D'un ennui sans faim...

TOP 14... 12ème journée              Toulouse – Toulon      13 – 13

Carbonel pour Bezy, Bez... zzz...

La poisse, ce nul !

Avec la pléthore de vedettes internationales dans chaque équipe, on pouvait s’attendre à mieux comme match.

2 champions du monde (Etzebeth, Savea), 15 Bleus et 23 champions de France n’ont pas réussi à débloquer le jeu, ni ma mâchoire, coincée dans un bâillement de quatre vingt minutes.

Bezy pour Serin. Serin pour Holmes. Holmes pour Carbonel. Carbonel pour Bezy. Béz… zzz... zzz… zzz...

D’un jeu au pied de pression à un autre d’occupation, j’ai fini par changer de chaîne et voir si en passant par le film le « Prestige » de Nolan, ça n’allait pas aider les créateurs des deux équipes à un tour de prestidigitateur.

Et figurez-vous que cela a fonctionné par deux fois.

Au bout d’un quart d’heure, derrière une touche toulousaine, Bezy bluffait la défense varoise par un tour de passe-non-passe, s’infiltrant dans un intervalle pour échapper à Carbonel et aplatir près des poteaux.

En seconde période, ensuite, c’était au tour de Carbonel de se faire la malle dans la défense toulousaine sur un tour de passe-passe de Serin, cette fois, et s’extirper des plaquages successifs (mais sans succès) de Huget et N’Tamack pour aplatir exactement au même endroit que Bezy en première période.

Et puis, que dire du reste de la rencontre ? Ça n’a été qu’un combat des nerfs pour tenter de décrocher cette p… de mâchoire !

Bezy pour Serin, Serin pour Holmes, Holmes pour Carbonel, Carbonel pour Béz… zzz...

Hein, quoi ? Dupont a fait son retour ? Bezy est sorti, Serin et Carbonel aussi ?

La belle jambe... et les beaux coups de pied aux culs qui se perdent !

Un ennui jusqu’au-boutiste qui a fini par un duel entre buteurs, Belleau répondant à Ramos, coup pour coup, un raté chacun, pour un match nul au final logique.

Quoi que, Toulon aurait pu avoir plus de réussite dans ses initiatives plus tranchantes. Les hommes de Collazo enchaînent leur septième match sans défaite (coupe d’Europe comprise) et ne devraient pas perdre de si tôt... leur place sur le podium.

Et dire que j’avais mis tous les espoirs de mes brèves sur ce match, sans avoir vu les autres… enfin, si… Clermont.

Mais là, rien que d’y penser j’ai les nerfs qui tirent sur la pelote.

  

Les autres matches en très bref, alors...

Pau (10) – Bordeaux (1)                         23 – 27

UBB en patronne

Si on avait encore des doutes, les voilà de nouveau levés.

L’Union bordelaise est bien la patronne de ce TOP 14. Au stade du Hameau, Elle a maîtrisé son sujet jusqu’au bout pour l’emporter avec quatre essais (Higginbotham, doublé de Cordero et un essai de pénalité) contre deux seulement pour les locaux (Pinto et Ramsay).

Les Palois ont néanmoins arraché le point en plus du bonus défensif sur la sirène.

Lyon (2) – Bayonne (11)                         52 – 9

Le Lou n’est pas en reste

Bien que les Basques aient résisté en première période, encaissant seulement deux essais (Sobela, Ngatai), la seconde a été un ras de marée qui ne leur laissé aucune place dans un jeu à sens unique.

Barassi, Roodt, par deux fois, Cretin et Buttin montaient à l’abordage jusqu’à ce que l’Aviron sombre complètement.

Qu’il semble déjà loin le début de saison flamboyant de Bayonne avec Agen et Paris dans le rétroviseur.

La Rochelle (5) – Agen (13)                   40 – 8

BOxing day à la rochelaise

Marcel-Deflandre a célébré comme il se doit le Boxing Day d’entre réveillons avec un bonus et un jeu offensifs à la clé.

Plisson et Rattez ont ébloui ce match de leurs classes, le premier par sa vista retrouvée, le second par sa finition hors pair participant au festival d’essais de son équipe (Bosch, Favre, Tirefort, Aguillon, Gourdon).

Les Maritimes s’installent dans le TOP 6 quand Agen n’est plus qu’à une longueur de la lanterne rouge.

Clermont (6) – Castres (12)                   39 – 22

Je ne préfère rien dire

Deux mi-temps, deux équipes, deux matches, comme d’hab… et puis y a ma tête de Turc. Ce Kockott… une tête à claques à qui… bah, on n’a pas le droit de mettre des claques.

Une victoire de Clermont tout de même… mais sur quarante minutes. Et ça m’énerve !

Brive (9) – Racing 92 (7)                      20 – 44

Iribaren-Russel, trop forts !

Les Coujoux n’ont rien pu faire face à la machine à jouer francilienne menée de mains de maîtres par sa charnière. Six essais encaissés (Russel, Dupichot, doublé de Chat, Thomas et Dulin) contre deux marqués (Doge et Johnston).

Une première défaite à domicile pour Brive qui ne présage rien de bon pour 2020. La bataille pour le maintien est lancée.

Montpellier  (8) – Stade Français (14)   20 – 20

Paris s'accroche

Le MHR s’en sort bien malgré ce nul à domicile car les Parisiens auraient pu repartir avec les quatre points de la victoire. Un match engagé qui a laissé les deux équipes dos à dos, après l’égalisation de Segonds pour Paris à cinq minutes du terme.

Le Stade Français n’est plus qu’à un point d’Agen et sept du maintien.

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après cette journée)

Tous les résultats officiels du week-end >>

 

La semaine prochaine…

2020 nous délivre le champion d’automne.

Pour la dernière journée des matches aller du TOP 14, Bordeaux et Lyon vont se défier à distance pour le titre honorifique de champion d’automne, chacun loin de ses terres.

Ce qui pourrait bien faire les affaires de la lanterne rouge parisienne si elle arrivait à se défaire d’un champion de France irrésistible, surtout à Jean Bouin.

Au programme* le samedi 4 janvier :

         Agen – Lyon, à 15h30

         Racing 92 – Clermont, à 17h45

         Bordeaux – Bayonne, à 20h45

         Montpellier – Brive, à 20h45

         Pau – La Rochelle, à 20h45

Puis dimanche 5 janvier :

         Toulon – Castres, à 18h

         Stade Français – Toulouse, à 21h

(*) Tous les matches sont retransmis par les chaînes de Canal+

 

Du côté du TOP 16 féminin, c'est la trêve hivernale jusqu'au 22 mars 2020.