Nos deux clubs tricolores sont idéalement placés pour se retrouver en finale.

Paris et Bordeaux peuvent nourrir des regrets.

Pau et Perpignan n’ont jamais vraiment joué la compétition, alors que Grenoble et Agen ont fait ce qu’ils ont pu.

 

Le tableau des phases finales

         Clermont (1) – Northampton (8)     v      Worcester (4) – Harlequins (5)

         La Rochelle (2) – Bristol (7)            v      Sale (3) – Connacht (6) 

Idem pour les demi-finales, l’équipe qui gagnera à l’extérieur recevra en priorité, l’ordre de classement de la phase de poule départageant les deux concernées.

 

La semaine prochaine…

Retour sur le TOP 14 et la préparation du tournoi

La 15ème journée du championnat se fera sans les internationaux, ou tout du moins une bonne partie. De quoi déstabiliser les gros fournisseurs comme Toulouse, Clermont ou le Racing et laisser espérer les autres pour faire des coups. 

Au programme, samedi 26 janvier :

  • Castres – Clermont, à 15h : le leader déstabilisé vraiment ?
  • Bordeaux – Agen, à 18h : objectif TOP 6,
  • Perpignan – Pau, à 18h : et si c’était la bonne ?
  • La Rochelle – Montpellier, à 18h : enfoncer le clou
  • Lyon – Racing 92, à 20h45 : malheur au perdant

Puis dimanche 27 janvier:

  • Toulouse – Grenoble, à 12h30 : attention danger
  • Toulon – Stade Français, à 16h50 : relancer la machine

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

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14 janvier 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°337

Irlande – France, un avant-goût…

CHAMPIONS CUP... 5ème journée               Leinster – Toulouse       29 – 13

Des champions en titre implacables !

Les Bleus sont prévenus !

Avec Médard, N’Tamack, Huget, Ramos, Dupont, Marchand et Aldegheri, c’était presque un quart des nominés au prochain Tournoi des VI nations qui composait l’effectif toulousain en déplacement à Dublin pour un match capital à la promesse d’un bon quart à domicile.

En face, c’était sans leur maître à jouer Sexton, l’arrière assassin Rob Kearney, le centre perforant Henshaw et le géant seconde ligne Toner que les Irlandais abordaient ce match capital pour la première place du groupe, dans une RDS Arena à guichets fermés.

Néanmoins les futurs adversaires du XV de France que seront sans doute David Kearney (le frère de Rob), Ringrose, McGrath, Conan, Van der Flier, Ruddock, O’Brien, Fardy et la redoutable première ligne Healy-Cronin-Furlong, étaient bien de la partie pour donner une petite leçon au French Flair toulousain, sur un nuage depuis le mois de septembre.

Certes, il aura fallu attendre une bonne demi-heure aux champions en titre avant de franchir enfin un rideau français imperméable et défaire par la suite toutes velléités offensives toulousaines qui nous avaient fait rêver jusque-là.

L’essai de Conan, tout en puissance et agressivité, concluait un feu d’artifice de temps de jeu non-stop dans les 22 adverses depuis un bon quart d’heure, jusqu’à faire plier la défense tricolore sur une ultime charge.

10-6 à la pause, les deux pénalités de Ramos laissant entrevoir une seconde période de tous les combats pour un exploit ou, au minimum, un point de bonus défensifIl n’en sera rien. 

Le retour des vestiaires sonnera le glas des Français, complètement dominés.

À la 51ème minute, Ross Byrne, le suppléant de Sexton, offrait une passe au pied parfaite à son ailier Dave Kearney qui aplatissait après un saut de cabri, sous le nez médusé de N’Tamack, impuissant. Du grand art.

Dix minutes plus tard, le vieux briscard au talon, Cronin, s’emparait du cuir derrière un ruck et le déposait ni vu ni connu sur la ligne pour le troisième essai du Leinster.

Le coaching d’Ugo Mola permettait de remettre de l’ordre dans la défense et espérer une réaction avec Holmes en place de Ramos et Bézy de N’Tamack, les deux anciens Bleuets appelés en équipe de France encore un peu légers face à de telles pointures.

Mais un quart d’heure suffira aux locaux pour décrocher le bonus offensif et déloger définitivement les visiteurs de la première place du groupe. Un autre Byrne, Adam celui-là, sur son aile héritait d’une belle passe sautée de Gibson-Park, le demi de mêlée entrant, et finissait sans problème dans l’en-but toulousain.

Un ultime baroud d’honneur dans les derniers instants récompensera les efforts des Français avec un essai de Kolbe après un slalom en solitaire dans la défense celte.

Une défaite qui n’est pas dramatique pour Toulouse, assuré de jouer un quart de finale en cas de victoire contre Bath à Ernest Wallon. Mais très certainement pas à domicile, à moins que les Wasps qui recevront les Irlandais nous fassent mentir.

Les guêpes londoniennes pourraient être piquées au vif après cette défaite à Bath sur une pénalité de dernière minute (18-16).

Mais quand on se projette un peu plus loin sur le VI nations, on peut déjà craindre le déplacement des Bleus en Irlande, tant on a vu là une nette différence de niveau.

Même le Racing 92, n’a pas réussi à renverser les Ulstermen ce week-end. Quant aux imprévisibles talents du leader clermontois, pas sûr qu’ils parviennent à hisser vers le haut cette équipe de France.

À suivre…

 

Les autre matches en bref…

Ulster (2) – Racing 92 (1)      26 – 22               Scarlets (3) – Leicester (4)  33 – 10

Irlande 2 – France 0

Dans la poule 4, le Racing a également subi la loi du plus fort en terre irlandaise, mais en parvenant tout de même à faire jeu égal dans le second acte, avec un essai en plus et deux bonus à la clé. De quoi rester en tête du groupe avec son destin en main.

Trop fébriles en défense, les Français ont encaissé deux essais d’entrée avant que Vakatawa ne fasse parler la puissance de ses raffuts pour marquer tout seul et servir son ailier Zebo pour le second essai francilien.

16-10 à la pause, on pouvait croire le Racing capable de hausser le ton et l’emporter mais les ratés de Russel, les maladresses et une indiscipline récurrente auront fait la différence malgré une domination tricolore.

Pas de quoi rassurer notre XV de France au prochain tournoi quand on sait qu’il n’y a que deux Racingmen sélectionnés (Le Roux et Lauret), Vakatawa, de loin le meilleur joueur samedi, ayant été écarté au profit d’un Fofana et de la continuité des trois autres déjà en place (Bastareaud, Fickou et Doumayrou).

Exeter (2) – Castres (3)         34 – 12               Gloucester (4) – Munster (1)        15 – 41

Le CO out !

Dans la poule 2, les Castrais se sont éteints au bout de dix minutes à chaque mi-temps, après avoir inscrit un essai histoire de rappeler leur titre de champion de France. Et puis plus rien. Pire, ils ont fini la partie à quatorze après un carton rouge infligé à Stroe.

Les Anglais ont déroulé un jeu limpide et efficace, pour six essais au bout et le droit de rêver à un exploit à Thomond Park pour une qualification alors miraculeuse.

Car les Munstermen n’ont pas fait dans la dentelle à Gloucester, mangeant tout cru d’autres rosbifs qui n’ont jamais été invités dans la partie. Difficile d’imaginer les Irlandais perdre dans leur antre, d’autant qu’il leur faudra sans doute un nouveau bonus offensif pour espérer un quart de finale dans leur chaudron.

Pour le CO, par contre, la Coupe d’Europe c’est fini, il peut présenter une équipe bis pour la réception de Gloucester.

Lyon (4) – Saracens (1)         10 – 28               Glasgow (2) – Cardiff Blues (3)    33 – 24

Zéro sur vingt !

Dans la poule 3, Lyon continue d’être ridicule avec un zéro pointé en cinq rencontres, alors que le club pointe à la cinquième place dans notre TOP 14.

Certes, les Sarries ce n’est pas Toulon ou Montpellier, mais tout de même. Les Anglais ont fait leur job pour obtenir les quatre essais du bonus offensif et une cinquième victoire consécutive dans leur poule, leur assurant la qualification.

Pour autant les Glaswégiens peuvent encore être premiers, comme Exeter dans la poule précédente, en cas d’exploit chez les Saracens la semaine prochaine. Ce n’est pas moi qui miserai un penny sur eux. Mais s’ils peuvent ramener un petit point de bonus défensif cela serait de bon augure pour une qualification de meilleur deuxième.

Montpellier (2) – Newcastle (3)   45 – 8         Toulon (4) – Édimbourg (1)     17 – 28

Pas patriotes ces Toulonnais

Dans la poule 5, Toulon s’est fait dessus, dimanche à Mayol, face au leader écossais dans une seconde période qui lui a totalement échappé.  

Tout le contraire de Montpellier, la veille, qui avait écrasé son adversaire dans le second acte (7 essais dont un triplé de Immelman) et pris les cinq points pour accéder à la première place, enfin.

Seulement les Varois ont été incapables de solidarité patriotique ou juste satisfaire leur public, laissant ainsi les Écossais reprendre leur bien et obligeant les Cistes à un exploit à Édimbourg la semaine prochaine.

Cela dit, pour le spectacle, ce n’est pas plus mal.

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

En ce qui concerne la Challenge Cupvous trouverez également tous les résultats sur le site officiel de l’EPCR.

Dans la poule 1, Clermont s’est fait peur mais assure son quart à domicile avec 25 points sur 25. Northampton devrait obtenir une place de meilleur deuxième.

Dans la poule 2, le Stade Français a largement battu Pau pour un match sans enjeu. Seul Worcester devrait parvenir à se qualifier.

Dans la poule 3, Bordeaux n’a pas eu de mal à s’imposer à Perpignan, là encore pour du beurre, la qualification se jouant désormais entre Sale et Connacht.

Dans la poule 4, La Rochelle a assuré cette fois à domicile face à Zebre qu’elle devra absolument battre à nouveau en Italie pour laisser la place de meilleur deuxième à Bristol.

Dans la poule 5, c’est terminé pour Grenoble et Agen, défaits respectivement chez Les Harlequins et Trévise, ces deux protagonistes jouant leurs qualifications en France.

 

La semaine prochaine…

L’Europe nous livre son verdict

Toulouse et le Racing 92 chercheront un quart à domicile dans la Champions Cup, quand Montpellier devra sortir le grand jeu pour espérer une qualification.

