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L E S B R E V E S D O V A L I E . C O M - l'Hebdo du Rugby par Antonio -
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  • Revivez ici les grands moments du rugby à XV... avec les fameuses "Brèves d'Ovalie" d'Antonio ! Retrouvez tous les résultats du TOP 14 à la CHAMPIONS CUP, en passant par le Tournoi des VI Nations et la Coupe du monde, bien sûr !
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16 octobre 2023

Les brèves d'Ovalie - Edition n°540

Le syndrome de Joubert

MONDIAL... Quart de finale                        France – Afrique du Sud    28 – 29

Cause toujours, Toto, tu m'intéresses...

Coup de froid sur la France

On ne peut pas dire que l’on ne nous avait pas prévenus. « Dimanche, attendez-vous à une vague d'effroi dans toute la France… »

En effet, dimanche soir, à Saint-Denis, après un départ tonitruant des Bleus, l’ambiance chaud-bouillante du Stade de France a chuté au fil des 80 minutes, pour devenir glaciale au coup de sifflet final.

Au café des sports de Casteljaloux, dès 23 heures, les drapeaux étaient en berne et l’étendard d’une révolte levé.

– On ne peut pas nous faire ça ! Pas ici, chez nous ! Y a des enfants qui regardent !

– Que veux-tu, Robert, on n’a pas eu de chance, on meurt à un point, les Boks nous ont fait déjouer, c’est le sport, ça fait froid dans le dos. Mais que veux-tu y faire ?

– Ce climat commence à me chauffer grave, Dédé !

– On ne peut pas tout mettre sur le compte du dérèglement climatique…

– C’est bon, Michel, avec tes vannes à deux balles, on parle sérieux, là !

– Non, t'as raison, mais sur celui du dérèglement systémique de World Rugby. Ce O’Keefe c’est l’enfant de Joubert. On est revenu à la finale de 2011.

– Ah non ! tu ne vas pas recommencer sur ce terrain, Robert !

– Je vais me gêner, Dédé ! Puisque sur le terrain de jeu, on n’a pas le droit au dernier mot. Tu te rends compte que la meilleure sélection de France de tous les temps fait le même parcours que la pire qui ait existé !

– Tu veux parler de celle des chèvres de Saint-André, ahah !

– Exactement, Michel ! Et ça, pourquoi ? Parce qu’un mec lui a coupé le sifflet à la moindre occasion pour enrayer une machine qui était en train de rouler sur les Boks en première période. Comment cet en-avant d’Etzebeth sur un temps fort peut être considéré en arrière ? Et on prend un essai caquette derrière. Un maul écroulé. Hier, les All Black prennent des jaunes pour ça. Ici rien. Et tout a été comme ça, ils marquent trois fois sur aucune action de première main. Et je ne te parle même pas du contre de Kolbe sur la transformation. Hallucinant d’aberration. Tout le monde le voit et aucune vidéo n’est demandée. C’est deux points, merde… Fais le calcul Dédé, si elle passe.

– On passe…

– Exact, Michel. Et derrière, encore, Kolbe marque sur un contre. Non, je ne décolère pas, Dédé. Et malgré, ça on est devant à la pause, alors que les champions du monde devraient avoir la tête sous l’eau. On est meilleur qu’eux, ça crève les yeux !

– Mais en seconde période, on n’a pas su faire la différence…

– La faute à qui, Dédé ? Revois le match et regarde la tête de Dupont, dépité le pauvre. C’est open-bar dans les rucks, O’Keefe a de la merde dans les yeux ou des consignes dans les oreilles. L’en-avant repris devant par De Klerk, c’est pas dans le règlement, peut-être ? Une pénalité qui change la donne. Et l’assistant vidéo, il faisait quoi tout le match, il matait un film sur Netflix ?

– Je crois que c’est le syndrome de Joubert qui refait surface, Robert. Tu devrais consulter Monsieur Poite ou prendre un cachet de Midol, si ça détend pas, ça relativise.

– Je préfère les laisser aux dépressifs de la prose journalistique. On s’est fait encore avoir, et chez nous, j’y crois pas. Qu’est-ce qu’il faut faire pour être champion du monde ? La meilleure équipe ne suffit pas ? Ne viens pas me dire que ces Springboks ont dominé les Bleus. Même dans le combat, puisque tout leur a été permis dans le jeu. Allez, je préfère y aller. Jacques, je te laisse voir avec O’Keefe pour la tournée. Il nous doit au moins bien ça !

Ne vous inquiétez pas. Ce matin, je ne suis pas en train d’écrire la suite « Des Bleus à la belle étoile ». Je donne juste la parole à tous ceux qui, ce matin, ont la défaite amère et des haut-le-cœur sur la manière.

