Ils marchent sur l'eau, ces Maritimes

TOP 14... 13ème journée               La Rochelle – Castres       53 – 27

La Rochelle s'ouvre le podium

Rien ne leur résiste !

Depuis le 29 septembre dernier et leur défaite à Bordeaux, les Rochelais ont enchaîné sept victoires consécutives en TOP 14, déferlant successivement sur Clermont, Toulon, Agen, Paris, le Racing, Pau et maintenant Castres, pour atteindre le cap du podium à la fin des matches aller.

Quel est donc leur secret ?

Du jeu, du jeu et encore du jeu !

Avec des appuis et de la vitesse, le rugby rochelais est un bonheur à voir jouer, à l’instar d’Aguillon et Andreu à la conclusion des deux premiers essais locaux, dont le dernier avec une magnifique passe sautée de West pour son ailier.

C’est rageant, tant d’inspiration et de facilité, pour l’adversaire qui n’a plus qu’à s’en remettre aux fautes et à encaisser les points comme les cartons jaunes. Et pourtant, juste avant la pause, les Castrais parvenaient à réduire la marque (17-10), malgré l’infériorité numérique, grâce à un ballon porté bien mené qui finissait dans l’en-but.

Mais au retour des vestiaires, Aguillon appuyait de nouveau sur le champignon et offrait deux nouveaux essais tout en puissance, dont le dernier ne lui sera pas attribué mais jugé de pénalité pour une prise au cou illicite sur le centre rochelais. Ce qui n’était pas pour déplaire à l’ouvreur local, West, pas en grande réussite au pied.

Bourgarit, à son tour, prenait de vitesse la défense castraise, de quoi agacer passablement Urios sur la touche, l’entraîneur tarnais procédant alors à un coaching déterminant à l’heure de jeu.

À force de travail de leurs avants, les champions de France allaient trouver des espaces, enfin! Ebersohn concrétisant leur second essai avant que Combezou annihile le point de bonus offensif des hôtes avec un troisième, tout en vitesse.

Seulement les Maritimes marchent sur l’eau en ce moment. C’est donc tout naturellement que la défense adverse s’ouvrait de nouveau en un claquement d’essai pour laisser passer Liebenberg puis Andreu dans une nouvelle prophétie.

Alléluia ! le bonus était repêché et la terre du podium en vue.

Quant au CO, il n’en finit pas de s’enfoncer, s’éloignant un peu plus du TOP 6.

 

Les autres matches en bref…

Toulouse (2) – La Toulon (10)                39 – 0

No comment... ou un peu quand même

Cinq essais à rien. Fannis, éteints, impuissants, les Toulonnais ont regardé les Toulousains dérouler leur jeu, avec une maîtrise déconcertante sous l'impulsion d'un Ramos inspiré à l'ouverture, aux côtés du toujours aussi déroutant Dupont. 

Quoi dire de plus, si ce n’est que Novès dans les tribunes devait avoir le cœur gros, de fierté et d'amertume face à son grand Toulouse retrouvé, sous la baguette de cette jeune charnière pleine de culot et de promesses dont il aurait sans doute aimé en faire quelque chose en équipe de France. Oups ! ... J'ai dit no comment !

Perpignan (14) – Clermont (1)               16 – 37

Aux antipodes

Clermont a décroché un bonus logique à Aimé-Giral, malgré une belle opposition catalane, courageuse, combative et tout et tout… j’ai l’impression de me répéter ou de vivre un soir sans fin avec Perpignan, sans fin heureuse en tout cas, puisque les Catalans n’ont toujours pas gagné un seul match.

L’honneur est sauf malgré tout, avec un essai de belle facture de Forletta en première période avant que l’armada auvergnate ne fasse éclater la défense locale avec des pointures comme Betham, Fofana, Iturria et Yato.

Bordeaux (4) – Racing 92 (6)                40 – 7

Le s’cœur lourd

Le Racing a joué tout le match avec un joueur en moins, après la sortie prématurée de Avei (carton rouge pour un placage dangereux à la 10ème minute), mais aussi un cœur en moins après l’annonce le jour même du décès du père de Maxime Machenaud (capitaine du jour) … De quoi tuer un match et un vestiaire !

Et de match il n’y a pas eu, avant la 74ème et l’essai de pénalité accordé aux Racingmen, enlevant le bonus offensif des locaux acquis en une heure de temps.

Ducuing y allait alors de son doublé à la dernière minute pour reprendre leur dû. Point. 

Lyon (5) – Agen (13)                              52 – 20

La classe de Wisniewski

Depuis près de trois moins d’absence, le retour de l’ouvreur lyonnais a été plus que remarqué, il a été décisif sur l’efficacité des siens durant l’heure de sa présence.

Des passes millimétrées pour les cinq premiers essais lyonnais comme autant de transformations réussies dans un duel à sens unique subi par des Agenais dépassés (38-10).

Curieusement après sa sortie, les visiteurs en profitaient pour faire jeu égal avec leur hôte et inscrire deux nouveaux essais comme eux.

De bon augure pour la suite d’un Lou qu’on croyait abattu par la coupe d’Europe.

Stade Français (7) – Grenoble (11)        23 – 20

Retour en grâce

Menés de 17 points les Parisiens ont fait un retour tonitruant pour l’emporter de rien, Germain manquant même l’occasion de l’égalisation dans les dernières minutes.

Après deux essais partout en quarante cinq minutes, tout s’est joué en ensuite dans un duel de buteurs, Sanchez prenant le dessus sur le grenoblois.

Montpellier (8) – Pau (12)                     41 – 13

Trop puissant contre trop pâle

Deux gabarits s’opposaient dimanche à Montpellier, le poids lourd recevait un poids plume.

Les Palois confirment leur manque de consistance en défense et dans le jeu depuis quelques mois déjà, ne pouvant rien faire contre la puissance réputée du bloc local. Cinq essais dont un doublé de Du Plessis vous donnent une idée de la manière.

Le MHR recolle un peu plus à la queue du TOP 6, mais cela n’est pas encore suffisant.

(entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

  

La semaine prochaine…

2019 sur le retour

Une nouvelle série démarre, celle des matches retour, avec ses résolutions pour éviter les désillusions de fin de saison.

Au programme*  à partir de samedi 5 janvier :

  • Stade Français – Perpignan, à 14h30 : revenir dans le TOP 6 fissa
  • Grenoble – Castres, à 16h30 : le champion, pourquoi pas ?
  • Montpellier – Lyon, à 16h30 : pas le droit à l’erreur
  • Pau – Bordeaux, à 16h30 : se réveiller vite
  • Agen – Toulouse, à 18h30 : un beau derby
  • Racing 92 – Toulon, à 21h : se ressaisir et vite

Puis dimanche 6 janvier :

  • Clermont – La Rochelle, à 17h : quelle affiche !

 (*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

 

Pour rappel, du côté du TOP 16 féminin,

C'est la trêve hivernale, rendez-vous en mars 2019 : >> site FFR : competitions-elite-1-feminine