En challenge Cup, Clermont n’a rien à faire contrairement à La Rochelle qui doit absolument l’emporter.

Voilà vous savez tout avant de vous jeter sur vos télés.

 

Au programme*  à partir de vendredi 18 janvier :

  • Édimbourg – Montpellier, 20h45 (poule 5) : un huitième de finale
  • Newcastle – Toulon : ça va faire mal

Puis samedi 19 janvier :

  • Cardiff – Lyon, 14h : match amical
  • Saracens – Glasgow, poule 3
  • Racing 92 – Scarlets, 16h15 : une formalité
  • Leicester – Ulster, poule 4
  • Castres – Gloucester, 18h30 : sans enjeu
  • Munster – Exeter, poule 2

Et enfin dimanche 20 janvier :

  • Toulouse – Bath, 16h15 (FR2) : un max de points
  • Wasps – Leinster, poule 1

 

S’agissant de la Challenge Cup et les 8 autres clubs du TOP 14, veuillez consulter le site officiel de l’EPCR qui vous en détaillera le programme.

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de BeIn Sports

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06 janvier 2019

Les brèves d'Ovalie - Edition n°336

Sale temps pour les gros !

TOP 14... 14ème journée               Racing 92 – Toulon       22 – 13

                            Montpellier – Lyon       14 – 25

Des Toulonnais à la traîne...

L’année commence mal !

À trop bouffer d’internationaux jusque dans les assiettes de leurs voisins, le RCT et le MHR ont fini par se couper l’appétit une fois sur les terrains devant leurs plats pourtant relevés de stars.

Tandis que d’autres (comme l’ASM, Toulouse et La Rochelle) ont terminé l’année complètement ballonnés (à se faire péter le bonus), les deux plus ambitieuses écuries de notre TOP 14 continuent de se serrer la ceinture au classement, obligeant leurs gourmands présidents à subir un régime sec depuis le début de la saison.

Samedi, Toulon et Montpellier ont une nouvelle fois picoré dans leur assiette de jeu, laissant leurs adversaires respectifs piquer dedans, pour grignoter les points dans un premier temps, puis avaler les essais tout rond dans un second.

À Paris La Défense Arena, les Toulonnais ont marqué les premiers par Trinh Duc, deux cacahuètes entre les perches avant que Russel ne l’imite et que Thomas mette les pieds dans le plat pour dévorer le premier essai francilien, et comment ! Un slalom dans la défense varoise comme il les aime et une conclusion, non sans mal, puisqu’il sortira blessé à la cuisse ensuite. De mauvais augure pour le tournoi avec les Bleus.

Avant la pause, un geste d’antijeu d’Alainu’uese permettait au Racing de prendre le dessus sur son adversaire numériquement puis au score quand Nakarawa enfonçait en puissance le dernier rideau pour le second essai.

La seconde période ne sera pas d’une grande qualité de part et d’autre, le Racing cherchant à enfoncer le clou, ce qu’il ne parviendra à faire qu’à dix minutes du terme, par Klemenczak, courant alors après un hypothétique bonus offensif, tandis que Toulon continuera de chercher jusqu’au bout un bien compliqué bonus défensif. Doublement en vain.

A Montpellier, le scénario était bien plus catastrophique puisque les hommes de Cotter jouaient à domicile, avec tous les ingrédients pour l’emporter face à une équipe du Lou à la faim modérée après s’être gavé la semaine passée contre Agen.

Et pourtant, après avoir logiquement inscrit le premier essai de la partie, par Serfontein (23è), les locaux ont multiplié les fautes permettant à Wisniewski et les siens d’enquiller les points, après un drop bien amené, restant devant toujours au score. Jusqu’à cet essai incroyable de Wulf sur une passe acrobatique d’Arnold pour éviter la sortie en touche, et Lyon s'envolait.

Les Héraultais étaient psychologiquement cuit à la pause.

Pourtant l’essai en réaction de Ruffenach, dès le retour des vesitaires, aurait pu leur donner la niaque de reprendre le dessus dans ce match.

Mais rien. Plus rien ne sera marqué côté montpelliérain, Wisniewski se chargeant de corser l’addition, éloignant les locaux du point de bonus défensif.

Et pi fanny… Comme le RCT, le MHR démarre bien mal l’année.

Les rois ne sont toujours pas entrés dans l’arène du TOP 6 !

 

Les autres matches en bref…

Clermont (1) – La Rochelle (3)              44 – 19

Pas pied au Michelin

Les Clermontois ont mis fin à la série incroyable de victoires des Maritimes (voir édition précédente).

Trop indisciplinés, les Rochelais ont perdu pied au Michelin pour finalement prendre l’eau à la fin du match et encaisser cinq essais au total quand ils étaient pourtant parvenus à faire bonne figure durant une heure avec trois belles réalisations.

Mais quand le banc auvergnat fait entrer Iturria, Parra, Moala, difficile de rivaliser, surtout en infériorité numérique, face à une telle armada offensive.

Il ne manquait que le point de bonus justement pour parachever la fête au Michelin. Mais la défense locale est encore trop perfectible.

Agen (13) – Toulouse (2)            20 – 27

Comme à la maison

Toulouse est très à l’aise à l’extérieur cette saison, et Agen n’était pas son plus lointain déplacement pour décrocher une quatrième victoire. Mieux, les Toulousains enchaînent un douzième match sans défaite avec la manière et un Médard qui pète le feu. Et ne me dites pas qu’il faut envoyer ce vieux briscard au placard du XV de France.

Quel plaisir de le voir relancer des ballons, surtout quand ils vont à dame presque à chaque coup. De vrais bijoux comme ce petit par-dessus pour lui-même et le premier essai ou encore cette passe claquée pour Bonneval auteur du troisième essai toulousain.

Agen reviendra dans la partie, notamment grâce à l’essai égalisateur de McIntyre (53è) avant que Huget ne scelle le sort de la rencontre avec ce contre relayé encore par l’étincelle toulousaine.

Stade Français (4) – Perpignan (14)      27 – 8

Quatre essais et un enterrement

Il y a bien longtemps que le TOP 14 ne nous avait pas faussé le championnat avec une équipe incapable de faire face à tous ses adversaires, leur offrant quasiment cinq points à chaque match malgré une volonté de bien faire et un combat de tous les instants.

Mais bon, Perpignan n’a toujours pas gagné un match et surtout l’espoir d’en gagner un.

Pau (10) – Bordeaux (7)            40 – 23

Coup de pot !

À 14 pendant 60 minutes, c’était déjà difficile pour l’UBB de tenir tête à son hôte. Et pourtant, avec un essai partout à la pause, les Bordelais ont mené au score (12-13).

Mais à 13 durant dix minutes, cela a suffi au Palois d’assommer son malheureux visiteur et de lui infliger une lourde défaite avec six essais dans la musette. Merci monsieur Brousset d’appliquer le règlement à la lettre pour un coup au visage (volontaire ou non). Le problème c’est que vous êtes bien seul.

Une belle occasion pour la Section de relever la tête après une mauvaise série et de remonter à la dixième place, tandis que l’UBB sort du TOP 6.

Grenoble (12) – Castres (8)                   6 – 16

Opportunistes et solides

Les champions de France n’ont pas brillé par leur discipline mais par une défense exemplaire et sans faille empêchant les Grenoblois de concrétiser leurs temps forts.

Ce sont même les Castrais qui allaient se payer le luxe du seul essai du match sur une interception de Rallier. Pas un match à épiloguer.

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

  

La semaine prochaine…

Derniers rounds pour l’Europe

Ça va cogner dur ces deux prochaines semaines pour les qualifications aux phases finales des coupes d’Europe. Alors ne manquez surout rien !

Au programme*  à partir de samedi 12 janvier :

  • Montpellier – Newcastle, 14h (poule  5) : pas le droit à l’erreur
  • Leinster – Toulouse, 14h (FR2) : le choc pour la première place
  • Bath – Wasps, poule 1
  • Ulster – Racing 92, 16h15 : Rien à perdre
  • Scarlets – Leicester, poule 4
  • Toulon – Édimbourg, 18h30 (poule  5) : À quoi bon ?

Puis dimanche 13 janvier :

  • Exeter – Castres, 14h : contraint à l’exploit
  • Gloucester – Munster, poule 2
  • Lyon – Saracens, 16h15 : prendre des notes et la fessée
  • Glasgow – Cardiff, poule 3

 

S’agissant de la Challenge Cup et les 8 autres clubs du TOP 14, veuillez consulter le site officiel de l’EPCR qui vous en détaillera le programme.

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de BeIn Sports

 

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30 décembre 2018

Les brèves d'Ovalie - Edition n°335

Ils marchent sur l'eau, ces Maritimes

TOP 14... 13ème journée               La Rochelle – Castres       53 – 27

La Rochelle s'ouvre le podium

Rien ne leur résiste !

Depuis le 29 septembre dernier et leur défaite à Bordeaux, les Rochelais ont enchaîné sept victoires consécutives en TOP 14, déferlant successivement sur Clermont, Toulon, Agen, Paris, le Racing, Pau et maintenant Castres, pour atteindre le cap du podium à la fin des matches aller.

Quel est donc leur secret ?

Du jeu, du jeu et encore du jeu !

Avec des appuis et de la vitesse, le rugby rochelais est un bonheur à voir jouer, à l’instar d’Aguillon et Andreu à la conclusion des deux premiers essais locaux, dont le dernier avec une magnifique passe sautée de West pour son ailier.

C’est rageant, tant d’inspiration et de facilité, pour l’adversaire qui n’a plus qu’à s’en remettre aux fautes et à encaisser les points comme les cartons jaunes. Et pourtant, juste avant la pause, les Castrais parvenaient à réduire la marque (17-10), malgré l’infériorité numérique, grâce à un ballon porté bien mené qui finissait dans l’en-but.

Mais au retour des vestiaires, Aguillon appuyait de nouveau sur le champignon et offrait deux nouveaux essais tout en puissance, dont le dernier ne lui sera pas attribué mais jugé de pénalité pour une prise au cou illicite sur le centre rochelais. Ce qui n’était pas pour déplaire à l’ouvreur local, West, pas en grande réussite au pied.