Les champions du monde sauvent leur titre, sans gloire, au bout d’un suspense, à mes yeux, peu légitime, contrairement à la veille où les deux équipes affichaient le même niveau et où Monsieur Barnes paraissait un 'saint' à côté de Ben O’Keefe.

On ne peut pas toujours briller, en Bleu, ou ici, en Brève… désolé. 

DB - COUV finale (Recto)

 

Une Coupe du monde mort de rire ! 

 

Cliquez sur l'image pour en savoir plus

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les autres quarts, en bref…

Irlande  Nouvelle-Zélande     24-28

L’entêtement d’une malédiction

Dix coupes du monde et pas une demie !

Comment ce XV du Trèfle n’a-t-il jamais trouvé la grâce, dans ce huitième quart de finale époustouflant, fort de ses quatre dernières feuilles de match, aussi impressionnantes que victorieuses, et sans partage, même contre les champions du monde sud-africains ?

O'Mahony et ses coéquipiers, abattus sur la pelouse du Stade de France, samedi soir, semblaient chercher la réponse derrière leurs yeux hagards, après un duel intense, un film de rugby extraordinaire, digne des plus grandes productions hollywoodiennes, qui nous a tenu en haleine pendant 80 minutes et plus, sans que l’on ne s’ennuie une seconde, même quand Monsieur Barnes appuyait sur pause, pour faire son intéressant.

Mais ne commençons pas avec l’arbitrage anglais, il a tenu sa place, sans nuire au spectacle.
Parce que… quel match, mes amis !

Si vous découvrez le rugby, par cette opportunité mondiale, et que vous vous êtes endormi devant, inutile d’insister, vous ne verrez pas mieux dans votre vie, retournez à votre sport favori.

Car, samedi soir, le Stade de France a accueilli un des matches les plus spectaculaires que l’on ait eu la chance de voir dans une compétition majeure d’Ovalie. Une finale avant l’heure, 80 minutes d’une intensité et d’un niveau technique élevés, pour un final aussi cruel que magnifique.

Près de 30 temps de jeu à pilonner le camp néo-zélandais, après le temps réglementaire, les Irlandais ont tout donné pour inscrire cet essai libérateur, en vain, les All-Blacks auront eu le dernier mot, le dernier grattage victorieux, comme ils ont mis les premiers la main sur le ballon, d’entrée de jeu, après autant de séquences pour inscrire, eux, les premiers points, par Mo’Unga (0-3).

Le ton était donné, le rythme lancé, sans jamais faiblir.

Pourtant, menés 6-0, après une nouvelle pénalité de Jordie Barrett, les hommes d’Andy Farrell ont eu l’occasion de revenir, s’entêtant à chercher des penaltouches vaines, autant de mauvais choix que de fébrilité, dans les derniers gestes, comme si rien ne voulait leur sourire ce soir.

C’est logiquement que la sérénité adverse allait offrir le premier essai de la partie, sur une incursion fabuleuse de Bauden Barrett, après un petit par-dessus pour lui-même, concentrant la défense sur lui, tandis que le ballon écarté jusqu’à l’aile trouvait Fainga’Anuku, dans un mouvement d’école néo-zélandais (0-13).

Sexton se résignait enfin à prendre les points, avant qu’Aki ne trouve, seul, la faille dans un slalom de géant dans la défense kiwi. Quel essai ! Le match pouvait alors commencer, au bout d’une demi-heure, avec une demie au bout (10-13).

Dix minutes fantastiques nous régalaient alors d’un essai de part et d’autre, d’abord de Savea, l’homme du match, sur un nouveau mouvement au large néo-zélandais, puis de Gibson-Park, en filou, derrière un maul, profitant d’une supériorité numérique « cadeau ». 17-18, à la pause, on ne pouvait rêver mieux !

La seconde période sera aussi époustouflante, à l’image de cet essai extraordinaire de Jordan sur une percée qui ne l’était pas moins de Mo’Unga qui éliminait trois adversaires avant de servir son ailier (17-25).

Il faudra attendre l’heure de jeu et l’entrée de leur banc pour voir les Celtes retrouver de la fraîcheur et de la puissance derrière un ballon porté que le talonneur adverse, Taylor, a eu la mauvaise idée d’écrouler, infligeant la double peine à son équipe, essai de pénalité et carton jaune (24-25).

Le dernier quart d’heure sera juste irrespirable, les deux équipes presque à genou, comme deux boxeurs après douze rounds intenses. Longtemps en supériorité numérique, le XV du Trèfle laissera passer sa chance, Jordie Barrett creusant à nouveau l’écart sur une pénalité, à dix minutes du terme, obligeant les coéquipiers de Sexton à décupler leurs efforts et les temps de jeu, dans une dernière action épique qui nous a tous laissés bouche bée, ou en apnée, pendant de longues minutes.

