Reçu cinq sur cinq !

TOP 14... Finale                                     Toulouse – Clermont    24 – 18

Le premier Brennus pour Huget. Mérité !

Et de 20 !

5ème finale entre Toulouse et Clermont et devinez quoi ! C’est encore Clermont qui perd.

Du haut de ma tribune, côté nord, niveau inter, au milieu d’autres supporters jaune et bleu désabusés, j’ai tenté de comprendre ce qui se passait sur la pelouse du Stade de France, ce samedi soir.

En vain.

Pourquoi Clermont n’a pas réussi à marquer un seul essai avec ses trois-quarts de feu (Fofana, Moala, Toeava et surtout Penaud et Raka), comme lors de tous ses matches cette saison ?

Pourquoi tant de maladresses et de fébrilité dans cette machine à jouer quand Laidlaw faisait preuve de tout l’inverse dès qu’il s’agissait de viser entre les perches ? Cinq sur cinq, un sans faute au pied du buteur écossais quand Lopez, lui, avait tout faux avec le sien pour distribuer le jeu comme au Michelin.

J’ai donc crié, chanté, applaudi aussi, les belles actions toulousaines surtout, feignant de comprendre ce qui ce tramait sous mes yeux, de ma modeste et trop lointaine place.

Alors ce dimanche, j’ai tout revisionné, comme si je ne savais pas déjà, supportant cette fois (dans l’autre sens du terme) les commentaires du néo-sélectionneur, critiquant haut et fort les joueurs qu’il aura peut-être demain à ses ordres… ou pas.

Et le pauvre Camille en a pris pour son grade.

Qu’il ne fasse pas comme moi, en matant le replay de la finale sur France 2 ou alors il va vite comprendre que, la coupe du monde au Japon, il risque de la passer au mieux sur un banc, au pire devant sa télévision, en Auvergne.

Et comment donner tort à Galthié tant l’ouvreur clermontois a été le facteur X de la défaite de son équipe, à l’image de ce ballon botté en touche pour regagner le vestiaire à la pause plutôt que d’essayer de gagner du terrain avec son équipe en supériorité numérique jusqu’à l’en-but adverse pour tenter de passer devant. Belle mentalité de gagneur !

Mais bien sûr, je ne cherche pas ici à me focaliser sur les Jaunards et oublier la performance majuscule des Rouge et Noir, à l’image d’une saison exceptionnelle, avec des joueurs exceptionnels.

Et rien que pour ça, je suis très heureux du résultat.... Sincèrement si !

Quelle classe, cette ligne de trois-quarts, avec le dynamiteur Kolbe, les précieux Guitoune et Akhi au centre, le filou expérimenté Médard et le finisseur Huget pour un doublé décisif après deux actions splendides impulsées par l’explosif Dupont.

Un essai par mi-temps leur aura suffi pour décrocher le bouclier, récompensant leurs nombreux temps forts quand les Clermontois ne parvenaient pas à passer leur rideau défensif, intelligemment muré par des fautes, à écouter le duo de comiques sur France 2, quand ce n’était pas les Auvergnats eux-mêmes qui sabordaient leurs propres actions par des fautes de mains.

Et quand elles n’y étaient pas, monsieur Garces parvenait à voir des en-avant de passe au mauvais moment ou prendre des décisions qui n’arrangeaient en rien les déjà mauvaises affaires de ces Jaune et Bleu mal engagés, courant après le score, pourtant longtemps à deux petites longueurs seulement.

Essai de pénalité ou pas, le problème clermontois semblait ailleurs.

Comme Lopez, pas du tout dans son match et qui, au retour des vestiaires, d’une relance au pied catastrophique, allait offrir le ballon du deuxième essai toulousain, après  plusieurs séquences offensives dans les 22 clermontois et avec à la finition, encore, Kolbe pour Huget.

Rien à dire, si ce n’est l’incompréhension en cette fin de match, de laisser Lopez sur le pré pour placer Nanai-Williams sur l’aile en place de Raka. Mais il faut croire que, pour Azéma, le gestionnaire à l’ouverture avait plus la capacité que le néo-zélandais pour trouver la faille dans la défense toulousaine.

Et il ne fallait pas compter sur Monsieur Garces dans ces dernières minutes pour aider ces Jaunards à y voir clair dans leur jeu, puisque dès que la machine semblait lancée, un en-avant de passe arbitraire était aussitôt signalé. Comme s’ils avaient besoin de ça.

Loin de moi, l’idée de mettre l’arbitrage au centre de cette finale, mais ne comptez pas sur moi pour ignorer la mauvaise partie de monsieur Garces qui a ralenti le jeu par ces mêlées à refaire, tantôt pénalisées, tantôt pas, et ces décisions arbitraires qui n’auraient peut-être pas changé le vainqueur, mais certainement le scénario et la manière.

Car Toulouse mérite son 20ème sacre, pour sa saison bien sûr, mais aussi sur cette finale, plus entreprenant que son adversaire gestionnaire, et sans jamais renier son jeu. Et si Clermont l’avait emporté avec un essai de pénalité ou un autre fait de jeu en sa faveur, et bien, croyez-moi ou pas, cette finale aurait eu pour moi un goût amer.

Alors oui, je suis heureux pour ces Toulousains. Bravo les gars, bravo Mola ! Quelle belle équipe vous faites et comme ce titre vous va bien après avoir surclassé la phase régulière.

Finalement, tout est bien qui finit bien !

 

Coupe du monde des U20 en bref…

Poule A            France (2)  – Argentine (1)      26 – 47                     
                      Pays de Galles  (3)  – Fidji  (4)    44 – 28

Poule B            Angleterre(2)   Australie (1)    56 – 33                     
                     Italie  (4)  – Irlande  (3)              14 – 38

Poule C            Afrique du Sud (1) – Nouvelle-Zélande (2)        25 – 17                     
                      Écosse 
(4) – Géorgie  (3)                                   12 – 17

 (entre parenthèses, le rang du nouveau classement après chaque journée)

Des Bleuets en sursis…

Les petits Bleus de France sont passés très près de la désillusion après une dérouillée face aux Pumas, plus motivés que jamais devant leur public pour voler la première place aux Français.

Il aura suffi d’un quatrième essai arraché dans les dernières minutes par Lebel pour récolter un point de bonus offensif heureux quand, plus tard, les Baby Blacks ne parvenaient pas à prendre celui défensif face aux Baby Bocks qui offraient sur un plateau à nos champions du monde l’occasion de défendre leur titre, au détriment des très attendus Néo-zélandais.

Et ce sera contre les Sud-Africains, justement, que les Bleuets auront la lourde tâche de le faire.

 

La semaine prochaine…

Les Brèves d’Ovalie se reposent…

Retour mi-août pour la reprise du TOP 14 et la préparation de la Coupe du monde au Japon…

 

En attendant, vous pouvez toujours suivre les Bleuets jusqu’au bout de la leur et croire avec eux qu’ils pourront sauver leur titre face aux Baby Boks. 

Les demi-finales c’est lundi 21 juin que ça se passe :

  • Argentine – Australie à 18h
  • Afrique du Sud – France à 20h30

Et la finale, comme les autres matches de classement, c’est samedi 22 juin.