Bourgarit, à son tour, prenait de vitesse la défense castraise, de quoi agacer passablement Urios sur la touche, l’entraîneur tarnais procédant alors à un coaching déterminant à l’heure de jeu.

À force de travail de leurs avants, les champions de France allaient trouver des espaces, enfin! Ebersohn concrétisant leur second essai avant que Combezou annihile le point de bonus offensif des hôtes avec un troisième, tout en vitesse.

Seulement les Maritimes marchent sur l’eau en ce moment. C’est donc tout naturellement que la défense adverse s’ouvrait de nouveau en un claquement d’essai pour laisser passer Liebenberg puis Andreu dans une nouvelle prophétie.

Alléluia ! le bonus était repêché et la terre du podium en vue.

Quant au CO, il n’en finit pas de s’enfoncer, s’éloignant un peu plus du TOP 6.

 

Les autres matches en bref…

Toulouse (2) – La Toulon (10)                39 – 0

No comment... ou un peu quand même

Cinq essais à rien. Fannis, éteints, impuissants, les Toulonnais ont regardé les Toulousains dérouler leur jeu, avec une maîtrise déconcertante sous l'impulsion d'un Ramos inspiré à l'ouverture, aux côtés du toujours aussi déroutant Dupont. 

Quoi dire de plus, si ce n’est que Novès dans les tribunes devait avoir le cœur gros, de fierté et d'amertume face à son grand Toulouse retrouvé, sous la baguette de cette jeune charnière pleine de culot et de promesses dont il aurait sans doute aimé en faire quelque chose en équipe de France. Oups ! ... J'ai dit no comment !

Perpignan (14) – Clermont (1)               16 – 37

Aux antipodes

Clermont a décroché un bonus logique à Aimé-Giral, malgré une belle opposition catalane, courageuse, combative et tout et tout… j’ai l’impression de me répéter ou de vivre un soir sans fin avec Perpignan, sans fin heureuse en tout cas, puisque les Catalans n’ont toujours pas gagné un seul match.

L’honneur est sauf malgré tout, avec un essai de belle facture de Forletta en première période avant que l’armada auvergnate ne fasse éclater la défense locale avec des pointures comme Betham, Fofana, Iturria et Yato.

Bordeaux (4) – Racing 92 (6)                40 – 7

Le s’cœur lourd

Le Racing a joué tout le match avec un joueur en moins, après la sortie prématurée de Avei (carton rouge pour un placage dangereux à la 10ème minute), mais aussi un cœur en moins après l’annonce le jour même du décès du père de Maxime Machenaud (capitaine du jour) … De quoi tuer un match et un vestiaire !

Et de match il n’y a pas eu, avant la 74ème et l’essai de pénalité accordé aux Racingmen, enlevant le bonus offensif des locaux acquis en une heure de temps.

Ducuing y allait alors de son doublé à la dernière minute pour reprendre leur dû. Point. 

Lyon (5) – Agen (13)                              52 – 20

La classe de Wisniewski

Depuis près de trois moins d’absence, le retour de l’ouvreur lyonnais a été plus que remarqué, il a été décisif sur l’efficacité des siens durant l’heure de sa présence.

Des passes millimétrées pour les cinq premiers essais lyonnais comme autant de transformations réussies dans un duel à sens unique subi par des Agenais dépassés (38-10).

Curieusement après sa sortie, les visiteurs en profitaient pour faire jeu égal avec leur hôte et inscrire deux nouveaux essais comme eux.

De bon augure pour la suite d’un Lou qu’on croyait abattu par la coupe d’Europe.

Stade Français (7) – Grenoble (11)        23 – 20

Retour en grâce

Menés de 17 points les Parisiens ont fait un retour tonitruant pour l’emporter de rien, Germain manquant même l’occasion de l’égalisation dans les dernières minutes.

Après deux essais partout en quarante cinq minutes, tout s’est joué en ensuite dans un duel de buteurs, Sanchez prenant le dessus sur le grenoblois.

Montpellier (8) – Pau (12)                     41 – 13

Trop puissant contre trop pâle

Deux gabarits s’opposaient dimanche à Montpellier, le poids lourd recevait un poids plume.

Les Palois confirment leur manque de consistance en défense et dans le jeu depuis quelques mois déjà, ne pouvant rien faire contre la puissance réputée du bloc local. Cinq essais dont un doublé de Du Plessis vous donnent une idée de la manière.

Le MHR recolle un peu plus à la queue du TOP 6, mais cela n’est pas encore suffisant.

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

  

La semaine prochaine…

2019 sur le retour

Une nouvelle série démarre, celle des matches retour, avec ses résolutions pour éviter les désillusions de fin de saison.

Au programme*  à partir de samedi 5 janvier :

  • Stade Français – Perpignan, à 14h30 : revenir dans le TOP 6 fissa
  • Grenoble – Castres, à 16h30 : le champion, pourquoi pas ?
  • Montpellier – Lyon, à 16h30 : pas le droit à l’erreur
  • Pau – Bordeaux, à 16h30 : se réveiller vite
  • Agen – Toulouse, à 18h30 : un beau derby
  • Racing 92 – Toulon, à 21h : se ressaisir et vite

Puis dimanche 6 janvier :

  • Clermont – La Rochelle, à 17h : quelle affiche !

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

 

Pour rappel, du côté du TOP 16 féminin,

C'est la trêve hivernale, rendez-vous en mars 2019 : >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

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23 décembre 2018

Les brèves d'Ovalie - Edition n°334

Pouce, je fais l'impasse !

TOP 14... 12ème journée               Clermont – Toulouse       20 – 20

Clermont stoppé net !

L’automne attend toujours son champion.

Ce dimanche 23 décembre, l’hiver n’a toujours pas pointé le bout rouge de son nez en Auvergne.

Et pour cause… L’automne y attend son champion, avec une température de 13 degrés, comme un bon vin qui décante, dans un stade Marcel-Michelin déjà plein et chaud bouillant.

Si l’hiver a décidé de faire l’impasse pour la bonne cause, le Stade Toulousain a semble-t-il voulu l’imiter pour ne pas gâcher la fête aux Clermontois (trop sympa !) mais surtout pour préparer la réception explosive des Toulonnais dans une semaine.

Huget, Marchand, Cros, Gray, Kolbe, Bezy ont laissé la place à une équipe bis encadrée néanmoins par quelques noms comme Dupont, Médard, Mermoz, Ramos et Galan.

Ben voyons !

Je n’ai qu’à pas me gêner pour faire de même et aligner mon esprit bis dans cette brève, histoire de réserver mes forces vives, moi aussi, pour la réception de Noël, lundi, avec sa dinde et ses débats, garnis aux marrons dans leurs jus pour peu que quelqu’un ose affirmer soutenir d'autres tuniques jaunes.

Personne n’ignore sur ce blog que j’ai un petit penchant pour les Jaunards, tant qu’ils manifestent sans violence des actions large-large ambitieuses et ne stationnent pas autour des rucks pour bloquer le jeu dans des pick-and-go vains et irritants.

Mais là, dimanche soir, ça été le pompon !

Même mes Jaune et Bleu, face à une délégation toulousaine sans véritable revendication à première vue et en première période, avaient décidé de faire l’impasse sur cette victoire à portée de mains, dans un second temps complètement bâclé.

Alors ne comptez pas sur moi pour faire ici tout le boulot consciencieusement !

Mener 17-3 à la pause après avoir marqué deux essais (Naqavalu, Betham) et en avoir vendangé deux autres tout faits (Penaud, Iturria), pour laisser l’adversaire revenir dans le match au retour des vestiaires, par deux essais d’école de U20 (Lebel, N’Tamack), avant que Ramos ne leur cloue le bec d’un match nul sur la dernière action, c’est fort de café... 

Alors, moi aussi je fais l’impasse !

Clermont n’est pas encore champion d’automne, la belle affaire !

Depuis plus de vingt ans que le rugby est professionnel, l’ASM doit être l’équipe à avoir décroché le plus ce titre honorifique, pour seulement deux sacres à l’arrivée.

Alors l’hiver peut faire son entrée, en 80 minutes, l’effroi d’une nouvelle désillusion printanière s’est bien fait sentir au Michelin, de quoi geler toute ambition.

 

Les autres matches en bref…

Pau (11) – La Rochelle (3)                  23 – 28

Le vent en poupe

Les Maritimes ont su manœuvrer habilement pour déjouer des Palois dans la tourmente depuis quelques semaines.

Après une première période chaotique, les Rochelais ont inscrit trois essais pour éteindre les locaux dépassés dans un deuxième temps.

Rien ne va plus à Pau qui sombre à la 11ème place quand La Rochelle se hisse sur le podium.

Racing 92 (4) – Perpignan (14)          64 – 28

Tout est dit avec le score

Dix essais avec une facilité déconcertante ont permis aux Racingmen d’exploser cette équipe catalane, courageuse certes, mais trois niveaux en dessous, malgré ses quatre essais dont deux dans les dernières minutes, c’est dire s’il n’y a pas eu de match.

Perpignan en PRO D2, c’est une évidence désormais quand le Racing reste en bonne position pour les phases finales.

Castres (8) – Bordeaux (5)                13 – 32

La claque de la journée

Le champion de France s’est fait corrigé par une équipe bordelaise sans complexe, à 14 durant plus d’une mi-temps, et emmenée par un Serin en pleine réussite, auteur de 22 points.

Les Castrais n’ont jamais vraiment existé malgré l’essai de Firmin quand l’UBB en avait déjà inscrit deux, par Dubié et Poirot, faisant seul la course en tête toute la rencontre.

Une claque qui marque un coup d’arrêt chez les Castrais, après une performance remarquée contre le Munster. Alors que Bordeaux réintègre le TOP 6.

Agen (13) – Stade Français (6)           6 – 19

Plus pragmatique

Les Parisiens ont su profiter des fautes agenaises pour marquer tous les points possibles par son artilleur argentin Sanchez, toujours aussi efficace, et le seul essai du match par Hamdaoui.

De son côté Agen a été brouillon et imprécis, McIntyre ne passant que deux coups de pied. Pas un grand match de part et d’autre, mais une bonne affaire pour Paris.

Toulon (10) – Lyon (7)                          40 – 7

Le réveil de Mayol

Face à une faible opposition, les Toulonnais ont réalisé le match parfait, offensivement et défensivement.