Que c’est cruel pour cette génération irlandaise, au sommet de son art, tombant tragiquement de son piédestal, encore une fois en quart de finale, buvant le calice de sa malédiction jusqu’à la lie… en pintes de bitterness.

Est-ce dû à une erreur de stratégie, un manque de mental, ou bien à un trop plein de confiance, voire d’arrogance, comme j’ai pu le ressentir, la semaine passée, face aux Écossais ?

Moi, j’dis rien, mais quand même… pour une nation qui s’entête à ne boire que des pintes, il ne faut pas qu’elle s’étonne, à la fin, de ne jamais voir des demies.

 

Pays de Galles  Argentine   17-29

Les Pumas sortent enfin les griffes

Un peu plus tôt, dans l’après-midi, à Marseille, les Pumas sont allés chercher leur demi-finale, pour la seconde fois en France, comme en 2007, dans un dernier quart d’heure renversant.

Les Gallois n’ont pas semblé les avoir vu venir. Et pourtant, c’était bien les Argentins qui avaient donné le ton du match, dès les premières minutes tonitruantes mais stériles, laissant passer leur temps fort quand Biggar et les siens profitaient de la première occase pour inscrire le premier essai et prendre les rênes d’une rencontre de faibles niveau et intensité, bien loin de ce qui nous attendra au Stade de France, un peu plus tard.

Une première période d’un ennui mortel, entachée de maladresses et de fautes, offrant des pénalités de part et d’autre, Boffelli maintenant son équipe dans la partie à la pause (10-6), avant de la faire passer devant, au retour des vestiaires (10-12).

Pourtant, on a bien cru que les Argentins allaient prendre l’eau après l’entrée à la mêlée de Williams, se faisant seul la malle avec le cuir pour le second essai gallois (17-12). Mais dix minutes plus tard, le pilier suppléant, Sclavi, surgissait derrière un maul, pour enfoncer la ligne et repasser devant au score (17-19).

Et puis Sanchez est entré et le destin des Pumas a basculé.

Quand Rees-Zammit manquait l’essai en coin, sauvé in-extremis par Moroni, l’ouvreur argentin (passé par Paris et sans club) interceptait une passe téléphonée de Costelow pour crucifier le XV du Poireau et envoyer les Pumas en demi-finale.

Pas de quoi se réjouir, sur la manière et sur ce qui les attend face à une équipe néo-zélandaise qui ne devrait en faire qu’une bouchée.

 

Angleterre  Fidji                    30-24

Comme 

Les Anglais seront les seuls représentants de la sphère rugbystique du nord et n’affronteront pas les Français comme attendu, mais bien les champions du monde en titre.

Le XV de la Rose, emmené par un Farrell à l’ouverture, a eu le dernier mot, non sans mal, face aux assauts d’une équipe fidjienne pour le moins poussive, courant après le score, en vain, dans une rencontre entachée de fautes et de déchets, mais avec du suspense.

Les Flying Fijians inscriront trois beaux essais, par Mata, Ravai et Botitu quand les Anglais se contenteront de deux, par leurs trois-quarts centre, Tuilagi et Merchant, la botte de Farrell faisant la différence à elle seule.

Monsieur Raynal aura bien eu du mal à s’imposer, là encore face à des interprétations divergentes de ses assesseurs à la vidéo, peu enclins à pénaliser le XV de la Rose, comme lors de cette dernière action ubuesque où Farrell commet un en-avant volontaire, l’arbitre français devant insister pour acter à minima une pénalité, à défaut d’un carton jaune comme donné à un All Black la veille. Je dis ça je dis rien...

Cela promet pour la demi-finale.

 

La semaine prochaine…

Des demi-finales aux allures de quarts…

C’est une des curiosités ou innovations de cette édition mondiale, pour ne pas dire une aberration du tirage au sort, les demies ont été jouées en quart, et deux quarts se jouent maintenant en demie.

Pas de panique, nous dit World Rugby, tout va rentrer dans l’ordre des choses en finale avec les deux protagonistes attendus, la Nouvelle-Zélande et l’Afrique du Sud. À moins que...

Au programme des demi-finales du Mondialau Stade de France, en exclusivité sur TF1, le vendredi 20 octobre :

    Nouvelle-Zélande – Argentine, à 21h

Puis, samedi 21 octobre :

    Afrique du Sud – Angleterre, à 21h

 

#FRAvAFS #Bleus #springboks #XVdeFrance #RWC2023 #rugby #Joubert #syndrome #FRAvRSA

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Commentaires
P
L'arbitre ne nous a pas aidé c'est sûr. Mais reconnaissons que nos joueurs n'avaient pas la vélocité des All black. Penaud et Jalibert ont été jugulés.<br /> <br /> Bref ! On ne faisait pas le poids face à ces colosses Sud-Af.
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