6 essais contre un seul pour les Lyonnais, en fin de rencontre.

Toulon retrouve des sensations à Mayol, après sa victoire contre Montpellier en Champions Cup.

De bon augure pour la suite.

Grenoble (12) – Montpellier (9)          17 – 16

Dur dur !

Les Grenoblois n’ont rien lâché jusqu’au bout pour préserver ce point d’une victoire précieuse.

Après un essai de chaque côté en première période, Germain a su prendre le dessus en seconde face au buteur héraultais, Paillaugue.

Grenoble respire quand le MHR doit se contenter d’un point de bonus défensif.

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

  

La semaine prochaine…

C’est la der de l’année !

S'il ne devrait faire aucun doute que Clermont finisse champion d'automne à la fin de cette phase aller, enfonçant définitivement Perpignan dans l'enfer d'une treizième défaite, derrière, Toulouse, La Rochelle et le Racing auront fort à faire pour rester coller au leader dans des affiches très alléchantes.

À ne pas manquer !

Au programme*  à partir de samedi 29 décembre :

  • Lyon – Agen, à 14h30 : une double révolte
  • Stade Français – Grenoble, à 16h30 : rester dans le TOP 6
  • La Rochelle – Castres, à 18h30 : rester sur le podium
  • Perpignan – Clermont, à 21h (sur C8) : extrêmement périlleux

Puis dimanche 30 décembre :

  • Montpellier – Pau, à 16h : se rapprocher un peu
  • Bordeaux – Racing 92, à 18h : se péter un autre grand cru
  • Toulouse – Toulon, à 20h45 : un finish en feu d’artifices

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

 

Pour rappel, du côté du TOP 16 féminin,

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16 décembre 2018

Les brèves d'Ovalie - Edition n°333

Montpellier en trombe...

CHAMPIONS CUP... 4ème journée               Montpellier – Toulon       34 – 13

Pienaar enchante sous la pluie

Toulon en tombe de haut.

C’est sous une pluie diluvienne que, ce dimanche, les Montpelliérains ont noyé le jeu des Toulonnais qui semblait pourtant être revenu à un meilleur niveau la semaine passée à Mayol.

Seulement, les Héraultais, vexés après cette défaite (malgré tout bonifiée : 28-38), ont décidé de mettre d’entrée la dépression sur les Varois, dans leur antre devenu une piste d’aquaplaning en 80 minutes.

Au bout d’un quart d’heure, Serfontein concluait une pluie d’assauts de ses avants, Willemse en tête, pilonnant une défense toulonnaise enlisée dans ses 22 sans paramaul, jusqu’à ce que Goosen ouvre pour son centre et lui offre le premier essai du match.

Cela faisait à peine une demi-heure que son équipe prenait l’eau que Collazo appelait déjà le soldat Bastareaud sur son banc à la rescousse pour remplacer son arrière, trop placide à son goût. Seulement, cinq minutes plus tard, l’averse redoublait d’intensité et envoyait Immelman plonger dans l’en-but du RCT.

Montpellier prenait gentiment ses distances à la pause, malgré les deux pénalités adverses de l’enfant du pays Trinh Duc (15-6).

Au retour des vestiaires, il pleuvait toujours et les locaux en profitaient pour laisser glisser un ballon porté jusqu’au troisième essai, signé par le talonneur Giudicelli. Pienaar ne ratait pas cette fois la transformation et le MHR pouvait naviguer au large sous sa botte de commandement.

Huit minutes plus tard, le demi de mêlée sud-africain, irrésistible sous la pluie, tel Gene Kelly enchantant le public de ses pas de danse, s’offrait l’essai du bonus dans un majestueux aquaplaning sur une passe parfaite de Steyn.

« I’m siiingin' in the rain ! »

Pendant ce temps, les Toulonnais déchantaient grave, incapables de se mouiller dans une action aboutie, avant que Gorgodze, le plus déterminé de la bande, le plus méchant aussi, n’arrache l’essai de l’honneur à l’heure de jeu, après une séquence de jeu au ras.

Ce sera tout pour les Varois, les hommes de Cotter inscrivant un cinquième essai à la dernière minute, comme une dernière rasade, celle du patron, pour noyer le chagrin des visiteurs, à défaut de larmes.

Car Toulon va pouvoir désormais oublier la Coupe d’Europe et s’occuper de son maintien dans le TOP 14 qui l’attend, dès samedi prochain à Mayol, face à une autre victime de cette compétition, Lyon.

Montpellier et un autre enfant du cru, Paillaugue (de retour après 9 mois de convalescence), se relancent dans cette poule 5, toujours aux mains des Écossais d’Édimbourg, faciles vainqueurs des Anglais à Newcastle (8-21).

Le dernier match en Écosse décidera vraisemblablement du sort des hommes de Cotter, lui qui a porté l’équipe nationale calédonienne au niveau qu’on lui connaît aujourd’hui.

 

Les autre matches en bref…

Toulouse (1) – Wasps (4)      42 – 27        Leinster (2) – Bath (3)                42 – 15

Du grand Toulouse

Dans la poule 1, les Toulousains ont encore brillé offensivement avec Huget, d’entrée et un doublé de Dupont pour clore les cinq essais locaux et remporter un quatrième succès consécutif dans cette compétition.

Mais il ne faut pas oublier les lacunes défensives de la première période (3 essais encaissés) et le parcours aussi parfait du Leinster qui attend les Français de pied ferme à Dublin en janvier pour leur rafler la première place.

Mais que cela fait déjà plaisir à revoir nos Toulousains à ce niveau !

Castres (2) – Munster (1)      13 – 12         Gloucester (4) – Exeter (3)            17 – 29

Mais non mais non, le CO n’est pas mort !

Dans la poule 2, dans un match fermé, avec un seul essai à la clé, signé Firmin, en force sur un ballon porté, les Castrais ont serré leur défense et les fesses pour l’emporter d’un petit point face à des Irlandais pas très efficaces, dans le jeu courant et au pied de Carbery.

Une petite victoire qui remet les Français dans la course, et même à la seconde place grâce à la défaite de Gloucester sur son sol. Tout reste possible, mais tout de même compliqué au vu du déplacement à Exeter.

Glasgow (2) – Lyon (4)          21 – 10         Cardiff Blues (3) – Saracens (1)     14 – 26

RAS !

Dans la poule 3, on le sait, les Lyonnais n’y sont pas. Pas un point en quatre matches. Une première pour un club non italien.

Les Sarries, eux, se baladent et devraient sortir premiers sans grande surprise.

Leicester (3) – Racing 92 (1)  11 – 34        Ulster (2) – Scarlets (4)               30 – 15

Ils nous ont remis ça !

Dans la poule 4, les Racingmen ont été parfaits en première période, comme la semaine dernière, prenant le large et glanant le bonus offensif en fin de match après avoir dû batailler au retour des vestiaires face à des Tigres enragés.

Le Racing tient sa qualification par le bon bout, comme le Stade Toulousain. Encore faudra-t-il valider ces efforts chez les Irlandais en janvier, comme pour le Stade Toulousain.

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

En ce qui concerne la Challenge Cupvous trouverez également tous les résultats sur le site officiel de l’EPCR.

20 sur 20 pour Clermont, quasi qualifié.

La Rochelle s’incline curieusement à domicile, sans gravité.

Pau  rechute, comme Grenoble à Agen, ce trio tricolore n’ayant pas dit son dernier mot. 

Paris et Bordeaux sauvent les apparences quand Perpignan continue sa descente aux enfers.

 

Le TOP 16 des Féminines... 10ème journée.

Poule 1
ASM Romagnat  (3) – Blagnac (2)     15 – 21
Rouen
(7) – Lons (6)                          10 – 10
Villelonguet 
(8) – Montpellier (1)     0 – 74
Rennes (5) – Paris (4)                        (reporté au 13/01/2019)

Poule 2
Bayonne (2) – Bordeaux (5)            46 – 3
Caen
(7) – Toulouse (1)                    0 – 32
Tarbes
(8 )– Grenoble (4)                13 – 0
Bobigny
(3) – Lille (6)                      31 – 5

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Chez les filles, rien de neuf, si ce n’est la première victoire des Tarbaises devant les Grenobloises. Hourra !

Tous les résultats et classements >>

 

La semaine prochaine…

Retour au TOP 14 pour les fêtes !

La période de Noël est là, aux portes des stades de rugby avec ses programmes festifs signés Canal+... à table !

 

Au menu*  à partir de samedi 22 décembre :

  • Agen – Stade Français, à 14h30 : apéro au punch
  • Toulon – Lyon, à 16h30 : amuse-gueules
  • Grenoble – Montpellier, à 18h30 : entrée costaude
  • Pau – La Rochelle, à 18h30 : hors d’œuvre
  • Racing 92 – Perpignan, à 18h30 : trou normand

Puis dimanche 23 décembre :

  • Castres – Bordeaux, à 16h50 : plat de résistance
  • Clermont – Toulouse, à 21h : dessert et café gourmands

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du TOP 16 féminin,

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09 décembre 2018

Les brèves d'Ovalie - Edition n°332

Le Racing fait son cirque d'hiver

CHAMPIONS CUP... 3ème journée               Racing 92 – Leicester       36 – 26

Quand Russel brille, au bout Zébo !

Quand les Tigres sortent de leurs cages...

L’enceinte du Paris La Défense Arena avait des allures de chapiteau dimanche après-midi. L’entrée du maître des lieux, en dresseur de tigres impérial, a enthousiasmé son public durant 80 minutes, pour un troisième succès consécutif dans sa tournée européenne.

Le numéro du Racing face aux terribles fauves de Leicester nous en a mis encore plein les yeux, autant avec ses figures incroyables que ses clowneries inattendues.

Dès la sortie de leurs cages, les Anglais ont feulé une envie de mordre à faire frémir les spectateurs sur leurs sièges. Le XV français s’est alors contenté de serrer les fesses et les dents, attendant que l’instant propice lui sourisse.

Huit minutes ont suffi. Le temps pour Nigel Owens d’assister le numéro parisien par un carton jaune contre Tuilagi, pour un en-avant volontaire, et le maître à jouer a fait le reste.

Une penaltouche, un maul bien exécuté et, un temps de jeu plus loin, Iribaren lance Vakatawa pour le premier essai.

Cinq minutes plus tard, toujours en supériorité numérique, une nouvelle touche et Le Roux dévie un ballon pour Vakatawa qui décale Dulin qui sert Imhoff sur son aile. Un essai de première main imparable. La foule applaudit.

Pas pour longtemps, les poils dans les tribunes se hérissent quand Holmes surgit dans l’intervalle et signe le premier essai anglais de sa griffe, sans qu’aucun francilien ne parvienne à le plaquer. Coup de froid dans les tribunes.

Tout cela pour exulter à peine dix minutes plus tard sur une chistera après-contact de grande classe de Russel pour Zebo et le troisième essai maison de la partie qui s’emballe.

Dulin déboule à cent à l’heure, pousse au pied pour Imhoff qui feint l’essai du bout des doigts, tel un Argentin au football. Owens ne se laisse pas prendre. Mais que c’est chaud !

Le maître a plus d’un tour dans son sac.

Avec sa meilleure carte sur le terrain, en la personne de Chouzenoux, très présent et précieux en touche comme dans le jeu courant, il va réaliser l’essai du bonus offensif en un tour de main, en contre sur une incursion incisive de Nakarawa.

Pour le show et l’effroi, une nouuvelle réaction anglaise aboutit après une longue séquence offensive partie d’un ballon porté, Kalamafoni concluant en plongeant par dessus le regroupement. Malgré une pénalité manquée par le stratège Russel, le Racing mène sereinement à la pause (26-14).

Seulement au retour des vestiaires, rien ne va se passer comme prévu. Un incident sort Ben Arous sur blessure (cervicales) perturbant la vigilance du jeu adverse. Tuilagi déchire alors le rideau francilien tenu par le seul Nakarawa pour le troisième essai des Tigers.

La réaction du maître ne se fait pas attendre, mais la finition n’est pas au rendez-vous, cafouillant une balle d’essai par trop de précipitation alors qu’une pénalité sous les poteaux s’offrait à lui. Mais heureusement, il se rattrape sur la suivante, Russel aussi, en la passant, tenant les fauves à dix longueurs derrière.

Puis un nouvel éclat de Russel, à l’heure de jeu, trouve la porte du cinquième essai. L’ouvreur écossais s’infiltre dans la défense adverse, sur une course de 40 mètres, avant de servir Vakatawa, repris, mais qui peut libérer son ballon pour Clemenczak qui s’arrache avec pour l’aplatir dans l’en-but.

Dès lors, les turn-over s’enchainent à cent à l’heure. Le Racing contre-attaque le premier, à une passe de marquer à nouveau dans les 22 adverses, avant de se faire intercepter par Ford qui poursuit au pied jusque dans les 22 français, Zebo sauvant la maison in-extrémis. Seulement Ford joue rapidement la touche pour son ailier Thompstone qui part inscrire l’essai du bonus offensif sous les poteaux. Complètement dingue ce numéro !

Les cinq dernières minutes se déroulent sous le feu des projections anglaises dans le camp du Racing qui s’en sort in extrémis, avec des turn-over heureux encore une fois…

Quel cirque ce match !

J’en ai encore des frissons. Le match retour, la semaine prochaine promet une rencontre tout aussi spectaculaire.

Le Racing prend la tête de la poule 4, cinq points devant l’Ulster qui a arraché la victoire chez les Scarlets d’un petit point (24-25). Comme les Franciliens chez les Gallois.

La course pour la première place est loin d’être acquise pour nos Français qui auront à se déplacer chez les Irlandais en janvier.

 

Les autre matches en bref…

Wasps (4) – Toulouse (1)           16 – 24                      Bath (3) – Leinster (2)                  10 – 17

Un Stade Toulousain au plus que parfait

Dans la poule 1, comme pour le Racing, Toulouse domine les débats avec une troisième victoire sur trois. Et, comme pour le Racing, le match chez les Irlandais du Leinster vaudra son pesant de cacahuètes, pour le spectacle et la première place du groupe.

Les Wasps, samedi, n’y ont vu que du feu, face à la robustesse défensive des Français et le talent irrésistible de leurs trois-quarts. Kolbe, dans un numéro sensationnel en première période, puis Guitoune en seconde, sous l’impulsion d’un Dupont toujours aussi actif, offraient les deux essais toulousains quand les Anglais ne parvenaient en inscrire qu’un.

De leur côté, les Anglais de Bath n’ont pas pu arrêter la machine irlandaise et se sont incliné comme leurs compatriotes de poule, quasiment out d’une éventuelle qualifcation.

Munster (1) – Castres (3)          30 – 5                        Exeter (4) – Gloucester (2)           19 – 27

Oh hisse c’est… trop haut !

Dans la poule 2, le champion de France n’a pas fait le poids face au troisième ténor irlandais qui n’a pas vu grand monde le battre à Thomond Park, si ce n’est bien sûr… (bon ok, je me tais).

Pourtant les Munstermen n’ont pas réussi à prendre le bonus offensif, faute d’avoir démarrer le match en deuxième période, inscrivant trois essais contre un seul pour le CO par Laveau. Les Tarnais ne sont pas encore éliminés mais il va falloir crapahuter au match retour et se défaire des anglais de Gloucester qui ont le vent en poupe, vainqueur à Exeter.

Une poule assez ouverte, ma foi, derrière le favori irlandais.

Lyon (4) – Glasgow (2)              22 – 42                      Saracens (1) – Cardiff Blues (3)    51 – 25

Circulez les Bizuts, y a plus rien à voir !

Dans la poule 3, Lyon fait ses classes dans l’élite européenne, prenant claque sur claque.

Trois matches, trois défaites, zéro point au compteur, zéro essence dans le moteur. Pourtant ce n’était que Glasgow, une équipe solide et d’expérience, certes, mais pas plus terrifiante que nos écuries du TOP 14 que le Lou ne semble pourtant pas craindre du haut de sa quatrième place.

Va comprendre, Charles !

Les Écossais ne se sont pas fait prié pour inscrire les quatre essais du bonus (quand nos Français en marquaient trois parArnold, Nakaitaci, McLeod) et s’installer derrière les Saracens, épouvantail de cette poule, invaincus et faciles vainqueurs des Gallois de Cardiff.

Toulon (4) – Montpellier (3)      38 – 28                      Edimbourg (1) – Newcastle (2)     31 – 13

Même combat

Dans la poule 5, nos deux clubs français s’opposaient pour s’échanger la dernière place dans un chassé croisé qui ne devrait pas les mener plus haut.

Depuis sa victoire contre Grenoble, Toulon semble métamorphosé et en confiance avec un jeu plus efficace. Montpellier en a fait les frais, dans une dynamique inverse de défaites, plus inquiétante.

Pourtant les visiteurs ont fait presque jeu égal avec quatre essais aussi et un bonus offensif qui les laissent autant dans la course avec le même nombre de points. Seulement, celui qui perdra un des trois matches restants pourra dire adieu à la qualification.

Et ça commence entre eux dès la semaine prochaine au GGL Altrad Yves-du-Manoir Stadium.  

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

En ce qui concerne la Challenge Cup, vous trouverez également tous les résultats sur le site officiel de l’EPCR.

15 sur 15 pour Clermont et La Rochelle, qui dit mieux ? Personne, évidemment.

Pau  se remet dans la course aux qualifs, comme Grenoble qui s’est défait difficilement d’Agen, en péril, quand Paris, Bordeaux et Perpignan sombrent définitivement.

 

Le TOP 16 des Féminines... 9ème journée.

Poule 1
Montpellier (1) – Rennes (5)                 55 – 5
Lons
(6) – ASM Romagnat (3)               0 – 8
Paris
(4) – Rouen (7)                             38 – 7
Blagnac
(2) – Villelonguet (8)               (reporté au 13/01/2019)

Poule 2
Grenoble (4) – Bobigny (3)                   12 – 20
Lille
(6) – Caen (7)                                24 – 12
Toulouse
(1)– Bayonne (2)                   50 – 7
Bordeaux 
(5) – Tarbes (8)                    27 – 7

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Montpellier et Toulouse sont toujours invaincues, quand Villelonguet et Tarbes n’ont toujours pas remporté le moindre match. Entre ces deux mondes un TOP 12 bataille dans l’espoir d’une demi-finale.

Tous les résultats et classements >>

 

La semaine prochaine…

Cette fois on va chez toi !

La quatrième journée de Champions Cup ressemblera à une revanche dans les matches retour de la troisième journée.

De belles affiches et sans doute l’occasion pour Toulouse de s’assurer une qualification et pour le Racing de grappiller des points précieux pour faire de même.

Montpellier aura l’occasion de se relancer, enterrant alors les espoirs des Toulonnais. Quant au champion de France et à Lyon, les têtes seront sans doute déjà au TOP 14.

 

Au programme*  à partir de samedi 15 décembre :

  • Glasgow – Lyon, 14h : du tourisme en Écosse
  • Cardiff Blues – Saracens, poule 3
  • Toulouse – Wasps, 16h15 : direction les quarts !
  • Leinster – Bath, poule 1
  • Castres – Munster, 18h30 : se montrer en champion
  • Gloucester – Exeter, poule 2

Puis dimanche 16 décembre :

  • Leicester – Racing 92, 14h : une revanche déjà saignante
  • Ulster – Scarlets, poule 4
  • Montpellier – Toulon, 16h15 (FR2) : le perdant condamné
  • Newcastle – Édimbourg, poule 5

 

S’agissant de la Challenge Cup et les 8 autres clubs du TOP 14, veuillez consulter le site officiel de l’EPCR qui vous en détaillera le programme.

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de BeIn Sports

 

Du côté du TOP 16 féminin,

Retrouvez ici le programme de la prochaine journée : >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

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02 décembre 2018

Les brèves d'Ovalie - Edition n°331

Paris sous une marée de jaunes...

TOP 14... 11ème journée               Toulouse – Stade Français        49 – 20

Des Parisiens dépassés

Et de Rouge et Noir !

Dimanche après-midi à Ernest-Wallon, le Clasico entre les deux clubs les plus titrés de France a sombré dans le chaos total du jeu parisien.

Après vingt minutes de manifestation équilibrée et organisée, avec un essai plein de détermination de Macalou pour répondre aux forces offensives toulousaines agressives d’entrée (Huget trouvant la faille dès la cinquième minute), les Stadistes de la capitale ont rapidement pété les plombs.

Agressions gratuites, plaquages à retardement, saccages de maul et autres fautes d’antijeu, tout y est passé, Paris s’est grillé dans son indiscipline à défaut d’avoir su mettre le feu dans son jeu, comme en début de saison.

Alors forcément, au bout, il y a de la casse !

Quatre cartons jaunes qui ont fait tâche par-dessus les maillots roses, en infériorité numérique tout le reste du match, facilitant le barrage des forces de l’ordre locales en défense, et surtout leurs assauts répétés, maîtrisant un adversaire aculé dans ses 22.

Marchand, Huget pour son doublé, N’Tamack, Cros, puis Mermoz, autant de salves qui ont terminé dans l’en-but parisien, appuyées par les jets de pénalité de Ramos. L’essai de dernière minute de Liebenberg, pour le Stade Français, restera anecdotique et bien illusoire. Car les dégâts sont considérables.

Paris, dauphin d’hier, descend de son piédestal en trois journées de défaites, éjecté du TOP 6, manu militari par des Hauts-Garonnais en ordre de marche désormais derrière des « gilets jaunes » qui font la loi dans ce TOP 14 et se sont encore fait entendre, ce samedi, du côté des élites de monsieur Altrad.

 

Les autre matches en bref…

Montpellier (9) – Clermont (1)              23 – 28

Attention à la marée de Jaunards

Recevoir le leader n’est pas une sinécure.

Le MHR en a fait les frais, samedi, dans son stade qu’il faut désormais appelé le GGL Stadium (naming de capitaliste oblige), face au maillot jaune qui a le vent en poupe depuis quelques week-ends, à l’extérieur comme à la maison.

Dès la 11ème minute, Fofana héritait d’une passe au cordeau de Lopez pour transpercer la défense héraultaise, comme dans du beurre. Pienaar avait beau compenser au pied, Parra passait une seule pénalité pour reprendre l’avantage à la pause (10-9).

Au retour des vestiaires, il n’y avait que des jaunes sur le rond-point du GGL. Et même quand les locaux faisaient le forcing dans les 22 clermontois, Cruden se claquait en dévissant un coup de pied pour son ailier qui atterrissait dans les bras de l’ailier adversaire, Penaud, qui en deux trois évitements (hé oui, ça existe encore) s’offrait une course de 90 mètres pour le second essai auvergnat.

Toeava rajoutait l’essai du bonus offensif dans une rencontre maîtrisée des pieds et de la tête par les visiteurs. Pourtant, l’entrée du banc clermontois, en fin de rencontre, coïncidait avec un relâchement coupable qui permettait aux Montpelliérains d’inscrire deux essais, coup sur coup, et de troquer leur bonus offensif contre un bonus défensif.

Pas très sérieux ces Jaunards, s’ils veulent que le Brennus prenne en compte leurs revendications. Mais une belle victoire tout de même en terre héraultaise, laissant Montpellier toujours dans l’embarras d’une 9ème place.

La Rochelle (3) – Racing 92 (5)            16 – 11

Il pleut mais personne ne se mouille

Certes, la pluie aura empêché de voir un grand match face à deux formations qui en promettaient sur le papier.

On a dû se contenter d’un essai partout, d’un carton jaune partout, d’une transformation et d’une pénalité de plus pour les locaux qui leur ont permis de s’imposer, laissant le point de bonus défensif sur la sirène à Iribaren.

Pas une si mauvaise après-midi finalement pour les deux protagonistes, bien installés dans le TOP 6, les Maritimes grimpant même pour la première fois sur le podium.

Lyon (4) – Pau (11)                                 30 – 10

Toujours les crocs

Lyon est toujours aussi intraitable sur son territoire. Et ce n’est pas le petit agneau palois qui allait faire peur au grand méchant Lou.

Il n’y avait qu’une seule équipe sur le pré de Gerland. Cinq essais, un bonus offensif dès la demi-heure de jeu, les Lyonnais ont explosé la Section qui n’a jamais existé dans ce match, juste sauvé l’honneur dans le dernier quart d’heure.

Lyon, c’est du solide encore cette saison, quand Pau dégringole depuis quelques semaines et s’invite dans le cortège du maintien.

Perpignan (14) – Bordeaux (6)              11 – 22

Ça sent déjà le sapin

Noël n’est même pas arrivé que déjà la PRO D2 est offerte en cadeau aux Catalans, leur rugby dans les chaussettes.

Non pas qu’ils ont démérité, encore une fois, ils se sont battu comme des diables et n’étaient pas loin du compte. Oui, mais sur une heure de jeu, le dernier quart d’heure n’étant que souffrance et désillusion, le point de bonus défensif s’envolant avec le moindre espoir de gagner un jour un match.

Certes, l’UBB a dû aller chercher sa victoire, mais, comme les autres, avec de la patience, elle a fini par l’obtenir, à l’usure, pour se hisser enfin dans le TOP 6.

Castres (7) – Agen (12)                          13 – 16

Monumental !

Ils sont fous ces Agenais. Tout l’inverse des Catalans. Du courage, du combat, de l’abnégation, mais avec un petit plus de savoir faire, de savoir jouer ou déjouer les plans de l’adversaire.

Devant à la pause grâce au petit Berdeu (à suivre), puis dépassé après l’essai de Combezou, les Lot-et-Garonnais ont eu de la ressource dans les dernières minutes pour arracher essai de la victoire, par Zafra, mais pas par hasard.

Agen se paye le champion de France, bien trop indiscipliné dans ce match et qui sort du pelont de barragistes.

Toulon (10) – Grenoble (13)                    22 – 3

Le réveil a sonné

Les Toulonnais ont attendu la seconde période pour faire parler l’opportunisme et l’efficacité de leurs attaquants, figeant les Grenoblois derrière leurs trois points acquis en première période.

Bastareaud, en contre, puis Tuisova, en puissance, donnaient des ailes au RCT qui concluait ce festival par l’essai du bonus de l’incontournable Guirado, comme si on assistait à un France-Fidji à Mayol.

Toulon se réveille, distançant ses concurrents au maintien et se rassurant avant l’échéance européenne dont la qualification ne semble plus être une préoccupation.

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

Le TOP 16 des Féminines... 8ème journée.

Poule 1
ASM Romagnat (3) – Rouen (7)            39 – 0
Rennes 
(4) – Blagnac (2)                       5 – 42
Villelonguet
(8) – Lons (6)                    8 – 12
Paris
(5) – Montpellier (1)                    0 - 53

Poule 2
Bobigny (4) – Tarbes (8)                       31 – 0
Caen
(7) – Grenoble (3)                        8 – 25
Bayonne
(2)– Lille (6)                           29 – 3
Bordeaux
(5) – Toulouse (1)                 0 – 19

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Ce n'est pas tant qu'on connaisse déjà les demi-finalistes du printemps prochain, mais Blagnac, Montpellier, Toulouse et Bayonne s’éclatent ou, plutôt, éclatent journée après journée, leurs adversaires, l'ASM Romagnat, Rennes, Grenoble et Bobigny cherchant juste à jouer les trouble-fête.

Tous les résultats et classements >>

 

La semaine prochaine…

Place de nouveau à l’Europe !

La deuxième quinzaine européenne devrait confirmer le hors-jeu des Toulonnais et Lyonnais, pas à niveau, comme elle pourrait valider les tickets pour les quarts de finale des Toulousains et Racingmen, au dessus du lot.

Quant aux Castrais et Montpelliérains, deux échecs mettraient un terme à tout espoir de qualification.

Au programme*  à partir de samedi 8 décembre :

  • Lyon – Glasgow, 14h : question d’honneur
  • Saracens – Cardiff Blues, poule 3
  • Toulon – Montpellier, 16h15 : une impasse solidaire ?
  • Edimbourg – Newcastle, poule 5
  • Wasps – Toulouse, 18h30 : rester devant 
  • Bath – Leinster, poule 1

Puis dimanche 9 décembre :

  • Munster – Castres, 14h : sur un malentendu
  • Exeter – Gloucester, poule 2
  • Racing 92 – Leicester, 16h15 (FR2) : en patron
  • Scarlets – Ulster, poule 4

 Calendrier complet de tous les matches >>

 

S’agissant de la Challenge Cup et les 8 autres clubs du TOP 14, veuillez consulter le site officiel de l’EPCR qui vous en détaillera le programme.

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de BeIn Sports

 

Du côté du TOP 16 féminin,

Retrouvez ici le programme de la prochaine journée : >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

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25 novembre 2018

Les brèves d'Ovalie - Edition n°330

Le syndrome nippon

TEST MATCH... Tournée d'automne (3)        France – Fidji        14 – 21

pourquoi ont-ils viré Novès ?

Quel gâchis !

Un an après la désillusion face au Japon (23-23) entraînant le licenciement de Guy Novès et son staff pour faute grave…

et presqu’un an avant l'humiliation tant redoutée, aux yeux du monde, sur les terrains nippons,

les Bleus se sont encore (dé)fait dessus, samedi soir, sous les yeux d’un Stade de France à moitié plein, de l’espoir que suscitait cette victoire lilloise contre les Pumas, à moitié vide surtout, de l’enthousiasme que le jeu tricolore ne provoque plus en tribunes.

C’est donc devant mon écran de télévision, comme la plupart des supporters français, que j’ai assisté à l’effondrement du XV de France devant de solides Fidjiens, disciples du TOP 14, appliqués, puissants et enthousiastes, eux!, révélant au delà de la simple défaite un rugby français au paroxysme de sa déliquescence.

Les fautifs, bien sûr, comme l’an passé sur le pré synthétique de l’U Arena, sont d’abord les joueurs qui se sont vu trop beaux, après cette victoire à Lille tant espérée depuis l’Angleterre en mars dernier.

Il faut reconnaître qu’ils étaient beaux, dans leur première intention...

à soutenir Garreth Thomas (agressé pour son homosexualité), des jolis lacets arc-en-ciel au bout des pieds. Une manière astucieuse, au bout du compte, de garder toujours la tête dans les nuages, tout en bouffant les pissenlits par la racine, le nez sur leurs godasses.

Parce que les Bleus se sont fait marcher dessus par les trois-quarts rouleaux-compresseurs adverses. Apathiques dès l’entame, les Français ont rendu tous les ballons avant de se faire renverser par Radradra puis Tuisova, en une demi-heure.

Il ne restait plus qu’à lancer Guirado à la rescousse de la maison Bleue, adossée à la colline des ballons portés, seule arme encore efficace face à une modeste défense fidjienne.

Deux essais partout à la pause, et une avance heureuse pour nos Coqs (14-12) quand on compte les occasions des visiteurs et cet essai refusé, certes justement, pour hors-jeu au départ de l'action.

La seconde période laissait présager une rébellion des Français qui n’est jamais venue. Je ne m’acharnerai pas sur untel ou untel, car c’est bien collectivement que ce XV de France a sombré, incapable de naviguer ensemble avec un cap commun.

Pas un point ne sera marqué. Et les meilleures occasions seront encore fidjiennes, avec un second essai refusé. L’entrée de Dupont, plus dynamique et rapide que Serin, ne servira à rien, tant chacun semblait perdu à son poste. Pire, les Bleus se mettront à la faute, offrant à Volavola les points nécessaires à la victoire des siens. Méritée.

Où est le projet de jeu ?

Je me le demande encore. Brunel ne semble insuffler aucun schéma évident. Comme si le seul plan de jeu était tantôt « sauve qui peut », tantôt « brille qui peut ». Y a pas d'équipe, juste des individus en concurrence les uns avec les autres, jouant leurs places pour être du voyage au Japon, juste un capitaine qui se cache derrière ses ballons portés et qui cause plus après le match que pendant, juste un gratteur-sauveur de situations, encensé pour ses exploits de défense mais dont le poids ne pèse pas en attaque pour sa fluidité. 

Défaillant en touche, bousculé en mêlée, statique en relance, le XV de France a révélé face à ses Fidjiens son impuissance, tactique et physique.

Ben alors, les gars ? C’est notre TOP 14 en face !

Talebula, Radradra, Vatobua, Tuisova, Volavola, Yato, Nakarawa, ce sont vos coéquipiers. N’avez-vous pas d’orgueil ? Ou tout simplement pas envie de jouer ?

Bien sûr les joueurs sont fautifs, mais que dire du discours de Brunel, avant match et après ? Aussi apathique dans la voix que ses gars, vomissant des excuses qu’il ravale à chaque match. Comme son prédécesseur, diront certains, celui qui avait gravement fauté après ce match nul face aux Japonais.

Mais alors à qui la faute ?

Que ce soit ce un vieux ou un autre, c’est toujours la même chanson... une chanson de Brel qui s'impose soudain à mon oreille...

Ils étaient usés nos quinze Bleus
Ils finissaient en malheureux
Les douze mois s'appelaient novembre
Quel rugby ont eu nos parents 
Entre French-flair et les grand-chelems
Ils étaient vieux avant que d'être
80 minutes d’un jeu blême
Laissent au visage un teint de cendres
Oui notre Monsieur, oui notre bon Maître
Pourquoi ont-ils viré Novès ?
Pourquoi ont-ils viré Novès ?


On ne peut pas dire qu'ils furent esclaves
De là à dire qu'ils ont vécu
Lorsque l'on part aussi vaincu
C'est dur de sortir de l'enclave
Et pourtant l'espoir fleurissait
De ces victoires qui nous leurraient
Aux quelques uns qui refusaient
De ramper jusqu'à la détresse
Oui notre bon Maître, oui notre Monsieur
Pourquoi ont-ils viré Novès ?
Pourquoi ont-ils viré Novès ?

 

Les autres résultats internationaux

  • Roumanie (0) – Uruguay (1)                               20-27
  • Japon (1) – Russie (0)                                         32-27
  • Géorgie (2) – Tonga (0)                                       20-9
  • Italie (1) – Nouvelle-Zélande (3)                        3-66
  • Écosse (2) – Argentine (0)                                  14-9
  • Angleterre (3) – Australie (1)                             37-18
  • Irlande (4) – États-Unis (1)                                57-14
  • Pays de Galles (4) – Afrique du Sud (2)             20-11

 (entre parenthèses le nombre de victoires sur la tournée)

Seuls les Irlandais et les Gallois ont réussi leurs quatre tests, les Anglais et les All Black échouant une fois.

 

Mondial 2019… fin des qualifications

  • Canada  – Hong-Kong                        27-10

Les Canucks ont assuré le dernier ticket pour la Coupe du monde au Japon en battant successivement les Allemands (29-10), les Kenyans (42-17) et enfin les Néo-Chinois de Hong-Kong dans la phase de repêchage.

Les Canadiens retrouveront les All Black et les Springboks dans la poule B. Bon courage !

 

10ème journée du TOP 14 en bref…

Bordeaux (8) – Toulon (12)                     36 – 25

En attendant Urios

C’est l’info de cette trêve internationale. Rory Teague limogé, Christophe Urios prendra le relais la saison prochaine. Un joli coup pour l’UBB qui lui a donné des ailes samedi face aux Toulonnais.

Les hommes de l’intérimaire Worsley ont tenu leur match après avoir parfaitement réagi au premier essai de Bonneval dès l’entame. Connor, Seuteni et Woki marquaient tour à tour pour passer devant au score que Broke James confortait au pied, grâce à l’indiscipline varoise. Le carton rouge dès la 36ème minute pou Taofifenua allait compliquer les affaires des hommes de Collazo.

Malgré une fin de match toulonnaise sous l’impulsion de Trinh Duc inscrivant un 3ème essai, les visiteurs partaient de trop loin pour espérer décrocher leur premier point à l’extérieur.

En attendant Urios, Bordeaux colle au peloton du TOP 6 quand Toulon erre toujours au fond du classement.

Agen (13) – Montpellier (9)                     15 – 18

Un bon Pienaar

Le demi de mêlée sud-africain aura été précieux dans cette victoire poussive des siens, auteur du deuxième essai et de deux pénalités qui auront suffi à tenir les Agenais derrière tout le match.

McIntyre et Berdeu se sont contentés de passer des pénalités pour accrocher le bonus défensif, les offensives agenaises étant trop maladroites pour inquiéter une solide défense héraultaise.

Une victoire qui relance le MHR dans le même peloton que l’UBB.

Racing 92 (3) – Grenoble (11)     24 – 23

À deux doigts…

Les Racingmen ont frôlé la catastrophe en laissant filer une seconde période qu’ils semblaient maîtriser après un doublé de Vakatawa en première.

Seulement Germain était en grande forme et a permis à son équipe de coller au score après avoir inscrit le premier essai, et même de passer devant après l’incursion d’Alexandre sur une balle de première main de Saseras. Il faudra un essai de patience de Clemenczak et transformé par Iribaren, à cinq minutes du terme, pour libérer les locaux et empocher les quatre points de la victoire.

Le Racing grimpe sur le podium, grâce notamment au faux pas de son voisin parisien.

Pau (10) – Toulouse (2)                           13 – 15

Bénis des Dieux... du Stade !

Tout semble sourire aux Toulousains, pourtant privés de nombreux cadres internationaux comme Kolbe, Medard, Huget et Marchand. Appliqués, à l’image de la précision au pied de Ramos, et opportunistes avec deux essais en début de chaque période (Tauzin et Bonneval).

Les Palois ont eu moins de chance, avec quelques points laissés en route au pied de Daubagna ou d’Hastoy sur un drop manqué. Un seul essai à leur actif, par Saili, en réponse à Tauzin en première période.

Toulouse préserve sa place de dauphin, à quatre longueurs du leader.

Perpignan (14) – Castres (6)                   12 – 16

Et à la fin…

Perpignan s’incline.

Que c’est dur de ne pas être récompensé de ses efforts à chaque match. Quatre pénalités à becter, pas un seul essai. Ce n’est pas contre les solides Castrais que les Catalans allaient décrocher leur première victoire.

L’essai de Spedding les laissera derrière tout le match, à quelques points pourtant. Mais quand on n’a pas le niveau du TOP 14, dur dur de s’imposer sur 80 minutes.

Stade Français (5) – La Rochelle (4)   12 – 14

Et re…

Les Parisiens ont eu le même sort que les Catalans. Incapables de surmonter le mauvais temps et leurs mauvais temps de jeu, ils ont couru après le score, après le seul essai du match, par le Rochelais Orioli.

Pas un grand match pour le public qui s’était déplacé pour un brunch géant à Jena-Bouin. J’espère qu’il y en avait plus dans les assiettes.

Clermont (1) – Lyon (7)                          31 – 11

Le tarif du Michelin

Clermont enchaîne son cinquième succès bonifié à domicile, sans surprise.

Si ce n’est qu’il a fallu attendre la seconde période pour voir la machine s’exécuter face à une équipe lyonnaise valeureuse mais trop fautive, terminant même la partie à treize.

Quatre essais à un, même sans les internationaux, les Jaunards ont de la réserve et surtout les retours de Raka, Fofana et Parra, excusez du peu. Pas de quoi les détrôner de leur première place.

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

 

La semaine prochaine…

Le TOP 14 reprend ses droits d’exclusivité

La 11ème journée du TOP 14 risque de mettre au repos des internationaux émoussés et blessés dans leur orgueil, ainsi que d’autres cadres avant la deuxième quinzaine européenne qui déterminera pour beaucoup les objectifs de la deuxième partie de saison.

Au programme*  à partir de samedi 1er décembre :

  • Montpellier – Clermont, à 14h45 : un vrai test
  • Castres – Agen, à 18h : viser le podium
  • Lyon – Pau, à 18h : se racheter
  • La Rochelle – Racing 92, à 18h : toujours plus haut
  • Toulon – Grenoble, à 20h45: laisser l'autre derrière

Puis dimanche 2 décembre :

  • Perpignan – Bordeaux, à 12h30 : Et si c'était la bonne ?
  • Toulouse – Stade Français, à 16h50 : le Clasico des Stadistes

 

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du TOP 16 féminin,

Retrouvez ici le programme de la prochaine journée : >> site FFR : competitions-elite-1-feminine

 

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18 novembre 2018

Les brèves d'Ovalie - Edition n°329

Quand le rugby affame...

TEST MATCH... Tournée d'automne (2)        France – Nouvelle-Zélande        30 – 27

Extra ces Affamées !

Le coupe-faim des grandes fringales de jeu.

Elles nous ont régalés, ces femmes de Hayraud, enfin à la une… sur la deux. Merci France TV !

Samedi après-midi, au Stade des Alpes à Grenoble, les Affamées, comme elles aiment se faire appeler, en toute humilité, nous ont offert un spectacle de très haut niveau face aux championnes du monde défaites pour la première fois depuis quatre ans.

Un exploit monumental qui mérite qu’on s’y attarde en leur offrant ici une vraie une, à la hauteur de l’événement, et non par souci d’une équité sur laquelle elles se sont assises depuis longtemps.

Je n’en fais pas trop, je fais ici juste ma part pour dire haut et fort le plaisir que j’ai eu à regarder ce match et qu’il serait grand temps de s’enthousiasmer autour d'elles en France, les médias tous ensemble, et pour de vrai, au lieu de s’apitoyer toute la semaine à gros titres vendeurs sur les hommes en galère de Brunel.

Il est loin le temps où le rugby féminin français nous paraissait au ralenti et concentré sur l’unique ballon porté pour aller à dame.

Samedi, les filles nous ont tout fait.

À commencer par cette marseillaise en cercle pour répondre au haka des Néo-zélandaises, de quoi inspirer l’auteur que je suis pour une saison 2 des « Bleus à la belle étoile » (pub !).

Car elles voulaient en découdre les filles et ne pas se laisser impressionner après leur défaite la semaine passée à Toulon face à ces mêmes Black Ferns (0-14). Leur détermination se lisait sur leurs visages et dès la première action, elles étaient dans les 22 adverses le mors aux dents. On sentait qu’il allait se passait quelque chose. Et pour cause, elles allaient les bouffer.

À la sixième minute, sur la première touche et le premier ballon porté, elles enclenchaient la machine jusque dans l’en-but pour le premier essai par Julie Duval. Les championnes du monde réagissaient aussitôt par une attaque fulgurante pour filer sous les perches et égaliser par Stacey Waaka.

Le match était lancé, impossible alors de décoller du canapé.

Une première période dans un train à grande vitesse, de part et d’autre, qui ressemblait presque à du rugby à 7 quand Maëlle Filopon bluffait toute la défense, après un gros travail de distribution de Pauline Bourdon, pour le deuxième essai.

Malheureusement, la trois-quarts centre se blessait gravement au genou sur l’action. Mais une minute plus tard, les Affamées tricolores n’avaient pas fini de dévorer du terrain avec une course incroyable de Romane Ménager qui finissait le travail de ses camarades le long de la ligne, en équilibriste, sans que les Black ne puissent l’arrêter. Wahou !

La réponse du berger à la bergère ne se fit pas attendre, Faamausili répliquait en force pour recoller au score juste avant la pause (19-14). Quatre essais en une mi-temps, on était loin du 0-0 de la semaine dernière.

Dès le retour des vestiaires, l’appétit des Françaises était loin d’être rassasié. Une nouvelle salve offensive sur l’aile gauche par la seconde ligne Lénaïg Corson qui évitait la touche in extrémis dans une sorte de pas de danse et envoyait Caroline Drouin le long de la ligne embrasser l’en-but. Sensationnel !

Quand deux minutes plus tard, devinez ! … Exactement, les Black Ferns répondaient par une déferlante de passes qui allait engloutir la défense tricolore et se terminer par l’essai inéluctable de l’arrière Winiata.

Vénères,  elles ne lâchaient rien, ces Black Ferns.

Le pied de Caroline Drouin répondait à celui de Cocksedge pour mener de trois petits points en fin de match. Trois points de rien du tout que nos Affamées allaient défendre coûte que coûte, dans un engagement total et une solidarité à faire pleurer de nouveau le XV de France masculin quand sur le fil, elles volaient la balle en touche aux championnes du monde pour valider une victoire historique. Quel exemple, messieurs ! Elles l’ont fait !

Les hommes de Brunel ne pouvaient plus se cacher. Et ils ont répondu présent, le soir-même au stade Pierre-Mauroy de Lille. C’était la moindre des choses. Merci Mesdames !

 

Les Bleus...

France – Argentine                28 – 13

Jour 1 !

Samedi soir, les Bleus ont donc mis fin à leur série de défaites, contre tout le monde et surtout contre les Pumas depuis leurs cinq dernières rencontres. Enfin !

Les médias vont pouvoir cesser leur pessimisme ambiant et hausser à leur tour le niveau de leurs articles en construisant autour du renouveau de ce XV de France à la victoire retrouvée.

Car ce jour de victoire est le premier d’une longue série… si si !

Je veux y croire comme je vous le chante. Et si on le chante tous ensemble, avec notre innocence d’enfant, qui plus est juste avant Noël, alors tout peut devenir merveilleux jusqu’à la coupe du monde. Hein Louane, bien vrai ? Car c’est le jour 1 !

Jour 1

Victoire numéro 1

La victoire suprême

Dis-moi que tu m'aimes

Je veux un jour numéro deux

Une suite à Paris

Supplément Fidji

Je t'ai regardé toute la nuit

Perdre sur le fil n'est plus permis

80 minutes sur du velours

Recommencer est une nécessité

Jour 2

Variation du jeu

Que vas-tu leur faire ?

Une balade en solitaire

Chaque jour

La victoire suprême

Jusqu’au Grand Chelem

Car c'est le jour 1

Celui qu'on retient

Celui qui s'efface quand tu te ramasses

Quand tu joues bien

C'est celui qui revient

Ah ! ça fait du bien de changer de disque un peu. Pour ce qui est du niveau, je reviendrai la semaine prochaine. Ne croyez pas que je me moque ou que je compte bâcler cette victoire de notre XV de France.

La victoire a été belle, et avec la manière.

Bravo au public lillois qui dans son stade au toit fermé, comme au Millénnium, a eu la ferveur des Gallois pour porter notre équipe, pourtant cueillie à froid par les Pumas (essai de Moyano dès la 2ème minute).

Bravo aux joueurs, à ce mental de fer pour revenir dans la partie et à cette ligne de trois-quarts qui a su passer les rideaux de la défense argentine pour nous faire grimper à ceux de notre enthousiasme par deux fois.

Mention spéciale à Fickou, homme du match, pour cette incursion magistrale et cette passe extraordinaire jusqu’à Thomas, auteur d’un doublé d’offrandes immanquables (en gros, lui ou un Grosso, c’était pareil).

Bons retours d’Huget et de Fall (ce dernier remplaçant Médard, blessé dès la première minute et qui a offert malgré lui l’essai assassin argentin) relayeurs impeccables du premier essai de Thomas (ou Grosso).

Je tire également mon chapeau à Bastareaud, gratteur infatigable qui me rappelle son ancien coéquipier de club, Steffen Armitage, (morphologie identique avec un centre de gravité bas). Je reste scotché par sa performance autant que par cette idée qu’ont les entraîneurs de mettre un profil de troisième ligne comme le sien en deuxième centre de la ligne d’arrières. Il serait plus utile à mon sens à la place de Picamoles. En attendant, il a sauvé plusieurs fois la baraque et avancé debout balle en main… comme un bon troisième ligne centre.

Bravo à la charnière qui a géré parfaitement au pied la pression adverse, avec Serin toujours aussi précis au but. Pour autant, je ne peux m’empêcher de penser que le demi de mêlée bordelais, balle en main et dans les rucks, est un ralentisseur qui laisse trop de temps à l’adversaire pour se replacer. En quatre minutes de jeu, Dupont, a mis plus de vitesse que son titulaire tout le match. D’accord, j’exagère.

Bravo à Guirado, encore, qui n’en finit pas de marquer, héritant d’un cadeau en seconde période pour le troisième essai sur une interception à deux mètres de l’en-but argentin.

Bravo au pack tricolore pour cette domination écrasante en mêlée, avec une mention spéciale pour Iturria et Vahaamahina, désormais indispensables chez les Bleus.

Bravo aux Pumas, enfin, qui ont réussi à nous offrir une opposition encore plus perméable que celle des Sud-Africains la semaine dernière. Car oui, il faut regarder les choses en face, ce n’était pas une grande équipe argentine, surtout pour ceux qui ont vu le match des Irlandais face aux All Black.

Cela n’enlève rien à la victoire de nos Bleus et sa manière. Il s’agit de s’adapter, chaque match, à l’adversaire. Et les Bleus l’ont parfaitement fait, comme on espère qu’ils récidiveront samedi prochain contre les Fidjiens... Jour 2.

 

Les autres résultats internationaux

  • Roumanie (0) – États-Unis (1)              5-31
  • Uruguay (0) – Fidji (1)                          7-68
  • Géorgie (1) – Samoa (1)                       27-19
  • Italie (1) – Australie (1)                         7-26
  • Angleterre (2) – Japon (0)                     35-15
  • Écosse (1) – Afrique du Sud (2)             20-26
  • Irlande (3) – Nouvelle-Zélande (2)        16-9
  • Pays de Galles (3) – Tonga (0)               74-24

 (entre parenthèses le nombre de victoires sur la tournée)

  

La semaine prochaine…

Jour 2... donc.

Les Bleus vont tâcher de terminer cette tournée sur une bonne note et éviter le piège fidjien, en enchaînant une deuxième victoire d'affilée. On a des raisons de leur faire confiance.

Au programme ce samedi 24 novembre :

  • Roumanie – Uruguay (13h)
  • Japon – Russie (15h)
  • Géorgie – Tonga (15h)
  • Italie – Nouvelle-Zélande (15h)
  • Écosse – Argentine (15h30)
  • Angleterre – Australie (16h)
  • Irlande – Etats-Unis (19h30)
  • Pays de Galles – Afrique du Sud (18h20)
  • France – Fidji (21h, France 2)

 

Pendant le même temps, le TOP 14 nous propose sa dixième journée, en doublon. 

Au programme*  à partir de samedi 24 novembre :

  • Bordeaux – Toulon, à 14h45 : moins serein les Bordelais ?
  • Agen – Montpellier, à 18h : changer de zone 
  • Pau – Toulouse, à 18h : profiter des absences
  • Perpignan – Castres, à 18h : y croire toujours
  • Racing 92 – Grenoble, à 18h : toujours plus haut

Puis dimanche 25 novembre :

  • Stade Français – La Rochelle, à 12h30 : TOP 6 en jeu
  • Clermont – Lyon, à 16h50 : en patron

 

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

 Les Féminines, elles, sont en vacances…

Posté par NewZeland2011 à 23:14 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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